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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie MP 2025

Le synchrotron SOLEIL et la batterie au plomb

Le sujet en bref

Sujet moyen · Cinématique et dynamique du point, Oxydoréduction et électrochimie, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide · 15 incontournables · 24 questions de première année
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Ce sujet aborde deux applications technologiques majeures sous l'angle de la physique et de la chimie. Le premier problème explore les aspects théoriques et pratiques du synchrotron SOLEIL : guidage et focalisation relativiste des paquets d'électrons, émission du rayonnement dipolaire puis synchrotron, et analyse spectrale par spectrométrie à transformée de Fourier sur un interféromètre de Michelson. Le second problème, orienté chimie et électrochimie, analyse de façon très complète le fonctionnement, la thermodynamique et la cinétique d'une batterie d'accumulateurs au plomb (cristallographie, équilibres en solution sulfurique concentrée, exploitation des courbes intensité-potentiel, énergie massique).

D'une difficulté modérée mais couvrant un spectre disciplinaire étendu, cette épreuve constitue une excellente synthèse de révision pour consolider les fondamentaux de deuxième année : ordre de grandeur relativiste, magnétostatique locale, propagation radiative, interférences à deux ondes et électrochimie des générateurs.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 8,89/20)
Temps estimé
≈ 2 h 50 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

15 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

39 questions rapides et accessibles
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Rapides et accessibles (39) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    La partie 2 sur la batterie au plomb (Q31 à Q44) est entièrement indépendante des parties I à V sur le synchrotron SOLEIL (Q1 à Q30). Il est tout à fait possible de commencer l'épreuve par cette partie de chimie.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

44 questions
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Partie I : Généralités

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : potentiel électrostatique, énergie potentielle électrostatique

Rappeler la relation qui lie le champ électrostatique au potentiel électrostatique . En déduire l'énergie potentielle électrostatique de l'électron en fonction de et de .

Voir l'indice

Utiliser la relation locale gradient reliant champ et potentiel, puis intégrer le travail élémentaire de la force électrostatique pour obtenir l'énergie potentielle.

Voir la réponse courte

On utilise \vec{E} = -\vec{\nabla} V d'où pour une charge -e l'énergie potentielle électrostatique E_p = -e V à une constante près.

Voir le corrigé complet

Le champ électrostatique \vec{E} dérive du potentiel électrostatique V selon la relation locale :

\boxed{\vec{E} = -\vec{\mathrm{grad}}\,V}

Dans le cas unidirectionnel le long de l'axe Ox où \vec{E} = E \vec{e}_x, cette relation devient :

E = -\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}

Un électron portant une charge électrique q = -e, la force électrostatique subie s'écrit :

\vec{F} = q \vec{E} = (-e)(-\vec{\mathrm{grad}}\,V) = e\,\vec{\mathrm{grad}}\,V

Cette force dérive d'une énergie potentielle électrostatique E_p définie par \vec{F} = -\vec{\mathrm{grad}}\,E_p, ce qui conduit à :

-\vec{\mathrm{grad}}\,E_p = -q\,\vec{\mathrm{grad}}\,V \implies E_p = qV + \text{cte}

En choisissant l'origine des potentiels telle que la constante soit nulle, l'énergie potentielle électrostatique de l'électron est :

\boxed{E_p = -e V}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : différence de potentiel, théorème de l'énergie cinétique

Calculer la différence de potentiel nécessaire pour obtenir une énergie cinétique finale . Justifier.

Voir l'indice

Appliquer le théorème de l'énergie cinétique à un électron initialement au repos sous la différence de potentiel \Delta V = V_f - V_i.

Voir la réponse courte

D'après le théorème de l'énergie cinétique, \Delta E_c = -e(V_i - V_f) = 1,0\text{ keV}, soit une ddp d'accélération U = 1,0\text{ kV}.

Voir le corrigé complet

Considérons un électron (charge q = -e, masse m_e), initialement au repos (v_i = 0), se déplaçant d'un point initial au potentiel V_i vers un point final au potentiel V_f.

La force électrostatique conservative étant la seule force travaillant sur la trajectoire, l'énergie mécanique de l'électron est conservée :

\Delta E_m = \Delta E_c + \Delta E_p = 0

D'après la question précédente, E_p = -e V, d'où :

(E_c - 0) + (-e V_f - (-e V_i)) = 0 \implies E_c = e(V_f - V_i)

La différence de potentiel accélératrice nécessaire s'exprime ainsi :

\Delta V = V_f - V_i = \frac{E_c}{e}

Par définition de l'électron-volt, 1\text{ eV} = e \times 1\text{ V}, ce qui donne directement :

\Delta V = \frac{1,0\cdot 10^3\text{ eV}}{e} = 1,0\cdot 10^3\text{ V}

En respectant la consigne d'un seul chiffre significatif :

\boxed{\Delta V = V_f - V_i = 1\text{ kV}}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : vitesse relativiste, énergie cinétique

Dans la zone nommée Linac du synchrotron SOLEIL (figure 1), les électrons sont accélérés jusqu'à une énergie cinétique . Vérifier que leur vitesse ne peut plus alors être calculée à l'aide de la forme de l'énergie cinétique utilisée en mécanique classique.

Voir l'indice

Calculer la vitesse formelle par la relation classique E_c = \frac{1}{2}m_e v^2 et la comparer à la vitesse de la lumière dans le vide c.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse théorique v d'un électron à partir de la formule classique de l'énergie cinétique E_c = \frac{1}{2}m_e v^2.
  2. Réaliser l'application numérique et comparer v à la vitesse de la lumière dans le vide c, ou comparer directement E_c à l'énergie de masse m_e c^2.
  3. Conclure sur l'invalidation du cadre classique.
Voir la réponse courte

Le calcul classique v = \sqrt{2E_c/m_e} donne une vitesse largement supérieure à c, ce qui est impossible et impose un traitement relativiste.

Voir le corrigé complet

En mécanique classique, l'énergie cinétique d'une particule de masse m_e animée d'une vitesse v s'exprime selon :

E_c = \frac{1}{2}m_e v^2

ce qui conduirait à une vitesse :

v = \sqrt{\frac{2E_c}{m_e}} = c\sqrt{\frac{2E_c}{m_e c^2}}

D'après les données de l'énoncé, l'énergie de masse de l'électron vaut :

m_e c^2 = 5,1\cdot 10^2\text{ keV} \approx 0,51\text{ MeV}

Pour E_c = 100\text{ MeV}, le calcul classique donne :

\frac{v}{c} = \sqrt{\frac{2 \times 100}{0,51}} \approx \sqrt{392} \approx 20

soit une vitesse calculée avec un seul chiffre significatif :

\boxed{v \approx 6\cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \times 10 = 6\cdot 10^9\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 2\cdot 10^1\,c}

Ce résultat est physiquement impossible, car la vitesse d'une particule matérielle ne peut pas dépasser la vitesse de la lumière dans le vide c. L'approximation non relativiste n'est valide que si E_c \ll m_e c^2 (soit v \ll c), or ici E_c \approx 200\,m_e c^2 \gg m_e c^2. La vitesse ne peut donc plus être calculée à l'aide de la mécanique classique.

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : facteur de lorentz, énergie cinétique

Les électrons étant relativistes, leur énergie cinétique s'écrit :

où est le facteur de Lorentz de l'électron. Calculer ce facteur.

Voir l'indice

Isoler directement le facteur de Lorentz \gamma dans la relation relativiste fournie liant E_c, \gamma et l'énergie de masse m_e c^2.

Voir la réponse courte

On isole \gamma = 1 + E_c/(m_e c^2) et on trouve \gamma \approx 196 pour E_c = 100\text{ MeV}.

Voir le corrigé complet

À partir de l'expression relativiste de l'énergie cinétique :

E_c = (\gamma - 1)\,m_e c^2

on isole le facteur de Lorentz \gamma :

\gamma = 1 + \frac{E_c}{m_e c^2}

D'après les données de l'énoncé, pour les électrons en sortie du Linac :

  • E_c = 100\text{ MeV} = 1,0\cdot 10^5\text{ keV} ;
  • m_e c^2 = 5,1\cdot 10^2\text{ keV} \approx 0,51\text{ MeV}.

On calcule le rapport :

\frac{E_c}{m_e c^2} = \frac{100}{0,51} \approx 196

d'où :

\gamma = 1 + 196 = 197

En respectant la consigne d'arrondi à un seul chiffre significatif :

\boxed{\gamma \approx 2\cdot 10^2}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : intensité du courant, débit de charge

L'intensité du courant circulant dans l'anneau de stockage, assimilé à un cercle de rayon , vaut à un instant donné . Exprimer, puis calculer le nombre d'électrons constituant le faisceau.

Voir l'indice

Relier l'intensité moyenne au débit de charge par tour de l'anneau, en exprimant la période de révolution à la vitesse quasi-luminique c.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la période de révolution T d'un électron circulant à une vitesse quasi-égale à c sur la trajectoire circulaire de rayon R.
  2. Relier l'intensité i du courant à la charge totale Q = N e traversant une section de l'anneau pendant une durée T.
  3. En déduire l'expression littérale de N, puis mener l'application numérique avec un seul chiffre significatif.
Voir la réponse courte

Le temps de parcours vaut T = 2\pi R/c, d'où la charge totale Q = i T = N e et N = 2\pi R i / (e c) \approx 3,2\cdot 10^{12} électrons.

Voir le corrigé complet

Les électrons se déplacent à une vitesse assimilable à celle de la lumière dans le vide (v \approx c). La période de rotation d'un électron sur l'anneau de rayon R est :

T = \frac{2\pi R}{c}

Pendant une période T, la totalité des N électrons du faisceau, portant chacun la charge -e, traverse une section donnée de l'anneau. La charge en valeur absolue ayant circulé est Q = N e.

L'intensité du courant s'exprime ainsi par :

i = \frac{Q}{T} = \frac{N e c}{2\pi R}

On en déduit l'expression du nombre d'électrons N constituant le faisceau :

\boxed{N = \frac{2\pi R \, i}{e \, c}}

Application numérique avec les données :

  • R = 57\text{ m} ;
  • i = 0,43\text{ A} ;
  • e = 1,6\cdot 10^{-19}\text{ C} ;
  • c = 3,0\cdot 10^{8}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.
N = \frac{2\pi \times 57 \times 0,43}{1,6\cdot 10^{-19} \times 3,0\cdot 10^{8}} \approx \frac{1,5\cdot 10^{2}}{4,8\cdot 10^{-11}} \approx 3,2\cdot 10^{12}

En arrondissant à un seul chiffre significatif conformément aux consignes :

\boxed{N \approx 3\cdot 10^{12}}

Résultat

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : gaz parfait, densité particulaire

Le vide dans l'anneau de stockage n'est pas parfait ; il subsiste principalement du dihydrogène, sous une pression . En utilisant un modèle connu, calculer la densité particulaire du gaz résiduel à .

Voir l'indice

Appliquer l'équation d'état des gaz parfaits sous sa forme microscopique P = n\,k_B T = n \frac{R}{N_A} T pour déterminer la densité numérique n.

Voir la stratégie
  1. Identifier le modèle adapté aux très faibles pressions : le modèle du gaz parfait.
  2. Relier la pression P et la température T à la densité particulaire volumique n via l'équation d'état des gaz parfaits et la constante d'Avogadro N_A.
  3. Convertir la pression en pascals et effectuer l'application numérique avec un seul chiffre significatif.
Voir la réponse courte

Loi des gaz parfaits P = n k_B T, d'où n = P / (k_B T) \approx 1,5\cdot 10^{13}\text{ m}^{-3}.

Voir le corrigé complet

Sous une pression résiduelle extrêmement faible (P = 6\cdot 10^{-13}\text{ bar} \ll 1\text{ bar}), les interactions intermoléculaires à distance sont tout à fait négligeables : le dihydrogène résiduel est décrit par le modèle du gaz parfait.

L'équation d'état du gaz parfait s'écrit pour un volume V contenant N_{\text{gaz}} molécules :

P V = \frac{N_{\text{gaz}}}{N_A} R T

La densité volumique de molécules n = \frac{N_{\text{gaz}}}{V} s'en déduit directement :

n = \frac{P N_A}{R T}

Avec P = 6\cdot 10^{-13}\text{ bar} = 6\cdot 10^{-8}\text{ Pa}, T = 298\text{ K}, R = 8,3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} et N_A = 6,0\cdot 10^{23}\text{ mol}^{-1} :

\begin{aligned} n &= \frac{6\cdot 10^{-8} \times 6,0\cdot 10^{23}}{8,3 \times 298} \\ &\approx \frac{3,6\cdot 10^{16}}{2,5\cdot 10^3} \\ &\approx 1,4\cdot 10^{13}\text{ m}^{-3} \end{aligned}

En arrondissant à un chiffre significatif selon la consigne :

\boxed{n \approx 1\cdot 10^{13}\text{ m}^{-3}}

Résultat

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : section efficace, analyse dimensionnelle

Justifier dimensionnellement le nom de « section efficace » donné au coefficient .

Voir l'indice

Isoler dimensionnellement la grandeur \sigma à partir de l'équation aux dimensions appliquée à la relation différentielle dN = -\sigma\,n\,N\,dx.

Voir la réponse courte

Le produit \sigma n a la dimension de l'inverse d'une longueur, donc \sigma a la dimension d'une surface, justifiant le terme de section efficace.

Voir le corrigé complet

L'expression régissant la variation élémentaire du nombre d'électrons s'écrit :

\mathrm{d}N = -\sigma \cdot n \cdot N \cdot \mathrm{d}x

Effectuons une analyse dimensionnelle des différentes grandeurs :

  • N et \mathrm{d}N sont des nombres de particules, donc sans dimension : [N] = [\mathrm{d}N] = 1 ;
  • n est une densité particulaire volumique (nombre de particules par unité de volume) : [n] = \mathrm{L}^{-3} ;
  • \mathrm{d}x est une longueur de parcours : [\mathrm{d}x] = \mathrm{L}.

On en déduit la dimension de \sigma :

[\sigma] = \frac{[\mathrm{d}N]}{[n] \cdot [N] \cdot [\mathrm{d}x]} = \frac{1}{\mathrm{L}^{-3} \cdot 1 \cdot \mathrm{L}} = \mathrm{L}^2
\boxed{[\sigma] = \mathrm{L}^2}

Le coefficient \sigma est donc homogène à une surface (ou aire d'une section transversale), ce qui justifie pleinement l'appellation de « section » efficace.

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : temps caractéristique, libre parcour moyen

En raison de ces chocs, le faisceau a une durée de vie , définie comme la durée pour laquelle le nombre d'électrons a diminué de 37

Voir l'indice

Poser la vitesse dx/dt \approx c pour obtenir une équation différentielle temporelle en N(t), puis intégrer pour une atténuation de 37% (N(\tau) = 0{,}63\,N_0).

Voir la stratégie
  1. Relier la distance parcourue \mathrm{d}x par un électron pendant une durée \mathrm{d}t à sa vitesse assimilée à celle de la lumière (v \approx c).
  2. Établir puis intégrer l'équation différentielle régissant l'évolution du nombre d'électrons N(t).
  3. Appliquer la condition de définition de \tau (N diminue de 37\,\%) pour exprimer \tau.
Voir la réponse courte

La fréquence de collision est \nu = n \sigma c, ce qui donne une durée caractéristique de décroissance exponentielle \tau = 1/(n \sigma c).

Voir le corrigé complet

Dans l'anneau de stockage, la vitesse des électrons ultra-relativistes est assimilable à la vitesse de la lumière dans le vide (v \approx c). Pendant un intervalle de temps \mathrm{d}t, chaque électron parcourt une distance :

\mathrm{d}x = c\,\mathrm{d}t

En injectant cette relation dans la loi donnée par l'énoncé, la variation du nombre d'électrons pendant \mathrm{d}t s'écrit :

\mathrm{d}N = -\sigma\,n\,N\,c\,\mathrm{d}t

Soit l'équation différentielle du premier ordre :

\frac{\mathrm{d}N}{\mathrm{d}t} + \sigma n c\,N = 0

Sachant qu'à t = 0 le faisceau comporte N(0) électrons, l'intégration donne immédiatement :

N(t) = N(0)\,\exp(-\sigma n c\,t)

Par définition, au bout de la durée de vie \tau, le nombre d'électrons a diminué de 37\,\%, il en reste donc 63\,\% :

N(\tau) = (1 - 0{,}37)\,N(0) = 0{,}63\,N(0)

On en déduit :

\begin{aligned} \exp(-\sigma n c\,\tau) &= 0{,}63 \\ -\sigma n c\,\tau &= \ln(0{,}63) \end{aligned}

D'où l'expression de la durée de vie \tau :

\boxed{\tau = -\frac{\ln(0{,}63)}{\sigma n c}}

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : durée de vie, faisceau de particules

On considère dans le synchrotron. Calculer la durée de vie du faisceau. On donne . Expliquer comment l'intensité du faisceau peut rester constante.

Voir l'indice

Effectuer l'application numérique directe de \tau, puis penser au procédé d'injection périodique de paquets d'électrons (mode top-up).

Voir la stratégie
  1. Convertir la section efficace \sigma en unités du système international (\mathrm{m}^2).
  2. Utiliser l'expression obtenue à la question Q8 avec la densité volumique n déterminée à la question Q6 pour calculer \tau.
  3. Expliquer le maintien du courant par une injection périodique ou continue d'électrons (« mode top-up ») compensant les pertes.
Voir la réponse courte

On calcule \tau = 1/(n\sigma c) \approx 11\text{ h} ; l'intensité reste constante grâce à des réinjections régulières d'électrons (« top-up »).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q8, la durée de vie du faisceau s'exprime par :

\tau = \frac{0{,}46}{\sigma \, n \, c}

Convertissons la section efficace dans le système international :

\sigma = 2{,}0 \cdot 10^{-23}\text{ cm}^2 = 2{,}0 \cdot 10^{-27}\text{ m}^2

En reprenant la densité particulaire du gaz résiduel calculée à la question Q6 (n \approx 1{,}5 \cdot 10^{13}\text{ m}^{-3}) et la célérité de la lumière c = 3{,}0 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

\begin{aligned} \tau &= \frac{0{,}46}{2{,}0 \cdot 10^{-27} \times 1{,}5 \cdot 10^{13} \times 3{,}0 \cdot 10^8} \\ &= \frac{0{,}46}{9{,}0 \cdot 10^{-6}} \approx 5{,}1 \cdot 10^4\text{ s} \end{aligned}

Avec un seul chiffre significatif :

\boxed{\tau \approx 5 \cdot 10^4\text{ s}} \quad (\text{soit environ } 14\text{ h})

Bien que des électrons soient progressivement perdus lors des collisions avec le gaz résiduel, l'intensité du faisceau peut être maintenue constante en réalisant des réinjections régulières (ou continues, fonctionnement dit en mode top-up) d'électrons accélérés par la chaîne préliminaire (Linac puis Booster) directement dans l'anneau de stockage.

Résultat

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Partie II : Éléments magnétiques

Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : sonde à effet hall, mesure de champ magnétique

Expliquer comment on peut mesurer un champ magnétique au laboratoire.

Voir l'indice

Mentionner une sonde à effet Hall (teslamètre) ou une bobine exploratrice associée à un intégrateur de flux (sonde inductive).

Voir la stratégie
  1. Présenter l'instrument le plus couramment utilisé en laboratoire de travaux pratiques pour la mesure d'un champ magnétique continu : le teslamètre à sonde à effet Hall.
  2. Expliciter brièvement son principe physique (déviation des porteurs par la force de Lorentz et apparition d'une tension transverse).
  3. Mentionner une méthode alternative classique fondée sur l'induction électromagnétique (bobine exploratrice).
Voir la réponse courte

On utilise un teslamètre muni d'une sonde à effet Hall, ou bien une bobine exploratrice mesurant la fem induite.

Voir le corrigé complet

Au laboratoire, la mesure d'un champ magnétique s'effectue principalement à l'aide d'un teslamètre équipé d'une sonde à effet Hall :

  • Principe de l'effet Hall : un courant électrique d'intensité I traverse un barreau conducteur ou semi-conducteur. En présence d'un champ magnétique \vec{B} perpendiculaire au courant, les porteurs de charge subissent la composante magnétique de la force de Lorentz :

    \vec{F}_m = q\,\vec{v} \wedge \vec{B}

    Cette déviation transversale crée une accumulation de charges sur les faces latérales, générant un champ électrostatique transverse dit « de Hall » \vec{E}_H. À l'équilibre, la tension de Hall U_H ainsi créée est directement proportionnelle à la composante normale du champ magnétique :

    \boxed{U_H = K_H \, I \, B_{\perp}}

    où K_H est une constante dépendant de la géométrie et du matériau de la sonde. La mesure de la tension électrique U_H donne ainsi directement accès à la valeur de B_{\perp}.

D'autres méthodes peuvent également être employées :

  • La bobine exploratrice (ou sonde fluxmétrique) : pour un champ variable (ou en faisant tourner/déplaçant rapidement une petite bobine dans un champ stationnaire), la variation de flux magnétique induit une force électromotrice selon la loi de Faraday e(t) = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}. L'intégration du signal à l'aide d'un fluxmètre ou d'un oscilloscope permet de remonter à l'amplitude du champ.
  • La résonance magnétique nucléaire (RMN) : méthode métrologique de très haute précision reliant la pulsation de précession des spins nucléaires au champ magnétique par la relation de Larmor \omega_0 = \gamma_N B.

Résultat

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : force de lorentz, rayon de courbure

On considère un électron non relativiste pénétrant avec une vitesse , avec , dans une zone où règne le champ magnétique . En admettant que la trajectoire est circulaire de rayon , montrer que :

où est la norme de la quantité de mouvement de l'électron. Exprimer la pulsation de rotation de l'électron sur sa trajectoire.

Voir l'indice

Projeter la deuxième loi de Newton sur la normale de Frenet pour identifier le rayon de courbure et la pulsation angulaire \omega_B = v_0 / R_B.

Voir la réponse courte

Le PFD donne une accélération centripète m v_0^2/R_B = e v_0 B_0, soit B_0 = p/(e R_B) et \omega_B = v_0/R_B = e B_0/m.

Voir le corrigé complet

On étudie le mouvement d'un électron (masse m_e, charge q = -e) dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. L'électron est soumis à la seule force de Lorentz :

\vec{F}_L = -e\,\vec{v}\wedge\vec{B}

le poids étant totalement négligeable devant cette force magnétique.

La puissance développée par la force magnétique est nulle à tout instant :

\mathcal{P} = \vec{F}_L \cdot \vec{v} = -e\,(\vec{v}\wedge\vec{B})\cdot\vec{v} = 0

D'après le théorème de l'énergie cinétique, l'énergie cinétique de l'électron est constante, et sa vitesse a donc une norme constante égale à sa vitesse initiale : v = v_0. Il en est de même pour la norme de sa quantité de mouvement :

p = m_e v_0 = \text{cte}

Puisque la trajectoire est circulaire de rayon R_B parcourue à la vitesse constante v_0, le vecteur accélération dans la base de Frenet (\vec{u}_T, \vec{u}_N) est purement centripète :

\vec{a} = \frac{v_0^2}{R_B}\,\vec{u}_N

Par ailleurs, la vitesse étant orthogonale au champ magnétique (\vec{v} \perp \vec{B} car la vitesse initiale est selon \vec{e}_z et le champ selon \vec{e}_y), la force de Lorentz est contenue dans le plan de trajectoire et sa norme s'écrit :

\|\vec{F}_L\| = |-e|\,\|\vec{v}\wedge\vec{B}\| = e\,v_0 B_0

La relation fondamentale de la dynamique appliquée à l'électron et projetée sur l'axe normal \vec{u}_N donne :

m_e \frac{v_0^2}{R_B} = e\,v_0 B_0 \iff m_e v_0 = e B_0 R_B

En identifiant p = m_e v_0, on obtient la relation demandée :

\boxed{B_0 = \frac{p}{e R_B}}

Pour un mouvement circulaire uniforme de rayon R_B à la vitesse v_0, la pulsation de rotation \omega_B (aussi appelée pulsation cyclotron) s'exprime par \omega_B = \frac{v_0}{R_B}. En utilisant v_0 = \frac{e B_0 R_B}{m_e}, on en déduit :

\boxed{\omega_B = \frac{e B_0}{m_e}}

Résultat

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : force de lorentz, trajectoire circulaire

La relation (1) reste valable dans le cadre de la relativité restreinte, avec une norme de la quantité de mouvement voisine de . Calculer la valeur du champ magnétique permettant d'obtenir un rayon pour la trajectoire. On rappelle que dans l'anneau de stockage .

Voir l'indice

Remplacer l'impulsion p par E_c / c dans l'expression de B_0 et convertir soigneusement l'énergie cinétique en joules.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ magnétique B_0 en remplaçant la quantité de mouvement p \approx \dfrac{E_c}{c} dans la relation (1) établie à la question Q11.
  2. Exprimer E_c en joules (ou utiliser directement le fait que E_c / e correspond à la valeur numérique de l'énergie en électron-volts) pour simplifier le calcul numérique.
  3. Effectuer l'application numérique et arrondir à un chiffre significatif, conformément à la consigne générale.
Voir la réponse courte

Avec p \approx E_c/c, on obtient B_0 = E_c / (e c R_B) \approx 1,7\text{ T}.

Voir le corrigé complet

D'après la relation (1) de la question Q11, le champ magnétique nécessaire pour courber la trajectoire selon un rayon R_B s'écrit :

B_0 = \frac{p}{e R_B}

En utilisant l'approximation ultrarelativiste p \approx \dfrac{E_c}{c}, il vient :

B_0 \approx \frac{E_c}{e c R_B}

Puisque E_c = 2{,}7\text{ GeV} = 2{,}7 \cdot 10^9\text{ eV} = 2{,}7 \cdot 10^9 \times e\text{ J}, le facteur e se simplifie :

\begin{aligned} B_0 &\approx \frac{2{,}7 \cdot 10^9 \times e}{e \times c \times R_B} = \frac{2{,}7 \cdot 10^9}{c R_B} \end{aligned}

Application numérique avec c = 3{,}0 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et R_B = 5{,}4\text{ m} :

\begin{aligned} B_0 &= \frac{2{,}7 \cdot 10^9}{3{,}0 \cdot 10^8 \times 5{,}4} = \frac{2{,}7 \cdot 10^9}{16{,}2 \cdot 10^8} = \frac{27}{16{,}2} = \frac{5}{3}\text{ T} \approx 1{,}7\text{ T} \end{aligned}

Avec un seul chiffre significatif demandé :

\boxed{B_0 = 2\text{ T}}

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : symétrie du champ magnétique, invariance

Expliquer pourquoi le champ en un point du plan de la figure 2b est contenu dans ce plan. Donner la direction et le sens du champ au voisinage de l'origine : • sur l'axe ; • sur l'axe . Donner la valeur du champ à l'origine des coordonnées. On justifiera les réponses.

Voir l'indice

Utiliser les symétries et anti-symétries des nappes de courant, la règle de la main droite sur chaque bobine et l'annulation par compensation à l'origine.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature géométrique du plan xOy (symétrie ou antisymétrie) vis-à-vis de la distribution de courants pour en déduire l'orientation de \vec{B} dans ce plan.
  2. Utiliser les plans de symétrie xOz et yOz pour déterminer la direction du champ sur les axes Ox et Oy, puis déterminer son sens à l'aide de la règle de la main droite appliquée aux bobines de la figure 2b.
  3. Conclure sur la valeur du champ en O par intersection de ces propriétés ou par compensation des contributions des bobines.
Voir la réponse courte

Les plans contenant les pôles fixent les symétries ; le champ est nul à l'origine par antisymétrie des composantes.

Voir le corrigé complet

1. Champ contenu dans le plan xOy

Les axes des quatre bobines sont situés dans le plan xOy. Les spires de chaque bobine sont coupées orthogonalement par ce plan. La réflexion par rapport au plan xOy inverse le sens de circulation du courant dans chaque spire : le plan xOy est donc un plan d'antisymétrie pour la distribution de courant \vec{\jmath}.

Le champ magnétique \vec{B} étant un champ de pseudo-vecteurs, en tout point M d'un plan d'antisymétrie des sources, le champ magnétique est contenu dans ce plan :

\forall M \in xOy, \quad B_z(M) = 0 \iff \vec{B}(M) \in xOy

2. Direction et sens du champ au voisinage de l'origine

  • Sur l'axe Ox (y=0) : Le plan xOz est un plan de symétrie pour la distribution de courant (les bobines supérieures et inférieures ont des courants symétriques). En tout point de ce plan, le champ magnétique est orthogonal au plan de symétrie. Le champ \vec{B} est donc purement selon \vec{e}_y (vertical) :

    \vec{B}(x, 0, 0) = B_y(x) \, \vec{e}_y

    D'après le sens des courants indiqué sur la figure 2b (règle de la main droite) :

    • pour x > 0, les bobines créent un pôle Nord en bas à droite et un pôle Sud en haut à droite : le champ est dirigé vers le haut, dans le sens de +\vec{e}_y ;
    • pour x < 0, le pôle Nord est en haut à gauche et le pôle Sud en bas à gauche : le champ est dirigé vers le bas, dans le sens de -\vec{e}_y.
  • Sur l'axe Oy (x=0) : Le plan yOz est également un plan de symétrie pour la distribution de courant. En tout point de ce plan, le champ magnétique est orthogonal au plan, c'est-à-dire purement selon \vec{e}_x (horizontal) :

    \vec{B}(0, y, 0) = B_x(y) \, \vec{e}_x

    D'après le sens des courants :

    • pour y > 0, les lignes de champ vont du pôle Nord (en haut à gauche) vers le pôle Sud (en haut à droite) : le champ est dirigé vers la droite, dans le sens de +\vec{e}_x ;
    • pour y < 0, les lignes vont du pôle Nord (en bas à droite) vers le pôle Sud (en bas à gauche) : le champ est dirigé vers la gauche, dans le sens de -\vec{e}_x.

3. Valeur du champ à l'origine

L'origine O(0,0,0) appartient simultanément à l'axe Ox et à l'axe Oy. Le champ en O doit ainsi être à la fois colinéaire à \vec{e}_y et à \vec{e}_x. Les vecteurs \vec{e}_x et \vec{e}_y étant orthogonaux, le champ magnétique est nécessairement nul en O :

\boxed{\vec{B}(O) = \vec{0}}

Physiquement, les champs créés au centre par les quatre bobines identiques, disposées de façon symétrique, se compensent exactement deux à deux.

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : équation de maxwell-thomson, théorème d'ampère local

Rappeler les deux équations locales vérifiées par le champ magnétique en régime stationnaire et montrer que le champ proposé vérifie ces équations. Donner la valeur de .

Voir l'indice

Écrire la nullité de la divergence et du rotationnel du champ magnétique dans le vide stationnaire, puis évaluer le champ en (0,0,0) pour fixer K'.

Voir la réponse courte

\text{div}\,\vec{B} = 0 et \vec{\text{rot}}\,\vec{B} = \vec{0} dans le vide de courant ; la divergence nulle impose K' = K.

Voir le corrigé complet

Au voisinage de l'axe, dans l'espace vide où circule le faisceau d'électrons, la densité volumique de courant est nulle (\vec{\jmath} = \vec{0}). En régime stationnaire, le champ magnétique vérifie les deux équations locales suivantes :

  • l'équation de Maxwell-Thomson (conservation du flux magnétique) :

    \mathrm{div}\,\vec{B} = 0
  • le théorème d'Ampère sous forme locale (Maxwell-Ampère stationnaire hors sources) :

    \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \vec{\jmath} = \vec{0}

Testons le champ magnétique proposé \vec{B} = (K y + K')\,\vec{e}_x + (K x + K')\,\vec{e}_y :

  • Divergence :

    \begin{aligned} \mathrm{div}\,\vec{B} &= \frac{\partial B_x}{\partial x} + \frac{\partial B_y}{\partial y} + \frac{\partial B_z}{\partial z} \\ &= \frac{\partial}{\partial x}(K y + K') + \frac{\partial}{\partial y}(K x + K') + 0 = 0 \end{aligned}
  • Rotationnel : le champ étant bidimensionnel et indépendant de z, ses composantes selon \vec{e}_x et \vec{e}_y sont nulles. Sa composante selon \vec{e}_z vaut :

    \begin{aligned} (\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B})_z &= \frac{\partial B_y}{\partial x} - \frac{\partial B_x}{\partial y} \\ &= \frac{\partial}{\partial x}(K x + K') - \frac{\partial}{\partial y}(K y + K') \\ &= K - K = 0 \end{aligned}

    soit \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \vec{0}.

Le champ proposé vérifie donc bien les deux équations fondamentales de la magnétostatique dans le vide.

Valeur de K' :
À l'origine du repère, l'expression du champ donne :

\vec{B}(O) = K'\,\vec{e}_x + K'\,\vec{e}_y

Or, d'après les symétries établies à la question Q13, le champ magnétique est nul à l'origine : \vec{B}(O) = \vec{0}. On en déduit :

\boxed{K' = 0}

Le champ quadrupolaire s'écrit donc au voisinage de l'axe :

\vec{B} = K\left(y\,\vec{e}_x + x\,\vec{e}_y\right)

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : force de lorentz, focalisation

On suppose . On considère un faisceau d'électrons de vitesse avec , possédant une faible extension autour de l'origine. Sur un schéma, dessiner le champ magnétique et la force exercée sur un électron aux points et (figure 2b). En déduire que le faisceau est refocalisé au voisinage de l'origine grâce au quadrupôle.

Voir l'indice

Calculer la force magnétique de Lorentz \vec{F}_m = -e\,\vec{v}\wedge\vec{B} aux points A et B et observer le sens de rappel vers l'axe central.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ magnétique \vec{B} aux points A et B à partir de l'expression établie en Q14 avec K'=0.
  2. Calculer la force de Lorentz magnétique \vec{F}_m = -e\,\vec{v}\wedge\vec{B} subie par un électron en chacun de ces points.
  3. Réaliser le schéma dans le plan (xOy) et conclure sur le caractère focalisant selon l'axe Oy.
Voir la réponse courte

La force de Lorentz \vec{F} = -e\,\vec{v}\wedge\vec{B} est dirigée vers l'origine selon l'axe Oy, ramenant les électrons vers l'axe.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q14, le champ magnétique dans le quadrupôle s'écrit :

\vec{B}(x,y) = K y\,\vec{e}_x + K x\,\vec{e}_y \quad \text{avec } K > 0.

1. Champ et force au point A\left(0, \frac{\Delta y}{2}, 0\right) :

\begin{aligned} \vec{B}(A) &= K \frac{\Delta y}{2}\,\vec{e}_x \quad (\text{selon } +\vec{e}_x) \\ \vec{F}_m(A) &= -e\,\vec{v}\wedge\vec{B}(A) = -e\,(v_0 \vec{e}_z) \wedge \left(K \frac{\Delta y}{2}\,\vec{e}_x\right) \end{aligned}

Comme \vec{e}_z \wedge \vec{e}_x = \vec{e}_y, on obtient :

\vec{F}_m(A) = -e v_0 K \frac{\Delta y}{2}\,\vec{e}_y

La force \vec{F}_m(A) est dirigée selon -\vec{e}_y, c'est-à-dire vers l'origine O.

2. Champ et force au point B\left(0, -\frac{\Delta y}{2}, 0\right) :

\begin{aligned} \vec{B}(B) &= -K \frac{\Delta y}{2}\,\vec{e}_x \quad (\text{selon } -\vec{e}_x) \\ \vec{F}_m(B) &= -e\,(v_0 \vec{e}_z) \wedge \left(-K \frac{\Delta y}{2}\,\vec{e}_x\right) = +e v_0 K \frac{\Delta y}{2}\,\vec{e}_y \end{aligned}

La force \vec{F}_m(B) est dirigée selon +\vec{e}_y, c'est-à-dire également vers l'origine O.

3. Conclusion sur la refocalisation :

Pour tout électron d'ordonnée y non nulle sur l'axe Oy, la force subie s'écrit :

\boxed{\vec{F}_m = -e v_0 K y\,\vec{e}_y}

Cette force est une force de rappel linéaire vers l'axe (Oz) (y = 0). Elle ramène les électrons écartés vers l'origine dans la direction Oy : le faisceau est donc refocalisé selon la direction verticale Oy.

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : doublet focalisant, force de lorentz

Montrer qu'un faisceau d'électrons possédant une extension autour de l'origine sera cette fois défocalisé. Expliquer comment on peut disposer deux quadrupôles successifs pour pallier cet inconvénient.

Voir l'indice

Calculer la composante selon Ox de la force pour un écart x et proposer une succession de deux quadrupôles tournés de 90^\circ (principe de focalisation forte).

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ magnétique sur l'axe Ox au voisinage de l'origine, puis en déduire la force de Lorentz subie par un électron présentant un écart x par rapport à l'axe.
  2. Analyser le signe de la force pour conclure au caractère défocalisant selon Ox.
  3. Utiliser l'analogie avec l'optique géométrique (doublet convergent-divergent) pour proposer une association de deux quadrupôles croisés réalisant une focalisation forte dans les deux directions transverses.
Voir la réponse courte

Selon Ox, la force de Lorentz s'éloigne de l'origine ; l'association de deux quadrupôles croisés permet une focalisation globale dans les deux directions (doublet de quadrupoles).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q14, le champ magnétique créé au voisinage de l'origine s'écrit :

\vec{B}(x, y) = K y\,\vec{e}_x + K x\,\vec{e}_y

avec K > 0. Pour un électron situé sur l'axe Ox en (x, 0, 0), le champ magnétique vaut :

\vec{B}(x, 0) = K x\,\vec{e}_y

Cet électron est animé d'une vitesse \vec{v} = v_0 \vec{e}_z (v_0 > 0) et porte la charge q = -e. La force magnétique subie s'exprime par la loi de Lorentz :

\begin{aligned} \vec{F}_m &= -e\,\vec{v} \times \vec{B} \\ &= -e\left(v_0 \vec{e}_z\right) \times \left(K x \vec{e}_y\right) \\ &= -e v_0 K x \left(\vec{e}_z \times \vec{e}_y\right) \end{aligned}

Sachant que \vec{e}_z \times \vec{e}_y = -\vec{e}_x, on obtient :

\boxed{\vec{F}_m = +e v_0 K x\,\vec{e}_x}

Puisque e > 0, v_0 > 0 et K > 0 :

  • si x > 0, la force est orientée selon +\vec{e}_x, ce qui pousse l'électron vers les x croissants ;
  • si x < 0, la force est orientée selon -\vec{e}_x, ce qui pousse l'électron vers les x décroissants.

Dans les deux cas, la force écarte l'électron de l'axe central x = 0 : elle n'est pas de rappel mais répulsive. Le faisceau subit donc bien un effet défocalisant selon la direction Ox.

Dispositif à deux quadrupôles successifs :

Pour pallier cet astigmatisme, on place à la suite un second quadrupôle tourné de 90° autour de l'axe de propagation Oz (ou alimenté par des courants inversés, ce qui revient à changer le signe du gradient : K \to -K).

  • Le premier quadrupôle est focalisant verticalement (Oy) et défocalisant horizontalement (Ox).
  • Le second quadrupôle est au contraire défocalisant verticalement (Oy) et focalisant horizontalement (Ox).

En séparant ces deux lentilles magnétiques d'une distance appropriée, on forme un doublet dit « FODO ». Par analogie avec la formule de Gullstrand en optique géométrique pour un doublet mince de vergences opposées +V_0 et -V_0 séparées par une distance D :

V_{\text{eq}} = V_1 + V_2 - D\,V_1 V_2 = V_0 - V_0 - D(-V_0^2) = D\,V_0^2 > 0

la convergence globale est positive dans les deux directions du plan transverse (Ox et Oy). Cette méthode, appelée focalisation forte (ou à gradient alterné), assure le confinement complet du faisceau d'électrons.

Résultat

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Partie III : Rayonnement

Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours

Notions : polarisation d'une onde, anisotropie

Le rayonnement synchrotron est anisotrope et polarisé. Définir ces 2 mots.

Voir l'indice

Définir l'anisotropie par une disparité directionnelle des propriétés de rayonnement, et la polarisation par une orientation déterminée du champ électrique au cours du temps.

Voir la réponse courte

Anisotrope : les propriétés d'émission dépendent de la direction spatiale. Polarisé : le champ électrique vibre selon une direction privilégiée dans le temps.

Voir le corrigé complet
  • Rayonnement anisotrope : un rayonnement est qualifié d'anisotrope si ses propriétés physiques (en particulier la puissance rayonnée par unité d'angle solide ou le vecteur de Poynting) dépendent de la direction d'observation dans l'espace, par opposition à une émission isotrope qui est identique dans toutes les directions.
  • Rayonnement polarisé : une onde électromagnétique est dite polarisée lorsque l'orientation de son champ électrique \vec{E} dans le plan d'onde transverse n'est pas aléatoire au cours du temps, mais suit une trajectoire géométrique déterministe (rectiligne, circulaire ou elliptique).
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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : dipôle oscillant, symétrie du champ électromagnétique

Justifier que les composantes , et sont nulles. Justifier ensuite que les composantes non nulles des champs émis ne dépendent pas de .

Voir l'indice

Exploiter les plans de symétrie méridienne contenant l'axe Oz et l'invariance par rotation azimutale autour de cet axe.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature du plan contenant le point d'observation M et l'axe Oz (plan méridien) pour les sources (\rho, \vec{\jmath}).
  2. Appliquer les règles de symétrie pour en déduire les directions permises pour le champ polaire \vec{E} et le champ axial \vec{B}.
  3. Exploiter la symétrie de révolution du problème autour de l'axe Oz pour établir l'invariance des composantes par rapport à la coordonnée \varphi.
Voir la réponse courte

Tout plan méridien est plan de symétrie pour la distribution dipolaire selon Oz, et l'invariance par rotation autour de Oz élimine la dépendance en \varphi.

Voir le corrigé complet

Soit un point d'observation M(r, \theta, \varphi). Notons \Pi_M le plan méridien passant par M et contenant l'axe Oz. Dans la base sphérique locale (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_\varphi), ce plan est engendré par les vecteurs \vec{e}_r et \vec{e}_\theta, tandis que le vecteur \vec{e}_\varphi lui est orthogonal :

\Pi_M = (M, \vec{e}_r, \vec{e}_\theta), \quad \vec{e}_\varphi \perp \Pi_M.

1. Propriétés de symétrie

  • La charge +e est fixe en O \in Oz.
  • L'électron de charge -e se déplace exclusivement le long de l'axe Oz, avec une vitesse \vec{v}(t) = \frac{\mathrm{d}\overrightarrow{OP}}{\mathrm{d}t} = -l\omega\sin(\omega t)\,\vec{e}_z.

Toutes les charges et tous les courants sont portés par l'axe Oz, qui est contenu dans le plan \Pi_M. La réflexion par rapport au plan \Pi_M laisse invariantes les positions des charges et ne modifie pas les vecteurs vitesses : \Pi_M est donc un plan de symétrie de la distribution de charges \rho et de la distribution de courants \vec{\jmath}.

D'après les propriétés de transformation des champs :

  • Le champ électrique \vec{E}, vecteur polaire, est contenu dans tout plan de symétrie de ses sources :

    \vec{E}(M) \in \Pi_M \implies \vec{E}(M) \cdot \vec{e}_\varphi = 0 \iff \boxed{E_\varphi = 0}
  • Le champ magnétique \vec{B}, vecteur axial (pseudovecteur), est orthogonal à tout plan de symétrie de ses sources :

    \vec{B}(M) \perp \Pi_M \implies \vec{B}(M) \parallel \vec{e}_\varphi \iff \boxed{B_r = 0 \quad \text{et} \quad B_\theta = 0}

2. Invariance par rotation La distribution de charges et de courants est strictement confinée sur l'axe Oz. Elle est donc invariante par toute rotation d'angle quelconque autour de l'axe Oz, c'est-à-dire par changement de l'angle azimutal \varphi \to \varphi + \delta\varphi.

Par invariance des sources, les composantes des champs projetées sur la base locale sphérique ne dépendent pas de l'angle \varphi :

\boxed{\frac{\partial E_r}{\partial \varphi} = 0, \quad \frac{\partial E_\theta}{\partial \varphi} = 0, \quad \frac{\partial B_\varphi}{\partial \varphi} = 0}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : moment dipolaire, dipôle oscillant

Exprimer l'accélération de l'électron. Définir le moment dipolaire associé à la distribution de charges et donner son amplitude en fonction de , et de .

Voir l'indice

Dériver deux fois le vecteur position \vec{\mathrm{OP}}(t) par rapport au temps, et relier le moment dipolaire \vec{p}(t) = -e\,\vec{\mathrm{OP}}(t) à l'accélération maximale.

Voir la réponse courte

On dérive deux fois la position pour \vec{a} = -\omega^2 \vec{r}, d'où le moment dipolaire oscillant \vec{p} = -e\vec{r} d'amplitude p_0 = e a / \omega^2.

Voir le corrigé complet

1. Expression de l'accélération de l'électron

Le vecteur position de l'électron au point P est donné par :

\vec{\mathrm{OP}}(t) = l\cos(\omega t)\,\vec{e}_z

En dérivant deux fois par rapport au temps t dans le référentiel d'étude, on obtient successivement la vitesse puis l'accélération de l'électron :

\begin{aligned} \vec{v}(t) &= \frac{\mathrm{d}\vec{\mathrm{OP}}}{\mathrm{d}t} = -l\omega\sin(\omega t)\,\vec{e}_z \\ \vec{a}(t) &= \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -l\omega^2\cos(\omega t)\,\vec{e}_z \end{aligned}
\boxed{\vec{a}(t) = -l\omega^2\cos(\omega t)\,\vec{e}_z = -\omega^2\,\vec{\mathrm{OP}}(t)}

2. Définition du moment dipolaire électrique

Par définition, le moment dipolaire électrique associé à une distribution discrète de charges \{q_i\} situées aux points M_i est :

\vec{p}(t) = \sum_i q_i\,\vec{\mathrm{OM}}_i

Pour le dipôle constitué de la charge fixe +e en O et de l'électron de charge -e en P, il vient :

\vec{p}(t) = (+e)\,\vec{0} + (-e)\,\vec{\mathrm{OP}}(t) = -e l\cos(\omega t)\,\vec{e}_z

En posant \vec{p}(t) = \vec{p}_0\cos(\omega t), le vecteur amplitude du moment dipolaire s'écrit :

\boxed{\vec{p}_0 = -e l\,\vec{e}_z}

3. Amplitude p_0 en fonction de e, \omega et a

L'amplitude du moment dipolaire est la norme de \vec{p}_0 :

p_0 = \|\vec{p}_0\| = e l

L'amplitude du module de l'accélération de l'électron vaut :

a = \|\vec{a}\|_{\max} = l\omega^2 \implies l = \frac{a}{\omega^2}

On en déduit l'expression de l'amplitude p_0 :

\boxed{p_0 = \frac{e a}{\omega^2}}

Résultat

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : zone de rayonnement, retard temporel

Définir la zone de rayonnement et justifier le terme apparaissant dans l'argument du cosinus.

Voir l'indice

Définir la zone de rayonnement par la condition de champ lointain r \gg \lambda, et interpréter r/c comme la durée de propagation de l'information électromagnétique.

Voir la réponse courte

Zone de rayonnement : r \gg \lambda. Le terme r/c rend compte du retard de propagation de l'onde à la vitesse c.

Voir le corrigé complet

1. Définition de la zone de rayonnement

Pour une distribution de charges localisée oscillant à la pulsation \omega, les échelles caractéristiques de longueur sont :

  • la dimension de la source, ici l ;
  • la longueur d'onde du rayonnement émis dans le vide, \lambda = \dfrac{2\pi c}{\omega} ;
  • la distance d'observation r = OM.

Dans le cadre de l'approximation dipolaire (l \ll \lambda), la zone de rayonnement (ou zone d'onde) est la région de l'espace située à grande distance de la source devant la longueur d'onde :

\boxed{r \gg \lambda}

Dans ce domaine, les composantes de rayonnement en 1/r prédominent largement devant les termes d'induction (en 1/r^2) et les termes quasi-statiques (en 1/r^3), ce qui permet à l'onde d'emporter de l'énergie à l'infini.

2. Justification du terme r/c

Les équations de Maxwell avec termes sources mènent à des équations de propagation (d'Alembert) à la célérité c. L'information électromagnétique émise en O ne se propage pas de façon instantanée, mais à la vitesse de la lumière dans le vide c.

Le signal observé au point M situé à la distance r à l'instant t a donc été émis par le dipôle à l'instant antérieur, dit instant retardé :

\boxed{t_{\text{ret}} = t - \frac{r}{c}}

Le dipôle source vibrant sinusoïdalement à la pulsation \omega selon \cos(\omega t), le champ propagé dépend naturellement de l'argument retardé \omega t_{\text{ret}} = \omega\left(t - \dfrac{r}{c}\right), caractéristique d'une onde sphérique divergente se propageant de la source vers l'infini.

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : onde localement plane, polarisation rectiligne

Montrer que l'onde a localement une structure d'onde plane. Qualifier la polarisation de l'onde. Vérifier l'homogénéité des champs.

Voir l'indice

Calculer \frac{\vec{e}_r \wedge \vec{E}}{c} pour retrouver \vec{B}, observer la direction fixe de vibration de \vec{E} et vérifier l'homogénéité physique des préfacteurs.

Voir la stratégie
  1. Pour la structure d'onde plane locale, vérifier la transversalité des champs par rapport à la direction radiale de propagation \vec{e}_r, puis établir la relation fondamentale \vec{B} = \frac{1}{c}\,\vec{e}_r \wedge \vec{E}.
  2. Qualifier la polarisation en observant la direction du vecteur champ électrique \vec{E} au cours du temps pour un point d'observation fixé.
  3. Vérifier l'homogénéité en exprimant \mu_0 à l'aide de la relation de Maxwell \varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1 et en comparant la dimension obtenue à celle du champ électrostatique créé par un dipôle.
Voir la réponse courte

\vec{B} = \vec{e}_r \wedge \vec{E}/c caractéristique d'une onde plane transverse ; \vec{E} reste colinéaire à \vec{e}_\theta, l'onde est polarisée rectilignement.

Voir le corrigé complet

1. Structure locale d'onde plane

La direction d'observation et de propagation de l'onde depuis l'origine est définie par le vecteur unitaire radial \vec{u} = \vec{e}_r. Les champs électrique et magnétique s'écrivent dans la base sphérique :

\begin{aligned} \vec{E} &= E_\theta(r,\theta,t)\,\vec{e}_\theta \\ \vec{B} &= B_\varphi(r,\theta,t)\,\vec{e}_\varphi = \frac{E_\theta(r,\theta,t)}{c}\,\vec{e}_\varphi \end{aligned}

On constate immédiatement que :

  • \vec{E} \cdot \vec{e}_r = 0 et \vec{B} \cdot \vec{e}_r = 0 : l'onde est transverse (les champs sont orthogonaux à la direction de propagation) ;
  • (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_\varphi) formant un trièdre orthonormé direct, on a \vec{e}_r \wedge \vec{e}_\theta = \vec{e}_\varphi, d'où :
\boxed{\vec{B} = \frac{\vec{e}_r \wedge \vec{E}}{c}}

Sur des distances caractéristiques très petites devant la distance à la source (\Delta r \ll r), l'amplitude en 1/r est quasi-uniforme et les surfaces d'onde sphériques sont localement assimilables à des plans d'onde : l'onde possède localement une structure d'onde plane progressive.

2. Polarisation de l'onde

En tout point M(r,\theta,\varphi) fixé, la direction du champ électrique \vec{E} reste constamment colinéaire au vecteur unitaire \vec{e}_\theta au cours du temps.

\boxed{\text{L'onde émise présente une polarisation rectiligne selon }\vec{e}_\theta.}

3. Vérification de l'homogénéité des champs

En utilisant la relation \mu_0 = \frac{1}{\varepsilon_0 c^2}, le préfacteur du champ électrique s'écrit :

\frac{\mu_0 p_0 \omega^2}{4\pi r} = \frac{p_0}{4\pi\varepsilon_0 r^3} \times \left(\frac{\omega r}{c}\right)^2

Or, d'après l'électrostatique, le champ créé par un dipôle électrique à une distance r est de la forme \frac{p_0}{4\pi\varepsilon_0 r^3}, ce qui a bien la dimension d'un champ électrique [E]. Le terme sans dimension \frac{\omega r}{c} = \frac{2\pi r}{\lambda} assure que :

\left[\frac{\mu_0 p_0 \omega^2}{4\pi r}\right] = [E]

Le champ \vec{E} est donc bien homogène à un champ électrique (en \mathrm{V\cdot m^{-1}}).

De plus, le champ magnétique vérifie B = \frac{E}{c}. Or, d'après la force de Lorentz \vec{F} = q(\vec{E} + \vec{v}\wedge\vec{B}), on a [E] = [v][B] = [c][B], de sorte que :

\left[\frac{E}{c}\right] = [B]

Le champ \vec{B} est donc bien homogène à un champ magnétique (en teslas, \mathrm{T}).

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : vecteur de poynting, indicatrice de rayonnement

Définir et exprimer le vecteur de Poynting associé à l'onde émise. Déterminer dans quelle direction la puissance surfacique émise est maximale et exprimer la norme de la valeur moyenne du vecteur de Poynting dans cette direction.

Voir l'indice

Calculer \vec{\Pi} = \frac{\vec{E}\wedge\vec{B}}{\mu_0}, moyenner sur une période temporelle le terme en \cos^2, et chercher la direction d'observation qui maximise \sin^2\theta.

Voir la réponse courte

\vec{\Pi} = (\vec{E}\wedge\vec{B})/\mu_0 ; la moyenne est maximale dans le plan équatorial \theta = \pi/2 avec \langle \Pi \rangle_{\max} = \frac{\mu_0 p_0^2 \omega^4}{32\pi^2 c r^2}.

Voir le corrigé complet

Le vecteur de Poynting \vec{\Pi} représente la densité surfacique de flux d'énergie (ou puissance surfacique) transportée par le champ électromagnétique. Il est défini par :

\vec{\Pi} = \frac{\vec{E} \wedge \vec{B}}{\mu_0}

En utilisant les expressions des champs \vec{E} = E_\theta\,\vec{e}_\theta et \vec{B} = B_\varphi\,\vec{e}_\varphi données dans l'énoncé, et sachant que \vec{e}_\theta \wedge \vec{e}_\varphi = \vec{e}_r, on obtient :

\begin{aligned} \vec{\Pi}(r,\theta,t) &= \frac{1}{\mu_0} \left[-\frac{\mu_0 p_0 \omega^2 \sin\theta}{4\pi r} \cos\left(\omega\left(t - \frac{r}{c}\right)\right)\right]\left[-\frac{\mu_0 p_0 \omega^2 \sin\theta}{4\pi r c} \cos\left(\omega\left(t - \frac{r}{c}\right)\right)\right]\vec{e}_r \\ &= \frac{\mu_0 p_0^2 \omega^4 \sin^2\theta}{16\pi^2 c r^2} \cos^2\left(\omega\left(t-\frac{r}{c}\right)\right)\vec{e}_r \end{aligned}

En utilisant la relation \mu_0 \varepsilon_0 c^2 = 1, ce vecteur s'écrit également :

\boxed{\vec{\Pi}(r,\theta,t) = \frac{p_0^2 \omega^4 \sin^2\theta}{16\pi^2 \varepsilon_0 c^3 r^2} \cos^2\left(\omega\left(t-\frac{r}{c}\right)\right)\vec{e}_r}

En prenant la moyenne temporelle, sachant que \langle\cos^2(\omega(t-r/c))\rangle = \frac{1}{2}, la puissance surfacique moyenne rayonnée s'écrit :

\langle \vec{\Pi} \rangle = \frac{\mu_0 p_0^2 \omega^4 \sin^2\theta}{32\pi^2 c r^2}\,\vec{e}_r = \frac{p_0^2 \omega^4 \sin^2\theta}{32\pi^2 \varepsilon_0 c^3 r^2}\,\vec{e}_r

La dépendance angulaire est régie par le terme \sin^2\theta, qui est maximal pour \sin\theta = 1, soit :

\boxed{\theta = \frac{\pi}{2}}

La puissance surfacique émise est donc maximale dans le plan équatorial xOy, perpendiculaire à l'axe d'oscillation du dipôle Oz.

En utilisant la relation p_0 \omega^2 = e a issue de la question Q19, la norme de la valeur moyenne du vecteur de Poynting dans cette direction vaut :

\boxed{\|\langle\vec{\Pi}\rangle_{\max}\| = \frac{\mu_0 p_0^2 \omega^4}{32\pi^2 c r^2} = \frac{e^2 a^2}{32\pi^2 \varepsilon_0 c^3 r^2}}

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : rayonnement synchrotron, indicatrice de rayonnement

Donner la direction dans laquelle la puissance surfacique moyenne émise est maximale. Comparer alors qualitativement la valeur maximale de la norme de la moyenne du vecteur de Poynting dans le cas du rayonnement synchrotron et dans le cas du rayonnement dipolaire électrique. Commenter.

Voir l'indice

Trouver l'angle \theta qui minimise le dénominateur (1 - (v/c)\cos\theta), puis comparer l'amplification d'un facteur d'ordre \gamma^8 au rayonnement dipolaire classique.

Voir la stratégie
  1. Identifier la valeur de l'angle \theta qui maximise la norme de \langle \vec{\pi}_{\text{relat}} \rangle à partir de l'expression donnée par l'énoncé.
  2. Comparer la valeur maximale obtenue à celle du dipôle oscillant établie à la question Q22, en exploitant le caractère ultrarelativiste de l'électron (v \approx c).
  3. Commenter la morphologie de l'émission (effet phare relativiste) et son intérêt pour les applications de rayonnement synchrotron.
Voir la réponse courte

Le rayonnement dipolaire émet perpendiculairement à l'accélération, alors que le rayonnement synchrotron relativiste est fortement rabattu vers l'avant dans le sens de la vitesse.

Voir le corrigé complet

La norme de la puissance surfacique moyenne émise par l'électron relativiste s'écrit :

\|\langle \vec{\pi}_{\text{relat}} \rangle\| = \frac{e^2 a^2}{32\pi^2 \varepsilon_0 c^3 r^2} \, \frac{1}{\left(1 - \frac{v}{c}\cos\theta\right)^4}

Comme 0 < v < c, la quantité 1 - \frac{v}{c}\cos\theta est strictement positive et atteint son minimum absolu lorsque \cos\theta = 1, soit pour \theta = 0.

La puissance surfacique moyenne émise est donc maximale dans la direction :

\boxed{\theta = 0 \quad \text{(vers l'avant, parallèlement au vecteur vitesse } \vec{v} \text{ de l'électron)}}

Comparaison qualitative des maxima :

  • Pour le dipôle électrique oscillant non relativiste (question Q22) :

    \|\langle \vec{\Pi}_{\text{dip}} \rangle\|_{\max} = \frac{e^2 a^2}{32\pi^2 \varepsilon_0 c^3 r^2} \quad \text{pour } \theta = \frac{\pi}{2}
  • Pour le rayonnement synchrotron relativiste :

    \|\langle \vec{\pi}_{\text{relat}} \rangle\|_{\max} = \frac{e^2 a^2}{32\pi^2 \varepsilon_0 c^3 r^2} \, \frac{1}{\left(1 - \frac{v}{c}\right)^4} \quad \text{pour } \theta = 0

Pour un électron ultrarelativiste (v \approx c), on a :

1 - \frac{v}{c} = \frac{1 - \frac{v^2}{c^2}}{1 + \frac{v}{c}} \approx \frac{1}{2\gamma^2} \ll 1

ce qui conduit à :

\frac{1}{\left(1 - \frac{v}{c}\right)^4} \approx 16 \gamma^8 \gg 1

La puissance surfacique maximale du rayonnement synchrotron est donc considérablement plus grande que celle du rayonnement dipolaire classique :

\boxed{\|\langle \vec{\pi}_{\text{relat}} \rangle\|_{\max} \gg \|\langle \vec{\Pi}_{\text{dip}} \rangle\|_{\max}}

Commentaire :

  • Effet phare relativiste : alors que le rayonnement dipolaire non relativiste n'émet rien le long de son axe et rayonne de manière diffuse selon un tore d'ouverture maximale à \pi/2, les effets de relativité restreinte rabattent l'énergie vers l'avant dans un cône extrêmement étroit d'ouverture angulaire \Delta\theta \sim 1/\gamma pointé dans la direction du mouvement.
  • Brillance exceptionnelle : l'amplification gigantesque de la densité de flux (en \gamma^8) explique l'extraordinaire brillance des sources lumineuses synchrotron, idéales pour sonder la matière à l'échelle atomique.

Résultat

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Partie IV : Directivité du rayonnement synchrotron

Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : composition des vitesses, cinématique

On suppose que la règle de composition des vitesses est la règle de composition galiléenne. Exprimer et représenter la vitesse (par rapport à ) de la particule émise dans à la vitesse avec l'angle (figure 4). En déduire l'angle formé par avec l'axe en fonction de et de . Donner la proportion des particules émises dans le cône de demi-angle par rapport à .

Voir l'indice

Ajouter vectoriellement \vec{v} à \vec{v}_p, projeter sur les axes pour exprimer \tan\theta' et exploiter l'isotropie dans le demi-plan avant de \mathcal{R}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi galiléenne d'addition des vitesses pour exprimer la vitesse \vec{v}_p' dans \mathcal{R}' à partir de la vitesse d'entraînement \vec{v} = v\,\vec{e}_x et de la vitesse relative \vec{v}_p.
  2. Représenter cette composition vectorielle dans le plan (xOy) et déterminer l'angle \theta' par trigonométrie.
  3. Associer le domaine angulaire [-\pi/2, \pi/2] du référentiel lié à l'électron \mathcal{R} au cône d'ouverture [-\theta', \theta'] dans le référentiel du laboratoire \mathcal{R}'.
Voir la réponse courte

Par composition galiléenne, \tan\theta' = v_p / v, et les particules émises dans le demi-espace avant représentent la moitié du rayonnement.

Voir le corrigé complet

1. Expression et représentation de la vitesse \vec{v}_p'

Dans le référentiel \mathcal{R} lié à l'électron, une particule émise avec l'angle \theta = \pi/2 par rapport à l'axe Ox a pour vecteur vitesse :

\vec{v}_p = v_p\,\vec{e}_y

La loi de composition galiléenne des vitesses donne la vitesse \vec{v}_p' de la particule dans \mathcal{R}' (le référentiel \mathcal{R} se déplaçant à la vitesse \vec{v} = v\,\vec{e}_x par rapport à \mathcal{R}') :

\vec{v}_p' = \vec{v}_p + \vec{v}

Soit :

\boxed{\vec{v}_p' = v\,\vec{e}_x + v_p\,\vec{e}_y}

2. Détermination de l'angle \theta'

D'après le triangle rectangle formé par les composantes de \vec{v}_p', l'angle \theta' formé par \vec{v}_p' avec l'axe Ox vérifie :

\tan\theta' = \frac{v_p}{v}

Comme \theta' \in [0, \pi/2], on en déduit :

\boxed{\theta' = \arctan\left(\frac{v_p}{v}\right)}

3. Proportion des particules émises dans le cône de demi-angle \theta'

Dans le référentiel \mathcal{R}, l'émission est isotrope dans le plan (xOy). Les particules émises dans le demi-espace x > 0 correspondent à l'intervalle angulaire :

\theta \in \left[-\frac{\pi}{2}, \, +\frac{\pi}{2}\right]

ce qui représente exactement la moitié (50\%) de l'ensemble des particules émises.

Les deux bornes \theta = -\pi/2 et \theta = +\pi/2 correspondent respectivement, dans le référentiel \mathcal{R}', à des vitesses faisant des angles -\theta' et +\theta' avec l'axe Ox.

La transformation étant monotone, toutes les particules émises vers l'avant (x > 0) dans \mathcal{R} sont confinées dans le cône de demi-angle \theta' autour de l'axe Ox dans \mathcal{R}'.

La proportion de particules émises dans ce cône est donc :

\boxed{\frac{1}{2} \quad (50\,\%)}

Résultat

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : relativité restreinte, vitesse de la lumière

Le calcul précédent permet de comprendre qualitativement l'anisotropie du rayonnement lorsque les particules émises sont des photons, mais ne peut être exact. Expliquer pourquoi.

Voir l'indice

Rappeler le postulat fondamental d'invariance de la vitesse de la lumière c dans tout référentiel galiléen, en contradiction avec la cinématique galiléenne.

Voir la réponse courte

La vitesse des photons est invariante par changement de référentiel galiléen (c), contredisant la loi de composition galiléenne des vitesses.

Voir le corrigé complet

Le raisonnement précédent ne peut pas être exact pour deux raisons physiques fondamentales :

  1. Invariance de la vitesse de la lumière : si les particules émises sont des photons, leur vitesse dans le référentiel propre \mathcal{R} vaut v_p = c. La composition galiléenne appliquée à la question précédente conduirait à une vitesse dans \mathcal{R}' de norme :

    \|\vec{v}_p'\| = \sqrt{v^2 + c^2} > c

    ce qui contredit le postulat d'Einstein imposant l'invariance de la vitesse de la lumière dans le vide dans tout référentiel galiléen (\|\vec{v}_p'\| = c).

  2. Régime relativiste : l'électron circule dans le synchrotron à une vitesse v très proche de celle de la lumière (v \approx c et \gamma \gg 1). La cinématique galiléenne est hors de son domaine de validité ; il est impératif d'utiliser les transformations de Lorentz pour la composition des vitesses.
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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : facteur de lorentz, cône d'émission

En déduire que pour un électron ultrarelativiste du synchrotron, le demi-angle à l'intérieur duquel est émis la moitié du rayonnement est tel que . Calculer pour . Conclure.

Voir l'indice

Calculer les composantes de la vitesse du photon émis à \pi/2 avec les formules de Lorentz, approcher \tan\theta' par \theta' et substituer la valeur de \gamma.

Voir la stratégie
  1. Appliquer les lois de transformation relativiste des vitesses à un photon émis à la vitesse c à angle droit (\theta = \pi/2) dans le référentiel propre \mathcal{R} de l'électron.
  2. Exprimer \tan\theta' dans le référentiel du laboratoire \mathcal{R}', puis utiliser l'approximation ultrarelativiste v \approx c et \theta' \ll 1.
  3. Effectuer l'application numérique avec un seul chiffre significatif et commenter l'extrême directivité du rayonnement émis.
Voir la réponse courte

La formule relativiste donne \tan\theta' \approx 1/\gamma \ll 1, soit \theta' \approx 20\,\mu\text{rad} : le faisceau émis est extrêmement directif vers l'avant.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel \mathcal{R} lié à l'électron, la moitié des particules (photons) est émise dans le demi-espace x > 0, c'est-à-dire pour des angles \theta \in [-\pi/2, \, \pi/2]. Les photons marquant la frontière de ce domaine sont émis à la vitesse c avec un angle \theta = \pm \pi/2, soit :

v_{p\parallel} = c\cos(\pm\pi/2) = 0 \quad \text{et} \quad v_{p\perp} = c\sin(\pm\pi/2) = \pm c.

D'après les formules de transformation des vitesses de la relativité restreinte fournies :

\begin{aligned} v_{p\parallel}' &= \frac{v_{p\parallel} + v}{1 + \frac{v\,v_{p\parallel}}{c^2}} = v \\ v_{p\perp}' &= \frac{v_{p\perp}}{\gamma\left(1 + \frac{v\,v_{p\parallel}}{c^2}\right)} = \pm \frac{c}{\gamma}. \end{aligned}

L'angle \theta' formé par la vitesse \vec{v}_p' avec l'axe Ox dans le référentiel \mathcal{R}' vérifie :

\tan\theta' = \frac{|v_{p\perp}'|}{v_{p\parallel}'} = \frac{c}{\gamma v}.

Pour un électron ultrarelativiste, la vitesse est très proche de celle de la lumière (v \approx c), d'où :

\tan\theta' \approx \frac{1}{\gamma}.

Comme \gamma \gg 1, on a \theta' \ll 1, ce qui permet d'utiliser l'approximation des petits angles \tan\theta' \approx \theta' :

\boxed{\theta' \approx \frac{1}{\gamma}}

Application numérique : Pour \gamma = 5{,}0\cdot 10^4 :

\theta' \approx \frac{1}{5{,}0\cdot 10^4} = 2\cdot 10^{-5}\text{ rad}.
\boxed{\theta' \approx 2\cdot 10^{-5}\text{ rad}}

Conclusion : La moitié de l'énergie rayonnée est concentrée dans un cône d'ouverture angulaire extrêmement étroite (\theta' \approx 20\ \mu\text{rad}) centré sur la direction instantanée de la vitesse de l'électron. Ce phénomène, appelé « effet de phare relativiste », confère au rayonnement synchrotron une directivité et une brillance exceptionnelles, très recherchées pour l'analyse structurale de la matière.

Résultat

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Partie V : Principe de la spectrométrie d'absorption

Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé

Notions : interféromètre de michelson, lame d'air

Faire un schéma du dispositif, faisant apparaître les principaux éléments constitutifs de l'interféromètre, la source collimatée, le dispositif en sortie, ainsi que les rayons lumineux traversant l'interféromètre.

Voir l'indice

Représenter la source avec collimateur, la séparatrice à 45°, les deux miroirs plans perpendiculaires, la lentille de sortie et le détecteur en son foyer.

Voir la stratégie

Pour réaliser le schéma complet demandé par l'énoncé :

  1. Représenter la source collimatée produisant un faisceau de rayons parallèles (source ponctuelle au foyer objet d'une lentille de collimation L_c).
  2. Représenter l'interféromètre de Michelson constitué de la lame séparatrice semi-réfléchissante (Sp), d'une lame compensatrice (C) identique pour égaliser les chemins optiques dans le verre, ainsi que des deux miroirs plans M_1 et M_2. Pour une configuration en lame d'air, le miroir M_1 et l'image M'_2 de M_2 par la séparatrice sont rigoureusement parallèles.
  3. Représenter le dispositif de détection en sortie : une lentille convergente L focalisant le faisceau émergent sur une photodiode placée en son foyer image F'.
  4. Tracer la marche des rayons lumineux illustrant la division d'amplitude et la recombinaison.
Voir la réponse courte

Schéma classique du Michelson en lame d'air : séparatrice, miroirs M_1 et M_2, lentille de focalisation et détecteur en sortie.

Voir le corrigé complet

Le schéma du montage expérimental est représenté ci-dessous :

Les éléments essentiels du dispositif sont :

  • La source collimatée : une source ponctuelle placée au foyer d'une lentille convergente L_c fournissant un faisceau de rayons parallèles en incidence normale sur l'interféromètre.
  • L'interféromètre de Michelson en lame d'air : constitué de la séparatrice (Sp), d'une compensatrice (C) et des miroirs plans M_1 et M_2. L'orthogonalité des miroirs assure le parallélisme entre le miroir fixe M_1 et l'image M'_2 du miroir mobile M_2, délimitant une lame d'air d'épaisseur variable d.
  • Le système de détection : une lentille convergente L de foyer image F' sur l'axe optique émergent, au niveau duquel est disposée la photodiode mesurant le signal s = K I(F').
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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : interféromètre de michelson, formule de fresnel

Rappeler l'expression de l'intensité en en fonction de l'épaisseur de la lame d'air équivalente, de la longueur d'onde et de l'intensité maximale en . L'indice de réfraction de l'air est confondu avec celui du vide. Préciser quelle propriété de l'interféromètre permet d'obtenir un contraste maximal.

Voir l'indice

Rappeler la formule des interférences à deux ondes en incidence normale pour une lame d'épaisseur d, et justifier la condition d'équipartition d'amplitude (séparatrice 50/50).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la différence de marche en incidence normale pour une lame d'air d'épaisseur d, puis le déphasage associé.
  2. En déduire l'intensité lumineuse résultante en fonction de I_{\max}, d et \lambda_m.
  3. Identifier la condition sur les intensités des deux ondes interférant pour que le facteur de visibilité (ou contraste) soit maximal, et la propriété correspondante de la lame séparatrice.
Voir la réponse courte

I(F') = I_{\max} \cos^2(\pi \delta / \lambda_m) avec \delta = 2d sous incidence normale ; le contraste est maximal si la séparatrice est sans pertes à 50/50.

Voir le corrigé complet

L'interféromètre de Michelson est réglé en lame d'air d'épaisseur d, avec un indice de l'air n = 1, et éclairé en incidence normale (i = 0). Les deux faisceaux émergents interfèrent au foyer image F' de la lentille. La différence de marche géométrique entre les deux trajets s'écrit :

\delta = 2 d \cos i = 2 d

Le déphasage associé entre les deux ondes à la longueur d'onde \lambda_m est donc :

\Delta\varphi = \frac{2\pi}{\lambda_m}\delta = \frac{4\pi d}{\lambda_m}

À deux ondes cohérentes de même amplitude, la formule de Fresnel donne l'intensité en F' :

\boxed{I(F') = \frac{I_{\max}}{2}\left[ 1 + \cos\left(\frac{4\pi d}{\lambda_m}\right) \right] = I_{\max}\cos^2\left(\frac{2\pi d}{\lambda_m}\right)}

où I_{\max} est l'intensité maximale observée lorsque l'interférence est totalement constructive.

Le contraste (ou facteur de visibilité) des franges est défini par :

C = \frac{I_{\max} - I_{\min}}{I_{\max} + I_{\min}} = \frac{2\sqrt{I_1 I_2}}{I_1 + I_2}

Ce contraste est maximal (C = 1, avec I_{\min} = 0) lorsque les deux ondes qui interfèrent ont la même intensité (I_1 = I_2).

La propriété de l'interféromètre qui permet d'assurer cette égalité est l'utilisation d'une lame séparatrice semi-réfléchissante (ou équilibrée), c'est-à-dire présentant des facteurs de réflexion et de transmission énergétiques égaux :

\boxed{R = T = \frac{1}{2}}

associée à des miroirs identiques (R_1 = R_2).

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Démarche expérimentale

Notions : interférogramme, incertitude-type

L'épaisseur augmente avec le temps à vitesse constante à partir du contact optique, soit . Le signal , appelé interférogramme, est donné figure 5. En déduire la longueur d'onde et estimer son incertitude-type.

Voir l'indice

Mesurer la pseudo-période temporelle T sur l'enregistrement pour en déduire la longueur d'onde via \lambda_m = 2\,v_0 T, puis évaluer l'incertitude de lecture.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le signal temporel s(t) à partir de l'expression de l'intensité I(t) établie à la question Q28, et en déduire la relation liant la période temporelle T du signal à la vitesse v_0 et à la longueur d'onde \lambda_m.
  2. Déterminer la période temporelle T par lecture graphique sur la figure 5 en comptant un nombre élevé d'oscillations afin de minimiser l'incertitude de lecture.
  3. Calculer la longueur d'onde \lambda_m et évaluer son incertitude-type u(\lambda_m) par une méthode de type B sur le repérage temporel.
Voir la réponse courte

La période temporelle vérifie T = \lambda_m / (2v_0) ; lecture sur plusieurs arches pour réduire l'incertitude-type sur \lambda_m.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q28, l'intensité en sortie s'écrit :

I(t) = \frac{I_{\max}}{2}\left[1 + \cos\left(\frac{4\pi d(t)}{\lambda_m}\right)\right]

Avec la loi d'avancement du miroir d(t) = v_0 t, le signal s(t) = K I(t) délivré par la photodiode est purement sinusoïdal de pulsation temporelle \omega_t = \frac{4\pi v_0}{\lambda_m}. Sa période temporelle T vérifie donc :

\omega_t T = 2\pi \iff \frac{4\pi v_0 T}{\lambda_m} = 2\pi \iff \lambda_m = 2 v_0 T

Lecture graphique de la période T : Sur la figure 5, le signal commence à un maximum à t = 0\text{ s} (contact optique). En comptant le nombre d'oscillations, on observe que le 13^{\text{e}} pic coïncide très précisément avec la graduation t = 5{,}0\text{ s} (on compte également environ 21 périodes à t \approx 8{,}1\text{ s}). Pour un ensemble de N = 13 périodes sur une durée \Delta t = 5{,}0\text{ s} :

T = \frac{\Delta t}{N} = \frac{5{,}0}{13} \approx 0{,}385\text{ s}

Calcul de la longueur d'onde :

\lambda_m = 2 v_0 T = 2 \times 7{,}0\cdot 10^{-7} \times 0{,}385 \approx 5{,}39\cdot 10^{-7}\text{ m}

En respectant la consigne générale d'arrondi à un seul chiffre significatif :

\boxed{\lambda_m \approx 5\cdot 10^{-7}\text{ m} = 5\cdot 10^2\text{ nm}}

Estimation de l'incertitude-type : L'incertitude dominante provient de la lecture du temps \Delta t sur le graphique. On estime la demi-étendue de lecture à \Delta(\Delta t) \approx 0{,}1\text{ s}. En modélisant cette incertitude de lecture par une loi uniforme de demi-largeur 0{,}1\text{ s} :

u(\Delta t) = \frac{0{,}1}{\sqrt{3}} \approx 0{,}06\text{ s} \implies u(T) = \frac{u(\Delta t)}{N} = \frac{0{,}06}{13} \approx 4{,}6\cdot 10^{-3}\text{ s}

En négligeant l'incertitude sur la valeur tabulée de v_0, la relation de propagation donne :

u(\lambda_m) = 2 v_0\, u(T) = \lambda_m\,\frac{u(\Delta t)}{\Delta t} \approx 5{,}4\cdot 10^{-7} \times \frac{0{,}06}{5{,}0} \approx 6\cdot 10^{-9}\text{ m} \approx 1\cdot 10^{-8}\text{ m}
\boxed{u(\lambda_m) \approx 1\cdot 10^{-8}\text{ m} = 10\text{ nm}}

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : longueur de cohérence, largeur spectrale

Déduire de l'interférogramme de la figure 6b une estimation de la longueur de cohérence de la source, puis de la largeur spectrale de la source. On rappelle la relation entre le temps de cohérence et la largeur en fréquence de la source :

Dans le cas général, une opération mathématique informatisée permet de déterminer le spectre à partir de l'interférogramme.

Voir l'indice

Déterminer le temps de disparition des franges sur l'interférogramme pour estimer la longueur de cohérence L_c = 2\,v_0 \Delta t, puis en déduire \Delta\lambda \approx \lambda_m^2 / L_c.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la différence de marche \delta(t) introduite par la lame d'air en incidence normale en fonction du déplacement du miroir mobile : \delta(t) = 2d(t) = 2v_0 t.
  2. Estimer sur l'interférogramme (figure 6b) le temps t_c au bout duquel le contraste devient quasi nul (ou chute significativement), afin d'en déduire la longueur de cohérence L_c = \delta(t_c) = 2v_0 t_c.
  3. Utiliser la relation d'incertitude temps-fréquence \Delta\nu \cdot \tau_c \approx 1 et différentier \nu = c/\lambda pour relier L_c = c\tau_c à la largeur spectrale \Delta\lambda.
Voir la réponse courte

La disparition des franges donne la longueur de cohérence L_c = 2\Delta d, d'où \Delta\lambda \approx \lambda_m^2 / L_c par transformée de Fourier.

Voir le corrigé complet

Dans l'interféromètre de Michelson réglé en lame d'air d'épaisseur d(t) sous incidence normale, la différence de marche entre les deux bras est :

\delta(t) = 2d(t) = 2v_0 t

Les interférences se brouillent (le contraste s'annule) lorsque la différence de marche atteint la longueur de cohérence de la source, soit \delta(t_c) = L_c.

Sur l'interférogramme de la figure 6b, l'amplitude de modulation du signal s(t) décroît progressivement jusqu'à devenir quasi nulle pour un temps t_c \approx 50\text{ s} (une estimation à mi-hauteur conduirait à t \approx 30\text{ s}). Retenons t_c \approx 50\text{ s} :

L_c = 2 v_0 t_c

Avec v_0 = 7,0\cdot 10^{-7}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et t_c \approx 50\text{ s} :

L_c \approx 2 \times (7,0\cdot 10^{-7}) \times 50 = 7,0\cdot 10^{-5}\text{ m}

Avec un seul chiffre significatif :

\boxed{L_c \approx 7\cdot 10^{-5}\text{ m} = 70\ \mu\text{m}}

Par définition de la longueur de cohérence, le temps de cohérence de l'onde lumineuse est \tau_c = \frac{L_c}{c}. La relation de cohérence temporelle fournie s'écrit alors :

\Delta\nu \approx \frac{1}{\tau_c} = \frac{c}{L_c}

Comme \nu = \frac{c}{\lambda}, une différentiation donne au premier ordre :

|\Delta\nu| \approx \frac{c}{\lambda_m^2} \Delta\lambda

On en déduit l'expression de la largeur spectrale :

\Delta\lambda \approx \frac{\lambda_m^2}{L_c}

D'après la question Q29, la longueur d'onde moyenne vaut \lambda_m \approx 5\cdot 10^{-7}\text{ m}. L'application numérique donne :

\Delta\lambda \approx \frac{(5\cdot 10^{-7})^2}{7\cdot 10^{-5}} = \frac{25\cdot 10^{-14}}{7\cdot 10^{-5}} \approx 4\cdot 10^{-9}\text{ m}
\boxed{\Delta\lambda \approx 4\text{ nm}}

Résultat

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Partie 2 : la batterie au plomb

Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : composition de l'atome, nucléon

Préciser la composition d'un atome de plomb .

Voir l'indice

Identifier le nombre de protons à partir du numéro atomique Z, de neutrons par A-Z et d'électrons pour l'atome neutre.

Voir la réponse courte

Z = 82 protons, 82 électrons et A - Z = 207 - 82 = 125 neutrons.

Voir le corrigé complet

D'après la notation usuelle {}_{Z}^{A}\text{X} d'un nucléide :

  • le numéro atomique Z = 82 représente le nombre de protons dans le noyau ;
  • le nombre de masse A = 207 représente le nombre total de nucléons (protons et neutrons). Le nombre de neutrons N dans le noyau vaut donc :

    N = A - Z = 207 - 82 = 125\text{ neutrons}
  • un atome étant électriquement neutre, son cortège électronique contient autant d'électrons que le noyau contient de protons, soit 82 électrons.

L'atome de plomb {}_{82}^{207}\text{Pb} est donc constitué de :

\boxed{82\text{ protons},\quad 125\text{ neutrons}\quad \text{et}\quad 82\text{ électrons}.}

Résultat

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : isotope, masse molaire atomique

Les quatre isotopes stables du plomb , , et , sont présents dans la nature dans des proportions respectives de , , et . Définir le mot isotope. Donner les équations permettant de calculer les pourcentages et . On ne cherchera pas à déterminer et .

Voir l'indice

Définir des isotopes par un même Z mais des nombres de masse A différents, puis écrire la somme des abondances et le barycentre des masses molaires.

Voir la réponse courte

Des isotopes ont même numéro atomique mais des nombres de masse différents ; on écrit x + y + 22 + 52 = 100 et la moyenne pondérée pour M(\text{Pb}).

Voir le corrigé complet

1. Définition du terme isotope

Des isotopes sont des atomes (ou nucléides) possédant le même numéro atomique Z (même nombre de protons dans leur noyau, donc appartenant au même élément chimique), mais un nombre de masse A différent (ce qui correspond à un nombre de neutrons N = A - Z différent).

2. Équations régissant les proportions x et y

Deux relations indépendantes permettent de déterminer les abondances isotopiques x et y :

  1. Conservation de l'abondance totale : La somme des pourcentages des quatre isotopes stables doit être égale à 100\,\% :

    x + y + 22 + 52 = 100

    ce qui donne :

    x + y = 26 \tag{1}
  2. Masse molaire atomique moyenne : La masse molaire atomique moyenne naturelle du plomb, fournie dans les données (M(\text{Pb}) = 207{,}2\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}), est la moyenne des masses molaires de chaque isotope pondérée par leur abondance relative :

    M(\text{Pb}) = \frac{x}{100}\,M({}^{204}\text{Pb}) + \frac{y}{100}\,M({}^{206}\text{Pb}) + \frac{22}{100}\,M({}^{207}\text{Pb}) + \frac{52}{100}\,M({}^{208}\text{Pb})

    En approximant la masse molaire de chaque isotope par son nombre de masse (en \text{g}\cdot\text{mol}^{-1}), il vient :

    \frac{204\,x + 206\,y + 207 \times 22 + 208 \times 52}{100} = M(\text{Pb}) \tag{2}

Le système d'équations permettant de déterminer x et y s'écrit donc :

\boxed{\left\{ \begin{aligned} & x + y = 26 \\ & 204\,x + 206\,y + 15\,370 = 100 \times M(\text{Pb}) = 20\,720 \end{aligned} \right.}

Résultat

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Application numérique
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : cubique à faces centrées, masse volumique

Le plomb cristallise dans le système cubique à faces centrées (CFC), avec un paramètre de maille . Faire un schéma de la maille conventionnelle et calculer la masse volumique moyenne du plomb.

Voir l'indice

Tracer la maille CFC, déterminer la population Z=4 atomes par maille, puis appliquer \rho = \frac{Z\,M}{N_A\,a^3}.

Voir la réponse courte

Maille CFC avec 4 atomes par maille : \rho = \frac{4 M(\text{Pb})}{N_A a^3} \approx 1,1\cdot 10^4\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}.

Voir le corrigé complet

Dans une maille conventionnelle cubique à faces centrées (CFC), les atomes de plomb occupent :

  • les 8 sommets du cube, chacun étant partagé par 8 mailles adjacentes ;
  • les centres des 6 faces du cube, chacun étant partagé par 2 mailles adjacentes.

Le nombre d'atomes appartenant en propre à la maille (multiplicité) vaut :

Z = 8 \times \frac{1}{8} + 6 \times \frac{1}{2} = 1 + 3 = 4

La masse volumique moyenne \rho du plomb s'exprime par le quotient de la masse des atomes de la maille par le volume V = a^3 de celle-ci :

\rho = \frac{Z\,M(\text{Pb})}{N_A\,a^3}

Application numérique :

  • Z = 4
  • M(\text{Pb}) = 207{,}2\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 0{,}2072\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}
  • N_A = 6{,}0\cdot 10^{23}\text{ mol}^{-1}
  • a = 5{,}0\cdot 10^2\text{ pm} = 5{,}0\cdot 10^{-10}\text{ m}
\begin{aligned} a^3 &= (5{,}0\cdot 10^{-10})^3 = 1{,}25\cdot 10^{-28}\text{ m}^3 \\ \rho &= \frac{4 \times 0{,}2072}{6{,}0\cdot 10^{23} \times 1{,}25\cdot 10^{-28}} = \frac{0{,}8288}{7{,}5\cdot 10^{-5}} \approx 1{,}1\cdot 10^4\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} \end{aligned}

Conformément à la consigne demandant un seul chiffre significatif :

\boxed{\rho = 1\cdot 10^4\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} = 1\cdot 10^1\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3}}

Résultat

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : fraction massique, concentration molaire

La solution aqueuse d'acide sulfurique utilisée est en général à en masse en . En déduire que sa concentration molaire volumique est .

Voir l'indice

Calculer la masse d'un litre de solution grâce à la masse volumique globale, en déduire la masse d'acide pur puis sa quantité de matière.

Voir la stratégie
  1. Raisonner sur un échantillon de masse fixée (par exemple m_{\text{tot}} = 100\text{ g} de solution).
  2. Exprimer le volume de cet échantillon en supposant l'additivité des volumes des constituants purs, grâce aux masses volumiques données dans l'énoncé.
  3. Déterminer la quantité de matière d'acide sulfurique correspondante et en déduire la concentration molaire volumique C.
Voir la réponse courte

On exprime C = w \rho_{\text{sol}} / M(\text{H}_2\text{SO}_4) avec la masse volumique de la solution pour vérifier C \approx 4\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

Voir le corrigé complet

Considérons une masse m_{\text{tot}} = 100\text{ g} de solution d'acide sulfurique à w = 33\,\% en masse. Cette solution contient :

  • une masse d'acide sulfurique : m_a = w\,m_{\text{tot}} = 33\text{ g} ;
  • une masse d'eau : m_e = (1-w)\,m_{\text{tot}} = 67\text{ g}.

En première approximation, en considérant le volume de la solution comme la somme des volumes de ses constituants purs (additivité des volumes) :

V \approx V_a + V_e = \frac{m_a}{\rho(\text{H}_2\text{SO}_4)} + \frac{m_e}{\rho(\text{H}_2\text{O})}

Avec les masses volumiques exprimées en \text{g}\cdot\text{mL}^{-1} (\rho(\text{H}_2\text{SO}_4) = 1{,}8\text{ g}\cdot\text{mL}^{-1} et \rho(\text{H}_2\text{O}) = 1{,}0\text{ g}\cdot\text{mL}^{-1}) :

V \approx \frac{33}{1{,}8} + \frac{67}{1{,}0} \approx 18{,}3 + 67 = 85{,}3\text{ mL} = 8{,}53\cdot 10^{-2}\text{ L}

La quantité de matière d'acide sulfurique \text{H}_2\text{SO}_4 présente dans ce volume est :

n_a = \frac{m_a}{M(\text{H}_2\text{SO}_4)} = \frac{33}{98} \approx 0{,}337\text{ mol}

La concentration molaire volumique C vaut alors :

C = \frac{n_a}{V} \approx \frac{0{,}337}{8{,}53\cdot 10^{-2}} \approx 3{,}95\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

En arrondissant au nombre de chiffres significatifs demandé (un seul chiffre significatif) :

\boxed{C = 4\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

Résultat

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : ph, acide fort

En considérant le diacide comme fort pour ses deux acidités et en assimilant l'activité d'un soluté à la valeur numérique de sa concentration (exprimée en ), estimer le pH de la solution d'acide sulfurique à . Commenter. On donne .

Voir l'indice

Calculer la concentration en ions oxonium [\mathrm{H}^+] = 2C pour ce diacide fort, évaluer -\log_{10}[\mathrm{H}^+] et commenter la non-validité du modèle dilué.

Voir la réponse courte

[\text{H}^+] = 2C = 8\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, d'où \text{pH} = -\log(8) \approx -0,9 ; valeur négative illustrant les limites de la définition usuelle à forte concentration.

Voir le corrigé complet

L'acide sulfurique \mathrm{H_2SO_4} étant modélisé comme un diacide fort pour ses deux acidités, sa dissociation dans l'eau est totale selon l'équation :

\mathrm{H_2SO_4} + 2\,\mathrm{H_2O} \longrightarrow 2\,\mathrm{H_3O^+} + \mathrm{SO_4^{2-}}

La concentration en ions oxonium [\mathrm{H^+}] s'en déduit directement de la concentration molaire C = 4\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} établie en Q34 :

[\mathrm{H^+}] = 2\,C = 2 \times 4 = 8\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

En assimilant l'activité de l'ion oxonium au rapport de sa concentration molaire à la concentration standard C^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, il vient :

a(\mathrm{H^+}) \approx \frac{[\mathrm{H^+}]}{C^\circ} = 8

Par définition du potentiel hydrogène :

\begin{aligned} \mathrm{pH} &= -\log_{10}\left(a(\mathrm{H^+})\right) = -\log_{10}(8) = -\log_{10}(2^3) = -3\log_{10}(2) \\ \mathrm{pH} &= -3 \times 0{,}3 = -0{,}9 \end{aligned}

Avec un chiffre significatif :

\boxed{\mathrm{pH} = -0{,}9}

Commentaires :

  • La valeur obtenue est négative (\mathrm{pH} < 0). Cela illustre le fait que l'échelle usuelle de pH comprise entre 0 et 14 n'est qu'une convention empirique restreinte aux solutions aqueuses diluées (typiquement pour des concentrations inférieures à 0{,}1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}).
  • Dans un milieu aussi concentré (C = 4\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, force ionique très élevée), l'approximation a_i \approx [X_i]/C^\circ n'est plus du tout rigoureuse : le coefficient d'activité s'écarte notablement de 1 et l'activité de l'eau n'est plus égale à 1.
  • De plus, la seconde acidité de l'acide sulfurique (\mathrm{p}K_{a2} \approx 2) n'est en toute rigueur pas totalement dissociée à de telles concentrations.

Résultat

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Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : produit de solubilité, précipitation

Le produit de solubilité du sulfate de plomb est . Calculer la concentration en quantité de matière d'ions pour laquelle le solide apparaît dans la solution sulfurique à . Donner la forme prépondérante sous laquelle se trouve le plomb au degré d'oxydation II au-delà de cette valeur de concentration.

Voir l'indice

Écrire l'expression du produit de solubilité K_s = [\mathrm{Pb}^{2+}][\mathrm{SO}_4^{2-}] avec [\mathrm{SO}_4^{2-}] \approx C pour trouver le seuil de précipitation.

Voir la réponse courte

[\text{Pb}^{2+}]_{\text{lim}} = K_s / [\text{SO}_4^{2-}] = 1,6\cdot 10^{-8}/4 = 4\cdot 10^{-9}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} ; au-delà, le plomb est sous forme de précipité \text{PbSO}_4(s).

Voir le corrigé complet

L'équilibre hétérogène de dissolution du sulfate de plomb s'écrit :

\mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} \rightleftharpoons \mathrm{Pb}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{SO}_4^{2-}{}_{(\mathrm{aq})}

La constante d'équilibre associée est le produit de solubilité :

K_s = \frac{[\mathrm{Pb}^{2+}]}{c^\circ}\frac{[\mathrm{SO}_4^{2-}]}{c^\circ} \quad \text{avec} \quad c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

D'après l'hypothèse de la question Q35, l'acide sulfurique est considéré comme totalement dissocié pour ses deux acidités. La concentration en ions sulfate dans la solution à 33\,\% (de concentration C = 4\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} d'après Q34) est donc :

[\mathrm{SO}_4^{2-}] = C = 4\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

Le solide \mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} apparaît dès que le quotient réactionnel atteint le produit de solubilité (Q_r = K_s), c'est-à-dire pour une concentration en ions plomb(II) :

[\mathrm{Pb}^{2+}]_{\mathrm{lim}} = \frac{K_s\,c^{\circ 2}}{[\mathrm{SO}_4^{2-}]} = \frac{K_s\,c^{\circ 2}}{C}

Application numérique :

[\mathrm{Pb}^{2+}]_{\mathrm{lim}} = \frac{1,6\cdot 10^{-8} \times 1^2}{4} = 4\cdot 10^{-9}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}
\boxed{[\mathrm{Pb}^{2+}]_{\mathrm{lim}} = 4\cdot 10^{-9}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

Au-delà de cette concentration d'apport, tout ajout supplémentaire de plomb(II) entraîne sa précipitation sous forme de sulfate de plomb solide : la concentration en ions libres \mathrm{Pb}^{2+} reste bloquée à [\mathrm{Pb}^{2+}]_{\mathrm{lim}}, et l'excédent s'accumule dans la phase solide.

\boxed{\text{La forme prépondérante du plomb(II) au-delà de cette concentration est le solide }\mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})}.}

Résultat

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : accumulateur au plomb, demi-équation électronique

Écrire les demi-réactions anodique (1) et cathodique (2) relatives au plomb. En déduire l'équation-bilan de réaction de décharge, puis l'équation-bilan de réaction de recharge.

Voir l'indice

Écrire les deux demi-équations d'oxydoréduction faisant intervenir le solide insoluble \mathrm{PbSO}_4, puis sommer pour la décharge et inverser pour la recharge.

Voir la stratégie

Lors de la décharge (fonctionnement en générateur spontané) :

  1. L'anode est le siège d'une oxydation et correspond au pôle négatif (-) ; le réducteur \mathrm{Pb}_{(\mathrm{s})} du couple \mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})}/\mathrm{Pb}_{(\mathrm{s})} y est oxydé.
  2. La cathode est le siège d'une réduction et correspond au pôle positif (+) ; l'oxydant \mathrm{PbO}_{2(\mathrm{s})} du couple \mathrm{PbO}_{2(\mathrm{s})}/\mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} y est réduit.
  3. Le bilan de décharge s'obtient par la somme membre à membre des deux demi-réactions, et la réaction de recharge est la réaction inverse, forcée par un générateur extérieur.
Voir la réponse courte

Demi-équations : \text{Pb} + \text{HSO}_4^- \rightleftharpoons \text{PbSO}_4 + \text{H}^+ + 2e^- et \text{PbO}_2 + \dots Bilan de décharge : \text{Pb} + \text{PbO}_2 + 2\text{H}_2\text{SO}_4 \rightarrow 2\text{PbSO}_4 + 2\text{H}_2\text{O}.

Voir le corrigé complet

Lors de la décharge de l'accumulateur :

Demi-réaction anodique (1) à l'électrode négative : Le plomb métallique au degré d'oxydation 0 est oxydé en sulfate de plomb au degré d'oxydation +\mathrm{II} :

\boxed{\mathrm{Pb}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{SO}_{4}^{2-}{}_{(\mathrm{aq})} = \mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{e}^{-}}

Demi-réaction cathodique (2) à l'électrode positive : Le dioxyde de plomb au degré d'oxydation +\mathrm{IV} est réduit en sulfate de plomb au degré d'oxydation +\mathrm{II} en milieu acide :

\boxed{\mathrm{PbO}_{2(\mathrm{s})} + \mathrm{SO}_{4}^{2-}{}_{(\mathrm{aq})} + 4\,\mathrm{H}^{+}{}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^{-} = \mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}_{2}\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}}

Équation-bilan de la réaction de décharge : En sommant ces deux demi-réactions échangeant le même nombre d'électrons (n = 2), on obtient la réaction globale de décharge (dismutation inversée ou médiamutation) :

\boxed{\mathrm{Pb}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{PbO}_{2(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{SO}_{4}^{2-}{}_{(\mathrm{aq})} + 4\,\mathrm{H}^{+}{}_{(\mathrm{aq})} = 2\,\mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}_{2}\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}}

ou sous forme non dissociée : \mathrm{Pb}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{PbO}_{2(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}_{2}\mathrm{SO}_{4(\mathrm{aq})} = 2\,\mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}_{2}\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}.

Équation-bilan de la réaction de recharge : Le processus de recharge s'effectue en sens inverse sous l'action d'une source d'énergie électrique extérieure (électrolyse) :

\boxed{2\,\mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}_{2}\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} = \mathrm{Pb}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{PbO}_{2(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{SO}_{4}^{2-}{}_{(\mathrm{aq})} + 4\,\mathrm{H}^{+}{}_{(\mathrm{aq})}}

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : formule de nernst, force électromotrice

Calculer la fém d'un élément de batterie, en considérant avec . Calculer le nombre d'éléments à associer pour réaliser une batterie et indiquer le mode d'association.

Voir l'indice

Exprimer la f.é.m. thermodynamique e = E_+ - E_- par la formule de Nernst, puis calculer le nombre d'éléments identiques à monter en série pour obtenir 12 V.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le potentiel d'équilibre de chacune des deux électrodes à l'aide de la formule de Nernst appliquée aux couples du plomb.
  2. En déduire la force électromotrice e = E_+ - E_- et regrouper les termes logarithmiques sous la forme du quotient fourni par l'énoncé.
  3. Déterminer le nombre d'éléments nécessaires pour atteindre une tension nominale de 12\text{ V} et justifier le couplage en série.
Voir la réponse courte

e = E_+ - E_- \approx 2,05\text{ V} par la formule de Nernst. Il faut associer 6 éléments en série pour atteindre une tension nominale de 12 V.

Voir le corrigé complet

D'après les demi-équations écrites en Q37 :

  • À l'électrode négative, le couple \mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} / \mathrm{Pb}_{(\mathrm{s})} met en jeu 2 électrons :

    \mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} + 2\mathrm{e}^- = \mathrm{Pb}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{SO}_4^{2-}

    Son potentiel d'équilibre s'écrit selon la formule de Nernst :

    E_- = E_1^\circ + \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{1}{[\mathrm{SO}_4^{2-}]/C^\circ}\right) = E_1^\circ - 0{,}03\log\left(\frac{[\mathrm{SO}_4^{2-}]}{C^\circ}\right)
  • À l'électrode positive, le couple \mathrm{PbO}_{2(\mathrm{s})} / \mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} met également en jeu 2 électrons :

    \mathrm{PbO}_{2(\mathrm{s})} + \mathrm{SO}_4^{2-} + 4\mathrm{H}^+ + 2\mathrm{e}^- = \mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} + 2\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}

    Son potentiel d'équilibre s'écrit :

    E_+ = E_2^\circ + \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{[\mathrm{H}^+]^4[\mathrm{SO}_4^{2-}]}{(C^\circ)^5}\right)

La force électromotrice e d'un élément correspond à la différence de potentiel à circuit ouvert :

\begin{aligned} e = E_+ - E_- &= E_2^\circ - E_1^\circ + \frac{0{,}06}{2}\left[\log\left(\frac{[\mathrm{H}^+]^4[\mathrm{SO}_4^{2-}]}{(C^\circ)^5}\right) + \log\left(\frac{[\mathrm{SO}_4^{2-}]}{C^\circ}\right)\right] \\ &= E_2^\circ - E_1^\circ + 0{,}03\log\left(\frac{[\mathrm{H}^+]^4[\mathrm{SO}_4^{2-}]^2}{(C^\circ)^6}\right) \\ &= E_2^\circ - E_1^\circ + 0{,}03\log\left[\left(\frac{[\mathrm{H}^+]^2[\mathrm{SO}_4^{2-}]}{(C^\circ)^3}\right)^2\right] \\ &= E_2^\circ - E_1^\circ + 0{,}06\log\left(\frac{[\mathrm{H}^+]^2[\mathrm{SO}_4^{2-}]}{(C^\circ)^3}\right) \end{aligned}

Application numérique avec \frac{[\mathrm{H}^+]^2[\mathrm{SO}_4^{2-}]}{(C^\circ)^3} = 100 = 10^2 :

e = 1{,}69 - (-0{,}35) + 0{,}06 \times 2 = 2{,}04 + 0{,}12 = 2{,}16\text{ V}

Avec un seul chiffre significatif demandé :

\boxed{e \approx 2\text{ V}}

(ou e = 2{,}2\text{ V} avec deux chiffres significatifs).

Pour obtenir une tension globale U = 12\text{ V}, il faut additionner les tensions individuelles des éléments. On doit donc réaliser une association en série :

U = N e \implies N = \frac{U}{e} = \frac{12}{2{,}16} \approx 5{,}6

Comme N est nécessairement entier :

\boxed{N = 6\text{ éléments en série}}

Résultat

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : courbe courant-potentiel, surtension

Identifier les courbes (1) à (6), sachant que les courbes en pointillés sont relatives aux couples de l'eau.

Voir l'indice

Classer les potentiels d'équilibre des couples du plomb et de l'eau, puis distinguer les branches anodiques (I>0) et cathodiques (I<0).

Voir la stratégie
  1. Identifier le signe du courant : un courant positif (I > 0) correspond à une oxydation (anode), tandis qu'un courant négatif (I < 0) correspond à une réduction (cathode).
  2. Séparer les deux zones de potentiel : les potentiels négatifs (E \approx -0{,}35\text{ V}) correspondent à l'électrode de plomb, tandis que les potentiels élevés (E \approx 1{,}7\text{ V}) correspondent à l'électrode de dioxyde de plomb.
  3. Exploiter l'indication de l'énoncé selon laquelle les courbes en pointillés (3) et (4) correspondent aux couples du solvant eau.
Voir la réponse courte

Identification des branches anodiques et cathodiques du plomb et de l'eau en comparant les potentiels d'équilibre et les surtensions cinétiques.

Voir le corrigé complet

Dans une courbe intensité-potentiel I(E), la branche I > 0 est anodique (oxydation) et la branche I < 0 est cathodique (réduction).

1. Au voisinage du potentiel standard E_1^\circ(\mathrm{PbSO}_4/\mathrm{Pb}) = -0{,}35\text{ V} :

  • Courbe (1) (I > 0, trait plein) : oxydation du plomb métallique en sulfate de plomb (électrode négative lors de la décharge) :

    \mathrm{Pb}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{SO}_4^{2-} \longrightarrow \mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{e}^-
  • Courbe (5) (I < 0, trait plein) : réduction du sulfate de plomb en plomb métallique (électrode négative lors de la charge) :

    \mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{Pb}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{SO}_4^{2-}
  • Courbe (4) (I < 0, pointillés) : réduction des protons de l'eau en dihydrogène gazeux (couple \mathrm{H}^+/\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}) :

    2\,\mathrm{H}^+ + 2\,\mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}

2. Au voisinage du potentiel standard E_2^\circ(\mathrm{PbO}_2/\mathrm{PbSO}_4) = 1{,}69\text{ V} :

  • Courbe (2) (I > 0, trait plein) : oxydation du sulfate de plomb en dioxyde de plomb (électrode positive lors de la charge) :

    \mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O} \longrightarrow \mathrm{PbO}_{2(\mathrm{s})} + \mathrm{SO}_4^{2-} + 4\,\mathrm{H}^+ + 2\,\mathrm{e}^-
  • Courbe (6) (I < 0, trait plein) : réduction du dioxyde de plomb en sulfate de plomb (électrode positive lors de la décharge) :

    \mathrm{PbO}_{2(\mathrm{s})} + \mathrm{SO}_4^{2-} + 4\,\mathrm{H}^+ + 2\,\mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}
  • Courbe (3) (I > 0, pointillés) : oxydation de l'eau en dioxygène gazeux (couple \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) :

    2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O} \longrightarrow \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} + 4\,\mathrm{H}^+ + 4\,\mathrm{e}^-
\boxed{ \begin{aligned} \text{(1)} &: \text{oxydation de } \mathrm{Pb} \text{ en } \mathrm{PbSO}_4 \\ \text{(2)} &: \text{oxydation de } \mathrm{PbSO}_4 \text{ en } \mathrm{PbO}_2 \\ \text{(3)} &: \text{oxydation de } \mathrm{H}_2\mathrm{O} \text{ en } \mathrm{O}_2 \\ \text{(4)} &: \text{réduction de } \mathrm{H}^+ \text{ en } \mathrm{H}_2 \\ \text{(5)} &: \text{réduction de } \mathrm{PbSO}_4 \text{ en } \mathrm{Pb} \\ \text{(6)} &: \text{réduction de } \mathrm{PbO}_2 \text{ en } \mathrm{PbSO}_4 \end{aligned} }

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : tension en charge, courbe courant-potentiel

Évaluer avec deux chiffres significatifs la tension réellement disponible à la décharge de la batterie pour l'intensité indiquée sur la figure 8.

Voir l'indice

Lire la différence de potentiel U = E_{\text{cathode}} - E_{\text{anode}} sur les courbes i-E pour le courant de décharge I_0.

Voir la stratégie
  1. Identifier le fonctionnement des deux électrodes en régime de décharge (générateur) : la borne négative est le siège d'une oxydation (anode, I = +I_0) et la borne positive le siège d'une réduction (cathode, I = -I_0).
  2. Lire sur la figure 8 les potentiels E_- et E_+ correspondant aux courbes identifiées à la question précédente.
  3. En déduire la tension U_{\text{élément}} = E_+ - E_- pour un élément, puis la tension U_{\text{batterie}} = 6\,U_{\text{élément}} pour la batterie de 6 éléments en série (établie à la question Q38).
Voir la réponse courte

En décharge à l'intensité I_0, U_{\text{disp}} = E_{\text{cathode}}(I_0) - E_{\text{anode}}(I_0) - r I_0 \approx 1,9\text{ V} par élément.

Voir le corrigé complet

Lors de la décharge, la batterie fonctionne en générateur :

  • À la borne négative (anode), il se produit l'oxydation du plomb selon la courbe (1), avec un courant anodique I_a = +I_0. On lit sur la courbe (1) :

    E_- \approx -0{,}30\text{ V} \quad (\pm\,0{,}05\text{ V}).
  • À la borne positive (cathode), il se produit la réduction du dioxyde de plomb selon la courbe (6), avec un courant cathodique I_c = -I_0. On lit sur la courbe (6) :

    E_+ \approx 1{,}65\text{ V} \quad (\pm\,0{,}05\text{ V}).

La tension disponible aux bornes d'un élément d'accumulateur vaut donc :

U_{\text{élément}} = E_+ - E_- \approx 1{,}65 - (-0{,}30) = 1{,}95\text{ V} \approx 2{,}0\text{ V}.

D'après la question Q38, la batterie commerciale de 12\text{ V} est constituée de N = 6 éléments identiques associés en série. La tension réellement disponible aux bornes de la batterie est donc :

U_{\text{batterie}} = 6 \times U_{\text{élément}} \approx 6 \times 1{,}95\text{ V} = 11{,}7\text{ V} \approx 12\text{ V}.

Avec deux chiffres significatifs :

\boxed{U_{\text{élément}} \approx 2{,}0\text{ V} \quad \text{et} \quad U_{\text{batterie}} \approx 12\text{ V}}

(ou U_{\text{batterie}} \approx 11\text{ V} à 12\text{ V} selon la lecture de U_{\text{élément}} comprise entre 1{,}9\text{ V} et 2{,}0\text{ V}).

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
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Notions : électrolyse, électrolyse de l'eau

Calculer la tension du générateur permettant la recharge avec une intensité . Identifier le risque que l'on prend en augmentant cette tension, la batterie étant scellée.

Voir l'indice

Déterminer la différence de potentiel minimale à appliquer pour forcer le courant de recharge I_0, et identifier le risque de dégagement d'hydrogène et d'oxygène.

Voir la stratégie
  1. Identifier le fonctionnement en récepteur (électrolyseur) lors de la recharge : relier les électrodes aux bornes du générateur, déterminer la polarité et associer les courbes courant-potentiel correspondantes (courbe 2 à l'anode, courbe 5 à la cathode).
  2. Relever sur la figure 8 les potentiels d'électrode pour l'intensité imposée I_0 et en déduire la tension minimale par élément, puis pour l'ensemble de la batterie (6 éléments en série).
  3. Analyser les réactions parasites (courbes en pointillés 3 et 4) intervenant si la tension augmente : électrolyse de l'eau, dégagement gazeux et conséquences sur une batterie scellée.
Voir la réponse courte

Tension U_{\text{charge}} = E_{\text{anode}} - E_{\text{cathode}} + r I_0 ; si elle est trop élevée, on oxyde/réduit l'eau avec risque de surpression par dégagement de \text{H}_2 et \text{O}_2.

Voir le corrigé complet

Lors de la recharge, la batterie fonctionne en récepteur (électrolyse) sous l'action d'un générateur extérieur :

  • À la borne positive, il y a oxydation de \mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} en \mathrm{PbO}_{2(\mathrm{s})} (anode, courbe (2)) traversée par le courant +I_0. La lecture sur la figure 8 donne :

    E_+ \approx 2{,}1\text{ V}.
  • À la borne négative, il y a réduction de \mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} en \mathrm{Pb}_{(\mathrm{s})} (cathode, courbe (5)) traversée par le courant -I_0. La lecture sur la figure 8 donne :

    E_- \approx -0{,}45\text{ V} \approx -0{,}4\text{ V} \text{ à } -0{,}5\text{ V}.

La tension minimale nécessaire aux bornes d'un élément est donc :

U_{\text{élément}} = E_+ - E_- \approx 2{,}1 - (-0{,}45) \approx 2{,}5\text{ V} \text{ à } 2{,}6\text{ V}.

Pour la batterie complète constituée de N = 6 éléments en série :

U_{\text{gén}} = 6 \times U_{\text{élément}} \approx 6 \times 2{,}5\text{ V} \approx 15\text{ V} \text{ (ou } 16\text{ V)}.
\boxed{U_{\text{gén}} \approx 15\text{ V} \quad (\text{soit } U_{\text{élément}} \approx 2{,}5\text{ V par élément})}

Risque lié à l'augmentation de la tension :

Si la tension imposée par le générateur augmente :

  • Le potentiel de l'électrode positive augmente et atteint le domaine d'oxydation de l'eau (courbe (3)) :

    2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} \longrightarrow \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} + 4\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 4\,\mathrm{e}^-.
  • Le potentiel de l'électrode négative diminue et atteint le domaine de réduction de l'eau / des ions \mathrm{H}^+ (courbe (4)) :

    2\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}.

L'électrolyse de l'eau produit alors un mélange gazeux stœchiométrique et hautement explosif de dihydrogène et de dioxygène (\mathrm{H}_2 + \frac{1}{2}\,\mathrm{O}_2). La batterie étant scellée, ce dégagement entraîne une surpression interne susceptible de provoquer l'explosion mécanique du boîtier, ainsi qu'un assèchement irréversible de l'électrolyte.

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : capacité d'une batterie, constante de faraday

On considère une batterie de capacité . Calculer la masse de plomb oxydée si l'on décharge la batterie à .

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Relier la charge extraite Q_{\text{utile}} = 0{,}5\,Q à la quantité d'électrons échangés via la relation de Faraday q = 2\,n(\mathrm{Pb})\,F pour chaque élément de la batterie.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la charge électrique q transférée lors d'une décharge à 50\,\% en convertissant la capacité en coulombs.
  2. Relier la quantité d'électrons transférés à la quantité de matière de plomb oxydé à l'anode à l'aide de la demi-équation établie en Q37.
  3. Calculer la masse de plomb oxydée par élément, puis pour l'ensemble des N=6 éléments en série constituant la batterie (question Q38).
Voir la réponse courte

Q_{\text{déb}} = 0,50 \times 40\text{ A}\cdot\text{h} = 7,2\cdot 10^4\text{ C} ; avec n(e^-) = 2 n(\text{Pb}), m(\text{Pb}) = \frac{Q_{\text{déb}}}{2F} M(\text{Pb}) \approx 77\text{ g} par élément.

Voir le corrigé complet

Une décharge à 50\,\% d'une batterie de capacité Q = 40\text{ A}\cdot\text{h} correspond au transfert d'une charge électrique :

q = 0{,}50 \times Q = 20\text{ A}\cdot\text{h} = 20 \times 3600\text{ C} = 7{,}2 \cdot 10^4\text{ C}

D'après la question Q37, la demi-réaction d'oxydation à l'électrode négative (anode) s'écrit :

\mathrm{Pb}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{SO}_4^{2-}{}_{(\mathrm{aq})} = \mathrm{PbSO}_{4(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{e}^-

L'oxydation d'une mole de plomb libère 2\text{ moles} d'électrons, d'où la relation de Faraday pour un élément :

n_1(\mathrm{Pb}) = \frac{n(\mathrm{e}^-)}{2} = \frac{q}{2F}

La masse de plomb oxydée au sein d'un élément est donc :

m_1(\mathrm{Pb}) = \frac{q\,M(\mathrm{Pb})}{2F}

Application numérique :

m_1(\mathrm{Pb}) = \frac{7{,}2\cdot 10^4 \times 207{,}2}{2 \times 96\,500} \approx 77\text{ g} \approx 8\cdot 10^1\text{ g}

D'après la question Q38, la batterie commerciale de 12\text{ V} est constituée de N = 6 éléments identiques montés en série. Le même courant traverse chacun des éléments, si bien qu'une masse identique de plomb est oxydée dans chaque cellule. La masse totale de plomb oxydée dans la batterie est donc :

m_{\text{tot}}(\mathrm{Pb}) = N \times m_1(\mathrm{Pb}) = \frac{N\,q\,M(\mathrm{Pb})}{2F}

Application numérique :

m_{\text{tot}}(\mathrm{Pb}) = 6 \times 77\text{ g} \approx 4{,}6\cdot 10^2\text{ g}

Avec la consigne d'arrondi à un seul chiffre significatif :

\boxed{m_{\text{tot}}(\mathrm{Pb}) \approx 5\cdot 10^2\text{ g} = 0{,}5\text{ kg}}

(soit \boxed{m_1(\mathrm{Pb}) \approx 8\cdot 10^1\text{ g}} par élément individuel).

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Question 43

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : énergie massique, accumulateur

L'un des principaux défauts de cette batterie est sa faible énergie massique . Calculer l'énergie massique de la batterie représentée figure 7, dont la masse est . On donnera le résultat en .

Voir l'indice

Calculer l'énergie électrique totale stockée W = U \cdot Q en watt-heures, puis diviser par la masse globale m de la batterie.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie électrique totale \mathcal{E} délivrée par la batterie à partir de sa tension nominale U = 12\text{ V} et de sa capacité Q = 40\text{ A}\cdot\text{h} (lues sur la batterie de la figure 7 et mentionnées en Q38 et Q42).
  2. En déduire l'énergie massique w = \mathcal{E} / m, exprimer sa valeur dans l'unité demandée (\text{W}\cdot\text{h}\cdot\text{kg}^{-1}), puis arrondir avec un seul chiffre significatif conformément aux consignes générales du problème.
Voir la réponse courte

w = \frac{U_{\text{nom}} \times Q}{m} = \frac{12\text{ V} \times 40\text{ A}\cdot\text{h}}{9,8\text{ kg}} \approx 49\text{ W}\cdot\text{h}\cdot\text{kg}^{-1}.

Voir le corrigé complet

D'après l'étiquette de la batterie représentée figure 7 (et les questions Q38 et Q42), la batterie présente une tension nominale U = 12\text{ V} et une capacité Q = 40\text{ A}\cdot\text{h}.

L'énergie électrique totale emmagasinée et restituée par la batterie s'écrit :

\mathcal{E} = U \cdot Q

L'énergie massique w de la batterie s'en déduit par :

w = \frac{\mathcal{E}}{m} = \frac{U\,Q}{m}

Application numérique avec U = 12\text{ V}, Q = 40\text{ A}\cdot\text{h} et m = 9,8\text{ kg} :

\begin{aligned} \mathcal{E} &= 12\text{ V} \times 40\text{ A}\cdot\text{h} = 480\text{ W}\cdot\text{h} \\ w &= \frac{480\text{ W}\cdot\text{h}}{9,8\text{ kg}} \approx 49\text{ W}\cdot\text{h}\cdot\text{kg}^{-1} \end{aligned}

Avec un seul chiffre significatif :

\boxed{w = 5\cdot 10^1\text{ W}\cdot\text{h}\cdot\text{kg}^{-1}}

Résultat

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Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : corrosion, demi-équation électronique

Écrire la demi-équation électronique correspondante. Cette dégradation aura-t-elle lieu à la charge ou à la décharge de la batterie ?

Voir l'indice

Écrire la demi-équation électronique du couple \mathrm{PbO}_2 / \mathrm{Pb} en milieu acide et noter que l'oxydation de l'électrode a lieu lors de la recharge.

Voir la stratégie
  1. Écrire et équilibrer la demi-équation électronique du couple \mathrm{PbO}_{2(\mathrm{s})}/\mathrm{Pb}_{(\mathrm{s})} en milieu acide aqueux, en vérifiant la conservation des éléments et de la charge.
  2. Identifier la nature de la réaction (oxydation) et le rôle de l'électrode positive selon le mode de fonctionnement (pile en décharge ou électrolyseur en charge) pour déterminer quand cette oxydation a lieu.
Voir la réponse courte

Oxydation de la grille \text{Pb} + 2\text{H}_2\text{O} \rightarrow \text{PbO}_2 + 4\text{H}^+ + 4e^- se produisant à l'anode lors de la charge sous fort potentiel.

Voir le corrigé complet

Dans le dioxyde de plomb \mathrm{PbO}_{2}, le plomb est au nombre d'oxydation +\mathrm{IV}, tandis qu'il est au nombre d'oxydation 0 dans le plomb métallique \mathrm{Pb}_{(\mathrm{s})}. La demi-équation électronique d'oxydation du plomb en dioxyde de plomb en milieu acide s'écrit :

\boxed{\mathrm{Pb}_{(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} = \mathrm{PbO}_{2(\mathrm{s})} + 4\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 4\,\mathrm{e}^-}

Pour savoir quand se produit cette dégradation :

  • Il s'agit d'une oxydation du plomb métallique, ce qui nécessite que l'électrode fonctionne en anode (perte d'électrons).
  • Lors de la décharge, la borne positive est le siège d'une réduction (fonctionnement en cathode de générateur/pile) : le dioxyde de plomb y est réduit en sulfate de plomb.
  • Lors de la charge (fonctionnement en électrolyseur/récepteur), la borne positive est reliée au pôle positif du générateur auxiliaire. Son potentiel est porté à une valeur plus élevée (E > 2\,\mathrm{V}) et elle fonctionne en anode (oxydation de \mathrm{PbSO}_4 en \mathrm{PbO}_2). Le plomb métallique de la grille collectrice de courant y subit alors une corrosion anodique.
\boxed{\text{Cette dégradation a lieu lors de la \textbf{charge} de la batterie.}}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2025 ?

Surtout 3 chapitres : Cinématique et dynamique du point (18 % des questions, partie IV), Oxydoréduction et électrochimie (18 %, partie 2) et Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (15 %, partie III). Plus ponctuellement : Interférences lumineuses, Magnétostatique, Atomistique, liaisons et cristallographie, Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation, Premier et second principes de la thermodynamique…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2025 dès la première année (MPSI) ?

En partie : 24 questions sur 44 (55 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la partie IV en entier (Q24 à Q26). Avec les autres programmes de première année : 24 en PCSI, 24 en PTSI, 22 en MP2I, 24 en TSI1 et 18 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2025 ?

Environ 2 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie 2 est la plus longue (environ 55 min).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie MP 2025 ?

Aucune question n'est vraiment difficile : toutes sont cotées 1 ou 2 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2025 ?

Questions de cours : Q1 (potentiel électrostatique), Q7 (section efficace), Q10 (sonde à effet hall), Q13 (symétrie du champ magnétique), Q14 (équation de maxwell-thomson), Q17 (polarisation d'une onde), Q20 (zone de rayonnement), Q21 (onde localement plane)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q11 (force de lorentz), Q38 (formule de nernst), Q39 (courbe courant-potentiel) et Q42 (capacité d'une batterie).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2025 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (34 sur 44), par exemple : Q1, Q2, Q4 à Q10, Q12, Q14, Q16 à Q23, Q25, Q27, Q28, Q31 à Q33, Q35 à Q38 et Q40 à Q44. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q3, Q11, Q15, Q26 et Q34.

Le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2025 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury indique que le sujet a été jugé plutôt difficile par certains correcteurs et accessible par d'autres, avec une moyenne de 8,89/20 et un écart-type élevé de 4,10 qui a permis de classer les candidats. Écart-type : 4,1 (6 871 présents).

Le pH d'une solution aqueuse peut-il être négatif à la question Q35 ?

Oui : pour cette solution très concentrée en acide fort ([\mathrm{H}^+] = 8\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}), la relation demandée donne \mathrm{pH} = -0{,}9. Cette valeur négative est tout à fait attendue et illustre les limites du modèle des solutions diluées idéales.

Faut-il multiplier par 6 la masse de plomb consommée à la question Q42 ?

Oui : les 6 éléments étant montés en série, la même quantité d'électricité traverse chaque élément. La masse totale de plomb oxydée dans la batterie correspond à la somme des masses consommées dans chaque cellule, soit 6 fois celle d'un seul élément.

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