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Corrigé détaillé Polytechnique Physique A PC 2024 (page 2/2 : Partie I (question 21) et partie II)

Mouvements de la photosphère du Soleil

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Partie I : Principe du dispositif optique (suite)

Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : effet doppler-fizeau, ordre de grandeur

Cette vitesse radiale atteint la valeur près de l'équateur du Soleil. Que vaut alors le déplacement de la raie du nickel résultant de l'effet Doppler ? On rappelle que la vitesse de la lumière dans le vide vaut . Comment se compare-t-il à la largeur de la raie ? Commenter.

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Utiliser la relation Doppler non relativiste \delta\lambda/\lambda_0 = v/c et confronter la valeur trouvée à la largeur naturelle de la raie (0{,}012\text{ nm}).

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  1. Exprimer le décalage Doppler en longueur d'onde dans le cadre non relativiste (v \ll c).
  2. Réaliser l'application numérique avec un seul chiffre significatif comme demandé en préambule.
  3. Comparer le résultat à la largeur de la raie \Delta\lambda_{\text{raie}} = 0{,}012\text{ nm} et interpréter la pertinence de cet ordre de grandeur pour l'instrument MDI.
Voir la réponse courte

\delta\lambda = \lambda_0 \frac{v}{c} \approx 4{,}5\text{ pm}, très inférieur à la largeur de la raie (50\text{ pm}), nécessitant une mesure différentielle sensible.

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La vitesse radiale v = 2 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} est très faible devant la vitesse de la lumière dans le vide c = 3 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (v/c \approx 7 \times 10^{-6} \ll 1). L'effet Doppler s'écrit donc au premier ordre non relativiste :

\frac{|\delta\lambda|}{\lambda_0} = \frac{v}{c} \implies \delta\lambda = \lambda_0 \frac{v}{c}

Avec \lambda_0 = 676{,}778\text{ nm} \approx 677\text{ nm}, on obtient :

\begin{aligned} \delta\lambda &= 677 \times 10^{-9} \times \frac{2 \times 10^3}{3 \times 10^8} \approx 4{,}5 \times 10^{-12}\text{ m} \end{aligned}

En respectant la consigne d'arrondi à un seul chiffre significatif :

\boxed{\delta\lambda \approx 5 \times 10^{-3}\text{ nm} = 5\text{ pm}}

La largeur de la raie d'absorption du nickel est \Delta\lambda_{\text{raie}} = 0{,}012\text{ nm} = 12\text{ pm}. On constate donc que :

\frac{\delta\lambda}{\Delta\lambda_{\text{raie}}} \approx \frac{4{,}5\text{ pm}}{12\text{ pm}} \approx 0{,}4

Le déplacement Doppler \delta\lambda est du même ordre de grandeur que la largeur de la raie (environ 40\,\% de celle-ci).

Commentaire : Ce déplacement est suffisamment notable pour induire une asymétrie mesurable entre les intensités F_i réparties sur la raie (et rendre la combinaison C de la question 19 très sensible à la vitesse), tout en restant assez petit pour que la raie demeure entièrement dans l'intervalle exploré par les cinq filtres et dans la bande passante du filtre de Lyot (0{,}047\text{ nm}).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il s'agit d'un décalage Doppler associé à une vitesse locale et non d'un élargissement de raie.

« Certaines copies mentionnent un élargissement de la raie du nickel par effet Doppler, sans doute du fait d’exercices classiques. »

« Il s’agit ici d’un décalage (imagerie d’une zone de la photosphère ayant une vitesse bien déterminée), qui était mentionné à la fois dans la question et dans l’introduction de l’énoncé. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Partie II : Éléments de physique des oscillations solaires

Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation

Notions : approximation acoustique, équation de d'alembert

Soit un fluide homogène au repos, isolé, de pression uniforme , dans lequel se propage une onde acoustique dans la direction . On décompose la pression en , où est une surpression de faible amplitude. Établir l'équation de propagation de la surpression dans l'approximation acoustique. Dans cette partie, on notera la vitesse du son dans le fluide.

Voir l'indice

Combiner l'équation de conservation de la masse linéarisée, l'équation d'Euler acoustique et la compressibilité isentropique pour obtenir l'équation de d'Alembert.

Voir la stratégie

Pour établir l'équation de propagation de l'onde acoustique, on applique la méthode standard :

  1. Définir les grandeurs au repos et leurs perturbations du premier ordre.
  2. Écrire les équations locales de la mécanique des fluides (conservation de la masse et équation d'Euler) et la relation thermodynamique isentropique, puis les linéariser.
  3. Éliminer la vitesse et la masse volumique pour obtenir l'équation vérifiée par la surpression p(x,t).
Voir la réponse courte

Équation d'Euler linéarisée, conservation de la masse et compressibilité isentropique mènent à l'équation de d'Alembert \frac{\partial^2 p}{\partial x^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 p}{\partial t^2} = 0.

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Considérons le fluide au repos de masse volumique \rho_0 et de pression uniforme P_0. Le passage de l'onde acoustique unidimensionnelle induit des perturbations d'amplitudes faibles :

P(x,t) = P_0 + p(x,t), \quad \rho(x,t) = \rho_0 + \rho_1(x,t), \quad \vec{v}(x,t) = v(x,t)\,\vec{u}_x

avec |p| \ll P_0, |\rho_1| \ll \rho_0 et |v| \ll c.

  • Équation de conservation de la masse :

    \frac{\partial \rho}{\partial t} + \frac{\partial (\rho v)}{\partial x} = 0

    À l'ordre 1, en négligeant le terme du second ordre \rho_1 v, il vient :

    \frac{\partial \rho_1}{\partial t} + \rho_0 \frac{\partial v}{\partial x} = 0 \tag{1}
  • Équation de la dynamique (équation d'Euler) : Le fluide étant supposé non visqueux et isolé (la pesanteur est négligée) :

    \rho\left(\frac{\partial v}{\partial t} + v\frac{\partial v}{\partial x}\right) = -\frac{\partial P}{\partial x}

    En négligeant le terme convectif non linéaire v\,\frac{\partial v}{\partial x} devant \frac{\partial v}{\partial t}, la linéarisation à l'ordre 1 donne :

    \rho_0 \frac{\partial v}{\partial t} = -\frac{\partial p}{\partial x} \tag{2}
  • Hypothèse thermodynamique : Les compressions et détendues acoustiques sont suffisamment rapides devant la diffusion thermique, mais lentes par rapport aux temps de relaxation microscopiques : les transformations sont modélisées comme adiabatiques réversibles (isentropiques). La surpression et la variation de masse volumique sont reliées par :

    p = \left(\frac{\partial P}{\partial \rho}\right)_S \rho_1 = c^2 \rho_1 \iff \rho_1 = \frac{p}{c^2} \tag{3}

    où c désigne la vitesse de propagation du son dans le fluide.

En dérivant l'équation de continuité  (1) par rapport au temps et en y injectant la relation  (3) :

\frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 p}{\partial t^2} + \rho_0 \frac{\partial^2 v}{\partial t\,\partial x} = 0

En dérivant ensuite l'équation d'Euler  (2) par rapport à x, sous réserve de régularité (théorème de Schwarz pour intervertir les dérivées croisées) :

\rho_0 \frac{\partial^2 v}{\partial x\,\partial t} = -\frac{\partial^2 p}{\partial x^2}

En combinant ces deux relations, on obtient l'équation d'onde de d'Alembert pour la surpression :

\boxed{\frac{\partial^2 p}{\partial x^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 p}{\partial t^2} = 0}

Résultat

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : opérateur laplacien, équation de d'alembert

Rappelez, sans démonstration, la généralisation de cette équation à trois dimensions.

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Remplacer la dérivée seconde spatiale 1D par l'opérateur laplacien scalaire \Delta.

Voir la réponse courte

Écriture en 3D avec l'opérateur laplacien scalaire : \Delta p - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 p}{\partial t^2} = 0.

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Dans un milieu tridimensionnel homogène et isotrope, la dérivée seconde spatiale selon x est remplacée par l'opérateur laplacien scalaire \Delta. L'équation de propagation de la surpression acoustique p(\vec{r},t) s'écrit alors sous la forme de l'équation de d'Alembert tridimensionnelle :

\boxed{\Delta p - \frac{1}{c^2} \frac{\partial^2 p}{\partial t^2} = 0}

En coordonnées cartésiennes (x,y,z), le laplacien scalaire s'exprime par :

\Delta p = \frac{\partial^2 p}{\partial x^2} + \frac{\partial^2 p}{\partial y^2} + \frac{\partial^2 p}{\partial z^2}

Résultat

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral

Notions : condition aux limites, quantification du vecteur d'onde

Les quantités physiques doivent être périodiques en , de période , correspondant à un tour complet autour du Soleil. Quelles sont alors les valeurs possibles de ? On les repérera par un entier .

Voir l'indice

Traduire la périodicité circonférentielle p(x+2\pi R) = p(x) par une condition sur le produit k_x \times (2\pi R).

Voir la réponse courte

La périodicité spatiale sur la circonférence impose k_x \times 2\pi R = 2\pi l, soit k_x = l/R avec l \in \mathbb{Z}.

Voir le corrigé complet

La surpression acoustique associée à un mode propre s'écrit :

p(x,z,t) = \mathrm{Re}\left[\mathrm{e}^{i(k_x x - \omega t)} f(z)\right]

La condition de périodicité spatiale imposée par la géométrie fermée de l'équateur impose, pour tout x, z et t :

p(x + 2\pi R, z, t) = p(x,z,t)

Cette condition est vérifiée si et seulement si le facteur de phase spatiale vérifie :

\mathrm{e}^{i k_x 2\pi R} = 1 \iff k_x \cdot 2\pi R = 2\pi l \quad \text{avec } l \in \mathbb{Z}

Les valeurs permises pour la composante horizontale du vecteur d'onde sont donc quantifiées :

\boxed{k_x = \frac{l}{R} \quad (l \in \mathbb{Z})}

Pour une onde se propageant dans le sens des x croissants (\omega > 0), on restreint généralement l à l'ensemble des entiers naturels \mathbb{N}.

Résultat

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Attention aux facteurs 2pi dans l'expression des grandeurs.

« Généralement bien traitée, quelquefois à 2pi près. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : critère de shannon, échantillonnage spatial

Les données du capteur photographique de l'instrument MDI sont traitées par ordinateur. Par analyse de Fourier, on parvient à séparer les contributions des différentes valeurs de . On parvient à reconstruire les modes jusqu'à environ . Expliquez pourquoi ce nombre est plausible, au vu des caractéristiques techniques du capteur indiquées question 18.

Voir l'indice

Appliquer le théorème d'échantillonnage de Nyquist-Shannon au nombre de pixels résolvant le diamètre solaire pour évaluer l'ordre spatial maximal.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le diamètre du Soleil sur le capteur en nombre de pixels (établi à la question Q18).
  2. Relier le degré l à la période spatiale le long de l'équateur, puis au nombre de périodes présentes sur la face visible du Soleil.
  3. Comparer ce nombre de périodes au nombre de pixels disponibles à l'aide de la condition d'échantillonnage de Shannon-Nyquist.
Voir la réponse courte

Le diamètre du Soleil s'étend sur environ 800 pixels : d'après Shannon, le nombre de modes résolubles est d'environ 400, rendant l=200 mesurable.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q18, le diamètre de l'image du Soleil sur le capteur est :

D = f\,\Delta = 1{,}867 \times 9\cdot 10^{-3} \approx 16{,}8\text{ mm}

Avec un pas de pixel p = 21\text{ }\mu\text{m}, le diamètre du disque solaire s'étend sur :

N_{\text{pix}} = \frac{D}{p} = \frac{16{,}8\cdot 10^{-3}}{21\cdot 10^{-6}} = 800\text{ pixels}

Le satellite n'observe que la face visible du Soleil, soit un demi-tour d'équateur correspondant à une longueur curviligne \pi R.

D'après la question Q24, la longueur d'onde spatiale d'un mode l le long de l'équateur est \lambda_x = \frac{2\pi R}{l}. Sur la face visible du Soleil, il y a donc :

N_{\text{périodes}} = \frac{\pi R}{\lambda_x} = \frac{l}{2}

D'après le théorème d'échantillonnage de Shannon-Nyquist, il faut au moins 2 pixels par période spatiale pour reconstruire un signal sans repliement spectral :

N_{\text{pix}} \ge 2 \, N_{\text{périodes}} = l \implies l_{\max} \approx 800

Pour l = 200, la face visible comprend \frac{l}{2} = 100\text{ périodes}, ce qui correspond en moyenne à :

\frac{N_{\text{pix}}}{N_{\text{périodes}}} = \frac{800}{100} = 8\text{ pixels par période}

Cette valeur est largement supérieure au seuil minimal de 2 pixels par période. Elle permet d'assurer une très bonne précision pour l'analyse de Fourier, tout en compensant la déformation géométrique (projection en cosinus) qui resserre les franges au voisinage du limbe solaire.

\boxed{\text{Pour } l = 200\text{, chaque période spatiale est échantillonnée par environ 8 pixels, ce qui respecte largement le critère de Shannon.}}

Résultat

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Veillez à formuler rigoureusement votre intuition physique.

« Les candidats ayant traité cette question montrent souvent une intuition en peinant à l’exprimer de manière adaptée. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : onde stationnaire, équation d'onde

On néglige la gravité, de telle sorte que l'équation de propagation de la surpression déterminée plus haut s'applique. On traite les coordonnées et comme des coordonnées cartésiennes, ce qui est justifié par l'hypothèse d'ondes peu profondes. Écrire l'équation différentielle satisfaite par .

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Injecter l'ansatz de mode propre p(x,z,t) dans l'équation de d'Alembert bidimensionnelle pour isoler l'équation différentielle en f(z).

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'opérateur laplacien en coordonnées cartésiennes (x,z) pour une onde se propageant dans le plan vertical de l'équateur (invariante selon y).
  2. Injecter la forme du mode d'oscillation recherché, p(x,z,t) = \operatorname{Re}\bigl[\underline{p}(x,z,t)\bigr] avec \underline{p}(x,z,t) = f(z)\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}(k_x x - \omega t)}, dans l'équation de d'Alembert établie à la question Q23.
  3. Simplifier l'exponentielle spatio-temporelle pour obtenir l'équation différentielle régissant f(z).
Voir la réponse courte

Séparation des variables dans d'Alembert : f''(z) + k_z^2 f(z) = 0 avec k_z^2 = \frac{\omega^2}{c^2} - k_x^2.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'approximation des ondes peu profondes au voisinage de l'équateur, la géométrie est modélisée par des coordonnées cartésiennes (x,z). La surpression ne dépendant pas de la coordonnée transverse y, le laplacien tridimensionnel se réduit à :

\Delta p = \frac{\partial^2 p}{\partial x^2} + \frac{\partial^2 p}{\partial z^2}

L'équation de propagation acoustique obtenue en Q23 s'écrit alors :

\frac{\partial^2 p}{\partial x^2} + \frac{\partial^2 p}{\partial z^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 p}{\partial t^2} = 0

En adoptant la notation complexe \underline{p}(x,z,t) = f(z)\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}(k_x x - \omega t)}, les dérivées partielles s'expriment selon :

\begin{aligned} \frac{\partial^2 \underline{p}}{\partial x^2} &= -k_x^2\,f(z)\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}(k_x x - \omega t)} \\ \frac{\partial^2 \underline{p}}{\partial z^2} &= f''(z)\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}(k_x x - \omega t)} \\ \frac{\partial^2 \underline{p}}{\partial t^2} &= -\omega^2\,f(z)\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}(k_x x - \omega t)} \end{aligned}

En injectant ces dérivées dans l'équation d'onde et en simplifiant par le terme oscillant \mathrm{e}^{\mathrm{i}(k_x x - \omega t)} \neq 0, on obtient l'équation différentielle satisfaite par f(z) :

\boxed{f''(z) + \left(\frac{\omega^2}{c^2} - k_x^2\right) f(z) = 0}

Résultat

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Vérifiez l'homogénéité de votre résultat pour écarter les erreurs d'expression.

« La vérification de l’homogénéité aurait permis d’éviter des réponses erronées. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : condition aux limites, impédance acoustique

On postule les conditions aux limites et . Interpréter physiquement ces conditions aux limites.

Voir l'indice

Relier f'(-H)=0 à la composante verticale de la vitesse acoustique (paroi rigide) et f(0)=0 à une condition de surface libre.

Voir la stratégie
  1. Relier le gradient vertical de surpression \dfrac{\partial p}{\partial z}, donc f'(z), à la composante verticale de la vitesse du fluide v_z à l'aide de l'équation d'Euler linéarisée.
  2. Interpréter la condition f'(-H) = 0 en termes de vitesse et de confinement géométrique.
  3. Interpréter la condition f(0) = 0 en termes de condition aux limites pour la surpression à une interface fluide (surface libre).
Voir la réponse courte

f(0)=0 traduit une surface libre (surpression nulle), f'(-H)=0 traduit une condition de paroi rigide (vitesse normale nulle via Euler).

Voir le corrigé complet

L'équation d'Euler linéarisée régissant le mouvement acoustique s'écrit :

\rho_0 \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} = -\vec{\nabla} p

En projetant sur l'axe vertical ascendant Oz, la composante verticale de la vitesse acoustique v_z vérifie :

\rho_0 \frac{\partial v_z}{\partial t} = -\frac{\partial p}{\partial z} = -\operatorname{Re}\left[e^{i(k_x x - \omega t)} f'(z)\right]
  • Condition en z = -H (f'(-H) = 0) :
    La dérivée spatiale f'(-H) = 0 implique \left.\dfrac{\partial p}{\partial z}\right|_{z=-H} = 0, et donc une vitesse verticale nulle :

    \boxed{v_z(x,-H,t) = 0}

    Il s'agit d'une condition de paroi rigide imperméable (nœud de vitesse, ventre de surpression). Le fond de la cavité (z = -H) se comporte comme une frontière infranchissable sur laquelle les ondes acoustiques se réfléchissent totalement vers le haut.

  • Condition en z = 0 (f(0) = 0) :
    La surpression acoustique est nulle à la surface du Soleil :

    \boxed{p(x,0,t) = 0}

    Il s'agit d'une condition de surface libre (nœud de surpression, ventre de vitesse). La photosphère est au contact du milieu extérieur (la couronne solaire), dont l'impédance acoustique et la densité chutent très brutalement par rapport à l'intérieur. La pression totale s'y identifie à la pression extérieure, ce qui impose une surpression acoustique nulle.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Distinguez les conditions physiques sur la fonction et sur sa dérivée ; la continuité n'implique pas l'annulation de la dérivée.

« Les candidats enclins à donner une réponse, utilisent très facilement le même argument (continuité de la pression aux interfaces) à la fois pour f et f’. »

« On a pu souvent lire que comme la fonction est continue, sa dérivée est nulle. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : mode propre, pulsation propre

Résoudre l'équation différentielle avec ces conditions aux limites. En déduire les pulsations des modes propres pour donné, que l'on classera par ordre croissant en les repérant par un entier positif ou nul et qu'on notera .

Voir l'indice

Résoudre l'oscillateur harmonique spatial avec f(0)=0 puis injecter la condition en z=-H pour quantifier les nombres d'onde verticaux et les pulsations propres \omega_n.

Voir la stratégie
  1. Rechercher les solutions non triviales de l'équation différentielle établie à la question Q26 en posant k_z^2 = \frac{\omega^2}{c^2} - k_x^2 > 0.
  2. Imposer la condition en surface f(0) = 0, puis la condition à la base f'(-H) = 0 pour déterminer la quantification du nombre d'onde vertical k_z.
  3. En déduire l'expression des pulsations propres \omega_n associées à un nombre d'onde k_x fixé, classées par ordre croissant.
Voir la réponse courte

f(z) \propto \sin(k_z z) avec k_z H = (n+\frac{1}{2})\pi, conduisant à \omega_n = c\sqrt{k_x^2 + (n+\frac{1}{2})^2\pi^2/H^2}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q26, la fonction f(z) satisfait l'équation différentielle :

f''(z) + \left(\frac{\omega^2}{c^2} - k_x^2\right) f(z) = 0

Pour obtenir des solutions non triviales compatibles avec les conditions aux limites, la constante doit être strictement positive. On pose donc :

k_z^2 = \frac{\omega^2}{c^2} - k_x^2 > 0 \quad (k_z > 0)

La solution générale s'écrit :

f(z) = A \cos(k_z z) + B \sin(k_z z)

où A et B sont des constantes d'intégration.

Application des conditions aux limites :

  • En z = 0, la condition f(0) = 0 donne immédiatement :

    A = 0 \implies f(z) = B \sin(k_z z)
  • La dérivée s'écrit alors f'(z) = B k_z \cos(k_z z). La condition en z = -H impose :

    f'(-H) = B k_z \cos(-k_z H) = B k_z \cos(k_z H) = 0

Pour une solution non identiquement nulle (B \neq 0), cette condition impose l'annulation du cosinus :

k_z H = \left(n + \frac{1}{2}\right)\pi, \quad n \in \mathbb{N} = \{0, 1, 2, \dots\}

Le nombre d'onde vertical est donc quantifié selon :

k_{z, n} = \left(n + \frac{1}{2}\right)\frac{\pi}{H}

Pulsations des modes propres : En réinjectant dans la relation de dispersion \omega^2 = c^2 (k_x^2 + k_z^2), les pulsations propres \omega_n (choisies positives) s'écrivent :

\boxed{\omega_n = c \sqrt{k_x^2 + \left(n + \frac{1}{2}\right)^2 \frac{\pi^2}{H^2}}}

Pour un k_x fixé, ces pulsations forment bien une suite strictement croissante avec l'entier n \ge 0.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

N'invoquez pas de divergence sur un domaine borné, appliquez rigoureusement la condition sur la dérivée et contrôlez l'homogénéité.

« L’argument de divergence pour rejeter une solution exponentielle ne peut pas s’appliquer dans le cas de conditions aux limites dans un intervalle borné. »

« Il est inquiétant de constater qu’une condition aux limites portant sur la dérivée n’est pas correctement exploitée dans une fraction importante de copies. »

« De nombreuses erreurs de calcul auraient pu être détectées en vérifiant l’homogénéité des pulsations. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : relation de dispersion, mode propre

Représenter sur un même graphique la variation de , et en fonction de dans ce modèle.

Voir l'indice

Tracer des branches d'hyperboles admettant une pulsation de coupure \omega_c = \omega_n(k_x=0) et tendant vers l'asymptote linéaire \omega = c k_x.

Voir la réponse courte

Tracé de branches hyperboliques partant de \omega_n(0) = (n+\frac{1}{2})\frac{\pi c}{H} et asymptotes à \omega = c k_x.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q28, la relation de dispersion pour le mode n (n \in \mathbb{N}) s'écrit :

\omega_n(k_x) = c \sqrt{k_x^2 + k_{z,n}^2} = \sqrt{(c k_x)^2 + \omega_{c,n}^2}

où l'on a posé la pulsation de coupure du mode :

\omega_{c,n} = c\, k_{z,n} = \left(n + \frac{1}{2}\right)\frac{\pi c}{H}

Les trois premiers modes correspondent à n = 0, n = 1 et n = 2, soit :

\omega_{c,0} = \frac{\pi c}{2H}, \quad \omega_{c,1} = \frac{3\pi c}{2H} = 3\,\omega_{c,0}, \quad \omega_{c,2} = \frac{5\pi c}{2H} = 5\,\omega_{c,0}

Chaque courbe présente les caractéristiques remarquables suivantes :

  • Pour k_x = 0, la pulsation minimale non nulle vaut \omega_n(0) = \omega_{c,n}. La dérivée vérifie \left.\frac{\mathrm{d}\omega_n}{\mathrm{d}k_x}\right|_{k_x=0} = 0, ce qui correspond à une tangente horizontale à l'origine.
  • Pour k_x \to +\infty, les courbes admettent pour asymptote oblique commune la droite d'équation \omega = c\, k_x.
  • Dans le plan (k_x, \omega), chaque courbe est une branche d'hyperbole d'équation :

    \frac{\omega^2}{\omega_{c,n}^2} - \frac{k_x^2}{k_{z,n}^2} = 1
Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à tracer les courbes demandées, qui sont explicitement notées.

« Certains candidats ne traitent que la partie calculatoire de ces questions, alors que des graphiques (réalisables dès lors que les calculs sont traités) sont demandés et notés. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : relation de dispersion, adimensionnement

Montrer que la famille de courbes , avec , se réduit à une courbe unique si on choisit d'exprimer en fonction de . Donner l'expression de en fonction de et tracer .

Voir l'indice

Exprimer Y = (n+1/2)\pi/\omega_n en fonction du rapport X = \omega_n/k_x à partir de la relation de dispersion obtenue en Q28.

Voir la stratégie
  1. Partir de la relation de dispersion des modes propres \omega_n(k_x) établie à la question Q28.
  2. Réécrire cette relation en divisant par \omega_n^2 afin de faire apparaître naturellement les grandeurs X = \omega_n/k_x et Y = (n + \frac{1}{2})\pi/\omega_n.
  3. Isoler Y en fonction de X pour prouver l'indépendance vis-à-vis de l'entier n, puis étudier la fonction obtenue et tracer son allure.
Voir la réponse courte

En réarrangeant la relation de dispersion : Y(X) = \frac{H}{c}\sqrt{1 - \frac{c^2}{X^2}} pour X \ge c, indépendante de n.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q28, la pulsation propre du mode n vérifie :

\omega_n^2 = c^2 k_x^2 + \left(n + \frac{1}{2}\right)^2 \frac{\pi^2 c^2}{H^2}

En divisant cette relation par \omega_n^2, on obtient :

1 = c^2 \left(\frac{k_x}{\omega_n}\right)^2 + \frac{c^2}{H^2} \left[\frac{\left(n + \frac{1}{2}\right)\pi}{\omega_n}\right]^2

En introduisant les grandeurs X = \dfrac{\omega_n}{k_x} et Y = \left(n + \dfrac{1}{2}\right)\dfrac{\pi}{\omega_n}, cette équation devient :

1 = \frac{c^2}{X^2} + \frac{c^2}{H^2} Y^2

Puisque Y > 0 et que \omega_n \ge c k_x impose X \ge c, on en déduit l'expression univoque de Y en fonction de X :

\boxed{Y(X) = \frac{H}{c}\sqrt{1 - \frac{c^2}{X^2}}}

Cette relation ne fait intervenir ni le nombre d'onde k_x, ni l'entier n. Ainsi, l'infinité de courbes de dispersion \omega_n(k_x) se réduit à une courbe unique (ou courbe maîtresse) dans le plan (X, Y).

Propriétés de la fonction Y(X) :

  • Définie pour X \in [c, +\infty[ ;
  • En X = c, Y(c) = 0 avec une demi-tangente verticale :

    \frac{\mathrm{d}Y}{\mathrm{d}X} = \frac{H c}{X^3 \sqrt{1 - \frac{c^2}{X^2}}} \xrightarrow[X \to c^+]{} +\infty
  • Lorsque X \to +\infty, Y(X) tend vers l'asymptote horizontale :

    \lim_{X \to +\infty} Y(X) = \frac{H}{c}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne vous limitez pas aux calculs et tracez le graphique attendu.

« Certains candidats ne traitent que la partie calculatoire de ces questions, alors que des graphiques (réalisables dès lors que les calculs sont traités) sont demandés et notés. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : relation de dispersion, approximation eikonale

Écrire la relation de dispersion reliant , , et , où nous notons la composante verticale du vecteur d'onde à l'altitude .

Voir l'indice

Généraliser la relation de dispersion acoustique locale à l'aide de la célérité locale c(z) et des composantes k_x et k_z(z).

Voir la réponse courte

Relation de dispersion locale : k_x^2 + k_z^2(z) = \frac{\omega^2}{c^2(z)}.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'approximation de l'acoustique géométrique, le milieu est considéré comme localement homogène à l'échelle de la longueur d'onde. En chaque point d'altitude z, l'onde acoustique se propage localement à la célérité c(z) avec une pulsation temporelle \omega.

La norme locale du vecteur d'onde \vec{k}(z) = (k_x, k_z(z)) vérifie donc la relation de dispersion usuelle des ondes acoustiques non dispersives :

\|\vec{k}(z)\|^2 = k_x^2 + k_z(z)^2 = \frac{\omega^2}{c(z)^2}

On en déduit la relation de dispersion reliant \omega, k_x, k_z(z) et c(z) :

\boxed{k_x^2 + k_z(z)^2 = \frac{\omega^2}{c(z)^2}}

ou, de façon équivalente pour la composante verticale :

\boxed{k_z(z) = \sqrt{\frac{\omega^2}{c(z)^2} - k_x^2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Justifiez convenablement la relation de dispersion demandée.

« Trop peu de justifications pour cette question. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : loi de snell-descartes, acoustique géométrique

On note l'inclinaison du rayon par rapport à l'axe . Exprimer en fonction de , et . Quel est l'analogue de ce résultat en optique géométrique ?

Voir l'indice

Relier géométriquement \sin i aux composantes du vecteur d'onde \vec{k} et identifier la constante du mouvement analogue à la loi de Snell-Descartes.

Voir la réponse courte

\sin i = k_x / k = \frac{c(z)k_x}{\omega}, analogue de la loi de Snell-Descartes n(z)\sin i = \text{cste} avec un indice optique n \propto 1/c(z).

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'approximation de l'acoustique géométrique, la direction locale du rayon sonore est portée par le vecteur d'onde \vec{k} = (k_x, k_z).

L'angle i étant défini comme l'inclinaison du rayon par rapport à la verticale axiale z, les composantes horizontale et verticale de \vec{k} vérifient :

k_x = \|\vec{k}\| \sin i \quad \text{et} \quad k_z = \|\vec{k}\| \cos i

D'après la relation de dispersion établie à la question 31, la norme du vecteur d'onde vaut \|\vec{k}\| = \frac{\omega}{c(z)}. On en déduit immédiatement :

\sin i = \frac{k_x}{\|\vec{k}\|} = \frac{k_x c(z)}{\omega}
\boxed{\sin i = \frac{k_x c(z)}{\omega}}

Puisque k_x et \omega sont constants le long d'un même rayon, cette relation se réécrit sous la forme :

\frac{\sin i(z)}{c(z)} = \text{cte}

En optique géométrique, la propagation dans un milieu stratifié d'indice n(z) est régie par la loi de Snell-Descartes pour la réfraction :

n(z) \sin i(z) = \text{cte}

Ce résultat est donc l'analogue acoustique de la loi de Snell-Descartes, où la célérité locale du son c(z) joue un rôle inversement proportionnel à celui de l'indice optique (n(z) \propto \frac{1}{c(z)}).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas le cadre de l'optique géométrique avec les phénomènes diffractifs.

« On a pu lire que les phénomènes de diffraction relèvent de l’optique géométrique. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : réflexion totale, acoustique géométrique

On suppose que la vitesse du son croît indéfiniment lorsque diminue. Montrer que le rayon ne peut descendre en dessous d'une altitude , et écrire la relation entre , et .

Voir l'indice

Constater que l'angle d'inclinaison atteint i = \pi/2 lorsque k_z s'annule, ce qui fixe la profondeur maximale z_{\min}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition de propagation de l'onde acoustique soit à partir de la composante verticale du vecteur d'onde k_z(z), soit à partir de la relation donnant \sin i(z) établie à la question précédente.
  2. Exploiter la croissance de c(z) quand z diminue pour définir l'altitude de demi-tour z_{\text{min}} où le rayon devient horizontal (i = \frac{\pi}{2}).
Voir la réponse courte

Le rayon devient horizontal pour \sin i = 1, fixant la profondeur maximale par c(z_{\text{min}}) = \frac{\omega}{k_x}.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question Q32, l'inclinaison i du rayon sonore par rapport à la verticale vérifie :

\sin i(z) = \frac{k_x}{\omega}\, c(z)

Comme la fonction sinus est bornée par 1, la propagation sous forme de rayon n'est possible que si :

\sin i(z) \le 1 \iff c(z) \le \frac{\omega}{k_x}

De manière équivalente, la relation de dispersion obtenue à la question Q31 s'écrit :

k_z(z)^2 = \frac{\omega^2}{c(z)^2} - k_x^2 \ge 0

ce qui impose également c(z) \le \frac{\omega}{k_x}.

Par hypothèse, c(z) croît de manière continue et indéfinie lorsque z diminue (en s'enfonçant dans le Soleil). Il existe donc une profondeur limite, notée z_{\text{min}}, pour laquelle cette borne est atteinte :

\boxed{c(z_{\text{min}}) = \frac{\omega}{k_x}}

À cette altitude z_{\text{min}}, on a \sin i = 1, soit i = \frac{\pi}{2} : le rayon sonore devient strictement horizontal (k_z = 0). Pour z < z_{\text{min}}, on aurait k_z^2 < 0 (champ évanescent) ; le rayon ne peut donc pas pénétrer dans cette région et subit une réflexion totale continue, remontant vers la surface.

Résultat

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : acoustique géométrique, guide d'ondes

On suppose que le rayon se réfléchit lorsqu'il atteint la surface du Soleil. Dessiner alors l'allure de la trajectoire d'un rayon partant d'un point quelconque de la surface du Soleil.

Voir l'indice

Tracer une trajectoire courbée vers le haut par réfraction continue se réfléchissant périodiquement sur la surface z=0 (succession d'arches).

Voir la stratégie
  1. Décrire l'évolution de l'angle d'inclinaison i(z) au fur et à mesure que le rayon s'enfonce dans le Soleil (z décroissant), en utilisant la loi de réfraction établie à la question précédente.
  2. Décrire le comportement au point de rebroussement z_{\text{min}} puis lors de la remontée vers la surface.
  3. Prendre en compte la réflexion spéculaire à la surface du Soleil (z = 0) pour tracer l'allure globale de la trajectoire par périodicité.
Voir la réponse courte

Trajectoire courbe convexe vers le bas, faisant demi-tour à z_{\text{min}} puis réfléchie périodiquement à la surface z=0.

Voir le corrigé complet

D'après la question 32, l'angle d'inclinaison i du rayon par rapport à la verticale satisfait :

\sin i(z) = \frac{k_x c(z)}{\omega}
  • Lorsque le rayon part de la surface z = 0 et pénètre vers l'intérieur (z diminue), la vitesse du son c(z) croît, donc \sin i(z) augmente : le rayon s'écarte de la verticale et s'incurve vers l'horizontale (concavité tournée vers le haut).
  • À l'altitude minimale z_{\text{min}}, \sin i(z_{\text{min}}) = 1 d'après la question 33 : la tangente à la trajectoire devient strictement horizontale (\mathrm{d}z/\mathrm{d}x = 0), et le rayon amorce une remontée symétrique vers la surface.
  • À la surface z = 0, le rayon subit une réflexion totale (avec égalité des angles d'incidence et de réflexion), puis replonge vers l'intérieur.

La trajectoire est ainsi constituée d'une succession périodique d'arches régulières (festons), incurvées avec une tangente horizontale en z = z_{\text{min}} et des réflexions en biseau à la surface z = 0.

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : acoustique géométrique, guide d'ondes

Dessiner, pour comparaison, l'allure de la trajectoire d'un rayon pour le modèle de fluide uniforme étudié plus haut.

Voir l'indice

Tracer la trajectoire en zig-zag formée de segments de droite reliant des réflexions spéculaires entre z=0 et z=-H.

Voir la stratégie

Dans le modèle de fluide uniforme :

  1. La vitesse du son c est constante pour tout z \in [-H, 0], ce qui implique d'après la loi de Snell-Descartes (\sin i / c = \text{cste}) que l'angle d'inclinaison i est rigoureusement constant : les rayons sont des segments de droite rectilignes.
  2. Les réflexions spéculaires aux deux interfaces (en surface z = 0 et sur le fond rigide z = -H) conservent la valeur de l'angle i, conduisant à une trajectoire périodique en zigzag (en « dents de scie »).
Voir la réponse courte

Dans un milieu homogène, rayons rectilignes se propageant en zigzag par réflexions spéculaires en z=0 et z=-H.

Voir le corrigé complet

Dans un milieu homogène, la vitesse du son c ne dépend pas de l'altitude z. L'inclinaison i du rayon par rapport à la verticale est donc constante le long de la propagation :

\sin i = \frac{k_x c}{\omega} = \text{cste} \implies i = \text{cste}

Le rayon sonore se propage en ligne droite entre la surface z = 0 et la limite inférieure z = -H.

  • En z = -H, la condition aux limites de paroi rigide (f'(-H) = 0) correspond à une réflexion spéculaire : le rayon est réfléchi vers le haut avec le même angle par rapport à la verticale.
  • En z = 0, la condition aux limites de surface libre (f(0) = 0) impose également une réflexion spéculaire : le rayon repart vers le bas.

La trajectoire est ainsi une ligne brisée périodique (profil en zigzag) comprise entre z = -H et z = 0.

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : approximation wkb, mode propre

On admet que les modes propres sont déterminés par la condition

où est un entier positif ou nul, et une constante indépendante de . Montrer que pour un fluide uniforme, cette condition est équivalente à celle obtenue à la question 28 pour une valeur de qu'on précisera.

Voir l'indice

Calculer l'intégrale de Bohr-Sommerfeld pour k_z uniforme sur l'intervalle [-H,0] et identifier la constante \alpha par comparaison avec Q28.

Voir la stratégie
  1. Pour le modèle de fluide uniforme, la couche d'air est confinée entre la paroi inférieure z = -H (jouant le rôle de l'altitude minimale z_{\min} = -H) et la surface libre z = 0.
  2. La vitesse du son c étant constante, la composante verticale k_z du vecteur d'onde est indépendante de z, ce qui rend le calcul de l'intégrale immédiat.
  3. Identifier la relation obtenue avec celle établie à la question 28 pour en déduire la valeur de \alpha.
Voir la réponse courte

k_z étant constant et z_{\text{min}} = -H, \int_{-H}^0 k_z dz = k_z H = (n+\alpha)\pi, identique à Q28 pour \alpha = 1/2.

Voir le corrigé complet

Dans le modèle de fluide uniforme étudié en première partie :

  • la propagation s'effectue dans une couche d'épaisseur finie s'étendant de z = -H à z = 0, de sorte que l'altitude limite inférieure est z_{\min} = -H ;
  • la célérité c est uniforme, donc le nombre d'onde vertical k_z ne dépend pas de z :

    k_z(z) = k_z = \sqrt{\frac{\omega^2}{c^2} - k_x^2} = \text{cste}.

L'intégrale de l'équation (3) se calcule alors directement :

\int_{z_{\min}}^0 k_z(z)\,\mathrm{d}z = \int_{-H}^0 k_z\,\mathrm{d}z = k_z \left[0 - (-H)\right] = k_z H.

La condition de quantification (3) s'écrit donc :

k_z H = (n + \alpha)\pi \iff k_z = (n + \alpha)\frac{\pi}{H}.

D'après la question 28, les modes propres vérifient :

k_{z,n} = \left(n + \frac{1}{2}\right)\frac{\pi}{H}.

Par identification directe entre ces deux expressions, on en déduit :

\boxed{\alpha = \frac{1}{2}}

Résultat

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : acoustique géométrique, vitesse de phase

À quelle condition deux ondes, caractérisées par leurs pulsations et , et leurs nombres d'onde horizontaux et , correspondent-elles à des rayons identiques ?

Voir l'indice

Utiliser la conservation du rapport \sin i/c(z) pour montrer que l'ensemble de la trajectoire ne dépend que de la vitesse de phase horizontale \omega/k_x.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'équation différentielle de la trajectoire d'un rayon acoustique en fonction de la profondeur z.
  2. Identifier le paramètre dont dépend uniquement cette trajectoire, ainsi que l'altitude de retournement z_{\min}.
  3. En déduire la condition reliant (\omega, k_x) et (\omega', k'_x).
Voir la réponse courte

La trajectoire ne dépend que de \sin i(z), ce qui impose l'égalité des vitesses de phase horizontales : \omega / k_x = \omega' / k'_x.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q32, l'angle i(z) d'inclinaison locale du rayon par rapport à la verticale est régi par :

\sin i(z) = \frac{k_x c(z)}{\omega}

La pente de la trajectoire x(z) dans le plan (x, z) s'écrit donc :

\left|\frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}z}\right| = \tan i(z) = \frac{\sin i(z)}{\sqrt{1 - \sin^2 i(z)}} = \frac{c(z)}{\sqrt{\left(\dfrac{\omega}{k_x}\right)^2 - c(z)^2}}

De plus, d'après la question Q33, l'altitude de retournement z_{\min} est fixée par :

c(z_{\min}) = \frac{\omega}{k_x}

La trajectoire d'un rayon partant d'un même point de la surface dépend ainsi uniquement du rapport \dfrac{\omega}{k_x}.

Par conséquent, deux ondes (\omega, k_x) et (\omega', k'_x) correspondent à des rayons identiques si et seulement si elles possèdent le même rapport :

\boxed{\frac{\omega}{k_x} = \frac{\omega'}{k'_x}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne donnez pas la réponse incorrecte consistant à poser l'égalité des pulsations et des nombres d'onde.

« La réponse (incorrecte) kx=kx’ et w=w’ a été fréquente. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2024

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Question 38

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : relation de dispersion, approximation wkb

Montrer que l'équation (3) implique que tous les points de la figure 3 sont sur une courbe unique.

Voir l'indice

Effectuer un changement de variable dans l'intégrale (3) en factorisant \omega pour montrer que l'intégrale ne dépend de \omega et k_x que via le rapport X = \omega/k_x.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la composante verticale k_z(z) en factorisant par la pulsation \omega et en faisant apparaître la vitesse de phase horizontale X = \omega / k_x.
  2. Exprimer l'altitude minimale z_{\min} en fonction de X uniquement à l'aide du résultat de la question Q33.
  3. Diviser la relation (3) par \omega_n afin d'isoler l'ordonnée Y = (n+\alpha)\pi/\omega_n de la figure 3 et montrer qu'elle ne dépend que de X.
Voir la réponse courte

Factorisation de \omega dans l'intégrale : \frac{(n+\alpha)\pi}{\omega} = \int_{z_{\text{min}}(X)}^0 \sqrt{\frac{1}{c(z)^2} - \frac{1}{X^2}}\,dz = F(X), courbe universelle.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de dispersion locale (question Q31), la composante verticale du vecteur d'onde s'écrit :

k_z(z) = \sqrt{\frac{\omega^2}{c(z)^2} - k_x^2}

En introduisant l'abscisse de la figure 3, à savoir la vitesse de phase horizontale X = \frac{\omega}{k_x}, on peut factoriser par \omega :

k_z(z) = \omega \sqrt{\frac{1}{c(z)^2} - \frac{1}{X^2}}

D'après la question Q33, l'altitude de rebroussement z_{\min} vérifie c(z_{\min}) = \frac{\omega}{k_x} = X. Le profil de vitesse c(z) étant une fonction bijective décroissante de z, z_{\min} ne dépend que de X : z_{\min} = z_{\min}(X).

En substituant cette expression dans la condition de quantification (3) pour un mode propre de pulsation \omega_n :

\int_{z_{\min}(X)}^0 \omega_n \sqrt{\frac{1}{c(z)^2} - \frac{1}{X^2}} \, \mathrm{d}z = (n + \alpha) \pi

En divisant les deux membres par \omega_n, on obtient :

\frac{(n + \alpha)\pi}{\omega_n} = \int_{z_{\min}(X)}^0 \sqrt{\frac{1}{c(z)^2} - \frac{1}{X^2}} \, \mathrm{d}z

On reconnaît dans le membre de gauche l'ordonnée Y = \frac{(n + \alpha)\pi}{\omega_n} de la figure 3. L'intégrale du membre de droite ne dépend quant à elle que du profil c(z) et de la variable X. On peut donc écrire :

\boxed{Y = F(X) \quad \text{avec} \quad F(X) = \int_{z_{\min}(X)}^0 \sqrt{\frac{1}{c(z)^2} - \frac{1}{X^2}} \, \mathrm{d}z}

La fonction F est complètement indépendante de l'entier n et du mode circonférentiel l (donc de k_x). Par conséquent, tous les points (X, Y) associés aux différents modes (n, l) se placent nécessairement sur la courbe unique d'équation Y = F(X).

Résultat

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Question 39

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : approximation eikonale, ordre de grandeur

À quelles conditions sur et l'approximation géométrique, qui conduit à l'équation (3), est-elle pleinement justifiée ?

Voir l'indice

Exprimer la condition de validité de l'approximation de l'optique géométrique : la longueur d'onde acoustique locale doit être très petite devant l'échelle caractéristique de variation de la vitesse du son.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le critère fondamental de validité de l'approximation de l'acoustique géométrique (analogue de l'optique géométrique ou approximation semi-classique WKB) : la longueur d'onde locale doit être très petite devant les échelles caractéristiques de variation des propriétés du milieu.
  2. Traduire ce critère sur les composantes verticale et horizontale du vecteur d'onde en fonction des nombres quantiques n et l.
Voir la réponse courte

Validité de l'acoustique géométrique : longueurs d'onde petites devant les gradients de c(z), soit l \gg 1 et n \gg 1.

Voir le corrigé complet

L'approximation de l'acoustique géométrique (analogue à l'approximation eikonale en optique ou à l'approximation semi-classique WKB) est valable lorsque la longueur d'onde acoustique locale \lambda est très petite devant l'échelle spatiale caractéristique L de variation des paramètres du milieu (ici le gradient de vitesse du son c(z) ou de masse volumique) :

\lambda \ll L \quad \Longleftrightarrow \quad \left| \frac{\mathrm{d}\lambda}{\mathrm{d}z} \right| \ll 1

Cette condition se traduit sur les deux dimensions de l'espace :

  • Selon la direction verticale z : D'après l'équation (3), la phase verticale accumulée entre z_{\min} et la surface vaut (n+\alpha)\pi. Le mode vertical comporte donc environ n ventres de surpression. Pour que la longueur d'onde verticale \lambda_z \sim 2|z_{\min}|/n soit petite devant la profondeur de pénétration |z_{\min}| et l'échelle de variation de c(z), le nombre de nœuds doit être grand, ce qui impose :

    \boxed{n \gg 1}
  • Selon la direction horizontale x : La longueur d'onde horizontale vaut \lambda_x = \frac{2\pi}{k_x} = \frac{2\pi R}{l} d'après la question 24. Pour pouvoir définir localement un rayon acoustique sans diffraction horizontale et assimiler localement la géométrie sphérique à un milieu plan (courbure négligeable à l'échelle de l'onde), il faut que la longueur d'onde horizontale soit très petite devant le rayon du Soleil R (\lambda_x \ll R), ce qui se traduit par :

    \boxed{l \gg 1}

En résumé, l'approximation géométrique et la condition de quantification semi-classique associée sont pleinement justifiées dans le régime asymptotique :

\boxed{n \gg 1 \quad \text{et} \quad l \gg 1}

Résultat

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