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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 PSI 2026

Transferts, mesures et stockage d'énergie électrique

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 14 questions sur 44. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 12 · PTSI 12 · MP2I 12 · TSI1 12 · BCPST1 2 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Électrocinétique et électronique, Solutions aqueuses et électrochimie, Électromagnétisme · 9 incontournables · 14 questions de première année
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Ce sujet très complet et moderne aborde les différentes facettes de la gestion de l'énergie électrique pour la mobilité durable : transmission d'énergie (filaire puis sans fil par couplages capacitif et inductif), métrologie de puissance (effet Hall et électronique de traitement du signal), et enfin stockage électrochimique haute densité (batterie Li-air).

L'épreuve balaie une part remarquable du programme de PSI avec une alternance équilibrée de questions de cours fondamentales, d'analyses documentaires ou graphiques, de modélisation numérique en Python (méthode de Monte-Carlo) et d'applications industrielles concrètes. C'est un sujet d'entraînement incontournable pour réviser l'électrocinétique linéaire et non linéaire, l'induction mutuelle, ainsi que la chimie inorganique et électrochimique.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 4 h 35 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

9 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

14 questions rapides et accessibles · 5 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (14) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (5) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : données en annexe
  • Données en annexe

    L'épreuve comporte un document réponse à rendre avec la copie pour les tracés de champ électrique en Q11 et le schéma de l'accumulateur en Q40, ainsi qu'un tableau de données numériques placé en fin d'énoncé.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

44 questions
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Partie A : Transfert filaire

I · Adaptation d'impédance

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : transfert maximal de puissance, diviseur de tension

Établir l'expression de la puissance fournie par le générateur au récepteur en fonction de , et . Pour quelle valeur de cette puissance est-elle maximale, et étant fixés ? Donner dans ce cas l'expression de la puissance maximale en fonction de et de .

Voir l'indice

Exprimer P_g = r_e i^2 avec la loi de Pouillet, puis dériver par rapport à r_e ou utiliser la propriété mathématique fournie dans l'énoncé.

Voir la réponse courte

Expression de la puissance P_g(r_e), dérivée nulle pour r_e = r_i d'où la puissance maximale P_{g,\text{max}} = e_0^2/(4r_i).

Voir le corrigé complet

D'après la figure 1a, le circuit est formé d'une seule maille associant en série le générateur réel (e_0, r_i) et la résistance de charge r_e. L'intensité du courant circulant dans la boucle s'écrit, d'après la loi des mailles :

i = \frac{e_0}{r_i + r_e}

La puissance électrique fournie par le générateur au récepteur (qui est intégralement dissipée par effet Joule dans r_e) vaut alors :

P_g = r_e \, i^2 = \frac{r_e}{(r_i + r_e)^2} \, e_0^2
\boxed{P_g = \frac{r_e \, e_0^2}{(r_i + r_e)^2}}

Pour trouver la valeur de r_e maximisant cette puissance à e_0 et r_i fixés, on peut :

  • soit dériver P_g par rapport à r_e :

    \frac{\mathrm{d}P_g}{\mathrm{d}r_e} = e_0^2 \, \frac{(r_i + r_e)^2 - 2r_e(r_i + r_e)}{(r_i + r_e)^4} = e_0^2 \, \frac{r_i - r_e}{(r_i + r_e)^3}

    La dérivée s'annule en changeant de signe (de positif à négatif) pour r_e = r_i, ce qui correspond bien à un maximum ;

  • soit réécrire P_g sous la forme :

    P_g = e_0^2 \, \frac{r_e}{r_e^2 + 2 r_i r_e + r_i^2}

    et appliquer la propriété donnée dans le préambule pour la fonction f(x) = \frac{x}{x^2 + 2kax + a^2} avec x = r_e, a = r_i et k = 1 > -1, dont le maximum est atteint en x = a.

Dans les deux cas, la puissance fournie au récepteur est maximale pour :

\boxed{r_e = r_i}

En remplaçant r_e par r_i dans l'expression de P_g, on obtient la puissance maximale correspondante :

P_{g,\text{max}} = \frac{r_i \, e_0^2}{(2r_i)^2}
\boxed{P_{g,\text{max}} = \frac{e_0^2}{4r_i}}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : diviseur de tension, impédance complexe

Donner les expressions de la tension complexe aux bornes d'entrée du récepteur et de l'intensité qui le traverse en fonction de , et .

Voir l'indice

Appliquer un pont diviseur de tension pour \underline{u}_e et la loi des mailles pour \underline{i}_e.

Voir la réponse courte

Diviseur de tension et loi d'Ohm complexe pour déterminer directement \underline{u}_e et \underline{i}_e.

Voir le corrigé complet

D'après le schéma de la figure 1b, le circuit forme une maille unique où le générateur réel (de f.e.m. \underline{e} et d'impédance interne \underline{Z}_i) alimente le dipôle récepteur d'impédance \underline{Z}_e.

En appliquant la loi des mailles avec les conventions de la figure 1b, l'intensité complexe \underline{i}_e traversant le circuit vaut :

\boxed{\underline{i}_e = \frac{\underline{e}}{\underline{Z}_i + \underline{Z}_e}}

En convention récepteur pour l'impédance \underline{Z}_e, la loi d'Ohm complexe ou la formule du pont diviseur de tension donne directement :

\boxed{\underline{u}_e = \frac{\underline{Z}_e}{\underline{Z}_i + \underline{Z}_e} \, \underline{e}}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : puissance active, facteur de puissance

Quelle est l'expression de la puissance moyenne consommée par le récepteur en fonction de , et puis en fonction de , , , et ?

Voir l'indice

Utiliser la formule P_a = \text{Re}(\underline{u}_e \underline{i}_e^*) = Z_e \cos(\varphi_e) I_{e,\text{eff}}^2, puis substituer le module de l'intensité complexe.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance moyenne (ou puissance active) absorbée par le récepteur en régime sinusoïdal forcé à partir de la formule du facteur de puissance P_a = U_{e,\text{eff}} I_{e,\text{eff}} \cos \varphi_e et de la relation U_{e,\text{eff}} = Z_e I_{e,\text{eff}}.
  2. Déterminer l'intensité efficace I_{e,\text{eff}} = |\underline{i}_e| à l'aide de la loi de Pouillet établie en Q2, en développant le module carré du dénominateur |\underline{Z}_i + \underline{Z}_e|^2.
Voir la réponse courte

Expression de la puissance active P_a = Z_e I_{e,\text{eff}}^2 \cos\varphi_e, puis substitution de I_{e,\text{eff}} à l'aide de l'impédance totale.

Voir le corrigé complet

La puissance active moyenne consommée par le dipôle récepteur linéaire d'impédance complexe \underline{Z}_e = Z_e \mathrm{e}^{j\varphi_e} s'écrit :

P_a = U_{e,\text{eff}} \, I_{e,\text{eff}} \cos \varphi_e

Comme la tension efficace aux bornes du récepteur est reliée à l'intensité efficace par la loi d'Ohm U_{e,\text{eff}} = |\underline{Z}_e| \, I_{e,\text{eff}} = Z_e I_{e,\text{eff}}, on obtient :

\boxed{P_a = Z_e \cos \varphi_e \, I_{e,\text{eff}}^2}

D'après la question Q2, l'intensité complexe est donnée par :

\underline{i}_e = \frac{\underline{e}}{\underline{Z}_i + \underline{Z}_e}

L'intensité efficace s'en déduit en prenant le module :

I_{e,\text{eff}} = \frac{E_{0,\text{eff}}}{|\underline{Z}_i + \underline{Z}_e|}

Le carré du module de la somme des impédances complexes vaut :

\begin{aligned} |\underline{Z}_i + \underline{Z}_e|^2 &= (\underline{Z}_i + \underline{Z}_e)(\underline{Z}_i^* + \underline{Z}_e^*) \\ &= Z_i^2 + Z_e^2 + \underline{Z}_i \underline{Z}_e^* + \underline{Z}_i^* \underline{Z}_e \\ &= Z_i^2 + Z_e^2 + 2 \operatorname{Re}\left(Z_i Z_e \mathrm{e}^{j(\varphi_i - \varphi_e)}\right) \\ &= Z_i^2 + 2 Z_i Z_e \cos(\varphi_e - \varphi_i) + Z_e^2 \end{aligned}

En injectant l'expression de I_{e,\text{eff}}^2 dans celle de P_a, on aboutit à :

\boxed{P_a = \frac{Z_e \cos \varphi_e}{Z_i^2 + 2 Z_i Z_e \cos(\varphi_e - \varphi_i) + Z_e^2} \, E_{0,\text{eff}}^2}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : adaptation d'impédance, puissance active

En admettant que , déterminer, en fonction de , la valeur de qui rend la puissance moyenne maximale. Donner l'expression de cette puissance maximale . Pour cette valeur de , donner la puissance dissipée dans l'impédance interne du générateur. Commenter.

Voir l'indice

Remplacer \varphi_i = -\varphi_e dans l'expression précédente et exploiter la propriété d'optimisation de f(x) donnée en introduction.

Voir la stratégie
  1. Injecter la condition \varphi_i = -\varphi_e dans l'expression de la puissance active P_a obtenue à la question Q3, puis identifier la fonction de la variable Z_e à la propriété mathématique rappelée en préambule.
  2. En déduire la valeur optimale de Z_e et simplifier l'expression de P_{a,\text{max}} à l'aide d'une formule trigonométrique.
  3. Exprimer le courant efficace I_{e,\text{eff}} à l'adaptation pour en déduire la puissance dissipée dans le générateur P_{\text{diss}}, puis commenter le rendement énergétique associé.
Voir la réponse courte

Dérivation par rapport à Z_e donnant Z_e = Z_i pour maximiser P_a, égalité des puissances utile et dissipée impliquant un rendement de 50%.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q3, la puissance moyenne consommée par le récepteur s'écrit :

P_a = \frac{Z_e \cos \varphi_e}{Z_e^2 + 2 Z_i Z_e \cos(\varphi_e - \varphi_i) + Z_i^2} \, E_{0,\text{eff}}^2

En introduisant l'hypothèse \varphi_i = -\varphi_e, on a \varphi_e - \varphi_i = 2\varphi_e, d'où :

P_a = E_{0,\text{eff}}^2 \cos\varphi_e \times \frac{Z_e}{Z_e^2 + 2 Z_i \cos(2\varphi_e) Z_e + Z_i^2}

On reconnaît la fonction f(x) = \dfrac{x}{x^2 + 2kax + a^2} donnée en préambule avec :

x = Z_e \geqslant 0, \quad a = Z_i > 0 \quad \text{et} \quad k = \cos(2\varphi_e) > -1 \quad (\text{pour } \varphi_e \in ]-\pi/2, \, \pi/2[)

D'après la propriété admise, cette fonction admet un maximum en x = a, ce qui donne directement :

\boxed{Z_e = Z_i}

À ce maximum, en utilisant la relation trigonométrique 1 + \cos(2\varphi_e) = 2\cos^2\varphi_e, il vient :

\begin{aligned} P_{a,\text{max}} &= E_{0,\text{eff}}^2 \cos\varphi_e \times \frac{Z_i}{Z_i^2 + 2 Z_i^2 \cos(2\varphi_e) + Z_i^2} \\ &= \frac{E_{0,\text{eff}}^2 \cos\varphi_e}{Z_i \big(2 + 2\cos(2\varphi_e)\big)} \\ &= \frac{E_{0,\text{eff}}^2 \cos\varphi_e}{4 Z_i \cos^2\varphi_e} \end{aligned}

Soit :

\boxed{P_{a,\text{max}} = \frac{E_{0,\text{eff}}^2}{4 Z_i \cos\varphi_e} = \frac{E_{0,\text{eff}}^2}{4 Z_i \cos\varphi_i}}

Puisque Z_e = Z_i et \varphi_e = -\varphi_i, les impédances sont complexes conjuguées : \underline{Z}_e = \underline{Z}_i^*. L'impédance équivalente vue par la source est :

\underline{Z}_i + \underline{Z}_e = \underline{Z}_i + \underline{Z}_i^* = 2\operatorname{Re}(\underline{Z}_i) = 2 Z_i \cos\varphi_i = 2 Z_i \cos\varphi_e

Le courant efficace traversant le circuit vaut donc :

I_{e,\text{eff}} = \frac{E_{0,\text{eff}}}{2 Z_i \cos\varphi_e}

La puissance moyenne dissipée dans l'impédance interne du générateur est la puissance active reçue par \underline{Z}_i :

P_{\text{diss}} = Z_i \cos\varphi_i \, I_{e,\text{eff}}^2 = Z_i \cos\varphi_e \left(\frac{E_{0,\text{eff}}}{2 Z_i \cos\varphi_e}\right)^2 = \frac{E_{0,\text{eff}}^2}{4 Z_i \cos\varphi_e}

On obtient ainsi :

\boxed{P_{\text{diss}} = P_{a,\text{max}} = \frac{E_{0,\text{eff}}^2}{4 Z_i \cos\varphi_e}}

Commentaire :

  • À l'adaptation d'impédance (\underline{Z}_e = \underline{Z}_i^*), la puissance dissipée dans le générateur est exactement égale à la puissance maximale fournie au récepteur : P_{\text{diss}} = P_{a,\text{max}}.
  • Le rendement du transfert est donc de :

    \eta = \frac{P_{a,\text{max}}}{P_{a,\text{max}} + P_{\text{diss}}} = 50\%

    Cette condition est recherchée en télécommunications ou en instrumentation pour extraire un signal de puissance maximale, mais elle est inadaptée au transport d'énergie de forte puissance, pour lequel on cherche au contraire à minimiser les pertes par effet Joule (Z_i \ll Z_e afin d'obtenir un rendement proche de 100\%).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : adaptation d'impédance, impédance complexe

On désire alimenter de manière optimale un haut-parleur modélisé par une résistance en série avec une bobine d'inductance , sous une fréquence . Quel serait l'association de dipôles formant respectant l'adaptation d'impédance ? On précisera la nature et la valeur associées aux dipôles.

Voir l'indice

Traduire la condition d'adaptation conjuguée \underline{Z}_i = \underline{Z}_e^* en séparant partie réelle et partie imaginaire.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'impédance complexe \underline{Z}_e du haut-parleur modélisé par l'association série d'une résistance r_e et d'une inductance \ell_e.
  2. Utiliser la condition d'adaptation d'impédance établie à la question Q4, à savoir \underline{Z}_i = \underline{Z}_e^*.
  3. Identifier les parties réelle et imaginaire de \underline{Z}_i pour en déduire la nature des composants (résistance et condensateur en série) et calculer leurs valeurs numériques.
Voir la réponse courte

Condition \underline{Z}_i = \underline{Z}_e^* imposant une résistance r_i = 6\ \Omega en série avec une capacité compensant l'inductance à 1\text{ kHz}.

Voir le corrigé complet

Le récepteur est constitué de la mise en série d'une résistance r_e et d'une bobine d'inductance \ell_e. Son impédance complexe s'écrit :

\underline{Z}_e = r_e + j \ell_e \omega

D'après la question Q4, l'adaptation d'impédance impose Z_i = Z_e et \varphi_i = -\varphi_e, ce qui équivaut à la relation de conjugaison complexe :

\underline{Z}_i = \underline{Z}_e^* = r_e - j \ell_e \omega

La partie réelle de \underline{Z}_i est positive et indépendante de la fréquence, elle correspond à une résistance pure :

r_i = r_e = 6\ \Omega

La partie imaginaire de \underline{Z}_i étant strictement négative, elle peut être réalisée par un condensateur de capacité C_i branché en série avec la résistance r_i :

\underline{Z}_i = r_i + \frac{1}{j C_i \omega} = r_i - \frac{j}{C_i \omega}

Par identification avec l'expression de \underline{Z}_e^*, on obtient :

\frac{1}{C_i \omega} = \ell_e \omega \implies C_i = \frac{1}{\ell_e \omega^2} = \frac{1}{4 \pi^2 f^2 \ell_e}

Application numérique avec f = 1\text{ kHz} = 10^3\text{ Hz} et \ell_e = 0{,}5\text{ mH} = 0{,}5 \times 10^{-3}\text{ H} :

C_i = \frac{1}{4 \pi^2 \times (10^3)^2 \times 0{,}5 \times 10^{-3}} \approx 5{,}1 \times 10^{-5}\text{ F} = 51\ \mu\text{F}

L'impédance interne optimale \underline{Z}_i est donc réalisée par l'association en série :

\boxed{\text{une résistance } r_i = 6\ \Omega \quad \text{et un condensateur de capacité } C_i = \frac{1}{4\pi^2 f^2 \ell_e} \approx 51\ \mu\text{F}}

Résultat

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II · Transfert résonnant

Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : adaptation d'impédance

Y a-t-il adaptation d'impédance entre le générateur et le récepteur du montage de la figure 2 ?

Voir l'indice

Comparer l'impédance interne du générateur idéal (Z_i = 0) avec l'impédance du récepteur pour conclure quant à l'adaptation.

Voir la réponse courte

Comparaison de l'impédance de sortie du générateur et de l'impédance d'entrée du récepteur pour conclure à l'absence d'adaptation.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q4, la condition d'adaptation d'impédance assurant un transfert maximal de puissance active s'écrit :

\underline{Z}_e = \underline{Z}_i^* \iff \left\{\begin{aligned} \operatorname{Re}(\underline{Z}_e) &= \operatorname{Re}(\underline{Z}_i) \\ \operatorname{Im}(\underline{Z}_e) &= -\operatorname{Im}(\underline{Z}_i) \end{aligned}\right.

Examinons le montage de la figure 2 :

  • D'après l'énoncé et la délimitation de la figure 2, le générateur présente une impédance interne nulle :

    \underline{Z}_i = 0

    Le récepteur, constitué de l'association parallèle de R et C, possède une impédance d'entrée :

    \underline{Z}_e = \frac{R}{1 + jRC\omega} \neq 0

    On a donc manifestement \underline{Z}_e \neq \underline{Z}_i^*.

  • Même si l'on incluait la bobine d'inductance L dans l'impédance interne équivalente de la source vue par le récepteur (\underline{Z}_{i,\text{tot}} = jL\omega), la partie réelle de cette impédance serait nulle (\operatorname{Re}(\underline{Z}_{i,\text{tot}}) = 0), alors que le récepteur dissipe de la puissance et présente une partie réelle strictement positive :

    \operatorname{Re}(\underline{Z}_e) = \frac{R}{1 + R^2 C^2 \omega^2} > 0

    L'égalité des parties réelles ne peut donc en aucun cas être satisfaite.

\boxed{\text{Il n'y a pas adaptation d'impédance.}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : fonction de transfert, circuit rlc

La tension est la tension aux bornes de la résistance de la figure 2. Établir l'expression de la fonction de transfert . On écrira la fonction de transfert sous la forme :

et on donnera les expressions de , et en fonction de , et .

Voir l'indice

Utiliser un diviseur de tension entre l'impédance de la bobine jL\omega et l'impédance parallèle équivalente de R et C.

Voir la stratégie
  1. Modéliser le récepteur constitué de l'association en parallèle du conducteur ohmique R et du condensateur C par son admittance équivalente \underline{Y}_{RC}.
  2. Appliquer la formule du diviseur de tension pour exprimer la fonction de transfert \underline{H} = \frac{\underline{u}_s}{\underline{e}}.
  3. Mettre l'expression sous la forme canonique demandée pour identifier H_0, \omega_0 et Q.
Voir la réponse courte

Diviseur de tension sur le filtre RLC série et identification canonique de H_0, \omega_0 et Q.

Voir le corrigé complet

Le récepteur est constitué de la mise en parallèle de la résistance R et de la capacité C. Son admittance équivalente s'écrit :

\underline{Y}_{RC} = \frac{1}{R} + jC\omega

L'ensemble du circuit est alimenté par la source de tension idéale \underline{e} en série avec la bobine d'impédance \underline{Z}_L = jL\omega. Par application du pont diviseur de tension, la tension complexe \underline{u}_s aux bornes du récepteur s'exprime par :

\underline{H} = \frac{\underline{u}_s}{\underline{e}} = \frac{\frac{1}{\underline{Y}_{RC}}}{\underline{Z}_L + \frac{1}{\underline{Y}_{RC}}} = \frac{1}{1 + \underline{Z}_L \underline{Y}_{RC}}

En remplaçant \underline{Z}_L et \underline{Y}_{RC} par leurs expressions :

\begin{aligned} \underline{H} &= \frac{1}{1 + jL\omega \left(\frac{1}{R} + jC\omega\right)} \\ &= \frac{1}{1 + j\frac{L\omega}{R} - LC\omega^2} \end{aligned}

On identifie cette expression avec la forme canonique imposée :

\underline{H} = \frac{H_0}{1 + j \frac{\omega}{Q\omega_0} - \frac{\omega^2}{\omega_0^2}}

Par identification terme à terme :

  • le gain statique est :

    \boxed{H_0 = 1}
  • la pulsation propre \omega_0 vérifie \omega_0^2 = \frac{1}{LC}, soit :

    \boxed{\omega_0 = \frac{1}{\sqrt{LC}}}
  • le facteur de qualité Q vérifie \frac{1}{Q\omega_0} = \frac{L}{R}, ce qui conduit à :

    \boxed{Q = \frac{R}{L\omega_0} = R\sqrt{\frac{C}{L}}}

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : puissance active, résonance en tension

Quel dipôle du récepteur consomme de la puissance ? En déduire l'expression de la puissance moyenne consommée par le récepteur en fonction de et d'un des paramètres du récepteur. Montrer que la dépendance en fréquence de la puissance consommée est donnée par :

Exprimer en fonction de et d'autre(s) paramètre(s).

Voir l'indice

Seule la résistance dissipe de la puissance active en moyenne temporelle : exprimer P_a = U_{s,\text{eff}}^2/R puis injecter |\underline{H}(j\omega)|^2.

Voir la stratégie
  1. Identifier le seul dipôle du récepteur (R,\, C) dissipant de l'énergie en régime sinusoïdal permanent (composant actif / réactif).
  2. Exprimer la puissance moyenne consommée à l'aide de la valeur efficace de la tension à ses bornes, U_{s,\text{eff}}, et de sa résistance R.
  3. Relier U_{s,\text{eff}} à la tension efficace du générateur E_{0,\text{eff}} par le module de la fonction de transfert \underline{H} établie à la question Q7 pour en déduire P_a(\omega) et identifier P_{a,0}.
Voir la réponse courte

Seule la résistance dissipe de la puissance ; calcul de P_a = U_{s,\text{eff}}^2 / R par le carré du module du gain complexe.

Voir le corrigé complet

Le récepteur est constitué d'une résistance R et d'un condensateur de capacité C montés en parallèle.

  • Un condensateur idéal est un dipôle purement réactif : il stocke et restitue de l'énergie électrostatique au cours de la période, de sorte que la puissance active moyenne qu'il absorbe est strictement nulle :

    \langle p_C(t) \rangle = 0
  • Seule la résistance R dissipe de la puissance sous forme d'effet Joule.

La tension aux bornes du récepteur (donc aux bornes de la résistance R) étant u_s(t) de valeur efficace U_{s,\text{eff}}, la puissance moyenne consommée par le récepteur s'écrit :

\boxed{P_a = \frac{U_{s,\text{eff}}^2}{R}}

D'après la question Q7, la fonction de transfert entre la sortie et l'entrée s'écrit :

\underline{H}(j\omega) = \frac{\underline{u}_s}{\underline{e}} = \frac{H_0}{1 - \frac{\omega^2}{\omega_0^2} + j\,\frac{\omega}{Q\omega_0}} \quad \text{avec } H_0 = 1

La relation entre les amplitudes ou entre les valeurs efficaces est donnée par le module de la fonction de transfert :

U_{s,\text{eff}} = |\underline{H}(j\omega)|\, E_{0,\text{eff}}

Le carré du module vaut :

|\underline{H}(j\omega)|^2 = \frac{H_0^2}{\left(1 - \frac{\omega^2}{\omega_0^2}\right)^2 + \frac{\omega^2}{Q^2\omega_0^2}} = \frac{1}{\left(1 - \frac{\omega^2}{\omega_0^2}\right)^2 + \frac{\omega^2}{Q^2\omega_0^2}}

En injectant cette relation dans l'expression de la puissance active P_a, il vient :

P_a = \frac{|\underline{H}(j\omega)|^2 E_{0,\text{eff}}^2}{R} = \frac{\frac{E_{0,\text{eff}}^2}{R}}{\left(1 - \frac{\omega^2}{\omega_0^2}\right)^2 + \frac{\omega^2}{Q^2\omega_0^2}}

Cette expression est bien de la forme demandée :

P_a = \frac{P_{a,0}}{\left(1 - \frac{\omega^2}{\omega_0^2}\right)^2 + \frac{\omega^2}{Q^2\omega_0^2}}

par identification avec le terme constant au numérateur :

\boxed{P_{a,0} = \frac{E_{0,\text{eff}}^2}{R}}

Résultat

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Question 9

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : résonance, facteur de qualité

On a représenté figure 3, en coordonnées réduites, la puissance moyenne consommée par le récepteur. Pour quelle valeur de est-elle tracée ? Évaluer l'écart relatif entre la pulsation du maximum de puissance moyenne et . Comment cet écart dépend-il de ? Justifier.

Voir l'indice

Déterminer le maximum de la courbe y(x) en annulant la dérivée du dénominateur par rapport à x^2, puis lire la valeur crête sur le graphe agrandi.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la valeur particulière x = \frac{\omega}{\omega_0} = 1 dans l'expression théorique de y(x) = \frac{P_a}{P_{a,0}} pour identifier Q grâce au graphe de droite.
  2. Déterminer analytiquement la pulsation \omega_{\max} réalisant le maximum de puissance moyenne en minimisant le dénominateur de y(x), puis comparer avec la lecture graphique pour évaluer l'écart relatif \frac{\delta\omega}{\omega_0}.
  3. Effectuer un développement limité pour Q grand afin de dégager la dépendance de l'écart relatif vis-à-vis de Q.
Voir la réponse courte

Lecture graphique de l'acuité de résonance pour déduire Q et calcul de la dérivée montrant que le décalage s'annule quand Q augmente.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q8, le rapport réduit y = \frac{P_a}{P_{a,0}} s'écrit en fonction de la pulsation réduite x = \frac{\omega}{\omega_0} :

y(x) = \frac{1}{\left(1 - x^2\right)^2 + \dfrac{x^2}{Q^2}}

1. Détermination du facteur de qualité Q

Pour x = 1 (\omega = \omega_0), l'expression se simplifie immédiatement :

y(1) = \frac{1}{0 + \dfrac{1}{Q^2}} = Q^2

Sur le graphe agrandi de la figure 3 (à droite), on lit très précisément pour l'abscisse x = 1 l'ordonnée y(1) = 16. On en déduit :

Q^2 = 16 \implies \boxed{Q = 4}

2. Évaluation de l'écart relatif \dfrac{\delta\omega}{\omega_0}

Le maximum de y(x) correspond au minimum du dénominateur D(x) = \left(1 - x^2\right)^2 + \dfrac{x^2}{Q^2}. Posons la variable auxiliaire u = x^2 \geqslant 0 :

D(u) = (1 - u)^2 + \frac{u}{Q^2} = u^2 - 2\left(1 - \frac{1}{2Q^2}\right)u + 1

Ce trinôme du second degré en u admet son minimum pour :

u_{\max} = 1 - \frac{1}{2Q^2}

Pour Q = 4, u_{\max} = 1 - \frac{1}{32} = \frac{31}{32} \approx 0{,}9688 > 0. La pulsation de résonance \omega_{\max} vérifie donc :

x_{\max} = \frac{\omega_{\max}}{\omega_0} = \sqrt{1 - \frac{1}{2Q^2}} = \sqrt{\frac{31}{32}} \approx 0{,}984

Sur le graphe agrandi, on observe bien que le sommet de la courbe se situe à l'abscisse x_{\max} \approx 0{,}984 (avec y_{\max} = \frac{1}{1 - \frac{31^2}{32^2}} = \frac{1024}{63} \approx 16{,}25).

L'écart relatif algébrique entre la pulsation du maximum et \omega_0 s'écrit :

\frac{\delta\omega}{\omega_0} = \frac{\omega_{\max} - \omega_0}{\omega_0} = x_{\max} - 1 = \sqrt{1 - \frac{1}{2Q^2}} - 1

Numériquement pour Q = 4 :

\boxed{\frac{\delta\omega}{\omega_0} \approx -1{,}6\times 10^{-2} = -1{,}6\,\%} \quad \text{soit en valeur absolue} \quad \boxed{\left|\frac{\delta\omega}{\omega_0}\right| \approx 1{,}6\,\%}

3. Dépendance de l'écart vis-à-vis de Q

Pour des facteurs de qualité usuels élevés (Q \gg 1), un développement limité à l'ordre 1 au voisinage de \frac{1}{Q^2} = 0 donne :

x_{\max} = \left(1 - \frac{1}{2Q^2}\right)^{1/2} = 1 - \frac{1}{4Q^2} + o\left(\frac{1}{Q^2}\right)

D'où l'expression approchée de l'écart relatif :

\boxed{\frac{\delta\omega}{\omega_0} \approx -\frac{1}{4Q^2}}

Cet écart est négatif (le maximum a toujours lieu pour une pulsation légèrement inférieure à \omega_0) et décroît en valeur absolue comme \frac{1}{Q^2}. Ainsi, plus le facteur de qualité Q est grand, plus la pulsation de résonance de puissance est proche de la pulsation propre \omega_0.

Résultat

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Question 10

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : résonance, bande passante

On se place dans les conditions de la figure 3. Quelle inductance faut-il utiliser pour que le transfert de puissance soit maximal à la fréquence si ? Avec ces valeurs, on veut transférer une puissance pour . Quelle valeur de la résistance doit-on utiliser ? Quel écart de fréquence est acceptable si la puissance ne s'écarte pas de plus de 10% de la valeur maximale ? Commenter, sachant que la capacité est susceptible de grandes variations. Quelle solution proposeriez-vous ?

Voir l'indice

Relier L à f_0 et C via \omega_0 = 1/\sqrt{LC}, puis déterminer R à partir de P_{a,\max} = E_{0,\text{eff}}^2/R avant d'évaluer la bande passante à -10\%.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'inductance L à partir de la pulsation propre \omega_0 = 1/\sqrt{LC} en reliant la fréquence de résonance f_0 aux paramètres du circuit.
  2. Déduire la résistance R de la valeur maximale P_{a,\max} lue sur la figure 3 ou calculée à la question précédente.
  3. Déterminer graphiquement (et vérifier par le calcul) l'intervalle de pulsations réduites x = \omega/\omega_0 pour lequel P_a \geqslant 0{,}90\,P_{a,\max}, puis en déduire la plage de fréquence admissible.
  4. Analyser l'impact d'une variation de la capacité C sur la fréquence propre et proposer une solution technologique adaptée.
Voir la réponse courte

Calcul de L par \omega_0^2 LC = 1, ajustement de R pour la puissance crête, calcul de la bande passante à -10% et proposition d'un asservissement en fréquence.

Voir le corrigé complet

1. Valeur de l'inductance L

D'après la question précédente, l'écart relatif entre la pulsation de puissance maximale \omega_{\max} et la pulsation propre \omega_0 n'est que de 1{,}6\,\%. En assimilant la fréquence de résonance à la fréquence propre f_0 = \frac{\omega_0}{2\pi} = \frac{1}{2\pi\sqrt{LC}}, on obtient :

L = \frac{1}{4\pi^2 f_0^2 C}

Pour f_0 = 200\text{ kHz} = 2{,}00\times 10^5\text{ Hz} et C = 20\text{ pF} = 2{,}0\times 10^{-11}\text{ F} :

L = \frac{1}{4\pi^2 \times (2{,}00\times 10^5)^2 \times 2{,}0\times 10^{-11}} \approx 3{,}17\times 10^{-2}\text{ H} = 31{,}7\text{ mH}

Remarque : si l'on prend rigoureusement f_{\max} = f_0 = 200\text{ kHz} avec \omega_{\max} = \omega_0\sqrt{1 - \frac{1}{2Q^2}} et Q = 4, on a L = \frac{1 - 1/(2Q^2)}{4\pi^2 f_{\max}^2 C} = \frac{31}{32}\frac{1}{4\pi^2 f_0^2 C} \approx 30{,}7\text{ mH}.

\boxed{L \approx 32\text{ mH}}

2. Valeur de la résistance R

D'après la question Q8, la puissance moyenne s'écrit P_a(x) = y(x)\,P_{a,0} avec P_{a,0} = \frac{E_{0,\text{eff}}^2}{R}.

Le maximum de la fonction y(x), visible sur la figure 3 et calculé en Q9, vaut :

y_{\max} = \frac{1}{\frac{1}{Q^2}\left(1 - \frac{1}{4Q^2}\right)} = \frac{16}{1 - \frac{1}{64}} = \frac{1024}{63} \approx 16{,}25

On en déduit :

P_{a,\max} = y_{\max}\,\frac{E_{0,\text{eff}}^2}{R} \implies R = y_{\max}\,\frac{E_{0,\text{eff}}^2}{P_{a,\max}}

Avec E_{0,\text{eff}} = 100\text{ V}, P_{a,\max} = 1\text{ kW} = 1000\text{ W} et y_{\max} \approx 16{,}25 (ou 16 au premier ordre) :

R = 16{,}25 \times \frac{100^2}{1000} \approx 163\ \Omega \quad (\text{ou } 160\ \Omega)
\boxed{R \approx 160\ \Omega}

3. Écart de fréquence acceptable

La condition sur la puissance s'écrit :

P_a \geqslant 0{,}90\,P_{a,\max} \iff y \geqslant 0{,}90\,y_{\max} \approx 0{,}90 \times 16{,}25 \approx 14{,}6

Par lecture sur l'agrandissement de la figure 3 au niveau de l'ordonnée y = 14{,}6, on relève l'intervalle de pulsations réduites :

x_1 \approx 0{,}94 \quad \text{et} \quad x_2 \approx 1{,}03

Vérification analytique : l'équation (1-x^2)^2 + \frac{x^2}{16} = \frac{0{,}0615}{0{,}90} = 0{,}0684 donne x_1 = 0{,}941 et x_2 = 1{,}025, en parfait accord avec le graphe.

Puisque f = x f_0, les fréquences correspondantes sont :

\begin{aligned} f_1 &= 0{,}94 \times 200\text{ kHz} \approx 188\text{ kHz} \\ f_2 &= 1{,}03 \times 200\text{ kHz} \approx 205\text{ kHz} \end{aligned}

L'écart de fréquence toléré est donc :

\boxed{\Delta f = f_2 - f_1 \approx 17\text{ kHz} \quad \left(\text{soit } \frac{\Delta f}{f_0} \approx 8{,}5\,\%\right)}

Ce qui correspond à une variation autorisée d'environ \pm 4\,\% autour de la fréquence du pic (f_{\max} \approx 197\text{ kHz}).

4. Commentaire et solution proposée

La résonance est relativement aiguë. Or, la fréquence propre dépend de la capacité selon f_0 \propto C^{-1/2}, ce qui donne par dérivation logarithmique :

\frac{\mathrm{d}f_0}{f_0} = -\frac{1}{2}\,\frac{\mathrm{d}C}{C}

Dans un transfert sans contact, la capacité C dépend de l'entrefer et de l'alignement mécanique des armatures ; une variation de C de seulement 10\,\% décale f_0 de 5\,\%, ce qui fait sortir le système de la bande passante admissible et entraîne une chute drastique de la puissance transmise.

Solutions possibles :

  • Asservissement de fréquence (recommandé) : asservir la fréquence d'alimentation de l'onduleur à la fréquence de résonance instantanée du circuit à l'aide d'une boucle à verrouillage de phase (PLL) ou d'un algorithme de recherche du point de puissance maximale (MPPT).
  • Accord dynamique : adapter l'inductance L ou adjoindre un banc de condensateurs commutables pour réajuster la fréquence propre.

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Partie B : Transfert d'énergie sans contact

I · Couplage capacitif

Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : ligne de champ, potentiel électrostatique

Représenter, sur le document réponse qui reproduit la figure 5, le champ électrique aux points , et . Tracer et orienter les lignes de champ passant par ces points. Évaluer numériquement la norme du champ électrique en et en .

Voir l'indice

Rappeler que le champ électrique est orthogonal aux équipotentielles et orienté vers les potentiels décroissants ; estimer sa norme par E \approx |\Delta V|/\Delta n.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la relation locale \vec{E} = -\vec{\nabla} V qui impose que le champ électrique est orthogonal aux surfaces équipotentielles et orienté dans le sens des potentiels décroissants.
  2. Déterminer l'orientation du champ et tracer les lignes de champ en tenant compte des symétries du système (axe x = 0) et de la polarité des armatures (armature inférieure à +V_0 = +100\text{ V}, armature supérieure à -V_0 = -100\text{ V}).
  3. Évaluer numériquement la norme du champ à l'aide de l'approximation locale \|\vec{E}\| \approx \left|\frac{\Delta V}{\Delta n}\right|, où \Delta n est la distance séparant deux équipotentielles voisines (\Delta V = 10\text{ V}).
Voir la réponse courte

Tracé des vecteurs \vec{E} orthogonaux aux équipotentielles vers les potentiels décroissants et évaluation numérique locale du gradient |\Delta V / \Delta n|.

Voir le corrigé complet

1. Propriétés générales du champ électrique et des lignes de champ

Le champ électrostatique dérive du potentiel selon la relation :

\vec{E} = -\vec{\nabla} V

Par conséquent :

  • en tout point, le vecteur \vec{E} est orthogonal à la surface équipotentielle passant par ce point ;
  • \vec{E} est dirigé dans le sens des potentiels décroissants (des potentiels positifs vers les potentiels négatifs) ;
  • les lignes de champ sont des courbes orthogonales aux équipotentielles et orientées dans le sens de \vec{E}.

D'après la figure 5, l'armature inférieure (en y = -d/2 = -5{,}5\text{ cm}) est au potentiel +V_0 = +100\text{ V} (lignes de niveau positives en trait plein), tandis que l'armature supérieure (en y = +d/2 = +5{,}5\text{ cm}) est au potentiel -V_0 = -100\text{ V} (lignes de niveau négatives en pointillés).

2. Représentation aux points A, B et C

  • Au point A (x = 0, situé entre les armatures) : par symétrie plane, le champ est purement selon l'axe vertical (Oy). Les potentiels décroissent lorsque y augmente (de +100\text{ V} à -100\text{ V}), donc \vec{E}(A) est vertical ascendant (selon +\vec{e}_y). La ligne de champ est le segment rectiligne de l'axe (Oy) joignant l'armature inférieure à l'armature supérieure, orienté vers le haut.
  • Au point B (x \approx 30\text{ cm}, y \approx 2\text{ cm}, à l'extérieur des armatures) : le champ \vec{E}(B) est orthogonal à l'équipotentielle passant par B, dirigé vers les potentiels décroissants (vers le haut et légèrement vers la gauche, en direction de l'armature négative). La ligne de champ contourne le bord de l'armature depuis la face extérieure positive vers la face négative.
  • Au point C (x = 0, y \approx -9{,}5\text{ cm}, sous l'armature inférieure) : par symétrie, le champ est selon (Oy). Le potentiel décroît lorsque l'on s'éloigne de l'armature vers le bas (de +100\text{ V} vers 0\text{ V} à l'infini), donc \vec{E}(C) est vertical descendant (selon -\vec{e}_y). La ligne de champ est la demi-droite portée par (Oy) pour y \leqslant -5{,}5\text{ cm}, orientée vers le bas.

3. Évaluation numérique de la norme du champ en A et en C

La norme du champ s'estime par :

\|\vec{E}\| \approx \frac{|\Delta V|}{\Delta n}

où |\Delta V| = 10\text{ V} entre deux équipotentielles consécutives et \Delta n est leur espacement spatial.

  • Au point A : Entre les armatures distantes de d = 11\text{ cm} = 0{,}11\text{ m}, la différence de potentiel totale est de 200\text{ V}, répartie sur 20 intervalles de 10\text{ V}, soit un espacement moyen :

    \Delta y_A = \frac{11\text{ cm}}{20} = 0{,}55\text{ cm} = 5{,}5 \times 10^{-3}\text{ m}

    D'où :

    E_A \approx \frac{10\text{ V}}{5{,}5 \times 10^{-3}\text{ m}} \approx 1{,}8 \times 10^3\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}
    \boxed{E_A \approx 1{,}8\text{ kV}\cdot\text{m}^{-1}}
  • Au point C : Sur la figure 5, le point C se situe vers y \approx -9{,}5\text{ cm}, entre les équipotentielles +90\text{ V} et +80\text{ V}. L'écartement mesuré selon l'axe vertical entre ces deux équipotentielles vaut environ :

    \Delta y_C \approx 2{,}0\text{ à }2{,}5\text{ cm} = (2{,}0\text{ à }2{,}5)\times 10^{-2}\text{ m}

    On en déduit :

    E_C \approx \frac{10\text{ V}}{2{,}2 \times 10^{-2}\text{ m}} \approx 4{,}5 \times 10^2\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}
    \boxed{E_C \approx 4\text{ à }5 \times 10^2\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : capacité d'un condensateur, énergie électrostatique

Rappeler l'expression de la densité volumique d'énergie électrique en fonction du champ électrique et de la permittivité du vide . En admettant que le champ électrique est uniforme et localisé uniquement entre les armatures, déduire de l'expression de l'énergie emmagasinée dans un condensateur l'expression de sa capacité en fonction de , et de . Calculer .

Voir l'indice

Intégrer la densité volumique d'énergie u_E = \frac{1}{2}\varepsilon_0 E^2 sur le volume inter-armatures et identifier avec U_E = \frac{1}{2}C_0 V^2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la densité volumique d'énergie électrostatique u_E puis intégrer sur le volume inter-armatures en exploitant l'uniformité du champ électrique.
  2. Relier le champ E à la différence de potentiel U entre les armatures pour faire apparaître l'expression énergétique classique U_E = \frac{1}{2} C_0 U^2.
  3. Effectuer l'application numérique avec les grandeurs données dans l'énoncé.
Voir la réponse courte

Intégration de la densité volumique u_E = \frac{1}{2}\varepsilon_0 E^2 sur le volume inter-armatures pour retrouver C_0 = \varepsilon_0 S / d et application numérique.

Voir le corrigé complet

La densité volumique d'énergie électrique s'écrit en tout point où règne un champ électrique \vec{E} :

\boxed{u_E = \frac{1}{2} \varepsilon_0 \|\vec{E}\|^2}

Entre deux armatures planes parallèles séparées d'une distance d et portées à une différence de potentiel U = V_1 - V_2, le champ électrique uniforme normal aux plaques a pour norme :

E = \frac{U}{d}

En supposant le champ strictement confiné au volume délimité par les plaques de surface S = \ell^2, le volume inter-armatures vaut \mathcal{V} = S d = \ell^2 d. L'énergie électrique emmagasinée s'obtient par intégration :

U_E = \iiint_{\mathcal{V}} u_E \, \mathrm{d}\tau = u_E \mathcal{V} = \frac{1}{2}\varepsilon_0 \left(\frac{U}{d}\right)^2 (\ell^2 d) = \frac{1}{2} \left(\frac{\varepsilon_0 \ell^2}{d}\right) U^2

Par identification avec l'expression macroscopique de l'énergie électrostatique emmagasinée dans un condensateur, U_E = \frac{1}{2} C_0 U^2, on en déduit la capacité C_0 :

\boxed{C_0 = \frac{\varepsilon_0 \ell^2}{d}}

Application numérique : Avec \varepsilon_0 = 8{,}85 \times 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1}, \ell = 0{,}48\text{ m} et d = 0{,}11\text{ m} :

C_0 = \frac{8{,}85 \times 10^{-12} \times (0{,}48)^2}{0{,}11} \approx 1{,}85 \times 10^{-11}\text{ F} = 18{,}5\text{ pF}
\boxed{C_0 \approx 19\text{ pF}}

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : condensateur plan, énergie électrostatique

Quand les effets de bord ne sont pas négligeables, la capacité du condensateur s'écarte de . En se fondant par exemple sur la figure 5, justifier sommairement que .

Voir l'indice

Observer sur la figure 5 l'épanouissement des lignes de champ à l'extérieur des armatures : ce volume supplémentaire augmente l'énergie totale stockée pour une tension donnée.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la capacité en fonction de l'énergie électrostatique totale emmagasinée pour une tension fixée U entre les armatures : U_E = \frac{1}{2} C U^2.
  2. Identifier sur la figure 5 l'extension spatiale du champ électrique au-delà du volume strictement situé entre les plaques (lignes de fuite et effets de bord).
  3. Conclure sur le signe de la contribution supplémentaire à l'énergie totale.
Voir la réponse courte

Lignes de champ débordantes stockant un surplus d'énergie électrostatique hors du volume géométrique, d'où une capacité réelle supérieure.

Voir le corrigé complet

Pour une différence de potentiel U = 2V_0 fixée entre les armatures, la capacité est directement liée à l'énergie électrostatique totale emmagasinée dans tout l'espace :

U_E = \frac{1}{2} C U^2 = \iiint_{\text{tout l'espace}} \frac{1}{2}\varepsilon_0 E^2\,\mathrm{d}\tau

Dans le modèle idéal de la question Q12, on a supposé le champ électrique strictement confiné au volume délimité par les deux plaques en regard, d'où :

U_{E,0} = \iiint_{\text{inter-armatures}} \frac{1}{2}\varepsilon_0 E_0^2\,\mathrm{d}\tau = \frac{1}{2} C_0 U^2

Or, la topographie des équipotentielles de la figure 5 montre sans ambiguïté l'existence de lignes de champ électrique s'étendant à l'extérieur des armatures (sur les côtés au voisinage du point B, ainsi qu'au-dessus et en dessous des plaques comme au point C).

La densité volumique d'énergie u_E = \frac{1}{2}\varepsilon_0 E^2 étant une grandeur positive, l'intégration sur l'espace extérieur apporte une contribution strictement positive supplémentaire à l'énergie totale :

U_{E,\text{réel}} = U_{E,\text{inter-armatures}} + \iiint_{\text{extérieur}} \frac{1}{2}\varepsilon_0 E^2\,\mathrm{d}\tau > U_{E,0}

À tension U imposée, il en résulte directement :

\boxed{C_{\text{réel}} > C_0}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : condensateur plan, régression linéaire

À l'aide de ce graphe, évaluer les constantes et . Calculer pour le condensateur de la figure 5.

Voir l'indice

Identifier la pente \beta et l'ordonnée à l'origine \ln\kappa sur l'équation de la droite de régression linéaire fournie.

Voir la stratégie
  1. Linéariser la relation proposée pour C_{\text{réel}} en passant au logarithme népérien afin d'identifier la pente et l'ordonnée à l'origine de la droite de régression.
  2. En déduire les valeurs numériques de \beta et \kappa.
  3. Calculer C_{\text{réel}} pour les dimensions du condensateur de la figure 5 (d = 11\text{ cm}, \ell = 48\text{ cm}) à partir de la valeur de C_0 obtenue à la question Q12.
Voir la réponse courte

Détermination de la pente et de l'ordonnée à l'origine du graphe affine pour identifier \kappa et \beta, puis calcul de C_{\text{réel}}.

Voir le corrigé complet

La loi régissant la capacité réelle s'écrit :

C_{\text{réel}} = C_0 \left(1 + \kappa \left(\frac{d}{\ell}\right)^\beta\right) \iff \frac{C_{\text{réel}} - C_0}{C_0} = \kappa \left(\frac{d}{\ell}\right)^\beta

En prenant le logarithme népérien de cette expression :

\ln\left(\frac{C_{\text{réel}} - C_0}{C_0}\right) = \ln \kappa + \beta \ln\left(\frac{d}{\ell}\right)

Avec les variables définies par l'énoncé, x = \ln(d/\ell) et y = \ln((C_{\text{réel}} - C_0)/C_0), on obtient l'équation d'une droite :

y = \beta x + \ln \kappa

Par identification avec l'équation de régression fournie par la figure 6, y = 0{,}927\,x + 0{,}819 :

\begin{aligned} \beta &= 0{,}927 \\ \ln \kappa &= 0{,}819 \implies \kappa = \exp(0{,}819) \approx 2{,}27 \end{aligned}
\boxed{\beta = 0{,}927 \quad \text{et} \quad \kappa = 2{,}27}

Pour le condensateur de la figure 5, on a d = 11\text{ cm} et \ell = 48\text{ cm} :

x = \ln\left(\frac{11}{48}\right) \approx -1{,}473

D'où l'ordonnée correspondante :

y = 0{,}927 \times (-1{,}473) + 0{,}819 \approx -0{,}546

Le terme correctif vaut ainsi :

\frac{C_{\text{réel}} - C_0}{C_0} = \exp(y) = \exp(-0{,}546) \approx 0{,}579

En utilisant la valeur de la capacité idéale calculée à la question Q12 (C_0 \approx 18{,}5\text{ pF}) :

\begin{aligned} C_{\text{réel}} &= C_0 \left(1 + \mathrm{e}^y\right) \\ &= 18{,}53 \times 10^{-12} \times (1 + 0{,}579) \approx 29{,}3 \times 10^{-12}\text{ F} \end{aligned}
\boxed{C_{\text{réel}} \approx 29\text{ pF}}

Résultat

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Question 15

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : méthode de monte-carlo, incertitude-type

Compléter les lignes 19 à 21 en utilisant les informations figurant dans les données, en fin de sujet. Justifier les lignes 30 et 31 donnant la moyenne et l'écart-type du paramètre .

Voir l'indice

Pour les lignes 19-21, tirer une perturbation gaussienne ou uniforme sur chaque mesure de y et appeler np.polyfit ; pour les lignes 30-31, propager l'incertitude sur l'exponentielle \kappa = \exp(b).

Voir la stratégie
  1. Compléter les lignes 19 à 21 en faisant appel aux fonctions fournies dans les données du sujet (np.random.uniform et np.polyfit) sur les dix points de mesure.
  2. Relier le paramètre \kappa à l'ordonnée à l'origine b de la droite de régression pour justifier la ligne 30, puis appliquer la formule de propagation des incertitudes au premier ordre pour justifier la ligne 31.
Voir la réponse courte

Complétion du tirage aléatoire des paramètres par loi uniforme ou normale et calcul de la moyenne et de l'écart-type de la distribution de \kappa.

Voir le corrigé complet

1. Complétion des lignes 19 à 21 du code Python

  • Ligne 19 : La boucle interne doit parcourir les indices des points expérimentaux, soit de 0 à 9 (la taille du tableau y étant de 10). On écrit :

    for j in range(len(y)):   (ou for j in range(10):)

  • Ligne 20 : Le sujet précise dans ses données la fonction np.random.uniform(a, b). Si l'on modélise l'incertitude sur chaque mesure par une loi uniforme de demi-largeur \Delta centrée sur y_j, son écart-type (incertitude-type) vaut u_y = \frac{\Delta}{\sqrt{3}}, soit \Delta = \sqrt{3}\,u_y. La valeur simulée est tirée uniformément dans [y_j - \sqrt{3}\,u_y,\, y_j + \sqrt{3}\,u_y] :

    Y_i.append(np.random.uniform(y[j] - np.sqrt(3)*u_y, y[j] + np.sqrt(3)*u_y))

    Remarque : l'instruction Y_i.append(np.random.uniform(y[j] - u_y, y[j] + u_y)) est également couramment acceptée si l'énoncé assimile u_y à la demi-largeur du tirage uniforme.

  • Ligne 21 : D'après les spécifications données en fin de sujet, la fonction np.polyfit(x, Y_i, 1) effectue la régression linéaire d'ordre 1 et renvoie le tuple (\text{pente}, \text{ordonnée à l'origine}), soit (a_i, b_i) :

    a_i, b_i = np.polyfit(x, Y_i, 1)

2. Justification des lignes 30 et 31

  • Ligne 30 (kappa = np.exp(b_m)) : D'après la modélisation introduite à la question Q14, l'équation de la droite s'écrit :

    y = \beta x + \ln \kappa

    L'ordonnée à l'origine théorique est donc b = \ln \kappa, d'où :

    \kappa = \exp(b)

    Pour un grand nombre de tirages, la meilleure estimation de \kappa est donc calculée à partir de la valeur moyenne b_m des ordonnées à l'origine obtenues :

    \boxed{\kappa = \exp(b_m)}
  • Ligne 31 (u_kappa = kappa * u_b) : Considérons la relation fonctionnelle \kappa(b) = \exp(b). Par la formule de propagation des incertitudes au premier ordre (développement de Taylor pour une grandeur mono-variable) :

    u(\kappa) = \left| \frac{\mathrm{d}\kappa}{\mathrm{d}b} \right| u(b)

    Or \frac{\mathrm{d}\kappa}{\mathrm{d}b} = \exp(b) = \kappa > 0, ce qui conduit directement à :

    \boxed{u(\kappa) = \kappa \cdot u(b)}

    Cette relation justifie l'affectation u_kappa = kappa * u_b.

Résultat

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II · Couplage magnétique

Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : inductance mutuelle, résonance

Établir deux relations entre les grandeurs , , , , , , , , et , traduisant le couplage magnétique entre les deux circuits. Les capacités et sont choisies de telle sorte que (cas idéal). En déduire une simplification des relations précédentes. Quel est le rôle des condensateurs ? Calculer .

Voir l'indice

Écrire la loi des mailles au primaire et au secondaire en tenant compte des f.e.m. induites mutuelles jM\omega\underline{i}. Poser ensuite la condition de résonance pour annuler les termes d'auto-inductance et de capacité.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi des mailles aux circuits primaire et secondaire en prenant en compte les tensions induites par inductance propre et mutuelle.
  2. Utiliser la condition de résonance L_1 C_1 \omega^2 = L_2 C_2 \omega^2 = 1 pour simplifier le système.
  3. Interpréter physiquement le rôle des condensateurs (compensation de l'impédance inductive, résonance série) et calculer la valeur numérique de C_1.
Voir la réponse courte

Lois des mailles couplées par induction mutuelle, simplification à la résonance série où condensateurs et inductances s'annulent, calcul de C_1.

Voir le corrigé complet

1. Relations traduisant le couplage magnétique

Orientons les deux mailles dans le sens horaire, cohérent avec les sens fléchés pour les courants \underline{i}_e et \underline{i}_s. Le couplage magnétique étant compté positivement avec ces orientations, les flux totaux à travers les bobines s'écrivent :

\Phi_1 = L_1 i_e + M i_s \quad \text{et} \quad \Phi_2 = M i_e + L_2 i_s

Les forces électromotrices induites sont données par la loi de Faraday :

\underline{e}_1 = -j\omega \underline{\Phi}_1 = -jL_1\omega \underline{i}_e - jM\omega \underline{i}_s, \qquad \underline{e}_2 = -j\omega \underline{\Phi}_2 = -jM\omega \underline{i}_e - jL_2\omega \underline{i}_s
  • Maille primaire : en appliquant la loi des mailles orientée dans le sens horaire :

    \begin{aligned} \underline{u}_e - \frac{1}{jC_1\omega}\underline{i}_e + \underline{e}_1 &= 0 \\ \underline{u}_e &= \left(jL_1\omega + \frac{1}{jC_1\omega}\right)\underline{i}_e + jM\omega\underline{i}_s \end{aligned}
  • Maille secondaire : de même, en parcourant la maille dans le sens horaire (le dipôle de la batterie étant en convention récepteur, la tension \underline{u}_s s'oppose à \underline{i}_s) :

    \begin{aligned} \underline{e}_2 - \frac{1}{jC_2\omega}\underline{i}_s - \underline{u}_s &= 0 \\ -jM\omega\underline{i}_e &= \left(jL_2\omega + \frac{1}{jC_2\omega}\right)\underline{i}_s + \underline{u}_s \end{aligned}

Les deux relations traduisant le couplage magnétique sont donc :

\boxed{\underline{u}_e = j\left(L_1\omega - \frac{1}{C_1\omega}\right)\underline{i}_e + jM\omega\underline{i}_s}
\boxed{\underline{u}_s = -jM\omega\underline{i}_e - j\left(L_2\omega - \frac{1}{C_2\omega}\right)\underline{i}_s}

2. Simplification au cas idéal

Dans le cas idéal, les capacités vérifient L_1 C_1 \omega^2 = 1 et L_2 C_2 \omega^2 = 1, ce qui équivaut à :

jL_1\omega + \frac{1}{jC_1\omega} = 0 \quad \text{et} \quad jL_2\omega + \frac{1}{jC_2\omega} = 0

Les impédances propres des branches L\text{--}C s'annulent par résonance série. Les équations se réduisent alors simplement à :

\boxed{\underline{u}_e = jM\omega\underline{i}_s}
\boxed{\underline{u}_s = -jM\omega\underline{i}_e}

3. Rôle des condensateurs

Les condensateurs C_1 et C_2 permettent de :

  • Compenser la composante inductive des bobines L_1 et L_2 à la fréquence de fonctionnement en plaçant les deux circuits à la résonance série ;
  • Annuler la puissance réactive propre des bobines, ce qui optimise le transfert de puissance en éliminant les chutes de tension inductives ;
  • Rendre le transfert indépendant des inductances propres L_1 et L_2, seul le terme de couplage mutuel M intervenant dans le transfert effectif.

4. Calcul de C_1

À partir de la condition de résonance primaire avec \omega = 2\pi f :

C_1 = \frac{1}{L_1 \omega^2} = \frac{1}{4\pi^2 f^2 L_1}

Application numérique avec L_1 = 50\,\mu\text{H} = 50\times 10^{-6}\text{ H} et f = 120\text{ kHz} = 1{,}20\times 10^5\text{ Hz} :

\begin{aligned} C_1 &= \frac{1}{4\pi^2 \times (1{,}20\times 10^5)^2 \times 50\times 10^{-6}} \approx 3{,}52\times 10^{-8}\text{ F} \end{aligned}
\boxed{C_1 \approx 35\text{ nF}}

Résultat

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Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : diagramme de fresnel, puissance active

Représenter, dans un diagramme de Fresnel où l'intensité forme la référence des phases, les quatre grandeurs , , et dans le cas des relations simplifiées de la question précédente. Quelle est la puissance transférée à la batterie ?

Voir l'indice

Déduire de la simplification de la question Q16 que \underline{u}_e est en phase avec \underline{i}_e (comportement purement résistif ramené) et représenter les vecteurs tournants correspondants.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \underline{u}_s, \underline{i}_s et \underline{u}_e en fonction de l'intensité primaire \underline{i}_e en exploitant le modèle résistif du récepteur (\underline{u}_s = R\underline{i}_s) et les relations établies en Q16.
  2. En déduire les déphasages par rapport à \underline{i}_e afin de construire le diagramme de Fresnel.
  3. Calculer la puissance active P reçue par la batterie par conservation de la puissance ou directement via le courant secondaire efficace.
Voir la réponse courte

Représentation vectorielle de Fresnel exploitant le déphasage de \pi/2 induit par le terme mutuel, puis calcul de la puissance active transmise.

Voir le corrigé complet

Le récepteur (circuit de la batterie) est équivalent à une résistance pure R, ce qui impose en convention récepteur :

\underline{u}_s = R \underline{i}_s

D'après les relations simplifiées obtenues à la question Q16 à la résonance idéale :

\begin{aligned} \underline{u}_s &= -j M\omega \underline{i}_e \\ \underline{u}_e &= j M\omega \underline{i}_s \end{aligned}

On en déduit l'expression du courant secondaire :

\underline{i}_s = \frac{\underline{u}_s}{R} = -j \frac{M\omega}{R} \underline{i}_e

En réinjectant \underline{i}_s dans l'expression de \underline{u}_e :

\underline{u}_e = j M\omega \left(-j \frac{M\omega}{R} \underline{i}_e\right) = \frac{(M\omega)^2}{R} \underline{i}_e

En prenant l'intensité \underline{i}_e comme référence des phases (\varphi(\underline{i}_e) = 0) :

  • \underline{u}_e est en phase avec \underline{i}_e : \varphi(\underline{u}_e) = 0 ;
  • \underline{u}_s et \underline{i}_s sont en phase entre eux et en quadrature retard par rapport à \underline{i}_e : \varphi(\underline{u}_s) = \varphi(\underline{i}_s) = -\dfrac{\pi}{2}.

On trace le diagramme de Fresnel associé :

La puissance moyenne transmise à la batterie est la puissance active dissipée dans la résistance équivalente R :

P = R I_{s,\text{eff}}^2 = \frac{U_{s,\text{eff}}^2}{R}

Comme le système est résonnant et non dissipatif en amont de R, l'impédance équivalente vue par le générateur est purement réelle :

R_{\text{eq}} = \frac{U_{e,\text{eff}}}{I_{e,\text{eff}}} = \frac{(M\omega)^2}{R}

Par conservation de l'énergie (ou par P = U_{e,\text{eff}} I_{e,\text{eff}} \cos(0)) :

P = \frac{U_{e,\text{eff}}^2}{R_{\text{eq}}} = \frac{R}{(M\omega)^2} U_{e,\text{eff}}^2

Application numérique :

\begin{aligned} M &= \eta \sqrt{L_1 L_2} = 0{,}7 \times \sqrt{50\times 10^{-6} \times 30\times 10^{-6}} \approx 2{,}71 \times 10^{-5}\text{ H} = 27{,}1\ \mu\text{H} \\ \omega &= 2\pi f = 2\pi \times 120 \times 10^3 \approx 7{,}54 \times 10^5\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \\ M\omega &\approx 27{,}11\times 10^{-6} \times 7{,}540\times 10^5 \approx 20{,}4\ \Omega \\ R_{\text{eq}} &= \frac{(20{,}44)^2}{10} \approx 41{,}8\ \Omega \end{aligned}

D'où :

\boxed{P = \frac{9^2}{41{,}78} \approx 1{,}9\text{ W}}

Résultat

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Question 18

DifficileTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : couplage inductif, bilan de puissance

On a pris . Comment est modifié le diagramme de Fresnel précédent ? Si est fixée à la même valeur que dans le cas idéal, évaluer la variation de puissance transférée.

Voir l'indice

Calculer la nouvelle impédance d'entrée avec la réactance non compensée j(L_1\omega - 1/(C_1\omega)) et en déduire la diminution du courant primaire efficace à tension fixée.

Voir la stratégie
  1. Établir l'impédance équivalente ramenée au primaire en tenant compte du fait que le circuit secondaire reste accordé à la résonance (L_2 C_2 \omega^2 = 1).
  2. Identifier les modifications induites sur le vecteur de Fresnel \underline{u}_e par rapport aux autres grandeurs (\underline{i}_e, \underline{i}_s, \underline{u}_s).
  3. Exprimer la puissance transmise en fonction de U_{e,\text{eff}} et calculer sa variation relative et absolue.
Voir la réponse courte

Calcul du déphasage supplémentaire lié au désaccord capacitif et évaluation du facteur correctif sur la puissance reçue.

Voir le corrigé complet

Le secondaire reste accordé à la résonance (L_2 C_2 \omega^2 = 1), de sorte que la seconde équation établie en Q16 et Q17 demeure inchangée :

\underline{u}_s = R\,\underline{i}_s = -j M\omega\,\underline{i}_e \implies \underline{i}_s = -j\frac{M\omega}{R}\,\underline{i}_e

Les vecteurs associés à \underline{i}_s et \underline{u}_s restent donc strictement colinéaires entre eux et en quadrature retard (-\pi/2) par rapport à \underline{i}_e.

En revanche, la capacité C_1 = 40\text{ nF} est désormais différente de la valeur d'accord C_{1,\text{id}} \approx 35{,}2\text{ nF} déterminée à la question Q16. La réactance propre du primaire n'est plus nulle :

X_1 = L_1\omega - \frac{1}{C_1\omega}

Avec \omega = 2\pi f = 2\pi \times 120\times 10^3 \approx 7{,}54\times 10^5\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} :

\begin{aligned} L_1\omega &= 50\times 10^{-6}\times 7{,}540\times 10^5 \approx 37{,}70\ \Omega \\ \frac{1}{C_1\omega} &= \frac{1}{40\times 10^{-9}\times 7{,}540\times 10^5} \approx 33{,}16\ \Omega \\ X_1 &= 37{,}70 - 33{,}16 = +4{,}54\ \Omega > 0 \end{aligned}

La tension aux bornes du primaire s'écrit alors :

\underline{u}_e = j X_1\,\underline{i}_e + j M\omega\,\underline{i}_s = \left(\frac{(M\omega)^2}{R} + j X_1\right)\underline{i}_e = (R_r + j X_1)\,\underline{i}_e

où R_r = \frac{(M\omega)^2}{R} \approx \frac{(20{,}44)^2}{10} \approx 41{,}8\ \Omega est la résistance ramenée.

Modification du diagramme de Fresnel :

  • Les positions relatives de \underline{i}_e, \underline{i}_s et \underline{u}_s ne sont pas modifiées.
  • La tension \underline{u}_e n'est plus en phase avec \underline{i}_e : elle acquiert une composante imaginaire positive j X_1\,\underline{i}_e orthogonale à \underline{i}_e (en quadrature avance).
  • Le vecteur \vec{U}_e tourne donc d'un angle de déphasage positif :

    \varphi_e = \arctan\left(\frac{X_1}{R_r}\right) = \arctan\left(\frac{4{,}54}{41{,}8}\right) \approx 6{,}2^\circ

Variation de la puissance transférée :

À la batterie, la puissance moyenne reçue est purement dissipée dans R :

P = R\,I_{s,\text{eff}}^2 = R \left(\frac{M\omega}{R}\right)^2 I_{e,\text{eff}}^2 = R_r\,I_{e,\text{eff}}^2

Or, la loi d'Ohm au primaire donne :

I_{e,\text{eff}} = \frac{U_{e,\text{eff}}}{\sqrt{R_r^2 + X_1^2}}

Il vient :

P = \frac{R_r}{R_r^2 + X_1^2}\,U_{e,\text{eff}}^2 = \frac{P_{\text{id}}}{1 + \left(\frac{X_1}{R_r}\right)^2}

où P_{\text{id}} = \frac{U_{e,\text{eff}}^2}{R_r} \approx \frac{9^2}{41{,}8} \approx 1{,}94\text{ W} est la puissance transférée dans le cas idéal (question Q17).

La variation relative de puissance s'exprime par :

\frac{\Delta P}{P_{\text{id}}} = \frac{P - P_{\text{id}}}{P_{\text{id}}} = -\frac{\left(\frac{X_1}{R_r}\right)^2}{1 + \left(\frac{X_1}{R_r}\right)^2}

Application numérique :

\begin{aligned} \frac{X_1}{R_r} &= \frac{4{,}54}{41{,}8} \approx 0{,}109 \implies \left(\frac{X_1}{R_r}\right)^2 \approx 0{,}0118 \\ \frac{\Delta P}{P_{\text{id}}} &\approx -1{,}2\,\% \end{aligned}

En valeur absolue :

\Delta P = P - P_{\text{id}} \approx -0{,}0118 \times 1{,}94\text{ W} \approx -0{,}023\text{ W} = -23\text{ mW}
\boxed{\frac{\Delta P}{P_{\text{id}}} \approx -1{,}2\,\% \quad (\text{soit } \Delta P \approx -23\text{ mW})}

Résultat

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Partie C : Mesures de puissances

I · Multiplicateur à effet Hall

Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : force de lorentz, modèle de drude

Exprimer la force de Lorentz subie par un porteur de charge libre de variété . En admettant un régime de déplacement stationnaire, exprimer la vitesse du porteur de charge sous la forme

où est la mobilité du porteur. Donner la mobilité en fonction de et .

Voir l'indice

Écrire le principe fondamental de la dynamique en régime permanent avec compensation de la force de Lorentz par la force de frottement fluide.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition générale de la force de Lorentz subie par une particule de charge q_i animée d'une vitesse \vec{v}_i en présence des champs \vec{E} et \vec{B}_0.
  2. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à un porteur de charge en régime stationnaire (accélération moyenne nulle) sous l'action de la force de Lorentz et de la force de frottement moyenne \vec{f}_i = -\lambda_i \vec{v}_i.
  3. Identifier l'expression de la mobilité \mu_i par comparaison avec la formule fournie.
Voir la réponse courte

Bilan des forces incluant Lorentz et frottement fluide -\lambda_i \vec{v}_{i,\text{s}}, régime permanent donnant la vitesse limite et \mu_i = q_i / \lambda_i.

Voir le corrigé complet

Un porteur de charge de variété i, de charge q_i et animé de la vitesse \vec{v}_i, est soumis à la force de Lorentz :

\boxed{\vec{f}_{L,i} = q_i \left(\vec{E} + \vec{v}_i \wedge \vec{B}_0\right)}

Dans le référentiel lié à la plaquette (supposé galiléen), le principe fondamental de la dynamique appliqué à ce porteur s'écrit :

m_i \frac{\mathrm{d}\vec{v}_i}{\mathrm{d}t} = \vec{f}_{L,i} + \vec{f}_i = q_i \left(\vec{E} + \vec{v}_i \wedge \vec{B}_0\right) - \lambda_i \vec{v}_i

En régime de déplacement stationnaire, la vitesse moyenne \vec{v}_{i,\text{s}} est constante au cours du temps, si bien que l'accélération moyenne est nulle :

\begin{aligned} \vec{0} &= q_i \left(\vec{E} + \vec{v}_{i,\text{s}} \wedge \vec{B}_0\right) - \lambda_i \vec{v}_{i,\text{s}} \\ \lambda_i \vec{v}_{i,\text{s}} &= q_i \left(\vec{E} + \vec{v}_{i,\text{s}} \wedge \vec{B}_0\right) \end{aligned}

Comme le coefficient de frottement \lambda_i est non nul (\lambda_i > 0), on en déduit :

\vec{v}_{i,\text{s}} = \frac{q_i}{\lambda_i} \left(\vec{E} + \vec{v}_{i,\text{s}} \wedge \vec{B}_0\right)

Cette relation s'identifie bien à la forme demandée \vec{v}_{i,\text{s}} = \mu_i \left(\vec{E} + \vec{v}_{i,\text{s}} \wedge \vec{B}_0\right), avec :

\boxed{\mu_i = \frac{q_i}{\lambda_i}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : effet hall, loi d'ohm locale

Montrer que l'on peut écrire

et exprimer et en fonction des paramètres relatifs à l'arséniure d'indium, parmi , et .

Voir l'indice

Exprimer le vecteur densité de courant volumique \vec{j} = -n_e e \vec{v}_{e,\text{s}} et identifier par comparaison les termes de la loi d'Ohm généralisée.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur densité de courant volumique \vec{j} en fonction de la vitesse des électrons \vec{v}_{e,\mathrm{s}}, puis inverser la relation.
  2. Utiliser la loi de déplacement stationnaire établie à la question Q19 pour les électrons et y réinjecter l'expression de \vec{v}_{e,\mathrm{s}}.
  3. Identifier par identification directe les expressions de la conductivité électrique \gamma et de la constante de Hall K_H.
Voir la réponse courte

Expression du vecteur densité de courant \vec{j} = n_e q \vec{v}_{\text{s}} et identification de la conductivité \gamma = n_e e \mu_e et de la constante de Hall K_H = -1/(n_e e).

Voir le corrigé complet

Le courant dans la plaquette est assuré uniquement par les électrons de conduction, de charge q_e = -e et de densité volumique n_e. Le vecteur densité de courant volumique s'écrit :

\vec{j} = n_e q_e \vec{v}_{e,\mathrm{s}} = - n_e e \vec{v}_{e,\mathrm{s}} \iff \vec{v}_{e,\mathrm{s}} = - \frac{\vec{j}}{n_e e}

D'après le résultat de la question Q19 appliqué aux électrons libres :

\vec{v}_{e,\mathrm{s}} = \mu_e \left(\vec{E} + \vec{v}_{e,\mathrm{s}} \wedge \vec{B}_0\right)

En multipliant cette relation par -n_e e, il vient :

\begin{aligned} \vec{j} &= -n_e e \mu_e \left(\vec{E} + \vec{v}_{e,\mathrm{s}} \wedge \vec{B}_0\right) \\ &= -n_e e \mu_e \left(\vec{E} - \frac{1}{n_e e} \vec{j} \wedge \vec{B}_0\right) \end{aligned}

On met ainsi cette relation sous la forme demandée :

\vec{j} = \gamma \left(\vec{E} + K_H \vec{j} \wedge \vec{B}_0\right)

par identification :

\boxed{\gamma = -n_e e \mu_e}
\boxed{K_H = -\frac{1}{n_e e}}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : constante de hall, semi-conducteur

Pour l'arséniure d'indium, . En déduire la densité de porteurs et la conductivité . Comparer cette valeur à celle d'un métal usuel. Pourquoi utilise-t-on un semi-conducteur plutôt qu'un métal ?

Voir l'indice

Utiliser K_H = -1/(n_e e) pour trouver la densité de porteurs, puis calculer \gamma = n_e e |\mu_e| et commenter l'intérêt d'une faible densité n_e pour maximiser la tension de Hall.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la densité de porteurs n_e et la conductivité \gamma à partir des relations établies à la question précédente reliant |K_H|, n_e et \mu_e.
  2. Comparer n_e et \gamma aux ordres de grandeur typiques d'un métal conducteur usuel.
  3. Relier la constante de Hall K_H à l'amplitude du signal de Hall mesurable pour expliquer le choix d'un semi-conducteur.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de n_e et \gamma, mise en évidence d'une densité de porteurs faible maximisant la constante de Hall K_H dans un semi-conducteur.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q20, la constante de Hall et la conductivité de l'arséniure d'indium s'écrivent :

\begin{aligned} |K_H| &= \frac{1}{n_e e} \\ \gamma &= -n_e e \mu_e = \frac{|\mu_e|}{|K_H|} \end{aligned}

On en déduit l'expression de la densité volumique d'électrons :

\boxed{n_e = \frac{1}{e |K_H|}}

Application numérique avec e = 1{,}602 \times 10^{-19}\text{ C} et |K_H| = 9{,}98 \times 10^{-5}\text{ m}^3\cdot\text{C}^{-1} :

n_e = \frac{1}{1{,}602 \times 10^{-19} \times 9{,}98 \times 10^{-5}} \approx 6{,}25 \times 10^{22}\text{ m}^{-3}

Pour la conductivité \gamma, avec |\mu_e| = 3{,}3\text{ U.S.I.} :

\boxed{\gamma = \frac{|\mu_e|}{|K_H|}}

Application numérique :

\gamma = \frac{3{,}3}{9{,}98 \times 10^{-5}} \approx 3{,}31 \times 10^4\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}

Comparaison avec un métal usuel :

  • Pour un bon métal conducteur (tel que le cuivre), la densité volumique d'électrons libres est de l'ordre de n_{\text{métal}} \sim 10^{28}\text{ à }10^{29}\text{ m}^{-3} (environ un électron de conduction par atome). La densité dans InAs est donc environ 10^6 fois plus faible.
  • La conductivité d'un métal usuel est de l'ordre de \gamma_{\text{métal}} \sim 10^7\text{ à }6 \times 10^7\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}. Celle de l'arséniure d'indium est donc environ 10^3 fois plus faible.

Intérêt d'un semi-conducteur : La tension de Hall U_H est proportionnelle à la constante de Hall |K_H| = 1/(n_e e). Comme la densité de porteurs n_e dans un semi-conducteur est beaucoup plus faible que dans un métal, le coefficient |K_H| y est considérablement plus élevé (ici de l'ordre de 10^5 fois plus grand que pour le cuivre où |K_H| \sim 10^{-10}\text{ m}^3\cdot\text{C}^{-1}). Cela permet d'obtenir une tension de Hall U_H de l'ordre du millivolt au volt, aisément mesurable sans amplification extrême.

De plus, la mobilité électronique exceptionnelle de l'InAs (|\mu_e| = 3{,}3\text{ m}^2\cdot\text{V}^{-1}\cdot\text{s}^{-1}) confère au matériau une conductivité suffisante pour limiter les pertes par effet Joule lors du passage du courant.

Résultat

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Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : tension de hall, effet hall

Montrer que . En déduire l'expression de la différence de potentiel , dite tension de Hall, en fonction de , et et de paramètres géométriques. En déduire la relation

et exprimer la constante en fonction de , et de constantes géométriques.

Voir l'indice

Projeter la relation vectorielle sur l'axe transverse Oy sachant que j_y = 0, puis intégrer le champ E_y entre les bornes C et D.

Voir la stratégie
  1. Projeter la loi d'Ohm généralisée établie à la question précédente sur l'axe Oy, en utilisant la condition de régime stationnaire sans courant transversal (j_y = 0).
  2. Relier le champ électrique transverse E_y au potentiel électrostatique, puis exprimer j_x en fonction de l'intensité totale I et de la section transverse de la plaquette.
  3. Exprimer ensuite j_x en fonction de la tension longitudinale u appliquée sur la longueur a, pour identifier l'expression de la constante A_H.
Voir la réponse courte

Annulation du courant transversal j_y = 0, intégration du champ de Hall sur la largeur du barreau pour obtenir U_H \propto B_0 u.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q20, la loi d'Ohm généralisée s'écrit :

\vec{j} = \gamma \left( \vec{E} + K_H \vec{j} \wedge \vec{B}_0 \right)

Avec \vec{j} = j_x \vec{e}_x, \vec{B}_0 = B_0 \vec{e}_z et \vec{E} = E_x \vec{e}_x + E_y \vec{e}_y, calculons le produit vectoriel :

\vec{j} \wedge \vec{B}_0 = (j_x \vec{e}_x) \wedge (B_0 \vec{e}_z) = - j_x B_0 \vec{e}_y

En projetant la relation vectorielle sur l'axe Oy (où j_y = 0 en régime stationnaire, aucun courant ne pouvant traverser les faces latérales isolées) :

j_y = \gamma \left( E_y - K_H B_0 j_x \right) = 0

Puisque la conductivité \gamma \neq 0, on en déduit directement :

\boxed{E_y = K_H B_0 j_x}

Le champ électrique dérive du potentiel scalaire : \vec{E} = -\vec{\nabla} V. Le champ transverse E_y étant uniforme, la circulation de \vec{E} entre le point C (situé sur la face y = 0) et le point D (situé sur la face y = b) donne :

U_H = V(D) - V(C) = - \int_{y_C=0}^{y_D=b} E_y \, \mathrm{d}y = - E_y b = - K_H B_0 j_x b

L'intensité I traverse la section transverse S = b c perpendiculaire à l'axe Ox. Le courant étant uniforme :

I = j_x \, b c \implies j_x = \frac{I}{b c}

On en déduit l'expression de la tension de Hall en fonction de I :

\boxed{U_H = - \frac{K_H B_0 I}{c} = \frac{|K_H| B_0 I}{c}}

Par ailleurs, la projection de la loi d'Ohm sur l'axe Ox donne :

j_x = \gamma \left( E_x + \left(K_H \vec{j} \wedge \vec{B}_0\right)_x \right) = \gamma E_x

La tension u appliquée entre les faces d'entrée et de sortie distantes de a vaut :

u = V(x=0) - V(x=a) = \int_0^a E_x \, \mathrm{d}x = E_x a \implies E_x = \frac{u}{a}

Il vient ainsi :

j_x = \gamma \frac{u}{a}

En injectant cette relation dans l'expression de U_H = - K_H B_0 j_x b :

U_H = - \frac{b}{a} \gamma K_H B_0 u

On retrouve bien la relation U_H = A_H B_0 u par identification, avec :

\boxed{A_H = - \frac{b}{a} \gamma K_H = \frac{b}{a} |\mu_e|}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Démarche expérimentale

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : capteur à effet hall, protocole expérimental

Montrer que la mesure de la tension permet d'obtenir une valeur proportionnelle au produit . Évaluer la constante de proportionnalité notée . On peut aussi accéder expérimentalement à cette valeur. Décrire un protocole expérimental qui permettrait de mesurer .

Voir l'indice

Appliquer le théorème d'Ampère sur une ligne fermée passant dans le tore et l'entrefer en utilisant \mu_r \gg 1 pour relier B_0 au courant i.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème d'Ampère au tore ferromagnétique avec entrefer pour relier le champ magnétique B_0 dans l'entrefer au courant i.
  2. Injecter cette expression dans la relation U_H = A_H B_0 u établie en Q22 pour montrer la proportionnalité à u \times i et calculer la constante \alpha.
  3. Proposer un protocole de mesure utilisant des sources continues réglables et une régression linéaire.
Voir la réponse courte

Proportionnalité entre B_0 et le courant i, calcul de \alpha et description d'un protocole de mesure avec source de courant et voltmètre.

Voir le corrigé complet

1. Expression du champ magnétique dans l'entrefer

On applique le théorème d'Ampère à l'excitation magnétique \vec{H} le long de la ligne moyenne \Gamma du tore, de longueur totale l, orientée dans le sens de circulation associé à i :

\oint_{\Gamma} \vec{H} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = i

Le contour traverse le matériau ferromagnétique sur une longueur l - \ell_e et l'entrefer sur une longueur \ell_e. En négligeant les fuites magnétiques (car l \gg \ell_e, l \gg h et l \gg h'), la conservation du flux magnétique impose la continuité de la composante normale de \vec{B}, d'où B_{\text{fer}} \approx B_{\text{entrefer}} = B_0. Avec \vec{B} = \mu_0 \mu_r \vec{H} dans le tore et \vec{B} = \mu_0 \vec{H} dans l'entrefer :

\frac{B_0}{\mu_0 \mu_r}(l - \ell_e) + \frac{B_0}{\mu_0}\ell_e = i \implies B_0 = \frac{\mu_0 i}{\ell_e + \dfrac{l - \ell_e}{\mu_r}}

Comme \mu_r = 10^5, on a \dfrac{l - \ell_e}{\mu_r} \approx \dfrac{50 \times 10^{-3}}{10^5} = 5 \times 10^{-7}\text{ m} \ll \ell_e = 2 \times 10^{-3}\text{ m}. L'entrefer concentre l'essentiel de la réluctance du circuit :

B_0 \approx \frac{\mu_0}{\ell_e} \, i

2. Proportionnalité et calcul de \alpha

D'après la question Q22, la tension de Hall s'écrit U_H = A_H B_0 u. En remplaçant B_0 par son expression :

U_H = \left(\frac{A_H \mu_0}{\ell_e}\right) u \cdot i

La mesure de la tension de Hall U_H est donc bien proportionnelle au produit instantané u \times i :

\boxed{U_H = \alpha \, u \cdot i \quad \text{avec} \quad \alpha = \frac{A_H \mu_0}{\ell_e} = \frac{b}{a} \frac{|\mu_e| \mu_0}{\ell_e}}

Application numérique :

  • A_H = \dfrac{b}{a} |\mu_e| = \dfrac{3 \times 10^{-3}}{5 \times 10^{-3}} \times 3{,}3 = 1{,}98\text{ T}^{-1} ;
  • \alpha = 1{,}98 \times \dfrac{1{,}26 \times 10^{-6}}{2 \times 10^{-3}} \approx 1{,}25 \times 10^{-3}\text{ A}^{-1}.
\boxed{\alpha \approx 1{,}2 \times 10^{-3}\text{ A}^{-1}}

3. Protocole expérimental de mesure de \alpha

  • Dispositif :

    • Une alimentation continue réglable en tension alimente la plaquette sous une tension u, mesurée à l'aide d'un voltmètre.
    • Une alimentation continue réglable en courant alimente le fil traversant le tore sous une intensité i, mesurée à l'aide d'un ampèremètre.
    • Un nanovoltmètre ou millivoltmètre de précision est branché entre les bornes C et D pour mesurer U_H.
  • Mesures : On fixe une tension u donnée, puis on fait varier le courant i sur une gamme connue (ou inversement, on fait varier le produit u \cdot i sur plusieurs points de fonctionnement). Pour éliminer la tension d'asymétrie résiduelle (défaut d'alignement des contacts C et D), on peut inverser le sens de i et mesurer U_H = \frac{U_H(i) - U_H(-i)}{2}.
  • Exploitation : On trace la droite d'étalonnage U_H = f(u \cdot i). La pente obtenue par régression linéaire fournit la valeur expérimentale de \alpha.

Résultat

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II · Le cristal

Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : maille cristalline, coordinence

Donner la population de la maille représentée sur la figure 10. Justifier l'électro-neutralité du cristal. Quelle est la coordinence As-In ?

Voir l'indice

Compter les contributions des sommets et des centres des faces pour \text{In}^{3+}, et dénombrer les sites tétraédriques intérieurs occupés par \text{As}^{3-}.

Voir la stratégie
  1. Dénombrer la contribution de chaque type d'ion à la maille élémentaire (sommets et faces pour le réseau cfc des ions \mathrm{In}^{3+}, sites tétraédriques internes pour les ions \mathrm{As}^{3-}).
  2. Calculer la charge totale contenue dans la maille pour vérifier sa neutralité.
  3. Déterminer l'environnement géométrique d'un ion \mathrm{As}^{3-} logé dans un site tétraédrique pour en déduire sa coordinence vis-à-vis des ions \mathrm{In}^{3+}.
Voir la réponse courte

Décompte des atomes en sommets, faces et sites tétraédriques donnant 4 motifs par maille, neutralité respectée et coordinence tétraédrique (4, 4).

Voir le corrigé complet

1. Population de la maille

  • Les ions indium \mathrm{In}^{3+} forment un réseau cubique à faces centrées (cfc) :

    • 8 ions aux sommets du cube, appartenant chacun à 8 mailles : 8 \times \frac{1}{8} = 1 ;
    • 6 ions aux centres des faces, appartenant chacun à 2 mailles : 6 \times \frac{1}{2} = 3.

    Soit :

    N(\mathrm{In}^{3+}) = 1 + 3 = 4
  • Les sites tétraédriques d'un réseau cfc sont situés au centre des 8 sous-cubes d'arête a/2, donc entièrement intérieurs à la maille (chacun compte pour 1). Les ions arséniure \mathrm{As}^{3-} occupant la moitié de ces sites :

    N(\mathrm{As}^{3-}) = \frac{1}{2} \times 8 = 4

La maille contient donc :

\boxed{N(\mathrm{In}^{3+}) = 4 \quad \text{et} \quad N(\mathrm{As}^{3-}) = 4}

soit Z = 4 motifs formulaires \mathrm{InAs} par maille conventionnelle.

2. Électro-neutralité du cristal

La charge électrique totale contenue dans une maille s'écrit :

Q_{\text{maille}} = N(\mathrm{In}^{3+}) \times (+3e) + N(\mathrm{As}^{3-}) \times (-3e) = 4 \times (+3e) + 4 \times (-3e) = 0
\boxed{Q_{\text{maille}} = 0}

La présence d'un même nombre de cations tricationiques \mathrm{In}^{3+} et de trianions \mathrm{As}^{3-} assure la neutralité électrique globale du cristal.

3. Coordinence As-In

Chaque ion arséniure \mathrm{As}^{3-} occupe le centre d'un site tétraédrique, c'est-à-dire le centre de gravité d'un tétraèdre régulier dont les 4 sommets sont occupés par des ions \mathrm{In}^{3+}.

Le nombre de plus proches voisins indium autour d'un ion arséniure est donc égal à 4 :

\boxed{\text{Coordinence}(\text{As-In}) = 4}

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : paramètre de maille, masse volumique

Déterminer et calculer le paramètre de maille en fonction des rayons ioniques et . En déduire l'expression de la masse volumique et la calculer.

Voir l'indice

Exprimer le contact anion-cation le long d'une demi-diagonale du cube (a\sqrt{3}/4 = r_+ + r_-), puis calculer la masse volumique à partir du motif élémentaire de masse 4(M_{\text{In}}+M_{\text{As}})/N_A.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition de contact cation-anion le long de la droite joignant un sommet de la maille au centre d'un site tétraédrique (selon une diagonale du cube).
  2. En déduire le paramètre de maille a et faire l'application numérique.
  3. Calculer la masse volumique \rho_{\text{InAs}} comme le rapport de la masse de la maille (contenant Z = 4 motifs) sur son volume V = a^3.
Voir la réponse courte

Condition de contact sur la diagonale du cube \sqrt{3}a/4 = r_+ + r_-, calcul de a puis de la masse volumique \rho = 4M / (N_A a^3).

Voir le corrigé complet

Le centre d'un site tétraédrique est situé sur la diagonale principale d'un des huit petits cubes d'arête a/2, à la distance :

d_{\text{In-As}} = \sqrt{\left(\frac{a}{4}\right)^2 + \left(\frac{a}{4}\right)^2 + \left(\frac{a}{4}\right)^2} = \frac{a\sqrt{3}}{4}

À la limite de contact entre l'anion \text{As}^{3-} occupant le site et le cation \text{In}^{3+} situé au sommet le plus proche :

r_{\text{In}^{3+}} + r_{\text{As}^{3-}} = \frac{a\sqrt{3}}{4}

On en déduit l'expression du paramètre de maille a :

\boxed{a = \frac{4}{\sqrt{3}}\left(r_{\text{In}^{3+}} + r_{\text{As}^{3-}}\right)}

Application numérique : Avec r_{\text{In}^{3+}} = 80\text{ pm} et r_{\text{As}^{3-}} = 160\text{ pm} :

a = \frac{4}{\sqrt{3}} \times (80 + 160) \times 10^{-12} \approx 5{,}54 \times 10^{-10}\text{ m}
\boxed{a = 554\text{ pm}}

La maille élémentaire contient Z = 4 motifs de formule InAs (établi à la question Q24). Sa masse molaire est :

M_{\text{InAs}} = M_{\text{In}} + M_{\text{As}} = 114{,}8 + 74{,}9 = 189{,}7\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

La masse volumique s'exprime donc par :

\boxed{\rho_{\text{InAs}} = \frac{Z\left(M_{\text{In}} + M_{\text{As}}\right)}{\mathcal{N}_A a^3}}

Application numérique :

\begin{aligned} \rho_{\text{InAs}} &= \frac{4 \times 189{,}7 \times 10^{-3}}{6{,}02 \times 10^{23} \times \left(5{,}543 \times 10^{-10}\right)^3} \\ &= \frac{0{,}7588}{6{,}02 \times 10^{23} \times 1{,}703 \times 10^{-28}} \approx 7{,}40 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} \end{aligned}
\boxed{\rho_{\text{InAs}} = 7{,}40 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} = 7{,}40\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3}}

Résultat

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III · Multiplicateur numérique à modulation d'amplitude

Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : critère de shannon, échantillonnage

On considère que le spectre du signal est contenu dans l'intervalle de fréquence . Rappeler la condition dite de Nyquist-Shannon permettant un échantillonnage satisfaisant de ce signal.

Voir l'indice

Énoncer le critère liant la fréquence d'échantillonnage f_e à la fréquence maximale F du spectre pour éviter le phénomène de repliement de spectre.

Voir la réponse courte

Énoncé de la condition de Nyquist-Shannon imposant une fréquence d'échantillonnage f_e > 2F pour éviter le repliement de spectre.

Voir le corrigé complet

Le théorème d'échantillonnage de Nyquist-Shannon énonce qu'un signal à spectre borné par une fréquence maximale F peut être parfaitement reconstruit sans perte d'information à partir de ses échantillons si la fréquence d'échantillonnage f_e = \dfrac{1}{T_e} est strictement supérieure au double de cette fréquence maximale :

\boxed{f_e > 2F \quad \Longleftrightarrow \quad T_e < \frac{1}{2F}}

(on tolère également la condition au sens large f_e \geqslant 2F).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : modulation de largeur d'impulsion, rapport cyclique

On a représenté figure 12b le signal sur les deux premiers intervalles de temps et . Pour chaque intervalle de temps , la durée pour laquelle est notée où est le rapport cyclique. Exprimer en fonction de et .

Voir l'indice

Déterminer l'instant t_n d'intersection entre la rampe affine s_r(t) et le palier u_n, puis en déduire la fraction de période \alpha_n = t_n/T_e.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le signal de rampe s_r(t) sur l'intervalle [n T_e, (n+1)T_e[ à partir de la figure 12a.
  2. Établir la condition de basculement du comparateur entre les entrées (+) et (-) à l'instant t = n T_e + \alpha_n T_e.
  3. En déduire l'expression du rapport cyclique \alpha_n.
Voir la réponse courte

Comparaison du signal u(t) à une rampe triangulaire pour exprimer linéairement le rapport cyclique \alpha_n en fonction de u_n / U_0.

Voir le corrigé complet

Sur l'intervalle de temps [n T_e, (n+1)T_e], la tension échantillonnée en sortie du bloqueur est constante et vaut :

u_{\text{ech}}(t) = u_n

D'après la figure 12a, le signal en rampe s_r(t) est une fonction affine du temps sur l'intervalle [n T_e, (n+1)T_e[, croissant de -U_0 à +U_0 :

s_r(t) = -U_0 + \frac{2U_0}{T_e}(t - n T_e)

L'amplificateur linéaire intégré est modélisé comme idéal en régime saturé (comparateur simple) :

  • la borne non inverseuse (+) reçoit u_{\text{ech}}(t) = u_n ;
  • la borne inverseuse (-) reçoit s_r(t).

La tension de sortie vaut donc :

S(t) = \begin{cases} +V_{\text{sat}} & \text{si } u_n > s_r(t) \\ -V_{\text{sat}} & \text{si } u_n < s_r(t) \end{cases}

Comme |u(t)| < U_0, on a u_n > -U_0 = s_r(n T_e) : le signal S(t) est donc initialement à +V_{\text{sat}} > 0.

Le basculement vers -V_{\text{sat}} s'effectue à la date t_n = n T_e + \alpha_n T_e telle que s_r(t_n) = u_n :

\begin{aligned} -U_0 + \frac{2U_0}{T_e} \alpha_n T_e &= u_n \\ -U_0 + 2U_0 \alpha_n &= u_n \\ 2U_0 \alpha_n &= U_0 + u_n \end{aligned}

On en déduit l'expression du rapport cyclique \alpha_n :

\boxed{\alpha_n = \frac{1}{2}\left(1 + \frac{u_n}{U_0}\right)}

Résultat

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : convertisseur courant-tension, amplificateur opérationnel

Exprimer la tension en fonction de et . Quel est l'intérêt de ce montage ?

Voir l'indice

Reconnaître un convertisseur courant-tension (montage transimpédance) fonctionnant en régime linéaire grâce à la rétroaction négative sur l'entrée inverseuse.

Voir la stratégie
  1. Identifier la structure du sous-ensemble amplificateur opérationnel : boucle de rétroaction négative sur la borne inverseuse, régime linéaire et masse virtuelle.
  2. Appliquer la loi des nœuds à l'entrée inverseuse pour exprimer la tension de sortie v_i(t) en fonction du courant d'entrée i(t) et de la résistance R.
  3. Analyser le rôle fonctionnel (conversion courant-tension) et les propriétés métrologiques (impédance d'entrée nulle).
Voir la réponse courte

Masse virtuelle en régime linéaire donnant v_i(t) = -R i(t) avec une impédance d'entrée nulle idéale pour mesurer un courant.

Voir le corrigé complet

L'amplificateur linéaire intégré (ALI) est supposé idéal et fonctionne en régime linéaire grâce à la boucle de rétroaction négative reliant la sortie à l'entrée inverseuse par la résistance R.

On a donc :

  • une tension différentielle d'entrée nulle : V_+ - V_- = 0, soit avec la borne non-inverseuse reliée à la masse (V_+ = 0\text{ V}), une masse virtuelle en entrée :

    V_- = V_+ = 0\text{ V}
  • des courants de polarisation nuls : i_+ = i_- = 0.

En appliquant la loi des nœuds au potentiel V_- :

i(t) + \frac{v_i(t) - V_-}{R} = 0 \iff i(t) + \frac{v_i(t)}{R} = 0

On en déduit l'expression de la tension v_i(t) :

\boxed{v_i(t) = - R\,i(t)}

Intérêt de ce montage :

  • Il s'agit d'un convertisseur courant-tension (ou amplificateur à transimpédance) : il transforme une intensité i(t) en une tension v_i(t) proportionnelle, grandeur manipulable par les étages électroniques en aval (échantillonneur, modulateur).
  • Grâce à la masse virtuelle (V_- = 0\text{ V}), l'impédance d'entrée du montage est rigoureusement nulle en modélisation idéale : l'insertion de l'étage ne perturbe pas le circuit parcouru par le courant i(t) (comportement d'un ampèremètre idéal).

Résultat

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : modulation d'amplitude, hachage

Le signal de sortie du modulateur est noté . Exprimer en fonction de selon la valeur du signal de commande .

Voir l'indice

Selon la position de l'interrupteur K (ouvert ou fermé), analyser le fonctionnement de l'amplificateur opérationnel en amplificateur inverseur ou suiveur/non-inverseur.

Voir la stratégie
  1. Identifier le régime de fonctionnement de l'amplificateur linéaire intégré (ALI) grâce à la boucle de rétroaction négative.
  2. Analyser le circuit pour les deux états de l'interrupteur K, commandé par le signe de S(t) :

    • lorsque S(t) > 0 (K fermé) ;
    • lorsque S(t) < 0 (K ouvert).
Voir la réponse courte

Selon l'état haut ou bas du signal binaire de commande S, le signal vaut v_{i,\text{ech}} ou 0.

Voir le corrigé complet

L'amplificateur linéaire intégré est supposé idéal et fonctionne en régime linéaire grâce à la rétroaction négative sur sa borne inverseuse (-), de sorte que les courants d'entrée sont nuls (i_+ = i_- = 0) et la tension différentielle d'entrée est nulle :

V_+ = V_-

1. Cas où S(t) > 0 : interrupteur K fermé

  • L'interrupteur K étant fermé, la borne non inverseuse (+) est directement reliée à la masse :

    V_+ = 0 \implies V_- = 0
  • La borne inverseuse (-) constitue une masse virtuelle. La loi des nœuds en (-) s'écrit :

    \frac{v_{i,\text{ech}} - 0}{R} + \frac{v_{i,\text{mod}} - 0}{R} = 0 \implies v_{i,\text{mod}} = -v_{i,\text{ech}}

    Le montage se comporte comme un amplificateur inverseur de gain -1.

2. Cas où S(t) < 0 : interrupteur K ouvert

  • L'interrupteur K étant ouvert, aucun courant ne peut traverser la branche reliée à la borne (+) puisque i_+ = 0. Il n'y a donc aucune chute de tension dans les résistances connectées à cette entrée, ce qui impose :

    V_+ = v_{i,\text{ech}} \implies V_- = v_{i,\text{ech}}
  • Le courant arrivant à la borne (-) depuis v_{i,\text{ech}} est alors nul :

    i = \frac{v_{i,\text{ech}} - V_-}{R} = 0

    Puisque i_- = 0, aucun courant ne traverse la résistance de contre-réaction :

    \frac{V_- - v_{i,\text{mod}}}{R} = 0 \implies v_{i,\text{mod}} = V_- = v_{i,\text{ech}}

    Le montage se comporte comme un suiveur de gain +1.

En synthèse :

\boxed{ v_{i,\text{mod}} = \begin{cases} -v_{i,\text{ech}} & \text{si } S(t) > 0 \quad (K \text{ fermé}), \\[2mm] +v_{i,\text{ech}} & \text{si } S(t) < 0 \quad (K \text{ ouvert}). \end{cases} }

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : montage intégrateur, amplificateur opérationnel

Proposer le schéma d'un montage actif intégrant un signal d'entrée par rapport au temps. Donner l'expression de la tension de sortie en fonction de la tension d'entrée.

Voir l'indice

Proposer le montage classique d'un intégrateur inverseur à ALI avec une résistance en entrée et un condensateur dans la boucle de rétroaction.

Voir la stratégie
  1. Proposer la structure classique du montage intégrateur inverseur à amplificateur linéaire intégré (ALI), composé d'une résistance en entrée sur la borne inverseuse et d'un condensateur dans la boucle de rétroaction négative.
  2. Appliquer le modèle de l'ALI idéal fonctionnant en régime linéaire pour relier le courant d'entrée au courant de charge du condensateur, puis intégrer cette relation par rapport au temps.
Voir la réponse courte

Schéma du montage intégrateur à ALI avec résistance d'entrée et condensateur en contre-réaction, v_s(t) = -\frac{1}{RC}\int v_e(t)\text{d}t.

Voir le corrigé complet

On réalise un montage intégrateur inverseur à l'aide d'un ALI considéré comme idéal, alimenté de manière symétrique et fonctionnant en régime linéaire grâce à la boucle de contre-réaction reliant la sortie à l'entrée inverseuse (-).

L'ALI étant idéal et fonctionnant en régime linéaire, les courants d'entrée sont nuls (i_+ = i_- = 0) et la tension différentielle d'entrée est nulle (\varepsilon = V_+ - V_- = 0). L'entrée non-inverseuse étant reliée à la masse (V_+ = 0), on a :

V_- = V_+ = 0\text{ V} \quad \text{(masse virtuelle)}.

La loi d'Ohm aux bornes du conducteur ohmique R_0 donne :

i(t) = \frac{v_e(t) - V_-}{R_0} = \frac{v_e(t)}{R_0}.

Le courant i_- étant nul, ce même courant i(t) traverse l'armature amont du condensateur C_0 dans la chaîne de retour :

i(t) = C_0 \frac{\mathrm{d}(V_- - v_s)}{\mathrm{d}t} = -C_0 \frac{\mathrm{d}v_s}{\mathrm{d}t}.

On en déduit l'équation différentielle régissant l'évolution temporelle de la tension de sortie :

\frac{\mathrm{d}v_s}{\mathrm{d}t} = -\frac{1}{R_0 C_0} v_e(t).

En intégrant entre un instant initial t_0 et l'instant courant t, on obtient l'expression de la tension de sortie :

\boxed{v_s(t) = v_s(t_0) - \frac{1}{R_0 C_0} \int_{t_0}^t v_e(u) \, \mathrm{d}u}

En posant \tau = R_0 C_0 et en supposant le condensateur déchargé à l'instant initial t_0 (v_s(t_0) = 0), on retrouve bien :

v_s(t) = -\frac{1}{\tau} \int_{t_0}^t v_e(u) \, \mathrm{d}u.

Résultat

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Question 31

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Électronique numérique

Notions : intégration de signal, détection synchrone

Exprimer en fonction de , et des différentes constantes du montage. Montrer que l'on a bien obtenu le résultat voulu à une constante multiplicative près.

Voir l'indice

Calculer l'intégrale par morceaux sur les deux sous-intervalles [n T_e, (n+\alpha_n)T_e] et [(n+\alpha_n)T_e, (n+1)T_e] en utilisant l'expression de \alpha_n.

Voir la stratégie
  1. Décomposer l'intégrale de l'expression de v_m((n+1)T_e) sur les deux intervalles de fonctionnement du modulateur au cours de la période [n T_e, (n+1)T_e] : l'intervalle de durée \alpha_n T_e où S(t) > 0 et l'intervalle complémentaire de durée (1 - \alpha_n)T_e où S(t) < 0.
  2. Exprimer v_{i,\text{mod}} à l'aide des résultats de la question Q29, puis injecter le rapport cyclique \alpha_n établi à la question Q27 ainsi que la tension v_{i,n} = -R i_n obtenue à la question Q28.
  3. Identifier le coefficient de proportionnalité devant le produit u_n i_n et conclure quant à la fonction de multiplication réalisée par le circuit.
Voir la réponse courte

Intégration du signal modulé par morceaux sur la période T_e, faisant apparaître le produit \alpha_n \times i_n \propto u_n i_n.

Voir le corrigé complet

Sur l'intervalle de temps [n T_e, (n+1)T_e], la tension d'entrée échantillonnée est constante :

v_{i,\text{ech}}(t) = v_{i,n} = -R \, i_n

D'après la question Q29, la tension v_{i,\text{mod}}(t) en sortie du modulateur prend deux valeurs constantes successives :

  • pour t \in [n T_e, n T_e + \alpha_n T_e[, S(t) > 0 donc v_{i,\text{mod}}(t) = -v_{i,n} ;
  • pour t \in [n T_e + \alpha_n T_e, (n+1)T_e[, S(t) < 0 donc v_{i,\text{mod}}(t) = +v_{i,n}.

L'intégrale intervenant dans l'expression de v_m((n+1)T_e) s'écrit donc :

\begin{aligned} \int_{n T_e}^{(n+1)T_e} v_{i,\text{mod}}(u)\,\mathrm{d}u &= \int_{n T_e}^{n T_e + \alpha_n T_e} (-v_{i,n})\,\mathrm{d}u + \int_{n T_e + \alpha_n T_e}^{(n+1)T_e} (+v_{i,n})\,\mathrm{d}u \\ &= -v_{i,n}\,\alpha_n T_e + v_{i,n}\,(1 - \alpha_n) T_e \\ &= v_{i,n}\,T_e\,(1 - 2\alpha_n) \end{aligned}

D'après le résultat de la question Q27, le rapport cyclique vaut :

\alpha_n = \frac{1}{2}\left(1 + \frac{u_n}{U_0}\right) \iff 1 - 2\alpha_n = -\frac{u_n}{U_0}

En injectant cette relation ainsi que v_{i,n} = -R \, i_n, il vient :

\begin{aligned} \int_{n T_e}^{(n+1)T_e} v_{i,\text{mod}}(u)\,\mathrm{d}u &= (-R \, i_n)\,T_e\left(-\frac{u_n}{U_0}\right) = \frac{R\,T_e}{U_0} u_n i_n \end{aligned}

La tension en sortie de l'intégrateur à la fin de la période d'échantillonnage s'exprime donc par :

v_{m,n} = -\frac{1}{\tau} \int_{n T_e}^{(n+1)T_e} v_{i,\text{mod}}(u)\,\mathrm{d}u

soit :

\boxed{v_{m,n} = -\frac{R \, T_e}{\tau U_0} \, u_n \, i_n}

Les grandeurs R, T_e, \tau et U_0 étant des constantes caractéristiques du montage, la tension v_{m,n} est strictement proportionnelle au produit u_n i_n = u(n T_e) \cdot i(n T_e). Le montage réalise donc bien l'opération de multiplication souhaitée à une constante multiplicative près.

Résultat

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : filtre passif, diagramme de bode

Préciser la nature de ce filtre.

Voir l'indice

Étudier les limites du module de la fonction de transfert lorsque \omega \to 0 et \omega \to \infty.

Voir la réponse courte

Identification du type de filtre (passe-haut ou réjecteur selon les dipôles) à partir des comportements asymptotiques basse et haute fréquence.

Voir le corrigé complet

Pour déterminer la nature de ce filtre, étudions le comportement de la fonction de transfert \underline{H}(\omega) aux pulsations extrêmes :

  • À basse fréquence (\omega \to 0) :

    \lim_{\omega \to 0} \frac{1}{jRC\omega}\left(6 - \frac{1}{(RC\omega)^2}\right) = \infty \implies \lim_{\omega \to 0} |\underline{H}(\omega)| = 0

    Physiquement, à basse fréquence (et en particulier en régime continu), les trois condensateurs se comportent comme des circuits ouverts placés en série sur la ligne de transmission, bloquant ainsi tout passage du signal : la tension de sortie s'annule.

  • À haute fréquence (\omega \to \infty) :

    \lim_{\omega \to \infty} \frac{1}{RC\omega} = 0 \implies \lim_{\omega \to \infty} \underline{H}(\omega) = \frac{1}{1 - 0 + 0} = 1

    Physiquement, à très haute fréquence, l'impédance des condensateurs \frac{1}{jC\omega} tend vers 0 (ils se comportent comme des courts-circuits), et la tension d'entrée est transmise sans atténuation (v \approx v_e).

En multipliant le numérateur et le dénominateur par (jRC\omega)^3, la fonction de transfert se met sous la forme canonique :

\underline{H}(\mathrm{j}\omega) = \frac{(jRC\omega)^3}{(jRC\omega)^3 + 6(jRC\omega)^2 + 5(jRC\omega) + 1}

Le dénominateur est un polynôme de degré 3 en j\omega, dont le module est strictement croissant avec 1/\omega.

Le filtre atténue les basses fréquences et laisse passer les hautes fréquences sans atténuation.

\boxed{\text{Il s'agit d'un filtre passe-haut du troisième ordre.}}

Résultat

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : critère de barkhausen, oscillateur quasi-sinusoïdal

Exprimer le gain de l'amplificateur. Quand l'interrupteur est fermé, montrer que la tension peut être sinusoïdale si et vérifient une condition que l'on précisera. En déduire l'expression de la pulsation du signal ainsi que la valeur numérique de .

Voir l'indice

Exprimer le gain G = -R'/R de l'amplificateur inverseur et appliquer le critère d'oscillation de Barkhausen en annulant la partie imaginaire de la boucle ouverte.

Voir la stratégie
  1. Identifier la structure amplificatrice inverseuse et déterminer son gain G = v_s / v en régime linéaire.
  2. Écrire la condition de bouclage (critère de Barkhausen) lorsque l'interrupteur K' referme la boucle (v_e = v_s).
  3. Annuler la partie imaginaire du dénominateur de \underline{H} pour obtenir la pulsation d'oscillation \omega_{\text{osc}}, puis en déduire la valeur du gain G.
Voir la réponse courte

Calcul du gain non inverseur G, condition de Barkhausen \underline{G}\underline{H} = 1 imposant \text{Im}(\underline{H}) = 0 pour \omega_{\text{osc}} et \text{Re}(\underline{G}\underline{H}) = 1 pour le seuil d'oscillation.

Voir le corrigé complet

1. Gain de l'amplificateur :

L'amplificateur linéaire intégré (ALI) fonctionne en régime linéaire grâce à la rétroaction négative assurée par la résistance R' sur l'entrée inverseuse. L'ALI étant supposé idéal, le courant d'entrée est nul et la tension différentielle d'entrée est nulle :

V^+ = 0 \implies V^- = V^+ = 0

La loi des nœuds en termes de potentiels (ou le théorème de Millman) au nœud de l'entrée inverseuse s'écrit :

\frac{v - 0}{R} + \frac{v_s - 0}{R'} = 0 \implies v_s = -\frac{R'}{R}\,v

On en déduit l'expression du gain G de l'amplificateur :

\boxed{G = \frac{v_s}{v} = -\frac{R'}{R}}

2. Condition pour une oscillation sinusoïdale :

Quand l'interrupteur K' est fermé, la sortie de l'amplificateur est reliée à l'entrée du filtre déphaseur, soit v_e = v_s. En notation complexe :

\underline{v} = \underline{H}\,\underline{v}_e = \underline{H}\,\underline{v}_s \quad \text{et} \quad \underline{v}_s = G\,\underline{v}

En combinant ces deux relations, on obtient l'équation de bouclage :

\underline{v}_s = G\underline{H}\,\underline{v}_s \iff (1 - G\underline{H})\,\underline{v}_s = 0

Pour qu'une oscillation sinusoïdale non nulle puisse exister de manière autonome (critère de Barkhausen), G et \underline{H} doivent vérifier la condition :

\boxed{G\,\underline{H}(j\omega_{\text{osc}}) = 1}

3. Expression de la pulsation d'oscillation \omega_{\text{osc}} :

Le gain G = -R'/R étant un réel négatif, la condition précédente impose que \underline{H}(j\omega_{\text{osc}}) soit un réel négatif. La partie imaginaire du dénominateur de \underline{H} doit donc être nulle :

6 - \frac{1}{(RC\omega_{\text{osc}})^2} = 0 \implies (RC\omega_{\text{osc}})^2 = \frac{1}{6}

Comme la pulsation est positive, on en déduit :

\boxed{\omega_{\text{osc}} = \frac{1}{RC\sqrt{6}}}

4. Valeur numérique de G :

À la pulsation \omega = \omega_{\text{osc}}, le terme imaginaire s'annule et le dénominateur de \underline{H} vaut :

\underline{H}(j\omega_{\text{osc}}) = \frac{1}{1 - 5 \times 6} = -\frac{1}{29}

D'après la condition de Barkhausen G\,\underline{H}(j\omega_{\text{osc}}) = 1, il vient :

G = \frac{1}{\underline{H}(j\omega_{\text{osc}})} = -29
\boxed{G = -29}

Résultat

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Question 34

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : régulation d'amplitude, oscillateur électronique

Quelle est l'expression de qui permet de stabiliser les oscillations, et pourquoi ? En particulier, quelle valeur faut-il donner à pour obtenir ? On prendra , et .

Voir l'indice

Choisir la loi où une hausse d'amplitude A_{\text{osc}} entraîne une diminution du gain |G| = R_{\text{com}}/R pour assurer une contre-réaction stabilisatrice.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le mécanisme de stabilisation d'un oscillateur quasi-sinusoïdal : la condition d'accrochage nécessite un gain de boucle supérieur à 1 à petite amplitude, tandis que la stabilité de l'amplitude impose que le gain diminue lorsque l'amplitude augmente.
  2. Identifier laquelle des deux lois proposées pour R_{\text{com}} confère une dérivée négative de la résistance par rapport à l'amplitude A_{\text{osc}}.
  3. Appliquer la condition de Barkhausen en régime établi (|G| = 29) à l'amplitude de consigne A_{\text{osc}} = 7\text{ V} pour déterminer la valeur numérique de r.
Voir la réponse courte

Non-linéarité introduite par la résistance commandée diminuant le gain quand l'amplitude croît, dimensionnement de r pour fixer l'amplitude à l'équilibre.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q33, le gain de l'amplificateur vaut G = -\dfrac{R'}{R} = -\dfrac{R_{\text{com}}}{R} et l'atténuation du réseau déphaseur à la pulsation \omega_{\text{osc}} est \underline{H}(j\omega_{\text{osc}}) = -\dfrac{1}{29}. Le module du gain de boucle est donc :

T_0 = |G| \cdot |\underline{H}(j\omega_{\text{osc}})| = \frac{R_{\text{com}}}{29 R}

Choix de l'expression de R_{\text{com}}

  • Au démarrage (A_{\text{osc}} \to 0), les oscillations doivent s'amorcer à partir du bruit thermique, ce qui nécessite T_0 > 1, soit R_{\text{com}} > 29 R.
  • Si l'amplitude A_{\text{osc}} augmente au-delà de sa valeur d'équilibre, le gain de boucle doit devenir strictement inférieur à 1 (T_0 < 1) pour amortir l'oscillation et ramener l'amplitude vers sa consigne. Inversement, si A_{\text{osc}} faiblit, T_0 doit devenir supérieur à 1 pour amplifier à nouveau le signal.

La résistance R_{\text{com}} doit donc être une fonction décroissante de l'amplitude A_{\text{osc}}.

Examinons les deux lois proposées :

  • Dans l'expression (1) : R_{\text{com}} = R_0 + \dfrac{r}{1 + \dfrac{A_{\text{osc}}}{V_0}}, la fonction est strictement décroissante par rapport à A_{\text{osc}} car r > 0 et V_0 > 0.
  • Dans l'expression (2) : R_{\text{com}} = R_0 - \dfrac{r}{1 + \dfrac{A_{\text{osc}}}{V_0}}, la fonction est strictement croissante par rapport à A_{\text{osc}}, ce qui entraînerait une divergence de l'amplitude vers la saturation de l'ALI.

C'est donc l'expression 1 qui permet de stabiliser les oscillations :

\boxed{R_{\text{com}} = R_0 + \frac{r}{1 + \dfrac{A_{\text{osc}}}{V_0}}}

Calcul de la résistance r En régime permanent établi, la condition d'oscillation stationnaire impose T_0 = 1, soit :

R_{\text{com}} = 29 R

En introduisant l'expression retenue pour R_{\text{com}} à l'amplitude A_{\text{osc}} = 7\text{ V} :

\begin{aligned} R_0 + \frac{r}{1 + \dfrac{A_{\text{osc}}}{V_0}} &= 29 R \\ r &= (29 R - R_0)\left(1 + \frac{A_{\text{osc}}}{V_0}\right) \end{aligned}

Application numérique Avec R = 5\text{ k}\Omega, R_0 = 125\text{ k}\Omega, V_0 = 5\text{ V} et A_{\text{osc}} = 7\text{ V} :

\begin{aligned} 29 R &= 29 \times 5\text{ k}\Omega = 145\text{ k}\Omega \\ 29 R - R_0 &= 145 - 125 = 20\text{ k}\Omega \\ 1 + \frac{A_{\text{osc}}}{V_0} &= 1 + \frac{7}{5} = 2{,}4 \\ r &= 20 \times 2{,}4 = 48\text{ k}\Omega \end{aligned}
\boxed{r = 48\text{ k}\Omega}

Résultat

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Partie D : Accumulateur lithium-air

I · Stabilité du lithium

Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : enthalpie libre standard de réaction, pile

Écrire les deux demi-équations rédox relatives au couples et . En déduire la réaction bilan d'oxydation du lithium métallique par les ions . L'équation sera ajustée avec deux atomes de lithium. Exprimer l'enthalpie libre standard de réaction de la réaction précédente en fonction des potentiels standards des deux couples.

Voir l'indice

Écrire les demi-équations d'oxydation de \text{Li} et de réduction de \text{H}^+, puis relier l'enthalpie libre standard à la f.e.m. standard par \Delta_r G^\circ = -n \mathcal{F} \Delta E^\circ.

Voir la réponse courte

Écriture des deux demi-équations, équation bilan 2\text{Li} + 2\text{H}^+ = 2\text{Li}^+ + \text{H}_2 et relation \Delta_r G^\circ = -2F(E^\circ_{\text{H}^+/\text{H}_2} - E^\circ_{\text{Li}^+/\text{Li}}).

Voir le corrigé complet

Écrivons les demi-équations d'oxydoréduction associées aux deux couples, dans le sens conventionnel oxydant/réducteur :

\begin{aligned} \mathrm{Li}^+_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{e}^- &= \mathrm{Li}_{(\mathrm{s})} \\ 2\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^- &= \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} \end{aligned}

L'oxydation du lithium métallique par les ions \mathrm{H}^+ correspond au transfert d'électrons du réducteur \mathrm{Li}_{(\mathrm{s})} vers l'oxydant \mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})}. En ajustant l'équation avec deux atomes de lithium (échange de n = 2 électrons), la réaction bilan s'écrit :

\boxed{2\,\mathrm{Li}_{(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} = 2\,\mathrm{Li}^+_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}}

L'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ est reliée à la force électromotrice standard \Delta E^\circ = E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) - E^\circ(\mathrm{Li}^+/\mathrm{Li}) et au nombre n = 2 d'électrons échangés par la relation :

\boxed{\Delta_r G^\circ = -2\mathcal{F} \left( E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) - E^\circ(\mathrm{Li}^+/\mathrm{Li}) \right)}

Résultat

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles ; Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : constante d'équilibre, blocage cinétique

En déduire l'expression et la valeur à de la constante d'équilibre . S'il n'y a pas de blocage cinétique de cette réaction, quelles pourraient en être les conséquences ?

Voir l'indice

Calculer K^\circ = \exp(-\Delta_r G^\circ / (RT)) et commenter la violence potentielle du dégagement gazeux de dihydrogène en cas de contact avec l'eau.

Voir la stratégie
  1. Relier la constante d'équilibre standard K^\circ à l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ via la relation fondamentale de la thermodynamique chimique.
  2. Exprimer \log K^\circ à l'aide de la formule de Nernst en utilisant la constante \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln 10 = 0{,}059\text{ V} fournie par l'énoncé, puis réaliser l'application numérique.
  3. Analyser l'ordre de grandeur de K^\circ et identifier les produits formés ainsi que les risques associés (dégagement de gaz inflammable, exothermicité, dégradation du lithium).
Voir la réponse courte

Calcul de K^\circ = \exp(-\Delta_r G^\circ/RT) colossal, réaction explosive avec dégagement inflammable de \text{H}_2 en l'absence de passivation cinétique.

Voir le corrigé complet

À l'équilibre chimique, l'enthalpie libre standard de réaction est reliée à la constante d'équilibre K^\circ par la relation :

\Delta_r G^\circ = -RT \ln K^\circ

D'après le résultat de la question Q35, avec n = 2 électrons échangés :

\Delta_r G^\circ = -2\mathcal{F}\left(E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) - E^\circ(\mathrm{Li}^+/\mathrm{Li})\right)

On en déduit l'expression littérale de K^\circ :

\boxed{ K^\circ = \exp\left(\frac{2\mathcal{F}\left(E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) - E^\circ(\mathrm{Li}^+/\mathrm{Li})\right)}{RT}\right) = 10^{\frac{2\left(E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) - E^\circ(\mathrm{Li}^+/\mathrm{Li})\right)}{\frac{RT}{\mathcal{F}}\ln 10}} }

Application numérique : avec E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) = 0\text{ V}, E^\circ(\mathrm{Li}^+/\mathrm{Li}) = -3{,}045\text{ V} et \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln 10 = 0{,}059\text{ V} à T = 298\text{ K} :

\begin{aligned} \log_{10} K^\circ &= \frac{2 \times (0 - (-3{,}045))}{0{,}059} = \frac{6{,}090}{0{,}059} \approx 103{,}2 \end{aligned}

D'où :

\boxed{ K^\circ = 10^{103{,}2} \approx 1{,}7 \times 10^{103} }

Conséquences pratiques en l'absence de blocage cinétique :

  • La constante d'équilibre est gigantesque (K^\circ \gg 10^4), la réaction est donc thermodynamiquement totale.
  • En l'absence de passivation ou de blocage cinétique, le contact du lithium métallique avec une solution aqueuse conduit à sa corrosion complète et immédiate.
  • Cette réaction s'accompagne d'un fort dégagement de dihydrogène gazeux \mathrm{H}_2, gaz très inflammable et potentiellement explosif au contact du dioxygène de l'air, ainsi que d'une forte libération de chaleur (emballement thermique, incendie).
  • Pour utiliser le lithium dans un accumulateur à électrolyte aqueux, il est donc indispensable d'isoler mécaniquement le lithium de l'eau (par une membrane protectrice étanche à l'eau mais conductrice des ions \mathrm{Li}^+).

Résultat

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Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : principe de le chatelier, potentiel d'électrode

Pourquoi peut-on s'attendre à ce qu'une augmentation du pH défavorise thermodynamiquement l'équation bilan de la question Q35 ?

Voir l'indice

Utiliser le principe de Le Chatelier en remarquant que les ions \text{H}^+ sont des réactifs consommés par la réaction.

Voir la stratégie

Pour expliquer pourquoi l'augmentation du pH défavorise la réaction, on peut adopter deux points de vue équivalents et complémentaires :

  1. L'approche du déplacement d'équilibre (principe de Le Chatelier ou évolution du quotient de réaction) basée sur le fait que \mathrm{H}^+ est un réactif.
  2. L'approche électrochimique (formule de Nernst) reliant le pH au potentiel d'oxydoréduction du couple \mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2.
Voir la réponse courte

L'augmentation du pH diminue [\text{H}^+], déplaçant l'équilibre dans le sens indirect selon le principe de modération de Le Chatelier.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q35, la réaction bilan d'oxydation s'écrit :

2\,\mathrm{Li}_{(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} = 2\,\mathrm{Li}^+_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}

1. Approche thermodynamique chimique : Par définition du pH, \mathrm{pH} = -\log [\mathrm{H}^+]/c^\circ. Une augmentation du pH correspond à une diminution de la concentration en ions oxonium [\mathrm{H}^+].

  • Les ions \mathrm{H}^+ étant des réactifs, d'après le principe de modération de Le Chatelier, une diminution de la concentration d'un réactif tend à déplacer l'équilibre dans le sens indirect (sens inverse), ce qui s'oppose à la réaction directe.
  • De manière équivalente, le quotient réactionnel s'exprime par :

    Q_r = \frac{\left(\frac{[\mathrm{Li}^+]}{c^\circ}\right)^2 \left(\frac{p(\mathrm{H}_2)}{p^\circ}\right)}{\left(\frac{[\mathrm{H}^+]}{c^\circ}\right)^2}

    Lorsque le pH augmente, [\mathrm{H}^+] diminue, donc Q_r augmente. L'enthalpie libre de réaction :

    \Delta_r G = \Delta_r G^\circ + RT\ln Q_r

    augmente (devient moins négative), ce qui diminue l'affinité chimique de la réaction et la défavorise.

2. Approche électrochimique (potentiels de Nernst) : D'après la formule de Nernst, le potentiel d'électrode du couple \mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2 s'écrit :

E(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) = E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) - \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln(10)\,\mathrm{pH} - \frac{RT}{2\mathcal{F}}\ln\left(\frac{p(\mathrm{H}_2)}{p^\circ}\right)

Lorsque le pH augmente, le potentiel E(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) diminue : le pouvoir oxydant des ions \mathrm{H}^+ diminue. Le couple \mathrm{Li}^+/\mathrm{Li} n'échangeant pas de protons, son potentiel E(\mathrm{Li}^+/\mathrm{Li}) est indépendant du pH. L'écart de potentiel \Delta E = E(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) - E(\mathrm{Li}^+/\mathrm{Li}) diminue donc lorsque le pH augmente, ce qui affaiblit la force motrice électrochimique.

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles ; Diagrammes E-pH

Notions : formule de nernst, enthalpie libre de réaction

Exprimer les potentiels des couples mis en jeu à la question Q35 en fonction du pH, pour . On notera le potentiel du couple du lithium et celui du couple de l'eau. En déduire l'expression de l'enthalpie libre de la réaction bilan en fonction de et du pH. Calculer pour et à . La réaction est-elle évitée en milieu basique ?

Voir l'indice

Écrire les formules de Nernst pour chaque couple en fonction du pH, puis calculer \Delta_r G = -2\mathcal{F}(E_2 - E_1) à pH 14.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la formule de Nernst à 298 K pour chacun des deux couples rédox afin d'exprimer les potentiels d'électrode E_1 et E_2.
  2. Relier l'enthalpie libre de réaction \Delta_r G à la différence de potentiel \Delta E = E_2 - E_1 (ou utiliser l'expression de l'activité du quotient réactionnel Q_r).
  3. Calculer numériquement \Delta_r G à \text{pH} = 14 et conclure quant à la spontanéité thermodynamique de la réaction en milieu fortement basique.
Voir la réponse courte

Expression des potentiels par Nernst, \Delta_r G = -2F(E_2 - E_1), calcul restant très négatif à pH 14 montrant que l'oxydation reste thermodynamiquement très favorable.

Voir le corrigé complet

1. Potentiels des deux couples rédox

  • Pour le couple \text{Li}^+_{(\text{aq})} / \text{Li}_{(\text{s})}, associé à la demi-équation \text{Li}^+_{(\text{aq})} + \text{e}^- = \text{Li}_{(\text{s})} :

    E_1 = E^\circ(\text{Li}^+/\text{Li}) + \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln\left(\frac{[\text{Li}^+]}{c^\circ}\right) = E_1^\circ + 0{,}059\log\left(\frac{[\text{Li}^+]}{c^\circ}\right)

    Ce potentiel est indépendant du pH.

  • Pour le couple de l'eau \text{H}^+_{(\text{aq})} / \text{H}_{2(\text{g})}, associé à la demi-équation 2\,\text{H}^+_{(\text{aq})} + 2\,\text{e}^- = \text{H}_{2(\text{g})}, avec p(\text{H}_2) = p^\circ = 1\text{ bar} et E^\circ(\text{H}^+/\text{H}_2) = 0\text{ V} :

    E_2 = E^\circ(\text{H}^+/\text{H}_2) + \frac{RT}{2\mathcal{F}}\ln\left(\frac{[\text{H}^+]^2/c^{\circ 2}}{p(\text{H}_2)/p^\circ}\right) = 0{,}059\log\left(\frac{[\text{H}^+]}{c^\circ}\right) = -0{,}059\,\text{pH}

On a donc :

\boxed{E_1 = E_1^\circ + 0{,}059\log\left(\frac{[\text{Li}^+]}{c^\circ}\right) \quad \text{et} \quad E_2 = -0{,}059\,\text{pH}}

2. Expression de l'enthalpie libre de réaction \Delta_r G

Pour la réaction mettant en jeu l'échange de n = 2 électrons :

2\,\text{Li}_{(\text{s})} + 2\,\text{H}^+_{(\text{aq})} = 2\,\text{Li}^+_{(\text{aq})} + \text{H}_{2(\text{g})}

L'enthalpie libre de réaction s'écrit :

\begin{aligned} \Delta_r G &= -2\mathcal{F}(E_2 - E_1) \\ &= -2\mathcal{F}\left(-0{,}059\,\text{pH} - E_1^\circ - 0{,}059\log\frac{[\text{Li}^+]}{c^\circ}\right) \\ &= 2\mathcal{F}E_1^\circ + 2\mathcal{F}\times 0{,}059\,\text{pH} - 2\mathcal{F}\times 0{,}059\log\frac{[\text{Li}^+]}{c^\circ} \end{aligned}

Comme \Delta_r G^\circ = -2\mathcal{F}(E_2^\circ - E_1^\circ) = 2\mathcal{F}E_1^\circ, pour une concentration standard [\text{Li}^+] = 1{,}0\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} = c^\circ, le terme logarithmique s'annule :

\boxed{\Delta_r G = \Delta_r G^\circ + 2\mathcal{F}\times 0{,}059\,\text{pH}}

3. Calcul numérique pour \text{pH} = 14 et [\text{Li}^+] = 1{,}0\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

À l'aide des données :

  • \Delta_r G^\circ = 2\mathcal{F}E_1^\circ = 2 \times 9{,}6485\times 10^4 \times (-3{,}045) = -5{,}876\times 10^5\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} = -587{,}6\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}
  • 2\mathcal{F}\times 0{,}059 \times 14 = 2 \times 9{,}6485\times 10^4 \times 0{,}059 \times 14 = +1{,}594\times 10^5\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} = +159{,}4\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}

On obtient :

\Delta_r G = -587{,}6 + 159{,}4 = -428{,}2\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}
\boxed{\Delta_r G = -4{,}3\times 10^2\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

4. Conclusion

L'enthalpie libre de réaction \Delta_r G reste très largement négative (la différence de potentiel E_2 - E_1 = -0{,}059\times 14 - (-3{,}045) = +2{,}22\text{ V} > 0 reste très grande). La réaction d'oxydation du lithium par l'eau est thermodynamiquement toujours extrêmement favorable :

La réaction n'est absolument pas évitée en milieu basique.

Résultat

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II · Fonctionnement de l'accumulateur

Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : formule de nernst, force électromotrice

Écrire l'équation de demi-réaction ayant lieu sur l'électrode de nickel, en milieu basique. Exprimer et calculer le potentiel de cette électrode pour une pression de dioxygène gazeux et à . Exprimer et calculer le potentiel de l'électrode eau lithium pour une concentration . En déduire la fem de l'accumulateur dans ces conditions.

Voir l'indice

Écrire la demi-équation de réduction du dioxygène en milieu basique (\text{O}_2 + 2\text{H}_2\text{O} + 4e^- = 4\text{HO}^-) et appliquer la formule de Nernst.

Voir la stratégie
  1. Écrire la demi-équation d'oxydoréduction du couple \mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O} en milieu basique en faisant intervenir les ions hydroxyde \mathrm{HO}^-.
  2. Appliquer la formule de Nernst à 298 K aux deux demi-piles pour déterminer E_{\mathrm{O}_2} et E_{\mathrm{Li}}.
  3. En déduire la force électromotrice de l'accumulateur par différence des potentiels d'équilibre : e = E_+ - E_- = E_{\mathrm{O}_2} - E_{\mathrm{Li}}.
Voir la réponse courte

Demi-équation \text{O}_2 + 2\text{H}_2\text{O} + 4e^- = 4\text{OH}^-, calcul des potentiels de chaque électrode par Nernst et déduction de la fem e = E_+ - E_-.

Voir le corrigé complet

1. Demi-réaction à l'électrode de nickel en milieu basique

Le couple mis en jeu est \mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}. En milieu acide, la demi-équation s'écrit :

\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} + 4\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 4\,\mathrm{e}^- \rightleftharpoons 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}

En ajoutant 4\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} de part et d'autre et sachant que \mathrm{H}^+ + \mathrm{HO}^- \rightleftharpoons \mathrm{H}_2\mathrm{O}, on obtient la demi-réaction en milieu basique :

\boxed{\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} + 4\,\mathrm{e}^- \rightleftharpoons 4\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}}

2. Potentiel de l'électrode à dioxygène E_{\mathrm{O}_2}

D'après la formule de Nernst à T = 298\text{ K}, en prenant p^\circ = 1\text{ bar} et c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :

E_{\mathrm{O}_2} = E^\circ(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) + \frac{0{,}059}{4}\log\left(\frac{p(\mathrm{O}_2)}{p^\circ}[\mathrm{H}^+]^4\right) = E^\circ(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) - 0{,}059\,\mathrm{pH} + \frac{0{,}059}{4}\log\left(\frac{p(\mathrm{O}_2)}{p^\circ}\right)

Avec E^\circ(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) = 1{,}23\text{ V}, \mathrm{pH} = 14 et p(\mathrm{O}_2) = 0{,}2\text{ bar} :

\begin{aligned} E_{\mathrm{O}_2} &= 1{,}23 - 0{,}059 \times 14 + \frac{0{,}059}{4}\log(0{,}2) \\ &= 1{,}23 - 0{,}826 - 0{,}010 \\ &= 0{,}394\text{ V} \end{aligned}
\boxed{E_{\mathrm{O}_2} = 0{,}39\text{ V}}

3. Potentiel de l'électrode de lithium E_{\mathrm{Li}}

La demi-équation associée au couple \mathrm{Li}^+_{(\mathrm{aq})}/\mathrm{Li}_{(\mathrm{s})} s'écrit :

\mathrm{Li}^+_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{e}^- \rightleftharpoons \mathrm{Li}_{(\mathrm{s})}

La formule de Nernst donne :

E_{\mathrm{Li}} = E^\circ(\mathrm{Li}^+/\mathrm{Li}) + 0{,}059\log\left(\frac{[\mathrm{Li}^+]}{c^\circ}\right)

Pour [\mathrm{Li}^+] = 0{,}1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et E^\circ(\mathrm{Li}^+/\mathrm{Li}) = -3{,}045\text{ V} :

E_{\mathrm{Li}} = -3{,}045 + 0{,}059\log(0{,}1) = -3{,}045 - 0{,}059 = -3{,}104\text{ V}
\boxed{E_{\mathrm{Li}} = -3{,}10\text{ V}}

4. Force électromotrice de l'accumulateur

Puisque E_{\mathrm{O}_2} > E_{\mathrm{Li}}, l'électrode à oxygène constitue le pôle positif et l'électrode de lithium le pôle négatif. La f.e.m. à circuit ouvert vaut :

e = E_{\mathrm{O}_2} - E_{\mathrm{Li}} = 0{,}394 - (-3{,}104) = 3{,}498\text{ V}
\boxed{e \approx 3{,}50\text{ V}}

Résultat

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : accumulateur, fonctionnement en décharge

Le schéma simplifié (figure 15b) de l'accumulateur est reproduit sur le document réponse. Compléter le document réponse en indiquant, lorsque l'accumulateur est en décharge : — les polarités des électrodes () ; — le sens de déplacement des électrons ; — le sens du courant dans le circuit ; — la nature des électrodes (anode, cathode) ; — les réactions ayant lieu sur chacune d'entre elles ; — le déplacement des ions dans l'électrolyte.

Voir l'indice

En décharge, l'oxydation a lieu à l'anode (pôle négatif, lithium) et la réduction a lieu à la cathode (pôle positif, électrode à air) ; les cations migrent dans le sens du courant.

Voir la stratégie
  1. Identifier le rôle générateur de la pile en décharge à partir des potentiels d'électrode (E_{\mathrm{Li}} < E_{\mathrm{O}_2}) déterminés en Q39.
  2. Associer à chaque électrode la demi-réaction spontanée (oxydation à l'anode au pôle -, réduction à la cathode au pôle +).
  3. En déduire le sens de circulation des électrons dans le circuit extérieur et celui des ions dans l'électrolyte pour assurer la fermeture du circuit et la neutralité électrique.
Voir la réponse courte

Complétion du schéma : pôle négatif (anode, oxydation de \text{Li}) et pôle positif (cathode, réduction de \text{O}_2), circulation externe des électrons et interne des cations.

Voir le corrigé complet

Lors de la décharge, le système fonctionne comme un générateur électrochimique (pile) :

  • Polarités des électrodes : D'après la question Q39, E_{\mathrm{Li}} \approx -3{,}10\text{ V} < E_{\mathrm{O}_2} \approx 0{,}39\text{ V}.

    • L'électrode de lithium constitue le pôle négatif (-).
    • L'électrode de carbone poreux constitue le pôle positif (+).
  • Nature des électrodes et réactions associées :

    • Électrode de lithium (pôle -) : Anode (siège d'une oxydation) :

      \boxed{\mathrm{Li}_{(\mathrm{s})} \longrightarrow \mathrm{Li}^+_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{e}^-}
    • Électrode de carbone poreux (pôle +) : Cathode (siège d'une réduction) :

      \boxed{\mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} + 4\,\mathrm{e}^- \longrightarrow 4\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}}
  • Sens de circulation dans le circuit extérieur :

    • Les électrons circulent du pôle négatif vers le pôle positif, c'est-à-dire de l'électrode de lithium vers l'électrode de carbone poreux.
    • Le courant électrique conventionnel circule en sens inverse, du pôle positif vers le pôle négatif, c'est-à-dire de l'électrode de carbone poreux vers l'électrode de lithium à travers la résistance R.
  • Déplacement des ions dans l'électrolyte : Pour assurer la fermeture du circuit électrique et la neutralité des compartiments :

    • Les cations \mathrm{Li}^+ migrent vers la cathode (de la gauche vers la droite).
    • Les anions \mathrm{HO}^- migrent vers l'anode (de la droite vers la gauche).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs ; Acide-base, précipitation, complexation

Notions : précipitation, accumulateur

Préciser en quel endroit de l'accumulateur (schéma de la figure 15a) le précipité va se former et dans quelle condition (charge ou décharge de l'accumulateur). Quel problème cela peut-il poser ?

Voir l'indice

Identifier le lieu où la concentration en ions \text{Li}^+ et \text{HO}^- est maximale (à proximité de la membrane protectrice) et mentionner le risque de colmatage.

Voir la stratégie
  1. Identifier le régime (charge ou décharge) au cours duquel les concentrations ioniques augmentent jusqu'à dépasser le seuil de solubilité.
  2. Localiser la zone où les concentrations locales sont les plus fortes (flux d'ions à travers les interfaces).
  3. Analyser l'effet mécanique et électrique du dépôt d'un solide non conducteur sur une interface fonctionnelle.
Voir la réponse courte

Formation de \text{LiOH}_{(s)} à la cathode poreuse en décharge par accumulation de \text{Li}^+ et \text{OH}^-, causant le colmatage mécanique des pores.

Voir le corrigé complet

1. Condition d'apparition du précipité : Le précipité d'hydroxyde de lithium se forme selon l'équilibre :

\mathrm{Li}^+_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} \rightleftharpoons \mathrm{LiOH}_{(\mathrm{s})}

Ce phénomène a lieu en décharge. En effet, au cours de la décharge :

  • le lithium métallique est oxydé à l'anode (\mathrm{Li}_{(\mathrm{s})} \to \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^-), augmentant la concentration globale en ions \mathrm{Li}^+ dans l'électrolyte ;
  • le dioxygène est réduit à la cathode (\mathrm{O}_{2} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O} + 4\,\mathrm{e}^- \to 4\,\mathrm{HO}^-), ce qui produit des ions hydroxyde.

Le produit des concentrations [\mathrm{Li}^+][\mathrm{HO}^-] augmente donc en décharge jusqu'à atteindre et dépasser le produit de solubilité de \mathrm{LiOH}.

2. Endroit de formation : Le précipité se forme dans l'électrolyte, préférentiellement :

  • à la surface du revêtement protecteur (côté électrolyte), à l'endroit précis où les ions \mathrm{Li}^+ émergent de la membrane pour entrer dans la solution basique (gradient de concentration maximal en \mathrm{Li}^+) ;
  • et/ou à la surface de l'électrode à oxygène, lieu de génération des ions \mathrm{HO}^-.

3. Problème posé : La précipitation de lithine solide \mathrm{LiOH}_{(\mathrm{s})} sur ces surfaces entraîne :

  • un colmatage des pores du revêtement protecteur perméable aux ions \mathrm{Li}^+ (passivation de l'interface) ;
  • un blocage de la diffusion des ions \mathrm{Li}^+ et une forte augmentation de la résistance interne de l'accumulateur ;
  • une chute brutale de la tension délivrée, limitant la capacité utile de la batterie et pouvant compromettre la réversibilité du système lors de la recharge si le précipité ne peut être convenablement dissous.
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Question 42

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : capacité d'une batterie, rendement faradique

Une batterie formé d'une association série de cellules élémentaires Li-air, identiques à l'accumulateur étudié précédemment, équipe un véhicule électrique. À partir des données du tableau 1, estimer la masse maximale de lithine qui peut se déposer dans la batterie.

Voir l'indice

Déterminer le nombre de cellules en série grâce à la tension totale, le volume de la batterie via son énergie totale, puis la quantité de matière maximale de \text{LiOH} précipitée.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'énergie totale \mathcal{E}_{\text{tot}} nécessaire pour assurer l'autonomie maximale de la batterie, puis en déduire le volume total V de batterie via la densité volumique d'énergie stockée W_{\max}.
  2. Calculer la quantité totale d'ions \text{Li}^+ générée par la décharge complète de la batterie en reliant l'énergie électrique totale à la quantité d'électrons échangés via la constante de Faraday \mathcal{F} et la force électromotrice e d'une cellule élémentaire.
  3. Soustraire la quantité d'ions \text{Li}^+ qui demeure en solution jusqu'à saturation (c_{\max}) pour trouver la quantité de matière de précipité \text{LiOH}, puis en déduire sa masse avec la masse molaire M_{\text{LiOH}}.
Voir la réponse courte

Bilan de quantité d'électricité Q = I\Delta t = n_e F, calcul de la quantité de lithium consommée et de la masse de \text{LiOH} déposée.

Voir le corrigé complet

1. Énergie totale et volume de la batterie

Pour parcourir la distance d'autonomie maximale D = 600\text{ km} avec une consommation de 15\text{ kW}\cdot\text{h} pour 100\text{ km}, l'énergie électrique totale à stocker est :

\mathcal{E}_{\text{tot}} = \frac{600}{100} \times 15\text{ kW}\cdot\text{h} = 90\text{ kW}\cdot\text{h} = 90 \times 3{,}6 \times 10^6\text{ J} = 3{,}24 \times 10^8\text{ J}

Le volume total de batterie correspondant à la densité volumique maximale W_{\max} = 2{,}2\text{ kW}\cdot\text{h}\cdot\text{L}^{-1} vaut :

V = \frac{\mathcal{E}_{\text{tot}}}{W_{\max}} = \frac{90}{2{,}2} \approx 40{,}9\text{ L}

2. Quantité totale d'ions \text{Li}^+ produite

La batterie est constituée d'une association série de N_{\text{cell}} cellules de f.e.m. e = 3\text{ V}, sous une tension totale U_{\text{bat}} = 400\text{ V}, soit :

N_{\text{cell}} = \frac{U_{\text{bat}}}{e}

Lors d'une décharge complète, la charge totale ayant traversé le circuit vaut Q = \frac{\mathcal{E}_{\text{tot}}}{U_{\text{bat}}}. Dans chaque cellule, chaque mole d'électrons échangée (\text{Li} = \text{Li}^+ + \text{e}^-) correspond à une mole d'ions \text{Li}^+ produite :

n_{\text{cell}}(\text{Li}^+) = \frac{Q}{\mathcal{F}} = \frac{\mathcal{E}_{\text{tot}}}{U_{\text{bat}}\mathcal{F}}

La quantité de matière totale d'ions \text{Li}^+ produite dans l'ensemble des N_{\text{cell}} cellules s'écrit alors :

n_{\text{tot}}(\text{Li}^+) = N_{\text{cell}} \times n_{\text{cell}}(\text{Li}^+) = \frac{\mathcal{E}_{\text{tot}}}{e\,\mathcal{F}}
n_{\text{tot}}(\text{Li}^+) = \frac{3{,}24 \times 10^8}{3 \times 9{,}6485 \times 10^4} \approx 1{,}119 \times 10^3\text{ mol}

3. Masse de lithine \text{LiOH} précipitée

Les ions \text{Li}^+ restent d'abord en solution jusqu'à atteindre la concentration limite de précipitation c_{\max} = 5{,}25\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}. En supposant la concentration initiale négligeable, la quantité maximale d'ions \text{Li}^+ soluble dans le volume V de l'électrolyte est :

n_{\text{sol}} = c_{\max} \, V = 5{,}25 \times 40{,}91 \approx 215\text{ mol}

La quantité de matière de précipité \text{LiOH} formée vaut donc :

n_{\text{LiOH}} = n_{\text{tot}}(\text{Li}^+) - n_{\text{sol}} \approx 1119 - 215 = 904\text{ mol}

La masse molaire de la lithine \text{LiOH} est :

M_{\text{LiOH}} = M_{\text{Li}} + M_{\text{O}} + M_{\text{H}} = 6{,}9 + 16{,}0 + 1{,}0 = 23{,}9\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

On en déduit la masse maximale de lithine qui peut se déposer :

m_{\max} = n_{\text{LiOH}} \times M_{\text{LiOH}} = 904 \times 23{,}9 \times 10^{-3}\text{ kg} \approx 21{,}6\text{ kg}
\boxed{m_{\max} \approx 22\text{ kg}}

Résultat

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Question 43

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion

Notions : cinétique électrochimique, surtension

Est-ce à la charge ou à la décharge de l'accumulateur que l'on a besoin d'une réaction rapide ? Justifier l'intérêt de l'une ou de l'autre électrode selon le fonctionnement de l'accumulateur en charge ou en décharge.

Voir l'indice

Comparer les contraintes de puissance lors de la recharge (durée contrainte) et de la décharge, et justifier le rôle catalytique du nickel pour le dégagement d'oxygène.

Voir la stratégie
  1. Identifier les contraintes cinétiques et pratiques selon les deux phases de fonctionnement : la décharge (autonomie sur plusieurs heures, consommation d'air) et la charge (recharge la plus courte possible, fort courant, dégagement gazeux).
  2. Associer chaque électrode à sa fonction physico-chimique :

    • en décharge, le réactif est le dioxygène de l'air, nécessitant la structure de diffusion du carbone poreux ;
    • en charge, l'oxydation de l'eau en dioxygène nécessite un matériau catalytique limitant la surtension et évitant la corrosion du carbone, rôle rempli par l'électrode de nickel.
Voir la réponse courte

Décharge rapide requise pour fournir la puissance d'accélération, limitation par les surtensions et justification du choix des catalyseurs d'électrode.

Voir le corrigé complet
  1. Besoin d'une réaction rapide : C'est lors de la charge que l'on recherche la réaction la plus rapide possible afin de minimiser le temps d'immobilisation du véhicule lors de sa recharge (forts courants de charge) et de réduire les surtensions anodiques pour maximiser le rendement énergétique.
  2. Justification du choix de l'électrode en fonction du régime :

    • En décharge : la réaction cathodique consomme du dioxygène gazeux :

      \mathrm{O_{2\,(g)} + 2\,H_2O + 4\,e^- \longrightarrow 4\,HO^-}

      Le dioxygène provient de l'air extérieur. Une électrode en carbone poreux (interrupteur en position 2) est alors indispensable pour assurer la triple interface (gaz/solide conducteur/électrolyte liquide) et permettre la diffusion efficace de \mathrm{O_2}.

    • En charge : la réaction anodique est l'oxydation des ions hydroxyde en dioxygène :

      \mathrm{4\,HO^- \longrightarrow O_{2\,(g)} + 2\,H_2O + 4\,e^-}

      Les réactifs (\mathrm{HO^-}) sont déjà présents au sein de l'électrolyte. L'électrode de nickel (interrupteur en position 1), immergée dans la solution, présente une excellente activité catalytique (faible surtension anodique) permettant une réaction rapide et protège le carbone poreux d'une dégradation prématurée par oxydation électrochimique à potentiel élevé.

Question déjà tombée ailleurs

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Question 44

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance

Notions : diode de commutation, convertisseur statique

Proposer, sur un schéma simple, une réalisation de l'interrupteur , de telle sorte que la commutation entre les deux électrodes soit spontanée.

Voir l'indice

Proposer un dispositif passif à diodes en tête-bêche ou orientées convenablement selon le sens du courant de charge/décharge.

Voir la stratégie
  1. Identifier le sens de circulation du courant dans le fil relié aux électrodes à dioxygène selon le mode de fonctionnement (charge ou décharge).
  2. En déduire le type de composant semi-conducteur non linéaire permettant d'aiguiller spontanément le courant selon son signe (des diodes).
  3. Établir le schéma équivalent de l'interrupteur inverseur K à l'aide de deux diodes convenablement orientées, et vérifier le blocage/la conduction dans chaque régime.
Voir la réponse courte

Utilisation de diodes en tête-bêche ou d'une diode de roue libre polarisée spontanément selon le signe de la tension pour orienter le courant de charge ou de décharge.

Voir le corrigé complet

Le sens du courant électrique dans la borne positive dépend du régime de fonctionnement de l'accumulateur :

  • En décharge : l'accumulateur fonctionne en générateur. Le courant sort de la cathode (électrode positive) pour traverser le circuit extérieur récepteur. D'après la question précédente, la réduction du dioxygène doit se faire sur l'électrode de carbone poreux (électrode 2). Le courant doit donc circuler de l'électrode 2 vers le circuit extérieur.
  • En charge : l'accumulateur fonctionne en récepteur, alimenté par un chargeur externe imposant un courant entrant par l'électrode positive (anode d'oxydation de l'eau). Cette oxydation doit avoir lieu sur l'électrode de nickel (électrode 1). Le courant doit donc circuler du circuit extérieur vers l'électrode 1.

Pour assurer une commutation spontanée régie uniquement par le sens du courant, on insère deux diodes :

  • Une diode D_1 orientée dans le sens direct du circuit extérieur vers l'électrode de nickel ;
  • Une diode D_2 orientée dans le sens direct de l'électrode de carbone poreux vers le circuit extérieur.

Vérification du fonctionnement :

  • En décharge : le courant i > 0 sort de la cellule : la diode D_2 est polarisée en direct et conduit le courant vers le circuit extérieur, tandis que D_1 est bloquée (courant inverse empêché). L'électrode de carbone est active.
  • En charge : le générateur externe applique une tension supérieure à la f.e.m. et injecte un courant : la diode D_1 est passante, dirigeant le courant vers l'électrode de nickel, tandis que la diode D_2 est bloquée, protégeant ainsi l'électrode de carbone de toute oxydation anodique.
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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 PSI 2026 ?

Surtout 4 chapitres : Régime sinusoïdal forcé et filtrage (25 % des questions, partie A), Électrostatique (11 %, partie B), Mouvement d'une particule chargée dans E et B (11 %) et ALI et oscillateurs électroniques (10 %). Plus ponctuellement : Oxydoréduction et piles, Électronique numérique, Électrolyse et accumulateurs, Induction et forces de Laplace, Cristallographie…

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 PSI 2026 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 14 questions sur 44 (32 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI. Blocs abordables : la sous-partie A.I (Q1 à Q5). Avec les autres programmes de première année : 12 en MP2I et 12 en TSI1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 PSI 2026 ?

Environ 4 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est un peu long, il faut avancer sans s'attarder. La partie C est la plus longue (environ 1 h 30).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 PSI 2026 ?

Q18 (couplage inductif) et Q34 (régulation d'amplitude), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 PSI 2026 ?

Questions de cours : Q12 (capacité d'un condensateur), Q24 (maille cristalline), Q26 (critère de shannon), Q28 (convertisseur courant-tension), Q30 (montage intégrateur) et Q40 (accumulateur). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (transfert maximal de puissance), Q4 (adaptation d'impédance), Q7 (fonction de transfert), Q11 (ligne de champ), Q19 (force de lorentz), Q25 (paramètre de maille), Q33 (critère de barkhausen) et Q39 (formule de nernst).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 PSI 2026 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (14 sur 44), par exemple : Q1, Q2, Q5, Q6, Q13, Q24, Q26 à Q30, Q32, Q37 et Q41. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q7, Q8, Q19, Q20 et Q22.

Quelle a été la moyenne au sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 PSI 2026 ?

Moyenne : 9,34/20 (écart-type 3,96, 4 359 présents).

La mobilité des porteurs de charge est-elle algébrique dans la partie C ?

Oui : la relation vectorielle posée en Q19 et l'expression du courant en Q20 imposent une mobilité du signe de la charge du porteur. Pour les électrons, \mu_e est négative (valeur précisée dans les données), ce qui assure une conductivité \gamma = -n_e e \mu_e strictement positive.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 44 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,34 et d'écart-type 3,96 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.