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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 TSI 2026

Faire face aux inondations

Faisable en sup ?

Faisable en partie en TSI1 : 8 questions sur 48. Autres questions faisables en TSI1

Autres premières années : PCSI 17 · MP2I 7 · BCPST1 9 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Électrocinétique et électronique, Thermodynamique, Mécanique · 10 incontournables · 17 questions de première année
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Ce sujet propose une analyse physique et technologique complète de dispositifs de prévention et de secours face aux risques de crues soudaines. Très ancré dans des problématiques d'ingénierie concrètes, il aborde successivement la mécanique d'une barrière basculante passive, un capteur capacitif et résistif associé à un oscillateur à ALI pour la détection du niveau d'eau, puis la chimie et la thermodynamique d'un système de gonflage de gilet de sauvetage (dissolution de sel, modèle électrostatique de cohésion, cycle de liquéfaction industrielle du dioxyde de carbone).

D'un niveau technique très abordable et progressif, l'épreuve constitue une excellente opportunité de révisions transversales. Elle teste la maîtrise des bases de l'électrostatique/conduction, des bilans énergétiques industriels sur diagramme enthalpique et de la lecture d'oscillogrammes, tout en stimulant la prise d'initiative sur plusieurs questions ouvertes.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 3 h 25 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

10 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

34 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (34) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : données en annexe
  • Données en annexe

    Le diagramme pression-enthalpie massique du dioxyde de carbone servant au tracé du cycle en Q42 fait l'objet d'un document-réponse séparé à rendre avec la copie.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

48 questions
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Partie A : Barrière anti-inondation passive

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : relation fondamentale de la statique des fluides, pression hydrostatique

Établir l'expression de la pression de l'eau au niveau du point , en fonction de , , , , et .

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la statique des fluides dans l'eau entre la surface libre à la cote h et le point M situé à la cote verticale z_M = x \sin\theta.

Voir la stratégie
  1. Repérer géométriquement la cote verticale du point \mathrm{M}(x) par rapport au fond horizontal passant par \mathrm{A}.
  2. Appliquer la loi fondamentale de la statique des fluides incompressibles dans le champ de pesanteur uniforme pour relier la pression de l'eau à sa surface libre (P = P_0) à celle au point \mathrm{M}.
Voir la réponse courte

Loi fondamentale de la statique des fluides avec la profondeur z = h - x\sin\theta pour obtenir P_{\text{eau}}(x) = P_0 + \rho g (h - x\sin\theta).

Voir le corrigé complet

Soit un axe vertical ascendant (A, \vec{u}_z) ayant pour origine le point \mathrm{A}, situé au fond du bassin. La surface libre de l'eau, à l'air libre à la pression P_0, se trouve à l'altitude z_{\text{surf}} = h.

Le point \mathrm{M}(x) de la plaque est situé à la distance x de l'origine \mathrm{A} le long de la plaque inclinée d'un angle \theta par rapport à l'horizontale. Son altitude au-dessus du fond est donc :

z_M = x \sin\theta

L'eau étant un fluide incompressible au repos dans le champ de pesanteur uniforme \vec{g} = -g \vec{u}_z, la loi fondamentale de la statique des fluides s'écrit :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = -\rho g

Par intégration entre la surface libre (z = h, P = P_0) et l'altitude z_M d'un point immergé (x \leqslant h/\sin\theta) :

P_{\text{eau}}(x) - P_0 = \rho g (h - z_M)

On en déduit l'expression de la pression de l'eau en \mathrm{M}(x) :

\boxed{P_{\text{eau}}(x) = P_0 + \rho g (h - x \sin\theta)}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : force pressante élémentaire

Exprimer les forces pressantes élémentaires et exercées respectivement par l'eau et par l'air sur cette bande.

Voir l'indice

Exprimer la force pressante élémentaire par \mathrm{d}\vec{F} = P \, \mathrm{d}S \, \vec{n}, avec une surface \mathrm{d}S = \ell \, \mathrm{d}x, en prenant garde au sens de la normale extérieure pour l'eau et pour l'air.

Voir la réponse courte

Expression de la force pressante élémentaire \mathrm{d}\vec{F} = P \mathrm{d}S \vec{n} pour l'eau et pour l'air avec \mathrm{d}S = \ell \mathrm{d}x.

Voir le corrigé complet

Soit (\vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z) la base orthonormée directe associée aux axes de la figure 2, où \vec{u}_x est dirigé le long de la plaque de \mathrm{A} vers \mathrm{B}, \vec{u}_y est orthogonal à la plaque et dirigé vers la gauche (du côté de l'air), et \vec{u}_z est le vecteur unitaire le long de l'axe de rotation (\mathrm{O}z), dirigé vers le lecteur.

L'aire de la bande élémentaire considérée est :

\mathrm{d}S = \ell \, \mathrm{d}x

Pour une bande située dans la partie immergée, c'est-à-dire pour x \in \left[0, \frac{h}{\sin\theta}\right] :

  • L'eau, située du côté droit de la plaque, exerce sur cette bande une force pressante dirigée selon la normale orientée vers la plaque, c'est-à-dire suivant +\vec{u}_y :

    \mathrm{d}\vec{F}_{\text{eau}} = P_{\text{eau}}(x) \, \mathrm{d}S \, \vec{u}_y

    En injectant l'expression de P_{\text{eau}}(x) établie à la question Q1 :

    \boxed{\mathrm{d}\vec{F}_{\text{eau}} = \big[P_0 + \rho g (h - x\sin\theta)\big]\, \ell \, \mathrm{d}x \, \vec{u}_y}
  • L'air, situé du côté gauche de la plaque, exerce une force pressante dirigée suivant -\vec{u}_y :

    \boxed{\mathrm{d}\vec{F}_{\text{air}} = - P_0 \, \ell \, \mathrm{d}x \, \vec{u}_y}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 3

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Mécanique › Mécanique du solide

Notions : moment d'une force, force pressante

Montrer que le moment par rapport à l'axe de rotation des forces pressantes exercées par l'eau et par l'air sur la plaque s'écrit

Voir l'indice

Intégrer le moment élémentaire \mathrm{d}\mathcal{M} = x \, \mathrm{d}F_{\text{net}} sur la partie immergée de la plaque, c'est-à-dire pour x variant de 0 à h/\sin\theta.

Voir la stratégie
  1. Identifier la portion de plaque immergée (0 \leqslant x \leqslant x_{\max}) et la portion émergée (x > x_{\max}).
  2. Exprimer la force pressante élémentaire nette résultant de l'eau et de l'air sur chaque bande infinitésimale.
  3. Exprimer le moment élémentaire par rapport à l'axe (\mathrm{O}z), puis intégrer sur toute la longueur de la plaque.
Voir la réponse courte

Intégration du moment élémentaire x (P_{\text{eau}} - P_0)\ell \mathrm{d}x de x=0 à x=h/\sin\theta.

Voir le corrigé complet

L'eau n'est en contact avec la plaque que sur sa partie immergée. D'après la relation trigonométrique liant la hauteur d'eau h et l'abscisse le long de la plaque inclinée d'un angle \theta, la surface libre de l'eau atteint la plaque en :

x_{\max} = \frac{h}{\sin\theta}

Distinguons les deux zones de la plaque :

  • Pour la partie émergée (x_{\max} < x \leqslant L), la plaque est en contact avec l'air à la pression uniforme P_0 sur ses deux faces. Les forces pressantes se compensent exactement : \mathrm{d}\vec{F}_{\text{fluide}} = \vec{0}.
  • Pour la partie immergée (0 \leqslant x \leqslant x_{\max}), la plaque est soumise à la pression de l'eau sur sa face inférieure et à la pression atmosphérique P_0 sur sa face supérieure. La force pressante fluide résultante sur la bande comprise entre x et x + \mathrm{d}x s'écrit, d'après les résultats de la question Q2 :

    \mathrm{d}\vec{F}_{\text{fluide}} = \mathrm{d}\vec{F}_{\text{eau}} + \mathrm{d}\vec{F}_{\text{air}} = \rho g (h - x\sin\theta)\ell\,\mathrm{d}x\,\vec{u}_y

Le point \mathrm{M}(x) étant repéré par \vec{AM} = x\vec{u}_x, le moment élémentaire de cette force par rapport au point \mathrm{A} (situé sur l'axe (\mathrm{O}z)) vaut :

\mathrm{d}\vec{\mathcal{M}}_{\mathrm{A}} = \vec{\mathrm{AM}} \wedge \mathrm{d}\vec{F}_{\text{fluide}} = (x\vec{u}_x) \wedge \left(\rho g (h - x\sin\theta)\ell\,\mathrm{d}x\,\vec{u}_y\right) = \rho g \ell\,x(h - x\sin\theta)\,\mathrm{d}x\,\vec{u}_z

Le moment scalaire par rapport à l'axe orienté (\mathrm{O}z) s'obtient par projection selon \vec{u}_z et intégration sur la partie immergée :

\begin{aligned} \mathcal{M}_{\text{fluide}} &= \int_0^{x_{\max}} \rho g \ell \left(h x - x^2\sin\theta\right)\mathrm{d}x \\ &= \rho g \ell \left[ h \frac{x^2}{2} - \sin\theta \frac{x^3}{3} \right]_0^{h/\sin\theta} \\ &= \rho g \ell \left( \frac{h^3}{2\sin^2\theta} - \frac{h^3}{3\sin^2\theta} \right) \\ &= \rho g \ell \frac{h^3}{\sin^2\theta} \left(\frac{1}{2} - \frac{1}{3}\right) \end{aligned}

On en déduit l'expression demandée :

\boxed{\mathcal{M}_{\text{fluide}} = \frac{1}{6}\rho g \ell \frac{h^3}{\sin^2\theta}}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : moment du poids, bras de levier

Exprimer en fonction des données le moment par rapport à l'axe du poids de la plaque.

Voir l'indice

Déterminer le bras de levier de la force de gravité en repérant la position du centre de gravité de la plaque homogène par rapport à l'axe (Oz).

Voir la stratégie
  1. Repérer la position du centre de gravité G de la plaque homogène par rapport à l'axe de rotation (\mathrm{O}z).
  2. Exprimer le moment élémentaire ou global du poids par rapport à cet axe orienté par \vec{u}_z.
  3. Faire attention au signe : le poids tend à rabattre la plaque (rotation dans le sens des aiguilles d'une montre, soit autour de -\vec{u}_z), ce qui donne un moment algébrique négatif.
Voir la réponse courte

Moment scalaire du poids appliqué au centre d'inertie de la plaque : \mathcal{M}_{\text{poids}} = -mg \frac{L}{2} \cos\theta.

Voir le corrigé complet

La masse m étant uniformément répartie sur la plaque rectangulaire de hauteur L, le centre de gravité G de la plaque est situé au centre géométrique de celle-ci. Son vecteur position par rapport à un point O situé sur l'axe (\mathrm{O}z) au niveau du bord inférieur A est :

\vec{OG} = \frac{L}{2}\,\vec{u}_x

où \vec{u}_x est le vecteur unitaire le long de la ligne de plus grande pente de la plaque.

En décomposant \vec{u}_x dans la base (\vec{u}_{\text{horiz}}, \vec{u}_{\text{vert}}) du plan de la figure (avec \vec{u}_{\text{horiz}} \wedge \vec{u}_{\text{vert}} = \vec{u}_z) :

\vec{OG} = \frac{L}{2}\cos\theta\,\vec{u}_{\text{horiz}} + \frac{L}{2}\sin\theta\,\vec{u}_{\text{vert}}

Le poids total de la plaque s'écrit \vec{P} = -m g\,\vec{u}_{\text{vert}}. Le moment par rapport à l'axe (\mathrm{O}z) s'en déduit par le produit vectoriel :

\begin{aligned} \vec{\mathcal{M}}_{(\mathrm{O}z)}(\vec{P}) &= \left(\vec{OG} \wedge \vec{P}\right) \cdot \vec{u}_z \\ &= \left[ \left(\frac{L}{2}\cos\theta\,\vec{u}_{\text{horiz}} + \frac{L}{2}\sin\theta\,\vec{u}_{\text{vert}}\right) \wedge (-m g\,\vec{u}_{\text{vert}}) \right] \cdot \vec{u}_z \\ &= -\frac{1}{2} m g L \cos\theta \ (\vec{u}_{\text{horiz}} \wedge \vec{u}_{\text{vert}}) \cdot \vec{u}_z \end{aligned}

Comme (\vec{u}_{\text{horiz}} \wedge \vec{u}_{\text{vert}}) \cdot \vec{u}_z = 1, le moment algébrique par rapport à l'axe (\mathrm{O}z) vaut :

\boxed{\mathcal{M}_{\text{poids}} = -\frac{1}{2} m g L \cos\theta}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : équilibre d'un solide, théorème du moment cinétique

Montrer que la condition d'équilibre de la plaque se traduit par

Voir l'indice

Écrire le théorème du moment cinétique en statique par rapport à l'axe (Oz) en sommant le moment du fluide et celui du poids.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème du moment cinétique scalaire par rapport à l'axe de rotation fixe (\mathrm{O}z) à la plaque en équilibre dans le référentiel d'étude galiléen.
  2. Prendre en compte les actions mécaniques extérieures (forces pressantes des fluides, poids, action de contact de la liaison pivot) en exploitant l'absence de frottement dans le pivot.
  3. Utiliser l'identité trigonométrique \sin^2\theta = 1 - \cos^2\theta pour aboutir à la relation demandée.
Voir la réponse courte

Équilibre de rotation \mathcal{M}_{\text{fluide}} + \mathcal{M}_{\text{poids}} = 0 avec la relation trigonométrique \sin^2\theta = 1 - \cos^2\theta.

Voir le corrigé complet

Le système étudié est la plaque, modélisée comme un solide indéformable en équilibre dans le référentiel terrestre supposé galiléen. L'axe de rotation (\mathrm{O}z) étant fixe, la condition d'équilibre en rotation se traduit par la nullité de la somme des moments des actions mécaniques extérieures par rapport à cet axe :

\sum \mathcal{M}_{(\mathrm{O}z)} = \mathcal{M}_{\text{fluide}} + \mathcal{M}_{\text{poids}} + \mathcal{M}_{\text{pivot}} = 0

La liaison pivot étant supposée parfaite (sans frottement), le moment des actions de liaison par rapport à l'axe de rotation est nul : \mathcal{M}_{\text{pivot}} = 0.

En utilisant les expressions des moments établies aux questions Q3 et Q4 :

\begin{aligned} \mathcal{M}_{\text{fluide}} &= \frac{1}{6} \rho g \ell \frac{h^3}{\sin^2 \theta} \\ \mathcal{M}_{\text{poids}} &= -\frac{1}{2} m g L \cos \theta \end{aligned}

la condition d'équilibre s'écrit :

\frac{1}{6} \rho g \ell \frac{h^3}{\sin^2 \theta} - \frac{1}{2} m g L \cos \theta = 0

En simplifiant par g \neq 0 et en multipliant par \frac{2 \sin^2 \theta}{m L}, il vient :

\cos \theta \sin^2 \theta = \frac{1}{3} \frac{\rho \ell}{m L} h^3

En utilisant la relation \sin^2 \theta = 1 - \cos^2 \theta, on obtient bien la condition d'équilibre sous la forme attendue :

\boxed{\cos \theta \left(1 - \cos^2 \theta\right) = \frac{1}{3} \frac{\rho \ell}{m L} h^3}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : condition d'équilibre, extremum

Calculer en degrés la valeur de l'angle pour lequel la fonction est maximale.

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Dériver par rapport à \theta la fonction f(\theta) = \cos\theta - \cos^3\theta et chercher l'annulation de sa dérivée pour identifier la valeur de \theta_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer h^3(\theta) à partir de la relation d'équilibre établie à la question Q5.
  2. La fonction h \mapsto h^3 étant strictement croissante sur \mathbb{R}^+, maximiser h(\theta) revient à maximiser la fonction f(\theta) = \cos\theta(1 - \cos^2\theta) sur l'intervalle ]0^\circ, 90^\circ[.
  3. Effectuer le changement de variable u = \cos\theta pour trouver la racine annulant la dérivée et en déduire la valeur de \theta_0 en degrés.
Voir la réponse courte

Dérivation de u(1-u^2) avec u=\cos\theta, annulation en u=1/\sqrt{3}, d'où \theta_0 \approx 54,7^\circ.

Voir le corrigé complet

D'après la relation d'équilibre obtenue à la question Q5 :

h^3(\theta) = \frac{3mL}{\rho \ell} \cos\theta(1 - \cos^2\theta)

Comme les paramètres \rho, m, L, \ell ainsi que h sont strictement positifs, h(\theta) est maximale lorsque la fonction f(\theta) = \cos\theta(1 - \cos^2\theta) est maximale.

Posons la variable u = \cos\theta, avec u \in ]0, 1[ pour \theta \in ]0^\circ, 90^\circ[. On étudie la fonction :

g(u) = u - u^3

Sa dérivée par rapport à u s'écrit :

g'(u) = 1 - 3u^2

Sur l'intervalle ]0, 1[, cette dérivée s'annule en changeant de signe (de positif à négatif) pour :

u_0 = \frac{1}{\sqrt{3}}

La fonction g admet donc un unique maximum en u_0 = 1/\sqrt{3}.

On en déduit l'angle \theta_0 correspondant :

\cos\theta_0 = \frac{1}{\sqrt{3}} \implies \theta_0 = \arccos\left(\frac{1}{\sqrt{3}}\right)

Application numérique :

\theta_0 = \arccos\left(\frac{1}{\sqrt{3}}\right) \approx 0{,}9553\text{ rad} \approx 54{,}74^\circ

Soit, avec trois chiffres significatifs :

\boxed{\theta_0 \approx 54{,}7^\circ}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : moment d'une force, lecture de courbe

En le justifiant, attribuer les courbes 1 et 2 aux moments et .

Voir l'indice

Observer le comportement asymptotique ou la courbure des fonctions : le moment du poids varie comme \cos\theta alors que le moment du fluide à hauteur fixée h(\theta_0) varie comme 1/\sin^2\theta.

Voir la stratégie

Pour identifier les deux courbes, on peut s'appuyer sur deux approches complémentaires :

  1. Une approche analytique comparant les deux moments à h = h(\theta_0) fixé en utilisant le fait que h(\theta_0) est le maximum de la hauteur d'équilibre.
  2. Une vérification par évaluation numérique simple d'un des moments (par exemple le poids) en un point d'abscisse remarquable (\theta = 45^\circ).
Voir la réponse courte

Analyse des variations : |\mathcal{M}_{\text{poids}}| \propto \cos\theta est décroissante avec \theta, ce qui identifie les courbes.

Voir le corrigé complet

D'après les questions précédentes, pour une hauteur d'eau h = h_0 = h(\theta_0) maintenue constante, les expressions des deux moments s'écrivent :

\begin{aligned} |\mathcal{M}_{\text{poids}}|(\theta) &= \frac{1}{2}mgL\cos\theta \\ \mathcal{M}_{\text{fluide}}(\theta) &= \frac{1}{6}\rho g \ell \frac{h_0^3}{\sin^2\theta} \end{aligned}

1. Justification théorique

À l'équilibre mécanique, pour tout angle \theta, la hauteur d'eau h(\theta) vérifie :

\mathcal{M}_{\text{fluide}}(\theta, h(\theta)) = |\mathcal{M}_{\text{poids}}|(\theta)

Or, d'après l'étude de la fonction h(\theta) (question Q6), la hauteur d'équilibre atteint son maximum en \theta_0 : pour tout angle \theta, on a h(\theta) \leqslant h_0.

Comme \mathcal{M}_{\text{fluide}}(\theta, h) est proportionnel à h^3 avec un coefficient positif, on a pour tout \theta :

\mathcal{M}_{\text{fluide}}(\theta, h_0) \geqslant \mathcal{M}_{\text{fluide}}(\theta, h(\theta)) = |\mathcal{M}_{\text{poids}}|(\theta)

L'égalité n'a lieu qu'en \theta = \theta_0. Le graphe de \mathcal{M}_{\text{fluide}}(\theta) est donc tangent au graphe de |\mathcal{M}_{\text{poids}}|(\theta) en \theta_0 et se situe strictement au-dessus pour toute autre valeur de \theta.

2. Vérification numérique

Calculons la valeur du moment du poids en \theta = 45^\circ :

|\mathcal{M}_{\text{poids}}|(45^\circ) = \frac{1}{2} \times 200 \times 9{,}81 \times 1{,}00 \times \cos(45^\circ) \approx 694\text{ N}\cdot\text{m}

Sur la figure 4, à \theta = 45^\circ, la courbe 1 passe précisément par l'ordonnée \approx 694\text{ N}\cdot\text{m} (juste sous la graduation 700), alors que la courbe 2 se situe au-dessus de 750 N\cdotm.

On en déduit sans ambiguïté :

\boxed{\text{Courbe 1 : } |\mathcal{M}_{\text{poids}}| \quad \text{et} \quad \text{Courbe 2 : } \mathcal{M}_{\text{fluide}}}

Résultat

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Question 8

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Mécanique du solide

Notions : équilibre et stabilité

Expliquer pourquoi la position de la plaque devient instable pour .

Voir l'indice

Comparer les valeurs respectives des moments moteur (fluide) et résistant (poids) pour un léger écart d'angle \theta > \theta_0 afin de conclure sur le signe du couple net.

Voir la réponse courte

Pour \theta > \theta_0, le moment moteur des forces de pression l'emporte sur le moment de rappel du poids.

Voir le corrigé complet

D'après le théorème du moment cinétique appliqué à la plaque en rotation autour de l'axe fixe (\mathrm{O}z) dans le référentiel terrestre supposé galiléen :

J_\Delta \frac{\mathrm{d}^2\theta}{\mathrm{d}t^2} = \mathcal{M}_{\text{fluide}}(\theta) + \mathcal{M}_{\text{poids}}(\theta) = \mathcal{M}_{\text{fluide}}(\theta) - \left|\mathcal{M}_{\text{poids}}(\theta)\right|

où J_\Delta > 0 est le moment d'inertie de la plaque par rapport à l'axe (\mathrm{O}z).

À l'angle \theta = \theta_0, il y a équilibre pour la hauteur h = h(\theta_0) puisque les deux moments se compensent exactement : \mathcal{M}_{\text{fluide}}(\theta_0) = \left|\mathcal{M}_{\text{poids}}(\theta_0)\right|.

D'après la figure 4, pour tout angle \theta > \theta_0 à hauteur h fixée :

\mathcal{M}_{\text{fluide}}(\theta) > \left|\mathcal{M}_{\text{poids}}(\theta)\right| \quad (\text{courbe } 2 > \text{courbe } 1)

Le moment résultant est donc strictement positif :

\mathcal{M}_{\text{total}}(\theta) > 0 \implies \frac{\mathrm{d}^2\theta}{\mathrm{d}t^2} > 0
\boxed{\text{Pour } \theta > \theta_0\text{, le moment résultant est moteur dans le sens de l'ouverture : tout écart } \theta > \theta_0 \text{ amplifie la rotation jusqu'à la butée à } 90^\circ.}

La position d'équilibre n'est donc pas rappelée vers \theta_0 mais s'en éloigne : la plaque bascule brutalement, ce qui caractérise une situation d'instabilité.

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : équilibre mécanique, stabilité

Citer un avantage et un inconvénient liés à l'existence de cette instabilité.

Voir l'indice

Penser à l'intérêt d'une fermeture franche et rapide pour stopper l'inondation, et au risque lié à un choc mécanique violent à l'arrivée en butée.

Voir la réponse courte

Avantage : ouverture ou fermeture automatique autonome sans apport d'énergie. Inconvénient : claquement brusque ou hystérésis à la fermeture.

Voir le corrigé complet

L'existence de cette instabilité présente :

  • Un avantage : elle assure un déploiement automatique, rapide et complet de la protection. Dès que le niveau d'eau critique est atteint (\theta > \theta_0), la barrière bascule d'elle-même jusqu'à la butée verticale (\theta = 90^\circ) sans apport extérieur d'énergie et sans risquer de rester bloquée dans une position d'inclinaison intermédiaire. La hauteur de protection offerte est alors maximale (L = 1{,}00\text{ m}), ce qui est idéal face à une crue soudaine.
  • Un inconvénient : le mouvement de basculement est brusque et accéléré, ce qui engendre un choc mécanique violent lors de l'impact sur la butée à 90^\circ. Ce choc peut dégrader à terme la liaison pivot, la butée ou les joints d'étanchéité, voire constituer un danger physique pour les usagers (piétons ou véhicules) se trouvant au niveau de la barrière au moment du déclenchement.
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Partie B : Capteur de niveau d'eau

I · Sonde de mesure

Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : vecteur densité de courant, conservation de la charge

Déterminer en fonction de , et .

Voir l'indice

Exprimer la conservation de la charge en régime permanent à travers un cylindre de rayon r et de hauteur H coaxial avec les électrodes.

Voir la stratégie
  1. Choisir une surface fermée ou une surface géométrique adaptée à la symétrie cylindrique du problème, à savoir un cylindre coaxial de rayon r et de hauteur H.
  2. Exprimer l'intensité totale I comme le flux du vecteur densité de courant \vec{\jmath} à travers cette surface, en exploitant le régime permanent qui garantit la conservation du courant.
Voir la réponse courte

Flux du vecteur densité de courant volumique radial à travers un cylindre de rayon r : j(r) = I / (2\pi r H).

Voir le corrigé complet

En régime permanent et en l'absence d'effets de bord, la conservation de la charge impose que l'intensité totale I traversant toute surface cylindrique coaxiale de rayon r \in [R_1, R_2] et de hauteur H est constante.

Le vecteur surface élémentaire sortant s'écrit en coordonnées cylindriques :

\mathrm{d}\vec{S} = r \, \mathrm{d}\theta \, \mathrm{d}z \, \vec{e}_r

Le flux du vecteur densité volumique de courant \vec{\jmath} = j(r)\vec{e}_r à travers cette surface latérale d'aire S(r) = 2\pi r H vaut alors :

I = \iint_{\text{cylindre}} \vec{\jmath} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \int_{0}^{H} \mathrm{d}z \int_{0}^{2\pi} j(r) \, r \, \mathrm{d}\theta = j(r) \cdot 2\pi r H

On en déduit immédiatement :

\boxed{j(r) = \frac{I}{2\pi r H}}

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : loi d'ohm locale, résistance électrique

Montrer que en identifiant la résistance électrique en fonction de , , et .

Voir l'indice

Relier le champ électrique à la densité de courant via la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \gamma_0 \vec{E}, puis intégrer la circulation de \vec{E} entre R_1 et R_2 pour obtenir la tension U.

Voir la stratégie
  1. Relier le champ électrique \vec{E} au vecteur densité de courant \vec{\jmath} grâce à la loi d'Ohm locale dans l'air.
  2. Exprimer la différence de potentiel U = V_1 - V_2 par circulation du champ électrique entre le cylindre intérieur (rayon R_1) et le cylindre extérieur (rayon R_2).
  3. Identifier la relation U = R_0 I et en déduire l'expression de la résistance R_0.
Voir la réponse courte

Intégration de E(r) = j(r)/\gamma_0 entre R_1 et R_2 pour obtenir U, puis identification de R_0 = \frac{\ln(R_2/R_1)}{2\pi\gamma_0 H}.

Voir le corrigé complet

D'après la loi d'Ohm locale dans l'air de conductivité \gamma_0 :

\vec{\jmath} = \gamma_0 \vec{E} \iff \vec{E} = \frac{\vec{\jmath}}{\gamma_0}

En utilisant l'expression de j(r) obtenue à la question Q10, le champ électrique s'écrit pour R_1 < r < R_2 :

\vec{E}(r) = \frac{I}{2\pi \gamma_0 H r} \vec{e}_r

Le potentiel électrostatique V(r) vérifie \vec{E} = -\vec{\nabla} V = -\dfrac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}r} \vec{e}_r. La tension U = V_1 - V_2 s'obtient alors par circulation du champ électrique le long d'un rayon :

\begin{aligned} U = V(R_1) - V(R_2) &= -\int_{R_1}^{R_2} \mathrm{d}V \\ &= \int_{R_1}^{R_2} \vec{E}(r) \cdot \mathrm{d}r\,\vec{e}_r \\ &= \int_{R_1}^{R_2} \frac{I}{2\pi \gamma_0 H r} \, \mathrm{d}r \\ &= \frac{I}{2\pi \gamma_0 H} \left[ \ln r \right]_{R_1}^{R_2} \end{aligned}

On en déduit :

U = \left[ \frac{\ln(R_2/R_1)}{2\pi \gamma_0 H} \right] I

On identifie bien la loi d'Ohm macroscopique U = R_0 I, avec :

\boxed{R_0 = \frac{\ln(R_2/R_1)}{2\pi \gamma_0 H}}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : théorème de gauss, champ électrostatique

En négligeant les effets de bord, établir l'expression du champ électrique présent entre les armatures à une distance de l'axe , en fonction de , , et .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Gauss à une surface cylindrique de rayon r \in [R_1, R_2] et de hauteur H fermée par deux bases planes perpendiculaires à l'axe.

Voir la stratégie
  1. Exploiter les symétries et les invariances de la distribution de charges pour déterminer la direction et les dépendances du champ électrostatique \vec{E}.
  2. Appliquer le théorème de Gauss à travers un cylindre fermé de rayon r (avec R_1 < r < R_2) et de hauteur arbitraire h pour en déduire l'expression vectorielle du champ électrique.
Voir la réponse courte

Théorème de Gauss sur une surface cylindrique coaxiale de rayon r et hauteur H : E(r) = \frac{Q}{2\pi \varepsilon_0 H r}.

Voir le corrigé complet

En négligeant les effets de bord (cylindre de grande hauteur devant l'interstice R_2 - R_1) :

  • Invariances : la distribution de charges est invariante par rotation autour de l'axe (\mathrm{O}z) et par translation selon l'axe (\mathrm{O}z). Le champ ne dépend donc que de la coordonnée radiale r.
  • Symétries : tout plan contenant l'axe (\mathrm{O}z) est un plan de symétrie plane de la distribution de charges, et le plan perpendiculaire à l'axe passant par un point quelconque est également plan de symétrie. Le champ électrostatique est donc purement radial selon \vec{e}_r :

    \vec{E}(r) = E(r)\,\vec{e}_r

On applique le théorème de Gauss à une surface fermée \mathcal{S} constituée d'un cylindre coaxial d'axe (\mathrm{O}z), de rayon r \in ]R_1, R_2[ et de hauteur arbitraire h :

  • Le flux à travers les deux bases planes circulaires est nul car le champ \vec{E} est orthogonal à la normale \pm\vec{e}_z.
  • Le flux sortant à travers la surface latérale s'écrit :

    \Phi = \iint_{\text{latérale}} \vec{E}\cdot\mathrm{d}\vec{S} = E(r) \times 2\pi r h
  • La charge Q_{\text{int}} contenue à l'intérieur de la surface de Gauss provient de la portion de hauteur h du cylindre intérieur de rayon R_1. La charge Q étant uniformément répartie sur la hauteur H, la densité linéique de charge vaut \lambda = \frac{Q}{H}, d'où :

    Q_{\text{int}} = \lambda\,h = \frac{Q\,h}{H}

D'après le théorème de Gauss :

\Phi = \frac{Q_{\text{int}}}{\varepsilon_0} \implies 2\pi r h \, E(r) = \frac{Q\,h}{\varepsilon_0 H}

On en déduit l'expression du champ électrique entre les armatures :

\boxed{\vec{E}(r) = \frac{Q}{2\pi \varepsilon_0 H r} \, \vec{e}_r}

Résultat

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : capacité d'un condensateur, convention récepteur

Rappeler la définition générale de la capacité d'un condensateur en lien avec la charge portée par l'une de ses armatures, en précisant sur un schéma électrique les conventions choisies.

Voir l'indice

Rappeler la relation fondamentale Q = C \, U en dessinant un condensateur avec la flèche tension orientée vers l'armature de charge positive (convention récepteur).

Voir la réponse courte

Schéma fléché en convention récepteur et relation de définition Q = C U.

Voir le corrigé complet

Un condensateur est constitué de deux conducteurs (les armatures) en situation d'influence totale, portant des charges électriques opposées : +Q sur l'armature A (au potentiel V_A) et -Q sur l'armature B (au potentiel V_B).

La tension à ses bornes est définie par U = V_A - V_B.

Par définition, la capacité C du condensateur est le coefficient de proportionnalité, strictement positif et ne dépendant que de la géométrie des armatures et de la nature du diélectrique intercalé, reliant la charge Q de l'armature vers laquelle est dirigée la flèche de tension à la différence de potentiel U :

\boxed{Q = C\,U \quad \Longleftrightarrow \quad C = \frac{Q}{U}}

La capacité C s'exprime en farads (\mathrm{F}).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : capacité d'un condensateur, potentiel électrostatique

Déterminer l'expression de la capacité en fonction de , , et .

Voir l'indice

Calculer la d.d.p. U = V_1 - V_2 par intégration du champ électrostatique établi en Q12, puis en déduire l'expression de C_0 = Q/U.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la différence de potentiel U = V_1 - V_2 entre les deux armatures à l'aide de la circulation du champ électrique \vec{E} déterminé à la question Q12.
  2. Utiliser la définition de la capacité C_0 = \frac{Q}{U} rappelée à la question Q13 pour obtenir l'expression demandée.
Voir la réponse courte

Circulation du champ radial pour obtenir la tension U, d'où la capacité C_0 = \frac{2\pi\varepsilon_0 H}{\ln(R_2/R_1)}.

Voir le corrigé complet

La différence de potentiel U = V_1 - V_2 entre le cylindre intérieur de rayon R_1 et le cylindre extérieur de rayon R_2 s'obtient par circulation du champ électrostatique :

U = V(R_1) - V(R_2) = \int_{R_1}^{R_2} \vec{E}(r) \cdot \mathrm{d}\vec{r}

Le déplacement élémentaire radial s'écrit \mathrm{d}\vec{r} = \mathrm{d}r\,\vec{e}_r. En utilisant l'expression du champ électrique obtenue à la question Q12, \vec{E}(r) = \frac{Q}{2\pi \varepsilon_0 H r}\,\vec{e}_r, il vient :

\begin{aligned} U &= \int_{R_1}^{R_2} \frac{Q}{2\pi \varepsilon_0 H r} \, \mathrm{d}r \\ &= \frac{Q}{2\pi \varepsilon_0 H} \left[ \ln r \right]_{R_1}^{R_2} \\ &= \frac{Q}{2\pi \varepsilon_0 H} \ln\left(\frac{R_2}{R_1}\right) \end{aligned}

D'après la définition établie à la question Q13, la capacité C_0 du condensateur cylindrique vide s'en déduit directement :

C_0 = \frac{Q}{U}

soit :

\boxed{C_0 = \frac{2\pi \varepsilon_0 H}{\ln(R_2 / R_1)}}

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : résistance électrique, conductivité

Montrer que la résistance électrique entre les deux cylindres s'écrit sous la forme approchée

Voir l'indice

Modéliser la sonde partiellement remplie par la mise en parallèle de deux résistances cylindriques (l'une pour la hauteur h d'eau, l'autre pour la hauteur H - h d'air) et comparer les conductivités \gamma_{\text{eau}} et \gamma_0.

Voir la stratégie
  1. Modéliser la sonde partiellement immergée comme la mise en parallèle de deux portions cylindriques coaxiales soumises à la même tension U : la portion inférieure remplie d'eau (hauteur h) et la portion supérieure occupée par l'air (hauteur H-h).
  2. Exprimer les conductances de chaque domaine en adaptant le résultat de la question Q11, puis en déduire la conductance équivalente.
  3. Comparer les ordres de grandeur des conductivités \gamma_{\text{eau}} et \gamma_0 pour justifier la forme approchée demandée.
Voir la réponse courte

Seule la fraction immergée de hauteur h conduit significativement en raison de \gamma_{\text{eau}} \gg \gamma_{\text{air}}.

Voir le corrigé complet

Les deux cylindres métalliques coaxiaux constituent des équipotentielles le long de la direction verticale (Oz). La tension U = V_1 - V_2 est donc identique pour :

  • la partie inférieure immergée, de hauteur h, occupée par l'eau de conductivité \gamma_{\text{eau}} ;
  • la partie supérieure émergée, de hauteur H - h, occupée par l'air de conductivité \gamma_0.

Le courant total issu du cylindre intérieur se divise entre ces deux milieux, ce qui correspond à une association en parallèle de deux résistances, soit à une somme de conductances :

G_{\text{sonde}} = G_{\text{eau}} + G_{\text{air}} = \frac{1}{R_{\text{eau}}} + \frac{1}{R_{\text{air}}}

D'après le résultat de la question Q11, la résistance d'un tronçon coaxial de hauteur L rempli d'un milieu de conductivité \gamma est R = \frac{\ln(R_2/R_1)}{2\pi \gamma L}, ce qui donne pour les conductances :

\begin{aligned} G_{\text{eau}} &= \frac{2\pi\gamma_{\text{eau}} h}{\ln(R_2/R_1)} \\ G_{\text{air}} &= \frac{2\pi\gamma_0 (H - h)}{\ln(R_2/R_1)} \end{aligned}

La conductance totale s'écrit donc :

G_{\text{sonde}} = \frac{2\pi}{\ln(R_2/R_1)} \left[ \gamma_{\text{eau}} h + \gamma_0 (H - h) \right]

D'après les données de l'énoncé :

\gamma_{\text{eau}} = 2{,}0 \times 10^{-2}\text{ S}\cdot\text{m}^{-1} \quad \text{et} \quad \gamma_0 = 1{,}0 \times 10^{-12}\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}

Le rapport des conductivités vaut :

\frac{\gamma_0}{\gamma_{\text{eau}}} = \frac{1{,}0 \times 10^{-12}}{2{,}0 \times 10^{-2}} = 5{,}0 \times 10^{-11} \ll 1

Puisque h et H sont du même ordre de grandeur, le terme \gamma_0 (H - h) est tout à fait négligeable devant \gamma_{\text{eau}} h. Par conséquent :

G_{\text{sonde}} \approx G_{\text{eau}} = \frac{2\pi\gamma_{\text{eau}} h}{\ln(R_2/R_1)}

On en déduit l'expression approchée de la résistance de la sonde :

\boxed{R_{\text{sonde}} = \frac{\ln(R_2/R_1)}{2\pi\gamma_{\text{eau}}} \frac{1}{h}}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : capacité d'un condensateur, diélectrique

Montrer que la capacité entre les deux cylindres s'écrit sous la forme approchée

Voir l'indice

Modéliser la sonde par la mise en parallèle de deux capacités cylindriques (tronçon avec eau et tronçon avec air) et exploiter l'ordre de grandeur de \varepsilon_r \gg 1.

Voir la stratégie
  1. Modéliser la sonde partiellement remplie comme deux condensateurs cylindriques élémentaires associés en parallèle : l'un de hauteur h rempli d'eau (permittivité \varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}) et l'autre de hauteur H - h rempli d'air (permittivité \varepsilon_0).
  2. Exprimer la capacité équivalente par addition des capacités en parallèle.
  3. Utiliser la condition h \sim H et la valeur élevée de la permittivité relative de l'eau (\varepsilon_{\mathrm{r}} = 80 \gg 1) pour obtenir la forme approchée.
Voir la réponse courte

Deux condensateurs en parallèle de hauteurs h et H-h ; la contribution de l'eau domine car \varepsilon_{\mathrm{r}} \gg 1.

Voir le corrigé complet

Les deux zones de la sonde sont soumises à la même différence de potentiel U = V_1 - V_2 entre les deux armatures cylindriques coaxiales. En négligeant les effets de bord, la sonde se modélise donc comme l'association en parallèle de deux condensateurs :

  • la partie inférieure, de hauteur h, occupée par l'eau de permittivité \varepsilon_{\text{eau}} = \varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}} ;
  • la partie supérieure, de hauteur H - h, occupée par l'air assimilé au vide de permittivité \varepsilon_0.

D'après le résultat de la question Q14, la capacité d'un condensateur cylindrique coaxial de hauteur L et de permittivité \varepsilon s'écrit :

C = \frac{2\pi \varepsilon L}{\ln(R_2/R_1)}

Les capacités de chacune des deux parties valent donc :

\begin{aligned} C_{\text{eau}} &= \frac{2\pi \varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}}{\ln(R_2/R_1)} h \\ C_{\text{air}} &= \frac{2\pi \varepsilon_0}{\ln(R_2/R_1)} (H - h) \end{aligned}

Pour une association en parallèle, les capacités s'ajoutent :

C_{\text{sonde}} = C_{\text{eau}} + C_{\text{air}} = \frac{2\pi\varepsilon_0}{\ln(R_2/R_1)} \left[\varepsilon_{\mathrm{r}} h + (H - h)\right]

L'eau présente une permittivité relative statique très élevée : \varepsilon_{\mathrm{r}} = 80 \gg 1. De plus, h et H étant du même ordre de grandeur, on a :

H - h \sim h \ll \varepsilon_{\mathrm{r}} h

On peut donc négliger le terme H - h devant \varepsilon_{\mathrm{r}} h (ou de façon équivalente, négliger C_{\text{air}} devant C_{\text{eau}}) :

\boxed{C_{\text{sonde}} = \frac{2\pi \varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}}{\ln (R_2/R_1)} \, h}

Résultat

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II · Circuit électronique de mesure

Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : impédance d'un condensateur, ordre de grandeur

Sachant que la fréquence d'oscillation attendue se situe dans une gamme de l'ordre du kilohertz, montrer que la sonde, association parallèle de et , est équivalente à la seule résistance .

Voir l'indice

Calculer le produit de relaxation R_{\text{sonde}} C_{\text{sonde}} = \varepsilon_0 \varepsilon_r / \gamma_{\text{eau}} et comparer la pulsation correspondante à la pulsation de travail \omega \sim 2\pi \times 1\text{ kHz}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'admittance complexe de l'association en parallèle de la résistance R_{\text{sonde}} et de la capacité C_{\text{sonde}}.
  2. Calculer le produit R_{\text{sonde}} C_{\text{sonde}} et constater l'indépendance vis-à-vis des facteurs géométriques (h, R_1, R_2).
  3. Comparer la pulsation propre d'oscillation \omega = 2\pi f à la pulsation caractéristique \omega_c = \frac{1}{R_{\text{sonde}} C_{\text{sonde}}} pour conclure quant à la prépondérance de l'effet résistif.
Voir la réponse courte

Comparaison des admittances ou vérification de R_{\text{sonde}} C_{\text{sonde}} \omega \ll 1 : la branche capacitive est négligeable.

Voir le corrigé complet

Pour une association en parallèle d'un conducteur ohmique de résistance R_{\text{sonde}} et d'un condensateur de capacité C_{\text{sonde}} soumis à un signal de pulsation \omega = 2\pi f, l'admittance complexe équivalente de la sonde s'écrit :

\underline{Y} = \frac{1}{R_{\text{sonde}}} + \mathrm{j} C_{\text{sonde}}\omega = \frac{1}{R_{\text{sonde}}} \left( 1 + \mathrm{j} R_{\text{sonde}} C_{\text{sonde}} \omega \right)

D'après les résultats des questions Q15 et Q16 :

R_{\text{sonde}} = \frac{\ln(R_2/R_1)}{2\pi \gamma_{\text{eau}} h} \quad \text{et} \quad C_{\text{sonde}} = \frac{2\pi \varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}}{\ln(R_2/R_1)}\,h

Le produit R_{\text{sonde}} C_{\text{sonde}}, homogène à un temps de relaxation diélectrique, est indépendant de la géométrie et de la hauteur d'eau h :

R_{\text{sonde}} C_{\text{sonde}} = \frac{\ln(R_2/R_1)}{2\pi \gamma_{\text{eau}} h} \times \frac{2\pi \varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}} h}{\ln(R_2/R_1)} = \frac{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}}{\gamma_{\text{eau}}}

Effectuons l'application numérique avec les grandeurs fournies :

R_{\text{sonde}} C_{\text{sonde}} = \frac{8{,}85 \times 10^{-12} \times 80}{2{,}0 \times 10^{-2}} \approx 3{,}5 \times 10^{-8}\text{ s} = 35\text{ ns}

Pour une fréquence d'oscillation de l'ordre du kilohertz (f \sim 10^3\text{ Hz}, soit \omega = 2\pi f \sim 6{,}3 \times 10^3\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}) :

R_{\text{sonde}} C_{\text{sonde}} \omega \sim 3{,}5 \times 10^{-8} \times 6{,}3 \times 10^3 \approx 2{,}2 \times 10^{-4} \ll 1

Par conséquent :

C_{\text{sonde}} \omega \ll \frac{1}{R_{\text{sonde}}} \iff Z_{C_{\text{sonde}}} = \frac{1}{C_{\text{sonde}}\omega} \gg R_{\text{sonde}}

Le courant traversant la branche capacitive est tout à fait négligeable devant celui traversant la branche conductrice : la capacité se comporte comme un circuit ouvert. L'admittance se réduit à :

\boxed{\underline{Y} \approx \frac{1}{R_{\text{sonde}}}}

La sonde est donc équivalente, à cette fréquence, à la seule résistance R_{\text{sonde}}.

Résultat

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : amplificateur linéaire intégré, alimentation stabilisée

Quelle est dans le circuit la source d'énergie qui assure l'entretien des oscillations ?

Voir l'indice

Penser aux alimentations continues symétriques non représentées qui polarisent l'amplificateur opérationnel.

Voir la réponse courte

L'alimentation continue stabilisée \pm V_{\text{cc}} de l'amplificateur fournit l'énergie nécessaire à l'entretien des oscillations.

Voir le corrigé complet

Les composants passifs du circuit (les résistances R, la sonde assimilée à la résistance R_{\text{sonde}} et le condensateur C) ne fournissent aucune énergie au circuit ; les résistances dissipent au contraire continûment de l'énergie par effet Joule.

L'amplificateur linéaire intégré (ALI) est un composant actif. L'entretien des oscillations et la compensation des pertes énergétiques sont donc assurés par l'alimentation électrique extérieure (continue, généralement symétrique \pm V_{\mathrm{alim}} ou \pm V_{\mathrm{cc}}) de l'ALI, bien que ses bornes d'alimentation ne soient pas explicitement représentées sur le schéma de principe de la figure 6.

\boxed{\text{L'alimentation continue extérieure de l'amplificateur linéaire intégré (ALI).}}

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : régime saturé, comparateur à hystérésis

Quel est le régime de fonctionnement de l'ALI ? À quel type de montage correspond cette partie du circuit ?

Voir l'indice

Identifier la nature de la boucle de rétroaction (sur la borne non-inverseuse +) pour déduire le régime de fonctionnement et la fonction du sous-circuit.

Voir la réponse courte

Rétroaction sur la borne non-inverseuse : fonctionnement en régime saturé, montage comparateur à hystérésis non inverseur.

Voir le corrigé complet

Examinons les liaisons de l'amplificateur linéaire intégré (ALI) :

  • La sortie de l'ALI est bouclée sur son entrée non-inverseuse (+) à travers un pont diviseur de tension constitué par les deux résistances R. Il s'agit d'une réaction positive (rétroaction sur la borne +).
  • Il n'y a aucune liaison de rétroaction vers l'entrée inverseuse (-).

L'existence exclusive d'une rétroaction positive rend instable tout fonctionnement avec une tension différentielle d'entrée nulle. L'ALI fonctionne donc en régime de saturation (ou régime non linéaire), la tension de sortie ne pouvant prendre que deux valeurs discrètes :

\boxed{\text{L'ALI fonctionne en régime saturé (ou non linéaire).}}

Le signal d'entrée e(t) étant appliqué sur l'entrée inverseuse (-) tandis que le seuil de basculement dépend de la tension de sortie réinjectée sur la borne (+), cette partie du circuit constitue un :

\boxed{\text{comparateur à deux seuils (ou comparateur à hystérésis, trigger de Schmitt inverseur).}}

Résultat

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : diviseur de tension, comparateur à hystérésis

Exprimer la tension différentielle d'entrée en fonction de et .

Voir l'indice

Appliquer la formule du pont diviseur de tension sur l'entrée non-inverseuse reliée à la sortie s pour exprimer V^+, et repérer directement V^-.

Voir la réponse courte

Pont diviseur de tension sur la borne non-inverseuse : V^+ = \frac{R_1}{R_1+R_2} s et V^- = e, d'où \varepsilon = \frac{R_1}{R_1+R_2} s - e.

Voir le corrigé complet

L'amplificateur linéaire intégré étant supposé idéal, les courants d'entrée sur ses bornes inverseuse et non-inverseuse sont nuls :

i^+ = 0 \quad \text{et} \quad i^- = 0
  • Potentiel de la borne inverseuse V^- :
    La borne inverseuse (-) est directement reliée à la tension d'entrée e(t) mesurée par rapport à la masse, d'où :

    V^- = e
  • Potentiel de la borne non-inverseuse V^+ :
    Puisque le courant d'entrée i^+ est nul, les deux résistors de même résistance R constituent un pont diviseur de tension idéal entre la sortie à la tension s et la masse (0\text{ V}) :

    V^+ = \frac{R}{R + R}\,s = \frac{s}{2}

La tension différentielle d'entrée \varepsilon = V^+ - V^- s'exprime ainsi :

\boxed{\varepsilon = \frac{s}{2} - e}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : comparateur à hystérésis, cycle d'hystérésis

En d'étaillant le raisonnement, établir le tracé de la courbe en faisant apparaître les grandeurs utiles sur les deux axes.

Voir l'indice

Utiliser les conditions de basculement \varepsilon = 0 pour déterminer les deux seuils de commutation e_{\text{haut}} et e_{\text{bas}} et tracer le cycle d'hystérésis associé.

Voir la stratégie
  1. Partir de la loi de comportement de l'ALI idéal en régime saturé pour déterminer la condition de basculement selon l'état de la sortie (\pm V_{\text{sat}}).
  2. Identifier les deux tensions de seuil e_{\text{bas}} et e_{\text{haut}} correspondant aux changements de signe de \varepsilon.
  3. Tracer la caractéristique de transfert statique s(e) sous forme de cycle d'hystérésis en indiquant le sens de parcours et les valeurs remarquables.
Voir la réponse courte

Tracé du cycle rectangulaire s(e) avec les deux seuils de basculement symétriques \pm \frac{R_1}{R_1+R_2} V_{\text{sat}}.

Voir le corrigé complet

L'amplificateur opérationnel étant idéal et en régime non-linéaire (saturé), la tension de sortie ne peut prendre que deux valeurs :

s = +V_{\text{sat}} \quad \text{ou} \quad s = -V_{\text{sat}}

D'après la question Q20, la tension différentielle s'écrit \varepsilon = \dfrac{s}{2} - e.

  • Supposons initialement la sortie à l'état haut : s = +V_{\text{sat}}.
    La tension d'entrée différentielle vaut :

    \varepsilon = \frac{V_{\text{sat}}}{2} - e

    La sortie reste à +V_{\text{sat}} tant que \varepsilon > 0, c'est-à-dire tant que e < \dfrac{V_{\text{sat}}}{2}.
    Lorsque la tension d'entrée augmente et franchit le seuil haut :

    e_{\text{haut}} = +\frac{V_{\text{sat}}}{2}

    \varepsilon devient négatif et la sortie bascule instantanément à s = -V_{\text{sat}}.

  • Supposons ensuite la sortie à l'état bas : s = -V_{\text{sat}}.
    La tension différentielle devient :

    \varepsilon = -\frac{V_{\text{sat}}}{2} - e

    La sortie reste à -V_{\text{sat}} tant que \varepsilon < 0, c'est-à-dire tant que e > -\dfrac{V_{\text{sat}}}{2}.
    Lorsque la tension d'entrée diminue et franchit le seuil bas :

    e_{\text{bas}} = -\frac{V_{\text{sat}}}{2}

    \varepsilon devient positif et la sortie bascule instantanément à s = +V_{\text{sat}}.

La caractéristique de transfert statique s(e) présente donc un cycle d'hystérésis de type inverseur, parcouru dans le sens des aiguilles d'une montre (sens horaire).

Les grandeurs caractéristiques sont :

\boxed{e_{\text{bas}} = -\frac{V_{\text{sat}}}{2} \quad \text{et} \quad e_{\text{haut}} = +\frac{V_{\text{sat}}}{2}}

avec les niveaux de saturation \pm V_{\text{sat}}.

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : circuit rc, équation différentielle

Montrer que

en exprimant en fonction de et .

Voir l'indice

Écrire la loi des nœuds au niveau de l'entrée inverseuse de l'ALI en tenant compte du courant absorbé nul pour un ALI idéal.

Voir la stratégie
  1. Modéliser la sonde par la résistance R_{\text{sonde}} conformément au résultat de la question Q17.
  2. Appliquer la loi des nœuds en termes de potentiels au niveau du nœud reliant la sonde, le condensateur C et la borne inverseuse de l'ALI, en tenant compte du caractère idéal de ce dernier (i^- = 0).
  3. Réorganiser l'équation sous la forme canonique demandée pour identifier la constante de temps \tau.
Voir la réponse courte

Courant traversant le condensateur i = C \frac{\mathrm{d}e}{\mathrm{d}t} = \frac{s - e}{R_{\text{sonde}}}, d'où \tau = R_{\text{sonde}} C.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q17, aux fréquences d'intérêt, la sonde se comporte comme un conducteur ohmique de résistance R_{\text{sonde}}.

L'amplificateur linéaire intégré étant idéal, le courant entrant par sa borne inverseuse est nul :

i^- = 0

Le potentiel au nœud situé entre la sonde et le condensateur est égal au potentiel V^- de la borne inverseuse, soit e(t) (rappelé à la question Q20). La tension aux bornes du condensateur C, dont une armature est reliée à la masse, est donc directement e(t).

Le courant i(t) circulant de la sortie de l'ALI (au potentiel s(t)) vers la masse à travers la sonde puis le condensateur s'écrit :

  • à travers la résistance R_{\text{sonde}} de la sonde :

    i(t) = \frac{s(t) - e(t)}{R_{\text{sonde}}}
  • à travers le condensateur C :

    i(t) = C\,\frac{\mathrm{d}e}{\mathrm{d}t}

En égalant ces deux expressions :

C\,\frac{\mathrm{d}e}{\mathrm{d}t} = \frac{s(t) - e(t)}{R_{\text{sonde}}} \iff \frac{\mathrm{d}e}{\mathrm{d}t} + \frac{1}{R_{\text{sonde}} C}\,e(t) = \frac{1}{R_{\text{sonde}} C}\,s(t)

On obtient bien la forme demandée :

\boxed{\frac{\mathrm{d}e}{\mathrm{d}t} + \frac{1}{\tau}\,e(t) = \frac{1}{\tau}\,s(t)}

avec la constante de temps du circuit RC série :

\boxed{\tau = R_{\text{sonde}}\,C}

Résultat

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Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : oscillateur de relaxation, régime transitoire

En utilisant les résultats établis précédemment, montrer que croît et que devient égal à à une date à exprimer en fonction de .

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle du premier ordre avec la condition initiale donnée et chercher la date t_1 à laquelle e(t) atteint le seuil haut +V_{\text{sat}}/2.

Voir la stratégie
  1. Résoudre l'équation différentielle établie à la question Q22 pour s(t) = +V_{\text{sat}} avec la condition initiale e(0) = -V_{\text{sat}}/2.
  2. Calculer la dérivée temporelle de e(t) pour montrer sa stricte croissance.
  3. Identifier la condition de basculement de la sortie de l'ALI établie aux questions Q20 et Q21, puis en déduire l'instant t_1.
Voir la réponse courte

Charge du condensateur vers +V_{\text{sat}} depuis -e_{\text{b}} jusqu'au basculement à e = +e_{\text{h}} en t_1 = \tau \ln\frac{V_{\text{sat}} + e_{\text{h}}}{V_{\text{sat}} - e_{\text{h}}}.

Voir le corrigé complet

Tant que la tension de sortie reste à s(t) = +V_{\text{sat}}, l'équation différentielle régissant e(t) (établie en Q22) s'écrit :

\frac{\mathrm{d}e}{\mathrm{d}t} + \frac{e(t)}{\tau} = \frac{V_{\text{sat}}}{\tau}

La solution générale est de la forme :

e(t) = V_{\text{sat}} + A\,\mathrm{e}^{-t/\tau}

où A est une constante déterminée par la condition initiale à t = 0 :

e(0) = -\frac{V_{\text{sat}}}{2} = V_{\text{sat}} + A \implies A = -\frac{3}{2}V_{\text{sat}}

On en déduit l'expression temporelle de e(t) pour t \in [0, t_1] :

e(t) = V_{\text{sat}}\left(1 - \frac{3}{2}\mathrm{e}^{-t/\tau}\right)

La dérivée temporelle de cette tension vaut :

\frac{\mathrm{d}e}{\mathrm{d}t} = \frac{3 V_{\text{sat}}}{2\tau}\,\mathrm{e}^{-t/\tau}

Comme V_{\text{sat}} > 0 et \tau > 0, on a \frac{\mathrm{d}e}{\mathrm{d}t} > 0 pour tout t \ge 0 : la tension e(t) est strictement croissante.

D'après les questions Q20 et Q21, tant que s = +V_{\text{sat}}, le potentiel de la borne non-inverseuse est V^+ = +V_{\text{sat}}/2. La sortie bascule vers -V_{\text{sat}} dès que la tension différentielle \varepsilon = V^+ - e(t) change de signe (devient négative), c'est-à-dire dès que e(t) atteint le seuil haut e_{\text{haut}} = +V_{\text{sat}}/2 à une date notée t_1 :

\begin{aligned} e(t_1) = +\frac{V_{\text{sat}}}{2} &\iff V_{\text{sat}}\left(1 - \frac{3}{2}\mathrm{e}^{-t_1/\tau}\right) = \frac{V_{\text{sat}}}{2} \\ &\iff 1 - \frac{3}{2}\mathrm{e}^{-t_1/\tau} = \frac{1}{2} \\ &\iff \frac{3}{2}\mathrm{e}^{-t_1/\tau} = \frac{1}{2} \\ &\iff \mathrm{e}^{-t_1/\tau} = \frac{1}{3} \end{aligned}

En prenant le logarithme népérien :

\boxed{t_1 = \tau \ln 3}

À cette date, e(t_1) = +V_{\text{sat}}/2 et, par stricte croissance, pour t > t_1 on a e(t) > +V_{\text{sat}}/2, ce qui impose \varepsilon < 0 : la sortie bascule instantanément à s(t) = -V_{\text{sat}}.

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : oscillateur de relaxation, basculement

Montrer que pour , décroît et que redevient égal à pour une date à exprimer en fonction de .

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle pour s = -V_{\text{sat}} avec la nouvelle condition initiale en t_1, puis identifier la date t_2 de basculement au seuil bas -V_{\text{sat}}/2.

Voir la stratégie
  1. Résoudre l'équation différentielle établie en Q22 pour t \ge t_1, intervalle où s(t) = -V_{\text{sat}}, en tenant compte de la continuité de la tension aux bornes du condensateur : e(t_1) = +V_{\text{sat}}/2.
  2. Étudier le signe de la dérivée première \dfrac{\mathrm{d}e}{\mathrm{d}t} pour prouver la décroissance de e(t).
  3. Déterminer l'instant t_2 de nouveau basculement en appliquant la condition de basculement au seuil bas e_{\text{bas}} = -V_{\text{sat}}/2 identifié en Q21.
Voir la réponse courte

Décharge symétrique vers -V_{\text{sat}} durant une durée identique \Delta t = t_1, d'où t_2 = 2 t_1.

Voir le corrigé complet

À l'instant t_1, la sortie a basculé à s(t) = -V_{\text{sat}}. Pour t > t_1, l'équation différentielle régissant e(t) (Q22) devient :

\frac{\mathrm{d}e}{\mathrm{d}t} + \frac{1}{\tau} e(t) = -\frac{V_{\text{sat}}}{\tau}

La solution générale est de la forme :

e(t) = -V_{\text{sat}} + A\,\mathrm{e}^{-(t - t_1)/\tau}

Par continuité de la tension aux bornes du condensateur, on a :

e(t_1) = e(t_1^-) = +\frac{V_{\text{sat}}}{2}

En évaluant e(t_1), on en déduit la constante A :

-V_{\text{sat}} + A = \frac{V_{\text{sat}}}{2} \implies A = \frac{3}{2} V_{\text{sat}}

L'expression de e(t) pour t \in [t_1, t_2] est donc :

e(t) = V_{\text{sat}}\left(-1 + \frac{3}{2}\mathrm{e}^{-(t - t_1)/\tau}\right)

Calculons la dérivée temporelle de e(t) :

\frac{\mathrm{d}e}{\mathrm{d}t} = -\frac{3 V_{\text{sat}}}{2\tau}\,\mathrm{e}^{-(t - t_1)/\tau}

Puisque V_{\text{sat}} > 0 et \tau > 0, on a \dfrac{\mathrm{d}e}{\mathrm{d}t} < 0 : la tension e(t) est donc strictement décroissante pour t > t_1.

D'après le cycle d'hystérésis établi en Q21, lorsque la sortie est à s = -V_{\text{sat}}, elle rebascule à +V_{\text{sat}} dès que l'entrée inverseuse e(t) atteint par valeurs décroissantes le seuil bas :

e_{\text{bas}} = -\frac{V_{\text{sat}}}{2}

La date t_2 de ce second basculement vérifie donc :

\begin{aligned} e(t_2) = -\frac{V_{\text{sat}}}{2} &\iff V_{\text{sat}}\left(-1 + \frac{3}{2}\mathrm{e}^{-(t_2 - t_1)/\tau}\right) = -\frac{V_{\text{sat}}}{2} \\ &\iff \frac{3}{2}\mathrm{e}^{-(t_2 - t_1)/\tau} = \frac{1}{2} \\ &\iff \mathrm{e}^{-(t_2 - t_1)/\tau} = \frac{1}{3} \\ &\iff t_2 - t_1 = \tau \ln 3 \end{aligned}

En utilisant la valeur t_1 = \tau \ln 3 obtenue en Q23, on trouve finalement :

\boxed{t_2 = 2\tau \ln 3}

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : oscillateur de relaxation, période d'oscillation

Justifier le caractère périodique des variations dans le temps des grandeurs électriques dans le circuit et donner l'expression de la fréquence d'oscillation en fonction de .

Voir l'indice

Constater que l'état en t_2 reproduit l'état initial en t=0 et exprimer la période totale T = t_2 puis la fréquence f = 1/T.

Voir la réponse courte

Les grandeurs retrouvent leurs valeurs initiales en t_2, d'où la périodicité de période T = 2 t_1 et la fréquence f = 1/T.

Voir le corrigé complet

À la date t_2, les grandeurs électriques du circuit vérifient :

s(t_2^+) = +V_{\text{sat}} \quad \text{et} \quad e(t_2) = -\frac{V_{\text{sat}}}{2}

Ces conditions sont strictement identiques aux conditions initiales posées à t = 0 :

s(0^+) = +V_{\text{sat}} \quad \text{et} \quad e(0) = -\frac{V_{\text{sat}}}{2}

L'équation différentielle régissant l'évolution du système étant invariante par translation temporelle (système autonome), le cycle de charge et de décharge du condensateur se reproduit à l'identique et de façon indéfinie. Les tensions s(t) et e(t) présentent donc une évolution périodique dans le temps.

La période T des oscillations correspond à la durée d'un cycle complet, soit :

T = t_2 - 0 = 2 \tau \ln 3

La fréquence d'oscillation f = \dfrac{1}{T} s'écrit par conséquent :

\boxed{f = \frac{1}{2 \tau \ln 3}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 26

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : capteur de niveau, oscillateur

Calculer la hauteur d'eau présente dans la sonde.

Voir l'indice

Mesurer la période T sur l'oscillogramme grâce aux divisions temporelles, en déduire \tau, puis remonter à la hauteur d'eau h grâce à l'expression de R_{\text{sonde}}(h).

Voir la stratégie
  1. Mesurer la période T (ou la demi-période T/2) du signal sur l'oscillogramme fourni en figure 7.
  2. En déduire la constante de temps \tau à l'aide de la relation T = 2\tau\ln 3 établie à la question Q25.
  3. Relier \tau à la résistance R_{\text{sonde}} via \tau = R_{\text{sonde}}C (question Q22), puis déterminer la hauteur d'eau h à l'aide de l'expression de R_{\text{sonde}} issue de la question Q15.
Voir la réponse courte

Extraction de \tau à partir de la fréquence mesurée, calcul de R_{\text{sonde}}, puis de la hauteur d'eau h via la formule de Q15.

Voir le corrigé complet

D'après l'oscillogramme de la figure 7, la sensibilité horizontale (base de temps) est :

b_t = 50{,}0\,\mu\text{s/div}

Sur la voie CH1 (tension carrée s(t)), une période complète T s'étend sur :

N_{\text{div}} \approx 4{,}4\text{ divisions} \quad (\text{soit } 2{,}2\text{ divisions pour une demi-période})

La période des oscillations vaut donc :

T = 4{,}4 \times 50{,}0 \times 10^{-6} = 2{,}2 \times 10^{-4}\text{ s} = 220\,\mu\text{s}

D'après le résultat de la question Q25, la période est liée à la constante de temps \tau par :

T = 2\tau\ln 3 \implies \tau = \frac{T}{2\ln 3} = \frac{2{,}2 \times 10^{-4}}{2\ln 3} \approx 1{,}00 \times 10^{-4}\text{ s} = 100\,\mu\text{s}

D'après la question Q22, \tau = R_{\text{sonde}} C, d'où :

R_{\text{sonde}} = \frac{\tau}{C} = \frac{1{,}00 \times 10^{-4}}{1{,}0 \times 10^{-6}} = 100\,\Omega

D'après la question Q15, la résistance de la sonde s'exprime en fonction de la hauteur d'eau h selon :

R_{\text{sonde}} = \frac{\ln(R_2/R_1)}{2\pi\gamma_{\text{eau}}}\frac{1}{h}

On en déduit l'expression littérale de la hauteur d'eau h :

h = \frac{\ln(R_2/R_1)}{2\pi\gamma_{\text{eau}} R_{\text{sonde}}} = \frac{\ln(R_2/R_1)\,C}{2\pi\gamma_{\text{eau}}\tau} = \frac{\ln(R_2/R_1)\,\ln 3}{\pi\gamma_{\text{eau}} T}\,C

Avec le rapport des rayons \frac{R_2}{R_1} = \frac{3{,}0 \times 10^{-2}}{1{,}0 \times 10^{-2}} = 3{,}0, on a \ln(R_2/R_1) = \ln 3. L'expression se simplifie en :

h = \frac{(\ln 3)^2\,C}{\pi\gamma_{\text{eau}} T} = \frac{\ln 3}{2\pi\gamma_{\text{eau}} R_{\text{sonde}}}

Application numérique avec les données :

  • \ln 3 \approx 1{,}0986
  • \gamma_{\text{eau}} = 2{,}0 \times 10^{-2}\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}
  • R_{\text{sonde}} = 100\,\Omega
h = \frac{1{,}0986}{2\pi \times 2{,}0 \times 10^{-2} \times 100} = \frac{1{,}0986}{4\pi} \approx 8{,}74 \times 10^{-2}\text{ m}

En conservant deux chiffres significatifs cohérents avec la lecture graphique et les données :

\boxed{h = 8{,}7\text{ cm}}

Résultat

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Partie C : Gilet de sauvetage

I · Dissolution de la pastille de sel

Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : réaction de dissolution

Écrire la réaction de dissolution du sel dans l'eau.

Voir l'indice

Écrire la dissociation totale du cristal ionique dans l'eau conduisant aux ions sodium et chlorure solvatés.

Voir la réponse courte

Équation-bilan de dissolution complète : \mathrm{NaCl(s)} \rightarrow \mathrm{Na^+(aq)} + \mathrm{Cl^-(aq)}.

Voir le corrigé complet

Le chlorure de sodium solide est un cristal ionique. Lors de sa dissolution dans l'eau liquide, les liaisons du réseau cristallin sont rompues et les ions sont hydratés (solvatés). L'équation de la réaction de dissolution s'écrit :

\boxed{\mathrm{NaCl}_{(\text{s})} = \mathrm{Na}^+_{(\text{aq})} + \mathrm{Cl}^-_{(\text{aq})}}

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : loi de hess, enthalpie standard de réaction

Calculer son enthalpie standard de réaction à 298 K. Commenter son signe.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Hess en reliant l'enthalpie standard de réaction aux enthalpies standard de formation des réactifs et des produits.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de Hess en reliant l'enthalpie standard de réaction aux enthalpies standard de formation des espèces réactives et formées.
  2. Réaliser l'application numérique avec les grandeurs fournies à 298 K.
  3. Interpréter le signe du résultat en termes d'échanges thermiques (endothermicité).
Voir la réponse courte

Loi de Hess à partir des enthalpies standard de formation : \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ > 0, transformation endothermique.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de la réaction de dissolution établie en Q27 :

\mathrm{NaCl}_{(\mathrm{s})} = \mathrm{Na}^+_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{Cl}^-_{(\mathrm{aq})}

La loi de Hess permet d'exprimer l'enthalpie standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}} H^\circ(298\text{ K}) à partir des enthalpies standard de formation :

\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ = \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ\bigl(\mathrm{Na}^+_{(\mathrm{aq})}\bigr) + \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ\bigl(\mathrm{Cl}^-_{(\mathrm{aq})}\bigr) - \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ\bigl(\mathrm{NaCl}_{(\mathrm{s})}\bigr)

Application numérique :

\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}} H^\circ &= -240{,}12 + (-167{,}16) - (-411{,}18) \\ &= -407{,}28 + 411{,}18 \\ &= +3{,}90\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ(298\text{ K}) = +3{,}90\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Commentaire sur le signe : Comme \Delta_{\mathrm{r}} H^\circ > 0, la réaction de dissolution du sel dans l'eau est endothermique. La dissolution nécessite un apport d'énergie thermique du milieu extérieur ; si l'opération est menée de manière adiabatique, elle s'accompagne donc d'un abaissement de la température de la solution.

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : relation de van 't hoff, équilibre chimique

La réaction de dissolution est-elle, d'un point de vue thermodynamique, favorisée à haute ou à basse température ? Justifier.

Voir l'indice

Utiliser la relation de van 't Hoff liant l'évolution de la constante d'équilibre avec la température au signe de l'enthalpie standard de réaction.

Voir la réponse courte

D'après la relation de Van 't Hoff, \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ > 0 implique que la constante d'équilibre augmente avec la température.

Voir le corrigé complet

L'influence de la température sur la constante d'équilibre K^\circ(T) d'une réaction chimique est régie par la relation de van 't Hoff :

\frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ(T)}{R\,T^2}

D'après la question Q28, l'enthalpie standard de dissolution est strictement positive (\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ > 0 : réaction endothermique). Il en résulte :

\frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} > 0

La constante d'équilibre K^\circ(T) (ici le produit de solubilité K_{\text{s}} du chlorure de sodium) est donc une fonction strictement croissante de la température.

Par conséquent, une élévation de la température déplace l'équilibre dans le sens direct (sens endothermique, conformément au principe de modération de Le Chatelier).

\boxed{\text{La réaction de dissolution est favorisée thermodynamiquement à haute température.}}

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres ; Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : transfert thermique, enthalpie de réaction

Calculer l'énergie thermique reçue par la pastille de sel pour une dissolution complète supposée monotherme.

Voir l'indice

Calculer la quantité de matière de sel dissoute et appliquer le premier principe à pression constante : Q_p = \Delta H = n \, \Delta_{\text{r}}H^\circ.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la quantité de matière de chlorure de sodium contenue dans une pastille de masse m_{\text{sel}} à partir des masses molaires atomiques fournies.
  2. Relier le transfert thermique reçu Q par le système à la variation d'enthalpie lors de la dissolution monobare et monotherme (à la pression atmosphérique et à 298\text{ K}) : Q = \Delta H = n\,\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ.
  3. Réaliser l'application numérique avec le nombre pertinent de chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

À pression constante, transfert thermique reçu Q_P = \xi \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ = \frac{m_{\text{sel}}}{M_{\text{NaCl}}} \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ.

Voir le corrigé complet

La masse molaire du chlorure de sodium vaut :

M(\mathrm{NaCl}) = M(\mathrm{Na}) + M(\mathrm{Cl}) = 23,0 + 35,5 = 58,5\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

La quantité de matière de sel présente dans une pastille de masse m_{\text{sel}} = 5,0\text{ g} est :

n = \frac{m_{\text{sel}}}{M(\mathrm{NaCl})}

Pour une dissolution à pression atmosphérique constante (transformation monobare sans travail autre que les forces de pression), le premier principe de la thermodynamique indique que le transfert thermique (énergie thermique) Q reçu par le système est égal à la variation d'enthalpie :

Q = \Delta H

En supposant la solution idéale et la transformation monotherme à T = 298\text{ K}, la variation d'enthalpie associée à l'avancement \xi = n de la réaction s'écrit (en utilisant le résultat de la question Q28) :

Q = n\,\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ(298\text{ K}) = \frac{m_{\text{sel}}}{M(\mathrm{NaCl})}\,\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ(298\text{ K})

Application numérique :

\begin{aligned} Q &= \frac{5,0}{58,5} \times 3,90\text{ kJ} \\ &= \frac{5,0}{58,5} \times 3,90 \times 10^3\text{ J} \\ &= \frac{19,5 \times 10^3}{58,5}\text{ J} = \frac{1000}{3}\text{ J} \approx 333\text{ J} \end{aligned}

Compte tenu de la précision sur la masse de la pastille (5,0\text{ g}, deux chiffres significatifs) :

\boxed{Q = 3,3 \times 10^2\text{ J} \quad (\approx 333\text{ J})}

Résultat

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Question 31

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : calorimétrie, bilan d'énergie

Déduire de l'expérience l'énergie thermique nécessaire pour dissoudre une pastille de sel. Comparer ce résultat avec celui de la question précédente.

Voir l'indice

Réaliser le bilan thermique sur le système calorimétrique isolé en écrivant que la somme des transferts thermiques (refroidissement de l'eau et dissolution) est nulle.

Voir la stratégie
  1. Définir le système fermé constitué par l'eau et les dix pastilles de sel dans le calorimètre (considéré comme adiabatique et de capacité thermique négligeable).
  2. Appliquer le premier principe de la thermodynamique à pression constante (\Delta H = 0) en décomposant l'évolution selon un chemin fictif : dissolution monotherme des dix pastilles à t_1, puis refroidissement de la solution d'eau salée de t_1 à t_2.
  3. En déduire l'énergie thermique absorbée par la dissolution d'une pastille et comparer la valeur expérimentale obtenue à la valeur théorique calculée à la question Q30.
Voir la réponse courte

Évaluation de l'énergie thermique absorbée par la baisse de température mesurée : Q = (m c_{\text{eau}} + C_{\text{cal}}) |\Delta T| et comparaison.

Voir le corrigé complet

On étudie le système fermé constitué de la masse m_{\text{eau}} = 200\text{ g} d'eau et des dix pastilles de sel (m_{\text{tot}} = 10\,m_{\text{sel}} = 50\text{ g}), initialement à la température t_1 = 20,0\text{ }^\circ\text{C}, dans un calorimètre adiabatique à la pression atmosphérique constante P_0. La capacité thermique du calorimètre et de ses accessoires est négligée.

D'après le premier principe de la thermodynamique :

\Delta H = Q_p = 0

On décompose cette transformation en deux étapes fictives :

  • dissolution complète des 10 pastilles de façon monotherme à la température t_1, consommant l'énergie thermique Q_{\text{diss, 10}} : \Delta H_1 = Q_{\text{diss, 10}} ;
  • refroidissement de la solution salée formée de t_1 à t_2 : \Delta H_2 = C_{\text{sol}}\,(t_2 - t_1), où C_{\text{sol}} est la capacité thermique de la solution.

Le bilan enthalpique s'écrit donc :

\Delta H = \Delta H_1 + \Delta H_2 = 0 \implies Q_{\text{diss, 10}} = C_{\text{sol}}\,(t_1 - t_2)

L'énergie thermique Q_{\text{exp}} nécessaire pour dissoudre une pastille est ainsi :

Q_{\text{exp}} = \frac{Q_{\text{diss, 10}}}{10} = \frac{C_{\text{sol}}\,(t_1 - t_2)}{10}

L'énoncé précise que « la capacité thermique de l'eau salée est assimilée à celle de l'eau pure » :

  • Si l'on assimile la capacité thermique globale de la solution à celle de l'eau initiale, C_{\text{sol}} \approx m_{\text{eau}}\,c_{\text{eau}} :

    Q_{\text{exp}} = \frac{m_{\text{eau}}\,c_{\text{eau}}\,(t_1 - t_2)}{10}
    Q_{\text{exp}} = \frac{0{,}200 \times 4{,}18\times 10^3 \times (20{,}0 - 16{,}4)}{10} = 301\text{ J} \approx 3{,}0 \times 10^2\text{ J}
  • Si l'on assimile la capacité thermique massique de la solution à celle de l'eau pure, C_{\text{sol}} \approx (m_{\text{eau}} + 10\,m_{\text{sel}})\,c_{\text{eau}} :

    Q_{\text{exp}}' = \frac{(0{,}200 + 0{,}050) \times 4{,}18\times 10^3 \times (20{,}0 - 16{,}4)}{10} = 376\text{ J} \approx 3{,}8 \times 10^2\text{ J}

On retient l'expression stricte de l'énoncé :

\boxed{Q_{\text{exp}} \approx 3{,}0 \times 10^2\text{ J} \quad (\text{ou } 3{,}8 \times 10^2\text{ J selon la prise en compte de la masse de sel})}

Comparaison avec la question Q30 : À la question Q30, le calcul théorique fournissait :

Q_{\text{th}} \approx 333\text{ J} = 3{,}3 \times 10^2\text{ J}

L'accord entre la valeur expérimentale et la valeur théorique est très satisfaisant (écart relatif de l'ordre de 10\,\%). Les petits écarts s'expliquent par :

  • la capacité thermique non nulle du calorimètre, de l'agitateur et de la sonde de température (qui cèdent également de la chaleur au mélange lors du refroidissement) ;
  • les éventuelles pertes thermiques avec l'extérieur ;
  • l'approximation faite sur la capacité thermique de la solution d'eau salée.

Résultat

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : paramètre de maille, rayon ionique

Déterminer à partir des données en fin d'énoncé la valeur du paramètre de maille .

Voir l'indice

Exprimer la masse d'une maille cubique à faces centrées contenant 4 groupements formulaires de NaCl et relier sa masse volumique à a^3.

Voir la stratégie
  1. Dénombrer les ions \mathrm{Na}^+ et \mathrm{Cl}^- appartenant en propre à la maille élémentaire pour obtenir le nombre Z d'unités formulaires \mathrm{NaCl} par maille.
  2. Exprimer la masse volumique \mu du cristal en fonction de Z, de la masse molaire M(\mathrm{NaCl}), de la constante d'Avogadro \mathcal{N}_A et du paramètre de maille a, puis en déduire l'expression littérale et la valeur numérique de a.
Voir la réponse courte

Contact anion-cation suivant l'arête de la maille cubique à faces centrées : a = 2(r_+ + r_-).

Voir le corrigé complet

D'après la description de la structure cristalline (figure 9) :

  • Les ions \mathrm{Cl}^- occupent les 8 sommets et les 6 centres de faces de la maille cubique :

    N(\mathrm{Cl}^-) = 8 \times \frac{1}{8} + 6 \times \frac{1}{2} = 1 + 3 = 4
  • Les ions \mathrm{Na}^+ occupent les milieux des 12 arêtes et le centre du cube :

    N(\mathrm{Na}^+) = 12 \times \frac{1}{4} + 1 \times 1 = 3 + 1 = 4

La maille contient donc Z = 4 motifs \mathrm{NaCl} en propre.

La masse molaire du chlorure de sodium vaut :

M(\mathrm{NaCl}) = M(\mathrm{Na}) + M(\mathrm{Cl}) = 23{,}0 + 35{,}5 = 58{,}5\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 58{,}5 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}

La masse de la maille est donnée par m_{\text{maille}} = \frac{Z\,M(\mathrm{NaCl})}{\mathcal{N}_A}, et son volume cubique est V = a^3. La masse volumique \mu s'écrit donc :

\mu = \frac{m_{\text{maille}}}{V} = \frac{Z\,M(\mathrm{NaCl})}{\mathcal{N}_A\,a^3}

On en déduit l'expression du paramètre de maille a :

\boxed{a = \left(\frac{Z\,M(\mathrm{NaCl})}{\mu\,\mathcal{N}_A}\right)^{1/3}}

Application numérique :

\begin{aligned} a &= \left(\frac{4 \times 58{,}5 \times 10^{-3}}{2{,}16 \times 10^3 \times 6{,}02 \times 10^{23}}\right)^{1/3} \\ &= \left(\frac{0{,}234}{1{,}300 \times 10^{27}}\right)^{1/3} \\ &\approx 5{,}65 \times 10^{-10}\text{ m} = 565\text{ pm} \end{aligned}
\boxed{a = 5{,}65 \times 10^{-10}\text{ m} = 565\text{ pm}}

Résultat

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : énergie potentielle électrostatique, loi de coulomb

Exprimer l'énergie potentielle électrostatique d'une charge ponctuelle en présence d'une unique charge ponctuelle située à la distance de la charge .

Voir l'indice

Donner la formule de l'énergie potentielle coulombienne entre deux charges ponctuelles dans le vide avec l'origine des potentiels choisie à l'infini.

Voir la réponse courte

Expression du cours de l'énergie potentielle d'interaction de deux charges ponctuelles : \mathcal{E}_{\text{p}} = \frac{q_1 q_2}{4\pi\varepsilon_0 r_{12}}.

Voir le corrigé complet

La charge ponctuelle q_2 crée au point où se situe la charge q_1, à la distance r_{12}, un potentiel électrostatique donné (en choisissant le potentiel nul à l'infini) par :

V_2 = \frac{q_2}{4\pi\varepsilon_0 r_{12}}

L'énergie potentielle électrostatique de la charge q_1 placée dans ce potentiel s'exprime par :

\mathcal{E}_{\text{p}} = q_1 V_2

En prenant pour référence une énergie potentielle nulle lorsque les deux charges sont infiniment éloignées l'une de l'autre (r_{12} \to +\infty), il vient :

\boxed{\mathcal{E}_{\text{p}} = \frac{q_1 q_2}{4\pi\varepsilon_0 r_{12}}}

Résultat

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Question 34

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Structure de la matière › Cristallographie

Notions : constante de madelung, énergie potentielle électrostatique

Montrer que dans la modélisation de la figure 10, l'énergie potentielle électrostatique d'un ion quelconque s'écrit

où est la charge élémentaire et est la permittivité diélectrique du vide. Donnée : .

Voir l'indice

Sommer les énergies d'interaction d'un ion donné avec tous ses voisins de part et d'autre sur la chaîne infinie, et utiliser la somme de la série fournie.

Voir la stratégie
  1. Choisir un ion de référence (par exemple un cation \mathrm{Na}^+ ou un anion \mathrm{Cl}^-) situé en x=0.
  2. Exprimer la charge et la distance des ions voisins situés à gauche et à droite de cet ion de référence, distants de k a avec k \in \mathbb{N}^*.
  3. Sommer les énergies potentielles d'interaction élémentaires en utilisant la symétrie de la chaîne infinie et la formule donnée pour la série.
Voir la réponse courte

Sommation sur les paires d'ions à droite et à gauche à distance k a/2 et utilisation de la somme de la série alternée.

Voir le corrigé complet

Considérons une chaîne infinie d'ions alternés \mathrm{Na}^+ et \mathrm{Cl}^- régulièrement espacés d'une distance a.

Choisissons comme origine x = 0 la position d'un ion de référence de charge q_0.

  • Si l'ion de référence est un ion \mathrm{Na}^+ (q_0 = +e), les ions situés aux abscisses x_k = k a (avec k \in \mathbb{Z}^*) portent des charges alternées :

    q_k = (-1)^k e

    Le produit des charges vaut donc q_0 q_k = (-1)^k e^2.

  • Si l'ion de référence est un ion \mathrm{Cl}^- (q_0 = -e), ses proches voisins (k = \pm 1) sont des ions \mathrm{Na}^+ (+e), d'où q_k = -(-1)^k e. Le produit des charges est inchangé :

    q_0 q_k = (-e) \times \left[-(-1)^k e\right] = (-1)^k e^2

D'après le résultat de la question Q33, l'énergie potentielle électrostatique totale de cet ion en interaction avec tous les autres ions de la chaîne s'obtient par sommation discrète :

\mathcal{E}_{\text{ion}} = \sum_{k \neq 0} \frac{q_0 q_k}{4\pi\varepsilon_0 |x_k|}

Par symétrie entre les deux demi-chaînes (k > 0 et k < 0), cette somme s'écrit :

\begin{aligned} \mathcal{E}_{\text{ion}} &= 2 \sum_{k=1}^{+\infty} \frac{(-1)^k e^2}{4\pi\varepsilon_0 (k a)} \\ &= \frac{e^2}{2\pi\varepsilon_0 a} \sum_{k=1}^{+\infty} \frac{(-1)^k}{k} \end{aligned}

En utilisant la relation donnée par l'énoncé \displaystyle \sum_{k=1}^{+\infty} \frac{(-1)^k}{k} = -\ln 2, on obtient directement :

\boxed{\mathcal{E}_{\text{ion}} = -\frac{e^2}{2\pi\varepsilon_0 a} \ln 2}

Résultat

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique

Notions : quantité de matière, constante d'avogadro

Calculer le nombre d'ions présents dans de sel.

Voir l'indice

Déterminer le nombre de moles de NaCl dans la pastille puis multiplier par deux fois la constante d'Avogadro pour compter tous les ions.

Voir la réponse courte

Nombre d'ions N = 2 \frac{m_{\text{sel}}}{M_{\text{NaCl}}} N_{\mathrm{A}} en comptant un cation \mathrm{Na^+} et un anion \mathrm{Cl^-} par formule unitaire.

Voir le corrigé complet

La masse molaire du chlorure de sodium \mathrm{NaCl} vaut :

M(\mathrm{NaCl}) = M(\mathrm{Na}) + M(\mathrm{Cl}) = 23{,}0 + 35{,}5 = 58{,}5\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

La quantité de matière de sel présente dans la pastille est donnée par :

n = \frac{m_{\text{sel}}}{M(\mathrm{NaCl})}

Chaque entité formulaire de \mathrm{NaCl} apporte deux ions : un cation sodium \mathrm{Na}^+ et un anion chlorure \mathrm{Cl}^-. Le nombre total N d'ions s'exprime donc par :

N = 2 \, n \, \mathcal{N}_A = \frac{2 \, m_{\text{sel}} \, \mathcal{N}_A}{M(\mathrm{NaCl})}

Application numérique avec les données de l'énoncé :

\begin{aligned} N &= \frac{2 \times 5{,}0\text{ g} \times 6{,}02 \times 10^{23}\text{ mol}^{-1}}{58{,}5\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}} \\ &\approx 1{,}03 \times 10^{23} \end{aligned}

En ne conservant que deux chiffres significatifs (conformément à la donnée de m_{\text{sel}} = 5{,}0\text{ g}) :

\boxed{N = 1{,}0 \times 10^{23}\text{ ions}}

Résultat

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Question 36

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Structure de la matière › Cristallographie

Notions : énergie de cohésion, énergie réticulaire

Déduire des questions précédentes la valeur numérique de l'énergie nécessaire pour séparer tous les ions du sel dans une pastille, dans le cadre du modèle retenu. Commenter.

Voir l'indice

Multiplier l'énergie d'interaction par le nombre de paires d'ions (ou diviser par deux pour éviter le double comptage) pour obtenir l'énergie de dissociation totale.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie potentielle électrostatique totale du cristal en sommant les contributions de chaque ion, en prenant soin d'introduire le facteur 1/2 pour ne pas compter deux fois chaque interaction de paire.
  2. Relier l'énergie nécessaire à la séparation complète de tous les ions à l'opposé de cette énergie potentielle d'interaction (état final dissocié pris comme référence nulle à l'infini).
  3. Effectuer l'application numérique avec les valeurs obtenues aux questions précédentes.
  4. Commenter en comparant ce résultat à l'énergie de dissolution mesurée/calculée précédemment (Q \approx 330\text{ J}).
Voir la réponse courte

Énergie totale de cohésion E = -\frac{1}{2} N \mathcal{E}_{\text{ion}} pour éviter le double comptage, et comparaison avec l'expérience.

Voir le corrigé complet

L'énergie potentielle électrostatique totale d'un ensemble de N charges en interaction s'écrit :

\mathcal{E}_{\text{p, tot}} = \frac{1}{2}\sum_{i=1}^{N} \mathcal{E}_{\text{ion}, i}

Le facteur 1/2 permet d'éviter de compter deux fois l'interaction de chaque paire d'ions. Tous les ions étant équivalents dans ce modèle infini (en négligeant les effets de bord), on a :

\mathcal{E}_{\text{p, tot}} = \frac{1}{2} N \mathcal{E}_{\text{ion}} = -\frac{N e^2}{4\pi\varepsilon_0 a}\ln 2

Pour dissocier complètement le cristal et amener tous les ions à l'état de repos à l'infini (où l'énergie potentielle est nulle), l'opérateur doit fournir une énergie de séparation E_{\text{sep}} opposée à \mathcal{E}_{\text{p, tot}} :

E_{\text{sep}} = -\mathcal{E}_{\text{p, tot}} = \frac{1}{2} N |\mathcal{E}_{\text{ion}}| = \frac{N e^2}{4\pi\varepsilon_0 a}\ln 2

En remarquant que \frac{N}{2} = n\,\mathcal{N}_A = \frac{m_{\text{sel}}}{M(\mathrm{NaCl})}\,\mathcal{N}_A représente le nombre de paires d'ions (\mathrm{Na}^+, \mathrm{Cl}^-) :

E_{\text{sep}} = \frac{m_{\text{sel}}\mathcal{N}_A}{M(\mathrm{NaCl})}\,\frac{e^2}{2\pi\varepsilon_0 a}\ln 2

Calculons d'abord l'énergie potentielle par ion d'après la question Q34 avec a = 5{,}65 \times 10^{-10}\text{ m} (question Q32) :

\begin{aligned} |\mathcal{E}_{\text{ion}}| &= \frac{(1{,}6 \times 10^{-19})^2}{2\pi \times 8{,}85 \times 10^{-12} \times 5{,}65 \times 10^{-10}} \times \ln 2 \\ &= \frac{2{,}56 \times 10^{-38}}{3{,}143 \times 10^{-20}} \times 0{,}6931 \approx 5{,}65 \times 10^{-19}\text{ J} \quad (\approx 3{,}53\text{ eV}) \end{aligned}

Avec N \approx 1{,}03 \times 10^{23} ions (question Q35), on en déduit l'énergie de séparation totale :

E_{\text{sep}} = \frac{1}{2} \times (1{,}03 \times 10^{23}) \times (5{,}65 \times 10^{-19}\text{ J}) \approx 2{,}9 \times 10^4\text{ J} = 29\text{ kJ}
\boxed{E_{\text{sep}} \approx 2{,}9 \times 10^4\text{ J} = 29\text{ kJ}}

Commentaire :

  • Cette énergie de séparation dans le vide (E_{\text{sep}} \approx 29\text{ kJ}) est environ deux ordres de grandeur supérieure à l'énergie thermique de dissolution dans l'eau d'une pastille trouvée aux questions Q30 et Q31 (Q \approx 330\text{ J}).
  • Cette différence spectaculaire s'explique par l'hydratation (ou solvatation) très exothermique des ions \mathrm{Na}^+ et \mathrm{Cl}^- par les molécules d'eau polaires lors de la dissolution, qui compense la quasi-totalité de l'énergie nécessaire à la rupture du réseau cristallin (\Delta_{\mathrm{diss}}H^\circ = E_{\text{réticulaire}} + \Delta_{\mathrm{hyd}}H^\circ \ll E_{\text{réticulaire}}).

Résultat

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II · Gonflage du gilet

Question 37

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : poussée d'archimède, condition de flottabilité

Calculer le volume final minimal du gilet gonflé permettant de respecter la norme de flottabilité.

Voir l'indice

Égaler la norme de la poussée d'Archimède \rho_{\text{eau}} g V_{\text{f}} à la force de flottabilité minimale requise de 150 N.

Voir la réponse courte

Équilibre vertical traduisant la flottabilité : \rho_{\text{eau}} V_{\mathrm{f}} g - m_{\text{tot}} g \ge F_{\text{flottabilité}}, d'où V_{\mathrm{f}}.

Voir le corrigé complet

D'après la définition fournie par l'énoncé, la flottabilité correspond à la norme de la poussée d'Archimède exercée par l'eau sur le gilet lorsqu'il est totalement immergé. Pour un gilet gonflé occupant un volume V_{\mathrm{f}}, cette norme s'écrit :

\Pi = \rho \, V_{\mathrm{f}} \, g

où \rho est la masse volumique de l'eau et g l'accélération de la pesanteur.

Le volume final minimal V_{\mathrm{f}} permettant d'atteindre la flottabilité requise \Pi = 150\text{ N} est donc :

\boxed{V_{\mathrm{f}} = \frac{\Pi}{\rho \, g}}

Application numérique : Avec \Pi = 150\text{ N}, \rho = 1{,}00 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :

V_{\mathrm{f}} = \frac{150}{1{,}00 \times 10^3 \times 9{,}81} \approx 1{,}53 \times 10^{-2}\text{ m}^3 = 15{,}3\text{ L}

Soit, en conservant deux chiffres significatifs :

\boxed{V_{\mathrm{f}} \approx 15\text{ L} = 1{,}5 \times 10^{-2}\text{ m}^3}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : gaz parfait, équation d'état

Calculer la pression finale du dioxyde de carbone occupant le volume à une température de 20 °C. Commenter.

Voir l'indice

Appliquer l'équation d'état des gaz parfaits au gaz carbonique contenu dans le volume V_{\text{f}} calculé précédemment.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la quantité de matière n_{\text{gaz}} de dioxyde de carbone à partir de sa masse m_{\text{gaz}} et de sa masse molaire M(\mathrm{CO}_2).
  2. Appliquer l'équation d'état des gaz parfaits au gaz occupant le volume V_{\mathrm{f}} déterminé à la question Q37 afin d'en déduire la pression finale P_{\mathrm{f}}.
  3. Commenter la valeur obtenue en la comparant à la pression atmosphérique P_0.
Voir la réponse courte

Calcul de P_{\mathrm{f}} = \frac{m R T}{M V_{\mathrm{f}}} et comparaison avec la pression atmosphérique pour vérifier le gonflage.

Voir le corrigé complet

La masse molaire du dioxyde de carbone \mathrm{CO}_2 est :

M(\mathrm{CO}_2) = M(\mathrm{C}) + 2\,M(\mathrm{O}) = 12{,}0 + 2 \times 16{,}0 = 44{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

La quantité de matière de gaz libérée par la cartouche s'écrit donc :

n_{\text{gaz}} = \frac{m_{\text{gaz}}}{M(\mathrm{CO}_2)}

En assimilant le dioxyde de carbone à un gaz parfait à la température T = 20\text{ }^\circ\text{C} = 293\text{ K}, l'équation d'état donne la pression finale P_{\mathrm{f}} du gaz dans le gilet :

P_{\mathrm{f}} V_{\mathrm{f}} = n_{\text{gaz}} R T = \frac{m_{\text{gaz}}}{M(\mathrm{CO}_2)} R T

d'où, en utilisant l'expression du volume minimal V_{\mathrm{f}} = \dfrac{\Pi}{\rho g} obtenue en Q37 :

P_{\mathrm{f}} = \frac{m_{\text{gaz}} R T \rho g}{M(\mathrm{CO}_2) \Pi}

Application numérique :

\begin{aligned} n_{\text{gaz}} &= \frac{33}{44{,}0} = 0{,}75\text{ mol} \\ P_{\mathrm{f}} &= \frac{0{,}75 \times 8{,}3 \times 293{,}15}{1{,}53 \times 10^{-2}} \approx 1{,}19 \times 10^5\text{ Pa} \approx 1{,}2\text{ bar} \end{aligned}
\boxed{P_{\mathrm{f}} \approx 1{,}2 \times 10^5\text{ Pa} = 1{,}2\text{ bar}}

Commentaire : La pression finale est légèrement supérieure à la pression atmosphérique (P_0 \approx 1{,}0\text{ bar}). Cette surpression relative (\Delta P \approx 0{,}2\text{ bar}) est idéale en pratique :

  • elle permet de maintenir l'enveloppe du gilet parfaitement tendue et rigide, évitant son affaissement sous le poids de la personne et la faible surpression hydrostatique de l'eau à la surface ;
  • elle reste suffisamment modérée pour ne pas faire éclater l'enveloppe et ne pas nécessiter de parois trop lourdes ou rigides ;
  • elle justifie a posteriori l'utilisation du modèle du gaz parfait, la pression étant faible devant les pressions caractéristiques de liquéfaction du \mathrm{CO}_2 à 20 °C (qui sont de l'ordre de 57\text{ bar}).

Résultat

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III · Liquéfaction du CO2

Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : stockage de gaz, masse volumique

Quel est l'intérêt pratique d'avoir ici le à l'état liquide dans la cartouche ? Pourquoi le stockage du sous forme liquide est-il par ailleurs un enjeu écologique ?

Voir l'indice

Comparer la masse volumique d'une phase liquide à celle d'une phase gazeuse pour justifier la compacité de la cartouche, et évoquer le piégeage/stockage géologique du carbone (CCS).

Voir la réponse courte

Gain d'encombrement grâce à la masse volumique élevée du liquide ; enjeu de séquestration pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

Voir le corrigé complet
  1. Intérêt pratique dans la cartouche : La masse volumique du dioxyde de carbone à l'état liquide (\rho_{\text{liq}} \sim 800\text{ à }1000\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}) est environ deux à trois ordres de grandeur plus grande que celle du gaz aux pressions usuelles. Stocker une masse m_{\text{gaz}} = 33\text{ g} sous forme liquide permet de la confiner dans un très faible volume :

    V_{\text{cartouche}} \approx \frac{m_{\text{gaz}}}{\rho_{\text{liq}}} \sim 40\text{ mL}

    Ce faible encombrement rend la cartouche légère, discrète et facilement intégrable au gilet de sauvetage sans gêner les mouvements de l'utilisateur, tout en maintenant une pression de vapeur saturante raisonnable (\sim 60\text{ bar} à température ambiante).

  2. Enjeu écologique du stockage du \mathbf{CO_2} liquide : Le dioxyde de carbone est l'un des principaux gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique anthropique. Dans le cadre des procédés de captage et stockage du carbone (CSC ou CCUS) mis en place sur les sites industriels fortement émetteurs (centrales thermiques, cimenteries, aciéries), la liquéfaction du \mathrm{CO}_2 est indispensable pour :

    • densifier le fluide afin de faciliter et sécuriser son transport (par bateaux méthaniers/méthaniers adaptés ou par canalisations) ;
    • permettre son injection et son piégeage durable sous forme dense (liquide ou supercritique) dans des réservoirs géologiques profonds (aquifères salins, anciens gisements d'hydrocarbures épuisés), évitant ainsi son rejet dans l'atmosphère.
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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : premier principe en système ouvert, détente isenthalpique

Montrer que le passage du dans la vanne est isenthalpe.

Voir l'indice

Appliquer le premier principe de la thermodynamique en système ouvert à une vanne adiabatique sans pièces mobiles.

Voir la stratégie

Appliquer le premier principe de la thermodynamique pour un système ouvert en écoulement stationnaire à la traversée de la vanne de détente V.

Voir la réponse courte

Premier principe industriel sans partie mobile et sans transfert thermique : \Delta h = 0.

Voir le corrigé complet

Considérons le fluide traversant la vanne de détente V en régime stationnaire. Le premier principe de la thermodynamique appliqué à une unité de masse de fluide s'écrit :

\Delta h + \Delta e_{\mathrm{c}} + \Delta e_{\mathrm{p}} = w_{\mathrm{u}} + q

où :

  • w_{\mathrm{u}} est le travail massique utile (autre que celui des forces de pression aux frontières) échangé avec le milieu extérieur. La vanne ne comportant aucune pièce mobile en mouvement, on a :

    w_{\mathrm{u}} = 0
  • q est le transfert thermique massique avec l'extérieur. La vanne étant calorifugée, la détente est adiabatique :

    q = 0
  • d'après les hypothèses de l'énoncé, les variations d'énergie cinétique massique (\Delta e_{\mathrm{c}}) et d'énergie potentielle de pesanteur massique (\Delta e_{\mathrm{p}}) sont négligeables :

    \Delta e_{\mathrm{c}} \approx 0 \quad \text{et} \quad \Delta e_{\mathrm{p}} \approx 0

Le bilan énergétique se réduit ainsi à :

\Delta h = h_{\text{sortie}} - h_{\text{entrée}} = 0

soit :

\boxed{h_6 = h_5 \quad \text{ou} \quad h = \text{constante}}

Le passage du \mathrm{CO}_2 dans la vanne est donc isenthalpe (détente de Joule-Thomson).

Résultat

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Question 41

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : deuxième principe en système ouvert, compresseur isentropique

Montrer que le passage du dans chaque compresseur est isentrope.

Voir l'indice

Exploiter les hypothèses de compression adiabatique et réversible pour appliquer le second principe en écoulement stationnaire.

Voir la stratégie
  1. Identifier les hypothèses de l'énoncé portant sur le fonctionnement des compresseurs (compression adiabatique et réversible).
  2. Appliquer le second principe de la thermodynamique à l'écoulement stationnaire d'un fluide à travers une machine ouverte (ou à un système fermé coïncident).
Voir la réponse courte

Compresseur calorifugé (s_{\text{éch}} = 0) et supposé réversible (s_{\text{créée}} = 0), d'où \Delta s = 0.

Voir le corrigé complet

Considérons une unité de masse de dioxyde de carbone traversant l'un des compresseurs (C_1 ou C_2).

D'après le second principe de la thermodynamique en régime stationnaire pour un système ouvert à une entrée et une sortie, la variation d'entropie massique entre la sortie et l'entrée s'écrit :

s_{\text{sortie}} - s_{\text{entrée}} = s_{\text{éch}} + s_{\text{créée}}

où :

  • s_{\text{éch}} = \dfrac{q}{T_{\text{frontière}}} est le transfert d'entropie massique avec le milieu extérieur. La compression étant supposée adiabatique, il n'y a aucun échange thermique avec l'extérieur : q = 0, donc s_{\text{éch}} = 0 ;
  • s_{\text{créée}} est l'entropie massique créée par les irréversibilités. La transformation étant supposée réversible, il n'y a pas de création d'entropie : s_{\text{créée}} = 0.

On en déduit :

s_{\text{sortie}} - s_{\text{entrée}} = 0 \iff s_{\text{sortie}} = s_{\text{entrée}}
\boxed{\text{Le passage du }\mathrm{CO}_2\text{ dans chaque compresseur est isentrope : } s_2 = s_1 \text{ et } s_4 = s_3}

Résultat

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Question 42

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Exploitation de document
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Changements d'état du corps pur

Notions : diagramme enthalpique, cycle frigorifique

Placer sur le document-réponse les points allant de 1 à 6 et dessiner la courbe qui les relie.

Voir l'indice

Reporter soigneusement les points sur le diagramme de Mollier en suivant les isentropes (lignes obliques), les isobares (lignes horizontales) et les isothermes.

Voir la stratégie

Pour placer les points d'état 1 à 6 sur le diagramme (h, \ln P) du dioxyde de carbone :

  1. Identifier pour chaque point les deux coordonnées ou courbes caractéristiques (pression, température, isentrope ou enthalpie).
  2. Déterminer la nature thermodynamique de chaque transformation afin de tracer correctement l'évolution entre les états successifs (droite isobare, courbe isentrope ou droite isenthalpe).
Voir la réponse courte

Tracé des états 1 à 6 sur le diagramme (P,h) du \mathrm{CO}_2 en suivant les isobares, isentropes et isenthalpes.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé et les questions précédentes :

  • État 1 : Intersection de l'isobare P_1 = 6\text{ bar} et de l'isotherme T_1 = 0\,^\circ\text{C}. On lit :

    h_1 \approx 480\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \quad \text{et} \quad s_1 \approx 2{,}20\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}
  • Évolution 1 \to 2 (compresseur C_1) : La compression est isentrope (Q41), on suit donc la courbe isentrope s = 2{,}20\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} depuis P_1 = 6\text{ bar} jusqu'à la ligne isobare P_2 = 20\text{ bar}.
  • État 2 : Intersection de l'isentrope s_2 = s_1 \approx 2{,}20\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} et de l'isobare P_2 = 20\text{ bar}. On lit :

    h_2 \approx 545\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
  • Évolution 2 \to 3 (échangeur E_1) : Le refroidissement est isobare (P_3 = P_2 = 20\text{ bar}), représenté par un segment horizontal orienté vers la gauche.
  • État 3 : Intersection de l'isobare P_3 = 20\text{ bar} et de l'isotherme T_3 = 0\,^\circ\text{C}. On lit :

    h_3 \approx 460\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \quad \text{et} \quad s_3 \approx 1{,}87\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}
  • Évolution 3 \to 4 (compresseur C_2) : La compression est isentrope (Q41), on suit la courbe isentrope s = 1{,}87\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} depuis P_3 = 20\text{ bar} jusqu'à l'isobare P_4 = 80\text{ bar}.
  • État 4 : Intersection de l'isentrope s_4 = s_3 \approx 1{,}87\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} et de l'isobare P_4 = 80\text{ bar}. On lit :

    h_4 \approx 532\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
  • Évolution 4 \to 5 (échangeur E_2) : Le refroidissement est isobare (P_5 = P_4 = 80\text{ bar}), représenté par un segment horizontal orienté vers la gauche.
  • État 5 : Intersection de l'isobare P_5 = 80\text{ bar} et de l'isotherme T_5 = 35\,^\circ\text{C}. On lit :

    h_5 \approx 348\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
  • Évolution 5 \to 6 (vanne de détente V) : La détente est isenthalpe (Q40) : h_6 = h_5, ce qui se traduit sur le diagramme par un segment vertical orienté vers le bas jusqu'à la pression P_6 = 6\text{ bar}.
  • État 6 : Intersection de la droite isenthalpe h_6 \approx 348\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et de l'isobare P_6 = 6\text{ bar}. Le point se situe sous la courbe de saturation (mélange diphasique liquide-vapeur), avec un titre massique en vapeur :

    x_6 \approx 0{,}76
ÉtatP\text{ (bar)}T\text{ (}^\circ\text{C)}h\text{ (kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\text{)}Propriété / Construction
160480Intersection isobare 6 bar et isotherme 0\,^\circ\text{C}
220–545Compression isentrope (s_2 = s_1 \approx 2{,}20\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1})
3200460Refroidissement isobare jusqu'à 0\,^\circ\text{C}
480–532Compression isentrope (s_4 = s_3 \approx 1{,}87\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1})
58035348Refroidissement isobare jusqu'à 35\,^\circ\text{C}
66–348Détente isenthalpe (h_6 = h_5, x_6 \approx 0{,}76)
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Question 43

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : compresseur, puissance indiquée

Calculer la puissance mécanique totale nécessaire pour alimenter les deux compresseurs et .

Voir l'indice

Exprimer le travail massique de chaque compresseur par variation d'enthalpie isentrope \Delta h, puis multiplier par le débit massique D_{\text{m}}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique en écoulement stationnaire à chaque compresseur afin d'exprimer le travail utile massique reçu.
  2. En déduire la puissance mécanique reçue en fonction du débit massique D_{\mathrm{m}} et des enthalpies massiques déterminées à la question précédente.
  3. Effectuer l'application numérique avec deux chiffres significatifs, conformément à la consigne de l'énoncé.
Voir la réponse courte

Lecture des enthalpies massiques et calcul de \mathcal{P} = D_{\mathrm{m}} [(h_2 - h_1) + (h_4 - h_3)].

Voir le corrigé complet

Le dioxyde de carbone traverse successivement les compresseurs C_1 et C_2 en régime stationnaire avec un débit massique D_{\mathrm{m}} = 0{,}1\,\mathrm{kg\cdot s^{-1}}. Les variations d'énergie cinétique et potentielle massiques sont négligeables et les compresseurs sont adiabatiques (q = 0).

Le premier principe pour un système ouvert en régime stationnaire s'écrit pour chaque compresseur :

\begin{aligned} w_{u, 1} &= h_2 - h_1 \\ w_{u, 2} &= h_4 - h_3 \end{aligned}

où w_{u, 1} et w_{u, 2} représentent les travaux massiques indiqués reçus par le fluide lors des compressions respectives.

La puissance mécanique totale \mathcal{P}_{\text{comp}} fournie au fluide pour alimenter les deux compresseurs s'exprime ainsi par :

\mathcal{P}_{\text{comp}} = D_{\mathrm{m}} \, (w_{u, 1} + w_{u, 2}) = D_{\mathrm{m}} \big[(h_2 - h_1) + (h_4 - h_3)\big]

D'après les lectures effectuées à la question Q42 :

  • h_1 \approx 480\,\mathrm{kJ\cdot kg^{-1}} et h_2 \approx 545\,\mathrm{kJ\cdot kg^{-1}}, soit h_2 - h_1 \approx 65\,\mathrm{kJ\cdot kg^{-1}} ;
  • h_3 \approx 460\,\mathrm{kJ\cdot kg^{-1}} et h_4 \approx 532\,\mathrm{kJ\cdot kg^{-1}}, soit h_4 - h_3 \approx 72\,\mathrm{kJ\cdot kg^{-1}}.

L'application numérique donne :

\mathcal{P}_{\text{comp}} = 0{,}1 \times (65 + 72) \times 10^3 = 13{,}7 \times 10^3\,\mathrm{W}

En respectant les deux chiffres significatifs demandés :

\boxed{\mathcal{P}_{\text{comp}} = 14\,\mathrm{kW}}

Résultat

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Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Machines thermiques

Notions : compression bi-étagée, refroidissement intermédiaire

Quel est l'intérêt d'utiliser deux compresseurs au lieu d'un seul pour amener le de 6 bar à 80 bar ?

Voir l'indice

Expliquer l'intérêt du refroidissement intermédiaire (étagement de compression) pour diminuer le travail total de compression et limiter l'élévation de température.

Voir la stratégie

Pour expliquer l'intérêt d'une compression étagée avec refroidissement intermédiaire par rapport à une compression directe en un seul étage :

  1. analyser l'aspect énergétique : effet du refroidissement intermédiaire sur le travail massique de transvasement fourni (w = \int v\,\mathrm{d}P ou variation d'enthalpie) ;
  2. analyser l'aspect technologique et thermique : impact sur la température de fin de compression et la préservation du matériel (lubrifiants, joints, tenue mécanique).
Voir la réponse courte

Le refroidissement intermédiaire réduit le travail de compression global et limite l'élévation de température du fluide.

Voir le corrigé complet

L'utilisation de deux compresseurs associés à un refroidissement intermédiaire dans l'échangeur E_1 présente deux intérêts majeurs :

  • Économie d'énergie mécanique (puissance consommée moindre) :
    Le travail massique de transvasement reçu par le fluide au cours d'une compression réversible en système ouvert s'écrit :

    w_{\mathrm{u}} = \int_{P_{\mathrm{i}}}^{P_{\mathrm{f}}} v\,\mathrm{d}P

    où v est le volume massique du fluide. Le refroidissement intermédiaire à la pression intermédiaire de 20\text{ bar} dans l'échangeur E_1 diminue la température du gaz, et donc son volume massique (v \propto T selon le modèle du gaz parfait). Il en résulte que le travail requis pour comprimer le fluide de 20 à 80\text{ bar} est significativement réduit.
    Au total, le travail mécanique total fourni est strictement inférieur à celui qui serait nécessaire pour une compression isentrope directe en un seul étage de 6 à 80\text{ bar} :

    \boxed{(h_2 - h_1) + (h_4 - h_3) < h_{4'} - h_1}

    où l'état 4' correspondrait à l'aboutissement d'une compression isentrope directe depuis l'état 1 jusqu'à 80\text{ bar} (s_{4'} = s_1).

  • Limitation de la température en fin de compression :
    Le rapport de pression global étant élevé (\tau = 80/6 \approx 13{,}3), une compression directe en un seul étage provoquerait un échauffement considérable du \mathrm{CO}_2 (la température atteindrait plus de 150\,^\circ\mathrm{C} sur le diagramme). Cette température excessive entraînerait des contraintes thermomécaniques sévères et risquerait de dégrader les huiles de lubrification des compresseurs ainsi que les joints d'étanchéité. Le fractionnement en deux étages permet de maintenir les températures de sortie à des niveaux modérés (environ 65\,^\circ\mathrm{C} en sortie de C_1 et 75\,^\circ\mathrm{C} en sortie de C_2).

Résultat

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Question 45

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Systèmes ouverts en écoulement

Notions : machine frigorifique, coefficient de performance

Calculer la puissance mécanique totale nécessaire pour alimenter la machine frigorifique.

Voir l'indice

Calculer la puissance thermique extraite aux échangeurs E_1 et E_2 puis utiliser la définition de l'efficacité frigorifique e_{\text{F}} = \mathcal{P}_{\text{th,F}} / \mathcal{P}_{\text{frig}}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique en écoulement stationnaire au \mathrm{CO}_2 traversant les échangeurs thermiques E_1 et E_2 pour déterminer la puissance thermique totale cédée par le fluide.
  2. Identifier cette puissance cédée par le \mathrm{CO}_2 à la puissance thermique reçue à la source froide par la machine frigorifique.
  3. Utiliser l'expression de l'efficacité frigorifique e_{\mathrm{F}} = \dfrac{\mathcal{P}_{\mathrm{th,F}}}{\mathcal{P}_{\mathrm{frig}}} pour en déduire la puissance mécanique nécessaire \mathcal{P}_{\mathrm{frig}}.
Voir la réponse courte

Calcul du transfert thermique extrait au condenseur puis de la puissance mécanique via le coefficient de performance : \mathcal{P} = \mathcal{P}_{\text{th}} / \text{COP}.

Voir le corrigé complet

Dans les échangeurs E_1 et E_2, le \mathrm{CO}_2 ne subit aucun travail utile de transvasement (w_{\mathrm{u}} = 0) et les variations d'énergie cinétique et potentielle sont négligeables.

Le premier principe pour un système ouvert en régime stationnaire donne les transferts thermiques massiques reçus par le \mathrm{CO}_2 :

  • dans l'échangeur E_1 (passage de l'état 2 à l'état 3) :

    q_{E_1} = h_3 - h_2
  • dans l'échangeur E_2 (passage de l'état 4 à l'état 5) :

    q_{E_2} = h_5 - h_4

Le fluide étant refroidi, il cède de la chaleur à la machine frigorifique. La puissance thermique totale reçue par la machine frigorifique au niveau de sa source froide s'écrit donc :

\begin{aligned} \mathcal{P}_{\mathrm{th,F}} &= D_{\mathrm{m}} \left( -q_{E_1} - q_{E_2} \right) \\ &= D_{\mathrm{m}} \big[ (h_2 - h_3) + (h_4 - h_5) \big] \end{aligned}

D'après les valeurs d'enthalpies massiques déterminées à la question Q42 :

  • h_2 \approx 545\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et h_3 \approx 460\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, d'où h_2 - h_3 \approx 85\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} ;
  • h_4 \approx 532\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et h_5 \approx 348\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, d'où h_4 - h_5 \approx 184\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.

Soit un transfert thermique massique total à évacuer :

\Delta h_{\mathrm{evac}} = (h_2 - h_3) + (h_4 - h_5) \approx 269\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}

La puissance thermique extraite vaut alors :

\mathcal{P}_{\mathrm{th,F}} = 0{,}10 \times 269 \times 10^3 \approx 26{,}9\text{ kW}

Par définition, l'efficacité d'une machine frigorifique est le rapport du transfert thermique utile reçu à la source froide sur le travail mécanique total fourni à la machine :

e_{\mathrm{F}} = \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{th,F}}}{\mathcal{P}_{\mathrm{frig}}} \implies \mathcal{P}_{\mathrm{frig}} = \frac{\mathcal{P}_{\mathrm{th,F}}}{e_{\mathrm{F}}} = \frac{D_{\mathrm{m}} \big[ (h_2 - h_3) + (h_4 - h_5) \big]}{e_{\mathrm{F}}}

Application numérique avec e_{\mathrm{F}} = 2{,}0 :

\mathcal{P}_{\mathrm{frig}} = \frac{26{,}9 \times 10^3}{2{,}0} \approx 13{,}5\text{ kW}

En écrivant le résultat avec deux chiffres significatifs (comme imposé par l'énoncé) :

\boxed{\mathcal{P}_{\mathrm{frig}} = 14\text{ kW} \quad (\text{ou } 13\text{ kW selon les lectures graphiques})}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 46

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Systèmes ouverts en écoulement

Notions : titre en vapeur, règle des moments

Calculer le débit massique de liquide obtenu en sortie du séparateur .

Voir l'indice

Lire le titre massique en vapeur x_6 au point 6 sur la courbe d'ébullition/rosée et en déduire la fraction liquide 1 - x_6.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition du titre massique en vapeur x_6 du mélange diphasique issu de la vanne de détente à l'état 6.
  2. Exprimer le débit massique de liquide D_{\mathrm{m}1} en sortie du séparateur S en fonction du débit total D_{\mathrm{m}} et de la fraction massique de liquide (1 - x_6).
  3. Effectuer l'application numérique avec deux chiffres significatifs, comme requis par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Détermination du titre en liquide 1 - x_{\mathrm{v}} après détente sur le diagramme (P,h), d'où D_{\mathrm{m}1} = (1 - x_{\mathrm{v}}) D_{\mathrm{m}}.

Voir le corrigé complet

À la sortie de la vanne de détente (état 6), le dioxyde de carbone se trouve sous forme d'un mélange diphasique liquide-vapeur sous une pression P_6 = 6\text{ bar}.

Par définition du titre massique en vapeur x_6, la fraction massique de vapeur dans ce mélange est x_6, et la fraction massique de liquide est donc :

w_{\text{liq}} = 1 - x_6

Le séparateur S sépare intégralement les deux phases sans modifier la pression. Le débit massique D_{\mathrm{m}1} de \mathrm{CO}_2 liquide soutiré en fond de séparateur est donc :

D_{\mathrm{m}1} = (1 - x_6) D_{\mathrm{m}}

D'après la question Q42, la lecture sur le diagramme enthalpique donne un titre massique en vapeur :

x_6 \approx 0{,}76

Avec D_{\mathrm{m}} = 0{,}10\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}, on obtient :

\begin{aligned} D_{\mathrm{m}1} &= (1 - 0{,}76) \times 0{,}10 \\ &= 0{,}24 \times 0{,}10 = 2{,}4 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}
\boxed{D_{\mathrm{m}1} = 2{,}4 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} = 24\text{ g}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 47

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : conservation de la masse, bilan de masse stationnaire

Calculer le débit du à introduire dans l'installation.

Voir l'indice

Établir le bilan massique global de l'installation en régime stationnaire en observant la boucle de recirculation du séparateur vers l'amont.

Voir la stratégie
  1. Réaliser un bilan de masse global sur l'ensemble de l'installation en régime stationnaire.
  2. Confirmer ce résultat par un bilan au nœud de raccordement entre l'alimentation extérieure et la boucle de recyclage de la vapeur.
Voir la réponse courte

En régime stationnaire sans accumulation, le débit d'appoint compense le liquide soutiré : D_{\mathrm{m}0} = D_{\mathrm{m}1}.

Voir le corrigé complet

L'installation fonctionne en régime stationnaire, ce qui implique que la masse totale de dioxyde de carbone contenue dans le système est constante au cours du temps :

\frac{\mathrm{d}m_{\text{syst}}}{\mathrm{d}t} = 0

En effectuant un bilan de matière global sur l'ensemble de l'installation délimitée par une surface de contrôle fermée :

  • le seul flux entrant est le débit de fluide neuf D_{\mathrm{m}0} ;
  • le seul flux sortant est le débit de liquide produit D_{\mathrm{m}1} en sortie du séparateur S, la vapeur étant intégralement recyclée à travers l'échangeur E_3.

On en déduit immédiatement la conservation globale du débit massique :

D_{\mathrm{m}0} = D_{\mathrm{m}1}

On peut également retrouver cette relation en effectuant le bilan massique au point de mélange situé en amont du compresseur C_1. Le débit total D_{\mathrm{m}} entrant dans C_1 est la somme du débit d'appoint D_{\mathrm{m}0} et du débit de vapeur recyclée D_{\mathrm{m,vap}} = x_6 D_{\mathrm{m}} issu du séparateur :

D_{\mathrm{m}0} + x_6 D_{\mathrm{m}} = D_{\mathrm{m}} \implies D_{\mathrm{m}0} = (1 - x_6)D_{\mathrm{m}} = D_{\mathrm{m}1}

D'après le résultat de la question Q46, avec D_{\mathrm{m}1} \approx 2{,}4 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} :

\boxed{D_{\mathrm{m}0} = 2{,}4 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 48

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Machines thermiques

Notions : bilan énergétique, puissance électrique

Calculer en € le coût en électricité pour produire de quoi remplir 10 000 cartouches de .

Voir l'indice

Déterminer la masse totale de CO2 liquide à fabriquer, calculer la durée de fonctionnement nécessaire, en déduire l'énergie électrique totale consommée en tenant compte des rendements, puis appliquer le tarif du kWh.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la masse totale de \mathrm{CO}_2 liquide nécessaire pour remplir les 10\,000 cartouches, puis la durée de fonctionnement \Delta t associée au débit massique de production D_{\mathrm{m}1}.
  2. Calculer la puissance électrique totale consommée par l'ensemble des compresseurs (C_1, C_2 et celui de la machine frigorifique) en tenant compte de leur rendement \eta = 80\,\%.
  3. En déduire l'énergie électrique totale consommée en \mathrm{kWh}, puis le coût financier correspondant au tarif donné de 0{,}20\text{ €} par \mathrm{kWh}.
Voir la réponse courte

Calcul de l'énergie électrique totale requise pour la masse de 10 000 cartouches et multiplication par le coût unitaire du kWh.

Voir le corrigé complet

D'après la partie C (question Q38), chaque cartouche contient une masse de dioxyde de carbone :

m_{\text{gaz}} = 33\text{ g} = 33 \times 10^{-3}\text{ kg}

Pour remplir N = 10\,000 cartouches, la masse totale de \mathrm{CO}_2 liquide requise est donc :

m_{\text{tot}} = N \, m_{\text{gaz}} = 10\,000 \times 0{,}033\text{ kg} = 330\text{ kg}

Le séparateur S fournissant un débit massique de liquide D_{\mathrm{m}1} \approx 2{,}4 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} (d'après la question Q46), la durée de fonctionnement nécessaire pour produire cette quantité est :

\Delta t = \frac{m_{\text{tot}}}{D_{\mathrm{m}1}} = \frac{330}{2{,}4 \times 10^{-2}} \approx 1{,}38 \times 10^4\text{ s} \approx 3{,}82\text{ h}

L'installation met en jeu deux postes de consommation mécanique :

  • les compresseurs C_1 et C_2 : \mathcal{P}_{\text{comp}} \approx 13{,}7\text{ kW} (d'après la question Q43) ;
  • le compresseur de la machine frigorifique : \mathcal{P}_{\text{frig}} \approx 13{,}5\text{ kW} (d'après la question Q45).

La puissance mécanique totale requise s'élève ainsi à :

\mathcal{P}_{\text{méc}} = \mathcal{P}_{\text{comp}} + \mathcal{P}_{\text{frig}} \approx 13{,}7 + 13{,}5 = 27{,}2\text{ kW}

Chacun des compresseurs étant alimenté électriquement avec un rendement identique \eta = 0{,}80, la puissance électrique totale appelée sur le réseau vaut :

\mathcal{P}_{\text{élec}} = \frac{\mathcal{P}_{\text{méc}}}{\eta} = \frac{27{,}2\text{ kW}}{0{,}80} \approx 34{,}0\text{ kW}

L'énergie électrique consommée sur la durée \Delta t s'exprime donc par :

E_{\text{élec}} = \mathcal{P}_{\text{élec}} \times \Delta t = 34{,}0\text{ kW} \times 3{,}82\text{ h} \approx 130\text{ kWh}

Le prix du kilowattheure électrique étant de c_e = 0{,}20\text{ €}\cdot\text{kWh}^{-1}, le coût financier total s'établit à :

\text{Coût} = E_{\text{élec}} \times c_e = 130\text{ kWh} \times 0{,}20\text{ €}\cdot\text{kWh}^{-1} \approx 26\text{ €}
\boxed{\text{Coût} \approx 26\text{ €}}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2026 ?

Surtout 4 chapitres : ALI et oscillateurs électroniques (14 % des questions), Systèmes ouverts en écoulement (14 %), Mécanique du solide (12 %, partie A) et Circuits électriques et régimes transitoires (11 %). Plus ponctuellement : Électrostatique, Statique des fluides, Thermodynamique chimique et équilibres, Cristallographie, Changements d'état du corps pur…

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2026 dès la première année (TSI1) ?

Peu : 8 questions sur 48 (17 %) ne demandent que le programme de TSI1 : Q4, Q13, Q22, Q27, Q32, Q35, Q38 et Q39. Avec les autres programmes de première année : 17 en PCSI.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2026 ?

Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie C est la plus longue (environ 1 h 30).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2026 ?

Q34 (constante de madelung) et Q48 (bilan énergétique), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2026 ?

Questions de cours : Q13 (capacité d'un condensateur), Q18 (amplificateur linéaire intégré), Q19 (régime saturé), Q27 (réaction de dissolution), Q33 (énergie potentielle électrostatique), Q40 (premier principe en système ouvert) et Q41 (deuxième principe en système ouvert). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (relation fondamentale de la statique des fluides), Q3 (moment d'une force), Q12 (théorème de gauss), Q14 (capacité d'un condensateur), Q21 (comparateur à hystérésis), Q22 (circuit rc), Q28 (loi de hess), Q32 (paramètre de maille)….

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2026 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (27 sur 48), par exemple : Q1, Q2, Q4, Q6, Q7, Q9, Q10, Q12 à Q14, Q18 à Q21, Q24, Q25, Q27 à Q30…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q3, Q5, Q11, Q15, Q16, Q22, Q34, Q40 et Q41.

Quelle a été la moyenne au sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2026 ?

Moyenne : 9,07/20 (écart-type 4,31, 1 145 présents).

Pourquoi la sonde est-elle équivalente à une simple résistance en Q17 ?

Parce que le temps de relaxation diélectrique de l'eau \tau = \varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}/\gamma_{\text{eau}} est très court devant la période du signal : au kilohertz, l'admittance de la branche capacitive est totalement négligeable devant celle de la résistance.

Pourquoi diviser par deux l'énergie totale de séparation en Q36 ?

Pour ne pas compter deux fois chaque interaction électrostatique : l'énergie \mathcal{E}_{\text{ion}} établie en Q34 inclut déjà l'interaction d'un ion avec tous les autres, donc sommer directement sur les N ions doublerait l'énergie de cohésion du réseau.

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 48 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,07 et d'écart-type 4,31 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.