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Corrigé détaillé Mines Physique 2 PSI 2026

Conversion de puissance électromécanique

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 1 question sur 40. Autres questions faisables en PCSI

Détail par partie
  • Partie I : Moteur électrostatique à capacité variable0/112e année
  • Partie II : Moteur électromagnétique monophasé à inductance variable0/92e année
  • Partie III : Alimentation électrique du moteur monophasé à inductance variable.0/82e année
  • Partie IV : Comparaison des deux types de moteurs. Lois d'échelle et « downsizing ».1/12En partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Conversion de puissance, Électromagnétisme, Électrocinétique et électronique · 7 incontournables · 1 question de première année
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Ce sujet très formateur explore les principes physiques de la conversion électromécanique non conventionnelle en comparant deux transducteurs duaux : un moteur électrostatique à capacité variable et un moteur électromagnétique monophasé à réluctance variable. L'épreuve aborde de façon progressive le calcul des couples instantanés et moyens, le choix des formes d'onde d'alimentation, ainsi que les topologies d'électronique de puissance (hacheur à un quadrant puis pont asymétrique pour la démagnétisation rapide).

La dernière partie constitue une remarquable synthèse sur les lois d'échelle et la miniaturisation (« downsizing ») : en exploitant la courbe de Paschen et les contraintes thermiques par effet Joule, elle explique rigoureusement pourquoi l'électrostatique supplante l'électromagnétisme à l'échelle micrométrique (MEMS). C'est un sujet incontournable pour les étudiants de PSI, mêlant électromagnétisme appliqué, électronique de commutation et modélisation physique fine.

Difficulté
Moyen, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 3 h 25 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

7 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Très partiellement en PCSI, MPSI et PTSI : 1 question sur 40.

Où gagner des points

21 questions rapides et accessibles · 6 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (21) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (6) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Q1 et Q12 : Les parties I et II sont indépendantes et peuvent être abordées séparément avant d'aborder la comparaison menée en partie IV.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

40 questions
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Partie I : Moteur électrostatique à capacité variable

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : condensateur plan, champ électrique

Faire un schéma du condensateur en faisant apparaître la tension à ses bornes, les charges et portées par ses armatures ainsi que le champ électrique qui règne en son sein. On supposera et pour les besoins de ce schéma mais et seront a priori des grandeurs algébriques dans toute la partie I.

Voir l'indice

Représenter les armatures planes avec des densités de charge uniformes \sigma et -\sigma et orienter le champ \vec{E} dans le sens des potentiels décroissants.

Voir la réponse courte

Schéma d'un condensateur plan avec armatures chargées, flèche de tension u et vecteur champ électrique \vec{E} uniforme dirigé vers l'armature négative.

Voir le corrigé complet

On représente un condensateur plan constitué de deux armatures métalliques planes parallèles de surface S, séparées d'une distance d.

Pour u = V_1 - V_2 > 0 et q > 0 :

  • l'armature supérieure (repérée 1) porte la charge +q > 0 et se trouve au potentiel V_1 ;
  • l'armature inférieure (repérée 2) porte la charge -q < 0 et se trouve au potentiel V_2 ;
  • la flèche de tension u = V_1 - V_2 pointe vers l'armature au potentiel le plus élevé (l'armature 1) ;
  • le champ électrique \vec{E}, orienté selon les potentiels décroissants (\vec{E} = -\vec{\nabla} V), est dirigé de l'armature chargée positivement vers l'armature chargée négativement.
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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : capacité, théorème de gauss

Proposer une définition de la capacité du condensateur. Exprimer, en d'étaillant votre raisonnement, le champ électrique en fonction notamment de la charge . En déduire l'expression de la capacité du condensateur plan sans effets de bord, en fonction notamment de et .

Voir l'indice

Rappeler q = C u puis déterminer le champ électrique par le théorème de Gauss ou par superposition des plans infinis avant d'intégrer la circulation du champ.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition physique de la capacité C comme coefficient de proportionnalité entre charge et tension.
  2. Utiliser le théorème de Gauss (ou le principe de superposition) pour déterminer le champ \vec{E} créé par les nappes de charges surfaciques \sigma = \pm q/S en l'absence d'effets de bord.
  3. Relier la circulation du champ électrique à la différence de potentiel u, puis en déduire l'expression de C.
Voir la réponse courte

Théorème de Gauss pour une nappe plane, superposition des armatures donnant E = q/(\varepsilon_0 S), puis circulation du champ pour obtenir C = \varepsilon_0 S/d.

Voir le corrigé complet

1. Définition de la capacité C
La capacité C d'un condensateur est le coefficient de proportionnalité positif reliant la charge q portée par l'armature portée au potentiel le plus élevé à la tension u régnant entre ses armatures :

\boxed{C = \frac{q}{u}}

Elle s'exprime en farads (\mathrm{F}) et ne dépend que de la géométrie du dispositif et des propriétés diélectriques du milieu inter-armatures.

2. Expression du champ électrique \vec{E}
Comme d \ll \sqrt{S}, on néglige les effets de bord et les armatures sont modélisées par des plans infinis uniformément chargés portant les densités surfaciques respectives \sigma_1 = q/S en z = 0 et \sigma_2 = -q/S en z = d, avec l'axe (Oz) orienté de l'armature 1 vers l'armature 2.

Les invariances par translation selon (Ox) et (Oy) imposent un champ de la forme \vec{E} = E(z)\,\vec{u}_z. D'après le principe de superposition, une nappe plane infinie de densité \sigma produit un champ électrostatique uniforme de part et d'autre : \vec{E}_{\pm} = \pm \frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\,\vec{u}_n. Entre les armatures (0 < z < d), les contributions des deux armatures s'additionnent :

\begin{aligned} \vec{E} &= \left(\frac{\sigma_1}{2\varepsilon_0} - \frac{\sigma_2}{2\varepsilon_0}\right) \vec{u}_z = \frac{q}{\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_z \end{aligned}

Le champ électrique dans l'entre-armature est donc uniforme et s'écrit :

\boxed{\vec{E} = \frac{q}{\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_z}

3. Expression de la capacité C
La tension u = V(0) - V(d) s'obtient par circulation du champ électrostatique :

\begin{aligned} u &= \int_{0}^{d} \vec{E}\cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \int_{0}^{d} \frac{q}{\varepsilon_0 S}\,\mathrm{d}z = \frac{q d}{\varepsilon_0 S} \end{aligned}

En identifiant avec q = C u, on obtient :

\boxed{C = \frac{\varepsilon_0 S}{d}}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : capacité, condensateur plan

Pour quelles valeurs respectives de la capacité du condensateur atteint-elle sa valeur maximale et sa valeur minimale ? En négligeant les effets de bord, exprimer en fonction notamment de et .

Voir l'indice

Identifier la configuration d'alignement complet des quarts de disque rotoriques et statoriques, puis sommer les capacités partielles en parallèle.

Voir la réponse courte

Identification des positions de recouvrement maximal et minimal des électrodes en fonction de \theta_{\mathrm{r}} et calcul géométrique de C_{\max}.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 1, le stator comporte deux électrodes fixes (3) et (4) et le rotor deux électrodes mobiles (1) et (2), chacune ayant la forme d'un quart de disque de rayon utile R. La capacité du système est proportionnelle à la surface en regard (de recouvrement) entre le rotor et le stator :

  • À la position \theta_{\mathrm{r}} = 0, les électrodes du rotor se trouvent entièrement dans les intervalles libres du stator : le recouvrement surfacique est nul. La capacité C(\theta_{\mathrm{r}}) atteint donc sa valeur minimale C_{\min} pour :

    \theta_{\mathrm{r}} \equiv 0 \pmod \pi \quad (\text{soit } \theta_{\mathrm{r}} = k\pi,\, k \in \mathbb{Z})

    Sur l'intervalle [0, 2\pi], cela correspond à \theta_{\mathrm{r}} \in \{0, \pi, 2\pi\}.

  • À la position \theta_{\mathrm{r}} = \pi/2, chaque quart de disque du rotor recouvre exactement un quart de disque du stator : le recouvrement surfacique est total. La capacité C(\theta_{\mathrm{r}}) atteint donc sa valeur maximale C_{\max} pour :

    \theta_{\mathrm{r}} \equiv \frac{\pi}{2} \pmod \pi \quad \left(\text{soit } \theta_{\mathrm{r}} = \frac{\pi}{2} + k\pi,\, k \in \mathbb{Z}\right)

    Sur l'intervalle [0, 2\pi], cela correspond à \theta_{\mathrm{r}} \in \{\pi/2, 3\pi/2\}.

Pour \theta_{\mathrm{r}} = \pi/2, les deux paires d'électrodes en vis-à-vis constituent deux condensateurs plans élémentaires identiques branchés en parallèle, chacun d'armatures de surface égale à un quart de disque, soit :

S_1 = \frac{\pi R^2}{4}

La surface totale de recouvrement vaut donc :

S_{\max} = 2 S_1 = \frac{\pi R^2}{2}

En utilisant l'expression de la capacité d'un condensateur plan sans effets de bord établie à la question Q2 (C = \frac{\varepsilon_0 S}{d}), on en déduit l'expression de C_{\max} :

\boxed{C_{\max} = \frac{\varepsilon_0 \pi R^2}{2d}}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : capacité

Proposer une expression de la capacité du condensateur sur l'intervalle . On exprimera en fonction de , et de . Tracer sa courbe représentative sur l'intervalle en précisant sa période.

Voir l'indice

Exprimer la surface de recouvrement des secteurs angulaires comme une fonction affine par morceaux de l'angle rotorique \theta_{\mathrm{r}}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'aire de recouvrement entre les électrodes rotoriques et statoriques en fonction de l'angle \theta_{\mathrm{r}}.
  2. En déduire l'allure affine par morceaux de la capacité C(\theta_{\mathrm{r}}) sur [0, \pi/2] puis [\pi/2, \pi].
  3. Exploiter les symétries géométriques de révolution pour déterminer la période et tracer la fonction sur [0, 2\pi].
Voir la réponse courte

Expression affine par morceaux de C(\theta_{\mathrm{r}}) sur une période [0, \pi] puis tracé de la fonction triangulaire périodique sur [0, 2\pi].

Voir le corrigé complet

Lorsque \theta_{\mathrm{r}} croît de 0 à \pi/2, les deux électrodes du rotor recouvrent progressivement les deux électrodes du stator. L'angle d'ouverture du recouvrement pour chaque paire vaut \theta_{\mathrm{r}}, de sorte que la surface totale en regard varie proportionnellement à \theta_{\mathrm{r}} :

S_{\text{rec}}(\theta_{\mathrm{r}}) = 2 \times \frac{1}{2} R^2 \theta_{\mathrm{r}} = R^2 \theta_{\mathrm{r}}

La capacité augmentant linéairement avec la surface en regard, elle varie de manière affine entre sa valeur minimale C_{\min} en \theta_{\mathrm{r}} = 0 et sa valeur maximale C_{\max} en \theta_{\mathrm{r}} = \pi/2 :

\forall \theta_{\mathrm{r}} \in \left[0, \frac{\pi}{2}\right], \quad C(\theta_{\mathrm{r}}) = C_{\min} + \frac{2}{\pi}(C_{\max} - C_{\min})\,\theta_{\mathrm{r}}

Pour \theta_{\mathrm{r}} \in \left[\frac{\pi}{2}, \pi\right], les secteurs rotoriques quittent les secteurs statoriques : la surface de recouvrement décroît linéairement pour s'annuler à nouveau en \theta_{\mathrm{r}} = \pi, où la capacité retrouve la valeur C_{\min} :

\forall \theta_{\mathrm{r}} \in \left[\frac{\pi}{2}, \pi\right], \quad C(\theta_{\mathrm{r}}) = C_{\max} - \frac{2}{\pi}(C_{\max} - C_{\min})\left(\theta_{\mathrm{r}} - \frac{\pi}{2}\right) = C_{\min} + \frac{2}{\pi}(C_{\max} - C_{\min})(\pi - \theta_{\mathrm{r}})

L'expression générale sur l'intervalle [0, \pi] s'écrit donc :

\boxed{ C(\theta_{\mathrm{r}}) = \begin{cases} C_{\min} + \dfrac{2}{\pi}(C_{\max} - C_{\min})\,\theta_{\mathrm{r}} & \text{si } \theta_{\mathrm{r}} \in \left[0, \dfrac{\pi}{2}\right] \\[8pt] C_{\min} + \dfrac{2}{\pi}(C_{\max} - C_{\min})(\pi - \theta_{\mathrm{r}}) & \text{si } \theta_{\mathrm{r}} \in \left[\dfrac{\pi}{2}, \pi\right] \end{cases} }

Par symétrie centrale du système (invariance par rotation d'un demi-tour \theta_{\mathrm{r}} \to \theta_{\mathrm{r}} + \pi), la fonction C(\theta_{\mathrm{r}}) est périodique de période :

\boxed{T_{\theta} = \pi}

La courbe représentative de C(\theta_{\mathrm{r}}) sur l'intervalle [0, 2\pi] forme une onde triangulaire :

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : couple électrostatique, coénergie

Donner la relation liant le couple et la dérivée de par rapport à . Que doit vérifier le couple moyen si l'on veut réaliser un moteur ? Peut-on alimenter le système par une tension constante ?

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Exprimer l'énergie électrostatique \mathcal{E}_{\mathrm{el}} = \frac{1}{2} C(\theta_{\mathrm{r}}) u^2 à tension fixée et observer le signe de sa dérivée pour une rotation unidirectionnelle.

Voir la réponse courte

Formule du couple \Gamma = \frac{1}{2} u^2 \frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} déduite de la coénergie ; pour un couple moyen positif, une tension constante est inopérante car l'intégrale de \mathrm{d}C s'annule.

Voir le corrigé complet

L'énergie électrostatique emmagasinée dans le condensateur sous la tension u s'écrit :

\mathcal{E}_{\text{el}} = \frac{1}{2} C(\theta_{\mathrm{r}}) u^2

En appliquant la formule fournie pour le couple électrostatique à tension u fixée, on obtient :

\Gamma = \left.\frac{\partial \mathcal{E}_{\mathrm{el}}}{\partial \theta_{\mathrm{r}}}\right|_{u} = \frac{1}{2} \frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} u^2
\boxed{\Gamma = \frac{1}{2} \frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} u^2}

Pour un fonctionnement en moteur dans le sens direct (\Omega = \dot{\theta}_{\mathrm{r}} > 0), la puissance mécanique moyenne développée par le couple doit être strictement positive :

\langle \mathcal{P}_{\mathrm{m}} \rangle = \langle \Gamma \Omega \rangle = \langle \Gamma \rangle \Omega > 0

Le couple moyen doit donc impérativement vérifier :

\boxed{\langle \Gamma \rangle > 0}

Si le système était alimenté par une tension constante u = U_{\text{cst}}, le couple moyen sur une période angulaire T_{\theta} = \pi de la capacité s'écrirait :

\langle \Gamma \rangle = \frac{1}{\pi} \int_{0}^{\pi} \Gamma(\theta_{\mathrm{r}}) \, \mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}} = \frac{U_{\text{cst}}^2}{2\pi} \int_{0}^{\pi} \frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} \, \mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}} = \frac{U_{\text{cst}}^2}{2\pi} \Big[ C(\pi) - C(0) \Big]

Or, d'après la question précédente, la fonction C(\theta_{\mathrm{r}}) est \pi-périodique, donc C(\pi) = C(0), ce qui donne :

\langle \Gamma \rangle = 0

On ne peut donc pas alimenter le système par une tension constante pour faire tourner le moteur de manière continue.

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : couple moyen, moteur électrostatique

Préciser sur quels intervalles angulaires il convient d'appliquer la tension . Tracer la courbe des variations de et donner l'expression du couple moyen .

Voir l'indice

Pour maintenir \Gamma \ge 0, appliquer la tension non nulle uniquement sur les secteurs angulaires où la capacité est strictement croissante.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition sur le signe de \dfrac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} pour que le couple \Gamma soit moteur (\Gamma > 0), et en déduire les intervalles angulaires où la tension u=U doit être appliquée (et ceux où u=0 afin d'annuler le couple résistant).
  2. Représenter graphiquement \Gamma(\theta_{\mathrm{r}}) sur l'intervalle [0, 2\pi].
  3. Calculer le couple moyen \langle \Gamma \rangle par intégration sur une période angulaire \pi.
Voir la réponse courte

Application de la tension U uniquement sur les plages de dérivée \mathrm{d}C/\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}} > 0, tracé du couple créneau et calcul de la moyenne.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q5, le couple instantané s'écrit :

\Gamma(\theta_{\mathrm{r}}) = \frac{1}{2}\frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} u^2

Pour que le rotor soit entraîné dans le sens trigonométrique (\Omega = \dot{\theta}_{\mathrm{r}} > 0), le couple moteur doit être strictement positif ou nul à chaque instant, sans jamais devenir résistant. Puisque u^2 \ge 0, le signe de \Gamma est imposé par celui de \dfrac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}}.

D'après les résultats de la question Q4 :

  • Pour \theta_{\mathrm{r}} \in \left[k\pi, k\pi + \dfrac{\pi}{2}\right] (k \in \mathbb{Z}), \dfrac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} = +\dfrac{2}{\pi}(C_{\max} - C_{\min}) > 0. Il convient donc d'appliquer la tension u = U > 0. Le couple vaut alors :

    \Gamma_{\max} = \frac{1}{\pi}(C_{\max} - C_{\min}) U^2
  • Pour \theta_{\mathrm{r}} \in \left]k\pi + \dfrac{\pi}{2}, (k+1)\pi\right[ (k \in \mathbb{Z}), \dfrac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} = -\dfrac{2}{\pi}(C_{\max} - C_{\min}) < 0. Il convient donc d'annuler la tension (u = 0) pour que le couple soit nul et ne freine pas le rotor.

Il convient ainsi d'appliquer la tension U sur les intervalles angulaires :

\boxed{\theta_{\mathrm{r}} \in \left[k\pi,\, k\pi + \frac{\pi}{2}\right] \quad (k \in \mathbb{Z})}

Tracé de la courbe \Gamma(\theta_{\mathrm{r}}) :

Expression du couple moyen \langle \Gamma \rangle :

Le couple \Gamma(\theta_{\mathrm{r}}) étant \pi-périodique, sa valeur moyenne sur une période angulaire \pi vaut :

\begin{aligned} \langle \Gamma \rangle &= \frac{1}{\pi} \int_{0}^{\pi} \Gamma(\theta_{\mathrm{r}})\,\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}} \\ &= \frac{1}{\pi} \left( \int_{0}^{\pi/2} \Gamma_{\max}\,\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}} + \int_{\pi/2}^{\pi} 0\,\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}} \right) \\ &= \frac{1}{\pi} \cdot \Gamma_{\max} \cdot \frac{\pi}{2} = \frac{\Gamma_{\max}}{2} \end{aligned}

Soit, en remplaçant \Gamma_{\max} par son expression :

\boxed{\langle \Gamma \rangle = \frac{1}{2\pi} U^2 (C_{\max} - C_{\min})}

Résultat

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : synchronisme, vitesse angulaire

Le moteur fonctionnant en régime permanent de rotation à la vitesse angulaire , quelle est la relation entre la pulsation du fondamental de la tension en créneaux et ?

Voir l'indice

Relier la vitesse angulaire \Omega à la période temporelle T du cycle de rotation sur un demi-tour, puis en déduire la pulsation \omega = 2\pi/T.

Voir la stratégie
  1. Relier la période angulaire de la commande en créneaux u(\theta_{\mathrm{r}}) établie à la question précédente à sa période temporelle T par la relation cinématique en régime permanent.
  2. Exprimer ensuite la pulsation \omega du fondamental de ce signal périodique en fonction de T, puis de \Omega.
Voir la réponse courte

Identification de la périodicité mécanique de C(\theta_{\mathrm{r}}) pour relier la pulsation électrique \omega à la vitesse de rotation \Omega.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q6, la tension en créneaux u doit être appliquée lorsque la capacité croît, soit sur des intervalles angulaires de largeur \pi/2, et annulée sur les intervalles suivants de largeur \pi/2. La tension u(\theta_{\mathrm{r}}) est donc une fonction périodique de la position angulaire \theta_{\mathrm{r}}, de période angulaire :

T_{\theta} = \pi

En régime permanent de rotation à vitesse angulaire constante \Omega = \dot{\theta}_{\mathrm{r}}, la position angulaire varie selon \theta_{\mathrm{r}}(t) = \Omega t + \theta_0. La période temporelle T de la tension d'alimentation u(t) vérifie donc :

T_{\theta} = \Omega T \implies T = \frac{\pi}{\Omega}

La pulsation \omega du fondamental du signal périodique u(t) est définie par :

\omega = \frac{2\pi}{T} = \frac{2\pi}{\pi / \Omega}

On en déduit la relation recherchée :

\boxed{\omega = 2\Omega}

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : puissance mécanique, bilan de puissance

En déduire que la puissance mécanique moyenne du moteur s'écrit sous la forme où désigne la fréquence de la tension en créneaux .

Voir l'indice

Calculer la valeur moyenne temporelle du couple ou intégrer la puissance mécanique instantanée sur une période d'alimentation en créneaux.

Voir la réponse courte

Produit \langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,el}}\rangle = \langle\Gamma\rangle\Omega et substitution de la relation entre \Omega, \omega et la fréquence f.

Voir le corrigé complet

La puissance mécanique instantanée transmise au rotor en rotation autour d'un axe fixe à la vitesse angulaire \Omega sous l'action du couple électrostatique \Gamma s'écrit :

\mathcal{P}_{\mathrm{m,el}}(t) = \Gamma(t) \, \Omega

En régime permanent de rotation, la vitesse angulaire \Omega est supposée constante. La puissance mécanique moyenne s'obtient alors en moyennant sur une période temporelle :

\langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,el}}\rangle = \langle\Gamma(t) \, \Omega\rangle = \Omega \, \langle\Gamma\rangle

D'après la question 6, l'expression du couple moyen est :

\langle\Gamma\rangle = \frac{1}{2\pi} U^2 (C_{\max} - C_{\min})

D'après la question 7, la fréquence f de la tension en créneaux u(t) vérifie f = \frac{\omega}{2\pi} = \frac{\Omega}{\pi}, soit :

\Omega = \pi f

En combinant ces résultats, il vient :

\langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,el}}\rangle = \pi f \times \frac{1}{2\pi} U^2 (C_{\max} - C_{\min})

On obtient bien la relation attendue :

\boxed{\langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,el}}\rangle = \frac{1}{2} f U^2 (C_{\max} - C_{\min})}

Résultat

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Question 9

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : couple moyen, vitesse angulaire

Que devient la période de la fonction ? Sur quels intervalles angulaires doit-on maintenant appliquer la tension ? Que devient le couple moyen ? Quelle relation la pulsation du fondamental de la tension en créneaux doit-elle maintenant vérifier par rapport à , toujours supposée constante ? Que peut-on dire de la puissance moyenne du moteur ?

Voir l'indice

Diviser la période géométrique par le nombre p de paires de pôles et adapter en conséquence la pente de la capacité et la pulsation du fondamental.

Voir la réponse courte

Prise en compte de la multiplication des secteurs : division de la période spatiale, augmentation du couple moyen et de la relation pulsation-vitesse.

Voir le corrigé complet
  1. Période de la fonction C(\theta_{\mathrm{r}}) :
    Le stator et le rotor comportent chacun 2p portions de disque identiques d'angle d'ouverture \frac{\pi}{2p}, séparées par des intervalles vides de même angle \frac{\pi}{2p}. Le motif géométrique se répète avec une invariance par rotation d'angle :

    \Delta \theta = \frac{\pi}{2p} + \frac{\pi}{2p} = \frac{\pi}{p}

    La fonction C(\theta_{\mathrm{r}}) est donc périodique de période angulaire :

    \boxed{T_{\theta} = \frac{\pi}{p}}
  2. Intervalles angulaires d'application de la tension U :
    Pour obtenir un couple moteur (\Gamma > 0), la tension U doit être appliquée uniquement lorsque la capacité est strictement croissante avec \theta_{\mathrm{r}} \left(\frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} > 0\right), c'est-à-dire lors de l'accroissement de la surface de recouvrement :

    \boxed{\theta_{\mathrm{r}} \in \left[ k\frac{\pi}{p}, \; k\frac{\pi}{p} + \frac{\pi}{2p} \right] \quad (k \in \mathbb{Z})}
  3. Couple moyen \langle\Gamma\rangle :
    La surface totale maximale de recouvrement reste égale à la moitié de la surface du disque :

    S_{\max} = 2p \times \left(\frac{1}{2}R^2 \times \frac{\pi}{2p}\right) = \frac{\pi R^2}{2}

    Les valeurs extrêmes C_{\max} et C_{\min} sont donc inchangées par rapport au cas p=1. En revanche, cette variation s'effectue désormais sur une plage angulaire de largeur \frac{\pi}{2p}, ce qui donne sur la phase croissante :

    \frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} = \frac{C_{\max} - C_{\min}}{\frac{\pi}{2p}} = \frac{2p}{\pi}(C_{\max} - C_{\min})

    Le couple instantané pendant cette phase vaut donc :

    \Gamma = \frac{1}{2}\frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}}U^2 = \frac{p}{\pi}U^2(C_{\max} - C_{\min})

    Puisque la tension est nulle sur la seconde moitié de la période angulaire (rapport cyclique de 1/2), le couple moyen devient :

    \langle\Gamma\rangle = \frac{1}{2}\,\Gamma = \boxed{\frac{p}{2\pi} U^2 (C_{\max} - C_{\min})}

    Le couple moyen est ainsi multiplié par p par rapport au cas p = 1.

  4. Relation entre \omega et \Omega :
    À la vitesse angulaire de rotation \Omega = \dot{\theta}_{\mathrm{r}} constante, la période temporelle T du signal de commande correspond au parcours d'une période angulaire T_{\theta} = \frac{\pi}{p} :

    T = \frac{T_{\theta}}{\Omega} = \frac{\pi}{p\Omega}

    La pulsation \omega du fondamental de la tension en créneaux vérifie :

    \boxed{\omega = \frac{2\pi}{T} = 2p\,\Omega}
  5. Puissance moyenne \langle\mathcal{P}\rangle du moteur :
    La puissance mécanique moyenne développée par le moteur s'écrit :

    \langle\mathcal{P}\rangle = \langle\Gamma\rangle\,\Omega = p\,\langle\Gamma\rangle_{p=1}\,\Omega = p\,\langle\mathcal{P}\rangle_{p=1}

    À vitesse de rotation \Omega fixée, la puissance mécanique moyenne est multipliée par p.
    En introduisant la fréquence d'alimentation f = \frac{1}{T} = \frac{p\Omega}{\pi}, on constate que la puissance moyenne conserve formellement la même expression :

    \boxed{\langle\mathcal{P}\rangle = \frac{1}{2} f U^2 (C_{\max} - C_{\min})}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique ; Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : condensateur en parallèle, puissance mécanique

Quelle est la relation entre la capacité de cette structure à couches et la capacité de la structure à une couche considérée jusqu'à présent ? On justifiera la réponse. Que devient la puissance moyenne développée par le moteur électrostatique ? Évaluer numériquement et la puissance moyenne développée par le moteur dans le cas . On supposera que le moteur est alimenté par un créneau positif d'amplitude , de rapport cyclique et de fréquence . Commenter.

Voir l'indice

Prendre en compte les deux faces actives pour chaque tôle rotorique intercalée entre deux armatures statoriques afin de dénombrer le nombre total de capacités élémentaires en parallèle.

Voir la stratégie
  1. Dénombrer le nombre d'espaces inter-électrodes (entrefers électrostatiques) formés par l'empilement des N plaques rotoriques et des N+1 plaques statoriques, et déterminer le type d'association électrique (parallèle).
  2. En déduire l'expression de la capacité équivalente C_N(\theta_{\mathrm{r}}) et la nouvelle puissance mécanique moyenne \langle\mathcal{P}\rangle.
  3. Effectuer les applications numériques demandées avec un seul chiffre significatif selon la consigne, puis commenter la faiblesse de la puissance obtenue.
Voir la réponse courte

Mise en parallèle des N entrefers donnant C_N = N C, multiplication par N de la puissance moyenne et application numérique.

Voir le corrigé complet

1. Relation entre C_N(\theta_{\mathrm{r}}) et C(\theta_{\mathrm{r}})

Le rotor est constitué de N plaques et le stator de N+1 plaques intercalées. Chaque plaque rotorique est ainsi entourée par deux plaques statoriques, une au-dessus et une en dessous.

L'empilement comporte au total (N+1) + N = 2N+1 plaques conductrices, délimitant :

(2N+1) - 1 = 2N \text{ entrefers d'épaisseur } d.

Toutes les plaques rotoriques sont reliées électriquement entre elles (axe conducteur), et toutes les plaques statoriques le sont également. Ces 2N condensateurs élémentaires, identiques à la structure à un seul entrefer étudiée précédemment, sont donc connectés en parallèle sous la même tension u(t).

Les capacités s'additionnent, d'où :

\boxed{C_N(\theta_{\mathrm{r}}) = 2N \, C(\theta_{\mathrm{r}})}

2. Puissance mécanique moyenne

D'après le résultat de la question Q8 (ou Q9), la puissance mécanique moyenne s'écrit :

\langle\mathcal{P}\rangle = \frac{1}{2} f U^2 (C_{N,\max} - C_{N,\min}) = 2N \left[\frac{1}{2} f U^2 (C_{\max} - C_{\min})\right]

La puissance moyenne développée par le moteur est donc multipliée par le facteur 2N :

\boxed{\langle\mathcal{P}\rangle = 2N \, \langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,el}}\rangle}

3. Évaluations numériques

Pour un entrefer élémentaire, avec p = 3 paires d'électrodes, la surface utile de recouvrement maximal correspond à la moitié du disque, soit S_{\max} = \frac{\pi R^2}{2}. En négligeant les effets de bord, la capacité maximale d'un étage vaut (cf. Q3) :

C_{\max} = \frac{\varepsilon_0 \pi R^2}{2d}

Avec \varepsilon_0 \approx 9 \times 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1}, R = 10\text{ mm} = 10^{-2}\text{ m}, d = 150\ \mu\mathrm{m} = 1{,}5 \times 10^{-4}\text{ m} et en approximant \pi \approx 3 :

S_{\max} \approx \frac{3 \times (10^{-2})^2}{2} = 1{,}5 \times 10^{-4}\text{ m}^2 = d

On en déduit :

C_{\max} \approx \varepsilon_0 \approx 9 \times 10^{-12}\text{ F} = 9\text{ pF}

Pour la structure complète avec N = 14 couches, le nombre d'entrefers vaut 2N = 28 :

C_{N,\max} = 28 \times C_{\max} \approx 28 \times 9 \times 10^{-12}\text{ F} \approx 2{,}5 \times 10^{-10}\text{ F}

En arrondissant à un chiffre significatif :

\boxed{C_{N,\max} \approx 3 \times 10^{-10}\text{ F} = 0{,}3\text{ nF}}

En négligeant la capacité minimale C_{N,\min} \ll C_{N,\max}, la puissance moyenne développée s'évalue avec U = 100\text{ V} et f = 1\text{ kHz} = 10^3\text{ Hz} :

\begin{aligned} \langle\mathcal{P}\rangle &\approx \frac{1}{2} f U^2 C_{N,\max} \\ &\approx \frac{1}{2} \times 10^3 \times (100)^2 \times (2{,}5 \times 10^{-10}) \approx 1{,}3 \times 10^{-3}\text{ W} \end{aligned}

Soit, avec un seul chiffre significatif :

\boxed{\langle\mathcal{P}\rangle \approx 1\text{ mW}}

4. Commentaire

Malgré l'empilement de N = 14 rotors (28 entrefers actifs), une tension notable (100\text{ V}) et une fréquence élevée (1\text{ kHz}), la puissance mécanique moyenne obtenue reste extrêmement faible, de l'ordre du milliwatt. Cela illustre la très faible densité volumique de puissance des convertisseurs électrostatiques à l'échelle macroscopique, comparée à celle des machines électromagnétiques usuelles.

Résultat

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Question 11

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique ; Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : schéma électrique équivalent, puissance moyenne

Proposer un schéma électrique équivalent au moteur ainsi câblé. À quelle condition sur l'amplitude de la tension en créneaux la puissance moyenne développée par cette nouvelle structure est-elle inchangée par rapport au système initial ?

Voir l'indice

Modéliser la structure sans contact glissant par la mise en série de deux demi-condensateurs variables et exprimer la nouvelle capacité équivalente.

Voir la stratégie
  1. Modéliser le rotor isolé comme un conducteur flottant formant deux condensateurs en série avec chacun des deux demi-stators.
  2. Relier la capacité de chaque demi-stator à la capacité C(\theta_{\mathrm{r}}) du moteur initial pour obtenir la capacité équivalente C_{\mathrm{eq}}(\theta_{\mathrm{r}}).
  3. En déduire l'expression de la puissance moyenne et la condition sur l'amplitude de la tension pour la maintenir inchangée.
Voir la réponse courte

Représentation du couplage série-parallèle des secteurs et détermination de la nouvelle tension assurant une puissance identique.

Voir le corrigé complet

Dans le système initial, les électrodes statoriques étaient connectées en parallèle à une même borne du générateur, de sorte que la capacité totale résultait de la somme des capacités de chaque secteur :

C(\theta_{\mathrm{r}}) = C_1(\theta_{\mathrm{r}}) + C_2(\theta_{\mathrm{r}}) = 2\,C_1(\theta_{\mathrm{r}}) \quad \text{par symétrie.}

Chaque demi-stator présente donc, avec le rotor, une capacité moitié moindre :

C_1(\theta_{\mathrm{r}}) = C_2(\theta_{\mathrm{r}}) = \frac{C(\theta_{\mathrm{r}})}{2}

Dans la configuration de la figure 3, le rotor est isolé électriquement (conducteur flottant). Le courant circulant de l'un des demi-stators vers l'autre traverse successivement le premier condensateur, le rotor, puis le second condensateur. Le schéma électrique équivalent est donc l'association en série de deux capacités variables :

La capacité équivalente entre les deux bornes d'alimentation s'écrit :

C_{\mathrm{eq}}(\theta_{\mathrm{r}}) = \frac{C_1(\theta_{\mathrm{r}})\,C_2(\theta_{\mathrm{r}})}{C_1(\theta_{\mathrm{r}}) + C_2(\theta_{\mathrm{r}})} = \frac{\frac{C(\theta_{\mathrm{r}})}{2}\times \frac{C(\theta_{\mathrm{r}})}{2}}{C(\theta_{\mathrm{r}})} = \frac{1}{4} C(\theta_{\mathrm{r}})

L'excursion de capacité vaut ainsi :

C_{\mathrm{eq,\max}} - C_{\mathrm{eq,\min}} = \frac{1}{4}\left(C_{\max} - C_{\min}\right)

D'après l'expression établie à la question Q8, la puissance mécanique moyenne développée par cette structure sous une tension en créneaux d'amplitude notée U' et de même fréquence f est :

\begin{aligned} \langle \mathcal{P}' \rangle &= \frac{1}{2} f U'^2 \left(C_{\mathrm{eq,\max}} - C_{\mathrm{eq,\min}}\right) \\ &= \frac{1}{8} f U'^2 \left(C_{\max} - C_{\min}\right) \end{aligned}

Pour que cette puissance moyenne soit inchangée par rapport au système initial où \langle \mathcal{P} \rangle = \frac{1}{2} f U^2 (C_{\max} - C_{\min}), il faut :

\frac{1}{8} f U'^2 = \frac{1}{2} f U^2 \iff U'^2 = 4\,U^2

Comme les amplitudes sont positives, on obtient :

\boxed{U' = 2\,U}

Résultat

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Partie II : Moteur électromagnétique monophasé à inductance variable

Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques ; Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : champ magnétique, entrefer

Laquelle des deux simulations 1 ou 2 donne-t-elle l'intensité du champ magnétique ? On justifiera la réponse.

Voir l'indice

Examiner la continuité de la composante normale de \vec{B} et la discontinuité de \vec{H} à l'interface fer-air en exploitant \vec{B} = \mu \vec{H}.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la relation constitutive liant le champ magnétique \vec{B} et l'excitation magnétique \vec{H} dans un milieu de perméabilité magnétique \mu.
  2. Utiliser la condition aux limites de continuité de la composante normale de \vec{B} à la traversée de l'entrefer pour comparer les ordres de grandeur de \|\vec{B}\| et de \|\vec{H}\| dans le fer et dans l'air.
  3. Associer chaque cartographie aux grandeurs physiques correspondantes.
Voir la réponse courte

Analyse de la cartographie de champ magnétique montrant la canalisation du flux dans le fer et le confinement dans les entrefers.

Voir le corrigé complet

Dans le fer doux constituant le stator et le rotor, la perméabilité magnétique relative est très élevée : \mu_{\mathrm{r}} \gg 1 (typiquement \mu_{\mathrm{r}} \sim 10^3 à 10^4). Dans l'air de l'entrefer, on a \mu \approx \mu_0.

Les lois de comportement magnétique s'écrivent :

\begin{aligned} \vec{B}_{\mathrm{fer}} &= \mu_0 \mu_{\mathrm{r}} \vec{H}_{\mathrm{fer}} \\ \vec{B}_{\mathrm{air}} &= \mu_0 \vec{H}_{\mathrm{air}} \end{aligned}

À l'interface fer-air de l'entrefer, les lignes de champ magnétique sont quasi-perpendiculaires à la surface car \mu_{\mathrm{r}} \gg 1. La continuité de la composante normale du champ magnétique impose :

B_{\mathrm{air}} \approx B_{\mathrm{fer}}

L'intensité \|\vec{B}\| est donc du même ordre de grandeur dans le circuit en fer doux et dans les entrefers.

En revanche, pour l'excitation magnétique, on en déduit :

H_{\mathrm{air}} = \frac{B_{\mathrm{air}}}{\mu_0} \approx \frac{B_{\mathrm{fer}}}{\mu_0} = \mu_{\mathrm{r}} H_{\mathrm{fer}} \gg H_{\mathrm{fer}}

Ainsi, l'excitation magnétique \|\vec{H}\| est considérablement plus intense dans l'entrefer que dans le matériau ferromagnétique doux.

D'après le code couleur fourni :

  • La simulation 1 montre un champ quasiment nul (très clair) dans tout le fer, et extrêmement concentré (très foncé) exclusivement au niveau de l'entrefer (comme le confirme le zoom) : elle représente donc l'intensité \|\vec{H}\|.
  • La simulation 2 présente des niveaux élevés (couleurs foncées) répartis dans l'ensemble du circuit magnétique (stator et rotor) ainsi que dans l'entrefer : elle représente donc l'intensité \|\vec{B}\|.
\boxed{\text{C'est la simulation 2 qui donne l'intensité } \|\vec{B}\| \text{ du champ magnétique.}}

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : perméabilité magnétique, réfraction des lignes de champ

Justifier qu'il est légitime de négliger, dans l'air, le champ magnétique en dehors des minces entrefers d'épaisseur .

Voir l'indice

Comparer la réluctance de l'entrefer mince d'épaisseur e à celle des grands trajets de fuite dans l'air entourant la machine.

Voir la stratégie

Pour justifier le confinement du champ dans les minces entrefers, on peut utiliser :

  1. La propriété de forte perméabilité magnétique du fer doux (\mu_{\mathrm{r}} \gg 1), qui rend le champ \vec{H} négligeable dans les pièces ferromagnétiques ;
  2. La comparaison des longueurs de lignes de champ dans l'air entre l'entrefer utile (e) et les autres zones d'air (d \sim R \gg e).
Voir la réponse courte

Conséquence de la très grande perméabilité relative du matériau magnétique qui concentre les lignes de champ à l'intérieur et dans l'entrefer direct.

Voir le corrigé complet

Le stator et le rotor sont constitués de fer doux de perméabilité magnétique relative très élevée (\mu_{\mathrm{r}} \gg 1, typiquement 10^3 à 10^4).

Dans le fer doux, l'excitation magnétique vaut \vec{H}_{\text{fer}} = \frac{\vec{B}}{\mu_0 \mu_{\mathrm{r}}} \approx \vec{0}, de sorte que le fer se comporte comme un quasi-équipotentiel pour le potentiel scalaire magnétique V_{\mathrm{m}} (défini par \vec{H} = -\vec{\nabla} V_{\mathrm{m}} hors des courants). La différence de potentiel magnétique \Delta V_{\mathrm{m}} entre le stator et le rotor est imposée par les ampères-tours des bobinages statoriques d'après le théorème d'Ampère :

\oint \vec{H} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = 2 N i

Dans l'air (\mu = \mu_0), le champ magnétique s'écrit B = \mu_0 H \sim \mu_0 \frac{\Delta V_{\mathrm{m}}}{d_{\text{air}}}, où d_{\text{air}} est l'épaisseur d'air séparant le stator et le rotor le long d'une ligne de champ :

  • Au niveau des entrefers minces, la distance parcourue dans l'air est d_{\text{air}} = e, d'où un champ intense :

    B_{\mathrm{entrefer}} \sim \frac{\mu_0 \Delta V_{\mathrm{m}}}{e}
  • En dehors de ces entrefers, les surfaces en regard sont séparées par une distance de l'ordre de la taille du rotor, d_{\text{air}} \sim R :

    B_{\text{hors}} \sim \frac{\mu_0 \Delta V_{\mathrm{m}}}{R}

Comme e \ll R, le rapport des champs magnétiques vérifie :

\frac{B_{\text{hors}}}{B_{\mathrm{entrefer}}} \sim \frac{e}{R} \ll 1

En termes de circuit magnétique (théorème d'Hopkinson), la réluctance d'un tube de flux dans l'air \mathcal{R} = \frac{d_{\text{air}}}{\mu_0 S} est proportionnelle à la longueur traversée dans l'air : elle est donc considérablement plus grande pour tout chemin passant hors de l'entrefer que pour le chemin direct à travers l'entrefer mince.

\boxed{\text{Le flux magnétique se canalise dans les entrefers et le champ dans l'air est négligeable ailleurs.}}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques ; Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : théorème d'ampère, entrefer

On suppose dorénavant la perméabilité magnétique du rotor et du stator infinies. Montrer que l'intensité du champ magnétique en un point quelconque des deux entrefers est donnée par la relation .

Voir l'indice

Appliquer le théorème d'Ampère le long d'une ligne de champ fermée traversant les deux entrefers en négligeant la circulation de \vec{H} dans le fer à perméabilité infinie.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème d'Ampère pour le vecteur excitation magnétique \vec{H} le long d'une ligne de champ fermée moyenne.
  2. Exploiter l'hypothèse de perméabilité infinie du fer doux (\mu \to \infty) pour annuler la contribution des parties ferromagnétiques à la circulation.
  3. Comptabiliser la circulation dans les deux entrefers et le courant total enlacé par le contour afin d'isoler B_{\mathrm{a}}.
Voir la réponse courte

Théorème d'Ampère le long d'une ligne de champ fermée en négligeant la circulation dans le fer doux de perméabilité infinie.

Voir le corrigé complet

Considérons une ligne de champ moyenne fermée \mathcal{C}, orientée dans le sens du champ magnétique, qui traverse successivement :

  • le pôle saillant supérieur du stator ;
  • l'entrefer supérieur d'épaisseur e ;
  • le rotor ;
  • l'entrefer inférieur d'épaisseur e ;
  • le pôle saillant inférieur du stator, puis la culasse statorique pour se refermer.

Appliquons le théorème d'Ampère au champ d'excitation magnétique \vec{H} le long de ce contour \mathcal{C} :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{H} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = I_{\text{enlacé}}

1. Circulation dans le fer doux :
Dans le rotor et le stator en fer doux, \vec{B} = \mu \vec{H}. Le champ magnétique \vec{B} y restant d'intensité finie, l'hypothèse d'une perméabilité magnétique infinie (\mu \to \infty) entraîne :

\vec{H}_{\text{fer}} = \vec{0} \implies \int_{\text{fer}} \vec{H} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = 0

2. Circulation dans les entrefers :
Dans l'air assimilé au vide, \vec{B}_{\mathrm{a}} = \mu_0 \vec{H}_{\mathrm{a}}, soit \vec{H}_{\mathrm{a}} = \dfrac{\vec{B}_{\mathrm{a}}}{\mu_0}.
Les entrefers étant très minces (e \ll R), le champ y est quasi uniforme, radial et dirigé colinéairement à la normale aux parois. Par symétrie du dispositif, le champ a la même intensité B_{\mathrm{a}} dans chacun des deux entrefers. La circulation de \vec{H} sur les deux entrefers de même épaisseur e vaut donc :

\int_{\text{entrefers}} \vec{H} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = 2 H_{\mathrm{a}} e = 2 \frac{B_{\mathrm{a}}}{\mu_0} e

3. Courant enlacé :
Le contour \mathcal{C} enlace les deux enroulements statoriques connectés en série. D'après le sens des spires indiqué sur la figure 4, les forces magnétomotrices des deux bobines de N spires s'additionnent le long de la ligne de champ. Le courant total algébrique enlacé est donc :

I_{\text{enlacé}} = N i + N i = 2 N i

En égalant circulation et courant enlacé :

2 \frac{B_{\mathrm{a}}}{\mu_0} e = 2 N i

On en déduit l'intensité du champ magnétique en tout point de l'entrefer :

\boxed{B_{\mathrm{a}} = \frac{\mu_0 N i}{e}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 15

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique ; Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : entrefer, géométrie

Dessiner tout d'abord l'allure de l'entrefer pour si , déterminer l'expression simplifiée de son volume total (minimal dans cas précis) en fonction de , , et . Dessiner maintenant l'allure de l'entrefer pour si , déterminer alors l'expression simplifiée de son volume total (maximal dans cas précis) en fonction de , , et .

Voir l'indice

Évaluer la surface en vis-à-vis entre les pôles rotoriques et statoriques pour les positions de chevauchement minimal et maximal, puis multiplier par l'épaisseur e.

Voir la stratégie
  1. Identifier la géométrie des pôles : le rotor comporte deux pôles saillants identiques d'ouverture angulaire \beta_{\mathrm{r}} = \frac{\pi}{2} + 2\epsilon, et le stator deux pôles saillants d'ouverture \beta_{\mathrm{s}} = \frac{\pi}{2} - \epsilon, avec \epsilon \ll 1\text{ rad}.
  2. Déterminer l'angle de recouvrement fer-fer entre rotor et stator dans la position \theta_{\mathrm{r}} = k\pi (recouvrement minimal) puis en déduire le volume total des entrefers d'épaisseur e, de rayon R et de longueur \ell.
  3. Faire de même pour la position \theta_{\mathrm{r}} = (2k+1)\frac{\pi}{2} (recouvrement maximal) où le rotor recouvre entièrement les pôles statoriques.
Voir la réponse courte

Dessins des positions d'alignement et de désalignement des pôles rotoriques et statoriques, puis calculs volumiques associés.

Voir le corrigé complet

L'entrefer mince correspond aux zones d'épaisseur e où les pôles ferromagnétiques du rotor et du stator se font face. La surface d'une zone d'entrefer sous-tendant un angle \alpha est S = R\,\alpha\,\ell, et son volume s'écrit :

V = R\,\ell\,e\,\alpha

1. Cas \theta_{\mathrm{r}} = k\pi (recouvrement minimal) :

Dans cette configuration, les axes des pôles du rotor sont en quadrature avec ceux des pôles du stator. L'écart angulaire séparant deux pôles statoriques consécutifs est :

\gamma_{\mathrm{s}} = \pi - \beta_{\mathrm{s}} = \frac{\pi}{2} + \epsilon

Comme chaque pôle rotorique a pour largeur angulaire \beta_{\mathrm{r}} = \frac{\pi}{2} + 2\epsilon > \gamma_{\mathrm{s}}, le rotor dépasse légèrement et vient en vis-à-vis du stator sur ses bords. À chacune des 4 extrémités des deux pôles rotoriques, l'angle de recouvrement vaut :

\delta\theta = \frac{\beta_{\mathrm{r}} - \gamma_{\mathrm{s}}}{2} = \frac{\beta_{\mathrm{r}} + \beta_{\mathrm{s}} - \pi}{2} = \frac{\left(\frac{\pi}{2} + 2\epsilon\right) + \left(\frac{\pi}{2} - \epsilon\right) - \pi}{2} = \frac{\epsilon}{2}

Il y a 4 zones de recouvrement identiques d'angle \frac{\epsilon}{2}, soit un angle de recouvrement total \alpha_{\min} = 4 \times \frac{\epsilon}{2} = 2\epsilon.

Le volume total minimal de l'entrefer est donc :

\boxed{V_{\min} = 2\epsilon\,R\,\ell\,e}

2. Cas \theta_{\mathrm{r}} = (2k+1)\frac{\pi}{2} (recouvrement maximal) :

Dans cette configuration, les pôles du rotor sont parfaitement alignés avec les pôles du stator. Puisque \beta_{\mathrm{r}} = \frac{\pi}{2} + 2\epsilon > \beta_{\mathrm{s}} = \frac{\pi}{2} - \epsilon, les pôles rotoriques débordent de chaque pôle statorique. L'angle de recouvrement de chaque pôle est donc limité par l'étendue angulaire du pôle statorique :

\alpha_{\mathrm{pole}} = \beta_{\mathrm{s}} = \frac{\pi}{2} - \epsilon \approx \frac{\pi}{2}

Pour les deux pôles en vis-à-vis, l'angle total de recouvrement vaut \alpha_{\max} = 2\beta_{\mathrm{s}} = \pi - 2\epsilon \approx \pi.

L'expression simplifiée du volume total maximal de l'entrefer est par conséquent :

\boxed{V_{\max} = \pi\,R\,\ell\,e}

Résultat

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Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques ; Conversion électromécanique

Notions : inductance propre, énergie magnétique

Proposer une définition énergétique de l'inductance du système. Déduire des questions 14 et 15 les valeurs minimale et maximale de l'inductance. Comment varie l'inductance entre ces deux valeurs extrêmes ?

Voir l'indice

Relier l'inductance à l'énergie magnétique totale stockée principalement dans le volume des deux entrefers : \mathcal{E}_{\mathrm{ma}} = \iiint \frac{B^2}{2\mu_0} \mathrm{d}\tau.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie magnétique emmagasinée dans l'ensemble de l'espace à partir de l'inductance L et du courant i, ce qui fournit la définition énergétique recherchée.
  2. Calculer cette énergie par intégration de la densité volumique d'énergie magnétique w_{\mathrm{m}}, confinée dans l'entrefer car le fer est supposé parfait (\mu \to \infty).
  3. En déduire L_{\min} et L_{\max} à l'aide des volumes calculés à la question précédente, puis analyser la dépendance géométrique du volume en fonction de \theta_{\mathrm{r}}.
Voir la réponse courte

Définition par l'énergie magnétique E_{\mathrm{m}} = \frac{1}{2} L i^2, intégration de la densité volumique \frac{B^2}{2\mu_0} sur le volume de l'entrefer pour trouver L_{\max} et L_{\min}.

Voir le corrigé complet

L'inductance propre L du bobinage est définie énergétiquement par la relation liant le courant i à l'énergie magnétique totale \mathcal{E}_{\mathrm{ma}} emmagasinée dans le système :

\boxed{\mathcal{E}_{\mathrm{ma}} = \frac{1}{2} L i^2 \iff L = \frac{2\mathcal{E}_{\mathrm{ma}}}{i^2}}

Dans le fer doux, la perméabilité magnétique étant infinie (\mu \to \infty), le champ d'excitation vérifie \vec{H} = \vec{B}/\mu = \vec{0}, de sorte que la densité volumique d'énergie magnétique y est nulle :

w_{\mathrm{m, fer}} = \frac{1}{2}\vec{B}\cdot\vec{H} = 0

L'énergie magnétique est donc entièrement localisée dans l'air des deux entrefers d'épaisseur e, où règne le champ uniforme B_{\mathrm{a}} = \frac{\mu_0 N i}{e} (d'après la question Q14). La densité d'énergie magnétique dans l'air y est :

w_{\mathrm{m}} = \frac{B_{\mathrm{a}}^2}{2\mu_0} = \frac{1}{2\mu_0}\left(\frac{\mu_0 N i}{e}\right)^2 = \frac{\mu_0 N^2 i^2}{2e^2}

L'énergie magnétique totale s'obtient en intégrant w_{\mathrm{m}} sur le volume total V de l'entrefer :

\mathcal{E}_{\mathrm{ma}} = w_{\mathrm{m}} V = \frac{\mu_0 N^2 i^2}{2e^2} V

Par identification avec \mathcal{E}_{\mathrm{ma}} = \frac{1}{2}Li^2, on en déduit l'expression de l'inductance en fonction du volume de l'entrefer :

L = \frac{\mu_0 N^2}{e^2} V

En utilisant les volumes minimal et maximal établis à la question Q15 :

  • Pour V_{\min} = 2\epsilon R \ell e (position \theta_{\mathrm{r}} = k\pi) :

    \boxed{L_{\min} = \frac{2\mu_0 \epsilon N^2 R \ell}{e}}
  • Pour V_{\max} = \pi R \ell e (position \theta_{\mathrm{r}} = (2k+1)\frac{\pi}{2}) :

    \boxed{L_{\max} = \frac{\mu_0 \pi N^2 R \ell}{e}}

Entre ces deux positions extrêmes, la surface de recouvrement des pôles rotoriques et statoriques varie linéairement avec l'angle de rotation \theta_{\mathrm{r}}. Par conséquent, le volume de l'entrefer et l'inductance L(\theta_{\mathrm{r}}) varient de manière affine par morceaux (allure triangulaire ou trapézoïdale avec paliers de saturation dus aux effets géométriques et d'angles \beta_{\mathrm{r}} et \beta_{\mathrm{s}}).

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : couple électromagnétique, réluctance variable

Exprimer le couple en fonction de et . Peut-on alimenter ce système par un courant constant si l'on veut réaliser un moteur ?

Voir l'indice

Dériver l'énergie magnétique \mathcal{E}_{\mathrm{ma}} = \frac{1}{2} L(\theta_{\mathrm{r}}) i^2 par rapport à la position angulaire à courant i maintenu constant.

Voir la réponse courte

Expression \Gamma = \frac{1}{2} i^2 \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} par bilan de coénergie magnétique ; impossibilité de faire tourner le moteur avec un courant constant.

Voir le corrigé complet

L'énergie magnétique stockée dans le système linéaire s'exprime sous la forme :

\mathcal{E}_{\mathrm{ma}} = \frac{1}{2} L(\theta_{\mathrm{r}}) \, i^2

En utilisant la relation fournie pour le couple électromagnétique à courant i fixé :

\Gamma = \left. \frac{\partial \mathcal{E}_{\mathrm{ma}}}{\partial \theta_{\mathrm{r}}} \right|_{i} = \frac{1}{2} \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} \, i^2
\boxed{\Gamma = \frac{1}{2} \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} \, i^2}

Si l'on alimente le moteur par un courant continu constant i(t) = I_0, le couple moyen sur une période angulaire T_\theta de l'inductance s'écrit :

\begin{aligned} \langle \Gamma \rangle &= \frac{1}{T_\theta} \int_{0}^{T_\theta} \Gamma(\theta_{\mathrm{r}}) \, \mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}} \\ &= \frac{I_0^2}{2 T_\theta} \int_{0}^{T_\theta} \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} \, \mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}} \\ &= \frac{I_0^2}{2 T_\theta} \bigl[ L(T_\theta) - L(0) \bigr] = 0 \end{aligned}

puisque la fonction L(\theta_{\mathrm{r}}) est périodique de période T_\theta.

Pour un fonctionnement en moteur à vitesse moyenne non nulle, le couple moyen doit être strictement positif (\langle \Gamma \rangle > 0) afin de vaincre les couples résistants et d'entretenir la rotation. Sous courant constant, le rotor ne ferait qu'osciller autour de la position d'inductance maximale (position d'équilibre stable où le couple est nul et de dérivée négative).

Conclusion : Non, on ne peut pas alimenter ce système par un courant constant pour réaliser un moteur.

Résultat

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Question 18

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : couple moyen, inductance variable

En reproduisant la courbe des variations de , préciser sur quels intervalles angulaires il convient d'appliquer le courant . On représentera sur ce même schéma le créneau de courant ainsi que le couple correspondant. Déterminer avec cette alimentation l'expression du couple moyen en fonction de , et .

Voir l'indice

Injecter le créneau de courant I exclusivement lorsque la dérivée \mathrm{d}L/\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}} est strictement positive afin de développer un couple moteur.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition de fonctionnement moteur (\Gamma(\theta_{\mathrm{r}}) > 0) à partir de l'expression établie à la question précédente afin d'identifier les intervalles angulaires où le courant doit être injecté.
  2. Tracer sur [0, 2\pi] (soit [0, 360^\circ]) l'évolution synchronisée de L(\theta_{\mathrm{r}}), de l'alimentation en créneaux i(\theta_{\mathrm{r}}) et du couple instantané \Gamma(\theta_{\mathrm{r}}).
  3. Calculer le couple moyen \langle\Gamma\rangle par intégration sur la période spatiale T_{\theta} = \pi.
Voir la réponse courte

Synchronisation du créneau de courant avec les intervalles de croissance de L(\theta_{\mathrm{r}}) et calcul du couple moyen résultant.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q17, le couple électromagnétique instantané s'écrit :

\Gamma(\theta_{\mathrm{r}}) = \frac{1}{2}\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} i^2(\theta_{\mathrm{r}})

Puisque i^2 \geqslant 0, le signe de \Gamma est imposé par celui de la dérivée \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}}. Pour obtenir un fonctionnement moteur (\Gamma \geqslant 0 et \langle\Gamma\rangle > 0), il convient :

  • d'appliquer le courant i(\theta_{\mathrm{r}}) = I sur les intervalles où l'inductance est strictement croissante (\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} > 0) ;
  • d'annuler le courant (i = 0) sur les paliers de saturation et sur les phases où l'inductance décroît (\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} \leqslant 0), sous peine de créer un couple résistant freinant le rotor.

D'après la figure 6, les paliers de saturation haut (L_{\max}) et bas (L_{\min}) ont une largeur angulaire \Delta\beta. L'inductance est donc strictement croissante sur les intervalles angulaires :

\theta_{\mathrm{r}} \in \left[ k\pi + \frac{\Delta\beta}{2} \,,\, k\pi + \frac{\pi}{2} - \frac{\Delta\beta}{2} \right] \quad (k \in \mathbb{Z})

soit, en degrés sur l'intervalle [0, 360^\circ] :

\left[ \frac{\Delta\beta}{2} \,,\, 90^\circ - \frac{\Delta\beta}{2} \right] \quad \text{et} \quad \left[ 180^\circ + \frac{\Delta\beta}{2} \,,\, 270^\circ - \frac{\Delta\beta}{2} \right]

Sur ces intervalles, la pente de l'inductance est constante et vaut :

\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} = \frac{L_{\max} - L_{\min}}{\frac{\pi}{2} - \Delta\beta}

Le couple électromagnétique prend alors une valeur constante positive non nulle :

\Gamma_{\max} = \frac{1}{2} \frac{L_{\max} - L_{\min}}{\frac{\pi}{2} - \Delta\beta} I^2

et \Gamma(\theta_{\mathrm{r}}) = 0 en dehors de ces intervalles.

Le profil de couple étant \pi-périodique en angle, calculons le couple moyen par intégration sur une période angulaire [0, \pi] :

\begin{aligned} \langle\Gamma\rangle &= \frac{1}{\pi}\int_0^\pi \Gamma(\theta_{\mathrm{r}})\,\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}} \\ &= \frac{1}{\pi} \int_{\frac{\Delta\beta}{2}}^{\frac{\pi}{2} - \frac{\Delta\beta}{2}} \frac{1}{2} \left(\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}}\right) I^2 \,\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}} \\ &= \frac{1}{2\pi} I^2 \left[ L\left(\frac{\pi}{2} - \frac{\Delta\beta}{2}\right) - L\left(\frac{\Delta\beta}{2}\right) \right] \end{aligned}

Comme L\left(\frac{\pi}{2} - \frac{\Delta\beta}{2}\right) = L_{\max} et L\left(\frac{\Delta\beta}{2}\right) = L_{\min}, on obtient :

\boxed{\langle\Gamma\rangle = \frac{1}{2\pi} I^2 (L_{\max} - L_{\min})}

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : synchronisme, vitesse angulaire

Le moteur fonctionnant en régime permanent de rotation à la vitesse angulaire , quelle relation la pulsation du fondamental du courant en créneaux doit-elle vérifier par rapport à ?

Voir l'indice

Calculer la période temporelle séparant deux alignements successifs des pôles rotoriques sur les pôles statoriques à la vitesse de rotation \Omega.

Voir la stratégie
  1. Identifier la période angulaire T_\theta du cycle d'alimentation défini à la question précédente à partir de la courbe de variation de l'inductance L(\theta_{\mathrm{r}}).
  2. Relier la période temporelle T du courant i(t) à T_\theta et à la vitesse angulaire de rotation \Omega.
  3. En déduire la pulsation fondamentale \omega = 2\pi/T en fonction de \Omega.
Voir la réponse courte

Détermination de la pulsation fondamentale \omega du courant par comparaison des périodicités temporelle et angulaire.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 6 et l'étude menée à la question précédente, l'inductance L(\theta_{\mathrm{r}}) est une fonction périodique de la position angulaire \theta_{\mathrm{r}}, de période angulaire :

T_\theta = \pi \text{ rad}

Pour maximiser le couple moteur moyen, le créneau de courant I doit être appliqué à chaque phase de croissance de l'inductance, c'est-à-dire une fois par période angulaire T_\theta.

Le rotor tournant à vitesse angulaire constante \Omega = \dot{\theta}_{\mathrm{r}}, la position angulaire évolue selon \theta_{\mathrm{r}}(t) = \Omega t (à une constante près). La période temporelle T du courant en créneaux i(t) est donc la durée nécessaire au rotor pour effectuer une rotation d'un angle T_\theta :

T = \frac{T_\theta}{\Omega} = \frac{\pi}{\Omega}

La fréquence temporelle associée est f = \frac{1}{T} = \frac{\Omega}{\pi}.

La pulsation \omega du fondamental du courant d'alimentation i(t) vaut :

\omega = \frac{2\pi}{T} = 2\pi \frac{\Omega}{\pi}

d'où la relation de synchronisme :

\boxed{\omega = 2\Omega}

Résultat

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : puissance mécanique, bilan de puissance

En déduire que la puissance mécanique moyenne du moteur se met sous la forme où désigne la fréquence du courant en créneaux .

Voir l'indice

Utiliser la relation \langle \mathcal{P}_{\mathrm{m,ma}} \rangle = \langle \Gamma \rangle \Omega combinée à l'expression de la pulsation fondamentale trouvée à la question précédente.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance mécanique instantanée développée par le couple électromagnétique, puis en déduire la puissance mécanique moyenne à vitesse de rotation \Omega constante.
  2. Utiliser l'expression du couple moyen \langle\Gamma\rangle obtenue à la question Q18 et la relation \Omega = \pi f établie à la question Q19.
Voir la réponse courte

Calcul de la puissance moyenne par produit \langle\Gamma\rangle\Omega et substitution de \omega = 2\pi f.

Voir le corrigé complet

Le rotor étant en régime permanent de rotation à vitesse angulaire \Omega = \dot{\theta}_{\mathrm{r}} constante, la puissance mécanique instantanée développée par le couple électromagnétique s'écrit :

\mathcal{P}_{\mathrm{m,ma}}(t) = \Gamma(t)\,\Omega

En prenant la moyenne temporelle sur une période, \Omega étant constante, il vient :

\langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,ma}}\rangle = \langle\Gamma\rangle\,\Omega

D'après la question Q18, l'expression du couple moyen développé sous une alimentation en créneaux de courant d'amplitude I est :

\langle\Gamma\rangle = \frac{1}{2\pi} I^2 \left(L_{\max} - L_{\min}\right)

De plus, la relation entre la vitesse angulaire \Omega et la fréquence d'alimentation f établie à la question Q19 donne :

\Omega = \pi f

En substituant ces deux grandeurs dans la puissance mécanique moyenne, on obtient :

\begin{aligned} \langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,ma}}\rangle &= \left[\frac{1}{2\pi} I^2 \left(L_{\max} - L_{\min}\right)\right] \times \pi f \end{aligned}

soit finalement :

\boxed{\langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,ma}}\rangle = \frac{1}{2} f I^2 \left(L_{\max} - L_{\min}\right)}

Résultat

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Partie III : Alimentation électrique du moteur monophasé à inductance variable.

Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique ; Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : force contre-électromotrice, inductance variable

Montrer que l'équation différentielle liant la tension et le courant se met sous la forme

dans laquelle on rappellera l'expression de .

Voir l'indice

Écrire la loi des mailles aux bornes du bobinage récepteur en appliquant la loi de Faraday avec un flux propre variable \Phi(t) = L(\theta_{\mathrm{r}}) i(t).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la tension u(t) aux bornes du moteur en convention récepteur en utilisant la loi de Faraday avec prise en compte du flux propre \Phi(t) = L(\theta_{\mathrm{r}}(t))\, i(t) et de la résistance interne r.
  2. Dériver le flux par rapport au temps en appliquant la formule de dérivation d'un produit, puis effectuer le changement de variable t \to \theta_{\mathrm{r}} grâce à la vitesse de rotation \Omega = \dot{\theta}_{\mathrm{r}}.
Voir la réponse courte

Loi des mailles avec u = r i + \frac{\mathrm{d}(L i)}{\mathrm{d}t} et dérivation composée faisant apparaître \Omega = \dot{\theta}_{\mathrm{r}}.

Voir le corrigé complet

Le moteur est modélisé par un dipôle passif constitué d'une résistance r en série avec un enroulement de flux propre total \Phi(t) = L(\theta_{\mathrm{r}}) \, i(t).

D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite dans l'enroulement est e(t) = -\dfrac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}. En convention récepteur, la tension aux bornes du moteur s'écrit :

u(t) = r\, i(t) - e(t) = r\, i(t) + \frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}

Le flux magnétique dépendant du temps à la fois par l'inductance L(\theta_{\mathrm{r}}(t)) et par le courant i(t), la règle de Leibniz donne :

\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}t}\, i(t) + L(\theta_{\mathrm{r}})\, \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}

Le rotor tourne à la vitesse angulaire instantanée :

\boxed{\Omega = \dot{\theta}_{\mathrm{r}} = \frac{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}}{\mathrm{d}t}}

Par dérivation d'une fonction composée, on exprime les dérivées temporelles en fonction des dérivées par rapport à la variable angulaire \theta_{\mathrm{r}} :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}t} &= \frac{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}}{\mathrm{d}t} \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} = \Omega \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} \\ \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} &= \frac{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}}{\mathrm{d}t} \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} = \Omega \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} \end{aligned}

En reportant ces relations dans l'expression de la tension u, on obtient :

u(\theta_{\mathrm{r}}) = r\, i(\theta_{\mathrm{r}}) + \Omega \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}}\, i(\theta_{\mathrm{r}}) + \Omega L(\theta_{\mathrm{r}})\, \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}}

Soit, en factorisant par i(\theta_{\mathrm{r}}) :

\boxed{\left[r + \Omega \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}}\right] i(\theta_{\mathrm{r}}) + \Omega L(\theta_{\mathrm{r}}) \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} = u(\theta_{\mathrm{r}})}

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance

Notions : diode de roue libre, règle d'interconnexion

Quel est l'état de la diode D lorsque le transistor T est passant ? Que vaut alors la tension aux bornes du moteur ? Que peut-on dire du signe du courant qui le traverse ? Les règles d'interconnexion des sources de tension et de courant sont-elles respectées ? On justifiera la réponse.

Voir l'indice

Vérifier la tension d'anode de la diode lorsque le transistor est saturé, puis examiner le caractère inductif du récepteur pour les règles de commutation.

Voir la stratégie
  1. Identifier les potentiels des différents nœuds du circuit lorsque le transistor interrupteur T est fermé (passant).
  2. En déduire la polarisation de la diode D et la tension u appliquée au moteur.
  3. Conclure sur le signe du courant i(t) et analyser la nature des sources (tension/courant) pour vérifier les règles d'interconnexion en électronique de puissance.
Voir la réponse courte

Blocage de la diode par la tension d'alimentation quand l'interrupteur conduit, maintien d'un courant positif dans la charge inductive.

Voir le corrigé complet

1. État de la diode D :

Prenons comme référence des potentiels le rail inférieur du circuit (V_{\mathrm{bas}} = 0). La source idéale de tension impose au rail supérieur le potentiel V_{\mathrm{haut}} = U_0 > 0.

Lorsque le transistor T est passant (fermé), il se comporte comme un interrupteur idéal fermé, donc sans chute de tension à ses bornes : le potentiel du point milieu relié à la cathode de la diode D vaut

V_{\mathrm{cathode}} = V_{\mathrm{haut}} = U_0

L'anode de la diode D étant reliée au rail inférieur (V_{\mathrm{anode}} = 0), la tension à ses bornes est :

v_{\mathrm{D}} = V_{\mathrm{anode}} - V_{\mathrm{cathode}} = -U_0 < 0

La diode est donc polarisée en inverse : elle est à l'état bloqué (interrupteur ouvert).

2. Tension aux bornes du moteur :

La borne droite du moteur étant reliée au rail inférieur de potentiel nul et sa borne gauche au potentiel V_{\mathrm{cathode}} = U_0, la tension u aux bornes du moteur, en convention récepteur, vaut directement :

\boxed{u = U_0}

3. Signe du courant i :

Le transistor T ne peut être traversé que par un courant circulant dans le sens passant de sa flèche (du haut vers le bas). De plus, comme rappelé par l'énoncé, le bobinage interdit tout courant négatif. Par conséquent :

\boxed{i(t) \ge 0}

4. Respect des règles d'interconnexion :

En électronique de puissance :

  • la source d'alimentation continue impose sa tension U_0 indépendamment du courant : c'est une source de tension ;
  • le moteur est un récepteur inductif (bobinage présentant une inductance L) : le courant qui le traverse ne peut pas subir de discontinuité. Il se comporte donc, à l'échelle des commutations, comme une source de courant.

La règle fondamentale d'interconnexion stipule qu'une source de tension ne doit jamais être court-circuitée et qu'une source de courant ne doit jamais être ouverte. Une source de tension doit donc toujours être connectée à une source de courant.

Ici, lorsque T est passant et D bloquée, la source de tension U_0 est connectée en parallèle aux bornes de la source de courant formée par le moteur. Les règles d'interconnexion sont donc parfaitement respectées.

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance ; Conversion électromécanique

Notions : équation différentielle, hacheur

Justifier qu'au cours de cette phase où T est passant, , rapport noté . Écrire l'équation différentielle régissant le courant au cours de cette phase. On fera intervenir les grandeurs , , , et .

Voir l'indice

Calculer la pente de la rampe de montée de l'inductance entre ses deux extrema angulaires et substituer dans l'équation différentielle avec u = U_0.

Voir la réponse courte

Dérivée constante de l'inductance pendant le recouvrement et réécriture de l'équation électrique sous tension constante U_0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q18, pour assurer un fonctionnement moteur (\Gamma > 0), le courant doit être injecté lorsque l'inductance est strictement croissante. Le transistor \mathrm{T} est donc rendu passant sur cette phase de montée.

D'après la figure 6, l'inductance L(\theta_{\mathrm{r}}) croît linéairement de L_{\min} à L_{\max} entre la fin du palier bas (en \theta_{\mathrm{r}} = \Delta\beta/2) et le début du palier haut (en \theta_{\mathrm{r}} = \pi/2 - \Delta\beta/2). L'intervalle angulaire associé est donc :

\Delta\theta_{\mathrm{r}} = \left(\frac{\pi}{2} - \frac{\Delta\beta}{2}\right) - \frac{\Delta\beta}{2} = \frac{\pi}{2} - \Delta\beta

La variation de L étant affine sur cet intervalle, la dérivée est constante et s'écrit :

\boxed{\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} = \frac{L_{\max} - L_{\min}}{\frac{\pi}{2} - \Delta\beta} = \rho}

D'après la question Q21, l'équation différentielle régissant le circuit s'écrit :

\left[r + \Omega \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}}\right] i(\theta_{\mathrm{r}}) + \Omega L(\theta_{\mathrm{r}}) \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} = u(\theta_{\mathrm{r}})

Pendant la phase de conduction de \mathrm{T}, la tension aux bornes du moteur est u(\theta_{\mathrm{r}}) = U_0 (question Q22) et la pente vaut \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} = \rho. L'équation différentielle devient ainsi :

\boxed{(r + \rho\Omega)\,i(\theta_{\mathrm{r}}) + \Omega L(\theta_{\mathrm{r}})\,\frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} = U_0}

Résultat

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance ; Conversion électromécanique

Notions : roue libre, démagnétisation

Quel est alors l'état de la diode D ? Quelles sont alors les valeurs successives prises par la dérivée ? En déduire les équations différentielles successives régissant le courant lorsque T est ouvert en distinguant les domaines de variation de dans l'intervalle .

Voir l'indice

Assurer la continuité du courant dans l'inductance lors du blocage du transistor en identifiant le chemin de roue libre offert par la diode D.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la propriété de continuité du courant dans un dipôle inductif à l'ouverture du transistor pour identifier l'état de la diode.
  2. Découper l'intervalle angulaire proposé en exploitant la géométrie de la fonction L(\theta_{\mathrm{r}}) (figure 6) pour en déduire les valeurs de \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}}.
  3. Réinjecter ces valeurs ainsi que la tension aux bornes du moteur dans l'équation différentielle établie à la question Q21.
Voir la réponse courte

Entrée en conduction de la diode de roue libre fixant u = 0, et formulation des équations de décroissance du courant selon les paliers de \mathrm{d}L/\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}.

Voir le corrigé complet

1. État de la diode D :

À l'instant où le transistor T est ouvert, le bobinage présente un comportement inductif et le courant i(\theta_{\mathrm{r}}), qui est strictement positif, ne peut subir de discontinuité. Pour assurer la continuité de ce courant, celui-ci s'établit à travers la diode D :

\boxed{\text{La diode D devient passante (diode de roue libre).}}

La diode étant supposée idéale, la tension à ses bornes est nulle, ce qui impose aux bornes du moteur :

u(\theta_{\mathrm{r}}) = 0 \quad (\text{tant que } i(\theta_{\mathrm{r}}) > 0)

2. Valeurs successives de la dérivée \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} :

D'après la courbe de la figure 6 et la définition de \rho = \frac{L_{\max}-L_{\min}}{\pi/2 - \Delta\beta} introduite à la question Q23, l'intervalle \left[\frac{\pi}{2} - \frac{\Delta\beta}{2}, \pi + \frac{\Delta\beta}{2}\right] se décompose en trois domaines :

  • Pour \theta_{\mathrm{r}} \in \left[\frac{\pi}{2} - \frac{\Delta\beta}{2}, \, \frac{\pi}{2} + \frac{\Delta\beta}{2}\right] : palier de saturation haute où L(\theta_{\mathrm{r}}) = L_{\max}, soit :

    \boxed{\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} = 0}
  • Pour \theta_{\mathrm{r}} \in \left[\frac{\pi}{2} + \frac{\Delta\beta}{2}, \, \pi - \frac{\Delta\beta}{2}\right] : phase de décroissance linéaire de largeur \frac{\pi}{2} - \Delta\beta, de pente opposée à celle de la phase croissante, soit :

    \boxed{\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} = -\rho = -\frac{L_{\max} - L_{\min}}{\pi/2 - \Delta\beta}}
  • Pour \theta_{\mathrm{r}} \in \left[\pi - \frac{\Delta\beta}{2}, \, \pi + \frac{\Delta\beta}{2}\right] : palier de saturation basse où L(\theta_{\mathrm{r}}) = L_{\min}, soit :

    \boxed{\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} = 0}

3. Équations différentielles successives régissant i(\theta_{\mathrm{r}}) :

D'après la question Q21, l'équation différentielle s'écrit avec u(\theta_{\mathrm{r}}) = 0 :

\left[r + \Omega \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}}\right] i(\theta_{\mathrm{r}}) + \Omega L(\theta_{\mathrm{r}}) \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} = 0

En injectant les valeurs de L(\theta_{\mathrm{r}}) et de sa dérivée sur chaque domaine (pour i(\theta_{\mathrm{r}}) > 0) :

  • Pour \theta_{\mathrm{r}} \in \left[\frac{\pi}{2} - \frac{\Delta\beta}{2}, \, \frac{\pi}{2} + \frac{\Delta\beta}{2}\right] :

    \boxed{r \, i(\theta_{\mathrm{r}}) + \Omega L_{\max} \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} = 0}
  • Pour \theta_{\mathrm{r}} \in \left[\frac{\pi}{2} + \frac{\Delta\beta}{2}, \, \pi - \frac{\Delta\beta}{2}\right] :

    \boxed{(r - \rho \Omega) \, i(\theta_{\mathrm{r}}) + \Omega L(\theta_{\mathrm{r}}) \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} = 0}
  • Pour \theta_{\mathrm{r}} \in \left[\pi - \frac{\Delta\beta}{2}, \, \pi + \frac{\Delta\beta}{2}\right] :

    \boxed{r \, i(\theta_{\mathrm{r}}) + \Omega L_{\min} \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} = 0}

Si le courant s'annule, la diode se bloque et le courant reste nul jusqu'au prochain amorçage de T.

Résultat

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Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance ; Conversion électromécanique

Notions : constante de temps, force contre-électromotrice

Interpréter qualitativement les variations plus ou moins rapides du courant .

Voir l'indice

Observer le signe du terme motionnel \Omega \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} qui s'ajoute ou se retranche à la résistance ohmique r, modifiant la constante de temps apparente.

Voir la stratégie

Pour interpréter l'allure de la courbe de courant i(\theta_{\mathrm{r}}) représentée sur la figure 8, on s'appuie sur la relation générale reliant tension, courant et inductance :

u(t) = r\,i(t) + \frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} = \left(r + \Omega \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}}\right) i(\theta_{\mathrm{r}}) + \Omega L(\theta_{\mathrm{r}})\,\frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}}

soit encore :

\Omega L(\theta_{\mathrm{r}})\,\frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} = u(\theta_{\mathrm{r}}) - \left(r + \Omega \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}}\right) i(\theta_{\mathrm{r}})

On analyse successivement la phase d'établissement du courant (T passant) puis la phase de roue libre (T bloqué).

Voir la réponse courte

Interprétation physique via le terme de force contre-électromotrice rotationnelle qui modifie la constante de temps apparente du circuit RL.

Voir le corrigé complet
  1. Phase de magnétisation (T passant, u = U_0) :

    • Au début de la phase (\theta_{\mathrm{r}} \gtrsim \frac{\Delta\beta}{2}), le courant i est quasi nul et l'inductance est minimale (L \approx L_{\min}). La dérivée initiale du courant :

      \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} \approx \frac{U_0}{\Omega L_{\min}}

      est grande car L_{\min} est faible. Le courant s'établit donc très rapidement.

    • Au fur et à mesure que le rotor tourne, l'inductance L(\theta_{\mathrm{r}}) augmente et la force contre-électromotrice d'origine motrice, proportionnelle à \rho \Omega i, prend de l'importance. L'effet inductif plus prononcé et cette tension induite opposée à U_0 ralentissent la croissance du courant, courbant la caractéristique vers un palier.
  2. Phase de démagnétisation (T ouvert, u = 0, diode D passante) :

    • Sur le palier supérieur (\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} = 0, L = L_{\max}) : le circuit est fermé en roue libre sur la diode idéale avec u = 0, soit L_{\max}\frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} + ri = 0. La résistance interne r du bobinage étant très faible et L_{\max} grande, la constante de temps \tau = L_{\max}/r est élevée : la décroissance du courant est particulièrement lente.
    • Sur la phase de décroissance de l'inductance (\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} = -\rho < 0) : la variation d'inductance crée une f.é.m. induite -\Omega \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} i = +\rho\Omega i > 0. D'après la loi de Lenz, la diminution de l'inductance tend à maintenir le flux magnétique \Phi = L\,i, ce qui soutient le courant et empêche son annulation rapide.
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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance ; Conversion électromécanique

Notions : démagnétisation, couple résiduel

Quel est le défaut de ce montage ? À quoi est-il dû ?

Voir l'indice

Analyser sur la figure 8 le maintien d'un courant non nul dans la zone où la dérivée de l'inductance devient négative.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'allure des grandeurs sur la figure 8, en particulier le signe du couple \Gamma(\theta_{\mathrm{r}}).
  2. Relier le signe du couple aux grandeurs \mathrm{d}L/\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}} et i(\theta_{\mathrm{r}}).
  3. Identifier la cause électrique : l'incapacité du montage à appliquer une tension négative pour démagnétiser rapidement la bobine.
Voir la réponse courte

Démagnétisation lente sous tension nulle risquant de maintenir un courant pendant la zone de pente décroissante de L, créant un couple résistant.

Voir le corrigé complet

1. Défaut du montage : Sur la figure 8, on observe qu'après la phase de saturation de l'inductance, le couple instantané \Gamma(\theta_{\mathrm{r}}) devient négatif (couple résistant ou freinage).

Ce couple négatif s'oppose à la rotation du rotor, ce qui entraîne :

  • une diminution importante du couple moyen utile \langle \Gamma \rangle ;
  • une dégradation du rendement global de conversion électromécanique.

2. Cause physique et électrique : D'après la relation établie à la question 17 :

\Gamma(\theta_{\mathrm{r}}) = \frac{1}{2} \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} \, i^2(\theta_{\mathrm{r}})

Puisque i^2 \ge 0, le signe du couple est identique à celui de \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}}.

Lorsque l'inductance décroît (\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} = -\rho < 0), le courant i(\theta_{\mathrm{r}}) n'a pas eu le temps de s'annuler. Cette décroissance trop lente du courant provient du fait que :

  • le transistor \mathrm{T} étant ouvert, la diode de roue libre \mathrm{D} conduit et impose une tension nulle aux bornes du moteur (u = 0) ;
  • en l'absence de tension négative appliquée pour forcer une démagnétisation rapide, l'extinction du courant n'est assurée que par la dissipation Joule dans la résistance r, partiellement compensée par le terme électromoteur (-\rho\Omega \, i).
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Question 27

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance

Notions : hacheur asymétrique, récupération d'énergie

Pour chacune des trois phases définies ci-dessus, préciser la valeur de la tension aux bornes du moteur ainsi que l'état des deux diodes et .

Voir l'indice

Pour chaque configuration d'interrupteurs commandés, déterminer si le courant force la conduction des diodes en roue libre (u=0) ou en récupération d'énergie (u=-U_0).

Voir la stratégie

Le bobinage du moteur est une charge inductive : le courant i(t) \ge 0 ne peut pas subir de discontinuité. Lors de l'ouverture des transistors, la continuité de i(t) impose le passage du courant par les diodes de roue libre. Pour chaque phase, on détermine le trajet du courant, l'état de polarisation des diodes et la tension u(t) résultante aux bornes du moteur.

Voir la réponse courte

Analyse des états des deux transistors et des deux diodes de retour, permettant d'appliquer une tension d'extinction négative -U_0.

Voir le corrigé complet

Le moteur est connecté entre le point milieu du bras gauche (noté A, relié à T_1 et D_1) et le point milieu du bras droit (noté B, relié à D_2 et T_2). La tension aux bornes du moteur est u = V_A - V_B, et le potentiel de référence est pris sur le rail inférieur négatif (0\text{ V}), le rail supérieur étant à U_0.

  1. Phase 1 : T_1 et T_2 passants

    • Le transistor T_1 impose V_A = U_0 et T_2 impose V_B = 0.
    • La diode D_1 a sa cathode au potentiel V_A = U_0 et son anode à 0\text{ V} : sa tension d'anode-cathode est -U_0 < 0, elle est donc bloquée.
    • La diode D_2 a son anode au potentiel V_B = 0\text{ V} et sa cathode à U_0 : sa tension d'anode-cathode est -U_0 < 0, elle est donc bloquée.
    • La tension aux bornes du moteur vaut alors :

      \boxed{u = U_0} \quad \text{avec } D_1 \text{ et } D_2 \text{ bloquées.}
  2. Phase 2 : T_1 et T_2 ouverts

    • Par continuité du courant inductif (i > 0), celui-ci ne peut s'interrompre instantanément. Il n'a d'autre chemin que de s'écouler du rail inférieur vers le point A à travers D_1, traverser le moteur de A vers B, puis remonter du point B vers le rail supérieur à travers D_2.
    • Les deux diodes D_1 et D_2 sont donc polarisées en direct et sont passantes.
    • Le potentiel en A est fixé au rail inférieur (V_A = 0) et celui en B au rail supérieur (V_B = U_0). La tension aux bornes du moteur s'inverse :

      \boxed{u = -U_0} \quad \text{avec } D_1 \text{ et } D_2 \text{ passantes.}

      (Une fois le courant totalement éteint, les deux diodes se bloquent et la tension devient nulle).

  3. Phase 3 : T_2 passant et T_1 ouvert

    • Le transistor T_2 relie la borne B au rail inférieur (V_B = 0).
    • Le courant i > 0 se referme par la diode inférieure D_1, qui devient passante, assurant une boucle de roue libre : le potentiel en A vaut V_A = 0.
    • La diode D_2 a son anode à V_B = 0 et sa cathode à U_0 : elle reste bloquée.
    • Les deux bornes étant au même potentiel, la tension aux bornes du moteur est :

      \boxed{u = 0} \quad \text{avec } D_1 \text{ passante et } D_2 \text{ bloquée.}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance ; Conversion électromécanique

Notions : démagnétisation rapide, rendement

Comparer l'évolution du courant observée avec les deux montages. Préciser en quoi le montage n°2 est plus performant que le montage n°1.

Voir l'indice

Comparer la rapidité de décroissance du courant à l'ouverture des transistors et vérifier l'absence d'incursion dans la zone de couple négatif.

Voir la réponse courte

Constat de l'annulation rapide du courant sous -U_0, empêchant le développement d'un couple négatif freinant et améliorant les performances.

Voir le corrigé complet

1. Comparaison de l'évolution du courant i(\theta_{\mathrm{r}})

  • Dans le montage n°1 (figure 8) : lors de l'ouverture du transistor, le moteur est mis en roue libre sous tension nulle (u = 0). L'extinction du courant est alors lente et passive, gouvernée par la résistance interne r. Par conséquent, le courant ne s'annule pas à temps et subsiste largement sur la plage angulaire où l'inductance est décroissante (\mathrm{d}L/\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}} < 0).
  • Dans le montage n°2 (figure 10) : l'application d'une tension négative (u = -U_0, phase 2) impose une démagnétisation forcée très rapide du bobinage, car le terme moteur de la dérivée devient négatif et de forte amplitude. Le courant est ainsi totalement annulé avant que l'inductance n'amorce sa phase de décroissance. De plus, la phase de roue libre (u = 0, phase 3) permet de stabiliser un palier de courant à proximité de L_{\max}, approchant bien plus fidèlement la forme d'un créneau idéal.

2. Performance accrue du montage n°2

  • Suppression du couple résistant : comme \Gamma = \frac{1}{2}\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}}i^2, la présence d'un courant non nul lorsque \mathrm{d}L/\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}} < 0 crée un couple résistant (\Gamma < 0) dans le montage n°1. Le montage n°2 supprime intégralement ce freinage indésirable : le couple instantané y est toujours positif ou nul (\Gamma(\theta_{\mathrm{r}}) \ge 0).
  • Augmentation du couple moyen et de la puissance utile : l'absence de phases de couple négatif et la meilleure forme de créneau maximisent l'intégrale du couple sur une période, conférant au moteur un couple moyen \langle \Gamma \rangle et une puissance mécanique moyenne \langle \mathcal{P}_{\mathrm{m,ma}} \rangle nettement supérieurs.
  • Récupération d'énergie vers la source : durant la phase de démagnétisation forcée (u = -U_0 et i > 0), la puissance reçue par le moteur u(t)i(t) < 0 est négative. L'énergie magnétique résiduelle du bobinage est ainsi restituée à la source continue U_0 au lieu d'être dissipée en pure perte par effet Joule dans le moteur.
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Partie IV : Comparaison des deux types de moteurs. Lois d'échelle et « downsizing ».

Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique ; Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : densité volumique d'énergie, énergie magnétique

Justifier que, moyennant cette approximation, on peut écrire :

où et désignent respectivement les volumes maximum de l'espace inter armatures du condensateur et des entrefers du moteur à inductance variable, et et désignent respectivement les normes du champ électrique régnant dans le condensateur et du champ magnétique régnant dans l'entrefer du moteur à inductance variable.

Voir l'indice

Relier la capacité et l'inductance maximales aux volumes des entrefers actifs en remplaçant la tension et le courant par les champs E_{\mathrm{a}} et B_{\mathrm{e}}.

Voir la stratégie
  1. Pour le moteur électrostatique, utiliser l'approximation C_{\min} \ll C_{\max}, puis exprimer la tension U en fonction du champ électrique E_{\mathrm{a}} et de l'interstice d, et la capacité C_{\max} en fonction de la surface d'armatures en regard.
  2. Pour le moteur électromagnétique, utiliser l'approximation L_{\min} \ll L_{\max}, puis réinjecter l'expression du champ magnétique dans l'entrefer B_{\mathrm{e}} issue de la question Q14 et celle de l'inductance L_{\max} issue de la question Q16.
  3. Relier chaque expression aux densités volumiques d'énergie électrostatique et magnétique.
Voir la réponse courte

Approximation des puissances moyennes par le produit de la fréquence et des énergies volumiques électrostatique \frac{1}{2}\varepsilon_0 E_{\mathrm{a}}^2 et magnétique \frac{B_{\mathrm{e}}^2}{2\mu_0}.

Voir le corrigé complet

1. Cas du moteur électrostatique :

Sous l'hypothèse C_{\min} \ll C_{\max}, la puissance mécanique moyenne s'écrit :

\langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,el}}\rangle = \frac{1}{2} f U^2 (C_{\max} - C_{\min}) \approx \frac{1}{2} f C_{\max} U^2

Dans le cadre de l'approximation du condensateur plan (effets de bord négligés), le champ électrique régnant dans l'espace inter-armatures d'épaisseur d soumis à la tension U est uniforme et de norme :

E_{\mathrm{a}} = \frac{U}{d} \iff U = E_{\mathrm{a}}\,d

De plus, si S_{\max} désigne la surface maximale en regard des armatures, la capacité maximale vaut :

C_{\max} = \frac{\varepsilon_0 S_{\max}}{d}

Le volume maximal de l'espace inter-armatures est V_{\mathrm{a,\max}} = S_{\max}\,d. Il vient alors :

\begin{aligned} C_{\max} U^2 &= \frac{\varepsilon_0 S_{\max}}{d}\,(E_{\mathrm{a}} d)^2 = \varepsilon_0 (S_{\max} d)\,E_{\mathrm{a}}^2 = \varepsilon_0 V_{\mathrm{a,\max}} E_{\mathrm{a}}^2 \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{\langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,el}}\rangle \approx \frac{\varepsilon_0}{2} f V_{\mathrm{a,\max}} E_{\mathrm{a}}^2}

2. Cas du moteur électromagnétique :

Sous l'hypothèse L_{\min} \ll L_{\max}, la puissance mécanique moyenne s'écrit :

\langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,ma}}\rangle = \frac{1}{2} f I^2 (L_{\max} - L_{\min}) \approx \frac{1}{2} f L_{\max} I^2

D'après la relation établie à la question Q14, le champ magnétique dans les entrefers d'épaisseur e parcourus par le courant I a pour intensité :

B_{\mathrm{e}} = \frac{\mu_0 N I}{e} \iff N I = \frac{B_{\mathrm{e}}\,e}{\mu_0}

D'après la question Q16, l'inductance maximale du moteur vaut :

L_{\max} = \frac{\mu_0 \pi N^2 R \ell}{e}

Le volume total maximal des deux entrefers (obtenu à la question Q15) est V_{\mathrm{e,\max}} = \pi R \ell e. En combinant ces grandeurs :

\begin{aligned} L_{\max} I^2 &= \frac{\mu_0 \pi R \ell}{e}\,(NI)^2 \\ &= \frac{\mu_0 \pi R \ell}{e} \left(\frac{B_{\mathrm{e}}\,e}{\mu_0}\right)^2 \\ &= \frac{1}{\mu_0}\,(\pi R \ell e)\,B_{\mathrm{e}}^2 \\ &= \frac{1}{\mu_0} V_{\mathrm{e,\max}} B_{\mathrm{e}}^2 \end{aligned}

On en déduit :

\boxed{\langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,ma}}\rangle \approx \frac{1}{2\mu_0} f V_{\mathrm{e,\max}} B_{\mathrm{e}}^2}

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique ; Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : densité d'énergie, ordre de grandeur

Sachant que le champ magnétique est limité par la saturation du fer, et que , quel est l'ordre de grandeur du champ électrique qu'il faudrait atteindre pour que deux moteurs capacitif et inductif de mêmes dimensions développent la même puissance ?

Voir l'indice

Égaler les expressions des densités volumiques d'énergie électrostatique et magnétique en utilisant la relation liant c, \varepsilon_0 et \mu_0.

Voir la stratégie
  1. Égaler les puissances mécaniques moyennes données à la question Q29 en considérant des volumes utiles identiques (V_{\mathrm{a,\max}} \approx V_{\mathrm{e,\max}}) et une même fréquence de fonctionnement f.
  2. Relier le champ électrique E_{\mathrm{a}} au champ magnétique B_{\mathrm{e}} via la célérité de la lumière dans le vide c = 1/\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}.
  3. Réaliser l'application numérique avec B_{\mathrm{e}} \approx B_{\mathrm{sat}} \approx 1\text{ T}.
Voir la réponse courte

Égalité des densités d'énergie donnant E_{\mathrm{a}} = c B_{\mathrm{e}} \approx 3\cdot 10^8\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}, champ irréaliste dans l'air macroscopique.

Voir le corrigé complet

Pour deux convertisseurs de mêmes dimensions fonctionnant à la même fréquence f, les volumes d'entrefer sont du même ordre de grandeur : V_{\mathrm{a,\max}} \approx V_{\mathrm{e,\max}}.

D'après les résultats de la question Q29, l'égalité des puissances mécaniques développées \langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,el}}\rangle = \langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,ma}}\rangle se ramène à l'égalité des densités volumiques d'énergie électrostatique et magnétique :

\frac{\varepsilon_0}{2} E_{\mathrm{a}}^2 = \frac{1}{2\mu_0} B_{\mathrm{e}}^2

On en déduit l'expression du champ électrique nécessaire :

E_{\mathrm{a}} = \frac{B_{\mathrm{e}}}{\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}} = c \, B_{\mathrm{e}}

où c = 1/\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0} désigne la vitesse de la lumière dans le vide.

En prenant le champ magnétique maximal fixé par la saturation du matériau ferromagnétique, soit B_{\mathrm{e}} \approx B_{\mathrm{sat}} \approx 1\text{ T}, et avec c \approx 3 \times 10^{8}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

E_{\mathrm{a}} \approx 3 \times 10^{8} \times 1 = 3 \times 10^{8}\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}
\boxed{E_{\mathrm{a}} = c \, B_{\mathrm{sat}} \approx 3 \times 10^{8}\text{ V}\cdot\text{m}^{-1} \sim 10^{8}\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}}

Résultat

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Question 31

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique ; Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : champ disruptif, courbe de paschen

Déduire de la courbe de Paschen la valeur du champ disruptif de l'air sous la pression atmosphérique. Le champ disruptif est la valeur du champ électrique au-delà de laquelle l'air s'ionise. Évaluer le rapport sous la pression atmosphérique. Conclure quant à la faisabilité de moteurs électrostatiques macroscopiques sous la pression atmosphérique. Sous quelle pression faudrait-il travailler pour que soit de l'ordre de 1 ?

Voir l'indice

Lire la tension de seuil sur la courbe de Paschen à pression atmosphérique (p=1\text{ bar} et d=1\text{ mm}), puis comparer la puissance volumique électrique à la puissance magnétique.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la courbe de Paschen dans le domaine des entrefers macroscopiques (pd \ge 1\text{ bar}\cdot\text{mm}) pour en déduire la pente V_{\mathrm{c}}/d, c'est-à-dire le champ disruptif E_{\mathrm{d}} à la pression atmosphérique p = 1\text{ bar}.
  2. Exprimer le rapport \kappa à l'aide des résultats des questions Q29 et Q30, puis réaliser l'application numérique avec un seul chiffre significatif.
  3. Conclure sur la densité de puissance des moteurs électrostatiques macroscopiques.
  4. Déterminer la pression nécessaire pour atteindre \kappa \sim 1 en utilisant la proportionnalité entre champ disruptif et pression dans le régime linéaire.
Voir la réponse courte

Lecture du champ de claquage sur la courbe de Paschen, calcul du ratio de puissance très défavorable à l'électrostatique et condition de vide poussé.

Voir le corrigé complet

1. Champ disruptif de l'air sous pression atmosphérique

À la pression atmosphérique (p \approx 1\text{ bar}), pour un entrefer macroscopique typique de d = 1\text{ mm}, le produit vaut pd = 1\text{ bar}\cdot\text{mm}. Sur la figure 11, dans la partie linéaire de pente 1 en coordonnées logarithmiques, on lit :

V_{\mathrm{c}}(pd = 1\text{ bar}\cdot\text{mm}) \approx 3 \times 10^3\text{ V}

Le champ disruptif E_{\mathrm{d}} sous la pression atmosphérique vaut donc :

E_{\mathrm{d}} = \frac{V_{\mathrm{c}}}{d} = \frac{3 \times 10^3\text{ V}}{10^{-3}\text{ m}} = 3 \times 10^6\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}
\boxed{E_{\mathrm{d}} \approx 3 \times 10^6\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}}

2. Évaluation du rapport \kappa

En considérant deux moteurs de même fréquence de fonctionnement f et de mêmes volumes actifs (V_{\mathrm{a,\max}} = V_{\mathrm{e,\max}}), et en utilisant les expressions de Q29 :

\kappa = \frac{\langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,el}}\rangle_{\max}}{\langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,ma}}\rangle_{\max}} = \frac{\frac{\varepsilon_0}{2} f V_{\mathrm{a,\max}} E_{\mathrm{d}}^2}{\frac{1}{2\mu_0} f V_{\mathrm{e,\max}} B_{\mathrm{sat}}^2} = \varepsilon_0 \mu_0 \left(\frac{E_{\mathrm{d}}}{B_{\mathrm{sat}}}\right)^2 = \left(\frac{E_{\mathrm{d}}}{c B_{\mathrm{sat}}}\right)^2

Avec E_{\mathrm{d}} \approx 3 \times 10^6\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}, c \approx 3 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et B_{\mathrm{sat}} \approx 1\text{ T} :

\frac{E_{\mathrm{d}}}{c B_{\mathrm{sat}}} = \frac{3 \times 10^6}{3 \times 10^8 \times 1} = 10^{-2}

On en déduit :

\boxed{\kappa \approx 10^{-4}}

3. Faisabilité des moteurs électrostatiques macroscopiques

À dimensions et fréquence identiques, la puissance développée par un moteur électrostatique est environ 10\,000 fois plus faible que celle d'un moteur électromagnétique. Par conséquent, les moteurs électrostatiques macroscopiques ne sont pas viables technologiquement sous la pression atmosphérique pour des applications de puissance.

4. Pression nécessaire pour que \kappa \sim 1

Pour obtenir \kappa \sim 1, il faudrait atteindre un champ électrique E_{\mathrm{a}} \approx c B_{\mathrm{sat}} \approx 3 \times 10^8\text{ V}\cdot\text{m}^{-1} (d'après la question Q30).

Sur la branche linéaire de la courbe de Paschen (pd \gg 10^{-2}\text{ bar}\cdot\text{mm}), la tension de claquage est proportionnelle au produit pd, soit :

E_{\mathrm{d}}(p) = \frac{V_{\mathrm{c}}}{d} = p \left(\frac{V_{\mathrm{c}}}{pd}\right) = p \cdot \frac{E_{\mathrm{d}}(p_0)}{p_0}

Pour multiplier le champ disruptif par un facteur 10^2, il faudrait donc multiplier la pression par 10^2 :

\boxed{p \approx 10^2\text{ bar}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Conversion de puissance › Ferromagnétisme et circuits magnétiques

Notions : analyse dimensionnelle, loi d'échelle

Quelles sont les unités usuelles des constantes fondamentales et ? En déduire qu'une capacité et une inductance vérifient les lois d'échelle et .

Voir l'indice

Identifier les dimensions de \varepsilon_0 (en \mathrm{F\cdot m^{-1}}) et de \mu_0 (en \mathrm{H\cdot m^{-1}}) pour en déduire l'échelle d'une capacité et d'une inductance.

Voir la réponse courte

Unités \mathrm{F}\cdot\text{m}^{-1} et \mathrm{H}\cdot\text{m}^{-1} fournissant par analyse dimensionnelle immédiate les lois géométriques C \propto h et L \propto h.

Voir le corrigé complet

Les unités usuelles des constantes fondamentales du vide sont :

  • pour la permittivité diélectrique du vide \varepsilon_0 : le farad par mètre (\mathrm{F\cdot m^{-1}}) ;
  • pour la perméabilité magnétique du vide \mu_0 : le henry par mètre (\mathrm{H\cdot m^{-1}}).

D'après ces unités, une capacité C et une inductance L sont dimensionnellement homogènes au produit d'une constante fondamentale par une dimension spatiale (une longueur caractéristique d_{\text{carac}}) :

\begin{aligned} [C] &= [\varepsilon_0] \cdot [L_x] \\ [L] &= [\mu_0] \cdot [L_x] \end{aligned}

Les grandeurs \varepsilon_0 et \mu_0 étant des constantes physiques indépendantes du changement d'échelle géométrique, et toute dimension spatiale vérifiant la loi d'échelle L_x \sim h, on en déduit directement :

\boxed{C \sim h \quad \text{et} \quad L \sim h}

Ce résultat est parfaitement cohérent avec les expressions obtenues dans les parties précédentes :

  • pour le condensateur plan (question Q2) : C = \varepsilon_0 \dfrac{S}{d} \sim \dfrac{h^2}{h} = h ;
  • pour le moteur électromagnétique (question Q16) : L_{\max} = \dfrac{\mu_0 \pi N^2 R \ell}{e} \sim \dfrac{h \cdot h}{h} = h, le nombre de spires N étant sans dimension.

Résultat

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : loi d'échelle, champ électrique

Comment les charges sont-elles réparties sur les armatures ? En déduire que .

Voir l'indice

Considérer que le champ disruptif reste constant pour une pression donnée, ce qui fixe le rapport entre potentiel et distance inter-électrodes.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le comportement des conducteurs en équilibre électrostatique pour préciser la nature et la localisation de la distribution de charge.
  2. Identifier la grandeur physique invariante lors du changement d'échelle (densité surfacique maximale ou champ disruptif de l'isolant).
  3. En déduire la loi d'échelle sur la charge q, puis sur la tension U via la capacité C.
Voir la réponse courte

Champ électrique fixé à la valeur de claquage E \approx U/d avec d \propto h, d'où la mise à l'échelle de la tension U \propto h.

Voir le corrigé complet

Les armatures sont des conducteurs à l'équilibre électrostatique. Les charges nettes se répartissent donc intégralement en surface sur les faces internes en regard. En négligeant les effets de bord, la distribution est uniforme, caractérisée par une densité surfacique de charge \sigma = \frac{q}{S}.

Le champ électrique entre les armatures s'écrit :

E = \frac{\sigma}{\varepsilon_0}

Le champ électrique maximal admissible est fixé par la rigidité diélectrique du milieu isolant (champ disruptif E_{\mathrm{d}}), qui est une grandeur locale intensive indépendante de la taille du dispositif. Ainsi, la densité surfacique maximale \sigma est invariante par changement d'échelle :

\sigma \sim h^0 = 1 \quad \implies \quad E \sim 1

Puisque la surface des armatures vérifie S \sim h^2, la charge totale varie selon :

q = \sigma S \sim h^2

Or, d'après la question Q32, la capacité suit la loi d'échelle C \sim h. On en déduit la loi d'échelle sur la tension U = \frac{q}{C} (ou de façon équivalente U = E d avec d \sim h) :

\boxed{U \sim h}

Résultat

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Question 34

DifficileTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique ; Mécanique › Mécanique du solide

Notions : loi d'échelle, théorème du moment cinétique

En considérant le théorème de l'énergie cinétique appliqué au rotor, démontrer que le temps vérifie la loi d'échelle .

Voir l'indice

Exprimer le moment d'inertie du rotor J \sim \rho R^4 \ell ainsi que le couple électrostatique \Gamma, puis appliquer le théorème de l'énergie cinétique angulaire.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la loi d'échelle du moment d'inertie J du rotor à masse volumique constante.
  2. Déterminer l'échelle du travail électrostatique fourni lors d'une rotation angulaire caractéristique.
  3. Appliquer le théorème de l'énergie cinétique pour relier l'échelle de temps t au facteur d'échelle h.
Voir la réponse courte

Moment d'inertie J \propto h^5, couple électrostatique \Gamma \propto C U^2 \propto h^3, d'où par le théorème du moment cinétique t \propto h.

Voir le corrigé complet

Considérons le rotor en rotation autour de son axe fixe de révolution.

  • Moment d'inertie J : Le moment d'inertie par rapport à l'axe de rotation s'écrit :

    J = \iiint r_{\perp}^2 \, \mathrm{d}m = \iiint \rho \, r_{\perp}^2 \, \mathrm{d}V

    Les matériaux étant inchangés, la masse volumique est invariante (\rho \sim 1). Avec une distance à l'axe r_{\perp} \sim h et un élément de volume \mathrm{d}V \sim h^3, on obtient :

    J \sim h^2 \times h^3 = h^5
  • Énergie cinétique E_{\mathrm{c}} : L'angle de rotation \theta_{\mathrm{r}} est sans dimension, donc invariant par changement d'échelle (\theta_{\mathrm{r}} \sim 1). La vitesse angulaire vérifie ainsi :

    \Omega = \frac{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}}{\mathrm{d}t} \sim \frac{1}{t}

    L'énergie cinétique s'écrit donc :

    E_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2} J \Omega^2 \sim J \left(\frac{1}{t}\right)^2 \sim \frac{h^5}{t^2}
  • Travail des actions électrostatiques W : D'après la question Q5, le couple électrostatique s'exprime par \Gamma = \frac{1}{2}\frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} u^2. Sachant que C \sim h (d'après la question Q32), \theta_{\mathrm{r}} \sim 1 et U \sim h (d'après la question Q33), le couple varie selon :

    \Gamma \sim h \times h^2 = h^3

    Le travail fourni sur une rotation angulaire caractéristique \Delta\theta_{\mathrm{r}} \sim 1 est :

    W = \int \Gamma \, \mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}} \sim \Gamma \sim h^3

Le théorème de l'énergie cinétique appliqué au rotor donne \Delta E_{\mathrm{c}} = W, d'où la relation d'échelle :

\begin{aligned} \frac{h^5}{t^2} &\sim h^3 \\ t^2 &\sim h^2 \end{aligned}

On en déduit bien :

\boxed{t \sim h}

Résultat

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : loi d'échelle, microsystème

En déduire la loi d'échelle régissant ainsi que celle régissant la puissance mécanique volumique moyenne . Conclure.

Voir l'indice

Déduire l'échelle de la puissance mécanique totale en combinant couple et temps, puis diviser par le volume caractéristique V \sim h^3.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance mécanique moyenne à partir de l'expression établie à la question Q8 ou du produit du couple moyen par la vitesse angulaire, en utilisant les lois d'échelle de f, U et C.
  2. En déduire la puissance volumique moyenne en divisant par le volume V \sim h^3.
  3. Conclure sur le comportement du moteur lors d'une réduction de taille (h < 1).
Voir la réponse courte

Fréquence f \propto h^{-1} d'où puissance totale \propto h^2 et puissance volumique \propto h^{-1} augmentant aux échelles microscopiques.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q8, la puissance mécanique moyenne s'écrit :

\langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,el}}\rangle = \frac{1}{2} f U^2 (C_{\max} - C_{\min})

Le temps caractéristique variant selon t \sim h (établi à la question Q34), la fréquence de commande suit la loi d'échelle :

f \sim t^{-1} \sim h^{-1}

Avec les lois d'échelle U \sim h (question Q33) et C \sim h (question Q32), on en déduit :

\langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,el}}\rangle \sim f \, U^2 \, C \sim h^{-1} \cdot h^2 \cdot h \sim h^2
\boxed{\langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,el}}\rangle \sim h^2}

Remarque : On retrouve ce résultat de façon équivalente par le travail mécanique : \langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,el}}\rangle = \langle\Gamma\rangle \Omega \sim h^3 \cdot h^{-1} = h^2.

Le volume global du moteur évoluant comme V \sim h^3, la puissance mécanique volumique moyenne \langle\mathscr{P}_{\mathrm{m,el}}\rangle = \frac{\langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,el}}\rangle}{V} vérifie :

\langle\mathscr{P}_{\mathrm{m,el}}\rangle \sim \frac{h^2}{h^3} \sim h^{-1}
\boxed{\langle\mathscr{P}_{\mathrm{m,el}}\rangle \sim h^{-1}}

Conclusion : Lors d'une réduction d'échelle (h < 1), bien que la puissance mécanique absolue diminue comme h^2, la puissance mécanique volumique augmente en h^{-1}. La miniaturisation est donc particulièrement favorable aux actionneurs électrostatiques, ce qui justifie pleinement leur intérêt pour la réalisation de micromoteurs (MEMS).

Résultat

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Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : résistance électrique, loi d'échelle

Donner sans démonstration l'expression de la résistance d'un câble conducteur cylindrique en fonction de sa conductivité et de ses paramètres géométriques. En déduire que .

Voir l'indice

Rappeler la résistance en fonction de la longueur et de la section du fil, puis appliquer l'homothétie sur ces deux dimensions spatiales.

Voir la réponse courte

Formule géométrique r = \ell / (\gamma S) \propto h / h^2 = h^{-1} pour un conducteur cylindrique homothétique.

Voir le corrigé complet

Considérons un câble conducteur cylindrique de longueur L_c, de section transversale S_c et constitué d'un matériau de conductivité électrique \gamma. Sa résistance électrique s'écrit :

\boxed{r = \frac{L_c}{\gamma S_c}}

Lors d'un changement d'échelle de rapport h :

  • la longueur du conducteur varie selon la loi d'échelle d'une dimension linéaire : L_c \sim h ;
  • la section transversale varie comme une surface : S_c \sim h^2 ;
  • la conductivité \gamma, grandeur intensive caractéristique du matériau utilisé, est indépendante de l'échelle géométrique : \gamma \sim 1.

On en déduit immédiatement la loi d'échelle régissant la résistance du conducteur :

r \sim \frac{h}{1 \times h^2} \implies \boxed{r \sim h^{-1}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 37

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : loi d'échelle, effet joule

Quelle est, en régime permanent, la relation liant et la puissance moyenne dissipée par effet Joule ? En déduire que .

Voir l'indice

Égaler les puissances thermique et Joule en régime stationnaire, avec une surface d'échange S \sim h^2, pour relier l'intensité I à l'échelle h.

Voir la réponse courte

Évacuation thermique proportionnelle à l'aire extérieure h^2 égalant la dissipation Joule r I^2 \propto h^{-1} I^2, conduisant à I \propto h^{3/2}.

Voir le corrigé complet

En régime permanent thermique, la température T du moteur est constante au cours du temps, si bien que son énergie interne ne varie pas : \dfrac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}t} = 0. Le bilan de puissance thermique sur le système s'écrit :

\mathcal{P}_{\mathrm{Joule}} - \mathcal{P}_{\mathrm{th}} = 0

d'où la relation d'équilibre thermique :

\boxed{\mathcal{P}_{\mathrm{th}} = \mathcal{P}_{\mathrm{Joule}}}

Déterminons à présent la loi d'échelle régissant le courant I :

  • La puissance thermique évacuée par convection ou rayonnement avec l'extérieur est donnée par \mathcal{P}_{\mathrm{th}} = k S (T - T_{\mathrm{ext}}). Le coefficient d'échange k ainsi que l'écart de température (T - T_{\mathrm{ext}}) étant imposés indépendants de l'échelle (k \sim 1 et \Delta T \sim 1), et la surface d'échange variant comme S \sim h^2, il vient :

    \mathcal{P}_{\mathrm{th}} \sim h^2
  • La puissance moyenne dissipée par effet Joule dans les bobinages vaut \mathcal{P}_{\mathrm{Joule}} = r I_{\mathrm{eff}}^2. Le rapport cyclique étant fixé, I_{\mathrm{eff}} \propto I, soit \mathcal{P}_{\mathrm{Joule}} \sim r I^2. D'après le résultat de la question Q36, la résistance électrique varie selon r \sim h^{-1}, ce qui donne :

    \mathcal{P}_{\mathrm{Joule}} \sim h^{-1} I^2

En égalant les deux lois d'échelle en régime permanent :

h^{-1} I^2 \sim h^2 \implies I^2 \sim h^3

On en déduit immédiatement la loi d'échelle régissant l'intensité :

\boxed{I \sim h^{3/2}}

Résultat

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Question 38

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique ; Mécanique › Mécanique du solide

Notions : loi d'échelle, couple électromagnétique

En procédant comme à la question 34, démontrer qu'ici .

Voir l'indice

Déterminer la loi d'échelle du couple magnétique \Gamma \sim I^2 \mathrm{d}L/\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}, puis réinjecter dans le théorème du moment dynamique ou de l'énergie cinétique.

Voir la stratégie

Pour établir la loi d'échelle du temps caractéristique t, on applique la même démarche qu'à la question Q34 :

  1. Exprimer la loi d'échelle du moment d'inertie J du rotor.
  2. Déterminer la loi d'échelle du couple électromagnétique moyen \Gamma à partir des lois d'échelle de L (question Q32) et de I (question Q37).
  3. Relier l'énergie cinétique du rotor au travail du couple moteur via le théorème de l'énergie cinétique.
Voir la réponse courte

Couple magnétique \Gamma \propto L I^2 \propto h \cdot h^3 = h^4, équilibré par J/t^2 \propto h^5/t^2, donnant t \propto h^{1/2}.

Voir le corrigé complet

Le rotor présente une masse volumique \rho_{\mathrm{m}} indépendante de l'échelle, un volume V \sim h^3 et un rayon R \sim h. Son moment d'inertie par rapport à l'axe de rotation vérifie donc :

J \sim m R^2 \sim (\rho_{\mathrm{m}} V) R^2 \sim h^3 \cdot h^2 = h^5

D'après les questions Q17 et Q18, le couple électromagnétique s'écrit sous la forme :

\Gamma = \frac{1}{2} \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}\theta_{\mathrm{r}}} i^2

L'angle \theta_{\mathrm{r}} étant sans dimension (\theta_{\mathrm{r}} \sim 1), et sachant que L \sim h (question Q32) et I \sim h^{3/2} (question Q37), le couple électromagnétique s'échelonne selon :

\Gamma \sim L I^2 \sim h \cdot \left(h^{3/2}\right)^2 = h^4

Appliquons le théorème de l'énergie cinétique au rotor entre l'arrêt et un instant t, sur une rotation d'angle fini \Delta\theta_{\mathrm{r}} \sim 1 :

\Delta \mathcal{E}_{\mathrm{c}} = \mathcal{W}(\Gamma)

Or :

\begin{aligned} \Delta \mathcal{E}_{\mathrm{c}} &\sim J \Omega^2 \sim J \left(\frac{1}{t}\right)^2 \sim h^5 t^{-2} \\ \mathcal{W}(\Gamma) &\sim \Gamma \Delta\theta_{\mathrm{r}} \sim \Gamma \sim h^4 \end{aligned}

L'égalité des ordres de grandeur impose :

h^5 t^{-2} \sim h^4 \iff t^{-2} \sim h^{-1} \iff t^2 \sim h

On en déduit bien la loi d'échelle recherchée :

\boxed{t \sim h^{1/2}}

Résultat

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : loi d'échelle, puissance volumique

En déduire la loi d'échelle régissant ainsi que celle régissant la puissance mécanique volumique moyenne . Conclure.

Voir l'indice

Calculer le produit du couple moyen par la pulsation de rotation pour la puissance moyenne, puis ramener cette puissance à l'unité de volume.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la loi d'échelle de la puissance mécanique moyenne \langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,ma}}\rangle à partir de l'expression établie à la question Q20 : \langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,ma}}\rangle = \frac{1}{2} f I^2 (L_{\max} - L_{\min}) (ou via \langle\Gamma\rangle\Omega), en utilisant les lois d'échelle de f, I et L.
  2. En déduire la puissance mécanique volumique moyenne \langle\mathscr{P}_{\mathrm{m,ma}}\rangle = \frac{\langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,ma}}\rangle}{V} sachant que V \sim h^3.
  3. Conclure sur l'effet d'une réduction de taille (h < 1) sur les performances du moteur électromagnétique.
Voir la réponse courte

Fréquence f \propto h^{-1/2} menant à une puissance totale \propto h^{7/2} et à une puissance volumique \propto h^{1/2} qui s'effondre pour les petites dimensions.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q20, la puissance mécanique moyenne s'écrit :

\langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,ma}}\rangle = \frac{1}{2} f I^2 (L_{\max} - L_{\min})

En utilisant les lois d'échelle obtenues précédemment :

  • L \sim h (d'après la question Q32) ;
  • I \sim h^{3/2} (d'après la question Q37) ;
  • f \sim t^{-1} \sim h^{-1/2} (d'après la question Q38).

On en déduit la loi d'échelle régissant la puissance mécanique moyenne :

\langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,ma}}\rangle \sim f \cdot I^2 \cdot L \sim h^{-1/2} \cdot \left(h^{3/2}\right)^2 \cdot h = h^{-1/2} \cdot h^3 \cdot h = h^{7/2}
\boxed{\langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,ma}}\rangle \sim h^{7/2}}

Le volume du convertisseur variant selon V \sim h^3, la puissance volumique moyenne \langle\mathscr{P}_{\mathrm{m,ma}}\rangle = \frac{\langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,ma}}\rangle}{V} vérifie :

\langle\mathscr{P}_{\mathrm{m,ma}}\rangle \sim \frac{h^{7/2}}{h^3} = h^{1/2}
\boxed{\langle\mathscr{P}_{\mathrm{m,ma}}\rangle \sim h^{1/2}}

Conclusion : Lors d'une réduction d'échelle (h < 1), la puissance mécanique diminue plus vite que le volume (h^{7/2} contre h^3). Par conséquent, la puissance mécanique volumique \langle\mathscr{P}_{\mathrm{m,ma}}\rangle tend vers 0 lorsque h \to 0 : le moteur électromagnétique perd fortement en compacité et en efficacité massique ou volumique lorsqu'on cherche à le miniaturiser.

Résultat

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : loi d'échelle, microsystème

Comparer les résultats obtenus pour les deux types de moteurs. Conclure.

Voir l'indice

Examiner la limite du rapport des puissances volumiques \langle \mathscr{P}_{\mathrm{m,el}} \rangle / \langle \mathscr{P}_{\mathrm{m,ma}} \rangle lorsque l'échelle h tend vers 0.

Voir la réponse courte

Synthèse : avantage indiscutable du magnétique à l'échelle macroscopique et supériorité de l'électrostatique pour les microsystèmes (MEMS).

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q35 et Q39, les lois d'échelle régissant la puissance mécanique moyenne et la puissance mécanique volumique moyenne sont :

  • pour le moteur électrostatique :

    \langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,el}}\rangle \sim h^2 \quad \text{et} \quad \langle\mathscr{P}_{\mathrm{m,el}}\rangle \sim h^{-1}
  • pour le moteur électromagnétique :

    \langle\mathcal{P}_{\mathrm{m,ma}}\rangle \sim h^{7/2} \quad \text{et} \quad \langle\mathscr{P}_{\mathrm{m,ma}}\rangle \sim h^{1/2}

Le rapport des puissances volumiques moyennes lors d'une réduction d'échelle de facteur h varie selon :

\frac{\langle\mathscr{P}_{\mathrm{m,el}}\rangle}{\langle\mathscr{P}_{\mathrm{m,ma}}\rangle} \sim \frac{h^{-1}}{h^{1/2}} = h^{-3/2}

On en déduit deux régimes bien distincts :

  1. À l'échelle macroscopique (h \sim 1) : le moteur électromagnétique est nettement supérieur. Comme établi à la question Q31, la puissance volumique du moteur électrostatique est limitée par le claquage diélectrique de l'air sous pression atmosphérique (\kappa \approx 10^{-4}), alors que le moteur électromagnétique exploite de fortes inductions magnétiques permises par le fer doux (B \approx 1\text{ T}).
  2. À l'échelle microscopique (h \ll 1, « downsizing ») :

    • La puissance volumique du moteur électrostatique augmente en h^{-1} lorsque la taille diminue.
    • À l'inverse, la puissance volumique du moteur électromagnétique décroît en h^{1/2} en raison de l'augmentation de la résistance (r \sim h^{-1}), qui bride sévèrement le courant admissible pour une température maximale fixée (dissipation thermique limitée par la surface).
\boxed{\text{Pour } h \ll 1\text{, la technologie électrostatique surpasse la voie électromagnétique en puissance volumique : elle s'impose pour les microsystèmes (MEMS).}}

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2026 ?

Surtout 3 chapitres : Conversion électromécanique (52 % des questions, parties I, II et IV), Électrostatique (18 %) et Électronique de puissance (11 %, partie III). Plus ponctuellement : Ferromagnétisme et circuits magnétiques, Magnétostatique, Mécanique du solide, Circuits électriques et régimes transitoires, Induction et forces de Laplace…

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2026 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

Peu : 1 questions sur 40 (2 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI : Q32.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2026 ?

Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2026 ?

Q34 (loi d'échelle) et Q38 (loi d'échelle), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2026 ?

Questions de cours : Q2 (capacité), Q5 (couple électrostatique), Q13 (perméabilité magnétique), Q16 (inductance propre), Q17 (couple électromagnétique), Q22 (diode de roue libre), Q27 (hacheur asymétrique), Q32 (analyse dimensionnelle)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q14 (théorème d'ampère) et Q21 (force contre-électromotrice).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2026 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (18 sur 40), par exemple : Q1, Q3, Q5, Q7, Q12, Q13, Q17, Q19, Q22, Q23, Q26, Q28…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q8, Q14, Q20, Q21, Q29, Q34 et Q36 à Q38.

Le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2026 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury décrit un sujet long mais peu calculatoire, dont la principale difficulté était de comprendre rapidement le fonctionnement de plusieurs dispositifs successifs.

Comment relier le moment d'inertie à l'échelle h en Q34 et Q38 ?

Le moment d'inertie d'un solide homogène s'écrit J \sim m R^2. La masse volumique étant invariante par changement d'échelle, la masse varie comme le volume en h^3 et le rayon en h, ce qui donne J \sim h^5.

Faut-il connaître la loi de Paschen pour aborder la question Q31 ?

Non : la courbe de Paschen est fournie dans les documents du sujet et la notion de champ disruptif y est définie. La question demande d'extraire la tension de claquage par lecture graphique soignée sous pression atmosphérique.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.