Corrigé détaillé Banque PT Physique B PT 2025
Générateur d'eau atmosphérique et transformation de l'uranium
- 58 questions corrigées
- Difficulté estimée : classique (1,7 / 4)
- Vérifié question par question
Cette épreuve complète de Physique B de la banque PT associe deux problématiques industrielles majeures : la captation de l'eau atmosphérique par condensation thermodynamique et la filière de conversion chimique de l'uranium pour l'industrie nucléaire. La première partie de thermodynamique explore le cycle à compression de vapeur d'un déshumidificateur à l'aide d'un diagramme enthalpique du fluide R134a, puis aborde les grandeurs psychrométriques caractérisant l'air humide via des bilans enthalpiques en régime ouvert stationnaire. La seconde partie de chimie balaye de manière très canonique la cristallographie de l'uranite, l'hydrométallurgie de l'uranium par diagramme potentiel-pH, les aspects cinétique et thermochimique de la fluoration, ainsi que la production électrochimique de difluor gazeux. Très représentatif des attentes du concours PT, ce sujet constitue un support de révision incontournable pour maîtriser les bilans de flux, la lecture de diagrammes thermodynamiques et l'électrochimie cinétique.
Comment utiliser ce corrigé
Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés
Partie I : Cycle du fluide réfrigérant dans le système « générateur d'eau atmosphérique »
Question 1
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en SupNotions : compresseur, condenseur, évaporateur
Sur le schéma de principe de la Figure 1, seul le compresseur est clairement identifié. Quelles sont les dénominations des 3 autres éléments qui apparaissent sur cette figure ? On rédigera, en justifiant ses réponses, une phrase du type : Le détendeur est … , l'échangeur 1 est … , l'échangeur 2 est … parce que …
Voir l'indiceIndice
Identifier le rôle thermique de chaque organe (apport ou extraction de chaleur) ainsi que la section d'étranglement qui réalise la détente.
Associer le nombre supérieur A au nombre de nucléons et l'indice inférieur Z au numéro atomique de l'élément.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le descriptif du cycle frigorifique et les annotations de la figure 1 :
- Le détendeur est le tube capillaire, car sa très faible section et sa longueur provoquent de fortes pertes de charge régulières par frottement visqueux, assurant ainsi la chute de pression du fluide frigorigène sans pièces mobiles ni travail échangé avec l'extérieur ;
- L'échangeur 1 est le condenseur, parce qu'il évacue l'énergie thermique du fluide vers l'air qui le traverse, permettant ainsi le refroidissement puis la liquéfaction totale du fluide frigorigène à haute pression (le fluide cède de la chaleur) ;
- L'échangeur 2 est l'évaporateur, parce qu'il apporte de l'énergie thermique au fluide frigorigène à basse pression afin de provoquer sa vaporisation complète, cette chaleur étant prélevée à l'air humide qui se refroidit et se déshumidifie par condensation de sa vapeur d'eau (le fluide reçoit de la chaleur).
Résultat
Question 2
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en SupNotions : cycle récepteur, transfert thermique
Expliquer brièvement pourquoi le fluide doit circuler obligatoirement dans le sens 1.
Voir l'indiceIndice
Observer le sens d'action du compresseur qui aspire les vapeurs à basse pression pour les refouler à haute pression.
Calculer la quantité de neutrons dans le noyau à l'aide de la différence N = A - Z.
Voir la stratégieStratégie
Pour justifier le sens d'écoulement du fluide frigorigène, on peut faire appel :
- au rôle des organes mécaniques (compresseur et détendeur) qui imposent le sens du gradient de pression ;
- à la fonction thermodynamique du cycle frigorifique (évaporation endothermique à la source froide pour refroidir l'air, condensation exothermique à la source chaude).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le fluide doit circuler obligatoirement dans le sens 1 pour deux raisons complémentaires :
Fonctionnement des organes du circuit :
- Le compresseur aspire le fluide frigorigène à basse pression (en \text{A}) et le refoule à haute pression (en \text{B}).
- Le détendeur (tube capillaire) est un élément passif qui ne peut faire s'écouler le fluide que du domaine de haute pression vers le domaine de basse pression (P_C > P_D).
- Objectif thermodynamique (machine frigorifique) : Pour condenser la vapeur d'eau contenue dans l'air humide, il est nécessaire de refroidir cet air. Le fluide réfrigérant doit donc recevoir de la chaleur de l'air au niveau de l'évaporateur (q_F > 0, vaporisation à basse température), puis évacuer de la chaleur au niveau du condenseur (q_C < 0, liquéfaction à plus haute température).
Le fluide doit ainsi obligatoirement décrire la boucle :
ce qui correspond bien au sens 1.
Résultat
Question 3
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en SupNotions : échangeur thermique, transfert thermique
Quel est l'intérêt de forcer l'air à traverser le condenseur ? Est-ce aussi le cas dans un réfrigérateur ?
Voir l'indiceIndice
Réfléchir à l'utilisation de l'air déshumidifié et rafraîchi pour assurer le refroidissement efficace du condenseur.
Traduire la proportion molaire en proportion massique en tenant compte des masses molaires respectives des isotopes.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Intérêt de forcer l'air à traverser le condenseur :
- Amélioration du transfert thermique : Le passage forcé de l'air crée un régime de convection forcée, ce qui augmente notablement le coefficient d'échange convectif par rapport à la convection naturelle. Cela permet d'évacuer efficacement la chaleur cédée lors de la désurchauffe et de la condensation du fluide frigorigène R134a, tout en limitant l'encombrement de l'échangeur.
- Gain thermodynamique : L'air guidé vers le condenseur sort tout juste de l'évaporateur : il a été préalablement refroidi (et déshumidifié). Utiliser cet air frais comme source chaude plutôt que l'air ambiant abaisse la température de condensation, ce qui réduit le saut de pression imposé par le compresseur et améliore ainsi le coefficient de performance (COP) de la machine.
Comparaison avec un réfrigérateur :
- Dans un réfrigérateur domestique usuel, ce n'est pas le cas : la condensation s'effectue au niveau de la grille située à l'arrière de l'appareil par convection naturelle (et rayonnement) avec l'air de la pièce, évitant ainsi le bruit, l'usure mécanique et la consommation électrique supplémentaire d'un ventilateur.
Question 4
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en SupNotions : diagramme enthalpique, cycle frigorifique
Placer, en les reliant et en précisant le sens du cycle décrit, les quatre points A, B, C et D (Figure 1) sur le diagramme joint en annexe, à rendre avec la copie. On justifiera chaque résultat.
Voir l'indiceIndice
Positionner les isobares à 3 et 20 bars, repérer la vapeur saturante en entrée de compresseur, puis tracer la compression isentropique et la détente isenthalpique.
Dénombrer la contribution des ions sur les sommets, faces et sites tétraédriques pour valider le rapport stœchiométrique 1:2.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature de chaque organe traversé par le fluide frigorigène R134a et la transformation thermodynamique associée (isobare, isentropique, isenthalpique).
- Déterminer les coordonnées (h, P) de chaque point remarquable A, B, C et D à partir des pressions de fonctionnement (3 bar et 20 bar) et des états physiques précisés (absence de surchauffe et de sous-refroidissement).
- Tracer les différentes étapes sur le diagramme (h, \log P) et déduire le sens de parcours du cycle.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé et l'étude des organes de la machine frigorifique :
Point A (entrée du compresseur / sortie de l'évaporateur) : Le fluide est sous basse pression P_A = 3\text{ bar} = 0{,}3\text{ MPa}. Il se trouve à l'état de vapeur saturante sèche sans surchauffe, ce qui le place sur la courbe de rosée (titre massique en vapeur x_A = 1).
Sur le diagramme, on lit :P_A = 3\text{ bar} \quad \text{et} \quad h_A \approx 400\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}Transformation \text{A} \to \text{B} et Point B (sortie du compresseur / entrée du condenseur) : La compression est supposée adiabatique réversible, c'est-à-dire isentropique (s = \text{cte}), et s'effectue jusqu'à la haute pression P_B = 20\text{ bar} = 2\text{ MPa}. On suit donc la courbe isentrope passant par A (s \approx 1{,}73\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}) jusqu'à la droite isobare P = 20\text{ bar}. Le point B se situe dans le domaine de vapeur surchauffée.
Sur le diagramme, on lit :P_B = 20\text{ bar} \quad \text{et} \quad h_B \approx 435\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}Transformation \text{B} \to \text{C} et Point C (sortie du condenseur / entrée du détendeur) : Dans le condenseur, la transformation est isobare (P = 20\text{ bar}) : la vapeur surchauffée se désurchauffe puis se condense totalement sans sous-refroidissement. Le point C est donc situé à l'intersection de l'isobare P = 20\text{ bar} et de la courbe d'ébullition (x_C = 0). La transformation est représentée par un segment horizontal orienté vers la gauche.
Sur le diagramme, on lit :P_C = 20\text{ bar} \quad \text{et} \quad h_C \approx 300\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}Transformation \text{C} \to \text{D} et Point D (sortie du détendeur / entrée de l'évaporateur) : Le détendeur capillaire est indéformable (w_u = 0), athermane (q = 0), et les variations d'énergies cinétique et potentielle sont négligeables. D'après le premier principe en écoulement stationnaire, la détente de Joule-Thomson est isenthalpique :
h_D = h_C \approx 300\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}Elle s'accompagne d'une chute de pression jusqu'à P_D = P_A = 3\text{ bar}. Cette détente est représentée par un segment vertical descendant. Le point D se trouve dans le domaine diphasique liquide-vapeur.
- Transformation \text{D} \to \text{A} (évaporateur) : Le fluide s'évapore totalement de manière isobare à P = 3\text{ bar}. La transformation est représentée par un segment horizontal orienté vers la droite, rejoignant le point A.
Sens du cycle : Le cycle est parcouru selon la séquence \text{A} \to \text{B} \to \text{C} \to \text{D} \to \text{A}, c'est-à-dire dans le sens anti-horaire (sens trigonométrique) sur le diagramme (h, \log P).
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en SupNotions : lecture de diagramme, condenseur
Quelle est la température à l'entrée, puis à la sortie du condenseur ?
Voir l'indiceIndice
Lire la température sur le réseau d'isothermes au point de surchauffe en entrée du condenseur, puis au point de liquide saturé à 20 bars.
Écrire la relation géométrique de contact le long de la diagonale d'un sous-cube d'arête a/2 contenant un site tétraédrique.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les états thermodynamiques correspondant à l'entrée et à la sortie du condenseur : l'entrée correspond au point B (sortie du compresseur) et la sortie correspond au point C (entrée du détendeur).
- Lire la température du point B par interpolation sur le réseau d'isothermes dans le domaine de vapeur surchauffée à la pression P_B = 20\text{ bar}.
- Déterminer la température du point C situé sur la courbe de bulle (liquide saturant sans sous-refroidissement) à P_C = 20\text{ bar}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'étude du cycle effectuée à la question précédente :
À l'entrée du condenseur (point B) : le fluide est sous forme de vapeur surchauffée à la haute pression P_B = 20\text{ bar}. Au point B de coordonnées (h_B \approx 435\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, P_B = 20\text{ bar}), le point se situe entre les isothermes 80\text{ }^\circ\text{C} et 90\text{ }^\circ\text{C}. Par lecture graphique sur le diagramme (h, \log P), on relève :
\boxed{T_{\text{entrée}} = T_B \approx 83\text{ }^\circ\text{C} \quad (\text{soit entre } 80\text{ }^\circ\text{C} \text{ et } 85\text{ }^\circ\text{C})}À la sortie du condenseur (point C) : l'énoncé précise qu'il n'y a pas de sous-refroidissement. Le fluide quitte donc le condenseur à l'état de liquide saturé (x_C = 0) sous la pression isobare P_C = 20\text{ bar}. Sa température est la température d'ébullition/condensation sous 20\text{ bar} :
\boxed{T_{\text{sortie}} = T_C = T_{\text{sat}}(20\text{ bar}) \approx 68\text{ }^\circ\text{C} \quad (\text{ou } 69\text{ }^\circ\text{C})}
Résultat
Question 6
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en SupNotions : titre en vapeur, diagramme enthalpique
Quel est le titre massique en vapeur à la sortie du détendeur ?
Voir l'indiceIndice
Appliquer la règle du levier (ou des segments inverses) le long du palier de vaporisation à 3 bars en exploitant la valeur de l'enthalpie en sortie de détente.
Déterminer le degré d'oxydation de l'uranium dans chaque espèce et classer selon le pH croissant pour identifier les formes précipitées.
Voir la stratégieStratégie
Pour déterminer le titre massique en vapeur x_D à la sortie du détendeur (point D), on peut :
- Effectuer une lecture directe sur le diagramme (h, \log P) grâce au réseau de courbes d'égal titre massique en vapeur (notées quality).
- Appliquer la règle des moments (ou du segment inverse) sur le palier de changement d'état isobare-isotherme à P_D = 3\text{ bar}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À la sortie du détendeur, le fluide est dans l'état D caractérisé par :
Méthode 1 : Lecture directe
Sur le diagramme (h, \log P) du R134a fourni en annexe, le point D se situe exactement sur la courbe d'iso-titre massique en vapeur repérée par l'indication \text{\textit{quality}} = 0{,}5. On lit donc directement :
Méthode 2 : Règle des moments
Sur le palier de changement d'état à P = 3\text{ bar}, on relève les enthalpies massiques du liquide saturant (x=0) et de la vapeur saturante (x=1) :
- Enthalpie massique du liquide saturant : h_L(3\text{ bar}) \approx 200\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
- Enthalpie massique de la vapeur saturante : h_V(3\text{ bar}) \approx 400\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
Le titre massique en vapeur x_D s'exprime par :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 7
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en SupNotions : premier principe industriel, transfert thermique
Exprimer puis déterminer la valeur numérique du transfert thermique massique, notée , reçu par le fluide R314a dans l'évaporateur.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe pour un écoulement stationnaire monophasique à travers l'évaporateur : q_F = h_A - h_D.
Relever le pH de précipitation à la frontière séparant l'ion \mathrm{UO_2^{2+}} de l'hydroxyde solide pour la concentration de tracé.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique en écoulement stationnaire (bilan d'enthalpie pour un système ouvert) au fluide traversant l'évaporateur entre les états D (entrée) et A (sortie).
- Utiliser les valeurs des enthalpies massiques h_A et h_D déterminées à la question Q4 pour calculer numériquement q_F.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On applique le premier principe de la thermodynamique pour un fluide en écoulement stationnaire à travers l'évaporateur (système ouvert délimité par l'entrée D et la sortie A).
L'évaporateur ne comporte aucune pièce mobile, le travail massique indiqué est donc nul (w_i = 0). De plus, les variations d'énergie cinétique et d'énergie potentielle de pesanteur entre l'entrée et la sortie sont négligeables par rapport aux variations d'enthalpie. Le bilan enthalpique s'écrit alors :
Le transfert thermique massique reçu par le fluide s'exprime ainsi :
D'après les lectures effectuées sur le diagramme (h, \log P) à la question Q4 :
- h_A \approx 400\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} (vapeur saturante à 3\text{ bars}) ;
- h_D = h_C \approx 300\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} (sortie du détendeur à 3\text{ bars}).
On en déduit la valeur numérique :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 8
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en SupNotions : travail de transvasement, premier principe industriel
Exprimer puis déterminer la valeur numérique du travail massique indiqué, noté , reçu par le fluide dans le compresseur.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le bilan enthalpique pour un compresseur supposé adiabatique : w_i = h_B - h_A.
Écrire la demi-équation redox du couple \mathrm{UO_2^{2+}/U^{4+}} et déterminer la pente dE/d\mathrm{pH} à l'aide de la formule de Nernst.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique pour un système ouvert en régime permanent entre l'entrée A et la sortie B du compresseur.
- Exploiter le caractère adiabatique de la compression pour relier directement le travail massique indiqué w_i à la variation d'enthalpie massique h_B - h_A.
- Effectuer l'application numérique à partir des valeurs lues sur le diagramme enthalpique à la question Q4.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le compresseur est un système ouvert traversé en régime permanent par le fluide réfrigérant R134a. En négligeant les variations d'énergie cinétique et d'énergie potentielle de pesanteur entre l'entrée et la sortie, le premier principe industriel s'écrit :
où w_i est le travail massique indiqué (travail utile d'écoulement et de compression transvasé au fluide) et q_{comp} est le transfert thermique massique reçu lors de la traversée du compresseur.
La compression étant modélisée comme isentropique, elle est en particulier adiabatique :
On en déduit l'expression littérale du travail massique indiqué :
D'après les lectures réalisées sur le diagramme (h, \log P) à la question Q4 :
- h_A \approx 400\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
- h_B \approx 435\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
L'application numérique donne :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 9
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en SupNotions : coefficient de performance, efficacité
Exprimer puis calculer le COP (coefficient de performance ou efficacité) de ce « générateur d'eau atmosphérique ».
Voir l'indiceIndice
Définir le coefficient de performance frigorifique comme le rapport de l'énergie thermique utile extraite à la source froide sur l'énergie mécanique consommée.
Tracer la droite horizontale correspondant au potentiel standard du couple \mathrm{Fe^{3+}/Fe^{2+}} pour des concentrations égales.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la grandeur utile (transfert thermique extrait à l'air humide pour provoquer la condensation de l'eau, soit q_F reçu par le fluide à l'évaporateur) et la grandeur payante (travail massique fourni par le compresseur w_i).
- Exprimer le coefficient de performance \mathrm{COP} à partir des enthalpies massiques obtenues précédemment, puis réaliser l'application numérique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le coefficient de performance (ou efficacité frigorifique) d'une machine thermodynamique est défini par le rapport entre le transfert énergétique utile et le travail payant fourni au compresseur.
Dans le cas de ce générateur d'eau atmosphérique, l'effet recherché est le refroidissement de l'air humide afin de condenser la vapeur d'eau qu'il contient : le transfert utile est donc le transfert thermique massique q_F absorbé par le fluide frigorigène à l'évaporateur. La dépense énergétique correspond au travail massique w_i reçu par le fluide dans le compresseur :
En utilisant les valeurs déterminées aux questions Q7 et Q8 :
- q_F \approx 100\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
- w_i \approx 35\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
On obtient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 10
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en SupNotions : cycle de carnot, efficacité
Comparer cette valeur du COP à celui d'un cycle de Carnot qui fonctionnerait entre une source chaude et une source froide. Expliquer pourquoi il ne serait pas déraisonnable de choisir la température de cette source chaude à environ et celle de la source froide autour de . Conclure.
Voir l'indiceIndice
Exprimer l'efficacité théorique maximale de Carnot pour un réfrigérateur ditherme en fonction des températures absolues des sources.
Combiner les demi-réactions d'oxydation de \mathrm{U(OH)_4(s)} et de réduction de \mathrm{Fe^{3+}}, puis relier K^\circ à l'écart des potentiels standard.
Voir la stratégieStratégie
- Justifier le choix des températures des sources thermiques (T_C \approx 30~^{\circ}\text{C} et T_F \approx 0~^{\circ}\text{C}) au regard du fonctionnement du générateur d'eau atmosphérique et des contraintes physiques (température ambiante et risque de givrage).
- Exprimer puis calculer l'efficacité maximale théorique d'un cycle ditherme réversible de Carnot fonctionnant entre ces deux sources : \mathrm{COP}_{\text{Carnot}} = \frac{T_F}{T_C - T_F}.
- Comparer le \mathrm{COP} réel (obtenu en Q9) au \mathrm{COP}_{\text{Carnot}} et conclure sur la performance énergétique et les sources d'irréversibilités.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Justification du choix des températures des sources :
- Source chaude (T_C \approx 30~^{\circ}\text{C}) : L'évacuation de la chaleur au condenseur s'effectue vers l'air ambiant, dont la température typique est de l'ordre de 27~^{\circ}\text{C} à 30~^{\circ}\text{C}. Une température de source chaude de 30~^{\circ}\text{C} (303\text{ K}) est donc tout à fait représentative.
- Source froide (T_F \approx 0~^{\circ}\text{C}) : Le but de l'évaporateur est de refroidir l'air humide pour condenser la vapeur d'eau qu'il contient. Pour maximiser la quantité d'eau liquide extraite sans risquer la formation de givre (glace) qui obstruerait les ailettes de l'échangeur, la température de consigne doit être la plus basse possible au-dessus du point de congélation, soit environ 0~^{\circ}\text{C} (273\text{ K}). Cela est d'ailleurs en accord avec la pression d'évaporation de 3\text{ bars} pour laquelle la température de changement d'état du R134a est proche de 0~^{\circ}\text{C}.
2. Calcul du COP de Carnot : Pour une machine frigorifique fonctionnant de manière réversible entre deux sources à températures thermodynamiques T_F et T_C, le coefficient de performance de Carnot s'écrit :
Avec T_F = 0~^{\circ}\text{C} = 273\text{ K} et T_C = 30~^{\circ}\text{C} = 303\text{ K}, on obtient :
3. Comparaison et conclusion : D'après la question Q9, la machine étudiée présente un coefficient de performance :
On constate bien que :
Le rendement par rapport au cycle de Carnot (efficacité du second principe) vaut :
Conclusion : Cette valeur est tout à fait conforme au deuxième principe de la thermodynamique. L'écart important entre le cycle réel et le cycle de Carnot s'explique par les nombreuses irréversibilités du système :
- les écarts de température finis entre le fluide frigorigène et les sources extérieures nécessaires aux transferts thermiques (notamment au condenseur où le R134a est à environ 70~^{\circ}\text{C} pour céder de la chaleur à l'air ambiant) ;
- le caractère fortement irréversible de la détente isenthalpique dans le tube capillaire ;
- la désurchauffe du gaz en sortie de compresseur avant sa condensation.
Un COP réel proche de 3 reste une valeur classique et tout à fait satisfaisante pour une installation frigorifique réelle de cette gamme de puissance.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Où je me situe, question par question
Cochez les questions que vous avez réussies sans aide. Toutes les questions du sujet sont ici, y compris celles des autres pages : votre sélection est gardée d'une page à l'autre.
- Note estimée
- –
- 0 question réussie sur 58
Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 58 questions de ce corrigé. Votre sélection reste sur cet appareil.
Signaler une erreur
Une étape vous semble fausse ou incomplète ? Dites-le nous en précisant le numéro de la question (par exemple Q1) : dans les commentaires ci-dessous ou sur le Discord de WikiPrépa. Chaque signalement est vérifié et la question corrigée si besoin. Une question est encore marquée « à relire ».
Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.