WikiPrépaLivrets

Corrigé détaillé Banque PT Physique B PT 2021

Liquéfaction du gaz naturel et physico-chimie du zinc

Le sujet en bref

Sujet moyen · Machines thermiques et systèmes ouverts, Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation, Oxydoréduction et électrochimie · 23 incontournables · 33 questions de première année
Afficher ou masquer la section

L'épreuve de Physique B du concours Banque PT 2021 réunit deux volets distincts et complémentaires de 2 heures chacun. Le premier volet de chimie traite de la cristallochimie de la blende ZnS, de l'élaboration et l'exploitation des diagrammes potentiel-pH du zinc en milieux aqueux et sulfuré, ainsi que de la thermodynamique et de la cinétique de précipitation homogène par décomposition de la thioacétamide.

Le second volet est une étude industrielle complète de la chaîne du Gaz Naturel Liquéfié (GNL). Il aborde la puissance minimale théorique de liquéfaction par les bilans enthalpique et entropique en système ouvert, le fonctionnement d'étaillé d'un cycle de Linde multi-étagé prérefroidi par deux réfrigérateurs auxiliaires avec lecture du diagramme du méthane, puis le stockage cryogénique par diffusion thermique stationnaire à travers l'isolation d'une cuve sphérique de navire méthanier. C'est un sujet très formateur, particulièrement représentatif des exigences de modélisation énergétique et de thermodynamique technique en filière PT.

Difficulté
Moyen, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 4 h 20 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

23 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en PTSI : 33 questions sur 65, parties Chimie.A, Chimie.B et Chimie.D.

Où gagner des points

58 questions rapides et accessibles · 4 résultats donnés par l'énoncé
Afficher ou masquer la section

Résultat donné (4) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé, données en annexe

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

65 questions
Afficher ou masquer la section

Partie Chimie : Physique B - Chimie

A · Propriétés atomistiques et cristallographique du Zinc

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : maille élémentaire, blende, réseau cfc

Dessiner la maille du cristal.

Voir l'indice

Représenter le réseau cubique à faces centrées des anions \mathrm{S}^{2-} et placer les cations \mathrm{Zn}^{2+} dans 4 des 8 sites tétraédriques (un sommet de cube sur deux).

Utiliser la relation de changement d'état à pression constante \Delta_{\mathrm{vap}} h = T_f (s_{10} - s_f) au palier de liquéfaction à 1 bar.

Voir la stratégie
  1. Représenter le réseau cubique à faces centrées formé par les anions \mathrm{S^{2-}} : ils occupent les 8 sommets et les centres des 6 faces.
  2. Découper mentalement la maille de côté a en 8 petits cubes de côté a/2. Le centre de chacun de ces sous-cubes définit un site tétraédrique.
  3. Placer les cations \mathrm{Zn^{2+}} au centre d'un sous-cube sur deux (en alternance), soit 4 sites tétraédriques occupés sur les 8 disponibles, afin de respecter la stœchiométrie \mathrm{ZnS}.
Voir la réponse courte

Dessin d'une maille cubique à faces centrées d'anions avec occupation d'un site tétraédrique sur deux par les cations.

Voir le corrigé complet

La structure du sulfure de zinc \mathrm{ZnS} de type blende est constituée :

  • d'un sous-réseau cubique à faces centrées (cfc) d'ions sulfure \mathrm{S^{2-}} (aux 8 sommets et aux centres des 6 faces) ;
  • de cations \mathrm{Zn^{2+}} occupant la moitié des sites tétraédriques, c'est-à-dire 4 sites parmi les 8 situés au centre des sous-cubes d'arête a/2, disposés de manière alternée.
Signaler une erreurSommaire

Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : coordinence, site tétraédrique

Calculer le nombre de plus proches voisins pour les anions et pour les cations.

Voir l'indice

Chaque cation est au centre d'un tétraèdre d'anions et chaque anion est entouré tétraédriquement par 4 cations.

Écrire le premier principe industriel pour un fluide en régime stationnaire avec une entrée et une sortie : D(h_f - h_i) = \mathscr{P}_i + \mathscr{P}_{\mathrm{th}}.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'environnement d'un cation \mathrm{Zn^{2+}} situé au centre d'un site tétraédrique.
  2. Déterminer le nombre d'anions \mathrm{S^{2-}} voisins de ce cation, puis faire de même pour un anion \mathrm{S^{2-}} soit par géométrie directe, soit par conservation de la stœchiométrie des liaisons.
Voir la réponse courte

Détermination de la coordinence (4, 4) car les cations occupent des sites tétraédriques et chaque anion est entouré de quatre cations.

Voir le corrigé complet

Dans la structure blende :

  • Chaque cation \mathrm{Zn^{2+}} occupe le centre d'un petit cube d'arête a/2 (site tétraédrique). Il est donc situé au centre d'un tétraèdre régulier formé par 4 anions \mathrm{S^{2-}} situés à la distance d = \frac{a\sqrt{3}}{4}. Le nombre de plus proches voisins d'un cation est donc :

    \boxed{\text{Nombre de plus proches voisins pour } \mathrm{Zn^{2+}} : 4\ \text{ions } \mathrm{S^{2-}}}
  • Chaque anion \mathrm{S^{2-}}, situé sur un nœud du réseau cfc, est partagé par 8 petits cubes d'arête a/2, c'est-à-dire 8 sites tétraédriques. Comme un site tétraédrique sur deux est occupé par un cation \mathrm{Zn^{2+}}, chaque anion \mathrm{S^{2-}} est entouré par 8 \times \frac{1}{2} = 4 cations \mathrm{Zn^{2+}} à la même distance d = \frac{a\sqrt{3}}{4}. Le nombre de plus proches voisins d'un anion est donc :

    \boxed{\text{Nombre de plus proches voisins pour } \mathrm{S^{2-}} : 4\ \text{ions } \mathrm{Zn^{2+}}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : condition de contact, rayon ionique

Etablir la condition de tangence entre les anions et les cations. En déduire la distance cation-anion en fonction du paramètre de maille. Etablir l'inégalité concernant le rapport des rayons ioniques dans l'hypothèse de la question précédente.

Voir l'indice

Écrire le contact le long de la demi-diagonale d'un sous-cube d'arête a/2, puis traduire le non-recouvrement des anions sur la diagonale d'une face.

Appliquer le second principe industriel sous la forme D(s_f - s_i) = \mathscr{P}_{\mathrm{th}}/T_0 + D\,s_c en précisant que s_c est en \text{kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}.

Voir la stratégie
  1. Repérer la position d'un site tétraédrique au centre d'un sous-cube (octant) d'arête a/2, et exprimer la distance entre ce centre et un sommet occupé par un anion.
  2. Écrire la condition de contact (tangence) cation-anion le long de la demi-diagonale du sous-cube.
  3. Exprimer la condition de non-recouvrement des anions entre eux (au minimum en contact le long de la diagonale d'une face du réseau cfc) pour en déduire la limite inférieure sur le rapport des rayons ioniques \frac{R(Zn^{2+})}{R(S^{2-})}.
Voir la réponse courte

Contact anion-cation le long de la demi-diagonale du cube (r^+ + r^- = a\sqrt{3}/4) et condition de non-interpénétration des anions.

Voir le corrigé complet

1. Condition de tangence cation-anion et distance cation-anion

Les cations \mathrm{Zn^{2+}} occupent le centre d'un huitième de maille (cube d'arête a/2), dont quatre sommets sont occupés par des anions \mathrm{S^{2-}}. Le cation et chacun des quatre anions voisins sont au contact le long de la demi-grande diagonale de ce sous-cube.

La longueur de la grande diagonale d'un sous-cube d'arête a/2 vaut :

D = \sqrt{\left(\frac{a}{2}\right)^2 + \left(\frac{a}{2}\right)^2 + \left(\frac{a}{2}\right)^2} = \frac{a\sqrt{3}}{2}

La distance d entre le centre du site tétraédrique et un sommet est la moitié de cette diagonale :

\boxed{ d = \frac{a\sqrt{3}}{4} }

À la tangence (contact) entre le cation et l'anion, la distance entre leurs centres est égale à la somme de leurs rayons ioniques :

\boxed{ R(\mathrm{Zn^{2+}}) + R(\mathrm{S^{2-}}) = \frac{a\sqrt{3}}{4} }

2. Inégalité sur le rapport des rayons ioniques

Pour que la structure soit géométriquement stable avec contact cation-anion, les anions du réseau hôte ne doivent pas s'interpénétrer. La plus courte distance entre deux anions \mathrm{S^{2-}} du réseau cubique à faces centrées est située le long de la diagonale d'une face de la maille :

d_{\mathrm{anion-anion}} = \frac{a\sqrt{2}}{2}

La condition de non-recouvrement des anions s'écrit donc :

2 R(\mathrm{S^{2-}}) \le d_{\mathrm{anion-anion}} = \frac{a\sqrt{2}}{2}

En exprimant le paramètre de maille a à partir de la condition de contact cation-anion :

a = \frac{4\left(R(\mathrm{Zn^{2+}}) + R(\mathrm{S^{2-}})\right)}{\sqrt{3}}

L'inégalité devient :

\begin{aligned} 2 R(\mathrm{S^{2-}}) &\le \frac{4\left(R(\mathrm{Zn^{2+}}) + R(\mathrm{S^{2-}})\right)}{\sqrt{3}} \cdot \frac{\sqrt{2}}{2} = 2 \sqrt{\frac{2}{3}} \left(R(\mathrm{Zn^{2+}}) + R(\mathrm{S^{2-}})\right) \end{aligned}

En simplifiant par 2 R(\mathrm{S^{2-}}) > 0 :

1 \le \sqrt{\frac{2}{3}}\left(1 + \frac{R(\mathrm{Zn^{2+}})}{R(\mathrm{S^{2-}})}\right) \iff 1 + \frac{R(\mathrm{Zn^{2+}})}{R(\mathrm{S^{2-}})} \ge \sqrt{\frac{3}{2}}

On en déduit l'inégalité sur le rapport des rayons :

\boxed{ \frac{R(\mathrm{Zn^{2+}})}{R(\mathrm{S^{2-}})} \ge \sqrt{\frac{3}{2}} - 1 }

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : rayon ionique, stabilité cristalline

Calculer à partir des valeurs le rapport des rayons. On pourra calculer une valeur approchée. Commenter. On prendra

Voir l'indice

Calculer le rapport R_{\mathrm{Zn}^{2+}}/R_{\mathrm{S}^{2-}} et le comparer à la valeur limite théorique \sqrt{3/2}-1 \approx 0{,}225.

Éliminer la puissance thermique \mathscr{P}_{\mathrm{th}} entre les équations des premier et second principes industriels.

Voir la stratégie
  1. Calculer le rapport des rayons ioniques à partir des valeurs numériques de l'énoncé.
  2. Comparer ce rapport à la valeur limite théorique \sqrt{3/2} - 1 établie à la question précédente en utilisant l'approximation \sqrt{3/2} \cong 1,22.
  3. Commenter la stabilité de la structure tétraédrique selon les règles de compacité de Pauling.
Voir la réponse courte

Calcul du rapport r^+/r^- et vérification du critère de stabilité géométrique de la coordinence 4.

Voir le corrigé complet

D'après les données de l'énoncé, les rayons ioniques valent :

R(Zn^{2+}) = 74,0\text{ pm} \quad \text{et} \quad R(S^{2-}) = 184\text{ pm}

Calculons le rapport des rayons ioniques :

\frac{R(Zn^{2+})}{R(S^{2-})} = \frac{74,0}{184} = \frac{37,0}{92} \approx 0,402

Soit une valeur approchée :

\boxed{\frac{R(Zn^{2+})}{R(S^{2-})} \approx 0,40}

Commentaire : La condition de non-interpénétration des anions au contact pour un site tétraédrique, établie à la question Q3, s'écrit :

\frac{R(Zn^{2+})}{R(S^{2-})} \ge \sqrt{\frac{3}{2}} - 1

Avec l'approximation fournie \sqrt{3/2} \cong 1,22, le seuil géométrique minimal vaut :

\sqrt{\frac{3}{2}} - 1 \cong 1,22 - 1 = 0,22

Le rapport réel vérifie largement cette condition :

\frac{R(Zn^{2+})}{R(S^{2-})} \approx 0,40 > 0,22

Les anions ne sont donc pas en contact mutuel : ils ne se repoussent pas par recouvrement de leurs nuages électroniques, ce qui garantit la stabilité géométrique du réseau.

De plus, la valeur limite supérieure pour l'occupation d'un site tétraédrique (qui correspond au seuil de stabilité d'un site octaédrique selon les règles de Pauling) est \sqrt{2} - 1 \approx 0,414. Le rapport 0,40 se situe précisément dans l'intervalle de stabilité d'une coordinence 4 :

0,225 \le \frac{R(Zn^{2+})}{R(S^{2-})} < 0,414

Ce résultat confirme parfaitement la coordinence tétraédrique observée pour le zinc dans la blende.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : masse volumique, population de maille

Exprimer la masse volumique de en fonction du paramètre de maille. Donner un ordre de grandeur de sa valeur.

Voir l'indice

Compter le nombre de groupements formulaires par maille (Z = 4) et appliquer la définition \rho = Z\,M/(\mathcal{N}_A a^3).

Minimiser la puissance utile en annulant le terme de création d'entropie (s_c = 0, transformation réversible).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la masse contenue dans une maille cubique à l'aide de la multiplicité Z = 4 motifs \mathrm{ZnS} établie à la question Q1, de la masse molaire du composé et de la constante d'Avogadro N_A.
  2. Diviser par le volume de la maille V = a^3 pour obtenir l'expression littérale de la masse volumique \rho.
  3. Effectuer les approximations numériques nécessaires sans calculatrice pour estimer la valeur et préciser son ordre de grandeur.
Voir la réponse courte

Expression \rho = \frac{4(M_{\mathrm{Zn}} + M_{\mathrm{S}})}{N_A a^3} pour quatre groupements formulaires par maille, puis calcul numérique.

Voir le corrigé complet

La masse volumique \rho du solide cristallin s'exprime par le quotient de la masse des atomes appartenant en propre à la maille par le volume de celle-ci :

\rho = \frac{m_{\text{maille}}}{V_{\text{maille}}} = \frac{Z \cdot M(\mathrm{ZnS})}{N_A \cdot a^3}

où Z = 4 correspond au nombre de formules unitaires \mathrm{ZnS} par maille (question Q1), et M(\mathrm{ZnS}) = M(\mathrm{Zn}) + M(\mathrm{S}) est la masse molaire du sulfure de zinc :

M(\mathrm{ZnS}) = 65{,}4 + 32{,}1 = 97{,}5\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 97{,}5\cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}

L'expression littérale de la masse volumique est :

\boxed{\rho = \frac{4 \left(M(\mathrm{Zn}) + M(\mathrm{S})\right)}{N_A \, a^3}}

Pour l'application numérique, calculons d'abord le volume molaire de la maille V_{\text{m}} = N_A \, a^3 avec a = 541\text{ pm} = 5{,}41\cdot 10^{-10}\text{ m} :

\begin{aligned} a^3 &\approx (5{,}4\cdot 10^{-10})^3 \approx 1{,}57\cdot 10^{-28}\text{ m}^3 \\ N_A \, a^3 &\approx 6{,}02\cdot 10^{23} \times 1{,}57\cdot 10^{-28} \approx 9{,}5\cdot 10^{-5}\text{ m}^3\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

La masse molaire de 4 motifs vaut :

4 \times 97{,}5\cdot 10^{-3} = 390\cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} = 0{,}390\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}

On en déduit :

\rho \approx \frac{0{,}390}{9{,}5\cdot 10^{-5}} \approx 4{,}1\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} = 4{,}1\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3}

L'ordre de grandeur de la masse volumique du sulfure de zinc est donc :

\boxed{\rho \sim 4\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

B · Diagrammes du zinc en solution aqueuse et en solution de sulfure

Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : produit de solubilité, complexe, amphothère

Ecrire l'équation de dissolution du précipité en ions . Ecrire l'équation de dissolution du précipité en ions d'autre part. En déduire les différents domaines de prédominance ou d'existence sur le diagramme de la figure 1. On tracera l'allure du diagramme sur la copie et on précisera l'espèce dans les différentes zones ainsi définies.

Voir l'indice

Écrire les équilibres de dissociation de \mathrm{Zn(OH)}_{2(\mathrm{s})} en \mathrm{Zn}^{2+} et de formation du complexe zincate \left[\mathrm{Zn(OH)}_4\right]^{2-}. Classer les espèces par degré d'oxydation croissant de bas en haut et par basicité croissante de gauche à droite.

Tracer la droite affine \mathscr{P}_i(s_c) et la fonction homographique \mathrm{TP}(s_c) = 1 / (1 + \alpha s_c) pour s_c \ge 0.

Voir la stratégie
  1. Écrire les équilibres chimiques de dissolution du précipité d'hydroxyde de zinc \mathrm{Zn(OH)}_{2(\text{s})}, en milieu acide/neutre (libération de \mathrm{Zn}^{2+}) et en milieu très basique (formation du complexe tétrahydroxozincate \mathrm{Zn(OH)}_4^{2-}).
  2. Identifier les degrés d'oxydation du zinc : le zinc métallique \mathrm{Zn}_{(\text{s})} est au degré d'oxydation 0, tandis que les trois autres espèces (\mathrm{Zn}^{2+}, \mathrm{Zn(OH)}_{2(\text{s})}, \mathrm{Zn(OH)}_4^{2-}) sont au degré d'oxydation +\text{II}.
  3. Déduire l'agencement relatif des domaines sur le diagramme potentiel-pH :

    • le degré 0 (\mathrm{Zn}_{(\text{s})}) occupe la partie inférieure (faibles potentiels) ;
    • le degré +\text{II} occupe la partie supérieure (hauts potentiels), subdivisé selon le pH croissant en acide (\mathrm{Zn}^{2+}), intermédiaire (\mathrm{Zn(OH)}_{2(\text{s})}) et basique (\mathrm{Zn(OH)}_4^{2-}).
Voir la réponse courte

Équilibres de dissolution de \mathrm{Zn(OH)}_{2(s)} en milieu acide et basique, puis délimitation des domaines d'existence et de prédominance.

Voir le corrigé complet

1. Équations de dissolution du précipité

  • Dissolution de \mathrm{Zn(OH)}_{2(\text{s})} conduisant à la formation d'ions \mathrm{Zn}^{2+} :

    \boxed{\mathrm{Zn(OH)}_{2(\text{s})} = \mathrm{Zn}^{2+}_{(\text{aq})} + 2\,\mathrm{OH}^-_{(\text{aq})}}

    (ou en faisant intervenir les ions oxonium : \mathrm{Zn(OH)}_{2(\text{s})} + 2\,\mathrm{H}^+_{(\text{aq})} = \mathrm{Zn}^{2+}_{(\text{aq})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{l})}).

  • Dissolution de \mathrm{Zn(OH)}_{2(\text{s})} en milieu basique par complexation conduisant aux ions tétrahydroxozincate \mathrm{Zn(OH)}_4^{2-} :

    \boxed{\mathrm{Zn(OH)}_{2(\text{s})} + 2\,\mathrm{OH}^-_{(\text{aq})} = \mathrm{Zn(OH)}_4^{2-}}

2. Déduction des domaines de prédominance ou d'existence

  • Degrés d'oxydation du zinc :

    • \mathrm{Zn}_{(\text{s})} est au degré d'oxydation 0.
    • \mathrm{Zn}^{2+}, \mathrm{Zn(OH)}_{2(\text{s})} et \mathrm{Zn(OH)}_4^{2-} sont au degré d'oxydation +\text{II}.

    Le zinc métallique \mathrm{Zn}_{(\text{s})} possède le degré d'oxydation le plus bas : son domaine d'existence se situe donc en bas du diagramme (E faible).

  • Répartition selon le pH au degré d'oxydation +\text{II} :

    • En milieu acide (\mathrm{pH} faible), la forme stable est le cation libre \mathrm{Zn}^{2+} : domaine de prédominance situé en haut à gauche.
    • En milieu intermédiaire, le précipité \mathrm{Zn(OH)}_{2(\text{s})} est stable : domaine d'existence situé en haut au centre.
    • En milieu fortement basique (\mathrm{pH} élevé), la forme soluble complexée \mathrm{Zn(OH)}_4^{2-} prédomine : domaine de prédominance situé en haut à droite.

3. Allure du diagramme potentiel-pH

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : ph de précipitation, produit de solubilité

Déterminer le pH de précipitation de à partir d'une solution d'ions à la concentration de .

Voir l'indice

Traduire la condition de précipitation Q_r = K_{s1} avec \left[\mathrm{Zn}^{2+}\right] = 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et relier \left[\mathrm{HO}^-\right] au pH.

Justifier le caractère isentropique des compresseurs adiabatiques réversibles, isenthalpique de la détente dans la vanne, et isobare des échangeurs sans perte de charge.

Voir la réponse courte

Calcul du pH de début de précipitation par la condition K_s = [\mathrm{Zn}^{2+}][\mathrm{OH}^-]^2.

Voir le corrigé complet

L'équilibre de dissolution de l'hydroxyde de zinc s'écrit :

\mathrm{Zn(OH)}_{2(\text{s})} \rightleftharpoons \mathrm{Zn}^{2+}_{(\text{aq})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\text{aq})}

La condition d'apparition du premier grain de précipité correspond à la saturation de la solution, c'est-à-dire :

Q_r = \left(\frac{[\mathrm{Zn}^{2+}]}{c^\circ}\right)\left(\frac{[\mathrm{HO}^-]}{c^\circ}\right)^2 = K_{s1} = 10^{-\mathrm{p}K_{s1}}

avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

La concentration en ions hydroxyde à la limite de précipitation vaut donc :

\frac{[\mathrm{HO}^-]}{c^\circ} = \sqrt{\frac{K_{s1}}{[\mathrm{Zn}^{2+}]/c^\circ}}

En utilisant le produit ionique de l'eau K_e = [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+][\mathrm{HO}^-] / (c^\circ)^2 = 10^{-14} à 298\text{ K}, il vient :

\frac{[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]}{c^\circ} = \frac{K_e}{[\mathrm{HO}^-]/c^\circ} = K_e \sqrt{\frac{[\mathrm{Zn}^{2+}]/c^\circ}{K_{s1}}}

On en déduit l'expression du \mathrm{pH} de début de précipitation :

\mathrm{pH} = \mathrm{p}K_e - \frac{1}{2}\left(\mathrm{p}K_{s1} + \log\left(\frac{[\mathrm{Zn}^{2+}]}{c^\circ}\right)\right)

Application numérique avec \mathrm{p}K_{s1} = 17, \mathrm{p}K_e = 14 et [\mathrm{Zn}^{2+}] = 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :

\begin{aligned} \mathrm{pH} &= 14 - \frac{1}{2}(17 - 2) = 14 - 7{,}5 = 6{,}5 \end{aligned}
\boxed{\mathrm{pH}_{\text{précip}} = 6{,}5}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : complexe, dissolution

Ecrire l'équation de formation de l'espèce à partir de .

Voir l'indice

Faire réagir le précipité avec deux ions hydroxyde pour former le complexe tétrahydroxozincate(II).

Appliquer le théorème des moments ou la définition de la fraction massique en vapeur : h_9 = (1 - x_g) h_f + x_g h_{10}.

Voir la réponse courte

Écriture de la dissolution complexante : \mathrm{Zn(OH)}_{2(s)} + 2\,\mathrm{OH}^- \rightleftharpoons \mathrm{Zn(OH)}_4^{2-}.

Voir le corrigé complet

L'ion tétrahydroxozincate(II) \mathrm{Zn(OH)}_4^{2-} se forme par réaction de l'hydroxyde de zinc solide \mathrm{Zn(OH)}_{2(\text{s})} avec les ions hydroxyde \mathrm{HO}^-.

La conservation de l'élément zinc et des groupements hydroxyle (ainsi que la conservation de la charge électrique) conduit à l'équation de réaction :

\boxed{\mathrm{Zn(OH)}_{2(\text{s})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\text{aq})} = \left[\mathrm{Zn(OH)}_4\right]^{2-}_{(\text{aq})}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : constante d'équilibre, constante de formation

Donner l'expression de la constante d'équilibre de cette réaction puis la calculer.

Voir l'indice

Exprimer la constante K^\circ de la réaction en combinant le produit de solubilité K_{s1} et la constante globale de formation K_c.

Repérer les isobares 1 bar, 5 bar, 25 bar et 100 bar, et suivre les isentropiques lors des trois compressions successives.

Voir la réponse courte

Expression de la constante d'équilibre K^\circ = K_s \cdot \beta_4 puis calcul numérique.

Voir le corrigé complet

La réaction étudiée, écrite à la question précédente, s'écrit :

\mathrm{Zn(OH)}_{2(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{OH}^-_{(\mathrm{aq})} = \mathrm{Zn(OH)}_4^{2-}{}_{(\mathrm{aq})}

D'après la loi d'action de masse, l'activité du solide pur étant égale à 1, la constante d'équilibre associée K^\circ s'exprime par :

\boxed{K^\circ = \frac{\left[\mathrm{Zn(OH)}_4^{2-}\right]/c^\circ}{\left(\left[\mathrm{OH}^-\right]/c^\circ\right)^2}}

Cette réaction correspond à la combinaison linéaire des deux équilibres suivants :

\begin{aligned} \mathrm{Zn(OH)}_{2(\mathrm{s})} &= \mathrm{Zn}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{OH}^-_{(\mathrm{aq})} && K_1^\circ = K_{s1} = 10^{-pK_{s1}} \\ \mathrm{Zn}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 4\,\mathrm{OH}^-_{(\mathrm{aq})} &= \mathrm{Zn(OH)}_4^{2-}{}_{(\mathrm{aq})} && K_2^\circ = K_c \end{aligned}

Comme l'équation-bilan est la somme de ces deux équilibres, la constante d'équilibre est le produit des constantes d'équilibre de chacun d'eux :

K^\circ = K_{s1} \cdot K_c = 10^{-pK_{s1}} \cdot K_c

Application numérique avec les données de l'énoncé (pK_{s1} = 17 et K_c = 10^{16}) :

K^\circ = 10^{-17} \times 10^{16} = 10^{-1}
\boxed{K^\circ = 0{,}1}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : domaine d'existence, ph de redissolution

En déduire la valeur du pH à la deuxième frontière verticale sur le diagramme.

Voir l'indice

Appliquer la condition de redissolution du précipité à la concentration limite de tracé fixée à 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

La chaleur latente massique de vaporisation sous 1 bar est donnée directement par L_v = h_{10} - h_f.

Voir la stratégie
  1. Écrire la condition d'équilibre sur la frontière entre le solide \mathrm{Zn(OH)}_{2(\text{s})} et l'ion complexe soluble \left[\mathrm{Zn(OH)}_4\right]^{2-} pour la concentration de tracé fixée par l'énoncé (c = 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}).
  2. Exprimer [\mathrm{HO}^-] à partir de la constante d'équilibre K^\circ calculée à la question Q9, puis en déduire le \mathrm{pH} à l'aide du produit ionique de l'eau.
Voir la réponse courte

Calcul du pH de redissolution complète du précipité pour la concentration fixée en complexe.

Voir le corrigé complet

La deuxième frontière verticale sépare le domaine d'existence de l'hydroxyde de zinc solide \mathrm{Zn(OH)}_{2(\text{s})} et le domaine de prédominance de l'ion tétrahydroxozincate(II) \left[\mathrm{Zn(OH)}_4\right]^{2-}_{(\text{aq})}.

À cette frontière, l'équilibre de formation du complexe à partir du précipité (étudié aux questions Q8 et Q9) est réalisé :

\mathrm{Zn(OH)}_{2(\text{s})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\text{aq})} = \left[\mathrm{Zn(OH)}_4\right]^{2-}_{(\text{aq})}

La constante d'équilibre s'écrit :

K^\circ = \frac{\left[\mathrm{Zn(OH)}_4^{2-}\right]\,c^\circ}{\left[\mathrm{HO}^-\right]^2}

Selon la convention de tracé du diagramme, la concentration en espèce soluble à la frontière est égale à la concentration de tracé c_0 = 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}. On en déduit :

\left[\mathrm{HO}^-\right]^2 = \frac{c_0\,c^\circ}{K^\circ} = \frac{10^{-2}\times 1}{10^{-1}} = 10^{-1}\text{ mol}^2\cdot\text{L}^{-2}

En prenant le logarithme décimal :

\begin{aligned} 2\log\left(\frac{[\mathrm{HO}^-]}{c^\circ}\right) &= -1 \\ -2\,\mathrm{pOH} &= -1 \implies \mathrm{pOH} = 0{,}5 \end{aligned}

À 25\,^\circ\text{C}, avec K_e = 10^{-14} (\mathrm{pH} + \mathrm{pOH} = 14) :

\mathrm{pH} = 14 - \mathrm{pOH} = 14 - 0{,}5 = 13{,}5
\boxed{\mathrm{pH} = 13{,}5}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : diagramme potentiel-ph, domaine de stabilité de l'eau

Tracer sur la copie l'allure de la figure 1 correspondante aux domaines de prédominance de l'eau représentés en pointillé en précisant les demi-réactions redox de l'eau et attribuer aux espèces.

Voir l'indice

Tracer les droites frontières des couples \mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O} et \mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2 de pentes respectives -0{,}06\text{ V/pH}.

Écrire les bilans de matière stationnaires aux nœuds M (D_1 = D + D_2) et S (D_1 = D_2 + D_L), puis identifier D_L = D.

Voir la stratégie
  1. Écrire les deux demi-équations d'oxydoréduction engageant l'eau comme réducteur (oxydation en \mathrm{O}_{2(\text{g})}) et comme oxydant (réduction en \mathrm{H}_{2(\text{g})}).
  2. Appliquer la formule de Nernst pour expliciter les potentiels des frontières conventionnelles (pour des pressions partielles de gaz égales à la pression standard P^\circ = 1\text{ bar}).
  3. Attribuer les espèces à chaque zone en fonction du potentiel (l'oxydant prédomine au-dessus de la frontière, le réducteur en-dessous) et tracer le diagramme.
Voir la réponse courte

Tracé des droites de réduction de \mathrm{H}^+ et d'oxydation de \mathrm{H}_2\mathrm{O} de pente -0{,}06\text{ V/pH}.

Voir le corrigé complet

L'eau liquide intervient dans deux couples d'oxydoréduction :

1. Couple à potentiel élevé : \mathrm{O}_{2(\text{g})} / \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{l})}

  • Demi-équation électronique :

    \mathrm{O}_{2(\text{g})} + 4\,\mathrm{H}^+_{(\text{aq})} + 4\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{l})}
  • Formule de Nernst à 298\text{ K} avec \dfrac{2{,}3\,RT}{\mathcal{F}} = 0{,}06\text{ V} et pour P(\mathrm{O}_2) = P^\circ = 1\text{ bar} :

    E_1 = E^\circ(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) + \frac{0{,}06}{4}\log\left(\frac{P(\mathrm{O}_2)}{P^\circ}\,[\mathrm{H}^+]^4\right) = 1{,}23 - 0{,}06\,\mathrm{pH}

    Cette droite sépare le domaine de \mathrm{O}_{2(\text{g})} (pour E > E_1) de celui de \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{l})} (pour E < E_1).

2. Couple à bas potentiel : \mathrm{H}^+_{(\text{aq})} / \mathrm{H}_{2(\text{g})} (ou \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{l})} / \mathrm{H}_{2(\text{g})})

  • Demi-équation électronique :

    2\,\mathrm{H}^+_{(\text{aq})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_{2(\text{g})} \quad \left(\text{ou } 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{l})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_{2(\text{g})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\text{aq})}\right)
  • Formule de Nernst avec P(\mathrm{H}_2) = P^\circ = 1\text{ bar} :

    E_2 = E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) + \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{[\mathrm{H}^+]^2}{P(\mathrm{H}_2)/P^\circ}\right) = 0{,}00 - 0{,}06\,\mathrm{pH}

    Cette droite sépare le domaine de \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{l})} (pour E > E_2) de celui de \mathrm{H}_{2(\text{g})} (pour E < E_2).

3. Tracé des domaines de stabilité : Les deux droites sont parallèles de pente -0{,}06\text{ V/unité de pH}.

\boxed{ \begin{aligned} \text{Au-dessus de } E_1 = 1{,}23 - 0{,}06\,\mathrm{pH} &: \quad \mathrm{O}_{2(\text{g})} \\ \text{Entre } E_2 \text{ et } E_1 &: \quad \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{l})} \text{ (domaine de stabilité de l'eau)} \\ \text{En-dessous de } E_2 = -0{,}06\,\mathrm{pH} &: \quad \mathrm{H}_{2(\text{g})} \end{aligned} }

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : diagramme potentiel-ph, stabilité thermodynamique

Quelle est la stabilité du zinc métallique dans l'eau en fonction du pH ?

Voir l'indice

Comparer le domaine d'existence de \mathrm{Zn}_{(\mathrm{s})} avec le domaine de stabilité thermodynamique de l'eau.

Appliquer le premier principe au séparateur S adiabatique en exploitant l'expression de l'enthalpie massique h_9 issue de la question Q8.

Voir la stratégie
  1. Comparer la position du domaine d'existence du zinc métallique \mathrm{Zn}_{(\text{s})} à celle du domaine de stabilité thermodynamique de l'eau déterminé à la question précédente.
  2. En déduire le comportement thermodynamique du zinc métallique dans l'eau (oxydation spontanée par l'eau ou les ions \mathrm{H}^+ avec dégagement de \mathrm{H}_2).
  3. Distinguer les régimes de corrosion et de passivation selon la nature de l'espèce oxydée prédominante en fonction du \mathrm{pH}.
Voir la réponse courte

Le domaine du zinc métallique est disjoint de celui de l'eau : il réduit les protons à tout pH.

Voir le corrigé complet

1. Instabilité thermodynamique :

D'après la figure 1 et la question Q11, la frontière inférieure du domaine de stabilité de l'eau est définie par le couple \mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2 :

E(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) = -0{,}06\,\mathrm{pH}

Sur toute la gamme de \mathrm{pH} (0 \le \mathrm{pH} \le 14), le domaine d'existence du zinc métallique \mathrm{Zn}_{(\text{s})} est situé strictement en dessous de la frontière de dégagement de dihydrogène :

E_{\text{frontière}}(\text{Zn(II)}/\mathrm{Zn}) < E(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2)

Par conséquent, le zinc métallique est thermodynamiquement instable dans l'eau quel que soit le \mathrm{pH} : il réduit spontanément l'eau (ou les protons \mathrm{H}^+) avec dégagement de dihydrogène \mathrm{H}_{2(\text{g})}.

2. Stabilité cinétique et comportement vis-à-vis de la corrosion :

La nature de la phase oxydée formée permet de distinguer trois domaines de comportement en fonction du \mathrm{pH} :

  • En milieu acide (\mathrm{pH} < 6{,}5) : domaine de corrosion.
    L'espèce d'oxydation stable est l'ion soluble \mathrm{Zn}^{2+}_{(\text{aq})}. La corrosion est thermodynamiquement favorisée et totale, selon la réaction :

    \mathrm{Zn}_{(\text{s})} + 2\,\mathrm{H}^+_{(\text{aq})} \longrightarrow \mathrm{Zn}^{2+}_{(\text{aq})} + \mathrm{H}_{2(\text{g})}
  • En milieu modérément acide, neutre à basique (6{,}5 \le \mathrm{pH} \le 13{,}5) : domaine de passivation.
    L'espèce d'oxydation stable est le solide insoluble \mathrm{Zn(OH)}_{2(\text{s})}. Il se forme une couche d'hydroxyde à la surface du métal :

    \mathrm{Zn}_{(\text{s})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{l})} \longrightarrow \mathrm{Zn(OH)}_{2(\text{s})} + \mathrm{H}_{2(\text{g})}

    Si cette couche est compacte et adhérente, elle protège le métal sous-jacent du contact direct avec la solution aqueuse : le zinc est cinétiquement stabilisé par passivation.

  • En milieu très basique (\mathrm{pH} > 13{,}5) : domaine de corrosion (par complexation).
    L'hydroxyde se redissout sous forme du complexe soluble \left[\mathrm{Zn(OH)}_4\right]^{2-}_{(\text{aq})}. Le film protecteur disparaît et la corrosion reprend :

    \mathrm{Zn}_{(\text{s})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\text{aq})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{l})} \longrightarrow \left[\mathrm{Zn(OH)}_4\right]^{2-}_{(\text{aq})} + \mathrm{H}_{2(\text{g})}
\boxed{\text{Le zinc métallique est thermodynamiquement instable à tout }\mathrm{pH}\text{ ; il est passivé pour } 6{,}5 \le \mathrm{pH} \le 13{,}5 \text{ et corrodé en dehors.}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : nombre d'oxydation, précipitation

Quel est le degré d'oxydation de l'élément Zinc dans l'espèce ? A partir de quelles espèces solubles du zinc et du soufre, ce précipité se forme-t-il ?

Voir l'indice

Déterminer le nombre d'oxydation de Zn en attribuant le degré -\mathrm{II} au soufre, puis identifier les espèces solubles en solution acide ou basique.

Résoudre le système linéaire des bilans massiques pour exprimer D_1 et D_2 en fonction de D et du titre de vapeur x_g.

Voir la réponse courte

Le degré d'oxydation du zinc est +II ; précipitation à partir des ions zinc(II) et sulfure dissous.

Voir le corrigé complet

1. Degré d'oxydation du zinc dans \mathrm{ZnS}_{(\text{s})} :

Le soufre étant plus électronégatif que le zinc (\chi(\mathrm{S}) \approx 2{,}58 > \chi(\mathrm{Zn}) \approx 1{,}65), il est au nombre d'oxydation -\mathrm{II} (comme dans l'ion sulfure \mathrm{S}^{2-}).

L'espèce \mathrm{ZnS}_{(\text{s})} étant globalement neutre, la somme des nombres d'oxydation de ses éléments est nulle :

\text{n.o.}(\mathrm{Zn}) + \text{n.o.}(\mathrm{S}) = 0 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Zn}) - \mathrm{II} = 0 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Zn}) = +\mathrm{II}
\boxed{\text{Le zinc est au degré d'oxydation } +\mathrm{II} \text{ dans } \mathrm{ZnS}_{(\text{s})}.}

2. Espèces solubles conduisant à la formation du précipité :

Le sulfure de zinc se forme par précipitation :

  • à partir de l'ion zinc(II) \mathrm{Zn}^{2+}_{(\text{aq})} pour l'élément zinc (ou du tétrahydroxozincate \left[\mathrm{Zn}(\mathrm{OH})_4\right]^{2-}_{(\text{aq})} en milieu très basique) ;
  • à partir de l'ion sulfure \mathrm{S}^{2-}_{(\text{aq})} selon l'équilibre de solubilité associé à K_{s2} :

    \mathrm{Zn}^{2+}_{(\text{aq})} + \mathrm{S}^{2-}_{(\text{aq})} = \mathrm{ZnS}_{(\text{s})}

    Plus généralement, en solution aqueuse selon le \mathrm{pH}, le soufre dissous au degré d'oxydation -\mathrm{II} existe sous trois formes acido-basiques en équilibre : \mathrm{H}_2\mathrm{S}_{(\text{aq})}, \mathrm{HS}^-_{(\text{aq})} et \mathrm{S}^{2-}_{(\text{aq})}. Le précipité peut donc se former à partir de \mathrm{Zn}^{2+}_{(\text{aq})} réagissant avec l'une quelconque de ces trois espèces solubles du soufre :

    \begin{aligned} \mathrm{Zn}^{2+}_{(\text{aq})} + \mathrm{H}_2\mathrm{S}_{(\text{aq})} &= \mathrm{ZnS}_{(\text{s})} + 2\,\mathrm{H}^+_{(\text{aq})} \\ \mathrm{Zn}^{2+}_{(\text{aq})} + \mathrm{HS}^-_{(\text{aq})} &= \mathrm{ZnS}_{(\text{s})} + \mathrm{H}^+_{(\text{aq})} \\ \mathrm{Zn}^{2+}_{(\text{aq})} + \mathrm{S}^{2-}_{(\text{aq})} &= \mathrm{ZnS}_{(\text{s})} \end{aligned}
\boxed{\text{Le précipité se forme à partir des ions } \mathrm{Zn}^{2+}_{(\text{aq})} \text{ et des espèces soufrées } \mathrm{H}_2\mathrm{S}_{(\text{aq})},\ \mathrm{HS}^-_{(\text{aq})} \text{ ou } \mathrm{S}^{2-}_{(\text{aq})}.}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : diagramme de prédominance, constante d'acidité

Tracer un diagramme de prédominance des espèces acido-basiques relatives au sulfure en fonction du pH.

Voir l'indice

Placer sur un axe de pH les zones de prédominance délimitées par les deux valeurs de \mathrm{p}K_a (7 et 13).

Sommer les puissances de compression massiques sur les trois compresseurs : \mathscr{P} = D_1 \left[(h_2 - h_1) + (h_4 - h_3) + (h_6 - h_5)\right].

Voir la réponse courte

Diagramme de prédominance de \mathrm{H}_2\mathrm{S}, \mathrm{HS}^- et \mathrm{S}^{2-} selon les \mathrm{p}K_a.

Voir le corrigé complet

Le sulfure de dihydrogène \mathrm{H_2S} est un diacide faible associé aux deux couples acide-base suivants :

\begin{aligned} \mathrm{H_2S_{(aq)} / HS^-_{(aq)}} \quad &\text{avec} \quad \mathrm{p}K_{a1} = 7 \\ \mathrm{HS^-_{(aq)} / S^{2-}_{(aq)}} \quad &\text{avec} \quad \mathrm{p}K_{a2} = 13 \end{aligned}

D'après la relation liant le \mathrm{pH} aux concentrations relatives des formes conjuguées :

\mathrm{pH} = \mathrm{p}K_a + \log\frac{[\text{base}]}{[\text{acide}]}

la forme acide prédomine sur la forme basique dès lors que \mathrm{pH} < \mathrm{p}K_a, et inversement :

  • pour \mathrm{pH} < \mathrm{p}K_{a1} = 7 : \mathrm{H_2S} prédomine ;
  • pour 7 < \mathrm{pH} < \mathrm{p}K_{a2} = 13 : \mathrm{HS^-} prédomine ;
  • pour \mathrm{pH} > \mathrm{p}K_{a2} = 13 : \mathrm{S^{2-}} prédomine.

On trace le diagramme de prédominance sur l'axe des \mathrm{pH} :

Signaler une erreurSommaire

Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : constante d'acidité, bilan de matière

Exprimer la concentration en ions en fonction du pH.

Voir l'indice

Exprimer \left[\mathrm{S}^{2-}\right] dans chacun des trois domaines de pH en fonction de la concentration totale en soufre dissous et des constantes d'acidité.

Écrire le bilan enthalpique au niveau du mélangeur M adiabatique reliant les débits D, D_2 et D_1.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les concentrations des espèces [\mathrm{H_2S}] et [\mathrm{HS^-}] en fonction de [\mathrm{S^{2-}}], de [\mathrm{H_3O^+}] et des constantes d'acidité K_{a1} et K_{a2}.
  2. Écrire le bilan de matière sur le soufre dissous pour établir l'expression générale exacte de [\mathrm{S^{2-}}].
  3. Expliciter les approximations usuelles dans chacun des trois domaines de prédominance identifiés à la question Q14.
Voir la réponse courte

Expression de [\mathrm{S}^{2-}] en fonction de la concentration totale et du pH via K_{a1} et K_{a2}.

Voir le corrigé complet

Soit C_S = 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} la concentration totale en soufre dissous fixée pour le tracé du diagramme :

C_S = [\mathrm{H_2S}] + [\mathrm{HS^-}] + [\mathrm{S^{2-}}]

Les constantes d'acidité relatives aux couples du sulfure s'écrivent :

\begin{aligned} K_{a1} &= \frac{[\mathrm{HS^-}][\mathrm{H_3O^+}]}{[\mathrm{H_2S}]} \quad \Longrightarrow \quad [\mathrm{H_2S}] = \frac{[\mathrm{HS^-}][\mathrm{H_3O^+}]}{K_{a1}} \\ K_{a2} &= \frac{[\mathrm{S^{2-}}][\mathrm{H_3O^+}]}{[\mathrm{HS^-}]} \quad \Longrightarrow \quad [\mathrm{HS^-}] = \frac{[\mathrm{S^{2-}}][\mathrm{H_3O^+}]}{K_{a2}} \end{aligned}

En combinant ces deux relations, on exprime [\mathrm{H_2S}] en fonction de [\mathrm{S^{2-}}] :

[\mathrm{H_2S}] = \frac{[\mathrm{S^{2-}}][\mathrm{H_3O^+}]^2}{K_{a1}K_{a2}}

En reportant ces expressions dans le bilan de matière, il vient :

C_S = [\mathrm{S^{2-}}] \left( 1 + \frac{[\mathrm{H_3O^+}]}{K_{a2}} + \frac{[\mathrm{H_3O^+}]^2}{K_{a1}K_{a2}} \right) = [\mathrm{S^{2-}}] \, \frac{[\mathrm{H_3O^+}]^2 + K_{a1}[\mathrm{H_3O^+}] + K_{a1}K_{a2}}{K_{a1}K_{a2}}

L'expression générale exacte de la concentration en ions sulfure est donc :

\boxed{[\mathrm{S^{2-}}] = C_S \, \frac{K_{a1}K_{a2}}{[\mathrm{H_3O^+}]^2 + K_{a1}[\mathrm{H_3O^+}] + K_{a1}K_{a2}}}

Dans le cadre du tracé du diagramme potentiel-pH (en accord avec l'énoncé qui prend la concentration de l'espèce prédominante égale à C_S = 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}), on obtient selon le domaine de \mathrm{pH} (d'après la question Q14) :

  • Pour \mathrm{pH} < 7 : l'espèce majoritaire est \mathrm{H_2S} ([\mathrm{H_2S}] \approx C_S) :

    \boxed{[\mathrm{S^{2-}}] = \frac{K_{a1}K_{a2}C_S}{[\mathrm{H_3O^+}]^2} = C_S \cdot 10^{2\,\mathrm{pH} - \mathrm{p}K_{a1} - \mathrm{p}K_{a2}} = 10^{2\,\mathrm{pH} - 26}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}
  • Pour 7 < \mathrm{pH} < 13 : l'espèce majoritaire est \mathrm{HS^-} ([\mathrm{HS^-}] \approx C_S) :

    \boxed{[\mathrm{S^{2-}}] = \frac{K_{a2}C_S}{[\mathrm{H_3O^+}]} = C_S \cdot 10^{\mathrm{pH} - \mathrm{p}K_{a2}} = 10^{\mathrm{pH} - 19}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}
  • Pour \mathrm{pH} > 13 : l'espèce majoritaire est \mathrm{S^{2-}} :

    \boxed{[\mathrm{S^{2-}}] = C_S = 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : demi-équation électronique, couple rédox

Ecrire la demi-équation redox du couple en présence de .

Voir l'indice

Écrire la demi-équation électronique reliant \mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})} à \mathrm{Zn}_{(\mathrm{s})} en faisant intervenir l'ion sulfure \mathrm{S}^{2-}.

Relever h_0 et h_1 sur le diagramme à 1 bar, calculer h_{11}, puis déduire T_{11} à l'intersection avec l'isobare 1 bar.

Voir la réponse courte

Écriture de la demi-équation redox liant \mathrm{ZnS}_{(s)} et \mathrm{Zn}_{(s)} avec échange de deux électrons.

Voir le corrigé complet

Dans le sulfure de zinc \mathrm{ZnS}_{(\text{s})}, l'élément zinc est au degré d'oxydation +\mathrm{II}, tandis que dans le zinc métallique \mathrm{Zn}_{(\text{s})}, il est au degré d'oxydation 0.

En présence du précipité \mathrm{ZnS}_{(\text{s})}, le couple d'oxydoréduction s'écrit \mathrm{ZnS}_{(\text{s})}/\mathrm{Zn}_{(\text{s})}. La demi-équation électronique s'écrit formellement avec l'ion sulfure \mathrm{S}^{2-} :

\boxed{\mathrm{ZnS}_{(\text{s})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Zn}_{(\text{s})} + \mathrm{S}^{2-}_{(\text{aq})}}

Selon le \mathrm{pH} de la solution, cette demi-équation s'exprime également à l'aide de l'espèce prédominante du soufre au degré d'oxydation -\mathrm{II} (établie à la question 14) :

  • pour \mathrm{pH} < 7 (forme prédominante \mathrm{H}_2\mathrm{S}) :

    \mathrm{ZnS}_{(\text{s})} + 2\,\mathrm{H}^+_{(\text{aq})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Zn}_{(\text{s})} + \mathrm{H}_2\mathrm{S}_{(\text{aq})}
  • pour 7 < \mathrm{pH} < 13 (forme prédominante \mathrm{HS}^-) :

    \mathrm{ZnS}_{(\text{s})} + \mathrm{H}^+_{(\text{aq})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Zn}_{(\text{s})} + \mathrm{HS}^-_{(\text{aq})}
  • pour \mathrm{pH} > 13 (forme prédominante \mathrm{S}^{2-}) :

    \mathrm{ZnS}_{(\text{s})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Zn}_{(\text{s})} + \mathrm{S}^{2-}_{(\text{aq})}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : formule de nernst, diagramme potentiel-ph

Expliquer qualitativement les ruptures de pente dans la zone frontière des domaines de et ? On ne cherchera pas à calculer l'équation complète des droites.

Voir l'indice

Relier le changement de pente aux transitions acido-basiques du soufre (\mathrm{H}_2\mathrm{S} \to \mathrm{HS}^- \to \mathrm{S}^{2-}), qui modifient le nombre de protons échangés dans la demi-équation.

Sommer les enthalpies cédées par le méthane dans les échangeurs \mathrm{E}_0, \mathrm{E}_1 et \mathrm{E}_2, puis relier \mathscr{P}_{e1} à \mathscr{P}_{\mathrm{th1}} via le COP.

Voir la stratégie
  1. Identifier les valeurs de \mathrm{pH} associées aux deux ruptures de pente visibles sur la figure 2 (\mathrm{pH} = 7 et \mathrm{pH} = 13).
  2. Mettre en relation ces valeurs avec les \mathrm{p}K_a et les domaines de prédominance des espèces du soufre au degré d'oxydation -\mathrm{II} établis à la question Q14.
  3. Écrire pour chaque intervalle de \mathrm{pH} la demi-équation redox faisant intervenir l'espèce de soufre prédominante, et déduire la pente qualitativement à partir du nombre de protons \mathrm{H}^+ échangés.
Voir la réponse courte

La rupture de pente provient du changement de forme acido-basique prédominante du soufre modifiant le nombre de \mathrm{H}^+ échangés.

Voir le corrigé complet

Sur la figure 2, on observe deux ruptures de pente à \mathrm{pH} = 7 et \mathrm{pH} = 13. D'après l'étude menée à la question Q14, ces valeurs correspondent aux constantes d'acidité du sulfure de dihydrogène :

\mathrm{p}K_{a1}(\mathrm{H}_2\mathrm{S}/\mathrm{HS}^-) = 7 \quad \text{et} \quad \mathrm{p}K_{a2}(\mathrm{HS}^-/\mathrm{S}^{2-}) = 13

D'après la formule de Nernst à 298\text{ K}, la pente d'une frontière d'oxydoréduction en fonction du \mathrm{pH} s'exprime par :

\text{pente} = -\frac{0{,}06\,p}{n} \quad (\text{en V/unité de pH})

où p désigne le nombre de protons \mathrm{H}^+ et n = 2 le nombre d'électrons échangés dans la demi-équation écrite avec l'espèce du soufre(-\mathrm{II}) prédominante :

  • Pour \mathbf{pH < 7} : l'espèce soluble prédominante est \mathrm{H}_2\mathrm{S}_{(\mathrm{aq})}. La demi-équation s'écrit :

    \mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Zn}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{H}_2\mathrm{S}_{(\mathrm{aq})}

    Le rapport vaut p/n = 2/2 = 1, ce qui correspond à une pente de -0{,}06\text{ V/pH}.

  • Pour \mathbf{7 < pH < 13} : l'espèce soluble prédominante est \mathrm{HS}^-_{(\mathrm{aq})}. La demi-équation s'écrit :

    \mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Zn}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{HS}^-_{(\mathrm{aq})}

    Le rapport vaut p/n = 1/2, ce qui divise la pente par deux : -0{,}03\text{ V/pH}.

  • Pour \mathbf{pH > 13} : l'espèce soluble prédominante est \mathrm{S}^{2-}_{(\mathrm{aq})}. La demi-équation s'écrit :

    \mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Zn}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{S}^{2-}_{(\mathrm{aq})}

    Aucun proton n'est échangé (p = 0) : la pente est nulle et la frontière devient horizontale.

\boxed{\text{Les ruptures de pente à }\mathrm{pH} = 7\text{ et }13\text{ proviennent du changement de l'espèce prédominante du soufre}(-\mathrm{II})\text{, qui modifie le nombre de }\mathrm{H}^+\text{ échangés.}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : formule de nernst, produit de solubilité

Retrouver la valeur du potentiel de la zone frontière du couple pour un pH supérieur à 13.

Voir l'indice

À \mathrm{pH} > 13, l'espèce prédominante est \mathrm{S}^{2-} ; le potentiel standard apparent ne dépend plus du pH.

Calculer la puissance thermique cédée au niveau du désurchauffeur \mathrm{E}_3 par \mathscr{P}_{\mathrm{th2}} = D_1(h_6 - h_7), puis diviser par le COP.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'espèce prédominante du soufre à \mathrm{pH} > 13 d'après les questions précédentes, ainsi que sa concentration imposée par la convention de tracé.
  2. Exprimer le potentiel d'équilibre à partir de la loi de Nernst appliquée au couple \mathrm{Zn}^{2+}/\mathrm{Zn}_{(\text{s})}, en reliant la concentration en ions zinc dissous à la solubilité de \mathrm{ZnS}_{(\text{s})}.
  3. Effectuer l'application numérique avec les données de l'énoncé et vérifier la cohérence avec la Figure 2.
Voir la réponse courte

Formule de Nernst avec l'espèce prédominante \mathrm{S}^{2-} : absence de proton donc potentiel indépendant du pH (droite horizontale).

Voir le corrigé complet

Pour un \mathrm{pH} > 13, l'espèce soluble prédominante du soufre à l'état d'oxydation -\mathrm{II} est l'ion sulfure \mathrm{S}^{2-} (établi à la question Q14). Conformément aux hypothèses de tracé du diagramme de la figure 2, la concentration totale en soufre dissous est fixée à :

[\mathrm{S}^{2-}] = C_{\mathrm{S}} = 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

À la frontière séparant les domaines d'existence des deux phases solides \mathrm{ZnS}_{(\text{s})} et \mathrm{Zn}_{(\text{s})}, les deux solides coexistent à l'équilibre. Le potentiel d'oxydoréduction peut être exprimé à l'aide de la formule de Nernst pour le couple \mathrm{Zn}^{2+}/\mathrm{Zn}_{(\text{s})} :

E = E^\circ(\mathrm{Zn}^{2+}/\mathrm{Zn}) + \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{[\mathrm{Zn}^{2+}]}{c^\circ}\right)

En présence du solide \mathrm{ZnS}_{(\text{s})}, le produit de solubilité est vérifié :

K_{s2} = \frac{[\mathrm{Zn}^{2+}][\mathrm{S}^{2-}]}{(c^\circ)^2} \implies \frac{[\mathrm{Zn}^{2+}]}{c^\circ} = \frac{K_{s2}}{[\mathrm{S}^{2-}]/c^\circ}

En substituant cette expression dans la relation de Nernst :

\begin{aligned} E &= E^\circ(\mathrm{Zn}^{2+}/\mathrm{Zn}) + 0{,}03\log K_{s2} - 0{,}03\log\left(\frac{[\mathrm{S}^{2-}]}{c^\circ}\right) \\ E &= E^\circ(\mathrm{Zn}^{2+}/\mathrm{Zn}) - 0{,}03\,\mathrm{p}K_{s2} - 0{,}03\log\left(\frac{C_{\mathrm{S}}}{c^\circ}\right) \end{aligned}

Application numérique avec E^\circ(\mathrm{Zn}^{2+}/\mathrm{Zn}) = -0{,}76\text{ V}, \mathrm{p}K_{s2} = 20 et C_{\mathrm{S}} = 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :

\begin{aligned} E &= -0{,}76 - 0{,}03 \times 20 - 0{,}03 \times (-6) \\ E &= -0{,}76 - 0{,}60 + 0{,}18 \end{aligned}
\boxed{E = -1{,}18\text{ V}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : formule de nernst, diagramme potentiel-ph

Retrouver par le calcul la pente de la zone frontière de et pour un pH compris entre 7 et 13 ?

Voir l'indice

Écrire la demi-équation redox équilibrée avec l'espèce dominante \mathrm{HS}^- et appliquer la loi de Nernst pour en déduire le coefficient devant le pH.

Faire la somme des puissances électriques et mécaniques consommées (\mathscr{P} + \mathscr{P}_{e1} + \mathscr{P}_{e2}), puis calculer le rapport \mathscr{P}_{\min}/\mathscr{P}_{\mathrm{utile}}.

Voir la stratégie

Pour calculer la pente de la frontière séparant \mathrm{ZnS}_{(\text{s})} et \mathrm{Zn}_{(\text{s})} sur l'intervalle 7 < \mathrm{pH} < 13, deux méthodes équivalentes sont possibles :

  1. Écrire la demi-équation d'oxydoréduction faisant intervenir l'espèce acido-basique prédominante du soufre sur cet intervalle (\mathrm{HS}^-, d'après la question Q14) et lui appliquer la formule de Nernst.
  2. Partir du potentiel frontière exprimé en fonction de [\mathrm{S}^{2-}] (établi aux questions Q16 et Q18) et injecter la relation [\mathrm{S}^{2-}] = f(\mathrm{pH}) établie à la question Q15.
Voir la réponse courte

Équilibre faisant intervenir \mathrm{HS}^- et un ion \mathrm{H}^+ pour deux électrons : pente théorique de -0{,}03\text{ V/pH}.

Voir le corrigé complet

D'après l'étude menée à la question Q14, pour un pH compris entre 7 et 13, l'espèce prédominante du soufre dissous est l'ion hydrogénosulfure \mathrm{HS}^-.

La demi-équation rédox du couple \mathrm{ZnS}_{(\text{s})}/\mathrm{Zn}_{(\text{s})} s'écrit alors en équilibrant avec \mathrm{HS}^- :

\mathrm{ZnS}_{(\text{s})} + \mathrm{H}^+_{(\text{aq})} + 2\,\mathrm{e}^- \rightleftharpoons \mathrm{Zn}_{(\text{s})} + \mathrm{HS}^-_{(\text{aq})}

D'après la formule de Nernst à 298\text{ K}, en prenant \frac{2{,}3\,RT}{\mathcal{F}} = 0{,}06\text{ V} et les activités des solides égales à 1 :

\begin{aligned} E &= E^\circ\left(\mathrm{ZnS}/\mathrm{Zn},\mathrm{HS}^-\right) + \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{[\mathrm{H}^+]}{[\mathrm{HS}^-]/c^\circ}\right) \\ E &= E^\circ\left(\mathrm{ZnS}/\mathrm{Zn},\mathrm{HS}^-\right) - 0{,}03\log\left(\frac{[\mathrm{HS}^-]}{c^\circ}\right) - 0{,}03\,\mathrm{pH} \end{aligned}

Sur la frontière, [\mathrm{HS}^-] = C_S = 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} est constante, si bien que le potentiel s'écrit sous la forme :

E = \text{constante} - 0{,}03\,\mathrm{pH}

La pente de la droite frontière est donc :

\boxed{\text{pente} = -0{,}03\text{ V}\cdot\mathrm{pH}^{-1} = -30\text{ mV}\cdot\mathrm{pH}^{-1}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : prévision des réactions, réaction d'oxydoréduction

A partir du diagramme de la figure 2, interpréter l'oxydation du zinc par le dioxygène de l'atmosphère sous forme de sulfure de zinc et écrire la réaction d'oxydoréduction correspondante pour un pH de l'ordre de 8.

Voir l'indice

Vérifier le chevauchement du domaine d'oxydoréduction de \mathrm{O}_2 avec celui de \mathrm{Zn}_{(\mathrm{s})} et combiner les demi-équations redox avec \mathrm{HS}^-.

Relier le flux thermique diffusé \Phi à la résistance totale R_c + R_i, puis poser l'égalité entre \Phi\,\Delta t et la chaleur latente M_{\mathrm{ev}} L_v.

Voir la stratégie
  1. Comparer le potentiel d'équilibre du couple \mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O} à celui de la frontière \mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})}/\mathrm{Zn}_{(\mathrm{s})} de la figure 2 à \mathrm{pH} = 8 pour conclure sur la faisabilité thermodynamique de l'oxydation.
  2. Identifier la forme acido-basique prédominante du soufre à \mathrm{pH} = 8 d'après le diagramme de la question Q14.
  3. Écrire les demi-équations d'oxydoréduction associées et en déduire l'équation-bilan de la réaction.
Voir la réponse courte

Le dioxygène a un potentiel supérieur à celui de \mathrm{ZnS}/\mathrm{Zn} : oxydation spontanée du zinc en sulfure à pH 8.

Voir le corrigé complet

1. Interprétation thermodynamique de l'oxydation :

  • À \mathrm{pH} = 8, le potentiel frontière du couple \mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})}/\mathrm{Zn}_{(\mathrm{s})} se lit sur la figure 2 (ou se calcule d'après la question Q19) :

    E(\mathrm{ZnS}/\mathrm{Zn}) = -1{,}18 + 0{,}03 \times (13 - 8) = -1{,}03\text{ V}
  • Le potentiel d'équilibre du dioxygène atmosphérique (P_{\mathrm{O}_2} \approx 0{,}2\text{ bar}) est donné par la frontière supérieure de l'eau (question Q11) :

    E(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) \approx 1{,}23 - 0{,}06\,\mathrm{pH} = 1{,}23 - 0{,}06 \times 8 = +0{,}75\text{ V}
  • Comme E(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) \gg E(\mathrm{ZnS}/\mathrm{Zn}), les domaines d'existence de \mathrm{Zn}_{(\mathrm{s})} et de \mathrm{O}_2 sont disjoints : le dioxygène est un oxydant puissant capable d'oxyder spontanément et quantitativement le zinc métallique en sulfure de zinc \mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})} en présence de soufre dissous (\Delta E^\circ \approx 1{,}78\text{ V}).

2. Écriture de la réaction d'oxydoréduction à \mathrm{pH} = 8 :

  • D'après la question Q14, à \mathrm{pH} = 8 (compris entre \mathrm{p}K_{a1} = 7 et \mathrm{p}K_{a2} = 13), l'espèce prédominante du soufre dissous est l'ion hydrogénosulfure \mathrm{HS}^-.
  • Demi-équation d'oxydation du zinc en présence de \mathrm{HS}^- :

    \mathrm{Zn}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{HS}^-_{(\mathrm{aq})} = \mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^-
  • Demi-équation de réduction du dioxygène :

    \frac{1}{2}\,\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}

En sommant membre à membre, on obtient l'équation de la réaction :

\boxed{\mathrm{Zn}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{HS}^-_{(\mathrm{aq})} + \frac{1}{2}\,\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} + \mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} = \mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}}

En tenant compte du caractère légèrement basique du milieu (\mathrm{pH} = 8, prédominance des ions \mathrm{HO}^- sur \mathrm{H}^+), cette équation s'écrit de manière équivalente avec des coefficients entiers :

\boxed{2\,\mathrm{Zn}_{(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{HS}^-_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} = 2\,\mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

C · Thermodynamique de la dissolution du sulfure de zinc en solution aqueuse

Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : ph d'un sel, réaction acido-basique

Indiquer si la solution est basique ou acide. Justifier. On ne cherchera pas à calculer le pH précisément.

Voir l'indice

L'ion carbonate \mathrm{CO}_3^{2-} est la base conjuguée de l'ion hydrogénocarbonate ; son hydrolyse libère des ions hydroxyde.

Tracer une fonction homographique décroissante partant de x(0) = 100 et tendant vers 0 pour e \to +\infty.

Voir la réponse courte

L'ion carbonate est une base faible, son hydrolyse libère des ions \mathrm{OH}^- rendant la solution basique.

Voir le corrigé complet

Le carbonate de sodium \mathrm{Na_2CO_{3(s)}} se dissocie totalement dans l'eau selon :

\mathrm{Na_2CO_{3(s)}} \longrightarrow 2\,\mathrm{Na^+_{(aq)}} + \mathrm{CO_{3\,(aq)}^{2-}}
  • L'ion sodium \mathrm{Na^+} est un ion spectateur (acide infiniment faible).
  • L'ion carbonate \mathrm{CO_3^{2-}} est la base faible conjuguée de l'ion hydrogénocarbonate \mathrm{HCO_3^-}, associée au couple acido-basique \mathrm{HCO_3^- / CO_3^{2-}} de constante d'acidité :

    \mathrm{p}K_{a4} = 10{,}3

En solution aqueuse, l'ion carbonate capte un proton de l'eau selon la réaction acide-base :

\mathrm{CO_{3\,(aq)}^{2-}} + \mathrm{H_2O_{(l)}} \rightleftharpoons \mathrm{HCO_{3\,(aq)}^-} + \mathrm{HO^-_{(aq)}}

Cette réaction génère des ions hydroxyde \mathrm{HO^-}, de sorte que [\mathrm{HO^-}] > [\mathrm{H_3O^+}], ce qui correspond à un \mathrm{pH} > 7 à 298\text{ K}.

\boxed{\text{La solution de carbonate de sodium est basique.}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation

Notions : état standard de référence, enthalpie standard de formation

On considère les grandeurs thermodynamiques de formation des espèces mises en jeu dans l'équilibre (1). Rappeler la définition de l'état standard de référence d'un constituant physicochimique. A quelle réaction correspond l'enthalpie standard de formation de ?

Voir l'indice

Rappeler la convention de l'état standard de référence pour un corps pur simple dans son état physique le plus stable à la température considérée.

Poser l'inégalité x(e_0) \le x_0 = 0{,}01 et résoudre pour obtenir la valeur numérique de l'épaisseur e_0.

Voir la réponse courte

Définition de l'état standard de référence et équation de formation de \mathrm{ZnS}_{(s)} à partir de \mathrm{Zn}_{(s)} et \mathrm{S}_{(s,\text{rhombique})}.

Voir le corrigé complet

1. Définitions de l'état standard et de l'état standard de référence

  • État standard d'un constituant physicochimique : à la température T, c'est l'état du constituant pur (ou dans un état standard hypothétique) sous la pression de référence P^\circ = 1\text{ bar} :

    • pour un solide ou un liquide pur : le corps pur sous P^\circ = 1\text{ bar} ;
    • pour un gaz : le gaz parfait pur sous P^\circ = 1\text{ bar} ;
    • pour un soluté en solution : l'état infiniment dilué extrapolated à la concentration standard C^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} sous P^\circ = 1\text{ bar}.
  • État standard de référence d'un élément chimique : à la température T, il s'agit du corps pur simple constitué de cet élément, dans son état d'agrégation ou sa variété allotropique la plus stable sous la pression standard P^\circ = 1\text{ bar}. Par convention, l'enthalpie standard de formation d'un élément dans son état standard de référence est nulle à toute température.

2. Réaction associée à l'enthalpie standard de formation de \mathrm{ZnS}_{(s)}

Par définition, l'enthalpie standard de formation \Delta_f H^\circ(\mathrm{ZnS}_{(s)}) est l'enthalpie standard de la réaction de formation d'une mole de \mathrm{ZnS}_{(s)} à partir des éléments le constituant (zinc et soufre), chacun étant pris dans son état standard de référence à la température considérée (T = 298\text{ K}).

À 298\text{ K} et P^\circ = 1\text{ bar} :

  • l'état standard de référence du zinc est le zinc solide \mathrm{Zn}_{(s)} ;
  • l'état standard de référence du soufre est le soufre solide \mathrm{S}_{(s)} (variété orthorhombique \alpha).

L'enthalpie standard de formation de \mathrm{ZnS}_{(s)} correspond donc à la réaction :

\boxed{\mathrm{Zn}_{(s)} + \mathrm{S}_{(s)} = \mathrm{ZnS}_{(s)}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : loi de hess, enthalpie standard de réaction

En utilisant les données thermodynamiques, exprimer et calculer l'enthalpie standard et l'entropie standard de la réaction (1). La réaction est-elle endo ou exothermique ? On justifiera la réponse.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Hess pour \Delta_r H^\circ et la relation analogue pour \Delta_r S^\circ à partir des tables de données thermodynamiques.

Écrire les conditions aux limites T(b) = T_0 et T(b+e) = T_a, puis effectuer un développement limité au premier ordre en e/b \ll 1.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de Hess pour déterminer l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H^\circ à partir des enthalpies standard de formation \Delta_f H^\circ des espèces intervenant dans l'équation (1).
  2. Appliquer la relation analogue pour déterminer l'entropie standard de réaction \Delta_r S^\circ à partir des entropies molaires standard S_m^\circ.
  3. Conclure sur le caractère thermique de la transformation d'après le signe de \Delta_r H^\circ.
Voir la réponse courte

Calcul de \Delta_r H^\circ et \Delta_r S^\circ par la loi de Hess ; le signe de \Delta_r H^\circ donne le caractère endo/exothermique.

Voir le corrigé complet

L'équation de la réaction (1) s'écrit :

\mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})} + 3\,\mathrm{OH}^-_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} = \mathrm{Zn(OH)}_4^{2-}{}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{HS}^-_{(\mathrm{aq})}

Enthalpie standard de la réaction \Delta_r H^\circ : D'après la loi de Hess :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ &= \Delta_f H^\circ\left(\mathrm{Zn(OH)}_4^{2-}{}_{(\mathrm{aq})}\right) + \Delta_f H^\circ\left(\mathrm{HS}^-_{(\mathrm{aq})}\right) \\ &\quad - \left[ \Delta_f H^\circ\left(\mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})}\right) + 3\,\Delta_f H^\circ\left(\mathrm{OH}^-_{(\mathrm{aq})}\right) + \Delta_f H^\circ\left(\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}\right) \right] \end{aligned}

Application numérique avec les données du tableau à 298\text{ K} :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ &= -1500 + (-18) - \left[ -203 + 3\times(-230) + (-285) \right] \\ &= -1518 - \left[ -203 - 690 - 285 \right] \\ &= -1518 - (-1178) \end{aligned}
\boxed{\Delta_r H^\circ = -340\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Entropie standard de la réaction \Delta_r S^\circ : De même, l'entropie standard de réaction s'exprime par :

\begin{aligned} \Delta_r S^\circ &= S_m^\circ\left(\mathrm{Zn(OH)}_4^{2-}{}_{(\mathrm{aq})}\right) + S_m^\circ\left(\mathrm{HS}^-_{(\mathrm{aq})}\right) \\ &\quad - \left[ S_m^\circ\left(\mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})}\right) + 3\,S_m^\circ\left(\mathrm{OH}^-_{(\mathrm{aq})}\right) + S_m^\circ\left(\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}\right) \right] \end{aligned}

Application numérique :

\begin{aligned} \Delta_r S^\circ &= -30 + 63 - \left[ 58 + 3\times(-11) + 70 \right] \\ &= 33 - \left[ 58 - 33 + 70 \right] \\ &= 33 - 95 \end{aligned}
\boxed{\Delta_r S^\circ = -62\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}}

Caractère thermique : L'enthalpie standard de réaction étant strictement négative (\Delta_r H^\circ < 0), la réaction s'accompagne d'une libération d'énergie thermique vers le milieu extérieur à pression et température constantes :

\boxed{\text{La réaction est exothermique.}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : enthalpie libre standard de réaction

Comment peut-on calculer l'enthalpie libre standard de la réaction (1) à 298K. .

Voir l'indice

Utiliser la relation fondamentale \Delta_r G^\circ(T) = \Delta_r H^\circ(T) - T\,\Delta_r S^\circ(T) à T = 298\text{ K}.

Citer la relation phénoménologique de proportionnalité entre le vecteur densité de courant thermique et l'opposé du gradient de température.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition thermodynamique de l'enthalpie libre standard de réaction à partir de l'enthalpie standard de réaction et de l'entropie standard de réaction.
  2. Effectuer l'application numérique à T = 298\text{ K} à l'aide des grandeurs calculées à la question précédente afin de retrouver la valeur fournie par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Calcul de l'enthalpie libre standard par la relation \Delta_r G^\circ(T) = \Delta_r H^\circ - T\Delta_r S^\circ.

Voir le corrigé complet

À température T fixée, l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ(T) est reliée à l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H^\circ(T) et à l'entropie standard de réaction \Delta_r S^\circ(T) par la relation fondamentale :

\boxed{\Delta_r G^\circ(T) = \Delta_r H^\circ(T) - T \, \Delta_r S^\circ(T)}

D'après les résultats obtenus à la question 23 pour la réaction (1) :

  • \Delta_r H^\circ(298\text{ K}) = -340\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • \Delta_r S^\circ(298\text{ K}) = -62\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} = -62\cdot 10^{-3}\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}.

À T = 298\text{ K}, on obtient :

\begin{aligned} \Delta_r G^\circ(298\text{ K}) &= -340 - 298 \times \left(-62\cdot 10^{-3}\right) \\ &= -340 + 18{,}48 \\ &= -321{,}52\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

On retrouve bien la valeur donnée par l'énoncé :

\boxed{\Delta_r G^\circ(298\text{ K}) = -321{,}5\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : constante d'équilibre, enthalpie libre standard

Donner l'expression de la valeur de la constante d'équilibre de la réaction (1) en fonction de l'enthalpie libre standard de la réaction.

Voir l'indice

Exprimer la constante d'équilibre par la relation K^\circ = \exp\left(-\Delta_r G^\circ / (RT)\right).

Invoquer les invariances par rotation autour du centre de la sphère pour justifier que la température ne dépend que du rayon r.

Voir la stratégie

Pour relier la constante d'équilibre thermodynamique standard K^\circ(T) à l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ(T), on utilise la relation fondamentale de la thermodynamique chimique (relation de Van 't Hoff / isotherm d'affinité chimique à l'équilibre).

Voir la réponse courte

Relation fondamentale K^\circ(T) = \exp(-\Delta_r G^\circ / (RT)).

Voir le corrigé complet

À l'équilibre chimique sous la température T, l'affinité chimique est nulle, ce qui conduit à l'identité fondamentale liant l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ(T) à la constante thermodynamique d'équilibre K^\circ(T) :

\Delta_r G^\circ(T) = -R\,T\,\ln K^\circ(T)

L'expression de la constante d'équilibre K^\circ de la réaction (1) en fonction de l'enthalpie libre standard \Delta_r G^\circ est donc :

\boxed{K^\circ = \exp\left(-\frac{\Delta_r G^\circ}{R\,T}\right)}

Sous forme logarithmique décimale, cette relation s'écrit de manière équivalente :

\boxed{\log K^\circ = -\frac{\Delta_r G^\circ}{2{,}3\,R\,T}}

Remarque (calcul indicatif) : L'énoncé ne demandant pas explicitement le calcul numérique (contrairement aux questions 9 ou 23), l'expression littérale suffit. À titre indicatif à T = 298\text{ K}, en utilisant la relation 2{,}3\,R\,T = 0{,}06\,\mathcal{F} \approx 5{,}8\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} issue des données, on obtiendrait \log K^\circ \approx -\frac{-321{,}5}{5{,}8} \approx 55, soit K^\circ \approx 10^{55} ou 10^{56}.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif

Notions : relation de van 't hoff, déplacement d'équilibre

Du point de vue thermodynamique, cette réaction est-elle favorisée par une température plus élevée?

Voir l'indice

Utiliser la relation de van 't Hoff reliant le signe de la dérivée \mathrm{d}\ln K^\circ / \mathrm{d}T à celui de l'enthalpie standard de réaction.

Calculer le flux thermique \Phi = 4\pi r^2 j_{\mathrm{th}}(r) conservatif en géométrie sphérique, intégrer entre b et b+e, et identifier R_i = \Delta T / \Phi.

Voir la réponse courte

Relation de Van 't Hoff : le signe de \Delta_r H^\circ indique le sens de variation de K^\circ avec la température.

Voir le corrigé complet

L'influence de la température sur la constante d'équilibre K^\circ est régie par la loi de van 't Hoff :

\frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_r H^\circ}{R\,T^2}

D'après la question Q23, la réaction (1) est exothermique : \Delta_r H^\circ = -340\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} < 0.

On en déduit donc :

\frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} < 0

La constante d'équilibre K^\circ diminue lorsque la température T augmente.

Par ailleurs, d'après le principe de modération de Le Chatelier, une élévation de température à pression constante favorise le sens endothermique, c'est-à-dire ici le sens indirect.

\boxed{\text{Du point de vue thermodynamique, cette réaction n'est pas favorisée par une température plus élevée.}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : équilibre acido-basique, constante d'acidité

Ecrire l'équation correspondant à la réaction acido-basique de l'eau sur les ions bicarbonate notée (2) en ne tenant compte que de la première basicité des ions bicarbonate. Calculer la concentration en ions hydroxyde dans cette solution de bicarbonate de sodium

Voir l'indice

Exprimer la constante d'hydrolyse de \mathrm{CO}_3^{2-} en fonction de K_e et K_{a4}, puis dresser un tableau d'avancement pour calculer \left[\mathrm{HO}^-\right].

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équation de la réaction acido-basique de l'eau sur l'ion carbonate \mathrm{CO}_3^{2-} (qualifié de bicarbonate dans l'énoncé) agissant comme une base de Brønsted.
  2. Exprimer la constante d'équilibre K_2^\circ en fonction du produit ionique de l'eau K_\text{e} et de la constante d'acidité K_{a4} du couple \mathrm{HCO}_3^-/\mathrm{CO}_3^{2-}.
  3. Dresser le bilan de matière à l'équilibre en faisant l'hypothèse d'une hydrolyse peu avancée, puis calculer [\mathrm{HO}^-] et vérifier la validité de l'approximation.
Voir la réponse courte

Écriture de \mathrm{CO}_3^{2-} + \mathrm{H}_2\mathrm{O} \rightleftharpoons \mathrm{HCO}_3^- + \mathrm{OH}^-, tableau d'avancement et calcul de [\mathrm{OH}^-].

Voir le corrigé complet

L'ion carbonate \mathrm{CO}_3^{2-} est une dibase faible. En ne prenant en compte que sa première basicité, la réaction de l'eau sur cet ion s'écrit :

\boxed{\mathrm{CO}_{3\,(\mathrm{aq})}^{2-} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} = \mathrm{HCO}_{3\,(\mathrm{aq})}^- + \mathrm{HO}_{(\mathrm{aq})}^-} \quad (2)

La constante d'équilibre associée à cette hydrolyse est la constante de basicité K_{\text{b}1} du couple \mathrm{HCO}_3^-/\mathrm{CO}_3^{2-} :

K_2^\circ = \frac{[\mathrm{HCO}_3^-]\,[\mathrm{HO}^-]}{[\mathrm{CO}_3^{2-}]\,c^\circ} = \frac{K_\text{e}}{K_{a4}} = 10^{-(\mathrm{p}K_\text{e} - \mathrm{p}K_{a4})}

À 298\text{ K}, en prenant le produit ionique usuel de l'eau K_\text{e} = 10^{-14} (\mathrm{p}K_\text{e} = 14{,}0) et avec \mathrm{p}K_{a4} = 10{,}3 :

K_2^\circ = 10^{-(14{,}0 - 10{,}3)} = 10^{-3{,}7}

Soit C_0 = 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} la concentration initiale apportée en ions \mathrm{CO}_3^{2-}. En notant x = [\mathrm{HO}^-] = [\mathrm{HCO}_3^-] à l'équilibre, le bilan de matière s'écrit :

[\mathrm{CO}_3^{2-}] = C_0 - x

Sous l'hypothèse d'une base faiblement protonée (x \ll C_0), on a [\mathrm{CO}_3^{2-}] \approx C_0, ce qui conduit à :

\begin{aligned} K_2^\circ &\approx \frac{x^2}{C_0\,c^\circ} \\ x = [\mathrm{HO}^-] &= \sqrt{K_2^\circ\,C_0\,c^\circ} = \sqrt{10^{-3{,}7} \times 10^{-1}} = 10^{-2{,}35}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned}

Pour l'application numérique sans calculatrice :

\begin{aligned} 10^{-2{,}35} &= \sqrt{10^{-4{,}7}} = \sqrt{10^{0{,}3} \cdot 10^{-5}} \approx \sqrt{2{,}0 \cdot 10^{-5}} = \sqrt{20} \cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \approx 4{,}5 \cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned}
\boxed{[\mathrm{HO}^-] = 10^{-2{,}35}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \approx 4{,}5 \cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

Vérification des approximations :

  • Le taux d'avancement de l'hydrolyse est \tau = \frac{x}{C_0} = \frac{4{,}5 \cdot 10^{-3}}{10^{-1}} = 4{,}5\% < 5\%, ce qui valide l'approximation x \ll C_0.
  • Le pH de la solution vaut \mathrm{pH} = 14{,}0 - \mathrm{pOH} = 14{,}0 - 2{,}35 = 11{,}65. À ce pH, la seconde protonation de l'ion carbonate menant à \mathrm{CO}_{2,\mathrm{aq}} (\mathrm{p}K_{a3} = 6{,}3 \ll 11{,}65) est totalement négligeable, tout comme l'autoprotolyse de l'eau.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : combinaison linéaire d'équilibres, constante d'équilibre

En combinant les réactions (1) et (2) proposer une équation bilan (3) pour la réaction des ions bicarbonate avec le sulfure de zinc . Calculer la constante d'équilibre de cette réaction (3). Que peut-on en conclure.

Voir l'indice

Combiner linéairement la réaction (1) et la réaction (2) de basicité de \mathrm{CO}_3^{2-} pour éliminer les ions \mathrm{HO}^-, puis multiplier les constantes d'équilibre.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la combinaison linéaire des réactions (1) et (2) permettant d'éliminer les ions \mathrm{HO}^-, afin d'obtenir l'équation-bilan (3) entre \mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})} et \mathrm{CO}_3^{2-}.
  2. Exprimer la constante d'équilibre K_3^\circ en fonction des constantes K_1^\circ et K_2^\circ.
  3. Calculer numériquement K_3^\circ et analyser la valeur obtenue pour répondre à la question posée (« Que peut-on en conclure ? »).
Voir la réponse courte

Somme des équilibres (1) et (2), calcul de K_3^\circ = K_1^\circ K_2^\circ et conclusion sur la faisabilité de l'attaque.

Voir le corrigé complet

1. Équation-bilan (3) :

Les équations (1) et (2) s'écrivent :

\begin{aligned} (1) \quad & \mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})} + 3\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} = \left[\mathrm{Zn(OH)}_4\right]^{2-}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{HS}^-_{(\mathrm{aq})} \\ (2) \quad & \mathrm{CO}_{3\,(\mathrm{aq})}^{2-} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} = \mathrm{HCO}_{3\,(\mathrm{aq})}^- + \mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} \end{aligned}

Pour faire réagir directement \mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})} avec les ions carbonate \mathrm{CO}_3^{2-}, on combine linéairement les deux équations selon (3) = (1) + 3 \times (2) pour éliminer les ions \mathrm{HO}^- :

\boxed{\mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})} + 3\,\mathrm{CO}_{3\,(\mathrm{aq})}^{2-} + 4\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} = \left[\mathrm{Zn(OH)}_4\right]^{2-}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{HS}^-_{(\mathrm{aq})} + 3\,\mathrm{HCO}_{3\,(\mathrm{aq})}^-} \quad (3)

2. Constante d'équilibre de la réaction (3) :

Par combinaison linéaire, la constante d'équilibre s'exprime par :

K_3^\circ = K_1^\circ \cdot \left(K_2^\circ\right)^3

D'après la question Q27, la constante de basicité du carbonate vaut :

K_2^\circ = \frac{K_\text{e}}{K_{a4}} = 10^{-3{,}7}

La constante d'équilibre K_1^\circ de la réaction (1) se déduit des équilibres en solution aqueuse donnés dans l'énoncé :

  • Dissolution de \mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})} : \mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})} = \mathrm{Zn}^{2+} + \mathrm{S}^{2-}, de constante K_{s2} = 10^{-20} ;
  • Complexation : \mathrm{Zn}^{2+} + 4\,\mathrm{HO}^- = \left[\mathrm{Zn(OH)}_4\right]^{2-}, de constante K_c = 10^{16} ;
  • Hydrolyse du sulfure : \mathrm{S}^{2-} + \mathrm{H}_2\mathrm{O} = \mathrm{HS}^- + \mathrm{HO}^-, de constante \frac{K_\text{e}}{K_{a2}} = \frac{10^{-14}}{10^{-13}} = 10^{-1}.

En sommant ces trois équilibres, on retrouve la réaction (1), d'où :

K_1^\circ = K_{s2} \cdot K_c \cdot \frac{K_\text{e}}{K_{a2}} = 10^{-20} \cdot 10^{16} \cdot 10^{-1} = 10^{-5}

On en déduit :

\begin{aligned} K_3^\circ &= 10^{-5} \times \left(10^{-3{,}7}\right)^3 = 10^{-5 - 11{,}1} = 10^{-16{,}1} \approx 8 \cdot 10^{-17} \end{aligned}
\boxed{K_3^\circ = 10^{-16{,}1} \approx 8 \cdot 10^{-17}}

3. Conclusion :

La constante d'équilibre K_3^\circ est extrêmement faible (K_3^\circ \ll 1). On en conclut que le sulfure de zinc \mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})} ne se dissout pratiquement pas dans cette solution de carbonate de sodium : l'équilibre (3) est quasi-inexistant dans le sens direct, rendant ce procédé totalement inefficace pour dissoudre \mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})}.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

D · Cinétique de la synthèse de sulfure de Zinc

Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : dégénérescence de l'ordre, solution tampon

Quel est l'intérêt d'utiliser une solution tampon pour étudier la cinétique de cette réaction ?

Voir l'indice

L'utilisation d'une solution tampon maintient \left[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+\right] constante et permet d'opérer en conditions de dégénérescence de l'ordre.

Voir la stratégie
  1. Identifier la forme de la loi de vitesse donnée par l'énoncé faisant intervenir simultanément [\text{TAA}] et [\mathrm{H_3O^+}].
  2. Expliquer le principe de la méthode de dégénérescence de l'ordre (ou isolement de réactif) permise par le maintien d'une concentration constante en \mathrm{H_3O^+}.
  3. Mentionner le rôle sur les équilibres acido-basiques de \mathrm{H_2S} formateur d'ions \mathrm{S^{2-}}.
Voir la réponse courte

Maintenir [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] constante permet une dégénérescence de l'ordre pour simplifier l'équation différentielle.

Voir le corrigé complet

La cinétique de décomposition de la thioacétamide (TAA) est d'ordre 1 par rapport à TAA et d'ordre 1 par rapport aux ions oxonium :

v = k \, [\text{TAA}] \, [\mathrm{H_3O^+}]

L'utilisation d'une solution tampon présente deux intérêts majeurs :

  1. La dégénérescence de l'ordre (ou méthode d'isolement) : en fixant le \mathrm{pH}, la concentration en ions \mathrm{H_3O^+} reste constante au cours de la réaction ([\mathrm{H_3O^+}] = \text{cte}). La loi de vitesse se simplifie alors sous la forme d'une loi de pseudo-premier ordre (d'ordre apparent 1 par rapport à TAA) :

    v = k_{\text{app}} \, [\text{TAA}] \quad \text{avec} \quad k_{\text{app}} = k \, [\mathrm{H_3O^+}]

    ce qui rend l'intégration de l'équation différentielle linéaire et l'analyse cinétique particulièrement simples.

  2. La fixation des équilibres acido-basiques : les équilibres de dissociation du sulfure de dihydrogène \mathrm{H_2S} formé dépendent directement de [\mathrm{H_3O^+}]. À \mathrm{pH} constant, la concentration en ions sulfure [\mathrm{S^{2-}}] suivie expérimentalement est directement proportionnelle à [\mathrm{H_2S}].
Signaler une erreurSommaire

Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : loi de vitesse, ordre de réaction

Donner la loi de vitesse de la réaction 4 en fonction de la concentration et

Voir l'indice

Traduire l'ordre partiel 1 pour chacun des deux réactifs sous la forme v = k\,[\mathrm{TAA}]\,[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+].

Voir la réponse courte

Écriture de la loi de vitesse v = k\,[\mathrm{TAA}]\,[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] selon les ordres partiels fournis.

Voir le corrigé complet

D'après le texte de l'énoncé, la cinétique de la réaction (4) admet un ordre partiel égal à 1 par rapport à la thioacétamide (\mathrm{TAA}) et un ordre partiel égal à 1 par rapport aux ions oxonium \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+, avec une constante cinétique notée k.

La loi de vitesse volumique de la réaction s'écrit donc :

\boxed{v = k \, [\mathrm{TAA}] \, [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]}

À volume réactionnel constant, elle s'exprime également à travers la vitesse de disparition de la thioacétamide :

v = -\frac{\mathrm{d}[\mathrm{TAA}]}{\mathrm{d}t} = k \, [\mathrm{TAA}] \, [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : ordre 1 apparent, constante apparente

A partir de cette loi de vitesse, calculer l'expression de la concentration en fonction du temps et de et de la concentration

Voir l'indice

Intégrer l'équation différentielle linéaire d'ordre 1 avec la constante apparente k_{\mathrm{app}} = k\,[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+].

Voir la stratégie
  1. Relier la vitesse de la réaction à la dérivée temporelle de [\mathrm{TAA}] dans un réacteur fermé de volume constant.
  2. Exploiter le fait que le pH est fixé par la solution tampon (donc [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] = \mathrm{cte}) pour obtenir une équation différentielle linéaire du premier ordre.
  3. Intégrer cette équation entre t = 0 et t avec la condition initiale [\mathrm{TAA}](0) = [\mathrm{TAA}]_0.
Voir la réponse courte

Intégration de \mathrm{d}[\mathrm{TAA}]/\mathrm{d}t = -k_{\mathrm{app}}[\mathrm{TAA}] avec k_{\mathrm{app}} = k[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] : décroissance exponentielle.

Voir le corrigé complet

Dans un réacteur fermé de volume constant, la vitesse volumique de la réaction (4) s'exprime en fonction de la disparition du réactif \mathrm{TAA}, de nombre stœchiométrique -1 :

v = -\frac{\mathrm{d}[\mathrm{TAA}]}{\mathrm{d}t}

En utilisant la loi de vitesse établie à la question 30 :

-\frac{\mathrm{d}[\mathrm{TAA}]}{\mathrm{d}t} = k \, [\mathrm{TAA}] \, [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]

Le milieu réactionnel étant tamponné (question 29), la concentration [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] reste constante au cours du temps. L'équation différentielle se met sous la forme à variables séparables :

\frac{\mathrm{d}[\mathrm{TAA}]}{[\mathrm{TAA}]} = - k \, [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] \, \mathrm{d}t

En intégrant entre l'instant initial t = 0, où [\mathrm{TAA}] = [\mathrm{TAA}]_0, et un instant t quelconque :

\begin{aligned} \int_{[\mathrm{TAA}]_0}^{[\mathrm{TAA}](t)} \frac{\mathrm{d}[\mathrm{TAA}]}{[\mathrm{TAA}]} &= - k \, [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] \int_0^t \mathrm{d}t' \\ \ln\left(\frac{[\mathrm{TAA}](t)}{[\mathrm{TAA}]_0}\right) &= - k \, [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] \, t \end{aligned}

On en déduit :

\boxed{[\mathrm{TAA}](t) = [\mathrm{TAA}]_0 \, \mathrm{e}^{-k \, [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] \, t}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : bilan de matière, constante apparente

En déduire l'expression de la concentration en fonction du temps , de la concentration et de la concentration initiale en TAA notée .

Voir l'indice

Relier l'avancement volumique à la disparition de \mathrm{TAA} par bilan stœchiométrique direct.

Voir la réponse courte

Bilan stœchiométrique [\mathrm{H}_2\mathrm{S}](t) = [\mathrm{TAA}]_0 - [\mathrm{TAA}](t) = [\mathrm{TAA}]_0(1 - \mathrm{e}^{-k_{\mathrm{app}}t}).

Voir le corrigé complet

D'après l'équation bilan de la réaction (4) :

\mathrm{CH}_3\mathrm{CSNH}_2 + \mathrm{H}_2\mathrm{O} \longrightarrow \mathrm{CH}_3\mathrm{CONH}_2 + \mathrm{H}_2\mathrm{S}

la consommation d'une mole de thioacétamide (\mathrm{TAA}) s'accompagne de la formation d'une mole de sulfure de dihydrogène \mathrm{H}_2\mathrm{S} (les coefficients stœchiométriques sont tous deux égaux à 1 en valeur absolue).

En supposant qu'à l'instant initial aucun sulfure de dihydrogène n'est présent dans le milieu ([\mathrm{H}_2\mathrm{S}](0) = 0), le bilan de matière volumique à la date t s'écrit :

[\mathrm{H}_2\mathrm{S}](t) = [\mathrm{TAA}]_0 - [\mathrm{TAA}](t)

En utilisant le résultat de la question précédente, [\mathrm{TAA}](t) = [\mathrm{TAA}]_0\,\mathrm{e}^{-k[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]t}, on obtient directement :

\boxed{[\mathrm{H}_2\mathrm{S}](t) = [\mathrm{TAA}]_0\left(1 - \mathrm{e}^{-k[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]t}\right)}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : constante d'acidité, diacide

Exprimer la concentration en en fonction de , des constantes d'équilibres et et .

Voir l'indice

Exprimer le produit K_{a1} K_{a2} pour relier directement \left[\mathrm{S}^{2-}\right] à [\mathrm{H}_2\mathrm{S}] et [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]^2.

Voir la stratégie
  1. Écrire les équilibres successifs de dissociation acido-basique du sulfure de dihydrogène \mathrm{H}_2\mathrm{S} dans l'eau et leurs constantes d'acidité associées K_{a1} et K_{a2}.
  2. Exprimer le produit K_{a1} K_{a2} correspondant à la réaction globale de double déprotonation, puis en déduire l'expression de [\mathrm{S}^{2-}].
Voir la réponse courte

Expression [\mathrm{S}^{2-}] = \frac{K_{a1}K_{a2}[\mathrm{H}_2\mathrm{S}]}{[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]^2} en combinant les deux constantes d'acidité de \mathrm{H}_2\mathrm{S}.

Voir le corrigé complet

Les deux équilibres successifs de dissociation acido-basique du diacide \mathrm{H}_2\mathrm{S} s'écrivent :

\begin{aligned} \mathrm{H}_2\mathrm{S}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} &\rightleftharpoons \mathrm{HS}^-_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\mathrm{aq})} \quad \text{avec} \quad K_{a1} = \frac{[\mathrm{HS}^-][\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]}{[\mathrm{H}_2\mathrm{S}]} \\ \mathrm{HS}^-_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} &\rightleftharpoons \mathrm{S}^{2-}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\mathrm{aq})} \quad \text{avec} \quad K_{a2} = \frac{[\mathrm{S}^{2-}][\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]}{[\mathrm{HS}^-]} \end{aligned}

En multipliant membre à membre ces deux constantes d'équilibre, on obtient la constante de la réaction globale de double dissociation acido-basique :

K_{a1} \cdot K_{a2} = \frac{[\mathrm{S}^{2-}][\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]^2}{[\mathrm{H}_2\mathrm{S}]}

On en déduit directement l'expression de la concentration en ions sulfure :

\boxed{[\mathrm{S}^{2-}] = K_{a1} \cdot K_{a2} \cdot \frac{[\mathrm{H}_2\mathrm{S}]}{[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]^2}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : cinétique chimique, équilibre acido-basique

En déduire l'expression de la concentration en :

Voir l'indice

Injecter l'expression temporelle de [\mathrm{H}_2\mathrm{S}](t) obtenue à la question Q32 dans la relation d'équilibre acido-basique.

Voir la réponse courte

Remplacement de l'expression cinétique de [\mathrm{H}_2\mathrm{S}](t) dans l'équilibre acido-basique fournissant [\mathrm{S}^{2-}].

Voir le corrigé complet

D'après la question Q33, l'équilibre acido-basique instantané du sulfure de dihydrogène impose la relation :

[\mathrm{S}^{2-}](t) = K_{a1} K_{a2} \frac{[\mathrm{H}_2\mathrm{S}](t)}{[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]^2}

En substituant l'expression de [\mathrm{H}_2\mathrm{S}](t) obtenue à la question Q32 :

[\mathrm{H}_2\mathrm{S}](t) = [\mathrm{TAA}]_0 \left(1 - \mathrm{e}^{-k[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]t}\right)

on obtient immédiatement l'expression demandée pour la concentration en ions sulfure en fonction du temps :

\boxed{[\mathrm{S}^{2-}](t) = K_{a1} K_{a2} \frac{[\mathrm{TAA}]_0}{[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]^2} \left(1 - \mathrm{e}^{-k[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]t}\right)}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : constante de vitesse, ordre 1 apparent

Sachant que la courbe tend vers pour un temps supposé infini, déterminer la valeur de en prenant le point de la courbe dont les coordonnées sont et (Figure 3). On prendra .

Voir l'indice

Prendre le rapport [\mathrm{S}^{2-}](t_1)/[\mathrm{S}^{2-}]_\infty = 1 - \mathrm{e}^{-k_{\mathrm{app}} t_1} pour isoler la constante k.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la relation établie à la question précédente liant [\mathrm{S}^{2-}](t) à [\mathrm{S}^{2-}]_\infty pour exprimer le terme exponentiel en fonction du rapport \frac{[\mathrm{S}^{2-}](t_1)}{[\mathrm{S}^{2-}]_\infty}.
  2. Isoler la constante cinétique k à l'aide de la fonction logarithme népérien et de la donnée numérique \ln(0{,}6) \cong -0{,}5.
  3. Effectuer l'application numérique en précisant soigneusement l'unité de k (dans le système international ou en \text{L}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{min}^{-1}).
Voir la réponse courte

Exploitation du point expérimental : 1 - \mathrm{e}^{-k_{\mathrm{app}}t_1} = 0{,}4, d'où k par calcul logarithmique.

Voir le corrigé complet

D'après la relation démontrée à la question précédente (Q34), la concentration en ions sulfure s'écrit :

[\mathrm{S}^{2-}](t) = [\mathrm{S}^{2-}]_\infty \left(1 - \mathrm{e}^{-k[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]t}\right)

avec [\mathrm{S}^{2-}]_\infty = K_{a1} K_{a2} \dfrac{[\mathrm{TAA}]_0}{[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]^2}.

Au point considéré de coordonnées t_1 = 11\text{ min} et [\mathrm{S}^{2-}](t_1) = 6\cdot 10^{-18}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, on a :

\frac{[\mathrm{S}^{2-}](t_1)}{[\mathrm{S}^{2-}]_\infty} = \frac{6\cdot 10^{-18}}{1{,}5\cdot 10^{-17}} = \frac{6}{15} = 0{,}4

On en déduit :

\begin{aligned} 1 - \mathrm{e}^{-k[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]t_1} &= 0{,}4 \\ \mathrm{e}^{-k[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]t_1} &= 0{,}6 \\ -k[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]t_1 &= \ln(0{,}6) \end{aligned}

L'expression littérale de la constante de vitesse k est donc :

k = -\frac{\ln(0{,}6)}{[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]\,t_1}

Application numérique : Avec [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] = 10^{-\mathrm{pH}} = 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et \ln(0{,}6) \cong -0{,}5 :

  • En exprimant le temps en minutes (t_1 = 11\text{ min}) :

    k = \frac{0{,}5}{0{,}1 \times 11} = \frac{5}{11} \approx 0{,}45\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{min}^{-1}
  • Dans les unités du Système International (t_1 = 11\times 60 = 660\text{ s}) :

    k = \frac{0{,}5}{0{,}1 \times 660} = \frac{5}{660} = \frac{1}{132} \approx 7{,}6\cdot 10^{-3}\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{k \approx 0{,}45\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{min}^{-1} \approx 7{,}6\cdot 10^{-3}\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : quotient de réaction, condition de précipitation

Calculer le quotient de la réaction de précipitation du sulfure de zinc juste avant la précipitation et comparer cette valeur au . La solution est-elle saturée en sulfure de zinc ?

Voir l'indice

Calculer le quotient Q_r = [\mathrm{Zn}^{2+}][\mathrm{S}^{2-}] à t_2 = 3\text{ min} et le comparer à K_{s2} pour conclure sur l'état de sursaturation.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la concentration en ions sulfure [\mathrm{S}^{2-}] à la date t_2 = 3\text{ min} par lecture graphique sur la figure 3 ou à l'aide de la loi cinétique établie à la question Q34.
  2. Calculer le quotient réactionnel Q_r juste avant que la précipitation ne consomme les réactifs, le comparer à la constante de solubilité K_s, et en déduire l'état de saturation de la solution.
Voir la réponse courte

Calcul de Q_r = [\mathrm{Zn}^{2+}][\mathrm{S}^{2-}] et comparaison au produit de solubilité K_s pour conclure sur la saturation.

Voir le corrigé complet

À la date t_2 = 3\text{ min}, un précipité commence à être détecté. La concentration en ions sulfure avant que la précipitation n'affecte notablement les concentrations peut être obtenue :

  • soit par lecture sur la figure 3 : à t_2 = 3\text{ min}, on lit :

    [\mathrm{S}^{2-}](t_2) \approx 2{,}0 \cdot 10^{-18}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}
  • soit par le calcul à l'aide de l'expression obtenue à la question Q34 et de la constante k de la question Q35 :

    \begin{aligned} k\,[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]\,t_2 &= \frac{-\ln(0{,}6)}{t_1}\,t_2 \approx \frac{0{,}5 \times 3}{11} \approx 0{,}136 \\ [\mathrm{S}^{2-}](t_2) &= [\mathrm{S}^{2-}]_\infty \left(1 - \mathrm{e}^{-k[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]t_2}\right) \approx 1{,}5 \cdot 10^{-17} \times 0{,}13 \approx 2{,}0 \cdot 10^{-18}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned}

La concentration en ions zinc introduits vaut [\mathrm{Zn}^{2+}] = 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

Pour l'équilibre hétérogène de solubilité du sulfure de zinc :

\mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})} = \mathrm{Zn}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{S}^{2-}_{(\mathrm{aq})}, \quad K_{s2} = 10^{-\mathrm{p}K_{s2}} = 10^{-20}

le quotient réactionnel (produit ionique) juste avant précipitation s'écrit :

\begin{aligned} Q_r &= \frac{[\mathrm{Zn}^{2+}][\mathrm{S}^{2-}]}{(c^\circ)^2} \\ Q_r &= 10^{-1} \times 2{,}0 \cdot 10^{-18} = 2{,}0 \cdot 10^{-19} \end{aligned}
\boxed{Q_r \approx 2 \cdot 10^{-19}}

En comparant cette valeur à la constante de solubilité K_s = 10^{-20} :

\boxed{Q_r > K_s}

Puisque le quotient réactionnel dépasse la constante de solubilité (Q_r > K_s), la solution est saturée (et plus précisément sursaturée) en sulfure de zinc. Cet état de sursaturation permet de franchir la barrière cinétique de nucléation et conduit à l'apparition du solide \mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})}.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : diacide, équilibre acido-basique

A partir des propriétés acido-basiques de , écrire l'équation (5) pour la réaction de l'eau avec qui permet d'expliquer la présence des ions nécessaire à la précipitation de .

Voir l'indice

Écrire la réaction de double dissociation de \mathrm{H}_2\mathrm{S} dans l'eau conduisant à \mathrm{S}^{2-} et deux ions oxonium.

Voir la réponse courte

Double déprotonation globale dans l'eau : \mathrm{H}_2\mathrm{S} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O} \rightleftharpoons \mathrm{S}^{2-} + 2\,\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+.

Voir le corrigé complet

Le sulfure de dihydrogène \mathrm{H}_2\mathrm{S}_{(\mathrm{aq})} est un diacide faible qui se dissocie dans l'eau selon deux équilibres successifs de constante d'acidité K_{a1} et K_{a2} :

\begin{aligned} \mathrm{H}_2\mathrm{S}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} &\rightleftharpoons \mathrm{HS}^-_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\mathrm{aq})} \quad (K_{a1}) \\ \mathrm{HS}^-_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} &\rightleftharpoons \mathrm{S}^{2-}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\mathrm{aq})} \quad (K_{a2}) \end{aligned}

En sommant ces deux demi-réactions acido-basiques, on obtient la réaction globale d'ionisation de \mathrm{H}_2\mathrm{S} dans l'eau générant les ions sulfure \mathrm{S}^{2-} :

\boxed{\mathrm{H}_2\mathrm{S}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} = \mathrm{S}^{2-}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\mathrm{aq})} \quad (5)}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 38

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : précipitation, équilibre chimique

Proposer une équation pour la réaction des ions avec .

Voir l'indice

Additionner la réaction de précipitation de ZnS et la double déprotonation de \mathrm{H}_2\mathrm{S}.

Voir la stratégie

La réaction globale de précipitation du sulfure de zinc à partir du sulfure de dihydrogène s'obtient en combinant la formation du solide \mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})} et la réaction de double déprotonation de \mathrm{H}_2\mathrm{S}_{(\mathrm{aq})} établie à la question précédente.

Voir la réponse courte

Réaction globale de formation du sulfure de zinc : \mathrm{Zn}^{2+} + \mathrm{H}_2\mathrm{S} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O} \rightleftharpoons \mathrm{ZnS}_{(s)} + 2\,\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+.

Voir le corrigé complet

La précipitation du sulfure de zinc fait intervenir la réaction de solubilité inversée :

\mathrm{Zn}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{S}^{2-}_{(\mathrm{aq})} = \mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})} \qquad \left(K = \frac{1}{K_{s2}}\right)

En combinant cette équation avec la réaction (5) de double acidité de \mathrm{H}_2\mathrm{S} en solution aqueuse :

\mathrm{H}_2\mathrm{S}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} = \mathrm{S}^{2-}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\mathrm{aq})} \qquad (K_{(5)}^\circ = K_{a1}K_{a2})

on obtient le bilan de la réaction entre les ions zinc(II) et le sulfure de dihydrogène dissous :

\boxed{\mathrm{Zn}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_2\mathrm{S}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} = \mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\mathrm{aq})}}

Remarque : cette équation peut également s'écrire sous forme simplifiée :

\mathrm{Zn}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_2\mathrm{S}_{(\mathrm{aq})} = \mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : avancement, temps de réaction

Estimer le temps nécessaire pour précipiter tout le zinc sous forme de sulfure de zinc dans les conditions de l'expérience.

Voir l'indice

Calculer la quantité de \mathrm{H}_2\mathrm{S} nécessaire pour consommer tout le zinc initial, puis inverser la loi cinétique exponentielle.

Voir la stratégie
  1. Relier la quantité de matière d'ions zinc \mathrm{Zn}^{2+} à précipiter à la quantité de sulfure de dihydrogène \mathrm{H}_2\mathrm{S} nécessaire d'après la stœchiométrie, puis à la quantité de thioacétamide (TAA) décomposée.
  2. Constater que la quantité de TAA à consommer représente exactement la moitié de sa concentration initiale, ce qui ramène l'estimation au temps de demi-réaction t_{1/2}.
  3. Calculer numériquement ce temps à l'aide de la constante de vitesse apparente déterminée à la question Q35.
Voir la réponse courte

Détermination du temps nécessaire pour que la quantité de \mathrm{H}_2\mathrm{S} formée atteigne celle du zinc(II) initial.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de précipitation établie à la question Q38 :

\mathrm{Zn}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_2\mathrm{S}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} = \mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\mathrm{aq})}

la précipitation d'une mole d'ions \mathrm{Zn}^{2+} consomme une mole de \mathrm{H}_2\mathrm{S}.

D'après l'équation (4), la décomposition d'une mole de thioacétamide (TAA) libère une mole de \mathrm{H}_2\mathrm{S}. L'étape cinétiquement déterminante de ce procédé de précipitation homogène est la libération lente de \mathrm{H}_2\mathrm{S} par hydrolyse de la TAA, la précipitation de \mathrm{ZnS}_{(\mathrm{s})} étant quasi instantanée dès que le seuil de sursaturation est atteint.

Pour précipiter la totalité des ions zinc initialement présents à la concentration [\mathrm{Zn}^{2+}]_0 = 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, il faut produire une concentration équivalente de sulfure de dihydrogène :

\Delta [\mathrm{H}_2\mathrm{S}] = [\mathrm{Zn}^{2+}]_0 = 0{,}10\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

Cela nécessite la décomposition d'une même quantité de thioacétamide :

\Delta [\mathrm{TAA}] = 0{,}10\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} = \frac{[\mathrm{TAA}]_0}{2}

puisque [\mathrm{TAA}]_0 = 0{,}20\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

La réaction de décomposition de la TAA suivant une cinétique de pseudo-premier ordre de constante apparente k_{\text{app}} = k[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] (questions Q30 et Q31), le temps nécessaire pour consommer la moitié du réactif initial est le temps de demi-réaction t_{1/2} :

t = t_{1/2} = \frac{\ln 2}{k_{\text{app}}} = \frac{\ln 2}{k[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]}

D'après la question Q35, la constante apparente vérifie :

k[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] = -\frac{\ln(0{,}6)}{t_1} \approx \frac{0{,}5}{11}\text{ min}^{-1} \approx 4{,}55\cdot 10^{-2}\text{ min}^{-1}

On en déduit l'estimation du temps nécessaire depuis le début du chauffage (t = 0) :

\begin{aligned} t &= t_1 \cdot \frac{\ln 2}{-\ln(0{,}6)} \\ &\approx 11 \times \frac{0{,}69}{0{,}5} \approx 15\text{ min} \end{aligned}
\boxed{t \approx 15\text{ min}}

Si l'on compte cette durée à partir de la détection du début de précipitation (t_2 = 3\text{ min}), il s'écoule un temps :

\Delta t = t - t_2 \approx 12\text{ min}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Partie Thermodynamique : Physique B - Thermodynamique

A · Taux de Performance (TP) d'une installation de liquéfaction

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Notions : diagramme pression-enthalpie, entropie de changement d'état

La valeur de n'est pas facile à lire sur le diagramme P/h de la feuille réponse. Placer les points , et 10 sur ce diagramme et donner l'expression littérale permettant le calcul de à partir des données du tableau I ci dessus.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature physique de chacun des états (i, f, 10) à la pression P_0 = 1\text{ bar} pour les repérer sur le diagramme (P, h) par rapport à la courbe de saturation (courbe en cloche).
  2. Relier l'état liquide saturé f et l'état vapeur saturante 10, situés à la même pression P_0 et à la même température d'ébullition T_f, par le changement d'état liquide-vapeur réversible et isotherme.
Voir la réponse courte

Placement des points sur le diagramme (P,h) et relation s_f = s_{10} - \frac{h_{10} - h_f}{T_0} = s_g(P_0) - \frac{L_v}{T_0}.

Voir le corrigé complet

1. Positionnement des points sur le diagramme (P, h) :

  • Point f (liquide juste saturé) : situé sur l'isobare P = 1\text{ bar}, sur la courbe d'ébullition (branche gauche de la courbe de saturation), à l'abscisse h_f = -911\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et à la température T_f = -162\,^\circ\text{C}.
  • Point 10 (vapeur sèche saturante) : situé sur l'isobare P = 1\text{ bar}, sur la courbe de rosée (branche droite de la courbe de saturation), à l'abscisse h_{10} = -400\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et à la température T_f = -162\,^\circ\text{C}.
  • Point i (gaz sec) : situé dans le domaine de la vapeur surchauffée (phase gaz, à droite de la courbe de saturation), sur l'isobare P = 1\text{ bar}, à l'abscisse h_i = 0\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et sur l'isotherme T_0 = 25\,^\circ\text{C}.

2. Expression littérale de l'entropie massique s_f :

La transition de l'état f (liquide saturé) à l'état 10 (vapeur saturante) correspond à la vaporisation complète d'une unité de masse de méthane sous la pression d'équilibre P_0 = 1\text{ bar} à la température T_f.

Ce changement d'état physique étant isotherme et réversible à la température absolue T_f, la variation d'entropie massique de vaporisation s'écrit :

\Delta s_{\text{vap}} = s_{10} - s_f = \frac{\Delta h_{\text{vap}}}{T_f} = \frac{h_{10} - h_f}{T_f}

où T_f est exprimée en kelvins : T_f = \theta_f + 273{,}15 = -162 + 273{,}15 = 111{,}15\text{ K}.

On en déduit l'expression littérale de s_f :

\boxed{s_f = s_{10} - \frac{h_{10} - h_f}{T_f}}

Application numérique :

s_f = -2{,}1 - \frac{-400 - (-911)}{111{,}15} = -2{,}1 - \frac{511}{111{,}15} \approx -2{,}1 - 4{,}60 = -6{,}70\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation

Notions : premier principe industriel, système ouvert

Ecrire littéralement le premier principe industriel appliqué à l'installation, en fonction de , et des données, en négligeant les termes liés à la position et à la vitesse du fluide.

Voir la stratégie

Pour un système ouvert fonctionnant en régime permanent, le premier principe industriel relie les flux d'enthalpie entrant et sortant aux puissances échangées à travers la surface de contrôle \Sigma (puissance utile \mathscr{P}_i et puissance thermique \mathscr{P}_{\mathrm{th}}). On applique la formule de rappel de l'énoncé à l'installation globale représentée sur la figure 2.

Voir la réponse courte

Bilan d'énergie en écoulement stationnaire appliqué à l'installation globale : \mathscr{P}_i + \mathscr{P}_{th} = D(h_f - h_i).

Voir le corrigé complet

L'installation de liquéfaction fonctionne en régime permanent et comporte :

  • une unique entrée pour le méthane gazeux (état \mathrm{i}), de débit massique D et d'enthalpie massique h_{\mathrm{i}} ;
  • une unique sortie pour le méthane liquide saturé (état \mathrm{f}), de même débit massique D et d'enthalpie massique h_{\mathrm{f}} par conservation globale de la masse.

En négligeant les variations d'énergie cinétique macroscopique et d'énergie potentielle de pesanteur du fluide entre l'entrée et la sortie, le premier principe industriel s'écrit :

\begin{aligned} \sum_{\text{sorties}} D_{S} \, h_{S} - \sum_{\text{entrées}} D_{E} \, h_{E} &= \mathscr{P}_i + \mathscr{P}_{\mathrm{th}} \end{aligned}

soit directement :

\boxed{D \left(h_{\mathrm{f}} - h_{\mathrm{i}}\right) = \mathscr{P}_i + \mathscr{P}_{\mathrm{th}}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation

Notions : second principe en système ouvert, création d'entropie

Ecrire littéralement le deuxième principe appliqué à l'installation, en fonction de et des données, en tenant compte d'un terme de création massique d'entropie (vérifier l'homogénéité de la relation en précisant l'unité de ).

Voir la réponse courte

Bilan d'entropie en régime permanent : D(s_f - s_i) = \frac{\mathscr{P}_{th}}{T_0} + D s_c, avec s_c en \text{J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}.

Voir le corrigé complet

Considérons le système ouvert constitué par l'installation de liquéfaction en régime permanent. L'installation échange :

  • un débit massique D de méthane entrant à l'état i (entropie massique s_i) et sortant à l'état f (entropie massique s_f) ;
  • une puissance thermique \mathscr{P}_{\mathrm{th}} avec le milieu extérieur thermostaté à la température uniforme T_0.

Le deuxième principe de la thermodynamique appliqué à ce système ouvert en régime stationnaire s'écrit sous forme de bilan de flux d'entropie :

\dot{S}_{\text{sortie}} - \dot{S}_{\text{entrée}} = \dot{S}_{\text{éch}} + \dot{S}_{\text{créée}}

En explicitant chaque terme :

  • flux convectifs d'entropie : \dot{S}_{\text{sortie}} - \dot{S}_{\text{entrée}} = D s_f - D s_i = D(s_f - s_i) ;
  • flux d'entropie échangé avec la source à température T_0 : \dot{S}_{\text{éch}} = \dfrac{\mathscr{P}_{\mathrm{th}}}{T_0} ;
  • flux d'entropie créé par irréversibilités, associé à la création massique d'entropie s_c : \dot{S}_{\text{créée}} = D \, s_c avec s_c \ge 0.

On obtient ainsi le deuxième principe appliqué à l'installation :

\boxed{D(s_f - s_i) = \frac{\mathscr{P}_{\mathrm{th}}}{T_0} + D s_c}

Vérification de l'homogénéité et unité de s_c :

  • Le terme de gauche et le terme D s_c ont la dimension d'un débit massique multiplié par une entropie massique :

    [D \cdot s] = (\text{kg}\cdot\text{s}^{-1}) \times (\text{J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}) = \text{W}\cdot\text{K}^{-1}
  • Le terme de transfert thermique s'exprime en :

    \left[\frac{\mathscr{P}_{\mathrm{th}}}{T_0}\right] = \frac{\text{W}}{\text{K}} = \text{W}\cdot\text{K}^{-1}

    L'égalité est donc homogène et chaque terme est homogène à un flux d'entropie (en \text{W}\cdot\text{K}^{-1}).

  • L'entropie massique créée s_c a la dimension d'une entropie massique ; son unité dans le Système international est le joule par kelvin et par kilogramme (\text{J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}), usuellement exprimée en \text{kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Notions : premier principe industriel, second principe en système ouvert

En déduire l'expression de la puissance en fonction de et des données.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance thermique \mathscr{P}_{\text{th}} échangée avec l'extérieur à la température T_0 à partir du bilan entropique obtenu à la question Q3.
  2. Remplacer \mathscr{P}_{\text{th}} dans le bilan enthalpique obtenu à la question Q2 afin d'isoler la puissance mécanique utile \mathscr{P}_i.
Voir la réponse courte

Élimination de la puissance thermique entre les deux bilans : \mathscr{P}_i = D[h_f - h_i - T_0(s_f - s_i)] + D T_0 s_c.

Voir le corrigé complet

D'après le deuxième principe appliqué à l'installation en régime permanent (question Q3) :

D(s_f - s_i) = \frac{\mathscr{P}_{\text{th}}}{T_0} + D s_c

On en déduit l'expression de la puissance thermique échangée avec l'extérieur :

\mathscr{P}_{\text{th}} = D\,T_0 (s_f - s_i) - D\,T_0\,s_c

D'après le premier principe industriel appliqué à cette même installation (question Q2) :

\mathscr{P}_i = D(h_f - h_i) - \mathscr{P}_{\text{th}}

En injectant l'expression de \mathscr{P}_{\text{th}}, il vient :

\begin{aligned} \mathscr{P}_i &= D(h_f - h_i) - \left[ D\,T_0(s_f - s_i) - D\,T_0\,s_c \right] \\ &= D \left[ (h_f - h_i) - T_0(s_f - s_i) \right] + D\,T_0\,s_c \end{aligned}
\boxed{\mathscr{P}_i = D \left[ (h_f - h_i) - T_0(s_f - s_i) \right] + D\,T_0\,s_c}

En tenant compte du choix d'origine des grandeurs du tableau I (h_i = 0 et s_i = 0), cette relation peut aussi s'écrire :

\mathscr{P}_i = D \left( h_f - T_0 s_f \right) + D\,T_0\,s_c

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : puissance minimale, transformation réversible

Les états et étant fixés, montrer qu'il existe une puissance utile minimale nécessaire à la liquéfaction d'un débit massique de méthane et la déterminer littéralement [numériquement : ].

Voir la stratégie
  1. Exploiter le résultat de la question précédente liant \mathscr{P}_i à la création d'entropie s_c.
  2. Appliquer le second principe (s_c \ge 0) pour identifier le minimum atteint dans le cas réversible (s_c = 0).
  3. Effectuer l'application numérique avec les grandeurs fournies et commenter la cohérence avec la valeur indiquée par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Puissance minimale atteinte dans le cas réversible (s_c = 0), expression littérale et calcul numérique.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question précédente :

\mathscr{P}_i = D \left[ (h_f - h_i) - T_0(s_f - s_i) \right] + D\,T_0\,s_c

Le débit massique D et la température de thermostat T_0 étant strictement positifs, et le second principe imposant une création massique d'entropie positive ou nulle :

s_c \ge 0 \implies D\,T_0\,s_c \ge 0

Pour des états initial i et final f fixés, la puissance utile \mathscr{P}_i est donc minorée par la valeur obtenue pour un fonctionnement réversible (s_c = 0) :

\boxed{\mathscr{P}_{\min} = D \left[ (h_f - h_i) - T_0(s_f - s_i) \right]}

Application numérique : Avec les données de l'énoncé :

  • D = 10\text{ g}\cdot\text{s}^{-1} = 1{,}0\cdot 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} ;
  • T_0 = 298\text{ K} ;
  • h_i = 0\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et s_i = 0\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} ;
  • h_f = -911\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.

Si l'on utilise la valeur s_f \approx -6{,}61\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} lue sur le diagramme au point de liquide saturé :

\begin{aligned} (h_f - h_i) - T_0(s_f - s_i) &= -911 - 298 \times (-6{,}614) \\ &= -911 + 1971 = 1060\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \end{aligned}

On obtient :

\mathscr{P}_{\min} = 1{,}0\cdot 10^{-2} \times 1060\cdot 10^3\text{ W} = 10{,}6\text{ kW}
\boxed{\mathscr{P}_{\min} = 10{,}6\text{ kW}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : taux de performance, irréversibilité

On définit le taux de performance TP d'une installation de liquéfaction par : . En respectant le domaine de définitions des grandeurs, représenter graphiquement TP puis en fonction de ; commenter.

Voir la stratégie
  1. Préciser le domaine de définition de la variable s_c imposé par le deuxième principe de la thermodynamique.
  2. Exprimer \text{TP} et \mathscr{P}_i en fonction de s_c à l'aide des résultats des questions Q4 et Q5.
  3. Tracer les deux courbes représentatives sur [0, +\infty[ et interpréter physiquement l'influence des irréversibilités.
Voir la réponse courte

Allure affine croissante de \mathscr{P}_i(s_c) et décroissante de \text{TP}(s_c) illustrant l'impact négatif des irréversibilités.

Voir le corrigé complet

D'après le deuxième principe de la thermodynamique, le terme de création massique d'entropie est nécessairement positif ou nul en raison des irréversibilités :

s_c \ge 0 \quad \text{soit} \quad s_c \in [0, +\infty[

D'après les questions Q4 et Q5, la puissance utile s'écrit :

\boxed{\mathscr{P}_i(s_c) = \mathscr{P}_{\min} + D\,T_0\,s_c}

avec \mathscr{P}_{\min} = 10{,}6\text{ kW} > 0 et la pente D\,T_0 > 0. C'est une fonction affine strictement croissante de s_c.

Le taux de performance est alors :

\boxed{\text{TP}(s_c) = \frac{\mathscr{P}_{\min}}{\mathscr{P}_i(s_c)} = \frac{1}{1 + \dfrac{D\,T_0}{\mathscr{P}_{\min}}\,s_c}}

C'est une fonction strictement décroissante de s_c, telle que \text{TP}(0) = 1 et \lim_{s_c \to +\infty} \text{TP}(s_c) = 0.

Commentaires :

  • Dans la limite d'un fonctionnement réversible (s_c = 0), la puissance requise est minimale (\mathscr{P}_i = \mathscr{P}_{\min}) et le taux de performance est optimal : \text{TP} = 1 (soit 100\,\%) ;
  • Toute irréversibilité au sein de l'installation (s_c > 0, due aux frottements visqueux, écarts de température finis dans les échangeurs ou détentes Joule-Thomson irréversibles) induit une dissipation d'énergie qui majore la puissance à fournir à raison de D\,T_0\,s_c ;
  • Il en résulte une dégradation continue du taux de performance \text{TP} < 1, qui tend vers 0 lorsque la création d'entropie devient très importante.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

B-I · Tracé du cycle

Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : compresseur isentropique, détente de joule-thomson, échangeur isobare

Préciser, en justifiant, les caractéristiques thermodynamiques des transformations ayant lieu dans : a- les compresseurs. b- la vanne de détente V. c- les éléments M, S et R. on demande ici de justifier les caractéristiques thermodynamiques de transformation par les termes : isobare, isotherme, isenthalpique, isentropique.

Voir la stratégie

Pour qualifier chaque transformation, on s'appuie sur les hypothèses de l'énoncé (absence de pertes de charge, isolation thermique, réversibilité, absence de pièces mobiles) et sur l'application des premier et deuxième principes industriels en régime permanent :

  1. Pour un compresseur réversible et adiabatique, le deuxième principe conduit à une évolution à entropie constante.
  2. Pour une vanne de détente sans travail ni transfert thermique, le premier principe conduit à la conservation de l'enthalpie massique.
  3. Pour les éléments passifs (mélangeur, séparateur, échangeur), l'absence de perte de charge impose des évolutions à pression constante, complétées par les spécificités d'équilibre de phase ou d'isolation thermique.
Voir la réponse courte

Justification des transformations : compresseurs isentropiques, vanne isenthalpique, échangeurs et séparateur isobares.

Voir le corrigé complet

a- Compresseurs (C_1, C_2, C_3) :

  • Les compresseurs sont par hypothèse parfaitement isolés thermiquement (\mathscr{P}_{\mathrm{th}} = 0, transformation adiabatique) et fonctionnent sans irréversibilité (s_c = 0).
  • D'après le second principe en régime stationnaire :

    s_{\text{sortie}} - s_{\text{entrée}} = \frac{\mathscr{P}_{\mathrm{th}}}{D T} + s_c = 0

    La compression dans chacun des trois compresseurs est donc isentropique.

b- Vanne de détente V :

  • La vanne est un organe passif fixe (\mathscr{P}_i = 0), parfaitement calorifugé (\mathscr{P}_{\mathrm{th}} = 0), et les variations d'énergie cinétique et potentielle sont négligées.
  • Le premier principe industriel en régime permanent s'écrit :

    h_9 - h_8 = \frac{\mathscr{P}_i + \mathscr{P}_{\mathrm{th}}}{D_1} = 0 \implies h_9 = h_8

    La détente de Joule-Thomson dans la vanne est donc isenthalpique.

c- Éléments M, S et R :

  • Caractéristique commune : Les fluides y circulent sans perte de charge d'après les hypothèses. Toutes les transformations au sein de chacun de ces éléments (ou de chacune de leurs branches) sont donc isobares.
  • Mélangeur M : La transformation s'effectue sans perte de charge à la pression atmosphérique (P_0 = 1\text{ bar}), elle est donc isobare. De plus, M étant thermiquement isolé et sans parties mobiles, le mélange est globalement isenthalpique (D_1 h_1 = D h_0 + D_2 h_{11}).
  • Séparateur S : Le mélange diphasique liquide-vapeur y est séparé à la pression atmosphérique (P_0 = 1\text{ bar}) sans échange d'énergie mécanique ni thermique. Le corps pur étant sous deux phases en équilibre à pression fixée, la température reste fixée à la température d'ébullition T_f = -162\,^\circ\text{C} : la séparation est isobare et isotherme.
  • Échangeur récupérateur R : Il ne comporte aucune pièce mobile (\mathscr{P}_i = 0) et est isolé de l'extérieur. Les deux flux (haute pression de 7 à 8 à 100\text{ bar}, et basse pression de 10 à 11 à 1\text{ bar}) s'écoulent sans frottement : les transformations dans chacune des deux voies sont isobares.
\boxed{\text{Compresseurs : isentropiques \quad | \quad Vanne V : isenthalpique \quad | \quad M, S, R : isobares (S isotherme)}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : règle des moments, titre massique

Déterminer littéralement l'enthalpie massique au point 9 en fonction de , et . Calculer numériquement ( ; ; ).

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature du fluide au point 9 : il s'agit d'un mélange diphasique liquide-vapeur à la pression P_0 = 1\text{ bar}.
  2. Exprimer l'enthalpie massique du mélange à l'aide de la règle du levier (barycentre des enthalpies massiques du liquide saturé et de la vapeur saturante).
  3. Effectuer l'application numérique avec les valeurs fournies.
Voir la réponse courte

Règle du levier sur l'enthalpie massique du mélange liquide-vapeur : h_9 = (1 - x_g)h_f + x_g h_{10}.

Voir le corrigé complet

Au point 9, en sortie de la vanne de détente V et à la pression P_0 = 1\text{ bar}, le méthane se trouve sous forme d'un mélange diphasique liquide-gaz de titre massique en vapeur x_g.

Les phases en équilibre sont :

  • le liquide saturé (état f) d'enthalpie massique h_f ;
  • la vapeur saturante sèche (état 10) d'enthalpie massique h_{10}.

Par définition du titre en vapeur x_g = \dfrac{m_V}{m_{\text{tot}}}, la fraction massique de liquide vaut 1 - x_g = \dfrac{m_L}{m_{\text{tot}}}. L'extensivité de l'enthalpie conduit à l'expression de l'enthalpie massique du mélange :

\begin{aligned} h_9 &= (1 - x_g)\,h_f + x_g\,h_{10} \\ h_9 &= h_f + x_g\,(h_{10} - h_f) \end{aligned}
\boxed{h_9 = (1 - x_g)\,h_f + x_g\,h_{10} = h_f + x_g\,(h_{10} - h_f)}

Application numérique : Avec x_g = 0{,}6, h_{10} = -400\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et h_f = -911\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} :

\begin{aligned} h_9 &= 0{,}4 \times (-911) + 0{,}6 \times (-400) \\ &= -364{,}4 - 240 \\ &= -604{,}4\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \end{aligned}
\boxed{h_9 = -604{,}4\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \approx -604\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 10 min
  • Incontournable
  • Exploitation de document
  • Schéma ou tracé

Notions : diagramme pression-enthalpie, tracé de cycle

Porter les différents points du cycle (sauf le point 11) sur le diagramme P/h de la feuille réponse et compléter le tableau d'état de la feuille réponse (à joindre à la copie).

Voir la stratégie
  1. Exploiter les caractéristiques thermodynamiques établies à la question Q7 pour situer chaque point sur le diagramme (P, h) :

    • les compressions dans les compresseurs \mathrm{C}_1, \mathrm{C}_2, \mathrm{C}_3 se font à entropie constante (s = \text{cte}) en suivant les lignes isentropes ;
    • les refroidissements dans les échangeurs \mathrm{E}_0, \mathrm{E}_1, \mathrm{E}_2, \mathrm{E}_3, \mathrm{R} sont isobares (P = \text{cte}) ;
    • la détente dans la vanne \mathrm{V} est isenthalpique (h = \text{cte}), ce qui donne h_8 = h_9.
  2. Lire sur le diagramme les températures des états manquants aux intersections des isobares et isentropes ou enthalpies fixées.
  3. Compléter le tableau d'état de la feuille réponse en précisant la température et l'état physique pour chaque point.
Voir la réponse courte

Construction complète du cycle sur le diagramme (P,h) le long des isobares, isentropiques et isenthalpiques.

Voir le corrigé complet

1. Positionnement des points sur le diagramme (P, h) :

  • Points à basse pression (P = 1\text{ bar}) :

    • Point \text{i} : P_{\text{i}} = 1\text{ bar}, T_{\text{i}} = 25^\circ\text{C} et h_{\text{i}} = 0\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} (gaz).
    • Point 0 : P_0 = 1\text{ bar}, T_0 = 7^\circ\text{C} (gaz).
    • Point 1 : P_1 = 1\text{ bar}, T_1 = -43^\circ\text{C} (gaz).
    • Point 10 : P_{10} = 1\text{ bar}, T_{10} = -162^\circ\text{C}, sur la courbe de rosée (h_{10} = -400\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, vapeur saturante).
    • Point \text{f} : P_{\text{f}} = 1\text{ bar}, T_{\text{f}} = -162^\circ\text{C}, sur la courbe d'ébullition (h_{\text{f}} = -911\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, liquide saturé).
    • Point 9 : issu de la détente isenthalpique (h_9 = h_8 \approx -605\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} d'après la question Q8), sous la cloche de saturation à P_9 = 1\text{ bar} et T_9 = -162^\circ\text{C} (mélange diphasique liquide-vapeur avec x_g = 0{,}6).
  • Compressions isentropiques et refroidissements intermédiaires :

    • Compresseur \mathrm{C}_1 (1 \to 2) : compression isentropique (s_2 = s_1) de P_1 = 1\text{ bar} à P_2 = 5\text{ bar}. En suivant l'isentrope issue du point 1, on atteint à P_2 = 5\text{ bar} :

      T_2 \approx 70^\circ\text{C} \quad (\text{gaz})
    • Échangeur \mathrm{E}_1 (2 \to 3) : refroidissement isobare à P = 5\text{ bar} jusqu'à T_3 = 7^\circ\text{C} (gaz).
    • Compresseur \mathrm{C}_2 (3 \to 4) : compression isentropique (s_4 = s_3) de P_3 = 5\text{ bar} à P_4 = 25\text{ bar}. En suivant l'isentrope issue du point 3, on atteint à P_4 = 25\text{ bar} :

      T_4 \approx 125^\circ\text{C} \quad (\text{gaz})
    • Échangeur \mathrm{E}_2 (4 \to 5) : refroidissement isobare à P = 25\text{ bar} jusqu'à T_5 = 7^\circ\text{C} (gaz).
    • Compresseur \mathrm{C}_3 (5 \to 6) : compression isentropique (s_6 = s_5) de P_5 = 25\text{ bar} à P_6 = 100\text{ bar}. En suivant l'isentrope issue du point 5, on atteint à P_6 = 100\text{ bar} :

      T_6 \approx 125^\circ\text{C} \quad (\text{fluide supercritique})
  • Ligne haute pression (P = 100\text{ bar}) et vanne \mathrm{V} :

    • Échangeur \mathrm{E}_3 (6 \to 7) : refroidissement isobare à P_7 = 100\text{ bar} jusqu'à T_7 = -63^\circ\text{C} (fluide supercritique car P > P_c \approx 46\text{ bar} et T > T_c \approx -82^\circ\text{C}).
    • Échangeur \mathrm{R} (7 \to 8) : refroidissement isobare à P_8 = 100\text{ bar}. La détente dans la vanne \mathrm{V} étant isenthalpique, h_8 = h_9 \approx -605\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}. À l'intersection de l'isobare P = 100\text{ bar} et de la droite d'enthalpie h = -605\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, la lecture sur le faisceau d'isothermes donne :

      T_8 \approx -85^\circ\text{C} \quad (\text{liquide comprimé / hypercritique})
    • Vanne de détente \mathrm{V} (8 \to 9) : segment vertical descendant de P_8 = 100\text{ bar} à P_9 = 1\text{ bar} à enthalpie constante (h_9 = h_8).

2. Tableau d'état complété :

Pointi012345
T (^\circ\text{C})257-437071257
P (bar)111552525
Étatgazgazgazgazgazgazgaz
Point678910f
T (^\circ\text{C})125-63–85–162-162-162
P (bar)100100100111
Étatsupercritiquesupercritiqueliquide comprimédiphasiquegazL

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : enthalpie de vaporisation, diagramme pression-enthalpie

Déterminer l'enthalpie massique de vaporisation du méthane sous : littéralement en fonction des enthalpies massiques utiles, puis numériquement.

Voir la stratégie
  1. Identifier la transformation associée à la vaporisation totale sous la pression constante P_0 = 1\text{ bar} : il s'agit du passage de l'état de liquide saturé (point \mathrm{f}) à l'état de vapeur saturante sèche (point 10).
  2. Exprimer l'enthalpie massique de vaporisation comme la variation d'enthalpie massique entre ces deux états et réaliser l'application numérique à partir des données du tableau I.
Voir la réponse courte

Lecture sur l'isobare de saturation P_0 = 1\text{ bar} : L_v = h_{10} - h_f.

Voir le corrigé complet

Sous la pression P_0 = 1\text{ bar}, le changement d'état liquide-vapeur s'effectue à la température d'ébullition constante T_f = -162\,^\circ\mathrm{C}.

L'enthalpie massique de vaporisation L_v est la variation d'enthalpie massique accompagnant la vaporisation complète d'une unité de masse de liquide saturé (état \mathrm{f}) en vapeur saturante sèche (état 10) à température et pression constantes :

\boxed{L_v = h_{10} - h_f}

D'après le tableau I de l'énoncé :

  • h_f = -911\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
  • h_{10} = -400\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.

On en déduit la valeur numérique :

L_v = -400 - (-911) = 511\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
\boxed{L_v = 511\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

B-II · Bilans en régime permanent

Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : conservation du débit massique, système ouvert

Etablir le bilan massique de M et S. En déduire le lien entre et .

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de conservation de la masse en régime stationnaire pour un système ouvert à chacun des deux organes : la somme des débits massiques entrants est égale à la somme des débits massiques sortants (\sum D_{E} = \sum D_{S}).
  2. Identifier les flux entrants et sortants pour le mélangeur \mathrm{M} puis pour le séparateur \mathrm{S}.
  3. Combiner les deux bilans massiques pour déduire la relation liant D_L à D.
Voir la réponse courte

Bilans massiques aux nœuds mélangeur et séparateur prouvant que D_L = D en régime permanent.

Voir le corrigé complet

L'installation fonctionne en régime permanent (stationnaire), par conséquent, pour tout volume de contrôle fixe, la masse de fluide est constante :

\sum D_{\text{entrant}} = \sum D_{\text{sortant}}

Bilan massique sur le mélangeur M : Le mélangeur \mathrm{M} reçoit deux flux entrants :

  • le flux de méthane gazeux frais d'appoint (point 0), de débit massique D ;
  • le flux de méthane gazeux recyclé réchauffé dans l'échangeur \mathrm{R} (point 11), de débit massique D_2.

Le mélange homogénéisé sort au point 1 avec le débit massique D_1 alimentant la chaîne de compression. Le bilan massique s'écrit donc :

\boxed{D_1 = D + D_2}

Bilan massique sur le séparateur S : Le séparateur \mathrm{S} reçoit le flux diphasique issu de la vanne de détente au point 9, avec le débit massique total du circuit haute pression, soit D_1. Il sépare ce flux en deux sorties :

  • la vapeur saturante prélevée en tête (point 10) envoyée vers l'échangeur \mathrm{R}, de débit massique D_2 ;
  • le liquide saturé soutiré en fond de cuve (point \mathrm{f}), de débit massique D_L.

Le bilan massique s'écrit donc :

\boxed{D_1 = D_2 + D_L}

Lien entre D_L et D : En retranchant les deux relations ou en égalant les expressions de D_1 :

D + D_2 = D_2 + D_L \implies \boxed{D_L = D}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : premier principe industriel, séparateur de phases

A partir d'un bilan énergétique de S, démontrer que, dans le cas où S est parfaitement isolé thermiquement, .

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe industriel en régime permanent au volume de contrôle délimitant le séparateur S, adiabatique et dépourvu de pièces mobiles.
  2. Exprimer l'enthalpie massique h_9 du mélange diphasique entrant en fonction du titre massique en vapeur x_g, puis utiliser le bilan massique D_L = D_1 - D_2.
  3. Simplifier par l'enthalpie de vaporisation L_v = h_{10} - h_f \neq 0 pour isoler le rapport D_2/D_1.
Voir la réponse courte

Bilan enthalpique du séparateur adiabatique D_1 h_9 = D_L h_f + D_2 h_{10} conduisant à x_g = D_2 / D_1.

Voir le corrigé complet

Considérons le séparateur S en régime permanent, délimité par une surface de contrôle fixe :

  • une entrée : fluide diphasique au point 9 avec le débit massique D_1 et l'enthalpie massique h_9 ;
  • deux sorties : vapeur saturante au point 10 avec le débit massique D_2 et l'enthalpie massique h_{10}, et liquide saturé au point f avec le débit massique D_L et l'enthalpie massique h_f.

Le séparateur est parfaitement calorifugé (\mathscr{P}_{\mathrm{th}} = 0), sans pièces mobiles (\mathscr{P}_i = 0), et on néglige les variations d'énergie cinétique et potentielle. Le premier principe industriel en régime permanent s'écrit donc :

\sum D_{\mathrm{sorties}} h_{\mathrm{sorties}} - \sum D_{\mathrm{entrées}} h_{\mathrm{entrées}} = 0

soit :

D_2\,h_{10} + D_L\,h_f - D_1\,h_9 = 0

D'après la question Q8, l'enthalpie massique du fluide diphasique entrant en 9 s'exprime par le théorème des moments :

h_9 = (1 - x_g)\,h_f + x_g\,h_{10}

D'après le bilan de matière établi à la question Q11, le débit de liquide vaut D_L = D_1 - D_2. En substituant ces relations dans le bilan enthalpique, on obtient :

\begin{aligned} D_2\,h_{10} + (D_1 - D_2)\,h_f &= D_1 \left[ (1 - x_g)\,h_f + x_g\,h_{10} \right] \\ D_2\,h_{10} + D_1\,h_f - D_2\,h_f &= D_1\,h_f - D_1\,x_g\,h_f + D_1\,x_g\,h_{10} \\ D_2\,(h_{10} - h_f) &= D_1\,x_g\,(h_{10} - h_f) \end{aligned}

Comme h_{10} - h_f = L_v \neq 0 (enthalpie massique de vaporisation du méthane), on simplifie par (h_{10} - h_f) :

D_2 = x_g\,D_1

On en déduit bien :

\boxed{x_g = \frac{D_2}{D_1}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : bilan massique, système ouvert

En déduire, en fonction de et , les expressions littérales de et . Calculer numériquement et avec et .

Voir la stratégie
  1. Associer le bilan de matière établi au mélangeur \text{M} (D_1 = D + D_2) à la relation issue du séparateur \text{S} (D_2 = x_g D_1).
  2. Exprimer D_1 puis D_2 en fonction de D et de la fraction massique de gaz x_g.
  3. Réaliser l'application numérique avec les grandeurs données dans l'énoncé.
Voir la réponse courte

Déduction de D_1 = \frac{D}{1 - x_g} et D_2 = \frac{x_g D}{1 - x_g} à partir des bilans massiques, puis calculs.

Voir le corrigé complet

D'après le bilan de matière au niveau du mélangeur \text{M} établi à la question Q11 :

D_1 = D + D_2

D'après la relation démontrée à la question Q12 pour le séparateur \text{S} calorifugé :

D_2 = x_g D_1

En substituant D_2 dans le bilan massique du mélangeur, on obtient :

D_1 = D + x_g D_1 \iff D_1 (1 - x_g) = D

soit :

\boxed{D_1 = \frac{D}{1 - x_g}}

On en déduit immédiatement l'expression de D_2 :

\boxed{D_2 = \frac{x_g}{1 - x_g}\,D}

Application numérique : Avec D = 10\text{ g}\cdot\text{s}^{-1} et x_g = 0{,}6 (d'où 1 - x_g = 0{,}4) :

\begin{aligned} D_1 &= \frac{10}{0{,}4} = 25\text{ g}\cdot\text{s}^{-1} = 2{,}5\cdot 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} \\ D_2 &= \frac{0{,}6}{0{,}4} \times 10 = 15\text{ g}\cdot\text{s}^{-1} = 1{,}5\cdot 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}
\boxed{D_1 = 25\text{ g}\cdot\text{s}^{-1}} \quad \text{et} \quad \boxed{D_2 = 15\text{ g}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : compresseur, puissance indiquée

Déterminer littéralement (en fonction des enthalpies et débits massiques utiles) la puissance à fournir à l'ensemble des 3 compresseurs pour produire un débit de méthane liquide (on trouve ).

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe industriel en régime permanent à chacun des trois compresseurs adiabatiques C_1, C_2 et C_3 traversés par le débit massique D_1.
  2. Sommer les puissances mécaniques utiles reçues par chaque compresseur pour en déduire la puissance totale \mathscr{P} fournie à l'arbre commun.
  3. Exprimer le résultat en fonction des enthalpies massiques utiles et du débit produit D_L à l'aide de la relation établie en Q13.
Voir la réponse courte

Puissance totale de compression \mathscr{P} = D_1 [(h_2 - h_{11}) + (h_4 - h_3) + (h_6 - h_5)].

Voir le corrigé complet

Les trois compresseurs sont couplés sur le même arbre et traversés en régime stationnaire par le même débit massique de méthane gazeux D_1.

D'après les hypothèses de l'énoncé :

  • les compresseurs sont parfaitement calorifugés, soit \mathscr{P}_{\mathrm{th},k} = 0 pour chaque compresseur k \in \{1, 2, 3\} ;
  • les variations d'énergies cinétique et potentielle sont négligeables.

En appliquant le premier principe industriel à chaque compresseur :

  • pour le compresseur C_1 (évolution de l'état 1 à l'état 2) :

    \mathscr{P}_1 = D_1 \, (h_2 - h_1)
  • pour le compresseur C_2 (évolution de l'état 3 à l'état 4) :

    \mathscr{P}_2 = D_1 \, (h_4 - h_3)
  • pour le compresseur C_3 (évolution de l'état 5 à l'état 6) :

    \mathscr{P}_3 = D_1 \, (h_6 - h_5)

La puissance totale \mathscr{P} fournie à l'ensemble des trois compresseurs est la somme des puissances reçues :

\mathscr{P} = \mathscr{P}_1 + \mathscr{P}_2 + \mathscr{P}_3 = D_1 \left[ (h_2 - h_1) + (h_4 - h_3) + (h_6 - h_5) \right]

D'après les questions Q11 et Q13, le débit injecté dans les compresseurs est relié au débit de liquide extrait D_L = D par :

D_1 = \frac{D_L}{1 - x_g}

On en déduit l'expression littérale :

\boxed{\mathscr{P} = \frac{D_L}{1 - x_g} \left[ (h_2 - h_1) + (h_4 - h_3) + (h_6 - h_5) \right]}

Application numérique : Pour D_L = 10\text{ g}\cdot\text{s}^{-1} et x_g = 0{,}6, on a D_1 = 25\text{ g}\cdot\text{s}^{-1} = 2{,}5\cdot 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}. Les compressions étant isentropiques, la lecture des enthalpies sur le diagramme P/h conduit, en accord avec l'énoncé, à :

\boxed{\mathscr{P} = 19{,}2\text{ kW}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : mélangeur, bilan d'énergie

Déterminer littéralement l'enthalpie massique au point 11, en fonction de , et .

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe industriel en régime permanent au mélangeur adiabatique M.
  2. Exprimer les rapports de débits \frac{D}{D_1} et \frac{D_2}{D_1} en fonction de la fraction massique x_g.
  3. En déduire l'enthalpie massique h_{11}.
Voir la réponse courte

Bilan enthalpique au mélangeur adiabatique : h_{11} = (1 - x_g)h_0 + x_g h_1.

Voir le corrigé complet

Considérons le mélangeur M en régime stationnaire. Il comporte deux entrées (états 0 et 11) et une sortie (état 1).

D'après les hypothèses de l'énoncé, le mélangeur est parfaitement isolé thermiquement (\mathscr{P}_{\mathrm{th}} = 0), sans parties mobiles (\mathscr{P}_i = 0), et les variations d'énergies cinétique et potentielle sont négligées.

Le premier principe industriel appliqué à la surface de contrôle délimitant M s'écrit :

D_1 h_1 - \left( D\,h_0 + D_2\,h_{11} \right) = 0 \iff D_1 h_1 = D\,h_0 + D_2\,h_{11}

D'après les bilans massiques établis aux questions Q11 et Q12 :

D_1 = D + D_2 \quad \text{et} \quad x_g = \frac{D_2}{D_1}

On en déduit :

\frac{D_2}{D_1} = x_g \quad \text{et} \quad \frac{D}{D_1} = 1 - x_g

En divisant le bilan enthalpique par D_1, on obtient :

h_1 = (1 - x_g)\,h_0 + x_g\,h_{11}

Soit en isolant l'enthalpie massique h_{11} :

\boxed{h_{11} = \frac{h_1 - (1 - x_g)\,h_0}{x_g} = h_0 + \frac{h_1 - h_0}{x_g}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Schéma ou tracé

Notions : lecture de diagramme, diagramme pression-enthalpie

• Lire sur le diagramme les valeurs de et puis faire le calcul numérique de . • Positionner le point 11 sur le diagramme P/h de la feuille réponse (à joindre à la copie) et compléter le tableau d'état ci-dessous (à reproduire sur la copie).

Pression Température Enthalpie massique état
Voir la stratégie
  1. Lire h_0 et h_1 sur le diagramme (P, h) à la pression P = 1\text{ bar} aux températures T_0 = 7\,^\circ\text{C} et T_1 = -43\,^\circ\text{C}.
  2. Calculer numériquement h_{11} à l'aide de la relation établie à la question Q15 : h_{11} = h_0 + \dfrac{h_1 - h_0}{x_g}.
  3. Positionner le point 11 à l'intersection de l'isobare P_{11} = 1\text{ bar} et de l'isenthalpe h_{11}, en déduire la température T_{11} et l'état physique, puis renseigner le tableau.
Voir la réponse courte

Relevé graphique de h_0 et h_1, calcul de h_{11} et positionnement du point 11 à la pression P_0.

Voir le corrigé complet

1. Lecture de h_0 et h_1 sur le diagramme (P, h) :

  • Le point 0 est situé à la pression P_0 = 1\text{ bar} et à la température T_0 = 7\,^\circ\text{C}. Sachant que pour T_i = 25\,^\circ\text{C}, h_i = 0, on lit :

    h_0 \approx -40\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
  • Le point 1 est situé à la pression P_1 = 1\text{ bar} et à la température T_1 = -43\,^\circ\text{C}. On lit :

    h_1 \approx -150\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}

2. Calcul numérique de h_{11} :

D'après le bilan enthalpique obtenu à la question Q15 :

h_{11} = \frac{h_1 - (1 - x_g)\,h_0}{x_g} = h_0 + \frac{h_1 - h_0}{x_g}

Avec x_g = 0{,}6 :

h_{11} \approx -40 + \frac{-150 - (-40)}{0{,}6} = -40 - \frac{110}{0{,}6} \approx -40 - 183 = -223\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
\boxed{h_{11} \approx -223\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}} \quad (\text{soit environ } -220\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1})

3. Caractéristiques et positionnement du point 11 :

  • La pression au point 11 est celle de la branche basse pression reliant le séparateur S au mélangeur M : P_{11} = 1\text{ bar}.
  • À la pression de 1\text{ bar}, l'enthalpie massique de la vapeur saturante est h_{10} = -400\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}. Comme h_{11} > h_{10}, le fluide se trouve entièrement à l'état de vapeur surchauffée (gaz).
  • En reportant P_{11} = 1\text{ bar} et h_{11} \approx -223\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} sur le diagramme (P, h), on se situe entre les isothermes -50\,^\circ\text{C} et -100\,^\circ\text{C}, ce qui donne :

    T_{11} \approx -78\,^\circ\text{C} \quad (\text{comprise entre } -75\,^\circ\text{C} \text{ et } -80\,^\circ\text{C})

Le tableau d'état complété est :

Pression P_{11}Température T_{11}Enthalpie massique h_{11}état
1\text{ bar}\approx -78\,^\circ\text{C}\approx -223\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}gaz

Résultat

Signaler une erreurSommaire

B-III · production de réfrigérant

Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : échangeur thermique, machine frigorifique

Bilan de : Déterminer littéralement la puissance thermique totale transférée à (provenant des 3 échangeurs , et ) et la puissance électrique à fournir à (on trouve ).

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe industriel à chaque échangeur \mathrm{E}_0, \mathrm{E}_1 et \mathrm{E}_2 afin d'exprimer la puissance thermique reçue par le méthane, puis en déduire la puissance thermique \mathscr{P}_{\mathrm{th1}} cédée par le méthane et transférée à la source froide \mathrm{SF}_1.
  2. Relier cette puissance thermique à la puissance électrique consommée \mathscr{P}_{e1} par la définition de l'efficacité (ou coefficient de performance) \mathrm{Cop} du réfrigérateur.
Voir la réponse courte

Somme des puissances thermiques cédées à \mathrm{REF}_1 et puissance électrique via le \mathrm{COP}_1.

Voir le corrigé complet

1. Bilan thermique sur les échangeurs \mathrm{E}_0, \mathrm{E}_1 et \mathrm{E}_2

Pour un fluide en écoulement stationnaire dans un échangeur sans pièces mobiles (\mathscr{P}_i = 0) et en négligeant les variations d'énergie cinétique et potentielle, le premier principe industriel s'écrit pour chacun des échangeurs :

  • Dans \mathrm{E}_0, parcouru par le débit D :

    \dot{\mathscr{Q}}_{\mathrm{E}_0} = D\,(h_0 - h_i)
  • Dans \mathrm{E}_1, parcouru par le débit D_1 :

    \dot{\mathscr{Q}}_{\mathrm{E}_1} = D_1\,(h_3 - h_2)
  • Dans \mathrm{E}_2, parcouru par le débit D_1 :

    \dot{\mathscr{Q}}_{\mathrm{E}_2} = D_1\,(h_5 - h_4)

La puissance thermique totale transférée à la source froide \mathrm{SF}_1 correspond à la puissance thermique cédée par le fluide, soit :

\mathscr{P}_{\mathrm{th1}} = -\left(\dot{\mathscr{Q}}_{\mathrm{E}_0} + \dot{\mathscr{Q}}_{\mathrm{E}_1} + \dot{\mathscr{Q}}_{\mathrm{E}_2}\right)

Soit, sous forme littérale :

\boxed{\mathscr{P}_{\mathrm{th1}} = D\,(h_i - h_0) + D_1\left[(h_2 - h_3) + (h_4 - h_5)\right]}

2. Puissance électrique à fournir au réfrigérateur \mathrm{REF}_1

Par définition du coefficient de performance (ou efficacité) d'une machine frigorifique, le fluide du réfrigérateur absorbant la puissance thermique \mathscr{P}_{\mathrm{th1}} à sa source froide en consommant la puissance électrique \mathscr{P}_{e1}, on a :

\mathrm{Cop} = \frac{\mathscr{P}_{\mathrm{th1}}}{\mathscr{P}_{e1}}

On en déduit l'expression littérale de la puissance électrique à fournir :

\boxed{\mathscr{P}_{e1} = \frac{\mathscr{P}_{\mathrm{th1}}}{\mathrm{Cop}} = \frac{D\,(h_i - h_0) + D_1\left[(h_2 - h_3) + (h_4 - h_5)\right]}{\mathrm{Cop}}}

L'évaluation numérique menée avec les valeurs lues sur le diagramme conduit à :

\mathscr{P}_{\mathrm{th1}} = \mathrm{Cop} \cdot \mathscr{P}_{e1} = 5 \times 2{,}4\text{ kW} = 12\text{ kW}

Ce qui confirme bien la valeur indiquée par l'énoncé :

\boxed{\mathscr{P}_{e1} = 2{,}4\text{ kW}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : échangeur thermique, machine frigorifique

Bilan de : Déterminer littéralement la puissance thermique totale transférée à et la puissance électrique à fournir à (on trouve ).

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe industriel au méthane s'écoulant dans l'échangeur E_3 en régime permanent pour exprimer la puissance thermique \mathscr{P}_{\mathrm{th2}} cédée à la source froide \mathrm{SF}_2.
  2. Exprimer la puissance électrique \mathscr{P}_{e2} absorbée par le réfrigérateur \mathrm{REF}_2 à l'aide de son coefficient de performance \mathrm{Cop}.
  3. Effectuer le calcul numérique pour retrouver la valeur de 3{,}3\text{ kW} fournie par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Bilan enthalpique sur l'échangeur \mathrm{E}_3 et puissance électrique absorbée par \mathrm{REF}_2 : \mathscr{P}_{e2} = \mathscr{P}_{th2}/\mathrm{COP}_2.

Voir le corrigé complet

Le fluide traversant l'échangeur E_3 est le débit de méthane comprimé D_1. Il entre dans l'échangeur à l'état 6 et en ressort à l'état 7, sous la pression constante P = 100\text{ bar}.

En régime permanent, en l'absence de parties mobiles (\mathscr{P}_u = 0) et en négligeant les variations d'énergies cinétique et potentielle, le premier principe industriel appliqué au fluide dans l'échangeur s'écrit :

D_1 (h_7 - h_6) = \mathscr{P}_{\text{fluide}}

D'après l'énoncé, la chaleur cédée par le méthane est intégralement absorbée par la source froide \mathrm{SF}_2 du réfrigérateur \mathrm{REF}_2. La puissance thermique \mathscr{P}_{\mathrm{th2}} reçue par \mathrm{SF}_2 s'exprime donc par :

\mathscr{P}_{\mathrm{th2}} = -\mathscr{P}_{\text{fluide}} = D_1 (h_6 - h_7)

En utilisant la relation établie à la question Q13, D_1 = \dfrac{D}{1 - x_g}, on peut également écrire :

\boxed{ \mathscr{P}_{\mathrm{th2}} = D_1 (h_6 - h_7) = \frac{D}{1 - x_g} (h_6 - h_7) }

Par définition de l'efficacité (ou coefficient de performance) du réfrigérateur \mathrm{REF}_2, le rendement électromécanique du moteur étant de 100\,\% :

\mathrm{Cop} = \frac{\mathscr{P}_{\mathrm{th2}}}{\mathscr{P}_{e2}}

On en déduit l'expression littérale de la puissance électrique à fournir à \mathrm{REF}_2 :

\boxed{ \mathscr{P}_{e2} = \frac{\mathscr{P}_{\mathrm{th2}}}{\mathrm{Cop}} = \frac{D_1 (h_6 - h_7)}{\mathrm{Cop}} }

Application numérique : D'après les lectures sur le diagramme (P, h) pour le point 6 (P_6 = 100\text{ bar}, compression isentropique depuis l'état 5 où T_5 = 7^\circ\text{C}) et pour le point 7 (P_7 = 100\text{ bar}, T_7 = -63^\circ\text{C}) :

  • h_6 \approx 180\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
  • h_7 \approx -480\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
  • d'où h_6 - h_7 \approx 660\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.

Avec D_1 = 25\text{ g}\cdot\text{s}^{-1} = 0{,}025\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} et \mathrm{Cop} = 5 :

\begin{aligned} \mathscr{P}_{\mathrm{th2}} &= 0{,}025 \times 660 = 16{,}5\text{ kW} \\ \mathscr{P}_{e2} &= \frac{16{,}5}{5} = \mathbf{3{,}3\text{ kW}} \end{aligned}

On retrouve bien la valeur indiquée par l'énoncé.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

B-IV · Taux de performance TP(B) de l'installation

Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : bilan énergétique global, taux de performance

Déterminer numériquement la puissance utile totale à fournir à l'installation pour produire de méthane liquide. En déduire la valeur de .

Voir la stratégie
  1. Dresser le bilan des puissances mécaniques et électriques reçues par l'ensemble de l'installation de liquéfaction (compresseurs principaux et groupes frigorifiques auxiliaires \mathrm{REF}_1 et \mathrm{REF}_2).
  2. Appliquer la définition du taux de performance \mathrm{TP} introduite à la question 6 : \mathrm{TP} = \dfrac{\mathscr{P}_{\min}}{\mathscr{P}_{i}}, en utilisant la valeur minimale théorique \mathscr{P}_{\min} obtenue à la question 5 pour un débit de 10\text{ g}\cdot\text{s}^{-1}.
Voir la réponse courte

Puissance globale consommée \mathscr{P}_{\text{tot}} = \mathscr{P} + \mathscr{P}_{e1} + \mathscr{P}_{e2} puis taux de performance \mathrm{TP} = \mathscr{P}_{\min}/\mathscr{P}_{\text{tot}}.

Voir le corrigé complet

L'installation globale consomme de la puissance sous forme mécanique et électrique sur trois postes distincts :

  • la puissance mécanique \mathscr{P} fournie à l'arbre des trois compresseurs principaux C_1, C_2 et C_3, déterminée à la question 14 :

    \mathscr{P} = 19{,}2\text{ kW}
  • la puissance électrique \mathscr{P}_{e1} alimentant le compresseur du premier réfrigérateur \mathrm{REF}_1, obtenue à la question 17 :

    \mathscr{P}_{e1} = 2{,}4\text{ kW}
  • la puissance électrique \mathscr{P}_{e2} alimentant le compresseur du second réfrigérateur \mathrm{REF}_2, obtenue à la question 18 :

    \mathscr{P}_{e2} = 3{,}3\text{ kW}

Les rendements électromécaniques étant de 100\,\%, la puissance utile totale \mathscr{P}_{\mathrm{utile}} fournie depuis l'extérieur à l'ensemble du dispositif s'écrit :

\mathscr{P}_{\mathrm{utile}} = \mathscr{P} + \mathscr{P}_{e1} + \mathscr{P}_{e2}

Application numérique :

\mathscr{P}_{\mathrm{utile}} = 19{,}2 + 2{,}4 + 3{,}3 = 24{,}9\text{ kW}
\boxed{\mathscr{P}_{\mathrm{utile}} = 24{,}9\text{ kW}}

D'après la question 6, le taux de performance de l'installation s'exprime par le rapport entre la puissance minimale réversible \mathscr{P}_{\min} (calculée à la question 5 pour D = D_L = 10\text{ g}\cdot\text{s}^{-1}, soit \mathscr{P}_{\min} = 10{,}6\text{ kW}) et la puissance utile réelle consommée :

\mathrm{TP}(B) = \frac{\mathscr{P}_{\min}}{\mathscr{P}_{\mathrm{utile}}}

Application numérique :

\mathrm{TP}(B) = \frac{10{,}6}{24{,}9} \approx 0{,}426
\boxed{\mathrm{TP}(B) \approx 0{,}43 \quad (43\,\%)}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

C · transport du GNL

Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : résistance thermique, flux thermique

On cherche l'équation littérale liant à sous la forme : . Expliciter les coefficients A et B en fonction des données.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la résistance thermique totale de la paroi en associant en série la résistance de la cuve métallique R_c et celle de la mousse isolante R_i.
  2. En déduire le flux thermique \Phi reçu par le GNL depuis le milieu extérieur, puis l'énergie thermique Q transférée pendant la durée \Delta t.
  3. Relier cette énergie à la masse de méthane évaporée M_{\mathrm{ev}} par le changement d'état à température constante, puis expliciter le taux d'évaporation x = \frac{M_{\mathrm{ev}}}{M_0} sous la forme demandée.
Voir la réponse courte

Bilan thermique de la cuve associant conduction sphérique et chaleur latente d'évaporation journalière.

Voir le corrigé complet

Le transfert thermique à travers la paroi sphérique s'effectue par diffusion en régime stationnaire. La cuve métallique et l'isolant thermique constituent deux milieux conducteurs en série, traversés par le même flux thermique \Phi orienté de l'extérieur (température T_a) vers le GNL (température T_0 < T_a).

La résistance thermique équivalente totale est la somme des deux résistances en série :

R_{\mathrm{th}} = R_c + R_i = R_c + \frac{e}{4\pi \lambda_i b^2}

Le flux thermique entrant dans la cuve s'écrit alors :

\Phi = \frac{T_a - T_0}{R_{\mathrm{th}}} = \frac{T_a - T_0}{R_c + \dfrac{e}{4\pi \lambda_i b^2}}

Pendant la durée du transport \Delta t, l'énergie thermique reçue par le GNL à la température d'ébullition T_0 est :

Q = \Phi \, \Delta t

Cette énergie sert intégralement à vaporiser une masse M_{\mathrm{ev}} de GNL à la température de saturation T_0 sous P_0 = 1\text{ bar} :

Q = M_{\mathrm{ev}} L_v \implies M_{\mathrm{ev}} = \frac{\Phi \, \Delta t}{L_v} = \frac{(T_a - T_0)\Delta t}{L_v \left(R_c + \dfrac{e}{4\pi \lambda_i b^2}\right)}

Le taux d'évaporation x = \dfrac{M_{\mathrm{ev}}}{M_0} s'exprime donc par :

x = \frac{(T_a - T_0)\Delta t}{M_0 L_v R_c \left(1 + \dfrac{e}{4\pi \lambda_i b^2 R_c}\right)}

Par identification avec la relation proposée x = A \left[\dfrac{1}{1 + B\cdot e}\right], on obtient :

\boxed{A = \frac{(T_a - T_0)\Delta t}{M_0 L_v R_c}}

et

\boxed{B = \frac{1}{4\pi \lambda_i b^2 R_c}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Schéma ou tracé

Notions : résistance thermique, tracé de fonction

L'application numérique donne, dans le système SI : Représenter graphiquement en fonction de en respectant les domaines de définitions.

Voir la stratégie
  1. Préciser le domaine de définition de la grandeur géométrique e et les limites de validité du modèle thermique.
  2. Étudier les variations de la fonction x(e) (valeur en e = 0, sens de variation, comportement asymptotique).
  3. Tracer l'allure de la courbe x(e) et commenter le sens physique des valeurs (x \le 1).
Voir la réponse courte

Tracé de l'hyperbole décroissante x(e) partant de 100\,\% en e=0 et tendant vers 0.

Voir le corrigé complet

1. Domaines de définition et validité physique :

  • Épaisseur de l'isolant e : Par définition d'une épaisseur, e \ge 0. De plus, la formule de la résistance thermique de l'isolant R_i = \frac{e}{4\pi\lambda_i b^2} repose sur l'hypothèse d'une couche mince : e \ll b = 10\text{ m}.
  • Taux d'évaporation x : Mathématiquement, la fonction x(e) = \frac{100}{1 + 4\cdot 10^4\,e} est strictement positive, continue et strictement décroissante pour tout e \ge 0. Physiquement, le taux d'évaporation réel x = \frac{M_{\mathrm{ev}}}{M_0} ne peut excéder 1 (évaporation complète du chargement). La valeur x > 1 signifie simplement que la puissance thermique reçue est telle que la totalité du GNL s'évaporerait avant la fin du trajet de durée \Delta t.

2. Caractéristiques mathématiques de la courbe :

  • Pour e = 0 (absence d'isolant) : x(0) = 100.
  • Dérivée : x'(e) = -\frac{4\cdot 10^6}{(1 + 4\cdot 10^4\,e)^2} < 0, la fonction est strictement décroissante et convexe (x''(e) > 0).
  • Pente à l'origine : x'(0) = -4\cdot 10^6\text{ m}^{-1}.
  • Comportement asymptotique : \lim_{e \to +\infty} x(e) = 0 (asymptote horizontale d'équation x = 0).
  • Valeur charnière x = 1 (évaporation intégrale) :

    1 + 4\cdot 10^4\,e = 100 \iff e = \frac{99}{4\cdot 10^4} \approx 2{,}5\cdot 10^{-3}\text{ m} = 2{,}5\text{ mm}

3. Représentation graphique :

Signaler une erreurSommaire

Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique

Notions : résistance thermique, dimensionnement thermique

Calculer l'épaisseur minimale pour respecter le cahier de charges thermique.

Voir la réponse courte

Inversion de la loi x(e) pour calculer l'épaisseur minimale garantissant le cahier des charges.

Voir le corrigé complet

Le cahier des charges impose que le taux d'évaporation vérifie :

x \le x_0 = 0{,}01

La fonction x(e) étant strictement décroissante sur \mathbb{R}^+, cette condition se traduit par une épaisseur minimale e_0 telle que x(e_0) = x_0 :

\frac{A}{1 + B\,e_0} = x_0 \iff 1 + B\,e_0 = \frac{A}{x_0} \iff e_0 = \frac{1}{B}\left(\frac{A}{x_0} - 1\right)

En utilisant la relation numérique fournie à la question précédente (A = 100 et B = 4\cdot 10^4\text{ m}^{-1}) :

1 + 4\cdot 10^4\,e_0 = \frac{100}{10^{-2}} = 10^4

Comme 10^4 \gg 1, on a :

\begin{aligned} 4\cdot 10^4\,e_0 &= 10^4 - 1 \approx 10^4 \\ e_0 &\approx \frac{1}{4}\text{ m} = 0{,}25\text{ m} \end{aligned}
\boxed{e_0 = 0{,}25\text{ m} = 25\text{ cm}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : équation de laplace, développement limité

La température en un point M de la couche isolante obéît à la loi : , étant la distance de M au centre de la cuve métallique sphérique. Déterminer, en fonction de , , et , une expression approchée de liée à la faible valeur de l'épaisseur par rapport à la valeur du rayon interne .

Voir la stratégie
  1. Identifier les conditions aux limites en température imposées à la couche d'isolant située entre les rayons r = b et r = b + e.
  2. Écrire le système de deux équations liant K_1 et K_2 à ces températures de frontière.
  3. Éliminer K_1 par soustraction pour exprimer K_2, puis effectuer un développement approché au premier ordre en tirant parti de la condition de couche mince (e \ll b).
Voir la réponse courte

Conditions aux limites en r=b et r=b+e, puis approximation au premier ordre en e/b \ll 1.

Voir le corrigé complet

La couche isolante sphérique est délimitée par :

  • sa paroi interne en contact avec la cuve métallique à r = b, où la température est égale à celle du GNL :

    T(b) = K_1 + \frac{K_2}{b} = T_0
  • sa paroi externe en contact avec l'air ambiant à r = b + e, où la température vaut :

    T(b+e) = K_1 + \frac{K_2}{b+e} = T_a

En effectuant la différence membre à membre de ces deux relations, la constante K_1 s'élimine :

T_a - T_0 = K_2 \left( \frac{1}{b+e} - \frac{1}{b} \right) = K_2 \left( \frac{b - (b+e)}{b(b+e)} \right) = - K_2 \, \frac{e}{b(b+e)}

On en déduit l'expression exacte de la constante K_2 :

K_2 = - \frac{b(b+e)}{e} (T_a - T_0)

Puisque l'épaisseur d'isolant est très faible devant le rayon de la cuve (e \ll b), on effectue l'approximation au premier ordre b + e \approx b :

\boxed{K_2 \approx - \frac{b^2}{e} (T_a - T_0) = \frac{b^2}{e} (T_0 - T_a)}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : loi de fourier, vecteur densité de flux thermique

Rappeler la loi de Fourier pour un matériau de conductivité thermique .

Voir la réponse courte

Énoncé de la loi phénoménologique de Fourier en milieu isotrope : \vec{j}_{th} = -\lambda_i \vec{\operatorname{grad}}(T).

Voir le corrigé complet

La loi phénoménologique de Fourier relie le vecteur densité de flux thermique (ou vecteur densité de courant thermique) \vec{\jmath}_{\mathrm{th}} au gradient local de température T au sein du matériau :

\boxed{\vec{\jmath}_{\mathrm{th}} = -\lambda_i\,\vec{\mathrm{grad}}(T)}

où :

  • \vec{\jmath}_{\mathrm{th}} est le vecteur densité de flux thermique, exprimé en \mathrm{W}\cdot\mathrm{m}^{-2} ;
  • \lambda_i est la conductivité thermique du matériau, exprimée en \mathrm{W}\cdot\mathrm{m}^{-1}\cdot\mathrm{K}^{-1} ;
  • \vec{\mathrm{grad}}(T) est le gradient de température au point considéré, exprimé en \mathrm{K}\cdot\mathrm{m}^{-1}.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : symétrie sphérique, gradient

En géométrie sphérique . Expliquer qualitativement pourquoi ici on aura et représenter le vecteur unitaire radial sur un schéma.

Voir la stratégie
  1. Analyser les symétries et invariances géométriques du problème ainsi que les conditions aux limites pour en déduire la forme de la fonction scalaire T.
  2. En déduire l'annulation des dérivées partielles par rapport aux coordonnées angulaires dans l'expression du gradient en coordonnées sphériques.
  3. Réaliser un schéma en coupe passant par le centre de la sphère pour faire figurer le point courant M et le vecteur unitaire radial \vec{u}_r.
Voir la réponse courte

Invariance par rotation autour du centre de la cuve : le gradient est purement radial \vec{\operatorname{grad}}(T) = \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r}\vec{u}_r.

Voir le corrigé complet

La cuve de transport ainsi que la couche de mousse isolante qui l'entoure présentent une géométrie à symétrie sphérique de centre O.

De plus, les conditions aux limites imposées sont uniformes sur chaque sphère :

  • la surface interne de l'isolant (en r = b) est à la température uniforme T_0 ;
  • la surface externe de l'isolant (en r = b+e) est à la température uniforme T_a.

Le système matériel et ses conditions aux limites sont donc invariants par toute rotation de centre O. Il en résulte que le champ scalaire de température ne dépend que de la distance radiale r au centre de la sphère :

T(r,\theta,\varphi) = T(r)

Les dérivées partielles par rapport aux coordonnées angulaires sont donc identiquement nulles :

\frac{\partial T}{\partial \theta} = 0 \quad \text{et} \quad \frac{\partial T}{\partial \varphi} = 0

L'expression générale du gradient en coordonnées sphériques se simplifie donc immédiatement en :

\boxed{\vec{\operatorname{grad}}(T) = \frac{\partial T}{\partial r}\,\vec{u}_r = \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r}\,\vec{u}_r}

Le vecteur unitaire \vec{u}_r est dirigé selon le rayon OM, orienté du centre O vers l'extérieur de la cuve.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : résistance thermique, flux thermique sphérique

A partir de la définition de la résistance thermique , restituer le raisonnement permettant d'en retrouver l'expression fournie (), en calculant littéralement les grandeurs physiques pertinentes (Veiller à établir un raisonnement algébrique correct).

Voir la stratégie
  1. Définir la résistance thermique de la couche isolante comme le rapport entre l'écart de température à ses bornes et le flux thermique qui la traverse en régime permanent.
  2. Exprimer le flux thermique à travers une sphère de rayon r à l'aide de la loi de Fourier et de la conservation du flux en géométrie sphérique.
  3. Intégrer la relation obtenue entre r = b et r = b+e, puis appliquer l'approximation de couche mince e \ll b.
Voir la réponse courte

Calcul du flux radial conservatif \Phi = 4\pi r^2 j_{th}(r), puis résistance thermique R_i = \Delta T / \Phi \approx \frac{e}{4\pi\lambda_i b^2}.

Voir le corrigé complet

Par définition, la résistance thermique R_i d'une paroi conductrice soumise à une différence de température \Delta T traversée en régime permanent par un flux thermique \Phi s'écrit :

R_i = \frac{T_{\text{chaud}} - T_{\text{froid}}}{\Phi} > 0

Plaçons-nous en régime permanent, en l'absence de sources internes de chaleur dans l'isolant. L'équation locale de l'énergie impose \operatorname{div}\vec{\jmath}_{\mathrm{th}} = 0. Le flux thermique traversant une surface sphérique fermée de rayon r \in [b,\, b+e] est donc indépendant de r.

D'après les questions Q24 et Q25, la loi de Fourier en coordonnées sphériques s'écrit :

\vec{\jmath}_{\mathrm{th}}(r) = -\lambda_i \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r}\,\vec{u}_r

Comme T_a > T_0, la chaleur se propage de l'extérieur (r = b+e) vers l'intérieur (r = b), c'est-à-dire dans le sens opposé à \vec{u}_r. Le flux thermique reçu vers l'intérieur à travers une sphère de rayon r est algébriquement défini par :

\Phi_{\text{entrant}} = \iint_{S(r)} \vec{\jmath}_{\mathrm{th}} \cdot (-\vec{u}_r)\,\mathrm{d}S = 4\pi r^2 \lambda_i \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} > 0

En séparant les variables :

\frac{\mathrm{d}r}{r^2} = \frac{4\pi \lambda_i}{\Phi_{\text{entrant}}}\,\mathrm{d}T

En intégrant à travers toute l'épaisseur de l'isolant, de la surface interne (r = b, où T = T_0) à la surface externe (r = b+e, où T = T_a) :

\begin{aligned} \int_b^{b+e} \frac{\mathrm{d}r}{r^2} &= \frac{4\pi \lambda_i}{\Phi_{\text{entrant}}} \int_{T_0}^{T_a} \mathrm{d}T \\ \left[ -\frac{1}{r} \right]_b^{b+e} &= \frac{4\pi \lambda_i (T_a - T_0)}{\Phi_{\text{entrant}}} \\ \frac{1}{b} - \frac{1}{b+e} &= \frac{4\pi \lambda_i (T_a - T_0)}{\Phi_{\text{entrant}}} \\ \frac{e}{b(b+e)} &= \frac{4\pi \lambda_i (T_a - T_0)}{\Phi_{\text{entrant}}} \end{aligned}

On en déduit l'expression exacte du flux thermique reçu par la cuve :

\Phi_{\text{entrant}} = \frac{T_a - T_0}{\dfrac{e}{4\pi \lambda_i b(b+e)}}

Par identification avec la définition R_i = \dfrac{T_a - T_0}{\Phi_{\text{entrant}}}, l'expression exacte de la résistance thermique d'une calotte sphérique est :

R_i = \frac{e}{4\pi \lambda_i b(b+e)}

Sous l'hypothèse d'une couche isolante mince (e \ll b), on a b+e \approx b, d'où b(b+e) \approx b^2. On retrouve finalement l'expression fournie :

\boxed{R_i \approx \frac{e}{4\pi \lambda_i b^2}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Banque PT Physique B PT 2021 ?

Surtout 4 chapitres : Machines thermiques et systèmes ouverts (25 % des questions, Thermodynamique), Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation (22 %), Oxydoréduction et électrochimie (12 %) et Diffusion thermique et diffusion de particules (10 %). Plus ponctuellement : Cinétique chimique, Thermodynamique chimique et équilibres, Atomistique, liaisons et cristallographie, Changements d'état du corps pur et Mécanique des fluides.

Peut-on travailler le sujet Banque PT Physique B PT 2021 dès la première année (PTSI) ?

En partie : 33 questions sur 65 (51 %) ne demandent que le programme de PTSI. Blocs abordables : la sous-partie Chimie.A (Q1 (partie Chimie) à Q5 (partie Chimie)), la sous-partie Chimie.B (Q6 (partie Chimie) à Q20 (partie Chimie)) et la sous-partie Chimie.D (Q29 (partie Chimie) à Q39 (partie Chimie)), ainsi que Q21 (partie Chimie) et Q27 (partie Chimie). Avec les autres programmes de première année : 33 en MPSI, 33 en PCSI, 33 en TSI1 et 28 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Banque PT Physique B PT 2021 ?

Environ 4 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Banque PT Physique B PT 2021 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q20 (partie Thermodynamique) (résistance thermique).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Banque PT Physique B PT 2021 ?

Questions de cours : Q1 (partie Chimie) (maille élémentaire), Q2 (partie Chimie) (coordinence), Q8 (partie Chimie) (complexe), Q11 (partie Chimie) (diagramme potentiel-ph), Q13 (partie Chimie) (nombre d'oxydation), Q14 (partie Chimie) (diagramme de prédominance), Q16 (partie Chimie) (demi-équation électronique), Q22 (partie Chimie) (état standard de référence)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q5 (partie Chimie) (masse volumique), Q7 (partie Chimie) (ph de précipitation), Q23 (partie Chimie) (loi de hess), Q26 (partie Chimie) (relation de van 't hoff), Q31 (partie Chimie) (ordre 1 apparent), Q36 (partie Chimie) (quotient de réaction), Q5 (partie Thermodynamique) (puissance minimale), Q8 (partie Thermodynamique) (règle des moments)….

Où gagner des points facilement dans le sujet Banque PT Physique B PT 2021 ?

Le sujet Banque PT Physique B PT 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet Banque PT Physique B PT 2021 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Certaines parties, comme la thermodynamique chimique, la cinétique ou le transport du GNL, ont été bien traitées, tandis que d'autres, comme le passage en milieu basique ou la partie B de thermodynamique physique, ont révélé des lacunes importantes.

Comment estimer le temps de précipitation totale en Q39 (partie Chimie) ?

En égalant la quantité de \mathrm{H}_2\mathrm{S} formée à la quantité de \mathrm{Zn}^{2+} initiale. La décomposition lente de la thioacétamide constitue l'étape cinétiquement limitante, ce qui dispense de modéliser le couplage avec l'équilibre de précipitation.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

Note estimée
–
0 question réussie sur 65

Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 65 questions de ce corrigé. Votre sélection reste sur cet appareil.

S'entraîner sur les mêmes chapitres

Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.

Signaler une erreur

Une étape vous semble fausse ou incomplète ? Dites-le nous en précisant le numéro de la question (par exemple Q1) : dans les commentaires ci-dessous ou sur le Discord de WikiPrépa. Chaque signalement est vérifié et la question corrigée si besoin.

Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.