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Corrigé détaillé Polytechnique Physique A PC 2026

Techniques modernes de spectrométrie de masse de molécules complexes

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 20 questions sur 43. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MP2I 4 · TSI1 4 · BCPST1 3 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Mécanique, Électromagnétisme, Électrocinétique et électronique · 8 incontournables · 20 questions de première année
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Ce sujet récent de l'École Polytechnique et de l'ESPCI aborde avec une remarquable clarté les principes physiques sous-jacents à deux avancées majeures récompensées par un prix Nobel : l'ionisation douce par électronébuliseur (ESI) et la spectrométrie de masse à résonance cyclotronique ionique à transformée de Fourier (FT-ICR-MS).

Très progressif et élégant, le problème s'articule autour de l'électrostatique des conducteurs (pression électrostatique, instabilité de Rayleigh, cône de Taylor), puis d'une étude mécanique et fréquentielle très riche du confinement et de l'excitation résonante d'ions dans un piège de type Penning. Il mobilise également un élégant théorème d'influence (théorème de réciprocité de Green) pour modéliser le signal induit sur les électrodes. C'est un sujet d'un intérêt pédagogique exceptionnel, idéal pour réviser la dynamique des particules chargées, les résonances en représentation complexe et l'électrostatique des milieux conducteurs.

Difficulté
Moyen, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 2 h 35 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

23 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
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Sommaire

43 questions
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Partie I : Ionisation par électronébuliseur

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : condensateur plan, champ électrostatique

Rappeler la relation entre la densité de charges par unité de surface sur une des armatures, notée , et le champ électrique entre les armatures.

Voir l'indice

Utiliser le théorème de Gauss au voisinage immédiat d'une armature conductrice en équilibre ou le modèle classique du condensateur plan.

Voir la réponse courte

Rappel de la relation E = \sigma/\varepsilon_0 au voisinage d'un conducteur ou entre les armatures d'un condensateur plan.

Voir le corrigé complet

Considérons un condensateur plan idéal, constitué de deux armatures métalliques planes parallèles séparées par du vide (ou de l'air de permittivité diélectrique \varepsilon_0). En négligeant les effets de bord, le champ électrostatique est nul à l'extérieur des armatures et uniforme entre celles-ci.

D'après le théorème de Coulomb à la surface d'un conducteur en équilibre électrostatique portant la densité surfacique de charge \sigma (ou par superposition des champs créés par les deux distributions planes de densités respectives +\sigma et -\sigma), le module du champ électrique E régnant entre les armatures est relié à la densité surfacique de charge \sigma (prise positive sur l'armature considérée) par :

\boxed{E = \frac{\sigma}{\varepsilon_0}}

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : énergie électrostatique, densité d'énergie

Rappeler l'expression de la densité volumique d'énergie électrostatique en fonction de .

Voir l'indice

Exprimer la densité volumique d'énergie du champ électrique dans le vide à partir de \varepsilon_0 et E.

Voir la réponse courte

Expression de cours de la densité volumique d'énergie électrostatique u_e = \frac{1}{2}\varepsilon_0 E^2.

Voir le corrigé complet

Dans le vide (ou dans l'air assimilé au vide), la densité volumique d'énergie électrostatique associée à un champ électrique de module E s'écrit :

\boxed{u_e = \frac{1}{2} \varepsilon_0 E^2}

Résultat

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Question 3

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : pression électrostatique, condensateur plan

En déduire la force par unité de surface, qu'on notera , exercée sur une des armatures du condensateur, et préciser son sens. On exprimera en fonction de , puis en fonction de .

Voir l'indice

Appliquer la méthode des travaux virtuels en déplaçant une armature à charge constante, ou utiliser le champ moyen créé par le reste de la nappe de charge.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la méthode des travaux virtuels à charge constante Q pour relier la force électrostatique exercée sur une armature à la variation de l'énergie électrostatique du condensateur plan.
  2. En déduire l'expression de la force par unité de surface P en fonction de E via la densité volumique d'énergie u_e, puis en fonction de \sigma à l'aide de la relation obtenue à la question 1.
  3. Préciser le sens de cette force (attraction vers l'autre armature, soit orientée vers l'extérieur du conducteur).
Voir la réponse courte

Bilan énergétique ou force de Lorentz menant à la pression électrostatique attractive P = \frac{1}{2}\varepsilon_0 E^2 = \frac{\sigma^2}{2\varepsilon_0}.

Voir le corrigé complet

Considérons une armature de surface S séparée de l'autre armature par une distance x. À charge Q = \sigma S fixée, le champ électrique E = \frac{\sigma}{\varepsilon_0} est uniforme et indépendant de la distance x.

L'énergie électrostatique emmagasinée dans le condensateur s'écrit, à l'aide du résultat de la question 2 :

U_e = \iiint_{\text{espace}} u_e \, \mathrm{d}\tau = u_e \cdot (S x) = \frac{1}{2} \varepsilon_0 E^2 S x

Pour un déplacement virtuel \mathrm{d}x augmentant la distance entre les armatures à charge constante, la force électrostatique F_x exercée sur l'armature mobile dérive de l'énergie potentielle électrostatique :

F_x = -\left(\frac{\partial U_e}{\partial x}\right)_Q = -\frac{1}{2}\varepsilon_0 E^2 S = - u_e S

Le signe négatif indique une force attractive qui tend à rapprocher les deux armatures de signes opposés.

La force par unité de surface P = \frac{|F_x|}{S} s'identifie donc à la densité d'énergie électrostatique :

P = \frac{1}{2}\varepsilon_0 E^2

En utilisant la relation E = \frac{\sigma}{\varepsilon_0} établie à la question 1, on obtient l'expression en fonction de \sigma :

P = \frac{\sigma^2}{2\varepsilon_0}
\boxed{P = \frac{1}{2}\varepsilon_0 E^2 = \frac{\sigma^2}{2\varepsilon_0}}

Sens de la force : La force exercée sur l'armature est attractive (dirigée vers l'autre armature), ce qui correspond à une force dirigée vers l'extérieur du conducteur (pression électrostatique qui tend à « tirer » sur la surface conductrice vers le milieu diélectrique).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : théorème de gauss, pression électrostatique

Déterminer le champ électrique à l'extérieur de la goutte, et en déduire l'expression de .

Voir l'indice

Calculer le champ électrique à la surface externe d'une sphère conductrice de charge Q par le théorème de Gauss, puis injecter ce champ dans l'expression de la pression électrostatique.

Voir la stratégie
  1. Exploiter les symétries et invariances de la distribution pour déterminer la forme du champ électrique, puis appliquer le théorème de Gauss à l'extérieur de la goutte (r \ge R).
  2. Évaluer le champ immédiatement à l'extérieur de la surface du conducteur (r = R^+) pour en déduire la pression électrostatique P grâce au résultat établi à la question 3.
Voir la réponse courte

Théorème de Gauss sur une sphère de rayon r \ge R pour obtenir E(R^+) puis la pression électrostatique centrifuge P = \frac{\varepsilon_0}{2}E^2.

Voir le corrigé complet

À l'équilibre électrostatique, la goutte conductrice sphérique de rayon R porte la charge Q uniformément répartie sur sa surface avec la densité surfacique :

\sigma = \frac{Q}{4\pi R^2}

Tout plan passant par le centre O de la goutte est plan de symétrie de la distribution de charges, et la distribution est invariante par toute rotation autour de O. En coordonnées sphériques (r, \theta, \varphi) d'origine O, le champ électrique est donc radial et ne dépend que de la distance radiale :

\vec{E}(r) = E(r)\,\vec{e}_r

Choisissons comme surface de Gauss \mathcal{S} une sphère de rayon r > R centrée en O. Le flux du champ électrique à travers \mathcal{S}, orientée vers l'extérieur, s'écrit :

\Phi = \iint_{\mathcal{S}} \vec{E}\cdot\mathrm{d}\vec{S} = E(r) \iint_{\mathcal{S}} \mathrm{d}S = 4\pi r^2 E(r)

D'après le théorème de Gauss, la charge intérieure étant Q_{\text{int}} = Q :

4\pi r^2 E(r) = \frac{Q}{\varepsilon_0}

Le champ électrique à l'extérieur de la goutte (r \ge R) est donc :

\boxed{\vec{E}(r) = \frac{Q}{4\pi\varepsilon_0 r^2}\,\vec{e}_r}

Immédiatement à l'extérieur de la surface de la goutte (r = R^+), le module du champ électrique vaut :

E(R^+) = \frac{Q}{4\pi\varepsilon_0 R^2}

D'après le résultat de la question 3, la force par unité de surface subie par le conducteur s'écrit P = \frac{1}{2}\varepsilon_0 E(R^+)^2, soit :

P = \frac{1}{2}\varepsilon_0 \left( \frac{Q}{4\pi\varepsilon_0 R^2} \right)^2
\boxed{P = \frac{Q^2}{32\pi^2 \varepsilon_0 R^4}}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : instabilité de rayleigh, équilibre électrostatique

On admet qu'en tout point de la surface s'exerce en outre une force de cohésion provenant des interactions entre les molécules de la goutte, dite force de tension superficielle. Elle est dirigée vers l'intérieur et vaut par unité de surface , où est un coefficient constant. Montrer que si dépasse une valeur limite qu'on exprimera en fonction de et de , la force électrostatique l'emporte sur cette force de cohésion. La goutte se fragmente alors, soit par émission d'un ion, soit en gouttes plus petites : on appelle ce phénomène l'instabilité de Rayleigh.

Voir l'indice

Écrire la condition d'équilibre mécanique de la surface libre en égalant la pression électrostatique déstabilisante à la pression de courbure de Laplace stabilisante.

Voir la réponse courte

La compensation entre pression électrostatique centrifuge et tension de surface \gamma/R définit la charge limite de stabilité de Rayleigh Q_{\text{lim}} \propto \sqrt{\varepsilon_0 \gamma R^3}.

Voir le corrigé complet

En tout point de la surface de la goutte :

  • la force électrostatique par unité de surface est dirigée vers l'extérieur (d'après la question Q3) et a pour norme (d'après la question Q4) :

    P = \frac{Q^2}{32\pi^2\varepsilon_0 R^4}
  • la force de cohésion superficielle par unité de surface est dirigée vers l'intérieur et a pour norme :

    P_{\text{coh}} = \frac{\gamma}{R}

La force électrostatique déstabilise la goutte et l'emporte sur la force de cohésion dès lors que la résultante surfacique est dirigée vers l'extérieur, c'est-à-dire :

P > P_{\text{coh}} \iff \frac{Q^2}{32\pi^2\varepsilon_0 R^4} > \frac{\gamma}{R}

Cette condition se réécrit immédiatement :

Q^2 > 32\pi^2\varepsilon_0 \gamma R^3

La goutte devient donc instable si la charge Q (en valeur absolue) dépasse la valeur limite :

\boxed{Q_{\text{lim}} = \sqrt{32\pi^2\varepsilon_0 \gamma R^3} = 4\pi\sqrt{2\varepsilon_0 \gamma R^3}}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : équation de laplace, conducteur en équilibre

On suppose le débit suffisamment faible pour qu'on puisse négliger les courants, et on se place dans l'approximation de l'électrostatique. Quelle équation le potentiel électrostatique doit-il vérifier dans la région extérieure au cône, supposée vide de charges ? Quelle condition doit-il vérifier sur la surface du cône, constituée d'un liquide conducteur ?

Voir l'indice

Traduire l'absence de charges volumiques dans le vide environnant ainsi que le fait qu'un conducteur à l'équilibre électrostatique forme un volume équipotentiel.

Voir la stratégie
  1. Relier le potentiel électrostatique aux distributions de charges par l'équation de Maxwell-Gauss locale dans le vide pour obtenir l'équation aux dérivées partielles régissant V(\vec{r}).
  2. Utiliser les propriétés d'un conducteur à l'équilibre électrostatique pour déterminer la condition aux limites satisfaite par le potentiel sur la surface du cône.
Voir la réponse courte

Équation de Laplace \Delta V = 0 dans le vide extérieur et condition d'équipotentialité V = V_{\text{cst}} sur la surface conductrice.

Voir le corrigé complet

En électrostatique, le champ électrique dérive d'un potentiel scalaire :

\vec{E} = -\vec{\nabla} V

L'équation de Maxwell-Gauss s'écrit sous forme locale :

\mathrm{div}\,\vec{E} = \frac{\rho}{\varepsilon_0}

ce qui conduit à l'équation de Poisson :

\Delta V + \frac{\rho}{\varepsilon_0} = 0

Dans la région extérieure au cône, l'espace est supposé vide de charges (\rho = 0). Le potentiel électrostatique V(\vec{r}) vérifie donc l'équation de Laplace :

\boxed{\Delta V(\vec{r}) = 0}

Par ailleurs, dans l'approximation de l'électrostatique, le liquide conducteur constituant le cône est assimilable à un conducteur à l'équilibre. Le champ électrique interne est nul (\vec{E}_{\text{int}} = \vec{0}), ce qui impose que le conducteur soit un volume équipotentiel.

Par continuité du potentiel électrostatique, la surface du cône est donc une surface équipotentielle :

\boxed{V(\vec{r}) = V_0 = \text{cte} \quad \text{pour tout point } \vec{r} \text{ situé sur la surface du cône}}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : pression électrostatique, condition d'équilibre

On admet qu'en tout point de la surface du cône s'exerce une force de tension superficielle dirigée vers l'intérieur et proportionnelle à . Pour que le cône soit à l'équilibre, il faut que la force électrostatique compense exactement la force de tension superficielle en tout point. Comment le module du champ électrique doit-il varier avec pour cela ?

Voir l'indice

Exprimer que la pression électrostatique P \propto E^2 doit compenser en tout point une force de tension superficielle par unité de surface en \gamma/r.

Voir la réponse courte

L'équilibre local P_{\text{él}} \propto \gamma/r avec P_{\text{él}} \propto E^2 impose un champ électrique décroissant selon E(r) \propto r^{-1/2}.

Voir le corrigé complet

D'après la question 3, la force électrostatique par unité de surface (pression électrostatique) s'exerçant sur la surface d'un conducteur est dirigée vers l'extérieur et a pour expression :

P = \frac{1}{2}\varepsilon_0 E^2

où E est le module du champ électrique immédiatement à l'extérieur de la surface du conducteur.

Par ailleurs, la force de tension superficielle par unité de surface est dirigée vers l'intérieur et s'écrit, d'après l'énoncé :

P_{\text{cap}} = \frac{K\gamma}{r}

où K est une constante sans dimension.

À l'équilibre, ces deux forces surfaciques de sens opposés doivent se compenser exactement en tout point de la surface du cône :

\begin{aligned} P &= P_{\text{cap}} \\ \frac{1}{2}\varepsilon_0 E^2 &\propto \frac{\gamma}{r} \end{aligned}

On en déduit que le carré du champ électrique est inversement proportionnel à r :

E^2 \propto \frac{1}{r}

Par conséquent, le module du champ électrique à la surface du cône doit varier comme l'inverse de la racine carrée de la distance au sommet :

\boxed{E \propto \frac{1}{\sqrt{r}} = r^{-1/2}}

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : potentiel électrostatique, gradient

On cherche une solution de l'équation déterminant le potentiel électrostatique de la forme , où et sont des constantes. Quelle est la valeur de compatible avec le résultat de la question 7 ?

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Calculer le champ électrique par dérivation spatiale du potentiel \vec{E} = -\vec{\nabla}V, puis comparer la dépendance en r de \|\vec{E}\| avec celle requise à la question précédente.

Voir la réponse courte

Comme E \sim \partial V/\partial r \propto r^{\delta-1}, la dépendance E \propto r^{-1/2} impose \delta - 1 = -1/2, soit \delta = 1/2.

Voir le corrigé complet

Le champ électrostatique dérive du potentiel selon la relation \vec{E} = -\vec{\nabla} V. En coordonnées sphériques (r, \theta, \phi), avec l'expression proposée V(r, \theta, \phi) = V_0 + r^\delta f(\theta), le gradient s'écrit :

\begin{aligned} \vec{E}(r, \theta) &= -\frac{\partial V}{\partial r}\,\vec{e}_r - \frac{1}{r}\frac{\partial V}{\partial \theta}\,\vec{e}_\theta - \frac{1}{r\sin\theta}\frac{\partial V}{\partial \phi}\,\vec{e}_\phi \\ &= -\delta\, r^{\delta - 1} f(\theta)\,\vec{e}_r - r^{\delta - 1} f'(\theta)\,\vec{e}_\theta \end{aligned}

Le module du champ électrique à la surface du cône (\theta = \theta_0) varie donc en fonction de la coordonnée radiale r selon la loi d'échelle :

E(r, \theta_0) \propto r^{\delta - 1}

D'après la question 7, l'équilibre mécanique entre la répulsion électrostatique et la cohésion par tension superficielle impose que le module du champ électrique varie en r^{-1/2} le long de la surface. On en déduit :

\delta - 1 = -\frac{1}{2}

soit :

\boxed{\delta = \frac{1}{2}}

Résultat

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Question 9

DifficileTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : laplacien, séparation de variables

Expliquer pourquoi l'équation obtenue à la question 6 se ramène à une équation différentielle du second ordre pour , qu'on ne cherchera pas à expliciter.

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Injecter l'ansatz à variables séparées dans l'expression du laplacien en coordonnées sphériques avec symétrie axiale.

Voir la stratégie

Pour montrer que l'équation de Laplace \Delta V = 0 se réduit à une équation différentielle scalaire du second ordre sur f(\theta) :

  1. Invoquer la symétrie de révolution du système pour éliminer la dépendance azimutale \phi.
  2. Exprimer le laplacien scalaire en coordonnées sphériques appliqué à la forme séparée V(r,\theta) = V_0 + r^\delta f(\theta).
  3. Justifier la factorisation et la simplification de la dépendance en r.
Voir la réponse courte

En coordonnées sphériques avec symétrie de révolution, l'injection de r^{1/2}f(\theta) dans \Delta V = 0 factorise la dépendance radiale en r^{-3/2}.

Voir le corrigé complet

Le problème présente une symétrie de révolution autour de l'axe du cône et du jet (\theta = 0). Le potentiel électrostatique est donc indépendant de l'angle azimutal \phi :

\frac{\partial V}{\partial \phi} = 0

En coordonnées sphériques, le laplacien d'une fonction indépendante de \phi s'écrit :

\Delta V = \frac{1}{r^2}\frac{\partial}{\partial r}\left(r^2\frac{\partial V}{\partial r}\right) + \frac{1}{r^2\sin\theta}\frac{\partial}{\partial \theta}\left(\sin\theta\frac{\partial V}{\partial \theta}\right)

En injectant la forme proposée à la question Q8, V(r,\theta) = V_0 + r^\delta f(\theta) (avec V_0 constant et \delta = 1/2) :

  • La partie radiale donne :

    \frac{1}{r^2}\frac{\partial}{\partial r}\left(r^2 \frac{\partial (r^\delta f)}{\partial r}\right) = \frac{1}{r^2}\frac{\partial}{\partial r}\left(\delta r^{\delta+1} f(\theta)\right) = \delta(\delta+1) r^{\delta-2} f(\theta)
  • La partie angulaire s'écrit :

    \frac{1}{r^2\sin\theta}\frac{\partial}{\partial \theta}\left(\sin\theta\frac{\partial (r^\delta f)}{\partial \theta}\right) = r^{\delta-2} \left[ \frac{1}{\sin\theta}\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\theta}\left(\sin\theta \frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}\theta}\right) \right]

Les deux termes présentent exactement la même puissance en r, à savoir r^{\delta-2}. L'équation de Laplace \Delta V = 0 s'écrit ainsi :

r^{\delta-2} \left[ \delta(\delta+1) f(\theta) + \frac{1}{\sin\theta}\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\theta}\left(\sin\theta \frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}\theta}\right) \right] = 0

Pour tout r > 0, le terme radial r^{\delta-2} se simplifie. Comme l'opérateur angulaire fait intervenir des dérivées jusqu'à l'ordre deux par rapport à \theta, l'équation de Laplace se réduit bien à une équation différentielle ordinaire linéaire du second ordre pour f(\theta).

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : condition aux limites, potentiel électrostatique

Quelle est la valeur de compatible avec la condition obtenue à la question 6 ? La résolution numérique de l'équation avec cette condition donne un angle au sommet du cône d'environ .

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Traduire la condition d'équipotentielle V(r, \theta_0) = V_0 pour tout rayon r.

Voir la réponse courte

La surface du cône étant équipotentielle à V_0 pour tout r, on a immédiatement f(\theta_0) = 0.

Voir le corrigé complet

D'après la question 6, la surface du cône est constituée d'un liquide conducteur à l'équilibre électrostatique : elle constitue donc une équipotentielle au potentiel constant V_0.

L'équation de la surface du cône étant \theta = \theta_0, le potentiel s'y écrit, sous la forme introduite à la question 8 :

V(r, \theta_0, \phi) = V_0 + r^\delta f(\theta_0)

Pour que cette condition V(r, \theta_0, \phi) = V_0 soit satisfaite en tout point de la surface, c'est-à-dire pour toute distance radiale r > 0, il est nécessaire et suffisant que :

\boxed{f(\theta_0) = 0}

Résultat

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Question 11

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : effet de pointe, densité superficielle de charge

Comment la densité de charge sur la surface du cône varie-t-elle avec ? Pourquoi est-il plausible que le jet partant de la pointe du cône donne naissance à des gouttelettes de charge élevée ? Ce sont ces gouttelettes qui, en vertu de l'instabilité de Rayleigh, donnent lieu aux ions multichargés qui sont ensuite analysés dans le spectromètre de masse.

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Relier la densité de charge surfacique \sigma au champ normal au conducteur et analyser le comportement lorsque r \to 0.

Voir la réponse courte

La densité \sigma(r) = \varepsilon_0 E(r) \propto r^{-1/2} diverge à l'apex (effet de pointe), favorisant l'émission de gouttelettes très chargées.

Voir le corrigé complet

À la surface d'un conducteur à l'équilibre électrostatique, le champ électrique immédiatement à l'extérieur est relié à la densité surfacique de charge \sigma par le théorème de Coulomb (rappelé à la question Q1) :

E = \frac{\sigma}{\varepsilon_0}

D'après le résultat de la question Q7, le module du champ électrique varie en r^{-1/2} le long de la surface du cône pour assurer la compensation avec la force de tension superficielle. Il en découle directement :

\boxed{\sigma(r) \propto \frac{1}{\sqrt{r}}}

Au voisinage du sommet du cône (r \to 0), la densité de charge surfacique \sigma(r) devient ainsi extrêmement grande (effet de pointe).

Le liquide formant le fin jet s'échappe précisément de cette région apicale de concentration maximale en charges. Ce jet transporte donc une forte densité de charge électrique. Lors de sa désintégration en gouttelettes microscopiques, ces dernières emportent une charge électrique très élevée par rapport à leur faible volume.

Résultat

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Partie II : Spectrométrie de masse à résonance cyclotronique ionique

Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : force de lorentz, principe fondamental de la dynamique

Pour mesurer la masse d'un ion, plusieurs techniques consistent à mesurer son mouvement dans un champ électromagnétique connu. Expliquer pourquoi ce mouvement ne donne pas directement accès à , mais au rapport , où est la charge électrique de l'ion.

Voir l'indice

Écrire la seconde loi de Newton pour une particule sous l'effet de la force de Lorentz et diviser l'ensemble de l'équation par la masse de l'ion.

Voir la réponse courte

Le PFD m\vec{a} = q(\vec{E} + \vec{v}\wedge\vec{B}) s'écrit \vec{a} = \frac{q}{m}(\vec{E} + \vec{v}\wedge\vec{B}) : la dynamique ne dépend que du rapport q/m.

Voir le corrigé complet

Considérons un ion de masse m et de charge q, en mouvement dans un référentiel supposé galiléen où règnent un champ électrique \vec{E}(\vec{r}, t) et un champ magnétique \vec{B}(\vec{r}, t) connus.

Le poids de l'ion étant totalement négligeable devant les interactions électromagnétiques, la seule force agissant sur l'ion est la force de Lorentz :

\vec{F} = q\left(\vec{E} + \vec{v}\times\vec{B}\right)

D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'ion :

m\,\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = q\left(\vec{E} + \vec{v}\times\vec{B}\right)

En divisant cette équation par la masse m, on obtient :

\frac{\mathrm{d}^2\vec{r}}{\mathrm{d}t^2} = \frac{q}{m}\left(\vec{E}(\vec{r}, t) + \frac{\mathrm{d}\vec{r}}{\mathrm{d}t}\times\vec{B}(\vec{r}, t)\right)

Pour des champs \vec{E} et \vec{B} imposés et des conditions initiales données (\vec{r}(0) et \vec{v}(0)), l'équation différentielle régissant la trajectoire \vec{r}(t) ne fait intervenir les caractéristiques intrinsèques de l'ion que par l'intermédiaire du paramètre :

\boxed{\frac{q}{m} \quad \text{ou de son inverse} \quad \frac{m}{q}}

Ainsi, l'observation et la mesure du mouvement de l'ion (déviation, rayon de courbure, temps de vol ou fréquence d'oscillation) ne permettent d'accéder qu'au rapport charge sur masse \frac{q}{m} (ou rapport masse sur charge \frac{m}{q}), et non à la masse m de manière isolée.

Résultat

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Question 13

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B ; Structure de la matière › Atomistique et classification périodique

Notions : spectrométrie de masse, quantification de la charge

Rappeler pourquoi la charge de l'ion est de la forme , où est la charge élémentaire et un entier positif. La figure 2 représente la distribution de dans un échantillon analysé par un spectromètre de masse. Les pics principaux correspondent à différents degrés d'ionisation d'une même protéine. Déduire de ces données la masse de la protéine. Vous pourrez commencer par déterminer les valeurs de correspondant aux pics situés en et . Évaluez l'ordre de grandeur du nombre d'atomes contenus dans la protéine.

Voir l'indice

Observer l'écart entre deux pics adjacents correspondant à \Delta z = 1 pour déterminer le degré d'ionisation z de chaque pic, puis en déduire la masse molaire correspondante.

Voir la stratégie
  1. Justifier la forme de la charge par la quantification de la charge électrique et l'arrachement d'un nombre entier d'électrons (ou fixation de protons).
  2. Relier le rapport (m/z) de deux pics consécutifs pour déterminer l'entier z associé à chaque pic, puis en déduire la masse m de la protéine.
  3. Estimer le nombre d'atomes à partir de la masse molaire moyenne d'un acide aminé ou d'un atome organique moyen (\text{C, H, O, N}).
Voir la réponse courte

Identification des entiers z pour les pics successifs de m/z, déduction de la masse moléculaire m et estimation du nombre d'atomes.

Voir le corrigé complet

1. Forme de la charge de l'ion

La charge électrique est quantifiée. La molécule étant initialement électriquement neutre, son ionisation par perte d'un nombre entier z \in \mathbb{N}^* d'électrons (chacun de charge -e) lui confère une charge nette positive :

\boxed{q = ze \quad \text{avec } z \in \mathbb{N}^*}

(De façon équivalente en spectrométrie ESI en mode positif, cela correspond à la fixation de z protons \mathrm{H}^+).

2. Détermination des états de charge z et de la masse m

La masse d'un électron étant négligeable devant celle des nucléons (m_e \approx m_u / 1836), la masse m de l'ion est sensiblement égale à celle de la macromolécule neutre. Chaque pic correspond à une valeur M_z = m/z.

Le rapport entre les deux valeurs suggérées par l'énoncé vaut :

\frac{(m/z)_1}{(m/z)_2} = \frac{1999{,}30}{1000{,}15} \approx 1{,}999 \approx 2

Comme m est constante pour une même protéine, on a \frac{z_2}{z_1} \approx 2, soit z_2 \approx 2z_1.

Pour deux pics consécutifs d'états de charge z et z+1, de rapports respectifs M_z = m/z et M_{z+1} = m/(z+1), on a la relation :

\begin{aligned} m &= z M_z = (z+1) M_{z+1} \\ z (M_z - M_{z+1}) &= M_{z+1} \implies z = \frac{M_{z+1}}{M_z - M_{z+1}} \end{aligned}

En considérant le pic à M_z = 1999{,}30 et le pic adjacent visible sur la figure 2 à M_{z+1} = 1888{,}29 :

M_z - M_{z+1} = 1999{,}30 - 1888{,}29 = 111{,}01
z = \frac{1888{,}29}{111{,}01} \approx 17{,}01 \implies z_1 = 17

On en déduit immédiatement pour le pic à 1000{,}15 :

z_2 = 2 z_1 = 34

Les valeurs de z cherchées sont donc :

\boxed{z = 17 \text{ pour } m/z = 1999{,}30 \quad \text{et} \quad z = 34 \text{ pour } m/z = 1000{,}15}

On en déduit la masse de la protéine :

\begin{aligned} m &= 17 \times 1999{,}30 \approx 33\,988\text{ u} \\ m &= 34 \times 1000{,}15 \approx 34\,005\text{ u} \end{aligned}

En retenant deux chiffres significatifs cohérents avec la dispersion expérimentale :

\boxed{m \approx 3{,}4 \cdot 10^4\text{ u} \quad (\text{soit } 34\text{ kDa})}

3. Ordre de grandeur du nombre d'atomes

Deux approches permettent d'évaluer le nombre d'atomes N_{\text{at}} :

  • Par les acides aminés : un résidu d'acide aminé a une masse moyenne d'environ 110\text{ u} et comporte en moyenne une quinzaine d'atomes (\text{C, H, O, N}). La protéine contient ainsi environ 34\,000 / 110 \approx 300 résidus, soit :

    N_{\text{at}} \approx 300 \times 15 \approx 4\,500 \text{ atomes}
  • Par la masse atomique moyenne : la matière organique est constituée majoritairement de carbone (12\text{ u}), d'hydrogène (1\text{ u}), d'azote (14\text{ u}) et d'oxygène (16\text{ u}). La masse moyenne par atome est de l'ordre de \bar{m}_{\text{at}} \approx 7\text{ u}, ce qui donne :

    N_{\text{at}} = \frac{m}{\bar{m}_{\text{at}}} \approx \frac{34\,000}{7} \approx 5\,000 \text{ atomes}
\boxed{N_{\text{at}} \sim 10^3 \text{ à } 10^4 \text{ atomes (quelques milliers d'atomes)}}

Résultat

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : bobine de helmholtz, solénoïde

Les ions produits sont envoyés dans une cellule d'analyse où règne un champ magnétique uniforme et constant , où est le vecteur unitaire dirigé suivant l'axe et . Décrire un dispositif expérimental simple permettant de créer un tel champ magnétique.

Voir l'indice

Citer un bobinage solénoïdal ou un ensemble de bobines de Helmholtz de longueur ou de rayon adapté.

Voir la réponse courte

Un solénoïde long ou une paire de bobines de Helmholtz dans les conditions de Gauss permet de créer un champ magnétique uniforme.

Voir le corrigé complet

Pour créer un champ magnétique uniforme et stationnaire \vec{B} = B\,\vec{e}_z, deux dispositifs expérimentaux classiques peuvent être envisagés :

  • Un solénoïde long d'axe (Oz) : il est constitué d'un enroulement cylindrique de spires conductrices jointives de rayon R, réparties à raison de n spires par unité de longueur et parcourues par un courant d'intensité constante I. Loin des extrémités (longueur L \gg R), le champ magnétique à l'intérieur est uniforme, stationnaire et dirigé le long de l'axe :

    \vec{B} = \mu_0 n I\,\vec{e}_z

    le sens de \vec{e}_z étant fixé par la règle de la main droite selon le sens d'enroulement et de circulation du courant. En spectrométrie de masse FT-ICR, où des champs intenses sont requis (de l'ordre de plusieurs teslas, typiquement B = 7\text{ T} comme précisé à la question 42), on utilise un solénoïde supraconducteur plongé dans un cryostat d'hélium liquide.

  • Des bobines de Helmholtz : constituées de deux bobines circulaires identiques, minces, coaxiales d'axe (Oz), de même rayon R, séparées d'une distance égale à leur rayon (D = R) et parcourues par le même courant I dans le même sens. Cette géométrie garantit l'annulation des première et deuxième dérivées spatiales de \vec{B} en leur centre, assurant ainsi une excellente uniformité du champ magnétique au voisinage de l'origine.

Question déjà tombée ailleurs

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : force de lorentz, équation du mouvement

Écrire l'équation du mouvement de l'ion sous l'action de ce champ magnétique, en coordonnées cartésiennes .

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique m \mathrm{d}\vec{v}/\mathrm{d}t = q \vec{v} \times \vec{B} sur les axes cartésiens (Ox, Oy, Oz).

Voir la réponse courte

Projection cartésienne du PFD soumis à la force de Lorentz : \ddot{x} = \frac{qB}{m}\dot{y}, \ddot{y} = -\frac{qB}{m}\dot{x} et \ddot{z} = 0.

Voir le corrigé complet

On étudie un ion de masse m et de charge q dans le référentiel du laboratoire, supposé galiléen.

Le poids de l'ion étant totalement négligeable devant les forces électromagnétiques, la seule force agissant sur l'ion dans la cellule est la composante magnétique de la force de Lorentz :

\vec{F} = q\,\vec{v} \times \vec{B}

Dans le système de coordonnées cartésiennes (x,y,z), le champ magnétique s'écrit \vec{B} = B\,\vec{e}_z et le vecteur vitesse s'exprime par :

\vec{v} = \dot{x}\,\vec{e}_x + \dot{y}\,\vec{e}_y + \dot{z}\,\vec{e}_z

Le produit vectoriel donne :

\vec{v} \times \vec{B} = \left(\dot{x}\,\vec{e}_x + \dot{y}\,\vec{e}_y + \dot{z}\,\vec{e}_z\right) \times B\,\vec{e}_z = B\,\dot{y}\,\vec{e}_x - B\,\dot{x}\,\vec{e}_y

En appliquant le principe fondamental de la dynamique :

m\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = q\,\vec{v}\times\vec{B}

On obtient, par projection sur les trois axes cartésiens, le système différentiel :

\boxed{\left\{ \begin{aligned} \ddot{x}(t) &= \frac{qB}{m}\,\dot{y}(t) \\[1ex] \ddot{y}(t) &= -\frac{qB}{m}\,\dot{x}(t) \\[1ex] \ddot{z}(t) &= 0 \end{aligned} \right.}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : pulsation cyclotron, coordonnée complexe

On introduit la coordonnée complexe . Écrire l'équation du mouvement de , et chercher une solution particulière de la forme avec et non nuls. Exprimer en fonction de et . Vous vérifierez soigneusement votre résultat, qui sera utilisé dans la suite du problème.

Voir l'indice

Combiner les équations selon x et y sous la forme \ddot{x} + i\ddot{y} pour obtenir une équation différentielle scalaire complexe du premier ordre en \dot{Z}.

Voir la réponse courte

Combinaison complexe \ddot{Z} = -i\frac{qB}{m}\dot{Z} ; l'injection de Z_0 e^{-i\omega_0 t} donne la pulsation cyclotron \omega_0 = qB/m.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q15, les équations du mouvement dans le plan (x,y) s'écrivent :

\begin{aligned} \ddot{x} &= \frac{qB}{m}\dot{y} \\ \ddot{y} &= -\frac{qB}{m}\dot{x} \end{aligned}

En combinant ces deux relations sous la forme \ddot{Z} = \ddot{x} + i\ddot{y}, on obtient :

\ddot{Z} = \frac{qB}{m}(\dot{y} - i\dot{x}) = -i\frac{qB}{m}(\dot{x} + i\dot{y}) = -i\frac{qB}{m}\dot{Z}

L'équation différentielle vérifiée par la coordonnée complexe Z(t) est donc :

\boxed{\ddot{Z} + i\frac{qB}{m}\dot{Z} = 0}

On cherche une solution particulière sous la forme proposée Z(t) = Z_0 \exp(-i\omega_0 t) avec Z_0 \neq 0 et \omega_0 \neq 0. Les dérivées temporelles successives valent :

\begin{aligned} \dot{Z}(t) &= -i\omega_0 Z_0 \exp(-i\omega_0 t) \\ \ddot{Z}(t) &= -\omega_0^2 Z_0 \exp(-i\omega_0 t) \end{aligned}

En substituant ces expressions dans l'équation du mouvement, il vient :

\left(-\omega_0^2 + i\frac{qB}{m}(-i\omega_0)\right) Z_0 \exp(-i\omega_0 t) = 0

ce qui se simplifie en :

-\omega_0^2 + \frac{qB}{m}\omega_0 = 0 \iff \omega_0\left(\frac{qB}{m} - \omega_0\right) = 0

La condition \omega_0 \neq 0 impose directement :

\boxed{\omega_0 = \frac{qB}{m}}

Vérifications du résultat :

  • Homogénéité : la force de Lorentz s'écrit F \sim q v B, d'où une accélération caractéristique a \sim \frac{q B}{m} v. Pour un mouvement circulaire uniforme de pulsation \omega_0 et de rayon R, v = R\omega_0 et a = R\omega_0^2, ce qui conduit bien à \omega_0 = \frac{qB}{m}. La grandeur a bien la dimension de l'inverse d'un temps (\mathrm{rad}\cdot\mathrm{s}^{-1}).
  • Sens de rotation : pour q > 0 et Z_0 = R \in \mathbb{R}^+, on a x(t) = R\cos(\omega_0 t) et y(t) = -R\sin(\omega_0 t). Le mouvement est circulaire uniforme dans le plan (x,y), parcouru dans le sens horaire. Au point (R, 0), le vecteur vitesse est dirigé selon -\vec{e}_y ; la force de Lorentz vaut alors \vec{F}_L = q(-v\vec{e}_y)\times(B\vec{e}_z) = -qvB\,\vec{e}_x, dirigée vers l'origine (force centripète). Le signe de \omega_0 est donc parfaitement cohérent avec la convention Z(t) = Z_0\exp(-i\omega_0 t).

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : forçage sinusoïdal, coordonnée complexe

Au moyen d'un champ électrique, on applique sur l'ion une force d'excitation dépendant du temps et perpendiculaire au champ magnétique, dont les composantes sont et . Récrire l'équation du mouvement de en prenant en compte ce forçage.

Voir l'indice

Ajouter la force complexe F_x + i F_y = F(\cos\omega t - i\sin\omega t) = F \mathrm{e}^{-i\omega t} au second membre de l'équation différentielle.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'ion dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen, en ajoutant la force d'excitation \vec{F}(t) à la force de Lorentz.
  2. Projeter sur les axes x et y, puis former la combinaison complexe \ddot{Z} = \ddot{x} + i\ddot{y}.
  3. Exprimer le second membre sous forme exponentielle complexe et réécrire l'équation avec la pulsation cyclotron \omega_0.
Voir la réponse courte

Avec la force tournante F_x + iF_y = F e^{-i\omega t}, l'équation complexe devient \ddot{Z} + i\omega_0\dot{Z} = \frac{F}{m}e^{-i\omega t}.

Voir le corrigé complet

Le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'ion de masse m et de charge q, dans le référentiel galiléen du laboratoire, s'écrit :

m\frac{\mathrm{d}^2\vec{r}}{\mathrm{d}t^2} = q\vec{v}\times\vec{B} + \vec{F}(t)

En projetant sur les axes x et y, sachant que \vec{B} = B\vec{e}_z (avec B>0) :

\begin{aligned} m\ddot{x}(t) &= q B \dot{y}(t) + F \cos\omega t \\ m\ddot{y}(t) &= -q B \dot{x}(t) - F \sin\omega t \end{aligned}

En multipliant la seconde ligne par i et en l'ajoutant à la première, on obtient pour la coordonnée complexe Z(t) = x(t) + i y(t) :

m\ddot{Z}(t) = q B (\dot{y} - i\dot{x}) + F(\cos\omega t - i\sin\omega t)

Or \dot{y} - i\dot{x} = -i(\dot{x} + i\dot{y}) = -i\dot{Z}(t) et d'après la formule d'Euler :

\cos\omega t - i\sin\omega t = \mathrm{e}^{-i\omega t}

Il vient ainsi :

m\ddot{Z}(t) + i q B \dot{Z}(t) = F \mathrm{e}^{-i\omega t}

En divisant par la masse m et en introduisant la pulsation cyclotron \omega_0 = \frac{qB}{m} établie à la question 16, on obtient l'équation du mouvement :

\boxed{\ddot{Z}(t) + i\omega_0 \dot{Z}(t) = \frac{F}{m}\,\mathrm{e}^{-i\omega t}}

Résultat

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : analyse dimensionnelle, frottement fluide

On suppose que l'ion de vitesse subit, outre la force magnétique et la force d'excitation, une force de frottement , qui modélise son interaction avec le gaz contenu dans la cellule. Quelle est la dimension de ? Dans quel contexte avez-vous rencontré une force de frottement analogue ?

Voir l'indice

Analyser la dimension du terme m/\tau ou utiliser la loi de Stokes et le modèle de Drude pour identifier la nature physique de \tau.

Voir la réponse courte

\tau a la dimension d'un temps ; frottement visqueux de Stokes ou temps de relaxation dans le modèle de Drude de conduction.

Voir le corrigé complet

La force de frottement s'écrit sous la forme :

\vec{F}_{\text{frot}} = -\frac{m}{\tau}\vec{v}

D'après la deuxième loi de Newton, une force est homogène au produit d'une masse par une accélération :

[F] = \mathrm{M} \cdot \mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-2}

Comme [m] = \mathrm{M} et [v] = \mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-1}, l'analyse dimensionnelle de la force de frottement donne :

\begin{aligned} [F] &= \frac{[m]}{[\tau]}[v] \\ [\tau] &= \frac{[m][v]}{[F]} = \frac{\mathrm{M} \cdot \left(\mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-1}\right)}{\mathrm{M} \cdot \mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-2}} = \mathrm{T} \end{aligned}

Le paramètre \tau a donc la dimension d'une durée :

\boxed{[\tau] = \mathrm{T}}

Cette forme de force de frottement apparaît principalement dans deux contextes du programme :

  • Le modèle de Drude de la conduction électrique : les porteurs de charge (électrons de conduction) sont soumis à une force de frottement macroscopique effective -\frac{m}{\tau}\vec{v} rendant compte des collisions avec le réseau cristallin, où \tau représente le temps moyen entre deux collisions successives (temps de relaxation) ;
  • Le frottement fluide linéaire (loi de Stokes) : à faible nombre de Reynolds, un corps se déplaçant dans un fluide subit une force proportionnelle à sa vitesse \vec{F} = -\alpha \vec{v}, ce qui conduit en posant \alpha = m/\tau à une équation régie par le temps caractéristique de relaxation de la vitesse \tau.

Résultat

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Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : régime sinusoïdal forcé, oscillateur amorti

Écrire l'équation du mouvement de sous l'action combinée des trois forces. Chercher une solution en régime forcé, de la forme , et exprimer l'amplitude en fonction de et .

Voir l'indice

Poser la dérivée temporelle de Z(t), injecter l'amplitude complexe Z_0 dans l'équation différentielle linéaire et factoriser.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'ion soumis à la force de Lorentz, à la force de frottement fluide et à la force d'excitation tournante.
  2. Projeter sur les axes x et y, puis combiner sous la forme complexe Z = x + \mathrm{i}y pour obtenir l'équation différentielle régissant Z(t).
  3. Injecter la forme cherchée Z(t) = Z_0 \exp(-\mathrm{i}\omega t) pour déterminer l'amplitude complexe Z_0 ainsi que son module |Z_0|.
Voir la réponse courte

L'injection de Z_0 e^{-i\omega t} dans l'équation avec frottement conduit à l'amplitude complexe Z_0 = \frac{F/m}{-\omega^2 + \omega\omega_0 - i\omega/\tau}.

Voir le corrigé complet

Le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'ion de masse m et de charge q dans le référentiel d'analyse galiléen s'écrit :

m \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = q \vec{v}\times \vec{B} - \frac{m}{\tau}\vec{v} + \vec{F}_{\text{ext}}(t)

En projetant sur les axes cartésiens x et y, avec \vec{B} = B\vec{e}_z et \omega_0 = \frac{qB}{m} (d'après les questions Q15 et Q16) :

\begin{aligned} \ddot{x}(t) &= \omega_0 \dot{y}(t) - \frac{1}{\tau}\dot{x}(t) + \frac{F}{m}\cos(\omega t) \\ \ddot{y}(t) &= -\omega_0 \dot{x}(t) - \frac{1}{\tau}\dot{y}(t) - \frac{F}{m}\sin(\omega t) \end{aligned}

En effectuant la combinaison linéaire \ddot{Z} = \ddot{x} + \mathrm{i}\ddot{y}, on obtient :

\ddot{Z}(t) = -\mathrm{i}\omega_0 \dot{Z}(t) - \frac{1}{\tau}\dot{Z}(t) + \frac{F}{m}\left(\cos(\omega t) - \mathrm{i}\sin(\omega t)\right)

L'équation du mouvement pour la coordonnée complexe Z(t) est donc :

\boxed{\ddot{Z}(t) + \left(\frac{1}{\tau} + \mathrm{i}\omega_0\right)\dot{Z}(t) = \frac{F}{m}\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t}}

On cherche une solution en régime forcé sous la forme Z(t) = Z_0 \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t}. Les dérivées temporelles valent :

\begin{aligned} \dot{Z}(t) &= -\mathrm{i}\omega Z_0 \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} \\ \ddot{Z}(t) &= -\omega^2 Z_0 \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} \end{aligned}

En injectant ces expressions dans l'équation différentielle et en simplifiant par \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t}, il vient :

\begin{aligned} \left[-\omega^2 + \left(\frac{1}{\tau} + \mathrm{i}\omega_0\right)(-\mathrm{i}\omega)\right] Z_0 &= \frac{F}{m} \\ \left[-\omega^2 - \frac{\mathrm{i}\omega}{\tau} + \omega \omega_0\right] Z_0 &= \frac{F}{m} \\ \omega \left[(\omega_0 - \omega) - \frac{\mathrm{i}}{\tau}\right] Z_0 &= \frac{F}{m} \end{aligned}

On en déduit l'expression de l'amplitude complexe Z_0 :

\boxed{Z_0 = \frac{F}{m\omega \left[(\omega_0 - \omega) - \dfrac{\mathrm{i}}{\tau}\right]}}

L'amplitude réelle (module du mouvement dans le plan (x,y)) s'en déduit :

\boxed{|Z_0| = \frac{F}{m\omega \sqrt{(\omega_0 - \omega)^2 + \dfrac{1}{\tau^2}}}}

Résultat

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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : résonance, bande passante

Montrer que si la force de frottement est suffisamment faible, l'amplitude présente une résonance à la pulsation . Déterminer l'ordre de grandeur de la largeur de la résonance en fonction de .

Voir l'indice

Étudier le minimum du dénominateur de |Z_0(\omega)| au voisinage de \omega = \omega_0 et utiliser la condition de bande passante à -3\text{ dB}.

Voir la stratégie
  1. Préciser le critère de faible frottement en comparant le temps caractéristique \tau à la période cyclotron (soit \omega_0 \tau \gg 1).
  2. Analyser les variations du module |Z_0(\omega)| au voisinage de \omega = \omega_0 pour montrer l'existence d'un pic très aigu à cette pulsation.
  3. Déterminer la largeur \Delta\omega à mi-hauteur en amplitude (ou à -3\text{ dB} en puissance) à partir du dénominateur.
Voir la réponse courte

Le dénominateur est minimal pour \omega \approx \omega_0 avec résonance d'amplitude |Z_0| \approx \frac{F\tau}{m\omega_0} et largeur \Delta\omega \sim 1/\tau.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q19, le module de l'amplitude complexe s'écrit :

|Z_0(\omega)| = \frac{F}{m\omega \sqrt{(\omega - \omega_0)^2 + \frac{1}{\tau^2}}}

Une force de frottement « suffisamment faible » correspond à un amortissement très faible, c'est-à-dire :

\frac{1}{\tau} \ll \omega_0 \quad \iff \quad \omega_0 \tau \gg 1

Dans ce régime, étudions le comportement de |Z_0(\omega)| au voisinage de \omega = \omega_0 :

  • Le terme sous la racine, (\omega - \omega_0)^2 + \frac{1}{\tau^2}, varie très rapidement sur une échelle de pulsation de l'ordre de 1/\tau et atteint sa valeur minimale 1/\tau^2 exactement en \omega = \omega_0.
  • En revanche, le facteur \omega au dénominateur varie très lentement sur cette même échelle : pour |\omega - \omega_0| \sim 1/\tau, \omega \approx \omega_0 à l'ordre zéro en (1/\omega_0\tau).

Par conséquent, |Z_0(\omega)| présente un pic très pointu (phénomène de résonance) centré en \omega \approx \omega_0, où l'amplitude atteint :

|Z_0(\omega_0)| = \frac{F\tau}{m\omega_0}

Déterminons la largeur de la résonance. Les pulsations de coupure \omega à -3\text{ dB} (définies par |Z_0(\omega)| = \frac{|Z_0(\omega_0)|}{\sqrt{2}}) vérifient, en approchant \omega par \omega_0 devant le radical :

\sqrt{(\omega - \omega_0)^2 + \frac{1}{\tau^2}} \approx \frac{\sqrt{2}}{\tau} \implies (\omega - \omega_0)^2 \approx \frac{1}{\tau^2} \implies \omega - \omega_0 \approx \pm \frac{1}{\tau}

La largeur à mi-hauteur en énergie de la résonance (distance entre les deux pulsations de coupure) est donc :

\Delta \omega = \frac{2}{\tau}

En ordre de grandeur :

\boxed{\Delta\omega \sim \frac{1}{\tau}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 21

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : résolution spectrale, pulsation cyclotron

La mesure du rapport est déduite de celle de la pulsation de résonance . Pourquoi est-il important, pour pouvoir distinguer des molécules de masses très proches, d'avoir des valeurs de et du champ magnétique les plus grandes possibles ?

Voir l'indice

Calculer la dérivée |\mathrm{d}\omega_0/\mathrm{d}m| et montrer que l'écart en fréquence entre deux masses voisines \delta m augmente avec z et B.

Voir la réponse courte

Comme |\Delta\omega_0| = \frac{zeB}{m^2}\Delta m, augmenter z et B élargit la séparation spectrale devant la largeur finie \Delta\omega \sim 1/\tau.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, la pulsation de résonance cyclotronique s'écrit, avec q = ze (d'après la question Q13) :

\omega_0 = \frac{z e B}{m}

Pour deux molécules de masses voisines m et m + \delta m portant le même degré d'ionisation z, l'écart entre leurs pulsations de résonance vaut, en valeur absolue :

|\delta \omega_0| \approx \left| \frac{\mathrm{d}\omega_0}{\mathrm{d}m} \right| |\delta m| = \frac{zeB}{m^2} |\delta m| = \omega_0 \frac{|\delta m|}{m}

Pour pouvoir distinguer deux pics de résonance dans le spectre, l'écart |\delta \omega_0| doit être supérieur ou de l'ordre de la largeur de résonance \Delta\omega \sim \frac{1}{\tau} établie à la question Q20 :

|\delta \omega_0| \gtrsim \Delta\omega \sim \frac{1}{\tau}

L'écart minimal de masse résoluble \delta m_{\min} vérifie donc :

\delta m_{\min} \sim \frac{m^2}{z e B \tau}

ce qui correspond à un pouvoir de résolution en masse :

\frac{m}{\delta m_{\min}} \sim \frac{z e B \tau}{m} \sim \frac{\omega_0}{\Delta\omega}
\boxed{\text{Augmenter } z \text{ et } B \text{ accroît la séparation fréquentielle } |\delta \omega_0| \propto zB \text{ et maximise ainsi la résolution en masse.}}

Résultat

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Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : décomposition circulaire, résonance

En pratique, on utilise un champ électrique uniforme dirigé suivant l'axe , d'amplitude . Montrer que la force d'excitation qu'il exerce sur l'ion peut s'écrire comme la somme de deux composantes de pulsations et , chacune des composantes ayant la forme de la question 17. En déduire, en utilisant les résultats précédents, le mouvement de l'ion en régime forcé. Laquelle des deux composantes occasionne-t-elle le phénomène de résonance ?

Voir l'indice

Décomposer \cos\omega t = \frac{1}{2}(\mathrm{e}^{i\omega t} + \mathrm{e}^{-i\omega t}) et analyser la pulsation de rotation pour identifier le sens concordant avec la rotation cyclotron.

Voir la stratégie
  1. Décomposer la force linéaire \vec{F}(t) = q E \cos(\omega t)\,\vec{e}_x en deux composantes tournantes de sens opposés (pulsations \omega et -\omega) de même norme F = qE/2.
  2. Utiliser le principe de superposition issu de la linéarité de l'équation différentielle établie à la question Q19 pour sommer les réponses en régime forcé.
  3. Comparer les amplitudes des deux composantes au voisinage de la pulsation cyclotron \omega_0 > 0 pour identifier celle qui conduit à la résonance.
Voir la réponse courte

Décomposition du cosinus en exponentielles : somme de deux composantes contrarotatives, seule celle tournant à +\omega est résonante avec \omega_0 > 0.

Voir le corrigé complet

Le champ électrique s'écrit \vec{E}(t) = E\cos(\omega t)\,\vec{e}_x. La force exercée sur l'ion de charge q est donc :

\vec{F}(t) = q\vec{E}(t) = \begin{pmatrix} q E \cos\omega t \\ 0 \end{pmatrix}

Considérons deux forces \vec{F}_1 et \vec{F}_2 répondant au modèle de la question Q17 avec une amplitude F = \frac{qE}{2}, associées respectivement aux pulsations \omega et -\omega :

\vec{F}_1(t) = \begin{pmatrix} \frac{qE}{2}\cos\omega t \\ -\frac{qE}{2}\sin\omega t \end{pmatrix}, \qquad \vec{F}_2(t) = \begin{pmatrix} \frac{qE}{2}\cos(-\omega t) \\ -\frac{qE}{2}\sin(-\omega t) \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} \frac{qE}{2}\cos\omega t \\ \frac{qE}{2}\sin\omega t \end{pmatrix}

Par parité du cosinus et imparité du sinus, leur somme donne bien :

\vec{F}_1(t) + \vec{F}_2(t) = \begin{pmatrix} q E \cos\omega t \\ 0 \end{pmatrix} = \vec{F}(t)

La force d'excitation linéaire est donc la superposition exacte de ces deux composantes.

L'équation du mouvement établie à la question Q19 étant linéaire :

\ddot{Z}(t) + \left(\frac{1}{\tau} + \mathrm{i}\omega_0\right)\dot{Z}(t) = \frac{F_x(t) + \mathrm{i}F_y(t)}{m}

le mouvement en régime forcé est la somme des réponses particulières associées à chaque composante :

Z(t) = Z_1(t) + Z_2(t)

D'après le résultat de la question Q19 :

  • Pour la composante de pulsation \omega avec une amplitude F = \frac{qE}{2} :

    Z_1(t) = Z_{0,1}\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} \quad \text{avec} \quad Z_{0,1} = \frac{qE}{2m\omega\left[(\omega_0 - \omega) - \frac{\mathrm{i}}{\tau}\right]}
  • Pour la composante de pulsation -\omega avec la même amplitude F = \frac{qE}{2}, en substituant \omega par -\omega :

    Z_2(t) = Z_{0,2}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t} \quad \text{avec} \quad Z_{0,2} = \frac{-qE}{2m\omega\left[(\omega_0 + \omega) - \frac{\mathrm{i}}{\tau}\right]}

Le mouvement en régime forcé s'écrit donc :

\boxed{Z(t) = \frac{qE}{2m\omega}\left[\frac{\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t}}{(\omega_0 - \omega) - \frac{\mathrm{i}}{\tau}} - \frac{\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}}{(\omega_0 + \omega) - \frac{\mathrm{i}}{\tau}}\right]}

Examinons les modules des deux amplitudes :

|Z_{0,1}| = \frac{qE}{2m\omega\sqrt{(\omega_0 - \omega)^2 + \frac{1}{\tau^2}}} \quad \text{et} \quad |Z_{0,2}| = \frac{qE}{2m\omega\sqrt{(\omega_0 + \omega)^2 + \frac{1}{\tau^2}}}

Comme \omega > 0 et \omega_0 = \frac{qB}{m} > 0 :

  • Le terme |Z_{0,1}| présente un dénominateur minimal très petit (d'ordre 1/\tau) pour \omega \approx \omega_0 \gg 1/\tau, conduisant à une grande amplitude.
  • Le dénominateur de |Z_{0,2}| vaut au voisinage de \omega_0 environ \sqrt{4\omega_0^2 + 1/\tau^2} \approx 2\omega_0, ce qui ne présente aucun pic de résonance.

Par conséquent :

\boxed{\text{C'est la composante de pulsation }+\omega\text{ qui occasionne le phénomène de résonance.}}

Résultat

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : condensateur plan, champ électrique uniforme

Décrire un dispositif expérimental simple permettant de créer un tel champ électrique.

Voir l'indice

Deux plaques planes parallèles perpendiculaires à l'axe Ox alimentées par une tension alternative sinusoïdale créent un tel champ.

Voir la réponse courte

Deux plaques conductrices planes et parallèles alimentées par une tension alternative sinusoïdale V(t) = V_0 \cos(\omega t).

Voir le corrigé complet

Pour créer un champ électrique uniforme dirigé selon l'axe x et sinusoïdal de pulsation \omega, on peut utiliser un condensateur plan constitué de deux plaques métalliques planes et parallèles :

  • les plaques conductrices, de dimensions grandes devant leur écartement, sont disposées perpendiculairement à l'axe x (plans d'équations x = -d/2 et x = d/2, où d est la distance inter-plaques) ;
  • les deux plaques sont reliées aux bornes d'un générateur de tension alternative sinusoïdale (GBF) délivrant une différence de potentiel :

    u(t) = V_1(t) - V_2(t) = U_0 \cos(\omega t)

Dans le cadre de l'approximation des régimes quasi stationnaires (les dimensions de la cellule étant très petites devant la longueur d'onde électromagnétique associée à \omega) et en négligeant les effets de bord au centre de la cellule, le champ électrique régnant entre les plaques est uniforme et s'écrit :

\boxed{\vec{E}(t) = \frac{U_0}{d}\cos(\omega t)\,\vec{e}_x = E\cos(\omega t)\,\vec{e}_x}

avec une amplitude E = \frac{U_0}{d}.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : équation du mouvement, résonance

On se place exactement à la résonance, . On néglige la force de frottement, et on ne prend en compte, des deux composantes du champ électrique identifiées à la question 22, que celle qui crée la résonance. Écrire l'équation du mouvement de .

Voir l'indice

Ne conserver que la composante tournante synchrone de pulsation +\omega_0 dans l'équation sans terme d'amortissement.

Voir la réponse courte

Sans frottement et à résonance, la composante utile d'amplitude qE/2 donne \ddot{Z} + i\omega_0\dot{Z} = \frac{qE}{2m}e^{-i\omega_0 t}.

Voir le corrigé complet

D'après la question 22, la composante du champ électrique responsable de la résonance correspond à la force d'excitation tournante de pulsation +\omega et d'amplitude F = \frac{qE}{2} :

F_{x, \text{rés}}(t) = \frac{qE}{2}\cos(\omega t) \quad \text{et} \quad F_{y, \text{rés}}(t) = -\frac{qE}{2}\sin(\omega t)

ce qui s'écrit en représentation complexe :

F_{x, \text{rés}}(t) + \mathrm{i}F_{y, \text{rés}}(t) = \frac{qE}{2}\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t}

En l'absence de force de frottement et en se plaçant exactement à la résonance (\omega = \omega_0), l'équation du mouvement complexe issue des questions 16 et 17 devient :

\boxed{ \ddot{Z}(t) + \mathrm{i}\omega_0 \dot{Z}(t) = \frac{qE}{2m}\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega_0 t} }

Résultat

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Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : résonance, dérivation complexe

Chercher une solution de la forme , où est une constante qu'on exprimera en fonction de et .

Voir l'indice

Injecter la forme proposée dans l'équation différentielle à la résonance et identifier le coefficient A devant le terme séculaire proportionnel au temps.

Voir la stratégie
  1. Dériver la forme proposée Z(t) = \mathrm{i} A t \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega_0 t} par rapport au temps aux ordres 1 et 2.
  2. Injecter ces dérivées dans l'équation différentielle du mouvement obtenue à la question Q24.
  3. Identifier le membre de gauche avec le second membre pour en déduire A, puis éliminer q et m à l'aide de l'expression de \omega_0 établie à la question Q16.
Voir la réponse courte

Dérivation de la solution séculaire Z(t) = i A t e^{-i\omega_0 t} et identification des termes, ce qui donne A = \frac{E}{2B}.

Voir le corrigé complet

Soit la fonction test :

Z(t) = \mathrm{i} A t \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega_0 t}

Calculons ses dérivées temporelles successives :

\begin{aligned} \dot{Z}(t) &= \mathrm{i} A \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega_0 t} + \mathrm{i} A t (-\mathrm{i}\omega_0)\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega_0 t} \\ &= A(\mathrm{i} + \omega_0 t)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega_0 t} \end{aligned}

puis :

\begin{aligned} \ddot{Z}(t) &= A\omega_0\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega_0 t} + A(\mathrm{i} + \omega_0 t)(-\mathrm{i}\omega_0)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega_0 t} \\ &= A(2\omega_0 - \mathrm{i}\omega_0^2 t)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega_0 t} \end{aligned}

Injectons ces expressions dans le membre de gauche de l'équation du mouvement à la résonance (établie à la question Q24) :

\begin{aligned} \ddot{Z}(t) + \mathrm{i}\omega_0 \dot{Z}(t) &= A(2\omega_0 - \mathrm{i}\omega_0^2 t)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega_0 t} + \mathrm{i}\omega_0 A(\mathrm{i} + \omega_0 t)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega_0 t} \\ &= A\left(2\omega_0 - \mathrm{i}\omega_0^2 t - \omega_0 + \mathrm{i}\omega_0^2 t\right)\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega_0 t} \\ &= A\omega_0\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega_0 t} \end{aligned}

L'équation différentielle s'écrit alors :

A\omega_0\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega_0 t} = \frac{qE}{2m}\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega_0 t}

d'où :

A = \frac{qE}{2m\omega_0}

En rappelant d'après la question Q16 que \omega_0 = \dfrac{qB}{m}, on obtient :

\boxed{A = \frac{E}{2B}}

Résultat

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Question 26

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : spirale d'archimède, trajectoire

Dessiner la trajectoire parcourue par l'ion dans le plan . On pourra auparavant écrire son équation en coordonnées polaires sous la forme . Décrire les rôles respectifs des champs électrique et magnétique sur le mouvement.

Voir l'indice

Calculer le module r(t) = |Z(t)| et l'argument \theta(t) pour identifier une spirale d'Archimède dont le rayon croît linéairement au cours du temps.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'expression de la position sous forme polaire r(t) et \theta(t) à partir de la solution complexe Z(t) obtenue à la question Q25, puis en déduire la relation r = f(\theta).
  2. Identifier la nature géométrique de la courbe (spirale d'Archimède) et la tracer dans le plan (x,y).
  3. Analyser les rôles énergétiques et cinématiques respectifs des champs électrique et magnétique.
Voir la réponse courte

Trajectoire en spirale d'Archimède r(t) = At : \vec{B} enroule la trajectoire en cercle et \vec{E} augmente linéairement son rayon.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q25, la solution particulière à la résonance s'écrit :

Z(t) = \mathrm{i} A t \,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega_0 t} = A t \,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\frac{\pi}{2}}\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega_0 t} = A t \,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\left(\omega_0 t - \frac{\pi}{2}\right)}

avec A = \dfrac{E}{2B} > 0.

En coordonnées polaires (r, \theta) dans le plan (x, y), en posant Z(t) = r(t)\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\theta(t)} pour t \ge 0 :

  • le rayon polaire est :

    r(t) = |Z(t)| = A t = \frac{E}{2B}\,t
  • l'angle polaire vérifie :

    \theta(t) = \frac{\pi}{2} - \omega_0 t \quad (\text{modulo } 2\pi)

Le paramètre temporel s'exprime donc en fonction de \theta par :

t = \frac{1}{\omega_0}\left(\frac{\pi}{2} - \theta\right)

où \theta décroît continûment depuis \pi/2 à t = 0. Il vient la relation polaire :

\boxed{r(\theta) = \frac{E}{2B\omega_0}\left(\frac{\pi}{2} - \theta\right) \quad \text{pour } \theta \le \frac{\pi}{2}}

Il s'agit d'une spirale d'Archimède parcourue dans le sens horaire (sens trigonométrique indirect, \dot{\theta} = -\omega_0 < 0), partant de l'origine (0,0) à t = 0.

Rôles respectifs des deux champs :

  • Champ magnétique \vec{B} : La force magnétique \vec{F}_m = q\vec{v}\times\vec{B} est orthogonale à la vitesse \vec{v}, donc sa puissance est identiquement nulle (\mathcal{P}_m = 0). Elle ne modifie pas l'énergie cinétique de la particule mais courbe sa trajectoire et impose le mouvement de giration à la pulsation cyclotron \omega_0 = \dfrac{qB}{m}.
  • Champ électrique \vec{E} : À la résonance, la composante résonante du champ électrique tourne à la même pulsation \omega_0 que l'ion et reste colinéaire et de même sens que la vitesse tangentielle. La force électrique \vec{F}_e développe un travail moteur continuellement positif (\mathcal{P}_e > 0), accélérant l'ion et provoquant l'élargissement régulier du rayon orbital (r \propto t).

Résultat

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Question 27

ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : ordre de grandeur, résonance cyclotron

On verra plus bas que la détection des ions à la résonance est d'autant plus facile que l'amplitude du mouvement est grande. Mais d'un autre côté, on veut éviter qu'ils ne sortent de la cellule d'analyse, dont la taille caractéristique est de quelques centimètres. Estimer un ordre de grandeur littéral de la valeur optimale du temps pendant lequel il faut appliquer le champ électrique, en fonction de et .

Voir l'indice

Écrire la condition de confinement r(t_E) \approx d/2 avec le rayon déduit de la trajectoire séculaire.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rayon de la trajectoire orbitale r(t) = |Z(t)| en fonction du temps à partir de la solution établie à la question 25.
  2. Traduire le compromis mentionné par l'énoncé : maximiser le rayon pour faciliter la détection, sous la contrainte géométrique que l'ion ne frappe pas les parois de la cellule de taille d (r(t_E) \sim d/2).
  3. En déduire l'ordre de grandeur de la durée optimale d'excitation t_E.
Voir la réponse courte

Condition de confinement r(t_E) \sim d/2 avec r(t) = \frac{Et}{2B}, fournissant le temps d'excitation optimal t_E \sim \frac{dB}{E}.

Voir le corrigé complet

D'après la question 25, la position de l'ion dans le plan (x,y) en régime de résonance est donnée par :

Z(t) = \mathrm{i}\frac{E}{2B}t\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega_0 t}

La distance de l'ion à l'axe central (rayon de l'orbite) croît donc linéairement avec le temps :

r(t) = |Z(t)| = \frac{E}{2B}\,t

Pour que la détection soit la plus aisée possible, il faut que l'amplitude du mouvement soit maximale, c'est-à-dire que le rayon r(t_E) atteint à la fin de l'impulsion électrique soit aussi grand que possible. Cependant, pour éviter que les ions n'entrent en collision avec les parois de la cellule d'analyse de taille caractéristique d, le rayon doit rester inférieur à la demi-dimension de la cellule, soit r(t_E) \lesssim \frac{d}{2} (ou de l'ordre de grandeur de d).

La valeur optimale du temps d'excitation t_E correspond donc à :

r(t_E) = \frac{E}{2B}\,t_E \approx \frac{d}{2}

ce qui conduit à :

\boxed{t_E \sim \frac{B d}{E}}

Résultat

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : fréquence cyclotron, résolution spectrale

Nous avons décrit un dispositif dans lequel le champ électrique et le champ magnétique sont tous deux uniformes. De ces deux conditions d'uniformité, laquelle vous semble la plus importante ?

Voir l'indice

Comparer la sensibilité de la mesure : la fréquence mesurée dépend directement de la valeur locale de B, tandis qu'une légère inhomogénéité de E ne modifie que le taux d'excitation radiale.

Voir la stratégie

Pour comparer l'importance de l'uniformité des deux champs, analysons le rôle respectif de chacun dans les deux phases de l'expérience (excitation puis détection) et l'impact d'un défaut d'uniformité sur la grandeur mesurée.

Voir la réponse courte

L'uniformité de \vec{B} est prépondérante car \omega_0 = qB/m fixe la fréquence mesurée, tandis que \vec{E} ne conditionne que l'amplitude.

Voir le corrigé complet

L'uniformité du champ magnétique \vec{B} est de loin la plus importante, pour deux raisons physiques majeures :

  1. Détermination de la grandeur mesurée : La pulsation cyclotron s'écrit (question 16) :

    \omega_0 = \frac{qB}{m}

    C'est la mesure ultra-précise de cette fréquence qui donne accès au rapport m/q. Si le champ magnétique n'est pas rigoureusement uniforme, des ions de même rapport m/q situés en différents points de la cellule, ou un même ion lors de son mouvement au cours duquel son rayon varie de 0 à d/2, voient un champ B(\vec{r}) variable. La fréquence d'oscillation varie alors au cours du temps et dans l'espace, ce qui élargit considérablement les pics spectraux et dégrade la résolution en masse.

  2. Mesure en vol libre (détection) : Le champ électrique \vec{E} n'intervient que pendant la phase transitoire d'excitation (durée t_E). Une éventuelle non-uniformité de \vec{E} modifierait légèrement l'amplitude finale du mouvement sans changer sa pulsation propre. En revanche, le champ magnétique \vec{B} gouverne le mouvement des ions pendant toute la phase de détection, qui dure beaucoup plus longtemps et au cours de laquelle le signal induit est mesuré.
\boxed{\text{La condition d'uniformité la plus importante est celle portant sur le champ magnétique }\vec{B}.}

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : agitation thermique, équipartition de l'énergie

Les ions entrant dans la cellule d'analyse ont un mouvement d'origine thermique, avant d'être accélérés par le champ électrique. Évaluer l'ordre de grandeur littéral de la quantité de mouvement correspondante en fonction de et de la température .

Voir l'indice

Utiliser le théorème de l'équipartition de l'énergie pour l'énergie cinétique thermique dans le plan transverse : p^2/(2m) \sim k_B T.

Voir la stratégie
  1. Estimer l'énergie cinétique moyenne associée à l'agitation thermique d'un ion à la température T à l'aide du théorème de l'équipartition de l'énergie.
  2. En déduire l'ordre de grandeur de la quantité de mouvement thermique p via la relation E_c = \dfrac{p^2}{2m}.
Voir la réponse courte

Équipartition de l'énergie cinétique \frac{p_{\text{th}}^2}{2m} \sim k_B T, d'où une quantité de mouvement thermique p_{\text{th}} \sim \sqrt{m k_B T}.

Voir le corrigé complet

À l'équilibre thermique à la température T, l'énergie cinétique moyenne de translation d'une particule à trois degrés de liberté est donnée par le théorème de l'équipartition de l'énergie :

\langle E_c \rangle = \frac{3}{2}k_B T \sim k_B T

où k_B désigne la constante de Boltzmann.

La quantité de mouvement \vec{p} = m\vec{v} est reliée à l'énergie cinétique par :

E_c = \frac{p^2}{2m} \implies p = \sqrt{2m E_c}

En ordre de grandeur, la quantité de mouvement d'origine thermique vaut donc :

\boxed{p \sim \sqrt{m k_B T}}

Résultat

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Question 30

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : rayon de larmor, agitation thermique

En déduire l'ordre de grandeur du rayon de la trajectoire dans le plan perpendiculaire au champ magnétique . L'excitation par le champ électrique n'est efficace que si ce rayon initial est beaucoup plus petit que la taille caractéristique de la cellule. Montrer que cette condition n'est réalisée que si la masse est beaucoup plus petite qu'une masse critique qu'on exprimera en fonction de et .

Voir l'indice

Exprimer le rayon de Larmor thermique r = p/(qB) et imposer la condition r \ll d pour en déduire la borne supérieure sur la masse.

Voir la stratégie
  1. Relier le rayon de courbure de la trajectoire dans le plan perpendiculaire au champ magnétique (rayon de Larmor) à la quantité de mouvement transverse p_\perp issue de l'agitation thermique estimée à la question précédente.
  2. Exprimer la condition de confinement initial r \ll d pour en déduire la masse maximale m_{\text{max}} correspondante.
Voir la réponse courte

Rayon de Larmor thermique r_{\text{th}} = \frac{p_{\text{th}}}{qB} \ll d, ce qui conduit à la masse maximale analysable m_{\text{max}} = \frac{q^2 B^2 d^2}{k_B T}.

Voir le corrigé complet

Dans le plan (x, y) orthogonal au champ magnétique \vec{B} = B\vec{e}_z, un ion animé d'une vitesse v_\perp décrit un mouvement circulaire uniforme sous l'effet de la force de Lorentz. La relation fondamentale de la dynamique projetée sur la normale à la trajectoire s'écrit :

\frac{m v_\perp^2}{r} = q v_\perp B \implies r = \frac{m v_\perp}{q B} = \frac{p_\perp}{q B}

En utilisant l'ordre de grandeur de la quantité de mouvement d'origine thermique déterminé à la question 29, p_\perp \sim \sqrt{m k_B T}, on obtient l'ordre de grandeur du rayon cyclotron initial :

\boxed{r \sim \frac{\sqrt{m k_B T}}{q B}}

L'excitation résonante n'est efficace que si ce paquet d'ions reste initialement bien confiné au voisinage du centre de la cellule, c'est-à-dire si ce rayon thermique est très petit devant la taille caractéristique d de la cellule :

r \ll d \iff \frac{\sqrt{m k_B T}}{q B} \ll d \iff \sqrt{m k_B T} \ll q B d

En élevant au carré, cette condition équivaut à :

m \ll \frac{q^2 B^2 d^2}{k_B T}

La condition demandée s'écrit donc bien m \ll m_{\text{max}} avec :

\boxed{m_{\text{max}} = \frac{q^2 B^2 d^2}{k_B T}}

Résultat

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : force de lorentz, confinement

Expliquer brièvement pourquoi, avec le dispositif décrit ci-dessus, les ions peuvent s'échapper dans la direction .

Voir l'indice

Remarquer que la force magnétique de Lorentz n'exerce aucune action le long de l'axe colinéaire au champ \vec{B}.

Voir la réponse courte

Le champ magnétique étant selon \vec{e}_z, la force de Lorentz q\vec{v}\wedge\vec{B} n'a aucune composante axiale : le mouvement selon z n'est pas confiné.

Voir le corrigé complet

Le champ magnétique étant dirigé selon l'axe z (\vec{B} = B \vec{e}_z), la force de Lorentz magnétique qui s'exerce sur un ion est :

\vec{F}_m = q \vec{v} \times \vec{B} = q (\dot{y} B \vec{e}_x - \dot{x} B \vec{e}_y)

Elle est strictement perpendiculaire à \vec{e}_z, de sorte que sa composante axiale est nulle : F_{m, z} = 0.

De même, le champ électrique d'excitation appliqué précédemment est orthogonal à l'axe z (E_z = 0).

Selon la direction z, la seconde loi de Newton (hors frottements) se réduit donc à :

m \ddot{z} = 0 \implies z(t) = z(0) + v_{z0} t

Aucune force ne confine les ions le long de cet axe. Dès lors que les ions possèdent une vitesse axiale initiale v_{z0} \neq 0 (liée à leur injection ou à l'agitation thermique), ils effectuent une translation uniforme selon z et finissent inévitablement par heurter les parois ou quitter la cellule d'analyse.

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : équation de laplace, potentiel électrostatique

Grâce à des électrodes, on crée, en plus des champs déjà mentionnés, un potentiel électrostatique de la forme à l'intérieur de la cellule d'analyse, avec . Écrire les composantes du champ électrique correspondant à ce potentiel, dit de "piégeage". On suppose la cellule vide de charges. Déterminer la valeur de .

Voir l'indice

Calculer \vec{E} = -\vec{\nabla} V puis appliquer la condition de divergence nulle \mathrm{div}\,\vec{E} = -\Delta V = 0 dans une région vide de charges.

Voir la stratégie
  1. Dériver le potentiel V(x,y,z) pour déterminer les composantes cartésiennes du champ électrique selon \vec{E} = -\vec{\nabla}V.
  2. Utiliser l'équation de Maxwell-Gauss dans le vide de charge (\mathrm{div}\,\vec{E} = 0, soit l'équation de Laplace \Delta V = 0) pour déterminer la valeur du paramètre sans dimension \beta.
Voir la réponse courte

Champ électrique \vec{E} = -\vec{\nabla} V et équation de Laplace \Delta V = 0 dans le vide, qui impose immédiatement \beta = 2.

Voir le corrigé complet

Le champ électrostatique dérive du potentiel V(x,y,z) = \frac{\alpha}{2}\left(-x^2 - y^2 + \beta z^2\right) via la relation locale \vec{E} = -\vec{\nabla}V, soit en coordonnées cartésiennes :

\begin{aligned} E_x &= -\frac{\partial V}{\partial x} = \alpha x \\ E_y &= -\frac{\partial V}{\partial y} = \alpha y \\ E_z &= -\frac{\partial V}{\partial z} = -\alpha \beta z \end{aligned}

Le champ électrique de piégeage s'écrit donc :

\boxed{\vec{E}(x,y,z) = \alpha x\,\vec{e}_x + \alpha y\,\vec{e}_y - \alpha \beta z\,\vec{e}_z}

À l'intérieur de la cellule d'analyse, l'espace étant supposé vide de charges (\rho = 0), l'équation de Maxwell-Gauss locale s'écrit :

\mathrm{div}\,\vec{E} = 0 \quad \iff \quad \Delta V = 0

En calculant le laplacien de V :

\begin{aligned} \Delta V &= \frac{\partial^2 V}{\partial x^2} + \frac{\partial^2 V}{\partial y^2} + \frac{\partial^2 V}{\partial z^2} \\ &= -\alpha - \alpha + \alpha \beta \\ &= \alpha(\beta - 2) = 0 \end{aligned}

Comme \alpha > 0, on en déduit directement :

\boxed{\beta = 2}

Résultat

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : oscillateur harmonique, piège de penning

Montrer que l'ion oscille dans la direction autour de l'origine à une pulsation qu'on exprimera en fonction de et .

Voir l'indice

Projeter la force électrostatique de piégeage sur l'axe Oz et identifier l'équation d'un oscillateur harmonique non amorti.

Voir la réponse courte

Force axiale de rappel F_z = -2q\alpha z menant à une équation d'oscillateur harmonique de pulsation axiale \omega_p = \sqrt{2q\alpha/m}.

Voir le corrigé complet

On étudie l'ion de masse m et de charge q > 0 dans le référentiel du laboratoire, supposé galiléen.

D'après les consignes du préambule, on ne prend en compte ni la force d'excitation ni la force de frottement. L'ion n'est donc soumis qu'à la force de Lorentz :

\vec{F} = q\left(\vec{E} + \vec{v}\times\vec{B}\right)

où \vec{B} = B\,\vec{e}_z et le champ électrique de piégeage s'écrit, d'après le résultat de la question 32 :

\vec{E}(x,y,z) = \alpha x\,\vec{e}_x + \alpha y\,\vec{e}_y - 2\alpha z\,\vec{e}_z

Puisque le champ magnétique est colinéaire à \vec{e}_z, la force magnétique est orthogonale à l'axe z :

\left(\vec{v}\times\vec{B}\right)\cdot\vec{e}_z = 0

La projection de la seconde loi de Newton selon l'axe (\mathrm{O}z) donne alors immédiatement :

m\ddot{z} = q E_z = -2q\alpha z

soit :

\ddot{z} + \frac{2q\alpha}{m} z = 0

Comme \alpha > 0, q > 0 et m > 0, la constante \dfrac{2q\alpha}{m} est strictement positive. Cette équation différentielle est celle d'un oscillateur harmonique non amorti de pulsation propre \omega_p. L'ion effectue donc des oscillations sinusoïdales autour de l'origine z = 0 à la pulsation :

\boxed{\omega_p = \sqrt{\frac{2q\alpha}{m}}}

Résultat

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Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : piège de penning, coordonnée complexe

Établir comment l'équation du mouvement de obtenue à la question 16 est modifiée en présence du potentiel .

Voir l'indice

Ajouter au mouvement transverse la composante radiale de rappel électrostatique q E_x et q E_y issue du potentiel de piégeage.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'ion soumis à la force de Lorentz due au champ magnétique \vec{B} = B\,\vec{e}_z et au champ électrique de piégeage \vec{E}.
  2. Projeter le mouvement sur les axes \vec{e}_x et \vec{e}_y.
  3. Combiner linéairement ces équations pour former l'équation différentielle régissant la variable complexe Z(t) = x(t) + \mathrm{i}y(t) et exprimer le terme additionnel en fonction de \omega_p.
Voir la réponse courte

Ajout de la force électrostatique centrifuge q\alpha(x + iy) = \frac{1}{2}m\omega_p^2 Z : \ddot{Z} + i\omega_0\dot{Z} - \frac{1}{2}\omega_p^2 Z = 0.

Voir le corrigé complet

Le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'ion de masse m et de charge q, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen, s'écrit en l'absence de frottement et de force d'excitation :

m\frac{\mathrm{d}^2\vec{r}}{\mathrm{d}t^2} = q\left(\vec{E} + \vec{v}\times\vec{B}\right)

D'après les questions Q15 et Q32, le champ magnétique s'écrit \vec{B} = B\,\vec{e}_z et le champ électrique de piégeage a pour composantes transverses E_x = \alpha x et E_y = \alpha y. En projetant selon \vec{e}_x et \vec{e}_y, on obtient :

\begin{aligned} m\ddot{x} &= q\alpha x + qB\dot{y} \\ m\ddot{y} &= q\alpha y - qB\dot{x} \end{aligned}

En divisant par la masse m et en introduisant la pulsation cyclotron \omega_0 = \frac{qB}{m} (établie à la question Q16) :

\begin{aligned} \ddot{x} &= \frac{q\alpha}{m}\,x + \omega_0\dot{y} \\ \ddot{y} &= \frac{q\alpha}{m}\,y - \omega_0\dot{x} \end{aligned}

Formons la combinaison complexe \ddot{Z} = \ddot{x} + \mathrm{i}\ddot{y} :

\begin{aligned} \ddot{Z} &= \frac{q\alpha}{m}(x + \mathrm{i}y) + \omega_0(\dot{y} - \mathrm{i}\dot{x}) \\ &= \frac{q\alpha}{m}Z - \mathrm{i}\omega_0(\dot{x} + \mathrm{i}\dot{y}) \\ &= \frac{q\alpha}{m}Z - \mathrm{i}\omega_0\dot{Z} \end{aligned}

En rappelant d'après la question Q33 que la pulsation de piégeage axial vérifie \omega_p^2 = \frac{2q\alpha}{m}, soit \frac{q\alpha}{m} = \frac{1}{2}\omega_p^2, l'équation du mouvement devient :

\boxed{\ddot{Z}(t) + \mathrm{i}\omega_0 \dot{Z}(t) - \frac{1}{2}\omega_p^2 Z(t) = 0}

L'équation obtenue à la question Q16, \ddot{Z} + \mathrm{i}\omega_0\dot{Z} = 0, est ainsi modifiée par l'apparition d'un terme proportionnel à Z(t) : -\frac{1}{2}\omega_p^2 Z(t) (ou -\frac{q\alpha}{m}Z(t)).

Résultat

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Question 35

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : mode propre, développement limité

Chercher des solutions particulières de la forme avec non nul. On suppose le champ de piégeage suffisamment faible pour que la condition soit vérifiée. Montrer qu'il existe alors deux solutions réelles pour , qu'on note et , avec , et simplifier leurs expressions dans la limite .

Voir l'indice

Injecter l'ansatz harmonique pour obtenir une équation algébrique du second degré en \omega, puis effectuer un développement limité au premier ordre non nul en (\omega_p/\omega_0)^2.

Voir la stratégie
  1. Injecter la forme recherchée Z(t) = Z_0 \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} dans l'équation différentielle établie à la question Q34.
  2. Établir l'équation caractéristique du second degré en \omega et exprimer son discriminant \Delta.
  3. Justifier la réalité des deux racines grâce à la condition \omega_p \ll \omega_0, puis effectuer un développement limité au premier ordre non nul en (\omega_p/\omega_0)^2 pour obtenir les expressions simplifiées de \omega_+ et \omega_-.
Voir la réponse courte

Équation -\omega^2 + \omega_0\omega - \frac{1}{2}\omega_p^2 = 0 donnant \omega_+ \approx \omega_0 - \frac{\omega_p^2}{2\omega_0} et le mode lent \omega_- \approx \frac{\omega_p^2}{2\omega_0}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q34, l'équation régissant le mouvement complexe dans le plan (x,y) en présence du potentiel de piégeage s'écrit :

\ddot{Z}(t) + \mathrm{i}\omega_0 \dot{Z}(t) - \frac{1}{2}\omega_p^2 Z(t) = 0

En cherchant une solution de la forme Z(t) = Z_0 \exp(-\mathrm{i}\omega t) avec Z_0 \neq 0, les dérivées temporelles successives valent :

\begin{aligned} \dot{Z}(t) &= -\mathrm{i}\omega Z(t) \\ \ddot{Z}(t) &= (-\mathrm{i}\omega)^2 Z(t) = -\omega^2 Z(t) \end{aligned}

En reportant dans l'équation différentielle, on obtient :

\left(-\omega^2 + \mathrm{i}\omega_0(-\mathrm{i}\omega) - \frac{1}{2}\omega_p^2\right) Z_0 \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} = 0

Comme Z_0 \neq 0 et \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} \neq 0, \omega doit être solution de l'équation algébrique :

\omega^2 - \omega_0 \omega + \frac{1}{2}\omega_p^2 = 0

Le discriminant de ce trinôme s'écrit :

\Delta = \omega_0^2 - 4 \times 1 \times \left(\frac{1}{2}\omega_p^2\right) = \omega_0^2 - 2\omega_p^2 = \omega_0^2 \left(1 - 2\frac{\omega_p^2}{\omega_0^2}\right)

Sous l'hypothèse d'un champ de piégeage faible, \omega_p \ll \omega_0, le rapport (\omega_p/\omega_0)^2 est strictement inférieur à 1/2. Le discriminant \Delta est donc strictement positif, ce qui garantit l'existence de deux solutions réelles distinctes pour \omega.

Les deux solutions s'écrivent exactement, avec la convention \omega_+ > \omega_- :

\omega_+ = \frac{\omega_0 + \sqrt{\omega_0^2 - 2\omega_p^2}}{2} \quad \text{et} \quad \omega_- = \frac{\omega_0 - \sqrt{\omega_0^2 - 2\omega_p^2}}{2}

Dans la limite \omega_p \ll \omega_0, effectuons un développement limité au premier ordre en (\omega_p/\omega_0)^2 de la racine carrée :

\sqrt{\omega_0^2 - 2\omega_p^2} = \omega_0 \left(1 - 2\frac{\omega_p^2}{\omega_0^2}\right)^{1/2} = \omega_0 \left(1 - \frac{\omega_p^2}{\omega_0^2} + \mathcal{O}\left(\frac{\omega_p^4}{\omega_0^4}\right)\right) = \omega_0 - \frac{\omega_p^2}{\omega_0} + \dots

En réinjectant ce développement dans les deux racines :

\begin{aligned} \omega_+ &\approx \frac{\omega_0 + \left(\omega_0 - \frac{\omega_p^2}{\omega_0}\right)}{2} = \omega_0 - \frac{\omega_p^2}{2\omega_0} \\ \omega_- &\approx \frac{\omega_0 - \left(\omega_0 - \frac{\omega_p^2}{\omega_0}\right)}{2} = \frac{\omega_p^2}{2\omega_0} \end{aligned}
\boxed{\omega_+ \approx \omega_0 - \frac{\omega_p^2}{2\omega_0} \quad \text{et} \quad \omega_- \approx \frac{\omega_p^2}{2\omega_0}}

Résultat

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Question 36

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : dérive magnétron, pulsation cyclotron modifiée

Montrer que le champ de piégeage conduit à une petite modification de la pulsation de résonance et qu'il apparaît, dans le plan perpendiculaire au champ magnétique, un nouveau mouvement d'oscillation beaucoup plus lent, dont la fréquence est indépendante du rapport .

Voir l'indice

Examiner les deux pulsations obtenues : \omega_+ représente la résonance cyclotron légèrement décalée, tandis que \omega_- correspond à la précession lente de dérive magnétron.

Voir la réponse courte

Le mode \omega_+ est légèrement décalé, et la dérive magnétron \omega_- \approx \frac{2q\alpha/m}{2(qB/m)} = \frac{\alpha}{B} est indépendante de m/q.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question Q35, les deux pulsations propres du mouvement dans le plan perpendiculaire au champ magnétique sont :

\omega_+ \approx \omega_0 - \frac{\omega_p^2}{2\omega_0} \quad \text{et} \quad \omega_- \approx \frac{\omega_p^2}{2\omega_0}

avec, d'après les questions Q16 et Q33 :

\omega_0 = \frac{qB}{m} \quad \text{et} \quad \omega_p^2 = \frac{2q\alpha}{m}

Calculons le terme correctif commun :

\frac{\omega_p^2}{2\omega_0} = \frac{\dfrac{2q\alpha}{m}}{2\,\dfrac{qB}{m}} = \frac{\alpha}{B}

1. Modification de la pulsation de résonance :

La pulsation propre haute \omega_+ devient :

\boxed{\omega_+ \approx \omega_0 - \frac{\alpha}{B}}

Comme l'hypothèse de piégeage faible stipule que \omega_p \ll \omega_0, l'écart relatif s'écrit :

\frac{\omega_0 - \omega_+}{\omega_0} \approx \frac{\alpha}{B\omega_0} = \frac{1}{2}\left(\frac{\omega_p}{\omega_0}\right)^2 \ll 1

Le piégeage électrostatique entraîne donc un très faible décalage de la pulsation cyclotron vers les basses fréquences.

2. Nouveau mouvement d'oscillation lent :

La seconde solution correspond à la pulsation :

\boxed{\omega_- \approx \frac{\alpha}{B}}
  • D'une part, on a \omega_- \approx \dfrac{\omega_p}{2\omega_0}\omega_p \ll \omega_p \ll \omega_0, ce qui caractérise un mouvement d'oscillation transversal beaucoup plus lent que l'oscillation cyclotronique.
  • D'autre part, le rapport \dfrac{\alpha}{B} ne dépend ni de m, ni de q : la pulsation \omega_- et donc la fréquence associée f_- = \dfrac{\omega_-}{2\pi} = \dfrac{\alpha}{2\pi B} sont indépendantes du rapport m/q.

Résultat

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Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : potentiel électrostatique, principe de superposition

Soit un système de charges ponctuelles situées en des positions , avec . Ecrire l'expression du potentiel électrostatique créé au point par les autres charges , avec .

Voir l'indice

Sommer les potentiels de Coulomb élémentaires créés en \vec{r}_i par chaque charge ponctuelle distante q_j.

Voir la réponse courte

Potentiel par superposition coulombienne des charges discrètes : V_i = \sum_{j \neq i} \frac{q_j}{4\pi\varepsilon_0 \|\vec{r}_i - \vec{r}_j\|}.

Voir le corrigé complet

Dans le vide, en choisissant l'origine des potentiels à l'infini, une charge ponctuelle q_j située en \vec{r}_j crée au point \vec{r}_i (j \neq i) le potentiel électrostatique :

V_{j \to i} = \frac{q_j}{4\pi\varepsilon_0 \|\vec{r}_i - \vec{r}_j\|}

En vertu du principe de superposition, le potentiel total V_i créé au point \vec{r}_i par les N-1 autres charges q_j (j \neq i) est la somme des potentiels élémentaires :

\boxed{V_i = \sum_{\substack{j=0 \\ j \neq i}}^{N-1} \frac{q_j}{4\pi\varepsilon_0 \|\vec{r}_i - \vec{r}_j\|}}

Résultat

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Question 38

DifficileTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : théorème de réciprocité, énergie électrostatique

On considère maintenant charges de valeurs différentes , mais situées aux mêmes positions . On note le potentiel électrostatique créé en par les autres charges . Prouver la relation , dite théorème de réciprocité.

Voir l'indice

Écrire les deux sommes doubles \sum_i q_i V'_i et \sum_i q'_i V_i et permuter les indices muets grâce à la symétrie de la distance \|\vec{r}_i - \vec{r}_j\|.

Voir la stratégie

Pour établir cette égalité :

  1. On injecte l'expression du potentiel V'_i obtenue à la question Q37 dans la somme \sum_{i=0}^{N-1} q_i V'_i ;
  2. On intervertit l'ordre de sommation ou l'on échange les indices muets de sommation, en exploitant la symétrie de la distance \|\vec{r}_i - \vec{r}_j\| = \|\vec{r}_j - \vec{r}_i\| ;
  3. On factorise q'_i pour reconnaître l'expression de V_i.
Voir la réponse courte

Égalité des sommes doubles symétriques \sum_i \sum_{j \ne i} \frac{q_i q'_j}{4\pi\varepsilon_0 r_{ij}} par échange des indices muets de sommation.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q37, le potentiel V'_i créé en \vec{r}_i par les charges q'_j (j \neq i) s'écrit :

V'_i = \sum_{\substack{j=0 \\ j \neq i}}^{N-1} \frac{q'_j}{4\pi\varepsilon_0 \|\vec{r}_i - \vec{r}_j\|}

En multipliant par q_i et en sommant sur i de 0 à N-1, on obtient :

\begin{aligned} \sum_{i=0}^{N-1} q_i V'_i &= \sum_{i=0}^{N-1} \sum_{\substack{j=0 \\ j \neq i}}^{N-1} \frac{q_i q'_j}{4\pi\varepsilon_0 \|\vec{r}_i - \vec{r}_j\|} \end{aligned}

Comme la distance entre deux points est symétrique, \|\vec{r}_i - \vec{r}_j\| = \|\vec{r}_j - \vec{r}_i\|, on peut intervertir l'ordre des sommations finies et renommer les indices muets (i \leftrightarrow j) :

\begin{aligned} \sum_{i=0}^{N-1} q_i V'_i &= \sum_{j=0}^{N-1} q'_j \sum_{\substack{i=0 \\ i \neq j}}^{N-1} \frac{q_i}{4\pi\varepsilon_0 \|\vec{r}_j - \vec{r}_i\|} \end{aligned}

On reconnaît dans la somme intérieure l'expression du potentiel V_j créé en \vec{r}_j par les charges q_i du premier état :

V_j = \sum_{\substack{i=0 \\ i \neq j}}^{N-1} \frac{q_i}{4\pi\varepsilon_0 \|\vec{r}_j - \vec{r}_i\|}

Il vient ainsi directement, en réécrivant l'indice muet j sous la lettre i :

\boxed{\sum_{i=0}^{N-1} q_i V'_i = \sum_{i=0}^{N-1} q'_i V_i}

Résultat

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : condensateur plan, potentiel électrostatique

Pour cela, nous considérons une répartition de charges différentes, dans laquelle il n'y a pas de charge en , donc , et les conducteurs sont placés à des potentiels et . Déterminer alors le potentiel au point .

Voir l'indice

Déterminer le potentiel électrostatique entre deux plaques planes infinies formant un condensateur plan avec les potentiels imposés \pm V/2.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'équation régissant le potentiel électrostatique V'(\vec{r}) dans l'espace compris entre les deux plaques en l'absence de charges.
  2. En négligeant les effets de bord (modèle du condensateur plan), intégrer cette équation à une dimension selon l'axe y.
  3. Appliquer les conditions aux limites fixées par les potentiels des deux électrodes pour exprimer V'(y), puis évaluer la valeur V'_0 = V'(y_0).
Voir la réponse courte

Champ uniforme E' = V/d entre deux plans infinis à potentiels opposés, conduisant à un potentiel linéaire V'_0 = \frac{V}{d}y_0.

Voir le corrigé complet

Dans la nouvelle configuration envisagée, l'espace entre les électrodes est dépourvu de charges (q'_0 = 0). Le potentiel électrostatique V'(\vec{r}) vérifie donc l'équation de Laplace :

\Delta V' = 0

Les électrodes de détection étant deux plaques planes métalliques parallèles situées en y = -d/2 et y = d/2, et en négligeant les effets de bord, le problème ne dépend que de la coordonnée y. L'équation de Laplace se simplifie en :

\frac{\mathrm{d}^2 V'}{\mathrm{d}y^2} = 0

La solution générale est une fonction affine de y :

V'(y) = A\,y + B

où A et B sont des constantes déterminées par les conditions aux limites imposées sur les électrodes :

\begin{aligned} V'\!\left(-\frac{d}{2}\right) &= -A\,\frac{d}{2} + B = -\frac{V}{2} \\ V'\!\left(\frac{d}{2}\right) &= A\,\frac{d}{2} + B = \frac{V}{2} \end{aligned}

Par somme et différence de ces deux équations, on obtient immédiatement :

B = 0 \quad \text{et} \quad A = \frac{V}{d}

Le potentiel en tout point y \in [-d/2, d/2] s'écrit donc :

V'(y) = \frac{V}{d}\,y

Au point y_0 où se trouve la charge dans la configuration réelle, le potentiel fictif V'_0 vaut :

\boxed{V'_0 = \frac{y_0}{d}\,V}

Résultat

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Question 40

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : charge d'influence, théorème de réciprocité

Par application du théorème de réciprocité, en déduire la différence de charge en fonction de et . Expliquer succinctement en quoi ce dispositif permet la détermination de la fréquence de résonance.

Voir l'indice

Appliquer la formule de Green démontrée au triplet \{0, 1, 2\}, puis dériver temporellement la charge pour expliciter le courant d'influence induit.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de réciprocité démontré à la question Q38 en identifiant soigneusement les grandeurs de la situation réelle (sans prime) et celles de la configuration fictive (avec prime) de la question Q39.
  2. En déduire l'expression algébrique de \Delta q = q_2 - q_1.
  3. Relier le mouvement oscillatoire de l'ion dans la direction y au courant induit détectable dans le circuit reliant les deux électrodes.
Voir la réponse courte

Théorème de réciprocité q V'_0 + q_1 V'_1 + q_2 V'_2 = 0 donnant \Delta q = -2q y_0/d ; le courant induit varie à la fréquence de y_0(t).

Voir le corrigé complet

Le système est constitué des deux électrodes (notées 1 et 2) et de la charge ponctuelle (notée 0).

1. Application du théorème de réciprocité Rappelons les caractéristiques des deux états considérés :

  • État réel (sans prime) :

    q_0 = q,\quad V_1 = 0,\quad V_2 = 0

    Les charges portées par les électrodes sont notées q_1 et q_2.

  • État auxiliaire (avec prime, question Q39) :

    q'_0 = 0,\quad V'_1 = -\frac{V}{2},\quad V'_2 = \frac{V}{2},\quad V'_0 = \frac{y_0}{d}\,V

D'après le théorème de réciprocité (question Q38) :

\sum_{i=0}^2 q_i V'_i = \sum_{i=0}^2 q'_i V_i

Développons chaque membre :

\begin{aligned} \sum_{i=0}^2 q_i V'_i &= q_0 V'_0 + q_1 V'_1 + q_2 V'_2 = q\left(\frac{y_0}{d}V\right) + q_1\left(-\frac{V}{2}\right) + q_2\left(\frac{V}{2}\right) = V\left(q\frac{y_0}{d} + \frac{q_2 - q_1}{2}\right) \\ \sum_{i=0}^2 q'_i V_i &= q'_0 V_0 + q'_1 V_1 + q'_2 V_2 = 0\cdot V_0 + q'_1\cdot 0 + q'_2\cdot 0 = 0 \end{aligned}

Le potentiel fictif V étant non nul, l'égalité conduit immédiatement à :

q\frac{y_0}{d} + \frac{q_2 - q_1}{2} = 0

soit :

\boxed{\Delta q = q_2 - q_1 = -\frac{2q\,y_0}{d}}

2. Détermination de la fréquence de résonance Après l'excitation, l'ion effectue dans le plan (x,y) un mouvement circulaire de pulsation cyclotron \omega_0 (ou \omega_+ avec piégeage). Sa coordonnée transverse oscille donc sinusoïdalement au cours du temps :

y_0(t) = r\sin(\omega_0 t + \varphi)

Il en résulte une oscillation temporelle de la différence de charge d'influence \Delta q(t) à la même pulsation \omega_0. Comme les deux électrodes sont reliées entre elles, la variation de ces charges induites génère un courant mesurable dans le circuit externe :

i(t) = \frac{\mathrm{d}q_2}{\mathrm{d}t} = \frac{1}{2}\frac{\mathrm{d}\Delta q}{\mathrm{d}t} = -\frac{q}{d}\,\dot{y}_0(t)

Ce courant oscillant à la pulsation \omega_0 permet, par analyse fréquentielle (spectrométrie par transformée de Fourier), de mesurer précisément la pulsation de résonance cyclotronique \omega_0, et donc de remonter au rapport m/q.

Résultat

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Question 41

ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : détection capacitive, résonance cyclotron

Pour quelle raison pratique les électrodes de détection sont-elles disposées perpendiculairement à l'axe plutôt que, par exemple, l'axe ?

Voir l'indice

Éviter le couplage capacitif direct (effet capacitif parasite et saturation du récepteur) entre les plaques de détection et le champ d'excitation déjà présent selon Ox.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'orientation du champ électrique d'excitation introduit à la question 22 et la géométrie des électrodes associées.
  2. Analyser le couplage électrostatique direct (diaphonie) qui existerait entre l'excitation et la détection si elles partageaient le même axe.
  3. Conclure sur l'orthogonalité des axes et l'équivalence des signaux ioniques selon x et y.
Voir la réponse courte

L'excitation étant appliquée selon x, détecter selon y découple le signal mesuré du champ d'excitation pour éviter de saturer les récepteurs.

Voir le corrigé complet

Deux raisons pratiques majeures justifient cette disposition orthogonale :

  1. Éviter le couplage direct (diaphonie) entre excitation et détection :
    D'après la question 22, le champ électrique d'excitation est appliqué selon l'axe x (\vec{E} = E\cos(\omega t)\,\vec{e}_x), ce qui nécessite des électrodes d'excitation perpendiculaires à l'axe x (en x = \pm d/2).

    Si les électrodes de détection étaient également disposées selon cet axe, le signal d'excitation — d'amplitude très largement supérieure au faible signal induit par les paquets d'ions — serait directement capté par couplage capacitif parasite, saturant et risquant d'endommager les amplificateurs de détection.

    En plaçant les électrodes de détection perpendiculairement à l'axe y, le champ d'excitation selon \vec{e}_x leur est strictement parallèle : par symétrie, il n'induit aucune différence de potentiel entre les plaques en y = d/2 et y = -d/2. L'excitation et la détection sont ainsi électriquement découplées.

  2. Encombrement géométrique et équivalence de détection :
    Les faces perpendiculaires à l'axe x étant déjà occupées par les plaques d'excitation, les faces perpendiculaires à l'axe y constituent les parois naturelles disponibles dans la cellule d'analyse. De plus, le mouvement cyclotron des ions étant une trajectoire circulaire dans le plan (x,y), la composante y(t) oscille à la même fréquence et avec la même amplitude que x(t) (à un déphasage de \pi/2 près) : la sensibilité de la détection est donc rigoureusement identique.
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Question 42

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : critère de shannon, échantillonnage

En pratique, le champ électrique d'excitation n'oscille pas à une pulsation unique, mais couvre tout un intervalle de fréquences, ce qui permet d'analyser simultanément une plage de valeurs de , comme sur la figure 2. Chaque fréquence met en mouvement les ions qui sont en résonance. Après la fin de l'excitation, la variation de mesurée en fonction du temps , qui résulte du mouvement de ces ions, est aussi la superposition d'une gamme de fréquences. On peut reconstruire les fréquences présentes par une analyse spectrale, en effectuant une acquisition numérique de à des intervalles de temps réguliers. Calculer la fréquence minimale d'échantillonnage permettant d'obtenir le spectre de la figure 2 avec un champ magnétique . On donne , où désigne l'unité de masse atomique.

Voir l'indice

Déterminer la pulsation cyclotron maximale présente sur le spectre (associée au rapport m/z minimal) et appliquer le théorème de Shannon-Nyquist (f_e \ge 2 f_{\max}).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la fréquence d'oscillation f de la charge induite \Delta q(t) en fonction du rapport m/z de l'ion et des données de l'énoncé.
  2. Identifier la fréquence maximale f_{\max} présente dans le spectre de la figure 2, correspondant à la valeur minimale du rapport (m/z)_{\min}.
  3. Appliquer le théorème d'échantillonnage de Shannon-Nyquist pour en déduire la fréquence minimale d'échantillonnage f_{e,\min} = 2f_{\max}, puis effectuer l'application numérique sans calculatrice.
Voir la réponse courte

Détermination de la fréquence maximale f_{\text{max}} = \frac{qB}{2\pi m_{\text{min}}} puis application du critère de Shannon-Nyquist f_e \ge 2 f_{\text{max}}.

Voir le corrigé complet

D'après les questions précédentes, le mouvement cyclotron d'un ion induit une différence de charge \Delta q(t) oscillant à la pulsation cyclotron \omega_0 = \frac{qB}{m} (ou très légèrement décalée par le piégeage selon la question Q36).

Avec q = ze et la masse exprimée en unités de masse atomique (m = (m/z) \cdot z \cdot m_u, où (m/z) désigne l'abscisse adimensionnée lue sur la figure 2), le rapport de charge sur masse s'écrit :

\frac{q}{m} = \frac{z e}{m} = \frac{e}{m_u} \frac{1}{m/z}

La fréquence du signal induit par une espèce d'ion est donc :

f = \frac{\omega_0}{2\pi} = \frac{1}{2\pi} \frac{qB}{m} = \frac{1}{2\pi} \frac{e}{m_u} \frac{B}{m/z}

La fréquence f est une fonction décroissante de m/z. La composante spectrale de plus haute fréquence f_{\max} correspond donc à la borne inférieure de la plage de m/z observée sur le spectre. D'après la figure 2, le premier pic identifié se situe à :

(m/z)_{\min} \approx 898 \approx 900

D'après le théorème d'échantillonnage de Shannon-Nyquist, pour éviter tout phénomène de repliement spectral (aliasing) et permettre la reconstruction fidèle du signal, la fréquence d'échantillonnage f_e doit vérifier :

f_e \ge 2 f_{\max}

La fréquence minimale d'échantillonnage est donc :

f_{e,\min} = 2 f_{\max} = \frac{1}{\pi} \frac{e}{m_u} \frac{B}{(m/z)_{\min}}

Effectuons l'application numérique avec les données :

  • \frac{e}{m_u} = 10^8\text{ C}\cdot\text{kg}^{-1} ;
  • B = 7\text{ T} ;
  • (m/z)_{\min} \approx 900 ;
  • \pi \approx 3{,}14.
\begin{aligned} f_{e,\min} &\approx \frac{10^8 \times 7}{\pi \times 900} = \frac{7 \cdot 10^6}{9\pi} \approx \frac{7 \cdot 10^6}{28{,}3} \approx 2{,}5 \cdot 10^5\text{ Hz} = 250\text{ kHz} \end{aligned}
\boxed{f_{e,\min} \approx 2{,}5 \cdot 10^5\text{ Hz} = 250\text{ kHz}}

Résultat

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : charge d'influence, rapport signal sur bruit

Quel est, du point de vue de la détection, un avantage supplémentaire, par rapport à celui déjà souligné à la question 21, de travailler avec des ions de charge élevée, tels que ceux produits par électronébulisation ?

Voir l'indice

Remarquer que le signal de charge induite \Delta q ainsi que le courant mesuré sont directement proportionnels à la charge totale q = z e de l'ion.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le signal électrique mesuré par les électrodes de détection en fonction de la charge q = z e.
  2. En déduire l'impact direct d'une charge élevée sur la sensibilité de détection et le rapport signal sur bruit.
Voir la réponse courte

La charge induite et le courant de détection sont proportionnels à q = ze, ce qui renforce notablement l'amplitude du signal mesuré.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question Q40, la différence de charge induite sur les plaques de détection s'écrit :

\Delta q(t) = -\frac{2 q}{d} y_0(t) = -\frac{2 z e}{d} y_0(t)

Le courant électrique induit détecté est alors de la forme :

i(t) \propto \frac{\mathrm{d}\Delta q}{\mathrm{d}t} = -\frac{2 z e}{d} \dot{y}_0(t)

Pour une amplitude d'oscillation transverse r donnée, l'amplitude du signal de charge induite est proportionnelle à la charge de l'ion :

\Delta q_{\max} \propto z

De surcroît, la pulsation cyclotron étant elle-même proportionnelle à z (\omega_0 = \frac{z e B}{m}), la vitesse transverse maximale vérifie \dot{y}_{0,\max} \sim r\omega_0 \propto z, ce qui implique pour le courant induit une dépendance en :

I_{\max} \propto z^2

Travailler avec des ions de charge élevée z présente ainsi l'avantage majeur d'accroître considérablement l'amplitude du signal électrique mesuré, ce qui permet :

  • d'augmenter très nettement le rapport signal sur bruit (RSB) ;
  • d'accroître la sensibilité du spectromètre, autorisant l'analyse d'échantillons en quantité extrêmement faible (voire de quelques ions isolés).
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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Polytechnique Physique A PC 2026 ?

Surtout 2 chapitres : Mouvement d'une particule chargée dans E et B (44 % des questions, partie II) et Électrostatique (42 %, partie I). Plus ponctuellement : Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Magnétostatique, Cinématique et dynamique du point, Électronique numérique, Atomistique et classification périodique…

Peut-on travailler le sujet Polytechnique Physique A PC 2026 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 20 questions sur 43 (47 %) ne demandent que le programme de PCSI : Q12 à Q31. Avec les autres programmes de première année : 20 en MPSI et 20 en PTSI.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Polytechnique Physique A PC 2026 ?

Environ 2 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie II est la plus longue (environ 2 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Polytechnique Physique A PC 2026 ?

Q9 (laplacien), Q35 (mode propre), Q38 (théorème de réciprocité) et Q40 (charge d'influence), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Polytechnique Physique A PC 2026 ?

Questions de cours : Q1 (condensateur plan), Q2 (énergie électrostatique), Q6 (équation de laplace), Q12 (force de lorentz), Q14 (bobine de helmholtz), Q18 (analyse dimensionnelle), Q23 (condensateur plan) et Q37 (potentiel électrostatique). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q3 (pression électrostatique), Q4 (théorème de gauss), Q15 (force de lorentz), Q16 (pulsation cyclotron) et Q20 (résonance).

Où gagner des points facilement dans le sujet Polytechnique Physique A PC 2026 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (23 sur 43), par exemple : Q1, Q2, Q4 à Q8, Q10, Q12, Q14 à Q18, Q23, Q24, Q29, Q31 à Q33, Q37, Q39…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q38.

Le sujet Polytechnique Physique A PC 2026 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury décrit une épreuve progressive et largement guidée, abordée jusqu'au bout par la majorité, mais marquée par de nombreuses erreurs de calcul et quelques questions délicates (Q9, Q22).

Faut-il connaître le théorème de réciprocité en électrostatique ?

Non : il est redémontré pas à pas pour des charges ponctuelles en Q37 et Q38, avant d'être appliqué de manière guidée au calcul de la charge d'influence en Q39 et Q40.

Comment déterminer la masse moléculaire à partir du spectre en Q13 ?

Deux pics successifs de m/z correspondent à des états de charge consécutifs z et z+1. La relation m = z (m/z)_1 = (z-1) (m/z)_2 permet d'identifier l'entier z, puis d'en déduire directement la masse m.

Où je me situe, question par question

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.