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Corrigé détaillé E3A Physique Chimie PC 2021

Mammifères marins et chimie des alcalino-terreux

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 23 questions sur 44. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 12 · PTSI 12 · MP2I 12 · TSI1 12 · BCPST1 18 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Chimie organique, Structure de la matière, Diffusion et transferts thermiques · 9 incontournables · 24 questions de première année
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Ce sujet d'épreuve spécifique PC propose un découpage équilibré de quatre heures entre une épreuve de physique (deux heures) et une épreuve de chimie (deux heures), toutes deux très proches des applications directes du cours de deuxième année.

La partie physique aborde trois facettes originales de la physiologie et du comportement des mammifères marins : la diffusion thermique stationnaire en géométrie cylindrique (homéothermie des phoques), la propagation acoustique sous-marine avec le modèle de la cavité de Helmholtz et l'effet Doppler (sonar des dauphins), puis l'action d'un champ magnétique dipolaire sur une boussole biologique lors des migrations de baleines.

La partie chimie balaie un spectre très complet du programme de PC : cristallochimie (structure fluorine), dosage conductimétrique, cinétique nucléaire, thermochimie (cycle de Hess), ainsi qu'une synthèse organique ambitieuse (organocuivreux, réaction de Wittig, catalyse de Wilkinson et coupures/protections de fonctions). C'est une excellente épreuve d'entraînement pour réviser méthodiquement les fondamentaux du programme de concours e3a-Polytech.

Difficulté
Moyen, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

9 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

32 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
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Rapides et accessibles (32) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : hors programme, erreur d'énoncé
  • Hors programme

    Question hors du programme actuel : Q36 (La réaction de Wittig ne figure plus au programme de PC et son nom n'est pas fourni dans l'énoncé).

  • Erreur d'énoncé

    À la question Q38, l'énoncé cite par erreur le ruthénium (Ru) au lieu du rhodium (Rh), métal qui constitue le catalyseur du document 2. Les degrés d'oxydation à déterminer sont bien ceux du rhodium.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

44 questions
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Partie I : Homéothermie des phoques

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : loi de fourier, conductivité thermique

Quels sont le nom et la dimension du coefficient ? En déduire son unité SI. Justifier physiquement le sens du vecteur densité de flux thermique .

Voir l'indice

Exprimer le flux thermique à travers une surface pour relier \lambda aux dimensions de la puissance, d'une longueur et d'une température ; justifier le signe moins par le second principe (sens des températures décroissantes).

Voir la réponse courte

Conductivité thermique en \mathrm{W\cdot m^{-1}\cdot K^{-1}}, dimension [M L T^{-3}\Theta^{-1}], sens opposé au gradient de température selon le second principe.

Voir le corrigé complet

Le coefficient \lambda est la conductivité thermique du milieu (avec \lambda > 0).

D'après la loi de Fourier, la norme de la densité de flux thermique vérifie :

j_d = \lambda \, \|\vec{\operatorname{grad}}(T)\|

Or, j_d représente une puissance thermique par unité de surface :

[j_d] = \frac{[P]}{[S]} = \frac{\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-3}}{\mathrm{L}^2} = \mathrm{M}\cdot\mathrm{T}^{-3}

Le gradient d'une température par rapport à l'espace a pour dimension :

[\|\vec{\operatorname{grad}}(T)\|] = \frac{[T]}{\mathrm{L}} = \mathrm{L}^{-1}\cdot\Theta

On en déduit la dimension de \lambda :

\boxed{[\lambda] = \frac{[j_d]}{[\|\vec{\operatorname{grad}}(T)\|]} = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-3}\cdot\Theta^{-1}}

Dans le Système International d'unités (SI), l'unité s'exprime en :

\boxed{\mathrm{W}\cdot\mathrm{m}^{-1}\cdot\mathrm{K}^{-1} \quad \text{ou} \quad \mathrm{kg}\cdot\mathrm{m}\cdot\mathrm{s}^{-3}\cdot\mathrm{K}^{-1}}

D'après le deuxième principe de la thermodynamique, l'énergie thermique se propage spontanément des régions de plus haute température vers les régions de plus basse température.

Comme le vecteur gradient de température \vec{\operatorname{grad}}(T) est orienté dans le sens des températures croissantes, le transfert thermique s'effectue dans le sens opposé au gradient. Cela justifie le signe négatif devant \lambda > 0 dans la loi phénoménologique de Fourier : \vec{\jmath}_d est orienté dans le sens des températures décroissantes.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait nommer la conductivité thermique et déterminer sa dimension avec une démarche claire.

« La dimension de la conductivité thermique (dont le nom est loin d’être donné dans toutes les copies) est rarement correcte. Une démarche claire était attendue à ce sujet. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : loi de fourier, équation de la chaleur

Quand on effectue un bilan énergétique pour le matériau compris entre les cylindres de rayons et , on obtient l'équation différentielle vérifiée par le flux thermique :

En déduire la loi en notant et les températures des rayons et :

Voir l'indice

Intégrer deux fois par rapport à r la relation r\,\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} = \mathrm{cte} en utilisant les conditions aux limites en r_1 et r_2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la composante radiale j_d(r) du vecteur densité de flux thermique à l'aide de la loi de Fourier fournie.
  2. Intégrer une première fois la relation différentielle pour obtenir la dérivée première de la température, puis une seconde fois pour obtenir T(r).
  3. Déterminer les deux constantes d'intégration grâce aux conditions aux limites en r = r_1 et r = r_2.
Voir la réponse courte

Intégration de r j_d(r) = C avec la loi de Fourier menant au profil logarithmique T(r) = T_1 + (T_2 - T_1)\frac{\ln(r/r_1)}{\ln(r_2/r_1)}.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Fourier et l'expression du gradient en coordonnées cylindriques donnée par l'énoncé :

\vec{\jmath}_d(r) = -\lambda \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r}\,\vec{e}_r = j_d(r)\,\vec{e}_r \quad \implies \quad j_d(r) = -\lambda \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r}.

L'équation différentielle vérifiée par le flux thermique s'écrit :

\frac{\mathrm{d}\big(r \, j_d(r)\big)}{\mathrm{d}r} = 0.

Une première intégration par rapport à r conduit à :

r \, j_d(r) = C_1 \quad \text{avec } C_1 \in \mathbb{R}.

En remplaçant j_d(r) par son expression en fonction de la température et en supposant la conductivité \lambda constante :

\begin{aligned} -\lambda \, r \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} &= C_1 \\ \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} &= \frac{A}{r} \quad \text{en posant } A = -\frac{C_1}{\lambda}. \end{aligned}

Une seconde intégration par rapport à r donne :

T(r) = A \ln(r) + B, \quad \text{où } B \text{ est une constante d'intégration.}

On applique les conditions aux limites aux rayons intérieur r_1 et extérieur r_2 :

\begin{aligned} T(r_1) &= A \ln(r_1) + B = T_1, \\ T(r_2) &= A \ln(r_2) + B = T_2. \end{aligned}

Par soustraction membre à membre :

T_2 - T_1 = A \big(\ln(r_2) - \ln(r_1)\big) = A \ln\left(\frac{r_2}{r_1}\right) \implies A = \frac{T_2 - T_1}{\ln\left(\frac{r_2}{r_1}\right)}.

En écrivant que T(r) - T_1 = A \ln(r/r_1), on obtient directement la loi de température dans le matériau :

\boxed{T(r) = T_1 + (T_2 - T_1)\,\frac{\ln(r/r_1)}{\ln(r_2/r_1)}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'intégration proposée dans l'énoncé a posé des difficultés à de nombreux candidats.

« L’intégration proposée dans l’énoncé a posé des problèmes à de trop nombreux candidats. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : flux thermique, loi de fourier

Exprimer la puissance thermique qui traverse le cylindre de rayon et de longueur , dans le sens des croissants.

Voir l'indice

Calculer le flux thermique \varphi à travers le cylindre de rayon r et de surface latérale S(r) = 2\pi r L à l'aide de la loi de Fourier.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux thermique \varphi (puissance thermique) à travers la surface cylindrique fermée latérale de rayon r et de longueur L, orientée selon \vec{e}_r.
  2. Utiliser la loi de Fourier et la dérivée radiale de la température \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} déterminée à la question précédente (Q2) pour expliciter \varphi en fonction des grandeurs géométriques et des températures T_1 et T_2.
Voir la réponse courte

Expression du flux à travers la surface latérale cylindrique : \varphi = j_d(r) \cdot 2\pi r L = -2\pi \lambda L r \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r}.

Voir le corrigé complet

La surface latérale du cylindre de rayon r et de longueur L a pour aire :

S(r) = 2\pi r L

Elle est orientée dans le sens des r croissants par le vecteur unitaire radial \vec{e}_r.

Par définition du flux thermique, la puissance thermique traversant cette surface s'écrit :

\varphi = \iint_{S(r)} \vec{\jmath}_d(r) \cdot \vec{e}_r \, \mathrm{d}S

Comme la densité de flux \vec{\jmath}_d(r) = -\lambda \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r}\,\vec{e}_r est uniforme sur cette surface cylindrique, on obtient :

\varphi = -\lambda \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} \times 2\pi r L

D'après la question Q2, le profil de température est donné par :

T(r) = T_1 + (T_2 - T_1)\frac{\ln(r/r_1)}{\ln(r_2/r_1)} \implies \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} = \frac{T_2 - T_1}{\ln(r_2/r_1)} \frac{1}{r}

En injectant ce gradient dans l'expression du flux, les facteurs r se simplifient :

\varphi = -2\pi \lambda L \frac{T_2 - T_1}{\ln(r_2/r_1)}

soit finalement :

\boxed{\varphi = \frac{2\pi \lambda L}{\ln(r_2/r_1)} (T_1 - T_2)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à être rigoureux sur les orientations et les signes lors de l'expression du flux thermique.

« Question assez bien réussie, avec souvent un manque de rigueur sur les orientations et les signes. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique

En déduire que la résistance thermique du cylindre s'exprime par .

Voir l'indice

Identifier l'analogie électrique T_1 - T_2 = R\,\varphi à partir de l'expression de la puissance thermique obtenue à la question précédente.

Voir la réponse courte

Par définition R = \frac{T_1 - T_2}{\varphi}, ce qui donne directement l'expression de la résistance thermique cylindrique avec \varphi uniforme.

Voir le corrigé complet

Par analogie avec la loi d'Ohm en électrocinétique (U = R_{\text{élec}} I), la résistance thermique R d'un conducteur thermique soumis à une différence de température T_1 - T_2 traversé par un flux thermique \varphi orienté de r_1 vers r_2 est définie par :

T_1 - T_2 = R \, \varphi \quad \implies \quad R = \frac{T_1 - T_2}{\varphi}

D'après l'expression de la puissance thermique établie à la question Q3 :

\varphi = \frac{2\pi \lambda L}{\ln\left(\frac{r_2}{r_1}\right)} (T_1 - T_2)

En injectant cette relation dans la définition de la résistance thermique, on obtient :

\boxed{R = \frac{1}{2\pi \lambda L} \ln\left(\frac{r_2}{r_1}\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Faites preuve de rigueur et d'honnêteté intellectuelle pour établir l'expression demandée sans contorsion.

« Beaucoup arrivent au résultat donné dans l’énoncé, souvent au prix de contorsions peu convaincantes.. il est rappelé une fois de plus qu’il faut faire preuve de rigueur et d’honnêteté intellectuelle. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique, bilan d'énergie

Prenons l'exemple d'un phoque marin de taille moyenne de masse , vivant dans un océan à la température . On le modélise (figure 3) par un cylindre de longueur , de rayon , qui ne perd de l'énergie que par sa surface latérale, considérée comme « partiellement isolée » de l'eau froide par une épaisseur de graisse de coefficient caractéristique . Sa température d'existence est égale à supposée uniforme. Il pêche de poisson pour sa consommation journalière. Cette nourriture lui fournit une énergie de par kg de poisson consommé.

Évaluer l'énergie thermique perdue par le phoque en une journée et la comparer à l'énergie apportée par sa nourriture.

Voir l'indice

Calculer la résistance thermique de la couche de graisse entre les rayons r-e et r, puis en déduire la perte thermique journalière E = \frac{\Delta\theta}{R}\,\Delta t avant de la comparer à l'apport nutritionnel.

Voir la stratégie
  1. Identifier les rayons interne et externe de la couche de graisse à partir de la modélisation de la figure 3 et calculer la résistance thermique associée à l'aide de l'expression établie en Q4.
  2. Déterminer la puissance thermique perdue en régime stationnaire, puis en déduire l'énergie thermique dissipée sur une durée \Delta t = 1\text{ jour} = 86\,400\text{ s}.
  3. Calculer l'énergie apportée par la ration alimentaire journalière de poisson et la comparer aux pertes thermiques.
Voir la réponse courte

Calcul de la résistance de la graisse, puissance perdue \varphi = \Delta T / R, énergie sur 24 h comparée à la nourriture ingérée.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 3, la couche de graisse entoure le corps du phoque. Ses rayons interne et externe valent respectivement :

r_1 = r - e = 25\text{ cm} - 5{,}0\text{ cm} = 20\text{ cm} = 0{,}20\text{ m} \quad \text{et} \quad r_2 = r = 25\text{ cm} = 0{,}25\text{ m}.

D'après le résultat de la question Q4, la résistance thermique conductive de ce manchon cylindrique de longueur L s'écrit :

R = \frac{1}{2\pi \lambda L} \ln\left(\frac{r_2}{r_1}\right) = \frac{1}{2\pi \lambda L} \ln\left(\frac{r}{r-e}\right).

En régime stationnaire, la puissance thermique totale dissipée par la surface latérale vaut :

\varphi = \frac{\theta_{\text{eq}} - \theta_0}{R} = \frac{2\pi \lambda L (\theta_{\text{eq}} - \theta_0)}{\ln\left(\frac{r}{r-e}\right)}.

Application numérique :

\begin{aligned} R &= \frac{1}{2\pi \times 7{,}0\cdot 10^{-2} \times 1{,}6} \ln\left(\frac{0{,}25}{0{,}20}\right) \approx 0{,}317\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}, \\ \varphi &= \frac{36{,}5 - 2}{0{,}317} \approx 109\text{ W}. \end{aligned}

L'énergie thermique E_{\text{perdue}} perdue par le phoque en une journée (\Delta t = 24 \times 3\,600 = 86\,400\text{ s}) est :

E_{\text{perdue}} = \varphi \, \Delta t.
E_{\text{perdue}} = 108{,}8 \times 86\,400 \approx 9{,}4\cdot 10^6\text{ J} = 9{,}4\cdot 10^3\text{ kJ}.
\boxed{E_{\text{perdue}} \approx 9{,}4\text{ MJ} = 9{,}4 \cdot 10^3\text{ kJ}}

L'énergie E_{\text{nourriture}} fournie par l'alimentation quotidienne est :

E_{\text{nourriture}} = m_{\text{poisson}} \times e_{\text{poisson}} = 4{,}0 \times 4\,600\text{ kJ} = 18{,}4 \cdot 10^3\text{ kJ} = 18{,}4\text{ MJ}.
\boxed{E_{\text{nourriture}} = 18{,}4\text{ MJ} = 18{,}4 \cdot 10^3\text{ kJ}}

En comparant ces deux valeurs :

\frac{E_{\text{perdue}}}{E_{\text{nourriture}}} = \frac{9{,}4}{18{,}4} \approx 51\%.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les calculs numériques étaient souvent faux et confus alors qu'il suffisait d'appliquer la formule précédente.

« Les applications numériques demandées ici sont souvent erronées et données de manière confuse, il ne s’agissait pourtant que d’utiliser le résultat de la question précédente. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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Question 6

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique, analyse dimensionnelle

Un bébé phoque a ses dimensions divisées par 2,5 par rapport au phoque adulte, y compris l'épaisseur de graisse. Justifier pourquoi sa masse vaut .

Ses besoins métaboliques nécessitent une consommation de de poisson par jour. Son corps est entouré d'un duvet d'épaisseur et de coefficient .

Évaluer la consommation de poisson journalière nécessaire à ce bébé phoque. Combien aurait-il dû consommer en plus par jour s'il n'avait pas eu de duvet protecteur ?

Voir l'indice

Relier la masse au volume par homothétie d'échelle (m \propto \ell^3), puis additionner en série les résistances thermiques de la couche de graisse et du duvet protecteur.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la masse en fonction du facteur d'échelle géométrique pour retrouver m = 9{,}6\text{ kg}.
  2. Déterminer les résistances thermiques des deux couches concentriques (graisse et duvet) en appliquant l'expression établie en Q4, puis la résistance équivalente en série.
  3. Calculer le flux thermique perdu, en déduire l'énergie quotidienne dissipée et la consommation de poisson nécessaire pour couvrir ces pertes en plus des besoins métaboliques.
  4. Reprendre le calcul sans la couche de duvet protecteur pour déterminer la surconsommation correspondante.
Voir la réponse courte

Masse proportionnelle au volume (M/2,5^3 = 9,6\text{ kg}) ; association de résistances thermiques en série (graisse et duvet) pour évaluer la consommation.

Voir le corrigé complet

1. Justification de la masse du bébé phoque

À masse volumique supposée identique entre l'adulte et le petit, la masse est proportionnelle au volume, donc au cube des dimensions caractéristiques (facteur d'échelle linéaire k = 2{,}5) :

m = \frac{M}{k^3} = \frac{150}{(2{,}5)^3} = \frac{150}{15{,}625} = \boxed{9{,}6\text{ kg}}

2. Résistances thermiques du bébé phoque

Les dimensions du bébé phoque sont divisées par k = 2{,}5 :

  • Longueur : L' = \frac{L}{2{,}5} = \frac{1{,}6}{2{,}5} = 0{,}64\text{ m} ;
  • Rayon externe de graisse : r'_2 = \frac{r}{2{,}5} = \frac{25\text{ cm}}{2{,}5} = 10\text{ cm} = 0{,}10\text{ m} ;
  • Épaisseur de graisse : e' = \frac{e}{2{,}5} = \frac{50\text{ mm}}{2{,}5} = 20\text{ mm} = 0{,}02\text{ m} ;
  • Rayon interne de graisse : r'_1 = r'_2 - e' = 8\text{ cm} = 0{,}08\text{ m}.

D'après la question Q4, la résistance thermique de la couche de graisse vaut :

\begin{aligned} R'_g &= \frac{1}{2\pi \lambda L'} \ln\left(\frac{r'_2}{r'_1}\right) = \frac{\ln(1{,}25)}{2\pi \times 7{,}0 \cdot 10^{-2} \times 0{,}64} \approx 0{,}793\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \end{aligned}

Le corps est entouré d'une couche de duvet d'épaisseur e'' = 10\text{ mm} = 0{,}01\text{ m}, s'étendant du rayon r'_2 = 0{,}10\text{ m} au rayon r'_3 = r'_2 + e'' = 0{,}11\text{ m}, de conductivité \lambda'' = 1{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ SI} :

\begin{aligned} R_{\text{duvet}} &= \frac{1}{2\pi \lambda'' L'} \ln\left(\frac{r'_3}{r'_2}\right) = \frac{\ln(1{,}10)}{2\pi \times 1{,}0 \cdot 10^{-2} \times 0{,}64} \approx 2{,}370\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \end{aligned}

Les deux couches cylindriques étant traversées successivement par le même flux thermique, leurs résistances s'additionnent :

R_{\text{tot}} = R'_g + R_{\text{duvet}} = 0{,}793 + 2{,}370 = 3{,}163\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}

3. Consommation journalière de poisson

La puissance thermique dissipée vers le milieu extérieur maintenu à \theta_0 = 2^\circ\text{C} s'écrit :

\varphi = \frac{\theta_{\text{eq}} - \theta_0}{R_{\text{tot}}} = \frac{36{,}5 - 2}{3{,}163} = \frac{34{,}5}{3{,}163} \approx 10{,}9\text{ W}

En une journée (\Delta t = 24\text{ h} = 86\,400\text{ s}), l'énergie thermique perdue s'élève à :

E_{\text{perdue}} = \varphi \Delta t = 10{,}91 \times 86\,400 \approx 9{,}43 \cdot 10^5\text{ J} = 943\text{ kJ}

Sachant que 1\text{ kg} de poisson apporte e_p = 4\,600\text{ kJ}, la masse de poisson nécessaire pour compenser ces pertes thermiques est :

m_{\text{th}} = \frac{E_{\text{perdue}}}{e_p} = \frac{943}{4\,600} \approx 0{,}205\text{ kg}

La consommation totale journalière, en intégrant les besoins métaboliques m_{\text{métab}} = 0{,}50\text{ kg}, est donc :

m_{\text{poisson}} = m_{\text{métab}} + m_{\text{th}} = 0{,}50 + 0{,}205 \approx \boxed{0{,}71\text{ kg par jour}}

4. Consommation supplémentaire sans le duvet protecteur

En l'absence de duvet, la résistance thermique se réduit à celle de la graisse R'_g = 0{,}793\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}. Le flux thermique dissipé devient :

\varphi_{\text{sans}} = \frac{\Delta \theta}{R'_g} = \frac{34{,}5}{0{,}793} \approx 43{,}5\text{ W}

L'énergie supplémentaire perdue en une journée vaut :

\Delta E = (\varphi_{\text{sans}} - \varphi) \Delta t = (43{,}52 - 10{,}91) \times 86\,400 \approx 2{,}82 \cdot 10^6\text{ J} = 2\,820\text{ kJ}

La masse de poisson supplémentaire requise chaque jour est :

\Delta m_{\text{poisson}} = \frac{\Delta E}{e_p} = \frac{2\,820}{4\,600} \approx \boxed{0{,}61\text{ kg par jour}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait combiner des résistances thermiques et présenter clairement des calculs analogues aux précédents.

« Cette question demandait d’utiliser des associations de résistances thermiques puis de mener des calculs analogues à ceux de la question précédente. Elle a été très rarement traitée de manière convaincante avec un raisonnement clairement présenté. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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I.1

Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique

Notions : configuration électronique, règle de l'octet

Étant donnée la position des éléments de cette famille dans le tableau périodique, en déduire la configuration électronique de valence des atomes associés, dans leur état fondamental. En déduire, en justifiant, la formule des ions monoatomiques susceptibles de se former.

Voir l'indice

Identifier le bloc s (deuxième colonne) pour donner la configuration de valence ns^2 et justifier la perte de deux électrons pour acquérir la configuration du gaz rare précédent.

Voir la stratégie
  1. Relier le numéro de la colonne de la classification périodique au remplissage de la couche de valence (bloc s).
  2. Appliquer la règle de l'octet (ou du duet) pour prévoir le nombre d'électrons cédés favorisant l'obtention d'une configuration électronique stable de gaz noble.
Voir la réponse courte

Colonne 2 : couche de valence ns^2 à l'état fondamental ; perte de 2 électrons pour respecter la règle de l'octet, formant les cations \mathrm{M}^{2+}.

Voir le corrigé complet

Les métaux alcalino-terreux appartiennent à la deuxième colonne (groupe 2) de la classification périodique, située dans le bloc s. Par conséquent, dans leur état fondamental, leur sous-couche s de valence est totalement remplie avec deux électrons. Pour un élément de la période n (n \ge 2), la configuration électronique de valence est :

\boxed{n\mathrm{s}^2}

Afin d'acquérir une configuration électronique en couche fermée particulièrement stable, isoélectronique de celle du gaz noble qui les précède sur la période n-1 (règle du duet pour le béryllium \mathrm{Be}, règle de l'octet pour les éléments suivants), ces atomes perdent facilement leurs deux électrons de valence n\mathrm{s}^2.

Ils forment ainsi préférentiellement des cations divalents de formule générale :

\boxed{\mathrm{M}^{2+}}

(tels que \mathrm{Mg}^{2+}, \mathrm{Ca}^{2+}, \mathrm{Sr}^{2+}, \mathrm{Ba}^{2+} ou \mathrm{Ra}^{2+}).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La configuration électronique est bien donnée mais la prédiction de l'ion le plus stable doit être justifiée.

« Bien en ce qui concerne la configuration électronique, en revanche la prédiction de l’ion le plus stable est parfois erronée et rarement justifiée. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : maille élémentaire, projection de maille

Représenter une vue légendée, en perspective, de la maille élémentaire de paramètre et une projection plane sur laquelle les cotes des ions seront indiquées et exprimées sous forme de fractions du paramètre de maille .

Voir l'indice

Dessiner la maille cubique avec les cations \mathrm{Ca}^{2+} aux 8 sommets et aux 6 centres des faces, puis positionner les 8 anions \mathrm{F}^- au centre des 8 sous-cubes (cotes 1/4 et 3/4).

Voir la stratégie
  1. Identifier la position de chaque type d'ions : les cations \mathrm{Ca^{2+}} forment un réseau cubique à faces centrées (sommets et centres des faces), et les anions \mathrm{F^-} occupent la totalité des 8 sites tétraédriques (centres des 8 petits cubes d'arête a/2).
  2. Tracer une vue en perspective cavalière du cube avec une légende claire distinguant \mathrm{Ca^{2+}} et \mathrm{F^-}.
  3. Tracer la projection de la maille dans le plan (xOy), en indiquant précisément les cotes z/a de chaque ion sous forme de fractions (0, 1, 1/2, 1/4, 3/4).
Voir la réponse courte

Dessin de la maille fluorine type \mathrm{CaF}_2 (CFC d'ions \mathrm{Ca}^{2+} et 8 sites tétraédriques remplis par \mathrm{F}^-) en perspective et projection cotée.

Voir le corrigé complet

Dans la structure fluorine \mathrm{CaF_2} :

  • Les cations \mathrm{Ca^{2+}} occupent les sommets et les centres des faces d'un réseau cubique à faces centrées (CFC) de paramètre de maille a.
  • Les anions \mathrm{F^{-}} occupent les 8 sites tétraédriques, situés au centre des 8 sous-cubes d'arête a/2, de coordonnées réduites \left(\pm \frac{1}{4}, \pm \frac{1}{4}, \pm \frac{1}{4}\right) par rapport au centre de chaque sous-cube, soit de coordonnées (x/a, y/a, z/a) \in \left\{\frac{1}{4}, \frac{3}{4}\right\}^3.

1. Vue en perspective légendée de la maille élémentaire :

2. Projection dans le plan (xOy) avec indication des cotes z/a :

Voir ce qu'a relevé le jury

La maille est bien représentée mais la vue en projection cotée pose de nombreuses difficultés.

« La représentation de la maille est souvent correcte, mais la vue en projection cotée semble poser beaucoup de difficultés, c’est un point sur lequel les candidats devraient être mieux préparés. »

Source : rapport du jury E3A 2021

Question déjà tombée ailleurs

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : population d'une maille

Déterminer le nombre d'ions et contenus dans cette maille cubique.

Voir l'indice

Compter la contribution de chaque site : sommets (8\times 1/8), faces (6\times 1/2) pour \mathrm{Ca}^{2+}, et totalité des sites tétraédriques (8\times 1) pour \mathrm{F}^-.

Voir la réponse courte

Décompte par multiplicité des sites : 4 cations \mathrm{Ca}^{2+} et 8 anions \mathrm{F}^- par maille conventionnelle.

Voir le corrigé complet

Pour déterminer la population (ou multiplicité) de chaque espèce ionique dans la maille conventionnelle :

  • Ions calcium \mathrm{Ca}^{2+} : ils forment un réseau cubique à faces centrées (cfc).

    • 8 ions situés aux 8 sommets du cube, chacun étant partagé entre 8 mailles adjacentes :

      8 \times \frac{1}{8} = 1
    • 6 ions situés au centre des 6 faces, chacun étant partagé entre 2 mailles adjacentes :

      6 \times \frac{1}{2} = 3

    Le nombre d'ions \mathrm{Ca}^{2+} appartenant en propre à la maille est donc :

    \boxed{N(\mathrm{Ca}^{2+}) = 4}
  • Ions fluorure \mathrm{F}^{-} : ils occupent la totalité des 8 sites tétraédriques, situés au centre de chacun des 8 sous-cubes d'arête a/2. Étant entièrement situés à l'intérieur de la maille, ils comptent chacun pour 1 :

    \boxed{N(\mathrm{F}^{-}) = 8 \times 1 = 8}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : contact ionique, paramètre de maille

À l'aide des rayons ioniques, déterminer la valeur du paramètre de maille .

Voir l'indice

Exprimer le contact anion-cation le long de la demi-diagonale du cube : r(\mathrm{Ca}^{2+}) + r(\mathrm{F}^-) = a\frac{\sqrt{3}}{4}.

Voir la stratégie
  1. Identifier la direction de plus grand contact entre les ions de signes opposés dans la structure fluorine.
  2. Exprimer la condition géométrique de contact entre le cation \text{Ca}^{2+} et l'anion \text{F}^- en fonction du paramètre de maille a.
  3. En déduire l'expression analytique de a puis réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courte

Contact anion-cation suivant le quart de la grande diagonale du cube : r_+ + r_- = a\frac{\sqrt{3}}{4}, d'où la valeur de a.

Voir le corrigé complet

Dans la maille de la fluorine \mathrm{CaF_2}, les ions fluorure \mathrm{F^-} occupent les 8 sites tétraédriques, situés chacun au centre d'un des huit petits cubes d'arête \frac{a}{2}.

Le contact le plus intime entre ions de signes opposés s'établit le long de la demi-diagonale d'un de ces sous-cubes (ou le quart de la grande diagonale de la maille élémentaire), reliant un ion calcium \mathrm{Ca^{2+}} situé sur un sommet (ou centre de face) et un ion fluorure \mathrm{F^-} en site tétraédrique.

La distance entre le centre d'un site tétraédrique et le sommet le plus proche s'écrit :

d(\mathrm{Ca^{2+}}-\mathrm{F^-}) = \frac{1}{2} \sqrt{\left(\frac{a}{2}\right)^2 + \left(\frac{a}{2}\right)^2 + \left(\frac{a}{2}\right)^2} = \frac{a\sqrt{3}}{4}

À la limite du contact cation-anion, on a :

r(\mathrm{Ca^{2+}}) + r(\mathrm{F^-}) = \frac{a\sqrt{3}}{4}

On en déduit l'expression du paramètre de maille :

a = \frac{4}{\sqrt{3}}\left(r(\mathrm{Ca^{2+}}) + r(\mathrm{F^-})\right)

Application numérique : Avec r(\mathrm{Ca^{2+}}) = 1{,}00\cdot 10^{-10}\text{ m} et r(\mathrm{F^-}) = 1{,}36\cdot 10^{-10}\text{ m}, il vient :

a = \frac{4}{\sqrt{3}} \times (1{,}00\cdot 10^{-10} + 1{,}36\cdot 10^{-10}) = \frac{4 \times 2{,}36\cdot 10^{-10}}{\sqrt{3}} \approx 5{,}45\cdot 10^{-10}\text{ m}
\boxed{a = 5{,}45\cdot 10^{-10}\text{ m} = 545\text{ pm}}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : compacité

Déterminer la valeur de la compacité.

Voir l'indice

Calculer le volume total occupé par les sphères dures des 4 cations et des 8 anions rapporté au volume du cube a^3.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition générale de la compacité C d'une structure cristalline modélisée par des sphères dures indéformables.
  2. Exprimer le volume occupé par l'ensemble des ions contenus en propre dans la maille à l'aide des multiplicités déterminées en Q17.
  3. Calculer le rapport entre le volume propre occupé et le volume total de la maille à l'aide de la valeur de a obtenue en Q18.
Voir la réponse courte

Calcul du volume occupé par les 4 ions \mathrm{Ca}^{2+} et 8 ions \mathrm{F}^- divisé par le volume a^3 de la maille cubique.

Voir le corrigé complet

La compacité C correspond à la fraction du volume de la maille effectivement occupée par les ions modélisés par des sphères dures :

C = \frac{V_{\text{occupé}}}{V_{\text{maille}}}

D'après la question Q17, la maille contient en propre N(\mathrm{Ca}^{2+}) = 4 ions calcium et N(\mathrm{F}^-) = 8 ions fluorure. Le volume occupé s'écrit donc :

V_{\text{occupé}} = 4 \times \frac{4}{3}\pi\, r(\mathrm{Ca}^{2+})^3 + 8 \times \frac{4}{3}\pi\, r(\mathrm{F}^-)^3 = \frac{16\pi}{3}\left(r(\mathrm{Ca}^{2+})^3 + 2\,r(\mathrm{F}^-)^3\right)

Le volume de la maille cubique de paramètre a est :

V_{\text{maille}} = a^3

En utilisant la relation de contact établie à la question Q18, a = \frac{4}{\sqrt{3}}\left(r(\mathrm{Ca}^{2+}) + r(\mathrm{F}^-)\right), on peut écrire la compacité sous la forme :

C = \frac{\sqrt{3}\,\pi}{4} \times \frac{r(\mathrm{Ca}^{2+})^3 + 2\,r(\mathrm{F}^-)^3}{\left(r(\mathrm{Ca}^{2+}) + r(\mathrm{F}^-)\right)^3}

Application numérique : Avec r(\mathrm{Ca}^{2+}) = 1{,}00 \cdot 10^{-10}\text{ m} et r(\mathrm{F}^-) = 1{,}36 \cdot 10^{-10}\text{ m} :

\begin{aligned} r(\mathrm{Ca}^{2+})^3 + 2\,r(\mathrm{F}^-)^3 &= \left(1{,}00^3 + 2 \times 1{,}36^3\right) \cdot 10^{-30} \approx 6{,}03 \cdot 10^{-30}\text{ m}^3 \\ V_{\text{occupé}} &= \frac{16\pi}{3} \times 6{,}03 \cdot 10^{-30} \approx 1{,}01 \cdot 10^{-28}\text{ m}^3 \\ V_{\text{maille}} = a^3 &= \left(5{,}45 \cdot 10^{-10}\right)^3 \approx 1{,}62 \cdot 10^{-28}\text{ m}^3 \end{aligned}

On en déduit :

\boxed{C \approx 0{,}62 \quad (\text{soit } 62\,\%)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Rappelez-vous qu'une compacité ne peut jamais être supérieure à 1 pour vérifier votre résultat.

« Assez peu de bonnes réponses, il est plus que conseillé de se rappeler qu’une compacité ne peut être supérieure à 1 ! »

Source : rapport du jury E3A 2021

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I.2

Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : dilution, verrerie

Lister, en justifiant, la verrerie nécessaire à la préparation de de solution fille de titre massique .

Voir l'indice

Calculer le facteur de dilution pour déterminer le volume de solution mère à prélever, puis choisir fiole jaugée et pipette jaugée adéquates munies d'une propipette.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la conservation de la masse de soluté au cours de la dilution pour calculer le volume de solution mère S_0 à prélever.
  2. En déduire la verrerie de précision adéquate (fiole jaugée et pipette jaugée) ainsi que la verrerie auxiliaire nécessaire à la manipulation dans les règles de l'art.
Voir la réponse courte

Sélection d'une pipette jaugée pour le prélèvement de la solution mère et d'une fiole jaugée de 50,0 mL avec bouchon et pissette d'eau.

Voir le corrigé complet

La solution fille de titre massique t_1 = \frac{t_0}{10} correspond à une dilution au dixième (facteur de dilution F = 10). La conservation de la masse de chlorure de magnésium lors de la dilution s'écrit :

t_0 V_0 = t_1 V_1

où V_1 = 50{,}0\text{ mL} est le volume de solution fille à préparer et V_0 le volume de solution mère S_0 à prélever :

V_0 = \frac{t_1}{t_0} V_1 = \frac{V_1}{10} = \frac{50{,}0}{10} = 5{,}0\text{ mL}

Pour préparer cette solution de manière précise, la verrerie requise comprend :

  • Une fiole jaugée de 50{,}0\text{ mL} (munie de son bouchon) : permet de mesurer précisément le volume total de solution fille préparée.
  • Une pipette jaugée de 5{,}0\text{ mL} (à un ou deux traits, équipée d'un pipeteur ou poire à pipeter) : permet de prélever avec précision le volume calculé de solution mère.
  • Un bécher de prélèvement (ou bécher de garde) : pour y transvaser une petite quantité de solution mère S_0 afin de ne jamais prélever directement dans le flacon de stockage (prévention des contaminations).
  • Une pissette d'eau distillée et une pipette Pasteur (ou compte-gouttes) : pour compléter la fiole jaugée aux trois quarts, agiter pour homogénéiser, puis ajuster au trait de jauge ménisque posé sur le trait.
\boxed{\text{Fiole jaugée de } 50{,}0\text{ mL},\quad \text{pipette jaugée de } 5{,}0\text{ mL},\quad \text{bécher et pissette d'eau distillée.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Restez concis et choisissez une verrerie adaptée pour réaliser une dilution.

« Des réponses décevantes pour cette question simple (dilution dans un tube à essais ?), il est important de rester concis. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : dosage par étalonnage

Exploiter le dosage par étalonnage pour déterminer la masse de chlorure de magnésium contenu dans le flacon de la solution commerciale. L'étiquette indique . Conclure.

Voir l'indice

Tracer ou exploiter la proportionnalité entre la conductance G et le titre massique (loi de Kohlrausch), en déduire le titre de la solution diluée puis remonter à la masse totale par le facteur 400 et le volume V.

Voir la stratégie
  1. Établir la relation théorique de proportionnalité entre la conductance G et le titre massique t (loi de Kohlrausch), puis calculer la pente de la droite d'étalonnage.
  2. Déterminer le titre massique t' de la solution diluée S', puis en déduire le titre massique t_{\text{com}} de la solution commerciale à l'aide du facteur de dilution.
  3. Calculer la masse m présente dans le flacon de volume V = 125\text{ mL} et la comparer à la valeur nominale étiquetée.
Voir la réponse courte

Utilisation de la courbe d'étalonnage pour déterminer la concentration, calcul de la masse de \mathrm{MgCl}_2 et comparaison à la valeur annoncée.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Kohlrausch pour les solutions diluées d'électrolytes, la conductivité \sigma est proportionnelle aux concentrations molaires des ions, donc au titre massique t en \mathrm{MgCl}_2. La conductance mesurée par une cellule conductimétrique de constante k_{\text{cell}} s'écrit donc :

G = k_{\text{cell}} \sigma = k \cdot t

Calculons le rapport k = \frac{G}{t} pour chacune des solutions étalons, sachant que t_0 = 8{,}00\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} :

  • Solution S_1 : t_1 = \frac{t_0}{10} = 0{,}800\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} et G_1 = 2{,}18\text{ mS} \implies \frac{G_1}{t_1} = \frac{2{,}18}{0{,}800} = 2{,}725\text{ mS}\cdot\text{L}\cdot\text{g}^{-1}
  • Solution S_2 : t_2 = \frac{t_0}{20} = 0{,}400\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} et G_2 = 1{,}11\text{ mS} \implies \frac{G_2}{t_2} = \frac{1{,}11}{0{,}400} = 2{,}775\text{ mS}\cdot\text{L}\cdot\text{g}^{-1}
  • Solution S_3 : t_3 = \frac{t_0}{50} = 0{,}160\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} et G_3 = 0{,}44\text{ mS} \implies \frac{G_3}{t_3} = \frac{0{,}44}{0{,}160} = 2{,}750\text{ mS}\cdot\text{L}\cdot\text{g}^{-1}
  • Solution S_4 : t_4 = \frac{t_0}{100} = 0{,}080\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} et G_4 = 0{,}22\text{ mS} \implies \frac{G_4}{t_4} = \frac{0{,}22}{0{,}080} = 2{,}750\text{ mS}\cdot\text{L}\cdot\text{g}^{-1}

La constance de ce rapport valide l'excellente linéarité de la réponse. La pente moyenne vaut :

k \approx 2{,}74\text{ mS}\cdot\text{L}\cdot\text{g}^{-1}

Pour la solution diluée S', la conductance mesurée est G' = 0{,}85\text{ mS}. Le titre massique correspondant est :

t' = \frac{G'}{k} = \frac{0{,}85}{2{,}74} \approx 0{,}310\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}

La solution S' ayant été obtenue par une dilution au quatre-centième (F = 400) de la solution commerciale, le titre massique de cette dernière est :

\begin{aligned} t_{\text{com}} &= F \cdot t' = 400 \times 0{,}310\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} \approx 124\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned}

Le flacon commercial ayant un volume V = 125\text{ mL} = 0{,}125\text{ L}, la masse de chlorure de magnésium contenue dans le flacon est :

m = t_{\text{com}} \cdot V = 124 \times 0{,}125
\boxed{m \approx 15{,}5\text{ à }15{,}6\text{ g}}

Conclusion : La valeur déterminée expérimentalement (15{,}5\text{ g} ou 15{,}6\text{ g}) est en parfait accord avec la valeur indiquée sur l'étiquette (m = 15{,}6\text{ g}), l'écart relatif étant inférieur à 1\,\%. L'indication du fabricant est donc rigoureusement validée.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait penser à faire une régression linéaire pour exploiter les données du dosage.

« Question peu traitée, très peu de candidats pensent à exploiter les données en faisant une régression linéaire. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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I.3

Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique

Notions : isotope, noyau atomique

Les noyaux de radium 226 et de radium 228 sont des isotopes. Donner la composition des noyaux et justifier le terme isotopes.

Voir l'indice

Donner le nombre de protons Z et de neutrons N = A - Z pour chacun des deux isotopes, et rappeler la définition d'isotopes (même Z, A différent).

Voir la réponse courte

Les deux noyaux possèdent le même nombre de protons (Z = 88) mais des nombres de neutrons différents (138 et 140).

Voir le corrigé complet

D'après le tableau des données de l'énoncé, le numéro atomique du radium (\mathrm{Ra}) est :

Z = 88

Un noyau atomique de symbole notationnel _{Z}^{A}\mathrm{X} est constitué de Z protons et de N = A - Z neutrons :

  • Le noyau de radium 226 (^{226}_{88}\mathrm{Ra}) comporte :

    \begin{aligned} Z &= 88 \text{ protons} \\ N &= 226 - 88 = 138 \text{ neutrons} \end{aligned}

    soit un total de A = 226 nucléons.

  • Le noyau de radium 228 (^{228}_{88}\mathrm{Ra}) comporte :

    \begin{aligned} Z &= 88 \text{ protons} \\ N &= 228 - 88 = 140 \text{ neutrons} \end{aligned}

    soit un total de A = 228 nucléons.

\boxed{\text{Le radium 226 possède } 88\text{ protons et } 138\text{ neutrons ; le radium 228 possède } 88\text{ protons et } 140\text{ neutrons.}}

Justification du terme « isotopes » :

Deux noyaux sont dits isotopes lorsqu'ils possèdent le même numéro atomique Z (même nombre de protons) mais un nombre de masse A différent (donc un nombre de neutrons N différent).

\boxed{\text{Ces deux noyaux possèdent le même nombre de protons } (Z=88) \text{ mais un nombre distinct de neutrons.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question bien réussie mais pensez à énoncer une définition claire de la notion d'isotopes.

« Question bien traitée, certains ne donnent pas une définition claire de la notion d’isotopes. »

Source : rapport du jury E3A 2021

Question déjà tombée ailleurs

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique

Notions : quantité de matière

Étant donnée la masse initiale, calculer le nombre de noyaux de radium 226 présents dans le flacon.

Voir l'indice

Calculer la quantité de matière initiale n_0 = m_0/M puis multiplier par la constante d'Avogadro N_A.

Voir la réponse courte

Calcul du nombre initial de noyaux par N_0 = \frac{m_0}{M} N_A.

Voir le corrigé complet

La quantité de matière n_0 de radium 226 contenue initialement dans le flacon est reliée à la masse initiale m_0 et à la masse molaire M par :

n_0 = \frac{m_0}{M}

Le nombre initial de noyaux N_0 s'en déduit via la constante d'Avogadro N_{\mathrm{A}} :

N_0 = n_0 N_{\mathrm{A}} = \frac{m_0}{M} N_{\mathrm{A}}

Application numérique : Avec m_0 = 1{,}0\ \mu\text{g} = 1{,}0 \cdot 10^{-6}\text{ g}, M = 226\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} et N_{\mathrm{A}} = 6{,}02 \cdot 10^{23}\text{ mol}^{-1} :

\begin{aligned} N_0 &= \frac{1{,}0 \cdot 10^{-6}\text{ g}}{226\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}} \times 6{,}02 \cdot 10^{23}\text{ mol}^{-1} \\ N_0 &\approx 2{,}7 \cdot 10^{15} \end{aligned}
\boxed{N_0 \approx 2{,}7 \cdot 10^{15}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question bien traitée dans l'ensemble, veillez à la manipulation des unités.

« Question bien traitée, il fallait faire attention aux unités. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : loi de vitesse, ordre 1

Sachant que la désintégration radioactive suit une loi cinétique d'ordre 1, établir l'expression du nombre de noyaux , en fonction du temps et des grandeurs et .

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle cinétique d'ordre 1 : \frac{\mathrm{d}N}{\mathrm{d}t} = -\lambda\,N(t).

Voir la stratégie
  1. Traduire la cinétique d'ordre 1 par une équation différentielle reliant la vitesse de disparition des noyaux au nombre de noyaux N(t) présents à la date t.
  2. Intégrer cette équation à variables séparables en utilisant la condition initiale N(0) = N_0.
Voir la réponse courte

Intégration de la loi cinétique d'ordre 1 \frac{\mathrm{d}N}{\mathrm{d}t} = -\lambda N, aboutissant à la loi exponentielle N(t) = N_0 e^{-\lambda t}.

Voir le corrigé complet

Une loi cinétique d'ordre 1 signifie que la vitesse de désintégration (vitesse de disparition des noyaux radioactifs) est directement proportionnelle au nombre de noyaux N(t) présents à chaque instant, avec pour constante de proportionnalité la constante radioactive \lambda :

-\frac{\mathrm{d}N}{\mathrm{d}t} = \lambda N(t) \iff \frac{\mathrm{d}N}{\mathrm{d}t} + \lambda N(t) = 0.

Par séparation des variables :

\frac{\mathrm{d}N}{N} = -\lambda \, \mathrm{d}t.

En intégrant entre l'instant initial t = 0 (où N(0) = N_0) et un instant t quelconque :

\begin{aligned} \int_{N_0}^{N(t)} \frac{\mathrm{d}N}{N} &= -\lambda \int_0^t \mathrm{d}t' \\ \ln\left(\frac{N(t)}{N_0}\right) &= -\lambda t. \end{aligned}

En prenant l'exponentielle, on obtient la loi de décroissance radioactive :

\boxed{N(t) = N_0 \exp(-\lambda t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il ne suffisait pas de donner le résultat, il fallait l'établir à partir de l'équation différentielle.

« Le résultat est souvent su mais rarement établi correctement, en passant par l’équation différentielle vérifiée par le nombre de noyaux. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : temps de demi-réaction

Déterminer la valeur du temps de demi-réaction encore appelé « temps de demi-vie » ou « période radioactive ».

Voir l'indice

Définir le temps de demi-vie par N(t_{1/2}) = N_0/2, d'où t_{1/2} = \frac{\ln 2}{\lambda}, et convertir en années.

Voir la réponse courte

Définition N(t_{1/2}) = N_0 / 2 conduisant à t_{1/2} = \frac{\ln 2}{\lambda} et calcul numérique.

Voir le corrigé complet

Par définition, le temps de demi-vie (ou période radioactive), noté t_{1/2} ou T, est la durée au bout de laquelle la moitié des noyaux initialement présents s'est désintégrée :

N(t_{1/2}) = \frac{N_0}{2}

D'après l'expression établie à la question Q24, N(t) = N_0 \mathrm{e}^{-\lambda t}, d'où :

\begin{aligned} N_0 \mathrm{e}^{-\lambda t_{1/2}} &= \frac{N_0}{2} \\ \mathrm{e}^{-\lambda t_{1/2}} &= \frac{1}{2} \\ -\lambda t_{1/2} &= -\ln 2 \end{aligned}

On en déduit l'expression littérale du temps de demi-vie :

\boxed{t_{1/2} = \frac{\ln 2}{\lambda}}

Application numérique : Avec \lambda = 4{,}28 \cdot 10^{-4}\text{ an}^{-1} :

t_{1/2} = \frac{\ln 2}{4{,}28 \cdot 10^{-4}} \approx 1{,}62 \cdot 10^3\text{ ans}
\boxed{t_{1/2} \approx 1{,}62 \cdot 10^3\text{ ans}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La question est généralement bien réussie, attention aux erreurs d'unités.

« Généralement bien réussi, aux problèmes d’unités près. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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I.4

Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : calorimétrie

Proposer le nom d'une méthode expérimentale permettant de déterminer la valeur d'une enthalpie de réaction.

Voir l'indice

Citer la calorimétrie (ou bombe calorimétrique / calorimètre isobare).

Voir la réponse courte

La calorimétrie (ou utilisation d'une bombe calorimétrique).

Voir le corrigé complet

La méthode expérimentale permettant de déterminer la valeur d'une enthalpie de réaction est la calorimétrie (ou plus précisément la calorimétrie à pression constante, réalisée au sein d'un calorimètre ou vase de Dewar).

\boxed{\text{La calorimétrie}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Utilisez un vocabulaire précis et lisez bien la question sans vous perdre dans les détails.

« Pas mal de bonnes réponses, mais le vocabulaire est souvent imprécis. Attention à bien lire la question et ne pas se perdre en détails. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : loi de hess, enthalpie de réaction

À partir des résultats obtenus, déterminer la valeur de l'enthalpie standard de la réaction d'oxydation du magnésium.

Voir l'indice

Combiner linéairement les équations des réactions intermédiaires pour faire disparaître les espèces non souhaitées : \Delta_r H_1^\circ = \Delta_r H_2^\circ - \Delta_r H_3^\circ + \Delta_r H_4^\circ.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'équation de la réaction (1) comme une combinaison linéaire des équations des réactions (2), (3) et (4) fournies par l'énoncé.
  2. Appliquer la loi de Hess pour en déduire l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H_1^\circ.
Voir la réponse courte

Combinaison linéaire des enthalpies standard des réactions selon la loi de Hess pour obtenir \Delta_r H_1^\circ.

Voir le corrigé complet

Considérons les équations de réaction fournies :

\begin{aligned} (1)\quad & \mathrm{Mg(s)} + \frac{1}{2}\,\mathrm{O}_2(\mathrm{g}) = \mathrm{MgO(s)} \\ (2)\quad & \mathrm{Mg(s)} + 2\,\mathrm{H}^+(\mathrm{aq}) = \mathrm{Mg}^{2+}(\mathrm{aq}) + \mathrm{H}_2(\mathrm{g}) \\ (3)\quad & \mathrm{MgO(s)} + 2\,\mathrm{H}^+(\mathrm{aq}) = \mathrm{Mg}^{2+}(\mathrm{aq}) + \mathrm{H}_2\mathrm{O}(\mathrm{l}) \\ (4)\quad & \mathrm{H}_2(\mathrm{g)} + \frac{1}{2}\,\mathrm{O}_2(\mathrm{g}) = \mathrm{H}_2\mathrm{O}(\mathrm{l}) \end{aligned}

On remarque que l'équation (1) s'obtient par la combinaison linéaire :

(1) = (2) - (3) + (4)

En effet :

\begin{aligned} \left[\mathrm{Mg(s)} + 2\,\mathrm{H}^+(\mathrm{aq})\right] - \left[\mathrm{MgO(s)} + 2\,\mathrm{H}^+(\mathrm{aq})\right] + \left[\mathrm{H}_2(\mathrm{g)} + \frac{1}{2}\,\mathrm{O}_2(\mathrm{g})\right] \\ = \left[\mathrm{Mg}^{2+}(\mathrm{aq}) + \mathrm{H}_2(\mathrm{g})\right] - \left[\mathrm{Mg}^{2+}(\mathrm{aq}) + \mathrm{H}_2\mathrm{O}(\mathrm{l})\right] + \left[\mathrm{H}_2\mathrm{O}(\mathrm{l})\right] \end{aligned}

Ce qui se simplifie en :

\mathrm{Mg(s)} + \frac{1}{2}\,\mathrm{O}_2(\mathrm{g}) = \mathrm{MgO(s)}

L'enthalpie étant une fonction d'état, on applique la loi de Hess :

\Delta_r H_1^\circ = \Delta_r H_2^\circ - \Delta_r H_3^\circ + \Delta_r H_4^\circ

Application numérique :

\Delta_r H_1^\circ = -467 - (-151) + (-286) = -602\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}
\boxed{\Delta_r H_1^\circ = -602\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question bien réussie dans l'ensemble mais les applications numériques demandent plus de soin.

« Bien en général, attention à être soigneux dans les applications numériques. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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Partie II : Écholocalisation des dauphins

Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : approximation acoustique, célérité du son

Rappeler en quoi consiste « l'approximation acoustique ». Quelle est la dimension de la quantité ?

Voir l'indice

Préciser les hypothèses de petites perturbations sans dissipation visqueuse ni thermique, et identifier la dimension du carré d'une vitesse par analyse dimensionnelle.

Voir la stratégie
  1. Définir l'approximation acoustique en explicitant les grandeurs physiques considérées comme de faibles perturbations autour d'un état d'équilibre stationnaire et uniforme, ainsi que la conséquence sur les équations de la mécanique des fluides (linéarisation).
  2. Identifier la quantité \frac{1}{\mu_0 \chi_s} à partir de l'équation de d'Alembert fournie ou déterminer sa dimension à partir des définitions thermodynamiques et mécaniques de \mu_0 et \chi_s.
Voir la réponse courte

Perturbations au premier ordre devant l'état de repos ; la quantité \frac{1}{\mu_0 \chi_s} = c^2 a la dimension d'une vitesse au carré ([L^2 T^{-2}]).

Voir le corrigé complet

1. Définition de l'approximation acoustique

L'approximation acoustique consiste à considérer que la propagation de l'onde sonore correspond à de faibles perturbations autour d'un état d'équilibre macroscopique au repos, homogène et stationnaire, caractérisé par une pression P_0, une masse volumique \mu_0 et une vitesse d'écoulement nulle (\vec{v}_0 = \vec{0}) :

  • la surpression acoustique est très petite devant la pression d'équilibre : |p(x,t)| \ll P_0 ;
  • la variation relative de masse volumique est très faible : |\mu_1(x,t)| \ll \mu_0 ;
  • la vitesse de vibration des particules fluides reste très faible devant la célérité du son c (le nombre de Mach acoustique est très petit : M = v/c \ll 1).

Cette approximation permet de linéariser les équations de la mécanique des fluides en négligeant les termes non linéaires d'ordre supérieur, en particulier le terme de convection (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} devant l'accélération locale \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} dans l'équation d'Euler.

2. Dimension de la quantité \dfrac{1}{\mu_0 \chi_s}

En réécrivant l'équation de propagation donnée sous la forme canonique de l'équation de d'Alembert :

\frac{\partial^2 p}{\partial x^2} - \mu_0 \chi_s \frac{\partial^2 p}{\partial t^2} = 0 \iff \frac{\partial^2 p}{\partial x^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 p}{\partial t^2} = 0

on identifie le terme multiplicatif au carré de la vitesse de propagation c :

c^2 = \frac{1}{\mu_0 \chi_s}

Par conséquent, la dimension de cette quantité est celle du carré d'une vitesse :

\boxed{\left[\frac{1}{\mu_0 \chi_s}\right] = \mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question proche du cours qui a suscité peu de bonnes réponses.

« Peu de bonnes réponses pour cette question proche du cours. »

Source : rapport du jury E3A 2021

Question déjà tombée ailleurs

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : célérité du son

Évaluer la célérité d'une onde sonore qui se propage dans de l'eau de mer de masse volumique valant et de coefficient de compressibilité isentropique égal à . Commenter la valeur obtenue.

Voir l'indice

Calculer c = (\mu_0\chi_s)^{-1/2} et comparer la valeur obtenue (environ 1\,400\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) à la célérité du son dans l'air.

Voir la réponse courte

Calcul de c = 1/\sqrt{\mu_0 \chi_s} \approx 1\,407\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, valeur environ quatre fois supérieure à celle dans l'air.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de d'Alembert rappelée dans l'énoncé, la célérité c de l'onde sonore dans le fluide s'identifie par :

c = \frac{1}{\sqrt{\mu_0 \chi_s}}

Avec les données fournies :

  • \mu_0 = 1\,030\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
  • \chi_s = 4{,}9\cdot 10^{-10}\text{ Pa}^{-1}.

On effectue le calcul numérique :

c = \frac{1}{\sqrt{1\,030 \times 4{,}9\cdot 10^{-10}}} \approx 1{,}41\cdot 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{c \approx 1{,}4\cdot 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : analyse spectrale, temps de cohérence, onde acoustique

En utilisant les figures 5 et 6, préciser dans quel domaine sonore ce « clic » est émis. Évaluer l'ordre de grandeur de sa largeur spectrale à mi-hauteur. En déduire le temps de cohérence de la source. Évaluer la durée du « clic » en . Comparer au temps de cohérence . Comparer au temps le plus court entre deux clics successifs.

Évaluer la longueur de cohérence temporelle de la source. Commenter.

Voir l'indice

Relever la fréquence centrale sur le spectre pour situer le domaine ultrasonore, estimer \Delta f à mi-hauteur pour trouver \tau_c \approx 1/\Delta f, puis mesurer la durée du signal temporel.

Voir la stratégie
  1. Identifier la fréquence centrale sur la figure 5 pour déterminer le domaine des ondes acoustiques.
  2. Mesurer la largeur à mi-hauteur \Delta f sur le spectre pour calculer le temps de cohérence \tau_c \approx 1/\Delta f.
  3. Mesurer l'étalement temporel \delta t sur la figure 6 et le comparer à \tau_c (relation temps-fréquence) ainsi qu'à la période minimale de répétition T_{\min} = 1/f_{\max}.
  4. Déduire la longueur de cohérence L_c = c\,\tau_c et interpréter son rôle dans la résolution spatiale du sonar.
Voir la réponse courte

Domaine des ultrasons ; lecture de la largeur spectrale à mi-hauteur, déduction de \tau_c \approx 1/\Delta f et comparaison à la durée d'émission.

Voir le corrigé complet

1. Domaine sonore du « clic » : Sur la figure 5, le spectre est centré autour de la fréquence :

f_0 \approx 125\text{ kHz}

Cette fréquence étant très supérieure à 20\text{ kHz} (limite supérieure de l'audible pour l'oreille humaine), le « clic » est émis dans le domaine des ultrasons.

2. Largeur spectrale à mi-hauteur et temps de cohérence : Le maximum d'intensité acoustique vaut I_{\max} \approx 25\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}. La mi-hauteur correspond à I = 12{,}5\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}. Par lecture graphique sur la figure 5, les fréquences associées sont :

f_1 \approx 113\text{ kHz} \quad \text{et} \quad f_2 \approx 137\text{ kHz}

D'où une largeur spectrale à mi-hauteur :

\Delta f \approx 24\text{ kHz} \sim 2\cdot 10^4\text{ Hz}

Le temps de cohérence de la source s'en déduit par :

\boxed{\tau_c \approx \frac{1}{\Delta f} \approx 4\cdot 10^{-5}\text{ s} = 40\ \mu\text{s}}

3. Durée \delta t du clic et comparaisons : Sur la figure 6, le paquet d'ondes débute vers t = 0\ \mu\text{s} et ses oscillations s'atténuent pour devenir négligeables vers t \approx 80\ \mu\text{s}. On évalue ainsi la durée du clic à :

\boxed{\delta t \approx 80\ \mu\text{s}}
  • Comparaison à \tau_c : On constate que \delta t et \tau_c sont du même ordre de grandeur (\delta t \sim \tau_c). Ce résultat est directement conforme à l'inégalité de Heisenberg-Gabor (relation temps-fréquence de Fourier) selon laquelle pour un paquet d'ondes, \delta t \cdot \Delta f \sim 1.
  • Comparaison au temps le plus court entre deux clics : D'après le texte introductif, le dauphin émet au maximum N_{\max} = 600\text{ clics}\cdot\text{s}^{-1}. Le temps minimal séparant deux clics successifs est donc :

    T_{\min} = \frac{1}{N_{\max}} = \frac{1}{600}\text{ s} \approx 1{,}7\cdot 10^{-3}\text{ s} = 1{,}7\text{ ms} = 1\,700\ \mu\text{s}

    On constate que \delta t \ll T_{\min} (la durée d'un clic représente moins de 5\,\% de l'intervalle entre clics). Les clics sont donc très largement séparés dans le temps, ce qui évite tout chevauchement entre impulsions consécutives et permet l'écoute sans ambiguïté des échos retour.

4. Longueur de cohérence temporelle L_c et commentaire : Avec la célérité du son dans l'eau de mer déterminée à la question Q8 (c \approx 1{,}41\cdot 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) :

L_c = c\,\tau_c \approx 1{,}41\cdot 10^3 \times 40\cdot 10^{-6}\text{ m} \approx 5{,}6\cdot 10^{-2}\text{ m}
\boxed{L_c \approx 6\text{ cm}}

Commentaire : La longueur de cohérence L_c correspond à l'extension spatiale du paquet d'ondes. Cette valeur centimétrique est très faible, ce qui confère au système d'écholocalisation du dauphin une excellente résolution spatiale : il est capable de distinguer deux cibles ou deux détails séparés de quelques centimètres seulement le long de la ligne de visée.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les ordres de grandeur sont corrects mais la rédaction doit faire ressortir clairement chaque réponse attendue.

« Une des questions les mieux traitées, les ordres de grandeurs obtenus à partir des graphes sont en général corrects. En revanche la rédaction manque souvent de clarté, les différents points attendus mériteraient d’être davantage mis en évidence. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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Question 10

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : résonance de helmholtz, oscillateur harmonique

Justifier qu'on peut écrire au premier ordre , en considérant infiniment petit du premier ordre au même titre que et .

En appliquant la deuxième loi de Newton à l'élément de fluide, établir l'équation différentielle à laquelle obéit .

Quelle est la fréquence caractéristique du mouvement ? On l'exprimera en fonction de , , , , et .

Voir l'indice

Différencier la loi de Laplace sous la forme \frac{\mathrm{d}P}{P} + \gamma\,\frac{\mathrm{d}V}{V} = 0, puis appliquer le principe fondamental de la dynamique à la tranche de fluide m = \rho\,s\,\delta x.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de Laplace au gaz contenu dans la cavité pour relier la surpression p(\xi) à la variation de volume engendrée par le déplacement \xi, puis effectuer un développement limité au premier ordre.
  2. Définir le système constitué par la tranche de fluide de longueur \delta x, faire le bilan des forces de pression s'exerçant sur ses deux faces, et appliquer la deuxième loi de Newton en projection selon la direction du mouvement.
  3. Identifier l'équation d'un oscillateur harmonique non amorti pour en déduire la pulsation propre \omega_0 et la fréquence propre f_0.
Voir la réponse courte

Modélisation isentropique de la surpression dans la cavité et deuxième loi de Newton sur le col pour établir l'équation de l'oscillateur harmonique.

Voir le corrigé complet

1. Expression de la surpression au premier ordre

Le système fermé constitué par le gaz contenu dans la cavité et la portion de tube jusqu'à la section x+\xi subit une transformation adiabatique réversible, modélisée par la loi de Laplace :

P \mathcal{V}^{\gamma} = \text{cste}

À l'équilibre (\xi = 0), la pression est P_{\text{ext}} et le volume vaut \mathcal{V}_0 = V + sx.

Lors d'un déplacement \xi de la section vers l'extérieur (dans le sens d'une augmentation de volume), le volume devient :

\mathcal{V}(\xi) = V + s(x + \xi) = \mathcal{V}_0 + s\xi

La pression devient P(\xi) = P_{\text{ext}} + p(\xi). La loi de Laplace s'écrit alors :

\left(P_{\text{ext}} + p(\xi)\right) \left(\mathcal{V}_0 + s\xi\right)^\gamma = P_{\text{ext}} \, \mathcal{V}_0^\gamma

Soit, en isolant P(\xi) :

P_{\text{ext}} + p(\xi) = P_{\text{ext}} \left(1 + \frac{s\xi}{\mathcal{V}_0}\right)^{-\gamma}

Comme sl \ll V, on a \mathcal{V}_0 = V + sx \approx V. En effectuant un développement limité au premier ordre pour \frac{s\xi}{V} \ll 1 :

\left(1 + \frac{s\xi}{V}\right)^{-\gamma} \approx 1 - \gamma \frac{s\xi}{V}

On en déduit l'expression demandée au premier ordre :

\boxed{p(\xi) = -\gamma \frac{s\xi}{V} P_{\text{ext}}}

2. Équation différentielle du mouvement de l'élément de fluide

Considérons l'élément de fluide compris entre x et x+\delta x, de section s et de masse m = \rho s\,\delta x.

Cet élément est soumis, le long de la direction de déplacement, aux forces de pression exercées sur ses deux faces :

  • du côté de la cavité : la force pressante dirigée vers l'extérieur \vec{F}_{\text{int}} = (P_{\text{ext}} + p(\xi)) s \, \vec{e}_\xi ;
  • du côté de l'extérieur : la force pressante dirigée vers la cavité \vec{F}_{\text{ext}} = - P_{\text{ext}} s \, \vec{e}_\xi.

La résultante des forces appliquées à la tranche de fluide s'écrit :

\vec{F} = \vec{F}_{\text{int}} + \vec{F}_{\text{ext}} = p(\xi) s \, \vec{e}_\xi = -\gamma \frac{s^2 P_{\text{ext}}}{V} \xi \, \vec{e}_\xi

En appliquant la deuxième loi de Newton dans le référentiel d'étude galiléen :

m \frac{\mathrm{d}^2\xi}{\mathrm{d}t^2} = F \implies \rho s\,\delta x \, \ddot{\xi}(t) = -\gamma \frac{s^2 P_{\text{ext}}}{V} \xi(t)

En simplifiant par s, on obtient l'équation différentielle :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2\xi}{\mathrm{d}t^2} + \frac{\gamma s P_{\text{ext}}}{\rho V \delta x} \xi(t) = 0}

3. Fréquence caractéristique du mouvement

L'équation obtenue est celle d'un oscillateur harmonique non amorti de pulsation propre \omega_0 vérifiant :

\omega_0^2 = \frac{\gamma s P_{\text{ext}}}{\rho V \delta x}

La fréquence caractéristique f_0 = \frac{\omega_0}{2\pi} du résonateur vaut ainsi :

\boxed{f_0 = \frac{1}{2\pi} \sqrt{\frac{\gamma s P_{\text{ext}}}{\rho V \delta x}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question difficile qui n'a été traitée correctement que par un petit nombre de candidats.

« Cette question assez difficile n’a été traitée correctement que dans un petit nombre de copies. »

Source : rapport du jury E3A 2021

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

ExigeanteTemps estimé : ≈ 9 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : impédance acoustique, effet doppler acoustique, réflexion d'une onde

Évaluer le coefficient d'atténuation sachant que l'intensité est divisée par 2 en 50 m. Quelle est l'unité de l'impédance acoustique ?

Calculer le rapport sachant que l'impédance de l'eau vaut et celle d'un poisson (obstacle) vaut .

Évaluer l'ordre de grandeur du rapport des intensités de l'onde reçue par le dauphin et de l'onde émise par celui-ci pour un banc de poissons à 75 m du dauphin.

En assimilant le « clic » à une onde harmonique de fréquence , quelle est la vitesse relative du banc de poissons détecté par le dauphin, qui se déplace sur la même droite que le banc de poisson, sachant que la modification de fréquence vaut ?

Voir l'indice

Exprimer \alpha = \frac{\ln 2}{50\text{ m}}, calculer R avec les impédances, puis combiner atténuation aller-retour sur la distance 2D et réflexion ; déduire enfin U avec la formule de Doppler fournie pour \theta = 0.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la loi exponentielle de décroissance de l'intensité sur d = 50\text{ m} pour déterminer le coefficient d'atténuation \alpha. Analyser la relation de définition de l'impédance acoustique (Z = \rho_0 c) pour établir son unité SI.
  2. Appliquer directement la formule du coefficient de réflexion énergétique R aux interfaces eau/obstacle.
  3. Décomposer le trajet aller-retour de l'onde (2 \times 75\text{ m} = 150\text{ m}) pour calculer le rapport global Q = I_{\text{reçue}} / I_{\text{émise}} = R\,\mathrm{e}^{-2\alpha D}.
  4. Déterminer la vitesse relative U à l'aide de la formule de l'effet Doppler fournie en prenant \theta = 0 (déplacement colinéaire).
Voir la réponse courte

Détermination de \alpha, impédance en \mathrm{Pa\cdot s\cdot m^{-1}}, facteur de réflexion R, atténuation aller-retour et décalage Doppler fournissant la vitesse relative U.

Voir le corrigé complet

1. Coefficient d'atténuation et unité de l'impédance acoustique

L'intensité acoustique varie selon I(r) = I(0)\exp(-\alpha r). Sachant qu'elle diminue de moitié sur une distance d = 50\text{ m}, on a :

\frac{I(d)}{I(0)} = \exp(-\alpha d) = \frac{1}{2} \implies \alpha = \frac{\ln 2}{d}

Application numérique :

\alpha = \frac{\ln 2}{50} \approx \boxed{1{,}4\cdot 10^{-2}\text{ m}^{-1}}

L'impédance acoustique caractéristique d'un milieu s'exprime par Z = \mu_0 c, où \mu_0 est la masse volumique (\text{kg}\cdot\text{m}^{-3}) et c la célérité de l'onde (\text{m}\cdot\text{s}^{-1}). Par conséquent :

[Z] = [\mu_0][c] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-3}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-1} = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-2}\cdot\mathrm{T}^{-1}

L'unité SI de l'impédance acoustique est donc le \text{kg}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{s}^{-1} (ou \text{Pa}\cdot\text{s}\cdot\text{m}^{-1}).

2. Calcul du coefficient de réflexion R

D'après l'expression fournie pour la réflexion sur l'obstacle :

R = \left(\frac{Z_{\text{eau}} - Z_{\text{obst}}}{Z_{\text{eau}} + Z_{\text{obst}}}\right)^2

Avec Z_{\text{eau}} = 1\,480\text{ SI} et Z_{\text{obst}} = 1\,540\text{ SI} :

R = \left(\frac{1\,480 - 1\,540}{1\,480 + 1\,540}\right)^2 = \left(\frac{-60}{3\,020}\right)^2 = \left(-\frac{3}{151}\right)^2 \approx \boxed{4{,}0\cdot 10^{-4}}

3. Rapport Q des intensités pour un banc situé à D = 75\text{ m}

L'onde émise parcourt une distance D = 75\text{ m} à l'aller, subit la réflexion d'intensité avec le facteur R, puis parcourt à nouveau la distance D au retour jusqu'au récepteur. La distance totale traversée dans l'eau est donc 2D = 150\text{ m} = 3 \times 50\text{ m}. L'intensité reçue s'écrit :

I_{\text{reçue}} = R \cdot I_{\text{émise}} \exp(-2\alpha D) = R \cdot I_{\text{émise}} \left(\frac{1}{2}\right)^{\frac{2D}{d}}

Le rapport des intensités vaut donc :

Q = \frac{I_{\text{reçue}}}{I_{\text{émise}}} = R \left(\frac{1}{2}\right)^3 = \frac{R}{8}

Application numérique :

Q \approx \frac{3{,}95\cdot 10^{-4}}{8} \approx \boxed{5\cdot 10^{-5}}

4. Vitesse relative U du banc de poissons

Le dauphin et le banc de poissons se déplacent selon la même direction, d'où \theta = 0 (soit \cos\theta = 1). La relation Doppler s'écrit :

U = \frac{\delta f}{2 f} c

En reprenant la célérité calculée à la question Q8 (c \approx 1{,}41\cdot 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) avec f = 125\text{ kHz} et \delta f = 1\text{ kHz} :

U = \frac{10^3}{2 \times 125\cdot 10^3} \times 1{,}41\cdot 10^3 = \frac{1{,}41\cdot 10^3}{250} \approx \boxed{5{,}6\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La question est généralement bien traitée mais veillez à ne pas oublier les unités.

« Bien traité en général, attention aux oublis d’unités. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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II.1

Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation

Chapitre : Chimie organique › Carbonyles et dérivés d'acides ; Substitutions nucléophiles et éliminations

Notions : organomagnésien, ouverture d'époxyde

Proposer un mécanisme permettant de justifier la formation de la molécule A en utilisant le protocole a.

Voir l'indice

Faire attaquer le carbanion nucléophile issu de \mathrm{PhLi} sur le carbone le moins encombré de l'époxyde (S_N2), suivie de l'hydrolyse acide de l'alcoolate.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature du réactif organolithien (\mathrm{PhLi}) : forte polarisation de la liaison \mathrm{C}-\mathrm{Li}, conférant au carbone aromatique un caractère nucléophile marqué (équivalent synthétique d'un carbanion \mathrm{Ph}^-).
  2. Analyser la régiosélectivité de l'attaque sur l'époxyde asymétrique (le 2-phényloxirane) : sous contrôle stérique en milieu basique/aprotique (\mathrm{S_N2}), l'attaque s'effectue sur le carbone le moins encombré (-\mathrm{CH}_2-).
  3. Décrire les deux étapes successives du mécanisme : l'ouverture nucléophile du cycle sous l'effet du phényllithium, puis l'hydrolyse acide ménagée conduisant à l'alcool A (1,2-diphényléthanol).
Voir la réponse courte

Attaque nucléophile de l'organomagnésien sur le carbone le moins encombré de l'époxyde, ouverture de cycle et protonation finale.

Voir le corrigé complet

1. Analyse de la régiosélectivité :

  • Le phényllithium \mathrm{Ph-Li} possède une liaison carbone-métal fortement polarisée (\delta^- \mathrm{C}-\mathrm{Li} \delta^+) et se comporte comme un donneur de nucléophile carboné puissant (\mathrm{Ph}^-).
  • L'époxyde (2-phényloxirane) possède deux carbones électrophiles liés à l'atome d'oxygène :

    • le carbone primaire -\mathrm{CH}_2-, peu encombré stériquement ;
    • le carbone secondaire -\mathrm{CH}(\mathrm{Ph})-, benzylique mais stériquement plus encombré.
  • Avec les organolithiens, l'attaque nucléophile s'effectue selon un mécanisme d'ouverture concerté de type \mathrm{S_N2} sous contrôle stérique : le nucléophile attaque préférentiellement le carbone le moins substitué (-\mathrm{CH}_2-), la force motrice étant la libération de la tension de cycle du cycle à trois chaînons.

2. Déroulement mécanistique :

;

(0.8,1.2) to[bend left=25] node[above, font=] (3.8,0.8); (4.1,0.9) to[bend right=35] (3.5,1.5);

(5.2,1) – node[above, font=]Étape 1 node[below, font=](\mathrm{S_N2}) (6.8,1);

(Alc) at (9.2,1) \mathrm{Ph}-\mathrm{CH}(\mathrm{O}^-)-\mathrm{CH}_2-\mathrm{Ph},\ \mathrm{Li}^+;

(9.2,0.3) – node[right, font=]Étape 2 : \mathrm{H_3O^+} (9.2,-1.2);

(Prod) at (9.2,-1.8) \mathbf{A} \ : \ \mathrm{Ph}-\mathrm{CH}(\mathrm{OH})-\mathrm{CH}_2-\mathrm{Ph};

  • Étape 1 : Attaque nucléophile et ouverture du cycle
    Le groupe phényle \mathrm{Ph}^- attaque le carbone primaire -\mathrm{CH}_2- du 2-phényloxirane par l'opposé de la liaison \mathrm{C}-\mathrm{O}. La liaison \mathrm{C}-\mathrm{O} se rompt, le doublet migrant sur l'atome d'oxygène. On obtient l'alcoolate de lithium intermédiaire :

    \mathrm{PhLi} + \mathrm{PhCH-CH_2-O} \longrightarrow \mathrm{PhCH(O^-Li^+)-CH_2-Ph}
  • Étape 2 : Hydrolyse acide
    L'apport d'ions hydronium lors de l'hydrolyse acide neutralise l'alcoolate par transfert de proton pour former l'alcool A (le 1,2-diphényléthanol) :

    \mathrm{PhCH(O^-)-CH_2-Ph} + \mathrm{H_3O^+} \longrightarrow \mathrm{PhCH(OH)-CH_2-Ph} + \mathrm{H_2O}

On obtient bien le produit attendu :

\boxed{\mathbf{A} \text{ est le 1,2-diphényléthanol : } \mathrm{C_6H_5-CH(OH)-CH_2-C_6H_5}}

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Carbonyles et dérivés d'acides ; Stratégie de synthèse et protections

Notions : montage à reflux, verrerie

Faire un schéma annoté du montage de la synthèse.

Voir l'indice

Schématiser un ballon surmonté d'un réfrigérant à reflux, d'une ampoule de coulée isobare et d'une garde desséchante à chlorure de calcium.

Voir la stratégie
  1. Identifier les contraintes opératoires de la synthèse d'un organomagnésien et de sa réaction ultérieure : réactifs sensibles à l'eau (atmosphère anhydre requise), chauffage au reflux et addition contrôlée au goutte-à-goutte.
  2. Représenter l'assemblage complet de la verrerie : ballon bicol (ou tricol), réfrigérant à reflux avec garde desséchante, ampoule de coulée isobare, dispositif d'agitation et de chauffage sur support élévateur.
  3. Légender précisément chaque élément de verrerie, les fluides (eau de refroidissement) et les espèces contenues.
Voir la réponse courte

Schéma légendé d'un montage à reflux anhydre : ballon, réfrigérant, garde à \mathrm{CaCl}_2, ampoule de coulée et chauffage avec agitation.

Voir le corrigé complet

La synthèse d'un organomagnésien et son addition sur un époxyde nécessitent d'opérer en milieu rigoureusement anhydre et sous agitation continue, avec un système permettant à la fois l'addition progressive d'un réactif et le chauffage à reflux.

Voir ce qu'a relevé le jury

Soignez la clarté de vos schémas de montage et veillez à ne rien y omettre.

« Le jury note de trop nombreux schémas incomplets. Le soin nécessaire à un schéma clair est souvent négligé. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Carbonyles et dérivés d'acides ; Substitutions nucléophiles et éliminations

Notions : solvant aprotique, organomagnésien

Justifier le choix du solvant de la synthèse. Quel est le rôle de l'acide sulfurique ?

Voir l'indice

Justifier l'utilisation d'un solvant aprotique anhydre coordinant le magnésium (doublets de l'oxygène), puis le rôle de l'acide pour protoner l'alcoolate et dissoudre les sels de magnésium.

Voir la stratégie
  1. Pour le solvant (l'éther diéthylique anhydre), analyser la réactivité particulière des organomagnésiens : caractère basique très prononcé, sensibilité à l'eau, et besoin de stabilisation de l'atome de magnésium électrophile.
  2. Pour l'acide sulfurique lors de l'hydrolyse finale, identifier la transformation chimique (protonation de l'alcoolate) et la contrainte pratique de séparation (solubilisation des sels de magnésium).
Voir la réponse courte

L'éther anhydre évite la protonation du magnésien ; l'acide sulfurique lors de l'hydrolyse protone l'alcoolate et dissout les sous-produits magnésiens.

Voir le corrigé complet

1. Choix du solvant de synthèse (l'éther diéthylique) : L'éther diéthylique \mathrm{(CH_3CH_2)_2O} anhydre est choisi pour plusieurs raisons fondamentales :

  • Caractère aprotique et anhydre : les organomagnésiens sont des bases très fortes (\mathrm{p}K_a de l'ordre de 40\text{--}50). En présence d'un solvant protique ou de traces d'eau, ils subiraient une réaction acido-basique parasite détruisant le réactif :

    \mathrm{PhMgBr} + \mathrm{H_2O} \longrightarrow \mathrm{Ph\text{--}H} + \mathrm{HOMgBr}
  • Stabilisation par solvatation (effet donneur) : les doublets non liants portés par l'atome d'oxygène de l'éther diéthylique se coordinent avec les lacunes électroniques de l'atome de magnésium (acide de Lewis), stabilisant ainsi le magnésien sous forme de complexe soluble.
  • Basse température d'ébullition : sa température d'ébullition modérée (T_{\text{éb}} \approx 35\,^\circ\mathrm{C}) permet de maintenir une température de reflux basse limitant les réactions secondaires de couplage (réaction de Wurtz), puis d'éliminer facilement le solvant à l'évaporateur rotatif.

2. Rôle de l'acide sulfurique : Le traitement final par une solution diluée d'acide sulfurique (\mathrm{H_2SO_4} à 10\,\%) assure deux rôles essentiels :

  • Hydrolyse de l'alcoolate de magnésium : il fournit les protons nécessaires pour transformer l'alcoolate magnésien intermédiaire en alcool attendu (produit A) :

    \mathrm{R\text{--}O\text{--}MgBr} + \mathrm{H^+} \longrightarrow \mathrm{R\text{--}OH} + \mathrm{MgBr^+}
  • Dissolution des sels de magnésium : en milieu neutre ou faiblement basique, les espèces magnésiennes précipitent sous forme de précipité blanc gélatineux d'hydroxyde de magnésium \mathrm{Mg(OH)_2}, ce qui rend la décantation et l'extraction liquide-liquide impossibles. L'acidification permet de dissoudre complètement ces sous-produits sous forme d'ions solubles \mathrm{Mg}^{2+}, qui restent dans la phase aqueuse.
Voir ce qu'a relevé le jury

Les justifications demandées étaient souvent imprécises ou incomplètes sur ces points de cours.

« La plupart des réponses sont imprécises, incomplètes et finalement ne justifient rien. Il est conseillé aux candidats de mieux travailler ces points du cours qui figurent au programme de PCSI. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Carbonyles et dérivés d'acides ; Stratégie de synthèse et protections

Notions : rendement de synthèse

Déterminer le rendement de la réaction.

Voir l'indice

Calculer les quantités de matière initiales des réactifs pour identifier le réactif limitant, en déduire la masse théorique de produit A puis le rapport m_{\text{exp}}/m_{\text{th}}.

Voir la stratégie
  1. Calculer les quantités de matière initiales de chaque réactif introduit (bromobenzène, magnésium, époxyde).
  2. Identifier le réactif limitant en tenant compte de la stœchiométrie de la réaction globale conduisant au produit \mathbf{A}.
  3. En déduire la masse maximale théorique de produit \mathbf{A} et calculer le rendement \eta = \frac{m_{\text{exp}}}{m_{\text{th}}}.
Voir la réponse courte

Détermination du réactif limitant, calcul de la quantité maximale théorique et déduction du rendement expérimental.

Voir le corrigé complet

Calculons les quantités de matière des différents réactifs engagés :

  • Pour le bromobenzène :

    n(\text{PhBr}) = \frac{m(\text{PhBr})}{M(\text{PhBr})} = \frac{1{,}34}{157} \approx 8{,}54 \cdot 10^{-3}\text{ mol} = 8{,}54\text{ mmol}
  • Pour le magnésium :

    n(\text{Mg}) = \frac{m(\text{Mg})}{M(\text{Mg})} = \frac{0{,}200}{24{,}3} \approx 8{,}23 \cdot 10^{-3}\text{ mol} = 8{,}23\text{ mmol}

    La synthèse du réactif de Grignard suit la réaction :

    \text{PhBr} + \text{Mg} \longrightarrow \text{PhMgBr}

    Le magnésium et le bromobenzène sont introduits en quantités voisines de 8{,}2\text{ mmol}, le magnésium étant légèrement en défaut (n(\text{PhMgBr})_{\max} \approx 8{,}23\text{ mmol}).

  • Pour l'époxyde :

    n(\text{époxyde}) = \frac{m(\text{époxyde})}{M(\text{époxyde})} = \frac{0{,}500}{120} \approx 4{,}17 \cdot 10^{-3}\text{ mol} = 4{,}17\text{ mmol}

D'après le bilan global de la transformation (isomérisation en phénylacétaldéhyde puis addition nucléophile de \text{PhMgBr} et hydrolyse), une mole d'époxyde réagit avec une mole d'organomagnésien pour former une mole de produit \mathbf{A} :

\text{Époxyde} + \text{PhMgBr} \xrightarrow{\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+} \mathbf{A}

L'organomagnésien étant en large excès par rapport à l'époxyde (8{,}23\text{ mmol} > 4{,}17\text{ mmol}), le réactif limitant est l'époxyde.

La quantité théorique maximale de produit \mathbf{A} obtenu est donc :

n_{\text{th}}(\mathbf{A}) = n(\text{époxyde}) = \frac{m(\text{époxyde})}{M(\text{époxyde})} = 4{,}17 \cdot 10^{-3}\text{ mol}

Soit une masse théorique maximale :

m_{\text{th}}(\mathbf{A}) = n_{\text{th}}(\mathbf{A}) \cdot M(\mathbf{A}) = \frac{0{,}500}{120} \times 198 = 0{,}825\text{ g} = 825\text{ mg}

Le rendement de la réaction vaut :

\eta = \frac{m_{\text{exp}}(\mathbf{A})}{m_{\text{th}}(\mathbf{A})} = \frac{646\text{ mg}}{825\text{ mg}} \approx 0{,}783
\boxed{\eta \approx 78\,\%}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le résultat est bon dans l'ensemble mais veillez à organiser la présentation de vos calculs.

« Le résultat est bon en général, la présentation des calculs est parfois désorganisée. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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II.2

Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Stéréochimie et représentation des molécules

Notions : descripteur cip, carbone asymétrique

Donner le descripteur stéréochimique du carbone asymétrique de la molécule en justifiant la réponse à l'aide des règles de Cahn, Ingold et Prelog.

Voir l'indice

Classer les 4 substituants du carbone asymétrique selon les règles CIP en comparant les numéros atomiques rang par rang, puis conclure sur le sens de rotation.

Voir la stratégie
  1. Repérer le carbone asymétrique de la molécule \underline{\mathbf{1}} (le carbone de jonction supérieur, porteur de quatre substituants différents).
  2. Établir l'ordre de priorité des quatre groupes liés à ce stéréocentre selon les règles de Cahn, Ingold et Prelog (CIP).
  3. Déterminer la configuration absolue (R ou S) en observant la disposition spatiale des substituants (le substituant de priorité 4 étant dirigé vers l'arrière).
Voir la réponse courte

Hiérarchisation des quatre substituants selon les règles CIP et affectation de la configuration R ou S.

Voir le corrigé complet

La molécule \underline{\mathbf{1}} ne comporte qu'un seul carbone asymétrique : le carbone tête de pont supérieur, noté \text{C}^*. L'autre carbone tête de pont (inférieur) est hybridé \mathrm{sp}^2 car engagé dans la double liaison de l'énone conjuguée.

Le carbone asymétrique \text{C}^* est lié à quatre substituants carbonés différents :

  • Un groupe méthyle -\text{CH}_3 dirigé vers l'arrière (liaison en pointillés hachurés).
  • Le carbone \text{C}_\alpha du cycle de droite, qui est un carbone de fonction carbonyle (\text{C}=\text{O}) : selon les règles CIP, la liaison double équivaut à deux liaisons simples vers l'oxygène, soit une sphère de comparaison notée (\text{O}, \text{O}, \text{C}).
  • Le carbone de jonction inférieur \text{C}_{\text{jonct}}, hybridé \mathrm{sp}^2, engagé dans une double liaison \text{C}=\text{C} et lié à un carbone adjacent, soit (\text{C}, \text{C}, \text{C}).
  • Le carbone -\text{CH}_2- du cycle de gauche, lié à deux hydrogènes et un carbone, soit (\text{C}, \text{H}, \text{H}).

Classement des priorités selon les règles de Cahn, Ingold et Prelog :

  1. Priorité 1 : Le groupe carbonyle -\text{C}(=\text{O})- du cycle droit, car au rang 2 le carbone est virtuellement lié à (\text{O}, \text{O}, \text{C}), de numéro atomique supérieur (Z_{\text{O}} = 8 > Z_{\text{C}} = 6).
  2. Priorité 2 : Le carbone tête de pont inférieur -\text{C}_{\text{jonct}}=, dont la sphère au rang 2 est (\text{C}, \text{C}, \text{C}).
  3. Priorité 3 : Le carbone méthylène -\text{CH}_2- du cycle gauche, dont la sphère au rang 2 est (\text{C}, \text{H}, \text{H}).
  4. Priorité 4 : Le groupe méthyle -\text{CH}_3, dont la sphère au rang 2 est (\text{H}, \text{H}, \text{H}) (Z_{\text{H}} = 1).

Attribution du descripteur stéréochimique :

  • Le groupe de plus faible priorité (4, le groupe -\text{CH}_3) est situé en arrière du plan du cycle (liaison en traits hachurés).
  • Dans le plan de projection, l'ordre des priorités décroissantes 1 \rightarrow 2 \rightarrow 3 tourne dans le sens des aiguilles d'une montre (sens horaire).

Le carbone asymétrique est donc de configuration absolue \boldsymbol{R}.

\boxed{\text{Configuration : } R}

Résultat

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Alcènes et oxydoréduction en chimie organique

Notions : nombre d'oxydation, réduction d'une cétone

À l'aide du document 1 entre autres, calculer la variation du nombre d'oxydation du carbone fonctionnel modifié entre les molécules et . En déduire le rôle du tétrahydruroborate de sodium () lors de cette réaction en justifiant la réponse.

Voir l'indice

Déterminer le degré d'oxydation du carbone portant le carbonyle puis de celui portant l'alcool après réduction pour justifier la nature réductrice de \mathrm{NaBH}_4.

Voir la stratégie
  1. Identifier le carbone fonctionnel transformé entre la molécule \underline{\mathbf{1}} et la molécule \underline{\mathbf{2}} à l'aide des schémas et du document 1.
  2. Déterminer le nombre d'oxydation de ce carbone dans la molécule \underline{\mathbf{1}} et dans la molécule \underline{\mathbf{2}} à partir des électronégativités fournies (\chi(\mathrm{H}) < \chi(\mathrm{C}) < \chi(\mathrm{O})).
  3. Calculer la variation \Delta \mathrm{n.o.} et en déduire le rôle d'oxydant ou de réducteur du tétrahydruroborate de sodium (\mathrm{NaBH}_4).
Voir la réponse courte

Calcul du degré d'oxydation du carbone passant de +II à 0 (\Delta\text{n.o.} = -2) : \mathrm{NaBH}_4 joue le rôle de réducteur.

Voir le corrigé complet

D'après l'analyse des formules topologiques et du document 1 :

  • Dans la molécule \underline{\mathbf{1}}, la fonction cétone saturée (portée par le cycle de droite) est transformée. Ce carbone fonctionnel est engagé dans une double liaison \mathrm{C}=\mathrm{O} et deux liaisons simples \mathrm{C}-\mathrm{C}.
  • Dans la molécule \underline{\mathbf{2}}, le groupe carbonyle a été réduit en alcool puis protégé sous forme d'éther tétrahydropyrannyle (-\mathrm{OTHP}). Le même carbone est désormais lié à un atome d'oxygène (liaison simple \mathrm{C}-\mathrm{O}), un atome d'hydrogène (liaison simple \mathrm{C}-\mathrm{H}) et deux atomes de carbone (liaisons simples \mathrm{C}-\mathrm{C}).

Calculons le nombre d'oxydation (n.o.) de ce carbone dans chacune des deux molécules, en utilisant les électronégativités de Pauling fournies : \chi(\mathrm{H}) = 2{,}2, \chi(\mathrm{C}) = 2{,}55, \chi(\mathrm{O}) = 3{,}44.

1. Dans la molécule \underline{\mathbf{1}} :

  • \chi(\mathrm{O}) > \chi(\mathrm{C}) : les 4 électrons de la double liaison \mathrm{C}=\mathrm{O} sont attribués à l'oxygène ;
  • pour chaque liaison \mathrm{C}-\mathrm{C}, la liaison est homopolaire : 1 électron est attribué à chaque carbone.

Le carbone possède donc 1 + 1 = 2 électrons attribués. Son nombre d'électrons de valence à l'état isolé étant de 4 :

\mathrm{n.o.}(\mathrm{C}_{\underline{\mathbf{1}}}) = 4 - 2 = +\mathrm{II}.

2. Dans la molécule \underline{\mathbf{2}} :

  • \chi(\mathrm{O}) > \chi(\mathrm{C}) : les 2 électrons de la liaison \mathrm{C}-\mathrm{O} sont attribués à l'oxygène ;
  • \chi(\mathrm{C}) > \chi(\mathrm{H}) : les 2 électrons de la liaison \mathrm{C}-\mathrm{H} sont attribués au carbone ;
  • pour chacune des deux liaisons \mathrm{C}-\mathrm{C} : 1 électron est attribué à chaque carbone.

Le carbone possède alors 2 + 1 + 1 = 4 électrons attribués. Son nombre d'oxydation vaut donc :

\mathrm{n.o.}(\mathrm{C}_{\underline{\mathbf{2}}}) = 4 - 4 = 0.

3. Variation du nombre d'oxydation et rôle de \mathrm{NaBH}_4 : La variation du nombre d'oxydation du carbone fonctionnel est :

\boxed{\Delta \mathrm{n.o.} = \mathrm{n.o.}(\mathrm{C}_{\underline{\mathbf{2}}}) - \mathrm{n.o.}(\mathrm{C}_{\underline{\mathbf{1}}}) = 0 - (+\mathrm{II}) = -2.}

Le nombre d'oxydation du carbone diminue (\Delta \mathrm{n.o.} < 0), ce qui caractérise une réduction.

Par conséquent, le tétrahydruroborate de sodium \mathrm{NaBH}_4 joue le rôle de réducteur (source d'ions hydrures \mathrm{H}^-).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le calcul du nombre d'oxydation a donné lieu à de très fréquentes erreurs.

« Des erreurs très fréquentes sur le calcul du nombre d’oxydation. La suite est bien traitée. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Question de cours
  • Mise en équation

Chapitre : Chimie organique › Carbonyles et dérivés d'acides

Notions : addition 1,4, énolate

Dans ces conditions, l'organocuivreux se forme et réagit sur la molécule par une addition (1,4). Sachant que la molécule est un énolate, proposer un mécanisme expliquant la synthèse des molécules et . Quelle est la fonction créée lors de la synthèse de la molécule ?

Voir l'indice

Effectuer l'addition 1,4 du groupement méthyle sur la position \beta de l'énone pour former l'énolate \underline{\mathbf{3}}, puis faire réagir l'atome d'oxygène sur le chlorure d'acétyle pour obtenir un acétate d'énol.

Voir la stratégie
  1. Décrire l'addition conjuguée (1,4) de l'organocuivreux \mathrm{CH}_3\mathrm{Cu} sur la cétone \alpha,\beta-insaturée \underline{\mathbf{2}}, conduisant à l'énolate \underline{\mathbf{3}}.
  2. Décrire le mécanisme d'addition-élimination (O-acylation) de l'énolate \underline{\mathbf{3}} sur le chlorure d'acétyle pour aboutir à \underline{\mathbf{4}}.
  3. Identifier la fonction chimique ainsi formée dans la molécule \underline{\mathbf{4}}.
Voir la réponse courte

Addition conjuguée 1,4 du cuprate sur l'énone formant l'énolate \underline{3}, qui donne la cétone \underline{4} après protonation.

Voir le corrigé complet

1. Formation de l'énolate \underline{\mathbf{3}} (Addition 1,4) :

  • La molécule \underline{\mathbf{2}} possède un motif cétone \alpha,\beta-insaturée. L'organocuivreux \mathrm{CH}_3\mathrm{Cu} est un nucléophile « mou » qui attaque préférentiellement le carbone en position \beta (site électrophile mou, sous contrôle orbitalaire) plutôt que le carbone du carbonyle (site dur).
  • L'attaque du groupe méthyle (\mathrm{H_3C}^- porté par le cuivre) sur le carbone \beta entraîne la délocalisation du doublet d'électrons de la liaison double \mathrm{C}=\mathrm{C} vers la liaison simple adjacente \mathrm{C}_\alpha-\mathrm{C}_{\text{ipso}}, tandis que le doublet \pi de la liaison \mathrm{C}=\mathrm{O} se rabat sur l'atome d'oxygène.
  • On obtient ainsi l'ion énolate \underline{\mathbf{3}}, représenté sous sa forme mésomère oxyanionique prépondérante :

    \mathrm{R_2C=\!CH-C(=O)R'} + \text{\guillemotleft{}}\mathrm{CH}_3^-\text{\guillemotright{}} \longrightarrow \mathrm{R_2C(CH_3)-CH=\!C(O^-)R'} \quad (\underline{\mathbf{3}})

2. Formation de la molécule \underline{\mathbf{4}} (O-acylation) :

  • L'énolate \underline{\mathbf{3}} réagit ensuite avec le chlorure d'acétyle \mathrm{CH}_3\mathrm{COCl} par un mécanisme classique d'addition-élimination :

    1. Addition nucléophile : Le doublet non liant de l'atome d'oxygène de l'énolate (nucléophile dur) attaque le carbone électrophile dur du carbonyle du chlorure d'acétyle (O-acylation régiosélective), formant un intermédiaire tétraédrique :

      \mathrm{O}^- + \mathrm{CH_3-C(=O)Cl} \longrightarrow \mathrm{O-C(O^-)(CH_3)Cl}
    2. Élimination : Le rabattement du doublet de l'atome d'oxygène de l'intermédiaire tétraédrique provoque l'expulsion de l'ion chlorure \mathrm{Cl}^-, bon groupe partant.
  • Ce processus régénère la fonction carbonyle de l'acétate et conduit à la molécule \underline{\mathbf{4}}, dans laquelle la liaison double intracyclique de l'énol est conservée.

3. Fonction créée lors de la synthèse de \underline{\mathbf{4}} :

\boxed{\text{La fonction créée dans la molécule } \underline{\mathbf{4}} \text{ est un \textbf{ester} (plus précisément un \textbf{ester d'énol} ou \textbf{acétate d'énol})}.}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Des erreurs apparaissent sur la première étape du mécanisme alors que la suite est bien maîtrisée.

« Des erreurs sur la première étape du mécanisme, la suite est bien dans de nombreuses copies, les candidats ont pu valoriser leur bonne connaissance du cours. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Chimie organique › Carbonyles et dérivés d'acides ; Alcènes et oxydoréduction en chimie organique

Notions : acétalisation, protection de carbonyle

Quelle est la fonction créée dans la molécule ? Proposer un réactif permettant la synthèse de la molécule à partir de .

Voir l'indice

Identifier la transformation de la double liaison enrichie en époxyde par action d'un peracide carboxylique (comme le m-CPBA).

Voir la stratégie
  1. Comparer les formules topologiques des molécules \underline{\mathbf{4}} et \underline{\mathbf{5}} pour repérer la modification structurale intervenue au niveau de l'ancienne double liaison \mathrm{C}=\mathrm{C} de l'ester d'énol.
  2. Identifier la fonction chimique correspondant au nouveau groupement formé.
  3. Proposer le réactif usuel permettant de réaliser cette oxydation ménagée (époxydation d'un alcène).
Voir la réponse courte

Fonction acétal (protection de la cétone) préparée avec un diol (éthane-1,2-diol) en catalyse acide avec élimination d'eau.

Voir le corrigé complet

Par comparaison des structures de \underline{\mathbf{4}} et \underline{\mathbf{5}}, on constate que la double liaison \mathrm{C}=\mathrm{C} de l'acétate d'énol a été transformée en un hétérocycle oxygéné à trois sommets :

\boxed{\text{La fonction créée dans la molécule }\underline{\mathbf{5}}\text{ est un \textbf{époxyde}} \text{ (ou \textbf{oxirane})}.}

Cette réaction correspond à l'époxydation d'une liaison \mathrm{C}=\mathrm{C}. Le réactif usuel en synthèse organique pour transformer un alcène en époxyde en une étape est un peracide (ou acide percarboxylique \mathrm{R-CO_3H}), très couramment :

\boxed{\text{l'acide \textit{méta}-chloroperbenzoïque ($m$-CPBA) ou l'acide peracétique } (\mathrm{CH_3CO_3H}).}

Résultat

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Chimie organique › Carbonyles et dérivés d'acides

Notions : réaction de wittig, alcène

Donner la représentation de la molécule et le nom de la réaction .

Hors programme actuel

La réaction de Wittig ne figure plus au programme de PC et son nom n'est pas fourni dans l'énoncé.

Voir l'indice

Identifier la réaction de Wittig transformant la cétone en un alcène exocyclique =\mathrm{CH}_2 par attaque de l'ylure de phosphore.

Voir la stratégie
  1. Identifier la fonction réactive sur la molécule \underline{\mathbf{6}} et la nature du réactif \mathrm{Ph_3P=CH_2} (ylure de phosphore ou phosphorane).
  2. Reconnaître la réaction d'oléfination correspondante (réaction de Wittig) qui convertit le groupe carbonyle \mathrm{C=O} en une double liaison carbone-carbone \mathrm{C=CH_2}.
  3. Conserver à l'identique le reste du squelette carboné et les autres substituants (groupement acétoxy, éther THP, méthyles) pour représenter la molécule \underline{\mathbf{7}}.
Voir la réponse courte

Réaction de Wittig sur le carbonyle à l'aide d'un ylure de phosphore pour former la molécule \underline{7} comportant une liaison \mathrm{C}=\mathrm{C}.

Voir le corrigé complet

Le réactif utilisé est le méthylènetriphénylphosphorane \mathrm{Ph_3P=CH_2}, un ylure de phosphore (ou réactif de Wittig). Il réagit chimiosélectivement sur la fonction cétone de la molécule \underline{\mathbf{6}} pour la convertir en alcène exocyclique (méthylène, =\mathrm{CH}_2).

Il s'agit de la réaction de Wittig.

Nom de la réaction :   Réaction de Wittig

La structure de la molécule \underline{\mathbf{7}} conserve la stéréochimie et l'ensemble des groupements de \underline{\mathbf{6}}, avec substitution de l'atome d'oxygène du carbonyle par le groupe =\mathrm{CH}_2 :

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Chimie organique › Chimie organométallique et catalyse ; Alcènes et oxydoréduction en chimie organique

Notions : cycle catalytique, métathèse

À l'aide du document 2, justifier la représentation de la molécule .

Voir l'indice

Expliquer que l'hydrogénation catalytique au ruthénium est une *syn*-addition d'hydrogène qui se produit préférentiellement sur la face la moins encombrée de la double liaison.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de la transformation \underline{\mathbf{7}} \to \underline{\mathbf{8}} à l'aide du document 2 (hydrogénation catalytique d'une double liaison alcène par le catalyseur de Wilkinson \mathrm{Rh(PPh_3)_3Cl}).
  2. Analyser la chimiosélectivité de la réaction vis-à-vis des autres groupements fonctionnels de la molécule.
  3. Dégager du cycle catalytique la stéréospécificité (syn-addition) et la stéréosélectivité faciale (contrôle stérique par le catalyseur volumineux).
Voir la réponse courte

Exploitation du cycle catalytique de métathèse d'oléfines (catalyseur de Grubbs) pour justifier la fermeture du cycle dans \underline{8}.

Voir le corrigé complet

Le document 2 présente le cycle catalytique de l'hydrogénation d'un alcène par le catalyseur de Wilkinson, \mathrm{RhCl(PPh_3)_3}, en présence de dihydrogène. L'application de ce procédé à la molécule \underline{\mathbf{7}} permet de justifier la structure et la stéréochimie de la molécule \underline{\mathbf{8}} à travers plusieurs aspects :

  1. Chimiosélectivité de la réaction : Le catalyseur de Wilkinson permet de réduire sélectivement la liaison double carbone-carbone exocyclique (\mathrm{C=CH_2}) de la molécule \underline{\mathbf{7}} en groupement méthyle (-\mathrm{CH}_3). Les autres fonctions présentes sur la molécule (la fonction ester acétate -\mathrm{OCOCH}_3 ainsi que le groupement protecteur éther d'acétal -\mathrm{OTHP}) ne sont pas réductibles dans ces conditions et restent intactes.
  2. Stéréochimie (syn-addition) : Le cycle catalytique détaille les étapes successives :

    • addition oxydante de \mathrm{H}_2 conduisant à un complexe cis-dihydrure \mathbf{2} ;
    • coordination de la double liaison au ruthénium en \mathbf{3} ;
    • insertion migratrice intramoléculaire cis d'un atome d'hydrogène sur la double liaison en \mathbf{4} ;
    • élimination réductrice finale libérant l'alcane.

    Ces étapes imposent une syn-addition des deux atomes d'hydrogène du même côté du plan de la double liaison.

  3. Stéréosélectivité faciale (contrôle stérique) : Le catalyseur de Wilkinson porte des ligands triphénylphosphine \mathrm{PPh}_3 particulièrement volumineux. La coordination de la double liaison au centre métallique s'effectue donc préférentiellement sur la face la moins encombrée du système bicyclique. L'apport des hydrogènes se fait par cette face accessible, ce qui fixe de manière univoque l'orientation spatiale du groupement méthyle nouvellement formé dans la conformation représentée pour \underline{\mathbf{8}}.
Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à ne pas vous méprendre sur la question en cherchant à justifier la forme chaise.

« Assez bien réussie, la question semble mal comprise par un certain nombre de candidats qui cherchent à justifier la structure en chaise. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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Question 38

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document

Chapitre : Chimie organique › Chimie organométallique et catalyse

Notions : cycle catalytique, nombre d'oxydation

Calculer le nombre d'oxydation du ruthénium dans chaque complexe (numérotés de 1 à 4) présent dans le cycle catalytique du document 2 et préciser la nature de chacune des étapes du cycle : ; ; ; .

Voir l'indice

Attribuer les charges formelles des ligands (\mathrm{Cl}^-, \mathrm{H}^-, solvant neutre, alcène neutre) pour trouver les degrés d'oxydation du ruthénium, puis identifier addition oxydante, substitution, insertion et élimination réductrice.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature et la charge formelle des ligands associés au centre métallique dans chaque complexe (modèle des charges ioniques / classification de Green) : les phosphines \mathrm{PPh}_3, le solvant \mathrm{S} et l'alcène sont des ligands neutres (type L, 2 électrons), tandis que le chlorure \mathrm{Cl}^-, les hydrures \mathrm{H}^- et le groupement alkyle sont des ligands anioniques porteurs d'une charge formelle -1 (type X).
  2. En déduire le nombre d'oxydation du rhodium (\mathrm{Rh}, mentionné par erreur sous le nom de ruthénium dans le libellé) par neutralité globale des complexes.
  3. Identifier chaque étape élémentaire classique de la catalyse organométallique homogène (catalyse de Wilkinson).
Voir la réponse courte

Détermination du degré d'oxydation du ruthénium et identification des étapes élémentaires (cycloaddition [2+2], rétro-cycloaddition, échange de ligands).

Voir le corrigé complet

Le métal présent dans les complexes du document 2 est le rhodium \mathrm{Rh} (et non le ruthénium \mathrm{Ru}). Tous les complexes étant globalement neutres, le degré d'oxydation du rhodium est égal à la somme des charges formelles des ligands anioniques :

  • Les ligands phosphine \mathrm{PPh}_3, solvant \mathrm{S} et alcène sont neutres (\text{charge} = 0).
  • Les ligands chlorure \mathrm{Cl}^-, hydrure \mathrm{H}^- et alkyle \mathrm{R}^- portent chacun une charge formelle de -1.

1. Degrés d'oxydation du métal :

  • Complexe 1 : \left[\mathrm{RhCl}(\mathrm{PPh}_3)_2(\mathrm{S})\right]
    Le complexe comporte un ligand anionique (\mathrm{Cl}^-) et trois ligands neutres.

    \boxed{\mathrm{n.o.}(\mathrm{Rh}) = +\mathrm{I}}
  • Complexe 2 : \left[\mathrm{RhH}_2\mathrm{Cl}(\mathrm{PPh}_3)_2(\mathrm{S})\right]
    Le complexe comporte trois ligands anioniques (2\,\mathrm{H}^- et 1\,\mathrm{Cl}^-) et trois ligands neutres.

    \boxed{\mathrm{n.o.}(\mathrm{Rh}) = +\mathrm{III}}
  • Complexe 3 : \left[\mathrm{RhH}_2\mathrm{Cl}(\mathrm{PPh}_3)_2(\eta^2\text{-alcène})\right]
    L'alcène coordiné étant un ligand neutre, le décompte de charge est identique à celui du complexe 2.

    \boxed{\mathrm{n.o.}(\mathrm{Rh}) = +\mathrm{III}}
  • Complexe 4 : \left[\mathrm{RhH}(\text{alkyle})\mathrm{Cl}(\mathrm{PPh}_3)_2(\mathrm{S})\right]
    Le complexe comporte trois ligands anioniques (1\,\mathrm{H}^-, 1\,\text{alkyle}^- et 1\,\mathrm{Cl}^-).

    \boxed{\mathrm{n.o.}(\mathrm{Rh}) = +\mathrm{III}}

2. Nature des étapes élémentaires du cycle catalytique :

  • Étape \mathbf{1 \to 2} : Addition oxydante du dihydrogène \mathrm{H}_2.
    Le nombre d'oxydation passe de +\mathrm{I} à +\mathrm{III} et le nombre de coordination augmente de 2 (complexe à 14 électrons \to 18 électrons, si l'on ne compte pas initialement le solvant faiblement lié, ou 16 \to 18 e^-).
  • Étape \mathbf{2 \to 3} : Substitution de ligand (ou échange de ligand).
    Départ d'une molécule de solvant labile \mathrm{S} et coordination de la double liaison \mathrm{C}=\mathrm{C} de l'alcène formant un complexe \pi, sans modification du degré d'oxydation (+\mathrm{III}).
  • Étape \mathbf{3 \to 4} : Insertion migratrice (ou insertion 1,2 de l'alcène dans la liaison \mathrm{Rh}-\mathrm{H}), assistée par la coordination d'une molécule de solvant \mathrm{S}.
    L'hydrure et l'alcène se transforment en un ligand alkyle -\mathrm{CH}_2-\mathrm{CH}_3 lié par une liaison \sigma, sans variation du degré d'oxydation (+\mathrm{III}).
  • Étape \mathbf{4 \to 1} : Élimination réductrice de l'alcane (éthane).
    Formation d'une liaison \mathrm{C}-\mathrm{H} entre l'alkyle et le second hydrure avec expulsion de l'alcane régénérant le catalyseur sous forme du complexe 1. Le nombre d'oxydation diminue de 2 unités, passant de +\mathrm{III} à +\mathrm{I}.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La détermination des nombres d'oxydation du ruthénium a généré de nombreuses erreurs.

« Beaucoup de réponses erronées, en particulier en ce qui concerne les nombres d’oxydation. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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Question 39

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Chimie organique › Carbonyles et dérivés d'acides

Notions : acétalisation, hydrolyse d'acétal

Proposer un mécanisme de la réaction .

Voir l'indice

Écrire le mécanisme classique d'une saponification d'ester (addition-élimination d'un ion hydroxyde sur le carbonyle de l'acétate).

Voir la stratégie
  1. Identifier la fonction chimique modifiée entre \underline{\mathbf{8}} et \underline{\mathbf{10}} : la molécule \underline{\mathbf{8}} porte une fonction ester (acétate -\mathrm{OCOCH}_3) et la molécule \underline{\mathbf{10}} une cétone. L'action de la potasse \mathrm{KOH} à chaud sur \underline{\mathbf{8}} correspond donc à la saponification de l'ester conduisant à l'alcool \underline{\mathbf{9}}.
  2. Dérouler le mécanisme classique de saponification d'un ester (addition nucléophile, élimination, transfert de proton).
Voir la réponse courte

Mécanisme acido-catalysé de déprotection d'acétal régénérant la fonction cétone via l'hémiacétal intermédiaire.

Voir le corrigé complet

La molécule \underline{\mathbf{8}} porte une fonction acétate, notée sous la forme générale \mathrm{R-O-CO-CH}_3 (où \mathrm{R} désigne le squelette polycyclique). Le traitement par la potasse \mathrm{KOH} sous chauffage réalise la saponification de cet ester pour former l'alcool \underline{\mathbf{9}} (\mathrm{R-OH}) selon le mécanisme d'addition-élimination (B_{\mathrm{AC}}2) suivant :

  1. Addition nucléophile : L'ion hydroxyde \mathrm{HO}^-, bon nucléophile, attaque le carbone électrophile du groupe carbonyle de l'ester, avec basculement du doublet \pi de la liaison \mathrm{C=O} sur l'oxygène, formant un intermédiaire tétraédrique :

    \mathrm{R-O-\overset{\displaystyle O}{\overset{\parallel}{C}}-CH_3} \;+\; \mathrm{HO}^- \;\rightleftharpoons\; \mathrm{R-O-\overset{\displaystyle O^-}{\overset{\vert}{\underset{\displaystyle OH}{\underset{\vert}{C}}}}-CH_3}

  2. Élimination : Le doublet non liant de l'oxygène se rabat pour reformer la double liaison \mathrm{C=O}, provoquant le départ du groupement alcoolate \mathrm{R-O}^- :

    \mathrm{R-O-\overset{\displaystyle O^-}{\overset{\vert}{\underset{\displaystyle OH}{\underset{\vert}{C}}}}-CH_3} \;\rightleftharpoons\; \mathrm{R-O}^- \;+\; \mathrm{CH}_3\mathrm{COOH}

  3. Transfert de proton (étape motrice) : L'acide éthanoïque formé (\mathrm{p}K_a \approx 4{,}8) cède son proton à l'ion alcoolate \mathrm{R-O}^- (\mathrm{p}K_a \approx 16-18), base bien plus forte :

    \mathrm{R-O}^- \;+\; \mathrm{CH}_3\mathrm{COOH} \;\longrightarrow\; \mathrm{R-OH} \;+\; \mathrm{CH}_3\mathrm{COO}^-

Cette dernière étape acido-basique est quantitative et déplace irréversiblement l'ensemble des équilibres vers la formation de l'alcool \underline{\mathbf{9}} et de l'ion acétate.

Voir ce qu'a relevé le jury

Allez à l'essentiel dans le mécanisme sans faire de schémas trop volumineux ou complexes.

« Assez bien réussie, certains candidats ne vont pas à l’essentiel et proposent des schémas trop volumineux et complexes. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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Question 40

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Alcènes et oxydoréduction en chimie organique ; Carbonyles et dérivés d'acides

Notions : hydrogénation catalytique, chimiosélectivité

Proposer un réactif permettant de réaliser la réaction .

Voir l'indice

Proposer un réactif d'oxydation ménagée d'un alcool secondaire en cétone ne touchant pas au groupement protecteur (par exemple le réactif de Dess-Martin ou le PCC).

Voir la stratégie
  1. Identifier la transformation subie entre l'intermédiaire \underline{\mathbf{9}} et la molécule \underline{\mathbf{10}} : passage d'un alcool secondaire à une cétone, soit une oxydation ménagée.
  2. Prendre en compte la présence du groupe protecteur éther de tétrahydropyranyle (\mathrm{-OTHP}), qui est un acétal acido-sensible (cf. document 1) : le réactif d'oxydation doit opérer en conditions douces, anhydres et non acides.
Voir la réponse courte

Hydrogénation catalytique sélective de la liaison \mathrm{C}=\mathrm{C} en présence de \mathrm{H}_2 et de palladium sur charbon (\mathrm{Pd/C}).

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente Q39, la molécule \underline{\mathbf{9}} possède une fonction alcool secondaire issue de la saponification de l'acétate \underline{\mathbf{8}}.

La molécule \underline{\mathbf{10}} présente à cet emplacement une fonction cétone. La transformation \underline{\mathbf{9}} \rightarrow \underline{\mathbf{10}} est donc une oxydation ménagée d'un alcool secondaire en cétone.

Le groupement protecteur acétalique \mathrm{-OTHP} étant préservé lors de cette étape, l'oxydation doit être réalisée en milieu neutre ou faiblement basique et anhydre pour éviter une déprotection prématurée en milieu acide aqueux.

On peut employer :

  • le chlorochromate de pyridinium (PCC) dans le dichlorométhane (\mathrm{CH_2Cl_2}), éventuellement en présence d'acétate de sodium pour tamponner le milieu ;
  • ou le périodinane de Dess-Martin (DMP) dans le dichlorométhane ;
  • ou les conditions d'une oxydation de Swern : chlorure d'oxalyle (\mathrm{COCl})_2, diméthylsulfoxyde (\mathrm{DMSO}) et triéthylamine (\mathrm{Et_3N}).
\boxed{\text{Chlorochromate de pyridinium (PCC) dans }\mathrm{CH_2Cl_2}\quad \text{(ou DMP / Swern)}}

Résultat

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Carbonyles et dérivés d'acides

Notions : organomagnésien, addition nucléophile

Donner la représentation de la molécule .

Voir l'indice

Faire l'addition nucléophile de \mathrm{CH}_3\mathrm{MgBr} sur la fonction cétone bicyclique suivie d'hydrolyse pour former l'alcool tertiaire correspondant.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de la réaction : la molécule \underline{\mathbf{10}} possède une fonction cétone. L'action d'un organomagnésien mixte, le bromure de méthylmagnésium \mathrm{CH_3MgBr}, suivie d'une hydrolyse acide, correspond à l'addition nucléophile d'un groupement méthyle sur le carbonyle.
  2. En déduire la fonction formée : la réaction conduit à un alcool tertiaire portant un groupe méthyle -\mathrm{CH}_3 et un groupe hydroxyle -\mathrm{OH} sur le carbone initialement carbonylé.
  3. La déshydratation ultérieure de \underline{\mathbf{11}} en alcène \underline{\mathbf{12}} par \mathrm{SOCl_2} en présence de pyridine confirme la présence de ce motif alcool tertiaire.
Voir la réponse courte

Addition nucléophile d'un organomagnésien méthylé sur la cétone pour former l'alcool tertiaire \underline{11}.

Voir le corrigé complet

L'organomagnésien \mathrm{CH}_3\mathrm{MgBr} agit comme un nucléophile carboné par son carbanion équivalent \mathrm{CH}_3^-. Il s'additionne sur le carbone électrophile du carbonyle de la cétone \underline{\mathbf{10}} pour former un alcoolate de magnésium intermédiaire. L'hydrolyse acide ménagée (\mathrm{H_2O, H^+}) protone cet alcoolate pour conduire à l'alcool tertiaire \underline{\mathbf{11}}.

Le reste du squelette carboné et le groupe protecteur \mathrm{OTHP} ne sont pas modifiés lors de cette étape.

\boxed{\text{La molécule }\underline{\mathbf{11}}\text{ est l'alcool tertiaire issu de l'addition nucléophile de }\mathrm{CH_3MgBr}\text{ sur la cétone }\underline{\mathbf{10}}.}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention aux inversions entre positions équatoriale et axiale pour les substituants du carbone.

« Même commentaire, on note cependant de nombreuses inversions de la position équatoriale / axiale du méthyle et de l’hydroxyle portés par le même carbone. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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Question 42

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Substitutions nucléophiles et éliminations ; Alcènes et oxydoréduction en chimie organique

Notions : déshydratation d'alcool, régiosélectivité

Donner les représentations des molécules et .

Voir l'indice

Appliquer l'hydroboration-oxydation anti-Markovnikov sur l'alcène pour obtenir l'alcool primaire \underline{\mathbf{13}}, puis substituer par \mathrm{TsCl} pour former le tosylate \underline{\mathbf{14}}.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de la réaction conduisant à \underline{\mathbf{13}} à partir de l'alcène \underline{\mathbf{12}} : la séquence hydroboration par \mathrm{BH}_3 puis oxydation par \mathrm{H}_2\mathrm{O}_2 / \mathrm{NaOH} (réaction de Brown) transforme régiosélectivement un alcène en alcool avec une orientation anti-Markovnikov.
  2. Appliquer cette réaction à la double liaison exocyclique =\mathrm{CH}_2 de \underline{\mathbf{12}} : le groupe hydroxyle s'installe sur le carbone le moins substitué pour former un alcool primaire -\mathrm{CH}_2\mathrm{OH}. Le groupe acétal \mathrm{OTHP}, stable en milieu basique, reste inchangé.
  3. Identifier la réaction de \underline{\mathbf{13}} vers \underline{\mathbf{14}} : la réaction d'un alcool avec le chlorure de tosyle (\mathrm{TsCl}) en présence de pyridine transforme sélectivement la fonction alcool en bon groupe partant tosylate -\mathrm{OTs}, donnant -\mathrm{CH}_2\mathrm{OTs}.
Voir la réponse courte

Déshydratation acido-catalysée de l'alcool tertiaire (élimination E1) pour obtenir les deux alcènes régioisomères \underline{13} et \underline{14}.

Voir le corrigé complet

1. Formation de la molécule \underline{13} : La molécule \underline{\mathbf{12}} possède une double liaison alcène exocyclique =\mathrm{CH}_2. Le traitement par :

  • le borane \mathrm{BH}_3 dans le \mathrm{THF} réalise une hydroboration (*syn*-addition stéréospécifique et régiosélective anti-Markovnikov où l'atome de bore se lie au carbone le moins encombré et le moins substitué) ;
  • l'eau oxygénée en milieu basique (\mathrm{H}_2\mathrm{O}_2, \mathrm{NaOH}) oxyde la liaison bore-carbone avec rétention de configuration.

On obtient ainsi l'alcool primaire \underline{\mathbf{13}} portant le substituant -\mathrm{CH}_2\mathrm{OH}. Le groupe protecteur acétal \mathrm{OTHP} est stable en milieu alcalin et demeure intact.

2. Formation de la molécule \underline{14} : L'action du chlorure de tosyle (\mathrm{TsCl}) sur l'alcool \underline{\mathbf{13}} en présence de pyridine (qui piège le chlorure d'hydrogène formé) permet la substitution nucléophile du chlore par l'oxygène de l'alcool pour former le tosylate correspondant \underline{\mathbf{14}} portant le groupe -\mathrm{CH}_2\mathrm{OTs} (avec \mathrm{Ts} = \text{tosyle} = p\text{-}\mathrm{CH}_3\text{-}\mathrm{C}_6\mathrm{H}_4\text{-}\mathrm{SO}_2-).

\boxed{ \underline{\mathbf{13}} \text{ porte le groupement } -\mathrm{CH}_2\mathrm{OH} \quad \text{et} \quad \underline{\mathbf{14}} \text{ porte le groupement } -\mathrm{CH}_2\mathrm{OTs} }

Résultat

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Chimie organique › Alcènes et oxydoréduction en chimie organique ; Carbonyles et dérivés d'acides

Notions : réactivité, synthèse organique

Donner la représentation de la molécule .

Voir l'indice

Prévoir l'addition de l'organomagnésien sur la cétone pontée tricyclique pour obtenir l'alcool tertiaire précurseur de l'élimination finale menant à la seychellène.

Voir la stratégie
  1. Identifier la fonction présente sur le composé \underline{\mathbf{15}} : il s'agit d'une cétone tricyclique.
  2. Identifier la réaction subie : addition nucléophile d'un organomagnésien (\mathrm{CH_3MgBr}) sur la cétone, suivie d'une hydrolyse acide ménagée (\mathrm{H_2O, H^+}).
  3. En déduire la nature de \underline{\mathbf{16}} : un alcool tertiaire portant un groupe méthyle -\mathrm{CH_3} et un groupe hydroxyle -\mathrm{OH} sur le carbone initialement carbonylé.
Voir la réponse courte

Déduction de la formule développée du produit \underline{16} selon les transformations chimiques guidées par l'énoncé.

Voir le corrigé complet

La molécule \underline{\mathbf{15}} possède une fonction cétone. L'addition de l'organomagnésien \mathrm{CH_3MgBr} (bromure de méthylmagnésium) correspond à l'attaque nucléophile du carbanion équivalent \mathrm{CH_3^-} sur le carbone électrophile du groupe carbonyle.

Après hydrolyse du sel de magnésium intermédiaire par \mathrm{H_2O, H^+}, on obtient l'alcool tertiaire \underline{\mathbf{16}} portant un groupement hydroxyle et un groupement méthyle sur le carbone considéré.

\boxed{\text{La molécule }\underline{\mathbf{16}}\text{ est l'alcool tertiaire issu de l'addition de }\mathrm{CH_3MgBr}\text{ sur la cétone }\underline{\mathbf{15}}.}

Résultat

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Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Stéréochimie et représentation des molécules ; Stratégie de synthèse et protections

Notions : mélange racémique, dédoublement de racémique

On obtient un mélange racémique de la seychellène. Après avoir rappelé la définition d'un mélange racémique, décrire une technique expérimentale permettant d'effectuer le dédoublement d'un racémique.

Voir l'indice

Rappeler qu'un racémique est un mélange équimolaire de deux énantiomères, puis proposer une résolution chirale (formation de sels diastéréoisomères, chromatographie sur phase stationnaire chirale ou dédoublement enzymatique).

Voir la stratégie
  1. Donner la définition formelle d'un mélange racémique (composition molaire et propriété optique).
  2. Présenter le principe et les étapes d'une méthode de dédoublement (résolution) au programme : la chromatographie sur phase stationnaire chirale ou la méthode chimique par passage par des diastéréoisomères.
Voir la réponse courte

Mélange équimolaire d'énantiomères ; séparation par formation de diastéréoisomères avec un réactif chiral suivie d'une cristallisation fractionnée.

Voir le corrigé complet

1. Définition d'un mélange racémique

Un mélange racémique (ou racémate) est un mélange en proportions équimolaires (50/50) des deux énantiomères d'une espèce chimique chirale. En raison de la stricte compensation des pouvoirs rotatoires des deux énantiomères (égaux en valeur absolue mais de signes opposés), un mélange racémique est optiquement inactif (son pouvoir rotatoire macroscopique est nul : \alpha = 0).

2. Technique expérimentale de dédoublement d'un racémique

Puisque deux énantiomères ont des propriétés physico-chimiques achirales identiques (mêmes températures de changement d'état, même solubilité dans un solvant achiral, même facteur de rétention sur phase stationnaire conventionnelle), leur séparation directe par des techniques classiques est impossible.

Une technique particulièrement adaptée aux molécules non fonctionnalisées comme la seychellène est la chromatographie sur phase stationnaire chirale (en phase liquide HPLC ou gazeuse CPG) :

  • Principe : La phase stationnaire est greffée d'un sélecteur chiral énantiopur (par exemple des dérivés de polysaccharides tels que l'amylose ou la cellulose, ou des cyclodextrines).
  • Mécanisme : Les deux énantiomères (+) et (-) forment transitoirement avec le sélecteur chiral des complexes d'association diastéréoisomériques d'énergies libres différentes (interactions électrostatiques, liaisons hydrogène, encombrement stérique selon le modèle à trois points).
  • Séparation : L'un des énantiomères interagit plus fortement avec la phase stationnaire que l'autre ; leurs temps de rétention sont donc différents, ce qui permet de les éluer et de les collecter séparément à l'échelle préparative.
\boxed{\text{Mélange racémique : mélange équimolaire de deux énantiomères, optiquement inactif.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La définition du mélange racémique est connue mais la technique de résolution optique est souvent ignorée.

« La définition d’un mélange racémique est connue de la plupart des candidats, en revanche la résolution optique est souvent ignorée. »

Source : rapport du jury E3A 2021

Question déjà tombée ailleurs

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Partie III : Migration des baleines

Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique

Notions : dipôle magnétique, ligne de champ

On considère que le champ magnétique terrestre est celui d'un dipôle magnétique de moment magnétique (figure 10) placé au centre de la Terre. L'angle entre sa direction et l'axe de rotation de la Terre vaut environ .

Établir l'équation des lignes de champ et tracer leur allure. Donner le sens et la direction du dipôle magnétique terrestre. Expliquer pourquoi la boussole, qui est elle-même un dipôle magnétique, indique grosso-modo le Nord géographique.

Voir l'indice

Écrire l'équation différentielle des lignes de champ \frac{\mathrm{d}\rho}{B_\rho} = \frac{\rho\,\mathrm{d}\theta}{B_\theta}, séparer les variables pour intégrer en \rho(\theta) = \rho_0\sin^2\theta, et noter que le dipôle pointe vers le Sud géographique.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la définition différentielle des lignes de champ (\vec{\mathrm{d}l} colinéaire à \vec{B}) pour obtenir une équation différentielle à variables séparables en (\rho,\theta) et en déduire la forme polaire \rho(\theta).
  2. Identifier le sens et la direction du dipôle terrestre à partir de l'orientation réelle du champ magnétique (entrant dans l'hémisphère Nord).
  3. Utiliser l'énergie potentielle d'orientation d'une boussole (E_p = -\vec{M}_{\text{boussole}}\cdot\vec{B}) pour expliquer la direction prise par son pôle Nord.
Voir la réponse courte

Intégration de l'équation différentielle des lignes de champ r = r_0 \sin^2\theta, orientation vers le Sud géographique et alignement d'une boussole.

Voir le corrigé complet

1. Équation des lignes de champ et allure

Par définition, une ligne de champ magnétique est une courbe tangente en chacun de ses points au vecteur champ \vec{B}. Le déplacement élémentaire le long d'une ligne de champ est donc colinéaire à \vec{B} :

\vec{\mathrm{d}l} \wedge \vec{B} = \vec{0} \iff \frac{\mathrm{d}\rho}{B_\rho} = \frac{\rho\,\mathrm{d}\theta}{B_\theta} = \frac{\rho\sin\theta\,\mathrm{d}\varphi}{B_\varphi}.

Puisque le dipôle est invariant par rotation autour de l'axe Oz, le champ n'a pas de composante azimutale (B_\varphi = 0), d'où \mathrm{d}\varphi = 0 : les lignes de champ sont planes, contenues dans les plans méridiens.

En injectant les composantes fournies B_\rho = \frac{\mu_0 M}{4\pi\rho^3} 2\cos\theta et B_\theta = \frac{\mu_0 M}{4\pi\rho^3}\sin\theta :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\rho}{2\cos\theta} &= \frac{\rho\,\mathrm{d}\theta}{\sin\theta} \\ \frac{\mathrm{d}\rho}{\rho} &= 2\frac{\cos\theta}{\sin\theta}\,\mathrm{d}\theta = 2\frac{\mathrm{d}(\sin\theta)}{\sin\theta}. \end{aligned}

Par intégration :

\ln\rho = 2\ln(\sin\theta) + \text{cste} = \ln(\sin^2\theta) + \ln\rho_0,

où \rho_0 représente la distance maximale à l'origine atteinte dans le plan équatorial magnétique (\theta = \pi/2).

L'équation polaire des lignes de champ s'écrit donc :

\boxed{\rho(\theta) = \rho_0 \sin^2\theta}

2. Direction et sens du dipôle magnétique terrestre

  • Direction : l'axe du dipôle fait un angle d'environ 11^\circ avec l'axe de rotation géographique de la Terre.
  • Sens : pour un dipôle de moment magnétique \vec{M}, les lignes de champ extérieur « sortent » par le demi-espace pointé par \vec{M} et « rentrent » du côté opposé. Or, à la surface de la Terre, les lignes de champ magnétique sortent dans l'hémisphère Sud et rentrent dans l'hémisphère Nord (le champ est dirigé vers le bas au pôle Nord). Par conséquent, le moment magnétique dipolaire équivalent de la Terre \vec{M} est orienté du Nord géographique vers le Sud géographique (incliné de 11^\circ).

3. Orientation de la boussole

Une aiguille aimantée de moment dipolaire \vec{M}_{\text{b}} placée dans le champ extérieur \vec{B} possède une énergie potentielle :

E_p = -\vec{M}_{\text{b}} \cdot \vec{B}.

L'état d'équilibre stable correspond au minimum de cette énergie, c'est-à-dire à un alignement de \vec{M}_{\text{b}} colinéaire et de même sens que le champ local \vec{B}.

À la surface de la Terre, la composante horizontale de \vec{B} pointe le long des méridiens magnétiques en direction du pôle Nord magnétique. Comme l'axe magnétique n'est incliné que d'environ 11^\circ par rapport à l'axe de rotation terrestre, le pôle Nord magnétique est proche du pôle Nord géographique : l'aiguille de la boussole pointe ainsi grosso-modo vers le Nord géographique.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question très peu abordée et souvent traitée par un commentaire trop vague.

« Très peu traité, la plupart du temps par un commentaire vague. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique

Notions : champ dipolaire, dipôle magnétique

Le champ magnétique au pôle Nord géographique vaut . En déduire l'ordre de grandeur du moment dipolaire sachant que la perméabilité magnétique de l'air vaut et que le rayon de la terre vaut .

Voir l'indice

Utiliser l'expression du champ dipolaire au pôle (\theta = 0 ou \pi) où B = \frac{\mu_0 M}{2\pi R_T^3} pour en extraire l'ordre de grandeur de M.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la norme du champ magnétique dipolaire créé en surface (\rho = R_{\text{T}}) en fonction de l'angle \theta.
  2. Justifier la valeur de \theta au pôle Nord géographique compte tenu du faible angle d'inclinaison de l'axe dipolaire (11^\circ).
  3. Isoler le moment dipolaire M et réaliser l'application numérique pour en déterminer la valeur et l'ordre de grandeur.
Voir la réponse courte

Expression axiale B = \frac{\mu_0}{4\pi} \frac{2M}{R^3} pour isoler le moment dipolaire terrestre M \approx 8\cdot 10^{22}\text{ A}\cdot\text{m}^2.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression fournie dans le rappel pour le champ créé par un dipôle de moment \vec{M} = M\vec{e}_z :

\vec{B}(\rho,\theta) = \frac{\mu_0 M}{4\pi\rho^3}\left(2\cos\theta\,\vec{e}_\rho + \sin\theta\,\vec{e}_\theta\right)

La norme du champ magnétique s'écrit donc, en un point situé à la surface de la Terre (\rho = R_{\text{T}}) :

B = \|\vec{B}\| = \frac{\mu_0 M}{4\pi R_{\text{T}}^3}\sqrt{4\cos^2\theta + \sin^2\theta} = \frac{\mu_0 M}{4\pi R_{\text{T}}^3}\sqrt{3\cos^2\theta + 1}

L'axe dipolaire est incliné d'environ 11^\circ par rapport à l'axe de rotation terrestre. Au pôle Nord géographique, l'angle polaire repéré par rapport à l'axe dipolaire vaut donc \theta \approx 11^\circ (ou 180^\circ - 11^\circ = 169^\circ). Comme \cos(11^\circ) \approx 0{,}98 \approx 1, le terme sous le radical vaut :

\sqrt{3\cos^2(11^\circ) + 1} \approx \sqrt{3 \times 1^2 + 1} = 2

Le champ au pôle Nord s'approxime ainsi par l'expression axiale :

B \approx \frac{\mu_0 M}{2\pi R_{\text{T}}^3}

On en déduit l'expression du moment dipolaire terrestre M :

M = \frac{2\pi R_{\text{T}}^3 B}{\mu_0} = \frac{4\pi}{\mu_0}\frac{R_{\text{T}}^3 B}{2}

Application numérique avec les données :

  • B = 6{,}0\cdot 10^4\text{ nT} = 6{,}0\cdot 10^{-5}\text{ T} ;
  • R_{\text{T}} = 6\,400\text{ km} = 6{,}4\cdot 10^6\text{ m} ;
  • \mu_0 = 4\pi \cdot 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1}, d'où \dfrac{4\pi}{\mu_0} = 10^7\text{ H}^{-1}\cdot\text{m} = 10^7\text{ A}\cdot\text{T}^{-1}\cdot\text{m}^{-1}.
\begin{aligned} M &= 10^7 \times \frac{(6{,}4\cdot 10^6)^3 \times 6{,}0\cdot 10^{-5}}{2} \\ &\approx 10^7 \times \frac{2{,}62\cdot 10^{20} \times 6{,}0\cdot 10^{-5}}{2} \\ &\approx 7{,}9\cdot 10^{22}\text{ A}\cdot\text{m}^2 \quad (\text{ou }\text{J}\cdot\text{T}^{-1}) \end{aligned}

(En prenant rigoureusement \theta = 11^\circ, on trouve \sqrt{3\cos^2(11^\circ) + 1} \approx 1{,}97, ce qui donne M \approx 8{,}0\cdot 10^{22}\text{ A}\cdot\text{m}^2).

\boxed{M \approx 8{,}0\cdot 10^{22}\text{ A}\cdot\text{m}^2 \quad (\text{ordre de grandeur : } 10^{23}\text{ A}\cdot\text{m}^2)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait penser au caractère vectoriel du champ magnétique et calculer sa norme.

« Le caractère vectoriel du champ magnétique et donc la nécessité de calculer la norme pour répondre à la question ont été souvent ignorés, conduisant à très peu de réponses satisfaisantes. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique

Notions : énergie potentielle dipolaire

Avec un déplacement vers le Nord ou vers le Sud à peu près équivalent (800 km) on peut passer de à ou à : quelles sont les variations relatives correspondantes de l'énergie potentielle d'interaction entre la baleine et le champ magnétique terrestre en supposant la boussole interne colinéaire au champ magnétique terrestre ? Commenter en admettant que les baleines ont des difficultés à maintenir leur route le long de la ligne de champ, si la variation relative d'énergie potentielle locale, linéaire, orthogonalement à la ligne de champ, dépasse par km.

Voir l'indice

Calculer le ratio \frac{\Delta E_p}{E_{p,0}} = \frac{\Delta B}{B_0} sachant que le moment dipolaire s'aligne sur le champ local, puis comparer la variation relative par kilomètre au seuil de 0{,}025\,\%\cdot\text{km}^{-1}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie potentielle d'interaction E_p du dipôle de la baleine dans le champ terrestre \vec{B}, puis en déduire l'expression de la variation relative \frac{\Delta E_p}{E_{p,0}} en fonction de celle du champ magnétique.
  2. Calculer numériquement les variations relatives pour les deux valeurs de champ proposées.
  3. Évaluer le gradient relatif moyen (variation relative par kilomètre) pour chacun des deux déplacements sur d = 800\text{ km}, et comparer ce taux au seuil critique de 0{,}025\,\%\cdot\text{km}^{-1} pour interpréter les difficultés d'orientation des baleines.
Voir la réponse courte

Expression E_p = -\vec{M}\cdot\vec{B} ; la variation relative d'énergie potentielle égale celle du champ, comparaison au seuil de navigation des baleines.

Voir le corrigé complet

L'énergie potentielle d'interaction entre le moment dipolaire \vec{M} de la boussole interne de la baleine et le champ magnétique terrestre \vec{B} s'écrit :

E_p = -\vec{M}\cdot\vec{B}

La boussole s'orientant parallèlement et dans le sens du champ magnétique local, on a \vec{M}\cdot\vec{B} = M B, d'où :

E_p = -M B

Le moment magnétique intrinsèque M étant constant, la variation relative de l'énergie potentielle par rapport à sa valeur de référence E_{p,0} = -M B_0 (associée à B_0 = 3{,}33\cdot 10^4\text{ nT}) s'exprime simplement par :

\frac{\Delta E_p}{E_{p,0}} = \frac{-M B - (-M B_0)}{-M B_0} = \frac{B - B_0}{B_0}

Calculs des variations relatives :

  • Pour B_1 = 2{,}67\cdot 10^4\text{ nT} :

    \frac{\Delta E_{p,1}}{E_{p,0}} = \frac{2{,}67\cdot 10^4 - 3{,}33\cdot 10^4}{3{,}33\cdot 10^4} = \frac{-0{,}66}{3{,}33} \approx -0{,}198
    \boxed{\frac{\Delta E_{p,1}}{E_{p,0}} \approx -20\,\%}
  • Pour B_2 = 4{,}67\cdot 10^4\text{ nT} :

    \frac{\Delta E_{p,2}}{E_{p,0}} = \frac{4{,}67\cdot 10^4 - 3{,}33\cdot 10^4}{3{,}33\cdot 10^4} = \frac{+1{,}34}{3{,}33} \approx +0{,}402
    \boxed{\frac{\Delta E_{p,2}}{E_{p,0}} \approx +40\,\%}

Commentaire sur le maintien de trajectoire : Pour une distance parcourue \Delta d = 800\text{ km}, la variation relative moyenne par unité de distance vaut :

  • dans le premier cas :

    \left|\frac{1}{\Delta d}\frac{\Delta E_{p,1}}{E_{p,0}}\right| = \frac{19{,}8\,\%}{800\text{ km}} \approx 0{,}025\,\%\cdot\text{km}^{-1}
  • dans le second cas :

    \left|\frac{1}{\Delta d}\frac{\Delta E_{p,2}}{E_{p,0}}\right| = \frac{40{,}2\,\%}{800\text{ km}} \approx 0{,}050\,\%\cdot\text{km}^{-1}

Vers le Sud (approche de l'Antarctique), où les lignes d'équi-intensité se resserrent fortement, le gradient relatif atteint 0{,}050\,\%\cdot\text{km}^{-1}, ce qui est strictement supérieur au seuil limite de 0{,}025\,\%\cdot\text{km}^{-1}. Dans cette région (ainsi que dans les zones d'anomalies magnétiques au large de l'Amérique du Sud où le seuil est également atteint), le gradient transversal trop élevé perturbe le repérage de la baleine. Celle-ci éprouve alors de grandes difficultés à maintenir son cap le long de la ligne d'iso-valeur, ce qui corrobore l'hypothèse d'une désorientation pouvant mener à des échouages.

Résultat

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Question peu abordée et mal traitée car son enjeu n'a généralement pas été compris.

« Question assez peu abordée et très mal traitée, l’enjeu de la question n’étant généralement pas compris. »

Source : rapport du jury E3A 2021

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet E3A Physique-Chimie PC 2021 ?

Surtout 2 chapitres : Carbonyles et dérivés d'acides (17 % des questions) et Diffusion thermique (14 %, partie I). Plus ponctuellement : Ondes acoustiques, Cristallographie, Alcènes et oxydoréduction en chimie organique, Dipôles électrique et magnétique, Atomistique et classification périodique…

Peut-on travailler le sujet E3A Physique-Chimie PC 2021 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 23 questions sur 44 (52 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la sous-partie I.1 (Q15 à Q19) et la sous-partie I.3 (Q22 à Q25). Avec les autres programmes de première année : 12 en MPSI, 12 en PTSI, 12 en MP2I, 12 en TSI1 et 18 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet E3A Physique-Chimie PC 2021 ?

Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie II est la plus longue (environ 1 h 15).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet E3A Physique-Chimie PC 2021 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q6 (résistance thermique), Q10 (résonance de helmholtz), Q11 (impédance acoustique), Q38 (cycle catalytique), Q39 (acétalisation) et Q42 (déshydratation d'alcool).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet E3A Physique-Chimie PC 2021 ?

Questions de cours : Q1 (loi de fourier), Q7 (approximation acoustique), Q15 (configuration électronique), Q22 (isotope), Q24 (loi de vitesse), Q26 (calorimétrie), Q28 (organomagnésien), Q30 (solvant aprotique)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (loi de fourier), Q12 (dipôle magnétique), Q16 (maille élémentaire), Q18 (contact ionique) et Q27 (loi de hess).

Où gagner des points facilement dans le sujet E3A Physique-Chimie PC 2021 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (31 sur 44), par exemple : Q1 à Q3, Q7, Q8, Q13 à Q15, Q17 à Q20, Q22 à Q33, Q35 à Q37, Q40, Q41, Q43 et Q44. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q4 et Q10.

Le sujet E3A Physique-Chimie PC 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Oui, 1 question : Q36 (La réaction de Wittig ne figure plus au programme de PC et son nom n'est pas fourni dans l'énoncé). Elle est signalée dans le corrigé.

Le sujet E3A Physique-Chimie PC 2021 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury juge le niveau des copies assez moyen, probablement plus faible que les années précédentes du fait de la crise sanitaire.

Faut-il doubler la distance pour calculer l'atténuation acoustique en Q11 ?

Oui : le signal émis par le dauphin réalise un trajet aller-retour avant d'être détecté. La distance parcourue par l'onde sonore vaut 2D = 150\text{ m}, ce qui double l'exposant dans l'atténuation exponentielle de l'intensité reçue.

Quelle condition de contact retenir dans la structure fluorine en Q18 ?

Le contact anion-cation suivant le quart de la grande diagonale du cube : r_+ + r_- = a\frac{\sqrt{3}}{4}. Dans un cristal ionique, les forces attractives imposent la tangence entre anions et cations, et non le contact direct entre cations le long d'une diagonale de face.

Sur quel site l'énolate réagit-il lors de l'acylation en Q34 ?

Sur l'atome d'oxygène. Si l'alkylation par un halogénoalcane s'effectue préférentiellement sur le carbone en \alpha, l'acylation par un chlorure d'acide se fait majoritairement sur l'oxygène, conduisant à la formation d'un ester d'énol.

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