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Corrigé détaillé Centrale Physique 2 PC 2020 (page 2/4 : Partie I (questions 15 à 21) et partie II (questions 22 à 34))

Du neuf dans les sillages

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Partie I : Analyse des données de sillages (suite)

E · Imagerie satellitaire

Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : troisième loi de kepler, satellite en orbite circulaire

En supposant que le satellite d'imagerie se situe sur une orbite circulaire, redémontrer l'expression donnant la période du satellite autour de la Terre, en fonction de sa hauteur de l'orbite mesurée depuis la surface terrestre, de la masse de la Terre, de le rayon terrestre et de la constante de gravitation, puis en fonction uniquement de , et l'accélération de la pesanteur à la surface. Faire l'application numérique pour le temps de révolution d'un des satellites décrits dans l'annexe 2 et commenter.

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique au satellite soumis à la seule attraction gravitationnelle terrestre sur une trajectoire circulaire de rayon R_T + h.

Voir la stratégie
  1. On applique la deuxième loi de Newton au satellite sur une orbite circulaire de rayon r = R_T + h dans le référentiel géocentrique supposé galiléen pour obtenir la troisième loi de Kepler.
  2. On exprime le produit \mathcal{G} M_T en fonction de g et du rayon terrestre R_T à l'aide de l'expression du champ de pesanteur au sol.
  3. On calcule numériquement T avec les données de l'annexe 2 et de l'énoncé, puis on compare à la valeur nominale fournie dans l'annexe.
Voir la réponse courte

PFD avec accélération centripète : T = 2\pi\sqrt{(R_T+h)^3/(\mathcal{G}M_T)} = 2\pi\sqrt{(R_T+h)^3/(gR_T^2)} \approx 100\text{ min}.

Voir le corrigé complet

On étudie le satellite, assimilé à un point matériel de masse m, en orbite circulaire de rayon r = R_T + h autour de la Terre supposée à répartition sphérique de masse. Le mouvement est étudié dans le référentiel géocentrique, supposé galiléen sur la durée d'une orbite.

Le satellite n'est soumis qu'à la force d'attraction gravitationnelle exercée par la Terre :

\vec{F} = -\frac{\mathcal{G} M_T m}{r^2}\,\vec{u}_r

où \vec{u}_r est le vecteur unitaire radial dirigé du centre de la Terre vers le satellite.

Pour une trajectoire circulaire de rayon r parcourue à vitesse scalaire v, l'accélération s'écrit dans la base de Frenet :

\vec{a} = -\frac{v^2}{r}\,\vec{u}_r

La deuxième loi de Newton projetée sur la direction normale donne :

m\frac{v^2}{r} = \frac{\mathcal{G} M_T m}{r^2} \implies v = \sqrt{\frac{\mathcal{G} M_T}{r}}

La vitesse étant constante, le mouvement est circulaire uniforme. La période de révolution T vérifie 2\pi r = v T, soit :

T = \frac{2\pi r}{v} = 2\pi \sqrt{\frac{r^3}{\mathcal{G} M_T}} = 2\pi \sqrt{\frac{(R_T + h)^3}{\mathcal{G} M_T}}

À la surface de la Terre (r = R_T), l'intensité de la pesanteur g s'identifie au champ gravitationnel :

g = \frac{\mathcal{G} M_T}{R_T^2} \implies \mathcal{G} M_T = g R_T^2

En substituant cette relation dans l'expression de T, on obtient :

\boxed{T = 2\pi \sqrt{\frac{(R_T + h)^3}{\mathcal{G} M_T}} = 2\pi \sqrt{\frac{(R_T + h)^3}{g R_T^2}} = 2\pi \left(1 + \frac{h}{R_T}\right)^{3/2}\sqrt{\frac{R_T}{g}}}

Application numérique : D'après l'annexe 2, pour les satellites SPOT 6 et 7, l'altitude orbitale est h = 694\text{ km} = 6{,}94 \times 10^5\text{ m}. Les données fournies indiquent R_T = 6{,}38 \times 10^6\text{ m} et g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}.

\begin{aligned} r &= R_T + h = 6{,}38 \times 10^6 + 0{,}694 \times 10^6 = 7{,}074 \times 10^6\text{ m} \\ g R_T^2 &= 9{,}81 \times (6{,}38 \times 10^6)^2 \approx 3{,}993 \times 10^{14}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-2} \\ T &= 2\pi \sqrt{\frac{(7{,}074 \times 10^6)^3}{3{,}993 \times 10^{14}}} \approx 5{,}92 \times 10^3\text{ s} \approx 98{,}6\text{ min} \end{aligned}
\boxed{T \approx 98{,}6\text{ min}}

Commentaire : La valeur calculée (98{,}6\text{ min}) est en excellent accord avec la période annoncée dans l'annexe 2 (98{,}79\text{ min}), avec un écart relatif inférieur à 0{,}2\,\%. Ce très faible écart provient de l'aplatissement de la Terre aux pôles (terme quadripolaire J_2 du potentiel terrestre, responsable de la précession de l'orbite héliosynchrone) et des arrondis sur les constantes g et R_T.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait définir le référentiel d'étude et prendre garde à l'expression du champ de pesanteur à l'altitude du satellite.

« La définition du référentiel (autre que terrestre) était attendue. »

« Si ce cas particulier de la loi de Kepler est souvent bien retrouvé, des erreurs sont souvent intervenues au moment d’identifier le champ de pesanteur (pas à la hauteur du satellite), et la période obtenue en a souffert. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : pouvoir de résolution, approximation des petits angles

Quel est l'angle minimal de résolution étant données la hauteur du satellite et la résolution minimale annoncée ?

Voir l'indice

Écrire la relation trigonométrique au premier ordre reliant la taille d'un pixel au sol r, l'altitude orbitale h et l'angle de visée \theta_r.

Voir la réponse courte

\theta_r \approx r/h \approx 1{,}5\text{ m}/(700\text{ km}) \approx 2{,}1\times 10^{-6}\text{ rad}.

Voir le corrigé complet

Par définition, la résolution r correspond à la distance à la surface de la Terre vue par un pixel du capteur depuis le satellite situé à l'altitude h. Comme la résolution au sol r est très petite devant l'altitude orbitale h (r \ll h), l'approximation des petits angles est parfaitement vérifiée. L'angle sous-tendu \theta_r s'exprime donc par :

\theta_r \approx \tan \theta_r = \frac{r}{h}

D'après les caractéristiques des satellites SPOT 6 et 7 données dans l'annexe 2 :

  • l'altitude orbitale est h = 694\text{ km} = 6{,}94 \times 10^{5}\text{ m} ;
  • la résolution annoncée en mode panchromatique est r = 1{,}5\text{ m}.

On obtient numériquement :

\theta_r = \frac{1{,}5}{6{,}94 \times 10^{5}} \approx 2{,}16 \times 10^{-6}\text{ rad}
\boxed{\theta_r = \frac{r}{h} \approx 2{,}2 \times 10^{-6}\text{ rad} = 2{,}2\text{ }\mu\text{rad}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Un schéma était nécessaire pour expliciter l'angle de résolution, une valeur brute étant insuffisante.

« Un dessin permet de comprendre ce que le candidat avance, le correcteur peut alors s’adapter à l’interprétation de l’angle proposé, mais évidemment ne peut se contenter d’une valeur numérique sans la moindre justification. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : lentille mince, grandissement

La taille d'un pixel sur le capteur des satellites SPOT 6 et 7 est de . Quelle serait la focale équivalente d'une lentille convergente qui aurait le même grandissement ? Commenter.

Voir l'indice

Appliquer la formule de grandissement d'une lentille mince équivalente reliant l'objet au sol et l'image sur le plan focal du capteur CCD.

Voir la stratégie
  1. Relier la taille de l'image sur le capteur (r_p) à la taille de l'objet au sol (r) via la relation de grandissement pour un objet situé à une distance h \gg f.
  2. Exprimer la distance focale équivalente f en fonction de h, r et r_p (ou de \theta_r calculé en Q16).
  3. Effectuer l'application numérique et commenter la valeur obtenue au regard de l'encombrement du satellite donné en annexe 2.
Voir la réponse courte

r_p / f = \theta_r \implies f = r_p h / r \approx 5{,}6\text{ m} ; focale géante nécessitant une combinaison repliée.

Voir le corrigé complet

L'objet observé se situe à la surface de la Terre, à une distance du système optique égale à l'altitude h. Comme h \gg f, l'objet est considéré à l'infini et son image se forme dans le plan focal image du système optique.

Le grandissement transversal en valeur absolue est donné par :

|\gamma| = \frac{r_p}{r} = \frac{f}{h}

On en déduit l'expression de la distance focale équivalente f :

f = h \frac{r_p}{r} = \frac{r_p}{\theta_r}

où \theta_r = \frac{r}{h} est l'angle de résolution déterminé à la question Q16.

Avec les valeurs numériques fournies :

  • h = 694\text{ km} = 694 \times 10^3\text{ m} ;
  • r = 1{,}5\text{ m} ;
  • r_p = 12\text{ }\mu\text{m} = 12 \times 10^{-6}\text{ m}.
\begin{aligned} f &= 694 \times 10^3 \times \frac{12 \times 10^{-6}}{1{,}5} \\ &= 694 \times 10^3 \times 8{,}0 \times 10^{-6} \\ &= 5{,}55\text{ m} \end{aligned}
\boxed{f \approx 5{,}6\text{ m}}

Commentaire : La focale équivalente obtenue (f \approx 5{,}6\text{ m}) est considérable : elle est nettement supérieure aux dimensions physiques du satellite (indiquées en annexe 2 comme étant d'environ 1{,}55 \times 1{,}75 \times 2{,}7\text{ m}). Il serait donc impossible d'utiliser une simple lentille ou un tube optique rectiligne.

Cela justifie l'architecture optique retenue (télescope de Korsch à trois miroirs asphériques et deux miroirs de repliement), qui replie le faisceau lumineux plusieurs fois sur lui-même pour loger un trajet optique de plus de 5\text{ m} dans un volume très compact.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question très rarement réussie sur une conjugaison pourtant simple, pour laquelle un schéma optique était indispensable.

« Très rarement correctement traitée, cette conjugaison objet réel — image réelle par une lentille convergente est pourtant basique. Par ailleurs, insistons sur le fait que faire de l’optique géométrique sans le moindre dessin est aberrant. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MP2I, TSI1

Notions : diffraction de fraunhofer, tache d'airy

Le système optique utilisé est limité par la diffraction provoquée par l'ouverture qui provoque une tâche d'Airy sur le plan focal. Donner l'expression de l'ordre de grandeur de l'ouverture angulaire provoquée par la diffraction en fonction notamment de la longueur d'onde optique .

Voir l'indice

Rappeler le rayon angulaire de la première zone sombre de la tache d'Airy pour une ouverture circulaire de diamètre D.

Voir la réponse courte

Formule d'Airy pour l'ouverture angulaire : \theta_d \sim 1{,}22 \lambda_o / D.

Voir le corrigé complet

La diffraction d'une onde lumineuse de longueur d'onde \lambda_o par une ouverture circulaire de diamètre D (diamètre de la pupille d'entrée ou du miroir principal du télescope) donne lieu à une figure de diffraction appelée tache d'Airy.

L'ordre de grandeur de l'ouverture angulaire (demi-angle au sommet du cône de diffraction, correspondant au premier anneau sombre) est donné par :

\boxed{\theta_d \sim \frac{\lambda_o}{D}}

Plus précisément, le rayon angulaire du premier zéro de la figure d'Airy s'écrit :

\theta_d = 1{,}22\,\frac{\lambda_o}{D}

où D = 200\text{ mm} représente le diamètre d'ouverture du miroir principal (mentionné en annexe 2).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait définir les termes de la formule d'Airy et vérifier son homogénéité, un angle étant sans dimension.

« Simple formule d’ordre de grandeur pour la diffraction par une ouverture. Il faut définir les éléments contenus dans la formule proposée, surtout si les notations diffèrent de celles de l’énoncé. »

« une rapide analyse dimensionnelle peut être salvatrice : une ouverture angulaire est sans unité ! »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : tache d'airy, nombre d'ouverture

Montrer que la taille de la tâche de diffraction sur le capteur s'exprime , avec le nombre d'ouverture donné dans l'annexe et dont on rappellera la valeur ici, et une constante indéterminée.

Voir l'indice

Exprimer le rayon spatial de la tache d'Airy sur le capteur à l'aide de la distance focale f et introduire le nombre d'ouverture N_O = f/D.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rayon (ou diamètre) de la tache d'Airy dans le plan focal du système optique à partir de l'ouverture angulaire de diffraction \theta_d et de la distance focale équivalente f.
  2. Utiliser la définition du nombre d'ouverture fournie dans l'annexe 2 pour faire apparaître la grandeur adimensionnée demandée et relever sa valeur numérique.
Voir la réponse courte

Rayon de la tache r_d = f \theta_d \propto \lambda_o (f/D) ; avec le nombre d'ouverture N_O = f/D, r_d = A N_O \lambda_o.

Voir le corrigé complet

Le capteur étant placé dans le plan focal d'un instrument de focale équivalente f, une onde provenant de l'infini et diffractée sous un demi-angle \theta_d forme une tache d'Airy de rayon linéaire :

r_d = f \tan \theta_d \approx f \theta_d

D'après la question Q18, l'ouverture angulaire s'écrit \theta_d = C \dfrac{\lambda_o}{D}, où C est une constante numérique sans dimension (C = 1{,}22 pour le rayon du premier anneau sombre, ou C = 2{,}44 si l'on considère le diamètre de la tache). Ainsi :

r_d = C \frac{f}{D} \lambda_o

D'après l'annexe 2, les caractéristiques des instruments optiques mentionnent un « nombre d'ouverture (rapport entre diamètre d'ouverture et focale) de 16 ». Dans le vocabulaire usuel de la photographie et de l'optique instrumentale, le nombre d'ouverture noté N_O correspond en réalité au rapport focal :

N_O = \frac{f}{D} = 16

En identifiant A = C comme constante numérique indéterminée, on obtient bien :

\boxed{r_d = A N_O \lambda_o \quad \text{avec} \quad N_O = 16}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

En raison d'une ambiguïté dans l'énoncé, le jury a privilégié la rigueur de la démarche au résultat.

« Si cette discussion ne présentait, à priori, aucune difficulté majeure, nous avons conscience que la définition de l’énoncé était ambigüe. Dans un tel contexte, le jury a privilégié la démarche au résultat. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : tache d'airy, critère de rayleigh

Faire une évaluation de en prenant et et commenter.

Voir l'indice

Calculer numériquement r_d et comparer sa dimension à celle d'un pixel élémentaire r_p du capteur pour savoir si le système est limité par la diffraction ou par le détecteur.

Voir la stratégie
  1. Réaliser l'application numérique directe à partir de l'expression r_d = A N_O \lambda_o établie en Q19.
  2. Comparer cette dimension caractéristique de la tache de diffraction à la taille d'un pixel physique du capteur (r_p = 12\text{ }\mu\text{m}) et commenter la cohérence du dimensionnement instrumental.
Voir la réponse courte

r_d \approx 2{,}44 \times 8 \times 0{,}6\,\mu\text{m} \approx 12\,\mu\text{m} ; la tache a la taille d'un pixel, le système est parfaitement optimisé.

Voir le corrigé complet

D'après la relation obtenue à la question Q19 :

r_d = A N_O \lambda_o

Avec A = 2,44, N_O = 16 et \lambda_o = 600\text{ nm} = 0,600\text{ }\mu\text{m}, l'application numérique donne :

\begin{aligned} r_d &= 2,44 \times 16 \times 600 \times 10^{-9}\text{ m} \\ &\approx 2,34 \times 10^{-5}\text{ m} = 23,4\text{ }\mu\text{m} \end{aligned}
\boxed{r_d \approx 23\text{ }\mu\text{m}}

Commentaire :

  • Avec le facteur A = 2 \times 1,22 = 2,44, la grandeur r_d représente le diamètre de la tache d'Airy sur le capteur.
  • On constate que r_d \approx 24\text{ }\mu\text{m} = 2 r_p, où r_p = 12\text{ }\mu\text{m} est la taille d'un pixel (donnée en annexe 2). Le diamètre de la tache de diffraction couvre donc exactement deux pixels.
  • Ce dimensionnement est optimal : il satisfait le critère d'échantillonnage de Shannon-Nyquist, garantissant que la résolution du capteur numérique est parfaitement adaptée à la limite de diffraction de l'optique, évitant à la fois le sous-échantillonnage (effet de repliement de spectre ou aliasing) et le sur-échantillonnage inutile.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait commenter la résolution effective en comparant la taille de la tache de diffraction à celle d'un pixel.

« Si la tâche de diffraction est un peu plus grande que les pixels, un commentaire adéquat s’impose sur la résolution effective du capteur. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : résolution optique, lecture graphique

Estimer la résolution de l'image sur la figure 3 et conclure.

Voir l'indice

Utiliser le zoom de la figure 3 avec la barre d'échelle de 100 m et le nombre de pixels indiqué pour déduire la résolution effective au sol.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la résolution r (en \text{m}\cdot\text{pixel}^{-1}) sur la figure 3 à l'aide de l'échelle graphique de 100\text{ m} (image de 500 pixels) ou de la vignette zoomée (taille du bateau L pour 60 pixels).
  2. Comparer cette valeur aux caractéristiques des satellites présentées dans l'annexe 2 (SPOT 6/7 et GeoEye 1) pour conclure sur la source de l'image.
Voir la réponse courte

Confrontation de la taille des plus petits détails identifiables avec la résolution métrique r \approx 1{,}5\text{ m}.

Voir le corrigé complet

On peut estimer la résolution spatiale r de l'image satellite par deux méthodes concordantes :

  • À partir de l'échelle graphique (image intermédiaire, 500 pixels de large) : La barre d'échelle représentant 100\text{ m} occupe un peu plus de 40\,\% de la largeur totale de l'image, soit environ 210 \pm 20\text{ pixels}. La résolution spatiale vaut donc :

    r = \frac{100\text{ m}}{210\text{ pixels}} \approx 0{,}48\text{ m}\cdot\text{pixel}^{-1}
  • À partir du zoom sur le bateau (vignette de 60 pixels de large) : Le bateau s'étend sur environ la moitié de la vignette, soit une longueur d'environ 30 \pm 5\text{ pixels}. Avec la longueur estimée à la question Q4 (L \approx 14\text{ m}), on retrouve :

    r = \frac{L}{N_{\text{pixels}}} \approx \frac{14\text{ m}}{30\text{ pixels}} \approx 0{,}47\text{ m}\cdot\text{pixel}^{-1}

On en déduit l'estimation :

\boxed{r \approx 0{,}45\text{ à }0{,}5\text{ m}\cdot\text{pixel}^{-1} \quad (\text{soit environ } 45\text{ à } 50\text{ cm par pixel})}

Conclusion : La résolution mesurée (r \approx 45\text{ cm}) est nettement plus fine que la résolution nominale panchromatique des satellites SPOT 6 et 7 (r = 1{,}5\text{ m} d'après l'annexe 2). En revanche, elle coïncide remarquablement avec celle des satellites commerciaux à très haute résolution mentionnés dans l'annexe 2, notamment GeoEye 1, dont la résolution est de 41\text{ cm} par pixel. L'image de la figure 3 provient donc d'un satellite de cette génération et non de la constellation SPOT 6/7.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il ne fallait pas confondre la résolution spatiale avec le nombre total de pixels.

« notons que quelques (rares) candidats ne font pas de différence entre résolution et nombre de pixels et donc répondent à la question par un nombre de pixels. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Partie II : Modèle hydrodynamique des ondes de surface

A · Champ des vitesses

Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : statique des fluides, équation d'euler

Déterminer la forme de l'équation d'Euler à l'ordre le plus bas (vitesse nulle).

Voir l'indice

Faire \vec{v} = \vec{0} dans l'équation d'Euler pour retrouver la loi fondamentale de l'hydrostatique.

Voir la réponse courte

Pour \vec{v} = \vec{0}, l'équation d'Euler redonne la statique des fluides : -\vec{\nabla} p_0 + \rho \vec{g} = \vec{0}.

Voir le corrigé complet

À l'ordre le plus bas (ordre zéro), le fluide est au repos : la vitesse macroscopique est identiquement nulle,

\vec{v} = \vec{0}

et la pression est la pression d'équilibre, notée p_0.

L'accélération particulaire s'annule :

\frac{\partial \vec{v}}{\partial t} = \vec{0} \quad \text{et} \quad (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v} = \vec{0}

L'équation d'Euler (II.1) se réduit ainsi à la relation fondamentale de la statique des fluides :

\vec{0} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} p_0 + \rho \vec{g}

En tenant compte de \vec{g} = -g\vec{u}_z, il vient :

\boxed{\overrightarrow{\operatorname{grad}} p_0 = -\rho g \vec{u}_z}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à ne pas confondre P et p0, et à respecter rigoureusement la nature scalaire ou vectorielle des grandeurs.

« La loi de la statique du fluide pesant est généralement bien établie, si ce n’est la confusion récurrente entre Pet p0. »

« Notons qu’avec cette question s’ouvre une partie qui nécessite une vigilance particulière pour ne pas écrire qu’un scalaire est égal à un vecteur. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : statique des fluides, pression hydrostatique

En déduire l'expression explicite de , que l'on supposera toujours valide, même en présence d'ondes.

Voir l'indice

Projeter l'équation de la statique des fluides selon l'axe vertical ascendant Oz et intégrer en imposant la pression atmosphérique en z = 0.

Voir la stratégie
  1. Projeter la relation fondamentale de la statique des fluides établie à la question précédente sur l'axe vertical ascendant Oz.
  2. Intégrer l'équation différentielle obtenue en exploitant l'incompressibilité et l'homogénéité du fluide (\rho = \text{cste}).
  3. Déterminer la constante d'intégration à l'aide de la condition aux limites à la surface libre au repos (z = 0).
Voir la réponse courte

\mathrm{d}p_0/\mathrm{d}z = -\rho g \implies p_0(z) = P_0 - \rho g z, avec P_0 la pression en surface.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q22, l'équilibre hydrostatique à l'ordre le plus bas vérifie :

\overrightarrow{\operatorname{grad}} p_0 = -\rho g \vec{u}_z

Par projection sur les trois axes du repère cartésien, p_0 ne dépend que de la coordonnée verticale z et vérifie :

\frac{\mathrm{d}p_0}{\mathrm{d}z} = -\rho g

La masse volumique \rho et l'accélération de la pesanteur g étant supposées constantes dans tout le fluide, une intégration par rapport à z conduit à :

p_0(z) = -\rho g z + C

où C est une constante d'intégration.

En l'absence de perturbation (au repos), la surface libre plane du liquide se situe à l'altitude z = 0. La continuité de la pression à l'interface liquide-air impose :

p_0(z=0) = P_{\text{air}}

On en déduit que C = P_{\text{air}}, d'où l'expression explicite de la pression hydrostatique :

\boxed{p_0(z) = P_{\text{air}} - \rho g z}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il ne fallait pas oublier la constante d'intégration ni trouver une pression diminuant avec la profondeur.

« Quelques candidats oublient une constante d’intégration, pourtant explicitement nommée dans le texte, ou trouvent une pression qui diminue avec la profondeur ! »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation

Notions : équation d'euler, linearisation

Quelle équation lie alors et ?

Voir l'indice

Linéariser l'équation d'Euler au premier ordre en négligeant le terme convectif quadratique (\vec{v}_1\cdot\vec{\mathrm{grad}})\vec{v}_1 et soustraire l'équilibre d'ordre zéro.

Voir la stratégie

Pour obtenir l'équation reliant les perturbations p_1 et \vec{v}_1, on injecte les développements au premier ordre \vec{v} = \vec{v}_1 et P = p_0 + p_1 dans l'équation d'Euler (II.1), puis on élimine les termes d'ordre 0 grâce au résultat de la question Q22 et on néglige le terme convectif, qui est d'ordre 2.

Voir la réponse courte

Équation d'Euler linéarisée au premier ordre : \rho \frac{\partial \vec{v}_1}{\partial t} = -\vec{\nabla} p_1.

Voir le corrigé complet

L'équation d'Euler (II.1) s'écrit :

\rho \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + \rho (\vec{v} \cdot \overrightarrow{\operatorname{grad}}) \vec{v} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} P + \rho \vec{g}

En y introduisant \vec{v} = \vec{v}_1 et P = p_0(z) + p_1(x, z, t) :

\rho \frac{\partial \vec{v}_1}{\partial t} + \rho (\vec{v}_1 \cdot \overrightarrow{\operatorname{grad}}) \vec{v}_1 = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} p_0 - \overrightarrow{\operatorname{grad}} p_1 + \rho \vec{g}

À l'ordre 1 en perturbation :

  • le terme convectif \rho (\vec{v}_1 \cdot \overrightarrow{\operatorname{grad}}) \vec{v}_1, quadratique en vitesse, est un terme du second ordre négligeable devant le terme d'accélération locale \rho \frac{\partial \vec{v}_1}{\partial t} ;
  • les termes d'ordre 0 se compensent exactement d'après l'équation de la statique des fluides établie à la question Q22 :

    -\overrightarrow{\operatorname{grad}} p_0 + \rho \vec{g} = \vec{0}

Il reste donc l'équation d'Euler linéarisée au premier ordre :

\boxed{\rho \frac{\partial \vec{v}_1}{\partial t} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} p_1}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il faut expliquer l'élimination des termes d'ordre 2 et ne pas oublier le signe moins devant le gradient.

« L’élimination des termes d’ordre 2 est parfois bien expliquée, mais ce n’est pas une règle générale malheureusement. Le signe disparait régulièrement devant le gradient. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : linearite, analyse harmonique

Quelle propriété de l'équation entre et permet de se restreindre à l'étude des formes proposées ?

Voir l'indice

Invoquer la linéarité des équations aux dérivées partielles régissant les perturbations, autorisant le principe de superposition harmonique.

Voir la réponse courte

Linéarité de l'équation différentielle, autorisant la décomposition en composantes de Fourier indépendantes.

Voir le corrigé complet

L'équation obtenue à la question Q24 reliant \vec{v}_1 et p_1 s'écrit :

\rho \frac{\partial \vec{v}_1}{\partial t} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} p_1

Cette équation aux dérivées partielles est linéaire et homogène par rapport aux grandeurs perturbatives \vec{v}_1 et p_1, à coefficients indépendants du temps.

En vertu de cette linéarité, le théorème de superposition (ou l'analyse de Fourier) s'applique : toute perturbation générale peut se décomposer en une somme (ou une intégrale) de modes harmoniques de la forme \exp(\mathrm{j}\omega t).

L'étude d'un mode monochromatique de pulsation \omega suffit donc à décrire la dynamique complète du système.

\boxed{\text{La propriété requise est la \textbf{linéarité} de l'équation différentielle.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La justification attendue reposait sur la linéarité de l'équation reliant perturbations de pression et de vitesse.

« Le critère « linéarité » était attendu, si toutefois l’équation précédente était bien linéaire ! Si tel n’est pas le cas, il est légitime que le correcteur se demande ce que signifie « linéaire » pour le candidat. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : régime sinusoïdal force, équation d'euler

Dans ces hypothèses, donner l'expression de en fonction de , et .

Voir l'indice

Remplacer la dérivée temporelle \partial/\partial t par le facteur multiplicatif \mathrm{j}\omega dans l'équation linéarisée.

Voir la réponse courte

Remplacement de \partial/\partial t par \mathrm{i}\omega : \underline{\vec{v}}_{1,0} = -\frac{1}{\mathrm{i}\rho\omega}\vec{\nabla}\underline{p}_{1,0}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q24, l'équation d'Euler linéarisée s'écrit :

\rho \frac{\partial \vec{v}_1}{\partial t} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} p_1

En adoptant la notation complexe introduite dans l'énoncé :

\underline{\vec{v}}_1(x, z, t) = \underline{\vec{v}}_{1,0}(x, z) \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} \quad \text{et} \quad \underline{p}_1(x, z, t) = \underline{p}_{1,0}(x, z) \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}

la dérivation temporelle se traduit par une multiplication par \mathrm{j}\omega :

\frac{\partial \underline{\vec{v}}_1}{\partial t} = \mathrm{j}\omega \, \underline{\vec{v}}_{1,0}(x, z) \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}

L'opérateur gradient n'agissant que sur les coordonnées d'espace, on a de même :

\overrightarrow{\operatorname{grad}} \, \underline{p}_1 = \left(\overrightarrow{\operatorname{grad}} \, \underline{p}_{1,0}\right) \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}

En injectant ces expressions dans l'équation d'Euler linéarisée et en simplifiant par \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}, il vient :

\mathrm{j}\rho\omega \, \underline{\vec{v}}_{1,0} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} \, \underline{p}_{1,0}

soit finalement :

\boxed{\underline{\vec{v}}_{1,0} = -\frac{1}{\mathrm{j}\rho\omega} \, \overrightarrow{\operatorname{grad}} \, \underline{p}_{1,0} = \frac{\mathrm{j}}{\rho\omega} \, \overrightarrow{\operatorname{grad}} \, \underline{p}_{1,0}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il faut préserver le caractère vectoriel de la vitesse et utiliser directement les opérateurs sans projeter inutilement.

« Ici, la vitesse cesse parfois d’être vectorielle, ce qui n’empêche pourtant pas ensuite de calculer son rotationnel ! »

« savoir manipuler les opérateurs permet une efficacité vraiment appréciable : certains candidats se sont perdus dans des projections inutiles. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : écoulement irrotationnel, potentiel des vitesses

En déduire que l'écoulement est irrotationnel et introduire le potentiel des vitesses .

Voir l'indice

Calculer le rotationnel de l'accélération d'Euler et constater qu'un champ de gradient possède un rotationnel identiquement nul.

Voir la réponse courte

\vec{v}_1 étant proportionnel à un gradient, \vec{\text{rot}}\,\vec{v}_1 = \vec{0} ; on pose donc \vec{v}_1 = \vec{\nabla}\phi.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q26, l'amplitude complexe du champ de vitesse s'exprime sous la forme :

\underline{\vec{v}}_{1,0} = \frac{\mathrm{j}}{\rho\omega} \overrightarrow{\operatorname{grad}}\underline{p}_{1,0}

Le rotationnel d'un champ de gradient étant identiquement nul (\overrightarrow{\operatorname{rot}}(\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,f) = \vec{0} pour tout champ scalaire f), on en déduit :

\overrightarrow{\operatorname{rot}}\,\underline{\vec{v}}_{1,0} = \frac{\mathrm{j}}{\rho\omega} \overrightarrow{\operatorname{rot}}(\overrightarrow{\operatorname{grad}}\underline{p}_{1,0}) = \vec{0}

En multipliant par le facteur temporel \exp(\mathrm{j}\omega t) et en prenant la partie réelle, il vient pour le champ de vitesse physique :

\overrightarrow{\operatorname{rot}}\,\vec{v}_1(x,z,t) = \vec{0}

L'écoulement est donc irrotationnel (le vecteur tourbillon est nul).

Dans un domaine simplement connexe, un champ vectoriel irrotationnel dérive d'un potentiel scalaire. On introduit ainsi le potentiel des vitesses \phi(x,z,t) tel que :

\boxed{\vec{v}_1(x, z, t) = \overrightarrow{\operatorname{grad}}\phi(x, z, t)}

soit, en projection sur les axes de l'écoulement bidimensionnel :

v_x(x, z, t) = \frac{\partial \phi}{\partial x} \quad \text{et} \quad v_z(x, z, t) = \frac{\partial \phi}{\partial z}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La suite du sujet imposait de définir la vitesse comme le gradient positif du potentiel.

« Le choix du signe dans le gradient est laissé à l’appréciation des candidats, qui devront se rendre compte d’une éventuelle difficulté pour répondre à la question 35, dont le résultat sous-entendait le choix ⃗v= ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ grad φ. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : fluide incompressible, équation de laplace

Montrer que le potentiel vérifie

Voir l'indice

Traduire l'incompressibilité du fluide \mathrm{div}\,\vec{v} = 0 en remplaçant la vitesse par le gradient du potentiel.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition cinématique traduite par l'incompressibilité du fluide via l'équation de conservation de la masse.
  2. Substituer l'expression du champ de vitesse en fonction du potentiel des vitesses \phi établie à la question Q27 pour obtenir l'équation aux dérivées partielles vérifiée par \phi.
Voir la réponse courte

Incompressibilité du fluide \text{div}\,\vec{v}_1 = 0 \implies \text{div}(\vec{\nabla}\phi) = \Delta \phi = 0.

Voir le corrigé complet

Le fluide est supposé homogène (\rho = \text{Cte}) et incompressible. L'équation locale de conservation de la masse s'écrit :

\frac{\partial \rho}{\partial t} + \operatorname{div}(\rho \vec{v}) = 0

Puisque la masse volumique \rho est uniforme et constante, cette équation se réduit à la condition d'incompressibilité du champ des vitesses :

\operatorname{div} \vec{v} = 0

À l'ordre 1 de la théorie des perturbations, le champ de vitesse est \vec{v} = \vec{v}_1, d'où :

\operatorname{div} \vec{v}_1 = 0

D'après la question Q27, l'écoulement est irrotationnel et dérive d'un potentiel des vitesses \phi(x,z,t) tel que \vec{v}_1 = \overrightarrow{\operatorname{grad}}\phi. En utilisant l'identité vectorielle rappelée dans le formulaire du sujet (\operatorname{div}(\overrightarrow{\operatorname{grad}}\phi) = \Delta \phi), il vient :

\operatorname{div}(\overrightarrow{\operatorname{grad}} \phi) = 0

soit :

\boxed{\Delta \phi = 0}

Le potentiel des vitesses satisfait donc l'équation de Laplace.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'incompressibilité du fluide conduit immédiatement à l'équation de Laplace pour le potentiel.

« Le critère « incompressible » est attendu et permet une solution immédiate. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : équation de laplace, potentiel électrostatique

Dans quelles autres situations en physique rencontre-t-on ce type d'équation ? Les décrire en quelques lignes.

Voir l'indice

Citer l'électrostatique dans le vide sans charge (équation de Laplace pour le potentiel électrique) ou la conduction thermique stationnaire sans source interne.

Voir la stratégie

L'équation (II.2) est l'équation de Laplace :

\Delta f = 0

Elle apparaît dès qu'un champ vectoriel dérive d'un potentiel scalaire (\vec{X} \propto \overrightarrow{\operatorname{grad}} f) et présente une divergence nulle (\operatorname{div} \vec{X} = 0). Il suffit de citer deux ou trois domaines majeurs du programme de physique illustrant ce mécanisme.

Voir la réponse courte

Électrostatique dans le vide sans charge (\Delta V = 0) et diffusion thermique stationnaire sans source (\Delta T = 0).

Voir le corrigé complet

L'équation de Laplace se rencontre dans plusieurs domaines fondamentaux de la physique :

  1. Électrostatique dans le vide de charge : Le champ électrique dérive du potentiel scalaire (\vec{E} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} V). Dans une région dépourvue de charges libres (\rho_{\text{ch}} = 0), l'équation de Maxwell-Gauss \operatorname{div} \vec{E} = \frac{\rho_{\text{ch}}}{\varepsilon_0} = 0 conduit directement à :

    \Delta V = 0
  2. Thermique en régime permanent sans source : La densité de courant thermique vérifie la loi de Fourier (\vec{j}_Q = -\lambda_{\text{th}} \overrightarrow{\operatorname{grad}} T). Le bilan d'énergie en régime stationnaire en l'absence de terme source volumique s'écrit \operatorname{div}\vec{j}_Q = 0, ce qui donne, pour une conductivité thermique \lambda_{\text{th}} uniforme :

    \Delta T = 0
  3. Diffusion de matière stationnaire : De manière analogue, d'après la loi de Fick (\vec{\jmath}_N = -D \overrightarrow{\operatorname{grad}} n), le régime stationnaire sans réactions chimiques volumiques conduit à \operatorname{div}\vec{\jmath}_N = 0, soit :

    \Delta n = 0
  4. Gravitation hors des masses : Le champ gravitationnel dérive du potentiel gravitationnel (\vec{\mathcal{G}} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} \Phi) et vérifie le théorème de Gauss \operatorname{div}\vec{\mathcal{G}} = -4\pi \mathcal{G} \rho. Dans le vide (\rho = 0), le potentiel vérifie \Delta \Phi = 0.
Voir ce qu'a relevé le jury

Pour citer la diffusion, il était indispensable de mentionner le régime stationnaire et l'absence de sources.

« L’électrostatique, la diffusion thermique ou celle de particules, constituaient des exemples possibles. Encore fallait-il préciser « en l’absence de source » et, dans les deux derniers cas suscités, « en régime stationnaire ». »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : condition aux limites, écoulement parfait

Montrer qu'en , on a

Voir l'indice

Exprimer l'absence de traversée de fluide à travers la paroi rigide et imperméable du fond plat en z = -h.

Voir la réponse courte

Condition d'imperméabilité sur le fond imperméable fixe : v_{1z}(x, -h, t) = \frac{\partial \phi}{\partial z}(x, -h, t) = 0.

Voir le corrigé complet

Le fond du liquide, situé en z = -h, est une paroi solide, plane, fixe et imperméable.

Pour un fluide parfait, la condition aux limites cinématique à la paroi est la condition d'imperméabilité (ou de non-interpénétration) : la composante normale de la vitesse du fluide doit être nulle au contact du fond :

\vec{v}(x, z = -h, t) \cdot \vec{u}_z = 0

soit :

v_z(x, -h, t) = 0

D'après la question Q27, la vitesse dérive du potentiel des vitesses selon \vec{v}_1 = \overrightarrow{\operatorname{grad}}\phi, ce qui donne pour la composante verticale :

v_z(x, z, t) = \frac{\partial \phi}{\partial z}(x, z, t)

On en déduit immédiatement qu'en z = -h :

\boxed{\frac{\partial \phi}{\partial z}(x, -h, t) = 0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il ne faut pas confondre la vitesse du fluide avec sa seule composante verticale.

« Si cette question est traitée le plus souvent correctement, il est essentiel de ne pas confondre vitesse et vitesse verticale. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : énergie mécanique, condition aux limites

Pourquoi peut-on considérer que, , le gradient de est borné ?

Voir l'indice

Traduire physiquement le fait que la vitesse du fluide doit rester d'énergie et d'amplitude finies sur l'ensemble du domaine horizontal non borné.

Voir la réponse courte

La vitesse \vec{v}_1 = \vec{\nabla}\phi et l'énergie cinétique du fluide doivent rester bornées sur tout l'espace.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente (Q27), le gradient du potentiel des vitesses s'identifie directement au champ des vitesses du fluide au premier ordre :

\overrightarrow{\operatorname{grad}}\phi = \vec{v}_1(x,z,t)

On peut considérer que ce gradient est borné sur tout l'espace (\forall x \in \mathbb{R}) pour deux raisons physiques majeures :

  1. Considération énergétique : la vitesse du fluide doit rester finie en tout point du domaine afin que la densité volumique d'énergie cinétique, \frac{1}{2}\rho \|\vec{v}_1\|^2, ne diverge pas. Une vitesse infinie à l'infini nécessiterait une énergie totale infinie apportée au fluide, ce qui est physiquement impossible.
  2. Hypothèse de linéarisation : le modèle d'ondes linéaires développé dans cette partie repose explicitement sur l'hypothèse de petites perturbations énoncée dans le préambule de la partie II, à savoir :

    \|\vec{v}_1\| \ll c

    où c est la célérité des ondes de surface. Une divergence de \vec{v}_1 lorsque x \to \pm\infty violerait cette hypothèse fondamentale.

\boxed{\overrightarrow{\operatorname{grad}}\phi = \vec{v}_1 \quad \text{est borné car la vitesse du fluide et son énergie cinétique restent finies (régime des petites perturbations).}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne pas confondre le potentiel et son gradient, ni les notions de fonction bornée et continue.

« La plupart des réponses sont correctes, mais certains ont confondu ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ grad φet φ. Notons toutefois de regrettables confusions entre « borné » et « continu », et entre la vitesse d’une onde acoustique et celle d’une onde lumineuse. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : separation des variables, équation différentielle

Montrer que peut s'écrire , où est une constante.

Voir l'indice

Injecter la forme à variables séparées dans l'équation de Laplace bidimensionnelle et appliquer la condition aux limites au fond z = -h.

Voir la stratégie
  1. Injecter la forme à variables séparées \phi(x,z,t) = \underline{f}(x)\underline{g}(z)\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} dans l'équation de Laplace bidimensionnelle \Delta\phi = 0 établie en Q28.
  2. Séparer les variables dépendant de x et de z pour faire apparaître une constante de séparation.
  3. Utiliser la condition de champ borné en x (Q31) pour fixer le signe de la constante de séparation, puis résoudre l'équation différentielle en z soumise à la condition aux limites au fond z = -h (Q30).
Voir la réponse courte

\underline{g}''(z) - k^2\underline{g}(z) = 0, et \underline{g}'(-h) = 0 impose la forme A\cosh(k(z+h)).

Voir le corrigé complet

Le potentiel des vitesses est cherché sous la forme à variables séparées :

\phi(x,z,t) = \underline{f}(x)\,\underline{g}(z)\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}.

L'équation de Laplace (II.2) pour cet écoulement bidimensionnel s'écrit :

\Delta \phi = \frac{\partial^2 \phi}{\partial x^2} + \frac{\partial^2 \phi}{\partial z^2} = 0.

En injectant l'expression de \phi, on obtient :

\underline{f}''(x)\,\underline{g}(z)\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} + \underline{f}(x)\,\underline{g}''(z)\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} = 0,

soit, en divisant par \underline{f}(x)\,\underline{g}(z)\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} (pour les points où ce produit est non nul) :

\frac{\underline{f}''(x)}{\underline{f}(x)} = - \frac{\underline{g}''(z)}{\underline{g}(z)}.

Le membre de gauche ne dépend que de x et celui de droite uniquement de z ; ils sont donc égaux à une même constante réelle. D'après la question Q31, le gradient de \phi (et donc la vitesse \vec{v}_1) reste borné pour tout x \in \mathbb{R}. La fonction \underline{f}(x) ne peut donc pas présenter de comportement exponentiel croissant ou décroissant à l'infini : elle doit osciller harmoniquement en x. La constante de séparation est donc nécessairement strictement négative, notée -k^2 avec k \in \mathbb{R}^{+*} :

\begin{aligned} \frac{\underline{f}''(x)}{\underline{f}(x)} &= -k^2, \\ \frac{\underline{g}''(z)}{\underline{g}(z)} &= k^2. \end{aligned}

L'équation différentielle satisfaite par \underline{g}(z) s'écrit alors :

\underline{g}''(z) - k^2\,\underline{g}(z) = 0.

Sa solution générale s'exprime commodément sous la forme :

\underline{g}(z) = A \cosh(k(z+h)) + B \sinh(k(z+h)),

où A et B sont deux constantes complexes d'intégration.

Sa dérivée par rapport à z vaut :

\underline{g}'(z) = k A \sinh(k(z+h)) + k B \cosh(k(z+h)).

La condition d'imperméabilité au fond z = -h, établie à la question Q30, impose \left.\frac{\partial\phi}{\partial z}\right|_{z=-h} = 0, soit :

\underline{g}'(-h) = 0 \iff k B \cosh(0) = 0 \iff B = 0 \quad (\text{car } k \neq 0).

On en déduit que \underline{g}(z) s'écrit bien sous la forme :

\boxed{\underline{g}(z) = A \cosh(k(z+h))}

où k est une constante et A une constante complexe d'intégration.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La séparation des variables et le signe de la constante doivent être démontrés avec rigueur sans partir du résultat.

« La séparation des variables, la justification d’une valeur constante, puis du signe de cette constante, doivent être présentées avec rigueur. On ne peut se contenter de partir de la forme donnée. »

« Évidemment, la forme adoptée permet de s’affranchir rapidement du temps dans cette question, même si le jury a relevé quelques cas prenant le laplacien pour un opérateur spatio-temporel ! »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : onde progressive, potentiel des vitesses

Déterminer complètement l'expression générale de et donner une interprétation pour la signification de .

Voir l'indice

Résoudre l'équation harmonique sur f(x) pour obtenir des ondes planes se propageant horizontalement ; interpréter k comme le nombre d'onde spatial.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'équation différentielle satisfaite par la composante spatiale horizontale \underline{f}(x), déduite de la séparation de variables effectuée à la question précédente.
  2. Exprimer \underline{f}(x) sous forme d'ondes planes progressives se propageant selon les x croissants ou décroissants, puis en déduire le potentiel complexe \underline{\phi}(x,z,t).
  3. Prendre la partie réelle pour obtenir l'expression réelle de \phi(x,z,t) et relier la constante k à la longueur d'onde spatiale \lambda de la perturbation de surface.
Voir la réponse courte

\phi(x,z,t) = A\cosh(k(z+h))\cos(kx-\omega t) ; k = 2\pi/\lambda est le nombre d'onde spatial.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de Laplace \Delta \phi = 0 (question Q28) appliquée à la forme à variables séparées \underline{\phi}(x,z,t) = \underline{f}(x)\underline{g}(z)\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}, la fonction \underline{f}(x) vérifie :

\frac{1}{\underline{f}(x)}\frac{\mathrm{d}^2\underline{f}}{\mathrm{d}x^2} = -k^2.

Puisque le gradient de \phi doit rester borné pour tout x \in \mathbb{R} (question Q31), k est nécessairement un réel positif (k \ge 0). La solution générale de cette équation différentielle s'écrit sous forme de combinaison linéaire d'ondes progressives se propageant selon l'axe x :

\underline{f}(x) = C_1\,\mathrm{e}^{-\mathrm{j}kx} + C_2\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}kx},

où C_1 et C_2 sont des constantes complexes.

En utilisant \underline{g}(z) = A \cosh(k(z+h)) établi à la question Q32, le potentiel complexe s'écrit de manière générale :

\underline{\phi}(x,z,t) = \left( \underline{\phi}_0^+ \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - kx)} + \underline{\phi}_0^- \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t + kx)} \right) \cosh(k(z+h)),

où \underline{\phi}_0^+ et \underline{\phi}_0^- sont des amplitudes complexes associées aux ondes se propageant respectivement vers les x > 0 et vers les x < 0.

Pour une onde progressive monochromatique se propageant dans le sens des x croissants, en notant \underline{\phi}_0^+ = \Phi_0\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\psi_0} avec \Phi_0 et \psi_0 réels, le potentiel réel est la partie réelle du potentiel complexe :

\boxed{\phi(x,z,t) = \Phi_0 \cosh(k(z+h)) \cos(\omega t - kx + \psi_0)}

(ou la superposition d'ondes progressives se propageant dans les deux sens).

Signification de k : La grandeur k représente le nombre d'onde spatial selon la direction horizontale x. Elle caractérise la périodicité spatiale de l'onde de surface : la longueur d'onde spatiale de l'ondulation à la surface est donnée par

\lambda = \frac{2\pi}{k}.

Par ailleurs, le facteur \cosh(k(z+h)) montre que k^{-1} = \frac{\lambda}{2\pi} représente également la profondeur de pénétration du mouvement fluide : l'amplitude du champ de vitesses décroît depuis la surface libre (z=0) vers le fond (z=-h) sur une échelle de profondeur caractéristique de l'ordre de 1/k.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait identifier des ondes progressives et non stationnaires, et remarquer qu'elles ne sont pas planes.

« La notation complexe permet d’identifier plus aisément la présence de deux ondes progressives, en tout cas pas celle d’une onde stationnaire pour les vagues qui se propagent. »

« De très rares candidats pensent à souligner que ces ondes sinusoïdales ne sont pas planes »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : onde progressive, onde évanescente

Commenter la forme de cette solution.

Voir l'indice

Commenter la décroissance hyperbolique de l'amplitude du mouvement fluide au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la surface libre vers le fond.

Voir la stratégie

Pour commenter la forme de la solution \phi(x,z,t) = \Phi_0 \cosh(k(z+h)) \cos(\omega t - kx + \psi_0) obtenue à la question Q33, on analyse séparément :

  1. le comportement selon la coordonnée horizontale x et le temps t (nature propagative) ;
  2. le profil vertical en z (atténuation avec la profondeur) ;
  3. le caractère d'onde de surface et les comportements limites selon la profondeur relative kh.
Voir la réponse courte

Onde progressive selon x dont l'amplitude s'atténue vers le fond selon la loi hyperbolique.

Voir le corrigé complet

La solution s'écrit sous la forme :

\phi(x,z,t) = \Phi_0 \cosh(k(z+h))\cos(\omega t - k x + \psi_0)

On peut dégager plusieurs caractéristiques physiques fondamentales :

  • Caractère propagatif horizontal : le terme \cos(\omega t - kx + \psi_0) décrit une onde progressive harmonique se propageant selon la direction horizontale +Ox avec une vitesse de phase v_\varphi = \omega / k.
  • Structure selon la verticale : il n'y a pas de propagation selon z (onde stationnaire/évanescente sur la verticale). Le facteur spatial \cosh(k(z+h)) module l'amplitude de l'onde :

    • elle est maximale à la surface libre (z = 0, où le facteur vaut \cosh(kh)) ;
    • elle décroît de façon monotone en s'enfonçant dans le fluide pour atteindre son minimum au fond (z = -h, où le facteur vaut 1).
  • Mouvements du fluide : en dérivant \phi, les composantes de la vitesse sont :

    \begin{aligned} v_{1,x} &= \frac{\partial \phi}{\partial x} = k \Phi_0 \cosh(k(z+h))\sin(\omega t - kx + \psi_0) \\ v_{1,z} &= \frac{\partial \phi}{\partial z} = k \Phi_0 \sinh(k(z+h))\cos(\omega t - kx + \psi_0) \end{aligned}

    La composante verticale v_{1,z} s'annule bien en z = -h (imperméabilité du fond), tandis que la vitesse horizontale v_{1,x} y reste non nulle (glissement parfait d'un fluide non visqueux). De plus, v_{1,x} et v_{1,z} étant en quadrature de phase dans l'espace et le temps, les particules de fluide décrivent des trajectoires elliptiques aplaties.

  • Caractère d'onde de surface : l'agitation du fluide est confinée au voisinage de l'interface :

    • en eau profonde (kh \gg 1, soit h \gg \lambda) : \cosh(k(z+h)) \approx \frac{1}{2}\mathrm{e}^{kh}\mathrm{e}^{kz}. L'amplitude décroît exponentiellement sous la surface avec une profondeur de pénétration caractéristique \delta = 1/k = \lambda/(2\pi). Le fond n'a plus aucune influence ;
    • en eau peu profonde (kh \ll 1, soit h \ll \lambda) : \cosh(k(z+h)) \approx 1, le mouvement horizontal devient homogène sur toute la tranche d'eau.
Voir ce qu'a relevé le jury

La somme de deux ondes progressives ne donne pas toujours une onde stationnaire ; un schéma de l'allure selon la profondeur était valorisé.

« Il semblerait que bon nombre de candidats jugent que la somme de deux ondes progressives conduit inexorablement à une onde stationnaire ! »

« le jury a apprécié les trop rares candidats qui, pour illustrer leurs propos, prenaient le temps de faire un schéma représentant l’allure des vagues à différentes profondeurs. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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0 question réussie sur 61
Position estimée
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 61 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 7,75 et d'écart-type 4,19 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.