Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 TSI 2020
Utilisations des matériaux piézoélectriques
- 45 questions corrigées
- Sujet accessible
- Faisable en TSI1 : 32 questions sur 45, parties III, II.A, II.B et IV.B
- Vérifié question par question
Ce sujet explore la richesse applicative des matériaux piézoélectriques à travers quatre parties totalement indépendantes, balayant la métrologie des forces, la sécurité automobile, la récupération autonome d'énergie et l'oscillation haute stabilité. L'épreuve mobilise une électrocinétique très soignée autour de montages à amplificateurs linéaires intégrés, couplée à une mécanique newtonienne classique en référentiels galiléen et non galiléen.
Très équilibré et progressif, ce sujet constitue un excellent support de révision transversale pour les concours. Les calculs y sont guidés et les applications numériques immédiatement interprétables sur le plan physique et technologique. La question de synthèse sur le comparateur à seuil valorise particulièrement la prise d'initiative et le dimensionnement de composants réels.
En bref sur ce sujet
- Difficulté
- Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
- Temps estimé
- ≈ 3 h 15 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire29 %
- Amplificateur linéaire intégré et oscillateurs électroniques27 %
- Cinématique et dynamique du point17 %
- Circuits électriques et régimes transitoires10 %
Part des questions du sujet.
- Incontournables
15 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Oui en TSI1 : 32 questions sur 45, parties III, II.A, II.B et IV.B.
Où gagner des points
Rapides et accessibles (37) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.
Comment utiliser ce corrigé
Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés
Partie I : Utilisation en capteur de forces
A · Mesure de l'intensité d'une force s'exerçant sur une lame piézoélectrique
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en PCSI
Notions : amplificateur linéaire intégré, régime linéaire, diviseur de tension
Après avoir rappelé le modèle de l'amplificateur linéaire intégré idéal, exprimer la tension en fonction de , et des différentes résistances (figure 1).
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de Millman aux bornes inverseuse et non-inverseuse de l'ALI en exploitant l'égalité des potentiels d'entrée en régime linéaire.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler les caractéristiques du modèle de l'amplificateur linéaire intégré (ALI) idéal en régime linéaire.
- Déterminer le potentiel V^+ sur l'entrée non inverseuse en tenant compte du courant d'entrée i_+.
- Exprimer le potentiel V^- sur l'entrée inverseuse à l'aide du théorème de Millman (ou d'un diviseur de tension), puis appliquer l'égalité des potentiels V^+ = V^-.
Voir la réponse courteRéponse courte
ALI idéal : courants d'entrée nuls et \varepsilon = 0, d'où l'expression de V_e par pont diviseur ou Millman.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le modèle de l'amplificateur linéaire intégré (ALI) idéal en régime linéaire repose sur les hypothèses suivantes :
des impédances d'entrée infinies, ce qui impose des courants d'entrée nuls :
i_+ = i_- = 0un gain différentiel infini (\mu_d \to \infty), ce qui implique, en régime linéaire (assuré ici par la boucle de rétroaction négative reliant la sortie à la borne inverseuse), une tension différentielle d'entrée nulle :
\varepsilon = V^+ - V^- = 0 \iff V^+ = V^-- une impédance de sortie nulle (R_s = 0).
Déterminons les potentiels des bornes d'entrée :
Sur la borne non inverseuse (+) : le courant traversant le résistor R_1 est nul (i_+ = 0), il n'y a donc aucune chute ohmique à ses bornes :
V^+ = V_eSur la borne inverseuse (-) : en appliquant le théorème de Millman au nœud inverseur (avec i_- = 0) :
V^- = \frac{\dfrac{e_1}{R_3} + \dfrac{V_s}{R_2}}{\dfrac{1}{R_3} + \dfrac{1}{R_2}} = \frac{R_2 e_1 + R_3 V_s}{R_2 + R_3}
Comme V^+ = V^-, on en déduit l'expression de la tension V_e :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Application numérique
- Faisable en PCSI
Notions : amplificateur linéaire intégré
On donne : , , et . On mesure , en déduire .
Voir l'indiceIndice
Injecter directement les valeurs numériques fournies dans la relation littérale liant V_e, e_1 et V_s.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application numérique directe de l'expression obtenue à la question précédente pour calculer V_e.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation établie à la question Q1 :
La résistance R_1 n'intervient pas dans le calcul puisque le courant d'entrée i_+ de l'ALI idéal est nul.
Effectuons l'application numérique avec les valeurs fournies :
- R_2 = 6{,}5\text{ k}\Omega
- R_3 = 1{,}0\text{ k}\Omega
- e_1 = 100\text{ mV} = 0{,}100\text{ V}
- V_s = 6{,}50\text{ V}
En tenant compte des deux chiffres significatifs des résistances R_2 et R_3 :
Résultat
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : capteur piézoélectrique, capacité
Sachant que et que , déterminer l'intensité de la force s'exerçant sur la lame.
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'égalité constitutive q = C V_e = K F pour exprimer puis calculer la force F.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser la relation électromécanique liant la charge, la tension et la force donnée dans le préambule de la partie I.A.
- Isoler l'intensité F de la force \vec{F} et effectuer l'application numérique avec deux chiffres significatifs.
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation de la relation charge-force q = KF et de q = CV_e pour déduire l'intensité F = CV_e/K.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le préambule de la sous-partie I.A, la charge q développée sur les faces de la lame piézoélectrique vérifie :
On en déduit directement l'expression de l'intensité F de la force \vec{F} :
En reprenant la valeur exacte de V_e obtenue à la question Q2 (V_e = \frac{7{,}15}{7{,}5}\text{ V} \approx 0{,}953\text{ V}) :
Résultat
B · Mesure de la fréquence d'une force excitatrice sinusoïdale s'exerçant sur une lame
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 10 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en PCSI
Notions : fonction de transfert, amplificateur linéaire intégré, filtre passe-bande
Déterminer l'expression de la fonction de transfert du filtre de la figure 2 et la mettre sous la forme
en précisant les expressions de , et en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Écrire le théorème de Millman à l'entrée inverseuse en sommant les courants par admittance, puis mettre le dénominateur sous la forme canonique demandée.
Voir la stratégieStratégie
- Modéliser l'ALI idéal en régime linéaire (i^+ = i^- = 0 et V^+ = V^- = 0) pour exprimer la fonction de transfert \underline{H}(j\omega) = \frac{\underline{V}_s}{\underline{V}_e} = -\frac{\underline{Z}_2}{\underline{Z}_1} d'un amplificateur inverseur.
- Exprimer les impédances complexes \underline{Z}_1 (association série R_1, C_1) et \underline{Z}_2 (association parallèle R_2, C_2).
- Réarranger le dénominateur pour identifier la forme canonique demandée et en déduire A, \omega_1 et \omega_2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Théorème de Millman sur les entrées de l'ALI pour déterminer la fonction de transfert sous forme canonique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'amplificateur linéaire intégré est supposé idéal et fonctionne en régime linéaire :
La borne non-inverseuse étant reliée à la masse (V^+ = 0), la borne inverseuse est à la masse virtuelle :
L'impédance de la branche d'entrée (association série de C_1 et R_1) vaut :
L'impédance de la branche de contre-réaction (association parallèle de R_2 et C_2) s'écrit :
En appliquant la loi des nœuds en termes de potentiels au nœud inverseur (i^- = 0) :
En remplaçant \underline{Z}_1 et \underline{Z}_2 par leurs expressions :
Divisons le numérateur et le dénominateur par le terme imaginaire j(R_1C_1 + R_2C_2)\omega :
Par identification avec la forme imposée \underline{H}(j\omega) = -\dfrac{A}{1 + j(\omega/\omega_1 - \omega_2/\omega)}, on obtient :
Résultat
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : filtre passe-bande
Indiquer quelle est la nature de ce filtre.
Voir l'indiceIndice
Examiner le comportement asymptotique du gain aux pulsations nulles et infinies pour identifier le type de filtrage.
Voir la stratégieStratégie
Pour déterminer la nature d'un filtre à partir de sa fonction de transfert :
- On étudie le comportement asymptotique du gain en basses fréquences (\omega \to 0) et en hautes fréquences (\omega \to \infty).
- On examine la valeur du gain à une pulsation intermédiaire pour conclure sur la bande passante.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comportements limites basse fréquence (\underline{H}\to 0) et haute fréquence (\underline{H}\to 0) : il s'agit d'un passe-bande.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la fonction de transfert établie à la question Q4 :
le gain du filtre s'écrit :
Examinons les comportements aux limites :
- À basse fréquence (\omega \to 0) : \dfrac{\omega_2}{\omega} \to +\infty, donc G(\omega) \to 0 ;
- À haute fréquence (\omega \to \infty) : \dfrac{\omega}{\omega_1} \to +\infty, donc G(\omega) \to 0 ;
- Pour la pulsation intermédiaire \omega = \sqrt{\omega_1 \omega_2} : le terme imaginaire s'annule et le gain est maximal, valant G = A \neq 0.
Le filtre atténue donc à la fois les très basses et les très hautes fréquences, tout en transmettant une bande intermédiaire autour de sa fréquence centrale.
Résultat
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : pulsation de résonance, gain maximal
Montrer que le gain passe par un maximum pour une pulsation que l'on exprimera en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Chercher la pulsation qui annule la partie imaginaire du dénominateur, minimisant ainsi le module de ce dernier.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le gain G(\omega) = |\underline{H}(j\omega)| à partir de la fonction de transfert établie à la question Q4.
- Étudier le dénominateur de cette expression : la somme de 1 et d'un carré est minimale lorsque le terme au carré s'annule, ce qui donne directement la pulsation réalisant le maximum de gain.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le gain est maximal lorsque la partie imaginaire du dénominateur s'annule : \omega_0 = \sqrt{\omega_1\omega_2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q4, la fonction de transfert s'écrit sous la forme :
où A, \omega_1 et \omega_2 sont des constantes strictement positives.
Le gain en tension du filtre est donné par le module de \underline{H}(j\omega) :
Le numérateur étant constant et strictement positif, le gain G(\omega) est maximal lorsque le dénominateur est minimal, c'est-à-dire lorsque le terme positif \left(\dfrac{\omega}{\omega_1} - \dfrac{\omega_2}{\omega}\right)^2 est minimal.
Ce carré étant toujours supérieur ou égal à zéro, sa valeur minimale est 0, atteinte si et seulement si :
Comme une pulsation est nécessairement positive, le gain passe par un maximum pour la pulsation :
En cette pulsation, le gain maximal vaut G_{\max} = A.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Démarche expérimentale
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : déphasage, oscilloscope, figure de lissajous
Comment peut-on vérifier expérimentalement que les deux signaux sont en opposition de phase ? Indiquer quel matériel peut être utilisé pour cette opération et comment le relier au montage.
Voir l'indiceIndice
Proposer l'utilisation d'un oscilloscope bicourbe : visualiser simultanément l'entrée et la sortie en mode temporel (déphasage de \pi) ou en mode XY (courbe de Lissajous rectiligne).
Voir la stratégieStratégie
Pour répondre à cette question à caractère expérimental :
- Identifier l'appareil de mesure adapté à l'observation simultanée de deux tensions et préciser ses branchements (voies et masse).
- Présenter les deux méthodes usuelles de détection de l'opposition de phase : la visualisation temporelle directe et le mode XY (figure de Lissajous).
Voir la réponse courteRéponse courte
Visualisation bicourbe (signaux inversés) ou mode XY (ellipse dégénérée en segment de droite de pente négative).
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Matériel utilisé et branchements : On utilise un oscilloscope (bicourbe ou numérique) équipé de deux sondes de tension :
- la masse commune des sondes de l'oscilloscope est reliée à la masse du montage ;
- la pointe de touche de la voie 1 (\text{CH}_1 ou voie X) est connectée à la tension d'entrée v_e(t) ;
- la pointe de touche de la voie 2 (\text{CH}_2 ou voie Y) est connectée à la tension de sortie v_s(t).
2. Vérification expérimentale de l'opposition de phase :
Deux méthodes permettent de s'assurer que les signaux sont en opposition de phase (\Delta\varphi = \varphi_s - \varphi_e \equiv \pi \pmod{2\pi}) :
- En mode temporel (Y-t) : on visualise simultanément v_e(t) et v_s(t) en fonction du temps. Les deux signaux sont en opposition de phase si les maxima de l'un coïncident avec les minima de l'autre, ou de manière équivalente, s'ils franchissent simultanément la valeur zéro avec des pentes de signes opposés (le décalage temporel vaut \Delta t = T/2).
- En mode XY (courbes de Lissajous) : en basculant l'oscilloscope en mode XY, la figure obtenue est une ellipse qui s'aplatit en un segment de droite de pente négative passant par l'origine lorsque le déphasage vaut exactement \pi.
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : pulsation de résonance, résonance
Déterminer la fréquence de la contrainte s'exerçant sur la lame. Calculer sa valeur numérique sachant que , , et qu'il a fallu régler à de manière à ce que les deux signaux soient en opposition de phase.
Voir l'indiceIndice
Traduire l'opposition de phase par l'annulation du terme imaginaire dans la fonction de transfert, ce qui donne la pulsation de résonance du filtre.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le déphasage entre le signal de sortie v_s(t) et le signal d'entrée v_e(t) à partir de l'argument de la fonction de transfert \underline{H}(j\omega) établie à la question Q4.
- Traduire la condition d'opposition de phase (\Delta\varphi = \pm \pi) pour relier la pulsation \omega de la contrainte aux composants du filtre.
- En déduire l'expression littérale de la fréquence f = \dfrac{\omega}{2\pi} et effectuer l'application numérique avec le bon nombre de chiffres significatifs.
Voir la réponse courteRéponse courte
À l'opposition de phase, \omega = \omega_0 = \sqrt{\omega_1\omega_2} d'où le calcul de la fréquence f_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q4, la fonction de transfert du filtre s'écrit :
avec A > 0. Le déphasage entre la tension de sortie et la tension d'entrée est donné par :
Les signaux d'entrée et de sortie sont en opposition de phase si et seulement si l'argument de \underline{H}(j\omega) vaut \pi (modulo 2\pi), ce qui impose :
D'après la question Q6, cette pulsation correspond précisément à la pulsation de résonance du filtre passe-bande :
La fréquence f = \dfrac{\omega}{2\pi} de la contrainte mécanique s'exerçant sur la lame est donc :
Application numérique :
On calcule d'abord le produit des composants :
d'où :
La pulsation correspondante est \omega = \dfrac{1}{5{,}0 \times 10^{-4}} = 2{,}0 \times 10^3\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}. On en déduit la fréquence :
Résultat
Partie II : Utilisation d'un matériau piézoélectrique dans un airbag
A · Principe d'un accéléromètre
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Mise en équation
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : bilan des forces, force d'inertie d'entraînement
Effectuer le bilan des différentes forces s'exerçant sur la masse . Pour tenir compte du caractère non galiléen du référentiel lié à la voiture, on admet que, dans l'application du principe fondamental de la dynamique dans le référentiel lié à la voiture, il est nécessaire d'introduire une force supplémentaire, nommée force d'inertie d'entrainement, d'expression .
Voir l'indiceIndice
Recenser les actions de contact (rappel élastique, amortisseur visqueux, réaction du support) ainsi que les forces à distance et d'inertie.
Voir la stratégieStratégie
- Définir précisément le système matériel et le référentiel d'étude (ici non galiléen).
- Recenser l'ensemble des forces réelles (actions de contact et à distance).
- Ajouter la force d'inertie d'entraînement liée au caractère non galiléen du référentiel en translation accélérée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Recensement des forces : poids, réaction du support, rappel élastique, frottement fluide et force d'inertie d'entraînement fournie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie la masse m dans le référentiel \mathcal{R}_{\text{v}} lié à la voiture, en mouvement de translation rectiligne accélérée \vec{a} = -a\vec{u}_x (a > 0) par rapport au référentiel terrestre supposé galiléen.
Le bilan des actions mécaniques s'exerçant sur la masse m comporte :
- Le poids \vec{P} = -m g \vec{u}_y (en notant \vec{u}_y le vecteur unitaire vertical ascendant) ;
- La réaction normale du support \vec{R}_N = R_N \vec{u}_y, sans composante tangentielle car le glissement se fait sans frottement solide ;
La force de rappel élastique du ressort, fixé en x = 0, de longueur instantanée \ell(t) = x(t) et de longueur à vide L_0 :
\vec{F}_{\text{é}} = -k\big(x(t) - L_0\big)\vec{u}_xLa force de frottement fluide exercée par l'amortisseur :
\vec{f} = -\alpha \vec{V} = -\alpha \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}\vec{u}_xLa force d'inertie d'entraînement, due à la non-galiléité de \mathcal{R}_{\text{v}} :
\vec{F}_{ie} = -m \vec{a} = m a \vec{u}_x
La force d'inertie de Coriolis est quant à elle identiquement nulle car le référentiel de la voiture est en translation pure (\vec{\Omega} = \vec{0}).
En conclusion, la résultante des forces s'exerçant sur la masse m dans \mathcal{R}_{\text{v}} s'écrit :
avec \vec{P} + \vec{R}_N = \vec{0} du fait de l'absence de mouvement selon l'axe vertical.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : principe fondamental de la dynamique, oscillateur harmonique amorti
En appliquant le principe fondamental de la dynamique dans le référentiel lié à la voiture, montrer que l'équation différentielle du mouvement en peut être mise sous la forme
en exprimant et en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Projeter le principe fondamental de la dynamique dans le référentiel non galiléen lié au véhicule sur l'axe unitaire \vec{u}_x.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique (PFD) à la masse m dans le référentiel non galiléen lié à la voiture.
- Projeter la relation vectorielle sur l'axe (Ox) orienté par \vec{u}_x.
- Exprimer l'équation avec la variable d'écart à la position à vide X(t) = x(t) - L_0, puis identifier les grandeurs canoniques \omega_0 et Q.
Voir la réponse courteRéponse courte
Projection du PFD dans le référentiel accéléré selon l'axe horizontal et identification de \omega_0 = \sqrt{k/m} et Q.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie la masse m dans le référentiel non galiléen lié à la voiture, muni de la base (\vec{u}_x, \vec{u}_y). La vitesse et l'accélération relatives de la masse sont :
D'après le bilan des forces établi à la question Q9, la masse est soumise à :
- son poids \vec{P} = -m g \vec{u}_y ;
- la réaction normale du support horizontal \vec{R}_N = R_N \vec{u}_y (le déplacement s'effectuant sans frottement solide) ;
- la force de rappel élastique du ressort \vec{F}_{\text{é}} = -k(x(t) - L_0)\vec{u}_x ;
- la force de frottement fluide \vec{f} = -\alpha \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}\vec{u}_x ;
- la force d'inertie d'entraînement \vec{F}_{ie} = m a \vec{u}_x.
Le mouvement relatif s'effectuant selon la direction horizontale, l'équilibre vertical donne \vec{P} + \vec{R}_N = \vec{0}.
Le principe fondamental de la dynamique appliqué dans le référentiel lié à la voiture s'écrit :
En projetant suivant le vecteur unitaire \vec{u}_x :
La longueur à vide L_0 étant constante au cours du temps, la variable X(t) = x(t) - L_0 vérifie :
L'équation du mouvement devient ainsi :
En divisant par la masse m, on obtient :
Par identification avec la forme canonique d'un oscillateur amorti du second ordre :
on en déduit par comparaison des coefficients :
Résultat
Question 11
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : équilibre mécanique
Quelle est l'expression de pour ?
Voir l'indiceIndice
Considérer l'état mécanique du système avant le début du freinage, lorsque la voiture roule à vitesse strictement constante.
Voir la réponse courteRéponse courte
Voiture à vitesse constante sans accélération : la masse est au repos à sa position d'équilibre X(t) = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, la phase de freinage commence à t = 0. Avant cet instant (t < 0), la voiture n'accélère pas et le ressort est au repos avec une longueur égale à sa longueur à vide :
Par définition de la variable d'écart X(t) = x(t) - L_0, on en déduit immédiatement :
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Notions : régime transitoire, régime permanent
Représenter l'allure des variations de pour tout , en supposant que le régime permanent a le temps de s'établir entre et . On précisera en particulier l'expression approchée de à ainsi que sa valeur si tend vers l'infini mais le calcul complet n'est en aucun cas demandé.
Voir l'indiceIndice
Pour Q=1/2, le régime libre est apériodique critique. Entre 0 et t_0, le système rejoint sans dépassement sa position d'équilibre sous accélération constante.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature du régime transitoire grâce à la valeur du facteur de qualité Q = 1/2 (régime critique : apériodique, sans dépassement ni oscillation).
- Déterminer l'état permanent atteint avant t_0 sous accélération constante a, d'où X(t_0).
- Analyser l'évolution pour t > t_0 où l'accélération s'annule (arrêt de la voiture) : retour à la position d'équilibre à vide X = 0.
- Tracer la courbe d'allure complète en respectant la continuité de X et de \dot{X}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de la réponse à un échelon : palier permanent X = a/\omega_0^2 en t_0, puis retour à 0 pour t \to \infty.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Expression approchée de X(t) à t = t_0 :
Pour t \in [0, t_0], l'équation différentielle établie à la question Q10 s'écrit :
La solution particulière constante associée au second membre constant a est :
Comme Q = 1/2, l'oscillateur est en régime critique (racine double négative -\omega_0). L'évolution est donc strictement apériodique, sans aucun dépassement.
L'énoncé précisant que le régime permanent a largement le temps de s'établir entre t = 0 et t_0, le terme transitoire s'est amorti avant t_0. Par conséquent, à l'instant t = t_0 :
2. Valeur de X(t) lorsque t \to +\infty :
À partir de t = t_0, le véhicule est totalement arrêté. L'accélération devient donc nulle (a = 0). L'équation du mouvement pour t > t_0 s'écrit alors :
Sous l'effet du frottement fluide, les mouvements s'amortissent et la masse rejoint sa nouvelle position d'équilibre en régime libre apériodique. Par conséquent :
3. Allure des variations de X(t) :
Par continuité de la position et de la vitesse en t = 0 (X(0) = 0 et \dot{X}(0) = 0) :
- pour t < 0, X(t) = 0 ;
- pour t \in [0, t_0], X(t) croît de façon monotone avec une tangente horizontale en t = 0, et atteint le palier a/\omega_0^2 avant t_0 ;
- pour t > t_0, X(t) décroît de façon monotone à partir du palier (tangente horizontale en t_0^+ car la vitesse y est quasi nulle) pour tendre asymptotiquement vers 0.
Résultat
B · Utilisation du matériau piézoélectrique
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : cinématique, accélération
Calculer la valeur numérique de l'accélération moyenne durant la phase d'arrêt de la voiture.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la formule de l'accélération moyenne d'arrêt : a_1 = \Delta V / \Delta t.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'accélération moyenne par le rapport de la variation de vitesse à la durée du freinage.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le mouvement de la voiture est une translation rectiligne selon l'axe (Ox) de vecteur unitaire \vec{u}_x. Entre le début du freinage (vitesse initiale \vec{v}(0) = V\vec{u}_x) et l'arrêt complet de la voiture (vitesse finale \vec{v}(\Delta t_1) = \vec{0}), la variation de vitesse est :
Le vecteur accélération moyenne s'exprime donc par :
Par identification avec la notation de l'énoncé \vec{a} = -a \vec{u}_x (avec a > 0), la norme de cette décélération (ou accélération moyenne) vaut :
Application numérique avec V = 25\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et \Delta t_1 = 2{,}5\text{ s} :
Résultat
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : cinématique, accélération
Calculer la valeur numérique de l'accélération moyenne durant la phase d'arrêt de la voiture.
Voir l'indiceIndice
Reprendre la même relation cinématique en utilisant la durée de collision extrêmement brève \Delta t = 0{,}15\text{ s}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Même calcul d'accélération moyenne dans le cas du choc frontal avec la nouvelle durée d'arrêt.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Durant la phase de choc, la vitesse de la voiture passe de V = 25\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} à 0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} en une durée \Delta t = 0{,}15\text{ s}.
L'accélération moyenne de la voiture dans le référentiel terrestre s'écrit :
Par identification avec l'expression posée dans le sujet \vec{a} = -a \vec{u}_x avec a > 0, la valeur de la décélération moyenne lors du choc, notée a_2, vaut :
Application numérique avec V = 25\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et \Delta t = 0{,}15\text{ s} :
Résultat
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : force d'inertie d'entraînement
Déterminer, dans les deux cas précédents, la valeur numérique de l'intensité de la force d'inertie d'entrainement.
Voir l'indiceIndice
Calculer la force d'inertie d'entraînement F_{ie} = m a pour chacune des deux accélérations précédentes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique de l'intensité de la force d'inertie F_{ie} = m |a| pour les deux situations étudiées.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q9, l'expression de la force d'inertie d'entraînement subie par une masse m dans le référentiel lié à la voiture animée d'une accélération \vec{a} = -a\,\vec{u}_x est :
L'intensité de cette force d'inertie d'entraînement est donc :
Cas 1 : Freinage brutal Avec a_1 = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} (d'après la question Q13) et la masse m = 2{,}81\text{ g} = 2{,}81 \times 10^{-3}\text{ kg} :
Soit, avec deux chiffres significatifs :
Cas 2 : Arrêt suite à un choc Avec a_2 = \dfrac{V}{\Delta t_2} = \dfrac{25}{0{,}15} \approx 1{,}67 \times 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} (d'après la question Q14) :
Soit, avec deux chiffres significatifs :
Résultat
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : capteur piézoélectrique
Déterminer, dans les deux cas précédents, la valeur numérique de la différence de potentiel qui apparait aux bornes du cristal de quartz. La différence vous semble-t-elle décelable ?
Voir l'indiceIndice
Utiliser le coefficient de proportionnalité \chi = 6{,}0\text{ V}\cdot\text{N}^{-1} liant la tension à la force exercée pour évaluer la tension dans chaque cas.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser la définition de la sensibilité \chi reliant la tension U apparaissant aux bornes du quartz à l'intensité de la force appliquée F_{ie} : U = \chi F_{ie}.
- Calculer numériquement la tension obtenue pour chacun des deux cas (freinage brutal et choc).
- Comparer les deux grandeurs obtenues afin de déterminer si l'écart est aisément exploitable par un circuit électronique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la tension générée dans les deux cas ; l'écart de tension important rend la détection tout à fait possible.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, la quantité \chi est le rapport entre la différence de potentiel U apparaissant aux bornes du quartz et l'intensité de la force appliquée F_{ie}, soit :
Cas 1 : Freinage brutal
Cas 2 : Arrêt suite à un choc
Caractère décelable de la différence :
Le rapport des tensions vaut :
L'écart de tension \Delta U = U_2 - U_1 \approx 2{,}6\text{ V} est de l'ordre de plusieurs volts, ce qui est très largement supérieur aux bruits de mesure et dérives électroniques usuels. Cette différence est donc parfaitement décelable à l'aide d'un montage comparateur à seuil (par exemple basé sur un ALI, comme étudié en sous-partie II.C).
Résultat
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : facteur de qualité, régime critique, temps de réponse
Les variations de la tension aux bornes de la lame sont analogues à celles de obtenues à la question 12, le facteur de qualité étant égal à . Justifier le choix de ce coefficient et préciser quel serait le problème si le régime permanent n'était pas atteint entre et .
Voir l'indiceIndice
Expliquer l'intérêt du régime critique (Q=1/2) pour atteindre l'information d'accélération le plus rapidement possible sans fausse alarme due à un dépassement oscillant.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature du régime libre pour Q = 1/2 à partir de l'équation caractéristique du second ordre.
- Mettre en avant les contraintes d'un capteur d'airbag : rapidité d'établissement et absence de fausse alerte (dépassement).
- Analyser les conséquences d'un temps de réponse trop long par rapport à la durée d'un choc (\Delta t = 0{,}15\text{ s}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Q = 1/2 évite les oscillations (régime apériodique/critique rapide sans dépassement) ; un retard empêcherait le déclenchement opportun.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Justification du choix de Q = 1/2 :
L'équation caractéristique associée à l'équation différentielle établie à la question Q10 s'écrit :
Le discriminant réduit vaut :
Pour Q = 1/2, on a \Delta' = 0 : le système est en régime critique.
Ce choix présente un double intérêt capital pour un accéléromètre :
- Absence de dépassement : contrairement au régime pseudo-périodique (Q > 1/2), la réponse indicielle n'oscille pas et ne dépasse à aucun moment sa valeur de régime permanent. Cela évite l'apparition d'une surtension transitoire qui pourrait franchir le seuil et déclencher intempestivement l'airbag lors d'un freinage brutal.
- Rapidité d'établissement : le régime critique est le régime apériodique qui minimise le temps de réponse (plus rapide que tout régime apériodique Q < 1/2).
2. Problème si le régime permanent n'est pas atteint entre t = 0 et t_0 :
La détection repose sur le fait que la tension aux bornes du quartz atteint la valeur de régime permanent proportionnelle à l'accélération (U \propto a).
- Si le temps de réponse du capteur est supérieur à la durée du choc (t_0 = \Delta t = 0{,}15\text{ s}), la tension n'a pas le temps d'atteindre sa valeur maximale U_2 \approx 2{,}8\text{ V}.
- La tension mesurée reste alors trop faible et risque de ne pas dépasser le seuil de détection : l'airbag ne se déploierait pas (non-déclenchement), mettant en danger la vie des passagers.
C · Détecteur de tension
Question 18
ExigeanteTemps estimé : ≈ 15 min- Schéma ou tracé
- Résolution de problème
- Faisable en PCSI
Notions : comparateur, diode électroluminescente
Proposer un montage qui permettrait de faire briller la LED lorsque la tension aux bornes du quartz devient supérieure à une valeur limite, cette dernière permettant de différencier le cas d'un freinage brusque d'un choc. On indiquera la démarche et le choix des composants choisis. Cette question, significativement valorisée au niveau du barème, nécessite de faire preuve d'initiative.
Voir l'indiceIndice
Concevoir un comparateur simple à ALI sans réaction avec une tension seuil comprise entre U_1 et U_2, associé à une résistance série protégeant la LED.
Voir la stratégieStratégie
- Définition du seuil de détection : choisir une tension de référence V_{\text{ref}} strictement comprise entre la tension maximale atteinte lors d'un freinage brutal (U_1 \approx 0{,}17\text{ V}) et celle d'un choc (U_2 \approx 2{,}8\text{ V}).
- Comparateur : utiliser l'ALI en boucle ouverte (régime de saturation) pour comparer la tension u(t) issue du quartz à V_{\text{ref}}.
- Dimensionnement du pont de référence : fabriquer V_{\text{ref}} à partir de l'alimentation +15\text{ V} par un pont diviseur de tension.
- Branchement et protection de la LED : insérer une résistance de limitation de courant R_p en série avec la LED pour respecter la puissance maximale P_{\max}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Montage comparateur de tension à ALI commandant une LED via une résistance de protection pour une tension seuil choisie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Choix de la tension de seuil
D'après les résultats de la question Q16 :
- Freinage brutal : U_1 \approx 0{,}17\text{ V} ;
- Choc : U_2 \approx 2{,}8\text{ V}.
Pour séparer sans ambiguïté les deux régimes, on choisit une tension seuil médiane :
2. Fonction comparateur
On utilise l'amplificateur opérationnel en comparateur simple non-inverseur (fonctionnement en saturation, sans rétroaction négative) :
- Entrée non-inverseuse reliée au quartz : V^+ = u ;
- Entrée inverseuse reliée au potentiel de référence : V^- = V_{\text{ref}}.
La tension différentielle d'entrée vaut \varepsilon = V^+ - V^- = u - V_{\text{ref}}. En régime saturé :
- Si u < V_{\text{ref}} (freinage ou repos), \varepsilon < 0 \implies v_s = -V_{\text{sat}} = -15\text{ V} ;
- Si u > V_{\text{ref}} (choc), \varepsilon > 0 \implies v_s = +V_{\text{sat}} = +15\text{ V}.
3. Génération de la tension de référence
L'entrée V^- n'absorbe aucun courant (i^- = 0). On réalise V_{\text{ref}} au moyen d'un pont diviseur de tension alimenté par la tension régulée +V_{CC} = +15\text{ V} à l'aide de deux résistances R_A et R_B :
Pour V_{\text{ref}} = 1{,}5\text{ V} avec V_{CC} = 15\text{ V}, il faut :
On choisit par exemple :
4. Dimensionnement de la résistance de protection de la LED
La LED ne doit pas dépasser sa puissance maximale admissible P_{\max} = 100\text{ mW} sous U_d = 1{,}9\text{ V}. L'intensité maximale supportée est :
Pour un fonctionnement fiable et un éclairage bien visible, on choisit un courant d'utilisation I \approx 13\text{ mA} < I_{\max}.
Lorsque v_s = +V_{\text{sat}} = +15\text{ V}, la LED est passante. La loi des mailles sur la branche de sortie donne :
Pour R_p = 1{,}0\text{ k}\Omega :
La puissance dissipée est alors P = U_d I \approx 25\text{ mW} \ll P_{\max}, ce qui garantit la sécurité du composant.
Lorsque v_s = -15\text{ V}, l'anode est à un potentiel inférieur à la cathode (reliée à la masse) : la LED est polarisée en inverse, le courant est nul et la diode reste éteinte.
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2020 ?
Surtout 4 chapitres : Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire (29 % des questions, partie I), Amplificateur linéaire intégré et oscillateurs électroniques (27 %), Cinématique et dynamique du point (17 %, partie II) et Circuits électriques et régimes transitoires (10 %). Plus ponctuellement : Électrostatique, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Référentiels non galiléens et Induction électromagnétique.
Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2020 dès la première année (TSI1) ?
En partie : 32 questions sur 45 (71 %) ne demandent que le programme de TSI1. Blocs abordables : la partie III en entier (Q19 à Q27), la sous-partie II.A (Q9 à Q12), la sous-partie II.B (Q13 à Q17) et la sous-partie IV.B (Q34 à Q36). Avec les autres programmes de première année : 32 en MPSI, 38 en PCSI, 32 en PTSI, 31 en MP2I et 14 en BCPST1.
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2020 ?
Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie IV est la plus longue (environ 1 h 15). Questions les plus longues : Q18 (15 min).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2020 ?
Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q18 (comparateur).
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2020 ?
Questions de cours : Q1 (amplificateur linéaire intégré), Q5 (filtre passe-bande), Q7 (déphasage), Q17 (facteur de qualité), Q19 (principe fondamental de la dynamique), Q20 (force de rappel élastique), Q24 (capacité), Q28 (fonction de transfert)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q4 (fonction de transfert), Q6 (pulsation de résonance), Q10 (principe fondamental de la dynamique), Q21 (régime sinusoïdal forcé), Q30 (fonction de transfert en boucle fermée), Q34 (pont diviseur de tension), Q35 (diagramme de bode) et Q42 (oscillateur quasi-sinusoïdal).
Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2020 ?
Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Quelle a été la moyenne au sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2020 ?
Moyenne : 6,47/20 (écart-type 4,22, 1 030 présents).
Pourquoi la condition d'oscillation en Q31 est-elle H(jω)K(jω) = -1 ?
Le schéma de la partie IV.A comporte un comparateur soustracteur en entrée (\underline{v}_e = \underline{v}_1 - \underline{K}\,\underline{v}_s). La fonction de transfert en boucle fermée vaut donc \underline{H}/(1 + \underline{H}\,\underline{K}) ; l'entretien d'oscillations autonomes en l'absence de consigne (\underline{v}_1 = 0) impose d'annuler son dénominateur, d'où \underline{H}\underline{K} = -1.
Où je me situe, question par question
Cochez les questions que vous avez réussies sans aide. Toutes les questions du sujet sont ici, y compris celles des autres pages : votre sélection est gardée d'une page à l'autre.
- Note estimée
- –
- 0 question réussie sur 45
- Position estimée
- –
- des copies sous cette note
Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 45 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 6,47 et d'écart-type 4,22 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.
Source des chiffres : document officiel du concours.
S'entraîner sur les mêmes chapitres
Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.
Signaler une erreur
Une étape vous semble fausse ou incomplète ? Dites-le nous en précisant le numéro de la question (par exemple Q1) : dans les commentaires ci-dessous ou sur le Discord de WikiPrépa. Chaque signalement est vérifié et la question corrigée si besoin.
Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.