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Corrigé détaillé Centrale Physique 2 PC 2021

Détection de molécules individuelles à température ambiante

Ce sujet aborde une thématique de recherche moderne et interdisciplinaire récompensée par le prix Nobel de chimie 2014 : la nanoscopie et la détection optique de molécules individuelles. L'épreuve balaie avec élégance et cohérence de multiples facettes de la physique contemporaine : l'optique instrumentale (microscope standard puis confocal), la photophysique d'un fluorophore unique (modélisation cinétique de la fluorescence et de la saturation), les processus stochastiques (dérivation de l'équation de diffusion à partir d'une marche aléatoire) et l'électrodynamique en milieu métallique (effet d'antenne, modèle de Drude et plasmons de surface localisés).

D'une difficulté très progressive et remarquablement guidé, ce problème constitue un support de révision exceptionnel pour les étudiants de la filière PC. Il mobilise un éventail complet d'outils théoriques fondamentaux tout en confrontant systématiquement les grandeurs calculées aux ordres de grandeur expérimentaux réels.

En bref sur ce sujet

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 8,93/20)
Temps estimé
≈ 3 h 10 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

10 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

Rapides et accessibles (37) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes, données en annexe
  • Parties indépendantes

    Les trois parties sont indépendantes : la marche aléatoire et l'équation de diffusion (partie II, à partir de Q30) ainsi que le modèle de Drude (partie III, à partir de Q38) peuvent être traitées sans les résultats de la partie I.

  • Données en annexe

    Les tracés géométriques des questions Q2, Q6 et Q7 doivent être complétés directement sur les figures du document réponse à rendre avec la copie.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Partie I : Détection du signal de fluorescence de molécules individuelles à température ambiante

A · Objectif de microscope et microscopie classique

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : microscope, foyer, lentille mince

Où doit se former l'image intermédiaire donnée par l'objectif, pour une observation sans accommodation à travers l'oculaire, de l'image finale ?

Voir l'indice

L'œil observant sans accommoder une image à l'infini à travers l'oculaire, déterminer où doit se situer l'objet pour cet oculaire.

Voir la réponse courte

L'image intermédiaire doit se former dans le plan focal objet de l'oculaire pour un rejet à l'infini.

Voir le corrigé complet

Pour un œil standard (emmétrope), une observation sans fatigue, dite « sans accommodation », s'effectue lorsque le système optique renvoie l'image finale à l'infini (au punctum remotum de l'œil).

L'image intermédiaire A_1B_1, conjuguée de l'objet AB par l'objectif, joue le rôle d'objet pour l'oculaire. Pour qu'une lentille mince donne d'un objet une image située à l'infini, cet objet doit être placé dans son plan focal objet.

L'image intermédiaire donnée par l'objectif doit donc se former dans le plan focal objet de l'oculaire (le point A_1 étant situé au foyer principal objet F_2 de l'oculaire) :

\boxed{A_1 \text{ est confondu avec le foyer objet } F_2 \text{ de l'oculaire.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury attend une explication qui dépasse la simple paraphrase du terme « accommodation ».

« Cette question est globalement bien réussie, mais demande à l’étudiant d’aller plus loin qu’une simple paraphrase mentionnant l’« accommodation », terme faisant partie de la question. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : tracé de rayons, microscope, lentille mince

Sur le schéma de la figure A du document réponse, réaliser la construction géométrique de l'image de l'objet par l'ensemble du microscope.

Voir l'indice

Construire l'image intermédiaire A_1B_1 à l'aide des rayons usuels issus de B, puis tracer les rayons émergents de l'oculaire parallèles entre eux.

Voir la stratégie
  1. Construire l'image intermédiaire A_1B_1 de l'objet AB à travers l'objectif L_1 à l'aide de deux rayons incidents caractéristiques issus de B.
  2. Vérifier que l'image intermédiaire se forme dans le plan focal objet de l'oculaire (A_1 = F_2), conformément au résultat de la question précédente (observation sans accommodation).
  3. Construire les rayons émergeant de l'oculaire L_2 : B_1 étant situé dans le plan focal objet de L_2, les rayons émergent parallèlement entre eux, dans la direction de la droite (B_1O_2). L'image finale est rejetée à l'infini.
Voir la réponse courte

Tracé des rayons caractéristiques à travers l'objectif puis l'oculaire pour former l'image finale à l'infini.

Voir le corrigé complet

L'objet AB est placé perpendiculairement à l'axe optique, en avant du foyer principal objet F_1 de l'objectif L_1.

1. Construction de l'image intermédiaire A_1B_1 par l'objectif L_1 : Pour déterminer la position du point image B_1, on trace deux rayons issus de B :

  • le rayon passant par le centre optique O_1, qui n'est pas dévié ;
  • le rayon parallèle à l'axe optique, qui émerge de L_1 en passant par le foyer principal image F'_1.

Ces deux rayons se coupent en B_1. Le point A_1 étant le projeté orthogonal de B_1 sur l'axe optique, il est confondu avec le foyer principal objet de l'oculaire :

A_1 = F_2

L'image intermédiaire A_1B_1 est réelle, inversée et fortement agrandie.

2. Construction de l'image définitive à travers l'oculaire L_2 : Le point B_1 appartenant au plan focal objet de L_2, l'oculaire en donne une image à l'infini :

  • les deux rayons précédemment tracés se propagent au-delà de B_1 et rencontrent la lentille L_2 ;
  • ils émergent de L_2 parallèlement entre eux, inclinés d'un angle \alpha' par rapport à l'axe optique, parallèlement au rayon fictif non dévié passant par B_1 et le centre optique O_2.

L'image finale A'B' est donc rejetée à l'infini :

\boxed{AB \xrightarrow{L_1} A_1 B_1 \text{ (dans le plan focal objet de } L_2) \xrightarrow{L_2} A_\infty B_\infty \text{ (à l'infini)}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La construction doit être cohérente avec Q1 et prolonger les rayons jusqu'à la lentille de l'oculaire où ils sont déviés.

« Cette question doit faire apparaitre une cohérence claire avec la première question : cela n’est mal heureusement pas toujours le cas. »

« Le jury est particulièrement surpris qu’une majorité de candidats ne poursuive pas ses rayons au-delà du plan focal objet de l’oculaire : les rayons sont déviés lors du passage dans la lentille et non lors du passage dans les plans focaux. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

Question déjà tombée ailleurs

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : grandissement, relation de conjugaison, lentille mince

Déterminer puis calculer la distance focale équivalente de la lentille modélisant l'objectif.

Voir l'indice

Utiliser la formule de Newton pour le grandissement de l'objectif \gamma = -f'_1/\overline{FA} ou relier \gamma, l'intervalle optique \Delta et la focale f'_1.

Voir la réponse courte

Utilisation de l'intervalle optique ou du grandissement transversal pour calculer la distance focale f'_1.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q1, pour une observation sans accommodation à travers l'oculaire, l'image intermédiaire A_1 donnée par l'objectif de l'objet A se forme dans le plan focal objet de l'oculaire :

A_1 = F_2

La distance algébrique entre le foyer image de l'objectif F'_1 et cette image intermédiaire est donc égale à l'intervalle optique (ou longueur de tube) \Delta :

\overline{F'_1 A_1} = \overline{F'_1 F_2} = \Delta

D'après la relation de Newton pour le grandissement transversal \gamma rappelée dans le formulaire de l'énoncé :

\gamma = \frac{\overline{F'_1 A_1}}{\overline{F'_1 O_1}}

Comme \overline{F'_1 O_1} = -f'_1, il vient :

\gamma = -\frac{\Delta}{f'_1} \implies f'_1 = -\frac{\Delta}{\gamma}

Application numérique : avec \Delta = 160\text{ mm} et \gamma = -40{,}0,

f'_1 = -\frac{160\text{ mm}}{-40{,}0} = 4{,}0\text{ mm}
\boxed{f'_1 = 4{,}0\text{ mm}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'utilisation du tracé précédent permet une résolution rapide, sans omettre les indices indispensables associés aux lentilles.

« l’utilisation judicieuse du dessin réalisé dans la question précédente permet une résolution rapide et efficace. »

« Le jury regrette toutefois la négligence de certains candidats qui semblent juger superflus les indices associés aux lentilles : ils sont en fait indispensables ! »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : relation de conjugaison, grandissement

Déterminer puis calculer la distance frontale (distance de travail), c'est-à-dire la distance séparant la lame porte-échantillon et le plan de front de l'objectif . Expliquer pourquoi certains objectifs de fort grandissement sont équipés d'un système à ressort qui évite la détérioration de la lentille frontale.

Voir l'indice

Relier la position de l'objet \overline{O_1A} au foyer objet F_1, puis en déduire la distance frontale w = PA = O_1A - O_1P.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la position de l'objet A par rapport au centre optique O_1 de l'objectif à l'aide de la relation de conjugaison de Descartes (ou de Newton) et du grandissement transversal \gamma.
  2. En déduire la distance de travail w = PA = O_1A - O_1P.
  3. Discuter le risque mécanique lié à la faible valeur de cette distance lors de la mise au point.
Voir la réponse courte

Calcul de la position de l'objet par conjugaison de Newton ; justification mécanique de la protection par ressort.

Voir le corrigé complet

L'objectif forme de l'objet A une image intermédiaire A_1 avec un grandissement algébrique :

\gamma = \frac{\overline{O_1A_1}}{\overline{O_1A}} \implies \overline{O_1A_1} = \gamma\,\overline{O_1A}

En utilisant la relation de conjugaison de Descartes avec origine au centre pour la lentille convergente modélisant l'objectif :

\begin{aligned} \frac{1}{\overline{O_1A_1}} - \frac{1}{\overline{O_1A}} &= \frac{1}{f'_1} \\ \frac{1}{\gamma\,\overline{O_1A}} - \frac{1}{\overline{O_1A}} &= \frac{1}{f'_1} \\ \frac{1 - \gamma}{\gamma\,\overline{O_1A}} &= \frac{1}{f'_1} \end{aligned}

On en déduit la position algébrique de l'objet :

\overline{O_1A} = f'_1\,\frac{1 - \gamma}{\gamma}

La distance entre le centre optique et l'objet vaut donc :

O_1A = |\overline{O_1A}| = f'_1\,\frac{\gamma - 1}{\gamma} = f'_1\left(1 - \frac{1}{\gamma}\right)

D'après la figure 1, le plan de front P est situé entre le centre optique O_1 et l'échantillon A, d'où :

w = PA = O_1A - O_1P = f'_1\left(1 - \frac{1}{\gamma}\right) - O_1P

Application numérique : Avec f'_1 = 4{,}0\text{ mm}, \gamma = -40{,}0 et O_1P = 3{,}5\text{ mm} :

\begin{aligned} O_1A &= 4{,}0 \times \left(1 - \frac{1}{-40{,}0}\right) = 4{,}0 \times 1{,}025 = 4{,}1\text{ mm} \\ w &= 4{,}10 - 3{,}5 = 0{,}6\text{ mm} \end{aligned}
\boxed{w = 0{,}6\text{ mm}}

Rôle du système à ressort : La distance frontale w étant extrêmement faible (0{,}6\text{ mm} = 600\ \mu\text{m}), lors d'une mauvaise manipulation au cours de la mise au point (rapprochement trop important du tube ou de la platine), l'objectif risque d'entrer en collision avec la lamelle couvre-objet. Un système de monture rétractable à ressort amortit le contact en permettant à la lentille frontale de s'enfoncer, évitant ainsi de briser la lame de préparation et de rayer ou détruire définitivement la lentille frontale de l'objectif.

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : profondeur de champ, mise au point

Calculez la latitude de mise au point du microscope pour cet objectif, c'est-à-dire la distance dont on peut déplacer l'objectif par rapport à l'objet en conservant une vision nette. De quel système doit être équipé le tube du microscope ?

Voir l'indice

Exprimer la position du conjugué de la limite proximale d'accommodation (d_m) à travers l'ensemble de l'instrument et relier la variation axiale d'objet à \gamma et f'_2.

Voir la stratégie
  1. Relier la position de l'image intermédiaire conjuguée du punctum proximum (PP) à la focale de l'oculaire via la formule de Newton.
  2. En déduire le déplacement correspondant de l'objet via le grandissement longitudinal de l'objectif.
  3. Conclure sur le mécanisme mécanique indispensable pour ajuster la position de l'objectif avec une telle précision.
Voir la réponse courte

Différentiation de la relation de conjugaison pour la latitude de mise au point ; nécessité d'une vis micrométrique.

Voir le corrigé complet

L'œil est positionné dans le plan focal image de l'oculaire (en F'_2). Il observe de façon nette :

  • Sans accommoder (vision au punctum remotum, PR = \infty) : l'image finale est à l'infini, donc l'image intermédiaire A_1 se forme en F_2, soit \overline{F'_1 A_1} = \Delta.
  • En accommodant au maximum (vision au punctum proximum, PP) : l'image finale A' se forme à la distance minimale de vision distincte d_m = 25\text{ cm} en avant de l'œil, soit :

    \overline{F'_2 A'} = -d_m = -250\text{ mm}

Déterminons la position de l'image intermédiaire A_{1,\text{prox}} correspondante à l'aide de la relation de conjugaison de Newton pour l'oculaire L_2 :

\begin{aligned} \overline{F'_2 A'} \cdot \overline{F_2 A_{1,\text{prox}}} &= -{f'_2}^2 \\ \overline{F_2 A_{1,\text{prox}}} &= -\frac{{f'_2}^2}{\overline{F'_2 A'}} = \frac{{f'_2}^2}{d_m} \end{aligned}

L'intervalle de déplacement de l'image intermédiaire est donc :

\delta A_1 = \overline{F_2 A_{1,\text{prox}}} = \frac{(20\text{ mm})^2}{250\text{ mm}} = 1{,}6\text{ mm}

Par la relation de Newton pour l'objectif L_1 :

\overline{F'_1 A_1} \cdot \overline{F_1 A} = -{f'_1}^2

Comme \delta A_1 \ll \Delta = 160\text{ mm}, on peut utiliser l'approximation différentielle :

\mathrm{d}(\overline{F_1 A}) = \frac{{f'_1}^2}{\Delta^2}\,\mathrm{d}(\overline{F'_1 A_1}) = \frac{1}{\gamma^2}\,\delta A_1

La latitude de mise au point \delta \ell s'exprime ainsi par :

\delta \ell = \frac{{f'_2}^2}{\gamma^2 \, d_m}

Application numérique :

\delta \ell = \frac{1{,}6\text{ mm}}{(-40{,}0)^2} = \frac{1{,}6\times 10^{-3}\text{ m}}{1600} = 1{,}0\times 10^{-6}\text{ m} = 1{,}0\ \mu\text{m}
\boxed{\delta \ell = 1{,}0\ \mu\text{m}}

La latitude de mise au point étant extrêmement faible (de l'ordre du micromètre), le tube du microscope doit impérativement être équipé d'une vis micrométrique (commande de mise au point fine), en plus de la vis macrométrique.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question difficile et souvent délaissée : seule une infime partie des candidats a obtenu tous les points.

« La notion de latitude de mise au point est compliquée pour la majorité des étudiants et la moitié d’entre eux laisse de côté cette question. Seule une infime partie a obtenu ici la totalité des points attribués. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

Question déjà tombée ailleurs

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B · Microscope de fluorescence utilisé en configuration confocale pour la réjection du bruit de fond

Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : tracé de rayons, diaphragme

Sur le schéma de la figure B du document réponse, tracer le faisceau de lumière émis par le point situé dans le plan de l'échantillon mais hors de l'axe optique.

Voir l'indice

Tracer l'image B_1 conjuguée de B par l'objectif : remarquer qu'elle se forme en dehors de l'axe optique et n'atteint pas l'ouverture du sténopé.

Voir la stratégie
  1. Identifier la position de l'image intermédiaire B' conjuguée de B par l'objectif L_1 : B étant dans le même plan de front que A, son image B' se forme dans le plan conjugué (plan du photodétecteur), mais décalée transversalement par rapport à l'axe optique (vers le bas, car \gamma < 0).
  2. Tracer un rayon caractéristique simple (le rayon passant par le centre optique O_1, non dévié) pour localiser B' dans le plan du détecteur.
  3. Délimiter le faisceau émis par B en traçant les rayons marginaux atteignant les bords supérieur et inférieur de la lentille L_1, qui convergent tous en B'.
Voir la réponse courte

Tracé du faisceau issu d'un point hors axe montrant sa focalisation en dehors du sténopé confocal.

Voir le corrigé complet

Le point B est situé dans le plan objet de l'échantillon, orthogonal à l'axe optique en A. Par stigmatisme et aplanétisme approchés de la lentille mince L_1, l'image B' se forme dans le plan image conjugué, c'est-à-dire dans le plan du photodétecteur passant par le point image A' de A.

Comme le grandissement transversal est négatif (\gamma = -40 < 0), l'image B' est située sous l'axe optique (y_{B'} < 0 pour y_B > 0).

  • Le rayon issu de B passant par le centre optique O_1 n'est pas dévié : son intersection avec le plan du détecteur donne la position exacte de B'.
  • Le faisceau utile émis par B est limité par l'ouverture de la lentille L_1. Les rayons incidents issus de B qui rencontrent les bords supérieur et inférieur de la lentille L_1 sont déviés par la lentille et émergent en convergeant au point B'.

Le faisceau converge ainsi en un point B' situé hors de l'axe optique, dans le plan focal image intermédiaire, en dehors de la zone centrale où se trouve le trou d'entrée du photodétecteur.

Voir ce qu'a relevé le jury

Il faut construire clairement les images et tracer les faisceaux complets avec leurs rayons extrêmes.

« Une construction claire des images B′ et C′ est attendue. Trouver B′ hors du plan de l’image A′, ou C′ hors de l’axe optique, peut révéler des incompréhensions. »

« Le traitement complet de ces questions implique le tracé des faisceaux, donc de leurs rayons extrêmes, comme le suggérait le faisceau issu du point Aindiqué par l’énoncé. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : tracé de rayons, diaphragme

Sur le schéma de la figure C, tracer le faisceau de lumière émis par le point situé sur l'axe optique mais hors du plan de l'échantillon.

Voir l'indice

Déterminer le plan de convergence axiale des rayons issus de C et observer le diamètre du faisceau dans le plan du détecteur.

Voir la stratégie
  1. Identifier la position de l'image C' du point C par l'objectif L_1 à l'aide des relations de conjugaison par rapport à celle du plan conjugué A.
  2. Tracer le faisceau issu de C délimité par les bords de la lentille L_1 : les rayons convergent en C' sur l'axe optique, puis poursuivent leur propagation en divergeant jusqu'au plan du photodétecteur.
Voir la réponse courte

Tracé du faisceau issu d'un point hors du plan focal montrant son étalement au niveau du sténopé.

Voir le corrigé complet

Le plan du détecteur est positionné dans le plan image intermédiaire du microscope, c'est-à-dire dans le plan conjugué du plan de l'échantillon contenant A. Notons A' le point image de A sur l'axe optique, situé au centre du trou du photodétecteur.

Sur la figure C, le point C est situé sur l'axe optique, en amont du plan de l'échantillon (|\overline{O_1 C}| > |\overline{O_1 A}|, soit \overline{O_1 C} < \overline{O_1 A} < 0). D'après la relation de conjugaison de Descartes avec origine au centre :

\frac{1}{\overline{O_1 C'}} = \frac{1}{f'_1} + \frac{1}{\overline{O_1 C}}

Comme \overline{O_1 C} < \overline{O_1 A} < 0, on a :

\frac{1}{\overline{O_1 C}} > \frac{1}{\overline{O_1 A}} \implies \frac{1}{\overline{O_1 C'}} > \frac{1}{\overline{O_1 A'}} \implies \overline{O_1 C'} < \overline{O_1 A'}

L'image C' se forme donc sur l'axe optique en avant du plan du détecteur (entre le foyer image F'_1 et le plan du détecteur).

Pour tracer le faisceau lumineux issu de C :

  • On trace les rayons incidents issus de C atteignant les bords supérieur et inférieur de la lentille L_1.
  • Après réfraction par L_1, ces rayons convergent vers le point image C' situé sur l'axe optique en avant du détecteur.
  • Au-delà de C', les rayons poursuivent leur propagation en ligne droite et divergent. Ils atteignent le plan du photodétecteur sous forme d'une tache largement étalée.
Voir ce qu'a relevé le jury

Il faut construire clairement les images et tracer les faisceaux complets avec leurs rayons extrêmes.

« Une construction claire des images B′ et C′ est attendue. Trouver B′ hors du plan de l’image A′, ou C′ hors de l’axe optique, peut révéler des incompréhensions. »

« Le traitement complet de ces questions implique le tracé des faisceaux, donc de leurs rayons extrêmes, comme le suggérait le faisceau issu du point Aindiqué par l’énoncé. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : filtrage spatial, microscopie confocale

À quoi sert l'introduction d'un trou de petite taille dans le plan du photodétecteur ?

Voir l'indice

Expliquer en quoi le diaphragme (trou sténopé ou pinhole) élimine les photons émis hors du plan focal et hors de l'axe optique.

Voir la réponse courte

Le trou confocal élimine la lumière parasite émise en dehors du plan focal objet (sectionnement optique).

Voir le corrigé complet

L'introduction d'un diaphragme de petite taille (ou trou de sténopé, pinhole) dans le plan du photodétecteur a pour fonction d'assurer un filtrage spatial tridimensionnel :

  • Dans le plan de l'échantillon (sélection latérale) : les points situés hors de l'axe optique, comme le point B étudié à la question Q6, forment leur image conjuguée en dehors de l'axe optique. Le diaphragme bloque ainsi leurs faisceaux et isole uniquement la lumière issue du point A conjugué du trou ;
  • Selon la profondeur (sélection axiale) : les points situés hors du plan focal objet, comme le point C étudié à la question Q7, forment une tache lumineuse défocalisée et étendue au niveau du plan du capteur. La quasi-totalité de leur flux lumineux est donc interceptée par les bords du diaphragme.

Ce diaphragme permet ainsi d'éliminer la lumière parasite et la fluorescence hors foyer (issues du solvant ou d'autres fluorophores), assurant le sectionnement optique de l'échantillon et améliorant de façon décisive le contraste et le rapport signal sur bruit.

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury attendait que soit établi un lien explicite avec les questions Q6 et Q7.

« Ici, le jury attend que le candidat fasse un lien explicite entre cette question et les deux précédentes : certains l’ont fait brillamment, mais ils sont peu nombreux. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : microscopie confocale

Justifier la nécessité d'un système de balayage (translation de l'échantillon dans son plan) pour réaliser une image de fluorescence.

Voir l'indice

Considérer le caractère ponctuel de la zone observée par le couple objectif-sténopé pour expliquer la reconstitution d'une image étendue.

Voir la réponse courte

La détection étant ponctuelle, la reconstruction d'une image 2\text{D} ou 3\text{D} nécessite un balayage spatial.

Voir le corrigé complet

Comme établi aux questions précédentes (Q6 à Q8), l'association du diaphragme de filtrage et du photodétecteur constitue un détecteur quasi-ponctuel : la lumière de fluorescence n'est collectée efficacement que si elle provient d'une région microscopique unique centrée sur l'axe optique dans le plan de mise au point (le point A).

Le microscope confocal n'effectue donc à chaque instant qu'une mesure ponctuelle du signal lumineux. Pour obtenir une image bidimensionnelle de l'échantillon, il est indispensable de faire correspondre à chaque point (ou pixel) du plan d'observation une mesure d'intensité.

\boxed{\text{Le balayage de l'échantillon point par point permet de reconstruire l'image 2D par juxtaposition séquentielle des signaux mesurés.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait faire intervenir la notion de construction d'une image « point par point ».

« la notion de construction « point par point » est une notion abordée par les étudiants lorsqu’ils se penchent sur l’approche documentaire relative aux microscopes à effet tunnel. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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C · Séparation de la lumière de fluorescence de la lumière diffuse

Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : niveau d'énergie, photon, désexcitation radiative

D'après le schéma de la figure 4 comparer la longueur d'onde du signal de fluorescence résultant de la désexcitation radiative à celle du laser excitateur ().

Voir l'indice

Comparer les énergies des transitions d'absorption et d'émission radiative sur le diagramme de Perrin-Jablonski pour déduire le décalage de Stokes en longueur d'onde.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie d'un photon en fonction de sa longueur d'onde à l'aide de la relation de Planck-Einstein.
  2. Comparer graphiquement sur la figure 4 les écarts énergétiques associés à l'excitation et à la désexcitation radiative.
  3. En déduire le classement des longueurs d'onde correspondantes.
Voir la réponse courte

Déplacement de Stokes : relaxation non radiative avant émission donc \Delta E_{fluo} < \Delta E_{exc} et \lambda_{fluo} > \lambda_{exc}.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de Planck-Einstein, l'énergie d'un photon absorbé ou émis est reliée à sa longueur d'onde dans le vide par :

\Delta E = h \nu = \frac{hc}{\lambda}

Le schéma énergétique de la figure 4 montre que :

  • l'absorption d'un photon laser de longueur d'onde \lambda = 532\text{ nm} fournit une énergie d'excitation \Delta E_{\text{exc}} = \frac{hc}{\lambda} qui porte la molécule dans un état vibrationnel élevé du niveau électronique excité ;
  • une désexcitation non radiative (relaxation vibrationnelle) dissipe une partie de cette énergie sous forme thermique vers l'état vibrationnel le plus bas du niveau excité ;
  • la désexcitation radiative (fluorescence) correspond à une transition d'énergie \Delta E_{\text{fluo}} strictement inférieure à l'énergie d'excitation :

    \Delta E_{\text{fluo}} < \Delta E_{\text{exc}}

L'énergie étant inversement proportionnelle à la longueur d'onde, on en déduit :

\frac{hc}{\lambda_{\text{fluo}}} < \frac{hc}{\lambda}

soit :

\boxed{\lambda_{\text{fluo}} > \lambda = 532\text{ nm}}

Le signal de fluorescence est donc émis à une longueur d'onde supérieure à celle du laser excitateur (décalage vers le rouge).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une réponse sans justification n'est pas acceptée par le jury.

« Cette question ne présente aucune difficulté particulière, mais le jury ne peut accepter une réponse sans justification. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : filtre dichroïque, transmission

Expliquer le rôle de la lame semi-réfléchissante et donner l'allure que doit avoir la courbe du coefficient de transmission du miroir en fonction de la longueur d'onde .

Voir l'indice

Préciser quelle longueur d'onde doit être réfléchie vers l'échantillon et laquelle doit être transmise vers le photodétecteur.

Voir la réponse courte

Réflexion de l'excitation à 532\text{ nm} et transmission sélective des longueurs d'onde supérieures de fluorescence.

Voir le corrigé complet

Le miroir dichroïque (ou lame semi-réfléchissante sélective en longueur d'onde) assure une double fonction :

  1. Séparation géométrique des voies d'excitation et de détection : il réfléchit le faisceau laser incident (\lambda = 532\text{ nm}) vers l'objectif et l'échantillon, tout en transmettant la lumière de fluorescence issue de l'échantillon vers le photodétecteur.
  2. Filtrage spectral de la lumière parasite : l'échantillon diffuse élastiquement une fraction de la lumière laser incidente (diffusion Rayleigh à \lambda = 532\text{ nm}), avec une intensité considérablement plus élevée que le signal de fluorescence. En réfléchissant la longueur d'onde d'excitation \lambda, le miroir empêche cette lumière laser diffusée d'atteindre le photodétecteur, évitant ainsi la saturation de celui-ci et préservant le rapport signal sur bruit.

D'après la question Q10, la lumière de fluorescence possède une longueur d'onde strictement supérieure à celle du laser :

\lambda_{\text{fluo}} > \lambda = 532\text{ nm}

Le miroir dichroïque doit donc se comporter comme un filtre passe-haut en longueur d'onde (ou « passe-long ») :

  • À la longueur d'onde du laser, le miroir est réfléchissant :

    T(\lambda = 532\text{ nm}) \approx 0 \quad (\text{soit } R \approx 1)
  • Pour les longueurs d'onde de fluorescence \lambda > \lambda_c (avec \lambda_c \gtrsim 532\text{ nm}), le miroir doit transmettre au maximum :

    T(\lambda) \approx 1
Voir ce qu'a relevé le jury

Divers filtres sont acceptés à condition de bien différencier la lumière laser de celle de fluorescence.

« Divers types de filtres sont acceptés, si tant est que leur comportement est clairement différent pour la lumière laser et pour celle du signal de fluorescence. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2021 ?

Surtout 4 chapitres : Optique géométrique (26 % des questions), Cinétique chimique (23 %), Diffusion thermique et diffusion de particules (15 %, partie II) et Ondes électromagnétiques dans les milieux (10 %, partie III). Plus ponctuellement : Diffraction et réseaux, Électrostatique, Physique quantique, Facteur de Boltzmann et physique statistique, Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire…

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2021 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 24 questions sur 44 (55 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la sous-partie I.A (Q1 à Q5), la sous-partie I.B (Q6 à Q9) et la sous-partie I.D (Q12 à Q21), ainsi que Q10, Q11 et Q25 à Q27. Avec les autres programmes de première année : 24 en MPSI, 24 en PTSI, 24 en MP2I, 24 en TSI1 et 24 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2021 ?

Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie I est la plus longue (environ 2 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2021 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q44 (résonance de fröhlich).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2021 ?

Questions de cours : Q1 (microscope), Q10 (niveau d'énergie), Q38 (polarisabilité) et Q40 (vecteur densité de courant). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (tracé de rayons), Q33 (équation de diffusion), Q34 (coefficient de diffusion), Q35 (marche au hasard), Q36 (déplacement quadratique moyen), Q41 (modèle de drude) et Q43 (permittivité diélectrique).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2021 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (35 sur 44), par exemple : Q1 à Q3, Q5 à Q14, Q16 à Q18, Q20, Q21, Q23 à Q30, Q32, Q34, Q35, Q37 à Q40, Q42 et Q43. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q19, Q31, Q33 et Q36.

Le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2021 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury juge l'épreuve bien calibrée et classante : une majorité de candidats a pu aller au bout, la progressivité des questions a aidé les candidats sérieux, et la troisième partie était proche du cours. Moyenne : 8,93/20 (écart-type 4,04, 3 328 présents).

Quelle unité donner pour le taux de fluorescence à la question Q18 ?

La seconde réciproque (\text{s}^{-1}) : le jury précise que le taux d'émission d'un processus aléatoire s'exprime en \text{s}^{-1} (ou \text{photons}\cdot\text{s}^{-1}) et non en hertz (\text{Hz}), unité réservée aux phénomènes périodiques.

Comment justifier la nullité du déplacement moyen à la question Q35 ?

En mentionnant explicitement l'équiprobabilité des sauts dans chaque direction. Le jury sanctionne l'absence de cet argument probabiliste pour conclure que \langle\vec{OA_N}\rangle = \vec{0}.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.