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Corrigé détaillé E3A Physique Chimie PC 2026

Physique en Scandinavie, chimie des vins et de l'acide aspartique

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 21 questions sur 43. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 12 · PTSI 2 · MP2I 5 · TSI1 1 · BCPST1 16 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Chimie organique, Électromagnétisme, Mécanique des fluides · 8 incontournables · 22 questions de première année
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Ce sujet pluridisciplinaire typique du concours e3a-Polytech en filière PC propose un tour d'horizon équilibré entre physique classique, physique quantique et chimie organique/analytique. La physique explore successivement l'origine géomagnétique des aurores boréales et le guidage des particules chargées, les fondements du modèle de Bohr appliqués à la spectroscopie atomique, puis l'hydrodynamique des ondes de gravité de surface se propageant dans un fjord. La chimie s'articule autour de la synthèse organométallique du resvératrol (couplage de Heck), du dosage spectrophotométrique des polyphénols totaux d'un vin, et enfin de la synthèse puis de la cinétique de racémisation post-mortem de l'acide aspartique.

Très progressif et formateur, le sujet constitue une excellente révision des incontournables du programme : dipôle magnétique, relation de dispersion des ondes de surface, quantification semi-classique de Bohr, cycles catalytiques au palladium et cinétique formelle réversible.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 3 h 35 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en PCSI : 21 questions sur 43, parties PROBLÈME 1.II et PROBLÈME 2.II.

Où gagner des points

30 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (30) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Les trois parties de physique et les deux problèmes de chimie sont totalement indépendants. On peut ainsi aborder l'épreuve directement par la chimie ou traiter les parties dans l'ordre de son choix selon ses points forts.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

43 questions
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Partie I : Magnétisme terrestre et aurores polaires

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell, forme locale

Rappeler les formes locales des quatre équations de Maxwell ainsi que leurs noms.

Voir l'indice

Écrire sans omettre les termes de source ni les dérivées temporelles les quatre équations locales associant divergence et rotationnel aux champs \vec{E} et \vec{B}.

Voir la stratégie

Les équations de Maxwell relient localement les champs électrique \vec{E} et magnétique \vec{B} à leurs sources scalaires (densité volumique de charge \rho) et vectorielles (densité volumique de courant \vec{\jmath}). On présente successivement les deux équations de structure (flux et circulation) pour chaque champ.

Voir la réponse courte

Écriture des équations de Maxwell-Gauss, Maxwell-Thomson, Maxwell-Faraday et Maxwell-Ampère sous forme locale.

Voir le corrigé complet

Dans le vide en présence de charges et de courants, les formes locales des quatre équations de Maxwell s'écrivent :

  1. Équation de Maxwell-Gauss (MG) :

    \boxed{\mathrm{div}\,\vec{E} = \frac{\rho}{\varepsilon_0}}
  2. Équation de Maxwell-Thomson (ou équation de conservation du flux magnétique) :

    \boxed{\mathrm{div}\,\vec{B} = 0}
  3. Équation de Maxwell-Faraday (MF) :

    \boxed{\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}}
  4. Équation de Maxwell-Ampère (MA) :

    \boxed{\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \vec{\jmath} + \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}}

où \varepsilon_0 désigne la permittivité diélectrique du vide, \mu_0 la perméabilité magnétique du vide, et \vec{\jmath}_D = \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} le courant de déplacement introduit par Maxwell.

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : ligne de champ, spectre magnétique

Rappeler la définition d'une ligne de champ magnétique . Dessiner, sans justification sur votre copie, l'allure de quelques lignes de champ magnétique dans les trois cas suivants : un fil horizontal supposé infini, une spire circulaire, un solénoïde long. On indiquera dans chaque cas le sens de parcours du courant d'intensité positive.

Voir l'indice

Une ligne de champ est en tout point tangente au vecteur champ magnétique et orientée dans son sens. Appliquer la règle de la main droite ou du tire-bouchon pour chaque géométrie.

Voir la réponse courte

Définition d'une ligne de champ et tracé des spectres magnétiques du fil infini, de la spire et du solénoïde avec sens de parcours.

Voir le corrigé complet

1. Définition d'une ligne de champ magnétique

Une ligne de champ magnétique est une courbe orientée qui est, en chacun de ses points, tangente au vecteur champ magnétique \vec{B}, son sens d'orientation étant celui de \vec{B}.

Elle vérifie en tout point l'équation différentielle vectorielle :

\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B} = \vec{0} \quad \text{avec} \quad \mathrm{d}\vec{\ell} \cdot \vec{B} > 0

2. Allure des lignes de champ

Dans chacun des trois cas, le sens de parcours des lignes de champ est déterminé par la règle de la main droite (ou du tire-bouchon de Maxwell).

Question déjà tombée ailleurs

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : théorème d'ampère, symétrie du champ magnétique

Déterminer soigneusement l'expression du champ magnétique créé en tout point de l'espace par un fil très fin horizontal supposé infini, parcouru par un courant constant d'intensité . On se placera dans les coordonnées cylindriques habituelles de la base , l'axe sera confondu avec le fil et dans le même sens que le courant.

Voir l'indice

Utiliser les invariances par translation selon l'axe Oz et rotation selon \theta, puis appliquer le théorème d'Ampère sur un cercle de rayon r orthogonal au fil.

Voir la stratégie
  1. Exploiter les invariances de la distribution de courant pour déterminer les variables d'espace dont dépend le champ magnétique \vec{B}.
  2. Utiliser les symétries de la distribution pour établir la direction du champ \vec{B}.
  3. Appliquer le théorème d'Ampère sur un contour fermé adapté pour calculer la composante non nulle.
Voir la réponse courte

Analyse des invariances et symétries puis application du théorème d'Ampère sur un cercle d'axe (Oz) pour obtenir \vec{B} = \frac{\mu_0 I}{2\pi r}\vec{e}_\theta.

Voir le corrigé complet

1. Invariances

  • Le fil étant supposé infini suivant l'axe (Oz), la distribution de courant est invariante par translation selon z.
  • La distribution présente une symétrie de révolution autour de l'axe (Oz) : elle est invariante par rotation d'angle \theta.

Le champ magnétique ne dépend donc que de la coordonnée radiale r :

\vec{B}(M) = \vec{B}(r) = B_r(r)\,\vec{e}_r + B_\theta(r)\,\vec{e}_\theta + B_z(r)\,\vec{e}_z.

2. Symétries

  • Tout plan contenant le fil, en particulier le plan (M, \vec{e}_r, \vec{e}_z), est un plan de symétrie pour la distribution de courant (P_{\mathrm{sym}}).
  • Le champ magnétique étant un vecteur axial (ou pseudovecteur), il est orthogonal en tout point M à tout plan de symétrie passant par M :

    \vec{B}(M) \perp (M, \vec{e}_r, \vec{e}_z) \implies B_r(r) = 0 \quad \text{et} \quad B_z(r) = 0.

Le champ magnétique est donc purement orthoradial :

\vec{B}(M) = B_\theta(r)\,\vec{e}_\theta.

3. Théorème d'Ampère

  • On choisit pour contour d'Ampère \mathcal{C} un cercle d'axe (Oz), de rayon r, passant par M et orienté selon \vec{e}_\theta.
  • L'élément de longueur le long de ce contour s'écrit \mathrm{d}\vec{\ell} = r\,\mathrm{d}\theta\,\vec{e}_\theta. La circulation de \vec{B} le long de \mathcal{C} vaut :

    \begin{aligned} \Gamma = \oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} &= \int_{0}^{2\pi} B_\theta(r)\,\vec{e}_\theta \cdot (r\,\mathrm{d}\theta\,\vec{e}_\theta) \\ &= r B_\theta(r) \int_{0}^{2\pi} \mathrm{d}\theta \\ &= 2\pi r B_\theta(r). \end{aligned}
  • La surface appuyée sur \mathcal{C} est traversée une seule fois par le fil. Le sens de parcours choisi pour \mathcal{C} induit, d'après la règle du tire-bouchon de Maxwell (ou de la main droite), une normale orientée selon +\vec{e}_z, dans le sens du courant I. Le courant enlacé algébrique est donc :

    I_{\text{enl}} = I.
  • D'après le théorème d'Ampère :

    \Gamma = \mu_0 I_{\text{enl}} \iff 2\pi r B_\theta(r) = \mu_0 I \iff B_\theta(r) = \frac{\mu_0 I}{2\pi r}.

On en déduit l'expression du champ magnétique créé par le fil infini en tout point de l'espace :

\boxed{\vec{B}(r) = \frac{\mu_0 I}{2\pi r}\,\vec{e}_\theta}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique

Notions : dipôle magnétique, champ dipolaire

Exprimer les coordonnées de dans la base sphérique en tout point de la surface terrestre. Retrouver ensuite la valeur de annoncée dans le tableau 1.

Voir l'indice

Projeter le moment dipolaire \vec{M} = -M\vec{e}_z dans la base locale sphérique en remarquant que \vec{e}_z = \cos\theta\,\vec{e}_r - \sin\theta\,\vec{e}_\theta, puis évaluer au pôle où \theta = 0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur unitaire \vec{e}_z dans la base sphérique (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_\varphi) pour en déduire les composantes de \vec{M} = -M\vec{e}_z.
  2. Remplacer dans la formule fournie pour le champ dipolaire en se plaçant à la surface terrestre (r = R_T).
  3. Utiliser la valeur du champ au pôle Nord géographique (\theta = 0) pour exprimer M en fonction de B_0, R_T et \mu_0, puis effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courte

Projection du champ dipolaire en coordonnées sphériques à r = R_T puis détermination numérique du moment dipolaire M.

Voir le corrigé complet

Le moment magnétique est porté par l'axe (Oz) : \vec{M} = -M\vec{e}_z.

Dans la base sphérique locale (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_\varphi), le vecteur unitaire \vec{e}_z se décompose sous la forme :

\vec{e}_z = \cos\theta\,\vec{e}_r - \sin\theta\,\vec{e}_\theta

Le moment dipolaire s'écrit donc :

\vec{M} = -M\cos\theta\,\vec{e}_r + M\sin\theta\,\vec{e}_\theta

Le produit scalaire intervenant dans l'expression du champ dipolaire vaut :

\vec{M}\cdot\vec{e}_r = -M\cos\theta

En injectant ces grandeurs dans l'expression du champ dipolaire :

\begin{aligned} 3(\vec{M}\cdot\vec{e}_r)\vec{e}_r - \vec{M} &= -3M\cos\theta\,\vec{e}_r - \left(-M\cos\theta\,\vec{e}_r + M\sin\theta\,\vec{e}_\theta\right) \\ &= -2M\cos\theta\,\vec{e}_r - M\sin\theta\,\vec{e}_\theta \end{aligned}

En tout point P situé à la surface de la Terre (r = R_T), le champ magnétique s'écrit :

\vec{B}(P) = -\frac{\mu_0 M}{4\pi R_T^3}\left(2\cos\theta\,\vec{e}_r + \sin\theta\,\vec{e}_\theta\right)

Ses coordonnées dans la base sphérique (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_\varphi) sont donc :

\boxed{ B_r = -\frac{\mu_0 M}{2\pi R_T^3}\cos\theta\,, \quad B_\theta = -\frac{\mu_0 M}{4\pi R_T^3}\sin\theta\,, \quad B_\varphi = 0 }

Au pôle Nord géographique, le point considéré est situé sur l'axe (Oz) avec \theta = 0. Le champ y est purement radial :

\vec{B}(\text{pôle Nord}) = -\frac{\mu_0 M}{2\pi R_T^3}\,\vec{e}_r = -\frac{\mu_0 M}{2\pi R_T^3}\,\vec{e}_z

Son amplitude B_0 vérifie ainsi :

B_0 = \|\vec{B}(\text{pôle Nord})\| = \frac{\mu_0 M}{2\pi R_T^3}

On en déduit l'expression du moment magnétique terrestre :

\boxed{M = \frac{2\pi R_T^3 B_0}{\mu_0}}

Application numérique :

  • R_T = 6\,400\text{ km} = 6{,}4\cdot 10^6\text{ m}
  • B_0 = 6{,}0\cdot 10^{-5}\text{ T}
  • \mu_0 = 4\pi\cdot 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1}
\begin{aligned} M &= \frac{2\pi \times (6{,}4\cdot 10^6)^3 \times 6{,}0\cdot 10^{-5}}{4\pi\cdot 10^{-7}} = \frac{(6{,}4)^3 \cdot 10^{18} \times 6{,}0\cdot 10^{-5}}{2\cdot 10^{-7}} \\ &= \frac{262{,}144 \times 6{,}0}{2} \cdot 10^{20} = 262{,}144 \times 3{,}0 \cdot 10^{20} \approx 786 \cdot 10^{20}\text{ A}\cdot\text{m}^2 \end{aligned}
\boxed{M \approx 7{,}9\cdot 10^{22}\text{ A}\cdot\text{m}^2}

On retrouve bien la valeur annoncée dans le tableau 1.

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique ; Magnétostatique

Notions : analyse dimensionnelle, moment magnétique, densité de courant

On suppose que le moment est dû à des courants volumiques de densité circulant dans le noyau terrestre. On admet une relation entre et de la forme : . Déterminer par analyse dimensionnelle les exposants et , puis en déduire la valeur de . Comparer cette valeur de avec celle correspondant à un fil conducteur de section parcouru par un courant d'intensité . Commenter.

Voir l'indice

Exprimer les dimensions d'un moment magnétique ([M] = \mathrm{A}\cdot\mathrm{m}^2) et d'une densité volumique de courant ([j] = \mathrm{A}\cdot\mathrm{m}^{-2}) pour identifier les exposants entiers.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les dimensions des grandeurs physiques mises en jeu (M, j et R_N) dans le système international en fonction des dimensions fondamentales de longueur \mathrm{L} et d'intensité de courant \mathrm{I}.
  2. Identifier les exposants \alpha et \beta par identification des puissances de \mathrm{I} et \mathrm{L}.
  3. Calculer numériquement j, puis la densité de courant j_{\text{fil}} dans le fil conducteur, et commenter l'écart obtenu.
Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle donnant \alpha = 1 et \beta = 5, calcul numérique de j et comparaison avec un fil conducteur usuel.

Voir le corrigé complet

1. Détermination de \alpha et \beta par analyse dimensionnelle :

Le moment magnétique s'exprime en \mathrm{A\cdot m^2}, soit en termes de dimensions :

[M] = \mathrm{I}\cdot\mathrm{L}^2

La densité volumique de courant j s'exprime en \mathrm{A\cdot m^{-2}} et le rayon R_N en mètres :

[j] = \mathrm{I}\cdot\mathrm{L}^{-2} \quad \text{et} \quad [R_N] = \mathrm{L}

La relation admise M = j^\alpha R_N^\beta conduit à l'égalité dimensionnelle :

[M] = [j]^\alpha [R_N]^\beta = \mathrm{I}^\alpha \cdot \mathrm{L}^{\beta - 2\alpha}

Par identification avec [M] = \mathrm{I}^1\cdot\mathrm{L}^2 :

  • pour l'intensité \mathrm{I} : \alpha = 1,
  • pour la longueur \mathrm{L} : \beta - 2\alpha = 2 \implies \beta = 2 + 2\times 1 = 4.
\boxed{\alpha = 1 \quad \text{et} \quad \beta = 4}

2. Déduction de la valeur de j :

La relation s'écrit donc M = j R_N^4, d'où :

j = \frac{M}{R_N^4}

Avec M = 7{,}9\cdot 10^{22}\text{ A}\cdot\text{m}^2 et R_N = 500\text{ km} = 5{,}0\cdot 10^5\text{ m} :

\begin{aligned} R_N^4 &= (5{,}0\cdot 10^5)^4 = 625\cdot 10^{20}\text{ m}^4 = 6{,}25\cdot 10^{22}\text{ m}^4 \\ j &= \frac{7{,}9\cdot 10^{22}}{6{,}25\cdot 10^{22}} \approx 1{,}3\text{ A}\cdot\text{m}^{-2} \end{aligned}

Avec un seul chiffre significatif :

\boxed{j \approx 1\text{ A}\cdot\text{m}^{-2}}

3. Comparaison avec un fil conducteur et commentaire :

Dans le fil conducteur de section s = 1\text{ mm}^2 = 1{,}0\cdot 10^{-6}\text{ m}^2 traversé par i = 10\text{ mA} = 1{,}0\cdot 10^{-2}\text{ A}, la densité de courant vaut :

j_{\text{fil}} = \frac{i}{s} = \frac{1{,}0\cdot 10^{-2}}{1{,}0\cdot 10^{-6}} = 10^4\text{ A}\cdot\text{m}^{-2}

On constate que :

\frac{j_{\text{fil}}}{j} \sim 10^4

Commentaire : La densité de courant au sein du noyau terrestre est extrêmement faible, environ quatre ordres de grandeur inférieure à celle qui parcourt un circuit électrique usuel de faible puissance. Cependant, en raison du volume colossal du noyau terrestre (V \sim R_N^3 \sim 10^{17}\text{ m}^3), le courant électrique total circulant dans le noyau est gigantesque (I \sim j R_N^2 \sim 10^{11}\text{ A}), ce qui engendre un moment dipolaire magnétique macroscopique considérable.

Résultat

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique

Notions : dipôle magnétique, ligne de champ

Dessiner sur votre copie, dans le plan l'allure des lignes de champ magnétique créé par la Terre dans l'hypothèse d'un dipôle magnétique comme sur la figure 4, en précisant leur orientation. Citer deux différences essentielles avec les lignes de champ visibles sur la figure 2.

Voir l'indice

Tracer des boucles fermées sortant du pôle Sud magnétique (situé au Nord géographique) et rentrant au pôle Nord magnétique. Comparer à la déformation sous le vent solaire visible sur le document.

Voir la stratégie
  1. Représenter le dipôle magnétique \vec{M} = -M\vec{e}_z au centre de la Terre. Pour déterminer le sens de parcours des lignes de champ, évaluer \vec{B} en quelques points remarquables : à l'équateur, \vec{B} est parallèle à -\vec{M}, soit dirigé vers le nord (+\vec{e}_z) ; aux pôles, il est dirigé vers -\vec{e}_z, ce qui signifie qu'il sort par le pôle Sud géographique et entre par le pôle Nord géographique.
  2. Comparer la structure dipolaire idéale (invariante par rotation autour de (Oz), s'étendant à l'infini) avec la magnétosphère réelle perturbée par le vent solaire visible sur la figure 2.
Voir la réponse courte

Tracé des lignes de champ d'un dipôle magnétique et comparaison avec la magnétosphère réelle déformée par le vent solaire.

Voir le corrigé complet

1. Allure des lignes de champ dipolaire dans le plan (yOz)

Le moment magnétique terrestre est orienté selon -\vec{e}_z (du nord géographique vers le sud géographique). Par conséquent :

  • au pôle Sud géographique (z < 0), le champ \vec{B} est dirigé vers les z décroissants : les lignes de champ sortent de la Terre ;
  • à l'équateur (z = 0), le champ \vec{B} est dirigé vers le nord (+\vec{e}_z) ;
  • au pôle Nord géographique (z > 0), le champ \vec{B} est dirigé vers les z décroissants : les lignes de champ rentrent dans la Terre.

2. Deux différences essentielles avec les lignes de champ de la figure 2

  1. Brisure de symétrie axiale (asymétrie jour/nuit) : Les lignes d'un dipôle isolé présentent une symétrie de révolution autour de l'axe (Oz) et une symétrie par rapport au plan équatorial. Sur la figure 2, l'impact du vent solaire comprime fortement les lignes de champ du côté éclairé (faisant face au Soleil, à gauche) et les étire en une longue magnétoqueue du côté nuit (à droite).
  2. Confinement spatial (présence de la magnétopause) : Les lignes de champ d'un dipôle idéal s'étendent théoriquement à l'infini dans tout l'espace. Sur la figure 2, le champ magnétique terrestre est strictement confiné à l'intérieur d'une cavité délimitée par une frontière appelée magnétopause.
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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique

Notions : dipôle magnétique, coordonnée sphérique

On se place en un point A du plan équatorial , à une distance du point O. Quelle est alors la valeur de l'angle ? Quelle est l'expression des coordonnées du champ magnétique dans la base sphérique ? Le calcul montre que . Commenter.

Voir l'indice

Dans le plan équatorial, la colatitude vaut \theta = \pi/2. Injecter cette valeur dans l'expression vectorielle du champ dipolaire obtenue précédemment.

Voir la stratégie
  1. Identifier la valeur de la colatitude \theta pour un point situé dans le plan équatorial (xOy).
  2. Utiliser l'expression du champ dipolaire établie à la question Q4 à la distance r = d = 6R_T pour en déduire les composantes de \vec{B}(A) dans la base sphérique (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_\varphi).
  3. Comparer l'ordre de grandeur du champ obtenu avec celui régnant à la surface terrestre et interpréter son orientation.
Voir la réponse courte

Détermination de \theta = \pi/2, expression du champ équatorial en 1/d^3 et commentaire sur sa faible valeur par rapport à la surface.

Voir le corrigé complet

Le plan équatorial (xOy) est orthogonal à l'axe polaire (Oz). La colatitude \theta, angle entre l'axe (Oz) et le vecteur position \vec{OP}, vaut donc :

\boxed{\theta = \frac{\pi}{2}\text{ rad} = 90^\circ}

D'après le résultat de la question Q4, le champ magnétique créé par le dipôle \vec{M} = -M\vec{e}_z en un point quelconque s'exprime en coordonnées sphériques par :

\vec{B}(r, \theta) = -\frac{\mu_0 M}{4\pi r^3}\left(2\cos\theta\,\vec{e}_r + \sin\theta\,\vec{e}_\theta\right)

Au point A, pour r = d = 6R_T et \theta = \frac{\pi}{2} (\cos\frac{\pi}{2} = 0, \sin\frac{\pi}{2} = 1), les coordonnées du champ dans la base sphérique (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_\varphi) sont :

\boxed{ \begin{cases} B_r(A) = 0 \\ B_\theta(A) = -\dfrac{\mu_0 M}{4\pi d^3} = -\dfrac{\mu_0 M}{864\pi R_T^3} \\ B_\varphi(A) = 0 \end{cases} }

Commentaire :

  • Intensité : Le champ au point A vaut B(A) = \dfrac{\mu_0 M}{4\pi d^3} = \dfrac{B_0}{2 \times 6^3} = \dfrac{B_0}{432} \approx 1{,}4\cdot 10^{-7}\text{ T}. Il est environ 400 fois plus faible qu'à la surface terrestre (B_0 = 6{,}0\cdot 10^{-5}\text{ T} aux pôles). Cette très forte décroissance illustre la dépendance spatiale en 1/r^3 propre à un champ dipolaire.
  • Direction et sens : Dans le plan équatorial, le vecteur unitaire polaire vérifie \vec{e}_\theta = -\vec{e}_z. Par conséquent :

    \vec{B}(A) = B_\theta(A)\vec{e}_\theta = \left(-\frac{\mu_0 M}{4\pi d^3}\right)(-\vec{e}_z) = +\frac{\mu_0 M}{4\pi d^3}\vec{e}_z = B(A)\vec{e}_z

    Le champ magnétique local est donc colinéaire à l'axe (Oz) et orienté vers le nord, ce qui concorde parfaitement avec la modélisation locale de la magnétopause adoptée sur la figure 5.

Résultat

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Question 8

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : rayon cyclotron, force de lorentz

Les particules incidentes du vent solaire, ici les protons et les électrons de la figure 5, arrivent avec des vitesses notées et respectivement, dans le plan de la feuille. Dessiner sur votre copie, sans soucis d'échelle, mais avec cohérence, l'allure des trajectoires d'un électron et d'un proton, ainsi que leur sens de parcours respectif, qui permet d'expliquer le rôle de « bouclier » de la magnétosphère pour la Terre. Déterminer les rayons des trajectoires supposées circulaires dans la magnétosphère pour chacune des particules. Calculer leurs valeurs respectives en utilisant la valeur du champ magnétique au point A donnée à la question Q7. On se placera dans la base locale cylindrique et on supposera un vent solaire « rapide » où les particules ont une vitesse de . Commenter.

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique avec la seule force de Lorentz magnétique \vec{F} = q\vec{v}\wedge\vec{B} pour établir le rayon de courbure R = mv/(|q|B).

Voir la stratégie
  1. Analyser l'action de la force de Lorentz \vec{F}_L = q\vec{v}\wedge\vec{B} sur chaque particule incidente afin de déterminer le sens de déviation et esquisser les trajectoires réfléchies (effet bouclier).
  2. Appliquer le principe fondamental de la dynamique en coordonnées cylindriques adaptées au cercle pour exprimer le rayon de giration (rayon de Larmor) R = \frac{m v}{|q| B}.
  3. Effectuer les applications numériques pour l'électron et le proton, puis commenter les ordres de grandeur par rapport aux dimensions géophysiques.
Voir la réponse courte

Déviation par la force de Lorentz, calcul du rayon cyclotron R = \frac{mv}{qB} pour l'électron et le proton et rôle de bouclier.

Voir le corrigé complet

1. Allure des trajectoires et rôle de « bouclier »

Dans le référentiel d'étude lié au point A, supposé galiléen, une particule de charge q et de masse m est soumise à la seule force de Lorentz (le poids étant totalement négligeable devant la force magnétique) :

\vec{F} = q\,\vec{v}\wedge\vec{B}

La puissance de cette force est identiquement nulle (\mathcal{P} = \vec{F}\cdot\vec{v} = 0), donc l'énergie cinétique de la particule se conserve : la norme de la vitesse est constante (v = \|\vec{v}\| = v_i).

Le champ magnétique étant uniforme et orthogonal au plan du mouvement (\vec{B} = B\vec{e}_z avec \vec{e}_z dirigé vers l'observateur), la force est contenue dans le plan (xOy) : le mouvement est plan et uniforme.

Pour des particules arrivant de la gauche vers la droite selon l'axe horizontal (\vec{v} \approx v\vec{e}_x) :

  • Pour le proton (q_p = +e > 0) : \vec{F}_{L,p} = +e\,\vec{v}\wedge\vec{B} est dirigée vers le bas de la feuille (\vec{e}_x\wedge\vec{e}_z = -\vec{e}_y). La trajectoire s'incurve vers le bas (sens horaire).
  • Pour l'électron (q_e = -e < 0) : \vec{F}_{L,e} = -e\,\vec{v}\wedge\vec{B} est dirigée vers le haut de la feuille (+\vec{e}_y). La trajectoire s'incurve vers le haut (sens anti-horaire).

Dans les deux cas, la particule décrit un arc de cercle (un demi-tour complet si le milieu est semi-infini) et ressort de la magnétosphère vers le milieu interplanétaire : la magnétosphère agit comme un miroir magnétique, empêchant la pénétration directe du vent solaire vers la Terre.

2. Rayon des trajectoires circulaires

Plaçons-nous dans la base cylindro-polaire locale (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_z) dont l'origine est le centre de courbure de la trajectoire circulaire de rayon R. Le vecteur accélération s'écrit :

\vec{a} = -\frac{v^2}{R}\vec{e}_r

La force de Lorentz s'écrit, en choisissant le sens de \vec{e}_\theta tel que la force soit centripète :

\vec{F} = - |q| v B\,\vec{e}_r

Le principe fondamental de la dynamique projeté sur \vec{e}_r donne :

-m\frac{v^2}{R} = -|q| v B

D'où l'expression du rayon de courbure (rayon de Larmor) :

\boxed{R = \frac{m v}{|q| B}}

3. Applications numériques

Les grandeurs numériques fournies sont :

  • v = 700\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} = 7{,}0\cdot 10^5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
  • B = 1{,}4\cdot 10^{-7}\text{ T} ;
  • e = 1{,}6\cdot 10^{-19}\text{ C} ;
  • m_e = 9{,}1\cdot 10^{-31}\text{ kg} et m_p = 2000\,m_e \approx 1{,}8\cdot 10^{-27}\text{ kg}.

Pour l'électron :

\begin{aligned} R_e &= \frac{m_e v}{e B} = \frac{9{,}1\cdot 10^{-31}\times 7{,}0\cdot 10^5}{1{,}6\cdot 10^{-19}\times 1{,}4\cdot 10^{-7}} = \frac{63{,}7\cdot 10^{-26}}{2{,}24\cdot 10^{-26}} \approx 28\text{ m} \end{aligned}

Avec un chiffre significatif :

\boxed{R_e \approx 3\cdot 10^1\text{ m}}

Pour le proton, comme m_p = 2000\,m_e et q_p = e :

R_p = 2000\,R_e \approx 2000 \times 28{,}4\text{ m} \approx 5{,}7\cdot 10^4\text{ m}

Avec un chiffre significatif :

\boxed{R_p \approx 6\cdot 10^4\text{ m} = 60\text{ km}}

Résultat

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Partie II : Ångström, Rydberg… et Bohr

Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
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Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : force centrale, moment cinétique, mouvement circulaire uniforme

Montrer que si la vitesse initiale de l'électron sur son orbite est dans le plan , alors la trajectoire de l'électron restera toujours dans ce plan. Montrer également que le mouvement circulaire de l'électron est uniforme.

Voir l'indice

Appliquer le théorème du moment cinétique en O pour prouver la planéité du mouvement sous force centrale, puis projeter sur l'axe orthoradial pour montrer que la vitesse angulaire est constante.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème du moment cinétique à l'électron par rapport au point fixe O pour établir la conservation du vecteur moment cinétique \vec{L}_O.
  2. Exploiter les conditions initiales pour déduire l'orientation fixe de \vec{L}_O selon \vec{e}_z, puis montrer que le vecteur position \vec{OM}(t) reste orthogonal à cette direction, confiné dans le plan (xOy).
  3. Utiliser l'expression du moment cinétique en coordonnées cylindriques (ou polaires) pour une trajectoire circulaire de rayon constant afin d'en déduire que la vitesse angulaire \dot{\theta}, et par suite la norme de la vitesse, est constante.
Voir la réponse courte

Conservation du moment cinétique en champ central assurant la planéité du mouvement, puis accélération orthoradiale nulle impliquant la vitesse constante.

Voir le corrigé complet

On étudie l'électron (masse m_e, charge -e) dans le référentiel lié au proton fixe en O, supposé galiléen. L'électron est soumis uniquement à la force électrostatique de Coulomb :

\vec{F} = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r^2}\,\vec{e}_r

1. Planéité de la trajectoire :

Le moment de cette force par rapport à l'origine fixe O s'écrit :

\vec{\mathcal{M}}_O(\vec{F}) = \vec{OM} \wedge \vec{F} = (r\,\vec{e}_r) \wedge \left(-\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r^2}\,\vec{e}_r\right) = \vec{0}

D'après le théorème du moment cinétique appliqué au point O dans un référentiel galiléen :

\frac{\mathrm{d}\vec{L}_O}{\mathrm{d}t} = \vec{\mathcal{M}}_O(\vec{F}) = \vec{0} \implies \vec{L}_O = \text{constante}

À l'instant initial t=0, la position M(0) et le vecteur vitesse \vec{v}(0) appartiennent au plan (xOy), de sorte que :

\vec{L}_O = \vec{OM}(0) \wedge m_e\,\vec{v}(0) = L_z\,\vec{e}_z \quad \text{avec } L_z \neq 0

À chaque instant t, le produit scalaire donne :

\vec{OM}(t) \cdot \vec{L}_O = \vec{OM}(t) \cdot \bigl(\vec{OM}(t) \wedge m_e\,\vec{v}(t)\bigr) = 0

Le vecteur position \vec{OM}(t) est donc orthogonal en tout temps au vecteur constant \vec{e}_z et passe par l'origine O :

\boxed{\text{La trajectoire de l'électron reste intégralement contenue dans le plan }(xOy).}

2. Caractère uniforme du mouvement circulaire :

Dans le plan (xOy), le repérage en coordonnées polaires (r,\theta) donne :

\vec{OM} = r\,\vec{e}_r \quad \text{et} \quad \vec{v} = \dot{r}\,\vec{e}_r + r\dot{\theta}\,\vec{e}_\theta

L'orbite étant circulaire de rayon constant noté r, on a \dot{r} = 0, d'où :

\vec{v} = r\dot{\theta}\,\vec{e}_\theta

Le moment cinétique s'exprime donc :

\vec{L}_O = (r\,\vec{e}_r) \wedge (m_e r\dot{\theta}\,\vec{e}_\theta) = m_e r^2 \dot{\theta}\,\vec{e}_z

Comme \vec{L}_O est constant au cours du temps et que m_e et r sont constants, il vient :

\dot{\theta} = \text{constante} = \omega

La norme de la vitesse de l'électron vaut v = \|\vec{v}\| = r|\dot{\theta}| = \text{constante}.

\boxed{\text{Le mouvement circulaire de l'électron est uniforme.}}

Résultat

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
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Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : principe fondamental de la dynamique, force de coulomb

Déterminer l'expression de la valeur de la vitesse de l'électron en fonction du rayon de son orbite , , et de .

Voir l'indice

Projeter la relation fondamentale de la dynamique selon la normale centripète de Frenet \vec{n} : la force d'attraction électrostatique compense l'accélération v^2/r.

Voir la stratégie
  1. Définir le système, le référentiel et faire le bilan des forces appliquées à l'électron.
  2. Exprimer le vecteur accélération dans la base polaire pour un mouvement circulaire uniforme.
  3. Appliquer le principe fondamental de la dynamique et projeter sur le vecteur unitaire radial \vec{e}_r pour en déduire la vitesse v_n.
Voir la réponse courte

Application du PFD en base polaire liant l'accélération normale à la force de Coulomb pour exprimer v_n en fonction de r_n.

Voir le corrigé complet

On étudie l'électron, assimilé à un point matériel de masse m_e et de charge q = -e, dans le référentiel lié au proton fixe supposé galiléen.

L'électron est soumis à la seule force électrostatique de Coulomb exercée par le proton de charge +e situé à l'origine :

\vec{F} = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r_n^2}\,\vec{e}_r

D'après la question Q9, le mouvement sur l'orbite de rayon r_n est circulaire et uniforme de vitesse scalaire v_n = r_n\dot{\theta}. L'accélération de l'électron est purement normale (centripète) :

\vec{a} = -\frac{v_n^2}{r_n}\,\vec{e}_r

En appliquant le principe fondamental de la dynamique à l'électron :

m_e \vec{a} = \vec{F} \iff -m_e \frac{v_n^2}{r_n}\,\vec{e}_r = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r_n^2}\,\vec{e}_r

En projetant selon \vec{e}_r, on obtient :

m_e \frac{v_n^2}{r_n} = \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r_n^2}

La vitesse v_n étant positive, on en déduit :

\boxed{v_n = \sqrt{\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e r_n}}}

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
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Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie cinétique, énergie potentielle coulombienne, énergie mécanique

Exprimer les énergies cinétique , potentielle et mécanique de l'électron en fonction du rayon de son orbite , et de .

Voir l'indice

Exprimer E_c = \frac{1}{2}m_e v_n^2 à l'aide de la question précédente, puis poser E_p(r) = -e^2/(4\pi\varepsilon_0 r_n) avec référence nulle à l'infini pour en déduire E_n.

Voir la réponse courte

Calcul des énergies cinétique et potentielle, puis somme pour établir l'énergie mécanique E_n = -\frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 r_n}.

Voir le corrigé complet

1. Énergie cinétique E_c

D'après le résultat de la question Q10, la vitesse de l'électron sur l'orbite de rayon r_n est donnée par v_n^2 = \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e r_n}. L'énergie cinétique s'écrit donc :

E_c = \frac{1}{2} m_e v_n^2 = \frac{1}{2} m_e \left(\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e r_n}\right)
\boxed{E_c = \frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 r_n}}

2. Énergie potentielle E_p

L'électron de charge q_e = -e évolue dans le potentiel électrostatique créé par le proton fixe de charge q_p = +e situé en O, donné par V(r) = \frac{e}{4\pi\varepsilon_0 r} (avec la convention V(\infty) = 0).

L'énergie potentielle d'interaction coulombienne de l'électron vaut donc :

E_p = q_e V(r_n) = -e \left(\frac{e}{4\pi\varepsilon_0 r_n}\right)
\boxed{E_p = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r_n}}

3. Énergie mécanique E_n

L'énergie mécanique totale de l'électron sur son orbite est la somme de ses énergies cinétique et potentielle :

\begin{aligned} E_n &= E_c + E_p \\ &= \frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 r_n} - \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r_n} \end{aligned}
\boxed{E_n = -\frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 r_n}}

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
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Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement ; Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : modèle de bohr, quantification du moment cinétique, rayon de bohr

Montrer que . On donnera l'expression de appelé rayon de Bohr. Montrer que l'énergie mécanique peut se mettre sous la forme : . Déterminer l'expression de . Donner deux conséquences physiques de ces expressions.

Voir l'indice

Quantifier le moment cinétique scalaire L_O = m_e r_n v_n = n\hbar et combiner avec l'expression de v_n pour isoler r_n puis E_n.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la condition de quantification du moment cinétique L_O = m_e r_n v_n = n\hbar combinée à l'expression de la vitesse v_n obtenue à la question Q10 pour déterminer le rayon r_n.
  2. Injecter l'expression de r_n dans l'énergie mécanique E_n établie à la question Q11 pour identifier E_0.
  3. Analyser physiquement le caractère discret des résultats (stabilité, spectres de raies, énergie d'ionisation).
Voir la réponse courte

Utilisation de la quantification L = n\hbar pour déduire les expressions de a_0 et E_0, puis discussion des conséquences physiques.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, le moment cinétique orbital de l'électron est quantifié selon :

L_O = m_e r_n v_n = n\hbar \quad (n \in \mathbb{N}^*)

En élevant au carré et en utilisant l'expression de v_n^2 = \dfrac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e r_n} établie à la question Q10, il vient :

\begin{aligned} m_e^2 r_n^2 \left(\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e r_n}\right) &= n^2\hbar^2 \\ \frac{m_e e^2}{4\pi\varepsilon_0} r_n &= n^2\hbar^2 \end{aligned}

On en déduit :

\boxed{r_n = a_0 n^2} \quad \text{avec} \quad \boxed{a_0 = \frac{4\pi\varepsilon_0 \hbar^2}{m_e e^2} = \frac{\varepsilon_0 h^2}{\pi m_e e^2}}

La grandeur a_0 est le rayon de Bohr (valant numériquement environ 0{,}53\text{ \AA}).

En injectant l'expression de r_n dans celle de l'énergie mécanique E_n = -\dfrac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 r_n} (question Q11), on obtient :

\begin{aligned} E_n &= -\frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 a_0 n^2} = -\frac{E_0}{n^2} \end{aligned}

avec :

\boxed{E_n = -\frac{E_0}{n^2}} \quad \text{où} \quad \boxed{E_0 = \frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 a_0} = \frac{m_e e^4}{32\pi^2\varepsilon_0^2\hbar^2} = \frac{m_e e^4}{8\varepsilon_0^2 h^2}}

(valant numériquement environ 13{,}6\text{ eV}).

Conséquences physiques de ces expressions :

  1. Quantification de l'énergie et stabilité de l'atome : l'énergie de l'électron ne peut prendre que des valeurs discrètes. En particulier, pour n=1, l'électron atteint l'état fondamental d'énergie minimale E_1 = -E_0 et de rayon minimal r_1 = a_0. Contrairement aux prédictions de l'électrodynamique classique, l'électron ne rayonne pas en continu et ne s'écrase pas sur le noyau, assurant ainsi la stabilité de la matière.
  2. Spectre de raies d'émission et d'absorption : lors d'une transition entre deux niveaux p et n, l'atome n'échange de l'énergie avec le rayonnement que par émission ou absorption d'un photon d'énergie \Delta E = |E_p - E_n| = h\nu, ce qui explique la présence d'un spectre de raies discret caractéristique de l'élément chimique.

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Quantification et confinement

Notions : formule de rydberg, relation de planck-einstein

Déduire des calculs précédents la formule trouvée empiriquement par Rydberg lorsque l'atome d'hydrogène passe d'un niveau d'énergie à un niveau d'énergie :

où et sont deux entiers non nuls avec . Identifier l'expression de la constante de Rydberg en fonction de , et de .

Voir l'indice

Écrire la conservation de l'énergie lors de la transition d'un photon de fréquence \nu : h c/\lambda = E_p - E_n, puis factoriser par E_0.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la relation de Planck-Einstein reliant l'énergie du photon émis lors de la désexcitation à la différence d'énergie entre les niveaux p et n.
  2. Remplacer les énergies par leur forme quantifiée établie à la question Q12.
  3. Identifier l'expression de la constante de Rydberg R_\infty par comparaison directe.
Voir la réponse courte

Utilisation de la relation de Planck-Einstein \Delta E = \frac{hc}{\lambda} pour identifier la constante de Rydberg R_\infty = \frac{E_0}{hc}.

Voir le corrigé complet

Lorsqu'un atome d'hydrogène effectue une transition radiative d'un niveau d'énergie excité E_p vers un niveau d'énergie inférieur E_n (p > n), il émet un photon de longueur d'onde dans le vide \lambda_{p\rightarrow n}.

D'après le postulat de Bohr et la relation de Planck-Einstein, l'énergie emportée par ce photon est égale à la variation d'énergie de l'atome :

\Delta E = E_p - E_n = h \nu = \frac{h c}{\lambda_{p\rightarrow n}}

D'après la question Q12, les niveaux d'énergie s'écrivent E_n = -\dfrac{E_0}{n^2} et E_p = -\dfrac{E_0}{p^2}, d'où :

\begin{aligned} E_p - E_n &= -\frac{E_0}{p^2} - \left(-\frac{E_0}{n^2}\right) \\ &= E_0 \left(\frac{1}{n^2} - \frac{1}{p^2}\right) \end{aligned}

En combinant ces deux relations, on obtient :

\frac{h c}{\lambda_{p\rightarrow n}} = E_0 \left(\frac{1}{n^2} - \frac{1}{p^2}\right) \iff \frac{1}{\lambda_{p\rightarrow n}} = \frac{E_0}{h c}\left(\frac{1}{n^2} - \frac{1}{p^2}\right)

Par identification avec la formule de Rydberg donnée dans l'énoncé, on en déduit l'expression de la constante de Rydberg R_\infty :

\boxed{R_\infty = \frac{E_0}{h c}}

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger ; Quantification et confinement

Notions : fonction d'onde, densité de probabilité, modèle de bohr

Pour les radiations du domaine visible, . On donne : et . La raie verte trouvée par Ångström lors de ses études spectroscopiques des aurores boréales peut-elle être due à la présence d'hydrogène atomique dans la haute atmosphère terrestre ? Donner deux « défauts » du modèle de Bohr. Pour une approche plus « réaliste », il faudrait utiliser l'équation de Schrödinger rappelée ci-dessous (dans le cas unidimensionnel) :

Quelle interprétation peut-on donner à la fonction ? Quelle est sa dimension dans ce contexte ?

Voir l'indice

Calculer les longueurs d'onde des transitions visibles de la série de Balmer (n=2) pour p=3, 4, \dots et vérifier si 557,7 nm en fait partie. Relier \psi à la densité de probabilité de présence.

Voir la stratégie
  1. Pour la raie d'Ångström, comparer sa longueur d'onde (\lambda = 557{,}7\text{ nm}) aux raies données de la série de Balmer (n = 2) en exploitant la décroissance de \lambda_{p\rightarrow 2} avec l'entier p.
  2. Citer deux limites physiques et conceptuelles majeures du modèle de Bohr face à la mécanique quantique.
  3. Donner l'interprétation probabiliste de la fonction d'onde unidimensionnelle (postulat de Born) et en déduire sa dimension par la condition de normalisation.
Voir la réponse courte

Comparaison de longueurs d'onde, limites du modèle de Bohr, interprétation probabiliste de la fonction d'onde et analyse dimensionnelle [\psi] = \text{L}^{-1/2}.

Voir le corrigé complet

1. Origine de la raie verte d'Ångström

D'après le préambule de la partie II, la raie jaune-verte caractéristique détectée par Ångström a pour longueur d'onde :

\lambda_{\text{Ångström}} = 557{,}7\text{ nm}.

Pour l'atome d'hydrogène, les raies d'émission dans le domaine visible correspondent à la série de Balmer (n=2). D'après la formule de Rydberg établie à la question précédente :

\frac{1}{\lambda_{p\rightarrow 2}} = R_\infty \left(\frac{1}{4} - \frac{1}{p^2}\right) \quad \text{avec } p \ge 3.

Le membre de droite étant strictement croissant avec p, la longueur d'onde d'émission \lambda_{p\rightarrow 2} décroît strictement avec l'entier p :

\lambda_{3\rightarrow 2} = 656{,}3\text{ nm} \quad \text{et} \quad \lambda_{4\rightarrow 2} = 486{,}2\text{ nm}.

Pour toute transition supérieure p \ge 5, on a nécessairement :

\lambda_{p\rightarrow 2} < \lambda_{4\rightarrow 2} = 486{,}2\text{ nm}.

Par conséquent, il n'existe aucune raie de la série de Balmer comprise entre 486{,}2\text{ nm} et 656{,}3\text{ nm}. La raie verte observée à 557{,}7\text{ nm} étant située dans cet intervalle, elle ne peut pas être due à la présence d'hydrogène atomique.

2. Défauts du modèle de Bohr

On peut citer, parmi d'autres, les deux défauts suivants :

  • Incompatibilité avec le principe d'indétermination de Heisenberg : le modèle impose une trajectoire circulaire déterministe avec une position et une vitesse parfaitement définies à chaque instant, ce qui contredit la relation fondamentale \Delta x \, \Delta p_x \ge \frac{\hbar}{2}.
  • Inapplicabilité aux atomes polyélectroniques : le modèle ne permet pas de décrire les atomes ou ions possédant plus d'un électron (dès l'hélium neutre) en raison de l'absence de prise en compte correcte des interactions électron-électron.

3. Interprétation et dimension de la fonction d'onde \psi(x,t)

  • Interprétation physique (postulat de Born) : la fonction \psi(x,t) est l'amplitude de probabilité de présence associée à la particule. La quantité |\psi(x,t)|^2 représente la densité de probabilité de présence : la probabilité dP de trouver la particule à l'instant t dans l'intervalle spatial [x, x + dx] vaut :

    dP(x,t) = |\psi(x,t)|^2 \, dx.
  • Dimension : une probabilité étant un nombre sans dimension ([dP] = 1), on en déduit :

    [|\psi|^2] \cdot [x] = 1 \implies [|\psi|^2] = \mathrm{L}^{-1},

    d'où :

    \boxed{[\psi] = \mathrm{L}^{-1/2}}

    Dans le Système International, \psi(x,t) s'exprime donc en \mathrm{m}^{-1/2}.

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Partie III : Ondes de gravité dans un fjord norvégien

Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : nombre de reynolds, équation de navier-stokes

À l'aide de l'équation (1), retrouver l'expression du nombre de Reynolds noté . On pourra utiliser une vitesse caractéristique et une longueur caractéristique . Quelle est la signification de ce nombre ?

Voir l'indice

Comparer l'ordre de grandeur du terme convectif d'inertie \rho (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} \sim \rho U^2/L au terme de dissipation visqueuse \eta \Delta\vec{v} \sim \eta U/L^2.

Voir la stratégie

Pour retrouver le nombre de Reynolds à partir de l'équation de Navier-Stokes :

  1. Estimer l'ordre de grandeur du terme d'accélération convective (forces d'inertie) et celui du terme visqueux (forces de frottement visqueux) à l'aide d'une échelle caractéristique de vitesse U et d'espace L.
  2. Exprimer le rapport sans dimension de ces deux grandeurs pour obtenir R_e, puis préciser sa signification physique sur le régime d'écoulement.
Voir la réponse courte

Estimation des ordres de grandeur des termes convectif et diffusif dans Navier-Stokes pour retrouver le nombre de Reynolds Re = \frac{\rho U L}{\eta}.

Voir le corrigé complet

L'équation de Navier-Stokes (1) s'écrit :

\rho \left(\frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + (\vec{v} \cdot \vec{\nabla})\vec{v}\right) = \rho\vec{g} - \vec{\nabla}P + \eta \vec{\Delta}\vec{v}

Évaluons l'ordre de grandeur des forces volumiques d'inertie convective et des forces de diffusion visqueuse :

  • Terme convectif d'inertie :

    \|\rho (\vec{v} \cdot \vec{\nabla})\vec{v}\| \sim \rho \frac{U^2}{L}
  • Terme de viscosité :

    \|\eta \vec{\Delta}\vec{v}\| \sim \eta \frac{U}{L^2}

Le nombre de Reynolds R_e est défini par le rapport sans dimension de l'ordre de grandeur des termes inertiels sur celui des termes visqueux :

R_e = \frac{\|\rho (\vec{v} \cdot \vec{\nabla})\vec{v}\|}{\|\eta \vec{\Delta}\vec{v}\|} \sim \frac{\rho \dfrac{U^2}{L}}{\eta \dfrac{U}{L^2}}

On obtient ainsi :

\boxed{R_e = \frac{\rho U L}{\eta}}

Signification physique :

  • Le nombre de Reynolds quantifie l'importance relative des effets inertiels devant les forces de dissipation visqueuse au sein de l'écoulement.
  • Il détermine le régime de l'écoulement :

    • si R_e \ll 1, les forces de viscosité dominent très largement (régime laminaire rampant ou écoulement de Stokes) ;
    • si R_e \gg 1, les effets inertiels l'emportent sur la viscosité en dehors des couches limites (l'écoulement peut être modélisé comme parfait, devenant potentiellement turbulent au-delà d'une valeur critique).

Résultat

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : équation d'euler, fluide parfait

Que devient l'équation de Navier-Stokes dans l'hypothèse d'un écoulement parfait ? Écrire la nouvelle équation, dite équation d'Euler.

Voir l'indice

Poser la viscosité dynamique \eta = 0 dans l'équation de Navier-Stokes pour obtenir l'équation de conservation de quantité de mouvement d'Euler.

Voir la réponse courte

Annulation du terme de viscosité dans Navier-Stokes pour obtenir l'équation d'Euler d'un écoulement parfait.

Voir le corrigé complet

Par définition, un fluide parfait (ou un écoulement parfait) correspond à une situation où les forces de frottement visqueux au sein du fluide sont négligeables devant les autres actions mécaniques (forces de pression et de pesanteur), ce qui se modélise par une viscosité dynamique nulle :

\eta = 0

Le terme de diffusion visqueuse \eta \vec{\Delta}\vec{v} disparaît donc dans l'équation de Navier-Stokes. L'équation du mouvement devient alors l'équation d'Euler :

\boxed{\rho \left( \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + (\vec{v} \cdot \overrightarrow{\mathrm{grad}}) \vec{v} \right) = \rho \vec{g} - \overrightarrow{\mathrm{grad}}\,P}

Elle peut s'écrire de manière équivalente sous forme massique :

\frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + (\vec{v} \cdot \overrightarrow{\mathrm{grad}}) \vec{v} = \vec{g} - \frac{1}{\rho}\overrightarrow{\mathrm{grad}}\,P

Résultat

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : statique des fluides, pression hydrostatique

Dans le cas où l'eau est à l'équilibre, sans perturbation, comment se simplifie l'équation d'Euler ? En déduire l'expression du champ de pression en fonction de et des constantes , et .

Voir l'indice

Annuler le champ des vitesses pour retrouver la loi de l'hydrostatique \vec{\nabla} P_e = \rho\vec{g} = -\rho g\vec{e}_z et intégrer avec la condition de surface P_e(0) = P_0.

Voir la réponse courte

Simplification de l'équation d'Euler à vitesse nulle et intégration du gradient vertical de pression pour obtenir P_e(z) = P_0 - \rho g z.

Voir le corrigé complet

À l'équilibre et en l'absence de perturbation, le fluide est au repos : le champ des vitesses est identiquement nul en tout point, soit \vec{v} = \vec{0}.

Le terme d'accélération convective (\vec{v} \cdot \overrightarrow{\mathrm{grad}})\vec{v} et le terme d'accélération locale \dfrac{\partial \vec{v}}{\partial t} s'annulent donc. L'équation d'Euler établie à la question Q16 se réduit alors à la relation fondamentale de la statique des fluides :

\boxed{\overrightarrow{\mathrm{grad}}\,P_e = \rho \vec{g}}

Le champ de pesanteur étant donné par \vec{g} = -g\vec{e}_z, le gradient de pression s'écrit selon l'axe vertical (Oz) :

\frac{\mathrm{d}P_e}{\mathrm{d}z} = -\rho g

La masse volumique \rho et l'accélération de la pesanteur g étant constantes, une intégration par rapport à l'altitude z donne :

P_e(z) = -\rho g z + C

où C est une constante d'intégration. À la surface libre non perturbée située en z = 0, la pression du fluide est égale à la pression atmosphérique P_0 :

P_e(0) = P_0 \implies C = P_0

On en déduit l'expression du champ de pression d'équilibre :

\boxed{P_e(z) = P_0 - \rho g z}

Résultat

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Question 18

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Cinématique des fluides

Notions : équation d'euler linéarisée, incompressibilité, notation complexe

En utilisant l'équation d'Euler, montrer que :

Afin d'étudier plus en d'étail les ondes de gravité, on va supposer les perturbations sous forme sinusoïdale que l'on écrira en notation complexe :

où , la pulsation et la valeur du vecteur d'onde. Justifier la possibilité d'utiliser les formes sinusoïdales proposées et en déduire l'expression en notation complexe que prend alors l'équation (2) ci-dessus. Rappeler sans démonstration la relation traduisant l'incompressibilité d'un écoulement. Déduire des expressions précédentes la relation suivante :

Voir l'indice

Négliger le terme convectif, soustraire la relation d'équilibre hydrostatique et exploiter la condition d'incompressibilité \mathrm{div}\,\vec{v} = 0 en notation complexe.

Voir la stratégie
  1. Linéariser l'équation d'Euler en utilisant l'hypothèse de l'énoncé négligeant le terme convectif et la condition d'équilibre hydrostatique de la question Q17.
  2. Justifier la recherche de solutions harmoniques par la linéarité des équations du mouvement et l'invariance par translation spatiale et temporelle, puis projeter l'équation obtenue sur les axes.
  3. Relier la vitesse à la pression via la condition d'incompressibilité pour aboutir à l'équation différentielle sur le profil vertical f(z) de la pression.
Voir la réponse courte

Linéarisation d'Euler au premier ordre, condition d'incompressibilité \operatorname{div}\vec{v} = 0 et dérivation de l'équation différentielle sur le profil vertical f(z).

Voir le corrigé complet

1. Établissement de l'équation (2)

L'équation d'Euler établie à la question Q16 s'écrit :

\rho\left(\frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\mathrm{grad}})\vec{v}\right) = \rho\vec{g} - \overrightarrow{\mathrm{grad}}\,P

En négligeant le terme convectif (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\mathrm{grad}})\vec{v} devant l'accélération locale \frac{\partial \vec{v}}{\partial t}, et en injectant la décomposition du champ de pression P(x,z,t) = P_e(z) + p(x,z,t), il vient :

\rho\frac{\partial \vec{v}}{\partial t} = \rho\vec{g} - \overrightarrow{\mathrm{grad}}\,P_e - \overrightarrow{\mathrm{grad}}\,p

D'après la question Q17, l'état d'équilibre hydrostatique vérifie \vec{0} = \rho\vec{g} - \overrightarrow{\mathrm{grad}}\,P_e. Il reste donc :

\boxed{\rho \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,p} \quad (2)

2. Justification des formes sinusoïdales et passage en notation complexe

L'équation d'Euler linéarisée (2) ainsi que la condition d'incompressibilité sont des équations aux dérivées partielles linéaires dont les coefficients ne dépendent ni de t, ni de x (invariance par translation temporelle et spatiale selon Ox). En vertu du théorème de Fourier et du principe de superposition, toute perturbation de faible amplitude se décompose en modes propres harmoniques de pulsation \omega et de nombre d'onde k. Il est donc légitime de rechercher les solutions sous forme d'ondes planes progressives harmoniques en notation complexe.

En injectant les formes proposées dans l'équation (2), avec \frac{\partial}{\partial t} \equiv j\omega et \overrightarrow{\mathrm{grad}} \equiv -jk\vec{e}_x + \frac{\partial}{\partial z}\vec{e}_z :

j\omega\rho\,\underline{\vec{v}} = -\overrightarrow{\mathrm{grad}}\,\underline{p}

En projetant sur les axes \vec{e}_x et \vec{e}_z, on obtient :

\boxed{j\omega\rho\,V_x(z) = jk\,f(z)} \quad \text{et} \quad \boxed{j\omega\rho\,V_z(z) = -\frac{\mathrm{d}f(z)}{\mathrm{d}z}}

soit encore :

V_x(z) = \frac{k}{\omega\rho}f(z) \quad \text{et} \quad V_z(z) = \frac{j}{\omega\rho}\frac{\mathrm{d}f(z)}{\mathrm{d}z}

3. Condition d'incompressibilité

Un écoulement incompressible se traduit par l'annulation de la divergence de son champ de vitesses :

\boxed{\mathrm{div}\,\vec{v} = 0}

4. Équation différentielle vérifiée par f(z)

Prenons la divergence de l'équation du mouvement (2) :

\mathrm{div}\left(\rho \frac{\partial \vec{v}}{\partial t}\right) = -\mathrm{div}(\overrightarrow{\mathrm{grad}}\,p) = -\Delta p

La masse volumique \rho étant constante et les dérivées spatio-temporelles commutant, on a :

\rho \frac{\partial}{\partial t}(\mathrm{div}\,\vec{v}) = -\Delta p

L'incompressibilité impose \mathrm{div}\,\vec{v} = 0, d'où l'équation de Laplace pour la surpression :

\Delta p = 0

En notation complexe, le laplacien s'écrit (la coordonnée y n'intervenant pas) :

\begin{aligned} \Delta\underline{p} &= \frac{\partial^2\underline{p}}{\partial x^2} + \frac{\partial^2\underline{p}}{\partial z^2} \\ &= \left((-jk)^2 f(z) + \frac{\mathrm{d}^2 f(z)}{\mathrm{d}z^2}\right) e^{j(\omega t - kx)} = 0 \end{aligned}

Comme l'exponentielle ne s'annule pas, on en déduit directement :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2 f(z)}{\mathrm{d}z^2} - k^2 f(z) = 0}

Résultat

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Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 12 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : condition aux limites, onde de gravité, continuité de la pression

Sachant que la perturbation doit rester finie, montrer alors que l'expression réelle de la perturbation de la pression s'écrit :

où est une constante que l'on ne cherchera pas à déterminer à ce stade. Montrer que : . La pression étant continue au niveau de la surface libre de l'eau, montrer alors que : . À l'aide de l'expression en notation complexe trouvée en Q18, montrer que :

déterminer l'expression de en fonction de , , , et de .

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle linéaire en f(z) en éliminant la solution divergeant en eau profonde (z \to -\infty), puis exprimer la continuité de la pression totale en z \approx 0.

Voir la stratégie
  1. Résoudre l'équation différentielle sur f(z) établie en Q18 et appliquer la condition aux limites en profondeur (z \to -\infty) pour éliminer le terme divergent.
  2. Justifier l'approximation e^{ka} \approx 1 grâce à l'hypothèse de faible amplitude (a \ll \lambda), puis exprimer la continuité de la pression totale à l'interface libre z = h(x,t) pour déterminer la constante A.
  3. Utiliser la projection de l'équation du mouvement selon la verticale \vec{e}_z en notation complexe pour identifier \psi(z).
Voir la réponse courte

Résolution pour z \le 0 avec condition en profondeur, continuité de pression en surface libre donnant A = a\rho g, puis expression de \psi(z).

Voir le corrigé complet

1. Expression réelle de la surpression :

D'après la question Q18, la fonction f(z) vérifie l'équation différentielle :

\frac{\mathrm{d}^2 f(z)}{\mathrm{d}z^2} - k^2 f(z) = 0

La solution générale s'écrit sous la forme :

f(z) = C_1 e^{kz} + C_2 e^{-kz}, \quad (C_1, C_2 \in \mathbb{C})

Le fjord étant très profond (H \gg \lambda), l'eau s'étend vers de grandes profondeurs, c'est-à-dire vers z \to -\infty. Or, lorsque z \to -\infty, le terme e^{-kz} \to +\infty. Comme la perturbation de pression p doit rester bornée dans tout le fluide, on a nécessairement :

C_2 = 0

En choisissant l'origine des phases telle que la constante C_1 = A soit réelle, la surpression complexe s'écrit \underline{p}(x,z,t) = A e^{kz} e^{j(\omega t - kx)}. En prenant la partie réelle, on obtient :

\boxed{p(x, z, t) = A e^{kz} \cos(\omega t - kx)}

2. Détermination de la constante A :

Le vecteur d'onde est relié à la longueur d'onde par k = \frac{2\pi}{\lambda}. L'amplitude des vagues étant très petite devant la longueur d'onde (a \ll \lambda), on a :

ka = 2\pi \frac{a}{\lambda} \ll 1 \implies \boxed{e^{ka} \approx 1}

À la surface libre perturbée d'altitude z = h(x,t), la pression de l'eau est égale à la pression atmosphérique P_0 (en négligeant les effets de tension superficielle) :

P(x, h(x,t), t) = P_0

En utilisant l'expression du champ de pression total P(x,z,t) = P_e(z) + p(x,z,t) et le résultat de la question Q17 (P_e(z) = P_0 - \rho g z) :

\begin{aligned} P_0 - \rho g h(x,t) + p(x, h(x,t), t) &= P_0 \\ p(x, h(x,t), t) &= \rho g h(x,t) \end{aligned}

Puisque |h(x,t)| \le a et ka \ll 1, on effectue un développement au premier ordre :

p(x, h(x,t), t) = A e^{k h(x,t)} \cos(\omega t - kx) \approx A \cos(\omega t - kx)

Avec h(x,t) = a \cos(\omega t - kx), l'égalité devient :

A \cos(\omega t - kx) = \rho g a \cos(\omega t - kx)

D'où l'expression de la constante A :

\boxed{A = a\rho g}

3. Expression de la vitesse verticale et de \psi(z) :

D'après la question Q18, la projection de l'équation d'Euler linéarisée selon l'axe (Oz) en notation complexe s'écrit :

\begin{aligned} \rho \frac{\partial \underline{\vec{v}}}{\partial t} \cdot \vec{e}_z &= -\frac{\partial \underline{p}}{\partial z} \\ j\omega\rho\, \underline{\vec{v}}(x,z,t) \cdot \vec{e}_z &= -\frac{\partial}{\partial z} \left( A e^{kz} e^{j(\omega t - kx)} \right) = -k A e^{kz} e^{j(\omega t - kx)} \end{aligned}

On en déduit :

\underline{\vec{v}}(x,z,t) \cdot \vec{e}_z = -\frac{1}{j\omega\rho} \left( k A e^{kz} \right) e^{j(\omega t - kx)}

Ce qui est bien de la forme attendue avec :

\boxed{\psi(z) = a \rho g k e^{kz}}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : condition aux limites, relation de dispersion

À l'interface entre l'eau et l'air, que traduit la relation ? En déduire que . Déterminer l'exposant et vérifier l'homogénéité de cette relation. Comment appelle-t-on une telle relation ?

Voir l'indice

Identifier la vitesse verticale des particules fluides à la surface libre avec la dérivée temporelle du déplacement vertical \partial h/\partial t, puis égaler les termes complexes en z=0.

Voir la stratégie
  1. Interpréter la condition cinématique à la surface libre comme le fait que la surface libre est une surface matérielle (les particules fluides situées à la surface y restent).
  2. Évaluer la composante verticale de la vitesse \underline{v}_z(x,0,t) obtenue en Q19 et la vitesse de déformation de l'interface \frac{\partial \underline{h}}{\partial t} pour en déduire la relation liant \omega et k.
  3. Identifier l'exposant \beta, vérifier l'homogénéité par analyse dimensionnelle et nommer la relation obtenue.
Voir la réponse courte

Interprétation de la condition cinématique à l'interface, détermination de l'exposant \beta = 1/2 et dénomination de la relation de dispersion.

Voir le corrigé complet

1. Signification physique de la relation :

La relation \vec{v}(x,z,t) \cdot \vec{e}_z = v_z(x,z,t) = \frac{\partial h}{\partial t} à la surface libre constitue la condition aux limites cinématique. Elle traduit le fait que la surface libre est une surface matérielle : les particules fluides situées à l'interface eau-air y restent au cours du temps (absence de mélange ou de projection). Dans l'approximation des ondes de faible amplitude (a \ll \lambda), cette relation est linéarisée en z = 0, et exprime que la vitesse verticale du fluide à la surface coïncide avec la vitesse d'élévation de celle-ci.

2. Déduction de la pulsation \omega :

D'après le résultat de la question Q19, la composante selon \vec{e}_z du champ de vitesse s'écrit en notation complexe :

\underline{v}_z(x,z,t) = -\frac{1}{j\omega\rho} \psi(z)\, e^{j(\omega t - kx)}

avec \psi(z) = a \rho g k e^{kz}. Au premier ordre en a, l'évaluation à l'interface z = h(x,t) \approx 0 donne :

\underline{v}_z(x,0,t) = -\frac{a \rho g k}{j\omega\rho} e^{j(\omega t - kx)} = j\frac{agk}{\omega} e^{j(\omega t - kx)}

Par ailleurs, la dérivée temporelle de l'élévation complexe \underline{h}(x,t) = a e^{j(\omega t - kx)} vaut :

\frac{\partial \underline{h}}{\partial t} = j\omega a e^{j(\omega t - kx)}

En identifiant \underline{v}_z(x,0,t) = \frac{\partial \underline{h}}{\partial t}, on obtient :

j\frac{agk}{\omega} = j\omega a \implies \omega^2 = gk

Comme la pulsation \omega est par convention positive :

\omega = \sqrt{gk} = (gk)^{1/2}

On identifie donc :

\boxed{\beta = \frac{1}{2}}

3. Homogénéité de la relation :

En termes de dimensions :

\begin{aligned} [g] &= \mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2} \\ [k] &= \mathrm{L}^{-1} \end{aligned}

D'où :

[gk] = (\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2}) \times \mathrm{L}^{-1} = \mathrm{T}^{-2} \implies [(gk)^{1/2}] = (\mathrm{T}^{-2})^{1/2} = \mathrm{T}^{-1}

La dimension obtenue est bien celle d'une pulsation ([\omega] = \mathrm{T}^{-1}), ce qui confirme que la relation est homogène.

4. Nom de la relation :

Une relation liant la pulsation temporelle \omega au vecteur d'onde spatial k est appelée une relation de dispersion.

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : vitesse de phase, vitesse de groupe, dispersion

Rappeler la définition des vitesses de phase et de groupe. Déterminer celles-ci pour les ondes de gravité étudiées ici en fonction de et de la valeur du vecteur d'onde. Quelle est la relation simple qui relie ces vitesses ici ?

Voir l'indice

Utiliser les définitions directes du cours v_\varphi = \omega/k et v_g = \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}k appliquées à la relation \omega = \sqrt{gk}.

Voir la réponse courte

Définitions de v_\varphi = \frac{\omega}{k} et v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k}, calcul pour \omega \propto \sqrt{k} et relation v_g = \frac{1}{2}v_\varphi.

Voir le corrigé complet

1. Définitions des vitesses de phase et de groupe

  • La vitesse de phase v_\varphi est la vitesse de propagation des surfaces d'égale phase (crêtes ou creux de l'onde pour une onde monochromatique) :

    v_\varphi = \frac{\omega}{k}
  • La vitesse de groupe v_g est la vitesse de propagation de l'enveloppe d'un paquet d'ondes, correspondant à la vitesse de transport de l'énergie :

    v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k}

2. Expressions en fonction de g et k

D'après la relation de dispersion établie à la question Q20 :

\omega(k) = \sqrt{g k} = g^{1/2} k^{1/2}

On en déduit l'expression de la vitesse de phase :

v_\varphi = \frac{\sqrt{gk}}{k} = \sqrt{\frac{g}{k}}
\boxed{v_\varphi = \sqrt{\frac{g}{k}}}

Puis l'expression de la vitesse de groupe par dérivation :

v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = \frac{1}{2} g^{1/2} k^{-1/2} = \frac{1}{2}\sqrt{\frac{g}{k}}
\boxed{v_g = \frac{1}{2}\sqrt{\frac{g}{k}}}

3. Relation reliant les deux vitesses

En comparant directement les deux expressions obtenues :

\boxed{v_g = \frac{1}{2} v_\varphi}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Partie PROBLÈME 1 : Composition et propriétés des vins rouges

I · Synthèse du resvératrol

Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation

Chapitre : Chimie organique › Chimie organométallique et catalyse

Notions : cycle catalytique, bilan de réaction

Écrire l'équation de la réaction de formation de l'acétate de resvératrol à partir du cycle catalytique.

Voir l'indice

Faire le bilan des réactifs consommés et des espèces rejetées en suivant le contour externe fermé du cycle catalytique.

Voir la stratégie

Pour écrire l'équation de la réaction catalysée à partir du cycle catalytique :

  1. Identifier les réactifs qui entrent dans le cycle : le dérivé aryliodé (étape 1), l'alcène (étape 2) et la base (étape 5).
  2. Identifier les produits qui sortent du cycle : l'acétate de resvératrol (étape 4) et le sel d'ammonium (étape 5).
  3. Le catalyseur au palladium \text{Pd}(0), étant régénéré au cours du cycle, n'apparaît pas dans le bilan stœchiométrique global.
Voir la réponse courte

Écriture de l'équation-bilan globale du couplage de Heck entre l'alcène et l'halogénure aromatique en présence de base.

Voir le corrigé complet

D'après le cycle catalytique du document 1, les espèces consommées sont :

  • le 4-iodophényl acétate (ou acétate de 4-iodophényle) : \text{I}-\text{C}_6\text{H}_4-\text{OAc} ;
  • le 3,5-diacétoxystyrène : \text{H}_2\text{C}=\text{CH}-\text{C}_6\text{H}_3(\text{OAc})_2 ;
  • la triéthylamine, qui sert de base consommable : \text{Et}_3\text{N}.

Les espèces formées sont :

  • le triacétate de resvératrol : \text{AcO}-\text{C}_6\text{H}_4-\text{CH}=\text{CH}-\text{C}_6\text{H}_3(\text{OAc})_2 (de configuration (E)) ;
  • l'iodure de triéthylammonium : \text{Et}_3\text{NH}^+ + \text{I}^-.

L'équation de la réaction globale de formation de l'acétate de resvératrol s'écrit :

Soit sous forme condensée :

\boxed{\text{I}-\text{C}_6\text{H}_4-\text{OAc} + \text{H}_2\text{C}=\text{CH}-\text{C}_6\text{H}_3(\text{OAc})_2 + \text{Et}_3\text{N} \xrightarrow{[\text{Pd}(0)]} \text{AcO}-\text{C}_6\text{H}_4-\text{CH}=\text{CH}-\text{C}_6\text{H}_3(\text{OAc})_2 + \text{Et}_3\text{NH}^+ + \text{I}^-}

Résultat

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Chimie organique › Chimie organométallique et catalyse ; Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : nombre d'oxydation, addition oxydante

Déterminer la variation du nombre d'oxydation du palladium lors de l'étape 1.

Voir l'indice

Attribuer le degré d'oxydation initial du palladium puis compter les liaisons avec les ligands de type X (iodure et groupement aryle) créées lors de l'insertion.

Voir la stratégie

Pour déterminer le nombre d'oxydation (n.o.) du palladium avant et après l'étape 1 :

  1. Identifier l'état d'oxydation initial à partir des réactifs indiqués sur le cycle catalytique ;
  2. Appliquer les règles de décompte du degré d'oxydation sur le complexe issu de l'étape 1, en considérant la nature des ligands associés au métal (méthode ionique habituelle de la chimie organométallique).
Voir la réponse courte

Détermination du degré d'oxydation du palladium passant de 0 à +II lors de l'étape d'addition oxydante.

Voir le corrigé complet
  • État initial : Le catalyseur de départ est explicitement un complexe de palladium au degré d'oxydation zéro, soit :

    \text{n.o.}_i(\text{Pd}) = 0.
  • État final de l'étape 1 : Lors de cette réaction, le dérivé iodé \text{Ar}-\text{I} réagit sur le centre métallique pour former un complexe organopalladié \text{Ar}-\text{Pd}-\text{I}.

    Dans le formalisme ionique usuel :

    • le ligand iodure \text{I}^- est un ligand de type \text{X}, de charge formelle -1 ;
    • le groupe aromatique lié par un carbone sp^2 (plus électronégatif que le palladium) constitue un ligand aryle \text{Ar}^-, également de type \text{X} et de charge formelle -1.

    Le complexe formé étant globalement neutre, la conservation de la charge donne :

    \text{n.o.}_f(\text{Pd}) + q(\text{Ar}^-) + q(\text{I}^-) = 0 \implies \text{n.o.}_f(\text{Pd}) = +2 = +\text{II}.

La variation du nombre d'oxydation du palladium au cours de l'étape 1 vaut donc :

\boxed{\Delta\text{n.o.}(\text{Pd}) = \text{n.o.}_f - \text{n.o.}_i = +2}

Le palladium passe ainsi du degré d'oxydation 0 au degré d'oxydation +\text{II}.

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Chimie organique › Chimie organométallique et catalyse

Notions : complexe organométallique, intermédiaire réactionnel

Préciser la structure de l'intermédiaire A.

Voir l'indice

Observer l'espèce libérée après la \beta-élimination de l'alcène fixé au palladium, portant un hydrure et un halogénure.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'étape 4 : elle correspond à la libération du produit de couplage (l'acétate de resvératrol) par une réaction de \beta-élimination d'hydrure.
  2. En déduire les ligands restants liés au centre métallique de palladium pour déterminer la formule de l'intermédiaire \mathbf{A}.
  3. Vérifier la cohérence avec l'étape 5, qui consomme \mathbf{A} et la base \mathrm{Et_3N} pour régénérer le catalyseur \mathrm{Pd}(0).
Voir la réponse courte

Représentation de la structure de l'intermédiaire organopalladié issu de la première étape du cycle catalytique.

Voir le corrigé complet

L'étape 4 est une \beta-élimination d'hydrure : le palladium arrache un atome d'hydrogène en position \beta pour former la double liaison carbone-carbone du produit de couplage (l'acétate de resvératrol).

Le transfert de cet hydrure sur le métal laisse le palladium lié à un atome d'hydrogène et à l'atome d'iode issu de l'étape d'addition oxydante initiale. L'intermédiaire \mathbf{A} est donc un complexe hydruro-iodure de palladium(II) :

\boxed{\mathbf{A} : \mathrm{H-Pd-I} \quad \text{(ou } \mathrm{HPdI}\text{)}}

Ce résultat est confirmé par l'étape 5 : la triéthylamine \mathrm{Et_3N} agit comme une base pour déprotoner ce complexe (ou favoriser l'élimination réductrice de \mathrm{HI}), ce qui forme le sel d'ammonium \mathrm{Et_3NH^+ + I^-} et régénère le palladium au degré d'oxydation zéro \mathrm{Pd}(0).

Résultat

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Chimie organique › Chimie organométallique et catalyse

Notions : acte élémentaire organométallique, cycle catalytique

Nommer les actes élémentaires correspondant aux étapes 1, 2, 3, 4 et 5 du cycle catalytique.

Voir l'indice

Associer à chaque flèche l'un des mécanismes organométalliques élémentaires classiques : addition oxydante, coordination, insertion migratrice, élimination.

Voir la stratégie

Le cycle de Heck met en jeu les actes élémentaires classiques de la catalyse par les complexes des métaux de transition au programme de PC :

  1. Identifier la modification des liaisons et du degré d'oxydation du palladium à chaque étape ;
  2. Associer à chacune l'acte élémentaire correspondant (addition oxydante, coordination, insertion migratrice, \beta-élimination, élimination réductrice).
Voir la réponse courte

Identification des actes élémentaires usuels : addition oxydante, coordination, insertion migratoire, élimination syn-\beta, régénération réductrice.

Voir le corrigé complet

Les actes élémentaires associés aux cinq étapes du cycle catalytique sont :

  • Étape 1 : Addition oxydante
    Le dérivé iodé \mathrm{Ar-I} s'additionne sur le centre métallique : le degré d'oxydation du palladium passe de 0 à +\mathrm{II} avec rupture de la liaison \mathrm{C-I} et formation des liaisons \mathrm{Pd-C} et \mathrm{Pd-I}.
  • Étape 2 : Coordination de l'alcène (ou complexation de l'alcène)
    L'alcène se coordonne au centre métallique par son système \pi pour former un complexe \pi-alcène sans variation du degré d'oxydation du palladium.
  • Étape 3 : Insertion migratrice (ou carbopalladation)
    Le ligand aryle migre sur l'un des atomes de carbone de l'alcène coordonné avec formation d'une liaison \mathrm{C-C} et d'une liaison \sigma \mathrm{Pd-C} (complexe alkylpalladium).
  • Étape 4 : \beta-élimination d'hydrure (ou \beta-élimination)
    Un atome d'hydrogène situé en position \beta par rapport au palladium est transféré sur le métal, ce qui libère l'alcène conjugué (acétate de resvératrol) et conduit à l'hydrure de palladium \mathbf{A}.
  • Étape 5 : Élimination réductrice (assistée par la base)
    En présence de triéthylamine \mathrm{Et_3N} qui neutralise l'hydracide formé, les ligands hydrure et iodure sont éliminés, régénérant le catalyseur \mathrm{Pd}(0) avec passage du degré d'oxydation de +\mathrm{II} à 0.
\boxed{ \begin{aligned} \text{Étape 1} &: \text{Addition oxydante} \\ \text{Étape 2} &: \text{Coordination de l'alcène} \\ \text{Étape 3} &: \text{Insertion migratrice} \\ \text{Étape 4} &: \beta\text{-élimination d'hydrure} \\ \text{Étape 5} &: \text{Élimination réductrice} \end{aligned} }

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Carbonyles et dérivés d'acides ; Stratégie de synthèse et protections

Notions : saponification, protection-déprotection, addition-élimination

Proposer des conditions de déprotection permettant de former le resvératrol à partir du produit de couplage de Heck. Nommer la réaction et écrire son mécanisme.

Voir l'indice

Envisager la coupure des trois fonctions acétate (esters aromatiques) par saponification basique douce suivie d'une acidification pour régénérer les phénols.

Voir la stratégie
  1. Identifier la fonction chimique à déprotéger : le triacétate de resvératrol comporte trois fonctions esters phénoliques (\mathrm{Ar-O-Ac}).
  2. Proposer les conditions opératoires usuelles pour la déprotection d'un acétate (hydrolyse basique totale ou hydrolyse acide).
  3. Donner le nom de la réaction et détailler le mécanisme d'addition-élimination correspondant sur un motif acétate d'aryle (\mathrm{CH_3-CO_2-Ar}).
Voir la réponse courte

Déprotection des fonctions acétate par saponification en milieu basique suivie d'une acidification, avec le mécanisme d'addition-élimination.

Voir le corrigé complet

1. Conditions expérimentales proposées : Pour cliver les fonctions esters d'acétate et libérer les fonctions phénol, on réalise une hydrolyse basique en présence d'un excès d'hydroxyde de sodium \mathrm{NaOH} (ou de potassium \mathrm{KOH}) en milieu hydro-alcoolique (\mathrm{H_2O / EtOH}), au reflux. Une étape ultérieure d'acidification (par exemple par addition d'acide chlorhydrique \mathrm{HCl}) est nécessaire pour reprotoner les ions phénolates intermédiaires (\mathrm{p}K_a \approx 10) en fonctions phénol libres.

\boxed{\text{1) }\mathrm{NaOH}\text{ aqueux},\ \text{chauffage à reflux} \quad \text{puis} \quad \text{2) Acidification par }\mathrm{H_3O^+}}

2. Nom de la réaction :

\boxed{\text{Hydrolyse basique d'un ester (ou saponification), suivie d'une acidification.}}

3. Mécanisme de la réaction (représenté sur un groupement acétate d'aryle \mathrm{CH_3-COO-Ar}) :

Le mécanisme d'addition-élimination (\mathrm{B_{Ac}2}) se décompose en trois étapes élémentaires :

  • Étape 1 : Addition nucléophile de l'ion hydroxyde \mathrm{HO}^- sur le carbone électrophile du carbonyle :

  • Étape 2 : Élimination du groupe partant phénolate \mathrm{ArO}^- avec régénération de la liaison double \mathrm{C=O} :

  • Étape 3 : Échange acido-basique irréversible entre l'acide acétique produit (\mathrm{p}K_a \approx 4{,}8) et les bases présentes dans le milieu (\mathrm{ArO}^- avec \mathrm{p}K_a \approx 10 ou \mathrm{HO}^- en excès) :

    \begin{aligned} \mathrm{CH_3-COOH} + \mathrm{ArO^-} &\longrightarrow \mathrm{CH_3-COO^-} + \mathrm{ArOH} \\ \text{ou en milieu basique concentré :}\quad \mathrm{CH_3-COOH} + \mathrm{HO^-} &\longrightarrow \mathrm{CH_3-COO^-} + \mathrm{H_2O} \end{aligned}

    Cette étape exothermique et thermodynamiquement très favorable rend l'hydrolyse globale quantitative et irréversible.

Acidification finale : En milieu basique (\mathrm{pH} > 12), les fonctions phénol formées sont déprotonées sous forme d'ions phénolates \mathrm{ArO}^-. L'addition finale d'un acide fort permet de récupérer le resvératrol sous sa forme neutre précipitée :

\mathrm{ArO^-} + \mathrm{H_3O^+} \longrightarrow \mathrm{ArOH} + \mathrm{H_2O}

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II · Dosage des polyphénols par la méthode de Folin-Ciocalteu

Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : dilution, facteur de dilution

Déterminer le volume de vin rouge à prélever pour préparer 10,0 mL de solution (S) de vin diluée au dixième.

Voir l'indice

Appliquer le facteur de dilution classique F = C_{\text{mère}}/C_{\text{fille}} = V_{\text{fiole}}/V_{\text{prélèvement}} = 10.

Voir la réponse courte

Facteur de dilution égal à 10 : prélèvement de 1{,}0\text{ mL} de vin à la pipette jaugée pour une fiole de 10{,}0\text{ mL}.

Voir le corrigé complet

Lors d'une dilution, la masse (ou la quantité de matière) de soluté se conserve entre la solution mère de vin rouge et la solution fille (\mathrm{S}) préparée :

C_{\text{vin}} V_{\text{vin}} = C_{\mathrm{S}} V_{\mathrm{S}}

Une dilution au dixième correspond à un facteur de dilution :

F = \frac{C_{\text{vin}}}{C_{\mathrm{S}}} = 10

Le volume V_{\text{vin}} de vin rouge à prélever pour obtenir un volume V_{\mathrm{S}} = 10{,}0\text{ mL} de solution fille est donc :

V_{\text{vin}} = \frac{V_{\mathrm{S}}}{F}

Application numérique :

V_{\text{vin}} = \frac{10{,}0\text{ mL}}{10} = 1{,}0\text{ mL}
\boxed{V_{\text{vin}} = 1{,}0\text{ mL}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Spectroscopies IR et RMN ; Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : spectrophotométrie, absorbance

Justifier que, lors de la mise en œuvre de la méthode de Folin-Ciocalteu, la mesure de l'absorbance de l'échantillon soit réalisée à 760 nm.

Voir l'indice

Examiner le spectre UV-visible fourni pour constater que le vin absorbe fortement sous 600 nm mais devient transparent à 760 nm, où seuls les complexes réduits absorbent.

Voir la stratégie

Pour justifier le choix de la longueur d'onde d'analyse (\lambda = 760\text{ nm}), il convient d'analyser conjointement :

  1. L'absorption des espèces colorées formées lors de la réaction (sensibilité de la méthode) ;
  2. L'absorption propre de la matrice (le vin rouge) pour s'assurer de l'absence d'interférence spectrale (sélectivité de la méthode).
Voir la réponse courte

Justification du choix de la longueur d'onde de 760 nm correspondant au maximum d'absorption du produit de réaction pour maximiser la sensibilité.

Voir le corrigé complet

Le choix de la longueur d'onde \lambda = 760\text{ nm} repose sur deux critères complémentaires :

  1. Maximisation de la sensibilité (absorption du produit formé) :
    D'après le document 3, la réduction du réactif de Folin-Ciocalteu par les polyphénols conduit à la formation d'un mélange « d'oxydes bleus de tungstène (\mathrm{W_8O_{23}}) et de molybdène (\mathrm{Mo_8O_{23}}) ». Une espèce de couleur bleue absorbe préférentiellement dans le domaine de sa couleur complémentaire, c'est-à-dire dans le rouge et le proche infrarouge (\lambda > 700\text{ nm}). Ces oxydes présentent un maximum d'absorption à \lambda = 760\text{ nm}, ce qui confère à la méthode une sensibilité maximale (coefficient d'absorption molaire \varepsilon élevé dans la loi de Beer-Lambert).
  2. Absence d'interférence spectrale de la matrice (spécificité de la mesure) :
    D'après les spectres d'absorption UV-visible des vins rouges présentés dans le document 3, le vin absorbe fortement dans l'UV (vers 280\text{ nm} en raison des noyaux aromatiques) ainsi que dans le visible vert/jaune (maximum autour de 520\text{ nm} dû aux anthocyanes conférant sa robe rouge au vin). En revanche, son absorbance décroît rapidement au-delà de 600\text{ nm} pour devenir quasi nulle à partir de 700\text{ nm}.
\boxed{\text{À } \lambda = 760\text{ nm, les oxydes bleus formés absorbent au maximum tandis que le vin n'absorbe plus.}}

Cette longueur d'onde assure donc à la fois une excellente sensibilité et une sélectivité optimale, sans interférence liée à la coloration propre du vin.

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : droite d'étalonnage, loi de beer-lambert

Déterminer le plus précisément possible la concentration en polyphénols totaux, exprimée en concentration équivalente d'acide gallique, dans le vin analysé.

Voir l'indice

Déterminer graphiquement ou analytiquement la concentration de la solution diluée analysée grâce à l'équation de la droite d'étalonnage, puis multiplier par le facteur de dilution.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la concentration équivalente en acide gallique C_{\mathrm{S}} de la solution (\text{S}) à partir de l'absorbance mesurée A = 0{,}52, soit par lecture graphique / pente de la droite d'étalonnage, soit par interpolation linéaire entre les points expérimentaux encadrants.
  2. Prendre en compte le facteur de dilution F = 10 utilisé pour préparer la solution (\text{S}) à partir du vin rouge (établi en Q27) afin d'obtenir la concentration C_{\mathrm{vin}} dans le vin analysé.
Voir la réponse courte

Exploitation de la droite d'étalonnage de Folin-Ciocalteu pour déterminer la concentration équivalente d'acide gallique avec le facteur de dilution.

Voir le corrigé complet

D'après le protocole (document 2), les solutions étalons et la solution (\text{S}) subissent rigoureusement le même traitement : prélèvement de 1{,}0\text{ mL}, ajout de 0{,}5\text{ mL} de réactif de Folin-Ciocalteu, puis ajustement à 10{,}0\text{ mL} avec la solution de carbonate de sodium. La courbe d'étalonnage donne ainsi directement l'absorbance en fonction de la concentration de la solution introduite.

Pour l'échantillon de vin analysé, l'absorbance mesurée est :

A = 0{,}52

D'après le tableau de données du document 4, cette valeur est encadrée par :

  • la solution 5 : C_5 = 0{,}120\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} pour A_5 = 0{,}42 ;
  • la solution 6 : C_6 = 0{,}180\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} pour A_6 = 0{,}57.

Par interpolation linéaire entre ces deux points expérimentaux :

\begin{aligned} C_{\mathrm{S}} &= C_5 + \frac{A - A_5}{A_6 - A_5}\,(C_6 - C_5) \\ C_{\mathrm{S}} &= 0{,}120 + \frac{0{,}52 - 0{,}42}{0{,}57 - 0{,}42}\,(0{,}180 - 0{,}120) \\ C_{\mathrm{S}} &= 0{,}120 + \frac{0{,}10}{0{,}15} \times 0{,}060 = 0{,}120 + 0{,}040 = 0{,}160\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned}

Remarque : La pente moyenne de la droite d'étalonnage modélisée est k \approx \frac{1{,}03}{0{,}300} \approx 3{,}43\text{ L}\cdot\text{g}^{-1}, ce qui conduirait à C_{\mathrm{S}} = \frac{A}{k} \approx 0{,}152\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}, en très bon accord avec la lecture graphique (C_{\mathrm{S}} \approx 0{,}15\text{ à }0{,}16\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}).

La solution (\text{S}) ayant été préparée par dilution au dixième du vin rouge (facteur de dilution F = 10, question Q27), la concentration en polyphénols totaux dans le vin brut est :

\begin{aligned} C_{\mathrm{vin}} &= 10 \times C_{\mathrm{S}} \\ C_{\mathrm{vin}} &= 10 \times 0{,}160\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} = 1{,}6\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} = 1{,}6 \cdot 10^3\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned}
\boxed{C_{\mathrm{vin}} \approx 1{,}5\text{ à }1{,}6\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} \quad (\text{soit } 1\,500\text{ à }1\,600\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1})}

Résultat

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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : interprétation de résultat

En déduire si le vin analysé est astringent.

Voir l'indice

Comparer la teneur totale obtenue dans le vin non dilué au seuil critique de 2\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} mentionné dans le document.

Voir la réponse courte

Comparaison de la concentration en polyphénols totaux mesurée à la valeur seuil d'astringence pour statuer.

Voir le corrigé complet

D'après le document 5, un vin rouge est qualifié d'astringent lorsque sa concentration en polyphénols totaux dépasse le seuil critique :

C_{\text{seuil}} = 2\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}.

D'après le résultat obtenu à la question Q29, la concentration en polyphénols totaux du vin analysé est :

C_{\text{vin}} \approx 1{,}5 \text{ à } 1{,}6\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}.

On constate que :

C_{\text{vin}} < C_{\text{seuil}}.
\boxed{\text{Le vin analysé n'est pas qualifié d'astringent.}}

Résultat

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Partie PROBLÈME 2 : Synthèse et racémisation de l'acide aspartique

I · Synthèse de l'acide aspartique

Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Carbonyles et dérivés d'acides

Notions : chlorure d'acyle, activation d'acide carboxylique

Donner la structure du composé B ainsi que le mécanisme de sa formation.

Voir l'indice

Identifier une substitution nucléophile bimoléculaire de l'ion chlorure par l'ion cyanure sur le carboxylate de départ.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature des réactifs engagés à l'étape 1 : l'acide 2-chloroéthanoïque \mathbf{A} possède une fonction acide carboxylique et un site électrophile au niveau du carbone chloré (\text{C}_\alpha).
  2. Analyser l'ordre de réactivité : la réaction acide-base entre l'acide carboxylique et la base \mathrm{HCO_3^-} est instantanée ; elle forme le carboxylate correspondant.
  3. Établir l'attaque nucléophile de l'ion cyanure \mathrm{CN^-} sur le carbone primaire porteur du nucléofuge \mathrm{Cl^-} selon un mécanisme de substitution nucléophile bimoléculaire (\mathrm{S_N2}).
Voir la réponse courte

Formation du chlorure d'acyle B par action du chlorure de thionyle \mathrm{SOCl}_2 sur l'acide carboxylique et écriture du mécanisme.

Voir le corrigé complet

1. Structure du composé B

L'acide 2-chloroéthanoïque réagit successivement avec l'hydrogénocarbonate de sodium puis avec le cyanure de potassium pour donner l'ion cyanoéthanoate (ou sous forme protonée/neutre, l'acide 2-cyanoéthanoïque) :

\boxed{\mathbf{B} : \quad \mathrm{N\equiv C-CH_2-COO^-} \quad \text{ou} \quad \mathrm{N\equiv C-CH_2-COOH}}

2. Mécanisme réactionnel

Le processus se déroule en deux étapes :

  • Première étape : réaction acido-basique préliminaire

    L'ion hydrogénocarbonate \mathrm{HCO_3^-} déprotone quantitativement la fonction acide carboxylique de l'acide 2-chloroéthanoïque :

    En effet, \mathrm{p}K_a(\mathrm{RCOOH}) \approx 5 < \mathrm{p}K_a(\mathrm{H_2CO_3/HCO_3^-}) = 6{,}4 (d'après le tableau 3).

  • Seconde étape : substitution nucléophile bimoléculaire (\mathbf{S_N2})

    L'ion cyanure \mathrm{CN^-} agit comme un bon nucléophile et attaque le carbone primaire électrophile \mathrm{C_\alpha}, avec départ concomitant de l'ion chlorure \mathrm{Cl^-} (bon groupe partant) :

L'hydrolyse acide ultérieure (étape 2) du nitrile et la protonation du carboxylate régénèrent les deux fonctions acide pour donner l'acide malonique \mathbf{C}.

Résultat

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Chimie organique › Carbonyles et dérivés d'acides

Notions : tautomérie céto-énolique, mécanisme réactionnel

Donner le mécanisme de formation de l'énol représenté dans le document 7 à partir de C. Nommer cet équilibre.

Voir l'indice

Écrire le mécanisme catalysé par les acides faisant intervenir la protonation d'un carbonyle suivie de la déprotonation en position \alpha, caractéristique de la tautomérie.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de l'isomérie entre l'acide malonique C et sa forme énol pour nommer l'équilibre correspondant.
  2. Proposer le mécanisme d'énolisation en milieu acide (la bromation ultérieure par \mathrm{Br_2} libérant du bromure d'hydrogène acide) comprenant une protonation de l'oxygène carbonyle suivie de la déprotonation du carbone en \alpha.
Voir la réponse courte

Écriture du mécanisme acido-catalysé d'énolisation (protonation de l'oxygène puis déprotonation en \alpha) et nom de l'équilibre tautomère.

Voir le corrigé complet

L'acide malonique C (forme dicarbonylée) et son énol sont deux isomères de constitution qui diffèrent par la position d'un proton et d'une double liaison : cet équilibre est une tautomérie céto-énolique (ou tautomérie acide carboxylique/énol).

\boxed{\text{Cet équilibre est un équilibre de tautomérie céto-énolique.}}

L'énolisation s'effectue par catalyse acide (présence résiduelle d'acide de l'étape 2 ou autocatalyse par \mathrm{HBr} formé lors de la bromation) selon les deux étapes réversibles suivantes :

  1. Protonation de l'oxygène d'un des groupements carbonyle par un acide du milieu (\mathrm{H_3O^+} ou \mathrm{H^+}), ce qui renforce le caractère électrophile et active les hydrogènes en \alpha :

    L'intermédiaire cationique est stabilisé par délocalisation de la charge positive entre les deux atomes d'oxygène du groupement carboxylique protoné :

    \mathrm{HOOC-CH_2-\overset{+}{C}(OH)_2 \longleftrightarrow HOOC-CH_2-C(OH)=\overset{+}{O}H}
  2. Déprotonation du carbone \alpha (\mathrm{C}_4) par une base faible du milieu (telle que \mathrm{H_2O}) avec régénération du catalyseur acide :

Le bilan correspond bien à la conversion de l'acide malonique C en sa forme énol.

Résultat

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Question 33

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Chimie organique › Orbitales frontalières et cycloadditions ; Carbonyles et dérivés d'acides

Notions : régiosélectivité, contrôle orbitalaire, énol

En supposant que le dibrome joue le rôle d'électrophile, justifier soigneusement la régiosélectivité observée lors de la monobromation.

Voir l'indice

Rechercher sur quel carbone de la double liaison se situe le coefficient orbitalaire de plus fort module dans l'orbitale la plus haute occupée (HO).

Voir la réponse courte

Justification de l'attaque électrophile sur le carbone en \alpha de l'énol via le poids prépondérant de l'orbitale HO ou les formes mésomères.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la réaction de monobromation se déroule sous contrôle cinétique frontalier (contrôle orbitalaire) :

  • Le dibrome \mathrm{Br}_2 joue le rôle d'électrophile ; il intervient par sa plus basse orbitale vacante (BV, orbitale antiliante \sigma^*_{\mathrm{Br-Br}}).
  • La forme énol de l'acide malonique joue le rôle de nucléophile ; elle intervient par sa plus haute orbitale occupée (HO).

D'après la théorie des orbitales frontalières (formule de Klopman-Salem), l'énergie de stabilisation orbitalaire est maximale lorsque le recouvrement entre les orbitales frontalières est maximal, ce qui privilégie une attaque sur le centre du nucléophile présentant le coefficient le plus élevé en valeur absolue dans la HO.

D'après le tableau du document 7, les valeurs absolues des coefficients de la HO sont :

Atome1234567
|c_{\mathrm{HO}}|0,080,130,510,670,380,240,24

Le coefficient maximal en valeur absolue se situe sans ambiguïté sur l'atome 4 :

|c_{4,\mathrm{HO}}| = 0{,}67

L'atome 4 correspond au carbone central, c'est-à-dire le carbone en \alpha des fonctions carboxyliques. L'attaque nucléophile de l'énol sur le dibrome se fait donc majoritairement par ce carbone \mathrm{C_4}.

\boxed{\text{L'atome 4 ($\mathrm{C_\alpha}$) possède le plus grand coefficient dans la HO ($|c_{4,\mathrm{HO}}| = 0{,}67$), ce qui impose la régiosélectivité de la bromation en position $\alpha$.}}

Résultat

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Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Chimie organique › Stratégie de synthèse et protections

Notions : groupe protecteur, protection-déprotection

Indiquer le rôle des étapes 5 et 6. Préciser également celui de l'étape 9.

Voir l'indice

Associer l'étape 5 à l'estérification des acides carboxyliques, l'étape 6 à la protection de la fonction amine, et l'étape 9 à la déprotection/décarboxylation.

Voir la stratégie

Pour déterminer le rôle d'une étape de synthèse organique :

  1. Comparer la structure de la molécule de départ et celle du produit formé afin d'identifier la réaction chimique mise en jeu.
  2. Relier cette transformation à la réactivité des étapes suivantes (protection d'un site pour éviter des réactions parasites, activation d'un site réactif) ou à la restitution de la fonction cible (déprotection).
Voir la réponse courte

Rôle de protection temporaire des fonctions acide et amine pour éviter les réactions parasites, puis déprotection finale.

Voir le corrigé complet
  • Rôle de l'étape 5 : Il s'agit d'une réaction de diestérification de Fischer des deux fonctions acide carboxylique du composé \mathbf{E} par l'éthanol en milieu acide.

    Cette étape a pour rôle la protection des fonctions acide carboxylique sous forme d'esters éthyliques. Elle évite la déprotonation parasite des acides carboxyliques lors de l'utilisation ultérieure d'une base forte (\mathrm{EtO^-} à l'étape 7), tout en augmentant l'acidité du proton en \alpha du motif dicarbonylé (préparation du synthon type diester malonique).

  • Rôle de l'étape 6 : Il s'agit d'une réaction d'acylation (ou acétylation) de la fonction amine primaire de \mathbf{F} par le chlorure d'acétyle en présence d'hydrogénocarbonate de sodium.

    Cette étape a pour rôle la protection de la fonction amine sous forme d'amide (groupement acétamido). La délocalisation mésomère du doublet non liant de l'azote sur le groupement carbonyle diminue fortement son caractère nucléophile, ce qui évite toute N-alkylation compétitive lors de l'étape 7 d'alkylation par le bromure d'allyle.

  • Rôle de l'étape 9 : Il s'agit d'une étape de déprotection en milieu basique par action de l'hydroxyde de sodium (\mathrm{NaOH}).

    Cette étape permet la régénération simultanée des fonctions initialement protégées :

    • la saponification des deux fonctions ester éthylique pour former les carboxylates correspondants ;
    • l'hydrolyse basique de la fonction amide pour déprotéger la fonction amine primaire et conduire à l'intermédiaire aminotricarboxylé \mathbf{J}.
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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Substitutions nucléophiles et éliminations

Notions : substitution nucléophile, mécanisme sn2

Représenter le mécanisme de formation du composé F à partir du composé E.

Voir l'indice

Détailler le mécanisme d'estérification de Fischer (addition nucléophile de l'alcool sur le carbonyle activé, protonations/déprotonations et élimination d'eau).

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de la transformation lors de l'étape 5 : il s'agit d'une estérification de Fischer des deux fonctions acide carboxylique par l'éthanol en milieu acide catalysé par \mathrm{H_3O^+}.
  2. Noter que la fonction amine est sous forme ammonium protoné -\mathrm{NH_3^+} en milieu acide, ce qui la désactive vis-à-vis des réactions nucléophiles.
  3. Détailler le mécanisme d'estérification sur une fonction acide carboxylique (addition-élimination réversible en catalyse acide), puis indiquer que la seconde subit le même traitement.
Voir la réponse courte

Mécanisme de substitution nucléophile bimoléculaire (\mathrm{S_N2}) de l'azote sur le carbone électrophile portant le brome nucléofuge.

Voir le corrigé complet

Le composé E est l'acide aminomalonique (sous forme zwitterionique ou de sel d'ammonium). L'étape 5 correspond à la double estérification de Fischer des fonctions acide carboxylique en présence d'éthanol (\mathrm{EtOH}) catalysée par l'acide fort (\mathrm{H_3O^+}).

En milieu acide, la fonction amine est protonée sous forme d'ion ammonium -\mathrm{NH_3^+}, non nucléophile, ce qui évite toute réaction parasite.

En notant \mathrm{R} = -\mathrm{CH(NH_3^+)-COOH} (ou plus généralement le reste de la molécule portant la seconde fonction acide), le mécanisme de l'estérification d'une fonction acide carboxylique comporte les cinq étapes élémentaires successives, toutes réversibles :

  1. Protonation du carbonyle (activation électrophile) :

    \mathrm{R-COOH} + \mathrm{H_3O^+} \rightleftharpoons \mathrm{R-C(OH)=\overset{+}{O}H} + \mathrm{H_2O}

    Le doublet non liant de l'oxygène de la fonction carbonyle capte un proton, ce qui renforce considérablement le caractère électrophile du carbone hybridé \mathrm{sp^2}.

  2. Addition nucléophile de l'éthanol :

    \mathrm{R-C(OH)=\overset{+}{O}H} + \mathrm{EtOH} \rightleftharpoons \mathrm{R-C(OH)_2-\overset{+}{O}HEt}

    Un doublet non liant de l'oxygène de l'éthanol attaque le carbone du carbonyle activé, formant un intermédiaire tétraédrique oxonium.

  3. Transfert de proton (prototropie) :

    \mathrm{R-C(OH)_2-\overset{+}{O}HEt} \rightleftharpoons \mathrm{R-C(OH)(OEt)-\overset{+}{O}H_2}

    Un transfert de proton (via le solvant) de l'oxonium vers l'un des groupes hydroxyle transforme ce dernier en une bonne molécule nucléofuge (\mathrm{H_2O}).

  4. Élimination d'eau :

    \mathrm{R-C(OH)(OEt)-\overset{+}{O}H_2} \rightleftharpoons \mathrm{R-C(OEt)=\overset{+}{O}H} + \mathrm{H_2O}

    L'élimination d'une molécule d'eau, assistée par le doublet de l'autre oxygène du groupe \mathrm{OH}, conduit à l'ester protoné.

  5. Déprotonation et régénération du catalyseur :

    \mathrm{R-C(OEt)=\overset{+}{O}H} + \mathrm{H_2O} \rightleftharpoons \mathrm{R-COOEt} + \mathrm{H_3O^+}

    L'eau déprotone l'ester protoné, libérant la fonction ester éthylique et régénérant le catalyseur \mathrm{H_3O^+}.

La même séquence réactionnelle se produit de manière identique sur la seconde fonction acide carboxylique pour conduire au diester éthylique. Après traitement basique final (neutralisation pour déprotoner l'ammonium), on obtient le composé F, l'aminomalonate de diéthyle :

\boxed{\mathrm{EtOOC-CH(NH_2)-COOEt}}

Résultat

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Chimie organique › Stratégie de synthèse et protections ; Carbonyles et dérivés d'acides

Notions : estérification, chimiosélectivité

Justifier le choix des réactifs utilisés au cours de l'étape 6.

Voir l'indice

Comparer les \mathrm{p}K_a des protons en \alpha des diesters maloniques avec celui de l'ion hydrogénocarbonate pour justifier une déprotonation sélective.

Voir la stratégie

Pour justifier le choix des réactifs d'une étape de synthèse organique :

  1. Identifier la transformation réalisée (ici, protection de l'amine par un groupement acétyle pour former un amide).
  2. Analyser le rôle de l'agent acylant (le chlorure d'acétyle \mathrm{CH_3COCl}).
  3. Analyser le rôle et la nature de la base auxiliaire (\mathrm{NaHCO_3}) au regard des autres fonctions présentes sur la molécule (fonctions ester, proton acide en \alpha).
Voir la réponse courte

Justification du choix de la méthode d'estérification pour convertir sélectivement l'acide carboxylique sans altérer les autres groupements.

Voir le corrigé complet

L'étape 6 consiste en l'acétylation chimiosélective de la fonction amine de F pour former l'amide G. Deux réactifs sont employés :

  • Le chlorure d'acétyle \mathrm{CH_3COCl} : C'est un chlorure d'acyle, dérivé d'acide carboxylique très réactif en raison du fort caractère électrophile de son carbone carbonyle et de l'aptitude de l'ion chlorure \mathrm{Cl^-} comme bon groupe partant. Il permet une réaction d'addition-élimination rapide, totale et à température ambiante avec l'amine nucléophile, évitant la formation exclusive d'un carboxylate d'ammonium non réactif qu'on obtiendrait directement avec l'acide acétique.
  • L'hydrogénocarbonate de sodium \mathrm{NaHCO_3} : La réaction d'acylation libère une molécule d'acide chlorhydrique \mathrm{HCl}.

    • Piège à protons : En l'absence de base, \mathrm{HCl} protonerait l'amine réactive \mathbf{F} en ion ammonium non nucléophile (\mathrm{RNH_3^+}), limitant le rendement de la réaction à 50\,\% par rapport à l'amine. \mathrm{HCO_3^-} neutralise \mathrm{HCl} (\mathrm{HCO_3^- + H_3O^+ \rightarrow CO_2\uparrow + 2\,H_2O}) et maintient l'amine sous forme libre.
    • Base faible et douce : D'après le tableau 3, \mathrm{p}K_a(\mathrm{H_2CO_3/HCO_3^-}) = 6{,}4. L'ion hydrogénocarbonate est une base suffisamment forte pour capter \mathrm{HCl}, mais suffisamment douce pour :

      • ne pas hydrolyser (saponifier) les fonctions ester éthyliques de la molécule (ce que ferait une base forte telle que \mathrm{HO^-}),
      • ne pas déprotoner prématurément le carbone en \alpha des diesters dont le \mathrm{p}K_a est de l'ordre de 13.

Question déjà tombée ailleurs

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II · Cinétique de racémisation de l'acide aspartique

Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Stéréochimie et représentation des molécules

Notions : descripteur r/s, règle de cahn-ingold-prelog

Déterminer le descripteur stéréochimique correspondant à l'acide (L)-aspartique.

Voir l'indice

Classer les substituants du carbone asymétrique selon les règles de Cahn-Ingold-Prelog (-\mathrm{NH}_2 > -\mathrm{COOH} > -\mathrm{CH}_2\mathrm{COOH} > -\mathrm{H}) et déterminer la configuration absolue.

Voir la stratégie
  1. Repérer le carbone asymétrique (le carbone \alpha, noté \text{C}_2).
  2. Déterminer l'ordre de priorité des quatre substituants selon les règles de Cahn, Ingold et Prelog (CIP).
  3. Identifier la position spatiale du substituant de plus faible priorité (l'atome d'hydrogène) sur la représentation de la figure 3 afin de déduire la configuration absolue (R ou S).
Voir la réponse courte

Classement des substituants selon les règles CIP sur le centre stéréogène de l'acide L-aspartique et attribution de la configuration (S).

Voir le corrigé complet

L'acide (L)-aspartique possède un unique atome de carbone asymétrique \text{C}^* en position 2 (le carbone \alpha porteur de la fonction amine).

Déterminons l'ordre de priorité des substituants selon les règles de Cahn, Ingold et Prelog (CIP) :

  • L'atome directement lié au carbone asymétrique possédant le plus grand numéro atomique est l'azote (Z = 7) du groupe amine :

    \text{Priorité 1 : } -\mathrm{NH}_2
  • L'atome d'hydrogène a le plus faible numéro atomique (Z = 1) :

    \text{Priorité 4 : } -\mathrm{H}
  • Les deux autres substituants sont liés par un atome de carbone (Z = 6). On compare les atomes qui leur sont directement attachés par rang décroissant :

    • pour le groupe carboxyle -\mathrm{COOH}, le carbone est lié formellement à trois atomes d'oxygène : (\mathrm{O}, \mathrm{O}, (\mathrm{O})) ;
    • pour le groupe -\mathrm{CH}_2-\mathrm{COOH}, le carbone \text{C}_3 est lié à un carbone et deux hydrogènes : (\mathrm{C}, \mathrm{H}, \mathrm{H}).

    Puisque le numéro atomique de l'oxygène est supérieur à celui du carbone (Z = 8 > 6), le groupe -\mathrm{COOH} est prioritaire devant -\mathrm{CH}_2-\mathrm{COOH} :

    \text{Priorité 2 : } -\mathrm{COOH} \quad > \quad \text{Priorité 3 : } -\mathrm{CH}_2-\mathrm{COOH}

L'ordre de priorité global est donc :

-\mathrm{NH}_2 \ (1) > -\mathrm{COOH} \ (2) > -\mathrm{CH}_2-\mathrm{COOH} \ (3) > -\mathrm{H} \ (4)

D'après la figure 3 :

  • les deux liaisons de la chaîne carbonée sont dans le plan de la feuille et forment un sommet orienté vers le bas ;
  • le groupe prioritaire 1 (-\mathrm{NH}_2) est dirigé vers l'avant du plan (liaison en trait plein épais / coin plein) ;
  • l'atome d'hydrogène (priorité 4), non représenté, pointe nécessairement vers l'arrière du plan.

L'observateur regardant dans l'axe de la liaison \text{C}^*-\mathrm{H} voit :

  • le substituant 1 (-\mathrm{NH}_2) en bas ;
  • le substituant 2 (-\mathrm{COOH}) en haut à droite ;
  • le substituant 3 (-\mathrm{CH}_2-\mathrm{COOH}) en haut à gauche.

Le sens de parcours 1 \to 2 \to 3 se fait dans le sens trigonométrique (anti-horaire).

Le descripteur stéréochimique associé est donc :

\boxed{(S) \quad \text{ou} \quad (2S)}

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : loi de vitesse, équation différentielle cinétique

Établir l'équation différentielle vérifiée par la concentration en acide L-aspartique [L] au cours du temps en fonction de la concentration en acide D-aspartique [D], la constante de vitesse de la racémisation dans le sens direct et dans le sens indirect .

Voir l'indice

Exprimer la vitesse de disparition de l'isomère L comme la différence entre la vitesse de la réaction directe (v_1 = k_1[\mathrm{L}]) et celle de la réaction inverse (v_{-1} = k_{-1}[\mathrm{D}]).

Voir la réponse courte

Écriture de la loi de vitesse pour deux réactions inverses d'ordre 1 : \frac{\mathrm{d}[\mathrm{L}]}{\mathrm{d}t} = -k_1[\mathrm{L}] + k_{-1}[\mathrm{D}].

Voir le corrigé complet

La réaction de racémisation est un équilibre réversible modélisé par deux réactions opposées d'ordre partiel 1 :

\mathrm{L} \underset{k_{-1}}{\stackrel{k_1}{\rightleftarrows}} \mathrm{D}
  • La vitesse de la réaction dans le sens direct (consommation de \mathrm{L}) est donnée par la loi de vitesse d'ordre 1 :

    v_1 = k_1 [\mathrm{L}]
  • La vitesse de la réaction dans le sens indirect (formation de \mathrm{L}) est donnée par la loi de vitesse d'ordre 1 :

    v_{-1} = k_{-1} [\mathrm{D}]

La vitesse volumique globale de disparition de l'acide L-aspartique est donc :

v_{\text{disp}}(\mathrm{L}) = -\frac{\mathrm{d}[\mathrm{L}]}{\mathrm{d}t} = v_1 - v_{-1} = k_1 [\mathrm{L}] - k_{-1} [\mathrm{D}]

On en déduit l'équation différentielle vérifiée par [\mathrm{L}] :

\boxed{\frac{\mathrm{d}[\mathrm{L}]}{\mathrm{d}t} = -k_1 [\mathrm{L}] + k_{-1} [\mathrm{D}]}

Résultat

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Question 39

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Chimie organique › Stéréochimie et représentation des molécules ; Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : mélange racémique, équilibre chimique

Rappeler la définition d'un mélange racémique. En déduire une relation entre les concentrations en acide D-aspartique et L-aspartique, à un temps suffisamment long pour que la racémisation soit terminée, notées respectivement et .

Voir l'indice

Un mélange racémique contient des quantités strictement équimolaires des deux énantiomères, ce qui fixe le rapport des concentrations à l'équilibre.

Voir la réponse courte

Définition d'un racémique comme mélange équimolaire de deux énantiomères, impliquant l'égalité [\mathrm{D}]_\infty = [\mathrm{L}]_\infty.

Voir le corrigé complet

Un mélange racémique (ou racémate) est un mélange équimolaire de deux énantiomères d'une même entité chimique chirale. En raison de cette composition à parts égales, il est optiquement inactif par compensation macroscopique du pouvoir rotatoire.

Lorsque la racémisation est terminée (t \to \infty), le système a atteint son état d'équilibre correspondant au mélange racémique. Les concentrations des deux énantiomères sont donc égales :

\boxed{[\mathrm{D}]_\infty = [\mathrm{L}]_\infty}

Résultat

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Question 40

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels ; Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : constante d'équilibre, équilibre cinétique

Montrer que la constante de vitesse de la racémisation et de la réaction inverse sont égales. On nommera la constante de vitesse.

Voir l'indice

Écrire que la dérivée temporelle s'annule à l'équilibre chimique et exploiter l'égalité des concentrations d'énantiomères.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition d'équilibre dynamique à temps infini (t \to \infty) sur la dérivée temporelle de [\mathrm{L}].
  2. Injecter la relation d'équimolarité [\mathrm{D}]_\infty = [\mathrm{L}]_\infty établie à la question Q39 dans l'équation cinétique pour en déduire l'égalité des constantes de vitesse.
Voir la réponse courte

À l'équilibre dynamique \frac{\mathrm{d}[\mathrm{L}]}{\mathrm{d}t} = 0, l'égalité des concentrations à l'infini impose l'égalité des constantes k_1 = k_{-1} = k.

Voir le corrigé complet

Lorsque la racémisation est terminée (t \to \infty), le système chimique atteint un état d'équilibre dynamique macroscopiquement stationnaire :

\left( \frac{\mathrm{d}[\mathrm{L}]}{\mathrm{d}t} \right)_{\!\infty} = 0

En utilisant l'équation différentielle établie à la question Q38, cette condition se traduit par l'égalité des vitesses des réactions directe et inverse à l'équilibre :

-k_1 [\mathrm{L}]_\infty + k_{-1} [\mathrm{D}]_\infty = 0 \iff k_1 [\mathrm{L}]_\infty = k_{-1} [\mathrm{D}]_\infty

Or, d'après la question Q39, l'état final correspond à un mélange racémique dans lequel :

[\mathrm{D}]_\infty = [\mathrm{L}]_\infty \neq 0

On en déduit directement l'égalité des deux constantes de vitesse :

\boxed{k_1 = k_{-1} = k}

Résultat

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : conservation de la matière, équation différentielle cinétique

Montrer que l'équation différentielle vérifiée par la concentration en acide L-aspartique au cours du temps s'écrit :

On peut montrer que la solution de cette équation différentielle en fonction du rapport entre les concentrations d'acide D-aspartique et L-aspartique à un instant s'écrit :

On cherche à montrer, à partir des résultats expérimentaux fournis dans le document 8, que la réaction de racémisation suit une cinétique d'ordre 1 par rapport à l'acide L-aspartique.

Voir l'indice

Utiliser la loi de conservation de la quantité totale de matière [\mathrm{L}] + [\mathrm{D}] = [\mathrm{L}]_\infty + [\mathrm{D}]_\infty = 2[\mathrm{L}]_\infty pour éliminer [\mathrm{D}] dans l'équation différentielle.

Voir la stratégie
  1. Partir de la loi de vitesse issue de la question Q38 en utilisant l'égalité des constantes cinétiques k_1 = k_{-1} = k établie à la question Q40.
  2. Utiliser la conservation de la quantité de matière totale en acide aspartique pour exprimer [\mathrm{D}] en fonction de [\mathrm{L}] et de la concentration à l'équilibre [\mathrm{L}]_\infty obtenue à la question Q39.
  3. Réinjecter cette expression dans la loi de vitesse pour parvenir à l'équation différentielle demandée.
Voir la réponse courte

Utilisation du bilan de matière [\mathrm{L}] + [\mathrm{D}] = 2[\mathrm{L}]_\infty pour réécrire l'équation cinétique sous la forme demandée.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q38 et Q40 (k_1 = k_{-1} = k), la vitesse d'évolution de la concentration en acide L-aspartique s'écrit :

\frac{\mathrm{d}[\mathrm{L}]}{\mathrm{d}t} = -k[\mathrm{L}] + k[\mathrm{D}]

La réaction s'effectuant en système fermé sans autre transformation chimique, la concentration molaire totale en acide aspartique est conservée à chaque instant t :

[\mathrm{L}](t) + [\mathrm{D}](t) = C_{\text{tot}} = \text{cste}

À un temps suffisamment long (t \to \infty), cette relation est toujours vérifiée :

[\mathrm{L}]_\infty + [\mathrm{D}]_\infty = C_{\text{tot}}

Or, d'après la question Q39, le mélange final est racémique, soit [\mathrm{D}]_\infty = [\mathrm{L}]_\infty, d'où :

C_{\text{tot}} = 2[\mathrm{L}]_\infty

On en déduit l'expression de [\mathrm{D}] à tout instant :

[\mathrm{D}](t) = 2[\mathrm{L}]_\infty - [\mathrm{L}](t)

En reportant cette relation dans l'équation de vitesse :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}[\mathrm{L}]}{\mathrm{d}t} &= -k[\mathrm{L}] + k\left(2[\mathrm{L}]_\infty - [\mathrm{L}]\right) \\ &= -2k[\mathrm{L}] + 2k[\mathrm{L}]_\infty \end{aligned}

En regroupant les termes dépendant de [\mathrm{L}] dans le membre de gauche, on obtient bien :

\boxed{\frac{\mathrm{d}[\mathrm{L}]}{\mathrm{d}t} + 2k[\mathrm{L}] = 2k[\mathrm{L}]_\infty}

Résultat

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : ordre de réaction, méthode intégrale, régression linéaire

Montrer que les données expérimentales sont compatibles avec un ordre partiel égal à 1 par rapport à l'acide L-aspartique et déterminer la constante cinétique .

Voir l'indice

Identifier la pente de la régression linéaire y = f(t) fournie dans le document 8 au coefficient -2k_{65}.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la loi intégrée admise à la question Q41 pour identifier la forme de la fonction y(t) = \ln\left(\frac{1-r}{1+r}\right) attendue dans le cas d'un ordre global 1.
  2. Confronter cette prédiction théorique à la régression linéaire fournie dans le document 8 pour conclure sur la validité de l'ordre 1.
  3. Identifier le coefficient directeur de la droite au terme -2k_{65} pour en déduire la constante cinétique, en veillant aux unités.
Voir la réponse courte

Validation de la loi intégrée d'ordre 1 par linéarité de \ln\frac{1-r}{1+r} en fonction de t et calcul de la constante de vitesse k_{65}.

Voir le corrigé complet

D'après la relation admise à la question Q41, sous l'hypothèse d'un ordre 1 par rapport à chaque énantiomère :

\ln \left(\frac{1-r}{1+r}\right) = \ln \left(\frac{1-r_0}{1+r_0}\right) - 2k\,t

En posant la variable y = \ln\left(\frac{1-r}{1+r}\right), la grandeur y doit évoluer de façon affine avec le temps :

y(t) = -2k\,t + y_0

Sur le graphique du document 8, le tracé de y en fonction de t (exprimé en heures) montre un alignement très satisfaisant des points expérimentaux selon une droite de régression linéaire :

y = -2{,}18\cdot 10^{-4}\,t - 6{,}21\cdot 10^{-2}

Cette linéarité confirme que les données expérimentales sont parfaitement compatibles avec un ordre partiel égal à 1 par rapport à l'acide L-aspartique.

Par identification de la pente (coefficient directeur) de la droite :

-2k_{65} = -2{,}18\cdot 10^{-4}\text{ h}^{-1}

On en déduit immédiatement la valeur de la constante cinétique à 65\text{ }^\circ\text{C} :

k_{65} = \frac{2{,}18\cdot 10^{-4}}{2}\text{ h}^{-1} = 1{,}09\cdot 10^{-4}\text{ h}^{-1}

Soit, en conservant deux chiffres significatifs (ou un seul selon la consigne générale) :

\boxed{k_{65} = 1{,}1\cdot 10^{-4}\text{ h}^{-1} \approx 1\cdot 10^{-4}\text{ h}^{-1}}

En unité du Système International (\text{s}^{-1}), avec 1\text{ h} = 3\,600\text{ s} :

k_{65} = \frac{1{,}09\cdot 10^{-4}}{3\,600} \approx 3{,}0\cdot 10^{-8}\text{ s}^{-1}

Résultat

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Question 43

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : cinétique d'ordre 1, temps de réaction

Estimer le temps à l'issue duquel un échantillon porté à serait racémisé à 99

Voir l'indice

Exprimer le rapport r = [\mathrm{D}]/[\mathrm{L}] correspondant à un avancement de racémisation de 99 %, puis calculer le terme \ln((1-r)/(1+r)) à l'aide des abaques de logarithmes.

Voir la stratégie
  1. Relier le degré de racémisation de 99 % à la grandeur x = \frac{1-r}{1+r} (excès énantiomérique résiduel ou écart relatif à l'équilibre).
  2. Déterminer \ln(x) par lecture graphique sur la courbe de l'annexe 1.
  3. En déduire le temps t à l'aide de l'équation de la droite d'étalonnage obtenue au document 8.
Voir la réponse courte

Détermination du ratio r correspondant à un avancement de racémisation de 99

Voir le corrigé complet

Dans un échantillon initialement non racémisé constitué uniquement d'acide L-aspartique ([\mathrm{D}]_0 = 0, soit r_0 = 0), l'excès énantiomérique initial vaut 100\,\%. Lorsque l'échantillon est entièrement racémisé, [\mathrm{D}]_\infty = [\mathrm{L}]_\infty, soit r_\infty = 1 et l'excès énantiomérique s'annule.

Un échantillon racémisé à 99\,\% présente donc un excès énantiomérique résiduel de 1\,\%, ou de façon équivalente un avancement de la réaction atteignant 99\,\% de sa valeur à l'équilibre ([\mathrm{D}] = 0{,}99\,[\mathrm{D}]_\infty) :

\frac{[\mathrm{L}] - [\mathrm{D}]}{[\mathrm{L}] + [\mathrm{D}]} = \frac{1-r}{1+r} = 0{,}01

D'après le premier graphe de l'annexe 1 (tracé de \ln(x) sur ]0\,;\,0{,}1]), on lit pour l'abscisse x = 0{,}01 :

y = \ln(0{,}01) \approx -4{,}6

D'après le document 8, l'évolution temporelle de y = \ln\left(\frac{1-r}{1+r}\right) à 65\text{ }^\circ\text{C} est modélisée par la droite affine :

y(t) = -2{,}18\cdot 10^{-4}\,t - 6{,}21\cdot 10^{-2} \quad (t\text{ en heures})

On en déduit l'expression du temps t recherché :

\begin{aligned} -2{,}18\cdot 10^{-4}\,t - 6{,}21\cdot 10^{-2} &= -4{,}6 \\ -2{,}18\cdot 10^{-4}\,t &= -4{,}6 + 0{,}062 = -4{,}54 \\ t &= \frac{4{,}54}{2{,}18\cdot 10^{-4}} \approx 2{,}1\cdot 10^{4}\text{ h} \end{aligned}

En ne retenant qu'un seul chiffre significatif comme autorisé par les consignes du sujet :

\boxed{t \approx 2\cdot 10^{4}\text{ h}} \quad (\text{soit environ } 870\text{ jours ou } 2{,}4\text{ ans})

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet E3A Physique-Chimie PC 2026 ?

Surtout Cinétique chimique et mécanismes réactionnels (12 % des questions). Plus ponctuellement : Dipôles électrique et magnétique, Chimie organométallique et catalyse, Carbonyles et dérivés d'acides, Titrages, Dynamique des fluides parfaits…

Peut-on travailler le sujet E3A Physique-Chimie PC 2026 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 21 questions sur 43 (49 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la sous-partie PROBLÈME 1.II (Q27 à Q30) et la sous-partie PROBLÈME 2.II (Q37 à Q43). Avec les autres programmes de première année : 12 en MPSI et 16 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet E3A Physique-Chimie PC 2026 ?

Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La PROBLÈME 2 est la plus longue (environ 1 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet E3A Physique-Chimie PC 2026 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q8 (rayon cyclotron), Q18 (équation d'euler linéarisée), Q19 (condition aux limites), Q33 (régiosélectivité) et Q43 (cinétique d'ordre 1).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet E3A Physique-Chimie PC 2026 ?

Questions de cours : Q1 (équation de maxwell), Q2 (ligne de champ), Q9 (force centrale), Q14 (fonction d'onde), Q15 (nombre de reynolds), Q16 (équation d'euler), Q17 (statique des fluides), Q21 (vitesse de phase)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q3 (théorème d'ampère) et Q12 (modèle de bohr).

Où gagner des points facilement dans le sujet E3A Physique-Chimie PC 2026 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (27 sur 43), par exemple : Q1, Q2, Q4, Q6, Q7, Q9 à Q11, Q15 à Q17, Q21 à Q25, Q27, Q28, Q30 à Q32 et Q34 à Q39. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q12, Q13, Q18, Q19, Q40 et Q41.

Faut-il connaître l'équation de Schrödinger pour répondre à la question Q14 ?

Non : l'équation unidimensionnelle est entièrement fournie par l'énoncé. Il suffit de mobiliser l'interprétation probabiliste du cours de première année pour commenter la fonction d'onde, puis d'en déterminer la dimension à l'aide d'une analyse dimensionnelle.

Comment relier la pente du document 8 à la constante cinétique en Q42 ?

La pente de la droite affine vaut -2k_{65} et non -k_{65}. D'après la relation intégrée fournie avant la question, il faut impérativement diviser la valeur absolue du coefficient directeur par 2 pour obtenir la constante cinétique.

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