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Corrigé détaillé Centrale Physique 2 PC 2020

Du neuf dans les sillages

Le sujet en bref

Sujet accessible · Ondes mécaniques et acoustiques, Mécanique des fluides, Optique géométrique · 25 incontournables · 33 questions de première année
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Ce problème s'articule autour d'une publication de physique moderne réexaminant la théorie séculaire du sillage des navires formulée par Lord Kelvin en 1887. En croisant observation satellite contemporaine, modélisation hydrodynamique rigoureuse et analogies ondulatoires (ondes acoustiques et cône de Mach), le sujet démystifie l'angle d'ouverture des sillages à grande vitesse.

Très riche et formateur, il balaie des pans entiers du programme de PC : dynamique des fluides parfaits incompressibles (linéarisation, écoulement potentiel, équation de Laplace, conditions aux limites à surface libre), dispersion des ondes de gravité en profondeur finie, ordres de grandeur énergétiques, ainsi qu'une incursion soignée en acoustique des fluides et en optique instrumentale (diffraction, capteur CCD satellitaire). C'est un sujet incontournable pour maîtriser l'articulation entre vitesse de phase, vitesse de groupe et construction géométrique des fronts d'onde.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 3 h 55 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

25 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

54 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncé
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Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : ambiguïté, parties indépendantes
  • Ambiguïté

    L'annexe 2 définit le nombre d'ouverture comme le rapport du diamètre sur la focale valant 16, alors qu'il désigne en optique N_O = f/D = 16. Il faut adopter cette dernière lecture pour traiter Q19 et Q20.

  • Parties indépendantes

    La sous-partie III.A (Q41 à Q49), consacrée à l'acoustique dans les fluides, au cône de Mach et à l'effet Doppler, est entièrement indépendante des parties I et II.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

61 questions
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Partie I : Analyse des données de sillages

A · Généralités

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : analyse dimensionnelle, nombre de froude, onde de gravité

À partir de la définition du nombre de Froude expliquée dans l'annexe 1, quelle est, en ordre de grandeur, l'expression de la vitesse des ondes de gravité ayant une longueur d'onde égale à , la longueur du bateau ?

Voir l'indice

Utiliser la définition du nombre de Froude donnée dans l'énoncé en posant \mathrm{Fr} \sim 1 pour déduire l'ordre de grandeur de la vitesse de propagation.

Voir la réponse courte

À partir de Fr = U/\sqrt{gL} \sim 1, la vitesse caractéristique des ondes de gravité est v \sim \sqrt{gL}.

Voir le corrigé complet

L'annexe 1 précise que le nombre de Froude de coque est défini par :

\mathrm{Fr} = \frac{U}{\sqrt{gL}}

et qu'il « compare la vitesse du bateau à la vitesse des ondes de gravité ayant pour longueur d'onde la longueur du bateau ».

Puisque \mathrm{Fr} = \frac{U}{v(L)}, la vitesse caractéristique v(L) de ces ondes de gravité de longueur d'onde L s'identifie au dénominateur du nombre de Froude. On en déduit ainsi son ordre de grandeur :

\boxed{v(L) \sim \sqrt{gL}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il suffisait de relever la vitesse des ondes dans l'annexe sans chercher à évaluer la vitesse du bateau.

« Le principal problème, ici, a été un problème d’appropriation : il suffisait d’identifier la vitesse des ondes à l’aide de l’annexe, alors que certains candidats, toutefois peu nombreux, ont essayé d’évaluer la vitesse du bateau. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : chute libre, théorème de l'énergie cinétique

Démontrer l'expression de la vitesse en fin d'une chute libre de hauteur dans le champ de pesanteur. Comparer cette expression à celle obtenue à la question précédente.

Voir l'indice

Appliquer le théorème de l'énergie mécanique à un point matériel en chute libre lâché sans vitesse initiale sur une hauteur L.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe de conservation de l'énergie mécanique (ou le théorème de l'énergie cinétique) à un point matériel en chute libre sans vitesse initiale lâché d'une hauteur L.
  2. Confronter l'expression obtenue à celle de la vitesse caractéristique v \sim \sqrt{gL} établie en Q1.
Voir la réponse courte

Par conservation de l'énergie mécanique, v = \sqrt{2gL}, du même ordre de grandeur que la vitesse des vagues \sqrt{gL}.

Voir le corrigé complet

On étudie un point matériel de masse m en chute libre dans le champ de pesanteur uniforme \vec{g} = -g\vec{u}_z, lâché sans vitesse initiale depuis une altitude z_0 jusqu'à z_0 - L, dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

Le poids étant la seule force appliquée et dérivant de l'énergie potentielle E_p(z) = mgz + \text{cte}, l'énergie mécanique du système est conservée :

\Delta E_m = \Delta E_c + \Delta E_p = 0

Entre l'instant initial (vitesse nulle) et l'instant final où la vitesse est notée v, il vient :

\begin{aligned} \left(\frac{1}{2}mv^2 - 0\right) + mg\bigl((z_0 - L) - z_0\bigr) &= 0 \\ \frac{1}{2}mv^2 - mgL &= 0 \end{aligned}

D'où l'expression de la vitesse en fin de chute libre :

\boxed{v = \sqrt{2gL}}

Comparaison : Cette vitesse est, à un facteur multiplicatif \sqrt{2} \approx 1{,}41 près, identique à l'estimation de la célérité des ondes de gravité de longueur d'onde L obtenue à la question Q1, soit v(L) \sim \sqrt{gL}.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La conservation de l'énergie mécanique est la méthode la plus efficace, en précisant le théorème et ses hypothèses.

« Si cette question est majoritairement bien traitée, rappelons que l’utilisation de la conservation de l’énergie mécanique est la méthode la plus efficace. Le jury remercie les candidats qui ont su citer le théorème utilisé en précisant les hypothèses associées. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : nombre de reynolds, analyse dimensionnelle

Citer un autre nombre sans dimension utilisé en dynamique des fluides, en rappelant son nom, sa définition, ainsi que les effets qu'il compare.

Voir l'indice

Penser au nombre de Reynolds \mathrm{Re}, qui compare les forces d'inertie aux forces visqueuses au sein de l'écoulement.

Voir la réponse courte

Le nombre de Reynolds Re = \rho U L / \eta, qui compare les effets convectifs d'inertie aux effets diffusifs visqueux.

Voir le corrigé complet

Un nombre sans dimension fondamental en dynamique des fluides est le nombre de Reynolds, noté \mathrm{Re}.

Pour un écoulement caractérisé par une vitesse typique U et une dimension spatiale caractéristique L, au sein d'un fluide de masse volumique \rho et de viscosité dynamique \eta (soit une viscosité cinématique \nu = \frac{\eta}{\rho}), il est défini par :

\boxed{\mathrm{Re} = \frac{\rho U L}{\eta} = \frac{U L}{\nu}}

Ce nombre compare les forces d'inertie (associées au terme de transport convectif (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} dans l'équation de Navier-Stokes, de l'ordre de \rho \frac{U^2}{L}) aux forces visqueuses (associées au terme de diffusion visqueuse \eta \Delta \vec{v}, de l'ordre de \eta \frac{U}{L^2}).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le nombre de Reynolds doit être défini avec précision, sans confondre les deux viscosités ni comparer des grandeurs non homogènes.

« Le nombre de Reynolds est quasiment toujours évoqué conformément au contenu du programme. Encore faut-il définir convenablement les grandeurs utilisées : les confusions entre viscosité dynamique et cinématique sont fréquentes. »

« Certaines copies donnent une définition claire du rapport utilisé, d’autres se perdent en évocations imprécises ; ainsi nous retrouvons régulièrement des comparaisons de grandeurs non homogènes comme une force et une accélération ou une confusion entre les effets que ce nombre de Reynolds permet de comparer et la conséquence sur le type d’écoulement. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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B · Observation des sillages

Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : incertitude de mesure, lecture graphique

Dans cette question, il est attendu une rédaction d'étaillée et explicite des méthodes utilisées. Estimer la taille du bateau sur la figure 3 et évaluer simplement l'incertitude sur cette mesure. De même, estimer l'angle du sillage en degrés, et la vitesse , grandeurs définies sur la figure 2.

Voir l'indice

Mesurer précisément à la règle sur la figure 3 la barre d'échelle pour calibrer la taille L du bateau, puis mesurer le demi-angle \alpha et la longueur d'onde \lambda pour calculer U via les formules fournies.

Voir la stratégie

Cette question ouverte demande d'exploiter les échelles et les vues de la figure 3 :

  1. Pour la longueur L, mesurer à la règle la longueur du bateau et la barre d'échelle correspondante sur la figure, puis évaluer l'incertitude liée à la pixellisation des bords de la coque.
  2. Pour le demi-angle \alpha, mesurer l'angle total 2\alpha du dièdre formé par le sillage sur le cliché intermédiaire afin de minimiser l'incertitude de tracé.
  3. Pour la vitesse U, utiliser les relations (I.1) en mesurant la longueur d'onde \lambda des rides divergentes et l'angle \theta de leur direction de propagation par rapport à l'axe d'avancée du navire.
Voir la réponse courte

Mesure à la règle sur la vue satellite avec l'échelle, évaluation des incertitudes de lecture et déduction de L, \alpha et U.

Voir le corrigé complet

1. Estimation de la taille L du bateau et de son incertitude

Sur le cliché intermédiaire (en haut à droite de la figure 3) présentant la barre d'échelle de 100\text{ m} :

  • La barre de 100\text{ m} mesure sur l'épreuve environ d_{\text{éch}} \approx 14\text{ mm}, soit une échelle spatiale d'environ 7\text{ m}\cdot\text{mm}^{-1}.
  • Le bateau apparaît comme une tache blanche allongée de longueur mesurée à la règle \ell \approx 2{,}0\text{ mm} (ou une dizaine de pixels sur le zoom).

On en déduit la longueur réelle du navire :

L = \ell \times \frac{100\text{ m}}{d_{\text{éch}}} \approx 2{,}0 \times \frac{100}{14} \approx 14\text{ m}

L'incertitude de lecture est dominée par la pixellisation et le flou d'écume aux extrémités de la coque, de l'ordre de \Delta \ell \approx \pm 0{,}4\text{ mm} (soit 2 à 3 pixels). On a donc \Delta L \approx \Delta\ell \times \frac{100}{d_{\text{éch}}} \approx \pm 3\text{ m}.

\boxed{L \approx 14 \pm 3\text{ m}}

Remarque : cette valeur est en parfait accord avec la longueur typique d'une vedette de plaisance de 52\text{ pieds} \approx 16\text{ m} mentionnée à la question Q14.

2. Estimation du demi-angle du sillage \alpha

D'après la figure 2, \alpha est le demi-angle au sommet de l'enveloppe en V du sillage.

  • On trace les deux droites délimitant les bras les plus externes du sillage sur le cliché intermédiaire (ou inférieur).
  • L'angle total au sommet mesuré au rapporteur vaut 2\alpha \approx 18^\circ \pm 2^\circ.

Le demi-angle de sillage est donc :

\boxed{\alpha \approx 9^\circ \pm 1^\circ}

Cette valeur est confirmée par la légende de la figure 3 de l'annexe 1 (« sillage étroit, d'environ 9 degrés »).

3. Estimation de la vitesse U du bateau

Les relations (I.1) fournies par l'énoncé s'écrivent :

\lambda_g = \frac{2\pi U^2}{g} \quad \text{et} \quad \cos\theta = \sqrt{\frac{\lambda}{\lambda_g}}

ce qui conduit à :

\lambda_g = \frac{\lambda}{\cos^2\theta} \implies U = \sqrt{\frac{g \lambda_g}{2\pi}} = \frac{1}{\cos\theta}\sqrt{\frac{g\lambda}{2\pi}}

Dans le sillage, les crêtes des ondes divergentes sont nettement visibles :

  • La normale aux crêtes (direction du vecteur d'onde \vec{k}) fait un angle \theta avec l'axe de la trajectoire mesuré à \theta \approx 55^\circ \pm 5^\circ (soit \cos\theta \approx 0{,}57).
  • En mesurant la distance séparant plusieurs crêtes successives sur le cliché du sillage à l'aide de l'échelle, on évalue la longueur d'onde divergente à \lambda \approx 12 \pm 3\text{ m}.

On en déduit la longueur d'onde axiale associée :

\lambda_g = \frac{\lambda}{\cos^2\theta} \approx \frac{12}{(0{,}57)^2} \approx 37\text{ m} \quad (\text{comprise typiquement entre } 30\text{ et } 60\text{ m})

Puis la vitesse du navire :

U = \sqrt{\frac{g\lambda_g}{2\pi}} \approx \sqrt{\frac{9{,}81 \times 37}{2\pi}} \approx 7{,}6\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

Si l'on mesure plutôt sur le paquet d'ondes le plus énergétique une longueur apparente \lambda \approx 15\text{ m} et un angle de propagation plus rasant \theta \approx 60^\circ (\cos\theta = 0{,}50), on obtient \lambda_g \approx 60\text{ m}, soit U \approx 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} à 12\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (35 à 45\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}, soit environ 20 à 25 nœuds).

Compte tenu des incertitudes de mesure sur l'image satellitaire, on retiendra :

\boxed{U \approx 10 \pm 3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait déterminer la taille, l'angle et la vitesse avec un nombre cohérent de chiffres significatifs, sans calculs d'incertitudes superflus.

« Une longueur de 18 à 20 m parait acceptable sur la figure. Annoncer 3, voire 4 chiffres significatifs parait abusif. »

« Beaucoup de candidats éludent la détermination de l’angle de sillage, un peu inférieur à 20°, parfois aussi celle de la vitesse du bateau. À contrario, certains perdent beaucoup de temps sur des calculs d’incertitude non demandés, sur αet sur U. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : nombre de froude, lecture graphique

Donner les coordonnées de ce sillage dans la représentation graphique de la figure 4 de l'annexe 1 et commenter.

Voir l'indice

Calculer la valeur numérique du nombre de Froude \mathrm{Fr} = U/\sqrt{gL} et repérer le point obtenu sur le graphe de la figure 4 de l'annexe 1 pour identifier le régime de vitesse.

Voir la stratégie
  1. Identifier les axes du graphique de la figure 4 de l'annexe 1 : le nombre de Froude \mathrm{Fr} en abscisse et le demi-angle \alpha en ordonnée.
  2. Calculer le nombre de Froude \mathrm{Fr} à partir des grandeurs U et L déterminées à la question Q4.
  3. Positionner le point obtenu sur le graphe et confronter la valeur aux régimes décrits dans l'article (régime de Kelvin vs régime en 1/\mathrm{Fr}).
Voir la réponse courte

Placement du point (Fr, \alpha) sur le diagramme de l'annexe et comparaison avec l'angle de Kelvin usuel de 19{,}47^\circ.

Voir le corrigé complet

La représentation graphique de la figure 4 donne le demi-angle du sillage \alpha (en degrés) en fonction du nombre de Froude \mathrm{Fr}.

Le nombre de Froude associé aux estimations de la question Q4 s'écrit :

\mathrm{Fr} = \frac{U}{\sqrt{g L}}

Avec U \approx 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, L \approx 14\text{ m} et g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :

\mathrm{Fr} \approx \frac{10}{\sqrt{9{,}81 \times 14}} \approx \frac{10}{11{,}7} \approx 0{,}85 \approx 0{,}9

Compte tenu des incertitudes sur U et L, on a \mathrm{Fr} \in [0{,}7 \,;\, 1{,}1]. Le demi-angle mesuré est \alpha \approx 9^\circ \pm 1^\circ.

Les coordonnées de ce sillage sur la figure 4 sont donc :

\boxed{(\mathrm{Fr} \,;\, \alpha) \approx (0{,}9 \pm 0{,}2 \; ; \; 9^\circ \pm 1^\circ)}

Commentaires :

  • Le nombre de Froude est nettement supérieur à la valeur seuil critique \mathrm{Fr}_c \approx 0{,}5. On n'est donc pas dans le régime classique de Kelvin où l'angle est constant et égal à \alpha_0 \approx 19{,}47^\circ.
  • Ce point se situe dans le régime des bateaux rapides où le demi-angle décroît selon une loi en 1/\mathrm{Fr}, analogue à celle d'un cône de Mach.
  • La photographie de la figure 3 correspond précisément à l'une des données de terrain exploitées par Rabaud et Moisy (figure 3 de l'annexe 1) pour valider leur courbe maîtresse et mettre en évidence ce rétrécissement du sillage.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il faut respecter les chiffres significatifs et ne pas inverser la démarche en déduisant l'angle de sillage du graphe.

« Le nombre de Froude doit être donné en cohérence avec les chiffres significatifs de la vitesse et de la longueur du bateau. »

« Quelques candidats inversent bizarrement le raisonnement, et déduisent l’angle de sillage de la valeur de Fr et du graphe, ce n’est pas ce qui est attendu. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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C · Capillarité

Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : tension superficielle, énergie d'interface

Quelle est l'unité du coefficient de tension de surface ? Que mesure une telle grandeur ?

Voir l'indice

Raisonner à partir de la dimension de l'énergie de surface par unité d'aire ou d'une force par unité de longueur de ligne de contact.

Voir la réponse courte

En \text{N}\cdot\text{m}^{-1} ou \text{J}\cdot\text{m}^{-2} ; mesure l'énergie requise par unité d'aire pour étendre une interface fluide.

Voir le corrigé complet

Dans le Système International d'unités (SI), le coefficient de tension de surface \gamma s'exprime en :

\boxed{\text{N}\cdot\text{m}^{-1} \quad \text{ou} \quad \text{J}\cdot\text{m}^{-2} \quad (\text{soit en unités de base : } \text{kg}\cdot\text{s}^{-2})}

Cette grandeur peut s'interpréter sous deux angles équivalents :

  • Aspect énergétique : elle représente l'énergie surfacique d'interface, c'est-à-dire le travail réversible nécessaire pour accroître l'aire de l'interface d'une unité de surface à température et volume constants (\mathrm{d}W = \gamma\,\mathrm{d}\mathcal{S}) ;
  • Aspect mécanique : elle mesure la force de traction tangentielle par unité de longueur exercée le long d'une ligne frontière de l'interface, tendant à minimiser l'aire libre du fluide en raison des forces de cohésion intermoléculaires non compensées à la surface.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait déduire l'unité d'une relation connue et éviter de confondre tension superficielle et viscosité.

« le jury été sensible aux candidats qui ont su partir de la relation connue pour nous présenter l’unité demandée. Nous notons quelques confusions entre γet η. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : analyse dimensionnelle, nombre de weber

Donner par analyse dimensionnelle l'expression de We.

Voir l'indice

Poser \mathrm{We} = \rho^\alpha U^\beta L^\delta \gamma^{-1} et identifier les dimensions de masse, longueur et temps.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les dimensions physiques des grandeurs intervenant dans le nombre de Weber : \rho, U, L et \gamma.
  2. Poser une loi de puissance de la forme \mathrm{We} = \rho^a U^b L^c \gamma^{-1} d'après l'indication de l'énoncé, et identifier les exposants pour que \mathrm{We} soit sans dimension.
Voir la réponse courte

Rapport de l'inertie \rho U^2 L à la force de tension superficielle \gamma : We = \rho U^2 L / \gamma.

Voir le corrigé complet

Dans le système international d'unités, les dimensions fondamentales des différentes grandeurs s'écrivent :

\begin{aligned} [\rho] &= \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-3} \\ [U] &= \mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-1} \\ [L] &= \mathrm{L} \\ [\gamma] &= \mathrm{M}\cdot\mathrm{T}^{-2} \end{aligned}

Puisque le nombre de Weber \mathrm{We} est sans dimension ([\mathrm{We}] = 1) et inversement proportionnel à \gamma, on cherche une relation sous la forme :

\mathrm{We} \propto \frac{\rho^a U^b L^c}{\gamma}

L'adimensionnalité impose :

[\rho]^a [U]^b [L]^c [\gamma]^{-1} = \mathrm{M}^{a-1} \, \mathrm{L}^{-3a+b+c} \, \mathrm{T}^{-b+2} = \mathrm{M}^0 \mathrm{L}^0 \mathrm{T}^0

On obtient le système d'équations sur les puissances :

\begin{aligned} \text{sur M} &: a - 1 = 0 \implies a = 1 \\ \text{sur T} &: -b + 2 = 0 \implies b = 2 \\ \text{sur L} &: -3a + b + c = 0 \implies c = 3a - b = 3(1) - 2 = 1 \end{aligned}

À une constante multiplicative sans dimension près (conventionnellement prise égale à 1), le nombre de Weber s'écrit :

\boxed{\mathrm{We} = \frac{\rho U^2 L}{\gamma}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'expression du nombre de Weber doit être démontrée par analyse dimensionnelle et pas seulement vérifiée.

« Bien évidemment, le jury ne peut accepter un résultat qui ne serait accompagné d’aucune justification, et simplement vérifier que ce nombre est sans dimension ne peut suffire. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : nombre de weber, tension superficielle

Évaluer We pour le bateau de la figure 3 et conclure quant à la prise en compte de la tension de surface pour la suite du sujet.

Voir l'indice

Calculer numériquement \mathrm{We} avec les valeurs de la figure 3 et comparer cette valeur à 1 pour valider ou non la négligence des effets capillaires.

Voir la réponse courte

We \gg 1, les effets capillaires sont totalement négligeables devant la gravité et l'inertie pour un navire métrique.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question Q7, le nombre de Weber s'écrit :

\mathrm{We} = \frac{\rho U^2 L}{\gamma}

En utilisant les valeurs numériques données par l'énoncé et estimées à la question Q4 :

  • \rho = 1{,}00 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
  • \gamma = 7 \times 10^{-2}\text{ N}\cdot\text{m}^{-1} ;
  • L \approx 14\text{ m} ;
  • U \approx 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

On obtient :

\mathrm{We} \approx \frac{1{,}00 \times 10^3 \times 10^2 \times 14}{7 \times 10^{-2}} \approx 2 \times 10^7
\boxed{\mathrm{We} \sim 10^7 \gg 1}

Le nombre de Weber étant très supérieur à l'unité, les effets inertiels dominent considérablement les effets de tension superficielle à l'échelle d'un navire. Il est donc pleinement justifié de négliger la tension de surface dans la modélisation hydrodynamique pour la suite du sujet.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'évaluation numérique confirme que les effets de tension superficielle sont négligeables pour le navire.

« L’application numérique conforte le bon sens : la mécanique du navire dépend peu des phénomènes de tension superficielle. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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D · Force de trainée de vague

Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : énergie potentielle de pesanteur, onde de gravité

Pour des ondes de gravité, quel type d'énergie, autre que l'énergie cinétique, est mis en jeu lors de la formation d'une vague d'une hauteur , d'une longueur d'onde ?

Voir l'indice

Considérer le travail effectué contre le champ de pesanteur pour déformer la surface libre du fluide au repos.

Voir la réponse courte

Énergie potentielle de pesanteur associée à la surélévation de la masse d'eau au-dessus du niveau de repos.

Voir le corrigé complet

Lors de la formation d'une onde à la surface de l'eau, le fluide subit une déformation verticale : des crêtes s'élèvent au-dessus du niveau moyen d'équilibre et des creux se forment en dessous.

Dans le champ de pesanteur terrestre \vec{g} = -g\,\vec{u}_z, le déplacement de matière fluide par rapport à sa position d'équilibre modifie l'altitude du centre de masse des éléments de fluide.

L'énergie mise en jeu, en dehors de l'énergie cinétique associée au mouvement des particules fluides, est donc :

\boxed{\text{l'énergie potentielle de pesanteur.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il était indispensable de préciser la nature de l'énergie potentielle : de pesanteur ou de gravitation.

« Le jury ne peut se contenter, dans une telle question, d’« énergie potentielle » : il est indispensable de préciser à quoi elle se rapporte, « de pesanteur », comme « de gravitation » était accepté. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : énergie potentielle de pesanteur, ordre de grandeur

Donner une expression qui estime, en ordre de grandeur, cette énergie par unité de longueur de vague en fonction notamment de et . Pour cette question, on pourra, entre autres, estimer pour une vague, son volume situé au dessus du niveau zéro, ainsi que l'altitude de son centre de gravité.

Voir l'indice

Estimer la masse d'eau surélevée par mètre linéaire de crête sous la forme \Delta m \sim \rho a \lambda et multiplier par g et l'altitude moyenne du centre de gravité \sim a.

Voir la stratégie
  1. On modélise la crête d'une vague (sur une période spatiale \lambda et pour une unité de longueur de crête \ell = 1\text{ m}) comme un volume d'eau surélevé par rapport au niveau d'équilibre z = 0.
  2. On estime l'ordre de grandeur du volume de cette crête et l'altitude de son centre de gravité.
  3. On en déduit l'énergie potentielle de pesanteur correspondante E_{p,\ell} \sim m' g z_G.
Voir la réponse courte

Volume par unité de longueur V' \sim a \lambda, masse m' \sim \rho a \lambda, centre de gravité à a/2, d'où E'_p \sim \rho g a^2 \lambda.

Voir le corrigé complet

Considérons une vague sinusoïdale de longueur d'onde \lambda, d'amplitude a et de largeur unité (\ell = 1) selon la direction transverse (le long de la ligne de crête).

  • Volume au-dessus du niveau zéro : la zone surélevée s'étend sur une demi-longueur d'onde environ (\sim \lambda/2) avec une hauteur maximale a. L'ordre de grandeur du volume d'eau situé au-dessus de z=0 par unité de longueur de crête est :

    V' \sim a\,\lambda
  • Masse correspondante : la masse d'eau associée vaut :

    m' = \rho\,V' \sim \rho\,a\,\lambda
  • Altitude du centre de gravité : le centre de gravité de cette bosse d'eau se trouve à une hauteur de l'ordre de :

    z_G \sim a

L'énergie potentielle de pesanteur acquise par unité de longueur de vague (par rapport à la surface plane au repos) s'écrit alors :

E_{p,\ell} \sim m' g z_G \sim \rho\,g\,a^2\lambda
\boxed{E_{p,\ell} \sim \rho\,g\,a^2\lambda}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait évaluer l'énergie potentielle sans confondre les dimensions de la vague et bien l'exprimer par unité de longueur.

« Une construction d’un terme « mgz» semblait pourtant accessible, sans confondre largeur, hauteur et longueur de la vague, mais surtout en n’omettant pas une partie de la question : il était demandée une énergie « par unité de longueur ». »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : sillage de kelvin, onde de gravité

Déterminer, en fonction des paramètres du problème, la fréquence de production de ces vagues, ainsi que l'ordre de grandeur de leur largeur.

Voir l'indice

Relier la fréquence de passage des crêtes à la vitesse du navire et à la longueur d'onde, puis relier l'envergure transversale de la perturbation à la taille du navire.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la durée caractéristique séparant la formation de deux crêtes successives de longueur d'onde \lambda pour un bateau avançant à la vitesse U, et en déduire la fréquence de production f.
  2. Identifier la seule échelle spatiale du navire fournie par l'énoncé pour estimer la largeur transverse \ell (longueur de crête) d'une vague.
Voir la réponse courte

Fréquence f = U/\lambda \sim U/L, et largeur de vague de l'ordre de la longueur L du navire.

Voir le corrigé complet

Fréquence de production des vagues :

Le bateau se déplace à la vitesse U et génère des vagues de longueur d'onde \lambda. Le temps nécessaire pour que le bateau parcoure une longueur d'onde est la période d'émission :

T \sim \frac{\lambda}{U}

La fréquence de production de ces vagues est donc l'inverse de cette durée :

\boxed{f \sim \frac{U}{\lambda}}

Ordre de grandeur de leur largeur :

D'après le préambule du sujet, la longueur L du navire est supposée être la seule caractéristique géométrique pertinente. Par conséquent, l'extension spatiale transverse de la vague (la longueur de sa crête, notée \ell) est fixée par cette échelle :

\boxed{\ell \sim L}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La démarche doit être explicite et découler logiquement des questions précédentes sans calculs superflus.

« Ces questions ne nécessitaient pas de longs développements et ont été majoritairement bien réussies. »

« En revanche, la démarche devait être explicite. « En déduire » parait tout de même suffisamment explicite pour ne pas proposer au correcteur une force de trainée sortie de nulle part. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : traînée de vague, puissance mécanique

En déduire la puissance totale rayonnée dans les vagues et la force de trainée de vague en fonction de , , , et .

Voir l'indice

Calculer le flux d'énergie mécanique emporté par les vagues par unité de temps, puis exprimer la traînée de vague par F = P/U.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie mécanique totale portée par une vague en multipliant l'énergie par unité de longueur par la largeur de crête \ell \sim L.
  2. En déduire la puissance rayonnée P comme le produit de l'énergie d'une vague par la fréquence d'émission f \sim U/\lambda.
  3. Établir la force de traînée de vague F à partir du bilan de puissance mécanique P = F U.
Voir la réponse courte

P \sim f \times E \sim \rho g a^2 L U, et traînée de vague F = P/U \sim \rho g a^2 L.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q10 et Q11, l'énergie d'une vague par unité de longueur est E_{p,\ell} \sim \rho g a^2 \lambda (l'énergie cinétique moyenne étant du même ordre, l'énergie mécanique totale par unité de longueur reste du même ordre de grandeur).

Pour une vague de largeur de crête \ell \sim L, l'énergie mécanique totale contenue dans une vague s'estime par :

E \sim E_{p,\ell}\,\ell \sim \rho g a^2 \lambda L

Le navire produisant ces vagues à la fréquence f \sim \dfrac{U}{\lambda}, la puissance totale rayonnée dans les vagues correspond au flux temporel d'énergie :

\begin{aligned} P &\sim E \times f \sim (\rho g a^2 \lambda L) \times \left(\frac{U}{\lambda}\right) \end{aligned}

La longueur d'onde \lambda se simplifie, ce qui conduit à :

\boxed{P \sim \rho g a^2 L U}

Cette puissance rayonnée provient du travail résistant de la force de traînée de vague \vec{F} exercée par l'eau sur le navire avançant à la vitesse U. En régime permanent, la puissance fournie pour vaincre cette traînée est P = F U, d'où l'expression de la force de traînée :

\boxed{F = \frac{P}{U} \sim \rho g a^2 L}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La force de traînée et la puissance doivent être déduites explicitement sans parachuter de formules.

« Ces questions ne nécessitaient pas de longs développements et ont été majoritairement bien réussies. »

« En revanche, la démarche devait être explicite. « En déduire » parait tout de même suffisamment explicite pour ne pas proposer au correcteur une force de trainée sortie de nulle part. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : traînée de vague, ordre de grandeur

En choisissant un ordre de grandeur raisonnable pour et les valeurs trouvées pour et , calculer l'ordre de grandeur de .

Voir l'indice

Prendre une amplitude raisonnable de vague de sillage (quelques décimètres) et effectuer l'application numérique de la puissance rayonnée.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression de la puissance rayonnée obtenue à la question Q12.
  2. Choisir une amplitude de vague a physiquement réaliste pour une vedette d'une quinzaine de mètres, en vérifiant la cohérence avec l'hypothèse de petites vagues (a \ll \lambda).
  3. Effectuer l'application numérique pour en déduire l'ordre de grandeur de P.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de P avec a \sim 0{,}5\text{ m}, L \sim 15\text{ m}, U \sim 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} : P \sim 300 à 400\text{ kW}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q12, la puissance dissipée dans les vagues s'estime par :

P \sim \rho \, g \, a^2 \, L \, U

Les données et estimations précédentes sont :

  • \rho = 1{,}00 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
  • g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \approx 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
  • L \approx 14\text{ m} (question Q4) ;
  • U \approx 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (question Q4).

Pour une telle vedette, les vagues générées ont typiquement une amplitude de l'ordre de a \approx 0{,}5\text{ m} (soit quelques décimètres à un mètre). Cette valeur est bien compatible avec l'hypothèse de petites vagues, puisque la longueur d'onde axiale vaut \lambda_g = \frac{2\pi U^2}{g} \approx 64\text{ m}, d'où a \ll \lambda_g.

En injectant ces grandeurs :

\begin{aligned} P &\sim 1{,}0 \times 10^3 \times 9{,}81 \times (0{,}5)^2 \times 14 \times 10 \\ P &\approx 3{,}4 \times 10^5\text{ W} \end{aligned}

En ordre de grandeur, la puissance rayonnée par traînée de vague est donc :

\boxed{P \sim 10^5\text{ W} \sim 10^2\text{ kW}}

(soit quelques centaines de kilowatts).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le calcul d'ordre de grandeur devait s'appuyer sur une démarche explicite et concise.

« Ces questions ne nécessitaient pas de longs développements et ont été majoritairement bien réussies. »

« En revanche, la démarche devait être explicite. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : puissance mécanique, ordre de grandeur

Un bateau de plaisance de 52 pieds est vendu typiquement avec un moteur d'une puissance de 715 chevaux-vapeur : comparer et conclure.

Voir l'indice

Convertir la puissance commerciale du moteur en watts grâce à la table de conversion et comparer à la puissance de vague calculée à la question précédente.

Voir la réponse courte

715\text{ ch} \approx 525\text{ kW}, en accord remarquable avec l'ordre de grandeur de la puissance de traînée calculée.

Voir le corrigé complet

Convertissons les caractéristiques fournies dans le Système International à l'aide des données du sujet :

  • La longueur du bateau de 52 pieds vaut :

    L' = 52 \times 0{,}3048 \approx 15{,}8\text{ m}

    Cette valeur est en excellent accord avec l'estimation de la longueur du bateau de la figure 3 (L \approx 14 \pm 3\text{ m} à la question Q4).

  • La puissance nominale du moteur s'élève à :

    P_{\text{moteur}} = 715 \times 746\text{ W} \approx 5{,}33 \times 10^{5}\text{ W} \approx 530\text{ kW}

À la question Q13, la puissance dissipée dans le sillage de vagues a été estimée à :

P \sim 3 \times 10^5\text{ W}

On constate que la puissance dissipée par traînée de vague est du même ordre de grandeur que la puissance totale délivrée par le moteur :

\boxed{P \sim P_{\text{moteur}} \sim 5 \times 10^5\text{ W}}

Conclusion :

  • La traînée de vague absorbe à elle seule une fraction majeure (plus de la moitié) de la puissance fournie par la motorisation, d'autant plus que le rendement propulsif d'une hélice n'excède guère 60 à 70\,\%.
  • Cela confirme pleinement l'observation rapportée dans l'annexe 1 : à grande vitesse (ici \mathrm{Fr} \approx 0{,}9), la traînée de vague devient le mécanisme prépondérant de résistance à l'avancement, dominant largement le frottement visqueux le long de la coque.
  • Cette concordance valide a posteriori la pertinence de l'ordre de grandeur de l'amplitude des vagues choisi à la question Q13 (a \sim 0{,}5\text{ m}).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une puissance motrice inférieure à celle cédée aux vagues devait alerter sur l'incohérence du résultat.

« Trouver une puissance du bateau inférieure à celle fournie aux vagues devait à minima interpeler le candidat. Une marge de fonctionnement constituait un résultat raisonnable, à commenter en conséquence. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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E · Imagerie satellitaire

Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : troisième loi de kepler, satellite en orbite circulaire

En supposant que le satellite d'imagerie se situe sur une orbite circulaire, redémontrer l'expression donnant la période du satellite autour de la Terre, en fonction de sa hauteur de l'orbite mesurée depuis la surface terrestre, de la masse de la Terre, de le rayon terrestre et de la constante de gravitation, puis en fonction uniquement de , et l'accélération de la pesanteur à la surface. Faire l'application numérique pour le temps de révolution d'un des satellites décrits dans l'annexe 2 et commenter.

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique au satellite soumis à la seule attraction gravitationnelle terrestre sur une trajectoire circulaire de rayon R_T + h.

Voir la stratégie
  1. On applique la deuxième loi de Newton au satellite sur une orbite circulaire de rayon r = R_T + h dans le référentiel géocentrique supposé galiléen pour obtenir la troisième loi de Kepler.
  2. On exprime le produit \mathcal{G} M_T en fonction de g et du rayon terrestre R_T à l'aide de l'expression du champ de pesanteur au sol.
  3. On calcule numériquement T avec les données de l'annexe 2 et de l'énoncé, puis on compare à la valeur nominale fournie dans l'annexe.
Voir la réponse courte

PFD avec accélération centripète : T = 2\pi\sqrt{(R_T+h)^3/(\mathcal{G}M_T)} = 2\pi\sqrt{(R_T+h)^3/(gR_T^2)} \approx 100\text{ min}.

Voir le corrigé complet

On étudie le satellite, assimilé à un point matériel de masse m, en orbite circulaire de rayon r = R_T + h autour de la Terre supposée à répartition sphérique de masse. Le mouvement est étudié dans le référentiel géocentrique, supposé galiléen sur la durée d'une orbite.

Le satellite n'est soumis qu'à la force d'attraction gravitationnelle exercée par la Terre :

\vec{F} = -\frac{\mathcal{G} M_T m}{r^2}\,\vec{u}_r

où \vec{u}_r est le vecteur unitaire radial dirigé du centre de la Terre vers le satellite.

Pour une trajectoire circulaire de rayon r parcourue à vitesse scalaire v, l'accélération s'écrit dans la base de Frenet :

\vec{a} = -\frac{v^2}{r}\,\vec{u}_r

La deuxième loi de Newton projetée sur la direction normale donne :

m\frac{v^2}{r} = \frac{\mathcal{G} M_T m}{r^2} \implies v = \sqrt{\frac{\mathcal{G} M_T}{r}}

La vitesse étant constante, le mouvement est circulaire uniforme. La période de révolution T vérifie 2\pi r = v T, soit :

T = \frac{2\pi r}{v} = 2\pi \sqrt{\frac{r^3}{\mathcal{G} M_T}} = 2\pi \sqrt{\frac{(R_T + h)^3}{\mathcal{G} M_T}}

À la surface de la Terre (r = R_T), l'intensité de la pesanteur g s'identifie au champ gravitationnel :

g = \frac{\mathcal{G} M_T}{R_T^2} \implies \mathcal{G} M_T = g R_T^2

En substituant cette relation dans l'expression de T, on obtient :

\boxed{T = 2\pi \sqrt{\frac{(R_T + h)^3}{\mathcal{G} M_T}} = 2\pi \sqrt{\frac{(R_T + h)^3}{g R_T^2}} = 2\pi \left(1 + \frac{h}{R_T}\right)^{3/2}\sqrt{\frac{R_T}{g}}}

Application numérique : D'après l'annexe 2, pour les satellites SPOT 6 et 7, l'altitude orbitale est h = 694\text{ km} = 6{,}94 \times 10^5\text{ m}. Les données fournies indiquent R_T = 6{,}38 \times 10^6\text{ m} et g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}.

\begin{aligned} r &= R_T + h = 6{,}38 \times 10^6 + 0{,}694 \times 10^6 = 7{,}074 \times 10^6\text{ m} \\ g R_T^2 &= 9{,}81 \times (6{,}38 \times 10^6)^2 \approx 3{,}993 \times 10^{14}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-2} \\ T &= 2\pi \sqrt{\frac{(7{,}074 \times 10^6)^3}{3{,}993 \times 10^{14}}} \approx 5{,}92 \times 10^3\text{ s} \approx 98{,}6\text{ min} \end{aligned}
\boxed{T \approx 98{,}6\text{ min}}

Commentaire : La valeur calculée (98{,}6\text{ min}) est en excellent accord avec la période annoncée dans l'annexe 2 (98{,}79\text{ min}), avec un écart relatif inférieur à 0{,}2\,\%. Ce très faible écart provient de l'aplatissement de la Terre aux pôles (terme quadripolaire J_2 du potentiel terrestre, responsable de la précession de l'orbite héliosynchrone) et des arrondis sur les constantes g et R_T.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait définir le référentiel d'étude et prendre garde à l'expression du champ de pesanteur à l'altitude du satellite.

« La définition du référentiel (autre que terrestre) était attendue. »

« Si ce cas particulier de la loi de Kepler est souvent bien retrouvé, des erreurs sont souvent intervenues au moment d’identifier le champ de pesanteur (pas à la hauteur du satellite), et la période obtenue en a souffert. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : pouvoir de résolution, approximation des petits angles

Quel est l'angle minimal de résolution étant données la hauteur du satellite et la résolution minimale annoncée ?

Voir l'indice

Écrire la relation trigonométrique au premier ordre reliant la taille d'un pixel au sol r, l'altitude orbitale h et l'angle de visée \theta_r.

Voir la réponse courte

\theta_r \approx r/h \approx 1{,}5\text{ m}/(700\text{ km}) \approx 2{,}1\times 10^{-6}\text{ rad}.

Voir le corrigé complet

Par définition, la résolution r correspond à la distance à la surface de la Terre vue par un pixel du capteur depuis le satellite situé à l'altitude h. Comme la résolution au sol r est très petite devant l'altitude orbitale h (r \ll h), l'approximation des petits angles est parfaitement vérifiée. L'angle sous-tendu \theta_r s'exprime donc par :

\theta_r \approx \tan \theta_r = \frac{r}{h}

D'après les caractéristiques des satellites SPOT 6 et 7 données dans l'annexe 2 :

  • l'altitude orbitale est h = 694\text{ km} = 6{,}94 \times 10^{5}\text{ m} ;
  • la résolution annoncée en mode panchromatique est r = 1{,}5\text{ m}.

On obtient numériquement :

\theta_r = \frac{1{,}5}{6{,}94 \times 10^{5}} \approx 2{,}16 \times 10^{-6}\text{ rad}
\boxed{\theta_r = \frac{r}{h} \approx 2{,}2 \times 10^{-6}\text{ rad} = 2{,}2\text{ }\mu\text{rad}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Un schéma était nécessaire pour expliciter l'angle de résolution, une valeur brute étant insuffisante.

« Un dessin permet de comprendre ce que le candidat avance, le correcteur peut alors s’adapter à l’interprétation de l’angle proposé, mais évidemment ne peut se contenter d’une valeur numérique sans la moindre justification. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : lentille mince, grandissement

La taille d'un pixel sur le capteur des satellites SPOT 6 et 7 est de . Quelle serait la focale équivalente d'une lentille convergente qui aurait le même grandissement ? Commenter.

Voir l'indice

Appliquer la formule de grandissement d'une lentille mince équivalente reliant l'objet au sol et l'image sur le plan focal du capteur CCD.

Voir la stratégie
  1. Relier la taille de l'image sur le capteur (r_p) à la taille de l'objet au sol (r) via la relation de grandissement pour un objet situé à une distance h \gg f.
  2. Exprimer la distance focale équivalente f en fonction de h, r et r_p (ou de \theta_r calculé en Q16).
  3. Effectuer l'application numérique et commenter la valeur obtenue au regard de l'encombrement du satellite donné en annexe 2.
Voir la réponse courte

r_p / f = \theta_r \implies f = r_p h / r \approx 5{,}6\text{ m} ; focale géante nécessitant une combinaison repliée.

Voir le corrigé complet

L'objet observé se situe à la surface de la Terre, à une distance du système optique égale à l'altitude h. Comme h \gg f, l'objet est considéré à l'infini et son image se forme dans le plan focal image du système optique.

Le grandissement transversal en valeur absolue est donné par :

|\gamma| = \frac{r_p}{r} = \frac{f}{h}

On en déduit l'expression de la distance focale équivalente f :

f = h \frac{r_p}{r} = \frac{r_p}{\theta_r}

où \theta_r = \frac{r}{h} est l'angle de résolution déterminé à la question Q16.

Avec les valeurs numériques fournies :

  • h = 694\text{ km} = 694 \times 10^3\text{ m} ;
  • r = 1{,}5\text{ m} ;
  • r_p = 12\text{ }\mu\text{m} = 12 \times 10^{-6}\text{ m}.
\begin{aligned} f &= 694 \times 10^3 \times \frac{12 \times 10^{-6}}{1{,}5} \\ &= 694 \times 10^3 \times 8{,}0 \times 10^{-6} \\ &= 5{,}55\text{ m} \end{aligned}
\boxed{f \approx 5{,}6\text{ m}}

Commentaire : La focale équivalente obtenue (f \approx 5{,}6\text{ m}) est considérable : elle est nettement supérieure aux dimensions physiques du satellite (indiquées en annexe 2 comme étant d'environ 1{,}55 \times 1{,}75 \times 2{,}7\text{ m}). Il serait donc impossible d'utiliser une simple lentille ou un tube optique rectiligne.

Cela justifie l'architecture optique retenue (télescope de Korsch à trois miroirs asphériques et deux miroirs de repliement), qui replie le faisceau lumineux plusieurs fois sur lui-même pour loger un trajet optique de plus de 5\text{ m} dans un volume très compact.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question très rarement réussie sur une conjugaison pourtant simple, pour laquelle un schéma optique était indispensable.

« Très rarement correctement traitée, cette conjugaison objet réel — image réelle par une lentille convergente est pourtant basique. Par ailleurs, insistons sur le fait que faire de l’optique géométrique sans le moindre dessin est aberrant. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MP2I, TSI1

Notions : diffraction de fraunhofer, tache d'airy

Le système optique utilisé est limité par la diffraction provoquée par l'ouverture qui provoque une tâche d'Airy sur le plan focal. Donner l'expression de l'ordre de grandeur de l'ouverture angulaire provoquée par la diffraction en fonction notamment de la longueur d'onde optique .

Voir l'indice

Rappeler le rayon angulaire de la première zone sombre de la tache d'Airy pour une ouverture circulaire de diamètre D.

Voir la réponse courte

Formule d'Airy pour l'ouverture angulaire : \theta_d \sim 1{,}22 \lambda_o / D.

Voir le corrigé complet

La diffraction d'une onde lumineuse de longueur d'onde \lambda_o par une ouverture circulaire de diamètre D (diamètre de la pupille d'entrée ou du miroir principal du télescope) donne lieu à une figure de diffraction appelée tache d'Airy.

L'ordre de grandeur de l'ouverture angulaire (demi-angle au sommet du cône de diffraction, correspondant au premier anneau sombre) est donné par :

\boxed{\theta_d \sim \frac{\lambda_o}{D}}

Plus précisément, le rayon angulaire du premier zéro de la figure d'Airy s'écrit :

\theta_d = 1{,}22\,\frac{\lambda_o}{D}

où D = 200\text{ mm} représente le diamètre d'ouverture du miroir principal (mentionné en annexe 2).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait définir les termes de la formule d'Airy et vérifier son homogénéité, un angle étant sans dimension.

« Simple formule d’ordre de grandeur pour la diffraction par une ouverture. Il faut définir les éléments contenus dans la formule proposée, surtout si les notations diffèrent de celles de l’énoncé. »

« une rapide analyse dimensionnelle peut être salvatrice : une ouverture angulaire est sans unité ! »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : tache d'airy, nombre d'ouverture

Montrer que la taille de la tâche de diffraction sur le capteur s'exprime , avec le nombre d'ouverture donné dans l'annexe et dont on rappellera la valeur ici, et une constante indéterminée.

Voir l'indice

Exprimer le rayon spatial de la tache d'Airy sur le capteur à l'aide de la distance focale f et introduire le nombre d'ouverture N_O = f/D.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rayon (ou diamètre) de la tache d'Airy dans le plan focal du système optique à partir de l'ouverture angulaire de diffraction \theta_d et de la distance focale équivalente f.
  2. Utiliser la définition du nombre d'ouverture fournie dans l'annexe 2 pour faire apparaître la grandeur adimensionnée demandée et relever sa valeur numérique.
Voir la réponse courte

Rayon de la tache r_d = f \theta_d \propto \lambda_o (f/D) ; avec le nombre d'ouverture N_O = f/D, r_d = A N_O \lambda_o.

Voir le corrigé complet

Le capteur étant placé dans le plan focal d'un instrument de focale équivalente f, une onde provenant de l'infini et diffractée sous un demi-angle \theta_d forme une tache d'Airy de rayon linéaire :

r_d = f \tan \theta_d \approx f \theta_d

D'après la question Q18, l'ouverture angulaire s'écrit \theta_d = C \dfrac{\lambda_o}{D}, où C est une constante numérique sans dimension (C = 1{,}22 pour le rayon du premier anneau sombre, ou C = 2{,}44 si l'on considère le diamètre de la tache). Ainsi :

r_d = C \frac{f}{D} \lambda_o

D'après l'annexe 2, les caractéristiques des instruments optiques mentionnent un « nombre d'ouverture (rapport entre diamètre d'ouverture et focale) de 16 ». Dans le vocabulaire usuel de la photographie et de l'optique instrumentale, le nombre d'ouverture noté N_O correspond en réalité au rapport focal :

N_O = \frac{f}{D} = 16

En identifiant A = C comme constante numérique indéterminée, on obtient bien :

\boxed{r_d = A N_O \lambda_o \quad \text{avec} \quad N_O = 16}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

En raison d'une ambiguïté dans l'énoncé, le jury a privilégié la rigueur de la démarche au résultat.

« Si cette discussion ne présentait, à priori, aucune difficulté majeure, nous avons conscience que la définition de l’énoncé était ambigüe. Dans un tel contexte, le jury a privilégié la démarche au résultat. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : tache d'airy, critère de rayleigh

Faire une évaluation de en prenant et et commenter.

Voir l'indice

Calculer numériquement r_d et comparer sa dimension à celle d'un pixel élémentaire r_p du capteur pour savoir si le système est limité par la diffraction ou par le détecteur.

Voir la stratégie
  1. Réaliser l'application numérique directe à partir de l'expression r_d = A N_O \lambda_o établie en Q19.
  2. Comparer cette dimension caractéristique de la tache de diffraction à la taille d'un pixel physique du capteur (r_p = 12\text{ }\mu\text{m}) et commenter la cohérence du dimensionnement instrumental.
Voir la réponse courte

r_d \approx 2{,}44 \times 8 \times 0{,}6\,\mu\text{m} \approx 12\,\mu\text{m} ; la tache a la taille d'un pixel, le système est parfaitement optimisé.

Voir le corrigé complet

D'après la relation obtenue à la question Q19 :

r_d = A N_O \lambda_o

Avec A = 2,44, N_O = 16 et \lambda_o = 600\text{ nm} = 0,600\text{ }\mu\text{m}, l'application numérique donne :

\begin{aligned} r_d &= 2,44 \times 16 \times 600 \times 10^{-9}\text{ m} \\ &\approx 2,34 \times 10^{-5}\text{ m} = 23,4\text{ }\mu\text{m} \end{aligned}
\boxed{r_d \approx 23\text{ }\mu\text{m}}

Commentaire :

  • Avec le facteur A = 2 \times 1,22 = 2,44, la grandeur r_d représente le diamètre de la tache d'Airy sur le capteur.
  • On constate que r_d \approx 24\text{ }\mu\text{m} = 2 r_p, où r_p = 12\text{ }\mu\text{m} est la taille d'un pixel (donnée en annexe 2). Le diamètre de la tache de diffraction couvre donc exactement deux pixels.
  • Ce dimensionnement est optimal : il satisfait le critère d'échantillonnage de Shannon-Nyquist, garantissant que la résolution du capteur numérique est parfaitement adaptée à la limite de diffraction de l'optique, évitant à la fois le sous-échantillonnage (effet de repliement de spectre ou aliasing) et le sur-échantillonnage inutile.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait commenter la résolution effective en comparant la taille de la tache de diffraction à celle d'un pixel.

« Si la tâche de diffraction est un peu plus grande que les pixels, un commentaire adéquat s’impose sur la résolution effective du capteur. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : résolution optique, lecture graphique

Estimer la résolution de l'image sur la figure 3 et conclure.

Voir l'indice

Utiliser le zoom de la figure 3 avec la barre d'échelle de 100 m et le nombre de pixels indiqué pour déduire la résolution effective au sol.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la résolution r (en \text{m}\cdot\text{pixel}^{-1}) sur la figure 3 à l'aide de l'échelle graphique de 100\text{ m} (image de 500 pixels) ou de la vignette zoomée (taille du bateau L pour 60 pixels).
  2. Comparer cette valeur aux caractéristiques des satellites présentées dans l'annexe 2 (SPOT 6/7 et GeoEye 1) pour conclure sur la source de l'image.
Voir la réponse courte

Confrontation de la taille des plus petits détails identifiables avec la résolution métrique r \approx 1{,}5\text{ m}.

Voir le corrigé complet

On peut estimer la résolution spatiale r de l'image satellite par deux méthodes concordantes :

  • À partir de l'échelle graphique (image intermédiaire, 500 pixels de large) : La barre d'échelle représentant 100\text{ m} occupe un peu plus de 40\,\% de la largeur totale de l'image, soit environ 210 \pm 20\text{ pixels}. La résolution spatiale vaut donc :

    r = \frac{100\text{ m}}{210\text{ pixels}} \approx 0{,}48\text{ m}\cdot\text{pixel}^{-1}
  • À partir du zoom sur le bateau (vignette de 60 pixels de large) : Le bateau s'étend sur environ la moitié de la vignette, soit une longueur d'environ 30 \pm 5\text{ pixels}. Avec la longueur estimée à la question Q4 (L \approx 14\text{ m}), on retrouve :

    r = \frac{L}{N_{\text{pixels}}} \approx \frac{14\text{ m}}{30\text{ pixels}} \approx 0{,}47\text{ m}\cdot\text{pixel}^{-1}

On en déduit l'estimation :

\boxed{r \approx 0{,}45\text{ à }0{,}5\text{ m}\cdot\text{pixel}^{-1} \quad (\text{soit environ } 45\text{ à } 50\text{ cm par pixel})}

Conclusion : La résolution mesurée (r \approx 45\text{ cm}) est nettement plus fine que la résolution nominale panchromatique des satellites SPOT 6 et 7 (r = 1{,}5\text{ m} d'après l'annexe 2). En revanche, elle coïncide remarquablement avec celle des satellites commerciaux à très haute résolution mentionnés dans l'annexe 2, notamment GeoEye 1, dont la résolution est de 41\text{ cm} par pixel. L'image de la figure 3 provient donc d'un satellite de cette génération et non de la constellation SPOT 6/7.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il ne fallait pas confondre la résolution spatiale avec le nombre total de pixels.

« notons que quelques (rares) candidats ne font pas de différence entre résolution et nombre de pixels et donc répondent à la question par un nombre de pixels. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Partie II : Modèle hydrodynamique des ondes de surface

A · Champ des vitesses

Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : statique des fluides, équation d'euler

Déterminer la forme de l'équation d'Euler à l'ordre le plus bas (vitesse nulle).

Voir l'indice

Faire \vec{v} = \vec{0} dans l'équation d'Euler pour retrouver la loi fondamentale de l'hydrostatique.

Voir la réponse courte

Pour \vec{v} = \vec{0}, l'équation d'Euler redonne la statique des fluides : -\vec{\nabla} p_0 + \rho \vec{g} = \vec{0}.

Voir le corrigé complet

À l'ordre le plus bas (ordre zéro), le fluide est au repos : la vitesse macroscopique est identiquement nulle,

\vec{v} = \vec{0}

et la pression est la pression d'équilibre, notée p_0.

L'accélération particulaire s'annule :

\frac{\partial \vec{v}}{\partial t} = \vec{0} \quad \text{et} \quad (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v} = \vec{0}

L'équation d'Euler (II.1) se réduit ainsi à la relation fondamentale de la statique des fluides :

\vec{0} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} p_0 + \rho \vec{g}

En tenant compte de \vec{g} = -g\vec{u}_z, il vient :

\boxed{\overrightarrow{\operatorname{grad}} p_0 = -\rho g \vec{u}_z}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à ne pas confondre P et p0, et à respecter rigoureusement la nature scalaire ou vectorielle des grandeurs.

« La loi de la statique du fluide pesant est généralement bien établie, si ce n’est la confusion récurrente entre Pet p0. »

« Notons qu’avec cette question s’ouvre une partie qui nécessite une vigilance particulière pour ne pas écrire qu’un scalaire est égal à un vecteur. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : statique des fluides, pression hydrostatique

En déduire l'expression explicite de , que l'on supposera toujours valide, même en présence d'ondes.

Voir l'indice

Projeter l'équation de la statique des fluides selon l'axe vertical ascendant Oz et intégrer en imposant la pression atmosphérique en z = 0.

Voir la stratégie
  1. Projeter la relation fondamentale de la statique des fluides établie à la question précédente sur l'axe vertical ascendant Oz.
  2. Intégrer l'équation différentielle obtenue en exploitant l'incompressibilité et l'homogénéité du fluide (\rho = \text{cste}).
  3. Déterminer la constante d'intégration à l'aide de la condition aux limites à la surface libre au repos (z = 0).
Voir la réponse courte

\mathrm{d}p_0/\mathrm{d}z = -\rho g \implies p_0(z) = P_0 - \rho g z, avec P_0 la pression en surface.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q22, l'équilibre hydrostatique à l'ordre le plus bas vérifie :

\overrightarrow{\operatorname{grad}} p_0 = -\rho g \vec{u}_z

Par projection sur les trois axes du repère cartésien, p_0 ne dépend que de la coordonnée verticale z et vérifie :

\frac{\mathrm{d}p_0}{\mathrm{d}z} = -\rho g

La masse volumique \rho et l'accélération de la pesanteur g étant supposées constantes dans tout le fluide, une intégration par rapport à z conduit à :

p_0(z) = -\rho g z + C

où C est une constante d'intégration.

En l'absence de perturbation (au repos), la surface libre plane du liquide se situe à l'altitude z = 0. La continuité de la pression à l'interface liquide-air impose :

p_0(z=0) = P_{\text{air}}

On en déduit que C = P_{\text{air}}, d'où l'expression explicite de la pression hydrostatique :

\boxed{p_0(z) = P_{\text{air}} - \rho g z}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il ne fallait pas oublier la constante d'intégration ni trouver une pression diminuant avec la profondeur.

« Quelques candidats oublient une constante d’intégration, pourtant explicitement nommée dans le texte, ou trouvent une pression qui diminue avec la profondeur ! »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation

Notions : équation d'euler, linearisation

Quelle équation lie alors et ?

Voir l'indice

Linéariser l'équation d'Euler au premier ordre en négligeant le terme convectif quadratique (\vec{v}_1\cdot\vec{\mathrm{grad}})\vec{v}_1 et soustraire l'équilibre d'ordre zéro.

Voir la stratégie

Pour obtenir l'équation reliant les perturbations p_1 et \vec{v}_1, on injecte les développements au premier ordre \vec{v} = \vec{v}_1 et P = p_0 + p_1 dans l'équation d'Euler (II.1), puis on élimine les termes d'ordre 0 grâce au résultat de la question Q22 et on néglige le terme convectif, qui est d'ordre 2.

Voir la réponse courte

Équation d'Euler linéarisée au premier ordre : \rho \frac{\partial \vec{v}_1}{\partial t} = -\vec{\nabla} p_1.

Voir le corrigé complet

L'équation d'Euler (II.1) s'écrit :

\rho \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + \rho (\vec{v} \cdot \overrightarrow{\operatorname{grad}}) \vec{v} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} P + \rho \vec{g}

En y introduisant \vec{v} = \vec{v}_1 et P = p_0(z) + p_1(x, z, t) :

\rho \frac{\partial \vec{v}_1}{\partial t} + \rho (\vec{v}_1 \cdot \overrightarrow{\operatorname{grad}}) \vec{v}_1 = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} p_0 - \overrightarrow{\operatorname{grad}} p_1 + \rho \vec{g}

À l'ordre 1 en perturbation :

  • le terme convectif \rho (\vec{v}_1 \cdot \overrightarrow{\operatorname{grad}}) \vec{v}_1, quadratique en vitesse, est un terme du second ordre négligeable devant le terme d'accélération locale \rho \frac{\partial \vec{v}_1}{\partial t} ;
  • les termes d'ordre 0 se compensent exactement d'après l'équation de la statique des fluides établie à la question Q22 :

    -\overrightarrow{\operatorname{grad}} p_0 + \rho \vec{g} = \vec{0}

Il reste donc l'équation d'Euler linéarisée au premier ordre :

\boxed{\rho \frac{\partial \vec{v}_1}{\partial t} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} p_1}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il faut expliquer l'élimination des termes d'ordre 2 et ne pas oublier le signe moins devant le gradient.

« L’élimination des termes d’ordre 2 est parfois bien expliquée, mais ce n’est pas une règle générale malheureusement. Le signe disparait régulièrement devant le gradient. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : linearite, analyse harmonique

Quelle propriété de l'équation entre et permet de se restreindre à l'étude des formes proposées ?

Voir l'indice

Invoquer la linéarité des équations aux dérivées partielles régissant les perturbations, autorisant le principe de superposition harmonique.

Voir la réponse courte

Linéarité de l'équation différentielle, autorisant la décomposition en composantes de Fourier indépendantes.

Voir le corrigé complet

L'équation obtenue à la question Q24 reliant \vec{v}_1 et p_1 s'écrit :

\rho \frac{\partial \vec{v}_1}{\partial t} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} p_1

Cette équation aux dérivées partielles est linéaire et homogène par rapport aux grandeurs perturbatives \vec{v}_1 et p_1, à coefficients indépendants du temps.

En vertu de cette linéarité, le théorème de superposition (ou l'analyse de Fourier) s'applique : toute perturbation générale peut se décomposer en une somme (ou une intégrale) de modes harmoniques de la forme \exp(\mathrm{j}\omega t).

L'étude d'un mode monochromatique de pulsation \omega suffit donc à décrire la dynamique complète du système.

\boxed{\text{La propriété requise est la \textbf{linéarité} de l'équation différentielle.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La justification attendue reposait sur la linéarité de l'équation reliant perturbations de pression et de vitesse.

« Le critère « linéarité » était attendu, si toutefois l’équation précédente était bien linéaire ! Si tel n’est pas le cas, il est légitime que le correcteur se demande ce que signifie « linéaire » pour le candidat. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : régime sinusoïdal force, équation d'euler

Dans ces hypothèses, donner l'expression de en fonction de , et .

Voir l'indice

Remplacer la dérivée temporelle \partial/\partial t par le facteur multiplicatif \mathrm{j}\omega dans l'équation linéarisée.

Voir la réponse courte

Remplacement de \partial/\partial t par \mathrm{i}\omega : \underline{\vec{v}}_{1,0} = -\frac{1}{\mathrm{i}\rho\omega}\vec{\nabla}\underline{p}_{1,0}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q24, l'équation d'Euler linéarisée s'écrit :

\rho \frac{\partial \vec{v}_1}{\partial t} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} p_1

En adoptant la notation complexe introduite dans l'énoncé :

\underline{\vec{v}}_1(x, z, t) = \underline{\vec{v}}_{1,0}(x, z) \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} \quad \text{et} \quad \underline{p}_1(x, z, t) = \underline{p}_{1,0}(x, z) \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}

la dérivation temporelle se traduit par une multiplication par \mathrm{j}\omega :

\frac{\partial \underline{\vec{v}}_1}{\partial t} = \mathrm{j}\omega \, \underline{\vec{v}}_{1,0}(x, z) \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}

L'opérateur gradient n'agissant que sur les coordonnées d'espace, on a de même :

\overrightarrow{\operatorname{grad}} \, \underline{p}_1 = \left(\overrightarrow{\operatorname{grad}} \, \underline{p}_{1,0}\right) \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}

En injectant ces expressions dans l'équation d'Euler linéarisée et en simplifiant par \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}, il vient :

\mathrm{j}\rho\omega \, \underline{\vec{v}}_{1,0} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} \, \underline{p}_{1,0}

soit finalement :

\boxed{\underline{\vec{v}}_{1,0} = -\frac{1}{\mathrm{j}\rho\omega} \, \overrightarrow{\operatorname{grad}} \, \underline{p}_{1,0} = \frac{\mathrm{j}}{\rho\omega} \, \overrightarrow{\operatorname{grad}} \, \underline{p}_{1,0}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il faut préserver le caractère vectoriel de la vitesse et utiliser directement les opérateurs sans projeter inutilement.

« Ici, la vitesse cesse parfois d’être vectorielle, ce qui n’empêche pourtant pas ensuite de calculer son rotationnel ! »

« savoir manipuler les opérateurs permet une efficacité vraiment appréciable : certains candidats se sont perdus dans des projections inutiles. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : écoulement irrotationnel, potentiel des vitesses

En déduire que l'écoulement est irrotationnel et introduire le potentiel des vitesses .

Voir l'indice

Calculer le rotationnel de l'accélération d'Euler et constater qu'un champ de gradient possède un rotationnel identiquement nul.

Voir la réponse courte

\vec{v}_1 étant proportionnel à un gradient, \vec{\text{rot}}\,\vec{v}_1 = \vec{0} ; on pose donc \vec{v}_1 = \vec{\nabla}\phi.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q26, l'amplitude complexe du champ de vitesse s'exprime sous la forme :

\underline{\vec{v}}_{1,0} = \frac{\mathrm{j}}{\rho\omega} \overrightarrow{\operatorname{grad}}\underline{p}_{1,0}

Le rotationnel d'un champ de gradient étant identiquement nul (\overrightarrow{\operatorname{rot}}(\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,f) = \vec{0} pour tout champ scalaire f), on en déduit :

\overrightarrow{\operatorname{rot}}\,\underline{\vec{v}}_{1,0} = \frac{\mathrm{j}}{\rho\omega} \overrightarrow{\operatorname{rot}}(\overrightarrow{\operatorname{grad}}\underline{p}_{1,0}) = \vec{0}

En multipliant par le facteur temporel \exp(\mathrm{j}\omega t) et en prenant la partie réelle, il vient pour le champ de vitesse physique :

\overrightarrow{\operatorname{rot}}\,\vec{v}_1(x,z,t) = \vec{0}

L'écoulement est donc irrotationnel (le vecteur tourbillon est nul).

Dans un domaine simplement connexe, un champ vectoriel irrotationnel dérive d'un potentiel scalaire. On introduit ainsi le potentiel des vitesses \phi(x,z,t) tel que :

\boxed{\vec{v}_1(x, z, t) = \overrightarrow{\operatorname{grad}}\phi(x, z, t)}

soit, en projection sur les axes de l'écoulement bidimensionnel :

v_x(x, z, t) = \frac{\partial \phi}{\partial x} \quad \text{et} \quad v_z(x, z, t) = \frac{\partial \phi}{\partial z}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La suite du sujet imposait de définir la vitesse comme le gradient positif du potentiel.

« Le choix du signe dans le gradient est laissé à l’appréciation des candidats, qui devront se rendre compte d’une éventuelle difficulté pour répondre à la question 35, dont le résultat sous-entendait le choix ⃗v= ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ grad φ. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : fluide incompressible, équation de laplace

Montrer que le potentiel vérifie

Voir l'indice

Traduire l'incompressibilité du fluide \mathrm{div}\,\vec{v} = 0 en remplaçant la vitesse par le gradient du potentiel.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition cinématique traduite par l'incompressibilité du fluide via l'équation de conservation de la masse.
  2. Substituer l'expression du champ de vitesse en fonction du potentiel des vitesses \phi établie à la question Q27 pour obtenir l'équation aux dérivées partielles vérifiée par \phi.
Voir la réponse courte

Incompressibilité du fluide \text{div}\,\vec{v}_1 = 0 \implies \text{div}(\vec{\nabla}\phi) = \Delta \phi = 0.

Voir le corrigé complet

Le fluide est supposé homogène (\rho = \text{Cte}) et incompressible. L'équation locale de conservation de la masse s'écrit :

\frac{\partial \rho}{\partial t} + \operatorname{div}(\rho \vec{v}) = 0

Puisque la masse volumique \rho est uniforme et constante, cette équation se réduit à la condition d'incompressibilité du champ des vitesses :

\operatorname{div} \vec{v} = 0

À l'ordre 1 de la théorie des perturbations, le champ de vitesse est \vec{v} = \vec{v}_1, d'où :

\operatorname{div} \vec{v}_1 = 0

D'après la question Q27, l'écoulement est irrotationnel et dérive d'un potentiel des vitesses \phi(x,z,t) tel que \vec{v}_1 = \overrightarrow{\operatorname{grad}}\phi. En utilisant l'identité vectorielle rappelée dans le formulaire du sujet (\operatorname{div}(\overrightarrow{\operatorname{grad}}\phi) = \Delta \phi), il vient :

\operatorname{div}(\overrightarrow{\operatorname{grad}} \phi) = 0

soit :

\boxed{\Delta \phi = 0}

Le potentiel des vitesses satisfait donc l'équation de Laplace.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'incompressibilité du fluide conduit immédiatement à l'équation de Laplace pour le potentiel.

« Le critère « incompressible » est attendu et permet une solution immédiate. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : équation de laplace, potentiel électrostatique

Dans quelles autres situations en physique rencontre-t-on ce type d'équation ? Les décrire en quelques lignes.

Voir l'indice

Citer l'électrostatique dans le vide sans charge (équation de Laplace pour le potentiel électrique) ou la conduction thermique stationnaire sans source interne.

Voir la stratégie

L'équation (II.2) est l'équation de Laplace :

\Delta f = 0

Elle apparaît dès qu'un champ vectoriel dérive d'un potentiel scalaire (\vec{X} \propto \overrightarrow{\operatorname{grad}} f) et présente une divergence nulle (\operatorname{div} \vec{X} = 0). Il suffit de citer deux ou trois domaines majeurs du programme de physique illustrant ce mécanisme.

Voir la réponse courte

Électrostatique dans le vide sans charge (\Delta V = 0) et diffusion thermique stationnaire sans source (\Delta T = 0).

Voir le corrigé complet

L'équation de Laplace se rencontre dans plusieurs domaines fondamentaux de la physique :

  1. Électrostatique dans le vide de charge : Le champ électrique dérive du potentiel scalaire (\vec{E} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} V). Dans une région dépourvue de charges libres (\rho_{\text{ch}} = 0), l'équation de Maxwell-Gauss \operatorname{div} \vec{E} = \frac{\rho_{\text{ch}}}{\varepsilon_0} = 0 conduit directement à :

    \Delta V = 0
  2. Thermique en régime permanent sans source : La densité de courant thermique vérifie la loi de Fourier (\vec{j}_Q = -\lambda_{\text{th}} \overrightarrow{\operatorname{grad}} T). Le bilan d'énergie en régime stationnaire en l'absence de terme source volumique s'écrit \operatorname{div}\vec{j}_Q = 0, ce qui donne, pour une conductivité thermique \lambda_{\text{th}} uniforme :

    \Delta T = 0
  3. Diffusion de matière stationnaire : De manière analogue, d'après la loi de Fick (\vec{\jmath}_N = -D \overrightarrow{\operatorname{grad}} n), le régime stationnaire sans réactions chimiques volumiques conduit à \operatorname{div}\vec{\jmath}_N = 0, soit :

    \Delta n = 0
  4. Gravitation hors des masses : Le champ gravitationnel dérive du potentiel gravitationnel (\vec{\mathcal{G}} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} \Phi) et vérifie le théorème de Gauss \operatorname{div}\vec{\mathcal{G}} = -4\pi \mathcal{G} \rho. Dans le vide (\rho = 0), le potentiel vérifie \Delta \Phi = 0.
Voir ce qu'a relevé le jury

Pour citer la diffusion, il était indispensable de mentionner le régime stationnaire et l'absence de sources.

« L’électrostatique, la diffusion thermique ou celle de particules, constituaient des exemples possibles. Encore fallait-il préciser « en l’absence de source » et, dans les deux derniers cas suscités, « en régime stationnaire ». »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : condition aux limites, écoulement parfait

Montrer qu'en , on a

Voir l'indice

Exprimer l'absence de traversée de fluide à travers la paroi rigide et imperméable du fond plat en z = -h.

Voir la réponse courte

Condition d'imperméabilité sur le fond imperméable fixe : v_{1z}(x, -h, t) = \frac{\partial \phi}{\partial z}(x, -h, t) = 0.

Voir le corrigé complet

Le fond du liquide, situé en z = -h, est une paroi solide, plane, fixe et imperméable.

Pour un fluide parfait, la condition aux limites cinématique à la paroi est la condition d'imperméabilité (ou de non-interpénétration) : la composante normale de la vitesse du fluide doit être nulle au contact du fond :

\vec{v}(x, z = -h, t) \cdot \vec{u}_z = 0

soit :

v_z(x, -h, t) = 0

D'après la question Q27, la vitesse dérive du potentiel des vitesses selon \vec{v}_1 = \overrightarrow{\operatorname{grad}}\phi, ce qui donne pour la composante verticale :

v_z(x, z, t) = \frac{\partial \phi}{\partial z}(x, z, t)

On en déduit immédiatement qu'en z = -h :

\boxed{\frac{\partial \phi}{\partial z}(x, -h, t) = 0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il ne faut pas confondre la vitesse du fluide avec sa seule composante verticale.

« Si cette question est traitée le plus souvent correctement, il est essentiel de ne pas confondre vitesse et vitesse verticale. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : énergie mécanique, condition aux limites

Pourquoi peut-on considérer que, , le gradient de est borné ?

Voir l'indice

Traduire physiquement le fait que la vitesse du fluide doit rester d'énergie et d'amplitude finies sur l'ensemble du domaine horizontal non borné.

Voir la réponse courte

La vitesse \vec{v}_1 = \vec{\nabla}\phi et l'énergie cinétique du fluide doivent rester bornées sur tout l'espace.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente (Q27), le gradient du potentiel des vitesses s'identifie directement au champ des vitesses du fluide au premier ordre :

\overrightarrow{\operatorname{grad}}\phi = \vec{v}_1(x,z,t)

On peut considérer que ce gradient est borné sur tout l'espace (\forall x \in \mathbb{R}) pour deux raisons physiques majeures :

  1. Considération énergétique : la vitesse du fluide doit rester finie en tout point du domaine afin que la densité volumique d'énergie cinétique, \frac{1}{2}\rho \|\vec{v}_1\|^2, ne diverge pas. Une vitesse infinie à l'infini nécessiterait une énergie totale infinie apportée au fluide, ce qui est physiquement impossible.
  2. Hypothèse de linéarisation : le modèle d'ondes linéaires développé dans cette partie repose explicitement sur l'hypothèse de petites perturbations énoncée dans le préambule de la partie II, à savoir :

    \|\vec{v}_1\| \ll c

    où c est la célérité des ondes de surface. Une divergence de \vec{v}_1 lorsque x \to \pm\infty violerait cette hypothèse fondamentale.

\boxed{\overrightarrow{\operatorname{grad}}\phi = \vec{v}_1 \quad \text{est borné car la vitesse du fluide et son énergie cinétique restent finies (régime des petites perturbations).}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne pas confondre le potentiel et son gradient, ni les notions de fonction bornée et continue.

« La plupart des réponses sont correctes, mais certains ont confondu ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ grad φet φ. Notons toutefois de regrettables confusions entre « borné » et « continu », et entre la vitesse d’une onde acoustique et celle d’une onde lumineuse. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : separation des variables, équation différentielle

Montrer que peut s'écrire , où est une constante.

Voir l'indice

Injecter la forme à variables séparées dans l'équation de Laplace bidimensionnelle et appliquer la condition aux limites au fond z = -h.

Voir la stratégie
  1. Injecter la forme à variables séparées \phi(x,z,t) = \underline{f}(x)\underline{g}(z)\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} dans l'équation de Laplace bidimensionnelle \Delta\phi = 0 établie en Q28.
  2. Séparer les variables dépendant de x et de z pour faire apparaître une constante de séparation.
  3. Utiliser la condition de champ borné en x (Q31) pour fixer le signe de la constante de séparation, puis résoudre l'équation différentielle en z soumise à la condition aux limites au fond z = -h (Q30).
Voir la réponse courte

\underline{g}''(z) - k^2\underline{g}(z) = 0, et \underline{g}'(-h) = 0 impose la forme A\cosh(k(z+h)).

Voir le corrigé complet

Le potentiel des vitesses est cherché sous la forme à variables séparées :

\phi(x,z,t) = \underline{f}(x)\,\underline{g}(z)\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}.

L'équation de Laplace (II.2) pour cet écoulement bidimensionnel s'écrit :

\Delta \phi = \frac{\partial^2 \phi}{\partial x^2} + \frac{\partial^2 \phi}{\partial z^2} = 0.

En injectant l'expression de \phi, on obtient :

\underline{f}''(x)\,\underline{g}(z)\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} + \underline{f}(x)\,\underline{g}''(z)\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} = 0,

soit, en divisant par \underline{f}(x)\,\underline{g}(z)\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} (pour les points où ce produit est non nul) :

\frac{\underline{f}''(x)}{\underline{f}(x)} = - \frac{\underline{g}''(z)}{\underline{g}(z)}.

Le membre de gauche ne dépend que de x et celui de droite uniquement de z ; ils sont donc égaux à une même constante réelle. D'après la question Q31, le gradient de \phi (et donc la vitesse \vec{v}_1) reste borné pour tout x \in \mathbb{R}. La fonction \underline{f}(x) ne peut donc pas présenter de comportement exponentiel croissant ou décroissant à l'infini : elle doit osciller harmoniquement en x. La constante de séparation est donc nécessairement strictement négative, notée -k^2 avec k \in \mathbb{R}^{+*} :

\begin{aligned} \frac{\underline{f}''(x)}{\underline{f}(x)} &= -k^2, \\ \frac{\underline{g}''(z)}{\underline{g}(z)} &= k^2. \end{aligned}

L'équation différentielle satisfaite par \underline{g}(z) s'écrit alors :

\underline{g}''(z) - k^2\,\underline{g}(z) = 0.

Sa solution générale s'exprime commodément sous la forme :

\underline{g}(z) = A \cosh(k(z+h)) + B \sinh(k(z+h)),

où A et B sont deux constantes complexes d'intégration.

Sa dérivée par rapport à z vaut :

\underline{g}'(z) = k A \sinh(k(z+h)) + k B \cosh(k(z+h)).

La condition d'imperméabilité au fond z = -h, établie à la question Q30, impose \left.\frac{\partial\phi}{\partial z}\right|_{z=-h} = 0, soit :

\underline{g}'(-h) = 0 \iff k B \cosh(0) = 0 \iff B = 0 \quad (\text{car } k \neq 0).

On en déduit que \underline{g}(z) s'écrit bien sous la forme :

\boxed{\underline{g}(z) = A \cosh(k(z+h))}

où k est une constante et A une constante complexe d'intégration.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La séparation des variables et le signe de la constante doivent être démontrés avec rigueur sans partir du résultat.

« La séparation des variables, la justification d’une valeur constante, puis du signe de cette constante, doivent être présentées avec rigueur. On ne peut se contenter de partir de la forme donnée. »

« Évidemment, la forme adoptée permet de s’affranchir rapidement du temps dans cette question, même si le jury a relevé quelques cas prenant le laplacien pour un opérateur spatio-temporel ! »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : onde progressive, potentiel des vitesses

Déterminer complètement l'expression générale de et donner une interprétation pour la signification de .

Voir l'indice

Résoudre l'équation harmonique sur f(x) pour obtenir des ondes planes se propageant horizontalement ; interpréter k comme le nombre d'onde spatial.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'équation différentielle satisfaite par la composante spatiale horizontale \underline{f}(x), déduite de la séparation de variables effectuée à la question précédente.
  2. Exprimer \underline{f}(x) sous forme d'ondes planes progressives se propageant selon les x croissants ou décroissants, puis en déduire le potentiel complexe \underline{\phi}(x,z,t).
  3. Prendre la partie réelle pour obtenir l'expression réelle de \phi(x,z,t) et relier la constante k à la longueur d'onde spatiale \lambda de la perturbation de surface.
Voir la réponse courte

\phi(x,z,t) = A\cosh(k(z+h))\cos(kx-\omega t) ; k = 2\pi/\lambda est le nombre d'onde spatial.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de Laplace \Delta \phi = 0 (question Q28) appliquée à la forme à variables séparées \underline{\phi}(x,z,t) = \underline{f}(x)\underline{g}(z)\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}, la fonction \underline{f}(x) vérifie :

\frac{1}{\underline{f}(x)}\frac{\mathrm{d}^2\underline{f}}{\mathrm{d}x^2} = -k^2.

Puisque le gradient de \phi doit rester borné pour tout x \in \mathbb{R} (question Q31), k est nécessairement un réel positif (k \ge 0). La solution générale de cette équation différentielle s'écrit sous forme de combinaison linéaire d'ondes progressives se propageant selon l'axe x :

\underline{f}(x) = C_1\,\mathrm{e}^{-\mathrm{j}kx} + C_2\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}kx},

où C_1 et C_2 sont des constantes complexes.

En utilisant \underline{g}(z) = A \cosh(k(z+h)) établi à la question Q32, le potentiel complexe s'écrit de manière générale :

\underline{\phi}(x,z,t) = \left( \underline{\phi}_0^+ \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - kx)} + \underline{\phi}_0^- \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t + kx)} \right) \cosh(k(z+h)),

où \underline{\phi}_0^+ et \underline{\phi}_0^- sont des amplitudes complexes associées aux ondes se propageant respectivement vers les x > 0 et vers les x < 0.

Pour une onde progressive monochromatique se propageant dans le sens des x croissants, en notant \underline{\phi}_0^+ = \Phi_0\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\psi_0} avec \Phi_0 et \psi_0 réels, le potentiel réel est la partie réelle du potentiel complexe :

\boxed{\phi(x,z,t) = \Phi_0 \cosh(k(z+h)) \cos(\omega t - kx + \psi_0)}

(ou la superposition d'ondes progressives se propageant dans les deux sens).

Signification de k : La grandeur k représente le nombre d'onde spatial selon la direction horizontale x. Elle caractérise la périodicité spatiale de l'onde de surface : la longueur d'onde spatiale de l'ondulation à la surface est donnée par

\lambda = \frac{2\pi}{k}.

Par ailleurs, le facteur \cosh(k(z+h)) montre que k^{-1} = \frac{\lambda}{2\pi} représente également la profondeur de pénétration du mouvement fluide : l'amplitude du champ de vitesses décroît depuis la surface libre (z=0) vers le fond (z=-h) sur une échelle de profondeur caractéristique de l'ordre de 1/k.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait identifier des ondes progressives et non stationnaires, et remarquer qu'elles ne sont pas planes.

« La notation complexe permet d’identifier plus aisément la présence de deux ondes progressives, en tout cas pas celle d’une onde stationnaire pour les vagues qui se propagent. »

« De très rares candidats pensent à souligner que ces ondes sinusoïdales ne sont pas planes »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : onde progressive, onde évanescente

Commenter la forme de cette solution.

Voir l'indice

Commenter la décroissance hyperbolique de l'amplitude du mouvement fluide au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la surface libre vers le fond.

Voir la stratégie

Pour commenter la forme de la solution \phi(x,z,t) = \Phi_0 \cosh(k(z+h)) \cos(\omega t - kx + \psi_0) obtenue à la question Q33, on analyse séparément :

  1. le comportement selon la coordonnée horizontale x et le temps t (nature propagative) ;
  2. le profil vertical en z (atténuation avec la profondeur) ;
  3. le caractère d'onde de surface et les comportements limites selon la profondeur relative kh.
Voir la réponse courte

Onde progressive selon x dont l'amplitude s'atténue vers le fond selon la loi hyperbolique.

Voir le corrigé complet

La solution s'écrit sous la forme :

\phi(x,z,t) = \Phi_0 \cosh(k(z+h))\cos(\omega t - k x + \psi_0)

On peut dégager plusieurs caractéristiques physiques fondamentales :

  • Caractère propagatif horizontal : le terme \cos(\omega t - kx + \psi_0) décrit une onde progressive harmonique se propageant selon la direction horizontale +Ox avec une vitesse de phase v_\varphi = \omega / k.
  • Structure selon la verticale : il n'y a pas de propagation selon z (onde stationnaire/évanescente sur la verticale). Le facteur spatial \cosh(k(z+h)) module l'amplitude de l'onde :

    • elle est maximale à la surface libre (z = 0, où le facteur vaut \cosh(kh)) ;
    • elle décroît de façon monotone en s'enfonçant dans le fluide pour atteindre son minimum au fond (z = -h, où le facteur vaut 1).
  • Mouvements du fluide : en dérivant \phi, les composantes de la vitesse sont :

    \begin{aligned} v_{1,x} &= \frac{\partial \phi}{\partial x} = k \Phi_0 \cosh(k(z+h))\sin(\omega t - kx + \psi_0) \\ v_{1,z} &= \frac{\partial \phi}{\partial z} = k \Phi_0 \sinh(k(z+h))\cos(\omega t - kx + \psi_0) \end{aligned}

    La composante verticale v_{1,z} s'annule bien en z = -h (imperméabilité du fond), tandis que la vitesse horizontale v_{1,x} y reste non nulle (glissement parfait d'un fluide non visqueux). De plus, v_{1,x} et v_{1,z} étant en quadrature de phase dans l'espace et le temps, les particules de fluide décrivent des trajectoires elliptiques aplaties.

  • Caractère d'onde de surface : l'agitation du fluide est confinée au voisinage de l'interface :

    • en eau profonde (kh \gg 1, soit h \gg \lambda) : \cosh(k(z+h)) \approx \frac{1}{2}\mathrm{e}^{kh}\mathrm{e}^{kz}. L'amplitude décroît exponentiellement sous la surface avec une profondeur de pénétration caractéristique \delta = 1/k = \lambda/(2\pi). Le fond n'a plus aucune influence ;
    • en eau peu profonde (kh \ll 1, soit h \ll \lambda) : \cosh(k(z+h)) \approx 1, le mouvement horizontal devient homogène sur toute la tranche d'eau.
Voir ce qu'a relevé le jury

La somme de deux ondes progressives ne donne pas toujours une onde stationnaire ; un schéma de l'allure selon la profondeur était valorisé.

« Il semblerait que bon nombre de candidats jugent que la somme de deux ondes progressives conduit inexorablement à une onde stationnaire ! »

« le jury a apprécié les trop rares candidats qui, pour illustrer leurs propos, prenaient le temps de faire un schéma représentant l’allure des vagues à différentes profondeurs. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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B · Relation de dispersion

Question 35

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : relation de bernoulli, condition aux limites

Montrer que la pression totale et le potentiel sont reliés par . En déduire qu'en ,

Voir l'indice

Intégrer le gradient de l'équation d'Euler instationnaire pour obtenir l'intégrale de Bernoulli, puis dériver par rapport au temps à la surface libre en utilisant v_z = \partial \zeta/\partial t.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation d'Euler linéarisée ou de l'équation d'Euler complète pour un écoulement potentiel et intégrer spatialement le gradient pour établir la relation de Bernoulli instationnaire.
  2. Exprimer les deux conditions aux limites à la surface libre z = \zeta(x,t) au premier ordre : la condition dynamique de continuité de la pression (P = P_{\text{air}}) et la condition cinématique reliant la vitesse verticale v_z à l'évolution temporelle de \zeta.
  3. Éliminer le profil de surface \zeta(x,t) entre ces deux conditions pour obtenir l'équation différentielle portant sur \phi.
Voir la réponse courte

Intégration d'Euler \rho \partial_t\phi + P + \rho g z = \text{Cste}, évaluée en z=\zeta avec \partial_t\zeta = \partial_z\phi.

Voir le corrigé complet

1. Relation entre pression totale et potentiel des vitesses

Le champ de pesanteur s'écrit \vec{g} = -g\,\vec{u}_z = -\vec{\operatorname{grad}}(gz). L'équation d'Euler linéarisée au premier ordre (Q24) s'écrit :

\rho \frac{\partial \vec{v}_1}{\partial t} = -\vec{\operatorname{grad}} p_1.

En y réinjectant la décomposition P = p_0(z) + p_1(x,z,t) et la loi de l'hydrostatique \vec{\operatorname{grad}} p_0 = \rho\vec{g} = -\rho g\,\vec{u}_z établie en Q22, on a :

-\vec{\operatorname{grad}} P + \rho\vec{g} = -\vec{\operatorname{grad}} p_1 = \rho \frac{\partial \vec{v}_1}{\partial t}.

Comme l'écoulement dérive du potentiel des vitesses avec \vec{v}_1 = \vec{\operatorname{grad}}\phi (Q27), et que les dérivées spatiales et temporelles commutent :

\frac{\partial \vec{v}_1}{\partial t} = \frac{\partial}{\partial t}(\vec{\operatorname{grad}}\phi) = \vec{\operatorname{grad}}\left(\frac{\partial \phi}{\partial t}\right).

L'équation du mouvement devient alors :

\vec{\operatorname{grad}}\left( \rho \frac{\partial \phi}{\partial t} + P + \rho g z \right) = \vec{0}.

Par intégration spatiale, la quantité entre parenthèses ne dépend que du temps t ; quitte à redéfinir \phi par une fonction du temps sans modifier la vitesse \vec{v}_1 = \vec{\operatorname{grad}}\phi, on peut choisir cette constante spatio-temporelle égale à sa valeur d'équilibre au repos en z = 0, soit P_{\text{air}} :

\boxed{\rho \frac{\partial \phi}{\partial t} + P + \rho g z = \text{Cte} = P_{\text{air}}.}

2. Condition aux limites à la surface libre

Deux conditions physiques doivent être satisfaites en z = \zeta(x,t) :

  • Condition dynamique : à la surface libre, en l'absence de tension superficielle, la pression du liquide est égale à la pression atmosphérique uniforme : P(x, \zeta, t) = P_{\text{air}}. En évaluant la relation de Bernoulli instationnaire en z = \zeta(x,t), il vient :

    \rho \left.\frac{\partial \phi}{\partial t}\right|_{z=\zeta} + P_{\text{air}} + \rho g \zeta(x,t) = P_{\text{air}} \implies \zeta(x,t) = -\frac{1}{g} \left.\frac{\partial \phi}{\partial t}\right|_{z=\zeta}.
  • Condition cinématique : la surface libre est une surface matérielle étanche, les particules fluides restent à la surface :

    v_z(x, \zeta, t) = \frac{\mathrm{d}\zeta}{\mathrm{d}t} = \frac{\partial \zeta}{\partial t} + v_x \frac{\partial \zeta}{\partial x}.

    Au premier ordre de perturbation, le terme convectif non linéaire v_x \frac{\partial \zeta}{\partial x} est négligeable devant \frac{\partial \zeta}{\partial t}. Avec v_z = \frac{\partial \phi}{\partial z}, la condition devient :

    \left.\frac{\partial \phi}{\partial z}\right|_{z=\zeta} = \frac{\partial \zeta}{\partial t}.

En dérivant la condition dynamique par rapport au temps :

\frac{\partial \zeta}{\partial t} = -\frac{1}{g} \left.\frac{\partial^2 \phi}{\partial t^2}\right|_{z=\zeta}.

En identifiant les deux expressions de \frac{\partial \zeta}{\partial t}, on obtient :

-\frac{1}{g} \left.\frac{\partial^2 \phi}{\partial t^2}\right|_{z=\zeta} = \left.\frac{\partial \phi}{\partial z}\right|_{z=\zeta},

soit finalement, en z = \zeta(x,t) :

\boxed{\frac{\partial^2 \phi}{\partial t^2} + g \frac{\partial \phi}{\partial z} = 0.}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait appliquer méthodiquement les conditions aux limites sans dériver la cote z par rapport au temps.

« Si le premier point est souvent bien traité, la suite des raisonnements est beaucoup plus aléatoire, et l’on a vu trop souvent dériver la variable zpar rapport au temps au lieu de poser les conditions aux limites avec méthode. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : relation de dispersion, onde de gravité

En déduire la relation de dispersion.

Voir l'indice

Évaluer l'équation de surface libre en z = 0 avec la forme explicite du potentiel \phi pour relier \omega et k.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le potentiel des vitesses \underline{\phi}(x,z,t) établi aux questions Q32 et Q33, ainsi que ses dérivées temporelle et spatiale.
  2. Injecter ces dérivées dans la condition aux limites à la surface libre linéarisée en z = 0 (équation II.4 obtenue en Q35).
  3. Simplifier l'équation pour obtenir la relation liant la pulsation \omega au nombre d'onde k et à la profondeur h.
Voir la réponse courte

Injection de \phi en z=0 : -\omega^2 \cosh(kh) + g k \sinh(kh) = 0 \implies \omega^2 = gk\tanh(kh).

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q32 et Q33, la solution sous forme d'onde progressive monochromatique se propageant selon +x s'écrit en représentation complexe :

\underline{\phi}(x,z,t) = \underline{\Phi}_0 \cosh(k(z+h)) \, \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - k x)}

Calculons les dérivées intervenant dans la condition aux limites (II.4) établie à la question Q35 :

\begin{aligned} \frac{\partial^2 \underline{\phi}}{\partial t^2} &= -\omega^2 \underline{\phi} = -\omega^2 \underline{\Phi}_0 \cosh(k(z+h)) \, \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - k x)} \\ \frac{\partial \underline{\phi}}{\partial z} &= k \underline{\Phi}_0 \sinh(k(z+h)) \, \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - k x)} \end{aligned}

En évaluant ces grandeurs en z = 0 selon l'approximation des petites perturbations, l'équation (II.4) devient :

\left. \left( \frac{\partial^2 \underline{\phi}}{\partial t^2} + g \frac{\partial \underline{\phi}}{\partial z} \right) \right|_{z=0} = 0

soit :

\left[ -\omega^2 \cosh(kh) + g k \sinh(kh) \right] \underline{\Phi}_0 \, \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - k x)} = 0

Cette relation étant vérifiée pour tout x et tout t avec \underline{\Phi}_0 \neq 0, on obtient :

\omega^2 \cosh(kh) = gk \sinh(kh)

En divisant par \cosh(kh) \neq 0, on en déduit la relation de dispersion :

\boxed{\omega^2 = g k \tanh(kh)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La relation de dispersion obtenue à la surface libre ne doit plus dépendre de z.

« Trop souvent, la relation de dispersion proposée dépend encore de z, alors que l’énoncé spécifie bien que l’on travaille à la surface. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : vitesse de phase, vitesse de groupe

Quelles sont les définitions et significations des vitesses de phase et de groupe ? Donner l'expression de la vitesse de phase en fonction de , et .

Voir l'indice

Rappeler v_\varphi = \omega/k (vitesse des crêtes) et v_g = \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}k (vitesse de l'énergie), puis exprimer v_\varphi grâce à la question précédente.

Voir la réponse courte

v_\varphi = \omega/k = \sqrt{\frac{g}{k}\tanh(kh)} (vitesse de phase) et v_g = \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}k (vitesse de l'énergie).

Voir le corrigé complet

1. Vitesse de phase

  • Définition : pour une onde monochromatique de pulsation \omega et de nombre d'onde k, la vitesse de phase est définie par :

    v_\varphi = \frac{\omega}{k}
  • Signification physique : elle représente la vitesse de déplacement des surfaces d'égale phase (telles que les crêtes ou les creux des vagues) dans la direction de propagation.

2. Vitesse de groupe

  • Définition : pour un paquet d'ondes centré autour d'un nombre d'onde k, la vitesse de groupe est définie par :

    v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k}
  • Signification physique : elle représente la vitesse de propagation de l'enveloppe du paquet d'ondes, c'est-à-dire la vitesse d'acheminement de l'énergie et de l'information véhiculées par l'onde.

3. Expression de la vitesse de phase

D'après la relation de dispersion établie à la question Q36, \omega^2 = gk\tanh(kh), ce qui donne pour une onde se propageant dans le sens positif :

\omega = \sqrt{gk\tanh(kh)}

En appliquant la définition v_\varphi = \dfrac{\omega}{k}, on obtient :

\boxed{v_\varphi = \sqrt{\frac{g}{k}\tanh(kh)}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Au-delà des définitions mathématiques, la signification physique de ces vitesses, notamment de phase, doit être sue.

« Si les relations définissant les vitesses de phase et groupe sont majoritairement connues, leur signification est très souvent méconnue, en particulier en ce qui concerne la vitesse de phase. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 38

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : onde de gravité, relation de dispersion

Comment se simplifient les expressions de la relation de dispersion et de la vitesse de phase lorsque , cas de figure nommé « en eaux profondes » ?

Voir l'indice

Calculer la limite de \tanh(kh) lorsque l'argument tend vers l'infini (kh \gg 1).

Voir la réponse courte

\tanh(kh) \to 1, d'où \omega^2 = gk et v_\varphi = \sqrt{g/k} = \sqrt{g\lambda/(2\pi)}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q36, la relation de dispersion générale s'écrit :

\omega^2 = gk \tanh(kh)

et la vitesse de phase associée s'écrit, d'après la question Q37 :

v_\varphi = \sqrt{\frac{g}{k}\tanh(kh)}

Lorsque la profondeur devient très grande devant la longueur d'onde, c'est-à-dire kh \gg 1 (ou h \to \infty), on a l'équivalent :

\lim_{x \to +\infty} \tanh(x) = 1

La relation de dispersion se simplifie donc sous la forme :

\boxed{\omega^2 = gk} \quad \text{soit} \quad \boxed{\omega = \sqrt{gk}}

La vitesse de phase en découle directement :

\boxed{v_\varphi = \sqrt{\frac{g}{k}} = \sqrt{\frac{g\lambda}{2\pi}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'approximation des eaux profondes se montre valide dès quelques centimètres de profondeur.

« Ces questions, peu abordées, révélaient toutefois l’étendue de l’hypothèse « profondeur infinie » : quelques centimètres font l’affaire, ce qui ne devrait pas noyer un candidat ! »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : relation de dispersion, onde de gravité

En pratique, en considérant qu'une erreur relative de est acceptable sur l'évaluation de la vitesse de phase, à partir de quelle profondeur peut-on traiter des vagues comme si elles étaient en eau profonde ? Donner l'expression de en fonction de puis la valeur du rapport où représente la longueur d'onde.

Voir l'indice

Poser le rapport (v_\varphi/v_\infty) = \sqrt{\tanh(kh_\infty)} = 1 - e et inverser la fonction tangente hyperbolique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'erreur relative commise en remplaçant la vitesse de phase en profondeur finie v_\varphi(h) par sa valeur asymptotique en eaux profondes v_{\varphi,\infty}.
  2. Isoler la quantité \tanh(k h_\infty) et exprimer h_\infty à l'aide de la fonction \operatorname{artanh} (fournie dans le formulaire).
  3. Effectuer l'application numérique pour e = 1\,\% = 0{,}01 afin d'obtenir le rapport h_\infty / \lambda.
Voir la réponse courte

\sqrt{\tanh(kh_\infty)} \ge 1-e \implies kh_\infty \approx 2{,}65, soit h_\infty/\lambda \approx 0{,}42 \approx 0{,}5.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q37 et Q38, les vitesses de phase s'écrivent respectivement :

v_\varphi(h) = \sqrt{\frac{g}{k}\tanh(kh)} \quad \text{et} \quad v_{\varphi,\infty} = \sqrt{\frac{g}{k}}.

Puisque \tanh(kh) \leqslant 1, on a v_\varphi(h) \leqslant v_{\varphi,\infty}. L'erreur relative commise en assimilant la vitesse réelle à la vitesse en eau profonde est :

e = \frac{v_{\varphi,\infty} - v_\varphi(h_\infty)}{v_{\varphi,\infty}} = 1 - \sqrt{\tanh(k h_\infty)}.

On en déduit :

\tanh(k h_\infty) = (1 - e)^2.

En utilisant la fonction réciproque \operatorname{artanh} dont l'expression est rappelée dans le formulaire, il vient :

k h_\infty = \operatorname{artanh}\left((1 - e)^2\right) = \frac{1}{2}\ln\left(\frac{1 + (1 - e)^2}{1 - (1 - e)^2}\right).

Comme k = \dfrac{2\pi}{\lambda}, on obtient l'expression de la profondeur minimale h_\infty :

\boxed{h_\infty = \frac{\lambda}{2\pi} \operatorname{artanh}\left((1 - e)^2\right) = \frac{\lambda}{4\pi}\ln\left(\frac{2 - 2e + e^2}{2e - e^2}\right)}

Pour une erreur relative acceptable e = 1\,\% = 1{,}0 \times 10^{-2}, on a :

(1 - e)^2 = (0{,}99)^2 = 0{,}9801,

d'où :

k h_\infty = \frac{1}{2}\ln\left(\frac{1 + 0{,}9801}{1 - 0{,}9801}\right) = \frac{1}{2}\ln\left(\frac{1{,}9801}{0{,}0199}\right) \approx \frac{1}{2}\ln(99{,}50) \approx 2{,}30.

On en déduit le rapport :

\frac{h_\infty}{\lambda} = \frac{k h_\infty}{2\pi} = \frac{2{,}30}{2\pi} \approx 0{,}366.
\boxed{\frac{h_\infty}{\lambda} \approx 0{,}37}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Cette question peu abordée montrait qu'une profondeur de quelques centimètres suffit pour l'approximation.

« Ces questions, peu abordées, révélaient toutefois l’étendue de l’hypothèse « profondeur infinie » : quelques centimètres font l’affaire, ce qui ne devrait pas noyer un candidat ! »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 40

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : onde de gravité, vitesse de phase

Interpréter l'évolution de la vitesse de phase lorsque les fonds marins remontent, notamment lorsqu'une vague s'approche d'un rivage.

Voir l'indice

Examiner la limite en eaux peu profondes kh \ll 1 où v_\varphi \approx \sqrt{gh} diminue lorsque la profondeur h se réduit près du rivage.

Voir la stratégie
  1. Rappeler que lors de la propagation d'une onde vers la côte, la pulsation \omega (imposée au large) reste constante au cours du temps.
  2. Étudier le comportement de la relation de dispersion et de la vitesse de phase v_\varphi lorsque la profondeur h diminue.
  3. En déduire les conséquences physiques observables à l'approche de la côte (diminution de la longueur d'onde, réfraction de houle, déferlement).
Voir la réponse courte

La vitesse diminue quand h décroît (v_\varphi \to \sqrt{gh}) : réfraction des crêtes parallèlement au rivage et raidissement.

Voir le corrigé complet

Lorsqu'un train de vagues se propage depuis le large vers le rivage, la pulsation temporelle \omega = \frac{2\pi}{T} est conservée par continuité temporelle du mouvement.

D'après la relation de dispersion établie à la question Q36,

\omega^2 = g k \tanh(kh)

La fonction x \mapsto x\tanh(x) étant strictement croissante sur \mathbb{R}^+, une diminution de la profondeur h à pulsation \omega fixée impose une augmentation du nombre d'onde k.

D'après l'expression de la vitesse de phase (question Q37) :

v_\varphi = \frac{\omega}{k} = \sqrt{\frac{g}{k} \tanh(kh)}

Puisque k augmente, la vitesse de phase v_\varphi diminue lorsque les fonds marins remontent.

En limite de très faible profondeur (kh \ll 1, régime des « eaux peu profondes »), on a \tanh(kh) \approx kh, ce qui donne :

\boxed{v_\varphi \approx \sqrt{gh}}

La vitesse de phase ne dépend plus de la pulsation (milieu non dispersif) et tend vers zéro à mesure que la profondeur h s'annule sur la grève.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Série de questions peu abordées illustrant la portée de l'hypothèse de profondeur infinie.

« Ces questions, peu abordées, révélaient toutefois l’étendue de l’hypothèse « profondeur infinie » : quelques centimètres font l’affaire, ce qui ne devrait pas noyer un candidat ! »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Partie III : Sillages en V

A · Cas des ondes acoustiques

Question 41

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : onde acoustique, compressibilité

Par rapport aux conditions dans lesquelles les ondes de surfaces ont été étudiées en début de partie II, quelle est l'hypothèse majeure à modifier à propos du comportement du milieu ?

Voir l'indice

Noter que l'acoustique repose fondamentalement sur la compressibilité du milieu (variations locales de masse volumique \rho).

Voir la réponse courte

Le fluide n'est plus incompressible : sa masse volumique varie avec les fluctuations de pression.

Voir le corrigé complet

Dans la partie II, l'étude des ondes de surface reposait sur l'hypothèse d'un liquide incompressible de masse volumique constante (\rho = \text{cte}, soit \operatorname{div}\vec{v} = 0).

Pour décrire la propagation des ondes acoustiques, il est indispensable de renoncer à cette hypothèse : le milieu fluide doit désormais être modélisé comme compressible, c'est-à-dire que sa masse volumique varie localement en fonction de la pression (\rho = \rho(x,t)), permettant ainsi l'existence d'ondes longitudinales de compression-dilatation.

Voir ce qu'a relevé le jury

La modification majeure à introduire pour l'acoustique concernait la compressibilité du fluide.

« La majorité des candidats ayant abordé cette question a su évoquer la compressibilité, mais d’autres hypothèses ont été émises, évoquant le poids, le caractère parfait, irrationnel »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 42

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : compressibilité isentropique, conservation de la masse

Rappeler la définition, en fonction de la masse volumique et de la pression, du coefficient de compressibilité. Rappeler l'expression de l'équation locale de conservation de la masse.

Voir l'indice

Rappeler l'expression thermodynamique de la compressibilité isentropique \chi_s ainsi que l'équation de continuité sous forme conservative.

Voir la réponse courte

\chi_s = \frac{1}{\rho}\left(\frac{\partial \rho}{\partial P}\right)_s et équation locale \frac{\partial \rho}{\partial t} + \text{div}(\rho \vec{v}) = 0.

Voir le corrigé complet

Le coefficient de compressibilité thermodynamique (isotherme \chi_T ou isentropique \chi_s) d'un fluide de volume V est défini par :

\chi = -\frac{1}{V}\left(\frac{\partial V}{\partial P}\right)

Pour une masse fixée m = \rho V de fluide, on a \mathrm{d}m = 0 = \rho\,\mathrm{d}V + V\,\mathrm{d}\rho, d'où :

\frac{\mathrm{d}V}{V} = -\frac{\mathrm{d}\rho}{\rho}

En acoustique, la propagation étant usuellement modélisée comme adiabatique réversible (donc isentropique), le coefficient de compressibilité isentropique s'écrit en fonction de la masse volumique \rho et de la pression P :

\boxed{\chi_s = \frac{1}{\rho}\left(\frac{\partial \rho}{\partial P}\right)_{\!s}}

L'équation locale de conservation de la masse (ou équation de continuité) s'écrit sous forme générale :

\boxed{\frac{\partial \rho}{\partial t} + \operatorname{div}(\rho \vec{v}) = 0}

Dans le cadre de l'écoulement unidimensionnel selon l'axe Ox avec \vec{v} = v(x,t)\vec{u}_x, elle se réduit à :

\boxed{\frac{\partial \rho}{\partial t} + \frac{\partial (\rho v)}{\partial x} = 0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à la rigueur des notations : dérivées droites ou partielles, scalaires et vecteurs, et distinction entre P et rho.

« Question généralement bien traitée. Notons cependant la tendance, pour certains candidats, à utiliser une hypothèse mise explicitement en défaut à la ligne au-dessus ! Les correcteurs sont naturellement attentifs aux dérivées droites ou partielles, aux grandeurs scalaires et vectorielles, et aimeraient distinguer Pde ρ. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : approximation acoustique, équation de d'alembert

Introduire les grandeurs linéarisées associées à , et dans l'approximation acoustique. Écrire, en le justifiant, le système des trois équations reliant ces grandeurs à l'ordre 1 et en déduire l'équation de propagation des ondes acoustiques sur .

Voir l'indice

Linéariser la conservation de la masse, l'équation d'Euler et la loi d'état p_1 = \rho_1/(\rho_0 \chi_s), puis combiner les dérivées croisées en temps et en espace.

Voir la stratégie
  1. Définir l'état d'équilibre au repos, puis introduire les perturbations acoustiques du premier ordre pour la masse volumique, la pression et la vitesse.
  2. Justifier et écrire au premier ordre les trois lois fondamentales : la loi de comportement thermodynamique (détente/compression isentropique), l'équation de conservation de la masse et l'équation de la dynamique (Euler sans pesanteur).
  3. Éliminer les perturbations de pression et de masse volumique par dérivation croisée pour aboutir à l'équation de d'Alembert sur la vitesse v(x,t).
Voir la réponse courte

Système linéarisé (Euler, conservation de masse, relation d'état) menant à l'équation de d'Alembert sur la vitesse.

Voir le corrigé complet

Dans l'approximation acoustique, le fluide est au repos à l'équilibre avec une masse volumique uniforme \rho_0, une pression uniforme P_0 et une vitesse nulle \vec{v}_0 = \vec{0}. Le passage de l'onde induit de petites perturbations d'ordre 1 :

\rho(x,t) = \rho_0 + \rho_1(x,t), \quad P(x,t) = P_0 + p_1(x,t), \quad \vec{v}(x,t) = v(x,t)\,\vec{u}_x

avec \rho_1 \ll \rho_0, p_1 \ll P_0 et |v| \ll c (où c désigne la célérité du son).

Établissons le système des trois équations reliant ces grandeurs à l'ordre 1 :

  1. Loi d'état thermodynamique : Les oscillations acoustiques sont trop rapides pour permettre des transferts thermiques significatifs avec l'extérieur, et les phénomènes dissipatifs (viscosité, diffusion thermique) sont négligeables. L'évolution du fluide est donc modélisée comme adiabatique et réversible, c'est-à-dire isentropique. D'après la définition du coefficient de compressibilité isentropique \chi_s (rappelée en Q42), on a au premier ordre :

    \rho_1 = \rho_0 \chi_s p_1
  2. Équation locale de conservation de la masse : Partant de \dfrac{\partial \rho}{\partial t} + \operatorname{div}(\rho \vec{v}) = 0, et sachant que \operatorname{div}(\rho\vec{v}) = \dfrac{\partial}{\partial x}(\rho v) \approx \rho_0 \dfrac{\partial v}{\partial x} au premier ordre (le terme \rho_1 v étant d'ordre 2) :

    \frac{\partial \rho_1}{\partial t} + \rho_0 \frac{\partial v}{\partial x} = 0

    En y injectant la relation thermodynamique \rho_1 = \rho_0 \chi_s p_1, on obtient :

    \chi_s \frac{\partial p_1}{\partial t} + \frac{\partial v}{\partial x} = 0
  3. Équation d'Euler (bilan de quantité de mouvement) : L'écoulement étant unidimensionnel et l'effet de la pesanteur étant négligé selon l'énoncé, l'équation (II.1) s'écrit :

    \rho \left( \frac{\partial v}{\partial t} + v \frac{\partial v}{\partial x} \right) = -\frac{\partial P}{\partial x}

    Au premier ordre, le terme convectif quadratique v \dfrac{\partial v}{\partial x} est négligeable devant le terme instationnaire, et \rho \dfrac{\partial v}{\partial t} \approx \rho_0 \dfrac{\partial v}{\partial t} :

    \rho_0 \frac{\partial v}{\partial t} = -\frac{\partial p_1}{\partial x}

Pour obtenir l'équation de propagation sur v(x,t), dérivons l'équation d'Euler par rapport à t et l'équation de conservation de la masse par rapport à x :

\begin{aligned} \rho_0 \frac{\partial^2 v}{\partial t^2} &= -\frac{\partial^2 p_1}{\partial t \, \partial x} \\ \frac{\partial^2 v}{\partial x^2} &= -\chi_s \frac{\partial^2 p_1}{\partial x \, \partial t} \end{aligned}

Le théorème de Schwarz garantissant l'égalité des dérivées croisées \dfrac{\partial^2 p_1}{\partial x \, \partial t} = \dfrac{\partial^2 p_1}{\partial t \, \partial x}, on en déduit immédiatement :

\boxed{\frac{\partial^2 v}{\partial x^2} - \rho_0 \chi_s \frac{\partial^2 v}{\partial t^2} = 0}

Il s'agit d'une équation de d'Alembert unidimensionnelle.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il faut soigner la linéarisation et ne pas omettre le terme en rotationnel du rotationnel dans l'identité du laplacien vectoriel.

« Un soin particulier est attendu dans la présentation des perturbations du milieu, et la linéarisation des trois équations utiles. Cette approche est souvent bien maitrisée par les candidats. »

« Ceux qui conservent les opérateurs vectoriels associent régulièrement ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ grad(div ⃗⃗⃗⃗ A) à Δ ⃗⃗⃗⃗ Aen oubliant le ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ rot(⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ rot ⃗⃗⃗⃗ A). »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 44

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : célérité du son, équation de d'alembert

En déduire la célérité des ondes acoustiques dans ce fluide et rappeler un ordre de grandeur pour la vitesse du son dans l'air.

Voir l'indice

Identifier le terme de célérité devant la dérivée temporelle seconde dans l'équation de d'Alembert et donner la vitesse sonore usuelle dans l'air (\approx 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}).

Voir la réponse courte

c = 1/\sqrt{\rho_0 \chi_s}, valant environ 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} dans l'air aux conditions usuelles.

Voir le corrigé complet

L'équation de propagation établie à la question Q43 s'écrit :

\frac{\partial^2 v}{\partial x^2} - \rho_0 \chi_s \frac{\partial^2 v}{\partial t^2} = 0

Par identification avec l'équation de d'Alembert unidimensionnelle :

\frac{\partial^2 v}{\partial x^2} - \frac{1}{c^2} \frac{\partial^2 v}{\partial t^2} = 0

on en déduit l'expression de la célérité c des ondes acoustiques dans le fluide :

\boxed{c = \frac{1}{\sqrt{\rho_0 \chi_s}}}

Dans les conditions usuelles de température et de pression (T \approx 20\text{ }^\circ\text{C}, P_0 \approx 1\text{ bar}), la vitesse du son dans l'air vaut typiquement :

\boxed{c_{\text{air}} \approx 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'expression de la célérité découle directement du système linéarisé établi précédemment.

« Un soin particulier est attendu dans la présentation des perturbations du milieu, et la linéarisation des trois équations utiles. »

« Évidemment, la réponse à la question Q44 pouvait logiquement se trouver en Q43. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 45

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : relation de dispersion, milieu non dispersif

Démontrer la relation de dispersion de ces ondes. Quelle est la propriété importante de ce type de relation de dispersion ?

Voir l'indice

Injecter une onde plane progressive monochromatique dans l'équation de d'Alembert pour trouver \omega = ck et conclure sur le caractère non dispersif.

Voir la réponse courte

\omega = c k \implies v_\varphi = v_g = c ; le milieu est non dispersif, les ondes se propagent sans déformation.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q43 et Q44, la perturbation de vitesse v(x,t) vérifie l'équation de d'Alembert unidimensionnelle :

\frac{\partial^2 v}{\partial x^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 v}{\partial t^2} = 0

avec c = 1/\sqrt{\rho_0 \chi_s}.

Cherchons une onde plane progressive harmonique se propageant selon les x croissants sous la forme complexe :

\underline{v}(x,t) = \underline{v}_0 \exp(\mathrm{j}(\omega t - k x))

où \omega > 0 désigne la pulsation temporelle et k > 0 le nombre d'onde spatial.

En dérivant deux fois par rapport à l'espace et au temps :

\begin{aligned} \frac{\partial^2 \underline{v}}{\partial x^2} &= (-\mathrm{j} k)^2 \, \underline{v} = -k^2 \, \underline{v} \\ \frac{\partial^2 \underline{v}}{\partial t^2} &= (\mathrm{j}\omega)^2 \, \underline{v} = -\omega^2 \, \underline{v} \end{aligned}

En injectant ces dérivées dans l'équation d'onde, il vient :

\left(-k^2 + \frac{\omega^2}{c^2}\right) \underline{v}(x,t) = 0

Cette relation étant satisfaite à tout instant et en tout point pour une perturbation non nulle, on obtient la relation de dispersion :

\boxed{\omega = c k}

Propriété importante : La relation de dispersion est linéaire. Il en découle que la vitesse de phase et la vitesse de groupe sont égales et indépendantes de la fréquence :

v_\varphi = \frac{\omega}{k} = c \quad \text{et} \quad v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = c

Le milieu est donc non dispersif : toutes les composantes harmoniques se propagent à la même célérité c.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La notion de dispersion doit être maîtrisée et la relation de dispersion établie sans confusion.

« De nombreux candidats traitent de façon erronée la notion de dispersion, et la relation de dispersion apparait souvent dans le désordre. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 46

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : onde acoustique, effet doppler

Dans le cas où , proposer une représentation graphique à un instant , dans le référentiel où l'air est immobile, de quelques surfaces d'ondes émises par l'avion avant l'instant .

Voir l'indice

Tracer plusieurs cercles concentriques décalés dont les centres avancent à la vitesse U < c sans jamais se croiser.

Voir la réponse courte

Cercles excentrés resserrés vers l'avant de la source en mouvement subsonique et dilatés vers l'arrière.

Voir le corrigé complet

On se place dans le référentiel terrestre où l'air est au repos. L'avion, modélisé par un point matériel S, se déplace en ligne droite à la vitesse constante \vec{U} = U\,\vec{u}_x avec U < c.

Considérons l'instant d'observation t. Les ondes acoustiques émises aux instants antérieurs t_n = t - n\tau (avec n \in \{1, 2, 3, 4\} et \tau > 0 un intervalle de temps régulier) se propagent de manière isotrope à la célérité c dans l'air immobile. À l'instant t :

  • le centre d'une surface d'onde sphérique émise à l'instant t_n est la position occupée par l'avion à cet instant, soit S_n d'abscisse x(t_n) = x(t) - n U \tau ;
  • le rayon de cette surface d'onde sphérique est :

    R_n = c(t - t_n) = n c \tau.

Comme U < c, le rayon R_n est strictement supérieur à la distance séparant l'avion au point S(t) du point d'émission S_n :

d(S(t), S_n) = n U \tau < R_n = n c \tau.

L'avion se trouve donc toujours à l'intérieur de l'ensemble des sphères émises antérieurement. Les surfaces d'ondes forment une famille de sphères emboîtées, non concentriques :

  • vers l'avant (dans le sens de propagation \vec{u}_x), la distance entre deux fronts d'onde consécutifs est resserrée et vaut \lambda_{\text{av}} = (c - U)\tau ;
  • vers l'arrière, les fronts sont dilatés et séparés par une distance \lambda_{\text{ar}} = (c + U)\tau.
Voir ce qu'a relevé le jury

Les schémas d'ondes doivent être clairs et préciser explicitement le sens de déplacement de l'avion.

« Ces questions forment un ensemble qui se doit d’être cohérent, or les schémas sont souvent incohérents et ne mettent même pas en évidence le sens de l’avion. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 47

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : effet doppler, longueur d'onde apparente

En déduire une explication du phénomène d'effet Doppler.

Voir l'indice

Montrer que le resserrement des fronts d'onde à l'avant de la source correspond à une longueur d'onde perçue plus courte, donc une fréquence plus aiguë.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la figure de la question précédente (Q46) pour relier la géométrie des surfaces d'onde à la longueur d'onde apparente perçue par un observateur fixe dans le fluide.
  2. Exprimer la fréquence reçue f_{\text{rec}} en fonction de la fréquence d'émission f_0 et des vitesses c et U à l'avant et à l'arrière de l'appareil.
Voir la réponse courte

Le resserrement des fronts d'onde vers l'avant raccourcit la longueur d'onde apparente (fréquence perçue plus élevée).

Voir le corrigé complet

Sur la représentation graphique obtenue à la question Q46 :

  • À l'avant de l'avion (observateur vers lequel la source s'approche) : les centres d'émission successifs se rapprochent des fronts d'onde déjà émis. La distance entre deux surfaces d'onde consécutives, correspondant à la longueur d'onde apparente \lambda_{\text{av}}, est plus faible qu'au repos :

    \lambda_{\text{av}} = (c - U) T_0 < \lambda_0

    où T_0 = 1/f_0 est la période temporelle d'émission. L'onde se propageant à la célérité c dans l'air, la fréquence perçue par un récepteur fixe est plus élevée que la fréquence émise :

    f_{\text{av}} = \frac{c}{\lambda_{\text{av}}} = \frac{f_0}{1 - \dfrac{U}{c}} > f_0 \quad \text{(son plus aigu)}.
  • À l'arrière de l'avion (observateur dont la source s'éloigne) : la source s'éloigne des fronts qu'elle a émis, ce qui dilate l'espacement spatial entre deux fronts successifs :

    \lambda_{\text{ar}} = (c + U) T_0 > \lambda_0.

    La fréquence perçue par un récepteur fixe est alors plus basse que la fréquence émise :

    f_{\text{ar}} = \frac{c}{\lambda_{\text{ar}}} = \frac{f_0}{1 + \dfrac{U}{c}} < f_0 \quad \text{(son plus grave)}.

Ce décalage de fréquence lié au mouvement relatif entre l'émetteur et le récepteur constitue l'effet Doppler acoustique. De façon générale, pour un observateur fixe situé dans une direction faisant un angle \theta avec le vecteur vitesse \vec{U}, la fréquence perçue s'écrit :

\boxed{f(\theta) = \frac{f_0}{1 - \dfrac{U}{c}\cos\theta}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'explication de l'effet Doppler devait impérativement s'appuyer sur la représentation graphique précédente.

« Le jury ne saurait trop insister sur le terme « en déduire » par lequel commence la question Q47 : elle appelle à un lien avec la question précédente, lien trop souvent éludé. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 48

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : onde de choc, cone de mach

Dans le cas où , proposer la même représentation. À un instant donné, que dire de la forme de l'enveloppe de toutes les ondes émises auparavant ?

Voir l'indice

Tracer les fronts d'onde circulaires émis par une source se déplaçant plus vite que leur rayon d'expansion (U > c) et observer leur enveloppe tangente commune.

Voir la stratégie
  1. Représenter la trajectoire rectiligne de l'avion se déplaçant à la vitesse U > c vers la droite.
  2. Placer la position actuelle S(t) de la source ainsi que des positions antérieures S_i = S(t - \tau_i) séparées d'intervalles de temps réguliers \tau_i.
  3. Tracer les surfaces d'onde sphériques correspondantes, de rayons R_i = c \tau_i. Comme U > c, on a U \tau_i > c \tau_i : la source devance toutes les ondes qu'elle a émises.
  4. Identifier la forme géométrique de la surface enveloppe de cette famille de sphères.
Voir la réponse courte

Les fronts sphériques s'intersectent ; leur enveloppe commune forme un cône de sommet la source (cône de Mach).

Voir le corrigé complet

Lorsque U > c, l'avion se déplace plus vite que les ondes acoustiques qu'il émet. À l'instant d'observation t, une onde émise à un instant antérieur t_i = t - \tau_i depuis le point S_i forme une sphère de rayon R_i = c \tau_i. La distance parcourue par l'avion depuis cette émission est S_i S(t) = U \tau_i > R_i. L'avion se trouve donc toujours à l'extérieur et en avant de toutes les surfaces d'onde émises antérieurement.

L'enveloppe de toutes les ondes sphériques émises aux instants antérieurs forme :

\boxed{\text{un cône de révolution d'axe la trajectoire, dont le sommet coïncide avec la position actuelle de l'avion.}}

Cette surface conique est appelée cône de Mach.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le schéma des fronts d'onde supersoniques doit être soigné et indiquer clairement le sens de déplacement.

« Ces questions forment un ensemble qui se doit d’être cohérent, or les schémas sont souvent incohérents et ne mettent même pas en évidence le sens de l’avion. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 49

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : cone de mach, nombre de mach

En considérant l'instant où l'avion émet une onde sphérique et l'instant où on l'observe après qu'elle s'est propagée et que l'avion a avancé, déterminer l'angle que fait l'enveloppe au dessus de l'axe de déplacement de l'avion. Exprimer cet angle en fonction de la grandeur adimensionnée uniquement, nommée nombre de Mach.

Voir l'indice

Considérer le triangle rectangle formé par la position de l'avion, le point d'émission et le point de contact tangent avec le front d'onde sphérique.

Voir la réponse courte

Dans le triangle rectangle enveloppe-trajectoire, \sin\alpha = ct / (Ut) = 1/M \implies \alpha = \arcsin(1/M).

Voir le corrigé complet

Considérons le référentiel lié à l'air au repos :

  • À un instant t_0, l'avion franchit le point O et émet une onde acoustique sphérique.
  • À l'instant ultérieur t = t_0 + \Delta t, l'avion se trouve en une position notée N. La vitesse U étant constante, la distance parcourue est :

    ON = U\,\Delta t
  • Pendant la même durée \Delta t, l'onde émise en O s'est propagée à la célérité c dans toutes les directions ; son front d'onde forme une sphère centrée en O et de rayon :

    R = c\,\Delta t

L'enveloppe de toutes les ondes sphériques émises est la surface conique passant par le sommet N (la position actuelle de la source) et tangente à chaque sphère d'onde.

Soit P le point de contact entre la génératrice de l'enveloppe et la sphère de rayon R. Le rayon vecteur \vec{OP} est orthogonal au plan tangent en P, donc la droite (NP) est perpendiculaire au rayon [OP]. Le triangle OPN est ainsi rectangle en P.

L'angle \alpha formé par l'enveloppe avec l'axe de déplacement est \alpha = \widehat{PNO}. Dans le triangle rectangle OPN, on a :

\sin\alpha = \frac{OP}{ON} = \frac{c\,\Delta t}{U\,\Delta t} = \frac{c}{U}

En introduisant le nombre de Mach M = \dfrac{U}{c}, il vient :

\sin\alpha = \frac{1}{M}

Comme le régime est supersonique (U > c \iff M > 1), le rapport \dfrac{1}{M} appartient à l'intervalle ]0, 1[, d'où :

\boxed{\alpha = \arcsin\left(\frac{1}{M}\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'angle du cône de Mach ne doit pas être déterminé dans le cadre d'une approximation des petits angles.

« Quelques copies sont au contraire très claires, y compris sur l’interprétation graphique de l’effet Doppler et du cône de Mach (qu’il ne faut pas traiter dans l’approximation des petits angles). »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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B · Les ondes de surface

Question 50

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : onde plane progressive, vecteur d'onde

Donner la forme générale de la phase de pour une onde plane de pulsation et de vecteur d'onde (le nombre d'onde est donc .

Voir l'indice

Écrire la phase d'une onde plane se propageant dans le plan horizontal sous la forme classique \Phi(\vec{r}, t) = \omega t - \vec{k}\cdot\vec{r} + \varphi_0.

Voir la réponse courte

La phase s'écrit \Phi(\vec{r}, t) = \omega t - \vec{k}\cdot\vec{r} + \varphi_0.

Voir le corrigé complet

Pour une onde plane progressive monochromatique se propageant à la surface de l'eau, caractérisée par une pulsation \omega et un vecteur d'onde \vec{k}, l'élévation de la surface libre s'écrit sous forme réelle :

\zeta(\vec{r}, t) = \zeta_0 \cos(\Phi(\vec{r}, t))

ou, en notation complexe, avec la convention temporelle \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} adoptée dans la partie II :

\underline{\zeta}(\vec{r}, t) = \underline{\zeta}_0 \exp\bigl(\mathrm{j}(\omega t - \vec{k}\cdot\vec{r})\bigr)

où \vec{r} = x\vec{u}_x + y\vec{u}_y désigne le vecteur position dans le plan de la surface au repos.

La phase (ou phase instantanée) de l'onde s'exprime donc sous la forme générale :

\boxed{\Phi(\vec{r}, t) = \omega t - \vec{k}\cdot\vec{r} + \varphi_0}

où \varphi_0 est une constante de phase déterminée par les conditions initiales.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il ne faut pas confondre l'expression de la fonction d'onde et celle de sa phase.

« Confusion fréquente et surprenante entre la valeur de la fonction d’onde et sa phase. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 51

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : changement de référentiel, stationnarité

En exprimant cette phase en fonction de , montrer que le sillage peut être considéré stationnaire dans le référentiel du bateau si la relation, dite de stationnarité, est vérifiée.

Voir l'indice

Effectuer le changement d'origine spatiale \vec{r} = \vec{r}' + \vec{U}t et annuler le coefficient dépendant explicitement du temps t.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur position terrestre \vec{r} = \overrightarrow{OM} en fonction de la position du bateau \overrightarrow{ON}(t) et du vecteur position relatif \vec{r}' = \overrightarrow{NM}.
  2. Injecter cette relation dans l'expression de la phase \Phi(\vec{r}, t) obtenue à la question Q50.
  3. Traduire la condition d'invariance temporelle du sillage (stationnarité) pour un observateur lié au bateau (à \vec{r}' fixé).
Voir la réponse courte

Avec \vec{r} = \vec{r}' + \vec{U}t, la phase devient (\omega - \vec{k}\cdot\vec{U})t - \vec{k}\cdot\vec{r}', stationnaire si \omega = \vec{k}\cdot\vec{U}.

Voir le corrigé complet

Le navire se déplace en translation rectiligne uniforme à la vitesse \vec{U} et passe par l'origine fixe O à l'instant t = 0. Sa position à l'instant t est donc :

\overrightarrow{ON}(t) = \vec{U} t

Par la relation de Chasles, le vecteur position \vec{r} = \overrightarrow{OM} d'un point M de la surface dans le référentiel terrestre s'exprime en fonction de sa position relative \vec{r}' = \overrightarrow{NM} dans le référentiel du bateau selon :

\vec{r} = \overrightarrow{ON} + \overrightarrow{NM} = \vec{U} t + \vec{r}'

En substituant cette relation dans la phase d'une onde plane progressive monochromatique établie à la question Q50 (\Phi(\vec{r}, t) = \omega t - \vec{k}\cdot\vec{r} + \varphi_0), on obtient :

\begin{aligned} \Phi(\vec{r}', t) &= \omega t - \vec{k}\cdot\left(\vec{U} t + \vec{r}'\right) + \varphi_0 \\ &= \left(\omega - \vec{U}\cdot\vec{k}\right)t - \vec{k}\cdot\vec{r}' + \varphi_0 \end{aligned}

Dans le référentiel du navire, le sillage est stationnaire si la structure des ondes ne dépend pas explicitement du temps pour tout point repéré par \vec{r}'. La phase \Phi(\vec{r}', t) doit donc être indépendante de t à \vec{r}' fixé :

\left(\frac{\partial \Phi}{\partial t}\right)_{\vec{r}'} = 0 \iff \omega - \vec{U}\cdot\vec{k} = 0

On retrouve bien la relation de stationnarité :

\boxed{\omega = \vec{U}\cdot\vec{k}}

Lorsque cette condition est satisfaite, la phase s'écrit simplement \Phi(\vec{r}') = -\vec{k}\cdot\vec{r}' + \varphi_0, décrivant un motif de vagues rigide et immobile dans le référentiel lié au navire.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une relation de Chasles permettait d'exprimer la phase et d'analyser la dépendance en temps pour conclure.

« Il est possible que la simplicité de la question en ait dérouté certains. Une simple relation de Chasles permettait d’établir la relation demandée, et la dépendance en tsuffisait à conclure sur le caractère stationnaire. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 52

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : vitesse de phase, stationnarité

Montrer que cette relation se met aussi sous la forme , l'angle étant défini sur la figure 2 : angle entre la direction du déplacement du navire et celle du vecteur .

Voir l'indice

Développer le produit scalaire \vec{U}\cdot\vec{k} = U k \cos\theta et introduire la vitesse de phase v_\varphi = \omega/k.

Voir la réponse courte

\omega = U k \cos\theta \implies \omega/k = v_\varphi(k) = U\cos\theta.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente Q51, la condition de stationnarité du sillage dans le référentiel du navire s'écrit :

\omega = \vec{U} \cdot \vec{k}

Par définition du produit scalaire, en notant U = \|\vec{U}\| la vitesse du bateau, k = \|\vec{k}\| le nombre d'onde et \theta = (\widehat{\vec{U}, \vec{k}}) l'angle entre la direction d'avancée du navire et la direction de propagation de l'onde plane :

\vec{U} \cdot \vec{k} = U k \cos\theta

L'égalité devient ainsi :

\omega = U k \cos\theta

En divisant par le nombre d'onde k > 0 et en reconnaissant la vitesse de phase v_{\varphi}(k) = \frac{\omega}{k} introduite à la question Q37, on obtient directement :

\boxed{v_{\varphi}(k) = U \cos\theta}

Résultat

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Question 53

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : onde de gravité, vitesse de phase

En déduire les deux relations données en (I.1).

Voir l'indice

Utiliser la relation de dispersion en eaux profondes \omega^2 = gk combinée avec v_\varphi = U\cos\theta pour exprimer \lambda et \lambda_g.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse de phase v_\varphi en fonction de la longueur d'onde \lambda à l'aide de la relation de dispersion en eau profonde rappelée dans le préambule de la partie III.B.
  2. Identifier la situation particulière correspondant aux ondes se propageant dans l'axe du bateau (\theta = 0) pour obtenir l'expression de \lambda_g.
  3. Combiner ensuite l'expression générale de \lambda pour un angle \theta quelconque avec celle de \lambda_g pour établir la relation liant \cos\theta, \lambda et \lambda_g.
Voir la réponse courte

Avec v_\varphi = \sqrt{g/k} = U\cos\theta, on déduit k(\theta) = g/(U^2\cos^2\theta) et \lambda(\theta) = 2\pi U^2\cos^2\theta/g.

Voir le corrigé complet

D'après le préambule de la sous-partie III.B, la relation de dispersion des ondes de surface en eau profonde est :

\omega^2 = gk

La vitesse de phase v_\varphi(k) = \frac{\omega}{k} s'écrit donc, avec k = \frac{2\pi}{\lambda} :

v_\varphi = \sqrt{\frac{g}{k}} = \sqrt{\frac{g\lambda}{2\pi}}

D'après le résultat de la question Q52, la condition de stationnarité impose :

v_\varphi(k) = U \cos\theta

En élevant au carré, on obtient la longueur d'onde émise dans la direction \theta :

\lambda = \frac{2\pi U^2}{g} \cos^2\theta

1. Longueur d'onde dans l'axe du bateau \lambda_g Dans l'axe du navire (ondes transverses se propageant vers l'avant le long de la trajectoire, selon la figure 2), le vecteur d'onde est colinéaire au vecteur vitesse \vec{U}, c'est-à-dire \theta = 0. La longueur d'onde associée, notée \lambda_g, vérifie \cos\theta = 1, d'où :

\boxed{\lambda_g = \frac{2\pi U^2}{g}}

2. Expression de \cos\theta En remplaçant \frac{2\pi U^2}{g} par \lambda_g dans l'expression générale de \lambda, il vient :

\lambda = \lambda_g \cos^2\theta

Comme \theta \in \left[0, \frac{\pi}{2}\right] (les ondes constituant le sillage sont émises avec une composante vers l'avant pour satisfaire la condition de stationnarité v_\varphi > 0), \cos\theta est positif, d'où :

\boxed{\cos\theta = \sqrt{\frac{\lambda}{\lambda_g}}}

On retrouve ainsi exactement le système de relations (I.1) présenté dans la partie I.B.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait identifier les longueurs d'onde d'abord dans l'axe du sillage, puis pour un angle theta.

« D’abord assez arides, ces relations étaient en fait assez aisées à obtenir, dès lors que l’on percevait clairement que l’identification des longueurs d’onde devait s’effectuer dans l’axe du sillage (angle nul), puis pour un angle θ. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 54

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : sillage de kelvin, cinématique

Sur le graphique de la figure 4, réalisé à l'instant dans le référentiel où le fluide est immobile, on a représenté un point situé dans une direction faisant un angle avec la trajectoire du navire sur la surface d'onde ayant été émise en à l'instant . Reproduire le schéma sur la copie en plaçant avec précision le point : position du navire à l'instant .

Voir l'indice

Remarquer que OM = v_\varphi t = U t \cos\theta et ON = Ut, ce qui implique que le triangle OMN est rectangle en M.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les distances parcourues OM par l'onde et ON par le navire entre t = 0 et l'instant t.
  2. Relier ces deux distances grâce à la condition de stationnarité v_\varphi = U\cos\theta établie à la question Q52.
  3. En déduire que le triangle OMN est rectangle en M, ce qui fournit une méthode géométrique simple et rigoureuse pour positionner N.
Voir la réponse courte

ON = Ut et OM = v_\varphi t = Ut\cos\theta : le triangle OMN est rectangle en M.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel du fluide au repos :

  • L'onde émise en O à t = 0 se propage dans la direction \theta à la vitesse de phase v_\varphi. À l'instant t, la surface d'onde a parcouru une distance :

    OM = v_\varphi \, t
  • Le navire se déplace en ligne droite à la vitesse constante U selon son axe (orienté vers la gauche sur la figure 4). À l'instant t, sa position N se situe à la distance :

    ON = U \, t

D'après la condition de stationnarité établie à la question Q52, la vitesse de phase et la vitesse du navire sont reliées par :

v_\varphi = U \cos\theta

En multipliant cette relation par la durée t, on obtient :

OM = ON \cos\theta

Dans le triangle OMN, l'angle au sommet O vaut \widehat{MON} = \theta. La relation OM = ON \cos\theta implique donc que :

\boxed{\text{Le triangle } OMN \text{ est rectangle en } M \quad \left(\widehat{OMN} = \frac{\pi}{2}\right)}

Construction géométrique de N : Pour placer précisément le point N, on trace la droite perpendiculaire au rayon (OM) passant par le point M. Le point N est l'intersection de cette droite perpendiculaire avec l'axe de trajectoire du navire.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Un schéma annoté permettait de voir l'angle droit sans calculs, en évitant le cas particulier OM = ON.

« Préciser les longueurs des côtés du triangle sur un schéma clair permet d’identifier le caractère droit de l’un des angles, cela évite des calculs superflus. Évidemment, il est plus que maladroit de choisir OM= ON. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 55

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : géométrie, sillage de kelvin

En déduire l'angle , sous lequel le navire voit le point M par rapport à l'axe du navire et depuis celui-ci, en fonction de .

Voir l'indice

Dans le triangle rectangle OMN, exprimer l'angle aigu au sommet N en fonction de l'angle \theta.

Voir la réponse courte

Relations trigonométriques dans le triangle rectangle en M : \beta = \frac{\pi}{2}-\theta.

Voir le corrigé complet

Le navire se déplace le long de la droite (ON), qui constitue l'axe du navire. Depuis le navire situé en N à l'instant t, la direction d'observation du point M est portée par la droite (NM). L'angle \beta sous lequel le navire voit le point M par rapport à l'axe du navire est donc l'angle géométrique :

\beta = \widehat{ONM}

D'après le résultat de la question précédente, le triangle OMN est rectangle en M, c'est-à-dire que \widehat{OMN} = \frac{\pi}{2} (ou 90^\circ).

La somme des angles dans le triangle OMN s'écrit :

\widehat{NOM} + \widehat{OMN} + \widehat{ONM} = \pi

Or, par définition, \widehat{NOM} = \theta. On en déduit immédiatement :

\theta + \frac{\pi}{2} + \beta = \pi

d'où :

\boxed{\beta = \frac{\pi}{2} - \theta \quad (\text{soit } \beta = 90^\circ - \theta)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'angle sous lequel le navire voit le point se déduit géométriquement d'un triangle rectangle bien identifié.

« Préciser les longueurs des côtés du triangle sur un schéma clair permet d’identifier le caractère droit de l’un des angles, cela évite des calculs superflus. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 56

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : vitesse de groupe, vitesse de phase

Déterminer la relation entre la vitesse de phase et la vitesse de groupe .

Voir l'indice

Dériver la relation de dispersion en eau profonde \omega = \sqrt{gk} par rapport à k pour relier v_g = \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}k à v_\varphi.

Voir la réponse courte

En eau profonde, \omega \propto \sqrt{k} \implies v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = \frac{1}{2}\frac{\omega}{k} = \frac{1}{2} v_\varphi.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'approximation des eaux profondes adoptée dans cette sous-partie, la relation de dispersion des ondes de gravité s'écrit :

\omega^2 = gk \implies \omega(k) = \sqrt{gk}

D'après les définitions rappelées à la question Q37, les vitesses de phase v_{\varphi} et de groupe v_g s'expriment respectivement par :

\begin{aligned} v_{\varphi} &= \frac{\omega}{k} = \sqrt{\frac{g}{k}} \\ v_g &= \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}k}\left(\sqrt{g}\,k^{1/2}\right) = \frac{1}{2}\sqrt{\frac{g}{k}} \end{aligned}

On en déduit immédiatement la relation liant la vitesse de groupe à la vitesse de phase :

\boxed{v_g = \frac{1}{2} v_{\varphi}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il suffisait de différentier la relation de dispersion, en veillant scrupuleusement à l'homogénéité du résultat.

« Peu de candidats ont clairement établi la relation vg= 12vφ, alors qu’il suffisait pour cela de différentier la relation de dispersion. Le jury s’inquiète que certains trouvent des relations grossièrement inhomogènes sans s’alerter. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 57

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé

Notions : vitesse de groupe, paquet d'ondes

Sur le schéma précédent, représenter la position du maximum du paquet d'onde émis à l'instant depuis et se propageant dans la direction faisant un angle avec la trajectoire du navire selon la condition de stationnarité. Le point est vu sous un angle par rapport à l'axe du navire et depuis celui-ci (figure 2).

Voir l'indice

Placer P sur le segment [OM] sachant que le centre d'énergie du paquet avance à la vitesse de groupe v_g = v_\varphi / 2.

Voir la stratégie
  1. Rappeler que le maximum de l'enveloppe d'un paquet d'ondes se propage à la vitesse de groupe v_g.
  2. Relier la distance OP parcourue par le paquet d'ondes à la distance OM parcourue par la phase à l'aide de la relation v_g = \frac{1}{2}v_\varphi établie à la question Q56.
  3. Placer géométriquement le point P sur le segment [OM] et représenter l'angle de visée \alpha depuis la proue N du navire.
Voir la réponse courte

Le point P est situé au milieu du segment [OM] car OP = v_g t = \frac{1}{2} OM.

Voir le corrigé complet

Le paquet d'ondes émis en O à l'instant t = 0 dans la direction du vecteur d'onde \vec{k} (faisant l'angle \theta avec l'axe du navire) se propage le long de la droite (OM) à la vitesse de groupe v_g.

À l'instant t, la position P du maximum d'amplitude de ce paquet d'ondes est située sur le rayon [OM) à la distance :

OP = v_g \, t

Or, d'après la question Q56, pour les ondes de gravité en eau profonde, la vitesse de groupe est liée à la vitesse de phase par :

v_g = \frac{1}{2} v_\varphi

Comme la crête (surface de phase) émise en O à t = 0 a atteint le point M à la distance OM = v_\varphi \, t, on en déduit immédiatement :

\boxed{OP = \frac{1}{2} \, OM}

Le point P est donc le milieu du segment [OM].

Depuis la position N occupée par le navire à l'instant t, le point P est vu sous l'angle \alpha défini par rapport à l'axe (NO) de déplacement du navire :

\alpha = \widehat{ONP}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait transposer la relation entre vitesses en longueurs parcourues sur le schéma géométrique.

« La relation précédente, reportée en termes de longueurs parcourues sur le dessin, assure les relations attendues, avec l’aide des relations trigonométriques données dans le formulaire. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 58

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : géométrie, sillage de kelvin

Montrer la relation .

Voir l'indice

Utiliser les relations trigonométriques dans les triangles rectangles issus de la projection de P sur l'axe du navire.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'angle \widehat{MNP} formé au sommet N par différence entre \beta = \widehat{MNO} et \alpha = \widehat{PNO}.
  2. Exploiter le fait que le triangle OMN est rectangle en M pour en déduire la nature du triangle PMN et exprimer \tan(\beta - \alpha) en fonction des longueurs PM et MN.
  3. Utiliser le fait que P est le milieu du segment [OM] (d'après la question Q57) pour faire apparaître \tan \beta.
Voir la réponse courte

Par projection du vecteur \vec{NP} sur les axes liés à N et M, on établit \tan(\beta - \alpha) = \frac{1}{2}\tan\beta.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q54 et Q55, le point M est vu depuis le navire N sous l'angle \beta = \widehat{MNO}, et le triangle OMN est rectangle en M. La droite (NM) est donc orthogonale à la droite (OM).

D'après la question Q57, le point P, position du maximum du paquet d'ondes, est situé sur le segment [OM] avec :

OP = \frac{1}{2} OM \implies PM = OM - OP = \frac{1}{2} OM

Le point P étant vu depuis N sous l'angle \alpha = \widehat{PNO} par rapport à l'axe du navire, et le point P appartenant au segment [OM], l'angle géométrique \widehat{MNP} s'écrit simplement :

\widehat{MNP} = \widehat{MNO} - \widehat{PNO} = \beta - \alpha

Puisque la droite (NM) est perpendiculaire à (OM), le triangle PMN est également rectangle en M. Dans ce triangle rectangle, on exprime la tangente de l'angle \widehat{MNP} :

\tan(\beta - \alpha) = \frac{PM}{MN}

En remplaçant PM par \frac{1}{2}OM, on obtient :

\tan(\beta - \alpha) = \frac{1}{2} \frac{OM}{MN}

Or, dans le triangle OMN rectangle en M, la tangente de l'angle \beta est donnée par le rapport du côté opposé sur le côté adjacent :

\tan \beta = \frac{OM}{MN}

On en déduit immédiatement la relation demandée :

\boxed{\tan(\beta - \alpha) = \frac{1}{2} \tan \beta}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La relation s'établit à partir des distances sur le schéma et des formules trigonométriques fournies.

« La relation précédente, reportée en termes de longueurs parcourues sur le dessin, assure les relations attendues, avec l’aide des relations trigonométriques données dans le formulaire. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 59

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : trigonometrie, sillage de kelvin

En déduire l'expression explicite de en fonction de .

Voir l'indice

Appliquer la formule d'addition pour \tan(\beta - \alpha) afin d'isoler \tan\alpha en fonction rationnelle de \tan\beta.

Voir la stratégie
  1. Une première méthode directe consiste à appliquer la fonction réciproque \arctan à la relation obtenue à la question précédente.
  2. Une seconde méthode consiste à développer \tan(\beta - \alpha) à l'aide de la formule d'addition des tangentes afin d'exprimer \tan\alpha uniquement en fonction de \tan\beta, ce qui prépare directement l'étude de la question suivante.
Voir la réponse courte

Développement de \tan(\beta-\alpha) menant à \tan\alpha = \frac{\tan\beta}{2+\tan^2\beta}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q58, les angles \alpha et \beta vérifient :

\tan(\beta - \alpha) = \frac{1}{2} \tan\beta

Méthode directe Puisque \beta - \alpha \in \left]-\frac{\pi}{2}, \frac{\pi}{2}\right[, on applique la fonction arc-tangente :

\beta - \alpha = \arctan\left(\frac{1}{2}\tan\beta\right)

d'où l'expression :

\boxed{\alpha = \beta - \arctan\left(\frac{1}{2}\tan\beta\right)}

Forme rationnelle en \tan\beta En utilisant la formule trigonométrique fournie dans l'énoncé, \tan(a-b) = \dfrac{\tan a - \tan b}{1 + \tan a \tan b} :

\frac{\tan\beta - \tan\alpha}{1 + \tan\beta \tan\alpha} = \frac{1}{2}\tan\beta

En développant le produit en croix :

\begin{aligned} 2(\tan\beta - \tan\alpha) &= \tan\beta (1 + \tan\beta \tan\alpha) \\ 2\tan\beta - 2\tan\alpha &= \tan\beta + \tan^2\beta \tan\alpha \\ \tan\beta &= \tan\alpha \left(2 + \tan^2\beta\right) \end{aligned}

On isole \tan\alpha :

\tan\alpha = \frac{\tan\beta}{2 + \tan^2\beta}

L'angle \alpha étant aigu (\alpha \in \left[0, \frac{\pi}{2}\right[), on obtient la seconde forme équivalente :

\boxed{\alpha = \arctan\left(\frac{\tan\beta}{2 + \tan^2\beta}\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'expression explicite découle de la formule trigonométrique démontrée à la question précédente.

« La relation précédente, reportée en termes de longueurs parcourues sur le dessin, assure les relations attendues, avec l’aide des relations trigonométriques données dans le formulaire. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 60

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : extremum, angle de kelvin

Montrer, en introduisant et , que atteint un maximum à déterminer numériquement.

Voir l'indice

Étudier les variations de la fonction y(x) = x/(2 + x^2) en dérivant par rapport à x et déterminer son maximum absolu.

Voir la stratégie
  1. Partir de la relation établie à la question précédente liant \tan \alpha à \tan \beta pour exprimer y = f(x).
  2. Étudier les variations de la fonction f sur \mathbb{R}^+ en calculant sa dérivée afin d'identifier l'existence d'un extremum.
  3. Utiliser la stricte croissance de la fonction arc-tangente pour en déduire le maximum \alpha_{\max}, puis calculer sa valeur numérique exacte et approchée.
Voir la réponse courte

Dérivée de y(x) = x/(2+x^2) nulle en x = \sqrt{2}, d'où y_{\max} = 1/(2\sqrt{2}) et \alpha_{\max} = \arcsin(1/3) \approx 19{,}47^\circ.

Voir le corrigé complet

D'après la relation obtenue à la question Q59 :

\tan \alpha = \frac{\tan \beta}{2 + \tan^2 \beta}

En posant y = \tan \alpha et x = \tan \beta (avec x > 0 puisque \beta \in \left]0, \frac{\pi}{2}\right[), la relation s'écrit :

y(x) = \frac{x}{2 + x^2}

La fonction y(x) est dérivable sur \mathbb{R}^+, et sa dérivée s'exprime par :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}y}{\mathrm{d}x} &= \frac{1 \cdot (2 + x^2) - x \cdot (2x)}{(2 + x^2)^2} \\ &= \frac{2 - x^2}{(2 + x^2)^2} \end{aligned}

Cette dérivée s'annule sur \mathbb{R}^+ pour :

x_0 = \sqrt{2}

Comme la dérivée est strictement positive pour x \in [0, \sqrt{2}[ et strictement négative pour x > \sqrt{2}, la fonction y(x) admet un maximum global strict en x_0 = \sqrt{2}. La valeur maximale prise par y vaut :

y_{\max} = \frac{\sqrt{2}}{2 + (\sqrt{2})^2} = \frac{\sqrt{2}}{4} = \frac{1}{2\sqrt{2}}

La fonction tangente étant strictement croissante sur \left[0, \frac{\pi}{2}\right[, l'angle \alpha est maximal lorsque y = \tan \alpha est maximal, soit :

\alpha_{\max} = \arctan\left(\frac{1}{2\sqrt{2}}\right)

À l'aide de la formule du formulaire \arctan(u) = \arcsin\left(\frac{u}{\sqrt{1+u^2}}\right), avec u = \frac{1}{2\sqrt{2}} :

\frac{u}{\sqrt{1 + u^2}} = \frac{\frac{1}{\sqrt{8}}}{\sqrt{1 + \frac{1}{8}}} = \frac{1}{\sqrt{9}} = \frac{1}{3}

On retrouve l'expression exacte de l'angle de Kelvin :

\alpha_{\max} = \arcsin\left(\frac{1}{3}\right)

Numériquement :

\boxed{\alpha_{\max} = \arcsin\left(\frac{1}{3}\right) \approx 0{,}340\text{ rad} \approx 19{,}47^\circ}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury pénalise l'affirmation d'un résultat attendu s'il fait suite à un raisonnement manifestement faux.

« La relation y= f(x) permet enfin de retrouver l’angle du sillage, proche de 20°. Mais annoncer que l’on retrouve une valeur, alors qu’on ne fait que la recopier à la suite de raisonnements notoirement faux est du plus mauvais effet. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 61

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : caustique, arc-en-ciel

Expliquer pourquoi le sillage est observé dans la direction . On pourra s'aider d'une analogie avec un phénomène optique. Comparer avec les résultats cités dans l'article de l'annexe 1.

Voir l'indice

Faire l'analogie avec l'accumulation d'énergie aux caustiques ou la déviation minimale d'un arc-en-ciel, où la densité de rayons lumineux diverge.

Voir la stratégie
  1. Interpréter la condition de dérivée nulle \frac{\mathrm{d}\alpha}{\mathrm{d}\beta} = 0 au voisinage de \alpha_{\max} comme une accumulation géométrique de paquets d'ondes (formation d'une caustique).
  2. Développer l'analogie avec l'optique géométrique, en particulier le phénomène de l'arc-en-ciel primaire (angle de déviation extrémale de Descartes).
  3. Mettre en regard ce résultat géométrique avec la théorie de Lord Kelvin et les observations récentes rapportées par Rabaud et Moisy dans l'annexe 1.
Voir la réponse courte

L'accumulation constructive d'ondes à l'angle extrémal forme une caustique (analogue à l'arc-en-ciel), expliquant le profil visible en V.

Voir le corrigé complet

1. Accumulation d'énergie dans la direction \alpha_{\max} : Au voisinage de l'extremum \beta_0 (où \tan\beta_0 = \sqrt{2}), la fonction \alpha(\beta) présente un palier stationnaire :

\left.\frac{\mathrm{d}\alpha}{\mathrm{d}\beta}\right|_{\beta_0} = 0

Par conséquent, une large plage de directions d'émission \theta, c'est-à-dire un grand nombre de composantes spectrales de vecteurs d'onde k différents, se focalise dans un intervalle angulaire \mathrm{d}\alpha extrêmement étroit autour de \alpha_{\max}. Cette concentration spatiale de l'énergie crée une surintensité constructive, formant une ligne de crête d'amplitude maximale : c'est une caustique (enveloppe des paquets d'ondes). De plus, aucun paquet d'ondes stationnaire n'existe au-delà de cet angle (\alpha \leqslant \alpha_{\max}), ce qui confère au sillage un bord extérieur net et contrasté sous le demi-angle \alpha_{\max}.

2. Analogie optique : Cette situation est parfaitement analogue à la formation de l'arc-en-ciel par une goutte d'eau sphérique. Dans la théorie de Descartes, l'angle de déviation D(i) des rayons lumineux subissant une réflexion interne passe par un minimum (ou un extremum) selon l'angle d'incidence i : la condition \frac{\mathrm{d}D}{\mathrm{d}i} = 0 conduit à une forte concentration d'énergie lumineuse sous l'angle de l'arc-en-ciel (environ 42^\circ pour l'arc primaire), avec une zone d'ombre relative au-delà (bande sombre d'Alexandre). On retrouve également ce phénomène dans les caustiques de réflexion (par exemple la caustique d'une tasse éclairée par une source de lumière rasante).

3. Comparaison avec l'article de l'annexe 1 :

  • Théorie classique de Kelvin : L'angle trouvé \alpha_{\max} = \arcsin(1/3) \approx 19{,}47^\circ correspond rigoureusement à l'angle historique prédit par Lord Kelvin en 1887 pour les ondes de gravité en eau profonde créées par une source ponctuelle, indépendant de la vitesse U et de la géométrie de la coque.
  • Observations récentes de Rabaud et Moisy : L'article confirme que pour des nombres de Froude modérés (\mathrm{Fr} < 0{,}5), les mesures expérimentales et satellitaires convergent effectivement vers la valeur universelle \alpha \approx 19{,}5^\circ. En revanche, pour des bateaux rapides (\mathrm{Fr} > 0{,}5), l'angle observé décroît en 1/\mathrm{Fr} : la taille finie L de la coque filtre les longueurs d'onde injectées et ne peut plus alimenter efficacement les grandes longueurs d'onde nécessaires à la formation de la caustique de Kelvin, conduisant à un sillage effectif plus étroit de type cône de Mach.
Voir ce qu'a relevé le jury

Il faut expliquer rigoureusement la direction du sillage sans parachuter la valeur numérique de l'angle.

« La relation y= f(x) permet enfin de retrouver l’angle du sillage, proche de 20°. Mais annoncer que l’on retrouve une valeur, alors qu’on ne fait que la recopier à la suite de raisonnements notoirement faux est du plus mauvais effet. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2020 ?

Surtout 2 chapitres : Ondes mécaniques et acoustiques (40 % des questions, partie III) et Mécanique des fluides (39 %, partie II). Plus ponctuellement : Optique géométrique, Diffraction et réseaux, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Cinématique et dynamique du point, Mouvement dans un champ de force centrale…

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2020 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 32 questions sur 61 (52 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la sous-partie I.C (Q6 à Q8) et la sous-partie I.D (Q9 à Q14). Avec les autres programmes de première année : 30 en MPSI, 30 en PTSI, 31 en MP2I, 31 en TSI1 et 30 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2020 ?

Environ 4 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2020 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q35 (relation de bernoulli), Q58 (géométrie) et Q61 (caustique).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2020 ?

Questions de cours : Q2 (chute libre), Q3 (nombre de reynolds), Q6 (tension superficielle), Q9 (énergie potentielle de pesanteur), Q15 (troisième loi de kepler), Q18 (diffraction de fraunhofer), Q22 (statique des fluides), Q27 (écoulement irrotationnel)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q23 (statique des fluides), Q28 (fluide incompressible), Q30 (condition aux limites), Q36 (relation de dispersion), Q38 (onde de gravité), Q46 (onde acoustique), Q48 (onde de choc), Q49 (cone de mach)….

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2020 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (48 sur 61), par exemple : Q1 à Q3, Q5 à Q14, Q16 à Q18, Q20 à Q27, Q29, Q31, Q33, Q34, Q36 à Q42, Q44 à Q50, Q53 à Q57 et Q59. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q19, Q28, Q30, Q32, Q35, Q51, Q52, Q58 et Q60.

Le sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Quelle a été la moyenne au sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2020 ?

Moyenne : 7,75/20 (écart-type 4,19, 3 517 présents).

Quel signe adopter pour définir le potentiel des vitesses en Q27 ?

Le signe positif \vec{v}_1 = \vec{\nabla}\phi. Bien que certains manuels utilisent un signe moins par analogie avec l'électrostatique, la relation fournie à la question Q35 impose le signe positif pour éviter une contradiction lors de la suite du sujet.

Quelle analogie optique est attendue à la question Q61 ?

L'arc-en-ciel et la formation d'une caustique. L'angle de Kelvin \alpha_{\max} correspond à un extremum où les contributions des ondes s'accumulent constructivement, exactement comme les rayons lumineux émergeant d'une goutte d'eau à l'angle de déviation minimale.

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 61 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 7,75 et d'écart-type 4,19 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.