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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 TSI 2025 (page 2/3 : Partie B (questions 13 à 28))

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Partie B : Conductimètre embarqué (suite)

II · Préliminaire : inductance propre et inductance mutuelle entre deux circuits

Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : inductance propre, inductance mutuelle

Rappeler la définition générale de l’inductance propre d’un circuit et de l’inductance mutuelle entre deux circuits.

Voir l'indice

Donner l'expression du flux magnétique propre \Phi_p = L i à travers un circuit et du flux mutuel \Phi_{1 \to 2} = M i_1 embrassé par un second circuit.

Voir la réponse courte

Définitions par les flux magnétique propre \Phi_p = L i et mutuel \Phi_{21} = M i_1.

Voir le corrigé complet

Inductance propre L d'un circuit : Considérons un circuit filiforme \mathcal{C} fermé, orienté et parcouru par un courant d'intensité i. D'après les lois de la magnétostatique (loi de Biot et Savart), le champ magnétique propre \vec{B}_{\mathrm{p}} créé par ce courant en tout point de l'espace est proportionnel à i.

Le flux propre \Phi_{\mathrm{p}} de ce champ magnétique à travers toute surface ouverte s'appuyant sur le circuit \mathcal{C} et orientée en cohérence avec le sens de parcours du courant (règle de la main droite) est donc proportionnel à i :

\boxed{\Phi_{\mathrm{p}} = L \, i}

Le coefficient de proportionnalité L est l'inductance propre du circuit. Il s'exprime en henrys (\mathrm{H}). Avec la convention d'orientation adoptée, L est une grandeur strictement positive qui ne dépend que de la géométrie du circuit et de la perméabilité magnétique du milieu.

Inductance mutuelle M entre deux circuits : Considérons deux circuits fermés \mathcal{C}_1 et \mathcal{C}_2, orientés et parcourus respectivement par des courants d'intensités i_1 et i_2.

  • Le courant i_1 circulant dans \mathcal{C}_1 crée un champ magnétique \vec{B}_1. Le flux de \vec{B}_1 à travers une surface orientée s'appuyant sur \mathcal{C}_2 est noté \Phi_{1 \to 2}. Par linéarité, il est proportionnel à i_1 :

    \Phi_{1 \to 2} = M_{12} \, i_1
  • Réciproquement, le courant i_2 circulant dans \mathcal{C}_2 crée un flux \Phi_{2 \to 1} à travers \mathcal{C}_1 proportionnel à i_2 :

    \Phi_{2 \to 1} = M_{21} \, i_2

D'après le théorème de réciprocité (formule de Neumann), les deux coefficients sont égaux :

M_{12} = M_{21} = M

Le flux magnétique intercepté par un circuit en présence de l'autre s'écrit ainsi :

\boxed{\Phi_{1 \to 2} = M \, i_1 \quad \text{et} \quad \Phi_{2 \to 1} = M \, i_2}

Le coefficient M est l'inductance mutuelle entre les deux circuits. Il s'exprime en henrys (\mathrm{H}). Son signe dépend des sens relatifs choisis pour l'orientation des deux circuits.

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : inductance propre, solénoïde

Établir l’expression des inductances propres et des solénoïdes et en fonction de et .

Voir l'indice

Exprimer le champ uniforme \vec{B} dans un solénoïde supposé infini, puis calculer le flux magnétique total embrassé par les N spires.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ magnétique propre créé à l'intérieur de chaque solénoïde à l'aide de la formule fournie par l'énoncé.
  2. Calculer le flux magnétique propre à travers une spire, puis à travers l'ensemble des spires du solénoïde.
  3. Identifier avec la relation \Phi_{\mathrm{p}} = L \, i rappelée en Q13 pour obtenir l'inductance propre.
Voir la réponse courte

Calcul du champ magnétostatique dans le solénoïde puis du flux propre : L = \mu_0 N^2 \pi r^2 / \ell.

Voir le corrigé complet

Considérons le solénoïde \mathcal{S}_a comportant N_a spires réparties sur une longueur \ell, soit un nombre de spires par unité de longueur n_a = \dfrac{N_a}{\ell}.

D'après l'énoncé, en négligeant les effets de bord, le champ magnétique propre créé à l'intérieur de \mathcal{S}_a est uniforme et s'écrit :

\vec{B}_a = \mu_0 \frac{N_a}{\ell} i_a \vec{u}_z

Le flux magnétique propre à travers une section circulaire de rayon r_a et de normale \vec{u}_z s'exprime par :

\phi_{1,\mathrm{p},a} = \iint_{S_a} \vec{B}_a \cdot \vec{u}_z \, \mathrm{d}S = B_a (\pi r_a^2) = \mu_0 \frac{N_a}{\ell} \pi r_a^2 i_a

Le flux propre total \Phi_{\mathrm{p},a} à travers l'ensemble des N_a spires identiques en série est donc :

\Phi_{\mathrm{p},a} = N_a \phi_{1,\mathrm{p},a} = \frac{\mu_0 \pi r_a^2 N_a^2}{\ell} i_a

Par identification avec la relation de définition \Phi_{\mathrm{p},a} = L_a i_a, on en déduit l'inductance propre L_a :

\boxed{L_a = \frac{\mu_0 \pi r_a^2 N_a^2}{\ell}}

Par un raisonnement rigoureusement identique appliqué au solénoïde \mathcal{S}_b de rayon r_b comportant N_b spires sur la même longueur \ell, on obtient :

\boxed{L_b = \frac{\mu_0 \pi r_b^2 N_b^2}{\ell}}

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : inductance mutuelle, flux magnétique

En admettant qu’il n’y a aucune forme de perte magnétique, établir l’expression de l’inductance mutuelle entre les solénoïdes et .

Voir l'indice

Remarquer que pour deux solénoïdes coaxiaux, le champ magnétique produit par la bobine de rayon le plus petit n'occupe que sa propre section dans la bobine extérieure.

Voir la stratégie
  1. Identifier la géométrie relative des deux solénoïdes d'après la figure 5 (r_a < r_b, le solénoïde \mathcal{S}_a est intérieur à \mathcal{S}_b).
  2. Exprimer le champ magnétique créé par l'un des solénoïdes et calculer son flux à travers l'ensemble des spires de l'autre solénoïde.
  3. Identifier M par identification avec la relation constitutive de flux mutuel \Phi = M i.
Voir la réponse courte

Flux créé par un solénoïde à travers l'autre : M = \mu_0 N_a N_b \pi r_a^2 / \ell avec r_a < r_b.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 5, le solénoïde \mathcal{S}_a est placé à l'intérieur du solénoïde \mathcal{S}_b, soit r_a < r_b. Les deux solénoïdes sont coaxiaux, de même longueur \ell, et leurs spires sont orientées dans le même sens.

Considérons le solénoïde \mathcal{S}_b parcouru par un courant i_b seul. En négligeant les effets de bord, le champ magnétique qu'il crée à l'intérieur de son volume (r < r_b) est uniforme et vaut :

\vec{B}_b = \mu_0 \frac{N_b}{\ell} i_b \vec{u}_z

Puisque le solénoïde \mathcal{S}_a est entièrement contenu dans \mathcal{S}_b (r_a < r_b), ce champ \vec{B}_b baigne uniformément toutes les spires de \mathcal{S}_a.

Le flux de \vec{B}_b à travers une spire de \mathcal{S}_a orientée selon \vec{u}_z est :

\phi_{b \to 1\,\text{spire}\,a} = \iint_{S_a} \vec{B}_b \cdot \vec{u}_z \,\mathrm{d}S = B_b \times (\pi r_a^2) = \mu_0 \frac{N_b}{\ell} i_b \pi r_a^2

Le flux total envoyé par \mathcal{S}_b à travers les N_a spires de \mathcal{S}_a est alors :

\begin{aligned} \Phi_{b \to a} &= N_a \phi_{b \to 1\,\text{spire}\,a} \\ &= \frac{\mu_0 \pi r_a^2 N_a N_b}{\ell} i_b \end{aligned}

Par définition de l'inductance mutuelle rappelée en Q13, \Phi_{b \to a} = M i_b. On en déduit l'expression de M :

\boxed{M = \frac{\mu_0 \pi r_a^2 N_a N_b}{\ell}}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : inductance mutuelle, facteur de couplage

Montrer que l’on a en donnant l’expression de en fonction de et .

Voir l'indice

Calculer le produit L_a L_b, le comparer à M^2 et exprimer le facteur géométrique de couplage k comme un rapport de rayons.

Voir la réponse courte

Identification du rapport M/\sqrt{L_a L_b} qui conduit à k = r_a / r_b.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats établis aux questions Q14 et Q15, les inductances s'écrivent :

\begin{aligned} L_a &= \frac{\mu_0 \pi r_a^2 N_a^2}{\ell} \\ L_b &= \frac{\mu_0 \pi r_b^2 N_b^2}{\ell} \\ M &= \frac{\mu_0 \pi r_a^2 N_a N_b}{\ell} \quad (\text{avec } r_a < r_b) \end{aligned}

Calculons le produit géométrique \sqrt{L_a L_b} :

\begin{aligned} \sqrt{L_a L_b} &= \sqrt{\left(\frac{\mu_0 \pi r_a^2 N_a^2}{\ell}\right)\left(\frac{\mu_0 \pi r_b^2 N_b^2}{\ell}\right)} \\ &= \frac{\mu_0 \pi r_a r_b N_a N_b}{\ell} \end{aligned}

En formant le rapport entre M et \sqrt{L_a L_b}, il vient :

\frac{M}{\sqrt{L_a L_b}} = \frac{\dfrac{\mu_0 \pi r_a^2 N_a N_b}{\ell}}{\dfrac{\mu_0 \pi r_a r_b N_a N_b}{\ell}} = \frac{r_a}{r_b}

On a donc bien M = k \sqrt{L_a L_b} avec :

\boxed{k = \frac{r_a}{r_b}}

Résultat

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : inductance propre

Montrer que .

Voir l'indice

Faire r_a = r_b dans les expressions des inductances propres calculées en Q14.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les rapports \frac{L_a}{N_a^2} et \frac{L_b}{N_b^2} en utilisant les expressions des inductances propres établies à la question Q14.
  2. Appliquer la condition de couplage parfait r_a = r_b posée dans le texte introductif pour conclure.
Voir la réponse courte

Rapport direct à partir des expressions de L_a et L_b dans le cas de rayons identiques ou partagés.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question Q14, les inductances propres des deux solénoïdes sont données par :

\begin{aligned} L_a &= \frac{\mu_0 \pi r_a^2 N_a^2}{\ell}, \\ L_b &= \frac{\mu_0 \pi r_b^2 N_b^2}{\ell}. \end{aligned}

En divisant chaque inductance propre par le carré de son nombre de spires, on obtient :

\begin{aligned} \frac{L_a}{N_a^2} &= \frac{\mu_0 \pi r_a^2}{\ell}, \\ \frac{L_b}{N_b^2} &= \frac{\mu_0 \pi r_b^2}{\ell}. \end{aligned}

Dans le cas considéré où les deux solénoïdes ont même section (r_a = r_b = r), ces deux termes sont strictement égaux :

\boxed{\frac{L_a}{N_a^2} = \frac{L_b}{N_b^2}}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PTSI, TSI1

Notions : transformateur, loi de faraday

En écrivant les équations électriques pour le primaire et le secondaire, montrer que .

Voir l'indice

Écrire la tension aux bornes d'un enroulement en convention récepteur en appliquant la loi de Faraday avec couplage magnétique total.

Voir la stratégie
  1. Écrire la loi de comportement des deux bobinages couplés en convention récepteur, en reliant les tensions aux dérivées temporelles des courants via les inductances propres L_a, L_b et l'inductance mutuelle M.
  2. Exploiter la relation de couplage parfait issue de la question précédente (Q17) pour factoriser les nombres de spires N_a et N_b et conclure.
Voir la réponse courte

Tensions induites aux bornes des enroulements sans résistance : u_a = N_a \frac{d\Phi}{dt} et u_b = N_b \frac{d\Phi}{dt}.

Voir le corrigé complet

Les deux enroulements n'ayant pas de résistance ohmique significative et étant orientés en convention récepteur relativement aux courants i_a(t) et i_b(t), les tensions à leurs bornes s'expriment par la loi de Faraday :

\begin{aligned} u_a(t) &= L_a \frac{\mathrm{d}i_a}{\mathrm{d}t} + M \frac{\mathrm{d}i_b}{\mathrm{d}t} \\ u_b(t) &= M \frac{\mathrm{d}i_a}{\mathrm{d}t} + L_b \frac{\mathrm{d}i_b}{\mathrm{d}t} \end{aligned}

Dans le cas où r_a = r_b (couplage parfait k=1), d'après les résultats de la question Q17, on a :

\frac{L_a}{N_a^2} = \frac{L_b}{N_b^2} = \frac{M}{N_a N_b} = \Lambda \quad \text{avec} \quad \Lambda = \frac{\mu_0 \pi r_a^2}{\ell}

On peut donc réécrire les inductances sous la forme :

L_a = \Lambda N_a^2, \quad L_b = \Lambda N_b^2 \quad \text{et} \quad M = \Lambda N_a N_b

En injectant ces expressions dans les équations électriques :

\begin{aligned} u_a(t) &= \Lambda N_a^2 \frac{\mathrm{d}i_a}{\mathrm{d}t} + \Lambda N_a N_b \frac{\mathrm{d}i_b}{\mathrm{d}t} = N_a \Lambda \left( N_a \frac{\mathrm{d}i_a}{\mathrm{d}t} + N_b \frac{\mathrm{d}i_b}{\mathrm{d}t} \right) \\ u_b(t) &= \Lambda N_a N_b \frac{\mathrm{d}i_a}{\mathrm{d}t} + \Lambda N_b^2 \frac{\mathrm{d}i_b}{\mathrm{d}t} = N_b \Lambda \left( N_a \frac{\mathrm{d}i_a}{\mathrm{d}t} + N_b \frac{\mathrm{d}i_b}{\mathrm{d}t} \right) \end{aligned}

En divisant respectivement par N_a et N_b, on obtient le même membre de droite :

\frac{u_a(t)}{N_a} = \frac{u_b(t)}{N_b} = \Lambda \left( N_a \frac{\mathrm{d}i_a}{\mathrm{d}t} + N_b \frac{\mathrm{d}i_b}{\mathrm{d}t} \right)

D'où la relation fondamentale du transformateur idéal :

\boxed{\frac{u_a(t)}{N_a} = \frac{u_b(t)}{N_b}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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III · Étude de la partie terminale du circuit de mesure

Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : impédance complexe, inductance mutuelle

Écrire, en notation complexe, l’expression de en fonction de et .

Voir l'indice

Exprimer la tension complexe \underline{u}_3 en sommant le terme d'auto-induction et le terme d'induction mutuelle avec la bonne convention de signe.

Voir la stratégie
  1. Identifier la convention d'orientation (récepteur) pour la bobine d'inductance propre L_3 soumise à la tension \underline{u}_3 et parcourue par le courant entrant \underline{i}_e.
  2. Déterminer le courant entrant par la borne homologue de la seconde bobine d'inductance L_4 en observant le sens de \underline{i}_4.
  3. Écrire la relation constitutive des inductances mutuellement couplées en régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega_0.
Voir la réponse courte

Équation de maille en régime sinusoïdal : u_3 = j L_3 \omega_0 i_e + j M \omega_0 i_4.

Voir le corrigé complet

Considérons les deux bobines en couplage mutuel d'inductance mutuelle M > 0, orientées selon les conventions établies dans la partie II (bornes correspondantes en haut des enroulements) :

  • Pour la bobine primaire d'inductance propre L_3, la tension \underline{u}_3 est orientée du bas vers le haut. Le courant \underline{i}_e pénètre par la borne supérieure, ce qui correspond à la convention récepteur.
  • Pour la bobine secondaire d'inductance propre L_4, le courant \underline{i}_4 est orienté sur le schéma comme sortant par la borne supérieure vers la résistance R_m. Le courant qui entre par la borne supérieure de cette bobine est donc -\underline{i}_4.

En régime temporel, la tension aux bornes de la bobine primaire s'écrit :

u_3(t) = L_3 \frac{\mathrm{d}i_e}{\mathrm{d}t} + M \frac{\mathrm{d}(-i_4)}{\mathrm{d}t} = L_3 \frac{\mathrm{d}i_e}{\mathrm{d}t} - M \frac{\mathrm{d}i_4}{\mathrm{d}t}

En adoptant la notation complexe associée aux grandeurs sinusoïdales à la pulsation \omega_0 (où la dérivation par rapport au temps se traduit par une multiplication par j\omega_0), on obtient :

\boxed{\underline{u}_3 = j L_3 \omega_0 \underline{i}_e - j M \omega_0 \underline{i}_4}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : admittance complexe, couplage magnétique

En déduire la relation en donnant l’expression de en fonction de et .

Voir l'indice

Relier la tension aux bornes de la bobine de mesure \underline{u}_4 au courant \underline{i}_4 via la résistance de charge R_m, puis éliminer \underline{i}_4.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le courant \underline{i}_4 en fonction de la tension secondaire \underline{u}_4 grâce à la loi d'Ohm aux bornes de la résistance de mesure R_m.
  2. Relier \underline{u}_4 à la tension primaire \underline{u}_3 à l'aide de la relation du transformateur établie à la question Q18.
  3. Réinjecter l'expression de \underline{i}_4 dans celle de \underline{u}_3 obtenue à la question Q19 afin d'isoler \underline{i}_e et d'identifier l'admittance \underline{Y}.
Voir la réponse courte

Élimination de i_4 à l'aide de la maille secondaire fermée sur R_m pour isoler \underline{Y}.

Voir le corrigé complet

Aux bornes de la résistance de mesure R_m, orientée en convention récepteur sur la figure 6, la loi d'Ohm en régime sinusoïdal s'écrit :

\underline{u}_4 = R_m \underline{i}_4 \implies \underline{i}_4 = \frac{\underline{u}_4}{R_m}

D'après le résultat de la question Q18, applicable ici au transformateur idéal constitué de la boucle d'eau (primaire de nombre de spires N_3 = 1) et de la bobine de mesure (secondaire de nombre de spires N_4) :

\frac{\underline{u}_3}{N_3} = \frac{\underline{u}_4}{N_4} \iff \underline{u}_4 = N_4 \underline{u}_3 \quad (\text{car } N_3 = 1)

On en déduit l'expression du courant secondaire \underline{i}_4 en fonction de \underline{u}_3 :

\underline{i}_4 = \frac{N_4}{R_m} \underline{u}_3

D'après la relation établie à la question Q19 :

\underline{u}_3 = j L_3 \omega_0 \underline{i}_e - j M \omega_0 \underline{i}_4

En y substituant l'expression de \underline{i}_4 :

\begin{aligned} \underline{u}_3 &= j L_3 \omega_0 \underline{i}_e - j M \omega_0 \frac{N_4}{R_m} \underline{u}_3 \\ j L_3 \omega_0 \underline{i}_e &= \left( 1 + j \frac{M N_4 \omega_0}{R_m} \right) \underline{u}_3 \end{aligned}

En divisant par j L_3 \omega_0, on obtient :

\underline{i}_e = \left( \frac{1}{j L_3 \omega_0} + \frac{M N_4}{L_3 R_m} \right) \underline{u}_3

On identifie ainsi la relation \underline{i}_e = \underline{Y} \cdot \underline{u}_3 avec :

\boxed{\underline{Y} = \frac{1}{j L_3 \omega_0} + \frac{M N_4}{L_3 R_m}}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : transformateur, admittance complexe

En utilisant les résultats établis dans le II, montrer qu’on peut réécrire .

Voir l'indice

Utiliser le rapport des nombres de spires et la relation établie en Q17 pour substituer M et simplifier l'admittance \underline{Y}.

Voir la stratégie
  1. Identifier le nombre de spires de chaque enroulement pour le transformateur formé par la boucle d'eau et la bobine de mesure d'après les notations de la figure 6.
  2. Exploiter les relations établies en sous-partie II pour un transformateur à couplage parfait (k = 1) liant l'inductance mutuelle M, l'inductance propre L_3 et les nombres de spires.
  3. Remplacer le rapport \frac{M}{L_3} dans l'expression de l'admittance \underline{Y} obtenue à la question Q20 pour aboutir à la formule demandée.
Voir la réponse courte

Simplification de l'admittance en utilisant la relation de couplage parfait M = \sqrt{L_3 L_4} et L_4/N_4^2 = L_3/N_3^2.

Voir le corrigé complet

D'après le schéma de la figure 6, le transformateur idéal associé présente un rapport de transformation de 1 : N_4. La boucle d'eau conductrice (circuit primaire associé à l'inductance L_3) comporte donc N_3 = 1 spire, et la bobine de mesure (circuit secondaire associé à l'inductance L_4) comporte N_4 spires.

En appliquant le résultat de la question Q17 au cas d'un couplage parfait (k = 1, sans fuite magnétique) entre ces deux enroulements :

\frac{L_3}{N_3^2} = \frac{M}{N_3 N_4}

Avec N_3 = 1, cette relation se simplifie immédiatement en :

\frac{M}{L_3} = \frac{N_4}{N_3} = N_4 \quad \Longleftrightarrow \quad M = N_4 L_3

D'après l'expression de l'admittance \underline{Y} établie à la question Q20 :

\underline{Y} = \frac{1}{jL_3\omega_0} + \frac{M N_4}{L_3 R_m}

En y injectant le rapport \frac{M}{L_3} = N_4, on obtient directement :

\boxed{\underline{Y} = \frac{1}{jL_3\omega_0} + \frac{N_4^2}{R_m}}

Résultat

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IV · Étude du circuit de mesure complet

Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : loi des mailles, impédance complexe

Déterminer la relation entre et .

Voir l'indice

Appliquer la loi d'Ohm ou la formule du diviseur de tension dans la maille équivalente formée par la résistance R_e et l'impédance de charge Z = 1/\underline{Y}.

Voir la réponse courte

Loi des mailles sur la boucle d'eau de mer : u_2 = R_e i_e + u_3 = (1 + R_e \underline{Y}) u_3.

Voir le corrigé complet

D'après le schéma équivalent du circuit de mesure complet (figure 7), la boucle d'eau de mer est parcourue par le courant \underline{i}_e. Ce courant traverse en série la résistance R_e de l'eau, puis le dipôle d'impédance \underline{Z} = \frac{1}{\underline{Y}}, avant de retourner à l'enroulement secondaire de la bobine d'excitation.

En appliquant la loi des mailles à cette boucle orientée dans le sens horaire :

\underline{u}_2 - R_e \underline{i}_e - \underline{u}_3 = 0

soit encore :

\underline{u}_2 = \underline{u}_3 + R_e \underline{i}_e

Puisque le dipôle d'admittance \underline{Y} est soumis à la tension \underline{u}_3 en convention récepteur, le courant qui le traverse s'écrit \underline{i}_e = \underline{Y}\,\underline{u}_3. Il vient alors :

\begin{aligned} \underline{u}_2 &= \underline{u}_3 + R_e \underline{Y}\,\underline{u}_3 \\ &= (1 + R_e \underline{Y})\,\underline{u}_3 \end{aligned}

On peut également retrouver directement cette relation à l'aide de la formule du diviseur de tension aux bornes de \underline{Z} :

\underline{u}_3 = \frac{\underline{Z}}{R_e + \underline{Z}}\,\underline{u}_2 = \frac{\frac{1}{\underline{Y}}}{R_e + \frac{1}{\underline{Y}}}\,\underline{u}_2 = \frac{1}{1 + R_e \underline{Y}}\,\underline{u}_2

On en déduit la relation demandée :

\boxed{\underline{u}_2 = (1 + R_e \underline{Y})\,\underline{u}_3}

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PTSI, TSI1

Notions : transformateur, loi des mailles

Montrer à l’aide des résultats précédents que .

Voir l'indice

Combiner la relation du transformateur d'entrée liant \underline{u}_1 et \underline{u}_2 avec celle du secondaire liant \underline{u}_3 à \underline{i}_4.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \underline{u}_3 en fonction de \underline{i}_4 à partir des relations du transformateur de mesure établies en partie III.
  2. Réutiliser la relation liant \underline{u}_2 et \underline{u}_3 démontrée à la question Q22.
  3. Appliquer la relation du transformateur parfait établie à la question Q18 au transformateur d'excitation (N_1 : 1) en prêtant attention aux conventions d'orientation, puis combiner l'ensemble.
Voir la réponse courte

Chaînage des relations de transfert entre primaire, boucle d'eau et circuit de mesure.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de \underline{u}_3 établie à la question Q19 :

\underline{u}_3 = j L_3 \omega_0 \underline{i}_e - j M \omega_0 \underline{i}_4 \iff \underline{i}_e = \frac{\underline{u}_3}{j L_3 \omega_0} + \frac{M}{L_3}\underline{i}_4

En utilisant le résultat du couplage parfait pour une spire au primaire (N_3 = 1) et N_4 spires au secondaire, M = N_4 L_3, cette relation devient :

\underline{i}_e = \frac{\underline{u}_3}{j L_3 \omega_0} + N_4 \underline{i}_4

Or, d'après la question Q21, l'admittance \underline{Y} s'écrit :

\underline{i}_e = \underline{Y}\underline{u}_3 = \left(\frac{1}{j L_3 \omega_0} + \frac{N_4^2}{R_m}\right)\underline{u}_3 = \frac{\underline{u}_3}{j L_3 \omega_0} + \frac{N_4^2}{R_m}\underline{u}_3

Par identification des deux expressions de \underline{i}_e, on en déduit :

N_4 \underline{i}_4 = \frac{N_4^2}{R_m}\underline{u}_3 \iff \underline{u}_3 = \frac{R_m}{N_4}\underline{i}_4

D'après le résultat de la question Q22, la tension \underline{u}_2 s'exprime en fonction de \underline{u}_3 par :

\underline{u}_2 = (1 + R_e \underline{Y})\underline{u}_3 = (1 + R_e \underline{Y})\frac{R_m}{N_4}\underline{i}_4

Considérons enfin le premier transformateur (d'excitation) de rapport de spires N_1 : 1. La relation établie à la question Q18, \frac{u_a}{N_a} = \frac{u_b}{N_b}, a été démontrée pour deux tensions orientées en convention récepteur. Sur les figures 4 et 7 :

  • l'enroulement primaire L_1 est orienté en convention récepteur pour le couple (\underline{u}_1, \underline{i}_1) ;
  • l'enroulement secondaire L_2 délivre le courant \underline{i}_e à la boucle d'eau par sa borne supérieure : le couple (\underline{u}_2, \underline{i}_e) est donc en convention générateur. Sa tension en convention récepteur vaut -\underline{u}_2.

La relation du transformateur s'écrit donc :

\frac{\underline{u}_1}{N_1} = \frac{-\underline{u}_2}{1} \iff \underline{u}_1 = -N_1 \underline{u}_2

En substituant l'expression de \underline{u}_2, on obtient directement la relation recherchée :

\boxed{\underline{u}_1 = -\frac{N_1}{N_4}(1 + R_e \underline{Y}) R_m \underline{i}_4}

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PTSI, TSI1

Notions : approximation, régime sinusoïdal forcé

Dans la limite où tend vers 0, montrer que l’intensité tend vers . Commenter.

Voir l'indice

Développer le produit R_m \underline{Y} lorsque R_m \to 0 et constater l'élimination de la dépendance en fréquence ainsi que le lien direct avec la conductivité via R_e.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le produit (1 + R_e \underline{Y}) R_m intervenant dans la relation établie à la question Q23 en y injectant l'expression de \underline{Y} obtenue en Q21.
  2. Prendre la limite lorsque R_m \to 0 pour en déduire l'amplitude complexe \underline{i}_{4,\text{lim}}, puis repasser en domaine temporel.
  3. Commenter la dépendance vis-à-vis de la conductivité \sigma de l'eau de mer et l'absence de déphasage ou de dépendance fréquentielle.
Voir la réponse courte

Limite R_m \to 0 où le terme inductif s'efface : le courant secondaire devient directement proportionnel à la conductance 1/R_e.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q23, la tension \underline{u}_1 et l'intensité \underline{i}_4 sont reliées par :

\underline{u}_1 = -\frac{N_1}{N_4} (1 + R_e \underline{Y}) R_m \underline{i}_4

En utilisant l'expression de \underline{Y} établie à la question Q21 :

\underline{Y} = \frac{1}{j L_3 \omega_0} + \frac{N_4^2}{R_m}

le terme entre crochets s'écrit :

\begin{aligned} (1 + R_e \underline{Y}) R_m &= R_m \left( 1 + \frac{R_e}{j L_3 \omega_0} + \frac{R_e N_4^2}{R_m} \right) \\ &= R_m \left( 1 + \frac{R_e}{j L_3 \omega_0} \right) + N_4^2 R_e \end{aligned}

À la limite où la résistance R_m tend vers 0 :

\lim_{R_m \to 0} (1 + R_e \underline{Y}) R_m = N_4^2 R_e

On en déduit l'expression de la relation complexe à cette limite :

\underline{u}_1 = -\frac{N_1}{N_4} \left( N_4^2 R_e \right) \underline{i}_{4,\text{lim}} = -N_1 N_4 R_e \, \underline{i}_{4,\text{lim}}

Soit en exprimant l'intensité complexe \underline{i}_{4,\text{lim}} :

\underline{i}_{4,\text{lim}} = -\frac{1}{N_1 N_4 R_e} \underline{u}_1

Le facteur de proportionnalité étant réel, il n'introduit aucun déphasage supplémentaire (en dehors du signe moins qui correspond à une opposition de phase). En régime temporel, on obtient directement :

\boxed{i_{4,\text{lim}}(t) = -\frac{1}{N_1 N_4 R_e} u_1(t)}

Commentaires :

  • Mesure de la conductivité : L'énoncé précise que la résistance de l'eau R_e est proportionnelle à l'inverse de la conductivité \sigma de l'eau (R_e \propto 1/\sigma). Ainsi, l'amplitude de i_{4,\text{lim}}(t) est directement proportionnelle à la conductivité \sigma :

    i_{4,\text{lim}}(t) \propto \sigma \, u_1(t)

    La mesure de l'intensité i_{4,\text{lim}} donne donc accès de manière linéaire à la salinité de l'eau de mer.

  • Suppression des effets réactifs : À la limite R_m \to 0, le terme inductif j L_3 \omega_0 disparaît de la relation entre l'entrée et la sortie. Le système se comporte comme une simple résistance équivalente, s'affranchissant des fluctuations éventuelles de la pulsation \omega_0 ou des caractéristiques géométriques inductives.
  • Condition de réalisation pratique : Cette limite idéale R_m \to 0 correspond au fonctionnement d'un circuit de mesure en court-circuit (masse virtuelle), ce qui justifie l'utilisation d'un convertisseur courant-tension à ALI étudié dans la sous-partie suivante.

Résultat

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V · Étude du convertisseur courant-tension

Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI

Notions : convertisseur courant-tension, amplificateur linéaire intégré

Montrer que le montage permet une conversion du courant en une tension .

Voir l'indice

Exploiter la masse virtuelle à l'entrée inverseuse (v_- = 0) pour exprimer directement la tension de sortie v_m en fonction de i_{4,\mathrm{lim}} et R_M.

Voir la stratégie

Pour relier la tension de sortie v_m au courant d'entrée i_{4,\mathrm{lim}}, on exploite les propriétés de l'amplificateur linéaire intégré (ALI) idéal en régime linéaire (assuré par la rétroaction négative sur l'entrée inverseuse via la résistance R_M), puis on applique la loi des nœuds et la loi d'Ohm au niveau de cette borne.

Voir la réponse courte

Montage transimpédance à ALI idéal en régime linéaire : v_m = -R_0 i_{4,\text{lim}}.

Voir le corrigé complet

L'ALI est supposé idéal et fonctionne en régime linéaire (bouclage sur la borne inverseuse via le résistor de résistance R_M) :

  • Les courants d'entrée sont nuls : i_+ = i_- = 0 ;
  • La tension différentielle d'entrée est nulle : \varepsilon = v_+ - v_- = 0, soit v_- = v_+.

La borne non inverseuse étant reliée à la masse, on a v_+ = 0\text{ V}, d'où :

v_- = 0\text{ V} \quad \text{(masse virtuelle)}.

Appliquons la loi des nœuds sur l'entrée inverseuse (borne -). Aucun courant ne pénétrant dans l'ALI (i_- = 0), l'intégralité du courant i_{4,\mathrm{lim}} traverse la résistance de contre-réaction R_M en direction de la sortie de l'ALI.

La loi d'Ohm aux bornes de la résistance R_M orientée en convention récepteur s'écrit :

\begin{aligned} v_- - v_m &= R_M \, i_{4,\mathrm{lim}} \\ 0 - v_m &= R_M \, i_{4,\mathrm{lim}} \end{aligned}

On en déduit l'expression de la tension de sortie :

\boxed{v_m(t) = - R_M \, i_{4,\mathrm{lim}}(t)}

La tension de sortie v_m(t) est directement proportionnelle au courant i_{4,\mathrm{lim}}(t) : le circuit réalise bien une conversion courant-tension linéaire (amplificateur à transimpédance).

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Notions : masse virtuelle, impédance d'entrée

Commenter l’intérêt d’utiliser ce montage, en calculant notamment sa résistance d’entrée.

Voir l'indice

Calculer la résistance d'entrée vue de la borne d'entrée inverseuse : la masse virtuelle garantit R_{\mathrm{ent}} = 0, réalisant ainsi un ampèremètre parfait.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la résistance d'entrée R_{\text{ent}} du convertisseur courant-tension à partir de la tension d'entrée u_4 et du courant d'entrée i_{4,\lim}.
  2. Relier ce résultat à la condition de fonctionnement idéale mise en évidence à la question Q24 (R_m \to 0).
  3. Conclure sur le double rôle du montage : simuler un court-circuit en entrée tout en délivrant une tension de sortie mesurable et ajustable.
Voir la réponse courte

L'entrée inverseuse à potentiel nul offre une résistance d'entrée nulle, garantissant la condition R_m \to 0.

Voir le corrigé complet

La résistance d'entrée du montage, vue par la bobine de mesure entre la borne d'entrée inverseuse de l'ALI et la masse, est définie par :

R_{\text{ent}} = \frac{u_4}{i_{4,\lim}}

L'amplificateur linéaire d'intégration étant supposé idéal et fonctionnant en régime linéaire avec l'entrée non-inverseuse reliée à la masse (v_+ = 0\text{ V}), la masse virtuelle impose :

u_4 = v_- = v_+ = 0\text{ V}

Quel que soit le courant i_{4,\lim} injecté, on a donc :

\boxed{R_{\text{ent}} = 0\ \Omega}

Intérêt du montage :

  • Court-circuit virtuel parfait : le convertisseur présente une résistance d'entrée rigoureusement nulle (R_{\text{ent}} = 0\ \Omega), ce qui permet de se placer exactement dans la limite R_m \to 0 étudiée à la question Q24, condition requise pour que le courant i_{4,\lim}(t) soit directement proportionnel à la conductance 1/R_e, et donc à la conductivité \sigma de l'eau de mer.
  • Tension de sortie mesurable et ajustable : si l'on avait simplement utilisé une résistance passive R_m très faible pour approcher R_m \to 0, la tension mesurée u_4 = R_m i_4 aurait été quasiment nulle et inexploitable. Ici, le montage produit en sortie une tension v_m = -R_M i_{4,\lim} d'amplitude suffisante et réglable par le choix de la résistance R_M, facilement numérisable par la chaîne d'acquisition du flotteur.

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Notions : amplificateur linéaire intégré, loi des nœuds

Lorsqu’il est intégré dans le circuit de la figure 4, que vaut le courant noté sur le schéma de la figure 8 ? D’où vient-il ?

Voir l'indice

Appliquer la loi des nœuds au point de masse et identifier que le courant provient de l'étage de sortie de l'ALI via ses alimentations symétriques.

Voir la réponse courte

Le courant i_m est le courant délivré par l'étage de sortie de l'ALI, alimenté par les rails de polarisation.

Voir le corrigé complet

Considérons le circuit complet obtenu en insérant le convertisseur courant-tension à la place de la résistance R_m dans le circuit de la figure 4.

1. Valeur du courant i_m :

La bobine de mesure d'inductance L_4 constitue un sous-circuit connecté au convertisseur uniquement par ses deux bornes (haute et basse), sans aucune liaison galvanique avec le reste du conductimètre (le couplage avec l'eau de mer étant purement magnétique).

D'après le principe de conservation de la charge en régime quasi-stationnaire, aucun courant ne peut s'accumuler dans la bobine. Le courant quittant la bobine par la borne supérieure étant i_{4,\mathrm{lim}}(t) (orienté vers la droite sur la figure 8), le courant revenant dans la bobine par la borne inférieure doit nécessairement valoir i_{4,\mathrm{lim}}(t) (orienté vers la gauche).

Sur le schéma de la figure 8, la flèche du courant i_m est orientée de la borne inférieure vers la masse (vers le bas). Le courant quittant la masse pour entrer dans la bobine vaut donc -i_m. Par conséquent :

\boxed{i_m(t) = -i_{4,\mathrm{lim}}(t)}

En valeur absolue, l'intensité du courant i_m est donc rigoureusement égale à celle de i_{4,\mathrm{lim}}.

2. Origine du courant i_m :

Pour comprendre le bouclage du courant :

  • L'ALI étant supposé idéal en régime linéaire, le courant d'entrée est nul : i_- = 0.
  • Le courant i_{4,\mathrm{lim}} arrivant sur la borne inverseuse traverse donc intégralement la résistance de contre-réaction R_M et pénètre dans la borne de sortie de l'ALI.
  • Ce courant est absorbé par l'étage de sortie de l'ALI, puis rejoint la masse via les rails d'alimentation (\pm V_{\mathrm{sat}}) de ce dernier.
  • Il circule ensuite à travers le plan de masse et remonte par le fil inférieur pour regagner la bobine de mesure L_4.

Le courant i_m provient donc des alimentations de l'amplificateur linéaire intégré (ALI) via la masse du montage.

Résultat

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VI · Étalonnage du capteur

Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Notions : conductimétrie, étalonnage

Sachant que toutes les mesures ont été réalisées à 25 °C, déterminer la constante de cellule définie par , où est l’amplitude de la tension et la conductivité de la solution. On commentera le résultat obtenu, sachant que la conductivité de l’eau de mer ne dépasse pas 75 mScm.

Voir l'indice

Calculer la solubilité molaire de chaque composé ionique saturé via K_s, en déduire la conductivité \sigma par la loi de Kohlrausch, puis évaluer k_{\mathrm{cell}} = \sigma / V_m.

Voir la stratégie
  1. Pour chaque sel peu soluble à saturation, déterminer la solubilité molaire s à partir de la constante de solubilité K_s.
  2. Calculer la conductivité de chaque solution saturée à l'aide de la loi de Kohlrausch, en vérifiant que la contribution de l'autoprotolyse de l'eau est négligeable à pH neutre.
  3. En déduire la constante de cellule k_{\text{cell}} = \frac{\sigma}{V_m} pour chacune des solutions, puis commenter la valeur obtenue et l'amplitude maximale de V_m attendue pour l'eau de mer.
Voir la réponse courte

Détermination de la constante de cellule à partir des grandeurs électriques et géométriques, puis validation de la dynamique.

Voir le corrigé complet

1. Étude de la solution saturée en sulfate de calcium \mathrm{CaSO}_4

La dissolution du sulfate de calcium s'écrit :

\mathrm{CaSO}_{4(\text{s})} = \mathrm{Ca}^{2+}_{(\text{aq})} + \mathrm{SO}_{4}^{2-}{}_{(\text{aq})}

À saturation, la solubilité molaire s_1 vérifie :

K_{s1} = [\mathrm{Ca}^{2+}]\,[\mathrm{SO}_4^{2-}] = s_1^2 \implies s_1 = \sqrt{K_{s1}} = \sqrt{2{,}4 \times 10^{-5}} \simeq 4{,}90 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} = 4{,}90\text{ mol}\cdot\text{m}^{-3}

À pH neutre, [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] = [\mathrm{HO}^-] = 1{,}0 \times 10^{-7}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, concentrations négligeables devant s_1. D'après la loi de Kohlrausch :

\begin{aligned} \sigma_1 &= \left(\lambda^\circ(\mathrm{Ca}^{2+}) + \lambda^\circ(\mathrm{SO}_4^{2-})\right) s_1 \\ \sigma_1 &= (11{,}9 + 16{,}0) \times 10^{-3}\text{ S}\cdot\text{m}^2\cdot\text{mol}^{-1} \times 4{,}899\text{ mol}\cdot\text{m}^{-3} \simeq 0{,}137\text{ S}\cdot\text{m}^{-1} = 1{,}37\text{ mS}\cdot\text{cm}^{-1} \end{aligned}

La constante de cellule associée vaut :

k_{\text{cell},1} = \frac{\sigma_1}{V_{m1}} = \frac{0{,}1367\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}}{0{,}09\text{ V}} \simeq 1{,}52\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{V}^{-1} = 15{,}2\text{ mS}\cdot\text{cm}^{-1}\cdot\text{V}^{-1}

2. Étude de la solution saturée en permanganate de potassium \mathrm{KMnO}_4

La dissolution s'écrit :

\mathrm{KMnO}_{4(\text{s})} = \mathrm{K}^{+}_{(\text{aq})} + \mathrm{MnO}_{4}^{-}{}_{(\text{aq})}

À saturation, la solubilité molaire s_2 vérifie :

K_{s2} = [\mathrm{K}^{+}]\,[\mathrm{MnO}_4^{-}] = s_2^2 \implies s_2 = \sqrt{K_{s2}} = \sqrt{0{,}23} \simeq 0{,}480\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} = 480\text{ mol}\cdot\text{m}^{-3}

La conductivité de cette solution vaut :

\begin{aligned} \sigma_2 &= \left(\lambda^\circ(\mathrm{K}^+) + \lambda^\circ(\mathrm{MnO}_4^-)\right) s_2 \\ \sigma_2 &= (7{,}35 + 6{,}13) \times 10^{-3}\text{ S}\cdot\text{m}^2\cdot\text{mol}^{-1} \times 479{,}6\text{ mol}\cdot\text{m}^{-3} \simeq 6{,}46\text{ S}\cdot\text{m}^{-1} = 64{,}6\text{ mS}\cdot\text{cm}^{-1} \end{aligned}

La constante de cellule associée vaut :

k_{\text{cell},2} = \frac{\sigma_2}{V_{m2}} = \frac{6{,}465\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}}{4{,}28\text{ V}} \simeq 1{,}51\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{V}^{-1} = 15{,}1\text{ mS}\cdot\text{cm}^{-1}\cdot\text{V}^{-1}

Les deux valeurs étant en excellent accord, on retient :

\boxed{k_{\text{cell}} \simeq 1{,}5\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{V}^{-1} = 15\text{ mS}\cdot\text{cm}^{-1}\cdot\text{V}^{-1}}

Commentaire :

  • La concordance remarquable entre k_{\text{cell},1} et k_{\text{cell},2} valide la proportionnalité théorique entre la conductivité \sigma et la tension mesurée V_m sur une large plage de mesure (de 1{,}4 à 65\text{ mS}\cdot\text{cm}^{-1}).
  • Pour une conductivité maximale de l'eau de mer de \sigma_{\max} = 75\text{ mS}\cdot\text{cm}^{-1}, la tension de sortie maximale atteinte est :

    V_{m,\max} = \frac{\sigma_{\max}}{k_{\text{cell}}} \simeq \frac{75}{15{,}1} \simeq 5{,}0\text{ V}

    Cette valeur est compatible avec les tensions d'alimentation usuelles des circuits électroniques embarqués (\pm 12\text{ V} ou \pm 15\text{ V}), garantissant que l'amplificateur linéaire intégré fonctionnera bien en régime linéaire sans saturer.

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