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Corrigé détaillé Polytechnique Physique A PC 2024

Mouvements de la photosphère du Soleil

Le sujet en bref

Sujet moyen · Ondes mécaniques et acoustiques, Interférences lumineuses, Ondes électromagnétiques dans les milieux · 11 incontournables · 3 questions de première année
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Ce sujet de concours aborde un problème d'astrophysique contemporaine de premier plan : la mesure des mouvements de la photosphère solaire et des oscillations internes du Soleil (héliosismologie) grâce à l'instrument MDI embarqué sur le satellite SOHO. L'épreuve est remarquablement équilibrée en deux grandes parties indépendantes.

La première partie propose une étude d'étaillée et très appliquée d'optique ondulatoire, centrée sur le filtrage spectral à ultra-haute résolution par deux interféromètres de Michelson montés en série, complétés par des composants polarisants astucieux (lames quart d'onde et séparatrice polarisante) pour accorder spectralement le filtre et mesurer la vitesse radiale par effet Doppler. La seconde partie développe la physique des ondes acoustiques dans le Soleil, d'abord au travers d'un guide d'ondes uniforme (modes propres et dispersion), puis dans le cadre plus réaliste d'un fluide stratifié thermique traité par l'analogie de l'acoustique géométrique (loi de Snell acoustique, point de rebroussement et relation d'échelle de Duvall). C'est un sujet incontournable pour les étudiants de PC, exigeant une solide culture expérimentale en optique et une excellente maîtrise des ondes guidées et de l'approximation semi-classique.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,57/20)
Temps estimé
≈ 2 h 35 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

11 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

32 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (32) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

39 questions
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Partie I : Principe du dispositif optique

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : spectre électromagnétique, domaine visible

Dans quel domaine du spectre électromagnétique la raie du nickel est-elle située ?

Voir l'indice

Comparer la longueur d'onde de 677\text{ nm} aux bornes conventionnelles du domaine visible.

Voir la réponse courte

À \lambda_0 \approx 677\text{ nm}, le rayonnement appartient au domaine du spectre visible, dans le rouge.

Voir le corrigé complet

D'après le texte introductif, la raie du nickel est centrée sur la longueur d'onde dans le vide :

\lambda_0 = 676{,}778\text{ nm}

Le spectre visible par l'œil humain s'étend approximativement de 400\text{ nm} (violet) à 750\text{ nm} (rouge). La longueur d'onde \lambda_0 étant comprise dans cet intervalle, la raie du nickel est située dans le :

\boxed{\text{domaine visible (plus précisément dans le rouge).}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Précisez nettement le domaine spectral sans réponse floue ni confusion entre l'ultraviolet et le visible.

« Question très bien traitée, avec quelques réponses floues (gammes UV-Visible) ou hors norme. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé

Notions : interféromètre de michelson, lame d'air

Le premier interféromètre de Michelson est équivalent à une lame d'air à faces parallèles d'épaisseur . Dessiner le schéma de l'interféromètre de Michelson, et nommer ses éléments constitutifs essentiels.

Voir l'indice

Faire un schéma clair incluant source, séparatrice, miroirs M_1 et M_2, compensatrice et détecteur, en indiquant la position du miroir virtuel M'_2.

Voir la réponse courte

Schéma classique du Michelson en configuration lame d'air avec source, séparatrice, miroirs M_1 et M_2, et détecteur.

Voir le corrigé complet

Un interféromètre de Michelson est constitué des éléments essentiels suivants :

  • une lame séparatrice (semi-réfléchissante), inclinée à 45^\circ par rapport à l'axe optique, qui sépare l'amplitude du faisceau incident en deux faisceaux (l'un réfléchi, l'autre transmis) ;
  • une lame compensatrice, de même épaisseur et de même indice que la séparatrice, disposée parallèlement à celle-ci sur l'un des bras afin d'égaliser le chemin optique parcouru dans le verre par les deux faisceaux ;
  • deux miroirs plans orthogonaux M_1 et M_2, placés à l'extrémité de chaque bras aux distances respectives L_1 et L_2 de la séparatrice ;
  • une source lumineuse en entrée et un détecteur (ou écran d'observation) en sortie.

Dans la configuration en lame d'air à faces parallèles, les miroirs M_1 et M_2 sont rigoureusement perpendiculaires entre eux. L'image de M_2 par la séparatrice, notée M'_2, est alors strictement parallèle au miroir M_1. L'interféromètre est optiquement équivalent à une lame d'air d'épaisseur :

\boxed{d = |L_1 - L_2|}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Évitez la représentation repliée inadaptée pour la suite, orientez correctement la séparatrice et faites figurer la source.

« Les candidats ont souvent proposé d’emblée, une représentation « repliée » de l’interféromètre, qui n’était pas la plus adaptée pour les questions 12 et suivantes. »

« Quelques schémas aberrants (10%) où la séparatrice est à pi/2 de ce qu’elle devrait être. »

« De nombreux schémas ne faisaient pas figurer la source. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : interféromètre de michelson, ordre d'interférence

On suppose dans tout ce qui suit que les rayons frappent les miroirs de l'interféromètre sous incidence normale. Donner alors l'expression de l'ordre d'interférence en fonction de et de la longueur d'onde du rayonnement incident.

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Exprimer le chemin optique supplémentaire aller-retour à incidence normale pour une épaisseur d'air d, puis diviser par \lambda.

Voir la réponse courte

En incidence normale, la différence de marche vaut \delta = 2d, d'où l'ordre d'interférence p = 2d/\lambda.

Voir le corrigé complet

Dans la configuration en lame d'air à faces parallèles d'épaisseur d, la différence de marche entre les deux rayons émergeant de l'interféromètre sous une incidence i s'écrit :

\delta = 2d\cos i

Sous incidence normale, l'angle d'incidence est nul (i = 0), d'où :

\delta = 2d

Par définition, l'ordre d'interférence p est le rapport de la différence de marche \delta à la longueur d'onde \lambda du rayonnement incident :

\boxed{p = \frac{2d}{\lambda}}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Application numérique

Notions : interféromètre de michelson, ordre d'interférence

On note la valeur de pour . Calculer sa valeur approximative.

Voir l'indice

Réaliser l'application numérique directe du rapport 2d/\lambda_0 avec un seul chiffre significatif comme demandé.

Voir la réponse courte

Application numérique directe : p_0 = 2d/\lambda_0 \approx 17\,700.

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D'après la question Q3, l'ordre d'interférence s'écrit :

p_0 = \frac{2d}{\lambda_0}

Avec les valeurs numériques de l'énoncé :

  • d = 6\text{ mm} = 6 \times 10^{-3}\text{ m} ;
  • \lambda_0 = 676{,}778\text{ nm} \approx 6{,}8 \times 10^{-7}\text{ m} \approx \frac{2}{3} \times 10^{-6}\text{ m}.

On obtient l'ordre de grandeur suivant :

p_0 = \frac{2 \times 6 \times 10^{-3}}{676{,}778 \times 10^{-9}} \approx \frac{12 \times 10^{-3}}{\frac{2}{3} \times 10^{-6}} = 18 \times 10^3 \approx 1{,}8 \times 10^4

Conformément à la consigne générale de l'énoncé demandant d'exprimer les applications numériques avec un seul chiffre significatif :

\boxed{p_0 \approx 2 \times 10^4}

Résultat

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Soignez l'application numérique pour éviter les erreurs d'ordres de grandeur.

« Les applications numériques ne sont pas toujours bien traitées (en ce cas, elles peuvent être incorrectes à des ordres de grandeur près). »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : formule de fresnel, interférence à deux ondes

Déterminer l'expression de l'intensité à la sortie de l'interféromètre de Michelson en fonction de , en notant sa valeur maximale.

Voir l'indice

Utiliser la formule classique de Fresnel pour deux ondes cohérentes de même amplitude en fonction du déphasage \Delta\varphi = 2\pi p.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le déphasage \Delta\phi entre les deux ondes interférant à la sortie en fonction de l'ordre d'interférence p.
  2. Appliquer la formule de Fresnel pour une division d'amplitude équilibrée (séparatrice 50/50 sans absorption).
  3. Exprimer l'intensité résultante sous forme condensée à l'aide de la valeur maximale I_0.
Voir la réponse courte

Formule de Fresnel pour deux ondes de même intensité : I(p) = I_0 \cos^2(\pi p).

Voir le corrigé complet

Dans un interféromètre de Michelson idéal, la lame séparatrice divise l'amplitude de l'onde incidente en deux ondes cohérentes de même intensité I_1 = I_2.

Le déphasage \Delta\phi entre ces deux ondes en sortie s'exprime directement à partir de la différence de marche \delta ou de l'ordre d'interférence p obtenu à la question 3 :

\Delta\phi = \frac{2\pi}{\lambda} \delta = 2\pi p

D'après la formule de Fresnel, l'intensité résultante s'écrit :

I = I_1 + I_2 + 2\sqrt{I_1 I_2} \cos(\Delta\phi) = 2I_1 \bigl(1 + \cos(2\pi p)\bigr)

En notant I_0 = 4I_1 l'intensité maximale en sortie (obtenue lors d'interférences purement constructives), on a :

I(p) = \frac{I_0}{2} \bigl(1 + \cos(2\pi p)\bigr) = I_0 \cos^2(\pi p)
\boxed{I(p) = I_0 \cos^2(\pi p)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez bien en compte la consigne définissant I0 comme l'intensité maximale.

« La consigne fixant I0 comme valeur maximale d’intensité a été peu prise en compte. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : intervalle spectral libre, interféromètre de michelson

On suppose entier. Déterminer l'expression de l'intensité transmise pour une longueur d'onde , avec . Quel est l'intervalle de longueur d'onde entre deux pics d'intensité, dit intervalle spectral libre ?

Voir l'indice

Développer l'ordre p(\lambda) au premier ordre en \delta\lambda/\lambda_0 sachant que p_0 est entier, puis chercher l'écart en \delta\lambda séparant deux ordres consécutifs.

Voir la stratégie
  1. Effectuer un développement limité au premier ordre de l'ordre d'interférence p(\lambda) autour de \lambda_0 pour faire apparaître la variation \delta\lambda.
  2. Injecter cette expression dans la loi d'intensité issue de la question Q5 en tirant parti du caractère entier de p_0.
  3. Déterminer la période spectrale de la fonction de transmission, correspondant à la variation \Delta\lambda nécessaire pour faire varier l'ordre d'interférence d'une unité (\Delta p = 1).
Voir la réponse courte

Développement p \approx p_0 - p_0 \frac{\delta\lambda}{\lambda_0} donnant I(\delta\lambda) et l'intervalle spectral libre \Delta\lambda = \lambda_0^2/(2d).

Voir le corrigé complet

Pour une longueur d'onde \lambda = \lambda_0 + \delta\lambda avec |\delta\lambda| \ll \lambda_0, l'ordre d'interférence s'écrit :

p = \frac{2d}{\lambda_0 + \delta\lambda} = \frac{2d}{\lambda_0}\left(1 + \frac{\delta\lambda}{\lambda_0}\right)^{-1} \approx p_0\left(1 - \frac{\delta\lambda}{\lambda_0}\right) = p_0 - p_0 \frac{\delta\lambda}{\lambda_0}

En utilisant l'expression de l'intensité obtenue à la question Q5 :

I = I_0 \cos^2(\pi p) = I_0 \cos^2\!\left(\pi p_0 - \pi p_0 \frac{\delta\lambda}{\lambda_0}\right)

Comme p_0 est un entier, \cos(\pi p_0 - \theta) = (-1)^{p_0} \cos\theta, d'où en élevant au carré :

\boxed{I(\delta\lambda) = I_0 \cos^2\!\left(\pi p_0 \frac{\delta\lambda}{\lambda_0}\right) = I_0 \cos^2\!\left(\frac{2\pi d}{\lambda_0^2}\,\delta\lambda\right)}

L'intervalle spectral libre \Delta\lambda_{\mathrm{ISL}} est l'écart en longueur d'onde entre deux maxima successifs d'intensité. La fonction \theta \mapsto \cos^2\theta étant de période \pi, l'argument du cosinus varie de \pi lorsque :

\pi p_0 \frac{\Delta\lambda_{\mathrm{ISL}}}{\lambda_0} = \pi

ce qui conduit à :

\boxed{\Delta\lambda_{\mathrm{ISL}} = \frac{\lambda_0}{p_0} = \frac{\lambda_0^2}{2d}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Exprimez l'intensité, simplifiez le cosinus sans développement limité injustifié et contrôlez l'homogénéité.

« Dans beaucoup de copies, il n’a pas été jugé utile d’exprimer l’intensité. »

« Il n’a pas été souvent remarqué que le cosinus comprenait un terme multiple de 2pi et la simplification n’a pas été effectuée. »

« Trop d’expressions non homogènes pour les grandeurs physiques d’intérêt ici (intensité et fréquence) ont pu être observées. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Application numérique

Notions : intervalle spectral libre

Calculer numériquement la valeur de cet intervalle.

Voir l'indice

Calculer numériquement \Delta\lambda_{\text{ISL}} = \lambda_0^2/(2d) sans calculatrice en arrondissant avec soin.

Voir la réponse courte

Calcul numérique de l'intervalle spectral libre : \Delta\lambda = \lambda_0^2/(2d) \approx 38\text{ pm}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q6, l'intervalle spectral libre du premier interféromètre s'exprime par :

\Delta\lambda_{\text{ISL}} = \frac{\lambda_0^2}{2d}

Avec les données de l'énoncé :

  • \lambda_0 = 676{,}778\text{ nm} \approx 6{,}77 \times 10^{-7}\text{ m} ;
  • d = 6\text{ mm} = 6 \times 10^{-3}\text{ m}.

Le calcul donne :

\Delta\lambda_{\text{ISL}} = \frac{(6{,}77 \times 10^{-7}\text{ m})^2}{2 \times 6 \times 10^{-3}\text{ m}} = \frac{4{,}58 \times 10^{-13}\text{ m}^2}{1{,}2 \times 10^{-2}\text{ m}} \approx 3{,}8 \times 10^{-11}\text{ m} = 0{,}038\text{ nm}

Conformément à la consigne demandant un seul chiffre significatif :

\boxed{\Delta\lambda_{\text{ISL}} \approx 4 \times 10^{-11}\text{ m} = 0{,}04\text{ nm}}

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral

Notions : intervalle spectral libre, interféromètre de michelson

L'instrument MDI comprend un second interféromètre de Michelson, équivalent à une lame d'air d'épaisseur . Quel est, pour ce second interféromètre seul, l'intervalle spectral libre ?

Voir l'indice

Adapter la formule de la question 6 en substituant la nouvelle épaisseur 2d à l'épaisseur initiale d.

Voir la réponse courte

Pour une épaisseur doublée 2d, l'intervalle spectral libre est divisé par deux : \Delta\lambda' = \Delta\lambda / 2 = \lambda_0^2/(4d).

Voir le corrigé complet

D'après la question 6, l'intervalle spectral libre d'un interféromètre de Michelson équivalent à une lame d'air d'épaisseur e est donné par :

\Delta\lambda_{\text{ISL}} = \frac{\lambda_0^2}{2e}

Pour ce second interféromètre, l'épaisseur de la lame d'air équivalente vaut e_2 = 2d. On en déduit son intervalle spectral libre \Delta\lambda_{\text{ISL}, 2} :

\Delta\lambda_{\text{ISL}, 2} = \frac{\lambda_0^2}{2(2d)} = \frac{\lambda_0^2}{4d} = \frac{\Delta\lambda_{\text{ISL}}}{2}
\boxed{\Delta\lambda_{\text{ISL}, 2} = \frac{\lambda_0^2}{4d} = \frac{\Delta\lambda_{\text{ISL}}}{2}}

En utilisant la valeur obtenue à la question 7 (\Delta\lambda_{\text{ISL}} \simeq 0{,}038\text{ nm}), l'application numérique avec un seul chiffre significatif donne :

\Delta\lambda_{\text{ISL}, 2} \simeq 0{,}019\text{ nm} \approx 0{,}02\text{ nm}

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : interféromètre de michelson, filtrage optique

Le deuxième interféromètre de Michelson est placé à la sortie du premier. On ne se préoccupera pas de la lumière réfléchie par le deuxième interféromètre vers le premier. Déterminer l'expression de l'intensité transmise en sortie du deuxième interféromètre, en fonction de . On notera de nouveau l'intensité maximale.

Voir l'indice

Considérer que l'intensité transmise par le système sans réflexions parasites internes est le produit des coefficients de transmission individuels.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le facteur de transmission du second interféromètre en adaptant le résultat de la question Q6 à une épaisseur de lame d'air égale à 2d.
  2. Multiplier les facteurs de transmission des deux interféromètres en série, conformément à l'hypothèse de l'énoncé négligeant les réflexions multiples entre eux.
Voir la réponse courte

Produit des transmissions des deux interféromètres : I(\delta\lambda) = I_0 \cos^2(\pi \frac{2d\,\delta\lambda}{\lambda_0^2}) \cos^2(\pi \frac{4d\,\delta\lambda}{\lambda_0^2}).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q6, le facteur de transmission du premier interféromètre d'épaisseur d, pour un ordre d'interférence p_0 entier à la longueur d'onde \lambda_0, s'écrit :

T_1(\delta\lambda) = \cos^2\!\left(\pi p_0 \frac{\delta\lambda}{\lambda_0}\right) = \cos^2\!\left(\frac{2\pi d}{\lambda_0^2}\delta\lambda\right)

Le second interféromètre est équivalent à une lame d'air d'épaisseur 2d. L'ordre d'interférence à la longueur d'onde \lambda_0 vaut donc :

p'_0 = \frac{2(2d)}{\lambda_0} = 2p_0

Puisque p_0 est entier, p'_0 est également entier. Son facteur de transmission s'écrit de la même manière :

T_2(\delta\lambda) = \cos^2\!\left(\pi p'_0 \frac{\delta\lambda}{\lambda_0}\right) = \cos^2\!\left(2\pi p_0 \frac{\delta\lambda}{\lambda_0}\right) = \cos^2\!\left(\frac{4\pi d}{\lambda_0^2}\delta\lambda\right)

En l'absence de réflexions multiples entre le second et le premier interféromètre, le dispositif agit comme deux filtres en cascade. L'intensité transmise en sortie du deuxième interféromètre est alors le produit des facteurs de transmission, avec pour valeur maximale I_0 :

I(\delta\lambda) = I_0 \, T_1(\delta\lambda) \, T_2(\delta\lambda)

D'où l'expression de l'intensité transmise :

\boxed{I(\delta\lambda) = I_0 \cos^2\!\left(\frac{2\pi d}{\lambda_0^2}\delta\lambda\right) \cos^2\!\left(\frac{4\pi d}{\lambda_0^2}\delta\lambda\right) = I_0 \cos^2\!\left(\pi p_0 \frac{\delta\lambda}{\lambda_0}\right) \cos^2\!\left(2\pi p_0 \frac{\delta\lambda}{\lambda_0}\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Considérez l'intensité de sortie du premier interféromètre comme l'entrée du second, sans sommer les déphasages ni les intensités.

« Un certain nombre de copies somment en série les déphasages introduits par chacun des interféromètres, ou alors somment les intensités en sortie de deux interféromètres, au lieu de considérer que l’intensité en sortie du premier interféromètre est l’intensité en entrée du second. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document

Notions : interféromètre de michelson, fonction de transmission

Vérifiez que la courbe représentée en trait plein sur la figure 2 est en accord avec le résultat de la question précédente. Vous d'étaillerez votre réponse et préciserez la position des points remarquables.

Voir l'indice

Déterminer les zéros et les maxima de transmission de la fonction produit obtenue en Q9 et vérifier leur concordance avec la courbe en trait plein.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le coefficient de transmission T(\delta\lambda) = I(\delta\lambda)/I_0 sous une forme propice à l'étude mathématique (par exemple en fonction de X = \cos^2 u).
  2. Déterminer les propriétés globales : parité et périodicité, en les comparant à la figure 2.
  3. Recenser la position des points remarquables (maxima principaux, annulations, maxima secondaires et leur amplitude) et vérifier la concordance numérique avec le tracé.
Voir la réponse courte

Identification des zéros en \pm \Delta\lambda/4 et \pm \Delta\lambda/2 et du pic central, en accord avec le graphe fourni.

Voir le corrigé complet

D'après la question 9, le coefficient de transmission du système formé par les deux interféromètres s'écrit :

T(\delta\lambda) = \frac{I(\delta\lambda)}{I_0} = \cos^2\!\left(\frac{\pi\,\delta\lambda}{\Delta\lambda_{\text{ISL}}}\right) \cos^2\!\left(\frac{2\pi\,\delta\lambda}{\Delta\lambda_{\text{ISL}}}\right)

avec, d'après les questions 6 et 7, l'intervalle spectral libre du premier interféromètre :

\Delta\lambda_{\text{ISL}} = \frac{\lambda_0^2}{2d} \approx 0{,}038\text{ nm}

En posant u = \frac{\pi\,\delta\lambda}{\Delta\lambda_{\text{ISL}}}, T(\delta\lambda) = \cos^2(u)\cos^2(2u).

1. Symétrie et périodicité

  • T(\delta\lambda) est une fonction paire de \delta\lambda, ce qui correspond à la symétrie de la courbe par rapport à l'axe \delta\lambda = 0.
  • u \mapsto \cos^2(u) est \pi-périodique et u \mapsto \cos^2(2u) est \frac{\pi}{2}-périodique. Le produit est donc \pi-périodique en u, ce qui correspond à une périodicité en \delta\lambda égale à :

    \Delta\lambda_{\text{période}} = \Delta\lambda_{\text{ISL}} \approx 0{,}038\text{ nm}

    Sur la figure 2, les pics de transmission maximale (T=1) apparaissent bien en \delta\lambda = 0, \delta\lambda \approx \pm 0{,}038\text{ nm} et \delta\lambda \approx \pm 0{,}076\text{ nm}.

2. Points remarquables sur une période [0\,;\,\Delta\lambda_{\text{ISL}}]

  • Pics principaux (T = 1) : atteints lorsque \cos^2(u) = 1 et \cos^2(2u) = 1, soit pour u = 0 \pmod \pi :

    \delta\lambda = 0 \quad \text{et} \quad \delta\lambda = \Delta\lambda_{\text{ISL}} \approx 0{,}038\text{ nm}
  • Annulations (T = 0) :

    • \cos(2u) = 0 \iff u = \frac{\pi}{4} ou u = \frac{3\pi}{4}, soit :

      \delta\lambda_1 = \frac{1}{4}\Delta\lambda_{\text{ISL}} \approx 0{,}010\text{ nm} \quad \text{et} \quad \delta\lambda_3 = \frac{3}{4}\Delta\lambda_{\text{ISL}} \approx 0{,}029\text{ nm}
    • \cos(u) = 0 \iff u = \frac{\pi}{2}, soit :

      \delta\lambda_2 = \frac{1}{2}\Delta\lambda_{\text{ISL}} \approx 0{,}019\text{ nm}

    La courbe s'annule donc en trois points entre deux pics principaux.

  • Pics secondaires : en posant X = \cos^2(u) \in [0, 1], et sachant que \cos(2u) = 2X - 1, on a :

    g(X) = X(2X - 1)^2 = 4X^3 - 4X^2 + X

    Sa dérivée par rapport à X, g'(X) = 12X^2 - 8X + 1 = (2X - 1)(6X - 1), s'annule pour :

    • X = \frac{1}{2} (minimum local nul, correspondant à u = \frac{\pi}{4} et \frac{3\pi}{4}) ;
    • X = \frac{1}{6} (maximum local).

    La hauteur des pics secondaires vaut :

    T_{\text{sec}} = g\!\left(\frac{1}{6}\right) = \frac{1}{6}\left(2\times\frac{1}{6}-1\right)^2 = \frac{2}{27} \approx 0{,}074 \approx 7\%

    Ces deux pics secondaires se situent de part et d'autre de \delta\lambda_2, pour \cos^2(u) = \frac{1}{6}, soit u \approx 0{,}37\,\pi et u \approx 0{,}63\,\pi :

    \delta\lambda \approx 0{,}014\text{ nm} \quad \text{et} \quad \delta\lambda \approx 0{,}024\text{ nm}
\boxed{\text{La courbe en trait plein est en parfait accord avec le modèle : période de } 0{,}038\text{ nm, annulations en } 0{,}010\text{, } 0{,}019\text{, } 0{,}029\text{ nm et deux lobes secondaires à } 7{,}4\%}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Exploitez précisément les données chiffrées du graphe et ne confondez pas cette courbe avec un sinus cardinal.

« Peu d’analyses détaillées, peu d’exploitation des données numériques de la figure. »

« On a souvent lu que l’on retrouvait bien une courbe de sinus cardinal, ce qui n’était pas le cas. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : filtre optique, bande passante

Quelle est l'action combinée du filtre de Lyot et des deux interféromètres de Michelson, en vous appuyant sur la figure 2 ?

Voir l'indice

Observer la superposition des courbes pour expliquer comment le filtre de Lyot élimine les ordres parasites des interféromètres de Michelson.

Voir la réponse courte

Le filtre de Lyot isole le pic central parmi la série de pics périodiques, assurant un filtrage passe-bande très sélectif.

Voir le corrigé complet

En observant la figure 2, on constate la complémentarité des deux éléments :

  • Le filtre de Lyot (courbe tiretée) possède une bande passante de largeur 0{,}047\text{ nm} centrée sur \delta\lambda = 0. Il supprime le fond continu et bloque les longueurs d'onde situées au-delà de \pm 0{,}025\text{ nm}, mais sa bande passante reste trop large pour sonder les détails de la raie du nickel (dont la largeur est de 0{,}012\text{ nm}).
  • Les deux interféromètres de Michelson en série (courbe en trait plein) présentent un pic central de transmission extrêmement étroit en \delta\lambda = 0, mais ils possèdent d'autres pics principaux périodiques (espacés de \Delta\lambda_{\text{ISL}} \approx 0{,}038\text{ nm}) ainsi que des maxima secondaires (à \pm 0{,}019\text{ nm}).

L'association en série des deux dispositifs multiplie leurs coefficients de transmission respectifs :

  • Le filtre de Lyot élimine les répliques périodiques des interféromètres de Michelson situées en dehors de sa bande passante (en particulier les pics à \pm 0{,}038\text{ nm} et au-delà) et atténue fortement les lobes secondaires à \pm 0{,}019\text{ nm}.
  • Le système interférométrique affine la transmission du filtre de Lyot en imposant la très grande finesse de son pic central.
\boxed{\text{L'action combinée réalise un filtre passe-bande ultra-étroit et sélectif, centré sur la raie du nickel.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Fournissez une explication précise sans vous contenter de paraphraser le texte.

« Des commentaires en général vagues, ou paraphrasant l’énoncé. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : séparatrice polarisante, état de polarisation

Dessiner la trajectoire du rayon lumineux dans l'interféromètre pour une onde , puis pour une onde . Expliquer pourquoi un tel dispositif est sans intérêt.

Voir l'indice

Suivre les chemins optiques des composantes S et P au niveau de la séparatrice polarisante ; vérifier si les deux faisceaux peuvent encore se recombiner.

Voir la stratégie
  1. Suivre le trajet de chaque onde (S puis P) à travers la séparatrice polarisante en appliquant ses propriétés : réflexion totale de la polarisation S, transmission totale de la polarisation P.
  2. Suivre le retour après réflexion normale sur les miroirs (M_1 pour l'onde réfléchie, M_2 pour l'onde transmise) et déterminer la direction finale après la seconde interaction avec la séparatrice.
  3. Conclure sur le fonctionnement en expliquant l'absence totale de signal en voie de sortie et l'absence d'interférences.
Voir la réponse courte

L'onde S est totalement réfléchie et P transmise : aucun rayon n'interfère avec l'autre car ils empruntent des voies disjointes.

Voir le corrigé complet

1. Trajectoire d'une onde S :

  • Le rayon incident arrive depuis la source sur la lame séparatrice. Celle-ci étant totalement réfléchissante pour l'onde S, l'intégralité de l'onde est dirigée vers le miroir M_1 (bras vertical). Aucun rayon n'est transmis vers M_2.
  • Après réflexion sous incidence normale sur le miroir M_1, l'onde revient sur la séparatrice en conservant sa polarisation S (perpendiculaire au plan d'incidence \Pi).
  • La séparatrice réfléchit de nouveau totalement cette onde S : le rayon repart donc intégralement vers la source d'entrée.

2. Trajectoire d'une onde P :

  • L'onde incidente P est totalement transmise par la séparatrice vers le miroir M_2 (bras horizontal). Aucun rayon n'est réfléchi vers M_1.
  • Après réflexion normale sur le miroir M_2, l'onde revient sur la séparatrice avec sa polarisation P inchangée.
  • La séparatrice transmet totalement cette onde P : le rayon poursuit sa trajectoire en ligne droite et repart intégralement vers la source d'entrée.

3. Intérêt du dispositif :

\boxed{\text{Un tel dispositif est sans intérêt car aucune lumière n'atteint la voie de sortie et aucune interférence n'a lieu.}}

En effet :

  1. Il n'y a pas de division d'amplitude : l'onde S n'explore que le bras 1 et l'onde P n'explore que le bras 2. Pour une polarisation donnée, un seul chemin optique est emprunté.
  2. Toute l'énergie injectée repart intégralement vers la source : aucun flux lumineux ne parvient sur le détecteur situé en sortie de l'interféromètre.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne vous appuyez pas sur un schéma simplifié et tracez rigoureusement les rayons sans imaginer de réflexions infinies.

« Il est très délicat de raisonner sur le schéma simplifié du Michelson. »

« Régulièrement, on a vu dans le cas de l’onde S des rayons réfléchis indéfiniment entre le miroir et la séparatrice (pourtant à 45 degrés). »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : lame demi-onde, état de polarisation

On modifie le dispositif en collant sur chacun des deux miroirs de l'interféromètre une lame quart d'onde dont la ligne neutre fait un angle par rapport au plan . Cette lame quart d'onde est traversée deux fois, avant et après réflexion sur le miroir, et se comporte donc comme une lame demi-onde. On rappelle que si une onde de polarisation rectiligne traverse une lame demi-onde, la polarisation en sortie est toujours rectiligne, avec une direction de polarisation symétrique de celle d'entrée par rapport à la ligne neutre. Quelle est son action sur une onde ? Sur une onde ?

Voir l'indice

Utiliser la propriété géométrique de symétrie d'une polarisation linéaire par rapport aux axes neutres à \pi/4 lors de la traversée de la lame demi-onde.

Voir la stratégie
  1. Repérer, dans le plan d'onde transverse, les directions de polarisation des ondes S et P par rapport au plan d'incidence \Pi.
  2. Positionner la ligne neutre de la lame demi-onde équivalente (orientée à \pi/4 de \Pi) et appliquer la règle de symétrie rappelée par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Lame demi-onde à lignes neutres à \pi/4 : symétrie de la polarisation, l'onde S devient P et l'onde P devient S.

Voir le corrigé complet

Dans le plan perpendiculaire à la direction de propagation de l'onde :

  • la polarisation P est parallèle au plan \Pi, soit à un angle \theta_P = 0 par rapport à la trace de \Pi ;
  • la polarisation S est perpendiculaire au plan \Pi, soit à un angle \theta_S = \frac{\pi}{2} par rapport à \Pi.

La ligne neutre de la lame quart d'onde (et donc du système équivalent à une lame demi-onde) forme un angle \theta_{\text{LN}} = \frac{\pi}{4} avec le plan \Pi, ce qui correspond à la bissectrice des directions de polarisation P et S.

D'après le résultat rappelé par l'énoncé, la polarisation en sortie d'une lame demi-onde est la symétrique de la polarisation incidente par rapport à la ligne neutre. Si une polarisation incidente fait un angle \theta avec le plan \Pi, l'angle de la polarisation émergente \theta' vérifie :

\frac{\theta + \theta'}{2} = \theta_{\text{LN}} = \frac{\pi}{4} \implies \theta' = \frac{\pi}{2} - \theta

Par conséquent :

  • Pour une onde incidente S : \theta = \frac{\pi}{2}, d'où \theta' = 0. La polarisation émergente est parallèle au plan \Pi :

    \boxed{\text{L'action sur une onde } S \text{ est de la transformer en une onde } P.}
  • Pour une onde incidente P : \theta = 0, d'où \theta' = \frac{\pi}{2}. La polarisation émergente est perpendiculaire au plan \Pi :

    \boxed{\text{L'action sur une onde } P \text{ est de la transformer en une onde } S.}

Le dispositif réalise donc une permutation des polarisations : S \leftrightarrow P.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait explicitement conclure à la transformation d'une onde S en onde P et réciproquement.

« Les candidats ont, pour certains, peine à conclure que le dispositif transforme une onde S en onde P et réciproquement. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : interféromètre de michelson, état de polarisation

Dessiner la trajectoire du rayon lumineux dans ce nouveau dispositif pour une onde polarisée en entrée, puis pour une onde polarisée en entrée. À chaque étape de la trajectoire, vous préciserez l'état de polarisation de l'onde.

Voir l'indice

Identifier la polarisation (S ou P) sur chaque bras à l'aller et au retour après passage dans la lame et réflexion sur les miroirs.

Voir la stratégie

Pour chaque état de polarisation incident (S puis P), on décompose le trajet lumineux en suivant l'action successive :

  1. de la lame séparatrice polarisante à l'aller (réflexion totale de S, transmission totale de P) ;
  2. de l'ensemble miroir + lame quart d'onde (qui permute S \leftrightarrow P d'après la question précédente) ;
  3. de la lame séparatrice polarisante au retour (transmission totale de P, réflexion totale de S) vers la voie de sortie.
Voir la réponse courte

Tracé des rayons : chaque onde change de polarisation sur les miroirs et est renvoyée vers la même sortie commune.

Voir le corrigé complet

Dans le repère de l'interféromètre représenté ci-dessous, la lumière incidente arrive de la gauche, le miroir M_1 est situé sur la voie verticale (vers le haut), le miroir M_2 sur la voie horizontale (vers la droite), et la voie de sortie est dirigée vers le bas.

1. Cas d'une onde incidente polarisée S :

  • Entrée \to séparatrice : le faisceau arrive sur la séparatrice polarisante avec la polarisation S.
  • Séparatrice : l'onde S est intégralement réfléchie vers le bras vertical (miroir M_1).
  • Aller-retour sur M_1 : l'onde S traverse deux fois la lame quart d'onde orientée à \pi/4. D'après la question 13, la polarisation est basculée : le faisceau réfléchi possède désormais une polarisation rectiligne P.
  • Retour sur la séparatrice : le faisceau descendant arrive avec une polarisation P. Il est donc intégralement transmis.
  • Sortie : l'onde ressort sur la voie de sortie dirigée vers le bas, avec une polarisation P.

2. Cas d'une onde incidente polarisée P :

  • Entrée \to séparatrice : le faisceau arrive sur la séparatrice polarisante avec la polarisation P.
  • Séparatrice : l'onde P est intégralement transmise vers le bras horizontal (miroir M_2).
  • Aller-retour sur M_2 : l'onde P traverse deux fois la lame quart d'onde orientée à \pi/4. D'après la question 13, sa polarisation devient rectiligne S.
  • Retour sur la séparatrice : le faisceau revenant de la droite arrive avec une polarisation S. Il est donc intégralement réfléchi à angle droit vers le bas.
  • Sortie : l'onde ressort sur la même voie de sortie dirigée vers le bas, avec une polarisation S.
Voir ce qu'a relevé le jury

Réalisez deux schémas distincts et lisibles plutôt qu'un tracé unique surchargé.

« Deux dessins clairs valent mieux qu’un seul surchargé. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : polarisation orthogonale, contraste

On place devant l'entrée de l'interféromètre de Michelson un polariseur dont l'axe forme un angle de avec le plan . Quel est alors l'état de polarisation de l'onde à la sortie de l'interféromètre ? Expliquer pourquoi on n'observe pas d'interférences avec ce dispositif.

Voir l'indice

Écrire les composantes du champ électrique en sortie et constater qu'elles sont portées par deux polarisations orthogonales.

Voir la stratégie
  1. Décomposer le champ électrique issu du polariseur d'entrée sur les directions de polarisation \mathrm{P} et \mathrm{S}.
  2. Déterminer les champs associés à chaque bras à la sortie de l'interféromètre en utilisant les résultats de la question précédente (trajets et permutation des polarisations).
  3. En déduire l'état de polarisation résultant et calculer l'intensité totale détectée pour justifier l'absence d'interférences.
Voir la réponse courte

Les deux ondes issues des deux bras ont des polarisations linéaires orthogonales : pas de terme d'interférence sur l'intensité totale.

Voir le corrigé complet

Le polariseur d'entrée ayant son axe à \frac{\pi}{4} du plan \Pi, l'onde incidente possède deux composantes de même amplitude selon les directions orthogonales \vec{u}_P (parallèle à \Pi) et \vec{u}_S (perpendiculaire à \Pi) :

\vec{E}_{\text{ent}} = \frac{E_0}{\sqrt{2}}\cos(\omega t)\,\vec{u}_P + \frac{E_0}{\sqrt{2}}\cos(\omega t)\,\vec{u}_S

D'après la question précédente :

  • la composante incidente selon \vec{u}_S emprunte le premier bras (réflexion sur la séparatrice, réflexion avec permutation \mathrm{S} \to \mathrm{P} sur le miroir M_1, puis transmission par la séparatrice) et émerge polarisée selon \vec{u}_P avec un déphasage \varphi_1 ;
  • la composante incidente selon \vec{u}_P emprunte le second bras (transmission par la séparatrice, réflexion avec permutation \mathrm{P} \to \mathrm{S} sur le miroir M_2, puis réflexion sur la séparatrice) et émerge polarisée selon \vec{u}_S avec un déphasage \varphi_2.

Le champ électrique à la sortie de l'interféromètre s'écrit donc :

\vec{E}_{\text{sort}} = \frac{E_0}{\sqrt{2}}\cos(\omega t - \varphi_1)\,\vec{u}_P + \frac{E_0}{\sqrt{2}}\cos(\omega t - \varphi_2)\,\vec{u}_S

Le déphasage entre ces deux composantes orthogonales de même amplitude vaut :

\Delta\varphi = \varphi_1 - \varphi_2 = \frac{2\pi}{\lambda}\delta = 2\pi p

La superposition de deux vibrations sinusoïdales orthogonales de même pulsation et de même amplitude donne, dans le cas général, une polarisation elliptique (les axes de l'ellipse dépendant de la valeur du déphasage \Delta\varphi).

Calculons l'intensité lumineuse totale à la sortie :

\begin{aligned} I &= \langle \|\vec{E}_{\text{sort}}\|^2 \rangle = \langle E_P^2 \rangle + \langle E_S^2 \rangle + 2\,\langle \vec{E}_P \cdot \vec{E}_S \rangle \end{aligned}

Comme les vecteurs \vec{u}_P et \vec{u}_S sont orthogonaux à tout instant, le produit scalaire est identiquement nul : \vec{E}_P \cdot \vec{E}_S = 0. Il vient :

I = I_P + I_S = \frac{I_0}{2} + \frac{I_0}{2} = I_0 = \text{constante}

L'intensité est indépendante de la différence de marche (ou de l'ordre d'interférence p) : on n'observe pas d'interférences en intensité car, en vertu des lois de Fresnel et Arago, deux ondes polarisées à angle droit ne peuvent pas interférer en intensité.

Voir ce qu'a relevé le jury

Justifiez clairement l'absence d'interférence entre ondes S et P sans confondre cohérence et polarisation, ni prêter au polariseur un rôle de rotation.

« L’argumentaire du fait qu’une onde S ne peut interférer avec une onde P n’est pas toujours clairement formulé. »

« Des confusions entre cohérence et polarisation ont régulièrement été observées. »

« Des incompréhensions sur le rôle d’un polariseur qui “va tourner l’axe de polarisation de l’onde”. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : lame quart d'onde, état de polarisation

On place à la sortie de l'interféromètre de Michelson une lame quart d'onde dont la ligne neutre forme un angle de avec le plan . On admet qu'après cette lame, la polarisation de l'onde est rectiligne et fait un angle avec la ligne neutre de la lame, où l'expression de a été obtenue à la question 3. Vérifier ce résultat dans le cas où est entier.

Voir l'indice

Calculer le déphasage global entre les composantes S et P avant la lame quart d'onde de sortie et déterminer l'état de polarisation résultant pour p entier.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'état de polarisation à l'entrée de la lame quart d'onde pour p entier, en utilisant le déphasage entre les composantes S et P.
  2. Étudier la propagation à travers la lame en comparant la direction de polarisation incidente avec ses axes neutres.
  3. Vérifier la concordance entre l'angle obtenu et l'expression \theta = \pi p.
Voir la réponse courte

Pour p entier, le déphasage entre composantes est nul modulo 2\pi ; la traversée de la lame quart d'onde donne une onde rectiligne.

Voir le corrigé complet

À la sortie de l'interféromètre (avant la seconde lame quart d'onde), l'onde est la superposition de deux composantes orthogonales (l'une selon P, l'autre selon S) de même amplitude, issues des deux bras de l'interféromètre.

Le déphasage entre ces deux composantes est relié à l'ordre d'interférence p = \dfrac{2d}{\lambda} par :

\Delta\varphi = \frac{2\pi}{\lambda}(2d) = 2\pi p

Lorsque p est un entier (p \in \mathbb{Z}), on a \Delta\varphi \equiv 0 \pmod{2\pi}. Les composantes selon \vec{u}_P et \vec{u}_S vibrent donc en phase et avec la même amplitude. Le champ électrique résultant est alors polarisé rectilignement selon la première bissectrice des axes P et S, c'est-à-dire dans une direction faisant un angle de \dfrac{\pi}{4} avec le plan \Pi.

Or, la ligne neutre de la lame quart d'onde forme précisément un angle de \dfrac{\pi}{4} avec le plan \Pi. Le champ électrique incident est donc parallèlement aligné avec l'un des axes neutres de la lame.

Lorsqu'une onde polarisée rectilignement se propage avec son champ électrique dirigé selon une ligne neutre d'une lame biréfringente :

  • un seul des modes propres de polarisation est excité ;
  • la lame n'introduit qu'un déphasage global et ne modifie pas l'état de polarisation.

En sortie de la lame, l'onde reste donc polarisée rectilignement selon cette même ligne neutre.

L'angle entre la direction de polarisation et la ligne neutre est ainsi :

\theta \equiv 0 \pmod \pi

Pour tout p \in \mathbb{Z}, la formule admise donne :

\theta = \pi p \equiv 0 \pmod \pi
\boxed{\text{Le résultat est donc parfaitement vérifié pour tout } p \text{ entier.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question peu abordée, dont le raisonnement doit rester cohérent avec la question précédente.

« Question assez peu traitée, au regard des candidats ayant traité correctement la question 15 et quand elle était traitée, elle l’est parfois de façon contradictoire avec la question 15. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : loi de malus, filtrage optique

On place enfin, à la suite du dispositif précédent, un polariseur linéaire. Expliquer comment, en variant l'orientation de ce polariseur, on peut obtenir le résultat cherché, et varier la longueur d'onde correspondant au pic d'intensité.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Malus en sortie du polariseur linéaire orientable pour exprimer la condition sur la longueur d'onde maximisant la transmission.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'intensité transmise par le polariseur analyseur placé en sortie grâce à la loi de Malus, en fonction de l'angle \theta_P de son axe et de la direction de la polarisation incidente \theta = \pi p.
  2. Déterminer la condition sur \lambda pour obtenir un pic d'intensité (transmission maximale).
  3. En déduire l'effet d'une rotation de ce polariseur sur la longueur d'onde sélectionnée.
Voir la réponse courte

Selon la loi de Malus, la rotation du polariseur sélectionne l'angle \pi p(\lambda), translatant la longueur d'onde du pic transmis.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, l'onde à la sortie de la lame quart d'onde présente une polarisation rectiligne dont la direction fait un angle \theta = \pi p avec la ligne neutre de la lame, où l'ordre d'interférence vaut p = \frac{2d}{\lambda}.

Soit \theta_P l'angle que fait l'axe passant du polariseur linéaire avec cette même ligne neutre. D'après la loi de Malus, l'intensité transmise après la traversée du polariseur s'écrit :

I = I_0 \cos^2(\theta - \theta_P) = I_0 \cos^2(\pi p - \theta_P)

L'intensité transmise est maximale lorsque la polarisation incidente est parfaitement alignée avec l'axe du polariseur, c'est-à-dire :

\pi p - \theta_P \equiv 0 \pmod \pi \iff p = k + \frac{\theta_P}{\pi} \quad (k \in \mathbb{Z})

Comme p = \frac{2d}{\lambda}, la longueur d'onde \lambda_{\text{pic}} correspondant au pic de transmission vérifie :

\boxed{\lambda_{\text{pic}} = \frac{2d}{k + \dfrac{\theta_P}{\pi}}}

Au voisinage de \lambda_0, en écrivant \lambda_{\text{pic}} = \lambda_0 + \delta\lambda_{\text{pic}} avec |\delta\lambda_{\text{pic}}| \ll \lambda_0 et p_0 = 2d/\lambda_0 entier (k = p_0) :

\pi p \approx \pi p_0\left(1 - \frac{\delta\lambda_{\text{pic}}}{\lambda_0}\right) \implies \delta\lambda_{\text{pic}} = -\frac{\theta_P}{\pi} \frac{\lambda_0}{p_0} = -\frac{\theta_P}{\pi} \Delta\lambda_{\text{ISL}}

En faisant varier continûment l'orientation \theta_P du polariseur, on déplace continûment la longueur d'onde du pic de transmission sur tout l'intervalle spectral libre \Delta\lambda_{\text{ISL}}.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à faire appel à la loi de Malus pour justifier le résultat.

« La loi de Malus n’est que peu fréquemment évoquée. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : grandissement transversal, capteur ccd

L'ensemble du dispositif est placé dans un télescope équivalent à une lentille mince de longueur focale . On place un capteur photographique électronique dans le plan focal. Ce capteur est formé d'un réseau carré comportant pixels, dont le pas est de . Le diamètre angulaire du Soleil vu du satellite est . Les dimensions du capteur lui permettent-elles d'observer l'intégralité de la photosphère solaire ?

Voir l'indice

Calculer la dimension linéaire D = f\Delta de l'image du Soleil au plan focal et la comparer à la taille totale du capteur CCD (1024 \times 21\,\mu\text{m}).

Voir la stratégie
  1. Déterminer la largeur L du capteur carré à partir du nombre de pixels et du pas d'un pixel.
  2. Calculer le diamètre D de l'image de la photosphère solaire dans le plan focal du télescope en utilisant l'approximation des petits angles.
  3. Comparer D et L pour conclure sur la couverture du champ de vue.
Voir la réponse courte

Diamètre de l'image d' = f'\Delta \approx 16{,}8\text{ mm}, inférieur à la largeur du capteur 1024 \times 21\,\mu\text{m} \approx 21{,}5\text{ mm} : observation complète.

Voir le corrigé complet

Le capteur étant carré et formé de N = 1024 pixels de pas p = 21\text{ }\mu\text{m}, son côté mesure :

L = N \, p = 1024 \times 21 \times 10^{-6}\text{ m} \approx 2{,}15 \times 10^{-2}\text{ m} \approx 2 \times 10^{-2}\text{ m} = 2\text{ cm}.

Le Soleil étant situé à l'infini par rapport au télescope, son image se forme dans le plan focal de la lentille équivalente. Dans l'approximation paraxiale (angles petits), le diamètre D de l'image du Soleil sur le capteur vaut :

D = f \Delta.

Numériquement, avec f = 1{,}867\text{ m} et \Delta = 9 \times 10^{-3}\text{ rad} :

D = 1{,}867 \times 9 \times 10^{-3}\text{ m} \approx 1{,}68 \times 10^{-2}\text{ m} \approx 2 \times 10^{-2}\text{ m} = 1{,}7\text{ cm}.

En comparant les dimensions :

D \approx 16{,}8\text{ mm} < L \approx 21{,}5\text{ mm}.

Le diamètre de l'image du Soleil est inférieur au côté du capteur carré : le disque solaire est donc intégralement inscrit dans le capteur.

\boxed{\text{Oui, les dimensions du capteur permettent d'observer l'intégralité de la photosphère solaire.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas rayon et diamètre et soyez rigoureux sur le calcul numérique.

« Les erreurs commises portent soit sur une confusion entre rayon et diamètre (1/2 ouverture ou ouverture), soit sur les applications numériques elles-mêmes. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : effet doppler, spectroscopie

Chaque pixel du capteur mesure successivement l'intensité lumineuse autour de 5 longueurs d'onde équidistantes. On note ces intensités, par ordre croissant de . Le dispositif est calibré de telle sorte que corresponde au centre de la raie du nickel, qui est parfaitement symétrique, si la photosphère est immobile. On mesure les combinaisons suivantes :

La photosphère est en mouvement à une vitesse radiale par rapport au satellite. Identifier, parmi les combinaisons et , laquelle est susceptible d'être proportionnelle à .

Voir l'indice

Analyser la parité par rapport au centre de raie des grandeurs A, B et C lors d'un léger décalage spectral global du profil d'absorption.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la parité par rapport à la vitesse radiale v : lorsque la vitesse s'inverse (v \to -v), le décalage Doppler s'inverse également. Une grandeur proportionnelle à v doit nécessairement être impaire en v et s'annuler pour v=0.
  2. Analyser le comportement des intensités F_i pour v=0 et sous la transformation v \to -v, compte tenu de la symétrie de la raie du nickel autour de \lambda_0.
Voir la réponse courte

La combinaison C est impaire sous inversion des longueurs d'onde autour du centre : elle est directement sensible au décalage Doppler au premier ordre.

Voir le corrigé complet

Les cinq longueurs d'onde de mesure sont équiréparties autour de \lambda_0 par ordre croissant :

\lambda_1 < \lambda_3 < \lambda_0 < \lambda_2 < \lambda_4

avec \lambda_3 - \lambda_1 = \lambda_0 - \lambda_3 = \lambda_2 - \lambda_0 = \lambda_4 - \lambda_2 = \delta.

En l'absence de mouvement de la photosphère (v=0), la raie d'absorption est parfaitement symétrique par rapport à sa longueur d'onde centrale \lambda_0. Les intensités mesurées symétriquement de part et d'autre de \lambda_0 sont donc égales :

F_1(v=0) = F_4(v=0) \quad \text{et} \quad F_3(v=0) = F_2(v=0)

Évaluons les trois grandeurs pour v=0 :

  • A(v=0) = F_0 + 2F_1 + 2F_2 \neq 0 ;
  • B(v=0) = (F_1 - F_2)^2 + (F_2 - F_1)^2 = 2(F_1 - F_2)^2 \neq 0 ;
  • C(v=0) = (F_1 - F_4) + (F_2 - F_3) = 0.

Par effet Doppler, un mouvement à la vitesse v induit un déplacement spectral \delta\lambda_D \propto v. L'inversion du sens de la vitesse (v \to -v) inverse le déplacement spectral (\delta\lambda_D \to -\delta\lambda_D), ce qui permute les mesures spectrales symétriques par rapport au centre :

F_1 \longleftrightarrow F_4 \quad \text{et} \quad F_3 \longleftrightarrow F_2

Sous cette transformation v \to -v :

  • A \to A (fonction paire de v) ;
  • B \to (F_4 - F_2)^2 + (F_3 - F_1)^2 = (F_1 - F_3)^2 + (F_2 - F_4)^2 = B (fonction paire de v) ;
  • C \to (F_4 - F_1) + (F_3 - F_2) = -C (fonction impaire de v).

Une quantité proportionnelle à la vitesse algébrique v devant nécessairement être impaire en v et s'annuler pour v=0, seule la combinaison C est susceptible de convenir.

\boxed{\text{La combinaison susceptible d'être proportionnelle à } v \text{ est } C.}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question sélective qui nécessitait une argumentation rigoureuse.

« Question peu souvent correctement traitée et justifiée. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : champ des vitesses, cinématique du solide

La vitesse de la photosphère vient en premier lieu de la rotation du Soleil, dont l'axe de rotation est perpendiculaire au plan de l'orbite de la Terre, dans lequel se trouve également le satellite SOHO. On choisit un système de coordonnées cartésiennes dont l'origine est le centre du Soleil, l'axe est l'axe de rotation du Soleil, et l'axe la droite joignant le centre du Soleil au satellite. Exprimer la vitesse radiale d'un point de la photosphère en fonction de la vitesse angulaire du Soleil et des coordonnées, en précisant la convention choisie pour le sens de rotation.

Voir l'indice

Calculer le produit vectoriel \vec{v} = \vec{\Omega} \wedge \vec{r} dans le repère défini et projeter la vitesse obtenue sur l'axe d'observation Oz.

Voir la stratégie
  1. Définir précisément le repère direct (O, \vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z) et la convention de sens pour le vecteur rotation \vec{\Omega}.
  2. Exprimer le champ des vitesses d'un solide en rotation indéformable \vec{v}(M) = \vec{\Omega} \wedge \vec{OM}.
  3. Projeter cette vitesse sur la ligne de visée (direction satellite-Soleil, portée par l'axe Oz compte tenu du très grand éloignement du satellite).
Voir la réponse courte

\vec{v} = \vec{\Omega} \times \vec{r} = (\pm \Omega \vec{u}_y) \times (x\vec{u}_x + y\vec{u}_y + z\vec{u}_z), projection sur l'axe de visée Oz : v_z = \mp \Omega x.

Voir le corrigé complet

Le repère cartésien orthonormé direct (O, \vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z) est centré au centre O du Soleil. L'axe Oz relie le centre du Soleil au satellite SOHO, et l'axe Oy coïncide avec l'axe de rotation du Soleil.

Convention pour la rotation : Choisissons d'orienter le vecteur rotation selon l'axe Oy dans le sens direct :

\vec{\Omega} = \Omega\,\vec{u}_y \quad (\text{avec } \Omega > 0).

Un point M de la photosphère a pour vecteur position dans ce repère :

\vec{OM} = x\,\vec{u}_x + y\,\vec{u}_y + z\,\vec{u}_z.

La vitesse de ce point liée à la rotation globale du Soleil s'écrit :

\begin{aligned} \vec{v}(M) &= \vec{\Omega} \wedge \vec{OM} \\ &= (\Omega\,\vec{u}_y) \wedge (x\,\vec{u}_x + y\,\vec{u}_y + z\,\vec{u}_z) \\ &= -\Omega x\,\vec{u}_z + \Omega z\,\vec{u}_x. \end{aligned}

Le satellite se trouvant à une distance considérable du Soleil devant le rayon solaire (R_\odot \ll d_{\text{SOHO}}, comme en témoigne le petit diamètre angulaire \Delta \ll 1), tous les rayons lumineux issus du disque solaire et atteignant le satellite se propagent parallèlement à l'axe Oz.

La vitesse radiale v, définie comme la projection de la vitesse sur la direction d'observation, correspond à la composante sur l'axe Oz. Selon que l'on oriente la direction d'observation vers le satellite (+\vec{u}_z) ou vers le Soleil (-\vec{u}_z) :

\boxed{v = \vec{v}(M)\cdot \vec{u}_z = -\Omega x}

(ou v = +\Omega x si l'on choisit le sens de visée -\vec{u}_z ou le sens de rotation opposé \vec{\Omega} = -\Omega\,\vec{u}_y).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Menez une simple projection cinématique pour trouver la vitesse radiale sans faire intervenir la rotation de la Terre.

« Paradoxalement peu de bonnes réponses alors qu’il s’agit d’un exercice relativement standard de mécanique (avec projection pour aboutir à la vitesse ‘radiale’ définie par l’énoncé). »

« Certains candidats se posent la question de l’action de la rotation de la Terre. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : effet doppler-fizeau, ordre de grandeur

Cette vitesse radiale atteint la valeur près de l'équateur du Soleil. Que vaut alors le déplacement de la raie du nickel résultant de l'effet Doppler ? On rappelle que la vitesse de la lumière dans le vide vaut . Comment se compare-t-il à la largeur de la raie ? Commenter.

Voir l'indice

Utiliser la relation Doppler non relativiste \delta\lambda/\lambda_0 = v/c et confronter la valeur trouvée à la largeur naturelle de la raie (0{,}012\text{ nm}).

Voir la stratégie
  1. Exprimer le décalage Doppler en longueur d'onde dans le cadre non relativiste (v \ll c).
  2. Réaliser l'application numérique avec un seul chiffre significatif comme demandé en préambule.
  3. Comparer le résultat à la largeur de la raie \Delta\lambda_{\text{raie}} = 0{,}012\text{ nm} et interpréter la pertinence de cet ordre de grandeur pour l'instrument MDI.
Voir la réponse courte

\delta\lambda = \lambda_0 \frac{v}{c} \approx 4{,}5\text{ pm}, très inférieur à la largeur de la raie (50\text{ pm}), nécessitant une mesure différentielle sensible.

Voir le corrigé complet

La vitesse radiale v = 2 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} est très faible devant la vitesse de la lumière dans le vide c = 3 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (v/c \approx 7 \times 10^{-6} \ll 1). L'effet Doppler s'écrit donc au premier ordre non relativiste :

\frac{|\delta\lambda|}{\lambda_0} = \frac{v}{c} \implies \delta\lambda = \lambda_0 \frac{v}{c}

Avec \lambda_0 = 676{,}778\text{ nm} \approx 677\text{ nm}, on obtient :

\begin{aligned} \delta\lambda &= 677 \times 10^{-9} \times \frac{2 \times 10^3}{3 \times 10^8} \approx 4{,}5 \times 10^{-12}\text{ m} \end{aligned}

En respectant la consigne d'arrondi à un seul chiffre significatif :

\boxed{\delta\lambda \approx 5 \times 10^{-3}\text{ nm} = 5\text{ pm}}

La largeur de la raie d'absorption du nickel est \Delta\lambda_{\text{raie}} = 0{,}012\text{ nm} = 12\text{ pm}. On constate donc que :

\frac{\delta\lambda}{\Delta\lambda_{\text{raie}}} \approx \frac{4{,}5\text{ pm}}{12\text{ pm}} \approx 0{,}4

Le déplacement Doppler \delta\lambda est du même ordre de grandeur que la largeur de la raie (environ 40\,\% de celle-ci).

Commentaire : Ce déplacement est suffisamment notable pour induire une asymétrie mesurable entre les intensités F_i réparties sur la raie (et rendre la combinaison C de la question 19 très sensible à la vitesse), tout en restant assez petit pour que la raie demeure entièrement dans l'intervalle exploré par les cinq filtres et dans la bande passante du filtre de Lyot (0{,}047\text{ nm}).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il s'agit d'un décalage Doppler associé à une vitesse locale et non d'un élargissement de raie.

« Certaines copies mentionnent un élargissement de la raie du nickel par effet Doppler, sans doute du fait d’exercices classiques. »

« Il s’agit ici d’un décalage (imagerie d’une zone de la photosphère ayant une vitesse bien déterminée), qui était mentionné à la fois dans la question et dans l’introduction de l’énoncé. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Partie II : Éléments de physique des oscillations solaires

Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation

Notions : approximation acoustique, équation de d'alembert

Soit un fluide homogène au repos, isolé, de pression uniforme , dans lequel se propage une onde acoustique dans la direction . On décompose la pression en , où est une surpression de faible amplitude. Établir l'équation de propagation de la surpression dans l'approximation acoustique. Dans cette partie, on notera la vitesse du son dans le fluide.

Voir l'indice

Combiner l'équation de conservation de la masse linéarisée, l'équation d'Euler acoustique et la compressibilité isentropique pour obtenir l'équation de d'Alembert.

Voir la stratégie

Pour établir l'équation de propagation de l'onde acoustique, on applique la méthode standard :

  1. Définir les grandeurs au repos et leurs perturbations du premier ordre.
  2. Écrire les équations locales de la mécanique des fluides (conservation de la masse et équation d'Euler) et la relation thermodynamique isentropique, puis les linéariser.
  3. Éliminer la vitesse et la masse volumique pour obtenir l'équation vérifiée par la surpression p(x,t).
Voir la réponse courte

Équation d'Euler linéarisée, conservation de la masse et compressibilité isentropique mènent à l'équation de d'Alembert \frac{\partial^2 p}{\partial x^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 p}{\partial t^2} = 0.

Voir le corrigé complet

Considérons le fluide au repos de masse volumique \rho_0 et de pression uniforme P_0. Le passage de l'onde acoustique unidimensionnelle induit des perturbations d'amplitudes faibles :

P(x,t) = P_0 + p(x,t), \quad \rho(x,t) = \rho_0 + \rho_1(x,t), \quad \vec{v}(x,t) = v(x,t)\,\vec{u}_x

avec |p| \ll P_0, |\rho_1| \ll \rho_0 et |v| \ll c.

  • Équation de conservation de la masse :

    \frac{\partial \rho}{\partial t} + \frac{\partial (\rho v)}{\partial x} = 0

    À l'ordre 1, en négligeant le terme du second ordre \rho_1 v, il vient :

    \frac{\partial \rho_1}{\partial t} + \rho_0 \frac{\partial v}{\partial x} = 0 \tag{1}
  • Équation de la dynamique (équation d'Euler) : Le fluide étant supposé non visqueux et isolé (la pesanteur est négligée) :

    \rho\left(\frac{\partial v}{\partial t} + v\frac{\partial v}{\partial x}\right) = -\frac{\partial P}{\partial x}

    En négligeant le terme convectif non linéaire v\,\frac{\partial v}{\partial x} devant \frac{\partial v}{\partial t}, la linéarisation à l'ordre 1 donne :

    \rho_0 \frac{\partial v}{\partial t} = -\frac{\partial p}{\partial x} \tag{2}
  • Hypothèse thermodynamique : Les compressions et détendues acoustiques sont suffisamment rapides devant la diffusion thermique, mais lentes par rapport aux temps de relaxation microscopiques : les transformations sont modélisées comme adiabatiques réversibles (isentropiques). La surpression et la variation de masse volumique sont reliées par :

    p = \left(\frac{\partial P}{\partial \rho}\right)_S \rho_1 = c^2 \rho_1 \iff \rho_1 = \frac{p}{c^2} \tag{3}

    où c désigne la vitesse de propagation du son dans le fluide.

En dérivant l'équation de continuité  (1) par rapport au temps et en y injectant la relation  (3) :

\frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 p}{\partial t^2} + \rho_0 \frac{\partial^2 v}{\partial t\,\partial x} = 0

En dérivant ensuite l'équation d'Euler  (2) par rapport à x, sous réserve de régularité (théorème de Schwarz pour intervertir les dérivées croisées) :

\rho_0 \frac{\partial^2 v}{\partial x\,\partial t} = -\frac{\partial^2 p}{\partial x^2}

En combinant ces deux relations, on obtient l'équation d'onde de d'Alembert pour la surpression :

\boxed{\frac{\partial^2 p}{\partial x^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 p}{\partial t^2} = 0}

Résultat

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : opérateur laplacien, équation de d'alembert

Rappelez, sans démonstration, la généralisation de cette équation à trois dimensions.

Voir l'indice

Remplacer la dérivée seconde spatiale 1D par l'opérateur laplacien scalaire \Delta.

Voir la réponse courte

Écriture en 3D avec l'opérateur laplacien scalaire : \Delta p - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 p}{\partial t^2} = 0.

Voir le corrigé complet

Dans un milieu tridimensionnel homogène et isotrope, la dérivée seconde spatiale selon x est remplacée par l'opérateur laplacien scalaire \Delta. L'équation de propagation de la surpression acoustique p(\vec{r},t) s'écrit alors sous la forme de l'équation de d'Alembert tridimensionnelle :

\boxed{\Delta p - \frac{1}{c^2} \frac{\partial^2 p}{\partial t^2} = 0}

En coordonnées cartésiennes (x,y,z), le laplacien scalaire s'exprime par :

\Delta p = \frac{\partial^2 p}{\partial x^2} + \frac{\partial^2 p}{\partial y^2} + \frac{\partial^2 p}{\partial z^2}

Résultat

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral

Notions : condition aux limites, quantification du vecteur d'onde

Les quantités physiques doivent être périodiques en , de période , correspondant à un tour complet autour du Soleil. Quelles sont alors les valeurs possibles de ? On les repérera par un entier .

Voir l'indice

Traduire la périodicité circonférentielle p(x+2\pi R) = p(x) par une condition sur le produit k_x \times (2\pi R).

Voir la réponse courte

La périodicité spatiale sur la circonférence impose k_x \times 2\pi R = 2\pi l, soit k_x = l/R avec l \in \mathbb{Z}.

Voir le corrigé complet

La surpression acoustique associée à un mode propre s'écrit :

p(x,z,t) = \mathrm{Re}\left[\mathrm{e}^{i(k_x x - \omega t)} f(z)\right]

La condition de périodicité spatiale imposée par la géométrie fermée de l'équateur impose, pour tout x, z et t :

p(x + 2\pi R, z, t) = p(x,z,t)

Cette condition est vérifiée si et seulement si le facteur de phase spatiale vérifie :

\mathrm{e}^{i k_x 2\pi R} = 1 \iff k_x \cdot 2\pi R = 2\pi l \quad \text{avec } l \in \mathbb{Z}

Les valeurs permises pour la composante horizontale du vecteur d'onde sont donc quantifiées :

\boxed{k_x = \frac{l}{R} \quad (l \in \mathbb{Z})}

Pour une onde se propageant dans le sens des x croissants (\omega > 0), on restreint généralement l à l'ensemble des entiers naturels \mathbb{N}.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention aux facteurs 2pi dans l'expression des grandeurs.

« Généralement bien traitée, quelquefois à 2pi près. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : critère de shannon, échantillonnage spatial

Les données du capteur photographique de l'instrument MDI sont traitées par ordinateur. Par analyse de Fourier, on parvient à séparer les contributions des différentes valeurs de . On parvient à reconstruire les modes jusqu'à environ . Expliquez pourquoi ce nombre est plausible, au vu des caractéristiques techniques du capteur indiquées question 18.

Voir l'indice

Appliquer le théorème d'échantillonnage de Nyquist-Shannon au nombre de pixels résolvant le diamètre solaire pour évaluer l'ordre spatial maximal.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le diamètre du Soleil sur le capteur en nombre de pixels (établi à la question Q18).
  2. Relier le degré l à la période spatiale le long de l'équateur, puis au nombre de périodes présentes sur la face visible du Soleil.
  3. Comparer ce nombre de périodes au nombre de pixels disponibles à l'aide de la condition d'échantillonnage de Shannon-Nyquist.
Voir la réponse courte

Le diamètre du Soleil s'étend sur environ 800 pixels : d'après Shannon, le nombre de modes résolubles est d'environ 400, rendant l=200 mesurable.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q18, le diamètre de l'image du Soleil sur le capteur est :

D = f\,\Delta = 1{,}867 \times 9\cdot 10^{-3} \approx 16{,}8\text{ mm}

Avec un pas de pixel p = 21\text{ }\mu\text{m}, le diamètre du disque solaire s'étend sur :

N_{\text{pix}} = \frac{D}{p} = \frac{16{,}8\cdot 10^{-3}}{21\cdot 10^{-6}} = 800\text{ pixels}

Le satellite n'observe que la face visible du Soleil, soit un demi-tour d'équateur correspondant à une longueur curviligne \pi R.

D'après la question Q24, la longueur d'onde spatiale d'un mode l le long de l'équateur est \lambda_x = \frac{2\pi R}{l}. Sur la face visible du Soleil, il y a donc :

N_{\text{périodes}} = \frac{\pi R}{\lambda_x} = \frac{l}{2}

D'après le théorème d'échantillonnage de Shannon-Nyquist, il faut au moins 2 pixels par période spatiale pour reconstruire un signal sans repliement spectral :

N_{\text{pix}} \ge 2 \, N_{\text{périodes}} = l \implies l_{\max} \approx 800

Pour l = 200, la face visible comprend \frac{l}{2} = 100\text{ périodes}, ce qui correspond en moyenne à :

\frac{N_{\text{pix}}}{N_{\text{périodes}}} = \frac{800}{100} = 8\text{ pixels par période}

Cette valeur est largement supérieure au seuil minimal de 2 pixels par période. Elle permet d'assurer une très bonne précision pour l'analyse de Fourier, tout en compensant la déformation géométrique (projection en cosinus) qui resserre les franges au voisinage du limbe solaire.

\boxed{\text{Pour } l = 200\text{, chaque période spatiale est échantillonnée par environ 8 pixels, ce qui respecte largement le critère de Shannon.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à formuler rigoureusement votre intuition physique.

« Les candidats ayant traité cette question montrent souvent une intuition en peinant à l’exprimer de manière adaptée. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : onde stationnaire, équation d'onde

On néglige la gravité, de telle sorte que l'équation de propagation de la surpression déterminée plus haut s'applique. On traite les coordonnées et comme des coordonnées cartésiennes, ce qui est justifié par l'hypothèse d'ondes peu profondes. Écrire l'équation différentielle satisfaite par .

Voir l'indice

Injecter l'ansatz de mode propre p(x,z,t) dans l'équation de d'Alembert bidimensionnelle pour isoler l'équation différentielle en f(z).

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'opérateur laplacien en coordonnées cartésiennes (x,z) pour une onde se propageant dans le plan vertical de l'équateur (invariante selon y).
  2. Injecter la forme du mode d'oscillation recherché, p(x,z,t) = \operatorname{Re}\bigl[\underline{p}(x,z,t)\bigr] avec \underline{p}(x,z,t) = f(z)\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}(k_x x - \omega t)}, dans l'équation de d'Alembert établie à la question Q23.
  3. Simplifier l'exponentielle spatio-temporelle pour obtenir l'équation différentielle régissant f(z).
Voir la réponse courte

Séparation des variables dans d'Alembert : f''(z) + k_z^2 f(z) = 0 avec k_z^2 = \frac{\omega^2}{c^2} - k_x^2.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'approximation des ondes peu profondes au voisinage de l'équateur, la géométrie est modélisée par des coordonnées cartésiennes (x,z). La surpression ne dépendant pas de la coordonnée transverse y, le laplacien tridimensionnel se réduit à :

\Delta p = \frac{\partial^2 p}{\partial x^2} + \frac{\partial^2 p}{\partial z^2}

L'équation de propagation acoustique obtenue en Q23 s'écrit alors :

\frac{\partial^2 p}{\partial x^2} + \frac{\partial^2 p}{\partial z^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 p}{\partial t^2} = 0

En adoptant la notation complexe \underline{p}(x,z,t) = f(z)\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}(k_x x - \omega t)}, les dérivées partielles s'expriment selon :

\begin{aligned} \frac{\partial^2 \underline{p}}{\partial x^2} &= -k_x^2\,f(z)\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}(k_x x - \omega t)} \\ \frac{\partial^2 \underline{p}}{\partial z^2} &= f''(z)\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}(k_x x - \omega t)} \\ \frac{\partial^2 \underline{p}}{\partial t^2} &= -\omega^2\,f(z)\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}(k_x x - \omega t)} \end{aligned}

En injectant ces dérivées dans l'équation d'onde et en simplifiant par le terme oscillant \mathrm{e}^{\mathrm{i}(k_x x - \omega t)} \neq 0, on obtient l'équation différentielle satisfaite par f(z) :

\boxed{f''(z) + \left(\frac{\omega^2}{c^2} - k_x^2\right) f(z) = 0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Vérifiez l'homogénéité de votre résultat pour écarter les erreurs d'expression.

« La vérification de l’homogénéité aurait permis d’éviter des réponses erronées. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : condition aux limites, impédance acoustique

On postule les conditions aux limites et . Interpréter physiquement ces conditions aux limites.

Voir l'indice

Relier f'(-H)=0 à la composante verticale de la vitesse acoustique (paroi rigide) et f(0)=0 à une condition de surface libre.

Voir la stratégie
  1. Relier le gradient vertical de surpression \dfrac{\partial p}{\partial z}, donc f'(z), à la composante verticale de la vitesse du fluide v_z à l'aide de l'équation d'Euler linéarisée.
  2. Interpréter la condition f'(-H) = 0 en termes de vitesse et de confinement géométrique.
  3. Interpréter la condition f(0) = 0 en termes de condition aux limites pour la surpression à une interface fluide (surface libre).
Voir la réponse courte

f(0)=0 traduit une surface libre (surpression nulle), f'(-H)=0 traduit une condition de paroi rigide (vitesse normale nulle via Euler).

Voir le corrigé complet

L'équation d'Euler linéarisée régissant le mouvement acoustique s'écrit :

\rho_0 \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} = -\vec{\nabla} p

En projetant sur l'axe vertical ascendant Oz, la composante verticale de la vitesse acoustique v_z vérifie :

\rho_0 \frac{\partial v_z}{\partial t} = -\frac{\partial p}{\partial z} = -\operatorname{Re}\left[e^{i(k_x x - \omega t)} f'(z)\right]
  • Condition en z = -H (f'(-H) = 0) :
    La dérivée spatiale f'(-H) = 0 implique \left.\dfrac{\partial p}{\partial z}\right|_{z=-H} = 0, et donc une vitesse verticale nulle :

    \boxed{v_z(x,-H,t) = 0}

    Il s'agit d'une condition de paroi rigide imperméable (nœud de vitesse, ventre de surpression). Le fond de la cavité (z = -H) se comporte comme une frontière infranchissable sur laquelle les ondes acoustiques se réfléchissent totalement vers le haut.

  • Condition en z = 0 (f(0) = 0) :
    La surpression acoustique est nulle à la surface du Soleil :

    \boxed{p(x,0,t) = 0}

    Il s'agit d'une condition de surface libre (nœud de surpression, ventre de vitesse). La photosphère est au contact du milieu extérieur (la couronne solaire), dont l'impédance acoustique et la densité chutent très brutalement par rapport à l'intérieur. La pression totale s'y identifie à la pression extérieure, ce qui impose une surpression acoustique nulle.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Distinguez les conditions physiques sur la fonction et sur sa dérivée ; la continuité n'implique pas l'annulation de la dérivée.

« Les candidats enclins à donner une réponse, utilisent très facilement le même argument (continuité de la pression aux interfaces) à la fois pour f et f’. »

« On a pu souvent lire que comme la fonction est continue, sa dérivée est nulle. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : mode propre, pulsation propre

Résoudre l'équation différentielle avec ces conditions aux limites. En déduire les pulsations des modes propres pour donné, que l'on classera par ordre croissant en les repérant par un entier positif ou nul et qu'on notera .

Voir l'indice

Résoudre l'oscillateur harmonique spatial avec f(0)=0 puis injecter la condition en z=-H pour quantifier les nombres d'onde verticaux et les pulsations propres \omega_n.

Voir la stratégie
  1. Rechercher les solutions non triviales de l'équation différentielle établie à la question Q26 en posant k_z^2 = \frac{\omega^2}{c^2} - k_x^2 > 0.
  2. Imposer la condition en surface f(0) = 0, puis la condition à la base f'(-H) = 0 pour déterminer la quantification du nombre d'onde vertical k_z.
  3. En déduire l'expression des pulsations propres \omega_n associées à un nombre d'onde k_x fixé, classées par ordre croissant.
Voir la réponse courte

f(z) \propto \sin(k_z z) avec k_z H = (n+\frac{1}{2})\pi, conduisant à \omega_n = c\sqrt{k_x^2 + (n+\frac{1}{2})^2\pi^2/H^2}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q26, la fonction f(z) satisfait l'équation différentielle :

f''(z) + \left(\frac{\omega^2}{c^2} - k_x^2\right) f(z) = 0

Pour obtenir des solutions non triviales compatibles avec les conditions aux limites, la constante doit être strictement positive. On pose donc :

k_z^2 = \frac{\omega^2}{c^2} - k_x^2 > 0 \quad (k_z > 0)

La solution générale s'écrit :

f(z) = A \cos(k_z z) + B \sin(k_z z)

où A et B sont des constantes d'intégration.

Application des conditions aux limites :

  • En z = 0, la condition f(0) = 0 donne immédiatement :

    A = 0 \implies f(z) = B \sin(k_z z)
  • La dérivée s'écrit alors f'(z) = B k_z \cos(k_z z). La condition en z = -H impose :

    f'(-H) = B k_z \cos(-k_z H) = B k_z \cos(k_z H) = 0

Pour une solution non identiquement nulle (B \neq 0), cette condition impose l'annulation du cosinus :

k_z H = \left(n + \frac{1}{2}\right)\pi, \quad n \in \mathbb{N} = \{0, 1, 2, \dots\}

Le nombre d'onde vertical est donc quantifié selon :

k_{z, n} = \left(n + \frac{1}{2}\right)\frac{\pi}{H}

Pulsations des modes propres : En réinjectant dans la relation de dispersion \omega^2 = c^2 (k_x^2 + k_z^2), les pulsations propres \omega_n (choisies positives) s'écrivent :

\boxed{\omega_n = c \sqrt{k_x^2 + \left(n + \frac{1}{2}\right)^2 \frac{\pi^2}{H^2}}}

Pour un k_x fixé, ces pulsations forment bien une suite strictement croissante avec l'entier n \ge 0.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

N'invoquez pas de divergence sur un domaine borné, appliquez rigoureusement la condition sur la dérivée et contrôlez l'homogénéité.

« L’argument de divergence pour rejeter une solution exponentielle ne peut pas s’appliquer dans le cas de conditions aux limites dans un intervalle borné. »

« Il est inquiétant de constater qu’une condition aux limites portant sur la dérivée n’est pas correctement exploitée dans une fraction importante de copies. »

« De nombreuses erreurs de calcul auraient pu être détectées en vérifiant l’homogénéité des pulsations. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : relation de dispersion, mode propre

Représenter sur un même graphique la variation de , et en fonction de dans ce modèle.

Voir l'indice

Tracer des branches d'hyperboles admettant une pulsation de coupure \omega_c = \omega_n(k_x=0) et tendant vers l'asymptote linéaire \omega = c k_x.

Voir la réponse courte

Tracé de branches hyperboliques partant de \omega_n(0) = (n+\frac{1}{2})\frac{\pi c}{H} et asymptotes à \omega = c k_x.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q28, la relation de dispersion pour le mode n (n \in \mathbb{N}) s'écrit :

\omega_n(k_x) = c \sqrt{k_x^2 + k_{z,n}^2} = \sqrt{(c k_x)^2 + \omega_{c,n}^2}

où l'on a posé la pulsation de coupure du mode :

\omega_{c,n} = c\, k_{z,n} = \left(n + \frac{1}{2}\right)\frac{\pi c}{H}

Les trois premiers modes correspondent à n = 0, n = 1 et n = 2, soit :

\omega_{c,0} = \frac{\pi c}{2H}, \quad \omega_{c,1} = \frac{3\pi c}{2H} = 3\,\omega_{c,0}, \quad \omega_{c,2} = \frac{5\pi c}{2H} = 5\,\omega_{c,0}

Chaque courbe présente les caractéristiques remarquables suivantes :

  • Pour k_x = 0, la pulsation minimale non nulle vaut \omega_n(0) = \omega_{c,n}. La dérivée vérifie \left.\frac{\mathrm{d}\omega_n}{\mathrm{d}k_x}\right|_{k_x=0} = 0, ce qui correspond à une tangente horizontale à l'origine.
  • Pour k_x \to +\infty, les courbes admettent pour asymptote oblique commune la droite d'équation \omega = c\, k_x.
  • Dans le plan (k_x, \omega), chaque courbe est une branche d'hyperbole d'équation :

    \frac{\omega^2}{\omega_{c,n}^2} - \frac{k_x^2}{k_{z,n}^2} = 1
Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à tracer les courbes demandées, qui sont explicitement notées.

« Certains candidats ne traitent que la partie calculatoire de ces questions, alors que des graphiques (réalisables dès lors que les calculs sont traités) sont demandés et notés. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : relation de dispersion, adimensionnement

Montrer que la famille de courbes , avec , se réduit à une courbe unique si on choisit d'exprimer en fonction de . Donner l'expression de en fonction de et tracer .

Voir l'indice

Exprimer Y = (n+1/2)\pi/\omega_n en fonction du rapport X = \omega_n/k_x à partir de la relation de dispersion obtenue en Q28.

Voir la stratégie
  1. Partir de la relation de dispersion des modes propres \omega_n(k_x) établie à la question Q28.
  2. Réécrire cette relation en divisant par \omega_n^2 afin de faire apparaître naturellement les grandeurs X = \omega_n/k_x et Y = (n + \frac{1}{2})\pi/\omega_n.
  3. Isoler Y en fonction de X pour prouver l'indépendance vis-à-vis de l'entier n, puis étudier la fonction obtenue et tracer son allure.
Voir la réponse courte

En réarrangeant la relation de dispersion : Y(X) = \frac{H}{c}\sqrt{1 - \frac{c^2}{X^2}} pour X \ge c, indépendante de n.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q28, la pulsation propre du mode n vérifie :

\omega_n^2 = c^2 k_x^2 + \left(n + \frac{1}{2}\right)^2 \frac{\pi^2 c^2}{H^2}

En divisant cette relation par \omega_n^2, on obtient :

1 = c^2 \left(\frac{k_x}{\omega_n}\right)^2 + \frac{c^2}{H^2} \left[\frac{\left(n + \frac{1}{2}\right)\pi}{\omega_n}\right]^2

En introduisant les grandeurs X = \dfrac{\omega_n}{k_x} et Y = \left(n + \dfrac{1}{2}\right)\dfrac{\pi}{\omega_n}, cette équation devient :

1 = \frac{c^2}{X^2} + \frac{c^2}{H^2} Y^2

Puisque Y > 0 et que \omega_n \ge c k_x impose X \ge c, on en déduit l'expression univoque de Y en fonction de X :

\boxed{Y(X) = \frac{H}{c}\sqrt{1 - \frac{c^2}{X^2}}}

Cette relation ne fait intervenir ni le nombre d'onde k_x, ni l'entier n. Ainsi, l'infinité de courbes de dispersion \omega_n(k_x) se réduit à une courbe unique (ou courbe maîtresse) dans le plan (X, Y).

Propriétés de la fonction Y(X) :

  • Définie pour X \in [c, +\infty[ ;
  • En X = c, Y(c) = 0 avec une demi-tangente verticale :

    \frac{\mathrm{d}Y}{\mathrm{d}X} = \frac{H c}{X^3 \sqrt{1 - \frac{c^2}{X^2}}} \xrightarrow[X \to c^+]{} +\infty
  • Lorsque X \to +\infty, Y(X) tend vers l'asymptote horizontale :

    \lim_{X \to +\infty} Y(X) = \frac{H}{c}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne vous limitez pas aux calculs et tracez le graphique attendu.

« Certains candidats ne traitent que la partie calculatoire de ces questions, alors que des graphiques (réalisables dès lors que les calculs sont traités) sont demandés et notés. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : relation de dispersion, approximation eikonale

Écrire la relation de dispersion reliant , , et , où nous notons la composante verticale du vecteur d'onde à l'altitude .

Voir l'indice

Généraliser la relation de dispersion acoustique locale à l'aide de la célérité locale c(z) et des composantes k_x et k_z(z).

Voir la réponse courte

Relation de dispersion locale : k_x^2 + k_z^2(z) = \frac{\omega^2}{c^2(z)}.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'approximation de l'acoustique géométrique, le milieu est considéré comme localement homogène à l'échelle de la longueur d'onde. En chaque point d'altitude z, l'onde acoustique se propage localement à la célérité c(z) avec une pulsation temporelle \omega.

La norme locale du vecteur d'onde \vec{k}(z) = (k_x, k_z(z)) vérifie donc la relation de dispersion usuelle des ondes acoustiques non dispersives :

\|\vec{k}(z)\|^2 = k_x^2 + k_z(z)^2 = \frac{\omega^2}{c(z)^2}

On en déduit la relation de dispersion reliant \omega, k_x, k_z(z) et c(z) :

\boxed{k_x^2 + k_z(z)^2 = \frac{\omega^2}{c(z)^2}}

ou, de façon équivalente pour la composante verticale :

\boxed{k_z(z) = \sqrt{\frac{\omega^2}{c(z)^2} - k_x^2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Justifiez convenablement la relation de dispersion demandée.

« Trop peu de justifications pour cette question. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : loi de snell-descartes, acoustique géométrique

On note l'inclinaison du rayon par rapport à l'axe . Exprimer en fonction de , et . Quel est l'analogue de ce résultat en optique géométrique ?

Voir l'indice

Relier géométriquement \sin i aux composantes du vecteur d'onde \vec{k} et identifier la constante du mouvement analogue à la loi de Snell-Descartes.

Voir la réponse courte

\sin i = k_x / k = \frac{c(z)k_x}{\omega}, analogue de la loi de Snell-Descartes n(z)\sin i = \text{cste} avec un indice optique n \propto 1/c(z).

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'approximation de l'acoustique géométrique, la direction locale du rayon sonore est portée par le vecteur d'onde \vec{k} = (k_x, k_z).

L'angle i étant défini comme l'inclinaison du rayon par rapport à la verticale axiale z, les composantes horizontale et verticale de \vec{k} vérifient :

k_x = \|\vec{k}\| \sin i \quad \text{et} \quad k_z = \|\vec{k}\| \cos i

D'après la relation de dispersion établie à la question 31, la norme du vecteur d'onde vaut \|\vec{k}\| = \frac{\omega}{c(z)}. On en déduit immédiatement :

\sin i = \frac{k_x}{\|\vec{k}\|} = \frac{k_x c(z)}{\omega}
\boxed{\sin i = \frac{k_x c(z)}{\omega}}

Puisque k_x et \omega sont constants le long d'un même rayon, cette relation se réécrit sous la forme :

\frac{\sin i(z)}{c(z)} = \text{cte}

En optique géométrique, la propagation dans un milieu stratifié d'indice n(z) est régie par la loi de Snell-Descartes pour la réfraction :

n(z) \sin i(z) = \text{cte}

Ce résultat est donc l'analogue acoustique de la loi de Snell-Descartes, où la célérité locale du son c(z) joue un rôle inversement proportionnel à celui de l'indice optique (n(z) \propto \frac{1}{c(z)}).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas le cadre de l'optique géométrique avec les phénomènes diffractifs.

« On a pu lire que les phénomènes de diffraction relèvent de l’optique géométrique. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : réflexion totale, acoustique géométrique

On suppose que la vitesse du son croît indéfiniment lorsque diminue. Montrer que le rayon ne peut descendre en dessous d'une altitude , et écrire la relation entre , et .

Voir l'indice

Constater que l'angle d'inclinaison atteint i = \pi/2 lorsque k_z s'annule, ce qui fixe la profondeur maximale z_{\min}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition de propagation de l'onde acoustique soit à partir de la composante verticale du vecteur d'onde k_z(z), soit à partir de la relation donnant \sin i(z) établie à la question précédente.
  2. Exploiter la croissance de c(z) quand z diminue pour définir l'altitude de demi-tour z_{\text{min}} où le rayon devient horizontal (i = \frac{\pi}{2}).
Voir la réponse courte

Le rayon devient horizontal pour \sin i = 1, fixant la profondeur maximale par c(z_{\text{min}}) = \frac{\omega}{k_x}.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question Q32, l'inclinaison i du rayon sonore par rapport à la verticale vérifie :

\sin i(z) = \frac{k_x}{\omega}\, c(z)

Comme la fonction sinus est bornée par 1, la propagation sous forme de rayon n'est possible que si :

\sin i(z) \le 1 \iff c(z) \le \frac{\omega}{k_x}

De manière équivalente, la relation de dispersion obtenue à la question Q31 s'écrit :

k_z(z)^2 = \frac{\omega^2}{c(z)^2} - k_x^2 \ge 0

ce qui impose également c(z) \le \frac{\omega}{k_x}.

Par hypothèse, c(z) croît de manière continue et indéfinie lorsque z diminue (en s'enfonçant dans le Soleil). Il existe donc une profondeur limite, notée z_{\text{min}}, pour laquelle cette borne est atteinte :

\boxed{c(z_{\text{min}}) = \frac{\omega}{k_x}}

À cette altitude z_{\text{min}}, on a \sin i = 1, soit i = \frac{\pi}{2} : le rayon sonore devient strictement horizontal (k_z = 0). Pour z < z_{\text{min}}, on aurait k_z^2 < 0 (champ évanescent) ; le rayon ne peut donc pas pénétrer dans cette région et subit une réflexion totale continue, remontant vers la surface.

Résultat

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : acoustique géométrique, guide d'ondes

On suppose que le rayon se réfléchit lorsqu'il atteint la surface du Soleil. Dessiner alors l'allure de la trajectoire d'un rayon partant d'un point quelconque de la surface du Soleil.

Voir l'indice

Tracer une trajectoire courbée vers le haut par réfraction continue se réfléchissant périodiquement sur la surface z=0 (succession d'arches).

Voir la stratégie
  1. Décrire l'évolution de l'angle d'inclinaison i(z) au fur et à mesure que le rayon s'enfonce dans le Soleil (z décroissant), en utilisant la loi de réfraction établie à la question précédente.
  2. Décrire le comportement au point de rebroussement z_{\text{min}} puis lors de la remontée vers la surface.
  3. Prendre en compte la réflexion spéculaire à la surface du Soleil (z = 0) pour tracer l'allure globale de la trajectoire par périodicité.
Voir la réponse courte

Trajectoire courbe convexe vers le bas, faisant demi-tour à z_{\text{min}} puis réfléchie périodiquement à la surface z=0.

Voir le corrigé complet

D'après la question 32, l'angle d'inclinaison i du rayon par rapport à la verticale satisfait :

\sin i(z) = \frac{k_x c(z)}{\omega}
  • Lorsque le rayon part de la surface z = 0 et pénètre vers l'intérieur (z diminue), la vitesse du son c(z) croît, donc \sin i(z) augmente : le rayon s'écarte de la verticale et s'incurve vers l'horizontale (concavité tournée vers le haut).
  • À l'altitude minimale z_{\text{min}}, \sin i(z_{\text{min}}) = 1 d'après la question 33 : la tangente à la trajectoire devient strictement horizontale (\mathrm{d}z/\mathrm{d}x = 0), et le rayon amorce une remontée symétrique vers la surface.
  • À la surface z = 0, le rayon subit une réflexion totale (avec égalité des angles d'incidence et de réflexion), puis replonge vers l'intérieur.

La trajectoire est ainsi constituée d'une succession périodique d'arches régulières (festons), incurvées avec une tangente horizontale en z = z_{\text{min}} et des réflexions en biseau à la surface z = 0.

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : acoustique géométrique, guide d'ondes

Dessiner, pour comparaison, l'allure de la trajectoire d'un rayon pour le modèle de fluide uniforme étudié plus haut.

Voir l'indice

Tracer la trajectoire en zig-zag formée de segments de droite reliant des réflexions spéculaires entre z=0 et z=-H.

Voir la stratégie

Dans le modèle de fluide uniforme :

  1. La vitesse du son c est constante pour tout z \in [-H, 0], ce qui implique d'après la loi de Snell-Descartes (\sin i / c = \text{cste}) que l'angle d'inclinaison i est rigoureusement constant : les rayons sont des segments de droite rectilignes.
  2. Les réflexions spéculaires aux deux interfaces (en surface z = 0 et sur le fond rigide z = -H) conservent la valeur de l'angle i, conduisant à une trajectoire périodique en zigzag (en « dents de scie »).
Voir la réponse courte

Dans un milieu homogène, rayons rectilignes se propageant en zigzag par réflexions spéculaires en z=0 et z=-H.

Voir le corrigé complet

Dans un milieu homogène, la vitesse du son c ne dépend pas de l'altitude z. L'inclinaison i du rayon par rapport à la verticale est donc constante le long de la propagation :

\sin i = \frac{k_x c}{\omega} = \text{cste} \implies i = \text{cste}

Le rayon sonore se propage en ligne droite entre la surface z = 0 et la limite inférieure z = -H.

  • En z = -H, la condition aux limites de paroi rigide (f'(-H) = 0) correspond à une réflexion spéculaire : le rayon est réfléchi vers le haut avec le même angle par rapport à la verticale.
  • En z = 0, la condition aux limites de surface libre (f(0) = 0) impose également une réflexion spéculaire : le rayon repart vers le bas.

La trajectoire est ainsi une ligne brisée périodique (profil en zigzag) comprise entre z = -H et z = 0.

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : approximation wkb, mode propre

On admet que les modes propres sont déterminés par la condition

où est un entier positif ou nul, et une constante indépendante de . Montrer que pour un fluide uniforme, cette condition est équivalente à celle obtenue à la question 28 pour une valeur de qu'on précisera.

Voir l'indice

Calculer l'intégrale de Bohr-Sommerfeld pour k_z uniforme sur l'intervalle [-H,0] et identifier la constante \alpha par comparaison avec Q28.

Voir la stratégie
  1. Pour le modèle de fluide uniforme, la couche d'air est confinée entre la paroi inférieure z = -H (jouant le rôle de l'altitude minimale z_{\min} = -H) et la surface libre z = 0.
  2. La vitesse du son c étant constante, la composante verticale k_z du vecteur d'onde est indépendante de z, ce qui rend le calcul de l'intégrale immédiat.
  3. Identifier la relation obtenue avec celle établie à la question 28 pour en déduire la valeur de \alpha.
Voir la réponse courte

k_z étant constant et z_{\text{min}} = -H, \int_{-H}^0 k_z dz = k_z H = (n+\alpha)\pi, identique à Q28 pour \alpha = 1/2.

Voir le corrigé complet

Dans le modèle de fluide uniforme étudié en première partie :

  • la propagation s'effectue dans une couche d'épaisseur finie s'étendant de z = -H à z = 0, de sorte que l'altitude limite inférieure est z_{\min} = -H ;
  • la célérité c est uniforme, donc le nombre d'onde vertical k_z ne dépend pas de z :

    k_z(z) = k_z = \sqrt{\frac{\omega^2}{c^2} - k_x^2} = \text{cste}.

L'intégrale de l'équation (3) se calcule alors directement :

\int_{z_{\min}}^0 k_z(z)\,\mathrm{d}z = \int_{-H}^0 k_z\,\mathrm{d}z = k_z \left[0 - (-H)\right] = k_z H.

La condition de quantification (3) s'écrit donc :

k_z H = (n + \alpha)\pi \iff k_z = (n + \alpha)\frac{\pi}{H}.

D'après la question 28, les modes propres vérifient :

k_{z,n} = \left(n + \frac{1}{2}\right)\frac{\pi}{H}.

Par identification directe entre ces deux expressions, on en déduit :

\boxed{\alpha = \frac{1}{2}}

Résultat

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : acoustique géométrique, vitesse de phase

À quelle condition deux ondes, caractérisées par leurs pulsations et , et leurs nombres d'onde horizontaux et , correspondent-elles à des rayons identiques ?

Voir l'indice

Utiliser la conservation du rapport \sin i/c(z) pour montrer que l'ensemble de la trajectoire ne dépend que de la vitesse de phase horizontale \omega/k_x.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'équation différentielle de la trajectoire d'un rayon acoustique en fonction de la profondeur z.
  2. Identifier le paramètre dont dépend uniquement cette trajectoire, ainsi que l'altitude de retournement z_{\min}.
  3. En déduire la condition reliant (\omega, k_x) et (\omega', k'_x).
Voir la réponse courte

La trajectoire ne dépend que de \sin i(z), ce qui impose l'égalité des vitesses de phase horizontales : \omega / k_x = \omega' / k'_x.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q32, l'angle i(z) d'inclinaison locale du rayon par rapport à la verticale est régi par :

\sin i(z) = \frac{k_x c(z)}{\omega}

La pente de la trajectoire x(z) dans le plan (x, z) s'écrit donc :

\left|\frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}z}\right| = \tan i(z) = \frac{\sin i(z)}{\sqrt{1 - \sin^2 i(z)}} = \frac{c(z)}{\sqrt{\left(\dfrac{\omega}{k_x}\right)^2 - c(z)^2}}

De plus, d'après la question Q33, l'altitude de retournement z_{\min} est fixée par :

c(z_{\min}) = \frac{\omega}{k_x}

La trajectoire d'un rayon partant d'un même point de la surface dépend ainsi uniquement du rapport \dfrac{\omega}{k_x}.

Par conséquent, deux ondes (\omega, k_x) et (\omega', k'_x) correspondent à des rayons identiques si et seulement si elles possèdent le même rapport :

\boxed{\frac{\omega}{k_x} = \frac{\omega'}{k'_x}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne donnez pas la réponse incorrecte consistant à poser l'égalité des pulsations et des nombres d'onde.

« La réponse (incorrecte) kx=kx’ et w=w’ a été fréquente. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 38

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : relation de dispersion, approximation wkb

Montrer que l'équation (3) implique que tous les points de la figure 3 sont sur une courbe unique.

Voir l'indice

Effectuer un changement de variable dans l'intégrale (3) en factorisant \omega pour montrer que l'intégrale ne dépend de \omega et k_x que via le rapport X = \omega/k_x.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la composante verticale k_z(z) en factorisant par la pulsation \omega et en faisant apparaître la vitesse de phase horizontale X = \omega / k_x.
  2. Exprimer l'altitude minimale z_{\min} en fonction de X uniquement à l'aide du résultat de la question Q33.
  3. Diviser la relation (3) par \omega_n afin d'isoler l'ordonnée Y = (n+\alpha)\pi/\omega_n de la figure 3 et montrer qu'elle ne dépend que de X.
Voir la réponse courte

Factorisation de \omega dans l'intégrale : \frac{(n+\alpha)\pi}{\omega} = \int_{z_{\text{min}}(X)}^0 \sqrt{\frac{1}{c(z)^2} - \frac{1}{X^2}}\,dz = F(X), courbe universelle.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de dispersion locale (question Q31), la composante verticale du vecteur d'onde s'écrit :

k_z(z) = \sqrt{\frac{\omega^2}{c(z)^2} - k_x^2}

En introduisant l'abscisse de la figure 3, à savoir la vitesse de phase horizontale X = \frac{\omega}{k_x}, on peut factoriser par \omega :

k_z(z) = \omega \sqrt{\frac{1}{c(z)^2} - \frac{1}{X^2}}

D'après la question Q33, l'altitude de rebroussement z_{\min} vérifie c(z_{\min}) = \frac{\omega}{k_x} = X. Le profil de vitesse c(z) étant une fonction bijective décroissante de z, z_{\min} ne dépend que de X : z_{\min} = z_{\min}(X).

En substituant cette expression dans la condition de quantification (3) pour un mode propre de pulsation \omega_n :

\int_{z_{\min}(X)}^0 \omega_n \sqrt{\frac{1}{c(z)^2} - \frac{1}{X^2}} \, \mathrm{d}z = (n + \alpha) \pi

En divisant les deux membres par \omega_n, on obtient :

\frac{(n + \alpha)\pi}{\omega_n} = \int_{z_{\min}(X)}^0 \sqrt{\frac{1}{c(z)^2} - \frac{1}{X^2}} \, \mathrm{d}z

On reconnaît dans le membre de gauche l'ordonnée Y = \frac{(n + \alpha)\pi}{\omega_n} de la figure 3. L'intégrale du membre de droite ne dépend quant à elle que du profil c(z) et de la variable X. On peut donc écrire :

\boxed{Y = F(X) \quad \text{avec} \quad F(X) = \int_{z_{\min}(X)}^0 \sqrt{\frac{1}{c(z)^2} - \frac{1}{X^2}} \, \mathrm{d}z}

La fonction F est complètement indépendante de l'entier n et du mode circonférentiel l (donc de k_x). Par conséquent, tous les points (X, Y) associés aux différents modes (n, l) se placent nécessairement sur la courbe unique d'équation Y = F(X).

Résultat

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Question 39

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : approximation eikonale, ordre de grandeur

À quelles conditions sur et l'approximation géométrique, qui conduit à l'équation (3), est-elle pleinement justifiée ?

Voir l'indice

Exprimer la condition de validité de l'approximation de l'optique géométrique : la longueur d'onde acoustique locale doit être très petite devant l'échelle caractéristique de variation de la vitesse du son.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le critère fondamental de validité de l'approximation de l'acoustique géométrique (analogue de l'optique géométrique ou approximation semi-classique WKB) : la longueur d'onde locale doit être très petite devant les échelles caractéristiques de variation des propriétés du milieu.
  2. Traduire ce critère sur les composantes verticale et horizontale du vecteur d'onde en fonction des nombres quantiques n et l.
Voir la réponse courte

Validité de l'acoustique géométrique : longueurs d'onde petites devant les gradients de c(z), soit l \gg 1 et n \gg 1.

Voir le corrigé complet

L'approximation de l'acoustique géométrique (analogue à l'approximation eikonale en optique ou à l'approximation semi-classique WKB) est valable lorsque la longueur d'onde acoustique locale \lambda est très petite devant l'échelle spatiale caractéristique L de variation des paramètres du milieu (ici le gradient de vitesse du son c(z) ou de masse volumique) :

\lambda \ll L \quad \Longleftrightarrow \quad \left| \frac{\mathrm{d}\lambda}{\mathrm{d}z} \right| \ll 1

Cette condition se traduit sur les deux dimensions de l'espace :

  • Selon la direction verticale z : D'après l'équation (3), la phase verticale accumulée entre z_{\min} et la surface vaut (n+\alpha)\pi. Le mode vertical comporte donc environ n ventres de surpression. Pour que la longueur d'onde verticale \lambda_z \sim 2|z_{\min}|/n soit petite devant la profondeur de pénétration |z_{\min}| et l'échelle de variation de c(z), le nombre de nœuds doit être grand, ce qui impose :

    \boxed{n \gg 1}
  • Selon la direction horizontale x : La longueur d'onde horizontale vaut \lambda_x = \frac{2\pi}{k_x} = \frac{2\pi R}{l} d'après la question 24. Pour pouvoir définir localement un rayon acoustique sans diffraction horizontale et assimiler localement la géométrie sphérique à un milieu plan (courbure négligeable à l'échelle de l'onde), il faut que la longueur d'onde horizontale soit très petite devant le rayon du Soleil R (\lambda_x \ll R), ce qui se traduit par :

    \boxed{l \gg 1}

En résumé, l'approximation géométrique et la condition de quantification semi-classique associée sont pleinement justifiées dans le régime asymptotique :

\boxed{n \gg 1 \quad \text{et} \quad l \gg 1}

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Polytechnique Physique A PC 2024 ?

Surtout 4 chapitres : Ondes mécaniques et acoustiques (37 % des questions, partie II), Interférences lumineuses (32 %, partie I), Ondes électromagnétiques dans les milieux (14 %) et Optique géométrique (13 %). Plus ponctuellement : Mécanique du solide, Cinématique et dynamique du point et Électronique numérique : échantillonnage et modulation.

Peut-on travailler le sujet Polytechnique Physique A PC 2024 dès la première année (PCSI) ?

Peu : 3 questions sur 39 (8 %) ne demandent que le programme de PCSI : Q1, Q18 et Q20.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Polytechnique Physique A PC 2024 ?

Environ 2 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Polytechnique Physique A PC 2024 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q16 (lame quart d'onde), Q38 (relation de dispersion) et Q39 (approximation eikonale).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Polytechnique Physique A PC 2024 ?

Questions de cours : Q1 (spectre électromagnétique), Q2 (interféromètre de michelson), Q3 (interféromètre de michelson), Q5 (formule de fresnel), Q13 (lame demi-onde), Q15 (polarisation orthogonale), Q17 (loi de malus), Q22 (approximation acoustique)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q6 (intervalle spectral libre), Q21 (effet doppler-fizeau), Q28 (mode propre) et Q32 (loi de snell-descartes).

Où gagner des points facilement dans le sujet Polytechnique Physique A PC 2024 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (31 sur 39), par exemple : Q1 à Q9, Q11 à Q13, Q15, Q17 à Q21, Q23 à Q27, Q29 et Q31 à Q37. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q16, Q30 et Q38.

Le sujet Polytechnique Physique A PC 2024 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le problème a souvent été traité jusqu'à la dernière question, mais plusieurs questions ont été peu réussies (Q19, Q20, Q27), pour une moyenne de 9,51. Moyenne : 9,57/20 (écart-type 3,07, 1 332 présents).

Comment trouver la combinaison de flux proportionnelle à la vitesse en Q19 ?

En exploitant la parité par rapport au centre de raie F_0. Le décalage spectral décale le profil symétrique de la raie, ce qui induit une variation antisymétrique au premier ordre : F_1 - F_4 \propto v et F_2 - F_3 \propto v. Seule la combinaison C respecte cette imparité.

Pourquoi deux ondes acoustiques ont-elles des rayons identiques en Q37 ?

Parce que l'inclinaison locale du rayon i(z) ne dépend que de la vitesse de phase horizontale \omega/k_x, via \sin i(z) = c(z) k_x / \omega. Avoir la même trajectoire impose l'égalité des rapports \omega/k_x = \omega'/k'_x, sans exiger l'égalité séparée des pulsations et des nombres d'onde.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

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Position estimée
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 39 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,57 et d'écart-type 3,07 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.