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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 TSI 2026

Construction d'un bâtiment

Faisable en sup ?

Faisable en partie en TSI1 : 16 questions sur 52, partie A en entier. Autres questions faisables en TSI1

Autres premières années : MPSI 21 · PCSI 20 · BCPST1 20 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Diffusion et transferts thermiques, Ondes et signaux, Transformations chimiques · 10 incontournables · 24 questions de première année
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Ce sujet balaie de manière très concrète et appliquée plusieurs problématiques physiques et chimiques au cœ ur de l'ingénierie du bâtiment moderne. Structuré en quatre parties totalement indépendantes, il aborde successivement la mécanique des chocs et des sols (partie A), la thermochimie industrielle et la durabilité du béton armé (partie B), l'analyse vibratoire d'un capteur de contraintes à corde en régime d'ondes stationnaires (partie C), et enfin la thermique du bâtiment à travers la diffusion de chaleur et la transition de phase liquide-solide modélisant un problème de Stefan (partie D).

D'un niveau technique très abordable et guidé avec progressivité, l'épreuve constitue un excellent sujet d'entraînement transversal pour réviser les fondamentaux de la mécanique du point, de la thermochimie, de la propagation des ondes unidimensionnelles et des transferts thermiques en régime transitoire et stationnaire.

Difficulté
Moyen, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 4 h pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

10 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

33 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (33) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : question longue
  • Question longue

    L'établissement de la condition de Stefan en Q45 est calculatoire et délicat ; la forme de l'équation différentielle étant fournie par l'énoncé, on peut l'admettre sans pénalité pour aborder les questions suivantes Q46 à Q49.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

52 questions
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Partie A : Pénétrométrie dynamique

I · La formule des Hollandais

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : chute libre, énergie cinétique

Exprimer la vitesse du mouton juste avant le choc.

Voir l'indice

Effectuer un bilan d'énergie mécanique sur la phase de chute libre sans frottement pour relier la vitesse d'impact à la hauteur de chute.

Voir la stratégie
  1. Modéliser la chute libre du mouton lâché sans vitesse initiale à l'aide d'un bilan d'énergie mécanique.
  2. Projeter le vecteur vitesse sur l'axe vertical (Oz) orienté vers le haut selon le vecteur unitaire \vec{e}_z défini sur la figure 1.
Voir la réponse courte

Chute libre du mouton sans vitesse initiale : V = \sqrt{2gH} vertical vers le bas.

Voir le corrigé complet

On étudie le mouton de masse M dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

Entre l'instant où il est lâché d'une hauteur H sans vitesse initiale et l'instant précédant immédiatement l'impact avec l'enclume, le mouton n'est soumis qu'à son propre poids \vec{P} = -M g \vec{e}_z, les frottements de l'air étant négligés.

Le poids étant une force conservative, l'énergie mécanique du mouton se conserve au cours de la chute :

\Delta E_{\mathrm{m}} = 0 \iff \Delta E_{\mathrm{c}} + \Delta E_{\mathrm{p}} = 0

En notant V = \|\vec{V}\| la norme de la vitesse du mouton juste avant le choc :

\begin{aligned} \frac{1}{2} M V^2 - 0 - M g H &= 0 \\ V &= \sqrt{2 g H} \end{aligned}

D'après le repère de la figure 1, l'axe vertical (Oz) est orienté vers le haut par le vecteur unitaire \vec{e}_z, tandis que le mouton descend vers le bas. La vitesse vectorielle s'écrit donc :

\boxed{\vec{V} = -\sqrt{2 g H}\,\vec{e}_z}

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : quantité de mouvement, choc inélastique

Déterminer la vitesse de l'ensemble constitué du mouton, de l'enclume et de la tige juste après le choc.

Voir l'indice

Appliquer la conservation de la quantité de mouvement totale du système \{ \text{mouton} + \text{tige} \} pendant la durée infinitésimale du choc parfaitement mou.

Voir la stratégie
  1. Définir le système global constitué du mouton et de l'équipage frappé (enclume et tige).
  2. Appliquer la conservation de la quantité de mouvement totale du système au cours du choc, en tenant compte du caractère parfaitement mou de la collision.
Voir la réponse courte

Conservation de la quantité de mouvement lors du choc : \vec{v} = \frac{M}{M+m}\vec{V}.

Voir le corrigé complet

On isole le système {mouton + enclume + tige} dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

Pendant la durée très brève du choc, les forces extérieures (poids, réaction du sol) ont une impulsion négligeable devant les forces percussives intérieures mises en jeu. La quantité de mouvement totale du système se conserve donc au cours du choc :

\vec{p}_{\text{après}} = \vec{p}_{\text{avant}}

Juste avant le choc :

  • le mouton de masse M est animé de la vitesse \vec{V} établie à la question Q1 ;
  • l'ensemble {enclume + tige} de masse m est immobile : \vec{v}_0 = \vec{0}.

D'où :

\vec{p}_{\text{avant}} = M \vec{V} + m \vec{0} = M \vec{V}

Juste après le choc, la collision étant parfaitement molle, le mouton et l'ensemble {enclume + tige} forment un bloc unique de masse (M + m) animé d'une vitesse commune notée \vec{v}. La quantité de mouvement s'écrit alors :

\vec{p}_{\text{après}} = (M + m) \vec{v}

En égalant les deux expressions, on obtient :

(M + m) \vec{v} = M \vec{V}

Soit, en utilisant l'expression de \vec{V} obtenue à la question Q1 (\vec{V} = -\sqrt{2gH}\,\vec{e}_z) :

\boxed{\vec{v} = \frac{M}{M+m}\,\vec{V} = -\frac{M}{M+m}\sqrt{2gH}\,\vec{e}_z}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie cinétique

En déduire la variation d'énergie cinétique du système formé du mouton, de l'enclume et de la tige lors de l'enfoncement de la tige dans le sol.

Voir l'indice

Calculer l'écart d'énergie cinétique entre l'instant d'arrêt complet après l'enfoncement e et l'instant immédiatement consécutif au choc.

Voir la stratégie
  1. Définir le système et les deux états encadrant la phase d'enfoncement : l'état initial correspond à l'instant suivant immédiatement le choc, et l'état final correspond à l'arrêt complet du système après pénétration de la distance e.
  2. Exprimer l'énergie cinétique initiale à l'aide de la vitesse v déterminée à la question Q2, l'énergie cinétique finale étant nulle.
  3. Calculer la variation \Delta E_\text{c} = E_{\text{c},f} - E_{\text{c},i}.
Voir la réponse courte

Variation d'énergie cinétique de l'ensemble entre l'impact et l'arrêt : \Delta E_c = -\frac{1}{2}(M+m)v^2.

Voir le corrigé complet

On considère le système constitué du mouton, de l'enclume et de la tige, de masse totale M + m, au cours de son enfoncement dans le sol sur la distance e :

  • Juste après le choc (état initial de la phase d'enfoncement), l'ensemble est animé de la vitesse \vec{v} déterminée à la question Q2 :

    v = \frac{M}{M+m}\sqrt{2gH}

    Son énergie cinétique initiale vaut donc :

    E_{\text{c},i} = \frac{1}{2}(M+m)v^2 = \frac{1}{2}(M+m)\left(\frac{M}{M+m}\right)^2 (2gH) = \frac{M^2}{M+m}gH
  • À la fin de l'enfoncement (état final), la tige s'est arrêtée dans le sol, donc la vitesse est nulle :

    E_{\text{c},f} = 0

La variation d'énergie cinétique du système lors de l'enfoncement est donc :

\Delta E_\text{c} = E_{\text{c},f} - E_{\text{c},i} = -\frac{1}{2}(M+m)v^2
\boxed{\Delta E_\text{c} = -\frac{M}{M+m}MgH}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : travail d'une force, résistance de pointe

Montrer que le travail moyen de la force exercée par le sol sur l'extrémité de la tige au cours de son enfoncement vaut .

Voir l'indice

Exprimer le travail mécanique élémentaire d'une force résistante constante de pression \vec{F} = -q_d S\,\vec{e}_z lors d'un déplacement d'amplitude e vers le bas.

Voir la réponse courte

La force moyenne résistante F_m = q_d S s'oppose à l'enfoncement e, d'où un travail W = -q_d S e.

Voir le corrigé complet

Par définition, la résistance dynamique de pointe q_d représente la pression moyenne exercée par le sol sur l'extrémité de la tige au cours de la pénétration. La surface de la pointe étant égale à la section droite S de la tige, la norme de la force moyenne exercée par le sol s'écrit :

F_{\text{sol, moy}} = q_d S

Cette force de réaction s'oppose à l'enfoncement de la tige ; elle est donc dirigée verticalement vers le haut :

\vec{F}_{\text{sol, moy}} = q_d S \, \vec{e}_z

Au cours de l'enfoncement, la tige subit un déplacement vers le bas d'amplitude e :

\Delta \vec{r} = -e \, \vec{e}_z

Le travail moyen associé à cette force est donc :

\begin{aligned} W(\vec{F}_{\text{sol}}) &= \vec{F}_{\text{sol, moy}} \cdot \Delta \vec{r} \\ &= (q_d S \, \vec{e}_z) \cdot (-e \, \vec{e}_z) \end{aligned}

d'où :

\boxed{W(\vec{F}_{\text{sol}}) = -q_d S e}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 5

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : théorème de l'énergie cinétique, résistance de pointe

En déduire que la résistance dynamique de pointe s'écrit : . On négligera le travail des forces de frottement exercées sur la surface latérale de la tige au cours de l'enfoncement.

Voir l'indice

Appliquer le théorème de l'énergie cinétique à l'équipage mobile au cours de son enfoncement en prenant en compte le travail du poids et celui du sol.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de l'énergie cinétique au système global {mouton + enclume + tige} entre l'instant suivant immédiatement le choc et l'instant où l'équipage s'immobilise après un enfoncement e.
  2. Recenser le travail des forces extérieures : le travail du poids de l'ensemble et le travail de la force de résistance du sol à la pointe (les frottements latéraux étant négligés).
  3. Isoler la résistance dynamique de pointe q_d.
Voir la réponse courte

Théorème de l'énergie cinétique appliqué à l'ensemble lors de l'enfoncement e pour isoler q_d.

Voir le corrigé complet

On applique le théorème de l'énergie cinétique au système {mouton + enclume + tige}, de masse totale M+m, dans le référentiel terrestre supposé galiléen, entre l'instant juste après le choc et l'arrêt complet après l'enfoncement d'une distance e :

\Delta E_\text{c} = W(\vec{P}) + W(\vec{F}_\text{sol})

Au cours d'un enfoncement vertical vers le bas de longueur e, le vecteur déplacement s'écrit \Delta \vec{r} = -e\,\vec{e}_z. Les travaux des forces appliquées s'expriment donc comme suit :

  • Le travail du poids \vec{P} = -(M+m)g\,\vec{e}_z est moteur :

    W(\vec{P}) = \vec{P} \cdot \Delta \vec{r} = (M+m)g e
  • Le travail de la force exercée par le sol sur l'extrémité de la tige a été établi à la question Q4 :

    W(\vec{F}_\text{sol}) = -q_d S e
  • Le travail des forces de frottement sur la surface latérale est négligé d'après l'énoncé.

En utilisant l'expression de la variation d'énergie cinétique obtenue à la question Q3, \Delta E_\text{c} = -\dfrac{M}{M+m} M g H, le théorème de l'énergie cinétique devient :

-\frac{M}{M+m}MgH = (M+m)ge - q_d S e

On en déduit :

q_d S e = (M+m)ge + \frac{M}{M+m}MgH

En divisant par la quantité strictement positive S e, on obtient l'expression recherchée :

\boxed{q_d = \frac{(M+m)g}{S} + \frac{MgH}{Se}\frac{M}{M+m}}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : approximation, ordre de grandeur

Quelle approximation doit-on effectuer pour retrouver la formule des Hollandais ? Cette approximation vous paraît-elle légitime ?

Voir l'indice

Comparer l'ordre de grandeur de l'énergie potentielle de pesanteur perdue sur l'enfoncement e à l'énergie cinétique apportée par le mouton.

Voir la stratégie
  1. Comparer l'expression obtenue à la question Q5 avec la formule des Hollandais afin d'identifier le terme négligé.
  2. Interpréter physiquement ce terme (travail du poids lors de l'enfoncement par rapport au transfert d'énergie cinétique).
  3. Évaluer le rapport de ces deux grandeurs avec les ordres de grandeur du problème pour juger de la légitimité de l'approximation.
Voir la réponse courte

Négliger le travail du poids devant l'énergie cinétique car H \gg e, approximation légitime.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q5, la résistance dynamique de pointe exacte s'écrit :

q_d = \frac{(M+m)g}{S} + \frac{MgH}{Se}\frac{M}{M+m}

Pour retrouver la formule des Hollandais :

q_d = \frac{MgH}{Se}\frac{M}{M+m}

il faut effectuer l'approximation consistant à négliger le premier terme devant le second :

\boxed{\frac{(M+m)g}{S} \ll \frac{MgH}{Se}\frac{M}{M+m}}

ce qui revient à négliger le travail du poids de l'ensemble {mouton + tige + enclume} au cours de l'enfoncement e devant la perte d'énergie cinétique du système lors de cet enfoncement : (M+m)g\,e \ll \dfrac{M^2}{M+m}gH.

Pour juger de la légitimité de cette approximation, calculons le rapport de ces deux termes :

r = \frac{\dfrac{(M+m)g}{S}}{\dfrac{MgH}{Se}\dfrac{M}{M+m}} = \left(\frac{M+m}{M}\right)^2 \frac{e}{H}

Numériquement, \left(\dfrac{M+m}{M}\right)^2 = \left(\dfrac{88}{64}\right)^2 \approx 1,89.

D'après les données de l'essai (figure 2), l'enfoncement pour un coup de mouton e est de l'ordre du millimètre au centimètre (par exemple, pour un nombre de coups compris entre 5 et 50 pour 10\text{ cm}, e est compris entre 2\text{ mm} et 20\text{ mm}), ce qui reste très inférieur à la hauteur de chute H = 50\text{ cm} :

r \approx 1,89 \times \frac{10^{-2}\text{ m}}{0,50\text{ m}} \approx 4 \times 10^{-2} \ll 1

De plus, la pression statique vaut :

\frac{(M+m)g}{S} = \frac{88 \times 9,8}{20 \times 10^{-4}} \approx 4,3 \times 10^5\text{ Pa} \approx 0,43\text{ MPa}

Cette valeur est négligeable devant les valeurs usuelles de q_d pour un sol constructible (de l'ordre de 10\text{ MPa} à plus de 40\text{ MPa}).

L'approximation est donc parfaitement légitime.

Résultat

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II · Analyse d'un sol

Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : profil pénétrométrique

Quelle est l'épaisseur de la couche de terre meuble ?

Voir l'indice

Repérer sur la courbe la première plage de faible résistance à l'enfoncement (très faible nombre de coups pour 10\text{ cm}).

Voir la stratégie
  1. Relier la dureté du matériau traversé au nombre de coups nécessaires pour un enfoncement de 10\text{ cm}. Plus un matériau est meuble, plus la résistance est faible et donc plus le nombre de coups requis est bas.
  2. Repérer sur la figure 2(a) les quatre couches successives mentionnées dans l'énoncé (terre meuble, remblais, terre, roche) pour identifier la transition marquant la fin de la première couche.
Voir la réponse courte

Lecture directe sur le pénétrogramme de la profondeur correspondant à la couche de terre meuble.

Voir le corrigé complet

D'après la formule de la résistance dynamique de pointe, plus un matériau est résistant, plus l'enfoncement e par coup est faible, et donc plus le nombre de coups pour enfoncer la tige de 10\text{ cm} est grand. Inversement, une terre meuble présente une faible résistance et nécessite peu de coups.

Sur la figure 2(a), on observe quatre zones distinctes en fonction de la profondeur :

  • entre 0 et 0{,}5\text{ m} : le nombre de coups par tranche de 10\text{ cm} est très faible (compris entre 1 et 3 coups), ce qui correspond à la couche de terre meuble ;
  • entre 0{,}5\text{ m} et environ 1{,}4\text{ m} : le nombre de coups augmente nettement (entre 13 et 20 coups), traduisant une couche plus dure formée par les remblais de gravats ;
  • entre 1{,}4\text{ m} et 2{,}2\text{ m} : le nombre de coups diminue à nouveau (jusqu'à 2 coups à 1{,}9\text{ m}), correspondant à la seconde couche de terre ;
  • au-delà de 2{,}2\text{ m} : le nombre de coups croît fortement jusqu'à atteindre le refus (50 coups pour 10\text{ cm} à 3{,}0\text{ m}), marquant la présence de la roche.

La couche de terre meuble s'étend de la surface (0\text{ m}) jusqu'à une profondeur de 0{,}5\text{ m}. Son épaisseur est donc :

\boxed{e_1 = 0{,}5\text{ m}}

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : profil pénétrométrique, ordre de grandeur

Déterminer un ordre de grandeur de la résistance dynamique de pointe dans la couche de remblais.

Voir l'indice

Calculer l'enfoncement par coup e moyen dans la zone de remblais (0{,}5\text{ m} à 1{,}5\text{ m}) puis appliquer la formule des Hollandais.

Voir la stratégie
  1. Identifier graphiquement la couche de remblais sur la figure 2(a) et en déduire le nombre moyen de coups N pour un enfoncement de \Delta z = 10\text{ cm}.
  2. Exprimer l'enfoncement moyen par coup e = \Delta z / N.
  3. Appliquer la formule des Hollandais établie aux questions précédentes pour calculer la résistance dynamique de pointe q_d.
Voir la réponse courte

Valeur moyenne de la résistance dynamique de pointe q_d relevée sur le graphe dans le remblai.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 2(a), la couche de remblais se situe entre 0{,}5\text{ m} et environ 1{,}5\text{ m} de profondeur. Sur cet intervalle, le nombre de coups nécessaires pour un enfoncement de \Delta z = 10\text{ cm} = 0{,}10\text{ m} oscille entre 13 et 20, soit une valeur moyenne typique :

N \approx 15\text{ coups pour } 10\text{ cm}

L'enfoncement moyen par coup de mouton est donc :

e = \frac{\Delta z}{N} \approx \frac{0{,}10}{15} \approx 6{,}7 \times 10^{-3}\text{ m} = 6{,}7\text{ mm}

En utilisant la formule des Hollandais (question Q5 ou énoncé) :

q_d = \frac{M g H}{S e} \frac{M}{M + m} = N \, \frac{M^2 g H}{S \Delta z (M + m)}

Avec les données numériques :

  • M = 64\text{ kg} ;
  • m = 24\text{ kg} ;
  • g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
  • H = 0{,}50\text{ m} ;
  • S = 20\text{ cm}^2 = 2{,}0 \times 10^{-3}\text{ m}^2 ;
  • \Delta z = 0{,}10\text{ m}.

On calcule le facteur multiplicatif par coup :

\begin{aligned} q_0 &= \frac{M^2 g H}{S \Delta z (M + m)} \\ &= \frac{64^2 \times 9{,}8 \times 0{,}50}{2{,}0 \times 10^{-3} \times 0{,}10 \times (64 + 24)} \\ &= \frac{20\,070{,}4}{1{,}76 \times 10^{-2}} \approx 1{,}14 \times 10^6\text{ Pa} = 1{,}14\text{ MPa/coup} \end{aligned}

Pour N \approx 15 coups :

\begin{aligned} q_d &\approx 15 \times 1{,}14 \times 10^6 \approx 1{,}7 \times 10^7\text{ Pa} = 17\text{ MPa} \end{aligned}

Compte tenu des fluctuations du nombre de coups dans cette couche (13 \leqslant N \leqslant 20), la résistance de pointe est comprise entre 15\text{ MPa} et 23\text{ MPa}.

\boxed{q_d \approx 15 \text{ à } 20\text{ MPa} \quad (\sim 1{,}7 \times 10^7\text{ Pa})}

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : contrainte admissible

Peut-on mettre la base des fondations dans la couche de remblais ?

Voir l'indice

Comparer la valeur de résistance de pointe estimée pour le remblais au critère de portance minimal de 40\text{ MPa} imposé par le cahier des charges.

Voir la réponse courte

Comparaison de la résistance q_d mesurée à la portance minimale requise pour exclure le remblai.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, les fondations du bâtiment doivent impérativement reposer sur un matériau dont la résistance dynamique de pointe vérifie :

q_d > 40\text{ MPa}

Or, d'après le résultat de la question Q8, la résistance dynamique de pointe au sein de la couche de remblais (entre 0{,}5\text{ m} et 1{,}5\text{ m} de profondeur) est de l'ordre de :

q_{d,\text{remblais}} \approx 15\text{ à }20\text{ MPa}

Cette valeur étant nettement inférieure au seuil minimal de 40\text{ MPa}, la portance de cette couche est insuffisante pour reprendre les charges de la structure sans risque d'affaissement.

\boxed{\text{Non, on ne peut pas ancrer la base des fondations dans la couche de remblais.}}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : profondeur d'ancrage

L'essai met-il en évidence une profondeur acceptable pour la base des fondations ?

Voir l'indice

Chercher sur le graphique à quelle profondeur le nombre de coups nécessaires correspond au seuil dynamique exigé (q_d \ge 40\text{ MPa}).

Voir la stratégie
  1. Déterminer le nombre de coups minimal N_\text{seuil} pour un enfoncement de 10\text{ cm} correspondant à la résistance requise q_{d,\text{seuil}} = 40\text{ MPa}.
  2. Identifier sur la figure 2(a) la profondeur à laquelle ce seuil est atteint dans la couche de roche.
  3. Conclure sur la faisabilité et la profondeur d'ancrage des fondations.
Voir la réponse courte

Repérage de la profondeur d'ancrage où la couche de sol compact garantit la résistance requise.

Voir le corrigé complet

D'après la formule des Hollandais utilisée à la question Q8, la résistance dynamique de pointe associée à N coups pour un enfoncement de 10\text{ cm} (e = \frac{0{,}10}{N}\text{ m}) s'exprime par :

q_d = N \times \frac{M^2 g H}{S (M + m) \times 0{,}10}

Numériquement, le coefficient de proportionnalité vaut :

\begin{aligned} \frac{q_d}{N} &= \frac{64^2 \times 9{,}8 \times 0{,}50}{20 \times 10^{-4} \times (64 + 24) \times 0{,}10} \\ &= \frac{20\,070{,}4}{0{,}0176} \approx 1{,}14 \times 10^6\text{ Pa} \approx 1{,}14\text{ MPa/coup} \end{aligned}

Pour respecter la condition imposée sur la portance du sol, q_d \ge 40\text{ MPa}, le nombre de coups doit vérifier :

N \ge N_\text{seuil} = \frac{40\text{ MPa}}{1{,}14\text{ MPa/coup}} \approx 35\text{ coups}

L'énoncé indique la succession suivante en profondeur :

  • de 0 à 0{,}5\text{ m} : terre meuble (N \le 4) ;
  • de 0{,}5 à 1{,}5\text{ m} : remblais (N \le 18) ;
  • de 1{,}5 à environ 2{,}2\text{ m} : couche de terre intermédiaire (N \le 5) ;
  • au-delà de 2{,}2\text{ m} : transition vers la couche rocheuse.

Sur la courbe de la figure 2(a), le nombre de coups augmente nettement à partir de 2{,}2\text{ m} et atteint N = 50\text{ coups} à une profondeur de 3{,}0\text{ m}. À cette profondeur :

q_d(3{,}0\text{ m}) \approx 50 \times 1{,}14\text{ MPa} \approx 57\text{ MPa} > 40\text{ MPa}
\boxed{\text{L'essai met en évidence une profondeur acceptable pour les fondations à } z = 3{,}0\text{ m (couche rocheuse).}}

Résultat

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Partie B : La chimie du béton

I · Empreinte carbone de la fabrication du ciment

Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : entropie standard de réaction

Calculer l'entropie standard de la réaction à 1 700 K et commenter son signe.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Hess pour l'entropie standard de réaction à partir des entropies molaires tabulées et interpréter le signe via la variation du nombre de moles de gaz.

Voir la réponse courte

Calcul de \Delta_r S^\circ par la loi de Hess ; valeur positive liée au dégagement gazeux de \mathrm{CO}_2.

Voir le corrigé complet

L'équation de la réaction de clinkerisation s'écrit :

3\,\mathrm{CaCO}_{3(\mathrm{s})} + \mathrm{SiO}_{2(\mathrm{s})} = 3\,\mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} + \mathrm{Ca}_3\mathrm{SiO}_{5(\mathrm{s})}

D'après le préambule, les grandeurs thermodynamiques sont considérées comme indépendantes de la température (approximation d'Ellingham). L'entropie standard de réaction à T = 1\,700\text{ K} est donc égale à celle calculée à 298\text{ K} à l'aide des entropies molaires standard fournies dans le tableau 2 :

\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ(1\,700\text{ K}) &= \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ(298\text{ K}) \\ &= 3\,S^\circ_\mathrm{m}(\mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})}) + S^\circ_\mathrm{m}(\mathrm{Ca}_3\mathrm{SiO}_{5(\mathrm{s})}) - 3\,S^\circ_\mathrm{m}(\mathrm{CaCO}_{3(\mathrm{s})}) - S^\circ_\mathrm{m}(\mathrm{SiO}_{2(\mathrm{s})}) \end{aligned}

Application numérique :

\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ(1\,700\text{ K}) &= 3 \times 213{,}6 + 130{,}5 - 3 \times 92{,}3 - 41{,}3 \\ &= 640{,}8 + 130{,}5 - 276{,}9 - 41{,}3 \\ &= 453{,}1\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_{\mathrm{r}}S^\circ(1\,700\text{ K}) = 453{,}1\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}}

Commentaire du signe : L'entropie standard de réaction est positive (\Delta_{\mathrm{r}}S^\circ > 0). Cela s'explique par la création de trois moles de gaz à partir de réactifs exclusivement solides (\Delta \nu_\text{g} = 3 - 0 = +3). Le désordre molaire d'un gaz étant considérablement plus grand que celui d'un solide, le désordre microscopique global du système augmente fortement au cours de la réaction.

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : enthalpie standard de réaction, loi de hess

Calculer l'enthalpie standard de la réaction à 1 700 K et commenter son signe.

Voir l'indice

Calculer l'enthalpie standard de clinkerisation par combinaison linéaire des enthalpies de formation standard et conclure sur le caractère thermique de la transformation.

Voir la réponse courte

Calcul de \Delta_r H^\circ par la loi de Hess ; réaction endothermique car \Delta_r H^\circ > 0.

Voir le corrigé complet

L'équation de la réaction de clinkerisation est :

3\,\mathrm{CaCO}_{3(\text{s})} + \mathrm{SiO}_{2(\text{s})} = 3\,\mathrm{CO}_{2(\text{g})} + \mathrm{Ca}_3\mathrm{SiO}_{5(\text{s})}

D'après l'énoncé, les grandeurs thermodynamiques sont considérées comme indépendantes de la température (approximation d'Ellingham). On applique la loi de Hess à l'aide des enthalpies standard de formation fournies dans le tableau 2 :

\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ(1\,700\text{ K}) \approx \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ(298\text{ K}) = 3\,\Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{CO}_{2(\text{g})}) + \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{Ca}_3\mathrm{SiO}_{5(\text{s})}) - 3\,\Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{CaCO}_{3(\text{s})}) - \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{SiO}_{2(\text{s})})

Application numérique :

\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ(1\,700\text{ K}) &= 3 \times (-393) + (-2\,930) - 3 \times (-1\,206) - (-910) \\ &= -1\,179 - 2\,930 + 3\,618 + 910 \\ &= +419\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ(1\,700\text{ K}) = +419\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Commentaire du signe :
L'enthalpie standard de réaction est positive (\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ > 0), la réaction de clinkerisation est donc fortement endothermique. Elle consomme de l'énergie thermique, ce qui explique le besoin d'un chauffage important du four rotatif pour entretenir la réaction.

Résultat

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : relation de van 't hoff, enthalpie libre standard

La réaction est-elle favorisée à haute température ? Commenter le choix industriel.

Voir l'indice

Utiliser la relation de Gibbs-Helmholtz ou examiner le signe de \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ pour déterminer l'effet d'une élévation de température sur l'affinité chimique.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'effet d'une augmentation de température sur la constante d'équilibre à l'aide de la loi de van 't Hoff (ou via l'enthalpie libre standard de réaction).
  2. Justifier la température opératoire choisie industriellement (T \approx 1\,700\text{ K}) sous les deux aspects complémentaires de la chimie : thermodynamique (déplacement d'équilibre) et cinétique (vitesse de réaction entre solides).
Voir la réponse courte

Réaction endothermique favorisée à haute température d'après Van 't Hoff, justifiant le four à 1 700 K.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q12, la réaction de clinkerisation est endothermique :

\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ > 0

D'après la loi de van 't Hoff :

\frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ}{R T^2} > 0

La constante d'équilibre K^\circ(T) est donc une fonction strictement croissante de la température. Par conséquent, une augmentation de température déplace l'équilibre dans le sens direct : la réaction est favorisée à haute température.

On peut également déterminer la température d'inversion T_\text{inv} à partir de laquelle l'enthalpie libre standard devient négative, avec l'approximation d'Ellingham :

\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(T) = \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ - T\,\Delta_{\mathrm{r}}S^\circ

Comme \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ > 0 (question Q11), \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(T) décroît lorsque T augmente et s'annule pour :

T_\text{inv} = \frac{\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ}{\Delta_{\mathrm{r}}S^\circ} = \frac{419 \times 10^3}{453{,}1} \approx 925\text{ K} \quad (\approx 652\text{ }^\circ\text{C})

Pour T > T_\text{inv}, on a \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(T) < 0, soit K^\circ(T) > 1.

Commentaire du choix industriel (T = 1\,700\text{ K}) :

  • Aspect thermodynamique : À 1\,700\text{ K}, la température est très largement supérieure à T_\text{inv} \approx 925\text{ K}. L'enthalpie libre standard est fortement négative, ce qui confère à la réaction une constante d'équilibre K^\circ \gg 1 et assure un rendement quantitatif en silicate de tricalcium (clinker).
  • Aspect cinétique : Les réactifs solides (calcaire broyé et silice) présentent une réactivité et une diffusivité quasi nulles à température ambiante. La température élevée (1\,700\text{ K}) permet de franchir l'énergie d'activation et assure une vitesse de réaction suffisamment élevée pour opérer en continu dans un four rotatif.
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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : constante d'équilibre, enthalpie libre standard

Calculer la constante d'équilibre à 1 700 K et en déduire que la réaction est totale d'un point de vue thermodynamique.

Voir l'indice

Calculer \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(1\,700\text{ K}) = \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ - T\Delta_{\mathrm{r}}S^\circ puis en déduire la constante d'équilibre K^\circ = \exp(-\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ/RT).

Voir la stratégie
  1. Calculer l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(T) à la température T = 1\,700\text{ K} à partir des grandeurs standard \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ et \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ obtenues aux questions Q11 et Q12.
  2. Exprimer et calculer la constante d'équilibre K^\circ(T) = \exp\left(-\frac{\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(T)}{RT}\right).
  3. Conclure sur le caractère total de la transformation en comparant K^\circ aux critères usuels de réaction quantitative.
Voir la réponse courte

Calcul de \Delta_r G^\circ puis K^\circ = \exp(-\Delta_r G^\circ/RT) \gg 1, montrant le caractère total de la réaction.

Voir le corrigé complet

L'enthalpie libre standard de la réaction de clinkerisation s'exprime par :

\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(T) = \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ(T) - T\,\Delta_{\mathrm{r}}S^\circ(T)

D'après les questions Q11 et Q12, en adoptant l'approximation d'Ellingham :

  • \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ = 419\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} = 4{,}19 \times 10^5\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}
  • \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ = 453{,}1\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}

À la température T = 1\,700\text{ K} :

\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(1\,700\text{ K}) &= 4{,}19 \times 10^5 - 1\,700 \times 453{,}1 \\ &= 4{,}19 \times 10^5 - 7{,}703 \times 10^5 \\ &= -3{,}513 \times 10^5\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} = -351\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

La constante d'équilibre K^\circ est reliée à l'enthalpie libre standard de réaction par :

K^\circ(T) = \exp\left(-\frac{\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(T)}{RT}\right)

Numériquement, avec R = 8{,}31\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} :

\begin{aligned} \ln K^\circ(1\,700\text{ K}) &= -\frac{-3{,}513 \times 10^5}{8{,}31 \times 1\,700} = \frac{3{,}513 \times 10^5}{14\,127} \approx 24{,}87 \end{aligned}

D'où :

\boxed{K^\circ(1\,700\text{ K}) = \mathrm{e}^{24{,}87} \approx 6{,}3 \times 10^{10}}

Puisque la constante d'équilibre est extrêmement grande devant l'unité (K^\circ \gg 10^4), la réaction est totale d'un point de vue thermodynamique dans le sens direct à 1\,700\text{ K}.

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : stœchiométrie, bilan de matière

Déterminer la masse de libérée par la production d'une tonne de ciment.

Voir l'indice

Relier stœchiométriquement la quantité de \mathrm{CO_2} gazeux produit à la quantité de matière contenue dans une tonne de silicate tricalcique \mathrm{Ca_3SiO_5}.

Voir la stratégie
  1. Calculer les masses molaires du silicate de tricalcium \mathrm{Ca}_3\mathrm{SiO}_5 (constituant du ciment) et du dioxyde de carbone \mathrm{CO}_2 à l'aide des données du tableau 1.
  2. Établir la relation stœchiométrique entre la quantité de matière de \mathrm{CO}_2 dégagée et celle de ciment produite d'après l'équation de la réaction.
  3. Exprimer puis calculer la masse de \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} émise pour une masse de ciment m_\text{ciment} = 1{,}00\text{ t} = 1{,}00 \times 10^6\text{ g}.
Voir la réponse courte

Quantité de matière de clinker produit reliée à celle de \mathrm{CO}_2 dégagé pour obtenir la masse libérée.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, le ciment est assimilé au silicate de tricalcium \mathrm{Ca}_3\mathrm{SiO}_{5(\mathrm{s})}. À l'aide du tableau 1, les masses molaires valent :

\begin{aligned} M(\mathrm{Ca}_3\mathrm{SiO}_5) &= 3\,M(\mathrm{Ca}) + M(\mathrm{Si}) + 5\,M(\mathrm{O}) \\ &= 3 \times 40{,}0 + 28{,}0 + 5 \times 16{,}0 = 228{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \\ M(\mathrm{CO}_2) &= M(\mathrm{C}) + 2\,M(\mathrm{O}) = 12{,}0 + 2 \times 16{,}0 = 44{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

D'après l'équation de clinkerisation :

3\,\mathrm{CaCO}_{3(\mathrm{s})} + \mathrm{SiO}_{2(\mathrm{s})} = 3\,\mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} + \mathrm{Ca}_3\mathrm{SiO}_{5(\mathrm{s})}

la formation d'une mole de \mathrm{Ca}_3\mathrm{SiO}_{5(\mathrm{s})} s'accompagne de la production de 3 moles de \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})}. Ainsi :

n(\mathrm{CO}_2) = 3\,n(\mathrm{Ca}_3\mathrm{SiO}_5) = 3\,\frac{m_\text{ciment}}{M(\mathrm{Ca}_3\mathrm{SiO}_5)}

La masse de \mathrm{CO}_2 libérée par la décarbonatation du calcaire s'écrit donc :

m(\mathrm{CO}_2) = 3\,\frac{M(\mathrm{CO}_2)}{M(\mathrm{Ca}_3\mathrm{SiO}_5)}\,m_\text{ciment}

Application numérique pour une tonne de ciment (m_\text{ciment} = 1\,000\text{ kg}) :

m(\mathrm{CO}_2) = 3 \times \frac{44{,}0}{228{,}0} \times 1\,000 = \frac{132}{228} \times 1\,000 \approx 579\text{ kg}
\boxed{m(\mathrm{CO}_2) = 579\text{ kg}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : premier principe, enthalpie de réaction

Montrer que pour produire une tonne de ciment à 1 700 K sous la pression atmosphérique le four doit fournir une énergie thermique .

Voir l'indice

Considérer que l'apport thermique du four correspond à l'enthalpie de réaction nécessaire pour transformer la quantité de matière associée à une tonne de clinker.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique à pression constante au système réactionnel réalisant la clinkerisation à T = 1\,700\text{ K}.
  2. Relier le transfert thermique Q_{1\mathrm{t}} à l'avancement \xi et à l'enthalpie standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ(1\,700\text{ K}).
  3. Calculer la valeur numérique de Q_{1\mathrm{t}} à partir de la quantité de matière n_{\text{ciment}} déterminée à la question précédente.
Voir la réponse courte

Chaleur Q = \xi \Delta_r H^\circ à fournir pour transformer la quantité de calcaire associée à une tonne de clinker.

Voir le corrigé complet

Considérons la transformation chimique à pression atmosphérique constante P = P^\circ et à température maintenue uniforme et constante T = 1\,700\text{ K}. En l'absence de travail autre que celui des forces pressantes, le premier principe de la thermodynamique indique que le transfert thermique Q_{1\mathrm{t}} reçu par le système est égal à la variation d'enthalpie :

Q_{1\mathrm{t}} = \Delta H

Pour une réaction monobare et isotherme à T = 1\,700\text{ K}, la variation d'enthalpie s'exprime en fonction de l'avancement \xi et de l'enthalpie standard de réaction :

\Delta H = \xi\,\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ(1\,700\text{ K})

D'après l'équation de la réaction :

3\,\mathrm{CaCO}_{3(\mathrm{s})} + \mathrm{SiO}_{2(\mathrm{s})} = 3\,\mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} + \mathrm{Ca}_3\mathrm{SiO}_{5(\mathrm{s})}

le coefficient stœchiométrique du silicate de tricalcium est égal à 1. Pour produire une tonne de ciment, l'avancement vaut donc :

\xi = n_{\text{ciment}} = \frac{m_{\text{ciment}}}{M(\mathrm{Ca}_3\mathrm{SiO}_5)}

D'après les questions Q12 et Q15 :

\begin{aligned} n_{\text{ciment}} &= \frac{1{,}00 \times 10^6\text{ g}}{228{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}} \approx 4\,386\text{ mol} \\ \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ(1\,700\text{ K}) &= 419\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} = 4{,}19 \times 10^5\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

L'énergie thermique requise s'écrit alors :

Q_{1\mathrm{t}} = n_{\text{ciment}}\,\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ(1\,700\text{ K})

Numériquement :

Q_{1\mathrm{t}} = 4\,386 \times 4{,}19 \times 10^5 = 1{,}838 \times 10^9\text{ J}

Soit, avec trois chiffres significatifs :

\boxed{Q_{1\mathrm{t}} = 1{,}84 \times 10^9\text{ J}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : combustion, équation de réaction

Écrire la réaction de combustion du méthane sachant qu'elle ne libère que de l'eau et du dioxyde de carbone.

Voir l'indice

Écrire la réaction de combustion complète d'un alcane avec formation exclusive de \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} et d'eau sous forme vapeur \mathrm{H_2O}_{(\mathrm{g})}.

Voir la réponse courte

Écriture de la réaction de combustion complète du méthane \mathrm{CH}_4 + 2\mathrm{O}_2 \to \mathrm{CO}_2 + 2\mathrm{H}_2\mathrm{O}.

Voir le corrigé complet

La combustion complète d'une mole de méthane gazeux \mathrm{CH}_{4(\mathrm{g})} par le dioxygène gazeux \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} produit du dioxyde de carbone gazeux \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} et de la vapeur d'eau \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{g})}, comme précisé dans l'énoncé.

La conservation des éléments chimiques s'écrit :

  • élément carbone : 1\text{ C dans }\mathrm{CH}_4 \implies 1\text{ }\mathrm{CO}_2 ;
  • élément hydrogène : 4\text{ H dans }\mathrm{CH}_4 \implies 2\text{ }\mathrm{H}_2\mathrm{O} ;
  • élément oxygène : 2\text{ O dans }\mathrm{CO}_2 + 2\text{ O dans }2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O} = 4\text{ O} \implies 2\text{ }\mathrm{O}_2.

L'équation de la réaction de combustion s'écrit donc :

\boxed{\mathrm{CH}_{4(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} = \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{g})}}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : enthalpie standard de combustion, loi de hess

Calculer l'enthalpie standard de la réaction. Commenter.

Voir l'indice

Calculer l'enthalpie standard de combustion à partir des enthalpies de formation standard des produits et des réactifs.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de Hess à la réaction de combustion du méthane écrite à la question précédente :

    \mathrm{CH}_{4(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} = \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{g})}
  2. Réaliser l'application numérique à partir des enthalpies molaires standard de formation du tableau 2.
  3. Commenter le signe et l'ordre de grandeur de l'enthalpie standard de réaction.
Voir la réponse courte

Application de la loi de Hess fournissant une enthalpie très négative, réaction fortement exothermique.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de la réaction de combustion s'exprime par :

\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ = \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})}) + 2\,\Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{g})}) - \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{CH}_{4(\mathrm{g})}) - 2\,\Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})})

Par définition, le dioxygène gazeux étant un corps pur simple dans son état standard de référence à 298\text{ K}, on a \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}) = 0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}.

En utilisant les valeurs du tableau 2 :

  • \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})}) = -393\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}
  • \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{g})}) = -242\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}
  • \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{CH}_{4(\mathrm{g})}) = -75\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}

Il vient :

\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ &= -393 + 2 \times (-242) - (-75) \\ &= -393 - 484 + 75 \\ &= -802\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ = -802\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Commentaire : L'enthalpie standard de réaction est négative (\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ < 0) : la réaction de combustion du méthane est fortement exothermique. Elle libère donc une quantité importante d'énergie sous forme thermique, ce qui justifie son utilisation comme combustible pour chauffer et maintenir le four de clinkerisation à 1\,700\text{ K}.

Résultat

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Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : bilan thermique, premier principe

À l'aide d'un bilan thermodynamique appliqué à la chambre de combustion, déterminer la quantité de méthane à brûler pour former une tonne de ciment.

Voir l'indice

Réaliser un bilan d'enthalpie à pression constante sur la chambre de combustion entre 298\text{ K} et 1\,700\text{ K} en tenant compte de l'échauffement des fumées et du ballast d'azote.

Voir la stratégie
  1. Établir la composition molaire du mélange entrant dans la chambre de combustion pour 1 mole de \mathrm{CH}_4 brûlée, en tenant compte du dioxygène et du diazote apportés par l'air en proportions stœchiométriques.
  2. Définir le système thermodynamique (chambre de combustion en régime stationnaire sous pression constante P^\circ) et écrire le premier principe pour calculer l'énergie thermique \Delta H_{\text{mol}} libérée par mole de méthane entre T_i = 298\text{ K} et T_f = 1\,700\text{ K}.
  3. En déduire la quantité de matière n(\mathrm{CH}_4) (et la masse correspondante) nécessaire pour fournir au four l'énergie thermique requise Q_{1\mathrm{t}} = 1{,}84 \times 10^9\text{ J}.
Voir la réponse courte

La chaleur cédée par la combustion du méthane compense l'énergie thermique requise par le four.

Voir le corrigé complet

L'air est constitué de 20 % de \mathrm{O}_2 et 80 % de \mathrm{N}_2, soit un rapport molaire \frac{n(\mathrm{N}_2)}{n(\mathrm{O}_2)} = \frac{0{,}80}{0{,}20} = 4.

D'après la réaction de combustion établie à la question Q17 :

\mathrm{CH}_{4(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} = \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{g})}

La combustion stœchiométrique d'une mole de méthane nécessite 2\text{ mol} de \mathrm{O}_2, qui sont accompagnées de :

n(\mathrm{N}_2) = 4 \times 2 = 8\text{ mol de }\mathrm{N}_2

Ainsi, pour une mole de \mathrm{CH}_4 introduite à T_i = 298\text{ K} :

  • l'état initial à T_i = 298\text{ K} contient : 1\text{ mol de }\mathrm{CH}_4, 2\text{ mol de }\mathrm{O}_2, 8\text{ mol de }\mathrm{N}_2 ;
  • l'état final à T_f = 1\,700\text{ K} contient : 1\text{ mol de }\mathrm{CO}_2, 2\text{ mol de }\mathrm{H}_2\mathrm{O}, 8\text{ mol de }\mathrm{N}_2.

Le système étant calorifugé vers l'extérieur et échangeant uniquement la chaleur Q avec le four à pression constante, le premier principe s'écrit pour n moles de méthane consommées :

\Delta H = Q_{\text{chambre}} = - Q_{1\mathrm{t}}

Calculons la variation d'enthalpie molaire associée en décomposant la transformation en deux étapes :

  1. Réaction de combustion totale isotherme à T_i = 298\text{ K} :

    \Delta H_1 = \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ = -802\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}
  2. Échauffement isobare des gaz produits (\mathrm{CO}_2, \mathrm{H}_2\mathrm{O}) et du gaz inerte (\mathrm{N}_2) de T_i à T_f :

    \begin{aligned} C_{p,\text{gaz}}^\circ &= C_{p,\mathrm{m}}^\circ(\mathrm{CO}_2) + 2\,C_{p,\mathrm{m}}^\circ(\mathrm{H}_2\mathrm{O}) + 8\,C_{p,\mathrm{m}}^\circ(\mathrm{N}_2) \\ &= 37{,}1 + 2 \times 33{,}6 + 8 \times 29{,}1 \\ &= 337{,}1\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

    D'où :

    \begin{aligned} \Delta H_2 &= C_{p,\text{gaz}}^\circ (T_f - T_i) \\ &= 337{,}1 \times (1\,700 - 298) \\ &= 4{,}726 \times 10^5\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} = +472{,}6\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

La variation d'enthalpie globale par mole de méthane brûlé vaut donc :

\Delta H_{\mathrm{m}} = \Delta H_1 + \Delta H_2 = -802 + 472{,}6 = -329{,}4\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}

L'énergie thermique transmise au four rotatif par mole de méthane est donc :

q_{\text{utile}} = -\Delta H_{\mathrm{m}} = 329{,}4\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} = 3{,}294 \times 10^5\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}

La quantité de matière de méthane nécessaire pour fournir Q_{1\mathrm{t}} = 1{,}84 \times 10^9\text{ J} est :

n(\mathrm{CH}_4) = \frac{Q_{1\mathrm{t}}}{q_{\text{utile}}} = \frac{1{,}84 \times 10^9}{3{,}294 \times 10^5} \approx 5\,586\text{ mol}

Soit en masse, avec M(\mathrm{CH}_4) = 12{,}0 + 4 \times 1{,}0 = 16{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} :

m(\mathrm{CH}_4) = n(\mathrm{CH}_4) \times M(\mathrm{CH}_4) = 5\,586 \times 16{,}0 \times 10^{-3} \approx 89{,}4\text{ kg}
\boxed{n(\mathrm{CH}_4) = 5{,}6 \times 10^3\text{ mol} \quad \text{soit} \quad m(\mathrm{CH}_4) = 89\text{ kg}}

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
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Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : empreinte carbone, bilan de matière

En déduire la masse totale de produite par la fabrication d'une tonne de ciment.

Voir l'indice

Additionner la masse de \mathrm{CO_2} d'origine chimique dégagée par le calcaire et celle provenant de la combustion du méthane nécessaire au chauffage.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux sources de dioxyde de carbone lors de la fabrication du ciment : les émissions chimiques dites « de procédé » (réaction de clinkerisation) et les émissions thermiques (combustion du méthane).
  2. Exprimer et calculer la quantité puis la masse de \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} issue de la combustion du méthane à partir du résultat de la question Q19.
  3. Sommer cette contribution avec la masse de \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} de procédé issue de la question Q15 pour obtenir la masse totale.
Voir la réponse courte

Somme du \mathrm{CO}_2 issu de la décarbonatation du calcaire et de celui issu de la combustion du méthane.

Voir le corrigé complet

La fabrication d'une tonne de ciment libère du dioxyde de carbone par deux mécanismes distincts :

  • la réaction chimique de clinkerisation (décarbonatation du calcaire), dont la masse de \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} dégagée a été calculée à la question Q15 :

    m_{\text{chim}}(\mathrm{CO}_2) = 579\text{ kg}
  • la combustion du méthane dans la chambre de combustion pour chauffer le four.

D'après l'équation de combustion du méthane (question Q17) :

\mathrm{CH}_{4(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} \longrightarrow \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{g})}

la combustion d'une mole de méthane produit une mole de dioxyde de carbone. Par conséquent, la quantité de \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} issue de la combustion pour une tonne de ciment vaut :

n_{\text{comb}}(\mathrm{CO}_2) = n(\mathrm{CH}_4) = 5{,}59 \times 10^3\text{ mol}

La masse molaire de \mathrm{CO}_2 étant :

M(\mathrm{CO}_2) = M(\mathrm{C}) + 2\,M(\mathrm{O}) = 12{,}0 + 2 \times 16{,}0 = 44{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

la masse de \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} d'origine énergétique est :

\begin{aligned} m_{\text{comb}}(\mathrm{CO}_2) &= n_{\text{comb}}(\mathrm{CO}_2) \times M(\mathrm{CO}_2) \\ &= 5{,}586 \times 10^3 \times 44{,}0 \times 10^{-3} \approx 246\text{ kg} \end{aligned}

La masse totale de dioxyde de carbone produite par la fabrication d'une tonne de ciment est donc :

m_{\text{tot}}(\mathrm{CO}_2) = m_{\text{chim}}(\mathrm{CO}_2) + m_{\text{comb}}(\mathrm{CO}_2) = 579 + 246 = 825\text{ kg}
\boxed{m_{\text{tot}}(\mathrm{CO}_2) \approx 825\text{ kg}}

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
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Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : ordre de grandeur

Commenter ce résultat sachant que l'on estime que l'empreinte carbone du béton est de l'ordre de de par mètre cube de béton (soit de béton sans armature) (source : SFIC – CIMBéton).

Voir l'indice

Calculer la masse de \mathrm{CO_2} libérée pour la quantité de ciment incorporée dans un mètre cube de béton (300\text{ kg}) et confronter à la donnée indicative de l'ADEME.

Voir la stratégie
  1. Relier la composition d'un mètre cube de béton (donnée en début de partie) à la masse de ciment qu'il contient.
  2. Calculer la masse de \mathrm{CO}_{2} émise par la fabrication de cette quantité de ciment à partir du résultat de la question Q20.
  3. Comparer cette valeur à l'empreinte carbone globale fournie (200\text{ kg} de \mathrm{CO}_{2} par \text{m}^3 de béton) et analyser le rôle prépondérant du ciment.
Voir la réponse courte

Confrontation avec la composition massique du béton montrant que le ciment génère l'essentiel des émissions.

Voir le corrigé complet

D'après les données introductives de la partie B-I, la confection d'un mètre cube de béton nécessite :

m_{\text{ciment}} = 300\text{ kg} = 0{,}300\text{ t}

pour une masse totale de béton d'environ 2\,310\text{ kg} (le ciment ne représente donc que \frac{300}{2\,310} \approx 13\,\% de la masse du béton).

D'après le résultat de la question Q20, la fabrication d'une tonne de ciment engendre l'émission d'une masse totale de dioxyde de carbone :

m_{\text{tot}}(\mathrm{CO}_2) \approx 825\text{ kg}

Par conséquent, les émissions de \mathrm{CO}_{2} associées au ciment nécessaire à la confection d'un mètre cube de béton s'élèvent à :

m_{\mathrm{CO}_2,\,1\,\text{m}^3} = 0{,}300 \times 825 \approx 248\text{ kg de }\mathrm{CO}_2
\boxed{m_{\mathrm{CO}_2,\,1\,\text{m}^3} \approx 250\text{ kg de }\mathrm{CO}_2\text{ par }\text{m}^3\text{ de béton}}

Ce résultat est du même ordre de grandeur que la valeur de référence de 200\text{ kg de }\mathrm{CO}_2/\text{m}^3 mentionnée dans l'énoncé. On en tire deux conclusions majeures :

  • Origine quasi-exclusive de l'empreinte carbone : Bien qu'il ne représente qu'environ 13\,\% de la masse du béton (le reste étant constitué d'eau et de granulats inertes : sable, gravillons), le ciment est responsable de la quasi-totalité de l'empreinte carbone du béton.
  • Légère surestimation du modèle : La valeur calculée (250\text{ kg}) est légèrement supérieure à l'estimation industrielle (200\text{ kg}). Cet écart s'explique par les optimisations industrielles réelles : préchauffage des matières premières par récupération de la chaleur des fumées, utilisation de combustibles de substitution (biomasse, valorisation de déchets) et ajout d'ajouts cimentaires (laitiers de haut fourneau, cendres volantes, pouzzolanes) qui diminuent la teneur en clinker pur dans les ciments commerciaux usuels (ciments composés dits « bas carbone »).

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II · Corrosion d'un béton armé

Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
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Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : nombre d'oxydation

Quel est le nombre d'oxydation du fer dans sachant que les deux atomes de fer sont équivalents ?

Voir l'indice

Utiliser la neutralité électrique du solide ionique en attribuant le nombre d'oxydation usuel -\mathrm{II} à l'oxygène.

Voir la stratégie

Pour déterminer le nombre d'oxydation (ou degré d'oxydation) d'un élément dans une entité chimique neutre, on applique les règles usuelles :

  1. La somme des nombres d'oxydation de tous les atomes d'un édifice neutre est égale à zéro.
  2. L'oxygène est au nombre d'oxydation -\mathrm{II} dans la plupart de ses combinaisons (hors peroxydes et liaisons avec le fluor).
Voir la réponse courte

Calcul du nombre d'oxydation du fer dans l'oxyde \mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_3 : +III.

Voir le corrigé complet

L'oxyde de fer \mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_{3(\mathrm{s})} est une espèce électriquement neutre. La neutralité de l'édifice impose donc :

2\,\mathrm{n.o.}(\mathrm{Fe}) + 3\,\mathrm{n.o.}(\mathrm{O}) = 0

L'oxygène étant plus électronégatif que le fer, il se trouve au degré d'oxydation \mathrm{n.o.}(\mathrm{O}) = -\mathrm{II}. Les deux atomes de fer étant par ailleurs équivalents, on en déduit :

\begin{aligned} 2\,\mathrm{n.o.}(\mathrm{Fe}) + 3 \times (-2) &= 0 \\ 2\,\mathrm{n.o.}(\mathrm{Fe}) &= +6 \\ \mathrm{n.o.}(\mathrm{Fe}) &= +3 \end{aligned}
\boxed{\mathrm{n.o.}(\mathrm{Fe}) = +\mathrm{III}}

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
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Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH

Notions : diagramme potentiel-ph, domaine de prédominance

Attribuer à chaque espèce du fer son domaine de stabilité (A), (B), (C) ou (D).

Voir l'indice

Classer les espèces du fer par degrés d'oxydation croissants sur l'axe vertical et par acidité croissante de gauche à droite.

Voir la stratégie

Pour attribuer les domaines de prédominance ou d'existence dans un diagramme potentiel-pH :

  1. On classe d'abord les espèces par nombre d'oxydation croissant de l'élément fer : les formes les plus réductrices se situent aux potentiels les plus bas (en bas du diagramme), les plus oxydantes aux potentiels les plus élevés (en haut).
  2. Pour des espèces de même nombre d'oxydation, la forme la plus protonée ou la moins condensée/oxydée par l'eau (ici le cation libre en milieu acide) est stable à bas pH, tandis que la forme précipitée (oxyde ou hydroxyde) est stable à pH plus élevé.
Voir la réponse courte

Attribution par degrés d'oxydation croissants vers le haut et condensation/précipitation avec le pH.

Voir le corrigé complet

Déterminons le nombre d'oxydation de l'élément fer dans chaque espèce :

  • dans \mathrm{Fe_{(s)}} : \mathrm{n.o.}(\mathrm{Fe}) = 0 ;
  • dans \mathrm{Fe^{2+}} : \mathrm{n.o.}(\mathrm{Fe}) = +\mathrm{II} ;
  • dans \mathrm{Fe^{3+}} : \mathrm{n.o.}(\mathrm{Fe}) = +\mathrm{III} ;
  • dans \mathrm{Fe_2O_3(s)} : \mathrm{n.o.}(\mathrm{Fe}) = +\mathrm{III} (d'après la question Q22).

1. Analyse selon l'axe des potentiels (ordonnée) :

  • L'espèce au plus bas degré d'oxydation (\mathrm{n.o.} = 0), \mathrm{Fe_{(s)}}, occupe le bas du diagramme : il s'agit donc du domaine (D).
  • L'espèce au degré d'oxydation intermédiaire (\mathrm{n.o.} = +\mathrm{II}), \mathrm{Fe^{2+}}, se situe au-dessus de \mathrm{Fe_{(s)}} : il s'agit du domaine (C).
  • Les espèces au degré d'oxydation le plus élevé (\mathrm{n.o.} = +\mathrm{III}), \mathrm{Fe^{3+}} et \mathrm{Fe_2O_3(s)}, se trouvent dans la partie supérieure du diagramme, c'est-à-dire dans les domaines (A) et (B).

2. Analyse selon l'axe du pH (abscisse) pour le degré +III : La frontière acido-basique entre \mathrm{Fe^{3+}} et \mathrm{Fe_2O_3(s)} correspond à l'équilibre de précipitation :

2\,\mathrm{Fe}^{3+} + 3\,\mathrm{H_2O}_{(\ell)} \rightleftharpoons \mathrm{Fe_2O_{3(s)}} + 6\,\mathrm{H}^+

L'ion \mathrm{Fe}^{3+} existe en milieu acide (bas pH), tandis que le précipité \mathrm{Fe_2O_3(s)} apparaît et subsiste lorsque le pH augmente. Par conséquent :

  • le domaine (A) (à gauche, bas pH) est le domaine de stabilité de \mathrm{Fe^{3+}} ;
  • le domaine (B) (à droite, pH plus élevé) est le domaine d'existence de \mathrm{Fe_2O_3(s)}.

On conclut :

\boxed{\text{(A) : } \mathrm{Fe^{3+}}, \quad \text{(B) : } \mathrm{Fe_2O_{3(s)}}, \quad \text{(C) : } \mathrm{Fe^{2+}}, \quad \text{(D) : } \mathrm{Fe_{(s)}}}

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
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Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH

Notions : diagramme potentiel-ph, formule de nernst

Déterminer les potentiels redox standards des couples et .

Voir l'indice

Lire les ordonnées à l'origine ou utiliser la formule de Nernst appliquée aux frontières séparant les espèces dissoutes à la concentration conventionnelle c_t.

Voir la stratégie
  1. Écrire la demi-équation d'oxydoréduction associée à chaque couple et exprimer le potentiel d'électrode à l'aide de la formule de Nernst à 298\text{ K}.
  2. Appliquer la convention de tracé de la frontière (égalité des concentrations pour deux espèces dissoutes, concentration totale de tracé pour l'équilibre soluté/solide).
  3. Relever graphiquement la valeur du potentiel de frontière sur la figure 4 pour en déduire la valeur du potentiel standard E^\circ.
Voir la réponse courte

Détermination des potentiels standard sur les frontières horizontales avec les concentrations de tracé.

Voir le corrigé complet

1. Couple \mathrm{Fe}^{3+} / \mathrm{Fe}^{2+} :

La demi-équation électronique s'écrit :

\mathrm{Fe}^{3+} + \mathrm{e}^- = \mathrm{Fe}^{2+}

La formule de Nernst à T = 298\text{ K} donne :

E = E^\circ(\mathrm{Fe}^{3+}/\mathrm{Fe}^{2+}) + 0{,}06 \log\left(\frac{[\mathrm{Fe}^{3+}]}{[\mathrm{Fe}^{2+}]}\right)

D'après les conventions de tracé indiquées dans l'énoncé, à la frontière séparant les deux espèces dissoutes (domaines (A) et (C)), on a [\mathrm{Fe}^{3+}] = [\mathrm{Fe}^{2+}], d'où :

E_{\text{frontière}} = E^\circ(\mathrm{Fe}^{3+}/\mathrm{Fe}^{2+})

Par lecture graphique sur la figure 4, le segment horizontal séparant (A) et (C) pour \mathrm{pH} \le 1{,}8 se situe légèrement au-dessus de 0{,}75\text{ V}, à E \approx 0{,}77\text{ V}. On en déduit :

\boxed{E^\circ(\mathrm{Fe}^{3+}/\mathrm{Fe}^{2+}) \approx 0{,}77\text{ V}}

2. Couple \mathrm{Fe}^{2+} / \mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})} :

La demi-équation électronique s'écrit :

\mathrm{Fe}^{2+} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})}

La formule de Nernst à T = 298\text{ K} donne :

E = E^\circ(\mathrm{Fe}^{2+}/\mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})}) + \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{[\mathrm{Fe}^{2+}]}{c^\circ}\right) \quad \text{avec } c^\circ = 1{,}0\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

À la frontière entre l'espèce dissoute et le solide (domaines (C) et (D)), la convention de tracé impose [\mathrm{Fe}^{2+}] = c_t = 1{,}0 \times 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}. Le potentiel de frontière vaut donc :

\begin{aligned} E_{\text{frontière}} &= E^\circ(\mathrm{Fe}^{2+}/\mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})}) + 0{,}03\log(1{,}0 \times 10^{-6}) \\ &= E^\circ(\mathrm{Fe}^{2+}/\mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})}) - 0{,}18\text{ V} \end{aligned}

Sur la figure 4, le palier horizontal séparant (C) et (D) se situe à mi-chemin entre -0{,}50\text{ V} et -0{,}75\text{ V}, soit E_{\text{frontière}} \approx -0{,}62\text{ V}. On en déduit :

\begin{aligned} E^\circ(\mathrm{Fe}^{2+}/\mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})}) &= E_{\text{frontière}} + 0{,}18\text{ V} \\ &= -0{,}62 + 0{,}18 = -0{,}44\text{ V} \end{aligned}
\boxed{E^\circ(\mathrm{Fe}^{2+}/\mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})}) \approx -0{,}44\text{ V}}

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
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Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH

Notions : corrosion, passivation

L'eau agit-elle sur le fer dans ce cas ? Cela fragilise-t-il la structure ?

Voir l'indice

Localiser la zone de pH basique sur le diagramme E\text{--}\mathrm{pH} et identifier l'espèce stable qui forme une couche passivante étanche.

Voir la stratégie
  1. Situer sur le diagramme potentiel-pH la zone correspondant à \mathrm{pH} \in [12,\,13].
  2. Comparer le domaine de stabilité thermodynamique de l'eau (délimité par les couples \mathrm{H^+/H_2} et \mathrm{O_2/H_2O}) à celui du fer métallique \mathrm{Fe_{(s)}} et identifier l'espèce formée lors d'une oxydation.
  3. Conclure sur le phénomène de passivation et son impact mécanique sur la structure du béton armé.
Voir la réponse courte

Au pH très basique du béton, le fer est dans son domaine de passivation par l'oxyde : armature protégée.

Voir le corrigé complet

Pour un pH compris entre 12 et 13, on observe sur le diagramme potentiel-pH de la figure 4 :

  • La frontière du couple \mathrm{H^+/H_2} (en tirets) se situe au-dessus du domaine d'immunité du fer \mathrm{Fe_{(s)}} (domaine (D)).
  • L'oxydation du fer par l'eau ne conduit pas à des ions dissous (\mathrm{Fe^{2+}} ou \mathrm{Fe^{3+}}), mais à l'oxyde solide insoluble \mathrm{Fe_2O_{3(s)}} (domaine (B)), selon la réaction d'oxydation :

    2\,\mathrm{Fe_{(s)}} + 3\,\mathrm{H_2O}_{(\ell)} = \mathrm{Fe_2O_{3(s)}} + 3\,\mathrm{H_{2(g)}}

Cet oxyde insoluble forme à la surface de l'acier une couche mince, imperméable et adhérente qui isole le métal sous-jacent du milieu extérieur : c'est le phénomène de passivation.

Après la formation spontanée de cette pellicule protectrice, l'eau n'agit plus en profondeur sur le fer (la réaction est cinétiquement bloquée).

\boxed{\text{L'eau n'attaque pas le fer en profondeur (passivation) ; la structure n'est donc pas fragilisée.}}

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH

Notions : corrosion, carbonatation

Pourquoi la carbonatation présente t-elle un risque pour le béton armé ?

Voir l'indice

Analyser le déplacement de l'état du fer sur le diagramme lorsque le pH chute en dessous du seuil de stabilité de l'oxyde passivant.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'effet d'une baisse de \mathrm{pH} sur l'état du fer à l'aide du diagramme potentiel–\mathrm{pH} (figure 4).
  2. Décrire les conséquences chimiques (rupture de la couche de passivation, corrosion active) puis mécaniques (perte de section d'acier, gonflement par formation de rouille et éclatement du béton).
Voir la réponse courte

L'attaque par \mathrm{CO}_2 neutralise la basicité : la chute de pH ramène le fer en zone de corrosion active.

Voir le corrigé complet

La carbonatation résulte de la réaction du dioxyde de carbone \mathrm{CO_{2(g)}} de l'air avec l'hydroxyde de calcium dissous dans les pores du béton, ce qui consomme des ions hydroxyde et abaisse le \mathrm{pH} de l'eau interstitielle (en pratique de \mathrm{pH} \sim 12\text{--}13 à un \mathrm{pH} < 9).

D'après le diagramme potentiel–\mathrm{pH} (figure 4) :

  • À fort \mathrm{pH} (12 < \mathrm{pH} < 13), le fer est protégé de façon cinétique par une couche protectrice et étanche de sesquioxyde de fer \mathrm{Fe_2O_{3(s)}} : c'est le domaine de passivation (zone B).
  • Lorsque le \mathrm{pH} diminue et passe en dessous de la frontière de précipitation (située vers \mathrm{pH} \approx 9 selon le potentiel), la couche de \mathrm{Fe_2O_{3(s)}} se dissout : il y a dépassivation des armatures.
  • Le système entre alors dans le domaine de corrosion active, où l'espèce stable est l'ion ferreux \mathrm{Fe^{2+}} (zone C). Le potentiel d'équilibre du fer se situant sous les potentiels redox des couples \mathrm{O_2 / H_2O} et \mathrm{H^+ / H_2}, le fer métallique s'oxyde spontanément au contact de l'humidité et du dioxygène.

Cette corrosion présente un double risque majeur pour l'ouvrage :

  1. Perte de résistance mécanique : la dissolution du fer réduit la section utile des armatures en acier, diminuant considérablement leur capacité à reprendre les efforts de traction.
  2. Éclatement du béton : les produits de corrosion (rouille et hydroxydes de fer) ont un volume molaire nettement supérieur à celui du fer métallique initial (effet de foisonnement). Ce gonflement génère de fortes contraintes internes de traction dans le béton environnant, conduisant à sa fissuration, au délaminage de l'enrobage et à terme à l'affaiblissement global de la structure.
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Partie C : Jauge de contrainte à corde vibrante

I · Modes propres de vibration

Question 27

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : symétrie du champ magnétique, force magnétique

Préciser par des considérations de symétrie la direction du champ magnétique créé par la bobine au point O. En déduire la nature et la direction de la force qui s'exerce sur le fil à cet endroit.

Voir l'indice

Utiliser les plans d'antisymétrie ou de symétrie du courant de la bobine pour orienter le champ \vec{B}, puis appliquer la force de Laplace \mathrm{d}\vec{F} = I\,\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B}.

Voir la stratégie
  1. Identifier les éléments de symétrie ou d'antisymétrie de la distribution de courants de la bobine d'axe (Oy).
  2. Appliquer les règles de transformation du champ magnétique (pseudo-vecteur) pour en déduire sa direction au point \mathrm{O}.
  3. Exprimer la force de Laplace subie par l'élément de fil en \mathrm{O} via la loi de Laplace élémentaire pour en déduire sa nature et son orientation.
Voir la réponse courte

Le plan médian est plan de symétrie des courants donc \vec{B} est axial, attirant le fil d'acier ferromagnétique.

Voir le corrigé complet

1. Direction du champ magnétique créé par la bobine au point \mathrm{O} :

La bobine est constituée de spires circulaires coaxiales d'axe (Oy).

  • Tout plan contenant l'axe (Oy) coupe les spires circulaires en deux points diamétralement opposés où les vecteurs densité de courant sont directement opposés : c'est donc un plan d'antisymétrie \Pi^* pour la distribution de courants.
  • Le champ magnétique \vec{B} étant un champ de pseudo-vecteurs (vecteur axial), en tout point M appartenant à un plan d'antisymétrie \Pi^*, le champ magnétique est contenu dans ce plan :

    \vec{B}(M \in \Pi^*) \in \Pi^*
  • Le point \mathrm{O} appartient à l'axe (Oy), donc à une infinité de plans d'antisymétrie \Pi^* contenant cet axe. Le vecteur \vec{B}(\mathrm{O}) doit par conséquent appartenir à chacun de ces plans.

L'intersection de tous les plans passant par la droite (Oy) étant la droite (Oy) elle-même, on en déduit :

\boxed{\vec{B}(\mathrm{O}) \text{ est colinéaire à l'axe } (Oy) \quad (\vec{B}(\mathrm{O}) = B_y\,\vec{e}_y)}

2. Nature et direction de la force qui s'exerce sur le fil en \mathrm{O} :

Le fil d'acier conducteur, situé le long de l'axe (Ox), est parcouru par un courant électrique induit d'intensité i(t). Placé dans le champ magnétique créé par la bobine, il est soumis aux forces de Laplace.

L'élément de fil centré en \mathrm{O}, de longueur \mathrm{d}\vec{\ell} = \mathrm{d}x\,\vec{e}_x, subit la force de Laplace élémentaire :

\mathrm{d}\vec{F}_\text{L} = i(t)\,\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B}(\mathrm{O}) = i(t)\,\mathrm{d}x\,\vec{e}_x \wedge \left(B_y\,\vec{e}_y\right) = i(t)\,B_y\,\mathrm{d}x\,\vec{e}_z

Il s'agit donc d'une force de Laplace (force magnétique), dirigée selon l'axe (Oz).

\boxed{\text{La force est la force de Laplace, de direction orthogonale au fil le long de l'axe } (Oz).}

Résultat

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert

Notions : analyse dimensionnelle, célérité d'une onde

Déterminer la dimension de et préciser son unité dans le système international.

Voir l'indice

Utiliser l'équation aux dimensions à partir de la tension (analogue à une force), du diamètre et de la masse volumique du métal.

Voir la stratégie

Pour déterminer la dimension de c, on peut procéder de deux façons équivalentes :

  1. Par identification des termes de l'équation d'onde de d'Alembert donnée dans l'énoncé.
  2. Par analyse dimensionnelle directe à partir de la définition c = \dfrac{2}{d}\sqrt{\dfrac{T}{\pi\rho}}.
Voir la réponse courte

Dimension [c] = \mathrm{L\cdot T^{-1}}, unité en \mathrm{m\cdot s^{-1}}, vitesse de phase sur la corde.

Voir le corrigé complet

L'équation du mouvement établie avant la question s'écrit :

\frac{\partial^2 \xi}{\partial t^2} = c^2 \frac{\partial^2 \xi}{\partial x^2} \quad \text{avec} \quad c = \frac{2}{d}\sqrt{\frac{T}{\pi\rho}}

Par analyse dimensionnelle des dérivées partielles spatiales et temporelles du déplacement transversal \xi :

\left[\frac{\partial^2 \xi}{\partial t^2}\right] = \mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2} \quad \text{et} \quad \left[\frac{\partial^2 \xi}{\partial x^2}\right] = \mathrm{L}\cdot\mathrm{L}^{-2} = \mathrm{L}^{-1}

On en déduit la dimension du facteur c^2 :

[c^2] = \frac{\left[\dfrac{\partial^2 \xi}{\partial t^2}\right]}{\left[\dfrac{\partial^2 \xi}{\partial x^2}\right]} = \frac{\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2}}{\mathrm{L}^{-1}} = \mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-2}

soit pour c :

\boxed{[c] = \mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-1}}

On peut retrouver ce résultat à partir des grandeurs fondamentales du système international :

  • [d] = \mathrm{L} (diamètre) ;
  • [T] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2} (la tension T est homogène à une force) ;
  • [\rho] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-3} (masse volumique).

Il vient alors :

[c] = \frac{1}{\mathrm{L}}\sqrt{\frac{\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2}}{\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-3}}} = \frac{1}{\mathrm{L}}\sqrt{\mathrm{L}^4\cdot\mathrm{T}^{-2}} = \frac{\mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-1}}{\mathrm{L}} = \mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-1}

La grandeur c a donc la dimension d'une vitesse. Son unité dans le Système International est :

\boxed{\mathrm{m}\cdot\mathrm{s}^{-1}}

Résultat

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert

Notions : relation de dispersion, nombre d'onde

Exprimer en fonction de et .

Voir l'indice

Injecter la forme d'onde stationnaire proposée directement dans l'équation de d'Alembert unidimensionnelle vérifiée par \xi(x,t).

Voir la stratégie
  1. Réécrire l'équation d'onde régissant les vibrations du fil à l'aide de la célérité c.
  2. Calculer les dérivées partielles secondes temporelle et spatiale de la forme de solution proposée s(x, t).
  3. Injecter ces dérivées dans l'équation de propagation pour en déduire la relation de dispersion liant k, \omega et c.
Voir la réponse courte

Relation de dispersion associée à l'équation de d'Alembert unidimensionnelle : k = \omega/c.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de la célérité c = \dfrac{2}{d}\sqrt{\dfrac{T}{\pi\rho}}, on a :

c^2 = \frac{4T}{\rho\pi d^2}

L'équation aux dérivées partielles satisfaite par le déplacement transversal du fil en régime libre s'écrit donc sous la forme classique de l'équation de d'Alembert à une dimension :

\frac{\partial^2 \xi}{\partial x^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \xi}{\partial t^2} = 0

La fonction proposée pour la vibration d'onde stationnaire est :

s(x, t) = A \cos(\omega t + \varphi)\sin(kx + \psi)

Calculons les dérivées partielles secondes de s(x, t) par rapport au temps t et à la variable d'espace x :

\begin{aligned} \frac{\partial^2 s}{\partial t^2}(x, t) &= -\omega^2 A \cos(\omega t + \varphi)\sin(kx + \psi) = -\omega^2 s(x, t) \\ \frac{\partial^2 s}{\partial x^2}(x, t) &= -k^2 A \cos(\omega t + \varphi)\sin(kx + \psi) = -k^2 s(x, t) \end{aligned}

En injectant ces expressions dans l'équation de propagation \dfrac{\partial^2 s}{\partial t^2} = c^2 \dfrac{\partial^2 s}{\partial x^2}, on obtient, pour une solution non identiquement nulle :

-\omega^2 s(x, t) = -c^2 k^2 s(x, t) \implies \omega^2 = c^2 k^2

Par convention, les grandeurs pulsation \omega, célérité c et nombre d'onde k étant définies positives, on en déduit :

\boxed{k = \frac{\omega}{c}}

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert

Notions : mode propre, condition aux limites

Préciser les conditions aux limites vérifiées par . En déduire les pulsations possibles des vibrations en fonction de , et d'un entier . Sous quelle forme générale pourra-t-on écrire la forme transversale du fil en régime libre ?

Voir l'indice

Exprimer l'annulation du déplacement aux deux extrémités fixes x = \pm L/2 pour quantifier le nombre d'onde k puis en déduire le développement spectral général.

Voir la stratégie
  1. Traduire l'immobilité des deux extrémités du fil en x = \pm L/2 à tout instant pour la solution élémentaire s(x, t).
  2. Résoudre le système trigonométrique pour trouver la quantification du nombre d'onde k_p, puis en déduire la pulsation propre \omega_p grâce à la relation de dispersion k = \omega / c.
  3. Appliquer le principe de superposition pour écrire la déformation transversale générale \xi(x, t) comme une combinaison infinie de modes propres.
Voir la réponse courte

Extrémités fixes s(0,t)=s(L,t)=0 \implies \omega_p = p\pi c/L, le mouvement général est une somme de modes propres.

Voir le corrigé complet

Le fil est fixé à ses deux extrémités au niveau des coupelles en x = -L/2 et x = +L/2. Les conditions aux limites s'écrivent donc à tout instant t :

\boxed{s\!\left(-\frac{L}{2}, t\right) = 0 \quad \text{et} \quad s\!\left(\frac{L}{2}, t\right) = 0}

En injectant la forme d'onde stationnaire s(x, t) = A \cos(\omega t + \varphi)\sin(kx + \psi) dans ces conditions, on obtient, pour une vibration d'amplitude non identiquement nulle (A \neq 0) :

\begin{aligned} \sin\left(-k\frac{L}{2} + \psi\right) &= 0 \iff -k\frac{L}{2} + \psi = m_1 \pi \quad (m_1 \in \mathbb{Z}) \\ \sin\left(k\frac{L}{2} + \psi\right) &= 0 \iff k\frac{L}{2} + \psi = m_2 \pi \quad (m_2 \in \mathbb{Z}) \end{aligned}

En effectuant la différence de ces deux équations :

k L = (m_2 - m_1)\pi = p \pi \quad \text{avec } p \in \mathbb{N}^* \text{ (car } k > 0 \text{)}

Le nombre d'onde est ainsi quantifié sous la forme :

k_p = \frac{p\pi}{L}

D'après la question Q29, on a k = \omega / c. Les pulsations propres possibles \omega_p s'en déduisent immédiatement :

\boxed{\omega_p = \frac{p\pi c}{L} \quad (p \in \mathbb{N}^*)}

En faisant la somme des deux équations précédentes, on a 2\psi = (m_1 + m_2)\pi. En choisissant le déphasage spatial \psi_p = \frac{p\pi}{2} (modulo \pi), la partie spatiale du mode propre p s'écrit :

\sin\left(k_p x + \psi_p\right) = \sin\left[\frac{p\pi}{L}\left(x + \frac{L}{2}\right)\right]

L'équation de d'Alembert étant linéaire et les conditions aux limites homogènes, le principe de superposition permet d'exprimer la forme transversale générale \xi(x, t) en régime libre comme la somme de tous les modes propres :

\boxed{\xi(x, t) = \sum_{p=1}^{+\infty} A_p \cos(\omega_p t + \varphi_p) \sin\left[\frac{p\pi}{L}\left(x + \frac{L}{2}\right)\right]}

où les constantes d'amplitude A_p et de phase temporelle \varphi_p sont fixées par les conditions initiales de position \xi(x, 0) et de vitesse \frac{\partial \xi}{\partial t}(x, 0) du fil.

Résultat

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert

Notions : fréquence fondamentale, tension d'une corde

Calculer numériquement ainsi que la tension imposée au fil.

Voir l'indice

Relier la fréquence du fondamental f_1 à la célérité c et à la longueur L, puis inverser l'expression définissant c pour obtenir la tension T.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la célérité c en fonction de la fréquence fondamentale f_1 et de la longueur L du fil à partir de la relation établie à la question Q30.
  2. Exprimer la tension T à partir de la définition de c = \frac{2}{d}\sqrt{\frac{T}{\pi\rho}} donnée dans l'énoncé.
  3. Effectuer les applications numériques avec les grandeurs fournies en respectant le nombre de chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

Calcul de c = 2Lf_1 puis de la tension initiale imposée via T = \mu c^2 = \rho S c^2.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q30, la fréquence du fondamental (p=1) est reliée à la célérité c des ondes transversales par :

f_1 = \frac{c}{2L} \implies c = 2 L f_1

Avec L = 150\text{ mm} = 0{,}150\text{ m} et f_1 = 750\text{ Hz}, on obtient :

c = 2 \times 0{,}150 \times 750 = 225\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{c = 225\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

D'après la définition de la célérité rappelée dans le sujet :

c = \frac{2}{d}\sqrt{\frac{T}{\pi\rho}}

En élevant cette expression au carré et en isolant la tension T, il vient :

\begin{aligned} c^2 &= \frac{4T}{\pi\rho d^2} \\ T &= \frac{\pi \rho d^2 c^2}{4} = \pi \rho d^2 L^2 f_1^2 \end{aligned}

Avec les données numériques :

  • \rho = 7{,}80 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3},
  • d = 0{,}75\text{ mm} = 0{,}75 \times 10^{-3}\text{ m},
  • c = 225\text{ m}\cdot\text{s}^{-1},

le calcul conduit à :

T = \frac{\pi \times 7{,}80 \times 10^3 \times (0{,}75 \times 10^{-3})^2 \times 225^2}{4} \approx 174{,}5\text{ N}

Compte tenu des deux chiffres significatifs donnés sur le diamètre d, on retient :

\boxed{T = 1{,}7 \times 10^2\text{ N} \quad (\text{ou } 174\text{ N})}

Résultat

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II · Un fil sous contrainte

Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert

Notions : loi de hooke, déformation élastique

Évaluer l'allongement relatif initial du fil lors de sa mise en place. En déduire la variation absolue de la longueur du fil au moment de la mise en place du capteur en fonction de et à l'ordre 1 en . Faire l'application numérique.

Voir l'indice

Substituer la tension issue de la loi de Hooke dans la formule de la célérité pour isoler \varepsilon_0, puis en déduire \Delta L \approx \varepsilon_0 L_0 \approx \varepsilon_0 L.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'allongement relatif initial \varepsilon_0 à partir de la loi de Hooke T = E \frac{\pi d^2}{4}\varepsilon_0, en reliant éventuellement cette expression à la célérité c pour simplifier le calcul.
  2. Relier la variation absolue de longueur \Delta L = L - L_0 à L et \varepsilon_0 en inversant la définition \varepsilon_0 = \frac{L - L_0}{L_0} et en effectuant un développement limité au premier ordre en \varepsilon_0.
  3. Effectuer les applications numériques avec le nombre adéquat de chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

Déformation \varepsilon_0 = T/(SE) par la loi de Hooke 1D puis allongement absolu \Delta L = \varepsilon_0 L.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Hooke fournie par l'énoncé, la tension mécanique s'écrit :

T = E\,\frac{\pi d^2}{4}\,\varepsilon_0

On en déduit l'expression de l'allongement relatif initial \varepsilon_0 :

\varepsilon_0 = \frac{4T}{\pi d^2 E}

En remarquant que d'après la question Q28, c = \frac{2}{d}\sqrt{\frac{T}{\pi\rho}}, soit \frac{4T}{\pi d^2} = \rho c^2, on peut également exprimer \varepsilon_0 simplement sous la forme :

\varepsilon_0 = \frac{\rho c^2}{E}

Application numérique :

\varepsilon_0 = \frac{7{,}80 \times 10^3 \times 225^2}{220 \times 10^9} \approx 1{,}79 \times 10^{-3}
\boxed{\varepsilon_0 \approx 1{,}8 \times 10^{-3} \quad (0{,}18\,\%)}

Par définition de l'allongement relatif :

\varepsilon_0 = \frac{L - L_0}{L_0} = \frac{\Delta L}{L_0} \iff L = L_0(1 + \varepsilon_0)

On exprime la longueur à vide L_0 en fonction de L et de \varepsilon_0 :

L_0 = \frac{L}{1 + \varepsilon_0} = L(1 + \varepsilon_0)^{-1}

En utilisant la formule d'approximation fournie (1 + \varepsilon)^\alpha = 1 + \alpha\varepsilon à l'ordre 1 avec \alpha = -1 :

L_0 \approx L(1 - \varepsilon_0)

Il vient alors pour la variation absolue de longueur \Delta L :

\Delta L = L - L_0 \approx L - L(1 - \varepsilon_0)
\boxed{\Delta L = \varepsilon_0 L}

Application numérique :

\Delta L = 1{,}79 \times 10^{-3} \times 150 \times 10^{-3}\text{ m} \approx 2{,}7 \times 10^{-4}\text{ m} = 0{,}27\text{ mm}
\boxed{\Delta L \approx 0{,}27\text{ mm}}

Résultat

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert

Notions : coefficient de poisson

Évaluer de même la variation absolue du diamètre du fil en fonction de et à l'ordre 1 en . Commenter.

Voir l'indice

Faire l'hypothèse de conservation du volume de la tige cylindrique à l'ordre 1 en déformation (\Delta V/V_0 \approx 0) pour exprimer \Delta d/d.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le volume du fil cylindrique en fonction de sa longueur et de son diamètre, et traduire la conservation du volume lors d'une déformation élastique (la masse volumique restant constante).
  2. Relier le diamètre sous tension d au diamètre au repos d_0 en utilisant la définition de \varepsilon_0, puis effectuer un développement limité au premier ordre grâce à la relation (1+\varepsilon)^\alpha \approx 1 + \alpha\varepsilon.
  3. Réaliser l'application numérique et commenter le signe ainsi que l'ordre de grandeur de la variation de diamètre.
Voir la réponse courte

Contraction transversale \Delta d = -\nu \varepsilon_0 d, négligeable au premier ordre devant le diamètre initial.

Voir le corrigé complet

La masse du fil d'acier est conservée. En considérant sa masse volumique \rho inchangée lors de la déformation élastique, le volume du fil est également conservé :

V_0 = \frac{\pi d_0^2}{4} L_0 = V = \frac{\pi d^2}{4} L

On en déduit :

d_0^2 = d^2 \frac{L}{L_0} = d^2 (1 + \varepsilon_0) \implies d_0 = d \, (1 + \varepsilon_0)^{1/2}

En utilisant la formule utile fournie par l'énoncé, (1 + \varepsilon)^\alpha = 1 + \alpha\varepsilon à l'ordre 1 en \varepsilon, pour \alpha = \frac{1}{2} :

d_0 \approx d \left(1 + \frac{1}{2}\varepsilon_0\right)

La variation absolue \Delta d = d - d_0 s'exprime donc au premier ordre en \varepsilon_0 sous la forme :

\boxed{\Delta d = -\frac{1}{2}\,\varepsilon_0\,d}

Application numérique : Avec \varepsilon_0 \approx 1{,}8 \times 10^{-3} et d = 0{,}75\text{ mm} = 750\text{ }\mu\text{m} :

\begin{aligned} \Delta d &= -\frac{1}{2} \times 1{,}795 \times 10^{-3} \times 0{,}75\text{ mm} \\ &= -6{,}7 \times 10^{-4}\text{ mm} \approx -0{,}67\text{ }\mu\text{m} \end{aligned}
\boxed{\Delta d \approx -0{,}67\text{ }\mu\text{m}}

Commentaires :

  • Le signe négatif traduit le phénomène physique de contraction latérale (effet Poisson) : lorsqu'on étire le fil dans la direction axiale, son diamètre diminue.
  • La variation relative en valeur absolue est extrêmement faible :

    \frac{|\Delta d|}{d} = \frac{1}{2}\varepsilon_0 \approx 0{,}09\,\%

    Cette variation de moins d'un micromètre est négligeable devant les dimensions macroscopiques du fil (d = 0{,}75\text{ mm}), ce qui justifie de considérer le diamètre comme constant dans les calculs ultérieurs.

Résultat

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Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert

Notions : fréquence fondamentale, corde vibrante

Établir l'expression de la nouvelle fréquence fondamentale du fil lorsque le béton est sous contrainte en fonction de , , et des caractéristiques de l'acier.

Voir l'indice

Réécrire la fréquence propre fondamentale avec la déformation totale \varepsilon = \varepsilon_0 + \Delta\varepsilon dans la loi de comportement élastique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la nouvelle tension du fil T' sous l'effet de l'allongement relatif total \varepsilon' = \varepsilon_0 + \Delta\varepsilon à l'aide de la loi de Hooke.
  2. En déduire la nouvelle célérité c' des ondes transversales le long du fil.
  3. Utiliser la relation donnant la fréquence fondamentale f'_1 en fonction de c' et de la longueur L (dont la variation géométrique reste négligeable d'après l'énoncé).
Voir la réponse courte

Nouvelle tension T' = ES(\varepsilon_0 + \Delta\varepsilon), d'où f'_1 = \frac{1}{2L}\sqrt{\frac{E(\varepsilon_0+\Delta\varepsilon)}{\rho}}.

Voir le corrigé complet

Lorsque le béton se déforme, l'allongement relatif du fil devient :

\varepsilon' = \varepsilon_0 + \Delta\varepsilon

D'après la loi de Hooke rappelée dans l'énoncé, la nouvelle tension exercée sur le fil s'écrit :

T' = E\,\frac{\pi d^2}{4}\,\varepsilon' = E\,\frac{\pi d^2}{4}\,(\varepsilon_0 + \Delta\varepsilon)

La célérité c' des ondes le long du fil vaut alors :

c' = \frac{2}{d}\sqrt{\frac{T'}{\pi\rho}} = \frac{2}{d}\sqrt{\frac{E\pi d^2(\varepsilon_0 + \Delta\varepsilon)}{4\pi\rho}} = \sqrt{\frac{E}{\rho}\,(\varepsilon_0 + \Delta\varepsilon)}

En négligeant la variation de longueur du fil devant L au dénominateur conformément aux indications de l'énoncé, la nouvelle fréquence fondamentale s'obtient d'après l'expression établie à la question Q30 (f_1 = \dfrac{c}{2L}) :

\boxed{f'_1 = \frac{1}{2L}\sqrt{\frac{E}{\rho}\,(\varepsilon_0 + \Delta\varepsilon)}}

On remarque que cette expression peut également s'écrire en fonction de la fréquence initiale f_1 :

f'_1 = f_1\,\sqrt{1 + \frac{\Delta\varepsilon}{\varepsilon_0}}

Résultat

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert

Notions : fréquence propre, traction-compression

Comment varie la fréquence fondamentale du fil si, dans la zone du capteur, le béton est soumis respectivement à une contrainte en compression ou à une contrainte en traction ?

Voir l'indice

Déterminer le signe de la variation de déformation \Delta\varepsilon selon que le matériau est comprimé ou étiré, et en déduire l'évolution de la tension donc de la fréquence.

Voir la réponse courte

Une traction accroît la tension et augmente la fréquence, une compression réduit la fréquence.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question Q34, la fréquence fondamentale du fil sous contrainte s'écrit :

f'_1 = \frac{1}{2L}\sqrt{\frac{E}{\rho}\,(\varepsilon_0 + \Delta\varepsilon)} = f_1 \sqrt{1 + \frac{\Delta\varepsilon}{\varepsilon_0}}

La jauge est solidaire du béton par l'intermédiaire de ses coupelles d'extrémité : le fil subit donc la même déformation longitudinale relative \Delta\varepsilon que le béton environnant. La fonction \Delta\varepsilon \mapsto f'_1(\Delta\varepsilon) est strictement croissante.

  • Contrainte en compression : le béton se raccourcit selon l'axe du capteur, d'où un raccourcissement du fil :

    \Delta\varepsilon < 0 \implies \varepsilon_0 + \Delta\varepsilon < \varepsilon_0 \implies T' < T

    La tension du fil diminue, donc la fréquence fondamentale f'_1 diminue (f'_1 < f_1).

  • Contrainte en traction : le béton s'allonge selon l'axe du capteur, d'où un étirement supplémentaire du fil :

    \Delta\varepsilon > 0 \implies \varepsilon_0 + \Delta\varepsilon > \varepsilon_0 \implies T' > T

    La tension du fil augmente, donc la fréquence fondamentale f'_1 augmente (f'_1 > f_1).

\boxed{\text{En compression, la fréquence fondamentale diminue ; en traction, elle augmente.}}

Résultat

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert

Notions : sensibilité de mesure, corde vibrante

Calculer pour une contrainte maximale du béton en traction. La variation de fréquence est-elle mesurable ?

Voir l'indice

Calculer la nouvelle fréquence fondamentale pour une déformation relative de traction \Delta\varepsilon = +2\times 10^{-4} et comparer l'écart à la résolution expérimentale de 1\text{ Hz}.

Voir la stratégie
  1. Identifier la valeur de la déformation relative maximale du béton en traction \Delta\varepsilon donnée dans l'énoncé.
  2. Calculer la nouvelle fréquence fondamentale f'_1 à partir de l'expression établie à la question Q34.
  3. Comparer l'écart en fréquence \Delta f_1 = f'_1 - f_1 à la résolution spectrale du dispositif (1\text{ Hz}) pour conclure quant à sa mesurabilité.
Voir la réponse courte

Calcul de f'_1 : l'écart de fréquence atteint plusieurs hertz, aisément résolu par comptage électronique.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la déformation maximale admissible du béton en traction est de 0{,}02\,\%, ce qui correspond à une variation d'allongement relatif du fil :

\Delta\varepsilon = +0{,}02\,\% = +2{,}0 \times 10^{-4}

D'après le résultat de la question Q34, la nouvelle fréquence fondamentale s'exprime par :

f'_1 = f_1 \sqrt{1 + \frac{\Delta\varepsilon}{\varepsilon_0}}

En utilisant la valeur \varepsilon_0 \approx 1{,}80 \times 10^{-3} calculée à la question Q32 :

\frac{\Delta\varepsilon}{\varepsilon_0} = \frac{2{,}0 \times 10^{-4}}{1{,}795 \times 10^{-3}} \approx 0{,}111

L'application numérique donne :

f'_1 = 750 \times \sqrt{1 + 0{,}111} \approx 791\text{ Hz}
\boxed{f'_1 \approx 791\text{ Hz}}

La variation de fréquence associée à cette traction maximale vaut :

\Delta f_1 = f'_1 - f_1 \approx 791 - 750 = 41\text{ Hz}

Or, l'énoncé précise qu'une analyse spectrale permet d'obtenir les fréquences propres avec une incertitude de 1\text{ Hz}. Comme \Delta f_1 \gg 1\text{ Hz}, cette variation de fréquence est très nettement supérieure à la précision de mesure :

La variation de fréquence est donc parfaitement mesurable.

Résultat

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Question 37

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert

Notions : plage de mesure, corde vibrante

Quelle déformation maximale en compression pourrait-on mesurer avec cette jauge de contrainte ?

Voir l'indice

Identifier la condition limite de perte de mise en tension de la corde vibrante (T \to 0), qui fixe la borne supérieure de contraction mesurable.

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition physique de fonctionnement de la jauge à corde vibrante : le fil métallique doit rester tendu (T > 0) pour pouvoir osciller et propager des ondes transversales.
  2. Exprimer la condition limite sur la déformation relative \Delta\varepsilon en compression (\Delta\varepsilon < 0) et en déduire la déformation maximale mesurable.
  3. Comparer cette valeur à la déformation maximale admissible par le béton en compression (0{,}35\,\%).
Voir la réponse courte

Condition de tension positive du fil imposant une compression relative maximale |\Delta\varepsilon|_{\max} = \varepsilon_0.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de la loi de Hooke et de la fréquence fondamentale établie à la question Q34 :

f'_1 = \frac{1}{2L}\sqrt{\frac{E}{\rho}(\varepsilon_0 + \Delta\varepsilon)}

Pour que la corde puisse vibrer et qu'une fréquence propre puisse être mesurée, le fil doit obligatoirement demeurer sous tension :

T > 0 \iff \varepsilon_0 + \Delta\varepsilon > 0 \iff \Delta\varepsilon > -\varepsilon_0

Lors d'une compression, le béton se contracte selon l'axe de la jauge, ce qui correspond à \Delta\varepsilon < 0. Le fil se détend progressivement jusqu'à s'annuler pour :

\Delta\varepsilon = -\varepsilon_0

Au-delà de cette valeur, le fil devient lâche (flambement, perte de tension), sa fréquence fondamentale s'annule et le capteur devient inopérant.

La déformation maximale en compression mesurable par la jauge, notée |\Delta\varepsilon|_\text{max}, est donc égale à l'allongement relatif initial \varepsilon_0 déterminé à la question Q32 :

|\Delta\varepsilon|_\text{max} = \varepsilon_0 \approx 1{,}8 \times 10^{-3} = 0{,}18\,\%
\boxed{|\Delta\varepsilon|_\text{max} = \varepsilon_0 \approx 0{,}18\,\%}

Résultat

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Question 38

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Corde vibrante et équation de d'Alembert

Notions : dilatation thermique, compensation thermique

Faut-il tenir compte de la dilatation thermique de l'acier lors de la mesure de la déformation du béton par une jauge de contrainte à corde vibrante ? Quelle solution pourrait-on proposer pour ne pas fausser les mesures ?

Voir l'indice

Comparer la dilatation thermique libre \alpha\Delta\theta pour une variation de température de quelques degrés aux valeurs seuils de déformation mesurées.

Voir la stratégie
  1. Évaluer l'ordre de grandeur de la déformation d'origine thermique \varepsilon_{\mathrm{th}} = \alpha \Delta\theta pour une variation de température courante et la comparer aux déformations mesurées (traction limite de 0{,}02\,\%) ainsi qu'à la sensibilité du capteur.
  2. Conclure sur la nécessité d'une correction thermique.
  3. Proposer des solutions techniques éprouvées pour s'affranchir de cette dérive thermique.
Voir la réponse courte

La dilatation thermique fausse la contrainte mesurée ; nécessité d'une sonde thermique de compensation.

Voir le corrigé complet

Une variation de température \Delta\theta induit une déformation thermique relative du fil d'acier égale à :

\varepsilon_{\mathrm{th}} = \frac{\Delta L}{L} = \alpha\,\Delta\theta

Pour une variation modérée de température de \Delta\theta = 10\text{ K} (courante au cours d'une journée ou entre saisons) :

\varepsilon_{\mathrm{th}} = 1{,}2 \times 10^{-5} \times 10 = 1{,}2 \times 10^{-4} = 0{,}012\,\%

Cette déformation est du même ordre de grandeur que la déformation maximale admissible du béton en traction (0{,}02\,\%).

De plus, même pour une variation de seulement \Delta\theta = 1\text{ K}, la variation relative d'allongement induite vaut \varepsilon_{\mathrm{th}} \approx 1{,}2 \times 10^{-5}, ce qui conduit d'après la relation de la question Q34 différentiée au premier ordre à un décalage de fréquence :

\Delta f_1 \approx \frac{f_1}{2\,\varepsilon_0}\,\varepsilon_{\mathrm{th}} = \frac{750}{2 \times 1{,}8 \times 10^{-3}} \times 1{,}2 \times 10^{-5} \approx 2{,}5\text{ Hz}

Ce décalage est supérieur à la précision de mesure du spectre (1\text{ Hz}).

\boxed{\text{Il est indispensable de prendre en compte la dilatation thermique de l'acier.}}

Pour ne pas fausser les mesures, plusieurs solutions peuvent être mises en œuvre :

  1. Mesure simultanée de la température et compensation logicielle : intégrer une sonde de température (thermistance ou résistance de platine) au sein même du boîtier de la jauge. La température locale mesurée permet de soustraire la dérive thermique de la fréquence à l'aide d'une loi d'étalonnage.
  2. Montage avec jauge témoin (méthode différentielle) : installer une seconde jauge identique dans le même environnement thermique, mais logée dans une cavité non soumise aux contraintes mécaniques du béton. La différence des mesures entre les deux jauges permet d'éliminer la contribution thermique.

Résultat

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Partie D : Un mur dans tous ses états

I · Mur avec ou sans isolation thermique

Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : équation de la chaleur, loi de fourier

À l'aide d'un bilan thermique appliqué à la tranche de mur située entre et entre les instants et , établir l'équation vérifiée par le champ de température dans le mur.

Voir l'indice

Effectuer un bilan d'énergie thermique sur la tranche comprise entre x et x+\mathrm{d}x en associant le flux conductif selon la loi de Fourier et la variation d'énergie interne volumique.

Voir la stratégie
  1. Définir le système thermodynamique fermé constitué par la tranche de mur comprise entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x, de section droite transversale S.
  2. Exprimer la variation élémentaire de son énergie interne \mathrm{d}(\mathrm{d}U) entre les instants t et t + \mathrm{d}t.
  3. Exprimer le transfert thermique net \delta Q reçu par conduction à travers les deux faces à l'aide de la loi de Fourier.
  4. Appliquer le premier principe de la thermodynamique pour en déduire l'équation aux dérivées partielles régissant T(x, t).
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie sur une tranche \mathrm{d}x combiné à la loi de Fourier menant à l'équation de la chaleur 1D.

Voir le corrigé complet

Considérons comme système la tranche de béton indéformable comprise entre x et x + \mathrm{d}x, d'aire transverse S, de volume \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x et de masse \mathrm{d}m = \rho S\,\mathrm{d}x.

1. Bilan d'énergie interne entre t et t + \mathrm{d}t :

Le béton étant une phase condensée indéformable, le travail des forces pressantes est nul (W = 0). La variation d'énergie interne du système s'écrit :

\mathrm{d}(\mathrm{d}U) = \mathrm{d}m \, c \, \left[ T(x, t + \mathrm{d}t) - T(x, t) \right] = \rho c S \frac{\partial T}{\partial t}(x, t) \, \mathrm{d}x \, \mathrm{d}t

2. Transfert thermique conductif :

Le transfert thermique est unidimensionnel suivant l'axe (Ox). Les faces latérales étant isolées et en l'absence de terme source volumique interne, la tranche n'échange d'énergie que par ses faces en x et en x + \mathrm{d}x :

  • à travers la face en x, le flux thermique entrant s'écrit \Phi(x, t) = \vec{\jmath}_\mathrm{th}(x, t) \cdot S \vec{e}_x = j_\mathrm{th}(x, t) S ;
  • à travers la face en x + \mathrm{d}x, le flux thermique sortant s'écrit \Phi(x + \mathrm{d}x, t) = j_\mathrm{th}(x + \mathrm{d}x, t) S.

Le transfert thermique algébrique reçu par le système pendant la durée \mathrm{d}t est donc :

\delta Q = \left[ \Phi(x, t) - \Phi(x + \mathrm{d}x, t) \right] \mathrm{d}t = - S \, \frac{\partial j_\mathrm{th}}{\partial x}(x, t) \, \mathrm{d}x \, \mathrm{d}t

D'après la loi de Fourier, la densité de flux thermique conductif est :

\vec{\jmath}_\mathrm{th}(x, t) = -\lambda \frac{\partial T}{\partial x}(x, t) \, \vec{e}_x \implies j_\mathrm{th}(x, t) = -\lambda \frac{\partial T}{\partial x}(x, t)

La conductivité thermique \lambda étant constante, il vient :

\delta Q = \lambda S \frac{\partial^2 T}{\partial x^2}(x, t) \, \mathrm{d}x \, \mathrm{d}t

3. Premier principe de la thermodynamique :

L'application du premier principe donne \mathrm{d}(\mathrm{d}U) = \delta Q :

\rho c S \frac{\partial T}{\partial t} \, \mathrm{d}x \, \mathrm{d}t = \lambda S \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} \, \mathrm{d}x \, \mathrm{d}t

En simplifiant par S \, \mathrm{d}x \, \mathrm{d}t \neq 0, on obtient l'équation de la diffusion thermique à une dimension (équation de la chaleur) :

\boxed{\frac{\partial T}{\partial t} = \frac{\lambda}{\rho c} \frac{\partial^2 T}{\partial x^2}}

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : temps caractéristique de diffusion

Exprimer le temps caractéristique imposé par l'équation de la diffusion thermique. Le régime stationnaire est-il atteint dans le cas de la canicule étudiée ?

Voir l'indice

Définir le temps de diffusion caractéristique \tau \sim h^2/D à l'aide de la diffusivité thermique du béton et le comparer à la durée minimale d'une canicule (3 jours).

Voir la stratégie
  1. Identifier par analyse dimensionnelle le temps caractéristique \tau de diffusion thermique associé à l'épaisseur h du mur et à la diffusivité thermique D.
  2. Effectuer l'application numérique de \tau à l'aide des grandeurs fournies pour le béton.
  3. Comparer \tau à la durée de l'épisode caniculaire (au moins trois jours d'après la définition) pour conclure sur l'établissement du régime permanent.
Voir la réponse courte

Calcul de \tau = h^2/D comparé aux variations journalières pour vérifier l'invalidation du régime permanent.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de la diffusion thermique établie à la question Q39 :

\frac{\partial T}{\partial t} = D \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} \quad \text{avec} \quad D = \frac{\lambda}{\rho c}

Par analyse dimensionnelle, les termes différentiels s'évaluent aux échelles caractéristiques du système :

\left[ \frac{\partial T}{\partial t} \right] \sim \frac{\Delta T}{\tau} \quad \text{et} \quad \left[ D \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} \right] \sim D \frac{\Delta T}{h^2}

Le temps caractéristique de diffusion thermique à travers l'épaisseur h du mur s'exprime donc par :

\boxed{\tau = \frac{h^2}{D} = \frac{\rho c h^2}{\lambda}}

Calculons numériquement la diffusivité thermique D puis le temps \tau :

\begin{aligned} D &= \frac{1{,}8}{2{,}3 \times 10^3 \times 9{,}0 \times 10^2} \approx 8{,}70 \times 10^{-7}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1} \\ \tau &= \frac{(0{,}200)^2}{8{,}70 \times 10^{-7}} \approx 4{,}6 \times 10^4\text{ s} \approx 12{,}8\text{ h} \approx 13\text{ h} \end{aligned}

D'après le préambule de la partie D, un épisode de canicule s'étend sur plus de trois jours consécutifs, soit une durée \Delta t_{\text{canicule}} \ge 3 \times 24\text{ h} = 72\text{ h}.

Le régime stationnaire est considéré comme atteint au bout d'une durée d'environ 3\tau à 5\tau (soit entre 39\text{ h} et 65\text{ h}). Comme :

\Delta t_{\text{canicule}} > 5\tau

le régime stationnaire est effectivement atteint au cours de la canicule étudiée.

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique, régime stationnaire

Déterminer le profil de température dans le mur en régime stationnaire et tracer l'allure de en fonction de . En déduire la puissance thermique qui traverse le mur, puis définir et calculer la résistance thermique du mur par analogie électrocinétique.

Voir l'indice

Résoudre l'équation de Laplace unidimensionnelle \mathrm{d}^2T/\mathrm{d}x^2 = 0, exprimer le flux surfacique de Fourier et poser la relation constitutive R_{\mathrm{th}} = \Delta T / \Phi.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation de la diffusion en régime stationnaire pour obtenir l'équation différentielle ordinaire vérifiée par T(x), puis intégrer avec les conditions aux limites imposées en x = 0 et x = h.
  2. Exprimer le vecteur densité de flux thermique par la loi de Fourier et en déduire le flux thermique total \Phi_{\mathrm{th0}} à travers la surface S.
  3. Définir la résistance thermique par analogie formelle avec la loi d'Ohm en électrocinétique (U = R I), puis calculer sa valeur numérique.
Voir la réponse courte

Profil linéaire T(x), calcul du flux traversant \Phi_{\mathrm{th0}} et de la résistance thermique R_{\mathrm{th}} = h/(\lambda S).

Voir le corrigé complet

1. Profil de température T(x) en régime stationnaire

En régime permanent (stationnaire), le champ de température est indépendant du temps : \dfrac{\partial T}{\partial t} = 0. D'après l'équation de la diffusion thermique établie à la question Q39, le champ de température vérifie :

\frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2} = 0

Par intégrations successives, T(x) est une fonction affine de la position :

T(x) = A x + B \quad (A, B \in \mathbb{R})

Les conditions aux limites aux parois du mur s'écrivent :

  • en x = 0 (extérieur) : T(0) = T_{\mathrm{ext}} \implies B = T_{\mathrm{ext}} ;
  • en x = h (intérieur) : T(h) = T_{\mathrm{int}} \implies A\,h + T_{\mathrm{ext}} = T_{\mathrm{int}} \iff A = -\dfrac{T_{\mathrm{ext}} - T_{\mathrm{int}}}{h}.

Le profil de température dans l'épaisseur du mur est donc :

\boxed{T(x) = T_{\mathrm{ext}} - \frac{T_{\mathrm{ext}} - T_{\mathrm{int}}}{h}\,x}

2. Puissance thermique \Phi_{\mathrm{th0}} traversant le mur

D'après la loi de Fourier, le vecteur densité de flux thermique orienté selon \vec{e}_x (vers l'intérieur) vaut :

\vec{\jmath}_{\mathrm{th}} = -\lambda\,\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}\,\vec{e}_x = \lambda\,\frac{T_{\mathrm{ext}} - T_{\mathrm{int}}}{h}\,\vec{e}_x

Le flux thermique à travers la surface plane d'aire S normale à \vec{e}_x est uniforme et s'écrit :

\Phi_{\mathrm{th0}} = \iint_S \vec{\jmath}_{\mathrm{th}}\cdot \vec{e}_x\,\mathrm{d}S = \frac{\lambda\,S}{h}(T_{\mathrm{ext}} - T_{\mathrm{int}})

Application numérique avec \lambda = 1{,}8\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}, S = 25\text{ m}^2, h = 0{,}200\text{ m} et T_{\mathrm{ext}} - T_{\mathrm{int}} = 30 - 20 = 10\text{ K} :

\Phi_{\mathrm{th0}} = \frac{1{,}8 \times 25}{0{,}200} \times 10 = 2\,250\text{ W}
\boxed{\Phi_{\mathrm{th0}} = 2{,}25 \times 10^3\text{ W} = 2{,}25\text{ kW}}

3. Résistance thermique du mur

Par analogie électrocinétique avec la loi d'Ohm U = R\,I reliant la différence de potentiel électrique au courant électrique, on relie l'écart de température \Delta T = T_{\mathrm{ext}} - T_{\mathrm{int}} (analogue de la tension) au flux de chaleur \Phi_{\mathrm{th0}} (analogue du courant électrique) par :

\Delta T = R_{\mathrm{th}}\, \Phi_{\mathrm{th0}} \iff \boxed{R_{\mathrm{th}} = \frac{T_{\mathrm{ext}} - T_{\mathrm{int}}}{\Phi_{\mathrm{th0}}} = \frac{h}{\lambda\,S}}

Application numérique :

R_{\mathrm{th}} = \frac{0{,}200}{1{,}8 \times 25} = \frac{0{,}200}{45} \approx 4{,}44 \times 10^{-3}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}
\boxed{R_{\mathrm{th}} \approx 4{,}4 \times 10^{-3}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}}

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Question déjà tombée ailleurs

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : bilan thermique, puissance de refroidissement

À l'aide d'un bilan thermique appliqué à l'ensemble de la pièce, déterminer la puissance thermique de refroidissement du climatiseur permettant de maintenir la température constante dans la pièce.

Voir l'indice

Établir l'équilibre thermodynamique global de l'air intérieur en régime stationnaire : la chaleur transmise par le mur doit être intégralement pompée par le climatiseur.

Voir la stratégie
  1. Définir le système fermé constitué de l'air contenu dans la pièce (et de ses éventuels constituants intérieurs) de température uniforme et constante T_{\text{int}}.
  2. Établir le bilan d'énergie en régime stationnaire en recensant les transferts thermiques aux frontières : flux entrant à travers le mur et transfert avec le climatiseur.
  3. En déduire la puissance thermique de refroidissement extraite par le climatiseur.
Voir la réponse courte

En régime stationnaire, la puissance frigorifique compense exactement les flux thermiques entrant dans la pièce.

Voir le corrigé complet

On applique le premier principe de la thermodynamique sous forme locale/globale au système fermé constitué de la pièce intérieure à température constante T_{\text{int}} :

\frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}t} = \Phi_{\text{net}}

La température intérieure étant maintenue constante par le climatiseur en régime stationnaire, l'énergie interne de la pièce ne varie pas au cours du temps :

\frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}t} = 0

Les transferts thermiques à travers le plancher, le plafond et les cloisons avec les pièces voisines étant négligés, les seuls échanges d'énergie de la pièce avec l'extérieur sont :

  • le flux thermique \Phi_{\text{th0}} provenant de l'extérieur et entrant dans la pièce à travers le mur en x = h ;
  • la puissance thermique \mathcal{P}_{\text{clim}} reçue de la part du climatiseur.

Le bilan énergétique s'écrit donc :

\Phi_{\text{th0}} + \mathcal{P}_{\text{clim}} = 0 \implies \mathcal{P}_{\text{clim}} = -\Phi_{\text{th0}}

La puissance de refroidissement du climatiseur, notée \mathcal{P}_{\text{refr}}, correspond à la puissance thermique qu'il extrait de la pièce (\mathcal{P}_{\text{refr}} = -\mathcal{P}_{\text{clim}}) :

\mathcal{P}_{\text{refr}} = \Phi_{\text{th0}}

D'après la question Q41, \Phi_{\text{th0}} = 2{,}25\text{ kW}, d'où :

\boxed{\mathcal{P}_{\text{refr}} = 2{,}3 \times 10^3\text{ W} = 2{,}3\text{ kW} \quad (\text{ou } 2{,}25\text{ kW})}

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique équivalente, isolation thermique

Évaluer la nouvelle puissance thermique qui traverse le mur. Comparer à la puissance obtenue précédemment.

Voir l'indice

Associer en série les résistances thermiques conductives du béton et du panneau isolant pour recalculer le flux surfacique traversant l'ensemble.

Voir la stratégie
  1. Par analogie avec les circuits électriques, additionner les résistances thermiques en série du mur de béton et du panneau isolant.
  2. Calculer la nouvelle puissance thermique \Phi_{\mathrm{th1}} transmise en régime stationnaire entre T_{\mathrm{ext}} et T_{\mathrm{int}}.
  3. Comparer \Phi_{\mathrm{th1}} à la puissance sans isolant \Phi_{\mathrm{th0}} obtenue à la question Q41.
Voir la réponse courte

Somme des résistances thermiques du mur et de l'isolant en série, réduisant fortement la puissance transmise.

Voir le corrigé complet

En régime stationnaire unidimensionnel, le flux thermique traverse successivement la paroi en béton d'épaisseur h puis la couche d'isolant d'épaisseur h_i, de même surface S. Par analogie électrocinétique, les deux milieux constituent deux résistances thermiques associées en série.

La résistance thermique du panneau isolant s'écrit :

R_{\mathrm{th},i} = \frac{h_i}{\lambda_i S}

L'application numérique donne :

R_{\mathrm{th},i} = \frac{20 \times 10^{-3}}{3{,}8 \times 10^{-2} \times 25} \approx 2{,}11 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}

La résistance thermique totale du mur composite est donc :

R_{\mathrm{th,tot}} = R_{\mathrm{th0}} + R_{\mathrm{th},i} = \frac{h}{\lambda S} + \frac{h_i}{\lambda_i S}

soit :

R_{\mathrm{th,tot}} = 4{,}44 \times 10^{-3} + 2{,}11 \times 10^{-2} = 2{,}55 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}

La puissance thermique traversant la paroi s'en déduit :

\Phi_{\mathrm{th1}} = \frac{T_{\mathrm{ext}} - T_{\mathrm{int}}}{R_{\mathrm{th,tot}}}
\boxed{\Phi_{\mathrm{th1}} = \frac{30 - 20}{2{,}55 \times 10^{-2}} \approx 3{,}9 \times 10^2\text{ W} = 0{,}39\text{ kW}}

Comparons cette valeur à celle sans isolation (\Phi_{\mathrm{th0}} = 2{,}25\text{ kW}) :

\frac{\Phi_{\mathrm{th0}}}{\Phi_{\mathrm{th1}}} = \frac{R_{\mathrm{th,tot}}}{R_{\mathrm{th0}}} = 1 + \frac{h_i}{h}\frac{\lambda}{\lambda_i} = 1 + \frac{0{,}020}{0{,}200}\times\frac{1{,}8}{0{,}038} \approx 5{,}7

La puissance thermique traversant le mur est divisée par un facteur d'environ 5{,}7, soit une diminution de près de 83\,\%.

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II · Un mur avec changement de phase

Question 44

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : matériau à changement de phase, isotherme de fusion

Interpréter physiquement la forme des profils de températures obtenus à la figure 7(a) avec la simulation. Préciser en particulier l'état physique du matériau MCP dans chaque zone. Peut-on considérer que le régime stationnaire de diffusion thermique est atteint dans chaque zone ?

Voir l'indice

Noter le palier isotherme à T_0 dans la zone non encore fondue et justifier le régime quasi permanent linéaire dans la zone liquide par comparaison des échelles de temps.

Voir la stratégie

Pour répondre précisément aux trois aspects de la question :

  1. Décrire les deux zones observées sur la figure 7(a) séparées par le front d'abscisse x_0(t) où T = T_0 = 20\text{ }^\circ\text{C}.
  2. Identifier l'état physique du MCP dans chacune de ces zones en comparant la température locale à la température de fusion T_0.
  3. Discuter la validité de l'approximation des régimes quasi stationnaires (ARQS) au vu de la forme des profils (profil affine ou constant).
Voir la réponse courte

Coude à température de fusion séparant liquide et solide, profils quasi stationnaires affines par morceaux.

Voir le corrigé complet

1. Interprétation physique des profils de température

Les courbes de la figure 7(a) mettent en évidence deux zones distinctes séparées par un point anguleux à l'abscisse x = x_0(t) :

  • Pour x \in [0,\, x_0(t)], la température décroît de façon quasi linéaire depuis la température imposée à l'extérieur T(0, t) = T_\text{ext} = 30\text{ }^\circ\text{C} jusqu'à la température de fusion T(x_0, t) = T_0 = 20\text{ }^\circ\text{C}.
  • En x = x_0(t), la température est bloquée à la température de changement d'état T_0 = 20\text{ }^\circ\text{C} : c'est la position du front de fusion. Le flux thermique arrivant de l'extérieur est absorbé sous forme d'enthalpie latente de fusion pour faire fondre les billes de MCP, ce qui fait avancer le front vers la droite au cours du temps.
  • Pour x \in [x_0(t),\, h], le profil présente un palier parfaitement horizontal : la température reste uniforme et égale à T_0 = T_\text{int} = 20\text{ }^\circ\text{C}.

2. État physique du MCP

  • Pour x < x_0(t), T(x, t) > T_0 : le MCP est à l'état liquide.
  • En x = x_0(t), T = T_0 : le MCP subit le changement d'état (coexistence solide-liquide).
  • Pour x > x_0(t), T(x, t) = T_0 = 20\text{ }^\circ\text{C} : le MCP n'a pas encore reçu de chaleur latente, il est à l'état solide.

3. Régime stationnaire dans chaque zone

  • Le système global n'est pas en régime stationnaire puisque la position du front x_0(t) évolue au cours du temps (il met plus de 15\text{ h} à traverser le mur).
  • Cependant, au sein de chaque zone, on peut considérer que le régime quasi stationnaire est atteint à chaque instant :

    • Dans la zone liquide [0,\, x_0(t)], le profil T(x, t) est quasi affine en x. Cela correspond à la solution stationnaire de l'équation de la diffusion sans terme source :

      \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} \approx 0 \implies \frac{\partial T}{\partial t} \approx 0

      L'avancée du front de fusion est suffisamment lente pour que la diffusion thermique ait le temps d'établir quasi instantanément un régime permanent à l'échelle de la couche fondue.

    • Dans la zone solide [x_0(t),\, h], la température est rigoureusement constante et uniforme (T(x,t) = T_0), donc \partial T / \partial t = 0 : le régime y est stationnaire (flux thermique nul).
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Question 45

DifficileTemps estimé : ≈ 10 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : condition de stefan, changement d'état

Appliquer le premier principe de la thermodynamique à la couche de matériau comprise entre et entre les instants et et montrer que la position du front de fusion vérifie une équation différentielle de la forme :

où est une constante que l'on exprimera en fonction de , , et des caractéristiques thermiques du mur.

Voir l'indice

Écrire que la chaleur reçue par conduction à l'interface de changement de phase sert exclusivement à faire fondre la masse \mathrm{d}m = \rho S\,\mathrm{d}x_0 de MCP.

Voir la stratégie
  1. Définir le système thermodynamique fermé correspondant à la tranche de mur d'épaisseur \mathrm{d}x_0 qui subit le changement d'état entre t et t+\mathrm{d}t.
  2. Exprimer la variation d'enthalpie associée à la fusion isotherme de cette masse élémentaire.
  3. Évaluer le transfert thermique net reçu par conduction à partir de la loi de Fourier et des profils de température de part et d'autre du front.
  4. Appliquer le premier principe de la thermodynamique à pression constante pour établir l'équation différentielle satisfaite par x_0(t).
Voir la réponse courte

Bilan enthalpique au front mobile de changement d'état établissant \frac{\mathrm{d}(x_0^2)}{\mathrm{d}t} = \frac{2\lambda(T_{\mathrm{ext}}-T_0)}{\rho \ell_f}.

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé constitué de la tranche de matériau comprise entre les abscisses x_0 et x_0 + \mathrm{d}x_0, de section droite d'aire S, entre les instants t et t + \mathrm{d}t. Sa masse est :

\mathrm{d}m = \rho S \mathrm{d}x_0

À l'instant t, cette tranche est à l'état solide à la température de fusion T_0 = 20~^\circ\mathrm{C}. À l'instant t + \mathrm{d}t, le front de fusion ayant progressé de \mathrm{d}x_0, l'ensemble de la tranche est passé à l'état liquide à la même température T_0.

La transformation étant isotherme et isobare (pression atmosphérique constante), la variation d'enthalpie du système s'identifie à l'enthalpie de changement d'état :

\mathrm{d}H = \mathrm{d}m \, \ell_{\mathrm{f}} = \rho S \ell_{\mathrm{f}} \, \mathrm{d}x_0

D'après le premier principe de la thermodynamique pour une transformation isobare sans travail utile :

\mathrm{d}H = \delta Q = \left( \Phi(x_0^-) - \Phi(x_0^+) \right) \mathrm{d}t

où \Phi(x_0^-) et \Phi(x_0^+) sont respectivement les flux thermiques entrant par la gauche et sortant par la droite de la tranche :

  • Dans la zone fondue [0, x_0(t)], le profil de température est supposé affine :

    T(x, t) = T_{\mathrm{ext}} - \frac{T_{\mathrm{ext}} - T_0}{x_0(t)} x

    D'après la loi de Fourier, la densité de flux thermique est :

    j_{\mathrm{th}} = -\lambda \frac{\partial T}{\partial x} = \lambda \frac{T_{\mathrm{ext}} - T_0}{x_0(t)}

    Le flux thermique entrant par la face située en x_0^- s'écrit donc :

    \Phi(x_0^-) = j_{\mathrm{th}} S = \lambda S \frac{T_{\mathrm{ext}} - T_0}{x_0(t)}
  • Dans la zone solide [x_0(t), h], la température est uniforme et égale à T_0 = T_{\mathrm{int}} = 20~^\circ\mathrm{C}. Le gradient thermique y est donc nul :

    \left( \frac{\partial T}{\partial x} \right)_{x_0^+} = 0 \implies \Phi(x_0^+) = 0

Le bilan énergétique conduit alors à :

\rho S \ell_{\mathrm{f}} \, \mathrm{d}x_0 = \lambda S \frac{T_{\mathrm{ext}} - T_0}{x_0} \mathrm{d}t

En simplifiant par S et en regroupant les termes en x_0 :

x_0 \frac{\mathrm{d}x_0}{\mathrm{d}t} = \frac{\lambda (T_{\mathrm{ext}} - T_0)}{\rho \ell_{\mathrm{f}}}

Puisque \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(x_0^2\right) = 2 x_0 \frac{\mathrm{d}x_0}{\mathrm{d}t}, on obtient :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(x_0^2\right) = \frac{2 \lambda (T_{\mathrm{ext}} - T_0)}{\rho \ell_{\mathrm{f}}}

On retrouve bien l'équation différentielle demandée :

\boxed{\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(x_0^2\right) = K \quad \text{avec} \quad K = \frac{2\lambda (T_{\mathrm{ext}} - T_0)}{\rho \ell_{\mathrm{f}}}}

Résultat

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Question 46

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : enthalpie de changement d'état

Calculer l'enthalpie massique de fusion du matériau composite. Commenter la valeur obtenue sachant que les matériaux MCP sont généralement à base de paraffine, dont l'enthalpie massique de fusion est de l'ordre de .

Voir l'indice

Isoler l'enthalpie de fusion massique \ell_{\mathrm{f}} à partir de la valeur fournie de K et estimer la fraction massique effective de paraffine encapsulée dans le béton composite.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'enthalpie massique de fusion \ell_\mathrm{f} à partir de la relation donnant la constante cinétique K établie à la question Q45.
  2. Réaliser l'application numérique avec les données du problème.
  3. Comparer la valeur obtenue à celle de la paraffine pure pour interpréter la fraction massique de MCP incorporée dans la matrice de béton.
Voir la réponse courte

Enthalpie massique effective déduite de la fraction massique de paraffine incorporée dans le matériau composite.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de la constante K établie à la question Q45 :

K = \frac{2\lambda(T_\text{ext} - T_0)}{\rho \ell_\mathrm{f}}

On en déduit l'expression littérale de l'enthalpie massique de fusion du béton composite :

\ell_\mathrm{f} = \frac{2\lambda(T_\text{ext} - T_0)}{\rho K}

Avec les données numériques :

  • \lambda = 1{,}8\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • \rho = 2{,}3 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
  • T_\text{ext} - T_0 = 30 - 20 = 10\text{ K} ;
  • K = 5{,}40 \times 10^{-7}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1}.

On obtient :

\begin{aligned} \ell_\mathrm{f} &= \frac{2 \times 1{,}8 \times 10}{2{,}3 \times 10^3 \times 5{,}40 \times 10^{-7}} \\ &= \frac{36}{1{,}242 \times 10^{-3}} \approx 2{,}90 \times 10^4\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\ell_\mathrm{f} \approx 29\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}}

Commentaire : La valeur obtenue pour le composite (\ell_\mathrm{f} \approx 29\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) est nettement inférieure à celle de la paraffine pure (\ell_{\mathrm{f},\text{MCP}} \approx 200\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}).

Le matériau composite étant constitué d'une matrice de béton renfermant une fraction massique w de microcapsules de paraffine, l'enthalpie massique de fusion globale s'écrit \ell_\mathrm{f} = w\,\ell_{\mathrm{f},\text{MCP}} (le béton classique ne changeant pas de phase à cette température). On en déduit :

w = \frac{\ell_\mathrm{f}}{\ell_{\mathrm{f},\text{MCP}}} \approx \frac{29}{200} \approx 15\,\%

Cette teneur en billes de MCP (de l'ordre de 10\text{ à }15\,\% en masse) est tout à fait réaliste : elle confère au mur une capacité de stockage thermique latente significative tout en préservant la cohésion et les propriétés mécaniques de la structure en béton.

Résultat

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Question 47

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : front de fusion, temps de traversée

Commenter la validité du modèle étudié et déterminer l'instant à partir duquel le front de fusion a traversé tout le mur.

Voir l'indice

Intégrer l'équation différentielle pour obtenir la loi temporelle en \sqrt{t} et calculer l'instant auquel x_0(t_{\mathrm{f}}) = h.

Voir la stratégie
  1. Comparer l'évolution temporelle de x_0(t) obtenue avec le modèle simple (courbe en tirets) à celle issue de la simulation numérique complète (courbe en trait plein) sur la figure 7(b).
  2. Intégrer l'équation différentielle établie à la question Q45 avec la condition initiale x_0(0) = 0 pour exprimer x_0(t).
  3. Définir l'instant t_\mathrm{f} par la condition d'atteinte de la face interne x_0(t_\mathrm{f}) = h, puis calculer numériquement t_\mathrm{f}.
Voir la réponse courte

Intégration temporelle jusqu'à x_0(t_f) = h donnant le temps nécessaire à la fusion totale du mur.

Voir le corrigé complet

1. Commentaire sur la validité du modèle simple : Sur la figure 7(b), la courbe représentant le modèle simple (en tirets) et celle issue de la simulation numérique complète (en trait plein) sont extrêmement proches sur l'ensemble de la plage temporelle représentée (t \in [0\,;\,16\text{ h}]). L'écart maximal entre les deux courbes n'excède pas quelques millimètres (environ 5\text{ mm} à t = 16\text{ h}, soit une erreur relative inférieure à 3\,\%) : le modèle simple d'un profil de température affine dans la phase liquide (régime quasi stationnaire) est donc tout à fait satisfaisant et valide.

2. Détermination de l'instant t_\mathrm{f} : D'après la question Q45, la position du front de fusion vérifie :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(x_0^2\right) = K

Puisqu'à t = 0, le mur est entièrement solide (x_0(0) = 0), l'intégration donne immédiatement :

x_0(t)^2 = K t \iff x_0(t) = \sqrt{K t}

Le front de fusion traverse entièrement le mur lorsque x_0(t_\mathrm{f}) = h, soit :

\begin{aligned} h^2 &= K t_\mathrm{f} \\ t_\mathrm{f} &= \frac{h^2}{K} \end{aligned}

Avec h = 200\text{ mm} = 0{,}200\text{ m} et K = 5{,}40 \times 10^{-7}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1} :

t_\mathrm{f} = \frac{(0{,}200)^2}{5{,}40 \times 10^{-7}} \approx 7{,}41 \times 10^4\text{ s} \approx 20{,}6\text{ h}
\boxed{t_\mathrm{f} = \frac{h^2}{K} \approx 7{,}4 \times 10^4\text{ s} \approx 21\text{ h}}

Résultat

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Question 48

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : flux thermique conductif, loi de fourier

Exprimer le flux thermique entrant dans le mur à l'instant en fonction de , , et des caractéristiques du mur. En déduire l'expression de en fonction de et des données. Tracer l'allure du graphe de en fonction de et interpréter sa valeur lorsque .

Voir l'indice

Appliquer la loi de Fourier en surface d'entrée x = 0 avec le gradient linéaire instantané, puis constater qu'au-delà de t_{\mathrm{f}}, le mur redevient purement conducteur.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la densité de flux thermique par la loi de Fourier en x = 0 à l'aide du profil de température affine dans la zone liquide [0, x_0(t)], puis en déduire le flux thermique entrant \Phi_{\mathrm{th,e}}(t).
  2. Remplacer x_0(t) = \sqrt{Kt} (établi à la question Q47) pour obtenir l'évolution temporelle pour t \le t_\mathrm{f}.
  3. Pour t > t_\mathrm{f}, tout le mur a fondu : le régime stationnaire classique s'établit dans l'épaisseur h entre T_\text{ext} et T_0 = T_\text{int}.
  4. Tracer la courbe représentant \Phi_{\mathrm{th,e}}(t) et interpréter la valeur asymptotique \Phi_{\mathrm{th2}}.
Voir la réponse courte

Flux entrant \Phi_{\mathrm{th,e}} \propto 1/\sqrt{t} diminuant avec l'avancée du front, puis palier stationnaire après fusion totale.

Voir le corrigé complet

D'après l'hypothèse du modèle simple, dans la zone fondue [0, x_0(t)], le profil de température est affine :

T(x, t) = T_\text{ext} - \frac{T_\text{ext} - T_0}{x_0(t)}\,x

D'après la loi de Fourier, la densité de flux thermique selon \vec{e}_x s'écrit :

j_\text{th}(x, t) = -\lambda \frac{\partial T}{\partial x} = \lambda \frac{T_\text{ext} - T_0}{x_0(t)}

Le flux thermique total entrant dans le mur par la surface S en x = 0 s'en déduit directement :

\boxed{\Phi_{\mathrm{th,e}}(t) = j_\text{th}(0, t) \cdot S = \frac{\lambda S (T_\text{ext} - T_0)}{x_0(t)}}

Pour t \le t_\mathrm{f}, le front de fusion progresse selon x_0(t) = \sqrt{Kt} (question Q47), d'où :

\boxed{\Phi_{\mathrm{th,e}}(t) = \frac{\lambda S (T_\text{ext} - T_0)}{\sqrt{Kt}}}

En remplaçant l'expression de K = \dfrac{2\lambda(T_\text{ext} - T_0)}{\rho \ell_\mathrm{f}}, on peut également écrire :

\Phi_{\mathrm{th,e}}(t) = S \sqrt{\frac{\lambda \rho \ell_\mathrm{f}(T_\text{ext} - T_0)}{2t}}

Pour t > t_\mathrm{f}, l'intégralité du MCP a fondu (x_0 = h). Le mur se trouve entièrement à l'état liquide et le régime permanent s'établit sur toute l'épaisseur h entre T(0) = T_\text{ext} et T(h) = T_\text{int} = T_0. Le flux thermique traversant le mur devient alors stationnaire et constant :

\boxed{\Phi_{\mathrm{th2}} = \frac{\lambda S (T_\text{ext} - T_0)}{h}}

Ce flux thermique \Phi_{\mathrm{th2}} est identique au flux stationnaire \Phi_\text{th0} obtenu à la question Q41 pour le mur en béton simple (puisque T_0 = T_\text{int} = 20\text{ }^\circ\text{C}) :

\Phi_{\mathrm{th2}} = \Phi_\text{th0} = 2{,}25\text{ kW}

Il s'interprète comme la puissance thermique transmise en régime stationnaire de conduction pure à travers le mur une fois la capacité de stockage par changement d'état totalement épuisée.

À l'instant t = t_\mathrm{f} = \dfrac{h^2}{K}, on a x_0(t_\mathrm{f}) = h, ce qui assure la continuité du flux thermique entrant :

\Phi_{\mathrm{th,e}}(t_\mathrm{f}^-) = \frac{\lambda S (T_\text{ext} - T_0)}{h} = \Phi_{\mathrm{th2}}

Résultat

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Question 49

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : déphasage thermique, inertie thermique

Tracer de même la courbe de la puissance thermique sortant du mur en en fonction du temps pour et pour . Quel est l'intérêt principal du matériau composite à base de MCP utilisé pour le mur ?

Voir l'indice

Remarquer que tant que le front de fusion n'atteint pas la face intérieure x = h, le gradient thermique y est rigoureusement nul, différant ainsi l'onde de chaleur.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance thermique sortant en x = h pour t < t_\mathrm{f} à l'aide de la loi de Fourier et du profil de température dans la zone solide [x_0(t), h].
  2. Déterminer cette puissance pour t > t_\mathrm{f} une fois que l'ensemble du mur a changé d'état et que le régime stationnaire est établi.
  3. Tracer la courbe correspondante et analyser le rôle du MCP (déphasage temporel, amortissement thermique, réduction de la charge de climatisation).
Voir la réponse courte

Flux intérieur quasi nul tant que le front n'a pas atteint la face interne : barrière thermique par chaleur latente.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Fourier, la puissance thermique sortant du mur en x = h à travers la section S s'écrit :

\Phi_{\mathrm{th,s}}(t) = - \lambda S \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x=h}
  • Pour t < t_\mathrm{f} : le front de fusion ne s'est pas encore propagé jusqu'à la face interne (x_0(t) < h). Dans toute la zone [x_0(t), h], le matériau est encore à l'état solide et à température uniforme T(x,t) = T_0 = T_\text{int} = 20\text{ }^\circ\text{C}. Le gradient thermique y est donc nul :

    \left.\frac{\partial T}{\partial x}\right|_{x=h} = 0 \implies \boxed{\Phi_{\mathrm{th,s}}(t) = 0 \quad (t < t_\mathrm{f})}
  • Pour t > t_\mathrm{f} : tout le mur a fondu (x_0 = h). Le mur adopte alors le régime permanent établi entre les températures imposées T_\text{ext} et T_\text{int}, caractérisé par le profil linéaire déterminé en question Q41 :

    \boxed{\Phi_{\mathrm{th,s}}(t) = \Phi_{\mathrm{th0}} = \frac{\lambda S (T_\text{ext} - T_\text{int})}{h} = 2{,}25\text{ kW} \quad (t > t_\mathrm{f})}

Intérêt principal du matériau composite à base de MCP :

Le MCP apporte une très grande inertie thermique latente. Tant que le front de fusion progresse (t < t_\mathrm{f} \approx 21\text{ h}), la chaleur transmise par l'extérieur est intégralement absorbée sous forme d'enthalpie de fusion du MCP, ce qui empêche tout flux de chaleur d'atteindre la pièce (\Phi_{\mathrm{th,s}} = 0).

Cela permet :

  • d'introduire un temps de retard (déphasage) très important, supérieur à la durée d'une journée ensoleillée ;
  • de supprimer ou de différer l'utilisation du climatiseur aux heures les plus chaudes ;
  • de dissiper la nuit vers l'extérieur la chaleur emmagasinée lorsque la température nocturne redescend en dessous de T_0.

Résultat

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Question 50

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : équilibre thermique, front de fusion

Montrer que le front de fusion atteint une position limite dans le mur. Exprimer en fonction de , , et et interpréter physiquement ce résultat.

Voir l'indice

Chercher la condition d'immobilité du front (\mathrm{d}x_0/\mathrm{d}t = 0) traduisant l'égalité stricte entre le flux thermique entrant depuis l'extérieur et le flux évacué vers l'intérieur.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition de stationnarité du front de fusion en annulant sa vitesse de propagation \dfrac{\mathrm{d}x_0}{\mathrm{d}t} et étudier la stabilité de cet état.
  2. Résoudre l'équation algébrique pour en déduire l'expression littérale de la position limite x_{0,\mathrm{max}} en fonction des températures et de l'épaisseur h.
  3. Interpréter physiquement cette position en termes d'égalité des flux conductifs de part et d'autre du front et de position de l'isotherme T_0 en régime stationnaire.
Voir la réponse courte

Égalité des flux conductifs liquide et solide en régime stationnaire fixant la position d'équilibre x_{0,\mathrm{max}}.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle régissant l'évolution de la position x_0(t) du front de fusion s'écrit :

\frac{\mathrm{d}x_0}{\mathrm{d}t} = \frac{\lambda}{\rho \ell_{\mathrm{f}}} \left( \frac{T_{\mathrm{ext}} - T_0}{x_0(t)} - \frac{T_0 - T_{\mathrm{int}}}{h - x_0(t)} \right)

Pour x_0(t) \in ]0, h[, la fonction f(x_0) = \dfrac{T_{\mathrm{ext}} - T_0}{x_0} - \dfrac{T_0 - T_{\mathrm{int}}}{h - x_0} est strictement décroissante car T_{\mathrm{ext}} > T_0 > T_{\mathrm{int}} :

  • au voisinage de x_0 \to 0^+, f(x_0) \to +\infty donc \dfrac{\mathrm{d}x_0}{\mathrm{d}t} > 0 : le front progresse dans le mur ;
  • au voisinage de x_0 \to h^-, f(x_0) \to -\infty.

Par le théorème des valeurs intermédiaires, il existe une unique position d'équilibre x_{0,\mathrm{max}} \in ]0, h[ telle que :

\left.\frac{\mathrm{d}x_0}{\mathrm{d}t}\right|_{x_0 = x_{0,\mathrm{max}}} = 0

Puisque \dfrac{\mathrm{d}x_0}{\mathrm{d}t} > 0 pour x_0 < x_{0,\mathrm{max}} et \dfrac{\mathrm{d}x_0}{\mathrm{d}t} < 0 pour x_0 > x_{0,\mathrm{max}}, cet équilibre est stable et constitue la position limite atteinte par le front de fusion.

À cette position limite, on a :

\frac{T_{\mathrm{ext}} - T_0}{x_{0,\mathrm{max}}} = \frac{T_0 - T_{\mathrm{int}}}{h - x_{0,\mathrm{max}}}

Soit en développant :

(T_{\mathrm{ext}} - T_0)(h - x_{0,\mathrm{max}}) = (T_0 - T_{\mathrm{int}})\,x_{0,\mathrm{max}}
(T_{\mathrm{ext}} - T_0)\,h = \big[(T_0 - T_{\mathrm{int}}) + (T_{\mathrm{ext}} - T_0)\big]\,x_{0,\mathrm{max}} = (T_{\mathrm{ext}} - T_{\mathrm{int}})\,x_{0,\mathrm{max}}

D'où l'expression de la position limite :

\boxed{x_{0,\mathrm{max}} = h\,\frac{T_{\mathrm{ext}} - T_0}{T_{\mathrm{ext}} - T_{\mathrm{int}}}}

Interprétation physique :

  • Bilan de flux au front : Le flux thermique arrivant de l'extérieur par conduction à travers la zone liquide vaut \Phi(x_0^-) = \dfrac{\lambda S(T_{\mathrm{ext}} - T_0)}{x_0}, tandis que le flux évacué vers l'intérieur à travers la zone solide vaut \Phi(x_0^+) = \dfrac{\lambda S(T_0 - T_{\mathrm{int}})}{h - x_0}. Lorsque x_0 = x_{0,\mathrm{max}}, on a \Phi(x_0^-) = \Phi(x_0^+) : la totalité de l'énergie thermique apportée par l'extérieur est évacuée vers l'intérieur. Le front n'absorbe plus aucune puissance latente de fusion, ce qui fige sa progression (\dfrac{\mathrm{d}x_0}{\mathrm{d}t} = 0).
  • Cohérence avec le régime stationnaire : Les conductivités thermiques étant identiques des deux côtés, l'égalité des flux impose l'égalité des gradients de température. Le profil de température stationnaire est donc une droite unique reliant T_{\mathrm{ext}} en x=0 à T_{\mathrm{int}} en x=h. La position x_{0,\mathrm{max}} correspond très précisément à l'abscisse de l'isotherme T = T_0 dans ce profil stationnaire.
  • Application numérique : Avec T_{\mathrm{ext}} = 30\text{ }^\circ\mathrm{C}, T_0 = 24\text{ }^\circ\mathrm{C}, T_{\mathrm{int}} = 20\text{ }^\circ\mathrm{C} et h = 200\text{ mm} :

    x_{0,\mathrm{max}} = 200 \times \frac{30 - 24}{30 - 20} = 200 \times 0{,}6 = 120\text{ mm} < h

    Le front de fusion ne traverse donc jamais l'intégralité du mur : une épaisseur de 80\text{ mm} côté intérieur reste solide en permanence.

Résultat

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Question 51

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Python

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : discrétisation spatiale, flux thermique

On suppose que le tableau T est déjà rempli par un algorithme que l'on ne demande pas de d'étailler. Compléter le code python (ligne 15) permettant de calculer le tableau Pth contenant les valeurs de la puissance thermique sortant du mur en au cours du temps.

Voir l'indice

Exprimer le flux sortant en x = h par l'approximation par différence finie décentrée amont du gradient spatial : -\lambda S\,(T[Nx-1, :] - T[Nx-2, :])/\mathrm{d}x.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance thermique sortant du mur en x = h à l'aide de la loi de Fourier et de la convention de flux sortant vers l'intérieur de la pièce.
  2. Discrétiser la dérivée spatiale \frac{\partial T}{\partial x}(h, t) par un schéma aux différences finies à gauche (ou décentré amont) en utilisant les deux derniers points spatiaux du maillage.
  3. Traduire cette relation en syntaxe NumPy vectorisée sur l'ensemble des instants t.
Voir la réponse courte

Évaluation du flux sortant par le gradient discret intérieur : -lambda_mur * S * (T[k,-1] - T[k,-2]) / dx.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Fourier, le vecteur densité de flux thermique à travers le mur s'écrit :

\vec{\jmath}_{\mathrm{th}}(x, t) = -\lambda\,\frac{\partial T}{\partial x}(x, t)\,\vec{e}_x

La puissance thermique \Phi_{\mathrm{th,s}}(t) sortant du mur en x = h vers la pièce intérieure (orientée selon +\vec{e}_x) à travers la surface S vaut :

\Phi_{\mathrm{th,s}}(t) = \vec{\jmath}_{\mathrm{th}}(h, t) \cdot (S\,\vec{e}_x) = -\lambda S \left(\frac{\partial T}{\partial x}\right)_{x=h}(t)

L'abscisse x = h correspond au dernier indice spatial de la grille, soit l'indice Nx - 1 (noté -1 en Python), et le point précédent x = h - \mathrm{d}x à l'indice Nx - 2 (noté -2). La dérivée spatiale en x = h est approchée par la différence finie décentrée à gauche :

\left(\frac{\partial T}{\partial x}\right)_{x=h}(t) \approx \frac{T(h, t) - T(h - \mathrm{d}x, t)}{\mathrm{d}x} = \frac{T[-1, :] - T[-2, :]}{\mathrm{d}x}

La puissance thermique sortant du mur s'exprime donc numériquement sous forme vectorisée :

\Phi_{\mathrm{th,s}} = -\lambda S\,\frac{T[-1, :] - T[-2, :]}{\mathrm{d}x} = \lambda S\,\frac{T[-2, :] - T[-1, :]}{\mathrm{d}x}

La ligne 15 du code Python se complète ainsi :

Pth = - Lambda * S * (T[-1, :] - T[-2, :]) / dx

ou de façon équivalente :

Pth = Lambda * S * (T[-2, :] - T[-1, :]) / dx
\boxed{\texttt{Pth = - Lambda * S * (T[-1, :] - T[-2, :]) / dx}}

Remarque : si l'on souhaite obtenir directement le résultat en kilowatts (\text{kW}) pour reproduire fidèlement l'échelle de la figure 8(b), on peut diviser cette expression par 1\,000 (soit / 1e3).

Résultat

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Question 52

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : isolation thermique, régime stationnaire

Commenter les deux courbes et prévoir la valeur limite de la puissance thermique sortant du mur dans chaque cas. Quelle solution peut-on proposer pour diminuer la puissance thermique transmise en régime stationnaire ?

Voir l'indice

Souligner le rôle d'amortisseur et de déphaseur temporel du MCP en régime transitoire sans changement des pertes stationnaires, et suggérer l'ajout complémentaire d'une isolation thermique.

Voir la stratégie
  1. Décrire et confronter l'allure temporelle des deux courbes de la figure 8(b) en mettant en évidence le déphasage et l'atténuation temporelle apportés par le matériau à changement de phase (MCP).
  2. Déterminer la valeur limite en régime stationnaire (t \to +\infty) pour le mur en béton simple et pour le mur composite, en utilisant l'identité de leurs conductivités thermiques.
  3. Proposer une solution physique pour réduire la puissance thermique transmise en régime permanent.
Voir la réponse courte

Le MCP retarde la pénétration de chaleur sans réduire le flux stationnaire final : coupler avec un isolant.

Voir le corrigé complet

1. Commentaire comparatif des courbes de la figure 8(b) :

  • Mur en béton simple (courbe en tirets) : Le flux thermique sortant \Phi_{\mathrm{th,s}}(t) croît très rapidement après un court délai de diffusion de quelques dizaines de minutes. Dès t \approx 5\text{ à }7\text{ h}, il commence à saturer et atteint son palier stationnaire vers 10 à 15 heures.
  • Mur composite avec MCP (courbe en trait plein) : La puissance thermique sortante reste quasiment nulle pendant les deux premières heures, puis augmente beaucoup plus lentement. La chaleur apportée par l'extérieur est absorbée sous forme d'enthalpie latente de fusion par les billes de MCP situées entre x=0 et x_0(t). Ce phénomène confère au mur une très forte inertie thermique, introduisant un retard temporel (déphasage) et un amortissement notable de la montée en température intérieure.

2. Valeur limite de la puissance thermique sortante : Lorsque le régime stationnaire est atteint (t \to +\infty) :

  • Pour le mur simple, le profil est linéaire entre T_{\mathrm{ext}} = 30\ ^\circ\mathrm{C} et T_{\mathrm{int}} = 20\ ^\circ\mathrm{C}, d'où d'après la question Q41 :

    \Phi_{\mathrm{th,s}}^{(\text{simple})}(\infty) = \Phi_{\mathrm{th0}} = \frac{\lambda S}{h}\,(T_{\mathrm{ext}} - T_{\mathrm{int}}) = 2{,}25\text{ kW}
  • Pour le mur composite, le front de fusion s'immobilise en x_{0,\mathrm{max}} (établi à la question Q50). Le MCP n'absorbe alors plus de chaleur latente (\mathrm{d}x_0/\mathrm{d}t = 0). Comme le composite possède, par hypothèse, la même conductivité thermique \lambda que le béton à l'état solide comme à l'état liquide, la résistance thermique globale stationnaire est identique à celle du béton seul :

    \Phi_{\mathrm{th,s}}^{(\text{MCP})}(\infty) = \Phi_{\mathrm{th0}} = 2{,}25\text{ kW}

Les deux courbes tendent donc vers la même valeur limite :

\boxed{\lim_{t \to +\infty} \Phi_{\mathrm{th,s}}(t) = \Phi_{\mathrm{th0}} = 2{,}25\text{ kW}}

3. Solution pour diminuer la puissance thermique en régime stationnaire : En régime stationnaire, la puissance transmise s'écrit \Phi_{\mathrm{th}} = \frac{T_{\mathrm{ext}} - T_{\mathrm{int}}}{R_{\mathrm{th}}}. Le MCP n'apportant qu'un stockage thermique transitoire sans modifier la résistance thermique globale, la seule façon de diminuer la puissance stationnaire est d'augmenter la résistance thermique du mur :

  • en associant au mur composite une couche d'isolation thermique par l'extérieur ou par l'intérieur (matériau de faible conductivité thermique \lambda_i \ll \lambda, tel que la laine de verre ou le polystyrène, cf. question Q43) ;
  • et/ou en augmentant l'épaisseur h de la paroi.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2026 ?

Surtout 4 chapitres : Diffusion thermique (23 % des questions, partie D), Thermodynamique chimique et équilibres (21 %, partie B), Corde vibrante et équation de d'Alembert (21 %, partie C) et Cinématique et dynamique du point (12 %, partie A). Plus ponctuellement : Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Diagrammes E-pH, Changements d'état du corps pur, Oxydoréduction et piles et Magnétostatique.

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2026 dès la première année (TSI1) ?

En partie : 16 questions sur 52 (31 %) ne demandent que le programme de TSI1. Blocs abordables : la partie A en entier (Q1 à Q10), ainsi que Q15, Q17, Q21, Q22, Q27 et Q28. Avec les autres programmes de première année : 21 en MPSI, 20 en PCSI, 16 en PTSI, 16 en MP2I et 20 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2026 ?

Environ 4 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est un peu long, il faut avancer sans s'attarder. La partie D est la plus longue (environ 1 h 30).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2026 ?

Q45 (condition de stefan) et Q50 (équilibre thermique), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2026 ?

Questions de cours : Q17 (combustion), Q22 (nombre d'oxydation), Q27 (symétrie du champ magnétique), Q28 (analyse dimensionnelle), Q29 (relation de dispersion), Q30 (mode propre) et Q39 (équation de la chaleur). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (quantité de mouvement), Q12 (enthalpie standard de réaction), Q13 (relation de van 't hoff), Q23 (diagramme potentiel-ph), Q40 (temps caractéristique de diffusion) et Q41 (résistance thermique).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2026 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (32 sur 52), par exemple : Q1 à Q3, Q6 à Q15, Q17, Q18, Q20 à Q23, Q25, Q26, Q28, Q29, Q31 à Q33, Q35, Q36…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q4, Q5, Q16 et Q45.

Quelle a été la moyenne au sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2026 ?

Moyenne : 9,28/20 (écart-type 4,15, 1 152 présents).

Faut-il prendre en compte le diazote de l'air en Q19 ?

Oui : la combustion s'effectue dans l'air et non dans le dioxygène pur. Il faut intégrer l'échauffement des quatre moles de \mathrm{N}_2 associées à chaque mole de \mathrm{O}_2 consommée entre 298\text{ K} et 1\,700\text{ K} dans le bilan thermique du four.

Quelles sont les conditions aux limites du fil en Q30 ?

En x = -L/2 et x = +L/2, car l'origine O est placée au milieu du fil. On impose donc s(-L/2, t) = s(L/2, t) = 0, ce qui décale l'expression spatiale des modes propres par rapport au cas usuel où l'origine est fixée à une extrémité.

Où je me situe, question par question

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 52 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,28 et d'écart-type 4,15 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.