Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 TSI 2026
Construction d'un bâtiment
- 52 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en TSI1 : 16 questions sur 52, partie A
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en TSI1 : 16 questions sur 52, partie A en entier. Autres questions faisables en TSI1
Autres premières années : MPSI 21 · PCSI 20 · BCPST1 20 questions.
Détail par partie
- Partie A : Pénétrométrie dynamique10/10Faisable
- Partie B : La chimie du béton4/16En partie
- Partie C : Jauge de contrainte à corde vibrante2/12En partie
- Partie D : Un mur dans tous ses états0/142e année
Le sujet en bref
Sujet moyen · Diffusion et transferts thermiques, Ondes et signaux, Transformations chimiques · 10 incontournables · 24 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet balaie de manière très concrète et appliquée plusieurs problématiques physiques et chimiques au cœ ur de l'ingénierie du bâtiment moderne. Structuré en quatre parties totalement indépendantes, il aborde successivement la mécanique des chocs et des sols (partie A), la thermochimie industrielle et la durabilité du béton armé (partie B), l'analyse vibratoire d'un capteur de contraintes à corde en régime d'ondes stationnaires (partie C), et enfin la thermique du bâtiment à travers la diffusion de chaleur et la transition de phase liquide-solide modélisant un problème de Stefan (partie D).
D'un niveau technique très abordable et guidé avec progressivité, l'épreuve constitue un excellent sujet d'entraînement transversal pour réviser les fondamentaux de la mécanique du point, de la thermochimie, de la propagation des ondes unidimensionnelles et des transferts thermiques en régime transitoire et stationnaire.
- Difficulté
- Moyen, estimée à partir de la difficulté de chaque question
- Temps estimé
- ≈ 4 h pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Diffusion et transferts thermiques23 %
- Ondes et signaux21 %
- Transformations chimiques21 %
- Mécanique19 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en TSI1 : 16 questions sur 52, partie A.
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Sommaire
52 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
52 questionsPartie A : Pénétrométrie dynamique
I · La formule des Hollandais
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : chute libre, énergie cinétique
Exprimer la vitesse du mouton juste avant le choc.
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Effectuer un bilan d'énergie mécanique sur la phase de chute libre sans frottement pour relier la vitesse d'impact à la hauteur de chute.
Voir la stratégieStratégie
- Modéliser la chute libre du mouton lâché sans vitesse initiale à l'aide d'un bilan d'énergie mécanique.
- Projeter le vecteur vitesse sur l'axe vertical (Oz) orienté vers le haut selon le vecteur unitaire \vec{e}_z défini sur la figure 1.
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Chute libre du mouton sans vitesse initiale : V = \sqrt{2gH} vertical vers le bas.
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On étudie le mouton de masse M dans le référentiel terrestre supposé galiléen.
Entre l'instant où il est lâché d'une hauteur H sans vitesse initiale et l'instant précédant immédiatement l'impact avec l'enclume, le mouton n'est soumis qu'à son propre poids \vec{P} = -M g \vec{e}_z, les frottements de l'air étant négligés.
Le poids étant une force conservative, l'énergie mécanique du mouton se conserve au cours de la chute :
En notant V = \|\vec{V}\| la norme de la vitesse du mouton juste avant le choc :
D'après le repère de la figure 1, l'axe vertical (Oz) est orienté vers le haut par le vecteur unitaire \vec{e}_z, tandis que le mouton descend vers le bas. La vitesse vectorielle s'écrit donc :
Résultat
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : quantité de mouvement, choc inélastique
Déterminer la vitesse de l'ensemble constitué du mouton, de l'enclume et de la tige juste après le choc.
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Appliquer la conservation de la quantité de mouvement totale du système \{ \text{mouton} + \text{tige} \} pendant la durée infinitésimale du choc parfaitement mou.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système global constitué du mouton et de l'équipage frappé (enclume et tige).
- Appliquer la conservation de la quantité de mouvement totale du système au cours du choc, en tenant compte du caractère parfaitement mou de la collision.
Voir la réponse courteRéponse courte
Conservation de la quantité de mouvement lors du choc : \vec{v} = \frac{M}{M+m}\vec{V}.
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On isole le système {mouton + enclume + tige} dans le référentiel terrestre supposé galiléen.
Pendant la durée très brève du choc, les forces extérieures (poids, réaction du sol) ont une impulsion négligeable devant les forces percussives intérieures mises en jeu. La quantité de mouvement totale du système se conserve donc au cours du choc :
Juste avant le choc :
- le mouton de masse M est animé de la vitesse \vec{V} établie à la question Q1 ;
- l'ensemble {enclume + tige} de masse m est immobile : \vec{v}_0 = \vec{0}.
D'où :
Juste après le choc, la collision étant parfaitement molle, le mouton et l'ensemble {enclume + tige} forment un bloc unique de masse (M + m) animé d'une vitesse commune notée \vec{v}. La quantité de mouvement s'écrit alors :
En égalant les deux expressions, on obtient :
Soit, en utilisant l'expression de \vec{V} obtenue à la question Q1 (\vec{V} = -\sqrt{2gH}\,\vec{e}_z) :
Résultat
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : énergie cinétique
En déduire la variation d'énergie cinétique du système formé du mouton, de l'enclume et de la tige lors de l'enfoncement de la tige dans le sol.
Voir l'indiceIndice
Calculer l'écart d'énergie cinétique entre l'instant d'arrêt complet après l'enfoncement e et l'instant immédiatement consécutif au choc.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système et les deux états encadrant la phase d'enfoncement : l'état initial correspond à l'instant suivant immédiatement le choc, et l'état final correspond à l'arrêt complet du système après pénétration de la distance e.
- Exprimer l'énergie cinétique initiale à l'aide de la vitesse v déterminée à la question Q2, l'énergie cinétique finale étant nulle.
- Calculer la variation \Delta E_\text{c} = E_{\text{c},f} - E_{\text{c},i}.
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Variation d'énergie cinétique de l'ensemble entre l'impact et l'arrêt : \Delta E_c = -\frac{1}{2}(M+m)v^2.
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On considère le système constitué du mouton, de l'enclume et de la tige, de masse totale M + m, au cours de son enfoncement dans le sol sur la distance e :
Juste après le choc (état initial de la phase d'enfoncement), l'ensemble est animé de la vitesse \vec{v} déterminée à la question Q2 :
v = \frac{M}{M+m}\sqrt{2gH}Son énergie cinétique initiale vaut donc :
E_{\text{c},i} = \frac{1}{2}(M+m)v^2 = \frac{1}{2}(M+m)\left(\frac{M}{M+m}\right)^2 (2gH) = \frac{M^2}{M+m}gHÀ la fin de l'enfoncement (état final), la tige s'est arrêtée dans le sol, donc la vitesse est nulle :
E_{\text{c},f} = 0
La variation d'énergie cinétique du système lors de l'enfoncement est donc :
Résultat
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : travail d'une force, résistance de pointe
Montrer que le travail moyen de la force exercée par le sol sur l'extrémité de la tige au cours de son enfoncement vaut .
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Exprimer le travail mécanique élémentaire d'une force résistante constante de pression \vec{F} = -q_d S\,\vec{e}_z lors d'un déplacement d'amplitude e vers le bas.
Voir la réponse courteRéponse courte
La force moyenne résistante F_m = q_d S s'oppose à l'enfoncement e, d'où un travail W = -q_d S e.
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Par définition, la résistance dynamique de pointe q_d représente la pression moyenne exercée par le sol sur l'extrémité de la tige au cours de la pénétration. La surface de la pointe étant égale à la section droite S de la tige, la norme de la force moyenne exercée par le sol s'écrit :
Cette force de réaction s'oppose à l'enfoncement de la tige ; elle est donc dirigée verticalement vers le haut :
Au cours de l'enfoncement, la tige subit un déplacement vers le bas d'amplitude e :
Le travail moyen associé à cette force est donc :
d'où :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : théorème de l'énergie cinétique, résistance de pointe
En déduire que la résistance dynamique de pointe s'écrit : . On négligera le travail des forces de frottement exercées sur la surface latérale de la tige au cours de l'enfoncement.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de l'énergie cinétique à l'équipage mobile au cours de son enfoncement en prenant en compte le travail du poids et celui du sol.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le théorème de l'énergie cinétique au système global {mouton + enclume + tige} entre l'instant suivant immédiatement le choc et l'instant où l'équipage s'immobilise après un enfoncement e.
- Recenser le travail des forces extérieures : le travail du poids de l'ensemble et le travail de la force de résistance du sol à la pointe (les frottements latéraux étant négligés).
- Isoler la résistance dynamique de pointe q_d.
Voir la réponse courteRéponse courte
Théorème de l'énergie cinétique appliqué à l'ensemble lors de l'enfoncement e pour isoler q_d.
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On applique le théorème de l'énergie cinétique au système {mouton + enclume + tige}, de masse totale M+m, dans le référentiel terrestre supposé galiléen, entre l'instant juste après le choc et l'arrêt complet après l'enfoncement d'une distance e :
Au cours d'un enfoncement vertical vers le bas de longueur e, le vecteur déplacement s'écrit \Delta \vec{r} = -e\,\vec{e}_z. Les travaux des forces appliquées s'expriment donc comme suit :
Le travail du poids \vec{P} = -(M+m)g\,\vec{e}_z est moteur :
W(\vec{P}) = \vec{P} \cdot \Delta \vec{r} = (M+m)g eLe travail de la force exercée par le sol sur l'extrémité de la tige a été établi à la question Q4 :
W(\vec{F}_\text{sol}) = -q_d S e- Le travail des forces de frottement sur la surface latérale est négligé d'après l'énoncé.
En utilisant l'expression de la variation d'énergie cinétique obtenue à la question Q3, \Delta E_\text{c} = -\dfrac{M}{M+m} M g H, le théorème de l'énergie cinétique devient :
On en déduit :
En divisant par la quantité strictement positive S e, on obtient l'expression recherchée :
Résultat
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : approximation, ordre de grandeur
Quelle approximation doit-on effectuer pour retrouver la formule des Hollandais ? Cette approximation vous paraît-elle légitime ?
Voir l'indiceIndice
Comparer l'ordre de grandeur de l'énergie potentielle de pesanteur perdue sur l'enfoncement e à l'énergie cinétique apportée par le mouton.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer l'expression obtenue à la question Q5 avec la formule des Hollandais afin d'identifier le terme négligé.
- Interpréter physiquement ce terme (travail du poids lors de l'enfoncement par rapport au transfert d'énergie cinétique).
- Évaluer le rapport de ces deux grandeurs avec les ordres de grandeur du problème pour juger de la légitimité de l'approximation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Négliger le travail du poids devant l'énergie cinétique car H \gg e, approximation légitime.
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D'après le résultat de la question Q5, la résistance dynamique de pointe exacte s'écrit :
Pour retrouver la formule des Hollandais :
il faut effectuer l'approximation consistant à négliger le premier terme devant le second :
ce qui revient à négliger le travail du poids de l'ensemble {mouton + tige + enclume} au cours de l'enfoncement e devant la perte d'énergie cinétique du système lors de cet enfoncement : (M+m)g\,e \ll \dfrac{M^2}{M+m}gH.
Pour juger de la légitimité de cette approximation, calculons le rapport de ces deux termes :
Numériquement, \left(\dfrac{M+m}{M}\right)^2 = \left(\dfrac{88}{64}\right)^2 \approx 1,89.
D'après les données de l'essai (figure 2), l'enfoncement pour un coup de mouton e est de l'ordre du millimètre au centimètre (par exemple, pour un nombre de coups compris entre 5 et 50 pour 10\text{ cm}, e est compris entre 2\text{ mm} et 20\text{ mm}), ce qui reste très inférieur à la hauteur de chute H = 50\text{ cm} :
De plus, la pression statique vaut :
Cette valeur est négligeable devant les valeurs usuelles de q_d pour un sol constructible (de l'ordre de 10\text{ MPa} à plus de 40\text{ MPa}).
L'approximation est donc parfaitement légitime.
Résultat
II · Analyse d'un sol
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : profil pénétrométrique
Quelle est l'épaisseur de la couche de terre meuble ?
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Repérer sur la courbe la première plage de faible résistance à l'enfoncement (très faible nombre de coups pour 10\text{ cm}).
Voir la stratégieStratégie
- Relier la dureté du matériau traversé au nombre de coups nécessaires pour un enfoncement de 10\text{ cm}. Plus un matériau est meuble, plus la résistance est faible et donc plus le nombre de coups requis est bas.
- Repérer sur la figure 2(a) les quatre couches successives mentionnées dans l'énoncé (terre meuble, remblais, terre, roche) pour identifier la transition marquant la fin de la première couche.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture directe sur le pénétrogramme de la profondeur correspondant à la couche de terre meuble.
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D'après la formule de la résistance dynamique de pointe, plus un matériau est résistant, plus l'enfoncement e par coup est faible, et donc plus le nombre de coups pour enfoncer la tige de 10\text{ cm} est grand. Inversement, une terre meuble présente une faible résistance et nécessite peu de coups.
Sur la figure 2(a), on observe quatre zones distinctes en fonction de la profondeur :
- entre 0 et 0{,}5\text{ m} : le nombre de coups par tranche de 10\text{ cm} est très faible (compris entre 1 et 3 coups), ce qui correspond à la couche de terre meuble ;
- entre 0{,}5\text{ m} et environ 1{,}4\text{ m} : le nombre de coups augmente nettement (entre 13 et 20 coups), traduisant une couche plus dure formée par les remblais de gravats ;
- entre 1{,}4\text{ m} et 2{,}2\text{ m} : le nombre de coups diminue à nouveau (jusqu'à 2 coups à 1{,}9\text{ m}), correspondant à la seconde couche de terre ;
- au-delà de 2{,}2\text{ m} : le nombre de coups croît fortement jusqu'à atteindre le refus (50 coups pour 10\text{ cm} à 3{,}0\text{ m}), marquant la présence de la roche.
La couche de terre meuble s'étend de la surface (0\text{ m}) jusqu'à une profondeur de 0{,}5\text{ m}. Son épaisseur est donc :
Résultat
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : profil pénétrométrique, ordre de grandeur
Déterminer un ordre de grandeur de la résistance dynamique de pointe dans la couche de remblais.
Voir l'indiceIndice
Calculer l'enfoncement par coup e moyen dans la zone de remblais (0{,}5\text{ m} à 1{,}5\text{ m}) puis appliquer la formule des Hollandais.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier graphiquement la couche de remblais sur la figure 2(a) et en déduire le nombre moyen de coups N pour un enfoncement de \Delta z = 10\text{ cm}.
- Exprimer l'enfoncement moyen par coup e = \Delta z / N.
- Appliquer la formule des Hollandais établie aux questions précédentes pour calculer la résistance dynamique de pointe q_d.
Voir la réponse courteRéponse courte
Valeur moyenne de la résistance dynamique de pointe q_d relevée sur le graphe dans le remblai.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la figure 2(a), la couche de remblais se situe entre 0{,}5\text{ m} et environ 1{,}5\text{ m} de profondeur. Sur cet intervalle, le nombre de coups nécessaires pour un enfoncement de \Delta z = 10\text{ cm} = 0{,}10\text{ m} oscille entre 13 et 20, soit une valeur moyenne typique :
L'enfoncement moyen par coup de mouton est donc :
En utilisant la formule des Hollandais (question Q5 ou énoncé) :
Avec les données numériques :
- M = 64\text{ kg} ;
- m = 24\text{ kg} ;
- g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
- H = 0{,}50\text{ m} ;
- S = 20\text{ cm}^2 = 2{,}0 \times 10^{-3}\text{ m}^2 ;
- \Delta z = 0{,}10\text{ m}.
On calcule le facteur multiplicatif par coup :
Pour N \approx 15 coups :
Compte tenu des fluctuations du nombre de coups dans cette couche (13 \leqslant N \leqslant 20), la résistance de pointe est comprise entre 15\text{ MPa} et 23\text{ MPa}.
Résultat
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : contrainte admissible
Peut-on mettre la base des fondations dans la couche de remblais ?
Voir l'indiceIndice
Comparer la valeur de résistance de pointe estimée pour le remblais au critère de portance minimal de 40\text{ MPa} imposé par le cahier des charges.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison de la résistance q_d mesurée à la portance minimale requise pour exclure le remblai.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, les fondations du bâtiment doivent impérativement reposer sur un matériau dont la résistance dynamique de pointe vérifie :
Or, d'après le résultat de la question Q8, la résistance dynamique de pointe au sein de la couche de remblais (entre 0{,}5\text{ m} et 1{,}5\text{ m} de profondeur) est de l'ordre de :
Cette valeur étant nettement inférieure au seuil minimal de 40\text{ MPa}, la portance de cette couche est insuffisante pour reprendre les charges de la structure sans risque d'affaissement.
Résultat
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : profondeur d'ancrage
L'essai met-il en évidence une profondeur acceptable pour la base des fondations ?
Voir l'indiceIndice
Chercher sur le graphique à quelle profondeur le nombre de coups nécessaires correspond au seuil dynamique exigé (q_d \ge 40\text{ MPa}).
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le nombre de coups minimal N_\text{seuil} pour un enfoncement de 10\text{ cm} correspondant à la résistance requise q_{d,\text{seuil}} = 40\text{ MPa}.
- Identifier sur la figure 2(a) la profondeur à laquelle ce seuil est atteint dans la couche de roche.
- Conclure sur la faisabilité et la profondeur d'ancrage des fondations.
Voir la réponse courteRéponse courte
Repérage de la profondeur d'ancrage où la couche de sol compact garantit la résistance requise.
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D'après la formule des Hollandais utilisée à la question Q8, la résistance dynamique de pointe associée à N coups pour un enfoncement de 10\text{ cm} (e = \frac{0{,}10}{N}\text{ m}) s'exprime par :
Numériquement, le coefficient de proportionnalité vaut :
Pour respecter la condition imposée sur la portance du sol, q_d \ge 40\text{ MPa}, le nombre de coups doit vérifier :
L'énoncé indique la succession suivante en profondeur :
- de 0 à 0{,}5\text{ m} : terre meuble (N \le 4) ;
- de 0{,}5 à 1{,}5\text{ m} : remblais (N \le 18) ;
- de 1{,}5 à environ 2{,}2\text{ m} : couche de terre intermédiaire (N \le 5) ;
- au-delà de 2{,}2\text{ m} : transition vers la couche rocheuse.
Sur la courbe de la figure 2(a), le nombre de coups augmente nettement à partir de 2{,}2\text{ m} et atteint N = 50\text{ coups} à une profondeur de 3{,}0\text{ m}. À cette profondeur :
Résultat
Partie B : La chimie du béton
I · Empreinte carbone de la fabrication du ciment
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : entropie standard de réaction
Calculer l'entropie standard de la réaction à 1 700 K et commenter son signe.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la loi de Hess pour l'entropie standard de réaction à partir des entropies molaires tabulées et interpréter le signe via la variation du nombre de moles de gaz.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de \Delta_r S^\circ par la loi de Hess ; valeur positive liée au dégagement gazeux de \mathrm{CO}_2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de la réaction de clinkerisation s'écrit :
D'après le préambule, les grandeurs thermodynamiques sont considérées comme indépendantes de la température (approximation d'Ellingham). L'entropie standard de réaction à T = 1\,700\text{ K} est donc égale à celle calculée à 298\text{ K} à l'aide des entropies molaires standard fournies dans le tableau 2 :
Application numérique :
Commentaire du signe : L'entropie standard de réaction est positive (\Delta_{\mathrm{r}}S^\circ > 0). Cela s'explique par la création de trois moles de gaz à partir de réactifs exclusivement solides (\Delta \nu_\text{g} = 3 - 0 = +3). Le désordre molaire d'un gaz étant considérablement plus grand que celui d'un solide, le désordre microscopique global du système augmente fortement au cours de la réaction.
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : enthalpie standard de réaction, loi de hess
Calculer l'enthalpie standard de la réaction à 1 700 K et commenter son signe.
Voir l'indiceIndice
Calculer l'enthalpie standard de clinkerisation par combinaison linéaire des enthalpies de formation standard et conclure sur le caractère thermique de la transformation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de \Delta_r H^\circ par la loi de Hess ; réaction endothermique car \Delta_r H^\circ > 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de la réaction de clinkerisation est :
D'après l'énoncé, les grandeurs thermodynamiques sont considérées comme indépendantes de la température (approximation d'Ellingham). On applique la loi de Hess à l'aide des enthalpies standard de formation fournies dans le tableau 2 :
Application numérique :
Commentaire du signe :
L'enthalpie standard de réaction est positive (\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ > 0), la réaction de clinkerisation est donc fortement endothermique. Elle consomme de l'énergie thermique, ce qui explique le besoin d'un chauffage important du four rotatif pour entretenir la réaction.
Résultat
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : relation de van 't hoff, enthalpie libre standard
La réaction est-elle favorisée à haute température ? Commenter le choix industriel.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la relation de Gibbs-Helmholtz ou examiner le signe de \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ pour déterminer l'effet d'une élévation de température sur l'affinité chimique.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser l'effet d'une augmentation de température sur la constante d'équilibre à l'aide de la loi de van 't Hoff (ou via l'enthalpie libre standard de réaction).
- Justifier la température opératoire choisie industriellement (T \approx 1\,700\text{ K}) sous les deux aspects complémentaires de la chimie : thermodynamique (déplacement d'équilibre) et cinétique (vitesse de réaction entre solides).
Voir la réponse courteRéponse courte
Réaction endothermique favorisée à haute température d'après Van 't Hoff, justifiant le four à 1 700 K.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q12, la réaction de clinkerisation est endothermique :
D'après la loi de van 't Hoff :
La constante d'équilibre K^\circ(T) est donc une fonction strictement croissante de la température. Par conséquent, une augmentation de température déplace l'équilibre dans le sens direct : la réaction est favorisée à haute température.
On peut également déterminer la température d'inversion T_\text{inv} à partir de laquelle l'enthalpie libre standard devient négative, avec l'approximation d'Ellingham :
Comme \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ > 0 (question Q11), \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(T) décroît lorsque T augmente et s'annule pour :
Pour T > T_\text{inv}, on a \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(T) < 0, soit K^\circ(T) > 1.
Commentaire du choix industriel (T = 1\,700\text{ K}) :
- Aspect thermodynamique : À 1\,700\text{ K}, la température est très largement supérieure à T_\text{inv} \approx 925\text{ K}. L'enthalpie libre standard est fortement négative, ce qui confère à la réaction une constante d'équilibre K^\circ \gg 1 et assure un rendement quantitatif en silicate de tricalcium (clinker).
- Aspect cinétique : Les réactifs solides (calcaire broyé et silice) présentent une réactivité et une diffusivité quasi nulles à température ambiante. La température élevée (1\,700\text{ K}) permet de franchir l'énergie d'activation et assure une vitesse de réaction suffisamment élevée pour opérer en continu dans un four rotatif.
Question déjà tombée ailleurs
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : constante d'équilibre, enthalpie libre standard
Calculer la constante d'équilibre à 1 700 K et en déduire que la réaction est totale d'un point de vue thermodynamique.
Voir l'indiceIndice
Calculer \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(1\,700\text{ K}) = \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ - T\Delta_{\mathrm{r}}S^\circ puis en déduire la constante d'équilibre K^\circ = \exp(-\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ/RT).
Voir la stratégieStratégie
- Calculer l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(T) à la température T = 1\,700\text{ K} à partir des grandeurs standard \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ et \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ obtenues aux questions Q11 et Q12.
- Exprimer et calculer la constante d'équilibre K^\circ(T) = \exp\left(-\frac{\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(T)}{RT}\right).
- Conclure sur le caractère total de la transformation en comparant K^\circ aux critères usuels de réaction quantitative.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de \Delta_r G^\circ puis K^\circ = \exp(-\Delta_r G^\circ/RT) \gg 1, montrant le caractère total de la réaction.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'enthalpie libre standard de la réaction de clinkerisation s'exprime par :
D'après les questions Q11 et Q12, en adoptant l'approximation d'Ellingham :
- \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ = 419\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} = 4{,}19 \times 10^5\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}
- \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ = 453{,}1\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}
À la température T = 1\,700\text{ K} :
La constante d'équilibre K^\circ est reliée à l'enthalpie libre standard de réaction par :
Numériquement, avec R = 8{,}31\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} :
D'où :
Puisque la constante d'équilibre est extrêmement grande devant l'unité (K^\circ \gg 10^4), la réaction est totale d'un point de vue thermodynamique dans le sens direct à 1\,700\text{ K}.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : stœchiométrie, bilan de matière
Déterminer la masse de libérée par la production d'une tonne de ciment.
Voir l'indiceIndice
Relier stœchiométriquement la quantité de \mathrm{CO_2} gazeux produit à la quantité de matière contenue dans une tonne de silicate tricalcique \mathrm{Ca_3SiO_5}.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer les masses molaires du silicate de tricalcium \mathrm{Ca}_3\mathrm{SiO}_5 (constituant du ciment) et du dioxyde de carbone \mathrm{CO}_2 à l'aide des données du tableau 1.
- Établir la relation stœchiométrique entre la quantité de matière de \mathrm{CO}_2 dégagée et celle de ciment produite d'après l'équation de la réaction.
- Exprimer puis calculer la masse de \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} émise pour une masse de ciment m_\text{ciment} = 1{,}00\text{ t} = 1{,}00 \times 10^6\text{ g}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Quantité de matière de clinker produit reliée à celle de \mathrm{CO}_2 dégagé pour obtenir la masse libérée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, le ciment est assimilé au silicate de tricalcium \mathrm{Ca}_3\mathrm{SiO}_{5(\mathrm{s})}. À l'aide du tableau 1, les masses molaires valent :
D'après l'équation de clinkerisation :
la formation d'une mole de \mathrm{Ca}_3\mathrm{SiO}_{5(\mathrm{s})} s'accompagne de la production de 3 moles de \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})}. Ainsi :
La masse de \mathrm{CO}_2 libérée par la décarbonatation du calcaire s'écrit donc :
Application numérique pour une tonne de ciment (m_\text{ciment} = 1\,000\text{ kg}) :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : premier principe, enthalpie de réaction
Montrer que pour produire une tonne de ciment à 1 700 K sous la pression atmosphérique le four doit fournir une énergie thermique .
Voir l'indiceIndice
Considérer que l'apport thermique du four correspond à l'enthalpie de réaction nécessaire pour transformer la quantité de matière associée à une tonne de clinker.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique à pression constante au système réactionnel réalisant la clinkerisation à T = 1\,700\text{ K}.
- Relier le transfert thermique Q_{1\mathrm{t}} à l'avancement \xi et à l'enthalpie standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ(1\,700\text{ K}).
- Calculer la valeur numérique de Q_{1\mathrm{t}} à partir de la quantité de matière n_{\text{ciment}} déterminée à la question précédente.
Voir la réponse courteRéponse courte
Chaleur Q = \xi \Delta_r H^\circ à fournir pour transformer la quantité de calcaire associée à une tonne de clinker.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons la transformation chimique à pression atmosphérique constante P = P^\circ et à température maintenue uniforme et constante T = 1\,700\text{ K}. En l'absence de travail autre que celui des forces pressantes, le premier principe de la thermodynamique indique que le transfert thermique Q_{1\mathrm{t}} reçu par le système est égal à la variation d'enthalpie :
Pour une réaction monobare et isotherme à T = 1\,700\text{ K}, la variation d'enthalpie s'exprime en fonction de l'avancement \xi et de l'enthalpie standard de réaction :
D'après l'équation de la réaction :
le coefficient stœchiométrique du silicate de tricalcium est égal à 1. Pour produire une tonne de ciment, l'avancement vaut donc :
D'après les questions Q12 et Q15 :
L'énergie thermique requise s'écrit alors :
Numériquement :
Soit, avec trois chiffres significatifs :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : combustion, équation de réaction
Écrire la réaction de combustion du méthane sachant qu'elle ne libère que de l'eau et du dioxyde de carbone.
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Écrire la réaction de combustion complète d'un alcane avec formation exclusive de \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} et d'eau sous forme vapeur \mathrm{H_2O}_{(\mathrm{g})}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de la réaction de combustion complète du méthane \mathrm{CH}_4 + 2\mathrm{O}_2 \to \mathrm{CO}_2 + 2\mathrm{H}_2\mathrm{O}.
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La combustion complète d'une mole de méthane gazeux \mathrm{CH}_{4(\mathrm{g})} par le dioxygène gazeux \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} produit du dioxyde de carbone gazeux \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} et de la vapeur d'eau \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{g})}, comme précisé dans l'énoncé.
La conservation des éléments chimiques s'écrit :
- élément carbone : 1\text{ C dans }\mathrm{CH}_4 \implies 1\text{ }\mathrm{CO}_2 ;
- élément hydrogène : 4\text{ H dans }\mathrm{CH}_4 \implies 2\text{ }\mathrm{H}_2\mathrm{O} ;
- élément oxygène : 2\text{ O dans }\mathrm{CO}_2 + 2\text{ O dans }2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O} = 4\text{ O} \implies 2\text{ }\mathrm{O}_2.
L'équation de la réaction de combustion s'écrit donc :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : enthalpie standard de combustion, loi de hess
Calculer l'enthalpie standard de la réaction. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Calculer l'enthalpie standard de combustion à partir des enthalpies de formation standard des produits et des réactifs.
Voir la stratégieStratégie
Appliquer la loi de Hess à la réaction de combustion du méthane écrite à la question précédente :
\mathrm{CH}_{4(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} = \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{g})}- Réaliser l'application numérique à partir des enthalpies molaires standard de formation du tableau 2.
- Commenter le signe et l'ordre de grandeur de l'enthalpie standard de réaction.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application de la loi de Hess fournissant une enthalpie très négative, réaction fortement exothermique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de la réaction de combustion s'exprime par :
Par définition, le dioxygène gazeux étant un corps pur simple dans son état standard de référence à 298\text{ K}, on a \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}) = 0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}.
En utilisant les valeurs du tableau 2 :
- \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})}) = -393\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}
- \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{g})}) = -242\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}
- \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{CH}_{4(\mathrm{g})}) = -75\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}
Il vient :
Commentaire : L'enthalpie standard de réaction est négative (\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ < 0) : la réaction de combustion du méthane est fortement exothermique. Elle libère donc une quantité importante d'énergie sous forme thermique, ce qui justifie son utilisation comme combustible pour chauffer et maintenir le four de clinkerisation à 1\,700\text{ K}.
Résultat
Question 19
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Application numérique
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : bilan thermique, premier principe
À l'aide d'un bilan thermodynamique appliqué à la chambre de combustion, déterminer la quantité de méthane à brûler pour former une tonne de ciment.
Voir l'indiceIndice
Réaliser un bilan d'enthalpie à pression constante sur la chambre de combustion entre 298\text{ K} et 1\,700\text{ K} en tenant compte de l'échauffement des fumées et du ballast d'azote.
Voir la stratégieStratégie
- Établir la composition molaire du mélange entrant dans la chambre de combustion pour 1 mole de \mathrm{CH}_4 brûlée, en tenant compte du dioxygène et du diazote apportés par l'air en proportions stœchiométriques.
- Définir le système thermodynamique (chambre de combustion en régime stationnaire sous pression constante P^\circ) et écrire le premier principe pour calculer l'énergie thermique \Delta H_{\text{mol}} libérée par mole de méthane entre T_i = 298\text{ K} et T_f = 1\,700\text{ K}.
- En déduire la quantité de matière n(\mathrm{CH}_4) (et la masse correspondante) nécessaire pour fournir au four l'énergie thermique requise Q_{1\mathrm{t}} = 1{,}84 \times 10^9\text{ J}.
Voir la réponse courteRéponse courte
La chaleur cédée par la combustion du méthane compense l'énergie thermique requise par le four.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'air est constitué de 20 % de \mathrm{O}_2 et 80 % de \mathrm{N}_2, soit un rapport molaire \frac{n(\mathrm{N}_2)}{n(\mathrm{O}_2)} = \frac{0{,}80}{0{,}20} = 4.
D'après la réaction de combustion établie à la question Q17 :
La combustion stœchiométrique d'une mole de méthane nécessite 2\text{ mol} de \mathrm{O}_2, qui sont accompagnées de :
Ainsi, pour une mole de \mathrm{CH}_4 introduite à T_i = 298\text{ K} :
- l'état initial à T_i = 298\text{ K} contient : 1\text{ mol de }\mathrm{CH}_4, 2\text{ mol de }\mathrm{O}_2, 8\text{ mol de }\mathrm{N}_2 ;
- l'état final à T_f = 1\,700\text{ K} contient : 1\text{ mol de }\mathrm{CO}_2, 2\text{ mol de }\mathrm{H}_2\mathrm{O}, 8\text{ mol de }\mathrm{N}_2.
Le système étant calorifugé vers l'extérieur et échangeant uniquement la chaleur Q avec le four à pression constante, le premier principe s'écrit pour n moles de méthane consommées :
Calculons la variation d'enthalpie molaire associée en décomposant la transformation en deux étapes :
Réaction de combustion totale isotherme à T_i = 298\text{ K} :
\Delta H_1 = \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ = -802\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}Échauffement isobare des gaz produits (\mathrm{CO}_2, \mathrm{H}_2\mathrm{O}) et du gaz inerte (\mathrm{N}_2) de T_i à T_f :
\begin{aligned} C_{p,\text{gaz}}^\circ &= C_{p,\mathrm{m}}^\circ(\mathrm{CO}_2) + 2\,C_{p,\mathrm{m}}^\circ(\mathrm{H}_2\mathrm{O}) + 8\,C_{p,\mathrm{m}}^\circ(\mathrm{N}_2) \\ &= 37{,}1 + 2 \times 33{,}6 + 8 \times 29{,}1 \\ &= 337{,}1\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}D'où :
\begin{aligned} \Delta H_2 &= C_{p,\text{gaz}}^\circ (T_f - T_i) \\ &= 337{,}1 \times (1\,700 - 298) \\ &= 4{,}726 \times 10^5\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} = +472{,}6\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
La variation d'enthalpie globale par mole de méthane brûlé vaut donc :
L'énergie thermique transmise au four rotatif par mole de méthane est donc :
La quantité de matière de méthane nécessaire pour fournir Q_{1\mathrm{t}} = 1{,}84 \times 10^9\text{ J} est :
Soit en masse, avec M(\mathrm{CH}_4) = 12{,}0 + 4 \times 1{,}0 = 16{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : empreinte carbone, bilan de matière
En déduire la masse totale de produite par la fabrication d'une tonne de ciment.
Voir l'indiceIndice
Additionner la masse de \mathrm{CO_2} d'origine chimique dégagée par le calcaire et celle provenant de la combustion du méthane nécessaire au chauffage.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les deux sources de dioxyde de carbone lors de la fabrication du ciment : les émissions chimiques dites « de procédé » (réaction de clinkerisation) et les émissions thermiques (combustion du méthane).
- Exprimer et calculer la quantité puis la masse de \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} issue de la combustion du méthane à partir du résultat de la question Q19.
- Sommer cette contribution avec la masse de \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} de procédé issue de la question Q15 pour obtenir la masse totale.
Voir la réponse courteRéponse courte
Somme du \mathrm{CO}_2 issu de la décarbonatation du calcaire et de celui issu de la combustion du méthane.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La fabrication d'une tonne de ciment libère du dioxyde de carbone par deux mécanismes distincts :
la réaction chimique de clinkerisation (décarbonatation du calcaire), dont la masse de \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} dégagée a été calculée à la question Q15 :
m_{\text{chim}}(\mathrm{CO}_2) = 579\text{ kg}- la combustion du méthane dans la chambre de combustion pour chauffer le four.
D'après l'équation de combustion du méthane (question Q17) :
la combustion d'une mole de méthane produit une mole de dioxyde de carbone. Par conséquent, la quantité de \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} issue de la combustion pour une tonne de ciment vaut :
La masse molaire de \mathrm{CO}_2 étant :
la masse de \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} d'origine énergétique est :
La masse totale de dioxyde de carbone produite par la fabrication d'une tonne de ciment est donc :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : ordre de grandeur
Commenter ce résultat sachant que l'on estime que l'empreinte carbone du béton est de l'ordre de de par mètre cube de béton (soit de béton sans armature) (source : SFIC – CIMBéton).
Voir l'indiceIndice
Calculer la masse de \mathrm{CO_2} libérée pour la quantité de ciment incorporée dans un mètre cube de béton (300\text{ kg}) et confronter à la donnée indicative de l'ADEME.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la composition d'un mètre cube de béton (donnée en début de partie) à la masse de ciment qu'il contient.
- Calculer la masse de \mathrm{CO}_{2} émise par la fabrication de cette quantité de ciment à partir du résultat de la question Q20.
- Comparer cette valeur à l'empreinte carbone globale fournie (200\text{ kg} de \mathrm{CO}_{2} par \text{m}^3 de béton) et analyser le rôle prépondérant du ciment.
Voir la réponse courteRéponse courte
Confrontation avec la composition massique du béton montrant que le ciment génère l'essentiel des émissions.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les données introductives de la partie B-I, la confection d'un mètre cube de béton nécessite :
pour une masse totale de béton d'environ 2\,310\text{ kg} (le ciment ne représente donc que \frac{300}{2\,310} \approx 13\,\% de la masse du béton).
D'après le résultat de la question Q20, la fabrication d'une tonne de ciment engendre l'émission d'une masse totale de dioxyde de carbone :
Par conséquent, les émissions de \mathrm{CO}_{2} associées au ciment nécessaire à la confection d'un mètre cube de béton s'élèvent à :
Ce résultat est du même ordre de grandeur que la valeur de référence de 200\text{ kg de }\mathrm{CO}_2/\text{m}^3 mentionnée dans l'énoncé. On en tire deux conclusions majeures :
- Origine quasi-exclusive de l'empreinte carbone : Bien qu'il ne représente qu'environ 13\,\% de la masse du béton (le reste étant constitué d'eau et de granulats inertes : sable, gravillons), le ciment est responsable de la quasi-totalité de l'empreinte carbone du béton.
- Légère surestimation du modèle : La valeur calculée (250\text{ kg}) est légèrement supérieure à l'estimation industrielle (200\text{ kg}). Cet écart s'explique par les optimisations industrielles réelles : préchauffage des matières premières par récupération de la chaleur des fumées, utilisation de combustibles de substitution (biomasse, valorisation de déchets) et ajout d'ajouts cimentaires (laitiers de haut fourneau, cendres volantes, pouzzolanes) qui diminuent la teneur en clinker pur dans les ciments commerciaux usuels (ciments composés dits « bas carbone »).
Résultat
II · Corrosion d'un béton armé
Question 22
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : nombre d'oxydation
Quel est le nombre d'oxydation du fer dans sachant que les deux atomes de fer sont équivalents ?
Voir l'indiceIndice
Utiliser la neutralité électrique du solide ionique en attribuant le nombre d'oxydation usuel -\mathrm{II} à l'oxygène.
Voir la stratégieStratégie
Pour déterminer le nombre d'oxydation (ou degré d'oxydation) d'un élément dans une entité chimique neutre, on applique les règles usuelles :
- La somme des nombres d'oxydation de tous les atomes d'un édifice neutre est égale à zéro.
- L'oxygène est au nombre d'oxydation -\mathrm{II} dans la plupart de ses combinaisons (hors peroxydes et liaisons avec le fluor).
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du nombre d'oxydation du fer dans l'oxyde \mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_3 : +III.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'oxyde de fer \mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_{3(\mathrm{s})} est une espèce électriquement neutre. La neutralité de l'édifice impose donc :
L'oxygène étant plus électronégatif que le fer, il se trouve au degré d'oxydation \mathrm{n.o.}(\mathrm{O}) = -\mathrm{II}. Les deux atomes de fer étant par ailleurs équivalents, on en déduit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH
Notions : diagramme potentiel-ph, domaine de prédominance
Attribuer à chaque espèce du fer son domaine de stabilité (A), (B), (C) ou (D).
Voir l'indiceIndice
Classer les espèces du fer par degrés d'oxydation croissants sur l'axe vertical et par acidité croissante de gauche à droite.
Voir la stratégieStratégie
Pour attribuer les domaines de prédominance ou d'existence dans un diagramme potentiel-pH :
- On classe d'abord les espèces par nombre d'oxydation croissant de l'élément fer : les formes les plus réductrices se situent aux potentiels les plus bas (en bas du diagramme), les plus oxydantes aux potentiels les plus élevés (en haut).
- Pour des espèces de même nombre d'oxydation, la forme la plus protonée ou la moins condensée/oxydée par l'eau (ici le cation libre en milieu acide) est stable à bas pH, tandis que la forme précipitée (oxyde ou hydroxyde) est stable à pH plus élevé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Attribution par degrés d'oxydation croissants vers le haut et condensation/précipitation avec le pH.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Déterminons le nombre d'oxydation de l'élément fer dans chaque espèce :
- dans \mathrm{Fe_{(s)}} : \mathrm{n.o.}(\mathrm{Fe}) = 0 ;
- dans \mathrm{Fe^{2+}} : \mathrm{n.o.}(\mathrm{Fe}) = +\mathrm{II} ;
- dans \mathrm{Fe^{3+}} : \mathrm{n.o.}(\mathrm{Fe}) = +\mathrm{III} ;
- dans \mathrm{Fe_2O_3(s)} : \mathrm{n.o.}(\mathrm{Fe}) = +\mathrm{III} (d'après la question Q22).
1. Analyse selon l'axe des potentiels (ordonnée) :
- L'espèce au plus bas degré d'oxydation (\mathrm{n.o.} = 0), \mathrm{Fe_{(s)}}, occupe le bas du diagramme : il s'agit donc du domaine (D).
- L'espèce au degré d'oxydation intermédiaire (\mathrm{n.o.} = +\mathrm{II}), \mathrm{Fe^{2+}}, se situe au-dessus de \mathrm{Fe_{(s)}} : il s'agit du domaine (C).
- Les espèces au degré d'oxydation le plus élevé (\mathrm{n.o.} = +\mathrm{III}), \mathrm{Fe^{3+}} et \mathrm{Fe_2O_3(s)}, se trouvent dans la partie supérieure du diagramme, c'est-à-dire dans les domaines (A) et (B).
2. Analyse selon l'axe du pH (abscisse) pour le degré +III : La frontière acido-basique entre \mathrm{Fe^{3+}} et \mathrm{Fe_2O_3(s)} correspond à l'équilibre de précipitation :
L'ion \mathrm{Fe}^{3+} existe en milieu acide (bas pH), tandis que le précipité \mathrm{Fe_2O_3(s)} apparaît et subsiste lorsque le pH augmente. Par conséquent :
- le domaine (A) (à gauche, bas pH) est le domaine de stabilité de \mathrm{Fe^{3+}} ;
- le domaine (B) (à droite, pH plus élevé) est le domaine d'existence de \mathrm{Fe_2O_3(s)}.
On conclut :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 24
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH
Notions : diagramme potentiel-ph, formule de nernst
Déterminer les potentiels redox standards des couples et .
Voir l'indiceIndice
Lire les ordonnées à l'origine ou utiliser la formule de Nernst appliquée aux frontières séparant les espèces dissoutes à la concentration conventionnelle c_t.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire la demi-équation d'oxydoréduction associée à chaque couple et exprimer le potentiel d'électrode à l'aide de la formule de Nernst à 298\text{ K}.
- Appliquer la convention de tracé de la frontière (égalité des concentrations pour deux espèces dissoutes, concentration totale de tracé pour l'équilibre soluté/solide).
- Relever graphiquement la valeur du potentiel de frontière sur la figure 4 pour en déduire la valeur du potentiel standard E^\circ.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination des potentiels standard sur les frontières horizontales avec les concentrations de tracé.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Couple \mathrm{Fe}^{3+} / \mathrm{Fe}^{2+} :
La demi-équation électronique s'écrit :
La formule de Nernst à T = 298\text{ K} donne :
D'après les conventions de tracé indiquées dans l'énoncé, à la frontière séparant les deux espèces dissoutes (domaines (A) et (C)), on a [\mathrm{Fe}^{3+}] = [\mathrm{Fe}^{2+}], d'où :
Par lecture graphique sur la figure 4, le segment horizontal séparant (A) et (C) pour \mathrm{pH} \le 1{,}8 se situe légèrement au-dessus de 0{,}75\text{ V}, à E \approx 0{,}77\text{ V}. On en déduit :
2. Couple \mathrm{Fe}^{2+} / \mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})} :
La demi-équation électronique s'écrit :
La formule de Nernst à T = 298\text{ K} donne :
À la frontière entre l'espèce dissoute et le solide (domaines (C) et (D)), la convention de tracé impose [\mathrm{Fe}^{2+}] = c_t = 1{,}0 \times 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}. Le potentiel de frontière vaut donc :
Sur la figure 4, le palier horizontal séparant (C) et (D) se situe à mi-chemin entre -0{,}50\text{ V} et -0{,}75\text{ V}, soit E_{\text{frontière}} \approx -0{,}62\text{ V}. On en déduit :
Résultat
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH
Notions : corrosion, passivation
L'eau agit-elle sur le fer dans ce cas ? Cela fragilise-t-il la structure ?
Voir l'indiceIndice
Localiser la zone de pH basique sur le diagramme E\text{--}\mathrm{pH} et identifier l'espèce stable qui forme une couche passivante étanche.
Voir la stratégieStratégie
- Situer sur le diagramme potentiel-pH la zone correspondant à \mathrm{pH} \in [12,\,13].
- Comparer le domaine de stabilité thermodynamique de l'eau (délimité par les couples \mathrm{H^+/H_2} et \mathrm{O_2/H_2O}) à celui du fer métallique \mathrm{Fe_{(s)}} et identifier l'espèce formée lors d'une oxydation.
- Conclure sur le phénomène de passivation et son impact mécanique sur la structure du béton armé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Au pH très basique du béton, le fer est dans son domaine de passivation par l'oxyde : armature protégée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour un pH compris entre 12 et 13, on observe sur le diagramme potentiel-pH de la figure 4 :
- La frontière du couple \mathrm{H^+/H_2} (en tirets) se situe au-dessus du domaine d'immunité du fer \mathrm{Fe_{(s)}} (domaine (D)).
L'oxydation du fer par l'eau ne conduit pas à des ions dissous (\mathrm{Fe^{2+}} ou \mathrm{Fe^{3+}}), mais à l'oxyde solide insoluble \mathrm{Fe_2O_{3(s)}} (domaine (B)), selon la réaction d'oxydation :
2\,\mathrm{Fe_{(s)}} + 3\,\mathrm{H_2O}_{(\ell)} = \mathrm{Fe_2O_{3(s)}} + 3\,\mathrm{H_{2(g)}}
Cet oxyde insoluble forme à la surface de l'acier une couche mince, imperméable et adhérente qui isole le métal sous-jacent du milieu extérieur : c'est le phénomène de passivation.
Après la formation spontanée de cette pellicule protectrice, l'eau n'agit plus en profondeur sur le fer (la réaction est cinétiquement bloquée).
Résultat
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH
Notions : corrosion, carbonatation
Pourquoi la carbonatation présente t-elle un risque pour le béton armé ?
Voir l'indiceIndice
Analyser le déplacement de l'état du fer sur le diagramme lorsque le pH chute en dessous du seuil de stabilité de l'oxyde passivant.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser l'effet d'une baisse de \mathrm{pH} sur l'état du fer à l'aide du diagramme potentiel–\mathrm{pH} (figure 4).
- Décrire les conséquences chimiques (rupture de la couche de passivation, corrosion active) puis mécaniques (perte de section d'acier, gonflement par formation de rouille et éclatement du béton).
Voir la réponse courteRéponse courte
L'attaque par \mathrm{CO}_2 neutralise la basicité : la chute de pH ramène le fer en zone de corrosion active.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La carbonatation résulte de la réaction du dioxyde de carbone \mathrm{CO_{2(g)}} de l'air avec l'hydroxyde de calcium dissous dans les pores du béton, ce qui consomme des ions hydroxyde et abaisse le \mathrm{pH} de l'eau interstitielle (en pratique de \mathrm{pH} \sim 12\text{--}13 à un \mathrm{pH} < 9).
D'après le diagramme potentiel–\mathrm{pH} (figure 4) :
- À fort \mathrm{pH} (12 < \mathrm{pH} < 13), le fer est protégé de façon cinétique par une couche protectrice et étanche de sesquioxyde de fer \mathrm{Fe_2O_{3(s)}} : c'est le domaine de passivation (zone B).
- Lorsque le \mathrm{pH} diminue et passe en dessous de la frontière de précipitation (située vers \mathrm{pH} \approx 9 selon le potentiel), la couche de \mathrm{Fe_2O_{3(s)}} se dissout : il y a dépassivation des armatures.
- Le système entre alors dans le domaine de corrosion active, où l'espèce stable est l'ion ferreux \mathrm{Fe^{2+}} (zone C). Le potentiel d'équilibre du fer se situant sous les potentiels redox des couples \mathrm{O_2 / H_2O} et \mathrm{H^+ / H_2}, le fer métallique s'oxyde spontanément au contact de l'humidité et du dioxygène.
Cette corrosion présente un double risque majeur pour l'ouvrage :
- Perte de résistance mécanique : la dissolution du fer réduit la section utile des armatures en acier, diminuant considérablement leur capacité à reprendre les efforts de traction.
- Éclatement du béton : les produits de corrosion (rouille et hydroxydes de fer) ont un volume molaire nettement supérieur à celui du fer métallique initial (effet de foisonnement). Ce gonflement génère de fortes contraintes internes de traction dans le béton environnant, conduisant à sa fissuration, au délaminage de l'enrobage et à terme à l'affaiblissement global de la structure.
Partie C : Jauge de contrainte à corde vibrante
I · Modes propres de vibration
Question 27
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : symétrie du champ magnétique, force magnétique
Préciser par des considérations de symétrie la direction du champ magnétique créé par la bobine au point O. En déduire la nature et la direction de la force qui s'exerce sur le fil à cet endroit.
Voir l'indiceIndice
Utiliser les plans d'antisymétrie ou de symétrie du courant de la bobine pour orienter le champ \vec{B}, puis appliquer la force de Laplace \mathrm{d}\vec{F} = I\,\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B}.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les éléments de symétrie ou d'antisymétrie de la distribution de courants de la bobine d'axe (Oy).
- Appliquer les règles de transformation du champ magnétique (pseudo-vecteur) pour en déduire sa direction au point \mathrm{O}.
- Exprimer la force de Laplace subie par l'élément de fil en \mathrm{O} via la loi de Laplace élémentaire pour en déduire sa nature et son orientation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le plan médian est plan de symétrie des courants donc \vec{B} est axial, attirant le fil d'acier ferromagnétique.
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1. Direction du champ magnétique créé par la bobine au point \mathrm{O} :
La bobine est constituée de spires circulaires coaxiales d'axe (Oy).
- Tout plan contenant l'axe (Oy) coupe les spires circulaires en deux points diamétralement opposés où les vecteurs densité de courant sont directement opposés : c'est donc un plan d'antisymétrie \Pi^* pour la distribution de courants.
Le champ magnétique \vec{B} étant un champ de pseudo-vecteurs (vecteur axial), en tout point M appartenant à un plan d'antisymétrie \Pi^*, le champ magnétique est contenu dans ce plan :
\vec{B}(M \in \Pi^*) \in \Pi^*- Le point \mathrm{O} appartient à l'axe (Oy), donc à une infinité de plans d'antisymétrie \Pi^* contenant cet axe. Le vecteur \vec{B}(\mathrm{O}) doit par conséquent appartenir à chacun de ces plans.
L'intersection de tous les plans passant par la droite (Oy) étant la droite (Oy) elle-même, on en déduit :
2. Nature et direction de la force qui s'exerce sur le fil en \mathrm{O} :
Le fil d'acier conducteur, situé le long de l'axe (Ox), est parcouru par un courant électrique induit d'intensité i(t). Placé dans le champ magnétique créé par la bobine, il est soumis aux forces de Laplace.
L'élément de fil centré en \mathrm{O}, de longueur \mathrm{d}\vec{\ell} = \mathrm{d}x\,\vec{e}_x, subit la force de Laplace élémentaire :
Il s'agit donc d'une force de Laplace (force magnétique), dirigée selon l'axe (Oz).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 28
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert
Notions : analyse dimensionnelle, célérité d'une onde
Déterminer la dimension de et préciser son unité dans le système international.
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'équation aux dimensions à partir de la tension (analogue à une force), du diamètre et de la masse volumique du métal.
Voir la stratégieStratégie
Pour déterminer la dimension de c, on peut procéder de deux façons équivalentes :
- Par identification des termes de l'équation d'onde de d'Alembert donnée dans l'énoncé.
- Par analyse dimensionnelle directe à partir de la définition c = \dfrac{2}{d}\sqrt{\dfrac{T}{\pi\rho}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dimension [c] = \mathrm{L\cdot T^{-1}}, unité en \mathrm{m\cdot s^{-1}}, vitesse de phase sur la corde.
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L'équation du mouvement établie avant la question s'écrit :
Par analyse dimensionnelle des dérivées partielles spatiales et temporelles du déplacement transversal \xi :
On en déduit la dimension du facteur c^2 :
soit pour c :
On peut retrouver ce résultat à partir des grandeurs fondamentales du système international :
- [d] = \mathrm{L} (diamètre) ;
- [T] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2} (la tension T est homogène à une force) ;
- [\rho] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-3} (masse volumique).
Il vient alors :
La grandeur c a donc la dimension d'une vitesse. Son unité dans le Système International est :
Résultat
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1
Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert
Notions : relation de dispersion, nombre d'onde
Exprimer en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Injecter la forme d'onde stationnaire proposée directement dans l'équation de d'Alembert unidimensionnelle vérifiée par \xi(x,t).
Voir la stratégieStratégie
- Réécrire l'équation d'onde régissant les vibrations du fil à l'aide de la célérité c.
- Calculer les dérivées partielles secondes temporelle et spatiale de la forme de solution proposée s(x, t).
- Injecter ces dérivées dans l'équation de propagation pour en déduire la relation de dispersion liant k, \omega et c.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation de dispersion associée à l'équation de d'Alembert unidimensionnelle : k = \omega/c.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression de la célérité c = \dfrac{2}{d}\sqrt{\dfrac{T}{\pi\rho}}, on a :
L'équation aux dérivées partielles satisfaite par le déplacement transversal du fil en régime libre s'écrit donc sous la forme classique de l'équation de d'Alembert à une dimension :
La fonction proposée pour la vibration d'onde stationnaire est :
Calculons les dérivées partielles secondes de s(x, t) par rapport au temps t et à la variable d'espace x :
En injectant ces expressions dans l'équation de propagation \dfrac{\partial^2 s}{\partial t^2} = c^2 \dfrac{\partial^2 s}{\partial x^2}, on obtient, pour une solution non identiquement nulle :
Par convention, les grandeurs pulsation \omega, célérité c et nombre d'onde k étant définies positives, on en déduit :
Résultat
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en PCSI
Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert
Notions : mode propre, condition aux limites
Préciser les conditions aux limites vérifiées par . En déduire les pulsations possibles des vibrations en fonction de , et d'un entier . Sous quelle forme générale pourra-t-on écrire la forme transversale du fil en régime libre ?
Voir l'indiceIndice
Exprimer l'annulation du déplacement aux deux extrémités fixes x = \pm L/2 pour quantifier le nombre d'onde k puis en déduire le développement spectral général.
Voir la stratégieStratégie
- Traduire l'immobilité des deux extrémités du fil en x = \pm L/2 à tout instant pour la solution élémentaire s(x, t).
- Résoudre le système trigonométrique pour trouver la quantification du nombre d'onde k_p, puis en déduire la pulsation propre \omega_p grâce à la relation de dispersion k = \omega / c.
- Appliquer le principe de superposition pour écrire la déformation transversale générale \xi(x, t) comme une combinaison infinie de modes propres.
Voir la réponse courteRéponse courte
Extrémités fixes s(0,t)=s(L,t)=0 \implies \omega_p = p\pi c/L, le mouvement général est une somme de modes propres.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le fil est fixé à ses deux extrémités au niveau des coupelles en x = -L/2 et x = +L/2. Les conditions aux limites s'écrivent donc à tout instant t :
En injectant la forme d'onde stationnaire s(x, t) = A \cos(\omega t + \varphi)\sin(kx + \psi) dans ces conditions, on obtient, pour une vibration d'amplitude non identiquement nulle (A \neq 0) :
En effectuant la différence de ces deux équations :
Le nombre d'onde est ainsi quantifié sous la forme :
D'après la question Q29, on a k = \omega / c. Les pulsations propres possibles \omega_p s'en déduisent immédiatement :
En faisant la somme des deux équations précédentes, on a 2\psi = (m_1 + m_2)\pi. En choisissant le déphasage spatial \psi_p = \frac{p\pi}{2} (modulo \pi), la partie spatiale du mode propre p s'écrit :
L'équation de d'Alembert étant linéaire et les conditions aux limites homogènes, le principe de superposition permet d'exprimer la forme transversale générale \xi(x, t) en régime libre comme la somme de tous les modes propres :
où les constantes d'amplitude A_p et de phase temporelle \varphi_p sont fixées par les conditions initiales de position \xi(x, 0) et de vitesse \frac{\partial \xi}{\partial t}(x, 0) du fil.
Résultat
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en PCSI
Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert
Notions : fréquence fondamentale, tension d'une corde
Calculer numériquement ainsi que la tension imposée au fil.
Voir l'indiceIndice
Relier la fréquence du fondamental f_1 à la célérité c et à la longueur L, puis inverser l'expression définissant c pour obtenir la tension T.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la célérité c en fonction de la fréquence fondamentale f_1 et de la longueur L du fil à partir de la relation établie à la question Q30.
- Exprimer la tension T à partir de la définition de c = \frac{2}{d}\sqrt{\frac{T}{\pi\rho}} donnée dans l'énoncé.
- Effectuer les applications numériques avec les grandeurs fournies en respectant le nombre de chiffres significatifs.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de c = 2Lf_1 puis de la tension initiale imposée via T = \mu c^2 = \rho S c^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q30, la fréquence du fondamental (p=1) est reliée à la célérité c des ondes transversales par :
Avec L = 150\text{ mm} = 0{,}150\text{ m} et f_1 = 750\text{ Hz}, on obtient :
D'après la définition de la célérité rappelée dans le sujet :
En élevant cette expression au carré et en isolant la tension T, il vient :
Avec les données numériques :
- \rho = 7{,}80 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3},
- d = 0{,}75\text{ mm} = 0{,}75 \times 10^{-3}\text{ m},
- c = 225\text{ m}\cdot\text{s}^{-1},
le calcul conduit à :
Compte tenu des deux chiffres significatifs donnés sur le diamètre d, on retient :
Résultat
II · Un fil sous contrainte
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en PCSI
Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert
Notions : loi de hooke, déformation élastique
Évaluer l'allongement relatif initial du fil lors de sa mise en place. En déduire la variation absolue de la longueur du fil au moment de la mise en place du capteur en fonction de et à l'ordre 1 en . Faire l'application numérique.
Voir l'indiceIndice
Substituer la tension issue de la loi de Hooke dans la formule de la célérité pour isoler \varepsilon_0, puis en déduire \Delta L \approx \varepsilon_0 L_0 \approx \varepsilon_0 L.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'allongement relatif initial \varepsilon_0 à partir de la loi de Hooke T = E \frac{\pi d^2}{4}\varepsilon_0, en reliant éventuellement cette expression à la célérité c pour simplifier le calcul.
- Relier la variation absolue de longueur \Delta L = L - L_0 à L et \varepsilon_0 en inversant la définition \varepsilon_0 = \frac{L - L_0}{L_0} et en effectuant un développement limité au premier ordre en \varepsilon_0.
- Effectuer les applications numériques avec le nombre adéquat de chiffres significatifs.
Voir la réponse courteRéponse courte
Déformation \varepsilon_0 = T/(SE) par la loi de Hooke 1D puis allongement absolu \Delta L = \varepsilon_0 L.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la loi de Hooke fournie par l'énoncé, la tension mécanique s'écrit :
On en déduit l'expression de l'allongement relatif initial \varepsilon_0 :
En remarquant que d'après la question Q28, c = \frac{2}{d}\sqrt{\frac{T}{\pi\rho}}, soit \frac{4T}{\pi d^2} = \rho c^2, on peut également exprimer \varepsilon_0 simplement sous la forme :
Application numérique :
Par définition de l'allongement relatif :
On exprime la longueur à vide L_0 en fonction de L et de \varepsilon_0 :
En utilisant la formule d'approximation fournie (1 + \varepsilon)^\alpha = 1 + \alpha\varepsilon à l'ordre 1 avec \alpha = -1 :
Il vient alors pour la variation absolue de longueur \Delta L :
Application numérique :
Résultat
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert
Notions : coefficient de poisson
Évaluer de même la variation absolue du diamètre du fil en fonction de et à l'ordre 1 en . Commenter.
Voir l'indiceIndice
Faire l'hypothèse de conservation du volume de la tige cylindrique à l'ordre 1 en déformation (\Delta V/V_0 \approx 0) pour exprimer \Delta d/d.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le volume du fil cylindrique en fonction de sa longueur et de son diamètre, et traduire la conservation du volume lors d'une déformation élastique (la masse volumique restant constante).
- Relier le diamètre sous tension d au diamètre au repos d_0 en utilisant la définition de \varepsilon_0, puis effectuer un développement limité au premier ordre grâce à la relation (1+\varepsilon)^\alpha \approx 1 + \alpha\varepsilon.
- Réaliser l'application numérique et commenter le signe ainsi que l'ordre de grandeur de la variation de diamètre.
Voir la réponse courteRéponse courte
Contraction transversale \Delta d = -\nu \varepsilon_0 d, négligeable au premier ordre devant le diamètre initial.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La masse du fil d'acier est conservée. En considérant sa masse volumique \rho inchangée lors de la déformation élastique, le volume du fil est également conservé :
On en déduit :
En utilisant la formule utile fournie par l'énoncé, (1 + \varepsilon)^\alpha = 1 + \alpha\varepsilon à l'ordre 1 en \varepsilon, pour \alpha = \frac{1}{2} :
La variation absolue \Delta d = d - d_0 s'exprime donc au premier ordre en \varepsilon_0 sous la forme :
Application numérique : Avec \varepsilon_0 \approx 1{,}8 \times 10^{-3} et d = 0{,}75\text{ mm} = 750\text{ }\mu\text{m} :
Commentaires :
- Le signe négatif traduit le phénomène physique de contraction latérale (effet Poisson) : lorsqu'on étire le fil dans la direction axiale, son diamètre diminue.
La variation relative en valeur absolue est extrêmement faible :
\frac{|\Delta d|}{d} = \frac{1}{2}\varepsilon_0 \approx 0{,}09\,\%Cette variation de moins d'un micromètre est négligeable devant les dimensions macroscopiques du fil (d = 0{,}75\text{ mm}), ce qui justifie de considérer le diamètre comme constant dans les calculs ultérieurs.
Résultat
Question 34
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert
Notions : fréquence fondamentale, corde vibrante
Établir l'expression de la nouvelle fréquence fondamentale du fil lorsque le béton est sous contrainte en fonction de , , et des caractéristiques de l'acier.
Voir l'indiceIndice
Réécrire la fréquence propre fondamentale avec la déformation totale \varepsilon = \varepsilon_0 + \Delta\varepsilon dans la loi de comportement élastique.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la nouvelle tension du fil T' sous l'effet de l'allongement relatif total \varepsilon' = \varepsilon_0 + \Delta\varepsilon à l'aide de la loi de Hooke.
- En déduire la nouvelle célérité c' des ondes transversales le long du fil.
- Utiliser la relation donnant la fréquence fondamentale f'_1 en fonction de c' et de la longueur L (dont la variation géométrique reste négligeable d'après l'énoncé).
Voir la réponse courteRéponse courte
Nouvelle tension T' = ES(\varepsilon_0 + \Delta\varepsilon), d'où f'_1 = \frac{1}{2L}\sqrt{\frac{E(\varepsilon_0+\Delta\varepsilon)}{\rho}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Lorsque le béton se déforme, l'allongement relatif du fil devient :
D'après la loi de Hooke rappelée dans l'énoncé, la nouvelle tension exercée sur le fil s'écrit :
La célérité c' des ondes le long du fil vaut alors :
En négligeant la variation de longueur du fil devant L au dénominateur conformément aux indications de l'énoncé, la nouvelle fréquence fondamentale s'obtient d'après l'expression établie à la question Q30 (f_1 = \dfrac{c}{2L}) :
On remarque que cette expression peut également s'écrire en fonction de la fréquence initiale f_1 :
Résultat
Question 35
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert
Notions : fréquence propre, traction-compression
Comment varie la fréquence fondamentale du fil si, dans la zone du capteur, le béton est soumis respectivement à une contrainte en compression ou à une contrainte en traction ?
Voir l'indiceIndice
Déterminer le signe de la variation de déformation \Delta\varepsilon selon que le matériau est comprimé ou étiré, et en déduire l'évolution de la tension donc de la fréquence.
Voir la réponse courteRéponse courte
Une traction accroît la tension et augmente la fréquence, une compression réduit la fréquence.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression établie à la question Q34, la fréquence fondamentale du fil sous contrainte s'écrit :
La jauge est solidaire du béton par l'intermédiaire de ses coupelles d'extrémité : le fil subit donc la même déformation longitudinale relative \Delta\varepsilon que le béton environnant. La fonction \Delta\varepsilon \mapsto f'_1(\Delta\varepsilon) est strictement croissante.
Contrainte en compression : le béton se raccourcit selon l'axe du capteur, d'où un raccourcissement du fil :
\Delta\varepsilon < 0 \implies \varepsilon_0 + \Delta\varepsilon < \varepsilon_0 \implies T' < TLa tension du fil diminue, donc la fréquence fondamentale f'_1 diminue (f'_1 < f_1).
Contrainte en traction : le béton s'allonge selon l'axe du capteur, d'où un étirement supplémentaire du fil :
\Delta\varepsilon > 0 \implies \varepsilon_0 + \Delta\varepsilon > \varepsilon_0 \implies T' > TLa tension du fil augmente, donc la fréquence fondamentale f'_1 augmente (f'_1 > f_1).
Résultat
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert
Notions : sensibilité de mesure, corde vibrante
Calculer pour une contrainte maximale du béton en traction. La variation de fréquence est-elle mesurable ?
Voir l'indiceIndice
Calculer la nouvelle fréquence fondamentale pour une déformation relative de traction \Delta\varepsilon = +2\times 10^{-4} et comparer l'écart à la résolution expérimentale de 1\text{ Hz}.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la valeur de la déformation relative maximale du béton en traction \Delta\varepsilon donnée dans l'énoncé.
- Calculer la nouvelle fréquence fondamentale f'_1 à partir de l'expression établie à la question Q34.
- Comparer l'écart en fréquence \Delta f_1 = f'_1 - f_1 à la résolution spectrale du dispositif (1\text{ Hz}) pour conclure quant à sa mesurabilité.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de f'_1 : l'écart de fréquence atteint plusieurs hertz, aisément résolu par comptage électronique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, la déformation maximale admissible du béton en traction est de 0{,}02\,\%, ce qui correspond à une variation d'allongement relatif du fil :
D'après le résultat de la question Q34, la nouvelle fréquence fondamentale s'exprime par :
En utilisant la valeur \varepsilon_0 \approx 1{,}80 \times 10^{-3} calculée à la question Q32 :
L'application numérique donne :
La variation de fréquence associée à cette traction maximale vaut :
Or, l'énoncé précise qu'une analyse spectrale permet d'obtenir les fréquences propres avec une incertitude de 1\text{ Hz}. Comme \Delta f_1 \gg 1\text{ Hz}, cette variation de fréquence est très nettement supérieure à la précision de mesure :
La variation de fréquence est donc parfaitement mesurable.
Résultat
Question 37
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert
Notions : plage de mesure, corde vibrante
Quelle déformation maximale en compression pourrait-on mesurer avec cette jauge de contrainte ?
Voir l'indiceIndice
Identifier la condition limite de perte de mise en tension de la corde vibrante (T \to 0), qui fixe la borne supérieure de contraction mesurable.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la condition physique de fonctionnement de la jauge à corde vibrante : le fil métallique doit rester tendu (T > 0) pour pouvoir osciller et propager des ondes transversales.
- Exprimer la condition limite sur la déformation relative \Delta\varepsilon en compression (\Delta\varepsilon < 0) et en déduire la déformation maximale mesurable.
- Comparer cette valeur à la déformation maximale admissible par le béton en compression (0{,}35\,\%).
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition de tension positive du fil imposant une compression relative maximale |\Delta\varepsilon|_{\max} = \varepsilon_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression de la loi de Hooke et de la fréquence fondamentale établie à la question Q34 :
Pour que la corde puisse vibrer et qu'une fréquence propre puisse être mesurée, le fil doit obligatoirement demeurer sous tension :
Lors d'une compression, le béton se contracte selon l'axe de la jauge, ce qui correspond à \Delta\varepsilon < 0. Le fil se détend progressivement jusqu'à s'annuler pour :
Au-delà de cette valeur, le fil devient lâche (flambement, perte de tension), sa fréquence fondamentale s'annule et le capteur devient inopérant.
La déformation maximale en compression mesurable par la jauge, notée |\Delta\varepsilon|_\text{max}, est donc égale à l'allongement relatif initial \varepsilon_0 déterminé à la question Q32 :
Résultat
Question 38
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert
Notions : dilatation thermique, compensation thermique
Faut-il tenir compte de la dilatation thermique de l'acier lors de la mesure de la déformation du béton par une jauge de contrainte à corde vibrante ? Quelle solution pourrait-on proposer pour ne pas fausser les mesures ?
Voir l'indiceIndice
Comparer la dilatation thermique libre \alpha\Delta\theta pour une variation de température de quelques degrés aux valeurs seuils de déformation mesurées.
Voir la stratégieStratégie
- Évaluer l'ordre de grandeur de la déformation d'origine thermique \varepsilon_{\mathrm{th}} = \alpha \Delta\theta pour une variation de température courante et la comparer aux déformations mesurées (traction limite de 0{,}02\,\%) ainsi qu'à la sensibilité du capteur.
- Conclure sur la nécessité d'une correction thermique.
- Proposer des solutions techniques éprouvées pour s'affranchir de cette dérive thermique.
Voir la réponse courteRéponse courte
La dilatation thermique fausse la contrainte mesurée ; nécessité d'une sonde thermique de compensation.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Une variation de température \Delta\theta induit une déformation thermique relative du fil d'acier égale à :
Pour une variation modérée de température de \Delta\theta = 10\text{ K} (courante au cours d'une journée ou entre saisons) :
Cette déformation est du même ordre de grandeur que la déformation maximale admissible du béton en traction (0{,}02\,\%).
De plus, même pour une variation de seulement \Delta\theta = 1\text{ K}, la variation relative d'allongement induite vaut \varepsilon_{\mathrm{th}} \approx 1{,}2 \times 10^{-5}, ce qui conduit d'après la relation de la question Q34 différentiée au premier ordre à un décalage de fréquence :
Ce décalage est supérieur à la précision de mesure du spectre (1\text{ Hz}).
Pour ne pas fausser les mesures, plusieurs solutions peuvent être mises en œuvre :
- Mesure simultanée de la température et compensation logicielle : intégrer une sonde de température (thermistance ou résistance de platine) au sein même du boîtier de la jauge. La température locale mesurée permet de soustraire la dérive thermique de la fréquence à l'aide d'une loi d'étalonnage.
- Montage avec jauge témoin (méthode différentielle) : installer une seconde jauge identique dans le même environnement thermique, mais logée dans une cavité non soumise aux contraintes mécaniques du béton. La différence des mesures entre les deux jauges permet d'éliminer la contribution thermique.
Résultat
Partie D : Un mur dans tous ses états
I · Mur avec ou sans isolation thermique
Question 39
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : équation de la chaleur, loi de fourier
À l'aide d'un bilan thermique appliqué à la tranche de mur située entre et entre les instants et , établir l'équation vérifiée par le champ de température dans le mur.
Voir l'indiceIndice
Effectuer un bilan d'énergie thermique sur la tranche comprise entre x et x+\mathrm{d}x en associant le flux conductif selon la loi de Fourier et la variation d'énergie interne volumique.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système thermodynamique fermé constitué par la tranche de mur comprise entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x, de section droite transversale S.
- Exprimer la variation élémentaire de son énergie interne \mathrm{d}(\mathrm{d}U) entre les instants t et t + \mathrm{d}t.
- Exprimer le transfert thermique net \delta Q reçu par conduction à travers les deux faces à l'aide de la loi de Fourier.
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique pour en déduire l'équation aux dérivées partielles régissant T(x, t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan d'énergie sur une tranche \mathrm{d}x combiné à la loi de Fourier menant à l'équation de la chaleur 1D.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons comme système la tranche de béton indéformable comprise entre x et x + \mathrm{d}x, d'aire transverse S, de volume \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x et de masse \mathrm{d}m = \rho S\,\mathrm{d}x.
1. Bilan d'énergie interne entre t et t + \mathrm{d}t :
Le béton étant une phase condensée indéformable, le travail des forces pressantes est nul (W = 0). La variation d'énergie interne du système s'écrit :
2. Transfert thermique conductif :
Le transfert thermique est unidimensionnel suivant l'axe (Ox). Les faces latérales étant isolées et en l'absence de terme source volumique interne, la tranche n'échange d'énergie que par ses faces en x et en x + \mathrm{d}x :
- à travers la face en x, le flux thermique entrant s'écrit \Phi(x, t) = \vec{\jmath}_\mathrm{th}(x, t) \cdot S \vec{e}_x = j_\mathrm{th}(x, t) S ;
- à travers la face en x + \mathrm{d}x, le flux thermique sortant s'écrit \Phi(x + \mathrm{d}x, t) = j_\mathrm{th}(x + \mathrm{d}x, t) S.
Le transfert thermique algébrique reçu par le système pendant la durée \mathrm{d}t est donc :
D'après la loi de Fourier, la densité de flux thermique conductif est :
La conductivité thermique \lambda étant constante, il vient :
3. Premier principe de la thermodynamique :
L'application du premier principe donne \mathrm{d}(\mathrm{d}U) = \delta Q :
En simplifiant par S \, \mathrm{d}x \, \mathrm{d}t \neq 0, on obtient l'équation de la diffusion thermique à une dimension (équation de la chaleur) :
Résultat
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : temps caractéristique de diffusion
Exprimer le temps caractéristique imposé par l'équation de la diffusion thermique. Le régime stationnaire est-il atteint dans le cas de la canicule étudiée ?
Voir l'indiceIndice
Définir le temps de diffusion caractéristique \tau \sim h^2/D à l'aide de la diffusivité thermique du béton et le comparer à la durée minimale d'une canicule (3 jours).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier par analyse dimensionnelle le temps caractéristique \tau de diffusion thermique associé à l'épaisseur h du mur et à la diffusivité thermique D.
- Effectuer l'application numérique de \tau à l'aide des grandeurs fournies pour le béton.
- Comparer \tau à la durée de l'épisode caniculaire (au moins trois jours d'après la définition) pour conclure sur l'établissement du régime permanent.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de \tau = h^2/D comparé aux variations journalières pour vérifier l'invalidation du régime permanent.
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D'après l'équation de la diffusion thermique établie à la question Q39 :
Par analyse dimensionnelle, les termes différentiels s'évaluent aux échelles caractéristiques du système :
Le temps caractéristique de diffusion thermique à travers l'épaisseur h du mur s'exprime donc par :
Calculons numériquement la diffusivité thermique D puis le temps \tau :
D'après le préambule de la partie D, un épisode de canicule s'étend sur plus de trois jours consécutifs, soit une durée \Delta t_{\text{canicule}} \ge 3 \times 24\text{ h} = 72\text{ h}.
Le régime stationnaire est considéré comme atteint au bout d'une durée d'environ 3\tau à 5\tau (soit entre 39\text{ h} et 65\text{ h}). Comme :
le régime stationnaire est effectivement atteint au cours de la canicule étudiée.
Résultat
Question 41
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Schéma ou tracé
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : résistance thermique, régime stationnaire
Déterminer le profil de température dans le mur en régime stationnaire et tracer l'allure de en fonction de . En déduire la puissance thermique qui traverse le mur, puis définir et calculer la résistance thermique du mur par analogie électrocinétique.
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation de Laplace unidimensionnelle \mathrm{d}^2T/\mathrm{d}x^2 = 0, exprimer le flux surfacique de Fourier et poser la relation constitutive R_{\mathrm{th}} = \Delta T / \Phi.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'équation de la diffusion en régime stationnaire pour obtenir l'équation différentielle ordinaire vérifiée par T(x), puis intégrer avec les conditions aux limites imposées en x = 0 et x = h.
- Exprimer le vecteur densité de flux thermique par la loi de Fourier et en déduire le flux thermique total \Phi_{\mathrm{th0}} à travers la surface S.
- Définir la résistance thermique par analogie formelle avec la loi d'Ohm en électrocinétique (U = R I), puis calculer sa valeur numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Profil linéaire T(x), calcul du flux traversant \Phi_{\mathrm{th0}} et de la résistance thermique R_{\mathrm{th}} = h/(\lambda S).
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1. Profil de température T(x) en régime stationnaire
En régime permanent (stationnaire), le champ de température est indépendant du temps : \dfrac{\partial T}{\partial t} = 0. D'après l'équation de la diffusion thermique établie à la question Q39, le champ de température vérifie :
Par intégrations successives, T(x) est une fonction affine de la position :
Les conditions aux limites aux parois du mur s'écrivent :
- en x = 0 (extérieur) : T(0) = T_{\mathrm{ext}} \implies B = T_{\mathrm{ext}} ;
- en x = h (intérieur) : T(h) = T_{\mathrm{int}} \implies A\,h + T_{\mathrm{ext}} = T_{\mathrm{int}} \iff A = -\dfrac{T_{\mathrm{ext}} - T_{\mathrm{int}}}{h}.
Le profil de température dans l'épaisseur du mur est donc :
2. Puissance thermique \Phi_{\mathrm{th0}} traversant le mur
D'après la loi de Fourier, le vecteur densité de flux thermique orienté selon \vec{e}_x (vers l'intérieur) vaut :
Le flux thermique à travers la surface plane d'aire S normale à \vec{e}_x est uniforme et s'écrit :
Application numérique avec \lambda = 1{,}8\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}, S = 25\text{ m}^2, h = 0{,}200\text{ m} et T_{\mathrm{ext}} - T_{\mathrm{int}} = 30 - 20 = 10\text{ K} :
3. Résistance thermique du mur
Par analogie électrocinétique avec la loi d'Ohm U = R\,I reliant la différence de potentiel électrique au courant électrique, on relie l'écart de température \Delta T = T_{\mathrm{ext}} - T_{\mathrm{int}} (analogue de la tension) au flux de chaleur \Phi_{\mathrm{th0}} (analogue du courant électrique) par :
Application numérique :
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Question déjà tombée ailleurs
Question 42
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Application numérique
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : bilan thermique, puissance de refroidissement
À l'aide d'un bilan thermique appliqué à l'ensemble de la pièce, déterminer la puissance thermique de refroidissement du climatiseur permettant de maintenir la température constante dans la pièce.
Voir l'indiceIndice
Établir l'équilibre thermodynamique global de l'air intérieur en régime stationnaire : la chaleur transmise par le mur doit être intégralement pompée par le climatiseur.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système fermé constitué de l'air contenu dans la pièce (et de ses éventuels constituants intérieurs) de température uniforme et constante T_{\text{int}}.
- Établir le bilan d'énergie en régime stationnaire en recensant les transferts thermiques aux frontières : flux entrant à travers le mur et transfert avec le climatiseur.
- En déduire la puissance thermique de refroidissement extraite par le climatiseur.
Voir la réponse courteRéponse courte
En régime stationnaire, la puissance frigorifique compense exactement les flux thermiques entrant dans la pièce.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On applique le premier principe de la thermodynamique sous forme locale/globale au système fermé constitué de la pièce intérieure à température constante T_{\text{int}} :
La température intérieure étant maintenue constante par le climatiseur en régime stationnaire, l'énergie interne de la pièce ne varie pas au cours du temps :
Les transferts thermiques à travers le plancher, le plafond et les cloisons avec les pièces voisines étant négligés, les seuls échanges d'énergie de la pièce avec l'extérieur sont :
- le flux thermique \Phi_{\text{th0}} provenant de l'extérieur et entrant dans la pièce à travers le mur en x = h ;
- la puissance thermique \mathcal{P}_{\text{clim}} reçue de la part du climatiseur.
Le bilan énergétique s'écrit donc :
La puissance de refroidissement du climatiseur, notée \mathcal{P}_{\text{refr}}, correspond à la puissance thermique qu'il extrait de la pièce (\mathcal{P}_{\text{refr}} = -\mathcal{P}_{\text{clim}}) :
D'après la question Q41, \Phi_{\text{th0}} = 2{,}25\text{ kW}, d'où :
Résultat
Question 43
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : résistance thermique équivalente, isolation thermique
Évaluer la nouvelle puissance thermique qui traverse le mur. Comparer à la puissance obtenue précédemment.
Voir l'indiceIndice
Associer en série les résistances thermiques conductives du béton et du panneau isolant pour recalculer le flux surfacique traversant l'ensemble.
Voir la stratégieStratégie
- Par analogie avec les circuits électriques, additionner les résistances thermiques en série du mur de béton et du panneau isolant.
- Calculer la nouvelle puissance thermique \Phi_{\mathrm{th1}} transmise en régime stationnaire entre T_{\mathrm{ext}} et T_{\mathrm{int}}.
- Comparer \Phi_{\mathrm{th1}} à la puissance sans isolant \Phi_{\mathrm{th0}} obtenue à la question Q41.
Voir la réponse courteRéponse courte
Somme des résistances thermiques du mur et de l'isolant en série, réduisant fortement la puissance transmise.
Voir le corrigé completCorrigé complet
En régime stationnaire unidimensionnel, le flux thermique traverse successivement la paroi en béton d'épaisseur h puis la couche d'isolant d'épaisseur h_i, de même surface S. Par analogie électrocinétique, les deux milieux constituent deux résistances thermiques associées en série.
La résistance thermique du panneau isolant s'écrit :
L'application numérique donne :
La résistance thermique totale du mur composite est donc :
soit :
La puissance thermique traversant la paroi s'en déduit :
Comparons cette valeur à celle sans isolation (\Phi_{\mathrm{th0}} = 2{,}25\text{ kW}) :
La puissance thermique traversant le mur est divisée par un facteur d'environ 5{,}7, soit une diminution de près de 83\,\%.
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Question déjà tombée ailleurs
II · Un mur avec changement de phase
Question 44
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Changements d'état du corps pur
Notions : matériau à changement de phase, isotherme de fusion
Interpréter physiquement la forme des profils de températures obtenus à la figure 7(a) avec la simulation. Préciser en particulier l'état physique du matériau MCP dans chaque zone. Peut-on considérer que le régime stationnaire de diffusion thermique est atteint dans chaque zone ?
Voir l'indiceIndice
Noter le palier isotherme à T_0 dans la zone non encore fondue et justifier le régime quasi permanent linéaire dans la zone liquide par comparaison des échelles de temps.
Voir la stratégieStratégie
Pour répondre précisément aux trois aspects de la question :
- Décrire les deux zones observées sur la figure 7(a) séparées par le front d'abscisse x_0(t) où T = T_0 = 20\text{ }^\circ\text{C}.
- Identifier l'état physique du MCP dans chacune de ces zones en comparant la température locale à la température de fusion T_0.
- Discuter la validité de l'approximation des régimes quasi stationnaires (ARQS) au vu de la forme des profils (profil affine ou constant).
Voir la réponse courteRéponse courte
Coude à température de fusion séparant liquide et solide, profils quasi stationnaires affines par morceaux.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Interprétation physique des profils de température
Les courbes de la figure 7(a) mettent en évidence deux zones distinctes séparées par un point anguleux à l'abscisse x = x_0(t) :
- Pour x \in [0,\, x_0(t)], la température décroît de façon quasi linéaire depuis la température imposée à l'extérieur T(0, t) = T_\text{ext} = 30\text{ }^\circ\text{C} jusqu'à la température de fusion T(x_0, t) = T_0 = 20\text{ }^\circ\text{C}.
- En x = x_0(t), la température est bloquée à la température de changement d'état T_0 = 20\text{ }^\circ\text{C} : c'est la position du front de fusion. Le flux thermique arrivant de l'extérieur est absorbé sous forme d'enthalpie latente de fusion pour faire fondre les billes de MCP, ce qui fait avancer le front vers la droite au cours du temps.
- Pour x \in [x_0(t),\, h], le profil présente un palier parfaitement horizontal : la température reste uniforme et égale à T_0 = T_\text{int} = 20\text{ }^\circ\text{C}.
2. État physique du MCP
- Pour x < x_0(t), T(x, t) > T_0 : le MCP est à l'état liquide.
- En x = x_0(t), T = T_0 : le MCP subit le changement d'état (coexistence solide-liquide).
- Pour x > x_0(t), T(x, t) = T_0 = 20\text{ }^\circ\text{C} : le MCP n'a pas encore reçu de chaleur latente, il est à l'état solide.
3. Régime stationnaire dans chaque zone
- Le système global n'est pas en régime stationnaire puisque la position du front x_0(t) évolue au cours du temps (il met plus de 15\text{ h} à traverser le mur).
Cependant, au sein de chaque zone, on peut considérer que le régime quasi stationnaire est atteint à chaque instant :
Dans la zone liquide [0,\, x_0(t)], le profil T(x, t) est quasi affine en x. Cela correspond à la solution stationnaire de l'équation de la diffusion sans terme source :
\frac{\partial^2 T}{\partial x^2} \approx 0 \implies \frac{\partial T}{\partial t} \approx 0L'avancée du front de fusion est suffisamment lente pour que la diffusion thermique ait le temps d'établir quasi instantanément un régime permanent à l'échelle de la couche fondue.
- Dans la zone solide [x_0(t),\, h], la température est rigoureusement constante et uniforme (T(x,t) = T_0), donc \partial T / \partial t = 0 : le régime y est stationnaire (flux thermique nul).
Question 45
DifficileTemps estimé : ≈ 10 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Changements d'état du corps pur
Notions : condition de stefan, changement d'état
Appliquer le premier principe de la thermodynamique à la couche de matériau comprise entre et entre les instants et et montrer que la position du front de fusion vérifie une équation différentielle de la forme :
où est une constante que l'on exprimera en fonction de , , et des caractéristiques thermiques du mur.
Voir l'indiceIndice
Écrire que la chaleur reçue par conduction à l'interface de changement de phase sert exclusivement à faire fondre la masse \mathrm{d}m = \rho S\,\mathrm{d}x_0 de MCP.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système thermodynamique fermé correspondant à la tranche de mur d'épaisseur \mathrm{d}x_0 qui subit le changement d'état entre t et t+\mathrm{d}t.
- Exprimer la variation d'enthalpie associée à la fusion isotherme de cette masse élémentaire.
- Évaluer le transfert thermique net reçu par conduction à partir de la loi de Fourier et des profils de température de part et d'autre du front.
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique à pression constante pour établir l'équation différentielle satisfaite par x_0(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan enthalpique au front mobile de changement d'état établissant \frac{\mathrm{d}(x_0^2)}{\mathrm{d}t} = \frac{2\lambda(T_{\mathrm{ext}}-T_0)}{\rho \ell_f}.
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Considérons le système fermé constitué de la tranche de matériau comprise entre les abscisses x_0 et x_0 + \mathrm{d}x_0, de section droite d'aire S, entre les instants t et t + \mathrm{d}t. Sa masse est :
À l'instant t, cette tranche est à l'état solide à la température de fusion T_0 = 20~^\circ\mathrm{C}. À l'instant t + \mathrm{d}t, le front de fusion ayant progressé de \mathrm{d}x_0, l'ensemble de la tranche est passé à l'état liquide à la même température T_0.
La transformation étant isotherme et isobare (pression atmosphérique constante), la variation d'enthalpie du système s'identifie à l'enthalpie de changement d'état :
D'après le premier principe de la thermodynamique pour une transformation isobare sans travail utile :
où \Phi(x_0^-) et \Phi(x_0^+) sont respectivement les flux thermiques entrant par la gauche et sortant par la droite de la tranche :
Dans la zone fondue [0, x_0(t)], le profil de température est supposé affine :
T(x, t) = T_{\mathrm{ext}} - \frac{T_{\mathrm{ext}} - T_0}{x_0(t)} xD'après la loi de Fourier, la densité de flux thermique est :
j_{\mathrm{th}} = -\lambda \frac{\partial T}{\partial x} = \lambda \frac{T_{\mathrm{ext}} - T_0}{x_0(t)}Le flux thermique entrant par la face située en x_0^- s'écrit donc :
\Phi(x_0^-) = j_{\mathrm{th}} S = \lambda S \frac{T_{\mathrm{ext}} - T_0}{x_0(t)}Dans la zone solide [x_0(t), h], la température est uniforme et égale à T_0 = T_{\mathrm{int}} = 20~^\circ\mathrm{C}. Le gradient thermique y est donc nul :
\left( \frac{\partial T}{\partial x} \right)_{x_0^+} = 0 \implies \Phi(x_0^+) = 0
Le bilan énergétique conduit alors à :
En simplifiant par S et en regroupant les termes en x_0 :
Puisque \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(x_0^2\right) = 2 x_0 \frac{\mathrm{d}x_0}{\mathrm{d}t}, on obtient :
On retrouve bien l'équation différentielle demandée :
Résultat
Question 46
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur
Notions : enthalpie de changement d'état
Calculer l'enthalpie massique de fusion du matériau composite. Commenter la valeur obtenue sachant que les matériaux MCP sont généralement à base de paraffine, dont l'enthalpie massique de fusion est de l'ordre de .
Voir l'indiceIndice
Isoler l'enthalpie de fusion massique \ell_{\mathrm{f}} à partir de la valeur fournie de K et estimer la fraction massique effective de paraffine encapsulée dans le béton composite.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'enthalpie massique de fusion \ell_\mathrm{f} à partir de la relation donnant la constante cinétique K établie à la question Q45.
- Réaliser l'application numérique avec les données du problème.
- Comparer la valeur obtenue à celle de la paraffine pure pour interpréter la fraction massique de MCP incorporée dans la matrice de béton.
Voir la réponse courteRéponse courte
Enthalpie massique effective déduite de la fraction massique de paraffine incorporée dans le matériau composite.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression de la constante K établie à la question Q45 :
On en déduit l'expression littérale de l'enthalpie massique de fusion du béton composite :
Avec les données numériques :
- \lambda = 1{,}8\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
- \rho = 2{,}3 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- T_\text{ext} - T_0 = 30 - 20 = 10\text{ K} ;
- K = 5{,}40 \times 10^{-7}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1}.
On obtient :
Commentaire : La valeur obtenue pour le composite (\ell_\mathrm{f} \approx 29\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) est nettement inférieure à celle de la paraffine pure (\ell_{\mathrm{f},\text{MCP}} \approx 200\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}).
Le matériau composite étant constitué d'une matrice de béton renfermant une fraction massique w de microcapsules de paraffine, l'enthalpie massique de fusion globale s'écrit \ell_\mathrm{f} = w\,\ell_{\mathrm{f},\text{MCP}} (le béton classique ne changeant pas de phase à cette température). On en déduit :
Cette teneur en billes de MCP (de l'ordre de 10\text{ à }15\,\% en masse) est tout à fait réaliste : elle confère au mur une capacité de stockage thermique latente significative tout en préservant la cohésion et les propriétés mécaniques de la structure en béton.
Résultat
Question 47
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : front de fusion, temps de traversée
Commenter la validité du modèle étudié et déterminer l'instant à partir duquel le front de fusion a traversé tout le mur.
Voir l'indiceIndice
Intégrer l'équation différentielle pour obtenir la loi temporelle en \sqrt{t} et calculer l'instant auquel x_0(t_{\mathrm{f}}) = h.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer l'évolution temporelle de x_0(t) obtenue avec le modèle simple (courbe en tirets) à celle issue de la simulation numérique complète (courbe en trait plein) sur la figure 7(b).
- Intégrer l'équation différentielle établie à la question Q45 avec la condition initiale x_0(0) = 0 pour exprimer x_0(t).
- Définir l'instant t_\mathrm{f} par la condition d'atteinte de la face interne x_0(t_\mathrm{f}) = h, puis calculer numériquement t_\mathrm{f}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration temporelle jusqu'à x_0(t_f) = h donnant le temps nécessaire à la fusion totale du mur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Commentaire sur la validité du modèle simple : Sur la figure 7(b), la courbe représentant le modèle simple (en tirets) et celle issue de la simulation numérique complète (en trait plein) sont extrêmement proches sur l'ensemble de la plage temporelle représentée (t \in [0\,;\,16\text{ h}]). L'écart maximal entre les deux courbes n'excède pas quelques millimètres (environ 5\text{ mm} à t = 16\text{ h}, soit une erreur relative inférieure à 3\,\%) : le modèle simple d'un profil de température affine dans la phase liquide (régime quasi stationnaire) est donc tout à fait satisfaisant et valide.
2. Détermination de l'instant t_\mathrm{f} : D'après la question Q45, la position du front de fusion vérifie :
Puisqu'à t = 0, le mur est entièrement solide (x_0(0) = 0), l'intégration donne immédiatement :
Le front de fusion traverse entièrement le mur lorsque x_0(t_\mathrm{f}) = h, soit :
Avec h = 200\text{ mm} = 0{,}200\text{ m} et K = 5{,}40 \times 10^{-7}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1} :
Résultat
Question 48
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : flux thermique conductif, loi de fourier
Exprimer le flux thermique entrant dans le mur à l'instant en fonction de , , et des caractéristiques du mur. En déduire l'expression de en fonction de et des données. Tracer l'allure du graphe de en fonction de et interpréter sa valeur lorsque .
Voir l'indiceIndice
Appliquer la loi de Fourier en surface d'entrée x = 0 avec le gradient linéaire instantané, puis constater qu'au-delà de t_{\mathrm{f}}, le mur redevient purement conducteur.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la densité de flux thermique par la loi de Fourier en x = 0 à l'aide du profil de température affine dans la zone liquide [0, x_0(t)], puis en déduire le flux thermique entrant \Phi_{\mathrm{th,e}}(t).
- Remplacer x_0(t) = \sqrt{Kt} (établi à la question Q47) pour obtenir l'évolution temporelle pour t \le t_\mathrm{f}.
- Pour t > t_\mathrm{f}, tout le mur a fondu : le régime stationnaire classique s'établit dans l'épaisseur h entre T_\text{ext} et T_0 = T_\text{int}.
- Tracer la courbe représentant \Phi_{\mathrm{th,e}}(t) et interpréter la valeur asymptotique \Phi_{\mathrm{th2}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Flux entrant \Phi_{\mathrm{th,e}} \propto 1/\sqrt{t} diminuant avec l'avancée du front, puis palier stationnaire après fusion totale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'hypothèse du modèle simple, dans la zone fondue [0, x_0(t)], le profil de température est affine :
D'après la loi de Fourier, la densité de flux thermique selon \vec{e}_x s'écrit :
Le flux thermique total entrant dans le mur par la surface S en x = 0 s'en déduit directement :
Pour t \le t_\mathrm{f}, le front de fusion progresse selon x_0(t) = \sqrt{Kt} (question Q47), d'où :
En remplaçant l'expression de K = \dfrac{2\lambda(T_\text{ext} - T_0)}{\rho \ell_\mathrm{f}}, on peut également écrire :
Pour t > t_\mathrm{f}, l'intégralité du MCP a fondu (x_0 = h). Le mur se trouve entièrement à l'état liquide et le régime permanent s'établit sur toute l'épaisseur h entre T(0) = T_\text{ext} et T(h) = T_\text{int} = T_0. Le flux thermique traversant le mur devient alors stationnaire et constant :
Ce flux thermique \Phi_{\mathrm{th2}} est identique au flux stationnaire \Phi_\text{th0} obtenu à la question Q41 pour le mur en béton simple (puisque T_0 = T_\text{int} = 20\text{ }^\circ\text{C}) :
Il s'interprète comme la puissance thermique transmise en régime stationnaire de conduction pure à travers le mur une fois la capacité de stockage par changement d'état totalement épuisée.
À l'instant t = t_\mathrm{f} = \dfrac{h^2}{K}, on a x_0(t_\mathrm{f}) = h, ce qui assure la continuité du flux thermique entrant :
Résultat
Question 49
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : déphasage thermique, inertie thermique
Tracer de même la courbe de la puissance thermique sortant du mur en en fonction du temps pour et pour . Quel est l'intérêt principal du matériau composite à base de MCP utilisé pour le mur ?
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Remarquer que tant que le front de fusion n'atteint pas la face intérieure x = h, le gradient thermique y est rigoureusement nul, différant ainsi l'onde de chaleur.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance thermique sortant en x = h pour t < t_\mathrm{f} à l'aide de la loi de Fourier et du profil de température dans la zone solide [x_0(t), h].
- Déterminer cette puissance pour t > t_\mathrm{f} une fois que l'ensemble du mur a changé d'état et que le régime stationnaire est établi.
- Tracer la courbe correspondante et analyser le rôle du MCP (déphasage temporel, amortissement thermique, réduction de la charge de climatisation).
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Flux intérieur quasi nul tant que le front n'a pas atteint la face interne : barrière thermique par chaleur latente.
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D'après la loi de Fourier, la puissance thermique sortant du mur en x = h à travers la section S s'écrit :
Pour t < t_\mathrm{f} : le front de fusion ne s'est pas encore propagé jusqu'à la face interne (x_0(t) < h). Dans toute la zone [x_0(t), h], le matériau est encore à l'état solide et à température uniforme T(x,t) = T_0 = T_\text{int} = 20\text{ }^\circ\text{C}. Le gradient thermique y est donc nul :
\left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x=h} = 0 \implies \boxed{\Phi_{\mathrm{th,s}}(t) = 0 \quad (t < t_\mathrm{f})}Pour t > t_\mathrm{f} : tout le mur a fondu (x_0 = h). Le mur adopte alors le régime permanent établi entre les températures imposées T_\text{ext} et T_\text{int}, caractérisé par le profil linéaire déterminé en question Q41 :
\boxed{\Phi_{\mathrm{th,s}}(t) = \Phi_{\mathrm{th0}} = \frac{\lambda S (T_\text{ext} - T_\text{int})}{h} = 2{,}25\text{ kW} \quad (t > t_\mathrm{f})}
Intérêt principal du matériau composite à base de MCP :
Le MCP apporte une très grande inertie thermique latente. Tant que le front de fusion progresse (t < t_\mathrm{f} \approx 21\text{ h}), la chaleur transmise par l'extérieur est intégralement absorbée sous forme d'enthalpie de fusion du MCP, ce qui empêche tout flux de chaleur d'atteindre la pièce (\Phi_{\mathrm{th,s}} = 0).
Cela permet :
- d'introduire un temps de retard (déphasage) très important, supérieur à la durée d'une journée ensoleillée ;
- de supprimer ou de différer l'utilisation du climatiseur aux heures les plus chaudes ;
- de dissiper la nuit vers l'extérieur la chaleur emmagasinée lorsque la température nocturne redescend en dessous de T_0.
Résultat
Question 50
DifficileTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : équilibre thermique, front de fusion
Montrer que le front de fusion atteint une position limite dans le mur. Exprimer en fonction de , , et et interpréter physiquement ce résultat.
Voir l'indiceIndice
Chercher la condition d'immobilité du front (\mathrm{d}x_0/\mathrm{d}t = 0) traduisant l'égalité stricte entre le flux thermique entrant depuis l'extérieur et le flux évacué vers l'intérieur.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition de stationnarité du front de fusion en annulant sa vitesse de propagation \dfrac{\mathrm{d}x_0}{\mathrm{d}t} et étudier la stabilité de cet état.
- Résoudre l'équation algébrique pour en déduire l'expression littérale de la position limite x_{0,\mathrm{max}} en fonction des températures et de l'épaisseur h.
- Interpréter physiquement cette position en termes d'égalité des flux conductifs de part et d'autre du front et de position de l'isotherme T_0 en régime stationnaire.
Voir la réponse courteRéponse courte
Égalité des flux conductifs liquide et solide en régime stationnaire fixant la position d'équilibre x_{0,\mathrm{max}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation différentielle régissant l'évolution de la position x_0(t) du front de fusion s'écrit :
Pour x_0(t) \in ]0, h[, la fonction f(x_0) = \dfrac{T_{\mathrm{ext}} - T_0}{x_0} - \dfrac{T_0 - T_{\mathrm{int}}}{h - x_0} est strictement décroissante car T_{\mathrm{ext}} > T_0 > T_{\mathrm{int}} :
- au voisinage de x_0 \to 0^+, f(x_0) \to +\infty donc \dfrac{\mathrm{d}x_0}{\mathrm{d}t} > 0 : le front progresse dans le mur ;
- au voisinage de x_0 \to h^-, f(x_0) \to -\infty.
Par le théorème des valeurs intermédiaires, il existe une unique position d'équilibre x_{0,\mathrm{max}} \in ]0, h[ telle que :
Puisque \dfrac{\mathrm{d}x_0}{\mathrm{d}t} > 0 pour x_0 < x_{0,\mathrm{max}} et \dfrac{\mathrm{d}x_0}{\mathrm{d}t} < 0 pour x_0 > x_{0,\mathrm{max}}, cet équilibre est stable et constitue la position limite atteinte par le front de fusion.
À cette position limite, on a :
Soit en développant :
D'où l'expression de la position limite :
Interprétation physique :
- Bilan de flux au front : Le flux thermique arrivant de l'extérieur par conduction à travers la zone liquide vaut \Phi(x_0^-) = \dfrac{\lambda S(T_{\mathrm{ext}} - T_0)}{x_0}, tandis que le flux évacué vers l'intérieur à travers la zone solide vaut \Phi(x_0^+) = \dfrac{\lambda S(T_0 - T_{\mathrm{int}})}{h - x_0}. Lorsque x_0 = x_{0,\mathrm{max}}, on a \Phi(x_0^-) = \Phi(x_0^+) : la totalité de l'énergie thermique apportée par l'extérieur est évacuée vers l'intérieur. Le front n'absorbe plus aucune puissance latente de fusion, ce qui fige sa progression (\dfrac{\mathrm{d}x_0}{\mathrm{d}t} = 0).
- Cohérence avec le régime stationnaire : Les conductivités thermiques étant identiques des deux côtés, l'égalité des flux impose l'égalité des gradients de température. Le profil de température stationnaire est donc une droite unique reliant T_{\mathrm{ext}} en x=0 à T_{\mathrm{int}} en x=h. La position x_{0,\mathrm{max}} correspond très précisément à l'abscisse de l'isotherme T = T_0 dans ce profil stationnaire.
Application numérique : Avec T_{\mathrm{ext}} = 30\text{ }^\circ\mathrm{C}, T_0 = 24\text{ }^\circ\mathrm{C}, T_{\mathrm{int}} = 20\text{ }^\circ\mathrm{C} et h = 200\text{ mm} :
x_{0,\mathrm{max}} = 200 \times \frac{30 - 24}{30 - 20} = 200 \times 0{,}6 = 120\text{ mm} < hLe front de fusion ne traverse donc jamais l'intégralité du mur : une épaisseur de 80\text{ mm} côté intérieur reste solide en permanence.
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Question 51
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Python
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : discrétisation spatiale, flux thermique
On suppose que le tableau T est déjà rempli par un algorithme que l'on ne demande pas de d'étailler. Compléter le code python (ligne 15) permettant de calculer le tableau Pth contenant les valeurs de la puissance thermique sortant du mur en au cours du temps.
Voir l'indiceIndice
Exprimer le flux sortant en x = h par l'approximation par différence finie décentrée amont du gradient spatial : -\lambda S\,(T[Nx-1, :] - T[Nx-2, :])/\mathrm{d}x.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance thermique sortant du mur en x = h à l'aide de la loi de Fourier et de la convention de flux sortant vers l'intérieur de la pièce.
- Discrétiser la dérivée spatiale \frac{\partial T}{\partial x}(h, t) par un schéma aux différences finies à gauche (ou décentré amont) en utilisant les deux derniers points spatiaux du maillage.
- Traduire cette relation en syntaxe NumPy vectorisée sur l'ensemble des instants t.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation du flux sortant par le gradient discret intérieur : -lambda_mur * S * (T[k,-1] - T[k,-2]) / dx.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la loi de Fourier, le vecteur densité de flux thermique à travers le mur s'écrit :
La puissance thermique \Phi_{\mathrm{th,s}}(t) sortant du mur en x = h vers la pièce intérieure (orientée selon +\vec{e}_x) à travers la surface S vaut :
L'abscisse x = h correspond au dernier indice spatial de la grille, soit l'indice Nx - 1 (noté -1 en Python), et le point précédent x = h - \mathrm{d}x à l'indice Nx - 2 (noté -2). La dérivée spatiale en x = h est approchée par la différence finie décentrée à gauche :
La puissance thermique sortant du mur s'exprime donc numériquement sous forme vectorisée :
La ligne 15 du code Python se complète ainsi :
Pth = - Lambda * S * (T[-1, :] - T[-2, :]) / dxou de façon équivalente :
Pth = Lambda * S * (T[-2, :] - T[-1, :]) / dxRemarque : si l'on souhaite obtenir directement le résultat en kilowatts (\text{kW}) pour reproduire fidèlement l'échelle de la figure 8(b), on peut diviser cette expression par 1\,000 (soit / 1e3).
Résultat
Question 52
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : isolation thermique, régime stationnaire
Commenter les deux courbes et prévoir la valeur limite de la puissance thermique sortant du mur dans chaque cas. Quelle solution peut-on proposer pour diminuer la puissance thermique transmise en régime stationnaire ?
Voir l'indiceIndice
Souligner le rôle d'amortisseur et de déphaseur temporel du MCP en régime transitoire sans changement des pertes stationnaires, et suggérer l'ajout complémentaire d'une isolation thermique.
Voir la stratégieStratégie
- Décrire et confronter l'allure temporelle des deux courbes de la figure 8(b) en mettant en évidence le déphasage et l'atténuation temporelle apportés par le matériau à changement de phase (MCP).
- Déterminer la valeur limite en régime stationnaire (t \to +\infty) pour le mur en béton simple et pour le mur composite, en utilisant l'identité de leurs conductivités thermiques.
- Proposer une solution physique pour réduire la puissance thermique transmise en régime permanent.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le MCP retarde la pénétration de chaleur sans réduire le flux stationnaire final : coupler avec un isolant.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Commentaire comparatif des courbes de la figure 8(b) :
- Mur en béton simple (courbe en tirets) : Le flux thermique sortant \Phi_{\mathrm{th,s}}(t) croît très rapidement après un court délai de diffusion de quelques dizaines de minutes. Dès t \approx 5\text{ à }7\text{ h}, il commence à saturer et atteint son palier stationnaire vers 10 à 15 heures.
- Mur composite avec MCP (courbe en trait plein) : La puissance thermique sortante reste quasiment nulle pendant les deux premières heures, puis augmente beaucoup plus lentement. La chaleur apportée par l'extérieur est absorbée sous forme d'enthalpie latente de fusion par les billes de MCP situées entre x=0 et x_0(t). Ce phénomène confère au mur une très forte inertie thermique, introduisant un retard temporel (déphasage) et un amortissement notable de la montée en température intérieure.
2. Valeur limite de la puissance thermique sortante : Lorsque le régime stationnaire est atteint (t \to +\infty) :
Pour le mur simple, le profil est linéaire entre T_{\mathrm{ext}} = 30\ ^\circ\mathrm{C} et T_{\mathrm{int}} = 20\ ^\circ\mathrm{C}, d'où d'après la question Q41 :
\Phi_{\mathrm{th,s}}^{(\text{simple})}(\infty) = \Phi_{\mathrm{th0}} = \frac{\lambda S}{h}\,(T_{\mathrm{ext}} - T_{\mathrm{int}}) = 2{,}25\text{ kW}Pour le mur composite, le front de fusion s'immobilise en x_{0,\mathrm{max}} (établi à la question Q50). Le MCP n'absorbe alors plus de chaleur latente (\mathrm{d}x_0/\mathrm{d}t = 0). Comme le composite possède, par hypothèse, la même conductivité thermique \lambda que le béton à l'état solide comme à l'état liquide, la résistance thermique globale stationnaire est identique à celle du béton seul :
\Phi_{\mathrm{th,s}}^{(\text{MCP})}(\infty) = \Phi_{\mathrm{th0}} = 2{,}25\text{ kW}
Les deux courbes tendent donc vers la même valeur limite :
3. Solution pour diminuer la puissance thermique en régime stationnaire : En régime stationnaire, la puissance transmise s'écrit \Phi_{\mathrm{th}} = \frac{T_{\mathrm{ext}} - T_{\mathrm{int}}}{R_{\mathrm{th}}}. Le MCP n'apportant qu'un stockage thermique transitoire sans modifier la résistance thermique globale, la seule façon de diminuer la puissance stationnaire est d'augmenter la résistance thermique du mur :
- en associant au mur composite une couche d'isolation thermique par l'extérieur ou par l'intérieur (matériau de faible conductivité thermique \lambda_i \ll \lambda, tel que la laine de verre ou le polystyrène, cf. question Q43) ;
- et/ou en augmentant l'épaisseur h de la paroi.
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Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2026 ?
Surtout 4 chapitres : Diffusion thermique (23 % des questions, partie D), Thermodynamique chimique et équilibres (21 %, partie B), Corde vibrante et équation de d'Alembert (21 %, partie C) et Cinématique et dynamique du point (12 %, partie A). Plus ponctuellement : Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Diagrammes E-pH, Changements d'état du corps pur, Oxydoréduction et piles et Magnétostatique.
Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2026 dès la première année (TSI1) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2026 ?
Environ 4 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est un peu long, il faut avancer sans s'attarder. La partie D est la plus longue (environ 1 h 30).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2026 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2026 ?
Questions de cours : Q17 (combustion), Q22 (nombre d'oxydation), Q27 (symétrie du champ magnétique), Q28 (analyse dimensionnelle), Q29 (relation de dispersion), Q30 (mode propre) et Q39 (équation de la chaleur). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (quantité de mouvement), Q12 (enthalpie standard de réaction), Q13 (relation de van 't hoff), Q23 (diagramme potentiel-ph), Q40 (temps caractéristique de diffusion) et Q41 (résistance thermique).
Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2026 ?
Quelle a été la moyenne au sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2026 ?
Moyenne : 9,28/20 (écart-type 4,15, 1 152 présents).
Faut-il prendre en compte le diazote de l'air en Q19 ?
Oui : la combustion s'effectue dans l'air et non dans le dioxygène pur. Il faut intégrer l'échauffement des quatre moles de \mathrm{N}_2 associées à chaque mole de \mathrm{O}_2 consommée entre 298\text{ K} et 1\,700\text{ K} dans le bilan thermique du four.
Quelles sont les conditions aux limites du fil en Q30 ?
En x = -L/2 et x = +L/2, car l'origine O est placée au milieu du fil. On impose donc s(-L/2, t) = s(L/2, t) = 0, ce qui décale l'expression spatiale des modes propres par rapport au cas usuel où l'origine est fixée à une extrémité.
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