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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 TSI 2025

Flotteurs profileurs autonomes Argo

Le sujet en bref

Sujet moyen · Atomistique, liaisons et cristallographie, Induction électromagnétique, Mécanique des fluides · 23 incontournables · 41 questions de première année
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Ce sujet propose une immersion concrète et très complète au cœur du programme océanographique mondial Argo et de la constellation de satellites Kinéis. À travers les différentes phases de fonctionnement d'une sonde autonome (plongée jusqu'à 4 000 m, mesure in situ de la salinité, autonomie énergétique sur plusieurs années et géolocalisation par onde radio), l'épreuve balaye un large spectre du programme de physique et de chimie des classes préparatoires TSI.

D'un niveau d'exigence très abordable et progressif, il constitue un support idéal pour les révisions transversales. Les candidats y retrouvent des applications directes de cours : statique des fluides compressibles, oscillateur quasi-sinusoïdal à pont de Wien, couplage magnétique entre bobinages, thermodynamique d'oxydoréduction et cinématique satellitaire avec effet Doppler-Fizeau.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,05/20)
Temps estimé
≈ 3 h 35 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

23 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en TSI1 : 25 questions sur 48, parties B.II, B.III et B.IV.

Où gagner des points

36 questions rapides et accessibles · 4 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (36) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (4) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes, données en annexe
  • Parties indépendantes

    Les quatre parties A, B, C et D sont entièrement indépendantes et peuvent être abordées dans n'importe quel ordre.

  • Données en annexe

    Q31, Q34, Q39, Q40 et Q43 : Toutes les données numériques, grandeurs thermodynamiques et constantes universelles sont regroupées en fin d'énoncé.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

48 questions
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Partie A : Flottabilité des flotteurs Argo

I · Modèle de l’océan isotherme compressible

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : statique des fluides, champ de pression

Démontrer que l’on a ici .

Voir l'indice

Projeter la relation fondamentale de la statique des fluides \vec{\nabla} P = \rho \vec{g} sur l'axe vertical (Oz) orienté vers le haut.

Voir la stratégie

Pour établir la loi fondamentale de la statique des fluides sous sa forme différentielle :

  1. Définir un volume élémentaire de fluide à l'équilibre dans le référentiel terrestre supposé galiléen ;
  2. Réaliser le bilan des forces extérieures appliquées à ce volume élémentaire selon l'axe vertical (Oz) ;
  3. Appliquer la condition d'équilibre mécanique pour obtenir l'équation différentielle recherchée.
Voir la réponse courte

Bilan des forces sur une tranche d'eau d'épaisseur dz à l'équilibre hydrostatique : \frac{dP}{dz} = -\rho_0 g.

Voir le corrigé complet

Considérons une tranche élémentaire d'eau de mer au repos, comprise entre les altitudes z et z + \mathrm{d}z, de section horizontale d'aire S. Le volume de cet élément est \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}z et sa masse vaut :

\mathrm{d}m = \rho_0\,\mathrm{d}V = \rho_0\,S\,\mathrm{d}z.

Dans le référentiel terrestre supposé galiléen, cette tranche de fluide est soumise à :

  • son poids :

    \mathrm{d}\vec{P}_p = \mathrm{d}m\,\vec{g} = -\rho_0\,g\,S\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_z \,;
  • les forces de pression s'exerçant sur les faces horizontales inférieure et supérieure :

    \mathrm{d}\vec{F}_{\text{inf}} = P(z)\,S\,\vec{e}_z \quad \text{et} \quad \mathrm{d}\vec{F}_{\text{sup}} = -P(z+\mathrm{d}z)\,S\,\vec{e}_z \,;
  • les forces de pression latérales qui s'exercent selon des directions horizontales et n'ont pas de composante suivant \vec{e}_z.

À l'équilibre statique du fluide, la somme vectorielle des forces est nulle :

\mathrm{d}\vec{P}_p + \mathrm{d}\vec{F}_{\text{inf}} + \mathrm{d}\vec{F}_{\text{sup}} + \vec{F}_{\text{lat}} = \vec{0}.

En projetant cette relation sur l'axe vertical ascendant \vec{e}_z, on obtient :

\begin{aligned} P(z)\,S - P(z+\mathrm{d}z)\,S - \rho_0\,g\,S\,\mathrm{d}z &= 0 \\ -(P(z+\mathrm{d}z) - P(z)) - \rho_0\,g\,\mathrm{d}z &= 0 \\ -\mathrm{d}P - \rho_0\,g\,\mathrm{d}z &= 0. \end{aligned}

On en déduit ainsi :

\boxed{\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = -\rho_0\,g}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : statique des fluides

En déduire la valeur numérique de la pression à une profondeur de .

Voir l'indice

Intégrer simplement l'équation différentielle entre z = 0 (P = P_{\mathrm{atm}}) et z = -H avec une masse volumique \rho_0 constante.

Voir la réponse courte

Intégration pour une masse volumique constante : P_{4000} = P_0 + \rho_0 g H \simeq 401\text{ bar}.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q1, la pression vérifie l'équation différentielle :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = -\rho_0 g

Les grandeurs \rho_0 et g étant supposées uniformes, on intègre cette relation entre la surface libre de l'océan située en z = 0, où règne la pression atmosphérique P(0) = P_{\text{atm}}, et la cote z = -H correspondant à la profondeur H :

\begin{aligned} \int_{P_{\text{atm}}}^{P_{4000}} \mathrm{d}P &= -\rho_0 g \int_0^{-H} \mathrm{d}z \\ P_{4000} - P_{\text{atm}} &= \rho_0 g H \end{aligned}

On en déduit l'expression de la pression P_{4000} :

P_{4000} = P_{\text{atm}} + \rho_0 g H

Avec les données numériques fournies :

  • P_{\text{atm}} = 1{,}01 \times 10^5\text{ Pa} ;
  • \rho_0 = 1\,025\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
  • g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
  • H = 4\,000\text{ m}.

Le calcul donne :

\begin{aligned} P_{4000} &= 1{,}01 \times 10^5 + 1\,025 \times 9{,}81 \times 4\,000 \\ &= 1{,}01 \times 10^5 + 4{,}022 \times 10^7 \\ &= 4{,}032 \times 10^7\text{ Pa} \end{aligned}
\boxed{P_{4000} = 4{,}03 \times 10^7\text{ Pa} = 40{,}3\text{ MPa} \quad (\approx 403\text{ bar})}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : statique des fluides, compressibilité

Déterminer la nouvelle équation différentielle vérifiée par et en déduire la nouvelle valeur de la pression à une profondeur de . Commenter.

Voir l'indice

Injecter la loi barométrique différentielle compressible et intégrer par séparation de variables pour trouver une loi exponentielle.

Voir la stratégie
  1. Réécrire la relation fondamentale de la statique des fluides en remplaçant la masse volumique par son expression en fonction de la pression \rho_e(P).
  2. Séparer les variables pour intégrer l'équation différentielle entre la surface libre (z = 0, P = P_{\mathrm{atm}}) et la profondeur H (z = -H, P = P'_{4000}).
  3. Calculer la valeur numérique de P'_{4000} et la comparer à P_{4000} obtenue à la question Q2.
Voir la réponse courte

Équation différentielle avec \rho(P) = \rho_0(1+\chi_T(P-P_0)), intégration et comparaison avec le modèle incompressible.

Voir le corrigé complet

La loi de l'hydrostatique projetée sur l'axe vertical (Oz) ascendant s'écrit :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = -\rho_e(P)\,g

En introduisant la loi de comportement \rho_e = \rho_0\left(1 + \chi_e(P - P_{\mathrm{atm}})\right), on obtient la nouvelle équation différentielle :

\boxed{\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = -\rho_0 g\left(1 + \chi_e(P - P_{\mathrm{atm}})\right)}

qui peut également s'écrire sous forme canonique :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} + \rho_0 g \chi_e P = -\rho_0 g (1 - \chi_e P_{\mathrm{atm}})

Par séparation des variables :

\frac{\mathrm{d}P}{1 + \chi_e(P - P_{\mathrm{atm}})} = -\rho_0 g\,\mathrm{d}z

En intégrant entre la surface z = 0 (où P = P_{\mathrm{atm}}) et la cote z :

\left[ \frac{1}{\chi_e}\ln\left(1 + \chi_e(P - P_{\mathrm{atm}})\right) \right]_{P_{\mathrm{atm}}}^{P(z)} = \left[ -\rho_0 g z \right]_0^z
\ln\left(1 + \chi_e(P(z) - P_{\mathrm{atm}})\right) = -\chi_e \rho_0 g z

D'où l'expression du profil de pression :

P(z) = P_{\mathrm{atm}} + \frac{1}{\chi_e}\left(\mathrm{e}^{-\chi_e \rho_0 g z} - 1\right)

À la profondeur H = 4\,000\text{ m}, la cote est z = -H :

\boxed{P'_{4000} = P_{\mathrm{atm}} + \frac{1}{\chi_e}\left(\mathrm{e}^{\chi_e \rho_0 g H} - 1\right)}

Application numérique :

  • \chi_e \rho_0 g H = 4{,}5 \times 10^{-10} \times 1\,025 \times 9{,}81 \times 4\,000 \simeq 1{,}81 \times 10^{-2}
  • P'_{4000} = 1{,}01 \times 10^5 + \frac{\mathrm{e}^{0{,}0181} - 1}{4{,}5 \times 10^{-10}} \simeq 1{,}01 \times 10^5 + 4{,}059 \times 10^7\text{ Pa}
\boxed{P'_{4000} \simeq 4{,}07 \times 10^7\text{ Pa} = 407\text{ bar}}

Commentaire : La prise en compte de la compressibilité conduit à une pression légèrement plus élevée qu'avec le modèle incompressible (P_{4000} = 4{,}03 \times 10^7\text{ Pa}, cf. Q2). L'écart relatif n'est que de :

\frac{P'_{4000} - P_{4000}}{P_{4000}} \simeq \frac{4{,}07 - 4{,}03}{4{,}03} \simeq 0{,}9\,\%

L'eau de mer peut donc être considérée comme quasi-incompressible en première approximation pour le calcul de la pression. Néanmoins, cet écart de pression correspond à une augmentation locale de la masse volumique de l'ordre de 1\,\%, ce qui modifie sensiblement la poussée d'Archimède et s'avère déterminant pour le positionnement précis d'un flotteur sous-marin.

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : statique des fluides, masse volumique

Dans ce modèle, vérifier que la masse volumique de l’eau de mer à la profondeur est .

Voir l'indice

Calculer la masse volumique locale \rho_e(-H) en utilisant la surpression (P'_{4000} - P_{\mathrm{atm}}) obtenue à la question précédente.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la masse volumique \rho_{e,4000} à l'aide de la loi de compressibilité fournie, soit directement à partir de la pression P'_{4000} déterminée à la question Q3, soit en injectant la forme analytique de P(z).
  2. Effectuer l'application numérique avec les données de l'énoncé pour retrouver la valeur annoncée.
Voir la réponse courte

Calcul direct de la masse volumique avec l'équation d'état linéaire et la pression calculée.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la loi de comportement régissant la compressibilité de l'eau de mer s'écrit :

\rho_e(P) = \rho_0 \left(1 + \chi_e(P - P_{\mathrm{atm}})\right)

D'après le résultat de la question Q3, l'expression de la surpression à la profondeur H (z = -H) est :

P'_{4000} - P_{\mathrm{atm}} = \frac{1}{\chi_e}\left(\mathrm{e}^{\chi_e \rho_0 g H} - 1\right)

En injectant cette relation dans la loi d'état, on obtient directement l'expression de la masse volumique en fonction de la profondeur :

\rho_{e,4000} = \rho_0\,\mathrm{e}^{\chi_e \rho_0 g H}

On effectue l'application numérique avec :

  • \rho_0 = 1\,025\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
  • \chi_e = 4{,}5 \times 10^{-10}\text{ Pa}^{-1} ;
  • g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
  • H = 4\,000\text{ m}.

Le terme exponentiel vaut :

\chi_e \rho_0 g H = 4{,}5 \times 10^{-10} \times 1\,025 \times 9{,}81 \times 4\,000 \simeq 1{,}81 \times 10^{-2}

D'où :

\rho_{e,4000} = 1\,025 \times \exp(1{,}81 \times 10^{-2}) \simeq 1\,043{,}7\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}

On vérifie donc bien :

\boxed{\rho_{e,4000} \simeq 1\,044\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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II · Contrôle de la dérive en profondeur

Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : poussée d'archimède, condition d'équilibre

Quel doit-être la valeur de pour que le flotteur soit à l’équilibre dans l’eau de mer à une profondeur avec une vessie vide () ?

Voir l'indice

Écrire la condition d'équilibre statique vertical : la poussée d'Archimède de l'eau à 4\,000\text{ m} compense exactement le poids total du flotteur.

Voir la stratégie
  1. Isoler le flotteur complètement immergé à la profondeur H = 4\,000\text{ m} et faire le bilan des forces verticales (poids et poussée d'Archimède).
  2. Écrire la condition d'équilibre mécanique pour en déduire l'expression littérale du volume V_0.
  3. Effectuer l'application numérique avec la masse volumique de l'eau à cette profondeur calculée à la question Q4.
Voir la réponse courte

Équilibre à 4\,000\text{ m} : le poids compense la poussée d'Archimède, d'où V_0 = m / \rho_{e,4000}.

Voir le corrigé complet

Le flotteur, de masse totale m_f = 26{,}0\text{ kg}, est immobile à la profondeur H = 4\,000\text{ m} dans le référentiel terrestre supposé galiléen. Lorsque la vessie est vide (V_p = 0), son volume immergé est exactement égal à V_0.

Le système est soumis à deux forces verticales :

  • son poids : \vec{P} = -m_f g\,\vec{e}_z ;
  • la poussée d'Archimède exercée par l'eau de mer à la profondeur H : \vec{\Pi}_A = \rho_{e,4000} V_0 g\,\vec{e}_z.

À l'équilibre mécanique, la première loi de Newton impose :

\vec{P} + \vec{\Pi}_A = \vec{0} \implies -m_f g + \rho_{e,4000} V_0 g = 0

On en déduit l'expression du volume V_0 :

\boxed{V_0 = \frac{m_f}{\rho_{e,4000}}}

Application numérique :

\begin{aligned} m_f &= 26{,}0\text{ kg} \\ \rho_{e,4000} &\simeq 1\,044\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} \quad\text{(d'après la question Q4)} \end{aligned}
V_0 = \frac{26{,}0}{1\,044} \simeq 2{,}49 \times 10^{-2}\text{ m}^3 = 24{,}9\text{ L}
\boxed{V_0 \simeq 24{,}9\text{ L}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : poussée d'archimède, flottabilité

Calculer le volume de la vessie nécessaire pour faire émerger 2,0

Voir l'indice

Exprimer le volume immergé en surface lorsque le flotteur affleure avec 2{,}0\,\% de son volume cylindrique V_0 émergé, puis écrire la nouvelle condition d'équilibre.

Voir la réponse courte

Équilibre en surface avec un volume émergé de 0{,}02 V_0 : bilan de flottabilité pour déterminer V_{p,\text{max}}.

Voir le corrigé complet

Lorsque le flotteur est en surface à l'équilibre mécanique, il est soumis à deux forces verticales :

  • son poids : \vec{P} = -m_f g\,\vec{e}_z ;
  • la poussée d'Archimède exercée par l'eau de mer en surface (de masse volumique \rho_0) : \vec{\Pi}_A = \rho_0 V_{\text{imm}} g\,\vec{e}_z, où V_{\text{imm}} est le volume immergé.

À l'équilibre, le principe fondamental de la statique projeté sur l'axe vertical donne :

\rho_0 V_{\text{imm}} g - m_f g = 0 \implies V_{\text{imm}} = \frac{m_f}{\rho_0}

Le volume total du flotteur avec la vessie gonflée au maximum vaut V_{\text{tot}} = V_0 + V_{p,\text{max}}. La condition d'émergence stipule qu'un volume V_{\text{em}} = 0{,}020\,V_0 émerge de l'eau. Le volume immergé s'écrit donc :

V_{\text{imm}} = V_{\text{tot}} - V_{\text{em}} = (V_0 + V_{p,\text{max}}) - 0{,}020\,V_0 = 0{,}980\,V_0 + V_{p,\text{max}}

On en déduit l'expression du volume maximal de la vessie :

V_{p,\text{max}} = \frac{m_f}{\rho_0} - 0{,}980\,V_0

En rappelant que d'après la question Q5, V_0 = \frac{m_f}{\rho_{e,4000}}, il vient :

\boxed{V_{p,\text{max}} = m_f \left( \frac{1}{\rho_0} - \frac{0{,}980}{\rho_{e,4000}} \right)}

Application numérique : Avec m_f = 26{,}0\text{ kg}, \rho_0 = 1\,025\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et \rho_{e,4000} \simeq 1\,044\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} :

\begin{aligned} V_{\text{imm}} &= \frac{26{,}0}{1\,025} \simeq 2{,}537 \times 10^{-2}\text{ m}^3 = 25{,}37\text{ L} \\ 0{,}980\,V_0 &= 0{,}980 \times 24{,}90\text{ L} \simeq 24{,}41\text{ L} \\ V_{p,\text{max}} &= 25{,}37 - 24{,}41 = 0{,}96\text{ L} \end{aligned}
\boxed{V_{p,\text{max}} \simeq 0{,}96\text{ L} = 9{,}6 \times 10^{-4}\text{ m}^3}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : travail des forces de pression, poussée d'archimède

Estimer l’énergie consommée par le vérin du flotteur pour remonter à la surface depuis une profondeur .

Voir l'indice

Estimer le travail thermodynamique fourni par le vérin pour refouler le volume d'huile \Delta V_p contre la pression extérieure régnant à 4\,000\text{ m} : W \approx P_{4000} \cdot V_{p,\mathrm{max}}.

Voir la stratégie

Cette question ouverte demande d'estimer l'énergie nécessaire au vérin pour assurer la remontée du flotteur.

  1. Identifier la force contre laquelle le vérin travaille : il doit transférer un volume d'huile incompressible depuis l'intérieur du flotteur (à pression interne proche de la pression atmosphérique P_{\mathrm{int}} \approx P_{\mathrm{atm}}) vers la vessie externe soumise à la pression hydrostatique locale P(z).
  2. Exprimer le travail élémentaire fourni par le vérin : \delta W = (P - P_{\mathrm{int}})\,\mathrm{d}V_p \simeq P\,\mathrm{d}V_p.
  3. Envisager la stratégie de gonflage de la vessie (gonflage total au fond ou gonflage partiel/progressif) et calculer l'ordre de grandeur de l'énergie correspondante.
Voir la réponse courte

Énergie fournie par le vérin pour gonfler la vessie contre la pression extérieure : W \simeq P_{4000} V_{p,\text{max}}.

Voir le corrigé complet

Pour remonter à la surface, le vérin doit transférer de l'huile dans la vessie afin d'augmenter le volume du flotteur et rendre la poussée d'Archimède supérieure au poids.

Le transfert d'un volume élémentaire d'huile \mathrm{d}V_p vers la vessie nécessite de vaincre la pression de l'eau P(z) s'exerçant sur celle-ci. En supposant la pression interne au flotteur négligeable devant la pression océanique (P_{\mathrm{atm}} \ll P(z)), le travail élémentaire fourni par le vérin s'écrit :

\delta W = \left(P(z) - P_{\mathrm{int}}\right)\mathrm{d}V_p \simeq P(z)\,\mathrm{d}V_p

Deux scénarios principaux de commande du vérin peuvent être envisagés :

1. Gonflage intégral de la vessie à la profondeur de 4\,000\text{ m} :

Si le vérin gonfle directement la vessie jusqu'à son volume maximal V_{p,\mathrm{max}} au fond afin d'assurer l'ascension et l'émergence finale en surface :

W_1 = P'_{4000} \cdot V_{p,\mathrm{max}}

Avec P'_{4000} \simeq 4{,}07 \times 10^7\text{ Pa} (question Q3) et V_{p,\mathrm{max}} \simeq 0{,}96\text{ L} = 0{,}96 \times 10^{-3}\text{ m}^3 (question Q6) :

W_1 = 4{,}07 \times 10^7 \times 0{,}96 \times 10^{-3} \simeq 3{,}9 \times 10^4\text{ J} = 39\text{ kJ}

2. Stratégie optimisée en énergie :

Pour limiter la dépense énergétique, le flotteur peut injecter au fond uniquement le volume d'huile strictement nécessaire pour compenser la baisse de flottabilité due à la décompression de l'eau lors de la remontée :

\Delta V = \frac{m_f}{\rho_0} - \frac{m_f}{\rho_{e,4000}} = 26{,}0 \times \left(\frac{1}{1\,025} - \frac{1}{1\,044}\right) \simeq 0{,}46\text{ L} = 0{,}46 \times 10^{-3}\text{ m}^3

Le travail fourni au fond vaut alors :

W_{\mathrm{fond}} = P'_{4000} \cdot \Delta V \simeq 4{,}07 \times 10^7 \times 0{,}46 \times 10^{-3} \simeq 19\text{ kJ}

Le volume restant nécessaire à l'émergence (environ 0{,}50\text{ L}) n'est alors injecté qu'au voisinage immédiat de la surface, où la pression est quasi-atmosphérique (P \approx 1\text{ bar}), ce qui ne requiert qu'un travail négligeable (\approx 10^5 \times 0{,}5 \times 10^{-3} = 50\text{ J}). L'énergie totale consommée est alors d'environ 19\text{ kJ}.

En tenant compte d'un éventuel rendement mécanique du vérin non unitaire, on peut estimer l'énergie consommée par le vérin à :

\boxed{E_{\mathrm{v\acute{e}rin}} \approx 20 \text{ à } 40\text{ kJ}}

Résultat

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Partie B : Conductimètre embarqué

Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : conductimétrie, cellule de conductimétrie

Rappeler le principe de fonctionnement des cellules conductimétriques usuellement utilisées en travaux pratiques de chimie. Pourquoi ne sont-elles pas adaptées à une utilisation à bord d’un flotteur autonome ?

Voir l'indice

Rappeler le dispositif classique à deux plaques métalliques parallèles et mentionner les risques d'encrassement biologique, de polarisation d'électrode et de corrosion marine.

Voir la stratégie
  1. Décrire l'architecture et le mode de fonctionnement d'une cellule conductimétrique classique de laboratoire (électrodes en contact avec le milieu, grandeur électrique imposée et mesurée, relation avec la conductivité).
  2. Identifier les contraintes environnementales et opérationnelles d'un flotteur autonome en mer profonde (durée de mission, milieu marin agressif et vivant, absence de maintenance) pour expliquer l'inadaptation de ce type de capteur.
Voir la réponse courte

Rappel du principe à deux plaques métalliques ; inadaptation en mer à cause du biofouling et de la corrosion.

Voir le corrigé complet

1. Principe de fonctionnement d'une cellule conductimétrique usuelle

Une cellule de conductimétrie de laboratoire est constituée de deux électrodes métalliques planes parallèles (généralement en platine platiné), de même surface S, séparées d'une distance \ell et en contact direct avec la solution.

  • On applique entre les deux électrodes une tension alternative sinusoïdale de fréquence moyenne (typiquement de l'ordre de 1\text{ kHz}) afin d'éviter le phénomène de polarisation des électrodes (formation de doubles couches capacitives) ainsi que toute électrolyse de la solution.
  • La mesure simultanée de la tension efficace U et du courant efficace I permet de déterminer la conductance G = \frac{I}{U} de la portion d'électrolyte comprise entre les plaques.
  • La conductivité \sigma de la solution est alors déduite de la relation :

    G = \sigma \frac{S}{\ell} = \frac{\sigma}{K_{\text{cell}}}

    où K_{\text{cell}} = \frac{\ell}{S} est la constante de cellule (déterminée par étalonnage).

2. Inadaptation à un flotteur autonome en mer

Les cellules à contact direct ne conviennent pas à bord d'un flotteur profileur autonome pour plusieurs raisons :

  • Encrassement biologique (biofouling) et dépôts minéraux : dans le milieu marin naturel, des micro-organismes, algues ou dépôts salins se déposent rapidement sur les surfaces métalliques, modifiant drastiquement la surface active S, l'écartement \ell et donc la constante de cellule.
  • Corrosion et altération des électrodes : l'eau de mer est un milieu particulièrement agressif et riche en ions chlorure, ce qui conduit à l'oxydation ou à l'altération chimique progressive des électrodes métalliques.
  • Absence de maintenance et de ré-étalonnage : un flotteur Argo doit fonctionner de manière totalement autonome pendant plusieurs années (jusqu'à 5 ans), sans possibilité de nettoyer ou de ré-étalonner les électrodes. Une cellule inductive (sans contact métallique direct avec l'eau) élimine ces problèmes de dérive d'interface.
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I · Étude du circuit d’alimentation

Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en PCSI

Notions : amplificateur linéaire intégré, régime linéaire

Rappeler en quoi consiste le modèle de l’ALI idéal.

Voir l'indice

Préciser les hypothèses du modèle idéal : courants d'entrée nuls (i_+ = i_- = 0) et gain différentiel infini, soit \varepsilon = v_+ - v_- = 0 en régime linéaire.

Voir la réponse courte

Courants d'entrée nuls (i_+=i_-=0), gain différentiel infini (\varepsilon=0) et tensions de saturation finies.

Voir le corrigé complet

Le modèle de l'amplificateur linéaire intégré (ALI) idéal repose sur les caractéristiques suivantes :

  • Courants d'entrée nuls : les impédances d'entrée sont considérées comme infinies, ce qui impose

    \boxed{i_+ = i_- = 0}
  • Impédance de sortie nulle : la tension de sortie ne dépend pas de l'intensité du courant débité (dans les limites de saturation en courant).
  • Gain différentiel en boucle ouverte infini (\mu_0 \to \infty) avec une bande passante infinie (aucun retard, temps de réponse nul).

Ce modèle se traduit par deux régimes de fonctionnement selon la valeur de la tension différentielle d'entrée \varepsilon = v_+ - v_- :

  • En régime linéaire (lorsque la tension de sortie vérifie |u_s| < V_{\mathrm{sat}}) : le gain infini implique une tension différentielle d'entrée rigoureusement nulle, soit :

    \boxed{\varepsilon = v_+ - v_- = 0 \iff v_+ = v_-}
  • En régime saturé : la tension de sortie plafonne aux tensions de saturation :

    u_s = \begin{cases} +V_{\mathrm{sat}} & \text{si } v_+ > v_- \\ -V_{\mathrm{sat}} & \text{si } v_+ < v_- \end{cases}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI

Notions : amplificateur linéaire intégré, loi des nœuds

En appliquant une loi des nœuds au point A, montrer que la tension repérée sur le schéma de la figure 4 vérifie l’équation différentielle

où l’on précisera l’expression de .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Millman au nœud A ou écrire la loi des nœuds en termes de potentiels, puis regrouper les termes sous forme différentielle.

Voir la stratégie
  1. Identifier le potentiel du nœud A (V_A = u_0) et exprimer le courant i_p(t) dérivé vers la masse à travers la branche parallèle (R \parallel C).
  2. Traduire le caractère idéal de l'ALI (i_+ = 0) pour égaler ce courant au courant i_s(t) traversant la branche série (R\text{--}C) depuis la sortie à la tension u_1.
  3. Exprimer la tension u_1 - u_0 aux bornes de la branche série, la dériver par rapport au temps pour faire apparaître i_s, puis substituer i_s(t) et sa dérivée afin d'obtenir l'équation différentielle.
Voir la réponse courte

Théorème de Millman ou loi des nœuds en notation temporelle au pont de Wien pour établir l'équation différentielle.

Voir le corrigé complet

Le nœud A est relié à l'entrée non inverseuse (+) de l'ALI et se trouve au potentiel V_A = u_0 par rapport à la masse. L'ALI étant idéal, son courant d'entrée non inverseur est nul :

i_+ = 0

Le courant i_p(t) s'écoulant du point A vers la masse à travers l'association parallèle formée d'un conducteur ohmique de résistance R et d'un condensateur de capacité C s'écrit :

i_p(t) = i_R(t) + i_C(t) = \frac{u_0(t)}{R} + C \frac{\mathrm{d}u_0}{\mathrm{d}t}

D'après la loi des nœuds appliquée au point A, le courant i_s(t) provenant de la sortie (à la tension u_1) à travers la branche série (R\text{--}C) vérifie :

i_s(t) = i_p(t) + i_+ = \frac{u_0(t)}{R} + C \frac{\mathrm{d}u_0}{\mathrm{d}t}

En dérivant cette relation par rapport au temps :

\frac{\mathrm{d}i_s}{\mathrm{d}t} = \frac{1}{R}\frac{\mathrm{d}u_0}{\mathrm{d}t} + C \frac{\mathrm{d}^2u_0}{\mathrm{d}t^2}

Par ailleurs, la tension aux bornes de la branche série constituée de la résistance R et du condensateur C en série vaut :

u_1(t) - u_0(t) = R i_s(t) + u_{C,\text{série}}(t)

En dérivant cette équation par rapport au temps et en utilisant la relation constitutive du condensateur série, i_s = C \frac{\mathrm{d}u_{C,\text{série}}}{\mathrm{d}t} :

\frac{\mathrm{d}u_1}{\mathrm{d}t} - \frac{\mathrm{d}u_0}{\mathrm{d}t} = R \frac{\mathrm{d}i_s}{\mathrm{d}t} + \frac{1}{C} i_s(t)

En remplaçant i_s(t) et \frac{\mathrm{d}i_s}{\mathrm{d}t} par leurs expressions en fonction de u_0 :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}u_1}{\mathrm{d}t} - \frac{\mathrm{d}u_0}{\mathrm{d}t} &= R\left(\frac{1}{R}\frac{\mathrm{d}u_0}{\mathrm{d}t} + C \frac{\mathrm{d}^2u_0}{\mathrm{d}t^2}\right) + \frac{1}{C}\left(\frac{u_0}{R} + C \frac{\mathrm{d}u_0}{\mathrm{d}t}\right) \\ &= RC \frac{\mathrm{d}^2u_0}{\mathrm{d}t^2} + 2\frac{\mathrm{d}u_0}{\mathrm{d}t} + \frac{1}{RC} u_0 \end{aligned}

En ajoutant \frac{\mathrm{d}u_0}{\mathrm{d}t} de part et d'autre :

\frac{\mathrm{d}u_1}{\mathrm{d}t} = RC \frac{\mathrm{d}^2u_0}{\mathrm{d}t^2} + 3\frac{\mathrm{d}u_0}{\mathrm{d}t} + \frac{1}{RC} u_0

On identifie alors la pulsation caractéristique \omega_0 :

\boxed{\omega_0 = \frac{1}{RC}}

Ce qui conduit bien à la forme demandée :

\frac{\mathrm{d}u_1}{\mathrm{d}t} = \frac{1}{\omega_0} \frac{\mathrm{d}^2u_0}{\mathrm{d}t^2} + 3 \frac{\mathrm{d}u_0}{\mathrm{d}t} + \omega_0 u_0

Résultat

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI

Notions : montage non inverseur, amplificateur linéaire intégré

Démontrer par ailleurs que où l’on exprimera en fonction de et .

Voir l'indice

Reconnaître l'étage amplificateur non inverseur associé à la réaction négative formée par R_a et R_b, et appliquer la relation du pont diviseur.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le potentiel v_+ de l'entrée non inverseuse en fonction de u_0.
  2. Exprimer le potentiel v_- de l'entrée inverseuse en appliquant la formule du pont diviseur de tension, en exploitant le fait que l'ALI est idéal (i_- = 0).
  3. Égaler les potentiels d'entrée grâce au fonctionnement en régime linéaire (v_+ = v_-) pour relier u_1 à u_0 et identifier le gain G.
Voir la réponse courte

Montage amplificateur non-inverseur idéal : relation diviseur de tension u_1 = (1 + R_a/R_b) u_0.

Voir le corrigé complet

D'après le schéma de la figure 4, l'entrée non inverseuse de l'ALI est directement reliée au nœud A, dont le potentiel par rapport à la masse est u_0 :

v_+ = u_0

L'entrée inverseuse est située au point milieu de la branche composée des deux résistances R_a et R_b. Comme l'ALI est supposé idéal, le courant d'entrée est nul (i_- = 0). Le diviseur de tension non chargé donne alors immédiatement :

v_- = \frac{R_a}{R_a + R_b} u_1

L'ALI fonctionnant en régime linéaire, la tension différentielle d'entrée est nulle :

\varepsilon = v_+ - v_- = 0 \iff v_+ = v_-

On en déduit :

u_0 = \frac{R_a}{R_a + R_b} u_1 \iff u_1 = \left(1 + \frac{R_b}{R_a}\right) u_0

La relation s'écrit bien sous la forme u_1 = G u_0, avec :

\boxed{G = 1 + \frac{R_b}{R_a}}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : oscillateur harmonique, condition d'oscillation

En déduire une condition sur , puis sur et pour que le système d’alimentation soit oscillant de façon sinusoïdale. On exprimera la fréquence de ces oscillations en fonction de et .

Voir l'indice

Substituer u_1 = G u_0 dans l'équation différentielle pour obtenir celle d'un oscillateur harmonique pur (terme en \mathrm{d}u_0/\mathrm{d}t nul).

Voir la stratégie
  1. Injecter la relation u_1(t) = G u_0(t) (établie en Q11) dans l'équation différentielle obtenue en Q10 pour obtenir une équation du second ordre portant sur u_0(t) seul.
  2. Établir la condition d'oscillation sinusoïdale non amortie en annulant le coefficient du terme d'amortissement, puis en déduire la relation entre les résistances R_a et R_b.
  3. En déduire l'équation d'un oscillateur harmonique et exprimer la fréquence propre f_0 associée.
Voir la réponse courte

Condition d'oscillation non amortie : terme d'ordre 1 nul donc G = 3, soit R_a = 2 R_b, et f_0 = \frac{1}{2\pi RC}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q11, on a u_1(t) = G u_0(t). En dérivant par rapport au temps :

\frac{\mathrm{d}u_1}{\mathrm{d}t} = G \frac{\mathrm{d}u_0}{\mathrm{d}t}

En reportant cette expression dans l'équation différentielle de la question Q10 :

G \frac{\mathrm{d}u_0}{\mathrm{d}t} = \frac{1}{\omega_0} \frac{\mathrm{d}^2u_0}{\mathrm{d}t^2} + 3 \frac{\mathrm{d}u_0}{\mathrm{d}t} + \omega_0 u_0

Soit, en regroupant les termes :

\frac{\mathrm{d}^2u_0}{\mathrm{d}t^2} + \omega_0 (3 - G) \frac{\mathrm{d}u_0}{\mathrm{d}t} + \omega_0^2 u_0 = 0

Pour que le système présente un régime oscillant purement sinusoïdal et permanent (non amorti), le terme dissipatif d'ordre 1 doit s'annuler, ce qui impose :

\boxed{G = 3}

Sachant que G = 1 + \dfrac{R_b}{R_a}, la condition sur les résistances s'écrit :

1 + \frac{R_b}{R_a} = 3 \iff \frac{R_b}{R_a} = 2
\boxed{R_b = 2 R_a}

L'équation différentielle se réduit alors à celle d'un oscillateur harmonique :

\frac{\mathrm{d}^2u_0}{\mathrm{d}t^2} + \omega_0^2 u_0 = 0

La pulsation des oscillations est \omega_0 = \dfrac{1}{RC}, d'où la fréquence :

\boxed{f_0 = \frac{\omega_0}{2\pi} = \frac{1}{2\pi R C}}

Résultat

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II · Préliminaire : inductance propre et inductance mutuelle entre deux circuits

Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : inductance propre, inductance mutuelle

Rappeler la définition générale de l’inductance propre d’un circuit et de l’inductance mutuelle entre deux circuits.

Voir l'indice

Donner l'expression du flux magnétique propre \Phi_p = L i à travers un circuit et du flux mutuel \Phi_{1 \to 2} = M i_1 embrassé par un second circuit.

Voir la réponse courte

Définitions par les flux magnétique propre \Phi_p = L i et mutuel \Phi_{21} = M i_1.

Voir le corrigé complet

Inductance propre L d'un circuit : Considérons un circuit filiforme \mathcal{C} fermé, orienté et parcouru par un courant d'intensité i. D'après les lois de la magnétostatique (loi de Biot et Savart), le champ magnétique propre \vec{B}_{\mathrm{p}} créé par ce courant en tout point de l'espace est proportionnel à i.

Le flux propre \Phi_{\mathrm{p}} de ce champ magnétique à travers toute surface ouverte s'appuyant sur le circuit \mathcal{C} et orientée en cohérence avec le sens de parcours du courant (règle de la main droite) est donc proportionnel à i :

\boxed{\Phi_{\mathrm{p}} = L \, i}

Le coefficient de proportionnalité L est l'inductance propre du circuit. Il s'exprime en henrys (\mathrm{H}). Avec la convention d'orientation adoptée, L est une grandeur strictement positive qui ne dépend que de la géométrie du circuit et de la perméabilité magnétique du milieu.

Inductance mutuelle M entre deux circuits : Considérons deux circuits fermés \mathcal{C}_1 et \mathcal{C}_2, orientés et parcourus respectivement par des courants d'intensités i_1 et i_2.

  • Le courant i_1 circulant dans \mathcal{C}_1 crée un champ magnétique \vec{B}_1. Le flux de \vec{B}_1 à travers une surface orientée s'appuyant sur \mathcal{C}_2 est noté \Phi_{1 \to 2}. Par linéarité, il est proportionnel à i_1 :

    \Phi_{1 \to 2} = M_{12} \, i_1
  • Réciproquement, le courant i_2 circulant dans \mathcal{C}_2 crée un flux \Phi_{2 \to 1} à travers \mathcal{C}_1 proportionnel à i_2 :

    \Phi_{2 \to 1} = M_{21} \, i_2

D'après le théorème de réciprocité (formule de Neumann), les deux coefficients sont égaux :

M_{12} = M_{21} = M

Le flux magnétique intercepté par un circuit en présence de l'autre s'écrit ainsi :

\boxed{\Phi_{1 \to 2} = M \, i_1 \quad \text{et} \quad \Phi_{2 \to 1} = M \, i_2}

Le coefficient M est l'inductance mutuelle entre les deux circuits. Il s'exprime en henrys (\mathrm{H}). Son signe dépend des sens relatifs choisis pour l'orientation des deux circuits.

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : inductance propre, solénoïde

Établir l’expression des inductances propres et des solénoïdes et en fonction de et .

Voir l'indice

Exprimer le champ uniforme \vec{B} dans un solénoïde supposé infini, puis calculer le flux magnétique total embrassé par les N spires.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ magnétique propre créé à l'intérieur de chaque solénoïde à l'aide de la formule fournie par l'énoncé.
  2. Calculer le flux magnétique propre à travers une spire, puis à travers l'ensemble des spires du solénoïde.
  3. Identifier avec la relation \Phi_{\mathrm{p}} = L \, i rappelée en Q13 pour obtenir l'inductance propre.
Voir la réponse courte

Calcul du champ magnétostatique dans le solénoïde puis du flux propre : L = \mu_0 N^2 \pi r^2 / \ell.

Voir le corrigé complet

Considérons le solénoïde \mathcal{S}_a comportant N_a spires réparties sur une longueur \ell, soit un nombre de spires par unité de longueur n_a = \dfrac{N_a}{\ell}.

D'après l'énoncé, en négligeant les effets de bord, le champ magnétique propre créé à l'intérieur de \mathcal{S}_a est uniforme et s'écrit :

\vec{B}_a = \mu_0 \frac{N_a}{\ell} i_a \vec{u}_z

Le flux magnétique propre à travers une section circulaire de rayon r_a et de normale \vec{u}_z s'exprime par :

\phi_{1,\mathrm{p},a} = \iint_{S_a} \vec{B}_a \cdot \vec{u}_z \, \mathrm{d}S = B_a (\pi r_a^2) = \mu_0 \frac{N_a}{\ell} \pi r_a^2 i_a

Le flux propre total \Phi_{\mathrm{p},a} à travers l'ensemble des N_a spires identiques en série est donc :

\Phi_{\mathrm{p},a} = N_a \phi_{1,\mathrm{p},a} = \frac{\mu_0 \pi r_a^2 N_a^2}{\ell} i_a

Par identification avec la relation de définition \Phi_{\mathrm{p},a} = L_a i_a, on en déduit l'inductance propre L_a :

\boxed{L_a = \frac{\mu_0 \pi r_a^2 N_a^2}{\ell}}

Par un raisonnement rigoureusement identique appliqué au solénoïde \mathcal{S}_b de rayon r_b comportant N_b spires sur la même longueur \ell, on obtient :

\boxed{L_b = \frac{\mu_0 \pi r_b^2 N_b^2}{\ell}}

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : inductance mutuelle, flux magnétique

En admettant qu’il n’y a aucune forme de perte magnétique, établir l’expression de l’inductance mutuelle entre les solénoïdes et .

Voir l'indice

Remarquer que pour deux solénoïdes coaxiaux, le champ magnétique produit par la bobine de rayon le plus petit n'occupe que sa propre section dans la bobine extérieure.

Voir la stratégie
  1. Identifier la géométrie relative des deux solénoïdes d'après la figure 5 (r_a < r_b, le solénoïde \mathcal{S}_a est intérieur à \mathcal{S}_b).
  2. Exprimer le champ magnétique créé par l'un des solénoïdes et calculer son flux à travers l'ensemble des spires de l'autre solénoïde.
  3. Identifier M par identification avec la relation constitutive de flux mutuel \Phi = M i.
Voir la réponse courte

Flux créé par un solénoïde à travers l'autre : M = \mu_0 N_a N_b \pi r_a^2 / \ell avec r_a < r_b.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 5, le solénoïde \mathcal{S}_a est placé à l'intérieur du solénoïde \mathcal{S}_b, soit r_a < r_b. Les deux solénoïdes sont coaxiaux, de même longueur \ell, et leurs spires sont orientées dans le même sens.

Considérons le solénoïde \mathcal{S}_b parcouru par un courant i_b seul. En négligeant les effets de bord, le champ magnétique qu'il crée à l'intérieur de son volume (r < r_b) est uniforme et vaut :

\vec{B}_b = \mu_0 \frac{N_b}{\ell} i_b \vec{u}_z

Puisque le solénoïde \mathcal{S}_a est entièrement contenu dans \mathcal{S}_b (r_a < r_b), ce champ \vec{B}_b baigne uniformément toutes les spires de \mathcal{S}_a.

Le flux de \vec{B}_b à travers une spire de \mathcal{S}_a orientée selon \vec{u}_z est :

\phi_{b \to 1\,\text{spire}\,a} = \iint_{S_a} \vec{B}_b \cdot \vec{u}_z \,\mathrm{d}S = B_b \times (\pi r_a^2) = \mu_0 \frac{N_b}{\ell} i_b \pi r_a^2

Le flux total envoyé par \mathcal{S}_b à travers les N_a spires de \mathcal{S}_a est alors :

\begin{aligned} \Phi_{b \to a} &= N_a \phi_{b \to 1\,\text{spire}\,a} \\ &= \frac{\mu_0 \pi r_a^2 N_a N_b}{\ell} i_b \end{aligned}

Par définition de l'inductance mutuelle rappelée en Q13, \Phi_{b \to a} = M i_b. On en déduit l'expression de M :

\boxed{M = \frac{\mu_0 \pi r_a^2 N_a N_b}{\ell}}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : inductance mutuelle, facteur de couplage

Montrer que l’on a en donnant l’expression de en fonction de et .

Voir l'indice

Calculer le produit L_a L_b, le comparer à M^2 et exprimer le facteur géométrique de couplage k comme un rapport de rayons.

Voir la réponse courte

Identification du rapport M/\sqrt{L_a L_b} qui conduit à k = r_a / r_b.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats établis aux questions Q14 et Q15, les inductances s'écrivent :

\begin{aligned} L_a &= \frac{\mu_0 \pi r_a^2 N_a^2}{\ell} \\ L_b &= \frac{\mu_0 \pi r_b^2 N_b^2}{\ell} \\ M &= \frac{\mu_0 \pi r_a^2 N_a N_b}{\ell} \quad (\text{avec } r_a < r_b) \end{aligned}

Calculons le produit géométrique \sqrt{L_a L_b} :

\begin{aligned} \sqrt{L_a L_b} &= \sqrt{\left(\frac{\mu_0 \pi r_a^2 N_a^2}{\ell}\right)\left(\frac{\mu_0 \pi r_b^2 N_b^2}{\ell}\right)} \\ &= \frac{\mu_0 \pi r_a r_b N_a N_b}{\ell} \end{aligned}

En formant le rapport entre M et \sqrt{L_a L_b}, il vient :

\frac{M}{\sqrt{L_a L_b}} = \frac{\dfrac{\mu_0 \pi r_a^2 N_a N_b}{\ell}}{\dfrac{\mu_0 \pi r_a r_b N_a N_b}{\ell}} = \frac{r_a}{r_b}

On a donc bien M = k \sqrt{L_a L_b} avec :

\boxed{k = \frac{r_a}{r_b}}

Résultat

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : inductance propre

Montrer que .

Voir l'indice

Faire r_a = r_b dans les expressions des inductances propres calculées en Q14.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les rapports \frac{L_a}{N_a^2} et \frac{L_b}{N_b^2} en utilisant les expressions des inductances propres établies à la question Q14.
  2. Appliquer la condition de couplage parfait r_a = r_b posée dans le texte introductif pour conclure.
Voir la réponse courte

Rapport direct à partir des expressions de L_a et L_b dans le cas de rayons identiques ou partagés.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question Q14, les inductances propres des deux solénoïdes sont données par :

\begin{aligned} L_a &= \frac{\mu_0 \pi r_a^2 N_a^2}{\ell}, \\ L_b &= \frac{\mu_0 \pi r_b^2 N_b^2}{\ell}. \end{aligned}

En divisant chaque inductance propre par le carré de son nombre de spires, on obtient :

\begin{aligned} \frac{L_a}{N_a^2} &= \frac{\mu_0 \pi r_a^2}{\ell}, \\ \frac{L_b}{N_b^2} &= \frac{\mu_0 \pi r_b^2}{\ell}. \end{aligned}

Dans le cas considéré où les deux solénoïdes ont même section (r_a = r_b = r), ces deux termes sont strictement égaux :

\boxed{\frac{L_a}{N_a^2} = \frac{L_b}{N_b^2}}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PTSI, TSI1

Notions : transformateur, loi de faraday

En écrivant les équations électriques pour le primaire et le secondaire, montrer que .

Voir l'indice

Écrire la tension aux bornes d'un enroulement en convention récepteur en appliquant la loi de Faraday avec couplage magnétique total.

Voir la stratégie
  1. Écrire la loi de comportement des deux bobinages couplés en convention récepteur, en reliant les tensions aux dérivées temporelles des courants via les inductances propres L_a, L_b et l'inductance mutuelle M.
  2. Exploiter la relation de couplage parfait issue de la question précédente (Q17) pour factoriser les nombres de spires N_a et N_b et conclure.
Voir la réponse courte

Tensions induites aux bornes des enroulements sans résistance : u_a = N_a \frac{d\Phi}{dt} et u_b = N_b \frac{d\Phi}{dt}.

Voir le corrigé complet

Les deux enroulements n'ayant pas de résistance ohmique significative et étant orientés en convention récepteur relativement aux courants i_a(t) et i_b(t), les tensions à leurs bornes s'expriment par la loi de Faraday :

\begin{aligned} u_a(t) &= L_a \frac{\mathrm{d}i_a}{\mathrm{d}t} + M \frac{\mathrm{d}i_b}{\mathrm{d}t} \\ u_b(t) &= M \frac{\mathrm{d}i_a}{\mathrm{d}t} + L_b \frac{\mathrm{d}i_b}{\mathrm{d}t} \end{aligned}

Dans le cas où r_a = r_b (couplage parfait k=1), d'après les résultats de la question Q17, on a :

\frac{L_a}{N_a^2} = \frac{L_b}{N_b^2} = \frac{M}{N_a N_b} = \Lambda \quad \text{avec} \quad \Lambda = \frac{\mu_0 \pi r_a^2}{\ell}

On peut donc réécrire les inductances sous la forme :

L_a = \Lambda N_a^2, \quad L_b = \Lambda N_b^2 \quad \text{et} \quad M = \Lambda N_a N_b

En injectant ces expressions dans les équations électriques :

\begin{aligned} u_a(t) &= \Lambda N_a^2 \frac{\mathrm{d}i_a}{\mathrm{d}t} + \Lambda N_a N_b \frac{\mathrm{d}i_b}{\mathrm{d}t} = N_a \Lambda \left( N_a \frac{\mathrm{d}i_a}{\mathrm{d}t} + N_b \frac{\mathrm{d}i_b}{\mathrm{d}t} \right) \\ u_b(t) &= \Lambda N_a N_b \frac{\mathrm{d}i_a}{\mathrm{d}t} + \Lambda N_b^2 \frac{\mathrm{d}i_b}{\mathrm{d}t} = N_b \Lambda \left( N_a \frac{\mathrm{d}i_a}{\mathrm{d}t} + N_b \frac{\mathrm{d}i_b}{\mathrm{d}t} \right) \end{aligned}

En divisant respectivement par N_a et N_b, on obtient le même membre de droite :

\frac{u_a(t)}{N_a} = \frac{u_b(t)}{N_b} = \Lambda \left( N_a \frac{\mathrm{d}i_a}{\mathrm{d}t} + N_b \frac{\mathrm{d}i_b}{\mathrm{d}t} \right)

D'où la relation fondamentale du transformateur idéal :

\boxed{\frac{u_a(t)}{N_a} = \frac{u_b(t)}{N_b}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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III · Étude de la partie terminale du circuit de mesure

Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : impédance complexe, inductance mutuelle

Écrire, en notation complexe, l’expression de en fonction de et .

Voir l'indice

Exprimer la tension complexe \underline{u}_3 en sommant le terme d'auto-induction et le terme d'induction mutuelle avec la bonne convention de signe.

Voir la stratégie
  1. Identifier la convention d'orientation (récepteur) pour la bobine d'inductance propre L_3 soumise à la tension \underline{u}_3 et parcourue par le courant entrant \underline{i}_e.
  2. Déterminer le courant entrant par la borne homologue de la seconde bobine d'inductance L_4 en observant le sens de \underline{i}_4.
  3. Écrire la relation constitutive des inductances mutuellement couplées en régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega_0.
Voir la réponse courte

Équation de maille en régime sinusoïdal : u_3 = j L_3 \omega_0 i_e + j M \omega_0 i_4.

Voir le corrigé complet

Considérons les deux bobines en couplage mutuel d'inductance mutuelle M > 0, orientées selon les conventions établies dans la partie II (bornes correspondantes en haut des enroulements) :

  • Pour la bobine primaire d'inductance propre L_3, la tension \underline{u}_3 est orientée du bas vers le haut. Le courant \underline{i}_e pénètre par la borne supérieure, ce qui correspond à la convention récepteur.
  • Pour la bobine secondaire d'inductance propre L_4, le courant \underline{i}_4 est orienté sur le schéma comme sortant par la borne supérieure vers la résistance R_m. Le courant qui entre par la borne supérieure de cette bobine est donc -\underline{i}_4.

En régime temporel, la tension aux bornes de la bobine primaire s'écrit :

u_3(t) = L_3 \frac{\mathrm{d}i_e}{\mathrm{d}t} + M \frac{\mathrm{d}(-i_4)}{\mathrm{d}t} = L_3 \frac{\mathrm{d}i_e}{\mathrm{d}t} - M \frac{\mathrm{d}i_4}{\mathrm{d}t}

En adoptant la notation complexe associée aux grandeurs sinusoïdales à la pulsation \omega_0 (où la dérivation par rapport au temps se traduit par une multiplication par j\omega_0), on obtient :

\boxed{\underline{u}_3 = j L_3 \omega_0 \underline{i}_e - j M \omega_0 \underline{i}_4}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : admittance complexe, couplage magnétique

En déduire la relation en donnant l’expression de en fonction de et .

Voir l'indice

Relier la tension aux bornes de la bobine de mesure \underline{u}_4 au courant \underline{i}_4 via la résistance de charge R_m, puis éliminer \underline{i}_4.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le courant \underline{i}_4 en fonction de la tension secondaire \underline{u}_4 grâce à la loi d'Ohm aux bornes de la résistance de mesure R_m.
  2. Relier \underline{u}_4 à la tension primaire \underline{u}_3 à l'aide de la relation du transformateur établie à la question Q18.
  3. Réinjecter l'expression de \underline{i}_4 dans celle de \underline{u}_3 obtenue à la question Q19 afin d'isoler \underline{i}_e et d'identifier l'admittance \underline{Y}.
Voir la réponse courte

Élimination de i_4 à l'aide de la maille secondaire fermée sur R_m pour isoler \underline{Y}.

Voir le corrigé complet

Aux bornes de la résistance de mesure R_m, orientée en convention récepteur sur la figure 6, la loi d'Ohm en régime sinusoïdal s'écrit :

\underline{u}_4 = R_m \underline{i}_4 \implies \underline{i}_4 = \frac{\underline{u}_4}{R_m}

D'après le résultat de la question Q18, applicable ici au transformateur idéal constitué de la boucle d'eau (primaire de nombre de spires N_3 = 1) et de la bobine de mesure (secondaire de nombre de spires N_4) :

\frac{\underline{u}_3}{N_3} = \frac{\underline{u}_4}{N_4} \iff \underline{u}_4 = N_4 \underline{u}_3 \quad (\text{car } N_3 = 1)

On en déduit l'expression du courant secondaire \underline{i}_4 en fonction de \underline{u}_3 :

\underline{i}_4 = \frac{N_4}{R_m} \underline{u}_3

D'après la relation établie à la question Q19 :

\underline{u}_3 = j L_3 \omega_0 \underline{i}_e - j M \omega_0 \underline{i}_4

En y substituant l'expression de \underline{i}_4 :

\begin{aligned} \underline{u}_3 &= j L_3 \omega_0 \underline{i}_e - j M \omega_0 \frac{N_4}{R_m} \underline{u}_3 \\ j L_3 \omega_0 \underline{i}_e &= \left( 1 + j \frac{M N_4 \omega_0}{R_m} \right) \underline{u}_3 \end{aligned}

En divisant par j L_3 \omega_0, on obtient :

\underline{i}_e = \left( \frac{1}{j L_3 \omega_0} + \frac{M N_4}{L_3 R_m} \right) \underline{u}_3

On identifie ainsi la relation \underline{i}_e = \underline{Y} \cdot \underline{u}_3 avec :

\boxed{\underline{Y} = \frac{1}{j L_3 \omega_0} + \frac{M N_4}{L_3 R_m}}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : transformateur, admittance complexe

En utilisant les résultats établis dans le II, montrer qu’on peut réécrire .

Voir l'indice

Utiliser le rapport des nombres de spires et la relation établie en Q17 pour substituer M et simplifier l'admittance \underline{Y}.

Voir la stratégie
  1. Identifier le nombre de spires de chaque enroulement pour le transformateur formé par la boucle d'eau et la bobine de mesure d'après les notations de la figure 6.
  2. Exploiter les relations établies en sous-partie II pour un transformateur à couplage parfait (k = 1) liant l'inductance mutuelle M, l'inductance propre L_3 et les nombres de spires.
  3. Remplacer le rapport \frac{M}{L_3} dans l'expression de l'admittance \underline{Y} obtenue à la question Q20 pour aboutir à la formule demandée.
Voir la réponse courte

Simplification de l'admittance en utilisant la relation de couplage parfait M = \sqrt{L_3 L_4} et L_4/N_4^2 = L_3/N_3^2.

Voir le corrigé complet

D'après le schéma de la figure 6, le transformateur idéal associé présente un rapport de transformation de 1 : N_4. La boucle d'eau conductrice (circuit primaire associé à l'inductance L_3) comporte donc N_3 = 1 spire, et la bobine de mesure (circuit secondaire associé à l'inductance L_4) comporte N_4 spires.

En appliquant le résultat de la question Q17 au cas d'un couplage parfait (k = 1, sans fuite magnétique) entre ces deux enroulements :

\frac{L_3}{N_3^2} = \frac{M}{N_3 N_4}

Avec N_3 = 1, cette relation se simplifie immédiatement en :

\frac{M}{L_3} = \frac{N_4}{N_3} = N_4 \quad \Longleftrightarrow \quad M = N_4 L_3

D'après l'expression de l'admittance \underline{Y} établie à la question Q20 :

\underline{Y} = \frac{1}{jL_3\omega_0} + \frac{M N_4}{L_3 R_m}

En y injectant le rapport \frac{M}{L_3} = N_4, on obtient directement :

\boxed{\underline{Y} = \frac{1}{jL_3\omega_0} + \frac{N_4^2}{R_m}}

Résultat

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IV · Étude du circuit de mesure complet

Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : loi des mailles, impédance complexe

Déterminer la relation entre et .

Voir l'indice

Appliquer la loi d'Ohm ou la formule du diviseur de tension dans la maille équivalente formée par la résistance R_e et l'impédance de charge Z = 1/\underline{Y}.

Voir la réponse courte

Loi des mailles sur la boucle d'eau de mer : u_2 = R_e i_e + u_3 = (1 + R_e \underline{Y}) u_3.

Voir le corrigé complet

D'après le schéma équivalent du circuit de mesure complet (figure 7), la boucle d'eau de mer est parcourue par le courant \underline{i}_e. Ce courant traverse en série la résistance R_e de l'eau, puis le dipôle d'impédance \underline{Z} = \frac{1}{\underline{Y}}, avant de retourner à l'enroulement secondaire de la bobine d'excitation.

En appliquant la loi des mailles à cette boucle orientée dans le sens horaire :

\underline{u}_2 - R_e \underline{i}_e - \underline{u}_3 = 0

soit encore :

\underline{u}_2 = \underline{u}_3 + R_e \underline{i}_e

Puisque le dipôle d'admittance \underline{Y} est soumis à la tension \underline{u}_3 en convention récepteur, le courant qui le traverse s'écrit \underline{i}_e = \underline{Y}\,\underline{u}_3. Il vient alors :

\begin{aligned} \underline{u}_2 &= \underline{u}_3 + R_e \underline{Y}\,\underline{u}_3 \\ &= (1 + R_e \underline{Y})\,\underline{u}_3 \end{aligned}

On peut également retrouver directement cette relation à l'aide de la formule du diviseur de tension aux bornes de \underline{Z} :

\underline{u}_3 = \frac{\underline{Z}}{R_e + \underline{Z}}\,\underline{u}_2 = \frac{\frac{1}{\underline{Y}}}{R_e + \frac{1}{\underline{Y}}}\,\underline{u}_2 = \frac{1}{1 + R_e \underline{Y}}\,\underline{u}_2

On en déduit la relation demandée :

\boxed{\underline{u}_2 = (1 + R_e \underline{Y})\,\underline{u}_3}

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PTSI, TSI1

Notions : transformateur, loi des mailles

Montrer à l’aide des résultats précédents que .

Voir l'indice

Combiner la relation du transformateur d'entrée liant \underline{u}_1 et \underline{u}_2 avec celle du secondaire liant \underline{u}_3 à \underline{i}_4.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \underline{u}_3 en fonction de \underline{i}_4 à partir des relations du transformateur de mesure établies en partie III.
  2. Réutiliser la relation liant \underline{u}_2 et \underline{u}_3 démontrée à la question Q22.
  3. Appliquer la relation du transformateur parfait établie à la question Q18 au transformateur d'excitation (N_1 : 1) en prêtant attention aux conventions d'orientation, puis combiner l'ensemble.
Voir la réponse courte

Chaînage des relations de transfert entre primaire, boucle d'eau et circuit de mesure.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de \underline{u}_3 établie à la question Q19 :

\underline{u}_3 = j L_3 \omega_0 \underline{i}_e - j M \omega_0 \underline{i}_4 \iff \underline{i}_e = \frac{\underline{u}_3}{j L_3 \omega_0} + \frac{M}{L_3}\underline{i}_4

En utilisant le résultat du couplage parfait pour une spire au primaire (N_3 = 1) et N_4 spires au secondaire, M = N_4 L_3, cette relation devient :

\underline{i}_e = \frac{\underline{u}_3}{j L_3 \omega_0} + N_4 \underline{i}_4

Or, d'après la question Q21, l'admittance \underline{Y} s'écrit :

\underline{i}_e = \underline{Y}\underline{u}_3 = \left(\frac{1}{j L_3 \omega_0} + \frac{N_4^2}{R_m}\right)\underline{u}_3 = \frac{\underline{u}_3}{j L_3 \omega_0} + \frac{N_4^2}{R_m}\underline{u}_3

Par identification des deux expressions de \underline{i}_e, on en déduit :

N_4 \underline{i}_4 = \frac{N_4^2}{R_m}\underline{u}_3 \iff \underline{u}_3 = \frac{R_m}{N_4}\underline{i}_4

D'après le résultat de la question Q22, la tension \underline{u}_2 s'exprime en fonction de \underline{u}_3 par :

\underline{u}_2 = (1 + R_e \underline{Y})\underline{u}_3 = (1 + R_e \underline{Y})\frac{R_m}{N_4}\underline{i}_4

Considérons enfin le premier transformateur (d'excitation) de rapport de spires N_1 : 1. La relation établie à la question Q18, \frac{u_a}{N_a} = \frac{u_b}{N_b}, a été démontrée pour deux tensions orientées en convention récepteur. Sur les figures 4 et 7 :

  • l'enroulement primaire L_1 est orienté en convention récepteur pour le couple (\underline{u}_1, \underline{i}_1) ;
  • l'enroulement secondaire L_2 délivre le courant \underline{i}_e à la boucle d'eau par sa borne supérieure : le couple (\underline{u}_2, \underline{i}_e) est donc en convention générateur. Sa tension en convention récepteur vaut -\underline{u}_2.

La relation du transformateur s'écrit donc :

\frac{\underline{u}_1}{N_1} = \frac{-\underline{u}_2}{1} \iff \underline{u}_1 = -N_1 \underline{u}_2

En substituant l'expression de \underline{u}_2, on obtient directement la relation recherchée :

\boxed{\underline{u}_1 = -\frac{N_1}{N_4}(1 + R_e \underline{Y}) R_m \underline{i}_4}

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PTSI, TSI1

Notions : approximation, régime sinusoïdal forcé

Dans la limite où tend vers 0, montrer que l’intensité tend vers . Commenter.

Voir l'indice

Développer le produit R_m \underline{Y} lorsque R_m \to 0 et constater l'élimination de la dépendance en fréquence ainsi que le lien direct avec la conductivité via R_e.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le produit (1 + R_e \underline{Y}) R_m intervenant dans la relation établie à la question Q23 en y injectant l'expression de \underline{Y} obtenue en Q21.
  2. Prendre la limite lorsque R_m \to 0 pour en déduire l'amplitude complexe \underline{i}_{4,\text{lim}}, puis repasser en domaine temporel.
  3. Commenter la dépendance vis-à-vis de la conductivité \sigma de l'eau de mer et l'absence de déphasage ou de dépendance fréquentielle.
Voir la réponse courte

Limite R_m \to 0 où le terme inductif s'efface : le courant secondaire devient directement proportionnel à la conductance 1/R_e.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q23, la tension \underline{u}_1 et l'intensité \underline{i}_4 sont reliées par :

\underline{u}_1 = -\frac{N_1}{N_4} (1 + R_e \underline{Y}) R_m \underline{i}_4

En utilisant l'expression de \underline{Y} établie à la question Q21 :

\underline{Y} = \frac{1}{j L_3 \omega_0} + \frac{N_4^2}{R_m}

le terme entre crochets s'écrit :

\begin{aligned} (1 + R_e \underline{Y}) R_m &= R_m \left( 1 + \frac{R_e}{j L_3 \omega_0} + \frac{R_e N_4^2}{R_m} \right) \\ &= R_m \left( 1 + \frac{R_e}{j L_3 \omega_0} \right) + N_4^2 R_e \end{aligned}

À la limite où la résistance R_m tend vers 0 :

\lim_{R_m \to 0} (1 + R_e \underline{Y}) R_m = N_4^2 R_e

On en déduit l'expression de la relation complexe à cette limite :

\underline{u}_1 = -\frac{N_1}{N_4} \left( N_4^2 R_e \right) \underline{i}_{4,\text{lim}} = -N_1 N_4 R_e \, \underline{i}_{4,\text{lim}}

Soit en exprimant l'intensité complexe \underline{i}_{4,\text{lim}} :

\underline{i}_{4,\text{lim}} = -\frac{1}{N_1 N_4 R_e} \underline{u}_1

Le facteur de proportionnalité étant réel, il n'introduit aucun déphasage supplémentaire (en dehors du signe moins qui correspond à une opposition de phase). En régime temporel, on obtient directement :

\boxed{i_{4,\text{lim}}(t) = -\frac{1}{N_1 N_4 R_e} u_1(t)}

Commentaires :

  • Mesure de la conductivité : L'énoncé précise que la résistance de l'eau R_e est proportionnelle à l'inverse de la conductivité \sigma de l'eau (R_e \propto 1/\sigma). Ainsi, l'amplitude de i_{4,\text{lim}}(t) est directement proportionnelle à la conductivité \sigma :

    i_{4,\text{lim}}(t) \propto \sigma \, u_1(t)

    La mesure de l'intensité i_{4,\text{lim}} donne donc accès de manière linéaire à la salinité de l'eau de mer.

  • Suppression des effets réactifs : À la limite R_m \to 0, le terme inductif j L_3 \omega_0 disparaît de la relation entre l'entrée et la sortie. Le système se comporte comme une simple résistance équivalente, s'affranchissant des fluctuations éventuelles de la pulsation \omega_0 ou des caractéristiques géométriques inductives.
  • Condition de réalisation pratique : Cette limite idéale R_m \to 0 correspond au fonctionnement d'un circuit de mesure en court-circuit (masse virtuelle), ce qui justifie l'utilisation d'un convertisseur courant-tension à ALI étudié dans la sous-partie suivante.

Résultat

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V · Étude du convertisseur courant-tension

Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI

Notions : convertisseur courant-tension, amplificateur linéaire intégré

Montrer que le montage permet une conversion du courant en une tension .

Voir l'indice

Exploiter la masse virtuelle à l'entrée inverseuse (v_- = 0) pour exprimer directement la tension de sortie v_m en fonction de i_{4,\mathrm{lim}} et R_M.

Voir la stratégie

Pour relier la tension de sortie v_m au courant d'entrée i_{4,\mathrm{lim}}, on exploite les propriétés de l'amplificateur linéaire intégré (ALI) idéal en régime linéaire (assuré par la rétroaction négative sur l'entrée inverseuse via la résistance R_M), puis on applique la loi des nœuds et la loi d'Ohm au niveau de cette borne.

Voir la réponse courte

Montage transimpédance à ALI idéal en régime linéaire : v_m = -R_0 i_{4,\text{lim}}.

Voir le corrigé complet

L'ALI est supposé idéal et fonctionne en régime linéaire (bouclage sur la borne inverseuse via le résistor de résistance R_M) :

  • Les courants d'entrée sont nuls : i_+ = i_- = 0 ;
  • La tension différentielle d'entrée est nulle : \varepsilon = v_+ - v_- = 0, soit v_- = v_+.

La borne non inverseuse étant reliée à la masse, on a v_+ = 0\text{ V}, d'où :

v_- = 0\text{ V} \quad \text{(masse virtuelle)}.

Appliquons la loi des nœuds sur l'entrée inverseuse (borne -). Aucun courant ne pénétrant dans l'ALI (i_- = 0), l'intégralité du courant i_{4,\mathrm{lim}} traverse la résistance de contre-réaction R_M en direction de la sortie de l'ALI.

La loi d'Ohm aux bornes de la résistance R_M orientée en convention récepteur s'écrit :

\begin{aligned} v_- - v_m &= R_M \, i_{4,\mathrm{lim}} \\ 0 - v_m &= R_M \, i_{4,\mathrm{lim}} \end{aligned}

On en déduit l'expression de la tension de sortie :

\boxed{v_m(t) = - R_M \, i_{4,\mathrm{lim}}(t)}

La tension de sortie v_m(t) est directement proportionnelle au courant i_{4,\mathrm{lim}}(t) : le circuit réalise bien une conversion courant-tension linéaire (amplificateur à transimpédance).

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Notions : masse virtuelle, impédance d'entrée

Commenter l’intérêt d’utiliser ce montage, en calculant notamment sa résistance d’entrée.

Voir l'indice

Calculer la résistance d'entrée vue de la borne d'entrée inverseuse : la masse virtuelle garantit R_{\mathrm{ent}} = 0, réalisant ainsi un ampèremètre parfait.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la résistance d'entrée R_{\text{ent}} du convertisseur courant-tension à partir de la tension d'entrée u_4 et du courant d'entrée i_{4,\lim}.
  2. Relier ce résultat à la condition de fonctionnement idéale mise en évidence à la question Q24 (R_m \to 0).
  3. Conclure sur le double rôle du montage : simuler un court-circuit en entrée tout en délivrant une tension de sortie mesurable et ajustable.
Voir la réponse courte

L'entrée inverseuse à potentiel nul offre une résistance d'entrée nulle, garantissant la condition R_m \to 0.

Voir le corrigé complet

La résistance d'entrée du montage, vue par la bobine de mesure entre la borne d'entrée inverseuse de l'ALI et la masse, est définie par :

R_{\text{ent}} = \frac{u_4}{i_{4,\lim}}

L'amplificateur linéaire d'intégration étant supposé idéal et fonctionnant en régime linéaire avec l'entrée non-inverseuse reliée à la masse (v_+ = 0\text{ V}), la masse virtuelle impose :

u_4 = v_- = v_+ = 0\text{ V}

Quel que soit le courant i_{4,\lim} injecté, on a donc :

\boxed{R_{\text{ent}} = 0\ \Omega}

Intérêt du montage :

  • Court-circuit virtuel parfait : le convertisseur présente une résistance d'entrée rigoureusement nulle (R_{\text{ent}} = 0\ \Omega), ce qui permet de se placer exactement dans la limite R_m \to 0 étudiée à la question Q24, condition requise pour que le courant i_{4,\lim}(t) soit directement proportionnel à la conductance 1/R_e, et donc à la conductivité \sigma de l'eau de mer.
  • Tension de sortie mesurable et ajustable : si l'on avait simplement utilisé une résistance passive R_m très faible pour approcher R_m \to 0, la tension mesurée u_4 = R_m i_4 aurait été quasiment nulle et inexploitable. Ici, le montage produit en sortie une tension v_m = -R_M i_{4,\lim} d'amplitude suffisante et réglable par le choix de la résistance R_M, facilement numérisable par la chaîne d'acquisition du flotteur.

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Notions : amplificateur linéaire intégré, loi des nœuds

Lorsqu’il est intégré dans le circuit de la figure 4, que vaut le courant noté sur le schéma de la figure 8 ? D’où vient-il ?

Voir l'indice

Appliquer la loi des nœuds au point de masse et identifier que le courant provient de l'étage de sortie de l'ALI via ses alimentations symétriques.

Voir la réponse courte

Le courant i_m est le courant délivré par l'étage de sortie de l'ALI, alimenté par les rails de polarisation.

Voir le corrigé complet

Considérons le circuit complet obtenu en insérant le convertisseur courant-tension à la place de la résistance R_m dans le circuit de la figure 4.

1. Valeur du courant i_m :

La bobine de mesure d'inductance L_4 constitue un sous-circuit connecté au convertisseur uniquement par ses deux bornes (haute et basse), sans aucune liaison galvanique avec le reste du conductimètre (le couplage avec l'eau de mer étant purement magnétique).

D'après le principe de conservation de la charge en régime quasi-stationnaire, aucun courant ne peut s'accumuler dans la bobine. Le courant quittant la bobine par la borne supérieure étant i_{4,\mathrm{lim}}(t) (orienté vers la droite sur la figure 8), le courant revenant dans la bobine par la borne inférieure doit nécessairement valoir i_{4,\mathrm{lim}}(t) (orienté vers la gauche).

Sur le schéma de la figure 8, la flèche du courant i_m est orientée de la borne inférieure vers la masse (vers le bas). Le courant quittant la masse pour entrer dans la bobine vaut donc -i_m. Par conséquent :

\boxed{i_m(t) = -i_{4,\mathrm{lim}}(t)}

En valeur absolue, l'intensité du courant i_m est donc rigoureusement égale à celle de i_{4,\mathrm{lim}}.

2. Origine du courant i_m :

Pour comprendre le bouclage du courant :

  • L'ALI étant supposé idéal en régime linéaire, le courant d'entrée est nul : i_- = 0.
  • Le courant i_{4,\mathrm{lim}} arrivant sur la borne inverseuse traverse donc intégralement la résistance de contre-réaction R_M et pénètre dans la borne de sortie de l'ALI.
  • Ce courant est absorbé par l'étage de sortie de l'ALI, puis rejoint la masse via les rails d'alimentation (\pm V_{\mathrm{sat}}) de ce dernier.
  • Il circule ensuite à travers le plan de masse et remonte par le fil inférieur pour regagner la bobine de mesure L_4.

Le courant i_m provient donc des alimentations de l'amplificateur linéaire intégré (ALI) via la masse du montage.

Résultat

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VI · Étalonnage du capteur

Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Notions : conductimétrie, étalonnage

Sachant que toutes les mesures ont été réalisées à 25 °C, déterminer la constante de cellule définie par , où est l’amplitude de la tension et la conductivité de la solution. On commentera le résultat obtenu, sachant que la conductivité de l’eau de mer ne dépasse pas 75 mScm.

Voir l'indice

Calculer la solubilité molaire de chaque composé ionique saturé via K_s, en déduire la conductivité \sigma par la loi de Kohlrausch, puis évaluer k_{\mathrm{cell}} = \sigma / V_m.

Voir la stratégie
  1. Pour chaque sel peu soluble à saturation, déterminer la solubilité molaire s à partir de la constante de solubilité K_s.
  2. Calculer la conductivité de chaque solution saturée à l'aide de la loi de Kohlrausch, en vérifiant que la contribution de l'autoprotolyse de l'eau est négligeable à pH neutre.
  3. En déduire la constante de cellule k_{\text{cell}} = \frac{\sigma}{V_m} pour chacune des solutions, puis commenter la valeur obtenue et l'amplitude maximale de V_m attendue pour l'eau de mer.
Voir la réponse courte

Détermination de la constante de cellule à partir des grandeurs électriques et géométriques, puis validation de la dynamique.

Voir le corrigé complet

1. Étude de la solution saturée en sulfate de calcium \mathrm{CaSO}_4

La dissolution du sulfate de calcium s'écrit :

\mathrm{CaSO}_{4(\text{s})} = \mathrm{Ca}^{2+}_{(\text{aq})} + \mathrm{SO}_{4}^{2-}{}_{(\text{aq})}

À saturation, la solubilité molaire s_1 vérifie :

K_{s1} = [\mathrm{Ca}^{2+}]\,[\mathrm{SO}_4^{2-}] = s_1^2 \implies s_1 = \sqrt{K_{s1}} = \sqrt{2{,}4 \times 10^{-5}} \simeq 4{,}90 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} = 4{,}90\text{ mol}\cdot\text{m}^{-3}

À pH neutre, [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] = [\mathrm{HO}^-] = 1{,}0 \times 10^{-7}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, concentrations négligeables devant s_1. D'après la loi de Kohlrausch :

\begin{aligned} \sigma_1 &= \left(\lambda^\circ(\mathrm{Ca}^{2+}) + \lambda^\circ(\mathrm{SO}_4^{2-})\right) s_1 \\ \sigma_1 &= (11{,}9 + 16{,}0) \times 10^{-3}\text{ S}\cdot\text{m}^2\cdot\text{mol}^{-1} \times 4{,}899\text{ mol}\cdot\text{m}^{-3} \simeq 0{,}137\text{ S}\cdot\text{m}^{-1} = 1{,}37\text{ mS}\cdot\text{cm}^{-1} \end{aligned}

La constante de cellule associée vaut :

k_{\text{cell},1} = \frac{\sigma_1}{V_{m1}} = \frac{0{,}1367\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}}{0{,}09\text{ V}} \simeq 1{,}52\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{V}^{-1} = 15{,}2\text{ mS}\cdot\text{cm}^{-1}\cdot\text{V}^{-1}

2. Étude de la solution saturée en permanganate de potassium \mathrm{KMnO}_4

La dissolution s'écrit :

\mathrm{KMnO}_{4(\text{s})} = \mathrm{K}^{+}_{(\text{aq})} + \mathrm{MnO}_{4}^{-}{}_{(\text{aq})}

À saturation, la solubilité molaire s_2 vérifie :

K_{s2} = [\mathrm{K}^{+}]\,[\mathrm{MnO}_4^{-}] = s_2^2 \implies s_2 = \sqrt{K_{s2}} = \sqrt{0{,}23} \simeq 0{,}480\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} = 480\text{ mol}\cdot\text{m}^{-3}

La conductivité de cette solution vaut :

\begin{aligned} \sigma_2 &= \left(\lambda^\circ(\mathrm{K}^+) + \lambda^\circ(\mathrm{MnO}_4^-)\right) s_2 \\ \sigma_2 &= (7{,}35 + 6{,}13) \times 10^{-3}\text{ S}\cdot\text{m}^2\cdot\text{mol}^{-1} \times 479{,}6\text{ mol}\cdot\text{m}^{-3} \simeq 6{,}46\text{ S}\cdot\text{m}^{-1} = 64{,}6\text{ mS}\cdot\text{cm}^{-1} \end{aligned}

La constante de cellule associée vaut :

k_{\text{cell},2} = \frac{\sigma_2}{V_{m2}} = \frac{6{,}465\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}}{4{,}28\text{ V}} \simeq 1{,}51\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{V}^{-1} = 15{,}1\text{ mS}\cdot\text{cm}^{-1}\cdot\text{V}^{-1}

Les deux valeurs étant en excellent accord, on retient :

\boxed{k_{\text{cell}} \simeq 1{,}5\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{V}^{-1} = 15\text{ mS}\cdot\text{cm}^{-1}\cdot\text{V}^{-1}}

Commentaire :

  • La concordance remarquable entre k_{\text{cell},1} et k_{\text{cell},2} valide la proportionnalité théorique entre la conductivité \sigma et la tension mesurée V_m sur une large plage de mesure (de 1{,}4 à 65\text{ mS}\cdot\text{cm}^{-1}).
  • Pour une conductivité maximale de l'eau de mer de \sigma_{\max} = 75\text{ mS}\cdot\text{cm}^{-1}, la tension de sortie maximale atteinte est :

    V_{m,\max} = \frac{\sigma_{\max}}{k_{\text{cell}}} \simeq \frac{75}{15{,}1} \simeq 5{,}0\text{ V}

    Cette valeur est compatible avec les tensions d'alimentation usuelles des circuits électroniques embarqués (\pm 12\text{ V} ou \pm 15\text{ V}), garantissant que l'amplificateur linéaire intégré fonctionnera bien en régime linéaire sans saturer.

Résultat

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Partie C : Alimentation électrique des sondes

I · Le lithium et ses propriétés

Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : isotope, constitution de l'atome

Rappeler la définition du terme isotope.

Voir l'indice

Rappeler qu'il s'agit d'atomes possédant le même numéro atomique Z (même nombre de protons) mais un nombre de neutrons N différent.

Voir la réponse courte

Noyaux ayant le même numéro atomique Z mais des nombres de masse A différents.

Voir le corrigé complet

Deux atomes (ou nucléides) sont dits isotopes s'ils possèdent le même nombre de protons (c'est-à-dire le même numéro atomique Z), mais un nombre différent de neutrons (donc des nombres de masse A différents).

\boxed{\text{Des isotopes possèdent le même numéro atomique } Z \text{ mais des nombres de masse } A \text{ distincts.}}

Résultat

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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : noyau atomique, proton, neutron

Donner la composition du noyau d’un atome de lithium .

Voir l'indice

Déterminer le nombre de protons Z = 3 et déduire le nombre de neutrons N = A - Z.

Voir la réponse courte

Pour ^7_3\text{Li} : 3 protons et 7 - 3 = 4 neutrons.

Voir le corrigé complet

Dans la notation usuelle d'un nucléide ^{A}_{Z}\text{X} :

  • Z représente le numéro atomique (nombre de protons) ;
  • A représente le nombre de masse (nombre de nucléons, c'est-à-dire la somme des protons et des neutrons).

Pour le noyau de lithium ^{7}_{3}\text{Li}, on identifie :

  • Z = 3, soit 3 protons ;
  • N = A - Z = 7 - 3 = 4, soit 4 neutrons.
\boxed{\text{Le noyau d'un atome de lithium } ^{7}_{3}\text{Li} \text{ est composé de } 3 \text{ protons et } 4 \text{ neutrons.}}

Résultat

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Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : isotope, masse molaire atomique

Sachant qu’il n’y a que deux isotopes naturels du lithium, et compte tenu de la masse molaire du lithium naturel donnée en fin d’énoncé, déterminer le symbole atomique du second isotope.

Voir l'indice

Écrire la masse molaire naturelle comme la moyenne pondérée des masses molaires isotopiques connaissant l'abondance de ^{7}_{3}\mathrm{Li} (92{,}5\,\%).

Voir la réponse courte

La masse molaire moyenne vaut 6{,}94\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} < 7, le second isotope stable plus léger est ^6_3\text{Li}.

Voir le corrigé complet

Puisque les deux isotopes appartiennent au même élément chimique, le lithium, ils possèdent le même numéro atomique Z = 3. Notons ^{A}_{3}\text{Li} le second isotope de nombre de masse A.

L'abondance isotopique naturelle du premier isotope ^{7}_{3}\text{Li} est x_1 = 92{,}5\,\% = 0{,}925. Il n'existant que deux isotopes naturels, l'abondance isotopique du second est :

x_2 = 1 - x_1 = 1 - 0{,}925 = 0{,}075 \quad (7{,}5\,\%)

La masse molaire atomique moyenne du lithium naturel s'exprime comme la moyenne pondérée des masses molaires de ses isotopes :

M(\text{Li}) = x_1 M_1 + x_2 M_2

En première approximation, la masse molaire d'un nucléon étant M_n = 1{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, la masse molaire d'un isotope de nombre de masse A_i vaut M_i \simeq A_i M_n, soit M_1 \simeq 7{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} et M_2 \simeq A \, M_n. On en déduit :

\begin{aligned} A &= \frac{M(\text{Li}) - x_1 A_1 M_n}{x_2 M_n} \\ A &= \frac{6{,}93 - 0{,}925 \times 7{,}0}{0{,}075 \times 1{,}0} \\ A &= \frac{6{,}93 - 6{,}475}{0{,}075} = \frac{0{,}455}{0{,}075} \simeq 6{,}07 \end{aligned}

Le nombre de masse étant un entier, on obtient A = 6.

Le second isotope naturel du lithium a donc pour symbole atomique :

\boxed{^{6}_{3}\text{Li}}

Résultat

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : classification périodique, alcalin, schéma de lewis

Quelle est la position de l’élément lithium dans la classification périodique des éléments ? Nommer la famille d’éléments chimique à laquelle il appartient et dessiner son schéma de Lewis.

Voir l'indice

Écrire la configuration électronique 1\mathrm{s}^2\,2\mathrm{s}^1 pour identifier la ligne (période 2), la colonne 1 (métaux alcalins) et le doublet/électron célibataire de Lewis.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la configuration électronique du lithium dans son état fondamental à partir de son numéro atomique Z = 3.
  2. En déduire son emplacement dans le tableau périodique (période et colonne) ainsi que le nom de la famille associée.
  3. Recenser le nombre d'électrons de valence pour établir son schéma de Lewis atomique.
Voir la réponse courte

Deuxième période, première colonne (famille des métaux alcalins) ; symbole \text{Li}\cdot avec un électron de valence.

Voir le corrigé complet

Le numéro atomique du lithium est Z = 3. Sa configuration électronique dans son état fondamental s'écrit selon les règles de Klechkowski, de Pauli et de Hund :

1\mathrm{s}^2 \, 2\mathrm{s}^1
  • Position dans le tableau périodique :

    • Le nombre quantique principal maximal de la couche occupée est n = 2 : le lithium appartient à la 2^{\text{e}} période (deuxième ligne).
    • La couche de valence ne comporte qu'un seul électron (sur la sous-couche 2\mathrm{s}) : le lithium appartient à la 1^{\text{re}} colonne (groupe 1, bloc \mathrm{s}).
  • Famille chimique : Les éléments de la première colonne (à l'exception de l'hydrogène) constituent la famille des métaux alcalins.
  • Schéma de Lewis : L'atome de lithium possède un unique électron de valence, représenté par un point (électron célibataire) à côté du symbole chimique :
\boxed{\text{Le lithium se situe sur la } 2^{\text{e}} \text{ période et dans la } 1^{\text{re}} \text{ colonne (métaux alcalins) ; Lewis : } \mathrm{Li}\boldsymbol{\cdot}}

Résultat

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : maille élémentaire, population d'une maille

Calculer la population de cette maille.

Voir l'indice

Compter les atomes aux 8 sommets (comptant pour 1/8) et l'atome central (comptant pour 1).

Voir la réponse courte

Maille cubique centrée : 8 sommets (\times 1/8) plus 1 centre, soit une population de Z = 2 atomes.

Voir le corrigé complet

La population N (ou multiplicité) d'une maille représente le nombre d'atomes appartenant en propre à cette maille conventionnelle.

Dans une structure cubique centrée (figure 9 de l'énoncé), les atomes de lithium occupent :

  • les 8 sommets du cube, chacun étant partagé entre 8 mailles adjacentes, soit une contribution de \frac{1}{8} par sommet ;
  • le centre du cube, qui appartient intégralement à la maille, soit une contribution de 1.

On en déduit la population de la maille :

N = 8 \times \frac{1}{8} + 1 \times 1
\boxed{N = 2}

Il y a donc 2 atomes de lithium par maille élémentaire.

Résultat

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : masse volumique, cristal

En déduire l’expression puis la valeur de la masse volumique du lithium solide. Commenter.

Voir l'indice

Calculer le rapport de la masse des atomes d'une maille sur son volume élémentaire a^3, puis comparer cette valeur à celle de l'eau.

Voir la réponse courte

Expression \rho_{\text{Li}} = \frac{Z M}{N_A a^3} \simeq 534\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ; métal remarquablement léger qui flotte sur l'eau.

Voir le corrigé complet

La masse volumique \rho_{\text{Li}} du lithium solide est le rapport de la masse contenue dans une maille élémentaire sur le volume de celle-ci :

\rho_{\text{Li}} = \frac{m_{\text{maille}}}{V_{\text{maille}}}

Une maille cubique de paramètre a possède un volume V_{\text{maille}} = a^3. Elle contient N = 2 atomes de lithium en propre (d'après la question Q33), de masse molaire atomique M(\text{Li}), soit une masse :

m_{\text{maille}} = N \cdot \frac{M(\text{Li})}{\mathcal{N}_A}

On en déduit l'expression littérale :

\boxed{\rho_{\text{Li}} = \frac{N \, M(\text{Li})}{\mathcal{N}_A \, a^3}}

Application numérique : Avec N = 2, M(\text{Li}) = 6{,}93\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 6{,}93 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}, \mathcal{N}_A = 6{,}022 \times 10^{23}\text{ mol}^{-1} et a = 351\text{ pm} = 351 \times 10^{-12}\text{ m} :

\begin{aligned} \rho_{\text{Li}} &= \frac{2 \times 6{,}93 \times 10^{-3}}{6{,}022 \times 10^{23} \times (351 \times 10^{-12})^3} \\ &= 532\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} = 0{,}532\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3} \end{aligned}
\boxed{\rho_{\text{Li}} \simeq 532\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}}

Résultat

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II · La pile au lithium-chlorure de thionyle

Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oxydoréduction, stabilité dans l'eau

Pourquoi ne peut-on pas utiliser pour solvant une solution aqueuse d’ions ?

Voir l'indice

Penser à la réaction d'oxydoréduction violente et exothermique entre le lithium métallique et les molécules d'eau, produisant du dihydrogène gazeux.

Voir la stratégie

Pour expliquer l'impossibilité d'utiliser un milieu aqueux, analysons la réactivité chimique de l'eau avec les deux constituants réactifs de la pile :

  1. L'électrode de lithium métallique \mathrm{Li}_{(\mathrm{s})}, métal alcalin très réducteur ;
  2. Le chlorure de thionyle \mathrm{SOCl}_{2(\mathrm{l})}, dérivé d'acide hautement réactif.
Voir la réponse courte

Le lithium solide est un très fort réducteur qui réagit violemment avec l'eau en dégageant du dihydrogène.

Voir le corrigé complet

L'utilisation d'une solution aqueuse est impossible pour deux raisons majeures :

  1. Oxydation spontanée et violente du lithium métallique par l'eau : Le lithium est un métal alcalin extrêmement réducteur (E^\circ(\mathrm{Li}^+/\mathrm{Li}) \simeq -3{,}04\text{ V}). En présence d'eau, il réagit spontanément de façon très exothermique selon :

    2\,\mathrm{Li}_{(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} \longrightarrow 2\,\mathrm{Li}^+_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}

    Cette réaction entraînerait la destruction immédiate de l'électrode de lithium ainsi qu'un risque majeur d'inflammation et d'explosion lié au dégagement de dihydrogène \mathrm{H}_2.

  2. Hydrolyse violente du chlorure de thionyle : Le solvant et oxydant \mathrm{SOCl}_{2(\mathrm{l})} s'hydrolyse immédiatement et quantitativement au contact de l'eau :

    \mathrm{SOCl}_{2(\mathrm{l})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} \longrightarrow \mathrm{SO}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{HCl}_{(\mathrm{g/aq})}

    Cette réaction détruirait l'oxydant de la pile tout en libérant des gaz toxiques et corrosifs.

\boxed{\text{L'eau détruit spontanément l'électrode de }\mathrm{Li}_{(\mathrm{s})}\text{ par réduction en }\mathrm{H}_2\text{ et hydrolyse le }\mathrm{SOCl}_2.}

Résultat

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : moment dipolaire, solubilité

La molécule de chlorure de thionyle dont le schéma de Lewis est donné en figure 10 est-elle polaire ? Commenter vis-à-vis de la solubilité des ions .

Voir l'indice

Déterminer la géométrie moléculaire (type \mathrm{AX_3E_1}, pyramide trigonale) et sommer vectoriellement les moments dipolaires de liaison polarisées pour justifier la solubilité des ions.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la géométrie de la molécule à l'aide de la méthode VSEPR à partir de l'atome central de soufre.
  2. Analyser la polarité des liaisons à partir des électronégativités fournies, puis sommer vectoriellement les moments dipolaires pour conclure sur la polarité globale.
  3. Relier la polarité du solvant à sa capacité à solvater les ions \text{Li}^+ via des interactions ion-dipôle.
Voir la réponse courte

Géométrie pyramidale de type \text{AX}_3\text{E} asymétrique : molécule polaire, ce qui favorise la solvatation des ions \text{Li}^+.

Voir le corrigé complet

1. Géométrie de la molécule de chlorure de thionyle :

D'après le schéma de Lewis, l'atome central de soufre \text{S} engage :

  • une double liaison avec l'oxygène \text{O} ;
  • deux liaisons simples avec les atomes de chlore \text{Cl} ;
  • un doublet non liant propre.

L'atome central est donc entouré de 3 directions de liaison et d'un doublet non liant, ce qui correspond à une figure de répulsion de type VSEPR :

AX_3E_1

La molécule adopte ainsi une géométrie pyramidale à base trigonale.

2. Polarité de la molécule :

D'après les données de l'énoncé :

\chi(\text{O}) = 3{,}44 \quad ; \quad \chi(\text{Cl}) = 3{,}16 \quad ; \quad \chi(\text{S}) = 2{,}58

Les différences d'électronégativité sont strictement positives :

\begin{aligned} \Delta\chi(\text{S}-\text{O}) &= 3{,}44 - 2{,}58 = 0{,}86 > 0 \\ \Delta\chi(\text{S}-\text{Cl}) &= 3{,}16 - 2{,}58 = 0{,}58 > 0 \end{aligned}

Les liaisons \text{S}=\text{O} et \text{S}-\text{Cl} sont donc nettement polarisées : le soufre porte une charge partielle positive \delta^+, tandis que l'oxygène et les atomes de chlore portent des charges partielles négatives.

En raison de la géométrie pyramidale (non plane et non centrosymétrique), la somme vectorielle des moments dipolaires de liaison ne s'annule pas :

\boxed{\text{La molécule de chlorure de thionyle }\mathrm{SOCl}_2\text{ est polaire }(\vec{p} \neq \vec{0}).}

3. Commentaire vis-à-vis de la solubilité des ions \text{Li}^+ :

Un solvant polaire permet d'établir des interactions intermoléculaires attractives de type ion-dipôle avec les espèces chargées :

  • le cation \text{Li}^+, de très faible rayon ionique et donc de forte densité de charge, interagit fortement avec le pôle négatif du dipôle moléculaire (notamment l'atome d'oxygène très électronégatif et porteur de doublets non liants) ;
  • cette solvatation stabilise énergétiquement les ions en solution et favorise la dissociation ainsi que la solubilisation des sels de lithium.

Cela explique qu'il soit possible d'obtenir une concentration élevée de 1{,}0\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} en ions \text{Li}^+, indispensable pour assurer une bonne conductivité ionique de l'électrolyte.

Résultat

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : pile électrochimique, anode, cathode

Déterminer l’équation de fonctionnement de la pile. L’électrode de lithium joue-t-elle le rôle de cathode ou d’anode ?

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Associer l'oxydation du lithium métallique \mathrm{Li} = \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^- à la demi-équation de réduction fournie ; l'oxydation se produit à l'anode.

Voir la stratégie
  1. Écrire la demi-équation électronique relative au couple du lithium à la première électrode.
  2. Combiner cette demi-équation avec celle fournie par l'énoncé pour le chlorure de thionyle afin d'obtenir l'équation globale de la réaction de fonctionnement (décharge).
  3. Identifier la nature de la transformation subie par le lithium (oxydation ou réduction) pour en déduire la nature de l'électrode (anode ou cathode).
Voir la réponse courte

Oxydation du lithium à l'anode et réduction de \text{SOCl}_2 à la cathode ; bilan 4\text{Li} + 2\text{SOCl}_2 \to 4\text{LiCl} + \text{S} + \text{SO}_2.

Voir le corrigé complet

Une pile en fonctionnement est le siège de deux réactions électrochimiques :

  • À l'électrode de lithium, le métal s'oxyde selon le couple \mathrm{Li}^+ / \mathrm{Li}_{(\text{s})} :

    \mathrm{Li}_{(\text{s})} = \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^-
  • À l'électrode de carbone poreux, le chlorure de thionyle est réduit selon la demi-équation donnée :

    4\,\mathrm{Li}^+ + 2\,\mathrm{SOCl}_{2(\text{l})} + 4\,\mathrm{e}^- = \mathrm{S}_{(\text{s})} + \mathrm{SO}_{2(\text{g})} + 4\,\mathrm{LiCl}_{(\text{s})}

En multipliant la demi-équation d'oxydation du lithium par 4 et en la sommant à la demi-équation de réduction, les électrons et les ions \mathrm{Li}^+ se compensent, ce qui conduit à l'équation bilan de fonctionnement de la pile :

\boxed{4\,\mathrm{Li}_{(\text{s})} + 2\,\mathrm{SOCl}_{2(\text{l})} = \mathrm{S}_{(\text{s})} + \mathrm{SO}_{2(\text{g})} + 4\,\mathrm{LiCl}_{(\text{s})}}

À l'électrode de lithium se produit une oxydation (\mathrm{Li}_{(\text{s})} \to \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^-). Par définition, l'électrode où a lieu l'oxydation est l'anode :

\boxed{\text{L'électrode de lithium joue le rôle d'anode (pôle négatif de la pile).}}

Résultat

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Question 38

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : enthalpie standard de formation, état standard de référence

Déterminer les enthalpies standard de formation du lithium et du soufre à l’état solide.

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Rappeler la convention de référence fixant l'enthalpie standard de formation à zéro pour tout corps pur simple stable sous 1\text{ bar} à 298\text{ K}.

Voir la réponse courte

Ce sont les corps simples dans leur état standard de référence stable à 298 K, donc \Delta_f H^{\circ} = 0.

Voir le corrigé complet

Par convention thermodynamique, l'enthalpie standard de formation \Delta_f H^\circ(T) d'un corps pur simple (constitué d'un seul élément chimique) sous son état standard de référence à la température T et sous la pression standard P^\circ = 1\text{ bar} est nulle :

  • à T = 298\text{ K} (25\text{ }^\circ\text{C}), l'état standard de référence de l'élément lithium est le lithium solide \mathrm{Li}_{(\text{s})} ;
  • à cette même température, l'état standard de référence de l'élément soufre est le soufre solide \mathrm{S}_{(\text{s})} (forme allotropique rhombique).

On en déduit donc directement :

\boxed{\Delta_f H^\circ(\mathrm{Li}_{(\text{s})}) = 0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \quad \text{et} \quad \Delta_f H^\circ(\mathrm{S}_{(\text{s})}) = 0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Résultat

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : enthalpie libre standard de réaction, loi de hess

À partir des données fournies en fin d’énoncé, calculer l’enthalpie libre standard de réaction à 25 °C.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Hess pour déterminer \Delta_r H^\circ et \Delta_r S^\circ, puis utiliser la définition \Delta_r G^\circ = \Delta_r H^\circ - T\Delta_r S^\circ.

Voir la stratégie
  1. Exprimer et calculer l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H^\circ à partir de la loi de Hess et des enthalpies standard de formation (établies en Q38 pour les corps simples stables).
  2. Exprimer et calculer l'entropie standard de réaction \Delta_r S^\circ à partir des entropies molaires standard S_m^\circ.
  3. Appliquer la relation fondamentale de Gibbs \Delta_r G^\circ = \Delta_r H^\circ - T\Delta_r S^\circ à T = 298\text{ K}.
Voir la réponse courte

Calcul de \Delta_r H^{\circ} et \Delta_r S^{\circ} par la loi de Hess, puis \Delta_r G^{\circ} = \Delta_r H^{\circ} - T \Delta_r S^{\circ}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q37, l'équation bilan du fonctionnement de la pile est :

4\,\mathrm{Li}_{(\text{s})} + 2\,\mathrm{SOCl}_{2(\text{l})} = \mathrm{S}_{(\text{s})} + \mathrm{SO}_{2(\text{g})} + 4\,\mathrm{LiCl}_{(\text{s})}

1. Enthalpie standard de réaction D'après la loi de Hess :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ &= \Delta_f H^\circ(\mathrm{S}_{(\text{s})}) + \Delta_f H^\circ(\mathrm{SO}_{2(\text{g})}) + 4\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{LiCl}_{(\text{s})}) - 4\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{Li}_{(\text{s})}) - 2\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{SOCl}_{2(\text{l})}) \end{aligned}

En utilisant les résultats de la question Q38 (\Delta_f H^\circ(\mathrm{S}_{(\text{s})}) = \Delta_f H^\circ(\mathrm{Li}_{(\text{s})}) = 0) :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ &= 0 + (-296{,}8) + 4\times (-408{,}6) - 0 - 2\times (-245{,}0) \\ \Delta_r H^\circ &= -296{,}8 - 1634{,}4 + 490{,}0 = -1441{,}2\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

2. Entropie standard de réaction L'entropie standard de réaction s'écrit :

\begin{aligned} \Delta_r S^\circ &= S_m^\circ(\mathrm{S}_{(\text{s})}) + S_m^\circ(\mathrm{SO}_{2(\text{g})}) + 4\,S_m^\circ(\mathrm{LiCl}_{(\text{s})}) - 4\,S_m^\circ(\mathrm{Li}_{(\text{s})}) - 2\,S_m^\circ(\mathrm{SOCl}_{2(\text{l})}) \end{aligned}

Application numérique :

\begin{aligned} \Delta_r S^\circ &= 32{,}1 + 248{,}2 + 4\times 59{,}31 - 4\times 29{,}1 - 2\times 221{,}8 \\ &= 517{,}54 - 560{,}00 = -42{,}46\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

3. Enthalpie libre standard de réaction À la température T = 298{,}15\text{ K} (25\ ^\circ\text{C}) :

\begin{aligned} \Delta_r G^\circ(298{,}15\text{ K}) &= \Delta_r H^\circ - T\,\Delta_r S^\circ \\ &= -1441{,}2 - 298{,}15 \times (-42{,}46 \times 10^{-3}) \\ &= -1441{,}2 + 12{,}66 = -1428{,}5\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_r G^\circ(298\text{ K}) \simeq -1429\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} = -1{,}43 \times 10^3\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Résultat

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : force électromotrice, enthalpie libre standard de réaction

En déduire la force électromotrice standard de la pile au lithium-chlorure de thionyle à 25 °C.

Voir l'indice

Utiliser la relation fondamentale de l'électrochimie liant enthalpie libre standard et force électromotrice : \Delta_r G^\circ = -n \mathcal{F} e^\circ, avec n = 4.

Voir la stratégie
  1. Relier l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ à la force électromotrice standard e^\circ de la pile via la relation fondamentale de Nernst-Planck.
  2. Identifier le nombre d'électrons échangés n dans l'équation de fonctionnement établie à la question Q37.
  3. Effectuer l'application numérique avec les grandeurs données en unités SI.
Voir la réponse courte

Relation thermodynamique fondamentale pour une pile : e^{\circ} = -\frac{\Delta_r G^{\circ}}{n F} avec n = 4 électrons échangés.

Voir le corrigé complet

D'après le second principe de la thermodynamique appliqué au fonctionnement réversible et isotherme d'une cellule électrochimique, l'enthalpie libre standard de la réaction de fonctionnement est reliée à la force électromotrice standard e^{\circ} par la relation :

\Delta_r G^{\circ} = - n \mathcal{F} e^{\circ}

où :

  • n est le nombre de moles d'électrons échangées pour l'équation de réaction telle qu'écrite à la question Q37. L'oxydation de 4\text{ Li}_{(\text{s})} en 4\text{ Li}^+ libère 4 électrons, soit n = 4 ;
  • \mathcal{F} est la constante de Faraday (\mathcal{F} = 9{,}65 \times 10^4\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1}).

On en déduit l'expression de la force électromotrice standard :

e^{\circ} = -\frac{\Delta_r G^{\circ}}{n\mathcal{F}}

En utilisant la valeur \Delta_r G^{\circ} \simeq -1\,428{,}5\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} obtenue à la question Q39 :

\begin{aligned} e^{\circ} &= -\frac{-1{,}4285 \times 10^6}{4 \times 9{,}65 \times 10^4} \\ e^{\circ} &\simeq 3{,}70\text{ V} \end{aligned}
\boxed{e^{\circ} = 3{,}70\text{ V}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : force électromotrice, coefficient de température

Calculer la variation de la force électromotrice standard de la pile qui en découle. Commenter.

Voir l'indice

Différencier la f.é.m. par rapport à la température en utilisant la relation \frac{\mathrm{d}e^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_r S^\circ}{n\mathcal{F}}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dérivée de la force électromotrice standard par rapport à la température à l'aide de l'entropie standard de réaction \Delta_r S^\circ issue de la question Q39.
  2. Intégrer cette relation sur la plage de température \Delta T dans l'approximation d'Ellingham.
  3. Comparer numériquement \Delta e^\circ à la valeur nominale e^\circ obtenue en Q40 pour apprécier la stabilité thermique de la pile.
Voir la réponse courte

Utilisation de \frac{de^{\circ}}{dT} = \frac{\Delta_r S^{\circ}}{nF} pour estimer la dérive de tension avec la température en profondeur.

Voir le corrigé complet

D'après la relation liant la force électromotrice standard à l'enthalpie libre standard de réaction (question Q40) :

e^\circ(T) = -\frac{\Delta_r G^\circ(T)}{n\mathcal{F}}

avec n = 4 électrons échangés. En utilisant la relation fondamentale \Delta_r G^\circ(T) = \Delta_r H^\circ(T) - T\Delta_r S^\circ(T), il vient :

e^\circ(T) = -\frac{\Delta_r H^\circ}{n\mathcal{F}} + \frac{T\Delta_r S^\circ}{n\mathcal{F}}

Dans le cadre de l'approximation d'Ellingham, \Delta_r H^\circ et \Delta_r S^\circ sont considérées comme indépendantes de la température. Le coefficient de température de la f.é.m. standard est donc :

\frac{\mathrm{d}e^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_r S^\circ}{n\mathcal{F}}

Pour une variation de température \Delta T, la variation de force électromotrice standard s'écrit :

\Delta e^\circ = \frac{\Delta_r S^\circ}{n\mathcal{F}} \Delta T

D'après la question Q39, \Delta_r S^\circ = -42{,}46\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}. Avec \Delta T = 30\text{ K} et \mathcal{F} = 9{,}65 \times 10^4\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1} :

\Delta e^\circ = \frac{-42{,}46 \times 30}{4 \times 9{,}65 \times 10^4} \simeq -3{,}30 \times 10^{-3}\text{ V}

En valeur absolue sur la plage considérée :

\boxed{|\Delta e^\circ| \simeq 3{,}3\text{ mV}}

(ou \Delta e^\circ \simeq -3{,}3\text{ mV} pour une élévation de température de 30\text{ }^\circ\text{C}).

Commentaire : Rapportée à la force électromotrice nominale e^\circ \simeq 3{,}70\text{ V}, la variation relative vaut :

\frac{|\Delta e^\circ|}{e^\circ} \simeq \frac{3{,}3 \times 10^{-3}}{3{,}70} \simeq 8{,}9 \times 10^{-4} \simeq 0{,}09\ \%

Cette variation est inférieure à 0{,}1\ \%, ce qui est tout à fait négligeable. La force électromotrice de la pile au lithium-chlorure de thionyle présente donc une excellente stabilité thermique, ce qui est particulièrement avantageux pour les flotteurs Argo qui transitent régulièrement entre les eaux froides des abysses (environ 2\text{ }^\circ\text{C} à 4\,000\text{ m}) et les eaux chaudes de surface.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : pile électrochimique, loi de faraday

Dans l’hypothèse où la pile fonctionne de façon réversible à 25 °C, déterminer la masse minimale de lithium solide que doit contenir la pile neuve pour assurer le fonctionnement d’un flotteur Argo Deep SOLO pendant 5 ans. Commenter.

Voir l'indice

Calculer le nombre total de cycles sur 5 ans pour trouver l'énergie totale requise, en déduire la quantité d'électricité Q correspondante puis la masse de lithium oxydé.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'énergie électrique totale E_{\text{tot}} requise pour assurer le fonctionnement du flotteur pendant 5 ans.
  2. Relier le travail électrique fourni de manière réversible à l'enthalpie libre de réaction \Delta_r G^\circ (ou à la f.é.m. e^\circ) pour en déduire la quantité de matière de lithium consommée.
  3. Calculer la masse minimale correspondante m_{\text{Li}} et commenter sa valeur au regard de la masse totale du flotteur et de la compacité du système.
Voir la réponse courte

Charge totale Q = I \Delta t, quantité de matière n_{\text{Li}} = Q/F, d'où la masse minimale m = n_{\text{Li}} M_{\text{Li}}.

Voir le corrigé complet

Un cycle de mesure dure \tau = 10\text{ jours} et consomme une énergie E_{\text{SOLO}} = 26{,}9\text{ kJ}. Sur une durée \Delta t = 5\text{ ans}, en prenant une année moyenne de 365\text{ jours} (soit 1\,825\text{ jours}), le nombre de cycles accomplis est :

N_{\text{cycles}} = \frac{5 \times 365}{10} = 182{,}5\text{ cycles}

L'énergie totale requise sur 5 ans s'élève donc à :

E_{\text{tot}} = N_{\text{cycles}} \, E_{\text{SOLO}} = 182{,}5 \times 26{,}9 \times 10^3 = 4{,}91 \times 10^6\text{ J} = 4{,}91\text{ MJ}

Pour un fonctionnement réversible à température et pression constantes, le travail électrique maximal récupérable lors de l'avancement \xi de la réaction s'identifie à l'opposé de la variation d'enthalpie libre :

W_{\text{él,rev}} = -\Delta G^\circ = -\xi \, \Delta_r G^\circ

D'après l'équation de fonctionnement de la pile établie en Q37, la consommation de n(\text{Li}) moles de lithium correspond à un avancement \xi = \frac{n(\text{Li})}{4} (puisque le nombre stœchiométrique du lithium vaut 4). L'énergie électrique fournie s'écrit donc :

E_{\text{tot}} = \frac{n(\text{Li})}{4} |\Delta_r G^\circ| = n(\text{Li}) \, \mathcal{F} e^\circ

puisque e^\circ = -\frac{\Delta_r G^\circ}{4\mathcal{F}}.

La quantité minimale de matière de lithium nécessaire est alors :

n(\text{Li}) = \frac{E_{\text{tot}}}{\mathcal{F} e^\circ} = \frac{4\, E_{\text{tot}}}{|\Delta_r G^\circ|}

d'où la masse minimale de lithium solide requise :

m_{\text{Li}} = n(\text{Li}) \, M(\text{Li}) = \frac{E_{\text{tot}} \, M(\text{Li})}{\mathcal{F} e^\circ}

Avec E_{\text{tot}} = 4{,}91 \times 10^6\text{ J}, M(\text{Li}) = 6{,}93\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, \mathcal{F} = 9{,}65 \times 10^4\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1} et e^\circ = 3{,}70\text{ V} :

\begin{aligned} n(\text{Li}) &= \frac{4{,}91 \times 10^6}{9{,}65 \times 10^4 \times 3{,}70} \simeq 13{,}8\text{ mol} \\ m_{\text{Li}} &= 13{,}8 \times 6{,}93 \simeq 95\text{ g} \end{aligned}
\boxed{m_{\text{Li}} \simeq 95\text{ g}}

Résultat

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Partie D : Localisation par le système Argos

I · Constellation Kinéis

Question 43

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : gravitation, satellite en orbite circulaire

Exprimer la force gravitationnelle exercée par la Terre sur un nano-satellite. En déduire l’expression de la vitesse des satellites de Kinéis dans le référentiel géocentrique. Calculer .

Voir l'indice

Projeter la force de gravitation de Newton sur l'axe normal de Frenet pour une trajectoire circulaire de rayon R_T + h_s.

Voir la réponse courte

PFD sur l'orbite circulaire : v_s = \sqrt{\frac{G M_T}{R_T + h}} \simeq 7{,}5\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}.

Voir le corrigé complet

On étudie le mouvement d'un nano-satellite de masse m_s, modélisé par un point matériel S, dans le référentiel géocentrique supposé galiléen.

La Terre, de masse M_T et de rayon R_T, étant assimilée à une sphère homogène, elle exerce sur le satellite situé à l'altitude h_s (soit à la distance r = R_T + h_s de son centre) la force d'attraction gravitationnelle :

\boxed{\vec{F}_{\mathrm{T}\to s} = -\frac{\mathcal{G} M_T m_s}{(R_T + h_s)^2}\,\vec{u}_r = \frac{\mathcal{G} M_T m_s}{(R_T + h_s)^2}\,\vec{n}}

où \vec{u}_r est le vecteur unitaire radial dirigé du centre de la Terre vers le satellite, et \vec{n} = -\vec{u}_r le vecteur unitaire normal centripète (dirigé vers le centre de la Terre).

Le satellite n'étant soumis qu'à cette seule force gravitationnelle, la deuxième loi de Newton s'écrit :

m_s \vec{a} = \vec{F}_{\mathrm{T}\to s}

Dans le repère de Frenet (\vec{t}, \vec{n}), l'accélération d'un point décrivant une trajectoire circulaire de rayon r = R_T + h_s à la vitesse v_s s'écrit :

\vec{a} = \frac{\mathrm{d}v_s}{\mathrm{d}t}\,\vec{t} + \frac{v_s^2}{R_T + h_s}\,\vec{n}

La force gravitationnelle étant purement centripète, la projection selon la direction tangentielle donne \frac{\mathrm{d}v_s}{\mathrm{d}t} = 0 : le mouvement est uniforme.

La projection sur le vecteur normal centripète \vec{n} donne :

\begin{aligned} m_s \frac{v_s^2}{R_T + h_s} &= \frac{\mathcal{G} M_T m_s}{(R_T + h_s)^2} \end{aligned}

On en déduit l'expression de la vitesse orbitale v_s :

\boxed{v_s = \sqrt{\frac{\mathcal{G} M_T}{R_T + h_s}}}

Application numérique :

\begin{aligned} R_T + h_s &= (6\,371 + 650) \times 10^3\text{ m} = 7{,}021 \times 10^6\text{ m} \\ v_s &= \sqrt{\frac{6{,}67 \times 10^{-11} \times 5{,}97 \times 10^{24}}{7{,}021 \times 10^6}} \simeq 7{,}53 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}
\boxed{v_s = 7{,}53\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 44

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : satellite, ordre de grandeur

Vérifier que dans le référentiel géocentrique, la vitesse des satellites est nettement supérieure à celle d’un flotteur.

Voir l'indice

Calculer la vitesse d'entraînement d'un point à la surface de la Terre due à la rotation propre v_F = \frac{2\pi R_T}{T_T} et la comparer à v_s.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse du flotteur dans le référentiel géocentrique, laquelle résulte de la rotation propre de la Terre (vitesse d'entraînement) et de la dérive due aux courants marins (vitesse relative).
  2. Calculer la vitesse maximale due à la rotation terrestre (à l'équateur) à l'aide du rayon R_T et de la période sidérale T_T fournis.
  3. Comparer cette valeur à la vitesse orbitale v_s obtenue à la question précédente.
Voir la réponse courte

Comparaison : v_s \sim 7{,}5\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} est des milliers de fois supérieure à la vitesse de dérive océanique (quelques cm/s).

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel géocentrique, le mouvement d'un flotteur à la surface de l'océan est la superposition :

  • de la rotation propre de la Terre autour de son axe polaire à la vitesse angulaire \omega_T = \dfrac{2\pi}{T_T} ;
  • de sa dérive dans l'océan par rapport au référentiel terrestre, de l'ordre de quelques dixièmes de mètre par seconde (courants océaniques typiquement inférieurs à 1\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}).

La vitesse du flotteur dans le référentiel géocentrique est donc très largement dominée par la vitesse d'entraînement due à la rotation terrestre. À une latitude \lambda, cette vitesse vaut :

v_f \simeq \omega_T R_T \cos\lambda = \frac{2\pi R_T}{T_T}\cos\lambda

Elle est maximale à l'équateur (\lambda = 0) :

v_{f,\mathrm{max}} = \frac{2\pi R_T}{T_T}

Application numérique avec R_T = 6\,371\text{ km} = 6{,}371 \times 10^6\text{ m} et T_T = 86\,164\text{ s} :

v_{f,\mathrm{max}} = \frac{2\pi \times 6{,}371 \times 10^6}{86\,164} \simeq 465\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \simeq 0{,}465\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}

D'après la question Q43, la vitesse orbitale des satellites Kinéis est v_s \simeq 7{,}53\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} = 7\,530\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. On a donc :

\frac{v_s}{v_f} \ge \frac{7\,530}{465} \simeq 16

Aux latitudes moyennes (\lambda \approx 45^\circ), la vitesse du flotteur n'est plus que d'environ 330\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, ce qui porte le rapport à plus de 20.

\boxed{v_s \gg v_f}

La vitesse du satellite est ainsi supérieure d'au moins un ordre de grandeur à celle du flotteur, ce qui justifie de considérer le flotteur comme fixe dans le référentiel géocentrique durant les quelques minutes que dure le survol.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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II · Survol d’un flotteur par un satellite

Question 45

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Python
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : cinématique du point, python

Indiquer comment compléter les champs numérotés de 1 à 4, lignes 11, 12, 13 et 23, permettant de calculer l’angle formé entre le vecteur vitesse du satellite et l’horizon à , la vitesse angulaire du satellite dans le référentiel géocentrique, la durée pendant laquelle le satellite est au-dessus de l’horizon, ainsi que les distances entre le satellite et le flotteur.

Voir l'indice

Utiliser la trigonométrie dans le triangle rectangle horizon-Terre-satellite pour \theta_h, la vitesse angulaire \omega = v_s/(R_T+h_s), et le théorème de Pythagore avec np.sqrt pour la distance.

Voir la stratégie
  1. Identifier la configuration géométrique du survol à t = 0 : le satellite S est sur la ligne d'horizon du flotteur F, laquelle est la tangente à la Terre en F. En déduire \theta_h par trigonométrie dans le triangle rectangle OFS.
  2. Exprimer la vitesse angulaire \omega d'un mouvement circulaire uniforme de rayon R_T + h_s et de vitesse scalaire v_s.
  3. Utiliser la loi horaire angulaire \theta(t) = \theta_h - \omega t pour déterminer l'instant T où le satellite repasse sous l'horizon (\theta(T) = -\theta_h).
  4. Calculer la distance euclidienne SF à partir des coordonnées cartésiennes de F(x_0, y_0) et de S(x_{\mathrm{sat}}, y_{\mathrm{sat}}).
Voir la réponse courte

Complétion du script : vitesse angulaire \omega_s, angle d'élévation limite, durée de visibilité et distance euclidienne satellite-flotteur.

Voir le corrigé complet

1. Champ 1 (ligne 11) : Calcul de l'angle \theta_h

Le flotteur F est situé au sommet de la Terre en (x_0, y_0) = (0, R_T). La ligne d'horizon en F est le plan tangent à la sphère terrestre en F, d'équation y = R_T, donc orthogonale au rayon terrestre \vec{OF} = R_T\,\vec{u}_y.

À l'instant t = 0, le satellite apparaît sur cette ligne d'horizon en un point S. Le triangle OFS est rectangle en F, avec pour côtés OF = R_T et OS = R_T + h_s. Par projection :

\cos\theta_h = \frac{OF}{OS} = \frac{R_T}{R_T + h_s} \implies \theta_h = \arccos\left(\frac{R_T}{R_T + h_s}\right)

Le champ 1 se complète par :

np.arccos(RT / (RT + hs))

2. Champ 2 (ligne 12) : Vitesse angulaire \omega

Le satellite est animé d'un mouvement circulaire uniforme de rayon r_s = R_T + h_s à la vitesse orbitale v_s. Sa vitesse angulaire dans le référentiel géocentrique est :

\omega = \frac{v_s}{R_T + h_s}

Le champ 2 se complète par :

vs / (RT + hs)

3. Champ 3 (ligne 13) : Durée de la communication T

D'après les lignes 19 et 20 du script, la position angulaire du satellite repérée par rapport à la verticale du flotteur est \theta(t) = \theta_h - \omega t. Le satellite apparaît au-dessus de l'horizon à t = 0 (\theta(0) = \theta_h), passe au zénith à \theta = 0, puis disparaît sous l'horizon lorsque \theta(T) = -\theta_h :

\theta_h - \omega T = -\theta_h \implies T = \frac{2\theta_h}{\omega}

Le champ 3 se complète par :

2 * theta_h / omega

4. Champ 4 (ligne 23) : Tableau des distances SF

La position du flotteur est définie à la ligne 9 par (x_0, y_0) = (0, R_T). Les coordonnées cartésiennes du satellite au cours du temps sont stockées dans les tableaux NumPy x_sat et y_sat. La distance SF(t) s'exprime par le théorème de Pythagore :

SF(t) = \sqrt{(x_{\mathrm{sat}}(t) - x_0)^2 + (y_{\mathrm{sat}}(t) - y_0)^2}

Le champ 4 se complète par :

np.sqrt((x_sat - x0)**2 + (y_sat - y0)**2)

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Question 46

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : cinématique, document

Une fois complété, le script renvoie le tracé proposé en figure 12. Commenter.

Voir l'indice

Observer que la vitesse radiale s'annule lorsque le satellite passe exactement au zénith du flotteur (t = T/2), séparant la phase d'approche de la phase d'éloignement.

Voir la stratégie

Pour commenter un graphique temporel issu d'une simulation physique :

  1. Identifier la durée totale du phénomène et la comparer aux grandeurs caractéristiques du système.
  2. Analyser les variations de la grandeur (v_r) : signe, extremums, passage par zéro, en leur donnant une signification géométrique et cinématique précise.
  3. Vérifier les symétries de la courbe et la cohérence des valeurs numériques aux bornes.
Voir la réponse courte

Interprétation de la courbe SF(t) : passage au plus près (distance minimale) et fenêtre de télécommunication d'une dizaine de minutes.

Voir le corrigé complet

Le tracé de la vitesse radiale relative v_r(t) = \frac{\mathrm{d}(SF)}{\mathrm{d}t} appelle les commentaires physiques suivants :

  • Fenêtre de visibilité (durée de survol) : La courbe s'étend sur une durée totale T \simeq 810\text{ s} \approx 13{,}5\text{ min}, ce qui correspond au temps durant lequel le satellite reste au-dessus de l'horizon local du flotteur et peut donc échanger des signaux radioélectriques avec lui.
  • Signe et passage par zéro :

    • Pour t \in [0\,;\,T/2], on a v_r < 0 : la distance SF décroît, le satellite est en phase de rapprochement.
    • À l'instant médian t_0 = T/2 \simeq 405\text{ s}, la vitesse radiale s'annule (v_r = 0). Cela correspond au passage du satellite au zénith du flotteur (à sa verticale). La distance SF atteint son minimum (SF_{\min} = h_s = 650\text{ km}) et le vecteur vitesse \vec{v}_s, horizontal, est rigoureusement perpendiculaire à la ligne de visée \vec{FS}.
    • Pour t \in [T/2\,;\,T], on a v_r > 0 : la distance SF augmente, le satellite est en phase d'éloignement.
  • Symétrie de la trajectoire : La courbe présente une symétrie centrale par rapport au point (T/2, 0), traduisant l'invariance par renversement du temps du mouvement orbital circulaire autour de la verticale du flotteur : v_r(T/2 + \Delta t) = -v_r(T/2 - \Delta t).
  • Valeurs limites : Aux instants de lever (t=0) et de coucher (t=T) du satellite, la vitesse radiale atteint ses extremums :

    v_r(0) = -v_s \cos\theta_h \simeq -6{,}8\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} \quad \text{et} \quad v_r(T) = +v_s \cos\theta_h \simeq +6{,}8\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}

    Ces valeurs sont bien inférieures en module à la vitesse orbitale v_s = 7{,}53\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} en raison de la projection sur la ligne de visée.

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III · Communication et localisation du flotteur

Question 47

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : effet doppler, onde électromagnétique

Montrer que le champ électrique reçu par l’antenne du satellite situé en a un pulsation différente de que l’on exprimera en fonction de et . Comment appelle-t-on cet effet ?

Voir l'indice

Injecter x(t) = d_0 + v_k t dans l'argument cosinus de l'onde pour identifier le coefficient multiplicateur du temps, définissant la nouvelle pulsation apparente \omega'_c.

Voir la réponse courte

Calcul du retard de phase temporel conduisant au décalage Doppler \omega'_c = \omega_c (1 - v_k/c).

Voir le corrigé complet

Le champ électrique de l'onde incidente émise par le flotteur s'écrit en tout point x et à tout instant t :

\vec{E}_i(x, t) = E_0 \cos\left( \omega_c \left( t - \frac{x}{c} \right) + \varphi \right) \vec{u}.

L'antenne du satellite récepteur se déplace selon la loi horaire x(t) = d_0 + v_k t. Le champ électrique capté par le récepteur au cours du temps s'obtient en évaluant l'onde incidente en sa position instantanée :

\vec{E}_r(t) = \vec{E}_i(x(t), t) = E_0 \cos\left( \omega_c \left( t - \frac{d_0 + v_k t}{c} \right) + \varphi \right) \vec{u}.

En regroupant les termes dépendant du temps dans l'argument du cosinus, on a :

\begin{aligned} \vec{E}_r(t) &= E_0 \cos\left( \omega_c \left( 1 - \frac{v_k}{c} \right) t - \frac{\omega_c d_0}{c} + \varphi \right) \vec{u} \\ &= E_0 \cos\left( \omega'_c t + \varphi' \right) \vec{u}, \end{aligned}

où la phase à l'origine vaut \varphi' = \varphi - \dfrac{\omega_c d_0}{c}.

La pulsation de l'onde reçue par le satellite est la dérivée temporelle de la phase instantanée :

\boxed{\omega'_c = \omega_c \left( 1 - \frac{v_k}{c} \right)}

Puisque le satellite s'éloigne du flotteur (v_k > 0), on a \omega'_c \neq \omega_c (en l'occurrence \omega'_c < \omega_c).

Cette modification de la fréquence (ou de la pulsation) d'une onde perçue par un observateur en mouvement relatif par rapport à la source est appelée l'effet Doppler (ou effet Doppler-Fizeau pour les ondes électromagnétiques).

Résultat

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Question 48

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : effet doppler, localisation

Que peut-on déduire de cet enregistrement ?

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Constater que f = f_a correspond à une vitesse radiale nulle (passage au plus près), et relier la pente de la courbe Doppler à l'altitude minimale de survol.

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L'enregistrement de la figure 15 présente la courbe en « S » caractéristique de l'effet Doppler lors du survol d'un émetteur par un récepteur mobile en orbite basse. Pour tirer toutes les informations physiques de ce graphe, on procède par étapes :

  1. Exploiter la symétrie de la courbe pour identifier la fréquence d'émission propre f_e du flotteur ;
  2. Déterminer l'instant t_0 d'annulation du décalage Doppler, correspondant au passage au plus près (vitesse radiale nulle) ;
  3. Interpréter le signe du décalage en termes de rapprochement ou d'éloignement ;
  4. Mesurer la pente au point d'inflexion pour estimer la distance d'approche minimale et expliquer comment le système Argos en déduit la position géographique du flotteur.
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Exploitation du profil Doppler en S : l'annulation du décalage donne l'instant du survol au plus près et permet de géolocaliser le flotteur.

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L'effet Doppler-Fizeau établi à la question précédente donne pour la fréquence reçue f(t) :

f(t) = f_e \left(1 - \frac{v_r(t)}{c}\right) \iff f(t) - f_e = -\frac{f_e}{c}\,v_r(t)

où v_r(t) = \frac{\mathrm{d}(SF)}{\mathrm{d}t} est la vitesse radiale relative du satellite par rapport au flotteur.

1. Fréquence propre d'émission de la balise La courbe présente une symétrie centrale remarquable par rapport à l'ordonnée f - f_a = 0. Lorsque le décalage Doppler s'annule (v_r = 0), on a f = f_e. On en déduit que la fréquence émise par la balise du flotteur est rigoureusement :

\boxed{f_e = f_a = 401{,}650\text{ MHz}}

2. Instant du passage au plus près (TCA, Time of Closest Approach) Le signal s'annule (f = f_a) au point d'inflexion de la courbe, ce qui correspond à une vitesse radiale nulle :

\boxed{t_0 \simeq 1\,475\text{ s}} \quad (\text{estimé entre } 1\,470\text{ s et } 1\,480\text{ s})

À cet instant t_0, le satellite passe au point de sa trajectoire le plus proche du flotteur (sa vitesse est orthogonale à la ligne de visée SF).

3. Sens du déplacement relatif

  • Pour t < t_0, f > f_a : le décalage Doppler est positif (vers les hautes fréquences, v_r < 0), le satellite est en phase de rapprochement du flotteur ;
  • Pour t > t_0, f < f_a : le décalage Doppler est négatif (vers les basses fréquences, v_r > 0), le satellite est en phase d'éloignement du flotteur.

4. Localisation du flotteur (principe Argos) Au voisinage de t_0, la courbe est quasi-linéaire. Évaluons graphiquement la pente au point d'inflexion : Pour t_1 = 1\,350\text{ s}, f - f_a \simeq +3{,}2\text{ kHz} et pour t_2 = 1\,600\text{ s}, f - f_a \simeq -3{,}2\text{ kHz}, soit :

p = \left.\frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}t}\right|_{t_0} \simeq \frac{-3{,}2 \times 10^3 - 3{,}2 \times 10^3}{1\,600 - 1\,350} = \frac{-6{,}4 \times 10^3}{250} \simeq -25{,}6\text{ Hz}\cdot\text{s}^{-1} \simeq -26\text{ Hz}\cdot\text{s}^{-1}

Au passage au plus près, pour une trajectoire approchée par une droite à la vitesse v_s avec une distance minimale d'approche d_{\min}, la dérivée de la vitesse radiale vaut \left.\frac{\mathrm{d}v_r}{\mathrm{d}t}\right|_{t_0} = \frac{v_s^2}{d_{\min}}, d'où :

p = -\frac{f_e\,v_s^2}{c\,d_{\min}} \implies d_{\min} = \frac{f_e\,v_s^2}{c\,|p|}

Connaissant précisément l'orbite du satellite (éphémérides) :

  • La date t_0 fixe la position spatiale du satellite au plus près ;
  • La pente p donne la distance d'approche minimale d_{\min}.

L'intersection de cette distance avec la surface de la Terre permet de localiser précisément le flotteur (latitude et longitude).

5. Durée de la communication Le signal est reçu de t \approx 1\,175\text{ s} à t \approx 1\,750\text{ s}, soit une durée de visibilité utile d'environ :

\Delta t_{\text{comm}} \simeq 575\text{ s} \approx 9{,}5\text{ min}

ce qui est cohérent avec l'ordre de grandeur de la durée maximale de survol trouvée en Q45 (T \approx 810\text{ s} d'horizon à horizon).

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2025 ?

Surtout 4 chapitres : Induction électromagnétique (15 % des questions), Atomistique, liaisons et cristallographie (15 %, partie C), Mécanique des fluides (14 %, partie A) et Amplificateur linéaire intégré et oscillateurs électroniques (12 %). Plus ponctuellement : Oxydoréduction et électrochimie, Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire, Thermodynamique chimique et équilibres, Cinématique et dynamique du point, Circuits électriques et régimes transitoires…

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2025 dès la première année (TSI1) ?

En partie : 25 questions sur 48 (52 %) ne demandent que le programme de TSI1. Blocs abordables : la sous-partie B.II (Q13 à Q18), la sous-partie B.III (Q19 à Q21) et la sous-partie B.IV (Q22 à Q24). Avec les autres programmes de première année : 24 en MPSI, 38 en PCSI, 27 en PTSI, 22 en MP2I et 18 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2025 ?

Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie B est la plus longue (environ 1 h 45).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2025 ?

Aucune question n'est vraiment difficile : toutes sont cotées 1 ou 2 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2025 ?

Questions de cours : Q1 (statique des fluides), Q8 (conductimétrie), Q9 (amplificateur linéaire intégré), Q11 (montage non inverseur), Q13 (inductance propre), Q25 (convertisseur courant-tension), Q27 (amplificateur linéaire intégré), Q29 (isotope)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q10 (amplificateur linéaire intégré), Q12 (oscillateur harmonique), Q14 (inductance propre), Q18 (transformateur), Q26 (masse virtuelle), Q34 (masse volumique), Q37 (pile électrochimique), Q39 (enthalpie libre standard de réaction)….

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2025 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (29 sur 48), par exemple : Q2, Q5, Q8, Q9, Q12, Q13, Q15, Q19, Q22, Q25 à Q27, Q29 à Q41, Q43…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q1, Q4, Q10, Q11, Q16 à Q18, Q21, Q23, Q24 et Q47.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2025 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le rapport signale des résultats très contrastés : la chimie de la partie C est la mieux traitée alors que l'induction de la partie B est la plus mal traitée et que la majorité des candidats est en difficulté sur le mouvement du satellite en partie D. Moyenne : 9,05/20 (écart-type 4,29, 1 076 présents).

Combien d'électrons sont échangés dans l'équation de la pile en Q40 ?

Quatre électrons : l'équation bilan établie en Q37 met en jeu l'oxydation de 4\text{ Li}_{(\text{s})} en 4\text{ Li}^+, ce qui impose de poser n = 4 dans la relation thermodynamique \Delta_r G^\circ = -n F e^\circ.

Comment modéliser l'eau de mer traversant le capteur inductif en Q22 ?

Comme une spire unique fermée de résistance R_e : la boucle d'eau forme le secondaire à un tour (N_2 = 1) du premier transformateur et le primaire du second transformateur.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.