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Corrigé détaillé Mines Physique 2 PSI 2020

La lévitation acoustique

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 4 questions sur 25. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : BCPST1 1 question.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Ondes et signaux, Électrocinétique et électronique, Conversion de puissance · 6 incontournables · 4 questions de première année
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Ce sujet aborde de façon progressive et concrète le phénomène de lévitation acoustique d'objets millimétriques à l'aide d'ondes ultrasonores stationnaires. La première partie propose une étude acoustique complète : établissement des équations d'ondes dans l'air, formation de l'onde stationnaire dans la cavité résonante, limites de l'approximation linéaire et introduction de la pression de radiation non linéaire du second ordre permettant d'expliquer le piégeage stable des particules. La seconde partie, orientée génie électrique, s'intéresse à l'alimentation du transducteur piézoélectrique par un onduleur monophasé en pont (MLI précurseur à commande décalée avec paliers nuls) suivi d'un filtrage passe-bas inductif pour purifier spectralement le signal. C'est un sujet incontournable et très équilibré pour la filière PSI, associant mécanique des fluides acoustique, analyse harmonique et électronique de puissance.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 2 h 05 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

6 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

15 questions rapides et accessibles
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Rapides et accessibles (15) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    La partie II (questions Q18 à Q25), consacrée à l'électronique de puissance et au filtrage, est totalement indépendante de la partie I dédiée aux ondes acoustiques.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

25 questions
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Partie I : La lévitation grâce à une onde sonore

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : approximation acoustique, perturbation acoustique

Rappeler les hypothèses de l'approximation acoustique. Sauf mention contraire, on suppose ces hypothèses vérifiées par la suite.

Voir l'indice

Énoncer les conditions sur la vitesse particulaire par rapport à la célérité, les amplitudes des perturbations relatives de pression et de masse volumique, ainsi que le caractère parfait et isentropique du fluide.

Voir la réponse courte

Perturbation de faible amplitude (v_1 \ll c, p_1 \ll P_0, \mu_1 \ll \mu_0), fluide non visqueux et transformation isentropique.

Voir le corrigé complet

L'approximation acoustique repose sur un ensemble d'hypothèses physiques permettant de linéariser les équations de la mécanique des fluides :

  1. Perturbations de faibles amplitudes (hypothèse de linéarisation) :

    • Le champ de vitesse de l'onde reste très petit devant la célérité du son dans le milieu :

      \|\vec{v}_1\| \ll c
    • Les fluctuations de pression et de masse volumique sont très petites devant leurs valeurs de repos :

      |p_1| \ll P_0 \quad \text{et} \quad |\mu_1| \ll \mu_0

      Cette hypothèse autorise la négligence de tous les termes non linéaires (notamment le terme convectif (\vec{v}_1\cdot\vec{\nabla})\vec{v}_1 et les produits de termes perturbatifs tels que \mu_1\vec{v}_1).

  2. Fluide non visqueux (fluide parfait) : Les effets de viscosité (frottements internes et dissipation mécanique) sont négligés au sein de l'onde.
  3. Caractère isentropique des transformations (adiabatiques et réversibles) :

    • Les transferts thermiques par conduction entre tranches fluides voisines sont trop lents à l'échelle d'une période acoustique T ; les échanges de chaleur sont donc négligeables (transformation adiabatique).
    • En l'absence de viscosité et d'échanges thermiques, la transformation subie par chaque particule fluide est réversible, donc isentropique.
  4. Négligence de la pesanteur sur la dynamique de l'onde : Les gradients de pression acoustique sont très grands devant le terme de pesanteur \mu_0 g, ce qui découple la perturbation acoustique de l'état d'équilibre hydrostatique au repos.
Voir ce qu'a relevé le jury

Les hypothèses de l'approximation acoustique doivent être maîtrisées.

« Les hypothèses de l’approximation acoustique sont souvent méconnues. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : dérivée particulaire, approximation acoustique

On considère une particule fluide, de volume , mise en mouvement par le passage de l'onde sonore. Montrer que, dans l'approximation acoustique, son accélération peut s'écrire .

Voir l'indice

Exprimer la dérivée particulaire de la vitesse selon le formalisme eulérien et justifier la négligeabilité du terme convectif (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} devant le terme instationnaire dans l'approximation linéaire.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'accélération d'une particule fluide en description eulérienne à l'aide de la dérivée particulaire (terme instationnaire et terme convectif).
  2. Évaluer les ordres de grandeur respectifs de ces deux termes à l'aide des échelles caractéristiques de pulsation \omega et de longueur d'onde \lambda.
  3. Conclure en utilisant l'hypothèse de l'approximation acoustique v_1 \ll c.
Voir la réponse courte

Écriture de la dérivée particulaire \partial \vec{v}/\partial t + (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} et élimination du terme convectif du second ordre.

Voir le corrigé complet

En description eulérienne, l'accélération d'une particule fluide s'obtient par la dérivée particulaire du champ des vitesses :

\vec{a} = \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v}

Le champ des vitesses étant purement suivant \widehat{e}_z et unidimensionnel (\vec{v} = v_1(z,t)\,\widehat{e}_z), le terme convectif s'écrit simplement :

(\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} = v_1 \frac{\partial v_1}{\partial z}\,\widehat{e}_z

Notons T = \frac{2\pi}{\omega} et \lambda = \frac{c}{f} = \frac{2\pi c}{\omega} les échelles caractéristiques de temps et d'espace de l'onde sonore. Les ordres de grandeur des deux composantes de l'accélération sont :

\begin{aligned} \left\| \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} \right\| &\sim \omega\, v_1 \\ \|(\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v}\| &\sim v_1 \frac{v_1}{\lambda} \sim v_1 \frac{\omega}{c} v_1 = \frac{v_1}{c} \left( \omega\, v_1 \right) \end{aligned}

Le rapport du terme convectif sur le terme d'accélération locale s'évalue ainsi :

\frac{\|(\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v}\|}{\left\| \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} \right\|} \sim \frac{v_1}{c}

Or, l'approximation acoustique stipule que la vitesse particulaire est très faible devant la célérité du son (v_1 \ll c). Le terme convectif non linéaire d'ordre 2 est donc négligeable devant le terme d'accélération locale d'ordre 1.

On en déduit l'expression linéarisée de l'accélération :

\boxed{\vec{a} = \frac{\partial \vec{v}}{\partial t}}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : équation d'euler, approximation acoustique

Écrire, en projection sur , l'équation aux dérivées partielles obtenue en appliquant la relation fondamentale de la dynamique à une particule de fluide de volume et de masse . Que donne cette relation si la particule est au repos ? Compte-tenu de cette seconde relation, déterminer finalement une équation aux dérivées partielles reliant les seules grandeurs , et .

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à une particule fluide soumise aux forces de pression et de pesanteur ; utiliser la relation hydrostatique au repos pour isoler les termes d'ordre 1.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la relation fondamentale de la dynamique à la particule fluide dans le référentiel d'étude galiléen en projetant selon \widehat{e}_z et en prenant en compte les forces de pression et la pesanteur.
  2. Identifier la relation d'équilibre hydrostatique obtenue pour un fluide au repos (v_1 = 0, p_1 = 0).
  3. Éliminer l'état fondamental de repos pour n'obtenir que l'équation d'Euler acoustique reliant \mu_0, v_1 et p_1.
Voir la réponse courte

Application de la relation fondamentale de la dynamique linéarisée et soustraction de la relation de la statique des fluides au repos.

Voir le corrigé complet

Considérons une particule fluide de volume \mathrm{d}\tau et de masse \mathrm{d}m = \mu_0 \mathrm{d}\tau, repérée à la cote z. Dans le référentiel lié au laboratoire supposé galiléen, le bilan des forces extérieures s'exerçant sur cette particule s'écrit :

  • la force pressante résultante : \mathrm{d}\vec{F}_p = -\vec{\nabla} P\,\mathrm{d}\tau = -\dfrac{\partial P}{\partial z}\,\mathrm{d}\tau\,\widehat{e}_z ;
  • le poids : \mathrm{d}\vec{P} = \mathrm{d}m\,\vec{g} = -\mu_0 g\,\mathrm{d}\tau\,\widehat{e}_z (avec \vec{g} = -g\,\widehat{e}_z).

En utilisant l'expression linéarisée de l'accélération particulaire établie à la question Q2 (\vec{a} \approx \dfrac{\partial v_1}{\partial t}\widehat{e}_z), la relation fondamentale de la dynamique donne, en projection sur l'axe vertical ascendant \widehat{e}_z et après simplification par \mathrm{d}\tau :

\boxed{\mu_0 \frac{\partial v_1}{\partial t} = -\frac{\partial P}{\partial z} - \mu_0 g}

Au repos, en l'absence d'onde acoustique, la vitesse est nulle (v_1 = 0) et la pression est égale à la pression hydrostatique P_0(z). L'équation précédente se réduit à la relation fondamentale de la statique des fluides :

\boxed{\frac{\mathrm{d}P_0}{\mathrm{d}z} = -\mu_0 g}

En décomposant la pression totale P(z,t) = P_0(z) + p_1(z,t), le terme de gradient spatial de pression devient :

\frac{\partial P}{\partial z} = \frac{\mathrm{d}P_0}{\mathrm{d}z} + \frac{\partial p_1}{\partial z} = -\mu_0 g + \frac{\partial p_1}{\partial z}

En reportant cette expression dans la RFD, les termes hydrostatiques se compensent exactement, ce qui conduit à l'équation aux dérivées partielles recherchée :

\boxed{\mu_0 \frac{\partial v_1}{\partial t} = -\frac{\partial p_1}{\partial z}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il ne faut pas oublier les forces de pression et se rappeler que la surpression est nulle au repos.

« Certains copies négligent les forces de pression ou n’écrivent qu’une seule force surfacique. »

« Au repos, soit en l’absence de perturbation, la surpression p1(z, t) est nulle. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : conservation de la masse, compressibilité isentropique

Donner les expressions linéarisées des relations locales traduisant, d'une part la conservation de la masse, et d'autre part le caractère isentropique de l'évolution du fluide sous l'effet de l'onde acoustique.

Voir l'indice

Partir de l'équation de continuité locale linéarisée, puis relier la surpression à la surdensité au moyen du coefficient de compressibilité isentropique \chi_S = \frac{1}{\mu_0}\left(\frac{\partial \mu}{\partial P}\right)_S.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation locale exacte de conservation de la masse (équation de continuité), puis injecter les décompositions des champs au premier ordre en négligeant les termes non linéaires (d'ordre 2).
  2. Utiliser la définition thermodynamique du coefficient de compressibilité isentropique \chi_S pour relier la fluctuation de masse volumique \mu_1 à la surpression acoustique p_1.
Voir la réponse courte

Formes linéarisées de la conservation de la masse \partial\mu_1/\partial t + \mu_0 \partial v_1/\partial z = 0 et de l'évolution isentropique p_1 = c^2 \mu_1.

Voir le corrigé complet

1. Conservation de la masse

L'équation locale de conservation de la masse s'écrit de manière exacte :

\frac{\partial \mu}{\partial t} + \operatorname{div}(\mu \vec{v}) = 0

Pour un écoulement unidimensionnel selon l'axe Oz, le terme de divergence se réduit à \frac{\partial(\mu v_1)}{\partial z}. En remplaçant \mu(z,t) = \mu_0 + \mu_1(z,t) avec \mu_0 uniforme et stationnaire, et \vec{v}(z,t) = v_1(z,t)\widehat{e}_z :

\frac{\partial \mu_1}{\partial t} + \frac{\partial}{\partial z}\left[(\mu_0 + \mu_1) v_1\right] = 0

Au premier ordre acoustique, le produit \mu_1 v_1 est un terme d'ordre 2 négligeable devant \mu_0 v_1. La relation locale linéarisée s'écrit donc :

\boxed{\frac{\partial \mu_1}{\partial t} + \mu_0 \frac{\partial v_1}{\partial z} = 0}

2. Caractère isentropique de l'évolution

L'évolution du fluide étant supposée adiabatique et réversible (donc isentropique), le coefficient de compressibilité isentropique est défini par :

\chi_S = -\frac{1}{V}\left(\frac{\partial V}{\partial P}\right)_S = \frac{1}{\mu}\left(\frac{\partial \mu}{\partial P}\right)_S

car pour une masse m = \mu V constante, \mathrm{d}\mu/\mu = -\mathrm{d}V/V.

Pour de petites variations autour de l'état de repos (\mu_0, P_0), on effectue un développement au premier ordre à entropie constante :

\mu_1 \approx \left(\frac{\partial \mu}{\partial P}\right)_S p_1 = \mu_0 \chi_S p_1

La relation locale reliant la surpression et la perturbation de masse volumique est ainsi :

\boxed{\mu_1(z,t) = \mu_0 \chi_S \, p_1(z,t)}

que l'on peut également écrire sous forme dérivée par rapport au temps :

\frac{\partial \mu_1}{\partial t} = \mu_0 \chi_S \frac{\partial p_1}{\partial t}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury attendait explicitement les expressions linéarisées des relations locales.

« Les expressions linéarisées sont demandées. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : équation de d'alembert, célérité du son

Montrer que le champ des vitesses vérifie une équation de propagation de la forme

Quel est le nom de cette équation ? Exprimer en fonction des paramètres pertinents.

Voir l'indice

Combiner la dérivée temporelle de l'équation de conservation de la masse et la dérivée spatiale de l'équation d'Euler pour éliminer le terme de pression et identifier la vitesse du son c.

Voir la stratégie
  1. Combiner la loi de comportement isentropique et l'équation de conservation de la masse obtenues en Q4 pour relier \dfrac{\partial p_1}{\partial t} et \dfrac{\partial v_1}{\partial z}.
  2. Éliminer la surpression p_1(z,t) par dérivation croisée entre cette relation et l'équation d'Euler linéarisée issue de Q3 en invoquant le théorème de Schwarz.
  3. Identifier la forme de l'équation obtenue avec l'équation de d'Alembert pour exprimer la célérité c en fonction de \mu_0 et \chi_S.
Voir la réponse courte

Combinaison par dérivations croisées de la RFD et de la conservation de la masse pour obtenir l'équation de d'Alembert.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q4, la conservation de la masse et le comportement isentropique s'écrivent :

\begin{aligned} \frac{\partial \mu_1}{\partial t} + \mu_0 \frac{\partial v_1}{\partial z} &= 0 \\ \mu_1 &= \mu_0 \chi_S p_1 \end{aligned}

En dérivant la seconde relation par rapport au temps t (\mu_0 et \chi_S étant constants) et en l'injectant dans la première, on obtient :

\chi_S \frac{\partial p_1}{\partial t} + \frac{\partial v_1}{\partial z} = 0 \tag{1}

D'après la question Q3, l'équation du mouvement (Euler acoustique) est :

\mu_0 \frac{\partial v_1}{\partial t} = -\frac{\partial p_1}{\partial z} \tag{2}

Dérivons l'équation (1) par rapport à z et l'équation (2) par rapport à t :

\begin{aligned} \frac{\partial^2 v_1}{\partial z^2} &= -\chi_S \frac{\partial^2 p_1}{\partial z \partial t} \\ \mu_0 \frac{\partial^2 v_1}{\partial t^2} &= -\frac{\partial^2 p_1}{\partial t \partial z} \end{aligned}

Puisque les champs sont de classe \mathcal{C}^2, le théorème de Schwarz assure l'égalité des dérivées partielles croisées :

\frac{\partial^2 p_1}{\partial z \partial t} = \frac{\partial^2 p_1}{\partial t \partial z}

Il vient ainsi :

\begin{aligned} \frac{\partial^2 v_1}{\partial z^2} &= -\chi_S \left(-\mu_0 \frac{\partial^2 v_1}{\partial t^2}\right) = \mu_0 \chi_S \frac{\partial^2 v_1}{\partial t^2} \end{aligned}

soit :

\frac{\partial^2 v_1}{\partial z^2} - \mu_0 \chi_S \frac{\partial^2 v_1}{\partial t^2} = 0

Cette équation est l'équation de d'Alembert (ou équation des ondes à une dimension non dispersive). Par identification avec la forme demandée :

\frac{1}{c^2} = \mu_0 \chi_S

On en déduit l'expression de la célérité c :

\boxed{c = \frac{1}{\sqrt{\mu_0 \chi_S}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il ne faut pas forcer les calculs pour retrouver l'équation de D'Alembert mais vérifier ses équations précédentes.

« L’obtention de l’équation de D’Alembert ne peut s’obtenir qu’à partir de formules correctes aux questions précédentes. »

« Il ne faut pas « forcer » les calculs pour obtenir le résultat mais utiliser le calcul pour se rendre compte des erreurs éventuelles faites précédemment. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 6

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : diffusion thermique, temps caractéristique

On note la longueur d'onde associée au phénomène propagatif décrit à la question précédente. On suppose que les transferts thermiques dans le milieu sont de type diffusif. On note la conductivité thermique de l'air et sa capacité thermique massique à pression constante. Par un raisonnement en ordre de grandeur, montrer que l'hypothèse d'adiabaticité n'est valide que si la fréquence de l'onde est inférieure à une valeur que l'on exprimera, en fonction de , , et . Qu'en est-il dans le cadre de cette expérience ?

Voir l'indice

Comparer le temps caractéristique de diffusion thermique sur une échelle de longueur d'onde spatiale \lambda avec la période acoustique T = 1/f.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la diffusivité thermique D de l'air à partir de l'équation de la diffusion de la chaleur.
  2. Évaluer le temps caractéristique de diffusion thermique \tau_{\text{diff}} sur une distance spatiale caractéristique de l'onde, ici la longueur d'onde \lambda.
  3. Comparer ce temps caractéristique à la période temporelle T = 1/f de l'onde : l'évolution est adiabatique si la diffusion thermique est trop lente à l'échelle d'une période (\tau_{\text{diff}} \gg T).
  4. En déduire l'expression et la valeur numérique de f_{\max}, puis comparer à la fréquence du transducteur f = 20\text{ kHz}.
Voir la réponse courte

Comparaison du temps de diffusion thermique sur une longueur d'onde avec la période de l'onde pour vérifier la condition d'adiabaticité.

Voir le corrigé complet

L'équation de la chaleur sans terme source dans le fluide s'écrit :

\mu_0 c_p \frac{\partial T}{\partial t} = \kappa \, \Delta T \iff \frac{\partial T}{\partial t} = D \, \Delta T

où D = \dfrac{\kappa}{\mu_0 c_p} est la diffusivité thermique du milieu.

Sur une distance caractéristique de variation spatiale de la température associée à l'onde acoustique, prise égale à la longueur d'onde \lambda, le temps caractéristique de transfert thermique par diffusion est :

\tau_{\text{diff}} \sim \frac{\lambda^2}{D} = \frac{\lambda^2 \mu_0 c_p}{\kappa}

L'hypothèse d'évolution adiabatique suppose que les transferts thermiques n'ont pas le temps de s'établir au cours de la période temporelle T = \dfrac{1}{f} de l'onde :

\tau_{\text{diff}} \gg T

En utilisant la relation de dispersion \lambda = \dfrac{c}{f} et T = \dfrac{1}{f}, cette condition devient :

\frac{c^2}{f^2} \frac{\mu_0 c_p}{\kappa} \gg \frac{1}{f} \iff f \ll \frac{\mu_0 c_p c^2}{\kappa}

L'hypothèse d'adiabaticité est donc valide tant que f \ll f_{\max}, avec :

\boxed{f_{\max} = \frac{\mu_0 c_p c^2}{\kappa}}

Application numérique :

\begin{aligned} \mu_0 &= 1{,}2 \text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} \\ c_p &= 1{,}0 \times 10^3 \text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} \\ c &= 3{,}4 \times 10^2 \text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \implies c^2 \approx 1{,}16 \times 10^5 \text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2} \\ \kappa &= 3{,}0 \times 10^{-2} \text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} \end{aligned}

On obtient :

f_{\max} = \frac{1{,}2 \times 1{,}0 \times 10^3 \times 1{,}16 \times 10^5}{3{,}0 \times 10^{-2}} = 40 \times 1{,}16 \times 10^8 \approx 4{,}6 \times 10^9 \text{ Hz} = 4{,}6 \text{ GHz}

Dans le cadre de cette expérience, la fréquence de travail est :

f = 20 \text{ kHz} = 2{,}0 \times 10^4 \text{ Hz} \ll f_{\max}

La fréquence de l'onde est inférieure de plus de cinq ordres de grandeur à f_{\max} : l'hypothèse d'adiabaticité est donc très largement vérifiée.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le sens de l'inégalité doit être justifié physiquement et non décrété à partir de l'énoncé.

« La donnée de l’énoncé indiquant que l’on cherche une fréquence maximale ne doit pas exonérer les candidats de démontrer le sens de l’inégalité. »

« Trop de candidats imposent le sens de l’inégalité sans la justifier physiquement. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : vitesse vibratoire, amplitude

On note la position de la membrane du transducteur au voisinage de . Exprimer puis calculer l'amplitude de vibration de . On pourra prendre .

Voir l'indice

Intégrer par rapport au temps la vitesse vibratoire imposée par la membrane u_m(t) = \dot{z}_m(t) pour obtenir l'amplitude de déplacement crête.

Voir la stratégie
  1. Relier la vitesse de la membrane \vec{u}_m(t) à la dérivée temporelle de sa position z_m(t).
  2. Intégrer par rapport au temps pour identifier la loi horaire de vibration et en déduire l'amplitude Z_m.
  3. Réaliser l'application numérique en utilisant l'aide au calcul fournie par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Intégration temporelle de la vitesse harmonique de la membrane pour exprimer et calculer l'amplitude de déplacement Z_m = U_m/\omega.

Voir le corrigé complet

La vitesse de déplacement de la membrane selon l'axe vertical (Oz) s'écrit :

u_m(t) = \frac{\mathrm{d}z_m}{\mathrm{d}t} = U_m \sin(\omega t)

En intégrant par rapport au temps, sachant que la membrane oscille autour de sa position moyenne h, on obtient :

z_m(t) = h - \frac{U_m}{\omega} \cos(\omega t)

L'amplitude Z_m des oscillations de la membrane est donc :

\boxed{ Z_m = \frac{U_m}{\omega} = \frac{U_m}{2\pi f} }

Application numérique :

  • U_m = 10\text{ cm}\cdot\text{s}^{-1} = 0{,}10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
  • f = 20\text{ kHz} = 2{,}0 \times 10^4\text{ Hz}
  • (4\pi)^{-1} = 8{,}0 \times 10^{-2}

Il vient :

\begin{aligned} Z_m &= \frac{0{,}10}{2\pi \times 2{,}0 \times 10^4} = \frac{1}{4\pi} \times 10^{-5}\text{ m} \\ &= 8{,}0 \times 10^{-2} \times 10^{-5}\text{ m} \end{aligned}

Soit finalement :

\boxed{ Z_m = 8{,}0 \times 10^{-7}\text{ m} = 0{,}80\ \mu\text{m} }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'application numérique doit comporter son unité et maîtriser les conversions, notamment en micromètres.

« Certains candidats ne connaissent pas la définition d’une amplitude. »

« L’application numérique doit être menée jusqu’au bout et être accompagnée d’une unité. »

« Les candidats qui souhaitent exprimer le résultat en μm se trompent régulièrement. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : condition aux limites, continuité de la vitesse

On s'intéresse à l'onde sonore résultante entre le transducteur et le réflecteur. Justifier la condition aux limites

Voir l'indice

Comparer l'amplitude de déplacement vibratoire Z_m à la longueur d'onde acoustique \lambda pour justifier l'évaluation de la vitesse du fluide en la position moyenne fixe z = h.

Voir la stratégie
  1. Écrire la condition aux limites cinématique traduisant la continuité de la composante normale de la vitesse à la surface de la membrane (condition de non-pénétration et de non-détachement).
  2. Effectuer un développement de Taylor du champ de vitesse du fluide autour de la position moyenne z = h en comparant l'amplitude de déplacement Z_m à la longueur d'onde acoustique \lambda.
Voir la réponse courte

Continuité de la composante normale de la vitesse du fluide à l'interface de la membrane vibrante de faible élongation.

Voir le corrigé complet

À la surface de la membrane du transducteur, située à la cote mobile z_m(t), le fluide reste en contact parfait avec la paroi (absence de cavitation et non-pénétration). La composante normale de la vitesse particulaire du fluide coïncide donc avec la vitesse de la membrane :

v_1\bigl(z_m(t),\, t\bigr) = u_m(t)

D'après la question Q7, l'oscillation de la membrane s'effectue autour de sa cote moyenne h avec une amplitude Z_m = 8{,}0 \times 10^{-7}\text{ m} :

z_m(t) = h + \Delta z(t) \quad \text{avec} \quad |\Delta z(t)| \le Z_m

La longueur d'onde de l'onde sonore vaut :

\lambda = \frac{c}{f} = \frac{3{,}4 \times 10^2}{20 \times 10^3} = 1{,}7 \times 10^{-2}\text{ m} = 17\text{ mm}

L'amplitude de déplacement de la membrane est ainsi négligeable devant l'échelle caractéristique de variation spatiale de l'onde acoustique :

\frac{Z_m}{\lambda} = \frac{8{,}0 \times 10^{-7}}{1{,}7 \times 10^{-2}} \approx 4{,}7 \times 10^{-5} \ll 1

En effectuant un développement de Taylor du champ de vitesse v_1 au voisinage de z = h :

v_1\bigl(z_m(t),\, t\bigr) = v_1(h, t) + \left.\frac{\partial v_1}{\partial z}\right|_{z=h} \Delta z(t) + \mathcal{O}(\Delta z^2)

Comme \left|\frac{\partial v_1}{\partial z}\right| \sim \frac{2\pi}{\lambda} |v_1|, le terme correctif vérifie :

\left|\frac{\partial v_1}{\partial z} \Delta z\right| \lesssim \frac{2\pi Z_m}{\lambda} |v_1| \ll |v_1|

Il est donc tout à fait légitime de linéariser la condition aux limites en évaluant le champ de vitesse à la position moyenne fixe z = h, ce qui conduit bien à :

\boxed{u_m(t) \approx v_1(h, t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il n'est pas pertinent de comparer Zm à h pour justifier la condition aux limites.

« Comparer Zm à h est ici non pertinent. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : onde stationnaire, condition aux limites

Déterminer complètement la vitesse dans l'espace et exprimer son amplitude maximale en fonction de , , et .

Voir l'indice

Chercher v_1(z,t) sous forme stationnaire à variables séparées en tenant compte de la paroi rigide fixe en z = 0 (v_1(0,t)=0) et de la condition imposée en z = h.

Voir la stratégie
  1. Rechercher le champ de vitesse v_1(z,t) en régime sinusoïdal établi sous la forme d'une onde stationnaire issue de l'équation de d'Alembert.
  2. Appliquer la condition d'immobilité de la paroi en z = 0 pour fixer la forme spatiale.
  3. Appliquer la condition aux limites en z = h établie à la question précédente pour déterminer l'amplitude du champ.
Voir la réponse courte

Superposition d'ondes progressives et satisfaction des conditions aux limites en z=0 (nœud de vitesse) et z=h.

Voir le corrigé complet

Le champ des vitesses v_1(z,t) vérifie l'équation de d'Alembert (question Q5) :

\frac{\partial^2 v_1}{\partial z^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 v_1}{\partial t^2} = 0

En régime sinusoïdal permanent de pulsation \omega, la solution générale s'écrit par séparation des variables :

v_1(z,t) = \big(A \cos(kz) + B \sin(kz)\big) \cos(\omega t + \phi)

où k = \dfrac{\omega}{c} désigne le nombre d'onde.

1. Condition à la paroi réfléchissante (z = 0) :
La paroi étant fixe et rigide, la vitesse particulaire normale s'y annule à tout instant :

v_1(0,t) = 0 \quad \forall t \implies A = 0

Le champ s'écrit donc sous la forme :

v_1(z,t) = \sin(kz) \big(C_1 \cos(\omega t) + C_2 \sin(\omega t)\big)

2. Condition à la membrane du transducteur (z = h) :
D'après la question Q8, la continuité de la vitesse en z = h impose :

v_1(h,t) \approx u_m(t) = U_m \sin(\omega t)

Par identification pour tout instant t :

C_1 = 0 \quad \text{et} \quad C_2 \sin(kh) = U_m \implies C_2 = \frac{U_m}{\sin(kh)} \quad \big(\text{pour } \sin(kh) \neq 0\big)

On en déduit l'expression complète de la vitesse particulaire pour 0 \le z \le h :

\boxed{v_1(z,t) = U_m \frac{\sin\left(\dfrac{\omega z}{c}\right)}{\sin\left(\dfrac{\omega h}{c}\right)} \sin(\omega t)}

3. Amplitude maximale V_1 :
L'amplitude spatiale de la vitesse est donnée par |v_1(z,t)|_{\max, t} = \dfrac{U_m}{\left|\sin\left(\frac{\omega h}{c}\right)\right|} \left|\sin\left(\frac{\omega z}{c}\right)\right|.

En supposant que la cavité acoustique contient au moins un ventre de vibration (où \left|\sin\left(\frac{\omega z}{c}\right)\right| = 1), l'amplitude maximale V_1 vaut :

\boxed{V_1 = \frac{U_m}{\left|\sin\left(\dfrac{\omega h}{c}\right)\right|}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il faut tenir compte des conditions aux limites et ne pas postuler a priori une onde progressive.

« Beaucoup de candidats ont postulé une onde résultante comme étant progressive sans prendre en compte la propagation dans un milieu qui présente des conditions aux limites. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : résonance, mode propre

Déterminer les positions spatiales des maxima de vitesse en fonction de et d'un entier . Commenter ce résultat. Montrer que l'amplitude des maxima diverge pour certaines pulsations . En pratique, quels phénomènes limitent la valeur de ?

Voir l'indice

Trouver les valeurs spatiales de z annulant ou maximisant les fonctions trigonométriques intervenant dans le profil de vitesse, et repérer les conditions de résonance lorsque le dénominateur s'annule.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'amplitude locale de la vitesse à partir du résultat de la question Q9 pour trouver la condition sur la position z.
  2. Identifier la condition de résonance correspondant à l'annulation du dénominateur dans l'expression de V_1.
  3. Analyser physiquement les dissipations et non-linéarités négligées dans l'approximation acoustique linéaire.
Voir la réponse courte

Détermination des ventres de vitesse, identification des résonances pour \sin(kh)=0 et limitation par la viscosité et les non-linéarités.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q9, la vitesse acoustique s'écrit :

v_1(z,t) = \frac{U_m}{\sin(kh)} \sin(kz) \sin(\omega t) \quad \text{avec} \quad k = \frac{2\pi}{\lambda}

L'amplitude locale de la vitesse au point z est donnée par |v_1(z)| = V_1 |\sin(kz)|.

1. Positions spatiales des maxima de vitesse :

Les maxima de vitesse (ventres de vitesse) sont atteints pour les positions z_n vérifiant :

|\sin(kz_n)| = 1 \iff kz_n = \frac{\pi}{2} + n\pi = (2n+1)\frac{\pi}{2} \quad (n \in \mathbb{N})

Comme k = \frac{2\pi}{\lambda}, on en déduit les positions dans la cavité 0 \le z_n \le h :

\boxed{z_n = (2n+1)\frac{\lambda}{4} = \frac{\lambda}{4} + n\frac{\lambda}{2}} \qquad (n \in \mathbb{N})

Commentaire : Les ventres de vitesse de l'onde stationnaire sont régulièrement espacés d'une demi-longueur d'onde \lambda/2. La paroi rigide en z=0 impose un nœud de vitesse (v_1(0,t)=0), le premier ventre se situe donc à une distance \lambda/4 du réflecteur.

2. Divergence de l'amplitude V_1 :

L'amplitude maximale s'écrit :

V_1 = \frac{U_m}{\left|\sin\left(\frac{\omega h}{c}\right)\right|}

Cette amplitude diverge (V_1 \to +\infty) lorsque le dénominateur s'annule, soit pour :

\sin\left(\frac{\omega h}{c}\right) = 0 \iff \frac{\omega_n h}{c} = n \pi \quad (n \in \mathbb{N}^*)

d'où les pulsations de résonance :

\boxed{\omega_n = n \frac{\pi c}{h}} \qquad (n \in \mathbb{N}^*)

Ces pulsations correspondent aux modes propres d'une cavité résonante de longueur h = n\frac{\lambda}{2}.

3. Phénomènes limitant la valeur de V_1 en pratique :

  • Les dissipations visqueuses au sein du fluide et les effets de couche limite aux parois ;
  • Les transferts thermiques conductifs (atténuation acoustique) ;
  • Les pertes par réflexion incomplète au niveau du réflecteur et du transducteur ;
  • Les effets non linéaires (terme convectif (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} et non-linéarités d'état), qui conduisent à un transfert d'énergie vers des harmoniques supérieures dès que l'amplitude devient grande.

Résultat

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Question 11

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : force de pression, surpression acoustique

Exprimer la surpression associée à . On considère une bille, de rayon et donc assimilable à un volume élémentaire sans influence sur la propagation de l'onde acoustique. Déterminer la résultante des forces de pression s'exerçant sur la bille, ainsi que sa moyenne temporelle . Le modèle étudié jusqu'à présent permet-il d'interpréter la lévitation de cette bille ?

Voir l'indice

Intégrer spatialement l'équation d'Euler pour déterminer p_1(z,t), puis évaluer la force nette en sommant -\vec{\nabla} p_1 sur le volume de la bille avant d'en calculer la moyenne temporelle.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la surpression acoustique p_1(z,t) en intégrant l'équation d'Euler linéarisée obtenue à la question Q3, puis fixer la constante d'intégration à l'aide de l'équation de conservation de la masse.
  2. Exprimer la résultante des forces de pression sur la bille de petit volume (a \ll \lambda) à l'aide du gradient de pression (théorème de Green-Ostrogradsky).
  3. Calculer la moyenne temporelle de cette force et la comparer au poids de la bille pour conclure sur l'incapacité du modèle linéaire à expliquer la lévitation.
Voir la réponse courte

Calcul du gradient de surpression et intégration de la force ; la moyenne temporelle nulle au premier ordre empêche la lévitation.

Voir le corrigé complet

1. Expression de la surpression acoustique p_1(z,t)
D'après l'équation d'Euler acoustique linéarisée établie à la question Q3 :

\frac{\partial p_1}{\partial z} = -\mu_0 \frac{\partial v_1}{\partial t}

En utilisant l'expression du champ de vitesse obtenue à la question Q9, v_1(z,t) = \frac{U_m}{\sin(kh)} \sin(kz) \sin(\omega t) avec k = \frac{\omega}{c} :

\frac{\partial p_1}{\partial z} = -\mu_0 \omega \frac{U_m}{\sin(kh)} \sin(kz) \cos(\omega t)

Par intégration par rapport à z :

p_1(z,t) = \mu_0 \frac{\omega}{k} \frac{U_m}{\sin(kh)} \cos(kz) \cos(\omega t) + C(t) = \mu_0 c \frac{U_m}{\sin(kh)} \cos(kz) \cos(\omega t) + C(t)

Par ailleurs, la combinaison de la conservation de la masse et du caractère isentropique (question Q4) donne :

\frac{\partial p_1}{\partial t} = -\frac{1}{\chi_S} \frac{\partial v_1}{\partial z} = -\mu_0 c^2 k \frac{U_m}{\sin(kh)} \cos(kz) \sin(\omega t)

dont l'intégration temporelle confirme que la fonction d'intégration est identiquement nulle, la surpression acoustique ayant une moyenne temporelle nulle :

\boxed{p_1(z,t) = \mu_0 c \frac{U_m}{\sin\left(\frac{\omega h}{c}\right)} \cos\left(\frac{\omega z}{c}\right) \cos(\omega t)}

En introduisant l'amplitude V_1 = \frac{U_m}{\left|\sin\left(\frac{\omega h}{c}\right)\right|}, l'amplitude de la surpression s'écrit P_1 = \mu_0 c V_1.

2. Résultante des forces de pression sur la bille
La bille, de rayon a \ll \lambda, occupe un volume \mathcal{V}_b = \frac{4}{3}\pi a^3. Ce volume étant élémentaire à l'échelle de variation spatiale de l'onde acoustique, le gradient de pression peut être considéré comme uniforme sur le volume de la bille. D'après le théorème de Green-Ostrogradsky :

\vec{F} = \iint_{\partial \mathcal{V}_b} -P(z,t) \vec{n}_{\mathrm{ext}} \, \mathrm{d}S = -\iiint_{\mathcal{V}_b} \vec{\nabla} P \, \mathrm{d}\tau \approx -\mathcal{V}_b \vec{\nabla} P(z,t)

Le champ de pression total étant P(z,t) = P_0(z) + p_1(z,t), le gradient selon \widehat{e}_z vaut :

\vec{\nabla} P = \left( \frac{\mathrm{d}P_0}{\mathrm{d}z} + \frac{\partial p_1}{\partial z} \right) \widehat{e}_z = \left( -\mu_0 g - \mu_0 \frac{\partial v_1}{\partial t} \right) \widehat{e}_z

où l'on a utilisé la relation de la statique des fluides \frac{\mathrm{d}P_0}{\mathrm{d}z} = -\mu_0 g (question Q3). On en déduit :

\begin{aligned} \vec{F} &= \mathcal{V}_b \left( \mu_0 g + \mu_0 \frac{\partial v_1}{\partial t} \right) \widehat{e}_z \\ &= \frac{4}{3}\pi a^3 \mu_0 \left[ g + \omega \frac{U_m}{\sin\left(\frac{\omega h}{c}\right)} \sin\left(\frac{\omega z}{c}\right) \cos(\omega t) \right] \widehat{e}_z \end{aligned}
\boxed{\vec{F}(z,t) = \frac{4}{3}\pi a^3 \mu_0 g \, \widehat{e}_z + \frac{4}{3}\pi a^3 \mu_0 \omega \frac{U_m}{\sin\left(\frac{\omega h}{c}\right)} \sin\left(\frac{\omega z}{c}\right) \cos(\omega t) \, \widehat{e}_z}

3. Moyenne temporelle et interprétation de la lévitation
Sur une période acoustique T = \frac{2\pi}{\omega}, la moyenne du terme harmonique est nulle : \langle \cos(\omega t) \rangle = 0. Il ne subsiste donc que la poussée d'Archimède statique :

\boxed{\langle \vec{F} \rangle = \frac{4}{3}\pi a^3 \mu_0 g \, \widehat{e}_z}

La force acoustique moyenne est strictement nulle : \langle \vec{F}_{\mathrm{ac}} \rangle = \vec{0}. La bille est également soumise à son poids :

\vec{P}_{\mathrm{bille}} = -m_b g \, \widehat{e}_z = -\frac{4}{3}\pi a^3 \mu_b g \, \widehat{e}_z

Le bilan des forces moyennes s'écrit :

\langle \vec{F}_{\mathrm{total}} \rangle = \langle \vec{F} \rangle + \vec{P}_{\mathrm{bille}} = \frac{4}{3}\pi a^3 (\mu_0 - \mu_b) g \, \widehat{e}_z

Pour un solide ou un liquide (par exemple le polystyrène expansé avec \mu_b \approx 20\text{ à }50\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}), \mu_b \gg \mu_0 = 1{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}. La poussée d'Archimède statique est négligeable devant le poids et la force acoustique d'ordre 1 a une résultante temporelle nulle.

Conclusion : Le modèle acoustique linéaire étudié jusqu'à présent ne permet pas d'interpréter la lévitation de la bille.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La relation avec l'impédance acoustique ne s'applique pas à une onde stationnaire.

« Le volume d’une sphère doit être connu et ne doit pas être confondu avec la surface d’une sphère. »

« Attention le passage de l’onde de vitesse à l’onde de pression en utilisant l’impédance acoustique se fait facilement pour des ondes planes progressives harmoniques mais n’est pas valable pour une onde stationnaire. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : approximation acoustique, nombre de mach

On règle dorénavant la valeur de de manière à obtenir . Pourquoi n'est-il plus possible de se placer dans l'approximation acoustique ?

Voir l'indice

Comparer le rapport V_1/c à l'unité et la perturbation de pression p_1 à la pression atmosphérique P_0 pour statuer sur la validité du régime acoustique linéaire.

Voir la stratégie
  1. Rappeler les critères fondamentaux de validité de l'approximation acoustique établis à la question Q1 (v_1 \ll c et |p_1| \ll P_0).
  2. Évaluer quantitativement le rapport de la vitesse particulaire à la célérité (nombre de Mach acoustique), ainsi que l'amplitude de la surpression associée.
  3. Conclure sur la nécessité de prendre en compte les termes non linéaires (d'ordre 2).
Voir la réponse courte

Comparaison de l'amplitude de vitesse à la célérité du son : le rapport V_1/c n'est plus négligeable devant 1.

Voir le corrigé complet

L'approximation acoustique repose sur la linéarisation des équations de la mécanique des fluides, ce qui exige notamment que :

  • la vitesse particulaire soit très faible devant la célérité du son : v_1 \ll c ;
  • l'amplitude de la surpression acoustique soit très faible devant la pression au repos : |p_1| \ll P_0.

Calculons le rapport entre l'amplitude de la vitesse V_1 et la célérité c :

\frac{V_1}{c} = \frac{50}{3{,}4 \times 10^2} \approx 0{,}15 = 15\%

Le terme d'accélération convective (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} \sim \frac{V_1^2}{\lambda} représente une fraction non négligeable de l'accélération locale \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} \sim \frac{c V_1}{\lambda} :

\frac{\|(\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v}\|}{\left\|\frac{\partial \vec{v}}{\partial t}\right\|} \sim \frac{V_1}{c} \approx 0{,}15

De plus, d'après la relation entre surpression et vitesse obtenue à la question Q11, l'amplitude de la surpression acoustique vaut :

P_1 = \mu_0 c V_1 = 1{,}2 \times 3{,}4 \times 10^2 \times 50 \approx 2{,}0 \times 10^4\text{ Pa}

Pour une pression atmosphérique ambiante P_0 \approx 1{,}0 \times 10^5\text{ Pa}, on obtient :

\frac{P_1}{P_0} \approx \frac{2{,}0 \times 10^4}{1{,}0 \times 10^5} \approx 0{,}20 = 20\%
\boxed{\text{Comme }\frac{V_1}{c} \approx 15\% \text{ et } \frac{P_1}{P_0} \approx 20\%, \text{ les perturbations ne sont plus infinitésimales : l'approximation acoustique linéaire n'est plus valable.}}

Les termes non linéaires d'ordre 2 dans les équations d'Euler et de continuité ne peuvent plus être négligés.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Affirmer qu'une vitesse est grande nécessite de la comparer à une vitesse caractéristique pertinente.

« Dire que V1 est « trop élevée » ou « grande » ne suffit pas et n’a pas de sens sans comparaison à une autre vitesse caractéristique pertinente. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : analyse dimensionnelle, pression de radiation

On admet que la surpression est de la forme

où est une fonction dont il n'est pas nécessaire de connaître l'expression. Déterminer les valeurs des entiers et . Déterminer la moyenne temporelle de la résultante des forces de pression qui s'exercent sur la bille.

Voir l'indice

Utiliser une analyse dimensionnelle pour fixer les exposants \ell et q homogènes à une pression, puis intégrer la force volumique -\frac{\mathrm{d}p_2}{\mathrm{d}z} sur le volume de la bille en moyennant sur une période.

Voir la stratégie
  1. Réaliser une analyse dimensionnelle du terme \mu_0^\ell V_1^q pour identifier les entiers \ell et q.
  2. Exprimer la résultante des forces de pression sur la bille élémentaire par application de la formule du gradient de pression, puis moyenner temporellement.
Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle pour déterminer \ell et q, puis calcul de la force volumique moyenne liée au gradient de \langle p_2 \rangle.

Voir le corrigé complet

1. Détermination des entiers \ell et q

La surpression p_2(z,t) est homogène à une pression, de dimension :

[p_2] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-1}\cdot\mathrm{T}^{-2}

La fonction cosinus étant adimensionnée, le terme \mu_0^\ell V_1^q a la dimension d'une pression :

[\mu_0^\ell V_1^q] = [\mu_0]^\ell [V_1]^q = \left(\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-3}\right)^\ell \left(\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-1}\right)^q = \mathrm{M}^\ell \cdot \mathrm{L}^{q-3\ell} \cdot \mathrm{T}^{-q}

Par identification des exposants de chaque grandeur fondamentale :

\begin{aligned} \text{M} &: \ell = 1 \\ \text{T} &: -q = -2 \implies q = 2 \end{aligned}

On vérifie la cohérence pour la longueur : q - 3\ell = 2 - 3 = -1.

\boxed{\ell = 1 \quad \text{et} \quad q = 2}

2. Moyenne temporelle de la résultante des forces de pression

La bille ayant un rayon a \ll \lambda, le gradient de pression peut être considéré comme uniforme sur le volume \mathcal{V}_b = \frac{4}{3}\pi a^3 de la bille. La résultante des forces de pression s'écrit (théorème de Green-Ostrogradski) :

\vec{F} = \iint_{\partial \mathcal{V}_b} -P(z,t)\,\vec{n}_{\mathrm{ext}}\,\mathrm{d}S = -\iiint_{\mathcal{V}_b} \vec{\nabla} P(z,t)\,\mathrm{d}\tau \approx -\mathcal{V}_b \frac{\partial P}{\partial z}(z,t)\,\widehat{e}_z

Le champ total de pression s'écrit :

P(z,t) = P_0(z) + p_1(z,t) + p_2(z,t)

Prenons la moyenne temporelle \langle \cdot \rangle sur une période acoustique :

  • La pression au repos vérifie la loi de la statique des fluides (Q3) : \left\langle \frac{\mathrm{d}P_0}{\mathrm{d}z} \right\rangle = \frac{\mathrm{d}P_0}{\mathrm{d}z} = -\mu_0 g.
  • La surpression d'ordre 1 est purement sinusoïdale de pulsation \omega (Q11) : \left\langle \frac{\partial p_1}{\partial z} \right\rangle = 0.
  • Pour la surpression d'ordre 2 :

    p_2(z,t) = \frac{1}{4} \mu_0 V_1^2 \cos\left(\frac{2\omega z}{c}\right) + f(z) \cos(2\omega t)

    Comme \langle \cos(2\omega t) \rangle = 0, la moyenne temporelle de p_2 se réduit à sa partie statique :

    \langle p_2(z,t) \rangle = \frac{1}{4}\mu_0 V_1^2 \cos\left(\frac{2\omega z}{c}\right)

    D'où :

    \left\langle \frac{\partial p_2}{\partial z} \right\rangle = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}z} \left[ \frac{1}{4}\mu_0 V_1^2 \cos\left(\frac{2\omega z}{c}\right) \right] = -\frac{\mu_0 \omega V_1^2}{2c} \sin\left(\frac{2\omega z}{c}\right)

On en déduit la composante selon \widehat{e}_z de la force moyenne :

\begin{aligned} \langle F_z \rangle(z) &= -\mathcal{V}_b \left[ -\mu_0 g - \frac{\mu_0 \omega V_1^2}{2c} \sin\left(\frac{2\omega z}{c}\right) \right] \\ &= \mathcal{V}_b \mu_0 g + \mathcal{V}_b \frac{\mu_0 \omega V_1^2}{2c} \sin\left(\frac{2\omega z}{c}\right) \end{aligned}

En remplaçant \mathcal{V}_b = \frac{4}{3}\pi a^3, on obtient :

\boxed{\langle F_z \rangle(z) = \frac{4}{3}\pi a^3 \mu_0 g + \frac{2}{3}\pi a^3 \frac{\mu_0 \omega V_1^2}{c} \sin\left(\frac{2\omega z}{c}\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'analyse dimensionnelle doit être explicitée sans confondre unités et dimensions.

« Si les candidats arrivent à la réponse par une analyse dimensionnelle, celle-ci doit être explicite et il est préférable de ne pas confondre dimensions et unités. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 14

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : équilibre mécanique, stabilité d'un équilibre

Montrer, sans les déterminer explicitement, qu'il existe des positions d'équilibre tant que la masse volumique de la bille reste inférieure à une valeur dont on précisera l'expression. En vous appuyant sur une représentation graphique de la force moyenne , discuter la stabilité des positions d'équilibre.

Voir l'indice

Écrire la condition d'équilibre en égalant le poids apparent de la bille et la force acoustique moyenne, puis étudier le signe de la dérivée spatiale \frac{\mathrm{d}\langle F_z \rangle}{\mathrm{d}z} pour identifier les zones stables.

Voir la stratégie
  1. Écrire la condition d'équilibre mécanique moyen de la bille en projetant le bilan des forces (force moyenne de pression et poids) sur l'axe vertical \widehat{e}_z.
  2. Utiliser la bornitude de la fonction sinus pour en déduire la condition d'existence de solutions et l'expression de \mu_{b, \max}.
  3. Tracer \langle F_z \rangle(z) ainsi que la droite horizontale représentant le poids m_b g pour identifier les points d'intersection.
  4. Conclure sur la stabilité en examinant le signe de la force de rappel pour un petit déplacement \delta z autour de chaque position d'équilibre, c'est-à-dire le signe de la dérivée spatiale \frac{\mathrm{d}\langle F_z \rangle}{\mathrm{d}z}.
Voir la réponse courte

Compensation du poids par la force acoustique moyenne pour \mu_b \le \mu_{b,\max} et analyse graphique du critère de stabilité \mathrm{d}F_z/\mathrm{d}z < 0.

Voir le corrigé complet

La bille, de volume \mathcal{V}_b = \frac{4}{3}\pi a^3 et de masse m_b = \mu_b \mathcal{V}_b, est soumise à son poids :

\vec{P} = - m_b g \widehat{e}_z = - \mu_b \mathcal{V}_b g \widehat{e}_z

et à la résultante moyenne des forces de pression \langle \vec{F} \rangle = \langle F_z \rangle(z)\widehat{e}_z établie à la question Q13 :

\langle F_z \rangle(z) = \mathcal{V}_b \mu_0 g + \mathcal{V}_b \frac{\mu_0 \omega V_1^2}{2c}\sin\left(\frac{2\omega z}{c}\right)

À l'équilibre, la résultante moyenne totale des forces est nulle :

\langle F_{\text{tot}, z} \rangle(z_{\text{eq}}) = \langle F_z \rangle(z_{\text{eq}}) - \mu_b \mathcal{V}_b g = 0

ce qui se réécrit :

\sin\left(\frac{2\omega z_{\text{eq}}}{c}\right) = \frac{2 c (\mu_b - \mu_0) g}{\mu_0 \omega V_1^2}

Pour un objet plus dense que l'air (\mu_b > \mu_0), cette équation admet des solutions si et seulement si le membre de droite est inférieur ou égal à 1 :

\frac{2 c (\mu_b - \mu_0) g}{\mu_0 \omega V_1^2} \le 1 \iff \mu_b \le \mu_0 + \frac{\mu_0 \omega V_1^2}{2cg}

On en déduit l'expression de la masse volumique maximale :

\boxed{\mu_{b,\max} = \mu_0 \left(1 + \frac{\omega V_1^2}{2cg}\right)}

Stabilité des positions d'équilibre :

Pour \mu_b < \mu_{b,\max}, la droite horizontale d'ordonnée P_b = \mu_b \mathcal{V}_b g coupe la courbe \langle F_z \rangle(z) en deux positions par période spatiale \frac{\lambda}{2} = \frac{\pi c}{\omega} :

Soit un petit écart \delta z à partir d'une position d'équilibre z_{\text{eq}}. La force nette selon \widehat{e}_z au premier ordre en \delta z s'écrit :

\langle F_{\text{tot}, z} \rangle(z_{\text{eq}} + \delta z) \approx \underbrace{\langle F_{\text{tot}, z} \rangle(z_{\text{eq}})}_{= 0} + \left(\frac{\mathrm{d}\langle F_z \rangle}{\mathrm{d}z}\right)_{z_{\text{eq}}} \delta z

Pour que l'équilibre soit stable, la force doit être de rappel, c'est-à-dire s'opposer au déplacement (\delta F < 0 pour \delta z > 0) :

\boxed{\left(\frac{\mathrm{d}\langle F_z \rangle}{\mathrm{d}z}\right)_{z_{\text{eq}}} < 0}

Les positions d'équilibre stables sont donc situées sur les pentes descendantes de la fonction \langle F_z \rangle(z), c'est-à-dire là où le cosinus est négatif :

\cos\left(\frac{2\omega z_{\text{eq}}}{c}\right) < 0

À l'inverse, les positions d'équilibre situées sur les pentes ascendantes (\frac{\mathrm{d}\langle F_z \rangle}{\mathrm{d}z} > 0) sont instables.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La compensation du poids traduit une égalité, et il ne faut pas confondre force et énergie potentielle.

« Écrire que la résultante des forces de pression compense le poids implique une égalité, pas une inégalité. »

« Beaucoup de candidats confondent force et énergie potentielle. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : ordre de grandeur, force acoustique

Calculer et proposer une estimation de la masse maximale d'une bille susceptible de léviter avec le dispositif présenté ici. Commenter les valeurs numériques.

Voir l'indice

Majorer la fonction sinus par 1 dans la condition d'équilibre pour en déduire \mu_{b,\max}, puis estimer la masse maximale en adoptant un rayon a compatible avec l'hypothèse de bille ponctuelle (a \ll \lambda).

Voir la stratégie
  1. Calculer numériquement \mu_{b, \max} à partir de l'expression établie à la question Q14 en utilisant les données de l'énoncé.
  2. Proposer une borne supérieure sur le rayon a de la bille compatible avec l'hypothèse de particule ponctuelle (a \ll \lambda) pour en déduire le volume maximal \mathcal{V}_{b, \max} puis la masse maximale théorique m_{b, \max}.
  3. Commenter les ordres de grandeur obtenus en les comparant aux matériaux usuels et aux exemples cités dans l'introduction (polystyrène, eau).
Voir la réponse courte

Calcul numérique de la masse volumique maximale et évaluation de la masse maximale soutenable pour un rayon a \ll \lambda.

Voir le corrigé complet

1. Calcul de µ_{b, \max} :

D'après la question Q14, la masse volumique maximale assurant l'existence d'une position d'équilibre s'écrit :

\mu_{b, \max} = \mu_0 \left(1 + \frac{\omega V_1^2}{2cg}\right)

Puisque le terme acoustique est très grand devant 1, on a \mu_{b, \max} \approx \frac{\mu_0 \omega V_1^2}{2cg}.

L'énoncé donne :

  • \mu_0 = 1{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
  • f = 20\text{ kHz} \implies \omega = 2\pi f = 4\pi \times 10^4\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}. Avec l'indication (4\pi)^{-1} = 8{,}0 \times 10^{-2}, il vient :

    \omega = \frac{10^4}{(4\pi)^{-1}} = \frac{10^4}{8{,}0 \times 10^{-2}} = 1{,}25 \times 10^5\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}
  • V_1 = 50\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \implies V_1^2 = 2{,}5 \times 10^3\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2} ;
  • c = 3{,}4 \times 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
  • On prend l'accélération de la pesanteur usuelle g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} (ou 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}).

L'application numérique donne :

\begin{aligned} \mu_{b, \max} &\approx \frac{1{,}2 \times (1{,}25 \times 10^5) \times 2500}{2 \times 340 \times 9{,}8} \\ &= \frac{3{,}75 \times 10^8}{6{,}66 \times 10^3} \approx 5{,}6 \times 10^4\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} \end{aligned}

(ou 5{,}5 \times 10^4\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} en prenant g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}).

\boxed{\mu_{b, \max} \approx 5{,}6 \times 10^4\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}}

2. Estimation de la masse maximale m_{b, \max} :

Le modèle n'est valide que si la bille reste petite devant la longueur d'onde de l'onde sonore, soit a \ll \lambda. La longueur d'onde vaut :

\lambda = \frac{c}{f} = \frac{340}{20 \times 10^3} = 1{,}7 \times 10^{-2}\text{ m} = 17\text{ mm}

Pour respecter la condition a \ll \lambda, on peut raisonnablement choisir un rayon maximal a_{\max} \approx \frac{\lambda}{10} \approx 1{,}7\text{ mm} (ou a \sim 1\text{ mm}).

Le volume maximal correspondant de la bille sphérique est :

\mathcal{V}_{b, \max} = \frac{4}{3}\pi a_{\max}^3 = \frac{1}{3 \times (4\pi)^{-1}} a_{\max}^3 \approx \frac{1}{3 \times 0{,}080} \times (1{,}7 \times 10^{-3})^3 \approx 4{,}17 \times 4{,}9 \times 10^{-9} \approx 2{,}0 \times 10^{-8}\text{ m}^3

La masse maximale théorique correspond à une bille de masse volumique \mu_{b, \max} et de rayon a_{\max} :

m_{b, \max} = \mu_{b, \max}\,\mathcal{V}_{b, \max} \approx (5{,}6 \times 10^4) \times (2{,}0 \times 10^{-8}) \approx 1{,}1 \times 10^{-3}\text{ kg} = 1{,}1\text{ g}

Si l'on adopte le critère plus strict a \approx 1\text{ mm}, on obtient m_{b, \max} \approx 0{,}2\text{ g}. Dans tous les cas, l'ordre de grandeur de la masse maximale est de l'ordre du gramme :

\boxed{m_{b, \max} \sim 1\text{ g}}

3. Commentaires des valeurs numériques :

  • La masse volumique maximale \mu_{b, \max} \approx 5{,}6 \times 10^4\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} est gigantesque : elle est plus de 50 fois supérieure à celle de l'eau (1{,}0 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}) et dépasse largement celle des métaux les plus denses connus (or : 1{,}9 \times 10^4\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, platine : 2{,}1 \times 10^4\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, osmium : 2{,}3 \times 10^4\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}). Ainsi, ce dispositif acoustique peut faire léviter n'importe quel matériau terrestre existant.
  • En revanche, la masse totale pouvant être soulevée est limitée par la contrainte géométrique a \ll \lambda : la force de radiation acoustique volumique ne s'exerce efficacement que sur de petits objets de dimensions millimétriques.
  • Pour les matériaux couramment manipulés (polystyrène expansé avec \mu \approx 20\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ou gouttelettes d'eau avec \mu \approx 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}), les masses des échantillons lévités sont typiquement comprises entre 0{,}1\text{ mg} et 20\text{ mg}, ce qui est en parfait accord avec les expériences décrites en préambule.

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : onde stationnaire, nœud de pression

Comme on le voit sur la figure 1 le dispositif permet de faire léviter plusieurs objets. Quelle est la distance qui les sépare ? Exprimer le nombre maximal de ces objets en fonction de et .

Voir l'indice

Identifier la périodicité spatiale de la force acoustique moyenne en fonction de \lambda, ce qui donne directement le pas entre deux pièges consécutifs.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la périodicité spatiale de la force acoustique moyenne pour en déduire l'écartement entre deux positions d'équilibre stable consécutives.
  2. Dénombrer le nombre de ces positions stables pouvant être contenues dans l'intervalle spatial [0, h] de la cavité acoustique.
Voir la réponse courte

Périodicité spatiale spatiale \lambda/2 des puits de force acoustique stable et décompte du nombre de sites entre transducteur et réflecteur.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q13 et Q14, la force moyenne exercée sur une bille dépend de l'altitude z par l'intermédiaire du terme :

\sin\left(\frac{2\omega z}{c}\right) = \sin\left(\frac{4\pi}{\lambda} z\right)

La condition d'équilibre stable impose :

\sin\left(\frac{4\pi}{\lambda} z_{\text{eq}}\right) = \frac{\mu_b - \mu_0}{\mu_{b,\max} - \mu_0} \quad \text{avec} \quad \cos\left(\frac{4\pi}{\lambda} z_{\text{eq}}\right) < 0

Cette condition sélectionne une unique position d'équilibre stable par période spatiale de la fonction \sin\left(\frac{4\pi}{\lambda} z\right). La période spatiale de cette force de radiation acoustique est :

d = \frac{2\pi}{4\pi / \lambda} = \frac{\lambda}{2}

Deux positions d'équilibre stable consécutives z_{\text{eq}, n} et z_{\text{eq}, n+1} sont donc séparées par une distance fixe :

\boxed{d = \frac{\lambda}{2}}

Avec \lambda = 1{,}7\text{ cm} (question Q8), cette distance vaut numériquement d \approx 8{,}5\text{ mm}, ce qui correspond bien à l'ordre de grandeur de l'espacement visible sur la photographie de la figure 1.

L'espace utile entre le réflecteur (z = 0) et le transducteur (z = h) a pour longueur h. Le nombre maximal N_{\max} d'objets pouvant léviter simultanément correspond au nombre de positions stables pouvant s'insérer sur cette hauteur, soit la partie entière du rapport h/d :

\boxed{N_{\max} = \left\lfloor \frac{2h}{\lambda} \right\rfloor}

Résultat

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Question 17

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : petite oscillation, oscillateur harmonique

On observe que les objets en lévitation dans ce dispositif ont un petit mouvement d'oscillation de pulsation au voisinage de leurs positions d'équilibre. Déterminer l'expression de en fonction des paramètres du problème.

Voir l'indice

Développer la force résultante au voisinage de la position d'équilibre z_{\text{eq}} à l'ordre 1 en déplacement \delta z et appliquer la relation fondamentale de la dynamique pour identifier l'oscillateur harmonique.

Voir la stratégie
  1. Écrire la relation fondamentale de la dynamique appliquée à la bille selon l'axe vertical (Oz) pour la force moyenne \langle F_z \rangle(z) et le poids.
  2. Effectuer un développement limité au premier ordre de la force totale au voisinage d'une position d'équilibre stable z_{\text{eq}}.
  3. Identifier l'équation d'un oscillateur harmonique non amorti pour en déduire la pulsation propre \widetilde{\omega}.
Voir la réponse courte

Développement de Taylor au premier ordre de la force au voisinage de l'équilibre et déduction de la pulsation propre d'oscillation.

Voir le corrigé complet

La bille, de masse m_b = \mu_b \mathcal{V}_b, est soumise à son poids \vec{P} = -m_b g \widehat{e}_z et à la force de pression moyenne \langle \vec{F} \rangle = \langle F_z \rangle(z)\widehat{e}_z. La force totale moyenne exercée sur la bille selon l'axe (Oz) s'écrit, d'après la question 13 :

F_{\text{tot}}(z) = \langle F_z \rangle(z) - m_b g = \mathcal{V}_b (\mu_0 - \mu_b) g + \mathcal{V}_b \frac{\mu_0 \omega V_1^2}{2c}\sin\left(\frac{2\omega z}{c}\right)

À une position d'équilibre z_{\text{eq}}, la force totale s'annule : F_{\text{tot}}(z_{\text{eq}}) = 0.

Posons z(t) = z_{\text{eq}} + \zeta(t), où \zeta(t) représente un petit écart à la position d'équilibre (|\zeta| \ll \lambda). Au premier ordre en \zeta, un développement de Taylor de F_{\text{tot}} donne :

F_{\text{tot}}(z_{\text{eq}} + \zeta) \approx \underbrace{F_{\text{tot}}(z_{\text{eq}})}_{= 0} + \left(\frac{\mathrm{d}F_{\text{tot}}}{\mathrm{d}z}\right)_{z_{\text{eq}}} \zeta

La dérivée spatiale de la force totale s'exprime par :

\left(\frac{\mathrm{d}F_{\text{tot}}}{\mathrm{d}z}\right)_{z_{\text{eq}}} = \left(\frac{\mathrm{d}\langle F_z \rangle}{\mathrm{d}z}\right)_{z_{\text{eq}}} = \mathcal{V}_b \frac{\mu_0 \omega^2 V_1^2}{c^2} \cos\left(\frac{2\omega z_{\text{eq}}}{c}\right)

La relation fondamentale de la dynamique appliquée à la bille selon \widehat{e}_z s'écrit alors :

m_b \frac{\mathrm{d}^2\zeta}{\mathrm{d}t^2} = \left(\frac{\mathrm{d}F_{\text{tot}}}{\mathrm{d}z}\right)_{z_{\text{eq}}} \zeta

Soit, en divisant par m_b = \mu_b \mathcal{V}_b :

\frac{\mathrm{d}^2\zeta}{\mathrm{d}t^2} - \frac{\mu_0}{\mu_b} \frac{\omega^2 V_1^2}{c^2} \cos\left(\frac{2\omega z_{\text{eq}}}{c}\right) \zeta = 0

D'après la question 14, une position d'équilibre stable vérifie impérativement \cos\left(\frac{2\omega z_{\text{eq}}}{c}\right) < 0. On pose alors :

\widetilde{\omega}^2 = - \frac{\mu_0}{\mu_b} \frac{\omega^2 V_1^2}{c^2} \cos\left(\frac{2\omega z_{\text{eq}}}{c}\right) > 0

On obtient ainsi l'équation d'un oscillateur harmonique \ddot{\zeta} + \widetilde{\omega}^2 \zeta = 0, de pulsation propre :

\boxed{\widetilde{\omega} = \frac{\omega V_1}{c} \sqrt{-\frac{\mu_0}{\mu_b}\cos\left(\frac{2\omega z_{\text{eq}}}{c}\right)}}

En exprimant \cos\left(\frac{2\omega z_{\text{eq}}}{c}\right) = -\sqrt{1 - \sin^2\left(\frac{2\omega z_{\text{eq}}}{c}\right)} avec la condition d'équilibre \sin\left(\frac{2\omega z_{\text{eq}}}{c}\right) = \frac{2c(\mu_b - \mu_0)g}{\mu_0 \omega V_1^2}, la pulsation s'écrit également de manière univoque en fonction des seules constantes du système :

\boxed{\widetilde{\omega} = \frac{\omega V_1}{c} \sqrt{\frac{\mu_0}{\mu_b}} \left[ 1 - \left(\frac{2c(\mu_b - \mu_0)g}{\mu_0 \omega V_1^2}\right)^2 \right]^{1/4}}

Résultat

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Partie II : Alimentation du transducteur

Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance

Notions : onduleur, hacheur

Quel est le nom de ce convertisseur ? Citer deux exemples d'applications importantes de ce type de dispositif.

Voir l'indice

Identifier le type de conversion statique (continu-alternatif) et citer deux applications industrielles usuelles (variateurs de vitesse pour moteurs synchrones/asynchrones, alimentations sans interruption (UPS), onduleurs solaires).

Voir la réponse courte

Onduleur de tension autonome monophasé en pont ; applications usuelles en commande de moteurs alternatifs et alimentations de secours.

Voir le corrigé complet

Ce convertisseur statique, alimenté par une source de tension continue et délivrant une grandeur alternative à la charge via une structure en pont à quatre interrupteurs, est un onduleur (plus précisément un onduleur de tension autonome monophasé en pont, ou pont en H).

\boxed{\text{Il s'agit d'un onduleur (ou onduleur de tension).}}

Parmi les applications courantes de ce dispositif de conversion continu-alternatif (DC/AC), on peut citer :

  1. L'injection réseau de l'énergie photovoltaïque : conversion de la tension continue produite par des panneaux solaires en tension alternative synchrone avec le réseau électrique de distribution.
  2. Les alimentations sans interruption (ASI) : maintien d'une alimentation électrique alternative de secours pour des dispositifs critiques (hôpitaux, centres de données) à partir de parcs de batteries d'accumulateurs continus.
  3. La commande des machines électriques alternatives : alimentation à fréquence et tension variables des moteurs synchrones ou asynchrones (véhicules électriques, trains, variateurs industriels).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le convertisseur était un onduleur, à ne pas confondre avec un hacheur ou un redresseur.

« Un nombre surprenant de candidats est en difficulté pour reconnaître un onduleur. »

« Les différents dispositifs de conversion de puissance sont souvent confondus (hacheur, redresseur, […] ), parfois le vocabulaire est complètement approximatif (« ondulateur »). »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Mise en équation

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance

Notions : cellule de commutation, onduleur en pont

Le fonctionnement des interrupteurs permet d'obtenir, aux bornes de la charge, la tension en forme de créneaux à paliers nuls, représentée sur la figure 3. Présenter, sous la forme d'un tableau, les séquences possibles des états des interrupteurs , , et , dans cet ordre, permettant d'obtenir . Les états ouvert et fermé seront respectivement notés 0 et 1. Sur une période , la durée totale de fermeture, ou d'ouverture, des chacun des interrupteurs est . En justifiant physiquement la réponse, que peut-on dire des états respectifs des interrupteurs de chacun des couples () et ().

Voir l'indice

Dresser la table de vérité des quatre phases de fonctionnement pour éviter les courts-circuits de source (bras d'onduleur) et obtenir +E, -E ou 0 aux bornes de la charge.

Voir la stratégie
  1. Justifier physiquement la commande complémentaire des interrupteurs de chaque bras pour éviter le court-circuit de la source et assurer la continuité du courant.
  2. Exprimer la tension u(t) en fonction des états logiques K_1 et K_2.
  3. Construire le tableau chronologique des états des quatre interrupteurs sur une période T en respectant la durée de fermeture T/2 pour chacun d'eux.
Voir la réponse courte

Tableau des états des 4 interrupteurs et justification de la commande complémentaire par bras pour éviter le court-circuit de l'alimentation.

Voir le corrigé complet

1. États respectifs des couples (K_1, K'_1) et (K_2, K'_2) :

  • Évitement du court-circuit : si les deux interrupteurs d'un même bras étaient simultanément fermés (K_1 = K'_1 = 1 ou K_2 = K'_2 = 1), la source continue de tension E serait mise en court-circuit franc, ce qui engendrerait des surintensités destructrices.
  • Continuité et potentiel fixé : si les deux interrupteurs d'un bras étaient simultanément ouverts, le potentiel du nœud correspondant serait flottant ; de surcroît, le courant traversant une charge inductive ne pourrait plus s'écouler, provoquant des surtensions destructrices.
  • Règle de commande : chaque interrupteur devant être fermé pendant une durée totale de T/2 par période, les interrupteurs d'un même bras sont commandés de façon strictement complémentaire :

    \boxed{K'_1 = \overline{K_1} = 1 - K_1 \quad \text{et} \quad K'_2 = \overline{K_2} = 1 - K_2}

2. Relation entre la tension u(t) et les états des interrupteurs :

En prenant le rail inférieur comme référence de potentiel (0\text{ V}), les potentiels aux bornes de la charge s'écrivent V_A = K_1 E et V_B = K_2 E. D'après la convention récepteur adoptée sur la figure 2 :

u(t) = V_A - V_B = E(K_1 - K_2)

On en déduit les états nécessaires :

  • u(t) = +E \iff (K_1, K_2) = (1, 0), soit (K_1, K_2, K'_1, K'_2) = (1, 0, 0, 1) ;
  • u(t) = -E \iff (K_1, K_2) = (0, 1), soit (K_1, K_2, K'_1, K'_2) = (0, 1, 1, 0) ;
  • u(t) = 0 \iff K_1 = K_2, ce qui offre deux possibilités : la « roue libre par le bas » (0, 0, 1, 1) ou la « roue libre par le haut » (1, 1, 0, 0).

3. Séquences possibles sur une période :

Sur une période T, la phase positive dure T/2 - 2t_0 et la phase négative dure T/2 - 2t_0. Pour que chaque interrupteur soit fermé pendant une durée totale de T/2, l'un des paliers nuls de durée 2t_0 doit être réalisé avec K_1 = K_2 = 1 et l'autre avec K_1 = K_2 = 0.

Deux séquences sont alors possibles, selon le choix de la phase de roue libre au voisinage de t = 0 :

Séquence 1 (roue libre basse en t=0, haute en t=T/2) :

Intervalle de tempsu(t)K_1K_2K'_1K'_2
[0 \,;\, t_0]00011
[t_0 \,;\, T/2 - t_0]+E1001
[T/2 - t_0 \,;\, T/2 + t_0]01100
[T/2 + t_0 \,;\, T - t_0]-E0110
[T - t_0 \,;\, T]00011

Séquence 2 (roue libre haute en t=0, basse en t=T/2) :

Intervalle de tempsu(t)K_1K_2K'_1K'_2
[0 \,;\, t_0]01100
[t_0 \,;\, T/2 - t_0]+E1001
[T/2 - t_0 \,;\, T/2 + t_0]00011
[T/2 + t_0 \,;\, T - t_0]-E0110
[T - t_0 \,;\, T]01100

Dans les deux cas, le temps de conduction de chaque interrupteur vaut bien (T/2 - 2t_0) + 2t_0 = T/2.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La séquence d'états des interrupteurs doit être décrite avec précision et de manière exhaustive.

« Quand une séquence d’états d’interrupteurs est demandée, il faut veiller à être exhaustif et précis : par exemple la description des états des interrupteurs pour avoir u(t) = 0 a souvent été oubliée. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance ; Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : série de fourier, parité et symétrie

Expliquer brièvement pourquoi, un choix judicieux de l'origine des temps a permis de simplifier le developpement en série de Fourier . Pour quelle raison peut-on savoir sans calcul que tous les termes avec sont nuls ?

Voir l'indice

Analyser les propriétés de parité (signal impair) et la demi-onde (anti-périodicité u(t+T/2) = -u(t)) découlant du choix de l'origine au milieu d'un palier nul.

Voir la réponse courte

Choix de l'origine rendant la fonction impaire (a_n = 0) et symétrie de demi-onde éliminant les harmoniques pairs (b_{2p} = 0).

Voir le corrigé complet

1. Choix judicieux de l'origine des temps

En choisissant l'origine des temps au centre d'un palier nul (comme visible sur la figure 3), la fonction u(t) vérifie la symétrie d'imparité :

u(-t) = -u(t)

Par conséquent :

  • la valeur moyenne du signal est nulle : a_0 = \langle u \rangle = 0 ;
  • tous les coefficients des termes en cosinus s'annulent par parité de l'intégrande sur une période symétrique :

    a_n = \frac{2}{T}\int_{-T/2}^{T/2} u(t)\cos(n\omega t)\,\mathrm{d}t = 0 \quad \forall n \in \mathbb{N}^*

Le développement en série de Fourier est ainsi considérablement simplifié puisqu'il ne contient plus que des composantes sinusoïdales impaires en temps.

2. Annulation des harmoniques pairs (b_{2p} = 0)

Le signal u(t) présente une symétrie de demi-onde (anti-périodicité de période T/2) :

u\left(t + \frac{T}{2}\right) = -u(t)

Calculons l'effet d'une translation temporelle de T/2 = \pi/\omega sur les fonctions de base :

\sin\!\left[n\omega\left(t + \frac{T}{2}\right)\right] = \sin(n\omega t + n\pi) = (-1)^n \sin(n\omega t)

Le coefficient de Fourier b_n s'écrit en découpant l'intégrale sur deux demi-périodes :

\begin{aligned} b_n &= \frac{2}{T}\int_0^{T/2} u(t)\sin(n\omega t)\,\mathrm{d}t + \frac{2}{T}\int_{T/2}^T u(t)\sin(n\omega t)\,\mathrm{d}t \\ &= \frac{2}{T}\int_0^{T/2} u(t)\sin(n\omega t)\,\mathrm{d}t + \frac{2}{T}\int_0^{T/2} u\left(t' + \frac{T}{2}\right)\sin\!\left[n\omega\left(t' + \frac{T}{2}\right)\right]\mathrm{d}t' \\ &= \frac{2}{T}\left[1 - (-1)^n\right] \int_0^{T/2} u(t)\sin(n\omega t)\,\mathrm{d}t \end{aligned}

Pour un rang pair n = 2p (p \in \mathbb{N}), le facteur [1 - (-1)^{2p}] s'annule identiquement :

\boxed{b_{2p} = 0 \quad \forall p \in \mathbb{N}}

Un signal anti-périodique de demi-période ne comporte aucun harmonique de rang pair.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'imparité du signal ne suffit pas à justifier l'annulation de ses harmoniques pairs.

« Une simple reformulation de la question ne saurait être une réponse. »

« L’imparité d’un signal ne permet pas de justifier que les coefficients pairs du développement en série de Fourier sont nuls. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 21

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance ; Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : série de fourier, élimination d'harmonique

Quelle valeur de pourrait-on choisir pour que la tension s'approche au mieux d'un signal sinusoïdal ? Comparer alors les amplitudes de l'harmonique fondamental () et des deux premiers harmoniques non nuls restants. On commentera le résultat.

Voir l'indice

Chercher la valeur de t_0 qui annule le coefficient b_3 du premier harmonique gênant (p = 1), puis évaluer les amplitudes relatives des harmoniques suivants.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'harmonique parasite prépondérant (le plus énergétique et le plus proche du fondamental) et chercher à l'annuler à l'aide de l'expression des coefficients b_{2p+1}.
  2. Calculer le rapport des amplitudes des premiers harmoniques non nuls restants (p = 2 et p = 3) par rapport à l'harmonique fondamental (p = 0).
  3. Commenter l'intérêt de ce choix pour le filtrage ultérieur.
Voir la réponse courte

Choix de l'angle d'extinction t_0 = T/12 pour annuler l'harmonique 3 et comparaison des amplitudes relatives résiduelles.

Voir le corrigé complet

L'amplitude du rang 2p+1 dans le spectre de Fourier est donnée par :

|b_{2p+1}| = \frac{4E}{(2p+1)\pi} \left| \cos\left( (2p+1)\frac{2\pi t_0}{T} \right) \right|

Les harmoniques pairs étant déjà nuls du fait des symétries du signal, le premier harmonique parasite est l'harmonique de rang 3 (p = 1, pulsation 3\omega). C'est le plus difficile à éliminer par filtrage car sa fréquence est la plus proche de celle du fondamental \omega, et c'est celui dont l'amplitude est a priori la plus grande (en 1/3).

Pour annuler cet harmonique (b_3 = 0), on impose :

\cos\left( 3 \times \frac{2\pi t_0}{T} \right) = 0 \iff \frac{6\pi t_0}{T} = \frac{\pi}{2} \pmod{\pi}

La plus petite valeur positive non nulle est :

\boxed{t_0 = \frac{T}{12}}

Cette valeur correspond bien au zéro de la courbe p = 1 représentée sur la figure 4.

Pour ce choix t_0 = T/12, on a \alpha = 2\pi \frac{t_0}{T} = \frac{\pi}{6} :

  • Harmonique fondamental (p = 0, rang 1) :

    b_1 = \frac{4E}{\pi}\cos\left(\frac{\pi}{6}\right) = \frac{2\sqrt{3}}{\pi} E
  • Harmonique 3 (p = 1, rang 3) :

    b_3 = \frac{4E}{3\pi}\cos\left(\frac{\pi}{2}\right) = 0
  • Premier harmonique non nul restant (p = 2, rang 5) :

    b_5 = \frac{4E}{5\pi}\cos\left(\frac{5\pi}{6}\right) = -\frac{2\sqrt{3}}{5\pi} E \implies |b_5| = \frac{|b_1|}{5}
  • Deuxième harmonique non nul restant (p = 3, rang 7) :

    b_7 = \frac{4E}{7\pi}\cos\left(\frac{7\pi}{6}\right) = -\frac{2\sqrt{3}}{7\pi} E \implies |b_7| = \frac{|b_1|}{7}

On a ainsi les rapports d'amplitude :

\boxed{\frac{|b_5|}{|b_1|} = \frac{1}{5} = 20\,\% \quad\text{et}\quad \frac{|b_7|}{|b_1|} = \frac{1}{7} \approx 14\,\%}

Commentaire : L'harmonique 3 étant complètement éliminé, le premier harmonique parasite non nul apparaît à la fréquence 5f. Étant nettement plus éloigné de la fréquence fondamentale que l'harmonique 3 (5\omega contre 3\omega), il sera beaucoup plus efficacement atténué par un filtre passe-bas, tout en ne dégradant que faiblement l'amplitude du fondamental puisque \cos(\pi/6) = \frac{\sqrt{3}}{2} \approx 0{,}87 (perte de seulement 13\,\% par rapport au créneau sans palier nul).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une application numérique explicite était requise pour comparer les amplitudes.

« Une comparaison des amplitudes sous la forme d’une application numérique explicite était attendue. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance ; Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : valeur efficace, taux de distorsion harmonique

On définit le taux global de distorsion harmonique par

où est la valeur efficace du signal et celle du fondamental. Exprimer et en fonction de , et puis calculer numériquement le taux de distorsion pour la valeur de choisie à la question 21. Comparer au cas d'un signal créneau sans palier nul ().

Voir l'indice

Calculer la valeur efficace U par intégration directe du carré du signal sur une période, relier U_f à b_1, puis appliquer la définition fournie.

Voir la stratégie
  1. Calculer la valeur efficace U par définition intégrale sur une période à partir des paliers de u(t).
  2. Exprimer la valeur efficace U_f du fondamental à partir de son amplitude b_1, puis calculer le taux de distorsion \tau(t_0) à l'aide du rapport (U/U_f)^2.
  3. Effectuer les applications numériques pour t_0 = T/12 et t_0 = 0, puis interpréter physiquement la réduction du taux de distorsion.
Voir la réponse courte

Calcul intégral de la valeur efficace globale et de celle du fondamental, puis comparaison des taux de distorsion harmonique.

Voir le corrigé complet

1. Expression de la valeur efficace U :

Par définition, la valeur efficace d'un signal périodique u(t) de période T est :

U = \sqrt{\frac{1}{T}\int_0^T u^2(t)\,\mathrm{d}t}

D'après la figure 3, la tension u(t) vaut +E sur un intervalle de durée \frac{T}{2} - 2t_0, -E sur un intervalle de même durée \frac{T}{2} - 2t_0, et s'annule sur les paliers de durée cumulée 4t_0. Ainsi, u^2(t) = E^2 pendant une durée totale T - 4t_0 sur chaque période :

\begin{aligned} U^2 &= \frac{1}{T} \left[(T - 4t_0) E^2 + 4t_0 \times 0\right] = E^2 \left(1 - \frac{4t_0}{T}\right) \end{aligned}

On en déduit :

\boxed{U = E \sqrt{1 - \frac{4t_0}{T}}}

2. Expression de la valeur efficace du fondamental U_f :

Le terme fondamental est donné par u_f(t) = b_1 \sin(\omega t). Sa valeur efficace est donc :

U_f = \frac{b_1}{\sqrt{2}}

Avec b_1 = \dfrac{4E}{\pi} \cos(\alpha) où \alpha = \dfrac{2\pi t_0}{T} :

\boxed{U_f = \frac{2\sqrt{2}}{\pi} E \cos\left(\frac{2\pi t_0}{T}\right)}

3. Calcul numérique du taux de distorsion pour t_0 = T/12 :

Pour la valeur retenue à la question Q21, t_0 = \dfrac{T}{12}, on a \alpha = \dfrac{\pi}{6} et :

\begin{aligned} U^2 &= E^2 \left(1 - \frac{4}{12}\right) = \frac{2}{3} E^2 \\ U_f &= \frac{2\sqrt{2}}{\pi} E \cos\left(\frac{\pi}{6}\right) = \frac{2\sqrt{2}}{\pi} E \frac{\sqrt{3}}{2} = \frac{\sqrt{6}}{\pi} E \implies U_f^2 = \frac{6}{\pi^2} E^2 \end{aligned}

Le rapport des carrés des valeurs efficaces vaut :

\frac{U^2}{U_f^2} = \frac{\frac{2}{3}E^2}{\frac{6}{\pi^2}E^2} = \frac{\pi^2}{9}

Le taux global de distorsion harmonique s'exprime donc sous la forme :

\tau = \sqrt{\frac{U^2}{U_f^2} - 1} = \sqrt{\frac{\pi^2}{9} - 1} = \frac{\sqrt{\pi^2 - 9}}{3}

Avec \pi \approx 3{,}14 soit \pi^2 \approx 9{,}87 :

\tau = \frac{\sqrt{9{,}87 - 9}}{3} = \frac{\sqrt{0{,}87}}{3} \approx \frac{0{,}933}{3} \approx 0{,}31

Soit numériquement :

\boxed{\tau \approx 31\,\%}

4. Comparaison avec le créneau sans palier nul (t_0 = 0) :

Pour un créneau symétrique sans palier (t_0 = 0) :

\begin{aligned} U &= E \\ U_f &= \frac{2\sqrt{2}}{\pi} E \implies U_f^2 = \frac{8}{\pi^2} E^2 \end{aligned}

Le taux de distorsion harmonique vaut alors :

\tau(0) = \sqrt{\frac{\pi^2}{8} - 1} = \sqrt{\frac{9{,}87 - 8}{8}} = \sqrt{\frac{1{,}87}{8}} \approx \sqrt{0{,}234} \approx 0{,}48

Soit :

\boxed{\tau(0) \approx 48\,\%}

L'introduction du palier nul de largeur 2t_0 = T/6 permet de réduire le taux de distorsion de 48\,\% à 31\,\%, ce qui confirme l'intérêt d'éliminer l'harmonique 3 pour purifier le spectre du signal.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La relation entre tension efficace et amplitude divisée par racine de 2 ne vaut que pour un signal sinusoïdal.

« Rappelons que ceci n’est valable que pour un signal sinusoïdal de valeur moyenne nulle. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : filtre passe-ba, circuit rl

Montrer que la tension est le résultat d'une opération de filtrage dont on précisera la nature et la pulsation de coupure .

Voir l'indice

Appliquer la formule du pont diviseur de tension en régime harmonique entre la résistance r et l'inductance L pour obtenir la transmittance isochrone.

Voir la réponse courte

Fonction de transfert du diviseur de tension RL identifiée à un filtre passe-bas du premier ordre de pulsation de coupure \omega_c = R/L.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 5, la charge constituée de la résistance r est placée en série avec la bobine d'inductance L. En convention récepteur pour les dipôles L et r, parcourus par le même courant i(t), la loi des mailles s'écrit :

u(t) = u_L(t) + u_r(t) = L \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} + u_r(t)

Sachant que u_r(t) = r\,i(t), il vient :

\frac{L}{r}\frac{\mathrm{d}u_r}{\mathrm{d}t} + u_r(t) = u(t)

L'équation différentielle liant la tension de sortie u_r(t) à la tension d'entrée u(t) est linéaire à coefficients constants, ce qui démontre que u_r(t) est issue d'un filtrage linéaire de u(t).

En régime sinusoïdal de pulsation quelconque \Omega, en adoptant la notation complexe soulignée :

\underline{H}(\mathrm{j}\Omega) = \frac{\underline{u}_r}{\underline{u}} = \frac{r}{r + \mathrm{j}L\Omega} = \frac{1}{1 + \mathrm{j}\dfrac{\Omega}{\omega_c}} \quad \text{avec} \quad \omega_c = \frac{r}{L}

L'allure du gain montre que :

  • pour \Omega \to 0, |\underline{H}| \to 1 (la bobine se comporte comme un fil en basse fréquence) ;
  • pour \Omega \to +\infty, |\underline{H}| \to 0 avec une décroissance en -20\text{ dB/décade} (la bobine se comporte comme un circuit ouvert en haute fréquence).

Le dispositif réalise ainsi un filtre passe-bas du premier ordre, de pulsation de coupure à -3\text{ dB} :

\boxed{\omega_c = \frac{r}{L}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'utilisation d'un pont diviseur de tension permettait d'obtenir rapidement la fonction de transfert.

« Plusieurs candidats perdent un temps précieux en utilisant les lois de Kirchhoffalors qu’un simple pont diviseur de tension mène à la fonction de transfert. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : filtrage linéaire, série de fourier

Déterminer l'expression générale de la tension en fonction des , de et de .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de superposition en multipliant chaque composante sinusoïdale de l'entrée par le module et en ajoutant l'argument de la fonction de transfert à la pulsation considérée.

Voir la stratégie
  1. Exploiter le principe de superposition en décomposant l'entrée u(t) en série de Fourier.
  2. Appliquer à chaque harmonique de pulsation \Omega_p = (2p+1)\omega la fonction de transfert harmonique \underline{H}(\mathrm{j}\Omega_p) établie à la question précédente.
  3. Recombiner les composantes harmoniques temporelles affectées du gain et du déphasage correspondants.
Voir la réponse courte

Multiplication de chaque composante de Fourier par le gain du filtre et prise en compte du déphasage associé.

Voir le corrigé complet

Le système étant linéaire et régi par la fonction de transfert harmonique obtenue à la question Q23 :

\underline{H}(\mathrm{j}\Omega) = \frac{1}{1 + \mathrm{j}\frac{\Omega}{\omega_c}}

on applique le théorème de superposition à la décomposition en série de Fourier de la tension d'entrée u(t) :

u(t) = \sum_{p=0}^{+\infty} b_{2p+1} \sin\left[(2p+1)\omega t\right]

Pour chaque harmonique de pulsation \Omega_p = (2p+1)\omega, le filtre modifie :

  • l'amplitude par le gain du filtre :

    G(\Omega_p) = |\underline{H}(\mathrm{j}\Omega_p)| = \frac{1}{\sqrt{1 + \left(\frac{(2p+1)\omega}{\omega_c}\right)^2}}
  • la phase par l'argument de la fonction de transfert :

    \Delta \varphi_p = \arg\left(\underline{H}(\mathrm{j}\Omega_p)\right) = -\arctan\left(\frac{(2p+1)\omega}{\omega_c}\right)

En sommant l'ensemble des réponses harmoniques en régime sinusoïdal établi, on obtient l'expression générale de la tension u_r(t) :

\boxed{u_r(t) = \sum_{p=0}^{+\infty} \frac{b_{2p+1}}{\sqrt{1 + \left(\frac{(2p+1)\omega}{\omega_c}\right)^2}} \sin\left[(2p+1)\omega t - \arctan\left(\frac{(2p+1)\omega}{\omega_c}\right)\right]}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

En régime forcé, il ne faut pas résoudre l'équation différentielle mais filtrer chaque terme de la série de Fourier.

« L’expression générale de la tension filtrée est très souvent fausse. »

« Certains candidats n’ont pas compris que l’étude se fait en régime forcé et qu’il est donc inutile de tenter de résoudre complètement l’équation différentielle. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : filtrage linéaire, déphasage

On reprend la valeur de choisie à la question 21 et on règle la valeur de de sorte que . Comparer les amplitudes du fondamental et des deux premières harmoniques non nulles restantes. En déduire une forme approchée du signal puis représenter son allure en concordance des temps avec le signal .

Voir l'indice

Calculer l'atténuation supplémentaire apportée par le filtre passe-bas pour les harmoniques 5 et 7 par rapport au fondamental lorsque \omega_c = \omega.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'amplitude U_{r, n} de chaque harmonique n \in \{1, 5, 7\} à la sortie du filtre en appliquant la fonction de transfert établie à la question Q24 avec \omega_c = \omega, puis calculer les rapports U_{r, 5}/U_{r, 1} et U_{r, 7}/U_{r, 1}.
  2. Négliger les harmoniques d'ordre supérieur pour en déduire l'expression approchée de u_r(t) (amplitude et déphasage).
  3. Tracer u(t) et u_r(t) sur une période T, en mettant en évidence l'amplitude crête \approx 0{,}78\,E et le retard temporel \Delta t = T/8.
Voir la réponse courte

Atténuation marquée des harmoniques permettant d'assimiler la sortie au fondamental déphasé de \pi/4, et tracé temporel synchrone.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q21, pour t_0 = \frac{T}{12}, l'harmonique de rang 3 est nul (b_3 = 0), et les amplitudes des premières harmoniques du signal d'entrée u(t) vérifient :

b_1 = \frac{2\sqrt{3}}{\pi} E, \quad |b_5| = \frac{b_1}{5}, \quad |b_7| = \frac{b_1}{7}

D'après la question Q24, l'amplitude U_{r, n} de l'harmonique de rang n = 2p+1 dans la tension filtrée u_r(t) s'écrit, pour \omega_c = \omega :

U_{r, n} = \frac{|b_n|}{\sqrt{1 + \left(\frac{n\omega}{\omega_c}\right)^2}} = \frac{|b_n|}{\sqrt{1 + n^2}}

Calculons les amplitudes du fondamental et des deux premières harmoniques non nulles restantes (n = 5 et n = 7) :

  • Pour le fondamental (n = 1) :

    U_{r, 1} = \frac{b_1}{\sqrt{1 + 1^2}} = \frac{b_1}{\sqrt{2}} = \frac{\sqrt{6}}{\pi} E \approx 0{,}78\, E
  • Pour l'harmonique 5 (n = 5) :

    U_{r, 5} = \frac{|b_5|}{\sqrt{1 + 5^2}} = \frac{b_1}{5\sqrt{26}} = U_{r, 1} \frac{\sqrt{2}}{5\sqrt{26}} = \frac{U_{r, 1}}{5\sqrt{13}} \approx \frac{U_{r, 1}}{18} \approx 0{,}055\, U_{r, 1}
  • Pour l'harmonique 7 (n = 7) :

    U_{r, 7} = \frac{|b_7|}{\sqrt{1 + 7^2}} = \frac{b_1}{7\sqrt{50}} = \frac{b_1}{35\sqrt{2}} = \frac{U_{r, 1}}{35} \approx 0{,}029\, U_{r, 1}

Les harmoniques restants représentent ainsi respectivement moins de 5{,}5\,\% et 2{,}9\,\% du fondamental en amplitude. On peut donc valablement négliger tous les harmoniques de rang n \ge 5 devant le fondamental.

Le déphasage du fondamental à la traversée du filtre est :

\varphi_1 = -\arctan\left(\frac{\omega}{\omega_c}\right) = -\arctan(1) = -\frac{\pi}{4}

La forme approchée du signal u_r(t) s'écrit donc :

\boxed{u_r(t) \approx \frac{\sqrt{6}}{\pi} E \sin\left(\omega t - \frac{\pi}{4}\right)}

Ce signal sinusoïdal est retardé d'une durée \Delta t par rapport au fondamental de u(t) :

\Delta t = \frac{\pi / 4}{\omega} = \frac{T}{8}

Représentons u(t) et u_r(t) en concordance des temps sur une période T :

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2020 ?

Surtout 3 chapitres : Ondes acoustiques (56 % des questions, partie I), Régime sinusoïdal forcé et filtrage (18 %, partie II) et Électronique de puissance (14 %). Plus ponctuellement : Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Cinématique des fluides, Dynamique des fluides parfaits, Diffusion thermique et Statique des fluides.

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2020 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

Peu : 4 questions sur 25 (16 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI : Q7 et Q23 à Q25.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2020 ?

Environ 2 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie I est la plus longue (environ 1 h 30).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2020 ?

Q17 (petite oscillation), cotée 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2020 ?

Questions de cours : Q1 (approximation acoustique), Q2 (dérivée particulaire), Q4 (conservation de la masse), Q5 (équation de d'alembert), Q18 (onduleur), Q19 (cellule de commutation), Q20 (série de fourier) et Q23 (filtre passe-ba). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q3 (équation d'euler) et Q9 (onde stationnaire).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2020 ?

Questions rapides et accessibles (difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 min au plus) : Q1, Q3, Q4, Q7, Q12, Q15, Q16, Q18 à Q20, Q23 et Q24. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q2, Q5 et Q8.

Le sujet Mines-Ponts Physique 2 PSI 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Peut-on utiliser l'impédance acoustique pour exprimer la surpression en Q11 ?

Non : la relation p_1 = \pm \mu_0 c v_1 ne s'applique qu'à une onde plane progressive. L'onde dans la cavité étant stationnaire, il faut intégrer spatialement l'équation d'Euler linéarisée établie en Q3 reliant \partial v_1/\partial t et \partial p_1/\partial z.

L'imparité du signal justifie-t-elle l'annulation des harmoniques pairs en Q20 ?

Non : l'imparité assure seulement l'annulation des coefficients en cosinus (a_n = 0). L'annulation des harmoniques pairs (b_{2p} = 0) provient de la symétrie de demi-onde u(t + T/2) = -u(t), qui ne conserve que les harmoniques impairs dans le développement de Fourier.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.