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Corrigé détaillé Banque PT Physique B PT 2025

Générateur d'eau atmosphérique et transformation de l'uranium

Le sujet en bref

Sujet accessible · Oxydoréduction et électrochimie, Machines thermiques et systèmes ouverts, Thermodynamique chimique et équilibres · 30 incontournables · 41 questions de première année
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Cette épreuve complète de Physique B de la banque PT associe deux problématiques industrielles majeures : la captation de l'eau atmosphérique par condensation thermodynamique et la filière de conversion chimique de l'uranium pour l'industrie nucléaire. La première partie de thermodynamique explore le cycle à compression de vapeur d'un déshumidificateur à l'aide d'un diagramme enthalpique du fluide R134a, puis aborde les grandeurs psychrométriques caractérisant l'air humide via des bilans enthalpiques en régime ouvert stationnaire. La seconde partie de chimie balaye de manière très canonique la cristallographie de l'uranite, l'hydrométallurgie de l'uranium par diagramme potentiel-pH, les aspects cinétique et thermochimique de la fluoration, ainsi que la production électrochimique de difluor gazeux. Très représentatif des attentes du concours PT, ce sujet constitue un support de révision incontournable pour maîtriser les bilans de flux, la lecture de diagrammes thermodynamiques et l'électrochimie cinétique.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 3 h 50 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

30 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

53 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (53) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes, erreur d'énoncé, ambiguïté, données en annexe
  • Parties indépendantes

    Les deux grandes parties sont entièrement indépendantes : l'étude thermodynamique du générateur d'eau (parties I et II) et le problème de chimie sur l'uranium et le fluor (sous-parties A à E).

  • Erreur d'énoncé

    Le tableau des données fournit pour le fluor une masse molaire atomique erronée de 18\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} au lieu de 19\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}. Il convient néanmoins d'utiliser cette valeur imposée pour le calcul en Q32.

  • Ambiguïté

    En Q26 (partie II), le calcul de X_a requiert en principe l'humidité à saturation à T_s = 17\text{ }^\circ\text{C}, non fournie. Il faut réemployer directement le résultat X_{as}(27\text{ }^\circ\text{C}) établi en Q18 (partie II).

  • Données en annexe

    L'épreuve comporte trois documents réponses distincts à rendre avec la copie : le diagramme (h, \ln P) pour Q4 (partie I), l'annexe 1 pour Q6 et Q9, et l'annexe 2 pour Q26 et Q29.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

58 questions
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Partie I : Cycle du fluide réfrigérant dans le système « générateur d'eau atmosphérique »

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : machine frigorifique, évaporateur, condenseur

Sur le schéma de principe de la Figure 1, seul le compresseur est clairement identifié. Quelles sont les dénominations des 3 autres éléments qui apparaissent sur cette figure ? On rédigera, en justifiant ses réponses, une phrase du type : Le détendeur est … , l'échangeur 1 est … , l'échangeur 2 est … parce que …

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Identifier le rôle thermique de chaque organe (apport ou extraction de chaleur) ainsi que la section d'étranglement qui réalise la détente.

Associer le nombre supérieur A au nombre de nucléons et l'indice inférieur Z au numéro atomique de l'élément.

Voir la réponse courte

Identification du condenseur (rejet thermique), du détendeur (chute de pression) et de l'évaporateur (absorption thermique).

Voir le corrigé complet

D'après le descriptif du cycle frigorifique et les annotations de la figure 1 :

  • Le détendeur est le tube capillaire, car sa très faible section et sa longueur provoquent de fortes pertes de charge régulières par frottement visqueux, assurant ainsi la chute de pression du fluide frigorigène sans pièces mobiles ni travail échangé avec l'extérieur ;
  • L'échangeur 1 est le condenseur, parce qu'il évacue l'énergie thermique du fluide vers l'air qui le traverse, permettant ainsi le refroidissement puis la liquéfaction totale du fluide frigorigène à haute pression (le fluide cède de la chaleur) ;
  • L'échangeur 2 est l'évaporateur, parce qu'il apporte de l'énergie thermique au fluide frigorigène à basse pression afin de provoquer sa vaporisation complète, cette chaleur étant prélevée à l'air humide qui se refroidit et se déshumidifie par condensation de sa vapeur d'eau (le fluide reçoit de la chaleur).
\boxed{\text{Le détendeur est le tube capillaire, l'échangeur 1 est le condenseur et l'échangeur 2 est l'évaporateur.}}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : cycle frigorifique, compresseur

Expliquer brièvement pourquoi le fluide doit circuler obligatoirement dans le sens 1.

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Observer le sens d'action du compresseur qui aspire les vapeurs à basse pression pour les refouler à haute pression.

Calculer la quantité de neutrons dans le noyau à l'aide de la différence N = A - Z.

Voir la stratégie

Pour justifier le sens d'écoulement du fluide frigorigène, on peut faire appel :

  1. au rôle des organes mécaniques (compresseur et détendeur) qui imposent le sens du gradient de pression ;
  2. à la fonction thermodynamique du cycle frigorifique (évaporation endothermique à la source froide pour refroidir l'air, condensation exothermique à la source chaude).
Voir la réponse courte

Le compresseur impose le sens d'écoulement du fluide de la basse vers la haute pression.

Voir le corrigé complet

Le fluide doit circuler obligatoirement dans le sens 1 pour deux raisons complémentaires :

  • Fonctionnement des organes du circuit :

    • Le compresseur aspire le fluide frigorigène à basse pression (en \text{A}) et le refoule à haute pression (en \text{B}).
    • Le détendeur (tube capillaire) est un élément passif qui ne peut faire s'écouler le fluide que du domaine de haute pression vers le domaine de basse pression (P_C > P_D).
  • Objectif thermodynamique (machine frigorifique) : Pour condenser la vapeur d'eau contenue dans l'air humide, il est nécessaire de refroidir cet air. Le fluide réfrigérant doit donc recevoir de la chaleur de l'air au niveau de l'évaporateur (q_F > 0, vaporisation à basse température), puis évacuer de la chaleur au niveau du condenseur (q_C < 0, liquéfaction à plus haute température).

Le fluide doit ainsi obligatoirement décrire la boucle :

\boxed{\text{Compresseur} \longrightarrow \text{Condenseur} \longrightarrow \text{Détendeur} \longrightarrow \text{Évaporateur} \longrightarrow \text{Compresseur}}

ce qui correspond bien au sens 1.

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : transfert thermique, condenseur

Quel est l'intérêt de forcer l'air à traverser le condenseur ? Est-ce aussi le cas dans un réfrigérateur ?

Voir l'indice

Réfléchir à l'utilisation de l'air déshumidifié et rafraîchi pour assurer le refroidissement efficace du condenseur.

Traduire la proportion molaire en proportion massique en tenant compte des masses molaires respectives des isotopes.

Voir la réponse courte

Amélioration du coefficient de convection pour évacuer la chaleur ; convection naturelle suffisante sur une grille arrière de réfrigérateur.

Voir le corrigé complet
  1. Intérêt de forcer l'air à traverser le condenseur :

    • Amélioration du transfert thermique : Le passage forcé de l'air crée un régime de convection forcée, ce qui augmente notablement le coefficient d'échange convectif par rapport à la convection naturelle. Cela permet d'évacuer efficacement la chaleur cédée lors de la désurchauffe et de la condensation du fluide frigorigène R134a, tout en limitant l'encombrement de l'échangeur.
    • Gain thermodynamique : L'air guidé vers le condenseur sort tout juste de l'évaporateur : il a été préalablement refroidi (et déshumidifié). Utiliser cet air frais comme source chaude plutôt que l'air ambiant abaisse la température de condensation, ce qui réduit le saut de pression imposé par le compresseur et améliore ainsi le coefficient de performance (COP) de la machine.
  2. Comparaison avec un réfrigérateur :

    • Dans un réfrigérateur domestique usuel, ce n'est pas le cas : la condensation s'effectue au niveau de la grille située à l'arrière de l'appareil par convection naturelle (et rayonnement) avec l'air de la pièce, évitant ainsi le bruit, l'usure mécanique et la consommation électrique supplémentaire d'un ventilateur.
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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Exploitation de document
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en BCPST1

Notions : diagramme des frigoristes, cycle frigorifique

Placer, en les reliant et en précisant le sens du cycle décrit, les quatre points A, B, C et D (Figure 1) sur le diagramme joint en annexe, à rendre avec la copie. On justifiera chaque résultat.

Voir l'indice

Positionner les isobares à 3 et 20 bars, repérer la vapeur saturante en entrée de compresseur, puis tracer la compression isentropique et la détente isenthalpique.

Dénombrer la contribution des ions sur les sommets, faces et sites tétraédriques pour valider le rapport stœchiométrique 1:2.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de chaque organe traversé par le fluide frigorigène R134a et la transformation thermodynamique associée (isobare, isentropique, isenthalpique).
  2. Déterminer les coordonnées (h, P) de chaque point remarquable A, B, C et D à partir des pressions de fonctionnement (3 bar et 20 bar) et des états physiques précisés (absence de surchauffe et de sous-refroidissement).
  3. Tracer les différentes étapes sur le diagramme (h, \log P) et déduire le sens de parcours du cycle.
Voir la réponse courte

Tracé du cycle standard sur diagramme (h, \ln P) : détente isenthalpique, évaporation et condensation isobares, compression isentropique.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé et l'étude des organes de la machine frigorifique :

  • Point A (entrée du compresseur / sortie de l'évaporateur) : Le fluide est sous basse pression P_A = 3\text{ bar} = 0{,}3\text{ MPa}. Il se trouve à l'état de vapeur saturante sèche sans surchauffe, ce qui le place sur la courbe de rosée (titre massique en vapeur x_A = 1).
    Sur le diagramme, on lit :

    P_A = 3\text{ bar} \quad \text{et} \quad h_A \approx 400\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
  • Transformation \text{A} \to \text{B} et Point B (sortie du compresseur / entrée du condenseur) : La compression est supposée adiabatique réversible, c'est-à-dire isentropique (s = \text{cte}), et s'effectue jusqu'à la haute pression P_B = 20\text{ bar} = 2\text{ MPa}. On suit donc la courbe isentrope passant par A (s \approx 1{,}73\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}) jusqu'à la droite isobare P = 20\text{ bar}. Le point B se situe dans le domaine de vapeur surchauffée.
    Sur le diagramme, on lit :

    P_B = 20\text{ bar} \quad \text{et} \quad h_B \approx 435\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
  • Transformation \text{B} \to \text{C} et Point C (sortie du condenseur / entrée du détendeur) : Dans le condenseur, la transformation est isobare (P = 20\text{ bar}) : la vapeur surchauffée se désurchauffe puis se condense totalement sans sous-refroidissement. Le point C est donc situé à l'intersection de l'isobare P = 20\text{ bar} et de la courbe d'ébullition (x_C = 0). La transformation est représentée par un segment horizontal orienté vers la gauche.
    Sur le diagramme, on lit :

    P_C = 20\text{ bar} \quad \text{et} \quad h_C \approx 300\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
  • Transformation \text{C} \to \text{D} et Point D (sortie du détendeur / entrée de l'évaporateur) : Le détendeur capillaire est indéformable (w_u = 0), athermane (q = 0), et les variations d'énergies cinétique et potentielle sont négligeables. D'après le premier principe en écoulement stationnaire, la détente de Joule-Thomson est isenthalpique :

    h_D = h_C \approx 300\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}

    Elle s'accompagne d'une chute de pression jusqu'à P_D = P_A = 3\text{ bar}. Cette détente est représentée par un segment vertical descendant. Le point D se trouve dans le domaine diphasique liquide-vapeur.

  • Transformation \text{D} \to \text{A} (évaporateur) : Le fluide s'évapore totalement de manière isobare à P = 3\text{ bar}. La transformation est représentée par un segment horizontal orienté vers la droite, rejoignant le point A.

Sens du cycle : Le cycle est parcouru selon la séquence \text{A} \to \text{B} \to \text{C} \to \text{D} \to \text{A}, c'est-à-dire dans le sens anti-horaire (sens trigonométrique) sur le diagramme (h, \log P).

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Exploitation de document
  • Faisable en BCPST1

Notions : diagramme des frigoristes, isotherme

Quelle est la température à l'entrée, puis à la sortie du condenseur ?

Voir l'indice

Lire la température sur le réseau d'isothermes au point de surchauffe en entrée du condenseur, puis au point de liquide saturé à 20 bars.

Écrire la relation géométrique de contact le long de la diagonale d'un sous-cube d'arête a/2 contenant un site tétraédrique.

Voir la stratégie
  1. Identifier les états thermodynamiques correspondant à l'entrée et à la sortie du condenseur : l'entrée correspond au point B (sortie du compresseur) et la sortie correspond au point C (entrée du détendeur).
  2. Lire la température du point B par interpolation sur le réseau d'isothermes dans le domaine de vapeur surchauffée à la pression P_B = 20\text{ bar}.
  3. Déterminer la température du point C situé sur la courbe de bulle (liquide saturant sans sous-refroidissement) à P_C = 20\text{ bar}.
Voir la réponse courte

Lecture directe des températures sur les isothermes du diagramme à l'entrée et à la sortie du condenseur.

Voir le corrigé complet

D'après l'étude du cycle effectuée à la question précédente :

  • À l'entrée du condenseur (point B) : le fluide est sous forme de vapeur surchauffée à la haute pression P_B = 20\text{ bar}. Au point B de coordonnées (h_B \approx 435\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, P_B = 20\text{ bar}), le point se situe entre les isothermes 80\text{ }^\circ\text{C} et 90\text{ }^\circ\text{C}. Par lecture graphique sur le diagramme (h, \log P), on relève :

    \boxed{T_{\text{entrée}} = T_B \approx 83\text{ }^\circ\text{C} \quad (\text{soit entre } 80\text{ }^\circ\text{C} \text{ et } 85\text{ }^\circ\text{C})}
  • À la sortie du condenseur (point C) : l'énoncé précise qu'il n'y a pas de sous-refroidissement. Le fluide quitte donc le condenseur à l'état de liquide saturé (x_C = 0) sous la pression isobare P_C = 20\text{ bar}. Sa température est la température d'ébullition/condensation sous 20\text{ bar} :

    \boxed{T_{\text{sortie}} = T_C = T_{\text{sat}}(20\text{ bar}) \approx 68\text{ }^\circ\text{C} \quad (\text{ou } 69\text{ }^\circ\text{C})}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en BCPST1

Notions : titre en vapeur, diagramme des frigoristes

Quel est le titre massique en vapeur à la sortie du détendeur ?

Voir l'indice

Appliquer la règle du levier (ou des segments inverses) le long du palier de vaporisation à 3 bars en exploitant la valeur de l'enthalpie en sortie de détente.

Déterminer le degré d'oxydation de l'uranium dans chaque espèce et classer selon le pH croissant pour identifier les formes précipitées.

Voir la stratégie

Pour déterminer le titre massique en vapeur x_D à la sortie du détendeur (point D), on peut :

  1. Effectuer une lecture directe sur le diagramme (h, \log P) grâce au réseau de courbes d'égal titre massique en vapeur (notées quality).
  2. Appliquer la règle des moments (ou du segment inverse) sur le palier de changement d'état isobare-isotherme à P_D = 3\text{ bar}.
Voir la réponse courte

Règle des moments ou lecture directe de la courbe de titre massique en sortie de détente isenthalpique.

Voir le corrigé complet

À la sortie du détendeur, le fluide est dans l'état D caractérisé par :

P_D = 3\text{ bar} \quad \text{et} \quad h_D = h_C \approx 300\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}

Méthode 1 : Lecture directe
Sur le diagramme (h, \log P) du R134a fourni en annexe, le point D se situe exactement sur la courbe d'iso-titre massique en vapeur repérée par l'indication \text{\textit{quality}} = 0{,}5. On lit donc directement :

x_D \approx 0{,}50

Méthode 2 : Règle des moments
Sur le palier de changement d'état à P = 3\text{ bar}, on relève les enthalpies massiques du liquide saturant (x=0) et de la vapeur saturante (x=1) :

  • Enthalpie massique du liquide saturant : h_L(3\text{ bar}) \approx 200\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
  • Enthalpie massique de la vapeur saturante : h_V(3\text{ bar}) \approx 400\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}

Le titre massique en vapeur x_D s'exprime par :

\begin{aligned} x_D &= \frac{h_D - h_L}{h_V - h_L} \\ x_D &= \frac{300 - 200}{400 - 200} = \frac{100}{200} = 0{,}50 \end{aligned}
\boxed{x_D \approx 0{,}50 \quad (\text{soit } 50\,\%)}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en BCPST1

Notions : premier principe industriel, enthalpie massique

Exprimer puis déterminer la valeur numérique du transfert thermique massique, notée , reçu par le fluide R314a dans l'évaporateur.

Voir l'indice

Appliquer le premier principe pour un écoulement stationnaire monophasique à travers l'évaporateur : q_F = h_A - h_D.

Relever le pH de précipitation à la frontière séparant l'ion \mathrm{UO_2^{2+}} de l'hydroxyde solide pour la concentration de tracé.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique en écoulement stationnaire (bilan d'enthalpie pour un système ouvert) au fluide traversant l'évaporateur entre les états D (entrée) et A (sortie).
  2. Utiliser les valeurs des enthalpies massiques h_A et h_D déterminées à la question Q4 pour calculer numériquement q_F.
Voir la réponse courte

Premier principe industriel sur l'évaporateur : q_F = h_D - h_A calculé par lecture enthalpique.

Voir le corrigé complet

On applique le premier principe de la thermodynamique pour un fluide en écoulement stationnaire à travers l'évaporateur (système ouvert délimité par l'entrée D et la sortie A).

L'évaporateur ne comporte aucune pièce mobile, le travail massique indiqué est donc nul (w_i = 0). De plus, les variations d'énergie cinétique et d'énergie potentielle de pesanteur entre l'entrée et la sortie sont négligeables par rapport aux variations d'enthalpie. Le bilan enthalpique s'écrit alors :

\Delta h_{\text{évap}} = h_A - h_D = q_F + w_i = q_F

Le transfert thermique massique reçu par le fluide s'exprime ainsi :

q_F = h_A - h_D

D'après les lectures effectuées sur le diagramme (h, \log P) à la question Q4 :

  • h_A \approx 400\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} (vapeur saturante à 3\text{ bars}) ;
  • h_D = h_C \approx 300\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} (sortie du détendeur à 3\text{ bars}).

On en déduit la valeur numérique :

q_F = 400 - 300 = 100\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
\boxed{q_F = h_A - h_D \approx 100\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}}

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en BCPST1

Notions : premier principe industriel, travail indiqué

Exprimer puis déterminer la valeur numérique du travail massique indiqué, noté , reçu par le fluide dans le compresseur.

Voir l'indice

Appliquer le bilan enthalpique pour un compresseur supposé adiabatique : w_i = h_B - h_A.

Écrire la demi-équation redox du couple \mathrm{UO_2^{2+}/U^{4+}} et déterminer la pente dE/d\mathrm{pH} à l'aide de la formule de Nernst.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique pour un système ouvert en régime permanent entre l'entrée A et la sortie B du compresseur.
  2. Exploiter le caractère adiabatique de la compression pour relier directement le travail massique indiqué w_i à la variation d'enthalpie massique h_B - h_A.
  3. Effectuer l'application numérique à partir des valeurs lues sur le diagramme enthalpique à la question Q4.
Voir la réponse courte

Premier principe industriel sur le compresseur adiabatique : w_i = h_B - h_A calculé graphiquement.

Voir le corrigé complet

Le compresseur est un système ouvert traversé en régime permanent par le fluide réfrigérant R134a. En négligeant les variations d'énergie cinétique et d'énergie potentielle de pesanteur entre l'entrée et la sortie, le premier principe industriel s'écrit :

\Delta h = h_B - h_A = w_i + q_{comp}

où w_i est le travail massique indiqué (travail utile d'écoulement et de compression transvasé au fluide) et q_{comp} est le transfert thermique massique reçu lors de la traversée du compresseur.

La compression étant modélisée comme isentropique, elle est en particulier adiabatique :

q_{comp} = 0

On en déduit l'expression littérale du travail massique indiqué :

w_i = h_B - h_A

D'après les lectures réalisées sur le diagramme (h, \log P) à la question Q4 :

  • h_A \approx 400\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
  • h_B \approx 435\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.

L'application numérique donne :

w_i \approx 435 - 400 = 35\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
\boxed{w_i = h_B - h_A \approx 35\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}}

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en BCPST1

Notions : coefficient de performance, machine frigorifique

Exprimer puis calculer le COP (coefficient de performance ou efficacité) de ce « générateur d'eau atmosphérique ».

Voir l'indice

Définir le coefficient de performance frigorifique comme le rapport de l'énergie thermique utile extraite à la source froide sur l'énergie mécanique consommée.

Tracer la droite horizontale correspondant au potentiel standard du couple \mathrm{Fe^{3+}/Fe^{2+}} pour des concentrations égales.

Voir la stratégie
  1. Identifier la grandeur utile (transfert thermique extrait à l'air humide pour provoquer la condensation de l'eau, soit q_F reçu par le fluide à l'évaporateur) et la grandeur payante (travail massique fourni par le compresseur w_i).
  2. Exprimer le coefficient de performance \mathrm{COP} à partir des enthalpies massiques obtenues précédemment, puis réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courte

Calcul du rapport \text{COP} = q_F / w_i à partir des valeurs massiques précédentes.

Voir le corrigé complet

Le coefficient de performance (ou efficacité frigorifique) d'une machine thermodynamique est défini par le rapport entre le transfert énergétique utile et le travail payant fourni au compresseur.

Dans le cas de ce générateur d'eau atmosphérique, l'effet recherché est le refroidissement de l'air humide afin de condenser la vapeur d'eau qu'il contient : le transfert utile est donc le transfert thermique massique q_F absorbé par le fluide frigorigène à l'évaporateur. La dépense énergétique correspond au travail massique w_i reçu par le fluide dans le compresseur :

\mathrm{COP} = \frac{q_F}{w_i} = \frac{h_A - h_D}{h_B - h_A}

En utilisant les valeurs déterminées aux questions Q7 et Q8 :

  • q_F \approx 100\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
  • w_i \approx 35\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}

On obtient :

\mathrm{COP} = \frac{100}{35} = \frac{20}{7} \approx 2{,}9
\boxed{\mathrm{COP} \approx 2{,}9}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : cycle de carnot, efficacité de carnot

Comparer cette valeur du COP à celui d'un cycle de Carnot qui fonctionnerait entre une source chaude et une source froide. Expliquer pourquoi il ne serait pas déraisonnable de choisir la température de cette source chaude à environ et celle de la source froide autour de . Conclure.

Voir l'indice

Exprimer l'efficacité théorique maximale de Carnot pour un réfrigérateur ditherme en fonction des températures absolues des sources.

Combiner les demi-réactions d'oxydation de \mathrm{U(OH)_4(s)} et de réduction de \mathrm{Fe^{3+}}, puis relier K^\circ à l'écart des potentiels standard.

Voir la stratégie
  1. Justifier le choix des températures des sources thermiques (T_C \approx 30~^{\circ}\text{C} et T_F \approx 0~^{\circ}\text{C}) au regard du fonctionnement du générateur d'eau atmosphérique et des contraintes physiques (température ambiante et risque de givrage).
  2. Exprimer puis calculer l'efficacité maximale théorique d'un cycle ditherme réversible de Carnot fonctionnant entre ces deux sources : \mathrm{COP}_{\text{Carnot}} = \frac{T_F}{T_C - T_F}.
  3. Comparer le \mathrm{COP} réel (obtenu en Q9) au \mathrm{COP}_{\text{Carnot}} et conclure sur la performance énergétique et les sources d'irréversibilités.
Voir la réponse courte

Calcul de \text{COP}_{\text{Carnot}} = T_F / (T_C - T_F) et comparaison critique traduisant les irréversibilités du cycle réel.

Voir le corrigé complet

1. Justification du choix des températures des sources :

  • Source chaude (T_C \approx 30~^{\circ}\text{C}) : L'évacuation de la chaleur au condenseur s'effectue vers l'air ambiant, dont la température typique est de l'ordre de 27~^{\circ}\text{C} à 30~^{\circ}\text{C}. Une température de source chaude de 30~^{\circ}\text{C} (303\text{ K}) est donc tout à fait représentative.
  • Source froide (T_F \approx 0~^{\circ}\text{C}) : Le but de l'évaporateur est de refroidir l'air humide pour condenser la vapeur d'eau qu'il contient. Pour maximiser la quantité d'eau liquide extraite sans risquer la formation de givre (glace) qui obstruerait les ailettes de l'échangeur, la température de consigne doit être la plus basse possible au-dessus du point de congélation, soit environ 0~^{\circ}\text{C} (273\text{ K}). Cela est d'ailleurs en accord avec la pression d'évaporation de 3\text{ bars} pour laquelle la température de changement d'état du R134a est proche de 0~^{\circ}\text{C}.

2. Calcul du COP de Carnot : Pour une machine frigorifique fonctionnant de manière réversible entre deux sources à températures thermodynamiques T_F et T_C, le coefficient de performance de Carnot s'écrit :

\mathrm{COP}_{\text{Carnot}} = \frac{T_F}{T_C - T_F}

Avec T_F = 0~^{\circ}\text{C} = 273\text{ K} et T_C = 30~^{\circ}\text{C} = 303\text{ K}, on obtient :

\begin{aligned} \mathrm{COP}_{\text{Carnot}} &= \frac{273}{303 - 273} = \frac{273}{30} = 9{,}1 \end{aligned}
\boxed{\mathrm{COP}_{\text{Carnot}} \approx 9{,}1}

3. Comparaison et conclusion : D'après la question Q9, la machine étudiée présente un coefficient de performance :

\mathrm{COP} \approx 2{,}9

On constate bien que :

\mathrm{COP} < \mathrm{COP}_{\text{Carnot}}

Le rendement par rapport au cycle de Carnot (efficacité du second principe) vaut :

\eta = \frac{\mathrm{COP}}{\mathrm{COP}_{\text{Carnot}}} \approx \frac{2{,}9}{9{,}1} \approx 32\,\%

Conclusion : Cette valeur est tout à fait conforme au deuxième principe de la thermodynamique. L'écart important entre le cycle réel et le cycle de Carnot s'explique par les nombreuses irréversibilités du système :

  • les écarts de température finis entre le fluide frigorigène et les sources extérieures nécessaires aux transferts thermiques (notamment au condenseur où le R134a est à environ 70~^{\circ}\text{C} pour céder de la chaleur à l'air ambiant) ;
  • le caractère fortement irréversible de la détente isenthalpique dans le tube capillaire ;
  • la désurchauffe du gaz en sortie de compresseur avant sa condensation.

Un COP réel proche de 3 reste une valeur classique et tout à fait satisfaisante pour une installation frigorifique réelle de cette gamme de puissance.

Résultat

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Partie II : L'humidité dans l'air

Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : diagramme de phase, point triple, point critique

Esquisser le diagramme de phase de l'eau dans le plan (pression en fonction de la température) en y faisant apparaitre : - Les domaines des différentes phases séparées par les courbes d'équilibre - Le point triple avec ses valeurs numériques - Le point critique - Le point d'équilibre liquide-vapeur à la pression de

Voir l'indice

Tracer les trois courbes d'équilibre se rejoignant au point triple en veillant à donner une pente négative à la courbe de fusion de l'eau.

Appliquer la loi de Hess à partir des enthalpies standard de formation fournies dans les données.

Voir la stratégie

Pour esquisser le diagramme de phase (P, T) d'un corps pur comme l'eau :

  1. Tracer les trois courbes d'équilibre séparant les domaines solide (glace), liquide et gaz (vapeur) : sublimation, vaporisation et fusion.
  2. Mettre en évidence la particularité de l'eau : la pente de la courbe d'équilibre solide-liquide est négative (\mathrm{d}P/\mathrm{d}T < 0).
  3. Positionner le point triple T avec ses coordonnées (0{,}01~^\circ\text{C} ; 611~\text{Pa}), le point critique C où s'arrête la courbe de vaporisation, et le point de vaporisation normale à 1~\text{bar} (100~^\circ\text{C}).
Voir la réponse courte

Tracé du diagramme (P, T) de l'eau avec pente négative de la fusion, point triple et point critique.

Voir le corrigé complet

Le diagramme de phase (P, T) de l'eau est représenté ci-dessous (l'échelle n'est pas linéaire afin de rendre visibles tous les domaines et points remarquables) :

Les trois domaines de stabilité correspondent aux trois états physiques :

  • Solide (glace) à basse température et haute pression ;
  • Liquide aux températures intermédiaires et pressions supérieures à la pression du point triple ;
  • Vapeur à basse pression et haute température.

Les points remarquables imposés par l'énoncé sont :

  • Le point triple T, où coexistent les trois phases en équilibre :

    \boxed{T_{\text{triple}} = 0{,}01~^\circ\text{C} \quad \text{et} \quad P_{\text{triple}} = 611~\text{Pa}}
  • Le point critique C (T_c \approx 374~^\circ\text{C}, P_c \approx 221~\text{bar}), fin de la courbe de vaporisation liquide-vapeur au-delà duquel on ne distingue plus les phases liquide et gaz (domaine supercritique).
  • Le point d'équilibre liquide-vapeur sous 1~\text{bar}, correspondant à la température normale d'ébullition :

    \boxed{T_{\text{éb}} = 100~^\circ\text{C} \quad \text{à} \quad P = 1~\text{bar}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : potentiel chimique, équilibre liquide-vapeur

On rappelle l'expression du potentiel chimique pour : - un gaz parfait (gp) à la température et la pression :

, avec le potentiel standard du gaz parfait à la température . - une phase condensée pure (pcp) à la température :

, avec le potentiel standard de la phase condensée à la température .

En un point quelconque de la courbe de saturation de l'eau à la température , quelle est la relation entre les potentiels chimiques de l'eau liquide notée et celui de la vapeur d'eau noté ? En déduire l'expression de la différence : en fonction de et de la pression de vapeur saturante à la température notée .

Voir l'indice

Écrire l'égalité des potentiels chimiques des deux phases à la saturation et exploiter l'expression du potentiel d'un gaz parfait.

Calculer l'entropie standard de réaction et corréler son signe à la variation du nombre de moles stœchiométriques de gaz \Delta \nu_g.

Voir la stratégie
  1. Écrire la condition d'équilibre thermodynamique diphasé liquide-vapeur pour un corps pur à la température T, qui se traduit par l'égalité des potentiels chimiques des deux phases à la pression de vapeur saturante P_{\text{sat}}(T).
  2. Exprimer le potentiel chimique de chaque phase à partir des relations fournies par l'énoncé, puis isoler la différence des potentiels standards \mu_{\text{liq}}^0(T) - \mu_{\text{vap}}^0(T).
Voir la réponse courte

Égalité des potentiels chimiques à saturation : \mu_{\text{liq}}^0(T) - \mu_{\text{vap}}^0(T) = RT\ln(P_{\text{sat}}/P^0).

Voir le corrigé complet

À l'équilibre diphasé liquide-vapeur d'un corps pur à la température T, la pression du système est égale à la pression de vapeur saturante P = P_{\text{sat}}(T). La condition d'équilibre thermodynamique impose l'égalité des potentiels chimiques de l'eau dans les deux phases :

\boxed{\mu_{\text{liq}}(T) = \mu_{\text{vap}}(T)}

D'après les expressions fournies dans l'énoncé :

  • pour la phase liquide (assimilée à une phase condensée pure idéale) :

    \mu_{\text{liq}}(T, P) = \mu_{\text{liq}}^0(T)
  • pour la vapeur d'eau (assimilée à un gaz parfait à la pression P_{\text{sat}}(T)) :

    \mu_{\text{vap}}(T, P_{\text{sat}}(T)) = \mu_{\text{vap}}^0(T) + RT \ln\left(\frac{P_{\text{sat}}(T)}{P^0}\right)

où P^0 = 1\text{ bar} désigne la pression standard de référence.

En égalant ces deux grandeurs à saturation, on obtient :

\mu_{\text{liq}}^0(T) = \mu_{\text{vap}}^0(T) + RT \ln\left(\frac{P_{\text{sat}}(T)}{P^0}\right)

Soit finalement :

\boxed{\mu_{\text{liq}}^0(T) - \mu_{\text{vap}}^0(T) = RT \ln\left(\frac{P_{\text{sat}}(T)}{P^0}\right)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : potentiel chimique, affinité chimique

On dispose d'un mélange eau-liquide/eau-vapeur à et à la pression . Ce mélange peut-il être en équilibre ? Que vaut la différence : à ? Prévoir l'évolution du système. Aide numérique :

Voir l'indice

Comparer la pression partielle d'eau imposée à la pression de vapeur saturante P_{\text{sat}}(10\,^\circ\mathrm{C}) pour déduire le signe de \mu_{\text{liq}} - \mu_{\text{vap}}.

Intégrer la relation de Van 't Hoff ou exprimer l'enthalpie libre standard \Delta_r G^\circ(T) = \Delta_r H^\circ - T\Delta_r S^\circ pour en déduire \ln K^\circ.

Voir la stratégie
  1. Comparer la pression du système P à la pression de vapeur saturante P_{\text{sat}} à T = 10~^{\circ}\text{C} fournie par le tableau pour statuer sur l'état d'équilibre.
  2. Exprimer la différence \mu_{\text{liq}}(T) - \mu_{\text{vap}}(T) à l'aide des relations établies à la question précédente et effectuer l'application numérique avec l'aide fournie.
  3. Utiliser le critère de spontanéité d'évolution basé sur le potentiel chimique pour déterminer le sens du transfert de matière.
Voir la réponse courte

Comparaison de P à P_{\text{sat}} : calcul de la différence de potentiel chimique et conclusion sur la condensation spontanée.

Voir le corrigé complet

1. Condition d'équilibre :

D'après le tableau de valeurs fourni, à la température T = 10~^{\circ}\text{C}, la pression de vapeur saturante de l'eau vaut :

P_{\text{sat}}(10~^{\circ}\text{C}) = 1{,}2\text{ kPa}

Pour un corps pur diphasé liquide-vapeur, l'équilibre thermodynamique n'est possible que si la pression vérifie P = P_{\text{sat}}(T). Or ici :

P = 3{,}6\text{ kPa} \neq P_{\text{sat}}(10~^{\circ}\text{C})

Ce mélange ne peut donc pas être en équilibre.

2. Calcul de la différence de potentiel chimique :

D'après les expressions du potentiel chimique et le résultat de la question Q12 :

\begin{aligned} \mu_{\text{liq}}(T) &= \mu_{\text{liq}}^0(T) \\ \mu_{\text{vap}}(T,P) &= \mu_{\text{vap}}^0(T) + RT\ln\left(\frac{P}{P^0}\right) \end{aligned}

avec :

\mu_{\text{liq}}^0(T) - \mu_{\text{vap}}^0(T) = RT\ln\left(\frac{P_{\text{sat}}(T)}{P^0}\right)

On en déduit :

\begin{aligned} \mu_{\text{liq}}(T) - \mu_{\text{vap}}(T) &= \mu_{\text{liq}}^0(T) - \mu_{\text{vap}}^0(T) - RT\ln\left(\frac{P}{P^0}\right) \\ &= RT\ln\left(\frac{P_{\text{sat}}(T)}{P^0}\right) - RT\ln\left(\frac{P}{P^0}\right) \\ &= RT\ln\left(\frac{P_{\text{sat}}(T)}{P}\right) \end{aligned}

Avec P = 3{,}6\text{ kPa} et P_{\text{sat}} = 1{,}2\text{ kPa} :

\frac{P_{\text{sat}}(T)}{P} = \frac{1{,}2}{3{,}6} = \frac{1}{3}

D'où :

\mu_{\text{liq}}(T) - \mu_{\text{vap}}(T) = -RT\ln(3)

À T = 10~^{\circ}\text{C} = 283\text{ K}, en utilisant l'aide numérique 8{,}314 \times 283 \times \ln(3) \approx 2{,}6 \cdot 10^3 :

\boxed{\mu_{\text{liq}}(T) - \mu_{\text{vap}}(T) \approx -2{,}6 \cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} = -2{,}6\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

3. Évolution du système :

On constate que \mu_{\text{liq}}(T) < \mu_{\text{vap}}(T) (soit \mu_{\text{vap}}(T) > \mu_{\text{liq}}(T)). La matière migre spontanément des états de plus haut potentiel chimique vers les états de plus bas potentiel chimique afin de minimiser l'enthalpie libre du système (\mathrm{d}G = (\mu_{\text{liq}} - \mu_{\text{vap}})\,\mathrm{d}\xi < 0 avec \mathrm{d}\xi > 0 correspondant à la transformation \text{vapeur} \to \text{liquide}).

Le système va donc évoluer spontanément par liquéfaction de la vapeur d'eau (condensation sous forme liquide).

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : point de rosée, potentiel chimique

Expliquer maintenant, en termes de potentiels chimiques, pourquoi des gouttes de rosée peuvent se déposer, durant la nuit, sur les toiles d'araignée. Représenter, directement sur votre diagramme de la question Q11, la trajectoire de ce processus.

Voir l'indice

Tracer le refroidissement nocturne de l'air à humidité absolue constante, menant à l'intersection avec la courbe de rosée.

Discuter le compromis entre l'aspect thermodynamique (caractère exothermique défavorisé à chaud) et l'aspect cinétique (règle d'Arrhenius).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la différence de potentiel chimique \mu_{\text{liq}}(T) - \mu_{\text{vap}}(T, P_{ve}) en fonction de la pression partielle P_{ve} de vapeur d'eau et de la pression de vapeur saturante P_{\text{sat}}(T).
  2. Décrire l'évolution physique nocturne : refroidissement par rayonnement à pression partielle P_{ve} sensiblement constante, ce qui entraîne une chute de P_{\text{sat}}(T).
  3. Conclure sur le sens du transfert de matière spontané imposé par la thermodynamique (inégalité sur les potentiels chimiques) et tracer le trajet correspondant sur le diagramme (P, T).
Voir la réponse courte

Refroidissement isobare nocturne amenant la vapeur à saturation puis condensation liquide sous forme de rosée.

Voir le corrigé complet

D'après les questions précédentes, pour une pression partielle de vapeur d'eau P_{ve} dans l'air à la température T, la différence entre les potentiels chimiques de l'eau liquide et de la vapeur s'écrit :

\mu_{\text{liq}}(T) - \mu_{\text{vap}}(T, P_{ve}) = RT \ln\left(\frac{P_{\text{sat}}(T)}{P_{ve}}\right)

1. Explication en termes de potentiels chimiques

  • Durant la nuit, le sol et les toiles d'araignée se refroidissent par émission radiative infrarouge vers l'espace : la température T diminue.
  • La pression partielle en vapeur d'eau P_{ve} reste initialement constante.
  • Or, la pression de vapeur saturante P_{\text{sat}}(T) est une fonction strictement croissante de la température ; lorsque T baisse, P_{\text{sat}}(T) diminue fortement.
  • Tant que la température reste supérieure à la température de rosée T_{\text{rosée}} (telle que P_{\text{sat}}(T_{\text{rosée}}) = P_{ve}), on a P_{ve} < P_{\text{sat}}(T), d'où \mu_{\text{vap}} < \mu_{\text{liq}} : la phase vapeur est la phase stable.
  • Dès que la température passe sous le point de rosée (T \le T_{\text{rosée}}), on a :

    P_{ve} > P_{\text{sat}}(T) \implies \mu_{\text{liq}}(T) < \mu_{\text{vap}}(T, P_{ve})
  • L'évolution spontanée d'un système fermé à température et pression fixées se fait dans le sens d'une diminution de son enthalpie libre (\mathrm{d}G \le 0). Lors du transfert d'une quantité élémentaire \mathrm{d}n de matière de la vapeur vers le liquide :

    \mathrm{d}G = \left(\mu_{\text{liq}} - \mu_{\text{vap}}\right)\mathrm{d}n \le 0

    Puisque \mu_{\text{liq}} < \mu_{\text{vap}}, ce transfert n'est possible que si \mathrm{d}n > 0. La vapeur d'eau se condense donc spontanément sous forme d'eau liquide.

  • Les fils de la toile d'araignée constituent des supports privilégiés (nucléation hétérogène), sur lesquels les gouttelettes de rosée se déposent et croissent.

2. Trajectoire du processus sur le diagramme (P, T) Dans le diagramme de phase (P, T) de l'eau, le processus subi par la vapeur d'eau atmosphérique est un refroidissement à pression partielle d'eau constante P = P_{ve}.

Il se représente par un segment horizontal orienté vers la gauche :

  • Départ dans le domaine de stabilité de la vapeur (T > T_{\text{rosée}}) à la pression P_{ve} ;
  • Atteinte de la courbe d'équilibre liquide-vapeur au point de rosée (T_{\text{rosée}}, P_{ve}) ;
  • Poursuite du refroidissement entraînant la condensation liquide le long ou à gauche de la courbe d'équilibre.
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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : gaz parfait, pression de vapeur saturante

Quelle est la masse maximale d'eau « récupérable » dans d'air humide ? En déduire le volume minimal d'air à traiter pour obtenir d'eau, commentez le résultat obtenu.

Voir l'indice

Appliquer la loi des gaz parfaits à la vapeur d'eau à la pression saturante pour déterminer la masse volumique de vapeur saturante.

Exprimer les quantités de matière gazeuses à l'équilibre en fonction de l'avancement \xi, puis poser \alpha = 4\xi / n_0.

Voir la stratégie
  1. La masse maximale d'eau récupérable dans 1\text{ m}^3 d'air correspond au cas d'un air saturé en vapeur d'eau à T = 27\text{ }^\circ\mathrm{C}, c'est-à-dire lorsque la pression partielle de vapeur d'eau atteint la pression de vapeur saturante : P_{ve} = P_{\text{sat}}(27\text{ }^\circ\mathrm{C}).
  2. On applique l'équation d'état des gaz parfaits à la vapeur d'eau pour déterminer la masse maximale m_{\max}.
  3. On relie la masse de 1\text{ m}^3 d'eau liquide au volume d'air minimal nécessaire, puis on interprète physiquement l'ordre de grandeur obtenu.
Voir la réponse courte

Masse maximale par la loi des gaz parfaits m = P_{\text{sat}} V M / (RT), puis calcul du volume d'air associé.

Voir le corrigé complet

Dans un volume V = 1\text{ m}^3 d'air humide à T = 27\text{ }^\circ\mathrm{C} = 300\text{ K}, la quantité maximale d'eau sous forme vapeur correspond à la saturation de l'air, soit une pression partielle P_{ve} = P_{\text{sat}}. En assimilant la vapeur d'eau à un gaz parfait :

P_{\text{sat}} V = n_{\max} R T = \frac{m_{\max}}{M_{\text{eau}}} R T

D'où l'expression de la masse maximale d'eau récupérable :

m_{\max} = \frac{P_{\text{sat}} M_{\text{eau}} V}{R T}

Application numérique :

  • Avec les valeurs précises fournies :

    \begin{aligned} m_{\max} &= \frac{3{,}568 \times 10^3 \times 18 \times 10^{-3} \times 1}{8{,}314 \times 300{,}15} \approx 2{,}6 \times 10^{-2}\text{ kg} = 26\text{ g} \end{aligned}
  • Avec les arrondis proposés par l'énoncé (P_{\text{sat}} \approx 3\text{ kPa}, M_{\text{eau}} \approx 20\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, R \approx 10\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}) :

    \begin{aligned} m_{\max} &\approx \frac{3 \times 10^3 \times 20 \times 10^{-3} \times 1}{10 \times 300} = 2 \times 10^{-2}\text{ kg} = 20\text{ g} \end{aligned}
\boxed{m_{\max} \approx 26\text{ g}\quad (\text{ou } 20\text{ g selon les arrondis})}

La masse d'un volume V_{\text{eau}} = 1\text{ m}^3 d'eau liquide vaut :

m_{\text{eau}} = \mu_{\text{eau}} V_{\text{eau}} = 10^3\text{ kg}

Le volume minimal d'air à traiter pour condenser cette masse d'eau (en supposant une extraction totale) est :

V_{\text{air, min}} = \frac{m_{\text{eau}}}{m_{\max}}

Application numérique :

\begin{aligned} V_{\text{air, min}} &= \frac{10^3}{2{,}6 \times 10^{-2}} \approx 3{,}8 \times 10^4\text{ m}^3 \quad \left(\text{ou } \frac{10^3}{2 \times 10^{-2}} = 5 \times 10^4\text{ m}^3\right) \end{aligned}
\boxed{V_{\text{air, min}} \approx 4 \times 10^4\text{ m}^3}

Commentaire : Le volume d'air à traiter est gigantesque : 40\,000\text{ m}^3 correspond au volume d'un cube d'environ 34\text{ m} de côté (ou environ 16 piscines olympiques de 25\text{ m}). Cela souligne la très faible concentration massique de la vapeur d'eau dans l'air (de l'ordre de 2\% en masse) et implique que les générateurs d'eau atmosphérique doivent brasser des débits d'air considérables, ce qui induit une consommation d'énergie importante (puissance des ventilateurs et puissance frigorifique nécessaire pour condenser l'eau).

Résultat

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 1 min
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : psychromètre, température humide

Pour connaitre la quantité maximale d'eau « récupérable » dans un volume donné d'air, il est utile de pouvoir mesurer ce qu'on appelle le « taux d'humidité ». Un instrument destiné à mesurer le taux d'humidité est le « psychromètre ». Le terme vient du grec « psuchron » signifiant « froid » et « métron » signifiant « mesure ».

Cet appareil, constitué de deux thermomètres, (voir Figure 3) permet de mesurer : - la température dite sèche de l'air notée (appelée aussi "de bulbe sec" par analogie au bulbe du thermomètre) qui définit la température habituelle ou "degré d'agitation moléculaire de l'air". - la température humide de l'air notée (appelée aussi "de bulbe humide") obtenue par la mesure, à l'aide d'un bout de tissu enveloppé sur l'élément de mesure (bulbe), imbibé d'eau et ventilé pour provoquer l'évaporation de cette eau.

Ces deux mesures permettent de définir les caractéristiques de l'air humide.

Voir l'indice

Distinguer la température ambiante de celle atteinte par le bulbe lorsque l'apport thermique compense exactement le flux évaporatoire.

Exprimer les pressions partielles des constituants gazeux via leur fraction molaire et la pression totale, puis injecter dans l'expression de K^\circ.

Voir la réponse courte

Présentation descriptive du fonctionnement d'un psychromètre à bulbe sec et bulbe humide.

Voir le corrigé complet

L'énoncé introduit ici le principe de fonctionnement du psychromètre sans poser de question calculatoire directe.

Le psychromètre est constitué de deux thermomètres placés dans le même flux d'air :

  • le premier mesure la température dite sèche T de l'air ambiant non saturé (bulbe nu et sec) ;
  • le second mesure la température dite humide T_h (bulbe entouré d'une mèche ou mousseline imbibée d'eau liquide pure, soumis à un courant d'air forcé entraînant l'évaporation stationnaire de l'eau).

Ces deux températures T et T_h constituent le couple de mesures expérimentales permettant de déterminer l'état thermodynamique de l'air humide (son humidité relative et absolue).

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : enthalpie de vaporisation, transfert thermique

Expliquer qualitativement pour quelle(s) raison(s) l'évaporation de l'eau implique que l'on ait toujours .

Voir l'indice

Invoquer la nature endothermique du changement d'état de vaporisation de l'eau liquide entourant le bulbe humide.

Résoudre l'équation d'action de masse pour isoler la pression totale P_T nécessaire à l'obtention du taux \alpha_{eq} = 0{,}9.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature thermodynamique (endothermique) de la vaporisation de l'eau liquide.
  2. Décrire les échanges thermiques entre le bulbe humide et l'air ambiant jusqu'à l'état stationnaire.
  3. Conclure sur le signe de la différence de température selon le degré de saturation de l'air.
Voir la réponse courte

La vaporisation de l'eau est endothermique, ce qui prélève de la chaleur au bulbe humide et abaisse sa température.

Voir le corrigé complet

La vaporisation de l'eau liquide est un changement d'état endothermique (\ell_v > 0) : le passage de la phase liquide à la phase gazeuse nécessite un apport d'énergie thermique.

  • Si l'air n'est pas saturé en humidité (P_{ve} < P_{\text{sat}}(T)) :

    L'eau imprégnant le tissu du bulbe humide s'évapore au contact de l'air ventilé. Pour changer de phase, l'eau prélève la chaleur latente nécessaire principalement au bulbe du thermomètre, provoquant ainsi son refroidissement (T_h < T).

    Un flux thermique conducto-convectif s'établit alors spontanément de l'air ambiant chaud (à la température sèche T) vers le bulbe plus froid (à la température T_h).

    À l'équilibre stationnaire dynamique, le flux thermique apporté par l'air compense exactement l'énergie consommée par le débit d'eau évaporée \dot{m}_{\text{évap}} :

    \Phi = h\,S\,(T - T_h) = \dot{m}_{\text{évap}}\,\ell_v > 0 \implies T_h < T
  • Si l'air est saturé en vapeur d'eau (P_{ve} = P_{\text{sat}}(T)) :

    L'air ne peut plus accueillir de vapeur d'eau supplémentaire ; le débit net d'évaporation est nul (\dot{m}_{\text{évap}} = 0). Aucun refroidissement ne s'opère et le bulbe humide reste à l'équilibre thermique avec l'air ambiant : T_h = T.

Par conséquent, on a toujours :

\boxed{T_h \leq T}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : humidité absolue, pression de vapeur saturante

Exprimer uniquement en fonction de , et . En déduire que le taux d'humidité absolu de l'air saturé est :

Quelle est la valeur de à ?

Voir l'indice

Exprimer les masses d'eau et d'air sec à partir de l'équation d'état des gaz parfaits sous les pressions partielles respectives P_{ve} et P - P_{ve}.

Utiliser le principe de modération de Le Chatelier face à une augmentation de pression pour un équilibre où le nombre de moles de gaz diminue.

Voir la stratégie
  1. Appliquer l'équation d'état des gaz parfaits à la vapeur d'eau et à l'air sec occupant le même volume V sous leurs pressions partielles respectives pour exprimer le rapport des masses X_a.
  2. Utiliser la loi de Dalton liant la pression totale P aux pressions partielles : P = P_{as} + P_{ve}.
  3. Considérer le cas de la saturation où P_{ve} = P_{\text{sat}}, puis effectuer l'application numérique avec les grandeurs données dans le tableau.
Voir la réponse courte

Expression du rapport des masses à partir des pressions partielles de gaz parfait, puis cas saturé.

Voir le corrigé complet

Les gaz étant assimilés à des gaz parfaits, les quantités de matière de vapeur d'eau n_{ve} et d'air sec n_{as} contenues dans un volume V à la température T s'écrivent :

\begin{aligned} n_{ve} &= \frac{P_{ve} V}{R T} \implies M_{ve} = n_{ve} M_{\text{eau}} = \frac{P_{ve} V}{R T} M_{\text{eau}} \\ n_{as} &= \frac{P_{as} V}{R T} \implies M_{as} = n_{as} M_{\text{air}} = \frac{P_{as} V}{R T} M_{\text{air}} \end{aligned}

D'après la loi de Dalton, la pression totale du mélange est la somme des pressions partielles :

P = P_{as} + P_{ve} \iff P_{as} = P - P_{ve}

Le taux d'humidité absolu X_a est par définition le rapport des masses :

X_a = \frac{M_{ve}}{M_{as}} = \frac{M_{\text{eau}}}{M_{\text{air}}} \frac{P_{ve}}{P_{as}} = \delta \frac{P_{ve}}{P - P_{ve}}

En divisant le numérateur et le dénominateur par P_{ve}, on obtient :

\boxed{X_a = \frac{\delta}{\frac{P}{P_{ve}} - 1}}

À saturation, la pression partielle de vapeur d'eau atteint la pression de vapeur saturante, soit P_{ve} = P_{\text{sat}}. On en déduit directement le taux d'humidité absolu de l'air saturé :

\boxed{X_{as} = \frac{\delta}{\frac{P}{P_{\text{sat}}} - 1}}

Application numérique à 27~^{\circ}\text{C} : Les données du sujet précisent :

  • P = P_{\text{atm}} = 1\text{ bar} = 100\text{ kPa} ;
  • P_{\text{sat}}(27~^{\circ}\text{C}) = 3{,}568\text{ kPa} \approx 3\text{ kPa} ;
  • M_{\text{eau}} = 18\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} et M_{\text{air}} = 29\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, soit \delta = \frac{18}{29} \approx 0{,}621 (ou de façon approchée \frac{20}{30} \approx 0{,}67).

Avec les valeurs précises :

\frac{P}{P_{\text{sat}}} = \frac{100}{3{,}568} \approx 28{,}0 \implies \frac{P}{P_{\text{sat}}} - 1 \approx 27{,}0
X_{as} = \frac{18}{29 \times 27{,}0} = \frac{2}{29 \times 3} = \frac{2}{87} \approx 0{,}023\text{ kg}_{\text{eau}}\cdot\text{kg}_{\text{air sec}}^{-1}

(Avec les valeurs approchées de l'énoncé \delta \approx \frac{2}{3} et P_{\text{sat}} \approx 3\text{ kPa}, on obtient X_{as} \approx \frac{2/3}{(100/3) - 1} = \frac{2}{97} \approx 0{,}021).

En conservant deux chiffres significatifs :

\boxed{X_{as}(27~^{\circ}\text{C}) \approx 2{,}3 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{kg}^{-1} = 23\text{ g}\cdot\text{kg}^{-1}}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : humidité relative, humidité absolue

Exprimer uniquement en fonction de et d'une part, puis uniquement en fonction de , , et d'autre part. Faire l'application numérique pour et lorsque l'on a de vapeur d'eau contenue dans d'air.

Voir l'indice

Relier X_r au rapport des pressions partielles P_{ve}/P_{\text{sat}}, puis substituer P_{ve} exprimé en fonction de X_a.

Relier la concentration volumique [HF] à la fraction molaire en appliquant l'équation d'état des gaz parfaits sous pression et température fixées.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le taux d'humidité relative X_r = M_{ve}/M_{ve,\max} à l'aide de l'équation d'état des gaz parfaits appliquée à la vapeur d'eau pour obtenir le rapport P_{ve}/P_{\text{sat}}.
  2. Inverser la relation reliant X_a à P_{ve} établie à la question Q18 pour exprimer P_{ve} en fonction de X_a, P et \delta, puis l'injecter dans l'expression de X_r.
  3. Effectuer les applications numériques de X_a et X_r pour 10\text{ g} d'eau par mètre cube d'air à 27~^\circ\text{C} en présentant les valeurs précises ainsi que celles obtenues avec les approximations autorisées.
Voir la réponse courte

Définition de l'humidité relative X_r = P_{ve}/P_{\text{sat}} et conversion en fonction de l'humidité absolue X_a.

Voir le corrigé complet

1. Expression de X_r en fonction de P_{ve} et P_{\text{sat}}

En modélisant la vapeur d'eau comme un gaz parfait dans le volume V à la température T :

\begin{aligned} P_{ve} V &= \frac{M_{ve}}{M_{\text{eau}}} R T \implies M_{ve} = \frac{P_{ve} V M_{\text{eau}}}{R T} \end{aligned}

À saturation, la pression partielle maximale de vapeur d'eau est P_{\text{sat}}(T), d'où :

\begin{aligned} M_{ve,\max} &= \frac{P_{\text{sat}} V M_{\text{eau}}}{R T} \end{aligned}

Par définition du taux d'humidité relative X_r = \frac{M_{ve}}{M_{ve,\max}} :

\boxed{X_r = \frac{P_{ve}}{P_{\text{sat}}}}

2. Expression de X_r en fonction de X_a, P, P_{\text{sat}} et \delta

D'après le résultat de la question Q18 :

\begin{aligned} X_a &= \frac{\delta}{\dfrac{P}{P_{ve}} - 1} \implies \frac{P}{P_{ve}} - 1 = \frac{\delta}{X_a} \implies \frac{P}{P_{ve}} = \frac{X_a + \delta}{X_a} \end{aligned}

On en déduit la pression partielle de vapeur d'eau :

\begin{aligned} P_{ve} &= P \, \frac{X_a}{X_a + \delta} \end{aligned}

En réinjectant cette expression dans X_r = \frac{P_{ve}}{P_{\text{sat}}}, il vient :

\boxed{X_r = \frac{P}{P_{\text{sat}}} \, \frac{X_a}{X_a + \delta}}

3. Application numérique pour M_{ve} = 10\text{ g} dans V = 1\text{ m}^3 d'air à 27~^\circ\text{C}

  • Calcul du taux d'humidité absolu X_a : Par définition, X_a = \frac{M_{ve}}{M_{as}}. Dans V = 1\text{ m}^3, la masse d'air sec vaut M_{as} \approx \mu_{\text{air}} V.

    • Avec la valeur donnée \mu_{\text{air}} = 1{,}3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} :

      X_a = \frac{0{,}010\text{ kg}}{1{,}3\text{ kg}} \approx 7{,}7 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{kg}^{-1} = 7{,}7\text{ g}\cdot\text{kg}^{-1}
    • Avec la valeur approchée \mu_{\text{air}} \approx 1\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} :

      X_a \approx \frac{0{,}010}{1} = 1{,}0 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{kg}^{-1} = 10\text{ g}\cdot\text{kg}^{-1}
  • Calcul du taux d'humidité relative X_r : D'après la question Q15, la masse maximale de vapeur d'eau à 27~^\circ\text{C} dans 1\text{ m}^3 est M_{ve,\max} \approx 26\text{ g} (ou \approx 20\text{ g} en arrondis) :

    • Avec les valeurs précises (P_{ve} = \frac{M_{ve} R T}{M_{\text{eau}} V} = \frac{0{,}010 \times 8{,}314 \times 300}{0{,}018 \times 1} \approx 1{,}39\text{ kPa} et P_{\text{sat}} = 3{,}568\text{ kPa}) :

      X_r = \frac{1{,}39}{3{,}568} \approx 0{,}39 = 39\%
    • Avec les valeurs approchées (P_{ve} \approx \frac{0{,}010 \times 10 \times 300}{0{,}020 \times 1} = 1{,}5\text{ kPa} et P_{\text{sat}} \approx 3\text{ kPa}) :

      X_r \approx \frac{1{,}5}{3} = 0{,}50 = 50\%

On retient :

\boxed{X_a \approx 7{,}7\text{ g}\cdot\text{kg}^{-1} \quad \text{et} \quad X_r \approx 39\% \quad (\text{ou } X_a \approx 10\text{ g}\cdot\text{kg}^{-1} \text{ et } X_r \approx 50\% \text{ selon les arrondis})}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : conservation de la masse, bilan de matière

En utilisant la définition de , exprimer le débit massique de vapeur d'eau entrant en A, noté par , en fonction de et . Effectuer ensuite un bilan de matière, uniquement sur l'eau, en régime permanent, et en déduire une relation simple entre , , et .

Voir l'indice

Utiliser la définition du taux d'humidité pour écrire le débit de vapeur, puis effectuer un bilan de masse global sur l'eau en régime stationnaire.

Constater la proportionnalité linéaire entre la vitesse initiale et la fraction molaire pour en déduire l'ordre partiel p=1 et la constante de vitesse.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la définition du taux d'humidité absolu X_a = M_{ve} / M_{as} pour relier les débits massiques de vapeur d'eau et d'air sec entrant dans le système.
  2. Définir le système ouvert constitué par le récipient adiabatique en régime permanent et écrire la conservation de la masse d'eau entre les entrées et la sortie.
Voir la réponse courte

Bilan de débit massique sur l'eau entre l'entrée, l'injection liquide et la sortie saturée.

Voir le corrigé complet

1. Expression du débit massique de vapeur d'eau entrant

Par définition, le taux d'humidité absolu X_a est le rapport entre la masse de vapeur d'eau et la masse d'air sec contenues dans un même volume :

X_a = \frac{M_{ve}}{M_{as}}

Pendant une durée élémentaire \mathrm{d}t, les masses de vapeur d'eau et d'air sec introduites avec l'air humide s'écrivent respectivement \mathrm{d}m_{ve} = D_{mve} \, \mathrm{d}t et \mathrm{d}m_a = D_{ma} \, \mathrm{d}t. On en déduit :

X_a = \frac{D_{mve}}{D_{ma}}

soit :

\boxed{D_{mve} = X_a \, D_{ma}}

2. Bilan de matière sur l'eau en régime permanent

Considérons le récipient représenté sur la figure 4 comme un système ouvert. En régime permanent, la masse totale d'eau (liquide et vapeur) contenue dans le système est constante :

\frac{\mathrm{d}m_{\text{eau}}}{\mathrm{d}t} = 0 \iff \sum D_{m,\text{eau, entrant}} = \sum D_{m,\text{eau, sortant}}

Les flux d'eau entrant dans le système sont :

  • la vapeur d'eau contenue dans l'air humide incident, au débit massique D_{mve} = X_a \, D_{ma} ;
  • l'eau liquide d'appoint introduite à température T_s, au débit massique D_{me}.

Le seul flux d'eau sortant est la vapeur d'eau emportée par l'air saturé en sortie S. Par conservation du débit massique d'air sec, celui-ci vaut toujours D_{ma} en sortie, d'où un débit massique de vapeur d'eau sortant :

D_{mve,s} = X_{as} \, D_{ma}

L'égalité des débits massiques d'eau entrants et sortants s'écrit donc :

X_a \, D_{ma} + D_{me} = X_{as} \, D_{ma}

ce qui conduit à la relation :

\boxed{D_{me} = D_{ma} (X_{as} - X_a)}

Résultat

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Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en BCPST1

Notions : premier principe industriel, système ouvert

Rappeler le principe pour un système ouvert (ou principe industriel), à plusieurs entrées et sorties, écrit en puissance.

Voir l'indice

Écrire le premier principe industriel reliant les débits d'enthalpie entrants et sortants aux puissances thermique et utile échangées.

Écrire la configuration électronique de la couche de valence pour un halogène de la seconde période.

Voir la réponse courte

Énoncé en puissances du premier principe pour un système ouvert : \sum D_{m,s} h_s - \sum D_{m,e} h_e = \mathcal{P}_i + \mathcal{P}_{\text{th}}.

Voir le corrigé complet

Pour un système ouvert (volume de contrôle) en régime stationnaire, traversé par des fluides présentant plusieurs entrées (notées e) et sorties (notées s), le premier principe de la thermodynamique (bilan d'énergie sous forme industrielle) s'écrit en termes de puissances :

\boxed{\sum_{s} D_{m,s} \left( h_s + \frac{v_s^2}{2} + g z_s \right) - \sum_{e} D_{m,e} \left( h_e + \frac{v_e^2}{2} + g z_e \right) = \mathcal{P}_u + \dot{Q}}

où :

  • D_{m,e} et D_{m,s} sont respectivement les débits massiques traversant les sections d'entrée e et de sortie s ;
  • h_e et h_s sont les enthalpies massiques des fluides au niveau des entrées et sorties ;
  • v est la vitesse macroscopique d'écoulement et z l'altitude, les grandeurs \frac{v^2}{2} et g z représentant respectivement les énergies cinétique et potentielle de pesanteur massiques ;
  • \mathcal{P}_u (souvent notée \mathcal{P}_i pour puissance indiquée) est la puissance mécanique utile (ou puissance des forces de pression autres que celles d'admission et de refoulement) échangée avec les parties mobiles ;
  • \dot{Q} (ou \mathcal{P}_{\text{th}}) est la puissance thermique reçue par le fluide à travers les parois de l'enceinte.

Résultat

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : enthalpie massique, capacité thermique

Exprimer l'enthalpie massique de l'air sec, notée , en fonction de (en ) et des données. Faire de même avec l'eau liquide (notée ).

Voir l'indice

Intégrer les capacités thermiques massiques supposées constantes à partir de la température de référence fixée à 0\,^\circ\mathrm{C}.

Relier le caractère fortement oxydant du difluor à l'électronégativité record de l'atome de fluor.

Voir la stratégie
  1. Identifier la relation thermodynamique reliant l'enthalpie massique à la température pour une phase condensée indéformable ou pour un gaz parfait.
  2. Intégrer entre l'état de référence (T_{\text{réf}} = 0~^{\circ}\text{C}, où l'enthalpie massique est choisie nulle par convention) et la température T (exprimée en ^{\circ}\text{C}).
Voir la réponse courte

Expressions h_a = c_a T et h_{el} = c_\ell T en prenant l'origine conventionnelle à 0~^{\circ}\text{C}.

Voir le corrigé complet

D'après les conventions de l'énoncé, l'enthalpie massique est définie relativement à un état de référence pris à T_0 = 0~^{\circ}\text{C}, avec h(0~^{\circ}\text{C}) = 0. Les capacités thermiques massiques sont supposées constantes.

  • Pour l'air sec (modélisé par un gaz parfait vérifiant la première loi de Joule) : La différentielle de l'enthalpie massique s'écrit \mathrm{d}h_a = c_a\,\mathrm{d}T. Par intégration entre 0~^{\circ}\text{C} et la température T (en ^{\circ}\text{C}) :

    h_a(T) = h_a(0~^{\circ}\text{C}) + \int_0^T c_a\,\mathrm{d}T = c_a (T - 0)
    \boxed{h_a = c_a T}
  • Pour l'eau liquide (modélisée comme une phase condensée idéale indéformable à pression constante) : La différentielle de l'enthalpie massique s'écrit \mathrm{d}h_{\text{el}} = c_\ell\,\mathrm{d}T + v\,\mathrm{d}P = c_\ell\,\mathrm{d}T car les transformations considérées sont isobares (\mathrm{d}P = 0). Par intégration entre 0~^{\circ}\text{C} et T (en ^{\circ}\text{C}) :

    h_{\text{el}}(T) = h_{\text{el}}(0~^{\circ}\text{C}) + \int_0^T c_\ell\,\mathrm{d}T = c_\ell (T - 0)
    \boxed{h_{\text{el}} = c_\ell T}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : enthalpie de vaporisation, enthalpie massique

Montrer que l'enthalpie massique de l'eau sous forme de vapeur est égale à :

Voir l'indice

Construire un chemin thermodynamique fictif passant par le liquide à 27\,^\circ\mathrm{C}, la vaporisation isotherme, puis l'échauffement de la vapeur.

Représenter une liaison covalente simple entourée de trois paires non liantes par atome de fluor.

Voir la stratégie

L'enthalpie étant une fonction d'état, sa variation ne dépend pas du chemin suivi. Pour déterminer l'enthalpie massique h_{\text{ve}}(T) de la vapeur d'eau à la température T (en ^{\circ}\text{C}), on construit un chemin thermodynamique fictif reliant l'état de référence (eau liquide à 0~^{\circ}\text{C}) à l'état final (vapeur d'eau à T~^{\circ}\text{C}) en passant par la température charnière de 27~^{\circ}\text{C}, où la chaleur latente de vaporisation \ell_v(27~^{\circ}\text{C}) est tabulée :

  1. Échauffement de l'eau liquide de 0~^{\circ}\text{C} à 27~^{\circ}\text{C} ;
  2. Vaporisation isotherme de l'eau à 27~^{\circ}\text{C} ;
  3. Échauffement (ou refroidissement) de la vapeur d'eau de 27~^{\circ}\text{C} à T~^{\circ}\text{C}.
Voir la réponse courte

Cycle enthalpique : chauffage du liquide de 0 à 27~^{\circ}\text{C}, vaporisation à 27~^{\circ}\text{C}, puis échauffement de la vapeur jusqu'à T.

Voir le corrigé complet

L'eau liquide étant assimilée à une phase condensée indéformable et la vapeur d'eau à un gaz parfait, leurs enthalpies massiques ne dépendent que de la température (première loi de Joule pour le gaz parfait).

D'après la convention de l'énoncé, l'enthalpie massique est nulle pour l'eau liquide à 0~^{\circ}\text{C} :

h_{\text{el}}(0~^{\circ}\text{C}) = 0

Calculons la variation d'enthalpie massique sur les trois étapes successives :

  • Étape 1 : Échauffement de l'eau liquide pure de 0~^{\circ}\text{C} à 27~^{\circ}\text{C} sous la capacité thermique massique c_{\ell} constante :

    \Delta h_1 = \int_{0}^{27} c_{\ell} \, \mathrm{d}T = c_{\ell} (27 - 0) = 27 \, c_{\ell}
  • Étape 2 : Vaporisation totale à la température de 27~^{\circ}\text{C} :

    \Delta h_2 = \ell_v(27~^{\circ}\text{C})
  • Étape 3 : Échauffement de la vapeur de 27~^{\circ}\text{C} à T~^{\circ}\text{C} (avec T exprimée en ^{\circ}\text{C}) sous la capacité thermique massique c_{\text{vap}} constante :

    \Delta h_3 = \int_{27}^{T} c_{\text{vap}} \, \mathrm{d}T = c_{\text{vap}} (T - 27)

L'enthalpie massique de la vapeur d'eau s'obtient en sommant ces trois contributions :

\begin{aligned} h_{\text{ve}}(T) &= h_{\text{el}}(0~^{\circ}\text{C}) + \Delta h_1 + \Delta h_2 + \Delta h_3 \\ &= 27\,c_{\ell} + \ell_v(27~^{\circ}\text{C}) + c_{\text{vap}}(T - 27) \\ &= 27\,c_{\ell} - 27\,c_{\text{vap}} + \ell_v(27~^{\circ}\text{C}) + c_{\text{vap}} T \end{aligned}

En factorisant par 27, on obtient bien :

\boxed{h_{\text{ve}} = 27(c_{\ell} - c_{\text{vap}}) + \ell_v(27~^{\circ}\text{C}) + c_{\text{vap}} T \quad \text{avec } T \text{ en } ^{\circ}\text{C}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en BCPST1

Notions : premier principe industriel, psychromètre

Appliquer le principe énoncé question 21 au modèle simplifié du psychromètre représenté Figure 4 pour trouver l'expression recherchée de . En négligeant les variations d'énergie cinétique et potentielle de pesanteur, montrer que :

Expliciter les constantes , et en fonction des capacités thermiques massiques, de et de .

Voir l'indice

Appliquer le bilan enthalpique global au psychromètre calorifugé sans travail utile et éliminer le débit d'appoint D_{me}.

Expliquer la faible cohésion de la phase liquide par la faible polarisabilité de \mathrm{F_2} limitant les interactions de Van der Waals (London).

Voir la stratégie
  1. Définir le système ouvert constitué par le volume intérieur du récipient psychrométrique en régime permanent.
  2. Exprimer le bilan enthalpique global en reliant les flux d'enthalpie entrants et sortants (air sec, vapeur d'eau et eau liquide d'appoint).
  3. Utiliser les expressions des enthalpies massiques obtenues aux questions Q22 et Q23 pour factoriser l'expression selon l'écart de température \Delta T = T - T_s, puis isoler X_a.
Voir la réponse courte

Application du premier principe en écoulement adiabatique au flux d'air humide et identification des constantes.

Voir le corrigé complet

Considérons le système ouvert constitué par le récipient en régime permanent. Le récipient étant indéformable et calorifugé, et en négligeant les variations d'énergie cinétique et potentielle, le premier principe pour ce système ouvert s'écrit :

\dot{H}_s - \dot{H}_e = \mathcal{P}_u + \dot{Q} = 0

Détaillons les flux enthalpiques entrants (\dot{H}_e) et sortants (\dot{H}_s) :

  • En entrée :

    • Air sec à température T : de débit D_{ma} et d'enthalpie massique h_a(T) ;
    • Vapeur d'eau à température T : de débit D_{mve} = X_a D_{ma} et d'enthalpie massique h_{ve}(T) ;
    • Eau liquide d'appoint à température T_s : de débit D_{me} = (X_{as} - X_a) D_{ma} (d'après le bilan de matière de la question Q20) et d'enthalpie massique h_{el}(T_s).
  • En sortie :

    • Air sec à température T_s : de débit D_{ma} et d'enthalpie massique h_a(T_s) ;
    • Vapeur d'eau saturante à température T_s : de débit D_{mves} = X_{as} D_{ma} et d'enthalpie massique h_{ve}(T_s).

Le bilan enthalpique s'écrit donc :

D_{ma} h_a(T_s) + X_{as} D_{ma} h_{ve}(T_s) - \left[ D_{ma} h_a(T) + X_a D_{ma} h_{ve}(T) + (X_{as} - X_a) D_{ma} h_{el}(T_s) \right] = 0

En simplifiant par le débit massique d'air sec D_{ma} \neq 0 :

\left[ h_a(T_s) - h_a(T) \right] + X_{as} \left[ h_{ve}(T_s) - h_{el}(T_s) \right] - X_a \left[ h_{ve}(T) - h_{el}(T_s) \right] = 0

D'après les questions Q22 et Q23 :

  • Pour l'air sec :

    h_a(T_s) - h_a(T) = c_a (T_s - T) = - c_a \Delta T
  • Pour l'enthalpie de vaporisation à la température T_s :

    \begin{aligned} A &\equiv h_{ve}(T_s) - h_{el}(T_s) \\ &= 27(c_\ell - c_{vap}) + \ell_v(27~^{\circ}\text{C}) + c_{vap} T_s - c_\ell T_s \\ &= \ell_v(27~^{\circ}\text{C}) + (c_\ell - c_{vap})(27 - T_s) \end{aligned}
  • Pour le terme relatif à la vapeur entrante :

    \begin{aligned} h_{ve}(T) - h_{el}(T_s) &= \left[ h_{ve}(T_s) - h_{el}(T_s) \right] + \left[ h_{ve}(T) - h_{ve}(T_s) \right] \\ &= A + c_{vap} (T - T_s) \\ &= A + c_{vap} \Delta T \end{aligned}

En injectant ces grandeurs dans le bilan enthalpique, on obtient :

- c_a \Delta T + A X_{as} - X_a (A + c_{vap} \Delta T) = 0

d'où :

X_a (A + c_{vap} \Delta T) = A X_{as} - c_a \Delta T

On aboutit bien à l'expression demandée :

\boxed{X_a = \frac{A X_{as} - B \Delta T}{A + D \Delta T}}

avec les constantes définies par :

\boxed{ \left\{ \begin{aligned} A &= \ell_v(27~^{\circ}\text{C}) + (c_\ell - c_{vap})(27 - T_s) \\ B &= c_a \\ D &= c_{vap} \end{aligned} \right. }

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : formule de psychrométrie, analyse dimensionnelle

En prenant par exemple et , comparer les ordres de grandeur des différents termes apparaissant dans l'expression de , puis montrer que :

Voir l'indice

Comparer numériquement la valeur de l'enthalpie de vaporisation aux termes correctifs de capacité thermique pour justifier la simplification.

Identifier les symboles de sécurité correspondant à un comburant, un gaz corrosif et une substance à toxicité aiguë.

Voir la stratégie
  1. Évaluer numériquement les différents termes intervenant dans A = \ell_v(27~^{\circ}\text{C}) + (c_\ell - c_{\text{vap}})(27 - T_s), B = c_a et D = c_{\text{vap}} avec les valeurs T_s = 17~^{\circ}\text{C} et \Delta T = 10~^{\circ}\text{C}.
  2. Comparer l'ordre de grandeur de (c_\ell - c_{\text{vap}})(27 - T_s) et de D\Delta T devant \ell_v(27~^{\circ}\text{C}) afin de simplifier le numérateur et le dénominateur de l'expression établie à la question Q24.
Voir la réponse courte

Négligence des termes d'ordre supérieur devant l'enthalpie de changement d'état pour aboutir à la formule usuelle.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q24, le taux d'humidité absolu s'écrit :

X_a = \frac{A X_{as} - B \Delta T}{A + D \Delta T}

avec les constantes :

\begin{aligned} A &= \ell_v(27~^{\circ}\text{C}) + (c_\ell - c_{\text{vap}})(27 - T_s) \\ B &= c_a \\ D &= c_{\text{vap}} \end{aligned}

Évaluons les différents termes pour T_s = 17~^{\circ}\text{C} (soit 27 - T_s = 10~^{\circ}\text{C}) et \Delta T = 10~^{\circ}\text{C} :

  • \ell_v(27~^{\circ}\text{C}) \approx 2454\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \approx 2{,}5\times 10^3\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
  • (c_\ell - c_{\text{vap}})(27 - T_s) \approx (4{,}18 - 1{,}85) \times 10 = 23{,}3\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
  • D \Delta T = c_{\text{vap}} \Delta T \approx 1{,}85 \times 10 = 18{,}5\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
  • B \Delta T = c_a \Delta T \approx 1{,}0 \times 10 = 10\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.

On constate que :

(c_\ell - c_{\text{vap}})(27 - T_s) \ll \ell_v(27~^{\circ}\text{C}) \quad \Longrightarrow \quad A \approx \ell_v(27~^{\circ}\text{C})

puisque le terme correctif représente moins de 1\,\% de la chaleur latente.

De même, au dénominateur :

D \Delta T \ll A \quad \Longrightarrow \quad A + D \Delta T \approx A \approx \ell_v(27~^{\circ}\text{C})

En injectant ces approximations dans l'expression de X_a, il vient :

X_a \approx \frac{A X_{as} - B \Delta T}{A} = X_{as} - \frac{B}{A} \Delta T

soit finalement :

\boxed{X_a \approx X_{as} - \frac{c_a}{\ell_v(27~^{\circ}\text{C})} \Delta T}

Résultat

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique

Notions : formule de psychrométrie, humidité absolue

Calculer la valeur numérique de pour , si .

Voir l'indice

Injecter directement les valeurs de \Delta T, c_a, \ell_v et X_{as} calculées précédemment dans la formule approchée.

Repérer la vague anodique d'oxydation de \mathrm{HF} en \mathrm{F_2} à fort potentiel et la vague cathodique de réduction en \mathrm{H_2}.

Voir la stratégie
  1. Reprendre la formule psychrométrique simplifiée établie à la question Q25 :

    X_a \approx X_{as} - \frac{c_a}{\ell_v(27~^{\circ}\text{C})} \Delta T
  2. Calculer le terme correctif \frac{c_a}{\ell_v(27~^{\circ}\text{C})} \Delta T.
  3. Utiliser la valeur du taux d'humidité à saturation X_{as}(27~^{\circ}\text{C}) calculée à la question Q18 pour en déduire la valeur numérique de X_a.
Voir la réponse courte

Application numérique directe de la relation simplifiée pour déterminer la teneur en eau absolue X_a.

Voir le corrigé complet

D'après la relation approchée obtenue à la question Q25 :

X_a \approx X_{as} - \frac{c_a}{\ell_v(27~^{\circ}\text{C})} \Delta T

Calculons séparément le terme correctif lié à l'écart psychrométrique \Delta T = 10~^{\circ}\text{C} = 10\text{ K} :

  • Avec les valeurs non arrondies de l'énoncé :

    \begin{aligned} \frac{c_a}{\ell_v(27~^{\circ}\text{C})} \Delta T &= \frac{1\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}}{2\,454\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}} \times 10\text{ K} \\ &= \frac{10}{2\,454} \approx 4{,}1 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{kg}^{-1} = 4{,}1\text{ g}\cdot\text{kg}^{-1} \end{aligned}

    En utilisant la valeur déterminée à la question Q18, X_{as}(27~^{\circ}\text{C}) \approx 23\text{ g}\cdot\text{kg}^{-1} :

    \begin{aligned} X_a &\approx 23\text{ g}\cdot\text{kg}^{-1} - 4{,}1\text{ g}\cdot\text{kg}^{-1} \approx 19\text{ g}\cdot\text{kg}^{-1} \end{aligned}
  • Avec les valeurs simplifiées proposées par le tableau :

    \begin{aligned} \frac{c_a}{\ell_v(27~^{\circ}\text{C})} \Delta T &\approx \frac{1\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}}{2 \times 10^3\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}} \times 10\text{ K} = 5 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{kg}^{-1} = 5\text{ g}\cdot\text{kg}^{-1} \end{aligned}

    Avec X_{as} \approx 20\text{ g}\cdot\text{kg}^{-1} (arrondi Q18) :

    X_a \approx 20 - 5 = 15\text{ g}\cdot\text{kg}^{-1}

    (ou 23 - 5 = 18\text{ g}\cdot\text{kg}^{-1} si l'on conserve la valeur plus précise de X_{as}).

On retient donc :

\boxed{X_a \approx 19\text{ g}\cdot\text{kg}^{-1} = 1{,}9 \times 10^{-2}\text{ kg d'eau / kg d'air sec}}

Résultat

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Questions

A

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : numéro atomique, nombre de masse

Rappeler les noms associés au nombre 235 et au nombre 92 dans la notation .

Voir la réponse courte

Le nombre 235 est le nombre de masse (nucléons) et 92 est le numéro atomique (protons).

Voir le corrigé complet

Dans la notation standard d'un nucléide sous la forme ^{A}_{Z}\text{X} :

  • le nombre 235 (noté A) est le nombre de masse (ou nombre de nucléons) ;
  • le nombre 92 (noté Z) est le numéro atomique (ou nombre de charge).
\boxed{235 \text{ : nombre de masse} \quad \text{et} \quad 92 \text{ : numéro atomique (ou nombre de charge)}}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : composition du noyau, isotope

Donner la composition du noyau de l'atome d'uranium 235.

Voir la réponse courte

Le noyau d'uranium 235 comporte 92 protons et 235 - 92 = 143 neutrons.

Voir le corrigé complet

Le noyau de l'atome d'uranium 235 est désigné par la notation _{92}^{235}\text{U}, où :

  • Z = 92 représente le numéro atomique, c'est-à-dire le nombre de protons ;
  • A = 235 représente le nombre de masse, c'est-à-dire le nombre total de nucléons (protons et neutrons).

Le nombre de neutrons N présents dans le noyau est donc :

N = A - Z = 235 - 92 = 143

Le noyau de l'atome d'uranium 235 est ainsi composé de :

\boxed{92\text{ protons et } 143\text{ neutrons}}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : abondance isotopique, conservation de la masse

Calculer la masse d'uranium naturel nécessaire pour produire 1 kg d'uranium 235.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la quantité de matière d'uranium 235 nécessaire pour former une masse m_{235} = 1\text{ kg}, en utilisant la masse molaire isotopique M(^{235}\mathrm{U}) \approx 235\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}.
  2. En déduire la quantité de matière totale d'uranium naturel requise grâce à la fraction molaire x = 0{,}7\,\%.
  3. Calculer la masse d'uranium naturel correspondante à l'aide de la masse molaire moyenne de l'uranium naturel fournie dans les données (M_{\text{nat}} = 240\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}).
Voir la réponse courte

Calcul de la masse totale par m_{\text{tot}} = m_{235} / x_{235} à partir du pourcentage isotopique naturel.

Voir le corrigé complet

La proportion d'uranium 235 dans l'uranium naturel est donnée en quantité de matière (fraction molaire) :

x = \frac{n(^{235}\mathrm{U})}{n_{\text{nat}}} = 0{,}7\,\% = 7 \times 10^{-3}

Pour obtenir une masse m_{235} = 1\text{ kg} d'uranium 235, la quantité de matière nécessaire est :

n(^{235}\mathrm{U}) = \frac{m_{235}}{M(^{235}\mathrm{U})}

où la masse molaire de l'isotope 235 vaut M(^{235}\mathrm{U}) \approx 235\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}.

La quantité de matière d'uranium naturel à extraire vaut ainsi :

n_{\text{nat}} = \frac{n(^{235}\mathrm{U})}{x} = \frac{m_{235}}{x \cdot M(^{235}\mathrm{U})}

La masse correspondante d'uranium naturel est alors :

m_{\text{nat}} = n_{\text{nat}} \times M_{\text{nat}} = \frac{m_{235}}{x} \times \frac{M_{\text{nat}}}{M(^{235}\mathrm{U})}

où M_{\text{nat}} = 240\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} est la masse molaire moyenne de l'uranium naturel donnée dans le tableau.

Application numérique : Sans calculatrice, on peut poser le calcul :

\begin{aligned} m_{\text{nat}} &= \frac{1\text{ kg}}{7 \times 10^{-3}} \times \frac{240}{235} \\ &= \frac{1\,000}{7} \times \frac{48}{47} \\ &\approx 142{,}9 \times 1{,}021 \approx 146\text{ kg} \end{aligned}

En conservant deux chiffres significatifs conformément aux données :

\boxed{m_{\text{nat}} \approx 1{,}5 \times 10^2\text{ kg}}

Remarque : En assimilant les masses molaires M(^{235}\mathrm{U}) \approx M_{\text{nat}} (c'est-à-dire en confondant fraction molaire et fraction massique), on obtient :

m_{\text{nat}} \approx \frac{1\text{ kg}}{7 \times 10^{-3}} = \frac{1\,000}{7}\text{ kg} \approx 143\text{ kg} \approx 1{,}4 \times 10^2\text{ kg}

Ce résultat approché est également tout à fait acceptable compte tenu de l'interdiction de la calculatrice.

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : maille cristalline, réseau cfc, site tétraédrique

Représenter la maille conventionnelle d'uranite et vérifier la stœchiométrie du cristal.

Voir la stratégie
  1. Représenter la maille cubique conventionnelle : placer les cations \text{U}^{4+} aux sommets et aux centres des faces (réseau cubique faces centrées).
  2. Placer les anions oxyde \text{O}^{2-} au centre de chacun des 8 sous-cubes d'arête a/2 (les 8 sites tétraédriques).
  3. Calculer la multiplicité de chaque espèce chimique en appliquant les règles de partage des positions cristallographiques et en déduire la formule stœchiométrique du cristal.
Voir la réponse courte

Représentation type fluorine : cations \text{U}^{4+} en CFC et anions \text{O}^{2-} occupant la totalité des 8 sites tétraédriques.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la structure de l'uranite \text{UO}_2\text{(s)} est de type fluorine (\text{CaF}_2) :

  • Les cations \text{U}^{4+} forment un sous-réseau cubique à faces centrées (CFC) d'arête a.
  • Les anions \text{O}^{2-} occupent la totalité des huit sites tétraédriques situés au centre des huit sous-cubes d'arête a/2.

Procédons au dénombrement des ions appartenant en propre à la maille :

  • Nombre d'ions \text{U}^{4+} par maille :

    \begin{aligned} N(\text{U}^{4+}) &= \underbrace{8 \times \frac{1}{8}}_{\text{sommets}} + \underbrace{6 \times \frac{1}{2}}_{\text{centres de faces}} = 1 + 3 = 4 \end{aligned}
  • Nombre d'ions \text{O}^{2-} par maille :

    \begin{aligned} N(\text{O}^{2-}) &= \underbrace{8 \times 1}_{\text{sites tétraédriques intérieurs}} = 8 \end{aligned}

Le rapport du nombre d'ions est donc :

\frac{N(\text{O}^{2-})}{N(\text{U}^{4+})} = \frac{8}{4} = 2
\boxed{\text{La maille contient } Z = 4 \text{ groupements formulaires } \text{UO}_2 \text{, ce qui confirme la stœchiométrie du cristal.}}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : paramètre de maille, masse volumique

Calculer le paramètre de maille caractérisant cette structure.

Voir la stratégie
  1. Identifier la direction de contact entre les ions au sein de la maille d'uranite \mathrm{UO}_2 (type fluorine \mathrm{CaF}_2).
  2. Exprimer la distance de contact cation-anion le long de la diagonale principale d'un huitième de maille (sous-cube) en fonction du paramètre de maille a.
  3. En déduire l'expression littérale de a puis réaliser l'application numérique à l'aide de la valeur approchée fournie pour \sqrt{3}.
Voir la réponse courte

Utilisation de \rho = Z M / (N_A a^3) avec Z = 4 groupements formulaires pour extraire le paramètre a.

Voir le corrigé complet

Dans la structure de l'uranite, les ions oxyde \mathrm{O}^{2-} occupent le centre des 8 sous-cubes d'arête a/2, et les ions \mathrm{U}^{4+} en occupent les sommets.

La distance entre le centre d'un site tétraédrique et le sommet le plus proche est égale à la moitié de la diagonale d'un sous-cube d'arête a/2, soit le quart de la diagonale principale de la maille :

d = \frac{1}{2} \sqrt{\left(\frac{a}{2}\right)^2 + \left(\frac{a}{2}\right)^2 + \left(\frac{a}{2}\right)^2} = \frac{a\sqrt{3}}{4}

En faisant l'hypothèse classique d'un contact entre le cation \mathrm{U}^{4+} et l'anion \mathrm{O}^{2-} le long de cette direction, on a :

\frac{a\sqrt{3}}{4} = r(\mathrm{U}^{4+}) + r(\mathrm{O}^{2-})

On en déduit l'expression du paramètre de maille a :

a = \frac{4}{\sqrt{3}} \left[ r(\mathrm{U}^{4+}) + r(\mathrm{O}^{2-}) \right]

Application numérique : Avec r(\mathrm{U}^{4+}) = 114\text{ pm}, r(\mathrm{O}^{2-}) = 124\text{ pm} et \sqrt{3} \approx 1{,}7 (donnée de l'énoncé) :

\begin{aligned} r(\mathrm{U}^{4+}) + r(\mathrm{O}^{2-}) &= 114 + 124 = 238\text{ pm} \\ a &= \frac{4 \times 238}{1{,}7} = \frac{952}{1{,}7} = 560\text{ pm} \end{aligned}
\boxed{a = 560\text{ pm} = 0{,}560\text{ nm} = 5{,}60 \times 10^{-10}\text{ m}}

Résultat

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B

Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI

Notions : diagramme potentiel-ph, nombre d'oxydation

Identifier les espèces A, B, C, D et E dont les domaines de prédominance ou d'existence sont représentés annexe 1.

Voir la stratégie

Pour attribuer chaque espèce à son domaine dans le diagramme potentiel-pH :

  1. Déterminer le nombre d'oxydation (n.o.) de l'uranium dans chacune des cinq espèces proposées afin de classer les domaines selon l'axe vertical des potentiels (les degrés d'oxydation les plus élevés se situent aux potentiels les plus hauts).
  2. Pour un même degré d'oxydation, classer les espèces selon l'axe horizontal du \mathrm{pH} (la forme la plus acide/la moins hydrolysée prédomine à \mathrm{pH} faible, tandis que l'hydroxyde précipite à \mathrm{pH} plus élevé).
Voir la réponse courte

Attribution des espèces par degrés d'oxydation croissants verticalement et acidité croissante vers la gauche.

Voir le corrigé complet

Déterminons le nombre d'oxydation (n.o.) de l'uranium dans chaque espèce :

  • Dans \mathrm{UO_2^{2+}(aq)} et \mathrm{UO_2(OH)_2(s)} :

    \text{n.o.}(\mathrm{U}) + 2(-2) = +2 \implies \text{n.o.}(\mathrm{U}) = +\mathrm{VI}
  • Dans \mathrm{U^{4+}(aq)} et \mathrm{U(OH)_4(s)} :

    \text{n.o.}(\mathrm{U}) = +\mathrm{IV}
  • Dans \mathrm{U^{3+}(aq)} :

    \text{n.o.}(\mathrm{U}) = +\mathrm{III}

1. Classement selon le potentiel (axe vertical) :

  • Les espèces au degré d'oxydation le plus élevé (+\mathrm{VI}) correspondent aux potentiels les plus hauts : domaines A et B.
  • Les espèces au degré d'oxydation intermédiaire (+\mathrm{IV}) occupent la zone intermédiaire de potentiels : domaines C et D.
  • L'espèce au degré d'oxydation le plus faible (+\mathrm{III}) correspond aux potentiels les plus bas : domaine E. On en déduit directement :

    \mathbf{E} : \mathrm{U^{3+}(aq)}

2. Classement selon le pH (axe horizontal) :

  • Pour le degré d'oxydation +VI : L'équilibre de précipitation s'écrit :

    \mathrm{UO_2^{2+}(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(\ell)} = \mathrm{UO_2(OH)_2(s)} + 2\,\mathrm{H^+(aq)}

    L'ion \mathrm{UO_2^{2+}} est la forme acide (prédominante à faible \mathrm{pH}), tandis que l'hydroxyde \mathrm{UO_2(OH)_2(s)} se forme à \mathrm{pH} plus élevé. Ainsi :

    • A : domaine de prédominance de \mathrm{UO_2^{2+}(aq)}
    • B : domaine d'existence de \mathrm{UO_2(OH)_2(s)}
  • Pour le degré d'oxydation +IV : L'équilibre de précipitation s'écrit :

    \mathrm{U^{4+}(aq)} + 4\,\mathrm{H_2O(\ell)} = \mathrm{U(OH)_4(s)} + 4\,\mathrm{H^+(aq)}

    L'ion \mathrm{U^{4+}} prédomine en milieu plus acide (faible \mathrm{pH}), tandis que le précipité \mathrm{U(OH)_4(s)} existe à \mathrm{pH} plus élevé. Ainsi :

    • C : domaine de prédominance de \mathrm{U^{4+}(aq)}
    • D : domaine d'existence de \mathrm{U(OH)_4(s)}
\boxed{ \begin{aligned} \mathbf{A} &: \mathrm{UO_2^{2+}(aq)} \\ \mathbf{B} &: \mathrm{UO_2(OH)_2(s)} \\ \mathbf{C} &: \mathrm{U^{4+}(aq)} \\ \mathbf{D} &: \mathrm{U(OH)_4(s)} \\ \mathbf{E} &: \mathrm{U^{3+}(aq)} \end{aligned} }

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI

Notions : produit de solubilité, diagramme potentiel-ph

Déduire du diagramme le produit de solubilité de .

Voir la stratégie
  1. Identifier sur le diagramme potentiel-pH la frontière séparant l'espèce soluble \text{UO}_2^{2+}(\text{aq}) (domaine A) du précipité \text{UO}_2(\text{OH})_2(\text{s}) (domaine B).
  2. Relever la valeur du pH de cette frontière verticale et appliquer la convention de tracé pour la concentration en uranium dissous (c_0 = 1{,}0 \cdot 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}).
  3. Exprimer le produit de solubilité K_s à l'aide du produit ionique de l'eau K_e et en déduire la valeur numérique de K_s et de \text{p}K_s.
Voir la réponse courte

Lecture du pH de précipitation à la frontière verticale pour calculer K_s = [\text{UO}_2^{2+}][\text{HO}^-]^2.

Voir le corrigé complet

L'équilibre de dissolution de l'hydroxyde d'uranyle s'écrit :

\text{UO}_2(\text{OH})_2(\text{s}) \rightleftharpoons \text{UO}_2^{2+}(\text{aq}) + 2\,\text{HO}^-(\text{aq})

Le produit de solubilité associé est défini par :

K_s = \left(\frac{[\text{UO}_2^{2+}]}{c^\circ}\right) \left(\frac{[\text{HO}^-]}{c^\circ}\right)^2

avec la concentration standard c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

La frontière entre le domaine A (\text{UO}_2^{2+}) et le domaine B (\text{UO}_2(\text{OH})_2) correspond à l'apparition du premier grain de précipité dans une solution où la concentration de l'espèce dissoute vaut la concentration de tracé imposée :

[\text{UO}_2^{2+}] = c_0 = 1{,}0 \cdot 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

Sur l'annexe 1, cette frontière est un segment vertical situé à mi-chemin entre les graduations 2{,}6 et 2{,}8 :

\text{pH}_{\text{frontière}} = 2{,}7

À 25^\circ\text{C}, avec K_e = 1{,}0 \cdot 10^{-14} :

[\text{HO}^-] = \frac{K_e}{[\text{H}_3\text{O}^+]} = \frac{K_e}{c^\circ} 10^{\text{pH}} = 10^{2{,}7 - 14}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} = 10^{-11{,}3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

On en déduit l'expression de \text{p}K_s :

\begin{aligned} \text{p}K_s &= -\log\left(\frac{c_0}{c^\circ}\right) + 2(14 - \text{pH}) \\ &= -\log(10^{-1}) + 2 \times (14 - 2{,}7) \\ &= 1 + 2 \times 11{,}3 \\ &= 23{,}6 \end{aligned}

D'où la valeur du produit de solubilité (sachant que 10^{0{,}4} \approx 2{,}5) :

K_s = 10^{-23{,}6} = 10^{0{,}4} \cdot 10^{-24} \approx 2{,}5 \cdot 10^{-24}
\boxed{\text{p}K_s = 23{,}6 \quad \text{soit} \quad K_s \approx 2{,}5 \cdot 10^{-24}}

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI

Notions : formule de nernst, pente de frontière

Déterminer la valeur de la pente de la frontière A/C.

Voir la stratégie
  1. Écrire la demi-équation d'oxydoréduction équilibrée reliant l'espèce A (\mathrm{UO_2^{2+}}) et l'espèce C (\mathrm{U^{4+}}).
  2. Appliquer la formule de Nernst à 298\text{ K} le long de la frontière de prédominance (où [\mathrm{UO_2^{2+}}] = [\mathrm{U^{4+}}]).
  3. En déduire l'expression littérale et la valeur numérique de la pente, puis vérifier la concordance avec la lecture graphique de l'annexe 1.
Voir la réponse courte

Écriture de la demi-équation redox et application de Nernst pour identifier la pente en -0{,}06 \times (p/n)~\text{V/pH}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q6, l'espèce A est le cation dioxouranium(VI) \mathrm{UO_2^{2+}(aq)} et l'espèce C est l'ion uranium(IV) \mathrm{U^{4+}(aq)}.

La demi-équation rédox associée au couple \mathrm{UO_2^{2+}/U^{4+}} s'écrit :

\mathrm{UO_2^{2+}(aq)} + 4\,\mathrm{H^+(aq)} + 2\,\mathrm{e^-} \rightleftharpoons \mathrm{U^{4+}(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(\ell)}

À 298\text{ K}, la formule de Nernst s'exprime avec la valeur fournie \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln 10 \approx 0{,}06\text{ V} :

E = E^\circ(\mathrm{UO_2^{2+}/U^{4+}}) + \frac{0{,}06}{2} \log\left( \frac{[\mathrm{UO_2^{2+}}]\,[\mathrm{H^+}]^4}{[\mathrm{U^{4+}}]\,(c^\circ)^4} \right)

À la frontière de prédominance entre ces deux espèces dissoutes ayant le même nombre d'atomes d'uranium, on a par convention [\mathrm{UO_2^{2+}}] = [\mathrm{U^{4+}}] = c_0, soit :

\begin{aligned} E &= E^\circ(\mathrm{UO_2^{2+}/U^{4+}}) + 0{,}03 \log\left(\frac{[\mathrm{H^+}]}{c^\circ}\right)^4 \\ E &= E^\circ(\mathrm{UO_2^{2+}/U^{4+}}) - 0{,}12\,\mathrm{pH} \end{aligned}

La pente p de la frontière A/C dans le repère (E, \mathrm{pH}) vaut donc :

\boxed{p = -0{,}12\text{ V}\cdot\mathrm{pH}^{-1} = -120\text{ mV par unité de pH}}

Vérification graphique : Sur l'annexe 1, à \mathrm{pH} = 0, la droite part de E = E^\circ = 0{,}36\text{ V}, et pour \mathrm{pH} = 1{,}8 (point triple A/C/D), on lit E \approx 0{,}14\text{ V} :

p_{\text{graphique}} = \frac{0{,}14 - 0{,}36}{1{,}8 - 0} = -\frac{0{,}22}{1{,}8} \approx -0{,}12\text{ V}\cdot\mathrm{pH}^{-1}

Ce qui confirme parfaitement la valeur théorique.

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI

Notions : diagramme potentiel-ph, potentiel standard

Représenter sur l'annexe 1 les domaines de prédominance de et en explicitant la valeur de la frontière (annexe à rendre avec la copie).

Voir la stratégie
  1. Écrire la demi-équation d'oxydoréduction du couple \mathrm{Fe^{3+}(aq)}/\mathrm{Fe^{2+}(aq)}.
  2. Appliquer la formule de Nernst et utiliser la convention de frontière de prédominance pour deux espèces solubles.
  3. En déduire l'équation de la frontière de séparation (valeur du potentiel et indépendance vis-à-vis du pH), puis positionner les domaines respectifs.
Voir la réponse courte

Tracé d'une droite horizontale au potentiel standard E^\circ(\text{Fe}^{3+}/\text{Fe}^{2+}) = 0{,}77~\text{V}.

Voir le corrigé complet

La demi-équation électronique associée au couple \mathrm{Fe^{3+}(aq)}/\mathrm{Fe^{2+}(aq)} s'écrit :

\mathrm{Fe^{3+}(aq)} + \mathrm{e}^- = \mathrm{Fe^{2+}(aq)}

D'après la formule de Nernst à 298\text{ K} :

E = E^\circ(\mathrm{Fe^{3+}}/\mathrm{Fe^{2+}}) + \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln(10)\,\log\left(\frac{[\mathrm{Fe^{3+}}]}{[\mathrm{Fe^{2+}}]}\right) = E^\circ(\mathrm{Fe^{3+}}/\mathrm{Fe^{2+}}) + 0{,}06\,\log\left(\frac{[\mathrm{Fe^{3+}}]}{[\mathrm{Fe^{2+}}]}\right)

Par convention, la frontière séparant les domaines de prédominance des deux espèces dissoutes correspond à l'égalité de leurs concentrations :

[\mathrm{Fe^{3+}}] = [\mathrm{Fe^{2+}}]

Le potentiel de frontière est donc indépendant du pH et vaut :

\boxed{E = E^\circ(\mathrm{Fe^{3+}}/\mathrm{Fe^{2+}}) = 0{,}77\text{ V}}

Sur l'annexe 1 (pour 0 < \mathrm{pH} < 4) :

  • la frontière est un segment horizontal d'ordonnée constante E = 0{,}77\text{ V} ;
  • au-dessus de cette ligne (E > 0{,}77\text{ V}), la forme oxydée prédomine : domaine de \mathrm{Fe^{3+}(aq)} ;
  • en dessous de cette ligne (E < 0{,}77\text{ V}), la forme réduite prédomine : domaine de \mathrm{Fe^{2+}(aq)}.

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI

Notions : réaction d'oxydoréduction, constante d'équilibre

Ecrire l'équation de la réaction qui a lieu lors de l'ajout de la solution de fer (III) et calculer la constante d'équilibre associée à 298 K.

Voir la stratégie
  1. Identifier dans le minerai l'espèce susceptible d'être oxydée par les ions fer (III) \mathrm{Fe^{3+}(aq)} en comparant les nombres d'oxydation de l'uranium.
  2. Établir l'équation de la réaction à partir des demi-équations d'oxydoréduction.
  3. Exprimer la constante d'équilibre K^\circ en combinant la réaction d'oxydoréduction des espèces solubles (\mathrm{Fe^{3+}} et \mathrm{U^{4+}}) avec la constante de dissolution acide du solide \mathrm{U(OH)_4(s)} déduite de la frontière C/D du diagramme potentiel-pH.
Voir la réponse courte

Réaction spontanée entre oxydant fort et réducteur fort, constante calculée via \log K^\circ = (n/0{,}059)\Delta E^\circ.

Voir le corrigé complet

1. Équation de la réaction d'attaque du minerai par le fer (III) :

Le minerai est assimilé à un mélange de \mathrm{UO_2(OH)_2(s)} et de \mathrm{U(OH)_4(s)} :

  • Dans \mathrm{UO_2(OH)_2(s)}, l'uranium est au nombre d'oxydation +\text{VI}, qui est son degré d'oxydation maximal dans ce système. L'oxydant \mathrm{Fe^{3+}(aq)} ne peut donc pas l'oxyder (à \mathrm{pH} = 1 < 2{,}7, ce solide est simplement dissous par les ions \mathrm{H}^+ de la solution acide).
  • Dans \mathrm{U(OH)_4(s)}, l'uranium est au nombre d'oxydation +\text{IV}. Il est donc oxydé par les ions fer (III) \mathrm{Fe^{3+}(aq)} en ions uranyle \mathrm{UO_2^{2+}(aq)} (degré +\text{VI}).

Les deux demi-équations électroniques associées s'écrivent :

\begin{aligned} \mathrm{Fe^{3+}(aq)} + \mathrm{e}^- &\rightleftharpoons \mathrm{Fe^{2+}(aq)} \quad (\times 2) \\ \mathrm{U(OH)_4(s)} &\rightleftharpoons \mathrm{UO_2^{2+}(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(\ell)} + 2\,\mathrm{e}^- \end{aligned}

L'équation-bilan de la réaction d'oxydation de l'uranite par le fer (III) est donc :

\boxed{\mathrm{2\,Fe^{3+}(aq) + U(OH)_4(s) = 2\,Fe^{2+}(aq) + UO_2^{2+}(aq) + 2\,H_2O(\ell)}}

2. Calcul de la constante d'équilibre à 298\text{ K} :

On peut décomposer cette transformation comme la somme de deux équilibres :

\begin{aligned} (1) \quad &\mathrm{2\,Fe^{3+}(aq) + U^{4+}(aq) + 2\,H_2O(\ell) \rightleftharpoons 2\,Fe^{2+}(aq) + UO_2^{2+}(aq) + 4\,H^+(aq)} && K_1^\circ \\ (2) \quad &\mathrm{U(OH)_4(s) + 4\,H^+(aq) \rightleftharpoons U^{4+}(aq) + 4\,H_2O(\ell)} && K_d \end{aligned}

La constante d'équilibre globale vérifie ainsi :

K^\circ = K_1^\circ \times K_d
  • Pour la réaction redox (1) mettant en jeu n = 2 électrons échangés :

    \begin{aligned} \log K_1^\circ &= \frac{n}{0{,}06} \left( E^\circ(\mathrm{Fe^{3+}/Fe^{2+}}) - E^\circ(\mathrm{UO_2^{2+}/U^{4+}}) \right) \\ &= \frac{2}{0{,}06} (0{,}77 - 0{,}36) = \frac{0{,}82}{0{,}06} = \frac{41}{3} \approx 13{,}67 \end{aligned}
  • Pour la dissolution acide (2), la frontière verticale C/D entre \mathrm{U^{4+}(aq)} et \mathrm{U(OH)_4(s)} est située sur l'annexe 1 à \mathrm{pH}_f = 2{,}0. À cette frontière, la concentration de l'espèce dissoute est fixée par convention à [\mathrm{U^{4+}}] = c_0 = 1{,}0 \times 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :

    K_d = \frac{[\mathrm{U^{4+}}]}{[\mathrm{H^+}]^4} = \frac{c_0}{(10^{-\mathrm{pH}_f})^4} = \frac{10^{-1}}{(10^{-2{,}0})^4} = \frac{10^{-1}}{10^{-8}} = 10^7

On en déduit :

\begin{aligned} \log K^\circ &= \log K_1^\circ + \log K_d \approx 13{,}67 + 7 = 20{,}67 \approx 20{,}7 \\ K^\circ &= 10^{20{,}7} = 10^{0{,}7} \times 10^{20} \approx 5 \times 10^{20} \end{aligned}
\boxed{K^\circ \approx 5 \times 10^{20} \quad (\text{ou } 10^{20{,}7})}

Résultat

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C

Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : enthalpie standard de réaction, loi de hess

Calculer la valeur de l'enthalpie standard de réaction à 298 K.

Voir la stratégie

Pour déterminer l'enthalpie standard de la réaction :

\mathrm{UO_2(s) + 4\,HF(g) = UF_4(s) + 2\,H_2O(g)}

on applique la loi de Hess en sommant les enthalpies standard de formation des produits affectées de leurs coefficients stœchiométriques et en retranchant celles des réactifs.

Voir la réponse courte

Calcul de \Delta_r H^\circ(298\text{ K}) par combinaison linéaire des enthalpies standard de formation.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de la réaction à 298\text{ K} s'exprime par :

\Delta_r H^\circ(298\text{ K}) = \Delta_f H^\circ(\mathrm{UF_4(s)}) + 2\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{H_2O(g)}) - \Delta_f H^\circ(\mathrm{UO_2(s)}) - 4\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{HF(g)})

En utilisant les valeurs du tableau des données :

  • \Delta_f H^\circ(\mathrm{UF_4(s)}) = -1921\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • \Delta_f H^\circ(\mathrm{H_2O(g)}) = -242\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • \Delta_f H^\circ(\mathrm{UO_2(s)}) = -1085\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • \Delta_f H^\circ(\mathrm{HF(g)}) = -273\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}.

On calcule séparément les termes relatifs aux produits et aux réactifs :

\begin{aligned} \sum \nu_i \Delta_f H^\circ(\text{produits}) &= -1921 + 2 \times (-242) = -1921 - 484 = -2405\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \\ \sum |\nu_i| \Delta_f H^\circ(\text{réactifs}) &= -1085 + 4 \times (-273) = -1085 - 1092 = -2177\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

D'où :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ(298\text{ K}) &= -2405 - (-2177) \\ &= -228\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_r H^\circ(298\text{ K}) = -228\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : entropie standard de réaction, désordre

Calculer et commenter le signe de l'entropie standard de la réaction à 298 K.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'entropie standard de réaction \Delta_r S^\circ(298\text{ K}) à partir des entropies molaires standard S^\circ fournies dans les données du tableau.
  2. Calculer numériquement \Delta_r S^\circ(298\text{ K}).
  3. Interpréter le signe du résultat en considérant la variation du nombre de moles de constituants gazeux au cours de la réaction (\Delta \nu_g).
Voir la réponse courte

Calcul de \Delta_r S^\circ ; commentaire du signe relié à la variation de la quantité de matière gazeuse \Delta\nu_g.

Voir le corrigé complet

L'équation de la réaction d'hydrofluoration de l'uranite s'écrit :

\mathrm{UO_2(s) + 4\,HF(g) = UF_4(s) + 2\,H_2O(g)}

L'entropie standard de réaction à 298\text{ K} est donnée par la relation :

\begin{aligned} \Delta_r S^\circ(298\text{ K}) &= \sum_{i} \nu_i \, S^\circ_i \\ &= S^\circ(\mathrm{UF_4(s)}) + 2\,S^\circ(\mathrm{H_2O(g)}) - S^\circ(\mathrm{UO_2(s)}) - 4\,S^\circ(\mathrm{HF(g)}) \end{aligned}

D'après le tableau de données :

  • S^\circ(\mathrm{UO_2(s)}) = 77\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}
  • S^\circ(\mathrm{UF_4(s)}) = 152\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}
  • S^\circ(\mathrm{HF(g)}) = 174\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}
  • S^\circ(\mathrm{H_2O(g)}) = 189\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}

On effectue le calcul numérique :

\begin{aligned} \Delta_r S^\circ(298\text{ K}) &= 152 + 2 \times 189 - 77 - 4 \times 174 \\ &= 152 + 378 - 77 - 696 \\ &= 530 - 773 \\ &= -243\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_r S^\circ(298\text{ K}) = -243\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}}

Commentaire sur le signe : Le signe de l'entropie standard de réaction est négatif (\Delta_r S^\circ < 0).

Ce signe s'explique par la diminution de la quantité de matière de gaz au cours de la réaction :

\Delta \nu_g = \sum_{\text{gaz}} \nu_i = 2 - 4 = -2 < 0

La réaction consomme 4 moles de gaz pour n'en former que 2. Comme les phases gazeuses possèdent une entropie molaire bien plus importante que les solides (du fait d'un désordre spatial et configurationnel très supérieur), la disparition nette de deux moles de gaz conduit à une diminution globale du désordre du système, d'où \Delta_r S^\circ < 0.

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : relation de van 't hoff, enthalpie libre standard de réaction

La constante d'équilibre vaut environ à . Expliciter la démarche réalisée pour obtenir ce résultat à partir des valeurs calculées lors des questions précédentes.

Voir la stratégie
  1. Adopter l'approximation d'Ellingham, justifiée par l'énoncé qui précise que les grandeurs thermodynamiques sont supposées indépendantes de la température.
  2. Exprimer puis calculer l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ(T) à la température de fonctionnement T = 500~^{\circ}\text{C} = 773\text{ K}.
  3. Relier \Delta_r G^\circ(T) à la constante d'équilibre K^\circ(T) via la relation de Gibbs-Helmholtz sous forme finie \Delta_r G^\circ(T) = -R T \ln K^\circ(T).
Voir la réponse courte

Intégration de la relation de Van 't Hoff ou calcul de \Delta_r G^\circ(T) = \Delta_r H^\circ - T\Delta_r S^\circ pour obtenir K^\circ(T).

Voir le corrigé complet

Pour calculer la constante d'équilibre K^\circ(T) à T_2 = 500~^{\circ}\text{C} = 773\text{ K} à partir de \Delta_r H^\circ(298\text{ K}) et \Delta_r S^\circ(298\text{ K}), la démarche comporte trois étapes :

1. Utilisation de l'approximation d'Ellingham :

Conformément aux hypothèses de l'énoncé, les capacités thermiques standard de réaction sont négligées (\Delta_r C_p^\circ \approx 0). L'enthalpie standard et l'entropie standard de réaction sont donc considérées comme indépendantes de la température sur l'intervalle [298\text{ K}\,,\, 773\text{ K}] :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ(T) &\approx \Delta_r H^\circ(298\text{ K}) = -228\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \\ \Delta_r S^\circ(T) &\approx \Delta_r S^\circ(298\text{ K}) = -243\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

2. Calcul de l'enthalpie libre standard de la réaction à T = 773\text{ K} :

D'après la définition de l'enthalpie libre standard :

\Delta_r G^\circ(T) = \Delta_r H^\circ(T) - T\,\Delta_r S^\circ(T) \approx \Delta_r H^\circ(298\text{ K}) - T\,\Delta_r S^\circ(298\text{ K})

Numériquement à T = 773\text{ K} :

\begin{aligned} \Delta_r G^\circ(773\text{ K}) &= -228\cdot 10^3 - 773 \times (-243) \\ &= -228\cdot 10^3 + 1{,}88\cdot 10^5 = -4{,}0\cdot 10^4\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} = -40\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

3. Détermination de la constante d'équilibre :

À l'équilibre chimique, l'enthalpie libre standard est reliée à la constante d'équilibre thermodynamique par :

\Delta_r G^\circ(T) = -R T \ln K^\circ(T) \iff \ln K^\circ(T) = -\frac{\Delta_r G^\circ(T)}{RT}

Soit :

\boxed{K^\circ(T) = \exp\left(-\frac{\Delta_r H^\circ - T\Delta_r S^\circ}{RT}\right)}

Numériquement :

\ln K^\circ(773\text{ K}) = -\frac{-40\,160}{8{,}3 \times 773} \approx \frac{40\,160}{6\,416} \approx 6{,}26

D'où :

K^\circ(773\text{ K}) = \mathrm{e}^{6{,}26} \approx 5{,}2\cdot 10^2 \approx 5\cdot 10^2

On retrouve bien la valeur fournie par l'énoncé.

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif

Notions : compromis thermodynamique-cinétique, loi de van 't hoff

Discuter du choix de la température utilisée dans le processus industriel en considérant les aspects thermodynamique et cinétique de la réaction.

Voir la stratégie

Pour analyser le choix de la température de fonctionnement (T = 500~^\circ\text{C}), il convient de confronter deux effets antagonistes :

  1. L'aspect thermodynamique : influence de la température sur la constante d'équilibre K^\circ(T) (loi de Van 't Hoff) et sur le rendement d'une réaction exothermique.
  2. L'aspect cinétique : influence de la température sur la vitesse de réaction (loi d'Arrhenius) pour un système solide-gaz.
  3. La justification du compromis industriel adopté.
Voir la réponse courte

Compromis entre cinétique favorisée à haute température et équilibre thermodynamique déplacé selon le signe de \Delta_r H^\circ.

Voir le corrigé complet

1. Aspect thermodynamique : D'après la question Q11, la réaction est exothermique :

\Delta_r H^\circ = -228\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} < 0

D'après la relation de Van 't Hoff :

\frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_r H^\circ}{R\,T^2} < 0

La constante d'équilibre K^\circ(T) est donc une fonction strictement décroissante de la température.

  • À 298\text{ K}, K^\circ \approx 10^{27} : la réaction est thermodynamiquement quasi-totale.
  • À 500~^\circ\text{C} (773\text{ K}), K^\circ \approx 5 \cdot 10^2 : la constante d'équilibre a fortement diminué.

D'un point de vue purement thermodynamique, il serait donc préférable d'opérer à basse température pour maximiser le rendement à l'équilibre.

2. Aspect cinétique : D'après la loi d'Arrhenius, les constantes de vitesse croissent exponentiellement avec la température :

k(T) = A \exp\left(-\frac{E_a}{R\,T}\right)

À température ambiante, la réaction hétérogène solide-gaz entre \mathrm{UO_2(s)} et \mathrm{HF(g)} est cinétiquement bloquée ou extrêmement lente (vitesse de réaction quasi nulle). Une température élevée est indispensable pour surmonter l'énergie d'activation et atteindre une vitesse de transformation compatible avec un procédé industriel.

3. Compromis industriel : La température choisie (500~^\circ\text{C}) représente un compromis cinétique-thermodynamique :

  • elle confère une vitesse de réaction suffisamment rapide pour traiter des flux de matière à l'échelle industrielle ;
  • la constante d'équilibre à cette température (K^\circ \approx 5 \cdot 10^2) demeure largement supérieure à 1, ce qui permet d'atteindre un taux de conversion très élevé du réactif \mathrm{HF(g)}.

Question déjà tombée ailleurs

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : avancement, coefficient de dissociation

Ecrire le tableau d'avancement associé à la réaction et exprimer en fonction de l'avancement et .

Voir la réponse courte

Tableau d'avancement molaire en fonction de n_0 et \xi, reliant le taux de conversion \alpha à \xi/n_0.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, le réacteur contient initialement une quantité de matière n_0 de fluorure d'hydrogène gazeux \mathrm{HF(g)} et de l'uranite solide \mathrm{UO_2(s)} en excès, en l'absence de produits.

Dressons le tableau d'avancement du système en fonction de l'avancement molaire \xi :

Équation chimique\mathrm{UO_2(s)} + 4\,\mathrm{HF(g)} = \mathrm{UF_4(s)} + 2\,\mathrm{H_2O(g)}
État initial (\xi = 0)excèsn_000
État d'avancement \xiexcèsn_0 - 4\xi\xi2\xi

Par définition, le coefficient de conversion \alpha représente le rapport de la quantité de matière de \mathrm{HF} ayant réagi à sa quantité initiale n_0 :

n(\mathrm{HF})_{\text{réagi}} = n_0 - n(\mathrm{HF}) = 4\xi

On en déduit directement l'expression de \alpha en fonction de l'avancement \xi et de n_0 :

\boxed{\alpha = \frac{4\xi}{n_0}}

ou, de manière équivalente pour l'avancement :

\xi = \frac{\alpha\,n_0}{4}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : constante d'équilibre, quotient de réaction

Montrer la relation suivante entre la constante d'équilibre , la valeur de à l'équilibre et la pression totale dans l'enceinte :

Voir la stratégie
  1. Exprimer les pressions partielles des deux constituants gazeux \mathrm{HF} et \mathrm{H_2O} à l'équilibre en fonction de \alpha_{\mathrm{eq}} et de la pression totale P_T.
  2. Écrire la loi d'action de masse (condition d'équilibre chimique) pour la réaction étudiée en tenant compte de l'activité unitaire des solides purs.
  3. Remplacer les activités par leurs expressions et simplifier pour obtenir la relation demandée.
Voir la réponse courte

Expression des pressions partielles P_i = x_i P_T à l'équilibre et substitution dans la loi d'action des masses.

Voir le corrigé complet

La réaction d'hydrofluoration de l'uranite s'écrit :

\mathrm{UO_2(s) + 4\,HF(g) = UF_4(s) + 2\,H_2O(g)}

Les composés solides \mathrm{UO_2(s)} et \mathrm{UF_4(s)} constituent des phases condensées pures non miscibles ; leurs activités chimiques sont donc unitaires :

a(\mathrm{UO_2(s)}) = 1 \quad \text{et} \quad a(\mathrm{UF_4(s)}) = 1

Les gaz étant assimilés à des gaz parfaits, l'activité de chaque constituant gazeux i s'écrit :

a_i = \frac{P_i}{P^\circ}

où P_i = x_i P_T = \frac{n_i}{n_{g,\text{tot}}} P_T désigne la pression partielle du gaz i et P^\circ = 1\text{ bar} la pression standard.

D'après le bilan de matière établi à la question précédente (Q15), à l'équilibre chimique :

\begin{aligned} n(\mathrm{HF})_{\mathrm{eq}} &= n_0(1 - \alpha_{\mathrm{eq}}) \\ n(\mathrm{H_2O})_{\mathrm{eq}} &= \frac{\alpha_{\mathrm{eq}} n_0}{2} \\ n_{g,\text{tot},\mathrm{eq}} &= n(\mathrm{HF})_{\mathrm{eq}} + n(\mathrm{H_2O})_{\mathrm{eq}} = n_0\left(1 - \frac{\alpha_{\mathrm{eq}}}{2}\right) = \frac{n_0(2 - \alpha_{\mathrm{eq}})}{2} \end{aligned}

Les pressions partielles à l'équilibre s'expriment donc par :

\begin{aligned} P_{\mathrm{HF}} &= \frac{n(\mathrm{HF})_{\mathrm{eq}}}{n_{g,\text{tot},\mathrm{eq}}} P_T = \frac{2(1 - \alpha_{\mathrm{eq}})}{2 - \alpha_{\mathrm{eq}}} P_T \\ P_{\mathrm{H_2O}} &= \frac{n(\mathrm{H_2O})_{\mathrm{eq}}}{n_{g,\text{tot},\mathrm{eq}}} P_T = \frac{\alpha_{\mathrm{eq}}}{2 - \alpha_{\mathrm{eq}}} P_T \end{aligned}

À l'équilibre, la constante d'équilibre K^\circ est égale au quotient de réaction Q_{r,\mathrm{eq}} :

K^\circ = \frac{a(\mathrm{UF_4(s)}) \cdot a(\mathrm{H_2O})^2}{a(\mathrm{UO_2(s)}) \cdot a(\mathrm{HF})^4} = \frac{\left(\dfrac{P_{\mathrm{H_2O}}}{P^\circ}\right)^2}{\left(\dfrac{P_{\mathrm{HF}}}{P^\circ}\right)^4}

En substituant les expressions des pressions partielles :

K^\circ = \frac{\left( \dfrac{\alpha_{\mathrm{eq}}}{2 - \alpha_{\mathrm{eq}}} \dfrac{P_T}{P^\circ} \right)^2}{\left( \dfrac{2(1 - \alpha_{\mathrm{eq}})}{2 - \alpha_{\mathrm{eq}}} \dfrac{P_T}{P^\circ} \right)^4} = \frac{\dfrac{\alpha_{\mathrm{eq}}^2}{(2 - \alpha_{\mathrm{eq}})^2} \left(\dfrac{P_T}{P^\circ}\right)^2}{\dfrac{16(1 - \alpha_{\mathrm{eq}})^4}{(2 - \alpha_{\mathrm{eq}})^4} \left(\dfrac{P_T}{P^\circ}\right)^4}

En simplifiant par (2 - \alpha_{\mathrm{eq}})^2 et en réorganisant les termes :

\boxed{K^\circ = \frac{(\alpha_{\mathrm{eq}}(2 - \alpha_{\mathrm{eq}}))^2}{16(1 - \alpha_{\mathrm{eq}})^4} \left(\frac{P^\circ}{P_T}\right)^2}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : constante d'équilibre, équilibre chimique

Déterminer la pression totale du réacteur pour que la valeur de soit égale à 0,9 lorsque l'équilibre est atteint à .

Voir la stratégie
  1. Exprimer la pression totale P_T en prenant la racine carrée de la relation d'action de masse établie à la question Q16.
  2. Effectuer l'application numérique avec les valeurs données : \alpha_{\mathrm{eq}} = 0{,}9, K^\circ = 5 \cdot 10^2 (donnée du texte rappelée à la question Q13) et \sqrt{5} \approx 2{,}2.
Voir la réponse courte

Résolution numérique de l'équation précédente en P_T pour \alpha_{eq} = 0{,}9 et K^\circ = 5\cdot 10^2.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de la constante d'équilibre établie à la question Q16 :

K^\circ = \frac{\left(\alpha_{\mathrm{eq}}(2 - \alpha_{\mathrm{eq}})\right)^2}{16(1 - \alpha_{\mathrm{eq}})^4} \left(\frac{P^\circ}{P_T}\right)^2

Puisque toutes les grandeurs physiques en jeu sont positives, on prend la racine carrée de cette relation :

\sqrt{K^\circ} = \frac{\alpha_{\mathrm{eq}}(2 - \alpha_{\mathrm{eq}})}{4(1 - \alpha_{\mathrm{eq}})^2} \frac{P^\circ}{P_T}

On en déduit l'expression littérale de la pression totale P_T :

P_T = \frac{\alpha_{\mathrm{eq}}(2 - \alpha_{\mathrm{eq}})}{4(1 - \alpha_{\mathrm{eq}})^2 \sqrt{K^\circ}} P^\circ

Calculons séparément les différents termes pour \alpha_{\mathrm{eq}} = 0{,}9 :

\begin{aligned} \alpha_{\mathrm{eq}}(2 - \alpha_{\mathrm{eq}}) &= 0{,}9 \times (2 - 0{,}9) = 0{,}9 \times 1{,}1 = 0{,}99 \\ 4(1 - \alpha_{\mathrm{eq}})^2 &= 4 \times (0{,}1)^2 = 4 \times 10^{-2} = 0{,}04 \\ \frac{\alpha_{\mathrm{eq}}(2 - \alpha_{\mathrm{eq}})}{4(1 - \alpha_{\mathrm{eq}})^2} &= \frac{0{,}99}{0{,}04} = \frac{99}{4} = 24{,}75 \end{aligned}

Avec K^\circ = 5 \cdot 10^2, on a :

\sqrt{K^\circ} = \sqrt{500} = 10\sqrt{5}

En utilisant la valeur approchée fournie par l'énoncé \sqrt{5} \approx 2{,}2, il vient :

\sqrt{K^\circ} \approx 10 \times 2{,}2 = 22

On obtient alors :

\begin{aligned} P_T &= \frac{99}{4 \times 22} P^\circ = \frac{99}{88} P^\circ = \frac{9 \times 11}{8 \times 11} P^\circ = \frac{9}{8} P^\circ = 1{,}125\text{ bar} \end{aligned}

En ne conservant que deux chiffres significatifs conformément aux consignes :

\boxed{P_T \approx 1{,}1\text{ bar} = 1{,}1 \cdot 10^5\text{ Pa}}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Notions : déplacement d'équilibre, loi de le chatelier

Prévoir l'évolution de lorsque la pression totale dans le réacteur est augmentée, la température restant constante.

Voir la stratégie

Pour prévoir le déplacement d'équilibre consécutif à une variation de pression totale à température constante, on peut procéder de deux manières complémentaires :

  1. Par le principe de modération de Le Chatelier appliqué à la pression (approche qualitative).
  2. Par l'expression du quotient de réaction Q_r ou de la relation établie à la question précédente (approche quantitative rigoureuse).
Voir la réponse courte

Une augmentation de pression totale favorise le sens diminuant la quantité de matière de gaz, donc augmente \alpha.

Voir le corrigé complet

Méthode 1 : Principe de modération de Le Chatelier

La réaction considérée s'écrit :

\mathrm{UO_2(s) + 4\,HF(g) = UF_4(s) + 2\,H_2O(g)}

La variation de quantité de matière de constituants gazeux vaut :

\Delta \nu_g = \sum \nu_{i,\text{gaz}} = 2 - 4 = -2 < 0

D'après le principe de Le Chatelier, une augmentation de la pression totale P_T à température constante déplace l'équilibre dans le sens qui tend à modérer cette augmentation, c'est-à-dire dans le sens qui diminue la quantité de matière totale de gaz (\Delta \nu_g < 0).

Le système évolue donc dans le sens direct (sens 1 de consommation de \mathrm{HF(g)}).

Par conséquent, la quantité de \mathrm{HF} ayant réagi augmente : le taux de conversion \alpha augmente.

Méthode 2 : Étude du quotient de réaction

D'après la relation établie à la question Q16, le quotient de réaction s'exprime en fonction de \alpha et de P_T par :

Q_r = \frac{(\alpha(2 - \alpha))^2}{16(1 - \alpha)^4} \left(\frac{P^\circ}{P_T}\right)^2

À l'équilibre initial, on a Q_{r,\text{initial}} = K^\circ(T).

La température étant constante, la constante d'équilibre K^\circ(T) ne varie pas (loi de van 't Hoff).

Si l'on augmente la pression totale P_T :

P_T \uparrow \implies \left(\frac{P^\circ}{P_T}\right)^2 \downarrow \implies Q_r < K^\circ(T)

Le critère d'évolution spontanée impose donc une évolution dans le sens direct (Q_r < K^\circ) afin que le quotient de réaction augmente à nouveau jusqu'à rétablir l'égalité Q_r = K^\circ.

Au cours de cette évolution dans le sens direct, l'avancement \xi augmente, donc :

\boxed{ \alpha \text{ augmente lorsque la pression totale } P_T \text{ augmente à } T \text{ constante.} }

Résultat

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D

Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loi des gaz parfaits, fraction molaire

Montrer que la concentration en fluorure d'hydrogène dans la phase gazeuse est proportionnelle à la fraction molaire en fluorure d'hydrogène dans la phase gazeuse dans les conditions de l'expérience.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la concentration molaire [\mathrm{HF}] à partir de la quantité de matière n_{\mathrm{HF}} et du volume V du réacteur, en utilisant la définition de la fraction molaire dans la phase gazeuse x_{\mathrm{HF}} = \frac{n_{\mathrm{HF}}}{n_{g,\text{tot}}}.
  2. Appliquer le modèle du gaz parfait à la phase gazeuse pour exprimer la quantité de matière totale de gaz n_{g,\text{tot}} en fonction de la pression totale P_T et de la température T.
  3. Conclure sur la proportionnalité en vérifiant que P_T et T sont maintenues constantes lors de l'expérience.
Voir la réponse courte

Loi des gaz parfaits : [\text{HF}] = n_{\text{HF}}/V = x_{\text{HF}} P_T / (RT), constante multiplicative à P_T et T fixées.

Voir le corrigé complet

Dans les conditions expérimentales, les gaz sont assimilés à des gaz parfaits. Pour le mélange gazeux occupant le volume réactionnel V à la température T sous la pression totale P_T, l'équation d'état des gaz parfaits s'écrit :

P_T V = n_{g,\text{tot}} R T

où n_{g,\text{tot}} désigne la quantité de matière totale de la phase gazeuse.

La concentration molaire en fluorure d'hydrogène [\mathrm{HF}] dans la phase gazeuse est définie par :

[\mathrm{HF}] = \frac{n_{\mathrm{HF}}}{V}

Par définition de la fraction molaire x_{\mathrm{HF}} en phase gazeuse, on a n_{\mathrm{HF}} = x_{\mathrm{HF}} \, n_{g,\text{tot}}. En substituant cette relation dans l'expression de la concentration :

[\mathrm{HF}] = \frac{n_{g,\text{tot}}}{V} x_{\mathrm{HF}} = \frac{P_T}{R T} x_{\mathrm{HF}}

L'énoncé précise que la température (T = 350~^\circ\text{C} = 623\text{ K}) ainsi que la pression (P_T = 1\text{ bar} = 10^5\text{ Pa}) sont maintenues constantes dans le réacteur. Le terme \dfrac{P_T}{R T} est donc une constante, ce qui démontre la proportionnalité :

\boxed{[\mathrm{HF}] = \left(\frac{P_T}{R T}\right) x_{\mathrm{HF}}}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : ordre de réaction, constante de vitesse

À partir du graphique, déterminer l'ordre partiel associé à et calculer la constante de vitesse.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse volumique de réaction v_0 en fonction de l'ordre partiel p recherché et de la fraction molaire initiale x_{\mathrm{HF},0} à l'aide de la relation établie en Q19.
  2. Confronter cette expression à l'équation de la droite expérimentale fournie sur le graphe pour déterminer l'ordre partiel p.
  3. Identifier le coefficient directeur de la droite pour en déduire la constante de vitesse k dans l'unité adaptée.
Voir la réponse courte

Pente de la régression linéaire sur le graphe cinétique permettant de valider l'ordre et d'extraire la constante k.

Voir le corrigé complet

L'uranite \mathrm{UO_2(s)} étant un solide pur introduit en excès, son activité chimique reste égale à 1 au cours de la transformation. La loi de vitesse associée à la réaction s'écrit donc sous la forme :

v_0 = k \, [\mathrm{HF}]_0^p

où p désigne l'ordre partiel par rapport au fluorure d'hydrogène gazeux et k la constante de vitesse.

D'après le résultat de la question Q19, la concentration volumique initiale en \mathrm{HF} s'exprime en fonction de sa fraction molaire initiale selon :

[\mathrm{HF}]_0 = C_{\text{tot}} \, x_{\mathrm{HF},0} \quad \text{avec} \quad C_{\text{tot}} = \frac{P_T}{R T}

Il vient ainsi :

v_0 = k \, C_{\text{tot}}^p \, x_{\mathrm{HF},0}^p

L'ajustement linéaire affiché sur le graphe expérimental donne une relation affine de la forme :

y = 0{,}997 \, x + 0{,}0016

avec y = v_0 et x = x_{\mathrm{HF},0}.

L'ordonnée à l'origine (0{,}0016\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{min}^{-1}) est tout à fait négligeable devant les valeurs de la vitesse volumique (qui atteignent 0{,}5\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{min}^{-1}). La vitesse initiale est donc strictement proportionnelle à la fraction molaire initiale (p = 1) :

\boxed{p = 1}

La réaction admet ainsi un ordre partiel égal à 1 par rapport à \mathrm{HF(g)}.

La pente de la droite de régression s'identifie alors à :

a = k \, C_{\text{tot}} \iff k = \frac{a}{C_{\text{tot}}} = \frac{a\,R\,T}{P_T}

Application numérique :

  • Pente de la droite : a \approx 1{,}0\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{min}^{-1} = 1{,}0 \times 10^3\text{ mol}\cdot\text{m}^{-3}\cdot\text{min}^{-1} ;
  • Température : T = 350~^\circ\text{C} = 623\text{ K} ;
  • Pression totale : P_T = 1\text{ bar} = 1{,}0 \times 10^5\text{ Pa} ;
  • Concentration molaire totale de la phase gazeuse :

    \begin{aligned} C_{\text{tot}} &= \frac{1{,}0 \times 10^5}{8{,}3 \times 623} \approx 19{,}3\text{ mol}\cdot\text{m}^{-3} = 1{,}93 \times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned}

On en déduit la valeur de la constante de vitesse k :

k = \frac{0{,}997\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{min}^{-1}}{1{,}93 \times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}} \approx 52\text{ min}^{-1}

Exprimée en secondes (\mathrm{s^{-1}}) :

k = \frac{51{,}6}{60}\text{ s}^{-1} \approx 0{,}86\text{ s}^{-1}
\boxed{k \approx 52\text{ min}^{-1} \approx 0{,}86\text{ s}^{-1}}

Résultat

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E

Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : électron de valence, configuration électronique

Le fluor est l'élément qui se situe dans la période et l'avant-dernière colonne du tableau périodique. Etablir son nombre d'électrons de valence.

Voir la réponse courte

Halogène de configuration externe 2s^2 2p^5, soit 7 électrons de valence.

Voir le corrigé complet

Le numéro atomique du fluor, donné dans le tableau des données, est Z = 9.

D'après les règles de remplissage (principe de stabilité de Klechkowski, principe d'exclusion de Pauli et règle de Hund), la configuration électronique du fluor dans son état fondamental s'écrit :

1s^2 \, 2s^2 \, 2p^5
  • La couche de cœur (couche n = 1) est saturée et contient 2 électrons (1s^2).
  • La couche de valence correspond à la couche de nombre quantique principal le plus élevé (n = 2). Elle comporte les sous-couches 2s et 2p, qui contiennent respectivement 2 et 5 électrons.

Le fluor possède donc 2 + 5 = 7 électrons de valence.

Ce résultat est en accord avec sa position dans le tableau périodique :

  • 2^{\text{ème}} période : remplissage de la couche n = 2 ;
  • Avant-dernière colonne (colonne 17, famille des halogènes) : configuration de valence du type n s^2 \, n p^5, soit 7 électrons de valence (il ne lui manque qu'un électron pour saturer son octet).
\boxed{n_{\text{élec, valence}} = 7}

Résultat

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : électronégativité, pouvoir oxydant

Expliquer la valeur élevée du potentiel standard d'oxydo-réduction du couple au regard des propriétés de l'élément fluor.

Voir la réponse courte

Forte électronégativité et petite taille du fluor, ce qui confère au difluor un caractère oxydant exceptionnel.

Voir le corrigé complet

La valeur particulièrement élevée du potentiel standard d'oxydoréduction du couple \left(\mathrm{F}_2(\mathrm{g})/\mathrm{HF}(\ell)\right), égale à E^\circ = 3{,}05\text{ V}, s'explique par les caractéristiques atomiques de l'élément fluor :

  1. Configuration électronique et règle de l'octet : Le fluor possède 7 électrons de valence (configuration 2s^2 2p^5). Il lui manque un seul électron pour saturer sa couche de valence et acquérir la configuration électronique très stable du gaz noble néon (2s^2 2p^6).
  2. Électronégativité maximale : Situé en haut à droite du tableau périodique (hors gaz nobles), le fluor présente le plus petit rayon atomique de sa colonne et une charge nucléaire effective élevée. C'est l'élément le plus électronégatif de la classification périodique (valeur maximale de 4{,}0 sur l'échelle de Pauling).

En conséquence, la molécule de difluor \mathrm{F}_2 (au nombre d'oxydation 0) a une tendance extrêmement forte à capter des électrons pour se réduire à l'état de fluorure -\mathrm{I} (dans \mathrm{HF} ou \mathrm{F}^-) :

\boxed{\mathrm{F}_2\text{ est un oxydant extrêmement puissant, ce qui se traduit par un potentiel standard } E^\circ \text{ très élevé.}}

Résultat

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : schéma de lewis, doublet non liant

Représenter la structure de Lewis de .

Voir la réponse courte

Liaison simple \text{F}-\text{F} avec trois doublets non liants entourant chaque atome de fluor.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q21, chaque atome de fluor (\mathrm{F}, Z = 9) possède 7 électrons de valence. La molécule de difluor \mathrm{F}_2 compte donc un nombre total d'électrons de valence égal à :

n_t = 2 \times 7 = 14 \text{ électrons, soit } 7 \text{ doublets d'électrons.}

Pour respecter la règle de l'octet (huit électrons sur la couche externe de chaque atome de fluor) :

  • les deux atomes de fluor mettent en commun un doublet d'électrons pour former une liaison covalente simple (\sigma) ;
  • chacun des atomes de fluor conserve 3 doublets non liants.

On obtient ainsi la structure de Lewis de \mathrm{F}_2 :

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : interaction de van der waals, température d'ébullition

Justifier la valeur basse de la température d'ébullition du difluor ( à ).

Voir la stratégie

Pour justifier une température d'ébullition, on analyse la nature et l'intensité des interactions intermoléculaires assurant la cohésion du corps pur à l'état liquide :

  1. Déterminer le caractère polaire ou apolaire de la molécule pour identifier les types d'interactions présentes (Van der Waals, liaison hydrogène).
  2. Relier l'intensité des interactions de Van der Waals (forces de London) à la polarisabilité de l'édifice moléculaire (taille et nombre d'électrons).
  3. Conclure sur l'énergie thermique requise pour vaincre cette cohésion lors du passage à l'état gazeux.
Voir la réponse courte

Molécule homonucléaire apolaire de très faible polarisabilité : interactions de London très faibles, d'où un bas point d'ébullition.

Voir le corrigé complet

La température d'ébullition d'un corps pur moléculaire reflète l'intensité des interactions intermoléculaires maintenant la cohésion de la phase liquide :

  • Nature des interactions : La molécule de difluor \mathrm{F}_2 est diatomique homonucléaire, elle est donc rigoureusement apolaire (moment dipolaire permanent nul). De plus, en l'absence de liaisons \mathrm{H-F}, aucune liaison hydrogène intermoléculaire ne peut s'établir entre molécules de \mathrm{F}_2. Par conséquent, seules les interactions de Van der Waals de type dispersion de London (dipôle instantané – dipôle induit) assurent la cohésion du liquide.
  • Intensité des interactions de London : L'intensité des forces de London est proportionnelle au carré de la polarisabilité électronique \alpha de la molécule. Or, la molécule \mathrm{F}_2 possède :

    • un très faible nombre total d'électrons (Z = 9, soit seulement 18\text{ e}^- par molécule) ;
    • des atomes de fluor de petit rayon covalent, très électronégatifs, retenant très fortement leur cortège électronique.

    Le nuage électronique est donc particulièrement peu déformable (faible polarisabilité).

Les interactions intermoléculaires au sein de \mathrm{F}_2(\ell) sont par conséquent extrêmement faibles : une très faible agitation thermique suffit à rompre la cohésion de la phase liquide, ce qui justifie :

\boxed{T_{\text{eb}}(\mathrm{F}_2) = -188~^{\circ}\mathrm{C} = 85\text{ K}}

Résultat

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : pictogramme de danger, sécurité

Préciser la signification des pictogrammes du difluor gazeux.

Voir la réponse courte

Signification des pictogrammes : comburant (flamme sur cercle), gaz sous pression (bouteille), toxique/corrosif.

Voir le corrigé complet

Les quatre pictogrammes de sécurité (norme SGH / CLP) associés au difluor gazeux \mathrm{F_2(g)} sur la figure ont les significations suivantes, de gauche à droite :

  1. Bouteille de gaz : Gaz sous pression. Le produit est conditionné sous pression dans un récipient (risque d'explosion sous l'effet de la chaleur ou en cas de détérioration de la bouteille).
  2. Flamme au-dessus d'un cercle : Comburant. Le difluor est un oxydant puissant capable d'initier, de propager ou d'aggraver la combustion de substances combustibles.
  3. Corrosion : Corrosif. Le difluor attaque les tissus biologiques (provoque de graves brûlures cutanées et des lésions oculaires graves) et est corrosif pour de nombreux métaux et matériaux.
  4. Tête de mort sur deux tibias croisés : Toxicité aiguë (mortel ou toxique). L'inhalation de difluor présente un danger mortel ou engendre de très graves effets toxiques immédiats à faible dose.
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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Exploitation de document
  • Schéma ou tracé

Notions : courbe courant-potentiel, oxydation et réduction

Légender les courbes i-E avec les espèces des couples et en précisant le sens des transformations sur chacune des portions de courbe (annexe à rendre avec la copie).

Voir la stratégie
  1. Associer chaque courbe au couple redox correspondant en comparant la position en potentiel aux potentiels standards fournis : E^\circ(\text{F}_2/\text{HF}) = 3{,}05\text{ V} et E^\circ(\text{HF}/\text{H}_2) = -0{,}12\text{ V}.
  2. Identifier la nature de la demi-réaction sur chaque portion active en utilisant le signe du courant (j > 0 pour une oxydation anodique, j < 0 pour une réduction cathodique).
  3. Écrire les demi-équations électroniques associées et expliciter le sens de la transformation sur l'annexe.
Voir la réponse courte

Identification de l'oxydation anodique de \text{HF} en \text{F}_2 à haut potentiel et de la réduction cathodique en \text{H}_2.

Voir le corrigé complet

D'après les données de l'énoncé, les potentiels standards des deux couples mis en jeu sont :

E^\circ(\text{F}_2(\text{g})/\text{HF}(\ell)) = 3{,}05\text{ V} \quad \text{et} \quad E^\circ(\text{HF}(\ell)/\text{H}_2(\text{g})) = -0{,}12\text{ V}

1. Identification des couples et des portions de courbe :

  • Courbe 1 (en traits pointillés) : située aux potentiels très élevés (E > 6\text{ V}). Elle correspond au couple \mathbf{(F_2(g)/HF(\ell))}.

    • Pour E < 6{,}1\text{ V}, le courant est nul (j = 0) en l'absence de \text{F}_2(\text{g}) dissous dans le milieu initial.
    • Pour E \ge 6{,}1\text{ V}, la branche présente un courant surfacique anodique positif (j > 0) : il s'agit de l'oxydation de \text{HF}(\ell) en difluor \text{F}_2(\text{g}), selon la demi-équation :

      2\,\text{HF}(\ell) \longrightarrow \text{F}_2(\text{g}) + 2\,\text{H}^+ + 2\,e^-

      (ou 2\,\text{F}^- \longrightarrow \text{F}_2(\text{g}) + 2\,e^-).

  • Courbe 2 (en trait plein) : située aux potentiels négatifs (E < 0\text{ V}). Elle correspond au couple \mathbf{(HF(\ell)/H_2(g))}.

    • Pour E > -0{,}7\text{ V}, le courant est nul (j = 0) car le dihydrogène n'est pas initialement présent.
    • Pour E \le -0{,}7\text{ V}, la branche présente un courant surfacique cathodique négatif (j < 0) : il s'agit de la réduction de \text{HF}(\ell) en dihydrogène \text{H}_2(\text{g}), selon la demi-équation :

      2\,\text{HF}(\ell) + 2\,e^- \longrightarrow \text{H}_2(\text{g}) + 2\,\text{F}^-

      (ou 2\,\text{H}^+ + 2\,e^- \longrightarrow \text{H}_2(\text{g})).

Schéma annoté de l'annexe 2 :

\boxed{ \begin{aligned} \text{Courbe 1 (pointillés) : } & (\text{F}_2/\text{HF}), \quad j > 0 \implies \text{oxydation de HF en } \text{F}_2(\text{g}) \\ \text{Courbe 2 (trait plein) : } & (\text{HF}/\text{H}_2), \quad j < 0 \implies \text{réduction de HF en } \text{H}_2(\text{g}) \end{aligned} }

Résultat

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Schéma ou tracé

Notions : électrolyseur, anode et cathode

Réaliser un schéma de l'électrolyseur en précisant notamment les branchements du générateur, le sens de circulation de l'intensité et les transformations redox se déroulant à la cathode et à l'anode.

Relecture : un point de ce corrigé reste à confirmer. Vérifiez le raisonnement avec votre cours. Pourquoi ?

Voir l'indice

Schématiser l'électrolyseur avec son générateur, en indiquant le sens des électrons, les pôles et les dégagements gazeux aux électrodes.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de chaque électrode (anode = siège de l'oxydation reliée à la borne (+) ; cathode = siège de la réduction reliée à la borne (-)) et leurs matériaux d'après le texte (graphite à l'anode, acier à la cathode).
  2. Écrire les demi-équations électroniques associées aux couples (\mathrm{F_2(g)/HF(\ell)}) et (\mathrm{HF(\ell)/H_2(g)}) imposés par l'énoncé.
  3. Tracer le schéma de l'électrolyseur en faisant figurer le générateur, le sens conventionnel du courant I (sortant de la borne (+) et entrant par la borne (-)), les électrodes, le solvant \mathrm{HF(\ell)}, la membrane séparatrice et les gaz dégagés.
Voir la réponse courte

Schéma avec générateur forçant les électrons de l'anode (oxydation) vers la cathode (réduction).

Voir le corrigé complet

Dans un électrolyseur fonctionnant en récepteur électrique :

  • À l'anode (reliée au pôle \mathbf{+} du générateur, en graphite), se produit l'oxydation de \mathrm{HF(\ell)} en difluor gazeux selon :

    2\,\mathrm{HF}(\ell) \longrightarrow \mathrm{F}_2(\mathrm{g}) + 2\,\mathrm{H}^+ + 2\,e^-
  • À la cathode (reliée au pôle \mathbf{-} du générateur, en acier), se produit la réduction de \mathrm{HF(\ell)} en dihydrogène gazeux selon :

    2\,\mathrm{HF}(\ell) + 2\,e^- \longrightarrow \mathrm{H}_2(\mathrm{g}) + 2\,\mathrm{F}^-
  • Le courant électrique d'intensité I circule, à l'extérieur de la cellule, de la borne (+) du générateur vers l'anode, puis traverse l'électrolyte de l'anode vers la cathode, et repart de la cathode vers la borne (-) du générateur.

Le schéma de principe du montage d'électrolyse est représenté ci-dessous :

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : courant de diffusion limite, courbe courant-potentiel

Justifier l'absence de palier de diffusion des courbes i-E.

Voir l'indice

Remarquer que l'espèce électroactive \mathrm{HF}(\ell) est le solvant même de la cellule, excluant toute limitation par diffusion.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'origine physique d'un courant limite de diffusion (palier de diffusion) dans une courbe intensité-potentiel.
  2. Identifier la nature du réactif intervenant aux électrodes lors de cette électrolyse.
  3. Conclure sur le régime cinétique de la réaction électrochimique.
Voir la réponse courte

\text{HF} constitue le milieu liquide en large excès, il n'est donc pas limité par le transport par diffusion.

Voir le corrigé complet

Un palier de courant limite de diffusion apparaît lorsqu'une espèce électroactive présente à l'état de soluté dilué voit son transport par diffusion vers l'électrode devenir l'étape cinétiquement limitante : la concentration superficielle de cette espèce s'annule et le courant plafonne à une valeur proportionnelle à sa concentration au sein de la solution (j_{\text{lim}} \propto c^*).

Or, dans cette cellule d'électrolyse, le milieu réactionnel est constitué de fluorure d'hydrogène liquide anhydre \mathrm{HF}(\ell) : l'espèce qui subit la réduction cathodique et l'oxydation anodique est le solvant lui-même (le milieu pur).

La concentration en \mathrm{HF}(\ell) à la surface de l'électrode est donc extrêmement élevée et ne s'épuise jamais : le transport de matière par diffusion n'est pas limitant. Le courant n'est limité que par la cinétique du transfert de charge à l'interface (surpotentiel d'activation), ce qui conduit à une croissance exponentielle (ou quasi-verticale) de l'intensité sans palier de saturation : ces branches constituent les murs du solvant.

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : courbe courant-potentiel, oxydation de l'eau

Représenter schématiquement les courbes i-E associées aux couples de l'eau à sur l'annexe 2 (on supposera les systèmes rapides) (annexe à rendre avec la copie). Expliquer pourquoi l'obtention de difluor gazeux par électrolyse serait impossible en présence d'eau.

Voir l'indice

Comparer les potentiels thermodynamiques d'oxydation de l'eau et de \mathrm{HF} pour montrer que l'eau s'oxyderait préférentiellement en dioxygène.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux demi-équations d'oxydoréduction de l'eau à \mathrm{pH} = 0 ainsi que leurs potentiels standard associés : oxydation du solvant eau en \mathrm{O_2(g)} à E^\circ = 1{,}23\text{ V} et réduction des ions \mathrm{H^+} en \mathrm{H_2(g)} à E^\circ = 0{,}00\text{ V}.
  2. Tracer l'allure des branches anodique et cathodique associées (systèmes supposés rapides, donc sans surtension notable) sur le repère i-E de l'annexe 2.
  3. Comparer les potentiels d'oxydation à l'anode pour conclure sur l'impossibilité de préparer \mathrm{F_2(g)} en présence d'eau.
Voir la réponse courte

En présence d'eau, l'oxydation de \text{H}_2\text{O} en \text{O}_2 se produit à bien plus bas potentiel que celle de \text{HF}, rendant la synthèse de \text{F}_2 impossible.

Voir le corrigé complet

À \mathrm{pH} = 0, les couples de l'eau sont :

  • Le couple \mathrm{O_2(g)/H_2O(\ell)}, associé à la demi-équation d'oxydation :

    2\,\mathrm{H_2O(\ell)} = \mathrm{O_2(g)} + 4\,\mathrm{H^+(aq)} + 4\,e^- \quad \text{avec} \quad E^\circ(\mathrm{O_2/H_2O}) = 1{,}23\text{ V}

    Puisque le système est supposé rapide, le courant anodique apparaît dès E \ge 1{,}23\text{ V}.

  • Le couple \mathrm{H^+(aq)/H_2(g)}, associé à la demi-équation de réduction :

    2\,\mathrm{H^+(aq)} + 2\,e^- = \mathrm{H_2(g)} \quad \text{avec} \quad E^\circ(\mathrm{H^+/H_2}) = 0{,}00\text{ V}

    Le système étant rapide, le courant cathodique apparaît dès E \le 0{,}00\text{ V}.

Impossibilité d'obtenir du difluor en présence d'eau :

  • Aspect cinétique / électrochimique : À l'anode, la première espèce oxydée lorsque le potentiel augmente est celle dont le potentiel d'oxydation est le plus faible. Or, l'oxydation de l'eau en dioxygène \mathrm{O_2} démarre dès E \approx 1{,}23\text{ V}, alors que l'oxydation de \mathrm{HF} en difluor \mathrm{F_2} ne commence qu'au-delà de 6\text{ V}. En présence d'eau, c'est donc l'eau qui est oxydée préférentiellement en dioxygène \mathrm{O_2(g)} :

    \boxed{\text{À l'anode, l'oxydation de l'eau en }\mathrm{O_2(g)}\text{ a lieu bien avant celle de }\mathrm{HF}\text{ en }\mathrm{F_2(g)}.}
  • Aspect thermodynamique : De surcroît, le difluor est un oxydant extrêmement puissant (E^\circ(\mathrm{F_2/HF}) = 3{,}05\text{ V} > E^\circ(\mathrm{O_2/H_2O}) = 1{,}23\text{ V}) : s'il venait à se former, il oxyderait immédiatement et violemment l'eau selon la réaction totale :

    \mathrm{F_2(g) + H_2O(\ell) \longrightarrow 2\,HF(\ell) + \frac{1}{2}\,O_2(g)}

Il est donc impératif de travailler en milieu strictement anhydre.

Résultat

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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : électrolyse, équation de réaction

Ecrire l'équation de la réaction traduisant le fonctionnement de l'électrolyseur.

Voir l'indice

Écrire le bilan stœchiométrique global traduisant la décomposition électrochimique de \mathrm{HF}(\ell) en dihydrogène et difluor.

Voir la stratégie
  1. Écrire la demi-équation électronique d'oxydation se déroulant à l'anode pour le couple (\mathrm{F_2(g)/HF(\ell)}).
  2. Écrire la demi-équation électronique de réduction se déroulant à la cathode pour le couple (\mathrm{HF(\ell)/H_2(g)}).
  3. Combiner ces deux demi-équations de façon à éliminer les électrons pour obtenir l'équation globale du fonctionnement de l'électrolyseur.
Voir la réponse courte

Bilan global de l'électrolyse : 2\,\text{HF}(\ell) \to \text{H}_2(\text{g}) + \text{F}_2(\text{g}).

Voir le corrigé complet

L'électrolyse du fluorure d'hydrogène liquide met en jeu les deux couples d'oxydoréduction imposés par l'énoncé :

  • À l'anode (siège d'une oxydation) :

    2\,\mathrm{HF}(\ell) = \mathrm{F}_2(\mathrm{g}) + 2\,\mathrm{H}^+ + 2\,e^-
  • À la cathode (siège d'une réduction) :

    2\,\mathrm{HF}(\ell) + 2\,e^- = \mathrm{H}_2(\mathrm{g}) + 2\,\mathrm{F}^-

En sommant ces deux demi-réactions (les ions \mathrm{H}^+ et \mathrm{F}^- se recombinant en milieu \mathrm{HF} selon \mathrm{H}^+ + \mathrm{F}^- = \mathrm{HF}), on obtient l'équation du bilan global de l'électrolyse :

\boxed{2\,\mathrm{HF}(\ell) \longrightarrow \mathrm{H}_2(\mathrm{g}) + \mathrm{F}_2(\mathrm{g})}

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Question 31

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Notions : tension d'électrolyse, chute ohmique, surtension

En exploitant les courbes i-E fournies dans l'annexe 2, déterminer la valeur minimale de la tension à imposer pour que l'électrolyseur fonctionne, l'intensité surfacique parcourant l'électrolyseur valant et la chute ohmique étant estimée à .

Voir l'indice

Calculer la tension minimale U = (E_A - E_C) + R_{\mathrm{cell}}I en relevant graphiquement les potentiels à la densité de courant imposée.

Voir la stratégie
  1. Pour un électrolyseur, la tension minimale à appliquer aux bornes des électrodes s'exprime par la relation liant la différence des potentiels d'électrode et la chute ohmique : U = E_A - E_C + U_{\text{ohmique}}.
  2. Déterminer graphiquement sur l'annexe 2 le potentiel anodique E_A pour j_A = +10~\text{A}\cdot\text{dm}^{-2} et le potentiel cathodique E_C pour j_C = -10~\text{A}\cdot\text{dm}^{-2}.
  3. Effectuer l'application numérique avec la chute ohmique U_{\text{ohmique}} = 3{,}0~\text{V} fournie par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Calcul de U_{\text{min}} = E_a(j) - E_c(j) + R I en relevant les potentiels anodique et cathodique pour j = 10~\text{A}\cdot\text{dm}^{-2}.

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En fonctionnement récepteur (électrolyseur), le générateur impose une tension U entre l'anode et la cathode qui compense la différence de potentiel électrochimique ainsi que la chute ohmique dans l'électrolyte :

U = E_A(j) - E_C(j) + U_{\text{ohmique}}

Par lecture graphique sur le réseau de courbes intensité-potentiel de l'annexe 2 :

  • Pour la réaction d'oxydation à l'anode, à la densité de courant j_A = +10~\text{A}\cdot\text{dm}^{-2}, la courbe 1 (pointillés) donne :

    E_A \approx 6{,}3~\text{V} \quad (\text{ou } 6{,}25~\text{V})
  • Pour la réaction de réduction à la cathode, à la densité de courant j_C = -10~\text{A}\cdot\text{dm}^{-2}, la courbe 2 (trait plein) donne :

    E_C \approx -0{,}7~\text{V} \quad (\text{ou } -0{,}75~\text{V})

La différence des potentiels d'électrode vaut donc :

E_A - E_C \approx 6{,}3 - (-0{,}7) = 7{,}0~\text{V}

En tenant compte de la chute ohmique U_{\text{ohmique}} = 3{,}0~\text{V}, on obtient :

U = 7{,}0 + 3{,}0 = 10{,}0~\text{V}
\boxed{U \approx 10~\text{V}}

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Question 32

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Notions : rendement faradique, loi de faraday

Le rendement faradique vaut 0,9. Après avoir défini le rendement faradique, déterminer la durée minimale (en jours) nécessaire pour former un kilogramme de difluor dans un électrolyseur dont les électrodes de surface sont parcourues par une intensité de .

Voir l'indice

Relier la masse de difluor formé à la charge électrique totale débitée en prenant en compte le nombre d'électrons échangés (2\,\mathrm{F^-} \to \mathrm{F_2} + 2\,e^-) et le rendement faradique.

Voir la stratégie
  1. Définir le rendement faradique comme le rapport de la charge théorique nécessaire à la formation du produit sur la charge totale réellement consommée.
  2. Relier la charge théorique à la quantité de matière de difluor produite via la demi-équation anodique (z = 2 électrons échangés par molécule de \mathrm{F}_2).
  3. Exprimer puis calculer la durée de l'électrolyse \Delta t = \frac{Q_{\text{réel}}}{I} en secondes, puis convertir en jours en utilisant les données numériques du sujet.
Voir la réponse courte

Définition \eta_F = n_{\text{exp}}/n_{\text{th}} puis calcul de la durée t = 2 m F / (\eta_F M I) convertie en jours.

Voir le corrigé complet

1. Définition du rendement faradique

Le rendement faradique r_F (ou efficacité coulombienne) est le rapport entre la quantité d'électricité théorique Q_{\text{th}} minimale requise pour former une quantité donnée de produit et la quantité d'électricité réelle Q_{\text{réel}} effectivement débitée par le générateur :

r_F = \frac{Q_{\text{th}}}{Q_{\text{réel}}} = \frac{n_{\text{exp}}(\mathrm{F}_2)}{n_{\text{th}}(\mathrm{F}_2)}

2. Détermination de la durée minimale d'électrolyse

D'après la demi-équation d'oxydation à l'anode :

2\,\mathrm{HF}(\ell) \longrightarrow \mathrm{F}_2(\mathrm{g}) + 2\,\mathrm{H}^+ + 2\,e^-

la formation d'une mole de difluor \mathrm{F}_2 met en jeu z = 2 moles d'électrons.

Pour former une masse m = 1\text{ kg} = 10^3\text{ g} de difluor, la quantité de matière correspondante est :

n(\mathrm{F}_2) = \frac{m}{M(\mathrm{F}_2)}

avec M(\mathrm{F}_2) = 2\,M(\mathrm{F}).

La quantité de charge électrique théorique nécessaire s'écrit :

Q_{\text{th}} = z\,n(\mathrm{F}_2)\,\mathcal{F} = \frac{2\,m\,\mathcal{F}}{2\,M(\mathrm{F})} = \frac{m\,\mathcal{F}}{M(\mathrm{F})}

Compte tenu du rendement faradique r_F, la charge réelle totale à faire circuler vaut :

Q_{\text{réel}} = \frac{Q_{\text{th}}}{r_F} = \frac{m\,\mathcal{F}}{r_F\,M(\mathrm{F})}

Le courant traversant l'électrolyseur étant d'intensité constante I = 10\text{ A}, la durée minimale \Delta t nécessaire vérifie Q_{\text{réel}} = I\,\Delta t, d'où :

\Delta t = \frac{m\,\mathcal{F}}{r_F\,M(\mathrm{F})\,I}

3. Application numérique

Les données de l'énoncé fournissent :

  • m = 1000\text{ g} ;
  • M(\mathrm{F}) = 18\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} (donnée du tableau du sujet) ;
  • \mathcal{F} \approx 1\cdot 10^5\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • r_F = 0{,}9 ;
  • I = 10\text{ A}.

On en déduit la charge réelle :

Q_{\text{réel}} = \frac{10^3 \times 10^5}{0{,}9 \times 18} = \frac{10^8}{16{,}2} \approx 6{,}17 \times 10^6\text{ C}

Puis la durée en secondes :

\Delta t = \frac{6{,}17 \times 10^6}{10} \approx 6{,}17 \times 10^5\text{ s}

Sachant qu'un jour compte 1\text{ jour} = 24 \times 3600\text{ s} = 86\,400\text{ s} :

\Delta t_{\text{jours}} = \frac{6{,}17 \times 10^5}{86\,400} = \frac{6170}{864} \approx 7{,}1\text{ jours}
\boxed{\Delta t \approx 7{,}1\text{ jours} \quad (\text{soit environ } 7\text{ jours})}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Banque PT Physique B PT 2025 ?

Surtout 4 chapitres : Oxydoréduction et électrochimie (21 % des questions), Machines thermiques et systèmes ouverts (16 %, partie I), Thermodynamique chimique et équilibres (16 %) et Changements d'état du corps pur (15 %). Plus ponctuellement : Atomistique, liaisons et cristallographie, Premier et second principes de la thermodynamique, Cinétique chimique et Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation.

Peut-on travailler le sujet Banque PT Physique B PT 2025 dès la première année (PTSI) ?

En partie : 26 questions sur 58 (45 %) ne demandent que le programme de PTSI. Blocs abordables : la sous-partie A (Q1 à Q5). Avec les autres programmes de première année : 31 en MPSI, 28 en PCSI, 24 en MP2I, 26 en TSI1 et 33 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Banque PT Physique B PT 2025 ?

Environ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Banque PT Physique B PT 2025 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q24 (partie II) (premier principe industriel).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Banque PT Physique B PT 2025 ?

Questions de cours : Q1 (partie I) (machine frigorifique), Q11 (partie II) (diagramme de phase), Q12 (partie II) (potentiel chimique), Q21 (partie II) (premier principe industriel), Q1 (numéro atomique), Q2 (composition du noyau), Q13 (relation de van 't hoff), Q21 (électron de valence)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q4 (partie I) (diagramme des frigoristes), Q6 (partie I) (titre en vapeur), Q7 (partie I) (premier principe industriel), Q8 (partie I) (premier principe industriel), Q9 (partie I) (coefficient de performance), Q4 (maille cristalline), Q5 (paramètre de maille), Q6 (diagramme potentiel-ph)….

Où gagner des points facilement dans le sujet Banque PT Physique B PT 2025 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (50 sur 58), par exemple : Q1 (partie I) à Q3 (partie I), Q5 (partie I) à Q17 (partie II), Q19 (partie II) à Q22 (partie II), Q26 (partie II) à Q3, Q5 à Q15 et Q17 à Q31. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q18 (partie II), Q23 (partie II) à Q25 (partie II) et Q16.

Quelle valeur de X_as utiliser à la question Q26 (partie II) ?

La valeur X_{as}(27\text{ }^\circ\text{C}) \approx 23\text{ g}\cdot\text{kg}^{-1} déterminée à la question Q18 (partie II). Bien que l'air saturé soit à T_s = 17\text{ }^\circ\text{C}, aucune valeur de pression de vapeur saturante n'est fournie à cette température dans l'énoncé.

Quel réactif oxydé considérer lors de l'attaque en Q10 ?

Le solide \mathrm{U(OH)_4(s)} et non l'ion libre \mathrm{U^{4+}(aq)}. L'énoncé indique que le minerai solide contient \mathrm{U(OH)_4(s)} : faire intervenir l'ion aqueux ferait omettre la dissolution du précipité et fausserait la constante d'équilibre.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.