Corrigé détaillé CCINP Physique PC 2026
Nanorhéologie par appareil à force dynamique de surface
- 45 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en PCSI : 12 questions sur 45, partie I.2
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en PCSI : 12 questions sur 45. Autres questions faisables en PCSI
Autres premières années : MPSI 10 · PTSI 10 · MP2I 10 · TSI1 10 · BCPST1 1 questions.
Détail par partie
- Partie I : Mesure de la force s'exerçant sur le plan11/21En partie
- Partie II : Mesure du déplacement relatif entre la sphère et le plan1/21En partie
- Partie III : Application à la nanorhéologie0/32e année
Le sujet en bref
Sujet moyen · Mécanique des fluides, Optique ondulatoire, Électrocinétique et électronique · 10 incontournables · 12 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet aborde la physique expérimentale de pointe à travers l'étude d'étaillée d'un appareil à force dynamique de surface (dSFA), instrument d'analyse nanorhéologique mesurant les interactions fluides à l'échelle submicronique. L'épreuve est remarquablement équilibrée et parcourt un très large spectre du programme spécifique de la filière PC : optique ondulatoire (interféromètre de Michelson en lame puis en coin d'air, détection interférométrique subnanométrique), modélisation mécanique d'un oscillateur amorti et forcé (cantilever, résonance, méthode de Cleveland), électrostatique et capteur capacitif couplé à un oscillateur LC, et enfin mécanique des fluides visqueux (approximation de lubrification, équation de Navier-Stokes à bas Reynolds, force d'écrasement de Stefan et impédance hydrodynamique de Reynolds).
La progression est particulièrement élégante, alternant des questions de cours très classiques et des études concrètes exploitant des données expérimentales réelles (spectres de résonance, courbes d'impédance dynamique et mise en évidence d'une longueur de glissement moléculaire). C'est un sujet incontournable pour réviser simultanément les deux années de PC dans un cadre physique unifié et motivant.
- Difficulté
- Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,92/20)
- Temps estimé
- ≈ 2 h 50 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en PCSI : 12 questions sur 45, partie I.2.
Où gagner des points
38 questions rapides et accessibles · 4 résultats donnés par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Rapides et accessibles (38) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.
Points à signaler : parties indépendantes
Parties indépendantes
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Sommaire
45 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
45 questionsPartie I : Mesure de la force s'exerçant sur le plan
I.1 · Mesure interférométrique du déplacement du plan par rapport au bâti fixe
Question 1
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : interféromètre de michelson, différence de marche, lame d'air
La configuration présentée sur la figure 2 est équivalente à un interféromètre de Michelson réglé en lame d'air. Faire le schéma équivalent de la lame d'air, d'épaisseur , puis tracer le cheminement d'un rayon arrivant sur la lame avec un angle d'incidence par rapport à la normale aux miroirs. Établir l'expression de la différence de marche à l'infini en fonction de et de .
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Dessiner les deux miroirs parallèles séparés de e, tracer deux rayons issus d'une même onde plane incidente sous l'angle i et calculer le retard optique géométrique après projection sur le plan d'onde réfléchi.
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- Modéliser l'interféromètre par sa lame d'air équivalente formée par le miroir M_2 et l'image M_1' du miroir M_1 par le miroir à 45^\circ et la lame séparatrice, distants de e.
- Tracer le trajet d'un rayon incident se réfléchissant sur chacune des deux faces, puis définir une surface d'onde commune perpendiculaire aux rayons émergents parallèles.
- Exprimer les longueurs des trajets géométriques en fonction de l'épaisseur e et de l'angle d'incidence i pour en déduire la différence de marche \delta.
Voir la réponse courteRéponse courte
Schéma équivalent de la lame d'air, tracé des deux rayons réfléchis et démonstration classique de la différence de marche \delta = 2e\cos i.
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Dans l'interféromètre de Michelson réglé en lame d'air, le système est équivalent à deux miroirs plans parallèles, notés M_1' (image de M_1) et M_2, séparés par une couche d'air d'indice n = 1 et d'épaisseur e.
Un rayon incident arrive avec un angle d'incidence i par rapport à la normale aux miroirs :
- Une partie se réfléchit sur le premier miroir M_1' au point A pour former le rayon (1) ;
- L'autre partie atteint le miroir M_2 au point B, s'y réfléchit et émerge en C parallèlement au rayon (1) pour former le rayon (2).
Les deux rayons étant parallèles, ils interfèrent à l'infini (ou dans le plan focal image d'une lentille convergente). La surface d'onde commune est le plan orthogonal aux rayons émergents passant par le point C, dont la trace est le segment [CH], où H est le projeté orthogonal de C sur le rayon (1).
L'indice du milieu étant n = 1 et les déphasages à la réflexion étant négligés selon l'énoncé, la différence de marche \delta entre le rayon (2) et le rayon (1) s'écrit :
D'après les relations trigonométriques dans le triangle rectangle formé par la normale issue de B et les points A et C :
Dans le triangle rectangle AHC, l'angle \widehat{ACH} vaut i, d'où :
On en déduit l'expression de la différence de marche :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : frange d'égale inclinaison, cohérence spatiale
Dans le plan focal image de la lentille de projection, on observe des franges en forme d'anneaux, appelées franges d'égale inclinaison. Justifier ce terme. Qu'obtiendrait-on sur l'écran en l'absence du condenseur placé en sortie du laser ?
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Remarquer que pour une épaisseur e fixée, la différence de marche ne dépend que de l'angle d'incidence i. Sans condenseur, le faisceau laser incident est quasi-parallèle (i \simeq 0), ce qui produit un éclairement uniforme sur tout l'écran.
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- Relier la différence de marche obtenue à la question Q1 à la position sur l'écran dans le plan focal image pour justifier l'appellation « franges d'égale inclinaison ».
- Identifier la nature du faisceau laser en l'absence de condenseur (onde plane, faisceau parallèle d'incidence fixée) pour déterminer la figure observée dans le plan focal.
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Justification de l'égale inclinaison par la dépendance en i seul ; sans condenseur, le faisceau est quasi parallèle et éclaire uniformément l'écran.
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D'après la question Q1, la différence de marche s'écrit :
Pour une épaisseur e fixée, la différence de marche \delta ne dépend que de l'angle d'incidence i des rayons par rapport à la normale aux miroirs (l'inclinaison).
La lentille convergente (\mathcal{L}), de distance focale image f', fait converger tous les rayons parallèles inclinés de l'angle i en des points du plan focal image situés à une distance r de l'axe optique vérifiant :
L'état d'interférence est donc identique pour tous les rayons ayant la même inclinaison i, ce qui définit des lignes d'égal éclairement circulaires centrées sur le foyer image F'. C'est pourquoi ces anneaux sont qualifiés de franges d'égale inclinaison.
En l'absence du condenseur placé en sortie du laser, le faisceau n'est plus divergent : il est quasi-parallèle et se propage sous une incidence unique quasi-normale (i \simeq 0). Tous les rayons émergent parallèles à l'axe optique et convergent au foyer image F'.
L'intensité de ce point dépend de la valeur de l'épaisseur e via la différence de marche \delta \simeq 2e (interférence constructive ou destructive).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : contact optique, frange d'égale inclinaison
Le miroir peut être translaté. Pour atteindre le contact optique, doit-on augmenter ou diminuer le rayon des anneaux visibles sur l'écran ? Justifier.
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Exprimer le rayon angulaire des anneaux brillants à partir de la condition d'interférence constructive en fonction de l'ordre au centre p_0 = 2e/\lambda, et observer l'évolution de ce rayon lorsque e \to 0.
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- Exprimer le rayon d'un anneau d'ordre d'interférence p donné sur l'écran en fonction de l'épaisseur e de la lame d'air.
- Déterminer l'évolution de ce rayon lorsque l'on se rapproche du contact optique (e \to 0).
- En déduire le sens de variation du rayon des anneaux observé lors de la translation du miroir pour atteindre e = 0.
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Au contact optique l'épaisseur s'annule, l'ordre au centre tend vers zéro et les anneaux rentrent vers le centre : leur rayon diminue.
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L'ordre d'interférence en un point de l'écran associé à l'angle d'incidence i s'écrit :
Au centre de l'écran (i = 0), l'ordre d'interférence est maximal et vaut :
Pour les faibles incidences (i \ll 1), dans le plan focal image d'une lentille de distance focale f', un rayon émergeant avec l'angle i atteint l'écran à une distance r \simeq f'\,i du centre optique. Le développement limité au second ordre donne :
Pour un anneau brillant donné, l'ordre d'interférence p est un entier fixé (p < p_0). Le rayon r de cet anneau vérifie :
Le contact optique correspond à une épaisseur nulle de la lame d'air (e \to 0).
Lorsque l'on diminue e pour atteindre le contact optique :
- pour un anneau d'ordre p donné, le rapport \frac{p\lambda}{2e} augmente, donc \cos i augmente et l'angle i diminue : le rayon de cet anneau diminue jusqu'à ce qu'il rentre au centre de la figure et disparaisse (lorsque p = p_0) ;
- si l'on considère plutôt le k-ième anneau à partir du centre (k = p_0 - p \in \mathbb{N}^*), son rayon vaut r_k = f'\sqrt{\frac{k\lambda}{e}} et l'interfrange angulaire \Delta i \simeq \frac{\lambda}{2ei} augmente : la figure d'interférences s'élargit globalement, les anneaux deviennent de plus en plus espacés jusqu'à occuper tout le champ au contact optique (teinte plate).
Ainsi, pour atteindre le contact optique, on doit translater le miroir M_1 de manière à voir les anneaux rentrer au centre (leur rayon diminue pour chaque anneau d'ordre p donné jusqu'à disparition au centre) ; la figure d'interférences s'épanouit alors et l'interfrange augmente jusqu'à obtenir une teinte plate.
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : contact optique, interféromètre de michelson
Le contact optique est atteint en l'absence de force sur le plan (). Donner la relation entre , et dans cette situation.
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Égaler les chemins optiques des deux bras de l'interféromètre entre la séparatrice et chacun des miroirs à incidence normale.
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L'égalité des longueurs des deux bras de l'interféromètre au contact optique impose la relation géométrique directe entre d, d_1 et d_2.
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D'après la figure 2, le faisceau lumineux incident est divisé au niveau de la lame séparatrice en deux faisceaux :
le premier faisceau parcourt verticalement la distance d jusqu'au miroir incliné à 45^\circ, puis horizontalement la distance d_1 jusqu'au miroir fixe M_1. La longueur totale de ce premier bras est :
L_1 = d + d_1le second faisceau se propage directement vers le miroir mobile M_2. En l'absence de force sur le plan (x = 0), la distance entre la séparatrice et M_2 est :
L_2 = d_2
Le contact optique correspond à une épaisseur nulle de la lame d'air équivalente (e = 0), c'est-à-dire à l'égalité des longueurs optiques des deux bras (L_1 = L_2). L'indice de l'air étant n = 1, cela se traduit par :
Résultat
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images
Notions : relation de conjugaison, lentille mince convergente
On remplace la lentille par une autre lentille convergente de plus courte focale . Sachant que la distance entre le miroir et la lentille est , à quelle distance de la lentille doit-on placer l'écran pour y observer les interférences ?
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Utiliser la relation de conjugaison de Descartes pour une lentille mince convergente en plaçant l'objet (les miroirs) à la distance D > f'.
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- Rappeler que dans la configuration du coin d'air, le système d'interférences est localisé sur les miroirs.
- En déduire que pour observer une figure nette sur l'écran, celui-ci doit être le conjugué optique du plan des miroirs par la lentille (\mathcal{L}').
- Appliquer la formule de conjugaison de Descartes avec origine au centre optique pour exprimer D'.
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Application de la relation de conjugaison de Descartes avec origine au centre pour conjuguer la surface du miroir avec l'écran.
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Dans une configuration en coin d'air éclairé par une source étendue (ici obtenue grâce à l'élargisseur de faisceau), les franges d'interférences sont localisées au voisinage immédiat des miroirs (la surface des miroirs joue le rôle de plan source/objet d'interférences).
Pour projeter et observer nettement cette figure d'interférences sur l'écran, celui-ci doit se trouver dans le plan conjugué du miroir M_2 à travers la lentille convergente (\mathcal{L}').
En notant O_L le centre optique de la lentille (\mathcal{L}') et en orientant l'axe optique dans le sens de propagation de la lumière :
- la position de l'objet (miroir M_2) est \overline{O_L M_2} = -D (avec D > 0) ;
- la position de l'image (écran) est \overline{O_L \text{Écran}} = D' (avec D' > 0) ;
- la distance focale image est f'.
La relation de conjugaison de Descartes donne :
L'écran doit donc être placé à la distance :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : coin d'air, frange d'égale épaisseur, interfrange
Quelle est la forme des franges d'interférences ? Comment les appelle-t-on ? Déterminer l'expression de l'interfrange sur l'écran en fonction de , , et de .
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Relier la coordonnée locale y sur le coin d'air à l'épaisseur locale e_0(y) = \alpha y, puis en déduire l'interfrange sur le miroir avant d'appliquer le grandissement transversal de la lentille.
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- Identifier la condition de différence de marche constante pour déterminer la géométrie des franges et leur dénomination.
- Exprimer la différence de marche en fonction de la coordonnée y sur les miroirs, puis en déduire l'interfrange dans le plan de localisation.
- Utiliser le grandissement transversal de la lentille (\mathcal{L}') conjuguant le miroir et l'écran pour obtenir l'interfrange i_e sur l'écran.
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Franges rectilignes d'égale épaisseur parallèles à l'arête du coin d'air, et calcul de l'interfrange projeté sur l'écran via le grandissement transversal.
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Dans la configuration du coin d'air à incidence quasi-normale, la différence de marche entre les deux rayons réfléchis s'écrit :
Pour un petit angle \alpha \ll 1, l'épaisseur locale du coin d'air varie linéairement avec la distance y à l'arête O :
Les lignes d'égale différence de marche vérifient \delta(y) = \text{cste}, soit y = \text{cste}.
Les franges d'interférences sont donc des droites rectilignes et parallèles à l'arête du coin d'air. On les appelle des franges d'égale épaisseur (ou franges de Fizeau).
Dans le plan des miroirs, deux franges brillantes (ou sombres) consécutives correspondent à une variation de différence de marche \Delta \delta = \lambda. L'interfrange i_{\text{miroir}} sur le miroir vérifie donc :
L'écran étant le plan conjugué du miroir M_2 par la lentille convergente (\mathcal{L}'), le grandissement transversal en valeur absolue est donné par :
L'interfrange i_e mesuré sur l'écran est donc :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : différence de marche, interféromètre de michelson
On note la différence de marche en un point donné des miroirs lorsque . Déterminer, en fonction de et de , la différence de marche en ce même point lorsque le miroir se décale de .
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Traduire le fait qu'à incidence quasi-normale, une translation de x du miroir M_2 augmente ou diminue l'épaisseur d'air traversée en aller-retour de 2x.
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- Exprimer la variation de chemin optique dans le bras 2 due au déplacement x du miroir M_2.
- En déduire la nouvelle différence de marche \delta(x) par rapport à \delta_0, en tenant compte du sens de déplacement de M_2.
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En incidence quasi-normale, le déplacement x du miroir double le chemin optique supplémentaire, d'où \delta(x) = \delta_0 + 2x.
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Considérons la différence de marche \delta entre le rayon issu du bras 1 (miroir M_1) et le rayon issu du bras 2 (miroir M_2) :
Le faisceau incident étant quasi-normal aux miroirs et la propagation ayant lieu dans l'air d'indice n=1 :
- Le bras 1 (miroir M_1 fixe) ne subit aucune modification : (L)_1(x) = (L)_1(0).
Le miroir M_2 se déplace de x vers la gauche, c'est-à-dire vers la lame séparatrice. La longueur du bras 2 passe de d_2 à d_2 - x. Le trajet aller-retour de la lumière dans ce bras est donc raccourci d'une distance géométrique 2x. Le chemin optique correspondant devient :
(L)_2(x) = (L)_2(0) - 2x
En effectuant la différence des chemins optiques en un point donné du champ d'interférences, il vient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence ; Interférences par division d'amplitude
Notions : formule de fresnel, interférence lumineuse
Les rayons interférant en un point de l'écran ont la même amplitude lumineuse et on note l'éclairement sur l'écran dû à un seul rayon. Établir la formule de Fresnel donnant l'éclairement résultant de l'interférence de ces deux rayons en fonction de , et de . En déduire que :
où est l'éclairement pour une frange brillante à exprimer en fonction de et où est à exprimer en fonction de et de .
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Partir de la formule de Fresnel pour deux ondes cohérentes de même amplitude \mathcal{E} = 2\mathcal{E}_0(1+\cos\phi) en exprimant le déphasage \phi = 2\pi\delta(x)/\lambda, puis regrouper le terme constant dans \Psi.
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Démonstration de la formule de Fresnel par superposition de deux ondes d'amplitudes égales, puis identification de \mathcal{E}_{\max} = 4\mathcal{E}_0 et \Psi = 2\pi\delta_0/\lambda.
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Soient \underline{s}_1(t) = s_0\,\text{e}^{j\omega t} et \underline{s}_2(t) = s_0\,\text{e}^{j(\omega t - \Delta\phi)} les signaux lumineux complexes associés aux deux rayons interférant en un point de l'écran, où s_0 est l'amplitude commune et \Delta\phi le déphasage optique induit par la différence de marche \delta(x) :
L'amplitude complexe totale s'écrit :
L'éclairement \mathcal{E} résultant est proportionnel au carré moyen du signal réel, soit au module au carré de l'amplitude complexe :
L'éclairement apporté par une seule onde étant \mathcal{E}_0 = \frac{K}{2}\,s_0^2, on obtient la formule de Fresnel :
En utilisant le résultat de la question Q7, \delta(x) = \delta_0 + 2x, l'argument du cosinus devient :
Par identification avec l'expression proposée :
on en déduit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : sensibilité, détection interférométrique
Donner l'expression de la sensibilité , puis déterminer les valeurs de qui maximisent cette sensibilité au voisinage de .
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Dériver l'expression de \mathcal{E}(x) par rapport à x et chercher les valeurs de la phase \Psi qui rendent le sinus maximal en valeur absolue à x = 0.
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- Dériver l'expression de l'éclairement \mathcal{E}(x) obtenue à la question Q8 par rapport au déplacement x, puis en prendre la valeur absolue pour obtenir S(x).
- Évaluer cette sensibilité en x = 0 et trouver la condition sur la phase \Psi pour que la fonction trigonométrique intervenant atteigne sa valeur maximale.
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Calcul de la dérivée |d\mathcal{E}/dx| \propto |\sin(4\pi x/\lambda + \Psi)|, maximale au voisinage de x=0 lorsque \Psi \equiv \pi/2\ [\pi] (fonctionnement à mi-frange).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q8, l'éclairement sur l'écran s'écrit :
En dérivant cette expression par rapport à x, on obtient :
La sensibilité du capteur s'exprime donc par :
Au voisinage de la position d'équilibre x = 0, la sensibilité vaut :
Cette quantité est maximale lorsque |\sin \Psi| = 1, ce qui correspond aux valeurs :
Résultat
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : développement limité, détection interférométrique
Montrer que pour , les éclairements des photodiodes sont :
Voir l'indiceIndice
Effectuer un développement limité au premier ordre en x/\lambda de \cos(4\pi x/\lambda \pm \pi/2) au voisinage de zéro.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir deux valeurs successives de la phase \Psi parmi celles établies à la question Q9 maximisant la sensibilité.
- Utiliser les formules trigonométriques pour simplifier l'expression de l'éclairement en fonction de x.
- Effectuer un développement limité à l'ordre 1 pour \dfrac{4\pi x}{\lambda} \ll 1.
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Développement limité à l'ordre 1 du cosinus au voisinage de \Psi = \pm \pi/2 pour de très faibles déplacements x \ll \lambda.
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D'après la question Q9, la sensibilité au voisinage de x=0 est maximale pour les phases :
Considérons deux valeurs consécutives de \Psi, par exemple associées à p = 0 et p = 1 :
En injectant ces valeurs dans l'expression de l'éclairement issue de la question Q8 :
Comme x \ll \lambda, la phase additionnelle est très petite devant 1 :
On effectue alors un développement limité au premier ordre, sachant que \sin(u) \underset{u \to 0}{=} u + o(u) :
On obtient bien :
Résultat
Question 11
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : amplificateur linéaire intégré, régime linéaire
À partir du schéma de la figure 4, justifier que l'ALI fonctionne en régime linéaire. En déduire que la photodiode est bien en court-circuit.
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Vérifier la nature de la boucle de rétroaction sur l'ALI pour justifier le régime linéaire, puis exploiter la relation V^+ = V^- liée au fonctionnement idéal pour déterminer la tension aux bornes de la photodiode.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rétroaction négative sur l'entrée inverseuse assurant le régime linéaire, d'où V^+ = V^- = 0\text{ V}, imposant une tension nulle aux bornes de la photodiode.
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Le montage présente une boucle de rétroaction négative : la résistance R_1 relie la sortie de l'ALI à son entrée inverseuse (borne -), sans aucune boucle de réaction sur l'entrée non inverseuse (borne +). Ce bouclage assure la stabilité du montage, ce qui justifie que :
L'ALI étant supposé idéal et fonctionnant en régime linéaire, la tension différentielle d'entrée est nulle :
L'entrée non inverseuse est directement reliée à la masse, soit V^+ = 0\text{ V}. On en déduit :
La photodiode est connectée entre l'entrée inverseuse au potentiel V^- et la masse au potentiel 0\text{ V}. La tension à ses bornes vaut donc :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en PCSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : convertisseur courant-tension, amplificateur transimpédance
Déterminer la tension en sortie de ce montage en fonction de , et de .
Voir l'indiceIndice
Appliquer la loi des nœuds au potentiel inverseur V^- en tenant compte du courant d'entrée nul de l'ALI idéal.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter les propriétés de l'ALI idéal (i^- = 0) fonctionnant en régime linéaire (V^- = V^+) pour déterminer le potentiel du nœud inverseur.
- Écrire la loi des nœuds au niveau de l'entrée inverseuse afin d'exprimer le courant traversant le dipôle de rétroaction R_1.
- Appliquer la loi d'Ohm aux bornes de R_1 et substituer la relation I_{\text{cc}} = \beta \mathcal{E} pour obtenir l'expression de U_s.
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Montage transimpédance classique : le photocourant proportionnel à l'éclairement traverse la résistance de contre-réaction R_1, fixant la tension de sortie U_s.
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L'amplificateur linéaire intégré (ALI) étant supposé idéal :
- les courants d'entrée sont nuls : i^- = i^+ = 0 ;
il fonctionne en régime linéaire (rétroaction négative, d'après la question Q11), d'où une tension différentielle d'entrée nulle :
\varepsilon = V^+ - V^- = 0 \implies V^- = V^+.
L'entrée non-inverseuse étant reliée à la masse (V^+ = 0\text{ V}), la borne inverseuse est au potentiel de la masse virtuelle :
D'après le fléchage de la figure 4, le courant I_{\text{cc}} arrive au nœud de l'entrée inverseuse. Comme aucun courant n'entre dans l'ALI (i^- = 0), ce courant traverse intégralement la résistance de rétroaction R_1 de la borne inverseuse vers la sortie.
La loi d'Ohm aux bornes de la résistance R_1 s'écrit alors :
Sachant que V^- = 0\text{ V}, on obtient :
En remplaçant l'intensité produite par la photodiode par sa relation avec l'éclairement, I_{\text{cc}} = \beta \mathcal{E}, il vient finalement :
Résultat
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : détection interférométrique, résolution spatiale
Exprimer en fonction de , et de . La tension minimale que peut détecter la carte d'acquisition utilisée est ; quel déplacement minimal du miroir peut-on espérer détecter avec ce capteur interférométrique ?
Voir l'indiceIndice
Injecter les expressions de U_1 et U_2 dans le quotient proposé pour faire apparaître une dépendance linéaire en x, puis inverser la relation pour la tension minimale détectable.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le rapport normalisé \frac{U_2 - U_1}{U_1 + U_2} à l'aide des expressions des éclairements \mathcal{E}_1 et \mathcal{E}_2 obtenues à la question Q10 et du lien U_s = -\beta R_1 \mathcal{E} établi à la question Q12.
- En déduire l'expression de la tension finale U_{\mathrm{opt}} en fonction de K, \lambda et x.
- Isoler le déplacement x_{\min} correspondant à la tension minimale détectable et effectuer l'application numérique avec un seul chiffre significatif dans la mantisse selon la consigne de l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression de la tension différentielle amplifiée proportionnelle à x et calcul numérique du déplacement minimal détectable à la limite du bruit.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q12, les tensions en sortie des deux convertisseurs valent :
Le facteur commun -\beta R_1 se simplifie dans le quotient, si bien que :
En utilisant les expressions établies à la question Q10 pour x \ll \lambda :
On en déduit immédiatement :
La tension finale U_{\mathrm{opt}} = K \frac{U_2 - U_1}{U_1 + U_2} s'écrit donc :
Le déplacement minimal x_{\min} détectable par la carte d'acquisition correspond à la tension minimale mesurable U_{\mathrm{opt}} = 2\cdot 10^{-4}\text{ V} :
Avec \lambda = 633\text{ nm} = 633\cdot 10^{-9}\text{ m}, K = 10\text{ V} et U_{\mathrm{opt}} = 2\cdot 10^{-4}\text{ V} :
En ne conservant qu'un seul chiffre significatif dans la mantisse conformément aux consignes :
Résultat
I.2 · Réponse mécanique du cantilever
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : force de rappel, frottement fluide
Quelle est l'origine physique des forces et introduites dans ce modèle ?
Voir l'indiceIndice
Identifier la déformation élastique en flexion du bilame métallique (rappel) et les pertes d'énergie par frottement interne au matériau ainsi que les frottements fluides avec le milieu environnant (dissipation).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les éléments matériels en interaction avec le système {plan + porte-plan}.
- Associer chaque terme de force à son phénomène physique sous-jacent (déformation élastique liée à la position, dissipation d'énergie liée à la vitesse).
Voir la réponse courteRéponse courte
Origine élastique de la force de rappel due à la flexion du levier et origine visqueuse de l'amortissement par l'air ou les pertes internes.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le système étudié est le bloc {plan + porte-plan} de masse m, relié au bâti fixe par le cantilever \mathrm{L}_2 (bilame déformable) et plongé dans l'air ambiant :
- Origine de la force de rappel \vec{F}_r = -k x \vec{u}_x :
Il s'agit d'une force élastique exercée par le cantilever \mathrm{L}_2. Lors du déplacement du solide d'une distance x par rapport à sa position d'équilibre, les bilames subissent une flexion. Dans la limite des petites déformations (domaine de l'élasticité linéaire régit par la loi de Hooke), cette flexion engendre un effort de rappel tendant à ramener le système à sa position de repos, opposé au déplacement et de raideur équivalente k. Origine de la force de dissipation visqueuse \vec{f}_v = -\mu \vec{v} :
Il s'agit d'une force d'amortissement modélisant les pertes énergétiques du système en mouvement :- d'une part, le frottement fluide exercé par l'air ambiant environnant le porte-plan (en régime d'écoulement laminaire à faible vitesse, la force de traînée est linéairement proportionnelle à la vitesse \vec{v}) ;
- d'autre part, la dissipation interne (viscoélasticité et frottements internes) au sein du matériau du cantilever lors des cycles périodiques de déformation mécanique.
Question déjà tombée ailleurs
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : représentation complexe, oscillateur forcé
On note le complexe tel que . Écrire les signaux complexes et associés à et . On introduira les amplitudes complexes et , dont on précisera les expressions en fonction de , , et de .
Voir l'indiceIndice
Associer à chaque grandeur sinusoïdale la partie réelle d'une exponentielle complexe \underline{X}(t) = \underline{X}_1\,\mathrm{e}^{j\omega t} avec \underline{X}_1 = X_1\,\mathrm{e}^{j\theta}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture des grandeurs sinusoïdales sous forme complexe en introduisant \underline{x}_1 = x_1 e^{j\psi} et \underline{F}_1 = F_1 e^{j\varphi}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les grandeurs réelles données par l'énoncé sont :
En notation complexe, en convenant que les signaux réels s'obtiennent par la partie réelle (F(t) = \mathrm{Re}[\underline{F}(t)] et x(t) = \mathrm{Re}[\underline{x}(t)]), les signaux temporels complexes s'écrivent sous la forme :
avec les amplitudes complexes données par :
Les signaux temporels complexes associés sont donc :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : fonction de transfert, facteur de qualité, pulsation propre
Montrer que la fonction de transfert mécanique de ce système a pour expression :
où la pulsation propre et le facteur de qualité seront exprimés en fonction de , et de . Préciser la signification physique de et de .
Voir l'indiceIndice
Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe horizontal en régime sinusoïdal établi, puis factoriser sous la forme canonique d'un passe-bas d'ordre 2.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique au système {plan + porte-plan} selon l'axe (Ox) dans le référentiel galiléen du bâti fixe.
- Passer en régime sinusoïdal forcé à l'aide des grandeurs complexes introduites à la question Q15.
- Identifier la fonction de transfert mécanique sous la forme canonique d'un oscillateur harmonique amorti d'ordre 2 pour en déduire les expressions de \omega_0 et Q, puis expliciter leur sens physique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du PFD en notation complexe, identification de la pulsation propre \omega_0 = \sqrt{k/m} et du facteur de qualité Q = \sqrt{km}/\mu.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le système constitué de l'ensemble {plan + porte-plan}, assimilé à un solide ponctuel de masse m, est étudié dans le référentiel du bâti fixe supposé galiléen. Il est soumis aux forces suivantes, projetées sur l'axe (Ox) orienté par \vec{u}_x :
- la force de rappel élastique : \vec{F}_r = -k x(t) \vec{u}_x ;
- la force de frottement visqueux : \vec{f}_v = -\mu \dot{x}(t) \vec{u}_x ;
- la force excitatrice : \vec{F}(t) = F(t) \vec{u}_x.
D'après le principe fondamental de la dynamique :
soit l'équation différentielle du mouvement :
En régime sinusoïdal établi à la pulsation \omega, en utilisant les grandeurs complexes de la question Q15 où la dérivation temporelle correspond à une multiplication par j\omega, l'équation devient :
En factorisant par la constante de raideur k, on obtient :
La fonction de transfert mécanique \underline{H_m} = \dfrac{k \underline{x}_1}{\underline{F}_1} s'écrit donc :
Par identification avec la forme canonique proposée :
on identifie :
ce qui donne :
Signification physique :
- \omega_0 est la pulsation propre du système mécanique. Elle caractérise la dynamique des oscillations libres en l'absence totale d'amortissement (\mu = 0).
- Q est le facteur de qualité. Grandeur adimensionnelle, il mesure l'acuité de la réponse en fréquence et quantifie le niveau de dissipation énergétique : plus Q est élevé, plus l'amortissement visqueux est faible devant les effets d'inertie et de rappel élastique, ce qui conduit à une résonance prononcée.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : fonction de transfert, oscillateur harmonique
Déterminer le module de la fonction de transfert en fonction de .
Voir l'indiceIndice
Calculer la norme du nombre complexe intervenant au dénominateur de la fonction de transfert.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul direct du module d'un système linéaire du second ordre : |\underline{H_m}| = ((1-\xi^2)^2 + \xi^2/Q^2)^{-1/2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q16, la fonction de transfert mécanique s'écrit :
En introduisant la pulsation réduite \xi = \dfrac{\omega}{\omega_0}, l'expression devient :
Le module d'un quotient étant le quotient des modules, on obtient :
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : résonance en élongation, facteur de qualité
Montrer que pour une condition sur que l'on précisera, présente une résonance à une pulsation dépendant de et de . À quelle condition sur peut-on considérer que ?
Voir l'indiceIndice
Poser u = \xi^2, étudier le trinôme sous la racine au dénominateur et déterminer l'existence d'un minimum sur \mathbb{R}^+.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le carré du dénominateur de |\underline{H_m}| en fonction de la variable u = \xi^2 pour trouver l'éventuel minimum qui correspondra au maximum d'amplitude (résonance).
- Imposer la positivité de la valeur de u annulant la dérivée pour établir la condition d'existence de la résonance et donner l'expression de \omega_r.
- Effectuer un développement limité au premier ordre pour un facteur de qualité élevé afin d'identifier la condition \omega_r \simeq \omega_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Recherche du minimum du dénominateur : résonance pour Q > 1/\sqrt{2} à \omega_r = \omega_0\sqrt{1 - 1/(2Q^2)}, très proche de \omega_0 pour Q \gg 1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q17, le module de la fonction de transfert s'écrit :
en posant u = \xi^2 = \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^2 \ge 0, avec :
Le module |\underline{H_m}| passe par un extremum lorsque le trinôme du second degré g(u) atteint son minimum sur \mathbb{R}^+. La dérivée de g par rapport à u s'écrit :
La dérivée s'annule en :
Puisque le coefficient devant u^2 est strictement positif (1 > 0), la fonction g admet un minimum absolu en u = u_r.
Pour que ce minimum corresponde à une pulsation d'excitation physique strictement positive \omega_r > 0, il faut que u_r > 0, soit :
La condition d'existence d'une résonance est donc :
Sous cette condition, la pulsation de résonance \omega_r = \omega_0 \sqrt{u_r} est :
On peut considérer que \omega_r \simeq \omega_0 dès lors que le terme correctif sous le radical est négligeable devant 1, c'est-à-dire :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : résonance, facteur de qualité
Déterminer les valeurs numériques de et de à partir du graphe de la figure 6.
Voir l'indiceIndice
Relever la fréquence du pic de résonance sur le graphe de la figure 6, puis utiliser la hauteur de ce pic |\underline{H_m}|_{\max} \simeq Q (ou la bande passante à -3\text{ dB}).
Voir la stratégieStratégie
- Constater que la résonance est très aiguë, ce qui justifie l'approximation Q \gg 1 et donc f_r \simeq f_0 d'après la question Q18.
- Lire la fréquence de résonance f_r sur l'axe des abscisses pour en déduire la pulsation propre \omega_0 = 2\pi f_0.
- Utiliser la valeur maximale du module |H_m|_{\max} \simeq Q lue sur l'axe logarithmique des ordonnées pour obtenir le facteur de qualité Q.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture de la pulsation au pic de résonance pour \omega_0 et mesure de la bande passante à -3\text{ dB} (ou acuité) pour en déduire Q.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q18, pour un système faiblement amorti (Q \gg 1), la pulsation de résonance est quasi confondue avec la pulsation propre :
Sur la figure 6, la résonance est particulièrement aiguë et le pic est centré à la fréquence :
On en déduit la pulsation propre :
Conformément aux consignes de l'énoncé imposant un seul chiffre significatif dans la mantisse :
Par ailleurs, pour Q \gg 1, la valeur maximale du module de la fonction de transfert vaut :
Sur l'axe logarithmique des ordonnées de la figure 6, le sommet de la courbe atteint exactement la graduation 100 :
On en déduit donc :
Résultat
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : constante de raideur, masse effective
Déterminer la valeur de la constante de raideur à partir du graphe de la figure 7. Quelle autre grandeur pourrait être déduite de ce graphe ?
Voir l'indiceIndice
Exprimer 1/\omega_0^2 en fonction de la raideur k et de la masse totale m + m_a pour identifier la pente de la droite ainsi que son ordonnée à l'origine.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer \frac{1}{\omega_0^2} en fonction de la masse additionnelle m_a à partir de la relation établie à la question Q16 en remplaçant la masse m par la masse totale m + m_a.
- Identifier la pente et l'ordonnée à l'origine de la droite obtenue pour relier la pente à la raideur k, puis effectuer la lecture graphique et l'application numérique.
- Exploiter l'ordonnée à l'origine pour identifier l'autre grandeur physique accessible.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination de la raideur k par le gain statique en basse fréquence, permettant aussi de déduire la masse mobile m = k/\omega_0^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q16, la pulsation propre du système de masse totale m + m_a s'écrit :
On en déduit la relation théorique :
La grandeur \frac{1}{\omega_0^2} varie donc de manière affine en fonction de la masse additionnelle m_a, avec une pente p = \frac{1}{k} et une ordonnée à l'origine y_0 = \frac{m}{k}.
Par lecture sur le graphe de la figure 7 :
- pour m_a = 0, y(0) = y_0 \simeq 19{,}3 \cdot 10^{-6}\text{ s}^2 ;
- pour m_a = 4 \cdot 10^{-3}\text{ kg}, y(4\cdot 10^{-3}) \simeq 20{,}6 \cdot 10^{-6}\text{ s}^2.
La pente de la droite moyenne vaut ainsi :
On en déduit la raideur k :
En respectant la consigne d'un unique chiffre significatif dans la mantisse :
Autre grandeur déduite de ce graphe : L'ordonnée à l'origine valant y_0 = \frac{m}{k}, la connaissance de k permet de déterminer la masse m du solide (plan et porte-plan non lesté) :
(On peut également en déduire directement la pulsation propre \omega_0 du système non lesté via \omega_0 = 1/\sqrt{y_0}).
Résultat
Question 21
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : constante de raideur, régime quasi-statique
Lorsque le capteur interférométrique mesure une vibration d'amplitude à une fréquence d'excitation de 40 Hz, le capteur de force en déduit une force d'amplitude sur le plan. En déduire la valeur de implémentée dans l'appareil. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Calculer le rapport F_1/x_1 à la fréquence de 40 Hz en tenant compte de la valeur du gain |\underline{H_m}| à cette fréquence proche de la résonance.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la constante de raideur k à partir de la relation fournie par l'énoncé liant l'amplitude de la force F_1, l'amplitude du déplacement x_1 et le module de la fonction de transfert mécanique |\underline{H_m}|.
- Évaluer graphiquement |\underline{H_m}| à la fréquence de travail f = 40\text{ Hz} à l'aide de la figure 6.
- Effectuer l'application numérique avec un seul chiffre significatif et confronter le résultat à celui obtenu à la question précédente.
Voir la réponse courteRéponse courte
En régime quasi-statique (f \ll f_0), k \simeq F_1/x_1 = 1000\text{ N}\cdot\text{m}^{-1}, valeur cohérente avec l'étalonnage statique du cantilever.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, la force et le déplacement mécanique sont reliés par la fonction de transfert :
En prenant le module des amplitudes complexes, il vient :
À la fréquence d'excitation f = 40\text{ Hz}, la lecture sur le graphe de la figure 6 (échelle logarithmique en ordonnée) donne :
Avec x_1 = 2\text{ nm} = 2\cdot 10^{-9}\text{ m} et F_1 = 2\ \mu\text{N} = 2\cdot 10^{-6}\text{ N}, on obtient :
Commentaire :
- Cette valeur est en parfait accord avec celle déterminée à la question Q20 par la méthode de Cleveland (k \simeq 3\cdot 10^3\text{ N}\cdot\text{m}^{-1}).
- Cela confirme que le capteur implémente bien la réponse dynamique complète du cantilever (prenant en compte l'amplification mécanique |\underline{H_m}| \simeq 3 à 40 Hz, proche de la résonance) et non une simple loi de Hooke statique (F_1 = k\,x_1), qui aurait sous-estimé la raideur d'un facteur 3.
Résultat
Partie II : Mesure du déplacement relatif entre la sphère et le plan
II.1 · Fonctionnement du capteur capacitif
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : symétrie et invariances, condensateur plan
Justifier qu'on peut supposer ici les armatures infinies pour rechercher le champ électrique . Sous cette hypothèse, déterminer la direction de entre les deux armatures et montrer par une analyse des invariances qu'il ne dépend a priori que d'une seule des trois coordonnées cylindriques.
Voir l'indiceIndice
Comparer la distance inter-armatures \ell au rayon des disques R, puis appliquer les symétries planes et invariances par translation/rotation associées à un plan infini.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer l'écartement inter-armatures \ell au rayon R des disques pour justifier l'approximation des armatures infinies (négligence des effets de bord).
- Utiliser les plans de symétrie de la distribution de charges passant par un point M quelconque pour déterminer la direction du champ électrostatique \vec{E}.
- Exploiter les invariances spatiales de la distribution infinie pour établir que \vec{E} ne dépend que de la coordonnée axiale x.
Voir la réponse courteRéponse courte
Plans de symétrie imposant un champ perpendiculaire aux armatures, puis invariances par rotation autour de l'axe et translation rendant le champ fonction de x seul.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Justification du modèle des armatures infinies :
Les disques ont un rayon R = 3\text{ cm} = 3\cdot 10^{-2}\text{ m} et sont séparés d'une distance \ell \simeq 50\,\mu\text{m} = 5\cdot 10^{-5}\text{ m}. L'écartement est très faible devant la taille des armatures :
Les effets de bord sont donc localisés sur une frange de largeur caractéristique \ell au voisinage immédiat de la périphérie des disques. Loin des bords, dans tout le volume utile du condensateur, on peut modéliser les armatures par des plans infinis uniformément chargés.
2. Direction du champ électrique :
Considérons un point M(r, \theta, x) situé entre les armatures. Sous l'hypothèse de plans infinis perpendiculaires à l'axe (Ox) et uniformément chargés :
- le plan (M, \vec{u}_r, \vec{u}_x) est un plan de symétrie \Pi_s de la distribution de charges ;
- le plan (M, \vec{u}_\theta, \vec{u}_x) est également un plan de symétrie \Pi_s de la distribution.
Le champ électrique \vec{E}(M) appartient à tout plan de symétrie passant par M. Il est donc nécessairement dirigé selon l'intersection de ces deux plans, c'est-à-dire le long du vecteur unitaire \vec{u}_x :
3. Analyse des invariances :
La distribution de charges constituée de deux plans infinis et uniformes est :
- invariante par toute rotation d'angle \theta autour de l'axe de révolution (Ox), ce qui implique que le champ électrique est indépendant de la coordonnée \theta ;
- invariante par toute translation dans le plan des armatures (perpendiculaire à (Ox)), ce qui se traduit en coordonnées cylindriques par l'indépendance vis-à-vis de la distance r à l'axe.
Le champ électrique ne dépend donc a priori que de la seule coordonnée cylindrique x :
Résultat
Question 23
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : équation de maxwell-gauss, condensateur plan
En utilisant une équation de Maxwell, montrer que le champ électrique est uniforme à l'intérieur du condensateur.
Voir l'indiceIndice
Appliquer l'équation de Maxwell-Gauss dans l'espace vide de charges situé entre les deux armatures.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation de Maxwell-Gauss dans le vide \operatorname{div}\vec{E} = \mathrm{d}E_x/\mathrm{d}x = 0, prouvant que le champ électrique est uniforme entre les armatures.
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À l'intérieur du condensateur, entre les deux armatures, il n'y a aucune charge volumique, soit \rho = 0.
L'équation de Maxwell-Gauss s'écrit alors :
D'après l'étude menée à la question précédente (Q22), le champ électrique est de la forme \vec{E} = E(x)\,\vec{u}_x (ses composantes radiale E_r et orthoradiale E_\theta étant nulles).
En utilisant l'expression de la divergence en coordonnées cylindriques fournie dans le formulaire :
On en déduit donc :
La composante E(x) ne dépend donc pas de x : elle est constante.
Comme sa direction et son sens sont fixés par le vecteur unitaire \vec{u}_x, le champ électrique \vec{E} est indépendant de toute coordonnée d'espace à l'intérieur du condensateur :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : équation de maxwell-faraday, potentiel électrostatique
En utilisant une autre équation de Maxwell, énoncer, en la justifiant, la relation entre le potentiel électrostatique et le champ électrique . En déduire l'expression de en fonction de , et d'un vecteur unitaire.
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday en régime statique pour dériver \vec{E} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} V, puis intégrer le gradient entre les deux armatures en utilisant la définition de la tension U.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer l'équation de Maxwell-Faraday en régime stationnaire (ou d'approximation des régimes quasi-stationnaires) pour justifier l'existence du potentiel scalaire V.
- Projeter la relation \vec{E} = -\vec{\mathrm{grad}}\,V sur l'axe (Ox) et intégrer entre les deux armatures à l'aide de l'uniformité du champ démontrée en Q23.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation de Maxwell-Faraday en statique \vec{\mathrm{rot}}\vec{E} = \vec{0} \implies \vec{E} = -\vec{\operatorname{grad}}V, d'où E_x = U/\ell le long de la normale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le cadre de l'électrostatique (admis par l'énoncé), le champ magnétique est indépendant du temps (\partial \vec{B}/\partial t = \vec{0}). L'équation de Maxwell-Faraday s'écrit alors :
L'espace situé entre les armatures étant simplement connexe, tout champ à rotationnel nul dérive d'un potentiel scalaire. Il existe donc un champ scalaire V(r,\theta,x), appelé potentiel électrostatique, tel que :
D'après les résultats des questions Q22 et Q23, le champ électrique entre les armatures est uniforme et dirigé selon \vec{u}_x :
En exprimant le gradient en coordonnées cylindriques :
Par identification, le potentiel ne dépend que de x et vérifie :
En intégrant entre l'armature de centre O (x = 0, au potentiel V_O) et l'armature de centre A (x = \ell, au potentiel V_A) le long d'un segment parallèle à \vec{u}_x :
Or la tension aux bornes du condensateur est définie par U = V_O - V_A, d'où :
Le champ électrique s'écrit donc :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 25
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : énergie électrostatique, condensateur plan
On rappelle que l'expression de la densité volumique d'énergie électrostatique est , avec la permittivité diélectrique du vide. En déduire l'énergie électrostatique stockée à l'intérieur du condensateur en fonction de , , et de .
Voir l'indiceIndice
Intégrer la densité volumique d'énergie constante u_e sur le volume cylindrique délimité par les deux armatures disques.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de la densité volumique d'énergie uniforme u_e = \frac{1}{2}\varepsilon_0 (U/\ell)^2 sur le volume cylindrique \pi R^2 \ell.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q24, le champ électrique est uniforme entre les armatures et a pour norme :
La densité volumique d'énergie électrostatique u_e est donc elle aussi uniforme à l'intérieur du condensateur et s'écrit :
Les armatures étant des disques parallèles de rayon R séparés d'une distance \ell, le volume intérieur délimité par ces armatures est un cylindre de volume :
L'énergie électrostatique E_e stockée à l'intérieur du condensateur s'obtient par intégration de la densité volumique sur ce volume :
Soit finalement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 26
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : capacité d'un condensateur, énergie électrostatique
Donner sans démonstration l'expression de l'énergie électrostatique stockée dans un condensateur en fonction de sa capacité et de sa tension . En déduire l'expression de en fonction de , et de .
Voir l'indiceIndice
Égaler l'expression énergétique obtenue à la formule générale E_e = \frac{1}{2}CU^2 pour en déduire la capacité.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification de E_e = \frac{1}{2}CU^2 avec l'énergie calculée pour retrouver la formule de la capacité d'un condensateur plan C = \varepsilon_0 \pi R^2/\ell.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énergie électrostatique emmagasinée dans un condensateur de capacité C sous une tension U s'écrit :
D'après le résultat de la question Q25, l'énergie électrostatique stockée entre les armatures s'exprime également sous la forme :
Par identification de ces deux expressions :
On en déduit immédiatement la capacité du condensateur plan :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : circuit lc, oscillateur harmonique
Établir l'équation différentielle vérifiée par la tension du condensateur dans ce circuit. En déduire l'expression de la fréquence des oscillations.
Voir l'indiceIndice
Écrire la loi des mailles (ou des nœuds) reliant la tension du condensateur à l'intensité traversant la bobine idéale, puis identifier la pulsation propre du circuit oscillant non amorti.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir un sens de circulation pour le courant dans la maille formée par le condensateur et la bobine, et préciser les conventions (générateur/récepteur) pour chaque dipôle.
- Écrire la loi des mailles et les relations caractéristiques i(t) = C\,\frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} et u_L(t) = L\,\frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} afin d'en déduire l'équation différentielle en u_c(t).
- Identifier la pulsation propre des oscillations non amorties, puis en déduire l'expression de la fréquence f_{LC}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Loi des mailles menant à l'oscillateur harmonique non amorti \ddot{u}_c + \omega_0^2 u_c = 0, d'où la fréquence f_{LC} = 1/(2\pi\sqrt{LC}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le circuit fermé constitué du condensateur de capacité C et de la bobine d'inductance L.
Soit i(t) l'intensité du courant circulant dans le sens horaire dans la maille.
La tension u_c est orientée par une flèche pointant vers la gauche sur la branche supérieure. Le courant horaire entre par la borne positive de cette tension : en convention récepteur pour le condensateur, la relation intensité-tension s'écrit :
i = C \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t}.Ce même courant i traverse la bobine dans la branche inférieure de la droite vers la gauche. En adoptant la convention récepteur pour la bobine, la tension u_L à ses bornes est fléchée vers la droite et vérifie :
u_L = L \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}.
D'après la loi des mailles orientée dans le sens horaire :
En remplaçant l'expression de i(t) dans cette relation, on obtient :
soit l'équation différentielle de l'oscillateur harmonique :
Cette équation différentielle est de la forme \ddot{u}_c + \omega_{LC}^2 u_c = 0, avec une pulsation propre :
La fréquence d'oscillation f_{LC} = \frac{\omega_{LC}}{2\pi} s'en déduit immédiatement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 28
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : circuit lc, capteur capacitif
La fréquence d'oscillation de ce circuit est mesurée. Montrer que cela permet d'en déduire par la relation :
Voir l'indiceIndice
Isoler la capacité C en fonction de f_{LC} et de L, puis remplacer C par sa dépendance géométrique vis-à-vis de \ell.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la capacité C en inversant la formule de la fréquence d'oscillation f_{LC} établie à la question Q27.
- Utiliser l'expression de la capacité C(\ell) déterminée à la question Q26 pour en déduire \ell.
Voir la réponse courteRéponse courte
Substitution de la capacité C(\ell) dans l'expression de la fréquence propre au carré pour exprimer directement l'écartement \ell.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q27, la fréquence des oscillations libres du circuit LC idéal est donnée par :
En élevant cette expression au carré, on isole la capacité C :
Par ailleurs, la capacité du condensateur plan a été établie à la question Q26 :
En égalant ces deux expressions de C, on obtient :
Ce qui conduit bien à la relation souhaitée :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : sensibilité, capteur capacitif
Pour une variation élémentaire de la distance entre les armatures, la fréquence varie de . Exprimer en fonction de . Sachant que la fréquence est de l'ordre de 10 MHz, que l'inductance propre est de , que et que la méthode de mesure permet de détecter des variations de fréquence de 0,2 Hz, calculer le déplacement relatif minimal entre le plan et la sphère que ce capteur capacitif est capable de détecter.
Voir l'indiceIndice
Différencier l'expression de \ell(f_{LC}) par rapport à la fréquence pour relier \mathrm{d}\ell à \mathrm{d}f, puis effectuer l'application numérique.
Voir la stratégieStratégie
- Différencier la relation obtenue à la question précédente reliant \ell à f_{LC}.
- Effectuer l'application numérique avec les grandeurs fournies en respectant la consigne d'un unique chiffre significatif dans la mantisse.
Voir la réponse courteRéponse courte
Différentiation \mathrm{d}\ell/\ell = 2\mathrm{d}f/f_{LC} et calcul numérique de la plus petite variation de position résolue par le fréquencemètre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q28, la distance \ell entre les armatures s'exprime en fonction de la fréquence d'oscillation f_{LC} selon :
Par différentiation par rapport à f_{LC}, on obtient :
ce qui peut également s'écrire sous forme logarithmique relative :
Pour l'application numérique, avec :
- \varepsilon_0 = 9\cdot 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1} ;
- R = 3\text{ cm} = 3\cdot 10^{-2}\text{ m} (soit R^2 = 9\cdot 10^{-4}\text{ m}^2) ;
- L = 2\ \mu\text{H} = 2\cdot 10^{-6}\text{ H} ;
- f_{LC} = 10\text{ MHz} = 10^7\text{ Hz} ;
- \mathrm{d}f = 0{,}2\text{ Hz} ;
- \pi^3 \simeq 31.
Le déplacement minimal détectable \mathrm{d}\ell_{\min} s'écrit :
Résultat
II.2 · Perturbation liée à l'écoulement de l'air entre les armatures
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : conservation de la masse, bilan de masse
Établir l'équation locale de conservation de la masse dans une géométrie unidimensionnelle cartésienne, pour un fluide de masse volumique et de champ de vitesse . On admettra sa généralisation en géométrie quelconque sous la forme :
Voir l'indiceIndice
Réaliser un bilan de matière entre les abscisses x et x+\mathrm{d}x pendant la durée \mathrm{d}t en exprimant la variation temporelle de masse et le flux net entrant.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir un volume de contrôle eulérien fixe dans le référentiel d'étude, constitué d'une tranche de fluide comprise entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x, de section droite d'aire S.
- Effectuer un bilan de matière entre les instants t et t + \mathrm{d}t en comptabilisant la masse entrant en x et celle sortant en x + \mathrm{d}x.
- Développer au premier ordre en \mathrm{d}x pour obtenir l'équation locale à une dimension, puis énoncer la forme tridimensionnelle générale.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan de masse unidimensionnel sur une tranche mésoscopique [x, x+\mathrm{d}x] entre t et t+\mathrm{d}t menant à la forme locale conservative.
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Considérons un écoulement unidimensionnel selon l'axe (Ox), où la masse volumique \rho(x,t) et la vitesse \vec{v}(x,t) = v(x,t)\,\vec{u}_x ne dépendent spatialement que de x.
On définit un volume de contrôle fixe dans le référentiel d'étude (approche eulérienne), délimité par deux sections transversales d'aire S situées en x et x + \mathrm{d}x. Le volume géométrique de cette tranche est \mathrm{d}\tau = S\,\mathrm{d}x.
À l'instant t, la masse de fluide contenue dans ce volume s'écrit :
Pendant l'intervalle de temps \mathrm{d}t :
la masse entrant par la face en x est la masse du cylindre de fluide de longueur v(x,t)\,\mathrm{d}t et de section S :
\delta m_e = \rho(x,t)\,v(x,t)\,S\,\mathrm{d}t ;la masse sortant par la face en x + \mathrm{d}x est :
\delta m_s = \rho(x+\mathrm{d}x,t)\,v(x+\mathrm{d}x,t)\,S\,\mathrm{d}t.
En l'absence de création ou de destruction de matière (conservation de la masse), la variation de masse \mathrm{d}m = m(t+\mathrm{d}t) - m(t) du volume de contrôle est égale au bilan des flux de matière entrant et sortant :
Au premier ordre en \mathrm{d}t et \mathrm{d}x :
En injectant ces développements dans le bilan et en simplifiant par le facteur commun non nul S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t, on obtient :
En introduisant le vecteur densité de courant volumique de masse \vec{\jmath}_m = \rho\vec{v}, l'opérateur \frac{\partial(\rho v)}{\partial x} s'identifie à \operatorname{div}(\rho\vec{v}) à une dimension. On en déduit l'équation locale de conservation de la masse (ou équation de continuité) en géométrie tridimensionnelle quelconque :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 31
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : dérivée particulaire, écoulement incompressible
Rappeler l'expression de la dérivée particulaire de la masse volumique. Après avoir fait apparaître cette dérivée particulaire dans l'équation locale de conservation de la masse, établir la condition sur le champ de vitesse qui traduit un écoulement incompressible.
Voir l'indiceIndice
Développer la dérivée particulaire \frac{\mathrm{D}\rho}{\mathrm{D}t} = \frac{\partial \rho}{\partial t} + \vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}}\rho et l'injecter dans la formule de continuité à l'aide de l'identité \operatorname{div}(\rho\vec{v}) = \rho\operatorname{div}\vec{v} + \vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}}\rho.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la dérivée particulaire (ou convective) \frac{\mathrm{D}\rho}{\mathrm{D}t} en reliant la variation temporelle eulérienne locale au terme convectif lié au transport du fluide.
- Développer la divergence du vecteur flux de masse \operatorname{div}(\rho\vec{v}) à l'aide de la formule d'analyse vectorielle donnée dans le formulaire du sujet.
- Traduire la définition d'un écoulement incompressible par la constance de la masse volumique au cours du suivi d'une particule fluide (\frac{\mathrm{D}\rho}{\mathrm{D}t} = 0), et en déduire la condition sur \vec{v}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression de la dérivée particulaire \mathrm{D}\rho/\mathrm{D}t = \partial\rho/\partial t + \vec{v}\cdot\vec{\nabla}\rho, montrant que l'incompressibilité équivaut à \operatorname{div}\vec{v} = 0.
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La dérivée particulaire (ou dérivée totale le long du mouvement) de la masse volumique \rho(\vec{r},t) s'écrit :
D'après la formule d'analyse vectorielle fournie dans le formulaire pour un champ scalaire a = \rho et un champ vectoriel \vec{b} = \vec{v} :
En injectant cette relation dans l'équation locale de conservation de la masse établie en Q30 :
On obtient ainsi l'équation de continuité sous la forme :
Un écoulement est dit incompressible si le volume de chaque particule fluide se conserve au cours de son mouvement, ce qui équivaut à une masse volumique constante le long de la trajectoire de la particule :
La masse volumique \rho étant strictement positive, on en déduit la condition nécessaire et suffisante sur le champ de vitesse :
Le champ des vitesses d'un écoulement incompressible est donc à divergence nulle (champ solénoïdal).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : débit volumique, théorème de flux-divergence
En déduire que le débit volumique à travers toute surface fermée fixe au sein d'un écoulement incompressible est nul.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de Green-Ostrogradsky reliant le flux sortant du champ de vitesse à l'intégrale de sa divergence sur le volume intérieur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du théorème de Green-Ostrogradsky : le flux sortant de \vec{v} est l'intégrale de sa divergence nulle, donc le débit volumique total s'annule.
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Soit \mathcal{S} une surface fermée fixe, orientée vers l'extérieur, délimitant un volume géométrique \mathcal{V} entièrement inclus dans le fluide.
Par définition, le débit volumique D_V à travers la surface fermée \mathcal{S} s'écrit :
En appliquant le théorème de Green-Ostrogradski (théorème de la divergence), on transforme cette intégrale de surface en une intégrale de volume :
D'après le résultat de la question Q31, un écoulement incompressible est caractérisé en tout point par :
On en déduit immédiatement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Mise en équation
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Cinématique des fluides
Notions : condition d'adhérence, condition aux limites
Exprimer et .
Voir l'indiceIndice
Appliquer la condition d'adhérence du fluide visqueux sur chacune des deux parois solides (l'une fixe en x=0, l'autre en mouvement de translation à la vitesse \dot{\ell}(t) en x=\ell).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la vitesse de chaque armature dans le référentiel d'étude lié à l'armature de centre O.
- Appliquer la condition aux limites d'adhérence (non-glissement) du fluide visqueux sur les parois solides.
Voir la réponse courteRéponse courte
Conditions d'adhérence aux parois solide fixe en x=0 (v_x = 0) et solide mobile en x=\ell (v_x = \dot{\ell}(t)).
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'air étant modélisé comme un fluide visqueux, il vérifie la condition d'adhérence aux parois : la vitesse du fluide au contact d'une paroi solide est égale à la vitesse de cette paroi.
On se place dans le référentiel de l'armature de centre O :
En x = 0, l'armature de centre O est immobile dans ce référentiel. La vitesse du fluide y est donc nulle :
\vec{v}(r, x = 0, t) = \vec{0} \implies \boxed{v_x(r, x = 0, t) = 0}En x = \ell(t), l'armature de centre A est en translation selon l'axe (Ox) à la vitesse :
\vec{v}_A = \dot{\ell}(t)\,\vec{u}_x = -\ell_1 \omega \sin(\omega t)\,\vec{u}_xPar continuité de la vitesse à l'interface solide-fluide, on en déduit :
\boxed{v_x(r, x = \ell, t) = \dot{\ell}(t) = -\ell_1 \omega \sin(\omega t)}
Résultat
Question 34
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides ; Bilans macroscopiques
Notions : débit volumique, ordre de grandeur
On note la vitesse moyenne de sur la surface latérale d'un cylindre de rayon et de hauteur . En utilisant le résultat de la question Q32 sur la surface fermée qui entoure ce cylindre, montrer que :
Sachant que les fréquences d'oscillation sont de l'ordre de quelques dizaines de Hz, estimer un ordre de grandeur (sous forme d'une puissance de 10) de .
Voir l'indiceIndice
Écrire la nullité du débit volumique total sortant du cylindre délimité par x=0, x=\ell et le rayon r, en sommant les flux à travers les deux bases et la surface latérale.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir comme surface fermée \mathcal{S} la frontière géométrique instantanée d'un cylindre d'axe (Ox), de rayon r et délimité par les deux armatures en x = 0 et x = \ell(t).
- Évaluer le débit volumique sortant à travers chacune des trois faces (les deux disques de base et la surface latérale) en utilisant les conditions aux limites de la question Q33.
- Écrire l'annulation du débit global d'après la question Q32, puis simplifier par \ell(t) \simeq \ell_0 pour en déduire l'expression demandée et son ordre de grandeur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan de flux volumique à travers le cylindre déformable reliant le refoulement vertical à l'éjection radiale moyenne, puis estimation numérique à la périphérie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons, à l'instant t, la surface fermée \mathcal{S} entourant le cylindre de fluide d'axe (Ox), de rayon r, compris entre les plans x = 0 et x = \ell(t). L'écoulement étant incompressible, le débit volumique sortant à travers \mathcal{S} est nul d'après la question Q32 :
Cette surface fermée se décompose en trois parties :
la base située en x = 0, d'élément de surface orienté vers l'extérieur \mathrm{d}\vec{S} = -\vec{u}_x\,\mathrm{d}S. D'après la question Q33, v_x(r, 0, t) = 0, donc le débit y est nul :
D_{V, 0} = \iint_{\text{base } 0} \vec{v}\cdot (-\vec{u}_x)\,\mathrm{d}S = 0 ;la base située en x = \ell(t), d'élément de surface orienté vers l'extérieur \mathrm{d}\vec{S} = +\vec{u}_x\,\mathrm{d}S. D'après la question Q33, v_x(r, \ell, t) = \dot{\ell}(t) est uniforme sur cette section, donc :
D_{V, \ell} = \iint_{\text{base } \ell} \dot{\ell}(t)\,\mathrm{d}S = \pi r^2 \dot{\ell}(t) ;la surface latérale de rayon r, d'élément de surface orienté vers l'extérieur \mathrm{d}\vec{S} = \vec{u}_r\,\mathrm{d}S = \vec{u}_r\,r\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}x. Par définition de la vitesse moyenne u(r, t) sur cette surface d'aire \mathcal{S}_{\text{lat}} = 2\pi r \ell(t) :
D_{V, \text{lat}} = \iint_{\text{lat}} v_r(r, x, t)\,\mathrm{d}S = 2\pi r \ell(t)\,u(r, t).
Le bilan de débit s'écrit alors :
Puisque \ell_1 \ll \ell_0, on a \ell(t) = \ell_0 + \ell_1 \cos(\omega t) \simeq \ell_0, d'où :
Ordre de grandeur de u(R) : Avec \ell(t) = \ell_0 + \ell_1\cos(\omega t), la vitesse de l'armature mobile a pour amplitude \dot{\ell}_{\max} = \ell_1 \omega = 2\pi f \ell_1. Prenons les valeurs caractéristiques fournies :
- R = 3\text{ cm} = 3\cdot 10^{-2}\text{ m} ;
- \ell_0 \simeq 50\ \mu\text{m} = 5\cdot 10^{-5}\text{ m} ;
- \ell_1 \sim 10^{-9}\text{ m} (quelques nanomètres) ;
- f \sim 40\text{ Hz} (quelques dizaines de Hz, soit \omega \sim 2\cdot 10^2\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}).
La vitesse de la paroi a pour amplitude \dot{\ell}_{\max} \sim 2\cdot 10^2 \times 10^{-9} = 2\cdot 10^{-7}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. L'amplitude de la vitesse radiale moyenne au bord vaut donc :
Sous forme d'une puissance de 10, on obtient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : nombre de reynolds, approximation de lubrification
Estimer un ordre de grandeur (sous forme d'une puissance de 10) du nombre de Reynolds pour l'écoulement radial de l'air entre les armatures, en prenant pour échelle spatiale caractéristique. Quel terme de l'équation de Navier-Stokes peut être négligé ?
Voir l'indiceIndice
Calculer le nombre de Reynolds \mathrm{Re} = \rho_a U \ell_0/\eta_a à partir des grandeurs caractéristiques de l'écoulement pour justifier la négligence du terme convectif.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le nombre de Reynolds \mathrm{Re} associé à l'écoulement en fonction de la masse volumique de l'air \rho_a, de la vitesse caractéristique U \sim u(R), de l'échelle spatiale imposée \ell_0 et de la viscosité dynamique \eta_a.
- Évaluer numériquement son ordre de grandeur sous la forme d'une puissance de 10.
- Identifier le terme convectif d'inertie (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v} de l'équation de Navier-Stokes et justifier son omission devant le terme de diffusion visqueuse.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation du nombre de Reynolds \mathrm{Re} \ll 1 confirmant la prépondérance des forces visqueuses et permettant de négliger le terme convectif d'accélération.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le nombre de Reynolds associé aux variations spatiales transverses de l'écoulement s'écrit :
En prenant pour vitesse caractéristique la vitesse moyenne maximale au bord des armatures évaluée en Q34, soit U \sim u(R) \sim 10^{-4}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, ainsi que l'échelle spatiale caractéristique imposée \ell_0 = 50\text{ }\mu\text{m} = 5\cdot 10^{-5}\text{ m}, avec \rho_a = 1\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et \eta_a = 2\cdot 10^{-5}\text{ Pa}\cdot\text{s} :
Sous forme d'une puissance de 10, l'ordre de grandeur est :
Le nombre de Reynolds compare l'ordre de grandeur du terme de transport convectif d'inertie \rho_a (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v} à celui du terme de dissipation visqueuse \eta_a \Delta \vec{v} :
Puisque \mathrm{Re} \ll 1, le terme convectif d'inertie \boxed{\rho_a (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v}} peut être totalement négligé dans l'équation de Navier-Stokes.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 36
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : analyse dimensionnelle, écoulement quasi-stationnaire
En introduisant des échelles caractéristiques, comparer et , puis montrer que l'un de ces deux termes peut être négligé dans l'équation de Navier-Stokes.
Voir l'indiceIndice
Estimer l'ordre de grandeur de l'accélération locale \rho_a \omega U devant la force visqueuse \eta_a U / \ell_0^2 via le nombre de Womersley.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier l'échelle temporelle caractéristique \tau = 1/\omega associée à l'oscillation et l'échelle spatiale de variation la plus restrictive, qui est l'épaisseur du film d'air \ell_0 (puisque \ell_0 \ll R).
- Évaluer les ordres de grandeur du terme d'accélération locale \rho_a \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} et du terme de diffusion visqueuse \eta_a \Delta \vec{v}.
- Calculer le rapport adimensionnel de ces deux termes (carré du nombre de Womersley) pour déterminer lequel est négligeable devant l'autre.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison des ordres de grandeur temporels : le nombre de Womersley est très petit, ce qui permet de négliger l'accélération locale instationnaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Soit V l'ordre de grandeur de la vitesse d'écoulement de l'air.
L'écoulement étant forcé à la pulsation \omega, l'échelle de temps caractéristique des variations temporelles est \tau = \frac{1}{\omega}, ce qui donne pour le terme d'accélération locale :
\left\| \rho_a \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} \right\| \sim \rho_a \frac{V}{\tau} = \rho_a \omega VComme \ell_0 \ll R, le champ de vitesse varie beaucoup plus rapidement selon la direction transverse x que selon la direction radiale r. L'opérateur Laplacien est donc dominé par la dérivée seconde spatiale selon x :
\Delta \vec{v} \approx \frac{\partial^2 \vec{v}}{\partial x^2} \sim \frac{V}{\ell_0^2}Le terme de diffusion visqueuse s'évalue ainsi selon :
\left\| \eta_a \Delta \vec{v} \right\| \sim \eta_a \frac{V}{\ell_0^2}
Comparons ces deux termes en formant leur rapport adimensionnel :
Avec une fréquence de quelques dizaines de hertz (f \sim 40\text{ Hz}, soit \omega = 2\pi f \sim 2\cdot 10^2\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}), \ell_0 = 50\ \mu\text{m} = 5\cdot 10^{-5}\text{ m}, \rho_a = 1\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et \eta_a = 2\cdot 10^{-5}\text{ Pa}\cdot\text{s} :
Le terme d'accélération locale est donc très inférieur au terme de dissipation visqueuse.
Résultat
Question 37
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : équation de navier-stokes, approximation de lubrification
Projeter l'équation de Navier-Stokes selon et . Montrer que le champ de pression ne dépend pas de . En raisonnant à nouveau en échelles caractéristiques et en négligeant les termes appropriés, montrer que :
Voir l'indiceIndice
Projeter Navier-Stokes selon \vec{u}_x pour montrer que \partial P/\partial x \simeq 0, puis projeter selon \vec{u}_r en comparant les dérivées radiales et transverses de la vitesse.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler que les termes d'inertie (accélération locale et terme convectif) ont été montrés négligeables devant les termes de viscosité aux questions Q35 et Q36. L'équation de Navier-Stokes se réduit donc à l'équation de Stokes : \vec{0} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} P + \eta_a \Delta \vec{v}.
- Projeter cette équation selon \vec{u}_x en tenant compte de l'approximation \vec{v} = v_r(r,x,t)\,\vec{u}_r (soit v_x = 0), ce qui entraîne directement \frac{\partial P}{\partial x} = 0.
- Projeter selon \vec{u}_r, expliciter le laplacien vectoriel (\Delta \vec{v})_r à l'aide du formulaire, puis comparer les ordres de grandeur des dérivées spatiales en utilisant \ell_0 \ll R pour isoler le terme dominant.
Voir la réponse courteRéponse courte
Projection de Navier-Stokes en géométrie mince : le gradient de pression transverse s'annule et la projection radiale équilibre viscosité et gradient radial de pression.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions Q35 et Q36, les termes d'accélération convective et locale sont négligeables devant le terme visqueux. En négligeant également la pesanteur, l'équation de Navier-Stokes se simplifie en l'équation de Stokes quasi-stationnaire :
Par symétrie de révolution autour de l'axe (Ox), toutes les grandeurs sont indépendantes de \theta et v_\theta = 0. D'après l'approximation de l'énoncé (\ell_0 \ll R), l'écoulement est supposé purement radial :
1. Projection selon \vec{u}_x et dépendance de la pression
En coordonnées cylindriques, la composante axiale du gradient de pression est (\overrightarrow{\operatorname{grad}} P)_x = \frac{\partial P}{\partial x}. Comme la vitesse axiale est nulle (v_x = 0), le laplacien vectoriel n'a pas de composante selon \vec{u}_x :
La projection de l'équation du mouvement selon \vec{u}_x s'écrit alors :
Le champ de pression ne dépend donc pas de x : P est uniquement fonction de r et du temps t :
2. Projection selon \vec{u}_r et analyse d'échelles
La projection de l'équation de Stokes selon \vec{u}_r donne :
En utilisant les expressions du formulaire en coordonnées cylindriques avec \frac{\partial}{\partial \theta} = 0 et v_\theta = 0 :
Estimons l'ordre de grandeur de chacun de ces termes en notant V l'ordre de grandeur de la vitesse radiale :
La coordonnée x varie sur l'épaisseur du film fluide \ell_0, donc :
\frac{\partial^2 v_r}{\partial x^2} \sim \frac{V}{\ell_0^2}La coordonnée radiale r varie sur le rayon des armatures R, donc :
\frac{\partial^2 v_r}{\partial r^2} \sim \frac{V}{R^2}, \quad \frac{1}{r}\frac{\partial v_r}{\partial r} \sim \frac{V}{R^2}, \quad \frac{v_r}{r^2} \sim \frac{V}{R^2}
Le rapport entre les termes de dérivation radiale et le terme de dérivation axiale est de l'ordre de :
Les dérivées radiales sont donc tout à fait négligeables devant la dérivée axiale, de sorte que :
En reportant dans la composante radiale de l'équation du mouvement, on obtient bien :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 38
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : profil de poiseuille, équation de navier-stokes
Justifier que l'équation précédente permet de trouver un profil parabolique pour le champ de vitesse selon la coordonnée :
où , et sont trois fonctions qu'on ne cherchera pas à déterminer à ce stade.
Voir l'indiceIndice
Remarquer que le second membre \partial P/\partial r est indépendant de la variable d'espace transverse x, ce qui permet d'intégrer deux fois directement par rapport à x.
Voir la réponse courteRéponse courte
Double intégration par rapport à x d'un second membre indépendant de x, conduisant directement à un profil parabolique de vitesse radiale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q37, le champ de pression ne dépend pas de la coordonnée axiale x :
Par conséquent, la dérivée spatiale \dfrac{\partial P}{\partial r}(r, t) est elle aussi strictement indépendante de x.
L'équation différentielle établie à la question Q37 s'écrit alors :
À r et t fixés, le second membre est indépendant de x. Une première intégration par rapport à x donne :
où b(r, t) est une fonction d'intégration indépendante de x.
Une seconde intégration par rapport à x conduit à :
où c(r, t) est une seconde fonction d'intégration indépendante de x.
En posant a(r, t) = \dfrac{1}{2\eta_a}\dfrac{\partial P}{\partial r}(r, t), on obtient bien la forme parabolique attendue selon la coordonnée x :
Résultat
Question 39
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : vitesse moyenne, condition d'adhérence, profil de poiseuille
Donner la définition de la vitesse moyenne à partir de . En faisant l'hypothèse de non glissement de l'air sur les parois, montrer que :
Voir l'indiceIndice
Déterminer les constantes d'intégration grâce aux conditions d'adhérence aux parois en x=0 et x=\ell_0, puis identifier le coefficient restant via l'intégrale de débit moyen.
Voir la réponse courteRéponse courte
Conditions d'adhérence en x=0 et x=\ell_0 annulant la vitesse aux parois, puis détermination de l'amplitude par intégration définissant la vitesse moyenne.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La vitesse moyenne u(r, t) de l'air à travers la surface latérale du cylindre de rayon r (d'aire 2\pi r \ell \simeq 2\pi r \ell_0 compte tenu de \ell_1 \ll \ell_0) correspond à la moyenne spatiale de v_r(r, x, t) selon la coordonnée x :
D'après le résultat de la question Q38, le profil de vitesse est quadratique en x :
Les armatures solides en x = 0 et x = \ell \simeq \ell_0 n'ont aucun mouvement dans la direction radiale \vec{u}_r (leurs déplacements sont purement axiaux selon \vec{u}_x). Les conditions aux limites de non-glissement du fluide sur ces parois imposent donc :
Le profil s'écrit donc :
Calculons alors la vitesse moyenne u(r, t) à l'aide de cette expression :
On en déduit l'expression du coefficient a(r, t) :
En réinjectant ce résultat dans v_r(r, x, t), on obtient :
soit finalement :
Résultat
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : profil de pression, lubrification
On suppose que la pression à l'extérieur des armatures du condensateur est uniforme et égale à . Montrer que :
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Remplacer l'expression du profil de vitesse dans l'équation de lubrification radiale pour obtenir \partial P/\partial r, puis intégrer radialement entre r et R avec la condition aux limites de pression extérieure.
Voir la stratégieStratégie
- Dériver deux fois par rapport à x le profil de vitesse v_r(r, x, t) établi à la question Q39 pour obtenir l'expression de \frac{\partial^2 v_r}{\partial x^2}.
- Utiliser l'équation de lubrification obtenue en Q37 reliant le gradient radial de pression à cette dérivée seconde, puis exprimer u(r, t) grâce au résultat de la question Q34.
- Intégrer par rapport à r en tenant compte de la condition aux limites à la frontière extérieure du condensateur (P(R, t) = P_0).
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Remplacement du terme visqueux dans le gradient de pression radial, intégration par rapport à r et raccordement à la pression extérieure P_0 en r=R.
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D'après l'expression du profil de vitesse obtenue à la question Q39 :
En dérivant deux fois par rapport à x, on obtient :
En injectant ce résultat dans l'équation de Navier-Stokes simplifiée établie à la question Q37 (\eta_a \frac{\partial^2 v_r}{\partial x^2} = \frac{\partial P}{\partial r}), il vient :
En remplaçant la vitesse moyenne u(r, t) par son expression issue de la question Q34, soit u(r, t) \simeq -\frac{r \dot{\ell}(t)}{2\ell_0} :
La pression P ne dépendant pas de x (résultat Q37), une intégration par rapport à r donne :
où C(t) est une constante d'intégration par rapport à r.
La condition aux limites à la périphérie des disques impose la continuité de la pression avec l'extérieur, soit P(r = R, t) = P_0. On en déduit :
Ce qui conduit bien à :
Résultat
Question 41
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Statique des fluides
Notions : force de pression, force de lubrification
Déterminer l'expression de , résultante des forces de pression sur l'armature de centre .
Voir l'indiceIndice
Intégrer le champ de pression P(r,t) sur le disque de rayon R en coordonnées polaires pour trouver la force résultante de lubrification visqueuse (force de Stefan).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les forces de pression élémentaires exercées sur les deux faces de l'armature de centre O (face interne en contact avec l'air interstitiel et face externe soumise à la pression atmosphérique P_0).
- Intégrer la distribution de surpression P(r,t) - P_0 sur toute la surface du disque de rayon R en coordonnées polaires (\mathrm{d}S = 2\pi r\,\mathrm{d}r).
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de la surpression P(r,t) - P_0 sur toute la surface circulaire de l'armature pour obtenir la force visqueuse globale de squeeze-film.
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L'armature de centre O est située dans le plan x = 0. Le film d'air interstitiel occupe l'espace x \in [0, \ell].
La force de pression élémentaire exercée par un fluide sur une paroi solide s'écrit \mathrm{d}\vec{F}_P = P\,\vec{n}_{\text{fluide}\to\text{paroi}}\,\mathrm{d}S :
sur la face interne (x = 0), le fluide situé en x > 0 pousse la paroi dans le sens des x décroissants, soit selon le vecteur normal -\vec{u}_x :
\mathrm{d}\vec{F}_{\text{int}} = - P(r,t)\,\mathrm{d}S\,\vec{u}_x\,;sur la face externe, l'air ambiant à la pression uniforme P_0 pousse la paroi dans le sens des x croissants, soit selon +\vec{u}_x :
\mathrm{d}\vec{F}_{\text{ext}} = P_0\,\mathrm{d}S\,\vec{u}_x\,.
La résultante des forces de pression s'exerçant sur l'armature s'obtient par intégration sur le disque de rayon R :
D'après le résultat de la question Q40, la surpression s'exprime par :
En choisissant l'élément de surface d'une couronne d'aire \mathrm{d}S = 2\pi r\,\mathrm{d}r, l'intégrale devient :
On en déduit l'expression de la résultante des forces de pression :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 42
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : force de lubrification, amortissement
Les armatures du condensateur ont été percées, comme cela peut être observé sur la photographie de la figure 10. Pour quelle raison ?
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Réfléchir à la façon dont les trous modifient la géométrie d'évacuation de l'air comprimé entre les disques et réduisent ainsi la force visqueuse parasite.
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Les trous réduisent la résistance à l'écoulement de l'air en diminuant la surpression visqueuse qui freinerait indésirablement les oscillations du capteur.
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D'après la question précédente, l'écoulement d'air par écrasement (squeeze film) entre les disques pleins engendre une force visqueuse \vec{F}_v dont l'amplitude atteint plusieurs dizaines de micro-newtons, du même ordre de grandeur que les forces mesurées par le capteur de force.
Percer les armatures permet :
- de faciliter l'évacuation de l'air lors des oscillations : au lieu de devoir s'écouler radialement sur tout le rayon R = 3\text{ cm} pour s'échapper par la périphérie, l'air peut s'échapper axialement par les trous les plus proches ;
- de réduire considérablement la distance caractéristique de confinement latéral (qui passe de l'échelle du disque R à la demi-distance entre trous voisins), ce qui atténue drastiquement les surpressions et dépressions dynamiques (P(r,t) - P_0 \propto R^2) ;
- de diminuer ainsi fortement l'amplitude de la force aérodynamique parasite \vec{F}_v, afin qu'elle devienne négligeable devant la force hydrodynamique \vec{F} que le dispositif cherche à mesurer.
Partie III : Application à la nanorhéologie
Question 43
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : impédance hydrodynamique, force de reynolds
Déterminer l'expression de l'impédance hydrodynamique en utilisant le modèle de la force de Reynolds. Identifier et .
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Différencier h(t) par rapport au temps, passer en notation complexe avec \dot{\underline{h}} = j\omega \underline{h_1}, puis former le rapport \underline{F}_1 / \underline{h}_1.
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- Exprimer la vitesse de rapprochement \dot{h}(t) en fonction de \dot{h}_1(t).
- Injecter cette expression dans la force de Reynolds pour relier F(t) à \dot{h}_1(t).
- Passer en représentation complexe afin d'obtenir l'amplitude complexe \underline{F}_1 en fonction de \underline{h}_1.
- Former le quotient \underline{Z} = \underline{F}_1 / \underline{h}_1 et en déduire ses parties réelle Z' et imaginaire Z''.
Voir la réponse courteRéponse courte
Passage en notation complexe pour relier la force de Reynolds à la vitesse, et identification des composantes dissipative (Z') et élastique (Z'').
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La distance instantanée entre la sphère et le plan s'écrit :
En dérivant par rapport au temps, la vitesse de variation de l'épaisseur du film fluide vaut :
L'expression de la force de Reynolds exercée sur le plan le long de l'axe \vec{u}_x est donnée par :
La composante scalaire de la force s'écrit donc :
En régime sinusoïdal établi à la pulsation \omega, on associe aux grandeurs réelles h_1(t) et F(t) les signaux complexes :
La dérivation temporelle se traduit en notation complexe par la multiplication par j\omega :
Par identification, l'amplitude complexe de la force s'écrit :
L'impédance hydrodynamique \underline{Z} est définie par :
En identifiant les parties réelle et imaginaire \underline{Z} = Z' + j Z'', on obtient :
Question 44
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : nanorhéologie, force de reynolds
Dans quel domaine le modèle de la force de Reynolds est-il validé sur le système glycérol/Pyrex ? Dans le domaine où il est mis en défaut, proposer une interprétation physique de l'écart constaté.
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Observer sur la figure 13 la linéarité remarquable de 1/Z'' avec h_0 pour h_0 \ge 50\text{ nm}, et invoquer la rugosité de surface ou les effets de confinement moléculaire pour expliquer l'écart aux distances nanométriques.
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- Rappeler les prédictions théoriques du modèle de Reynolds obtenues à la question précédente : Z' = 0 et 1/Z'' = \dfrac{h_0}{6\pi\eta R_0^2\omega} \propto h_0.
- Confronter ces prédictions aux courbes expérimentales des figures 12 et 13 afin d'identifier le domaine où ces relations sont vérifiées.
- Analyser les raisons physiques pour lesquelles le modèle macroscopique de lubrification continue échoue à très faible distance de séparation h_0.
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Identification du domaine macroscopique où la loi s'applique, et interprétation du désaccord nanométrique par des effets de confinement ou de structuration moléculaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q43, le modèle de la force de Reynolds prévoit :
c'est-à-dire une partie réelle nulle et une grandeur 1/Z'' strictement proportionnelle à la distance h_0.
1. Domaine de validité du modèle :
- Sur la figure 12, la composante élastique Z' est effectivement quasi-nulle et la composante visqueuse Z'' diverge en 1/h_0 lorsque h_0 diminue.
- Sur la figure 13, les points expérimentaux représentant 1/Z'' s'alignent remarquablement sur une droite passant par l'origine pour des distances supérieures à quelques dizaines de nanomètres.
Le modèle de Reynolds est donc validé pour :
c'est-à-dire sur toute la gamme méso- et macroscopique explorée.
2. Interprétation physique de l'écart à très faible distance (h_0 \lesssim 50\text{ nm}) :
À l'échelle nanométrique, le modèle de Reynolds est mis en défaut pour plusieurs raisons physiques :
- Rugosité des surfaces : les surfaces en Pyrex de la sphère et du plan ne sont pas parfaitement lisses à l'échelle atomique. Lorsque la distance h_0 devient comparable à la hauteur des aspérités de surface (typiquement de l'ordre du nanomètre), des contacts solides locaux se produisent et l'écoulement n'est plus régi par la géométrie sphère/plan idéale.
- Effet de confinement et perte de validité du milieu continu : lorsque l'épaisseur du film fluide devient comparable à quelques diamètres moléculaires (les molécules de glycérol mesurant environ 0{,}5 à 1\text{ nm}), le liquide se structure en couches ordonnées au voisinage des parois solides (forces de solvatation). La viscosité ne peut plus être considérée comme uniforme et indépendante de l'épaisseur h_0, et le liquide peut présenter une réponse élastique (Z' \neq 0).
- Forces de surface à courte portée : les forces attractives de van der Waals et éventuellement électrostatiques deviennent prépondérantes devant les forces hydrodynamiques d'écoulement.
Résultat
Question 45
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : longueur de glissement, condition de glissement
Déterminer la longueur de glissement de l'eau sur la surface de Pyrex silanisée. Pourquoi cette longueur de glissement joue-t-elle un rôle important en nanorhéologie, alors qu'on peut généralement la négliger pour des écoulements macroscopiques ?
Voir l'indiceIndice
Extrapoler la droite de 1/Z'' jusqu'à l'axe des abscisses sur la figure 14 pour lire la longueur de glissement b, puis comparer b aux dimensions macroscopiques versus nanométriques de l'écoulement.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la longueur de glissement b à la modification de l'expression de l'impédance imaginaire Z'', en traduisant le fait que la surface effective de non-glissement est située à une distance h_{\text{eff}} = h_0 + b.
- Déterminer b par lecture graphique sur la figure 14 (décalage horizontal entre les deux droites ou extrapolation à 1/Z'' = 0).
- Comparer la longueur de glissement b à l'échelle spatiale caractéristique de l'écoulement à l'échelle nanométrique et à l'échelle macroscopique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Mesure graphique de la longueur de glissement nanométrique, négligeable aux échelles usuelles mais prépondérante face aux épaisseurs nanométriques de confinement.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q43, pour un écoulement avec condition de non-glissement parfaite sur les parois (b = 0), l'impédance imaginaire s'écrit :
La courbe 1/Z'' = f(h_0) est donc une droite passant par l'origine, ce qui correspond fidèlement aux points expérimentaux noirs obtenus pour le Pyrex (surface mouillante).
Lorsque l'eau glisse sur la paroi (surface silanisée), la surface fictive où la vitesse s'annule est située à une distance b à l'intérieur du plan (figure 15). La distance effective entre la sphère et cette frontière de non-glissement devient :
L'impédance hydrodynamique mesurée vérifie donc :
La représentation de 1/Z'' en fonction de h_0 pour le Pyrex silanisé est ainsi une droite de même pente que pour le Pyrex nu, mais décalée horizontalement vers la gauche d'une quantité égale à b :
Sur la figure 14, on mesure l'écart horizontal \Delta h_0 entre les deux droites :
- Pour 1/Z'' = 1{,}0\text{ nm}\cdot\mu\text{N}^{-1}, on lit h_{0,\text{Pyrex}} \simeq 60\text{ nm} et h_{0,\text{silanisé}} \simeq 40\text{ nm}, soit \Delta h_0 \simeq 20\text{ nm}.
- Pour 1/Z'' = 2{,}0\text{ nm}\cdot\mu\text{N}^{-1}, on lit h_{0,\text{Pyrex}} \simeq 115\text{ nm} et h_{0,\text{silanisé}} \simeq 95\text{ nm}, soit \Delta h_0 \simeq 20\text{ nm}.
- L'extrapolation linéaire de la droite du Pyrex silanisé coupe l'axe horizontal en h_0 \simeq -20\text{ nm}.
En respectant la consigne d'un seul chiffre significatif dans la mantisse :
Rôle de la longueur de glissement selon l'échelle : L'influence du glissement sur l'écoulement est gouvernée par le rapport sans dimension :
où h est l'épaisseur caractéristique du film fluide.
- À l'échelle macroscopique, les dimensions d'écoulement sont typiquement de l'ordre de h \sim 1\text{ mm} à 1\text{ m}. Le rapport \frac{b}{h} \sim \frac{2\cdot 10^{-8}\text{ m}}{10^{-3}\text{ m}} \sim 2\cdot 10^{-5} \ll 1 est totalement négligeable : la vitesse de glissement à la paroi est imperceptible devant la vitesse moyenne du fluide, rendant l'hypothèse habituelle de non-glissement (b = 0) excellente.
- En nanorhéologie, l'épaisseur du film fluide est très faible (h_0 \sim 10\text{ nm} à 100\text{ nm}). Le rapport \frac{b}{h_0} \sim 0{,}2 à 2 est alors de l'ordre de l'unité : le glissement à la paroi modifie substantiellement le profil de vitesse et réduit considérablement la force de frottement visqueux (Z'' diminue d'un facteur 1 + b/h_0). Il est donc incontournable de le prendre en compte.
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
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Le sujet CCINP Physique PC 2026 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury décrit un énoncé progressif, riche en questions de cours, dont seule la fin de la partie de mécanique des fluides devient nettement plus difficile (Q34 abordée uniquement par les meilleurs). Moyenne : 9,92/20 (écart-type 3,41, 4 827 présents).
Faut-il utiliser la relation statique F₁ = k x₁ à la question Q21 ?
Non : le système est excité à 40 Hz, tout près de sa fréquence de résonance (f_0 \simeq 32\text{ Hz}). Il faut faire intervenir le gain dynamique |H_m| \simeq 3 déterminé sur la figure 6, ce qui donne k = |H_m| F_1 / x_1.
Comment calculer la résultante des forces de pression sur l'armature en Q41 ?
Il faut intégrer la surpression relative P(r,t) - P_0 et non la pression absolue. La pression atmosphérique P_0 s'exerce aussi sur la face extérieure de l'armature et compense la contribution statique.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.