Corrigé détaillé Banque PT Physique A PT 2023 (page 3/3 : Partie III (questions 25 à 36) et partie IV)
Balade islandaise
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- Sujet moyen
- Faisable en PTSI : 22 questions sur 44, parties III et IV
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Partie III : Les centrales géothermiques (suite)
III-B · Modélisation du fonctionnement de l'alternateur
Question 25
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : loi de faraday, flux magnétique
Expliquer pourquoi il y a des phénomènes d'induction.
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Invoquer la variation temporelle du flux magnétique à travers le circuit en rotation dans un champ magnétique stationnaire (induction de Lorentz).
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Pour expliquer l'apparition d'un phénomène d'induction, on peut adopter :
- Une approche macroscopique via la loi de Faraday, en analysant la dépendance temporelle du flux magnétique traversant le circuit ;
- Une approche microscopique via la force de Lorentz agissant sur les porteurs de charge du conducteur en mouvement.
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La rotation de la spire dans un champ magnétique stationnaire fait varier le flux à travers elle : induction de Lorentz.
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Le circuit conducteur fermé \mathcal{C}, constitué de N spires de section S = (2a)^2 = 4a^2, est en rotation autour de l'axe (Oz) à la vitesse angulaire \omega = \dot{\theta} dans un champ magnétique extérieur stationnaire et uniforme \vec{B} = B_0\,\vec{e}_x.
1. Approche macroscopique (loi de Faraday) : Le flux magnétique total embrassé par les N spires s'écrit :
où \vec{n} désigne le vecteur unitaire normal au plan des spires. L'angle \theta(t) variant au cours du temps du fait de la rotation du rotor, le flux magnétique \Phi(t) dépend explicitement du temps :
D'après la loi de Faraday, cette variation temporelle du flux magnétique engendre l'apparition d'une force électromotrice induite :
Le circuit étant fermé et de résistance R, cette f.é.m. donne naissance à un courant induit i(t) = \frac{e(t)}{R}.
2. Approche microscopique (induction de Lorentz) : Les électrons de conduction du bobinage possèdent une vitesse d'entraînement \vec{v} liée au mouvement de rotation du circuit. Plongés dans le champ magnétique \vec{B}, ils subissent une force magnétique de Lorentz :
associée au champ électromoteur de Lorentz \vec{E}_m = \vec{v}\wedge\vec{B}. La circulation de ce champ le long du circuit fermé est non nulle et constitue la f.é.m. de Lorentz :
Il s'agit donc d'un phénomène d'induction de mouvement (ou de Lorentz).
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : loi de faraday, loi de lenz
Exprimer l'intensité du courant dans le circuit C en fonction de l'angle entre la normale au plan des spires et la direction de . On suppose qu'à l'instant initial (), le plan de la spire est orthogonal au champ . Indiquer les caractéristiques du courant qui passe dans le circuit primaire du transformateur.
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Calculer le flux magnétique \Phi(t), appliquer la loi de Faraday pour obtenir la f.é.m., puis utiliser la loi d'Ohm.
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- Déterminer le flux magnétique \Phi(t) embrassé par les N spires en fonction de l'angle \theta(t).
- Appliquer la loi de Faraday pour obtenir la force électromotrice induite e(t), puis la loi d'Ohm en négligeant l'auto-inductance.
- En déduire l'expression de l'intensité i(\theta) et caractériser le courant alternatif obtenu (forme, fréquence, amplitude).
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Flux \Phi(t) = N B S \cos\theta, fem e(t) = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} = N B S \omega \sin(\omega t) et courant alternatif i(t) = e(t)/R.
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Chaque spire est un carré de côté 2a, donc de surface S_1 = (2a)^2 = 4a^2. L'ensemble des N spires orientées selon un vecteur unitaire normal \vec{n} présente une surface orientée totale :
L'angle entre le vecteur normal \vec{n} et le champ \vec{B} = B_0 \vec{e}_x est \theta = (\vec{e}_x, \vec{n}). À l'instant initial t = 0, le plan de la spire est orthogonal à \vec{B}, donc \vec{n} est colinéaire à \vec{B} : \theta(0) = 0. Comme la vitesse angulaire de rotation \omega = \dot{\theta} est constante, on a \theta(t) = \omega t.
Le flux du champ magnétique extérieur à travers les N spires s'écrit :
D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite dans le circuit fermé est :
Le champ magnétique propre étant négligé, l'effet d'auto-induction est nul (L \approx 0). D'après la loi d'Ohm, l'intensité i du courant induit dans le circuit de résistance R s'exprime par :
En fonction du temps, i(t) = I_{\max} \sin(\omega t) avec I_{\max} = \frac{4 N a^2 B_0 \omega}{R}. Les caractéristiques du courant alimentant le primaire du transformateur sont :
- forme : courant alternatif purement sinusoïdal, de valeur moyenne nulle ;
- pulsation : \omega (égale à la pulsation mécanique de rotation de la turbine), soit une fréquence f = \frac{\omega}{2\pi} ;
- amplitude : I_{\max} = \frac{4 N a^2 B_0 \omega}{R} (soit une intensité efficace I_{\text{eff}} = \frac{I_{\max}}{\sqrt{2}}).
Résultat
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Notions : force de laplace, couplage électromécanique
Établir l'expression du moment résultant des forces de Laplace exercées sur le circuit C. On rappelle qu'une boucle de moment dipolaire magnétique placée dans un champ magnétique extérieur uniforme subit un couple égal à . Commenter le résultat obtenu.
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Calculer le moment dipolaire \vec{M} = N i S \vec{n} puis évaluer le produit vectoriel \vec{M}\wedge\vec{B}.
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- Exprimer le moment dipolaire magnétique \vec{M} du bobinage de N spires en fonction de la normale au circuit \vec{n}, de la surface S = 4a^2 et de l'intensité i.
- Calculer le couple de Laplace \vec{\Gamma}_L = \vec{M} \wedge \vec{B} en explicitant \vec{n} \wedge \vec{e}_x.
- Remplacer i par son expression obtenue à la question Q26, puis commenter le sens et les dépendances physiques de ce couple au regard de la loi de Lenz.
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Couple de Laplace \vec{\Gamma}_L = \vec{M} \wedge \vec{B}_{\text{ext}} = -\frac{(NBS\omega)^2}{R}\sin^2(\omega t)\vec{u}_z, résistant conformément à la loi de Lenz.
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Le circuit est constitué de N spires carrées identiques de côté 2a, soit une surface totale embrassée S_{\text{tot}} = N S = 4Na^2. Le vecteur unitaire normal \vec{n} au plan des spires s'écrit, en repérant l'angle \theta par rapport à l'axe (Ox) orthogonal au plan de la spire à t=0 :
Le moment dipolaire magnétique total du circuit s'écrit alors :
Le circuit étant plongé dans le champ magnétique extérieur uniforme \vec{B} = B_0 \vec{e}_x, le moment résultant des actions de Laplace s'exprime par :
En utilisant l'expression du courant induit i(\theta) = \dfrac{4Na^2 B_0 \omega}{R}\sin\theta établie à la question Q26, on obtient :
Commentaires sur le résultat obtenu :
- Caractère résistant : La vitesse angulaire de rotation étant \vec{\omega} = \omega\vec{e}_z avec \omega > 0, la composante de \vec{\Gamma}_L selon \vec{e}_z est constamment négative ou nulle (\sin^2\theta \ge 0). Le couple de Laplace s'oppose donc en permanence à la rotation imposée : il s'agit d'un couple de freinage (ou couple résistant), en parfait accord avec la loi de modération de Lenz.
- Caractère oscillant : Le couple fluctue au cours du temps à la pulsation 2\omega puisque \sin^2(\omega t) = \dfrac{1 - \cos(2\omega t)}{2}.
- Dépendance aux paramètres : Le couple est proportionnel à la pulsation \omega (analogie avec un frottement fluide), au carré du champ magnétique B_0^2, au carré du nombre de spires N^2, et inversement proportionnel à la résistance électrique R.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 28
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Notions : théorème du moment cinétique, couplage électromécanique
Quel couple faut-il exercer pour maintenir la vitesse de rotation constante ? Est-il moteur ou résistant ?
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Appliquer le théorème du moment cinétique scalaire à vitesse de rotation constante pour déterminer le couple que doit fournir la turbine.
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- Appliquer le théorème du moment cinétique au rotor autour de l'axe de rotation fixe (Oz) en régime de rotation uniforme (\omega = \text{cte}).
- En déduire le couple mécanique extérieur \vec{\Gamma}_{\text{ext}} que la turbine doit exercer sur l'alternateur pour compenser le couple des forces de Laplace.
- Examiner le signe de la puissance mécanique fournie \mathcal{P}_{\text{ext}} = \vec{\Gamma}_{\text{ext}} \cdot \vec{\omega} pour statuer sur le caractère moteur ou résistant.
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Pour maintenir une rotation uniforme, le couple appliqué doit compenser le couple de Laplace : \vec{\Gamma}_{\text{moteur}} = -\vec{\Gamma}_L.
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Le circuit tourne autour de l'axe fixe (Oz) à la vitesse angulaire \vec{\omega} = \omega \vec{e}_z constante. D'après le théorème du moment cinétique scalaire appliqué au rotor par rapport à cet axe :
où J est le moment d'inertie du rotor, \vec{\Gamma}_L le couple de Laplace déterminé à la question Q27 et \vec{\Gamma}_{\text{ext}} le couple exercé par un opérateur extérieur (en pratique la turbine à vapeur).
Le couple instantané à exercer s'écrit donc :
En moyenne temporelle, la valeur moyenne de \sin^2(\omega t) valant \frac{1}{2}, le couple moyen à fournir est :
La puissance instantanée développée par ce couple extérieur vaut :
Cette puissance est toujours positive (ou nulle aux passages par \theta = 0 \ [\pi]) : le couple exercé par la turbine est donc moteur. Il fournit l'énergie mécanique convertie sous forme électrique par l'alternateur.
Résultat
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Notions : puissance électrique, conversion électromécanique
Calculer la puissance moyenne du moment des forces de Laplace. Comparer à la puissance électrique moyenne reçue par la résistance. Interpréter.
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Prendre la moyenne temporelle de \vec{\Gamma}_L \cdot \vec{\omega} et de R i^2 pour mettre en évidence la conversion intégrale de puissance mécanique en puissance électrique.
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La puissance mécanique moyenne reçue -\langle \vec{\Gamma}_L\cdot\vec{\omega}\rangle égale la puissance électrique moyenne dissipée \langle R i^2\rangle.
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Le circuit tourne autour de l'axe Oz avec le vecteur rotation \vec{\omega} = \omega \vec{e}_z. La puissance instantanée développée par les forces de Laplace s'écrit :
En utilisant l'expression du couple de Laplace établie à la question Q27 :
La valeur moyenne temporelle de \sin^2(\omega t) sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} valant \langle \sin^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{2}, la puissance moyenne du moment des forces de Laplace est :
La puissance électrique instantanée reçue et dissipée par effet Joule dans la résistance R s'exprime à l'aide de l'intensité i(t) trouvée à la question Q26 :
Sa valeur moyenne vaut donc :
Comparaison et interprétation :
On constate l'égalité stricte :
- La puissance des forces de Laplace est négative à tout instant (\mathcal{P}_L \le 0) : les actions de Laplace s'opposent au mouvement de rotation imposé (conséquence directe de la loi de modération de Lenz).
- Pour maintenir la rotation à vitesse angulaire constante, la turbine doit fournir une puissance mécanique extérieure moyenne \langle \mathcal{P}_{\text{ext}} \rangle = -\langle \mathcal{P}_L \rangle.
- Cette puissance mécanique fournie par la turbine est intégralement convertie par l'alternateur en puissance électrique, dissipée ici dans la résistance du circuit. Le modèle sans frottements mécaniques ni pertes magnétiques traduit une conversion électromécanique à rendement unitaire.
Résultat
III-C · Modélisation du fonctionnement du transformateur
Question 30
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en PCSI, PTSI, TSI1
Notions : transformateur
Comparer dans ce modèle la puissance reçue au primaire à celle cédée au secondaire.
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Calculer le produit tension-courant au primaire et au secondaire à partir des relations idéales de transformation.
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- Exprimer la puissance instantanée reçue au primaire en convention récepteur à partir des grandeurs de tension et de courant données.
- Définir la puissance cédée par le secondaire au circuit extérieur en convention générateur (opposée de la puissance reçue en convention récepteur).
- Utiliser les relations idéales liant les tensions et les courants pour comparer ces deux grandeurs.
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Pour un transformateur parfait et sans pertes, la puissance reçue au primaire est égale à celle délivrée au secondaire : \mathcal{P}_1 = \mathcal{P}_2.
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D'après les conventions de la figure 7, le primaire est orienté en convention récepteur (la tension U_1 et le courant I_1 sont associés selon cette convention). La puissance électrique instantanée reçue au primaire s'écrit :
Au secondaire, avec les orientations de la figure 7 conduisant à la relation I_2 / I_1 = - N_1 / N_2, les grandeurs sont également en convention récepteur. La puissance cédée (fournie) par le secondaire au circuit aval correspond donc à l'opposée de la puissance reçue au secondaire :
En utilisant les relations de transformation fournies pour ce modèle parfait :
On en déduit :
Cette égalité étant vérifiée à chaque instant, elle est également vraie pour les puissances moyennes (actives) :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, PTSI, TSI1
Notions : transformateur, impédance complexe
On ferme le circuit secondaire sur une impédance . Quelle est l'impédance d'entrée vue du primaire ?
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Exprimer le rapport U_1/I_1 en remplaçant U_2 et I_2 par leurs expressions en fonction des grandeurs primaires.
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- Exprimer la relation tension-courant aux bornes de la charge \underline{Z}_c branchée au secondaire en respectant la convention d'orientation de la figure 7.
- Relier les grandeurs primaires \underline{U}_1 et \underline{I}_1 aux grandeurs secondaires \underline{U}_2 et \underline{I}_2 via les relations idéales du transformateur.
- Calculer le rapport \underline{Z}_e = \dfrac{\underline{U}_1}{\underline{I}_1} pour en déduire l'impédance d'entrée ramenée au primaire.
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Avec \underline{u}_2 = m\underline{u}_1 et \underline{i}_1 = -m\underline{i}_2, l'impédance ramenée au primaire s'écrit \underline{Z}_{\text{in}} = \underline{Z}_c / m^2.
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D'après la figure 7, le courant \underline{I}_2 est orienté vers l'intérieur de l'enroulement secondaire (convention récepteur pour le secondaire). Le courant qui traverse la charge \underline{Z}_c dans le sens de la chute de potentiel \underline{U}_2 est donc -\underline{I}_2. La loi d'Ohm complexe aux bornes de cette impédance s'écrit :
Par ailleurs, les relations du transformateur parfait fournies dans l'énoncé s'écrivent :
L'impédance d'entrée \underline{Z}_e vue des bornes du primaire est donnée par :
En injectant \dfrac{\underline{U}_2}{\underline{I}_2} = -\underline{Z}_c, les signes négatifs se compensent et l'on obtient :
où m = \dfrac{N_2}{N_1} désigne le rapport de transformation.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, PTSI, TSI1
Notions : transformateur, impédance complexe
Vue depuis le transformateur d'élévation de la tension, la ligne à haute tension est modélisable par un montage en parallèle d'une résistance et d'une capacité proportionnelles à la longueur de la ligne. Que vaut l'admittance d'entrée du circuit primaire ?
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Exprimer l'admittance équivalente vue du secondaire (1/R + jC\omega) puis la transposer au primaire via le rapport de transformation.
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- Exprimer l'admittance \underline{Y}_c de la ligne modélisée au secondaire par l'association en parallèle de la résistance R et de la capacité C.
- Relier l'admittance d'entrée du primaire \underline{Y}_e à l'admittance de charge \underline{Y}_c en utilisant le résultat de la question Q31.
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Admittance équivalente au secondaire \underline{Y}_2 = 1/R + jC\omega, d'où l'admittance au primaire \underline{Y}_1 = m^2(1/R + jC\omega).
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Au secondaire, la ligne haute tension est modélisée par une résistance R et une capacité C montées en parallèle. L'admittance complexe de cette charge s'écrit directement :
avec j^2 = -1 (ou i selon la notation choisie).
D'après le résultat de la question Q31, l'impédance d'entrée vue du primaire est reliée à l'impédance de charge \underline{Z}_c par :
L'admittance d'entrée \underline{Y}_e = \frac{1}{\underline{Z}_e} s'en déduit immédiatement :
En substituant l'expression de \underline{Y}_c, on obtient :
Résultat
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Application numérique
- Faisable en PCSI, PTSI, TSI1
Notions : transformateur
Á Svarsengi la valeur efficace de la tension primaire vaut 11 kV et la tension efficace du secondaire vaut 132 kV. En déduire le rapport .
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Appliquer la relation des tensions efficaces pour un transformateur idéal : U_2/U_1 = N_2/N_1.
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Rapport de transformation idéal : \frac{N_2}{N_1} = \frac{U_2}{U_1} = \frac{132}{11} = 12.
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D'après la relation de transformation établie pour un transformateur parfait en régime sinusoïdal (rappelée dans le préambule de la partie III-C) :
Ce rapport étant constant et positif à tout instant, le rapport des valeurs efficaces des tensions secondaire U_{2,\text{eff}} et primaire U_{1,\text{eff}} est directement égal au rapport du nombre de spires :
Application numérique avec U_{1,\text{eff}} = 11\text{ kV} et U_{2,\text{eff}} = 132\text{ kV} :
Résultat
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI, PTSI, TSI1
Notions : résonance, circuit rlc
L'alternateur de la centrale a un comportement inductif. Quel phénomène pourrait-il se produire quand on fait varier la vitesse de rotation si la résistance devenait négligeable ?
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Considérer l'association série ou parallèle d'une inductance et de la capacité équivalente pour identifier un risque de résonance électrique.
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- Identifier les dipôles en présence : comportement inductif de l'alternateur (inductance L) couplé à la composante capacitive de la ligne de transport (capacité équivalente C_e ramenée au primaire).
- Rappeler que la vitesse de rotation mécanique \omega fixe la pulsation de la force électromotrice induite.
- En déduire le comportement du circuit électrique lorsque la pulsation d'excitation \omega varie au voisinage de la pulsation propre, en particulier lorsque l'amortissement résistif devient négligeable.
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L'association d'une inductance et de la capacité de la ligne peut provoquer une résonance de tension destructrice à la pulsation propre.
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L'alternateur, présentant un comportement inductif, peut être modélisé par une inductance propre L (associée à ses enroulements). Par ailleurs, la ligne de transmission présente un caractère capacitif de capacité C qui, d'après la question 32, se ramène au primaire sous la forme d'une capacité équivalente :
La rotation de l'alternateur à la vitesse angulaire \omega engendre une force électromotrice de pulsation \omega. L'association de l'inductance L et de la capacité C_e constitue un oscillateur électrique de pulsation propre :
Lorsque la vitesse de rotation \omega varie et s'approche de cette pulsation propre (\omega \approx \omega_0), il se produit un phénomène de résonance électrique.
Si la résistance est négligeable, le circuit n'est quasiment plus amorti (facteur de qualité Q \to \infty) :
- les grandeurs électriques (intensité du courant et tension) atteignent des amplitudes considérables (phénomènes de surintensité et de surtension) ;
- ces surtensions et surintensités peuvent provoquer le claquage diélectrique des isolants ou la destruction thermique des bobinages de l'alternateur et du transformateur.
Résultat
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : transport d'électricité, effet joule
On ne tient plus compte de l'effet capacitif de la ligne qui est modélisée par une résistance . Elle alimente un transformateur d'abaissement en bout de ligne qu'on modélise par un simple dipôle D de résistance (Figure 8). On suppose que la puissance transmise au dipôle D est une constante. Exprimer la puissance dissipée dans la ligne de transmission par effet joule en fonction de et la tension efficace aux bornes de sortie du transformateur rehausseur.
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Exprimer le courant de ligne efficace en fonction de la puissance transmise p et de la tension U_s, puis calculer r I^2.
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- Exprimer le bilan de puissance sur l'ensemble constitué par la ligne de transport et le dipôle récepteur D en régime sinusoïdal.
- Utiliser l'approximation classique du transport d'énergie électrique (pertes par effet Joule faibles devant la puissance utile transmise) pour relier le courant efficace I à la puissance p et à la tension efficace U_s.
- En déduire l'expression de la puissance dissipée par effet Joule \mathcal{P}_J = r I^2.
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Le courant de ligne vaut I = p / U_{\text{eff}}, d'où la puissance perdue par effet Joule dans la ligne : P_J = r \frac{p^2}{U_{\text{eff}}^2}.
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Notons U_s = kU la tension efficace aux bornes de sortie du transformateur rehausseur et I la valeur efficace de l'intensité du courant circulant dans la ligne de transmission.
Le dipôle récepteur D et la résistance de ligne r étant en série, ils sont traversés par le même courant efficace I.
La puissance active transmise au dipôle D vaut :
p = R' I^2La puissance dissipée par effet Joule dans la ligne de transmission s'écrit :
\mathcal{P}_J = r I^2
La puissance totale délivrée en sortie du transformateur élévateur est :
Dans une ligne de transport d'électricité conçue pour être efficace, les pertes en ligne sont très faibles devant la puissance transportée (\mathcal{P}_J \ll p, soit r \ll R'). On a donc au premier ordre :
En injectant cette expression de l'intensité dans la puissance Joule dissipée, on obtient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 36
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI, PTSI, TSI1
Notions : transport d'électricité, transformateur
Expliquer pourquoi le fait d'avoir placé le transformateur rehausseur diminue les pertes Joule dans la ligne comme indiqué dans l'énoncé. Indiquer dans le cas de Svarsenghi par combien on divise cet effet Joule dans la ligne de transport.
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Remarquer que les pertes Joule varient en 1/U_s^2 et évaluer le facteur k^2 associé à l'élévation de tension.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la puissance transmise p à l'intensité efficace I transportée dans la ligne afin de mettre en évidence la diminution du courant lorsque la tension est élevée.
- Exprimer les pertes Joule \mathcal{P}_J = r I^2 avec et sans transformateur élévateur pour expliciter le facteur de réduction k^2.
- Effectuer l'application numérique avec le rapport d'élévation k = 12 obtenu à la question 33 pour la centrale de Svartsengi.
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Élever la tension d'un facteur 12 divise le courant par 12 et diminue les pertes Joule d'un facteur 12^2 = 144.
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Pour transporter une puissance donnée p vers le transformateur d'abaissement et l'utilisateur sous une tension efficace U_s = kU, le courant efficace circulant dans la ligne vaut :
L'élévation de tension par un facteur k > 1 permet ainsi de réduire l'intensité du courant circulant dans la ligne d'un même facteur k pour une même puissance utile distribuée.
D'après la question 35, la puissance dissipée par effet Joule dans les conducteurs de résistance globale r s'écrit :
où \mathcal{P}_{J,0} = \dfrac{r p^2}{U^2} représenterait les pertes en l'absence de transformateur rehausseur (transport direct sous la tension d'alternateur U).
Les pertes par effet Joule étant quadratiques en courant, elles sont divisées par le carré du rapport de transformation :
Application numérique à la centrale de Svartsengi :
D'après la question 33, le rapport d'élévation de tension vaut :
Par conséquent, le facteur de réduction des pertes Joule dans la ligne de transport est :
Résultat
Partie IV : Prévention des conséquences des séismes
Question 37
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : position d'équilibre, force de rappel
Que vaut la longueur du ressort à l'équilibre (fig 9a) ?
Voir l'indiceIndice
Projeter la condition d'équilibre du point P sur l'axe vertical descendant en tenant compte du poids et de la tension du ressort.
Voir la réponse courteRéponse courte
À l'équilibre, le poids compense la force de rappel : k(L_{\text{eq}} - L_0) = mg, soit L_{\text{eq}} = L_0 + \frac{mg}{k}.
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On étudie le point matériel P de masse M à l'équilibre dans le référentiel terrestre supposé galiléen.
Le plateau \Sigma étant fixe, l'extrémité A du ressort est immobile en z_A = 0. La position du point P sur l'axe vertical (Oz) orienté vers le bas est repérée par z_P = L_{\text{eq}}.
Le point P est soumis à deux forces :
son poids :
\vec{P} = M \vec{g} = M g_0 \vec{e}_zla force de rappel élastique exercée par le ressort :
\vec{F}_{\text{él}} = - k (L_{\text{eq}} - L_0) \vec{e}_z
La force de frottement fluide est nulle à l'équilibre car la vitesse de P est nulle.
À l'équilibre, le principe fondamental de la statique s'écrit :
En projetant sur le vecteur unitaire \vec{e}_z :
En utilisant la relation donnée par l'énoncé k = M \omega_0^2, il vient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : principe fondamental de la dynamique, oscillateur harmonique
Le point P étant en mouvement (fig 9b), établir l'équation différentielle à laquelle obéit .
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Appliquer le principe fondamental de la dynamique dans le référentiel terrestre galiléen en posant L(t) = L_{\text{eq}} + Z(t).
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système (point matériel P), le référentiel d'étude galiléen et exprimer la position de P le long de l'axe vertical (Oz) descendant sachant que le plateau \Sigma est immobile.
- Établir le bilan des forces appliquées à P (poids, rappel élastique, frottement fluide).
- Appliquer la deuxième loi de Newton et utiliser la relation d'équilibre obtenue à la question Q37 pour éliminer le poids et obtenir l'équation différentielle portant sur l'écart à l'équilibre Z(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
PFD sur la masse dans le référentiel terrestre en posant Z = L - L_{\text{eq}} pour obtenir l'équation différentielle du deuxième ordre amortie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie le point matériel P de masse M dans le référentiel terrestre supposé galiléen. L'axe vertical (Oz) est orienté vers le bas.
Le plateau \Sigma étant immobile, le point d'attache A est fixe à l'origine (z_A = 0). La position du point P est donc repérée par sa cote :
Ses dérivées temporelles sont :
Le point P est soumis à trois forces :
- son poids : \vec{P} = M g_0 \vec{e}_z ;
- la force de rappel élastique exercée par le ressort : \vec{F}_{\text{ressort}} = -k (L(t) - L_0) \vec{e}_z ;
- la force de frottement fluide : \vec{f} = -2\lambda M \dot{L}(t) \vec{e}_z.
D'après la deuxième loi de Newton :
En projetant sur l'axe vertical descendant \vec{e}_z :
Or, d'après la condition d'équilibre établie à la question Q37, on a :
En réinjectant cette expression dans la somme du poids et de la force de rappel :
Comme Z(t) = L(t) - L_{\text{eq}}, on a de plus \dot{Z}(t) = \dot{L}(t) et \ddot{Z}(t) = \ddot{L}(t). L'équation du mouvement devient alors :
En divisant par la masse M et en posant k/M = \omega_0^2 :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 39
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : oscillateur harmonique, régime critique
Á quelle valeur du coefficient de frottement correspond le régime critique ? Exprimer alors la forme générale de la solution sans chercher à déterminer les valeurs des constantes liées aux conditions initiales.
Voir l'indiceIndice
Écrire l'équation caractéristique et exprimer la condition d'annulation de son discriminant pour en déduire \lambda_c.
Voir la réponse courteRéponse courte
Discriminant nul pour \lambda = \omega_0 (Q = 1/2) ; solution temporelle Z(t) = (A + Bt)\exp(-\omega_0 t).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question 38, l'équation différentielle du mouvement s'écrit :
L'équation caractéristique associée à cette équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants est :
Le discriminant réduit de ce trinôme vaut :
Le régime critique marque la transition entre le régime apériodique (\Delta' > 0) et le régime pseudo-périodique (\Delta' < 0). Il correspond à un discriminant nul, soit :
Puisque le coefficient d'amortissement \lambda et la pulsation propre \omega_0 sont des grandeurs positives, la valeur critique est :
L'équation caractéristique admet alors une racine double réelle négative :
La forme générale de la solution Z(t) en régime critique s'écrit donc :
où A et B sont deux constantes réelles déterminées par les conditions initiales.
Résultat
Question 40
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : régime transitoire, régime critique
Tracer l'allure de correspondant au régime critique dans le cas et .
Voir l'indiceIndice
Tracer une courbe à tangente initiale horizontale partant de d et retournant à zéro de façon apériodique sans oscillations.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer les constantes d'intégration A et B de la solution générale établie à la question Q39 à l'aide des conditions initiales fournies.
- Étudier les variations de la fonction Z(t) (valeur initiale, tangente en t = 0, signe de la dérivée, comportement asymptotique).
- Tracer l'allure de la courbe en faisant apparaître clairement les caractéristiques remarquables.
Voir la réponse courteRéponse courte
Courbe apériodique partant de d avec une tangente horizontale et tendant vers zéro sans osciller.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q39, la solution en régime critique (\lambda = \omega_0) est de la forme :
La dérivée temporelle s'écrit :
Les conditions initiales imposent :
L'expression temporelle du déplacement est donc :
Étudions la fonction pour d > 0 :
- En t = 0 : Z(0) = d et \dot{Z}(0) = 0, la courbe admet une tangente horizontale à l'origine.
Pour t > 0 : la dérivée vaut
\dot{Z}(t) = -d\,\omega_0^2\,t\,\mathrm{e}^{-\omega_0 t} < 0La fonction Z(t) est strictement décroissante et ne change jamais de signe (aucun dépassement de la position d'équilibre Z = 0, absence d'oscillations).
- Limite : \lim_{t \to +\infty} Z(t) = 0 par croissances comparées.
- La dérivée seconde \ddot{Z}(t) = d\,\omega_0^2(\omega_0 t - 1)\,\mathrm{e}^{-\omega_0 t} s'annule en t = \frac{1}{\omega_0}, ce qui correspond à un point d'inflexion où Z\left(\frac{1}{\omega_0}\right) = \frac{2d}{\mathrm{e}} \approx 0{,}74\,d.
Résultat
Question 41
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : amplitude complexe, régime sinusoïdal forcé
Établir en utilisant les grandeurs complexes l'expression de l'amplitude complexe de en fonction de , et . Que devient cette expression pour le régime critique de pulsation ?
Voir l'indiceIndice
Écrire le PFD dans le référentiel lié au plateau mobile en intégrant la force d'inertie d'entraînement, puis passer aux amplitudes complexes.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la masse M dans le référentiel terrestre supposé galiléen, en exprimant sa position absolue z_P(t) en fonction du déplacement du plateau z_\Sigma(t) et de la longueur du ressort L(t).
- Utiliser la condition d'équilibre statique établie à la question Q37 pour éliminer la pesanteur et faire apparaître la variable d'écart Z(t) = L(t) - L_{\text{eq}}.
- Passer en notation complexe avec les grandeurs harmoniques pour déterminer l'amplitude complexe \underline{A_m} en fonction de z_m, r = \omega_0/\omega et Q = \omega_0/(2\lambda).
- Évaluer cette amplitude dans le cas du régime critique (Q = 1/2) pour \omega = \omega_0 (r = 1).
Voir la réponse courteRéponse courte
Remplacement des dérivées par i\omega dans l'équation différentielle pour exprimer \underline{A_m}(z_m, r, Q), puis évaluation pour Q = 1/2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le référentiel terrestre galiléen est muni de l'axe vertical Oz descendant de vecteur unitaire \vec{e}_z. La position de l'attache A sur le plateau mobile est donnée par z_A(t) = z_\Sigma(t) = z_m \cos(\omega t). La position de la masse M est donc :
Son accélération absolue dans le référentiel terrestre s'écrit ainsi :
Le point matériel P de masse M est soumis à :
- son poids : M\vec{g} = M g_0 \vec{e}_z ;
- la force de rappel élastique du ressort : \vec{T} = -k(L(t) - L_0)\vec{e}_z ;
- la force de frottement fluide : \vec{f} = -2\lambda M \dot{L}(t)\vec{e}_z.
Le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe Oz donne :
D'après la question Q37, à l'équilibre statique (z_\Sigma = 0), M g_0 - k(L_{\text{eq}} - L_0) = 0. En introduisant Z(t) = L(t) - L_{\text{eq}}, on a \dot{L} = \dot{Z} et \ddot{L} = \ddot{Z}, d'où :
En divisant par M et en posant \omega_0^2 = k/M, on obtient l'équation du mouvement :
Avec la notation complexe \underline{z}_\Sigma(t) = z_m \mathrm{e}^{i\omega t} et \underline{Z}(t) = \underline{A_m}\mathrm{e}^{i\omega t}, on a \ddot{\underline{z}}_\Sigma(t) = -\omega^2 z_m \mathrm{e}^{i\omega t}, d'où :
En divisant l'ensemble par \omega^2 :
En introduisant le rapport r = \frac{\omega_0}{\omega} et le facteur de qualité Q = \frac{\omega_0}{2\lambda}, le terme d'amortissement s'écrit :
On en déduit l'expression de l'amplitude complexe :
Pour le régime critique, le coefficient de frottement vaut \lambda_c = \omega_0 (question Q39), ce qui correspond à un facteur de qualité :
À la pulsation propre \omega = \omega_0, on a r = 1. L'expression de l'amplitude complexe devient alors :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 42
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : résonance, facteur de qualité
Montrer qu'il existe une valeur minimale du facteur de qualité Q à partir de laquelle l'amplitude réelle du signal passe par un maximum pour une pulsation donnée que l'on calculera. Préciser, pour un facteur de qualité Q très grand, les expressions de la pulsation correspondante et de l'amplitude.
Voir l'indiceIndice
Étudier les extrema du dénominateur de l'amplitude réelle en posant une variable intermédiaire adaptée comme u = \omega^2.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le module A_m = |\underline{A_m}| de l'amplitude du déplacement en fonction de la variable u = r^2 = \left(\frac{\omega_0}{\omega}\right)^2.
- Étudier le dénominateur de A_m : c'est un trinôme du second degré en u. Le maximum de A_m correspond au minimum de ce trinôme sur l'intervalle u \in \mathbb{R}^{+*}.
- Identifier la condition d'existence de ce minimum strict (Q > Q_{\min}), en déduire la pulsation de résonance \omega_R, puis expliciter le cas limite Q \gg 1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Minimisation du dénominateur : résonance si Q > 1/\sqrt{2} à \omega = \omega_0\sqrt{1 - 1/(2Q^2)} avec A_m \approx Q z_m pour Q \gg 1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question précédente, l'amplitude complexe s'écrit :
L'amplitude réelle A_m = |\underline{A_m}| vaut donc :
Posons la variable u = r^2 = \left(\frac{\omega_0}{\omega}\right)^2 > 0. Maximiser A_m revient à minimiser la fonction polynomiale f(u) définie par :
La dérivée de cette fonction par rapport à u s'annule pour :
Comme f''(u) = 2 > 0, u_R correspond bien à un minimum de f(u). Puisque la pulsation \omega doit être réelle et non nulle, il est nécessaire que u_R > 0 :
La valeur minimale du facteur de qualité assurant l'existence d'un maximum d'amplitude (phénomène de résonance) est donc :
Si Q > Q_{\min}, la pulsation de résonance \omega_R vérifie :
d'où :
En évaluant le dénominateur en u_R :
L'amplitude maximale vaut ainsi :
Pour un facteur de qualité très grand (Q \gg 1), on obtient par développement limité à l'ordre principal :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 43
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : diagramme de bode, comportement asymptotique
Établir les comportements à haute fréquence et à basse fréquence du filtre . Justifier que le diagramme de Bode a l'allure représentée en figure 10.
Voir l'indiceIndice
Calculer les limites de |H(i\omega)| pour \omega \to 0 et \omega \to \infty, puis vérifier les pentes asymptotiques sur le diagramme de Bode.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la fonction de transfert harmonique \underline{H}(i\omega) = \frac{\underline{A_m}}{z_m} en fonction de la pulsation réduite x = \frac{\omega}{\omega_0} = \frac{1}{r} et du facteur de qualité Q.
- Étudier les limites à basse fréquence (x \ll 1) et à haute fréquence (x \gg 1) pour en déduire les équations des asymptotes du gain en décibels G_{\mathrm{dB}}(x) = 20\log_{10}|H|.
- Discuter l'allure des courbes au voisinage de la pulsation propre x \sim 1 selon la valeur de Q (existence d'une résonance pour Q > 1/\sqrt{2} établie en Q42) et faire le lien avec la figure 10.
Voir la réponse courteRéponse courte
Étude des asymptotes BF et HF montrant un comportement de filtre passe-bas du 2nd ordre avec pente à -40\text{ dB/décade}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q41, l'amplitude complexe du déplacement relatif vérifie :
avec r = \frac{\omega_0}{\omega} = \frac{1}{x}, où x = \frac{\omega}{\omega_0} désigne la pulsation réduite. La fonction de transfert s'écrit donc :
Le module de la fonction de transfert (gain linéaire) vaut :
1. Comportement à basse fréquence (x \ll 1, soit \omega \ll \omega_0) : Au dénominateur, (1 - x^2)^2 + \frac{x^2}{Q^2} \sim 1, d'où :
Le gain en décibels admet pour asymptote :
2. Comportement à haute fréquence (x \gg 1, soit \omega \gg \omega_0) : Au dénominateur, les termes de plus haut degré dominent : (1 - x^2)^2 + \frac{x^2}{Q^2} \sim x^4, d'où :
Le gain en décibels tend vers une constante :
3. Justification de l'allure du diagramme de Bode (figure 10) : Le système constitue un filtre passe-haut du second ordre :
- Pour toutes les valeurs de Q, les courbes partent d'une asymptote commune de pente +40\text{ dB/décade} en basse fréquence (valant -40\text{ dB} en x = 0{,}1) et rejoignent l'asymptote horizontale à 0\text{ dB} en haute fréquence (x \ge 10).
Au voisinage de la pulsation propre (x = 1, soit \omega = \omega_0), on a |H(x=1)| = Q, soit G_{\mathrm{dB}}(1) = 20\log_{10}Q :
- Pour Q = 0{,}25 < 1/\sqrt{2} : il n'y a pas de résonance (d'après Q42), le gain croît de façon monotone et reste strictement sous 0\text{ dB} (G_{\mathrm{dB}}(1) = 20\log_{10}(0{,}25) \approx -12\text{ dB}).
- Pour Q = 1/\sqrt{2} \approx 0{,}71 : valeur critique d'apparition de la résonance (réponse de Butterworth), le gain croît sans dépasser 0\text{ dB} (G_{\mathrm{dB}}(1) = -3\text{ dB}).
- Pour Q = 5 > 1/\sqrt{2} : il apparaît un pic de résonance bien visible sur la figure 10, culminant au-dessus de 0\text{ dB} à une valeur G_{\mathrm{dB}} \approx 20\log_{10}(5) \approx +14\text{ dB}.
Ces caractéristiques correspondent point par point aux trois tracés de la figure 10.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 44
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : filtrage linéaire, fonction de transfert
On veut que le sismographe suive au plus près les mouvements sismiques verticaux du lieu (proche du forage donc de l'épicentre) où on l'a placé. On sait par des expériences antérieures que le spectre du déplacement du sol est dans le domaine allant de à comment devra-t-on choisir ?
Voir l'indiceIndice
Se placer dans la zone de gain unitaire du filtre (haute fréquence par rapport à \omega_0) pour assurer une transmission fidèle sans déformation.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la grandeur mesurée par le capteur (Z(t) d'amplitude A_m) et la comparer au déplacement vertical du sol z_\Sigma(t) d'amplitude z_m.
- Utiliser le diagramme de Bode établi à la question précédente pour repérer la zone spectrale où le gain est constant et égal à 1 (0\text{ dB}), garantissant une mesure sans distorsion d'amplitude.
- En déduire le positionnement de la pulsation propre \omega_0 par rapport au spectre sismique [\omega_1, \omega_2].
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour reproduire fidèlement les mouvements sans déformation de phase ni atténuation, choisir la bande passante avec \omega_0 \gg \omega_2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le sismographe mesure le déplacement relatif de la masse par rapport au support, d'amplitude A_m. Pour que le dispositif reproduise fidèlement les mouvements du sol sans distorsion d'amplitude, il faut que le gain du filtre soit indépendant de la pulsation et vaille 1, c'est-à-dire :
D'après l'étude menée à la question Q43 et le diagramme de Bode (figure 10), cette condition est réalisée sur le plateau haute fréquence, c'est-à-dire pour :
Le spectre des séismes étant contenu dans l'intervalle [\omega_1, \omega_2], toutes les composantes fréquentielles du signal doivent se situer dans cette zone de transmission fidèle. Il faut donc choisir une pulsation propre \omega_0 nettement inférieure à la plus petite pulsation du spectre :
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