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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie MPI 2026

Notre Terre : attractive, si chaleureuse et... magn(if)(ét)ique

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MP2I : 12 questions sur 33, partie IV en entier. Autres questions faisables en MP2I

Autres premières années : MPSI 10 · PCSI 10 · PTSI 10 · TSI1 10 · BCPST1 13 questions.

Détail par partie
  • Partie I : Champ gravitationnel et champ de pesanteur0/32e année
  • Partie II : Forme de la Terre0/52e année
  • Partie III : Détermination optique du champ de pesanteur1/2En partie
  • Partie IV : Le calcaire et l'argile : des richesses du sol bon marché4/4Faisable
  • Partie V : Quelques propriétés thermodynamiques de la Terre6/10En partie
  • Partie VI : Bilan énergétique sur le sol de la Terre, d’après une analyse documentaire1/5En partie
  • Partie VII : Le champ magnétique terrestre0/42e année

Le sujet en bref

Sujet moyen · Diffusion et transferts thermiques, Électromagnétisme, Mécanique · 7 incontournables · 13 questions de première année
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Ce sujet transverse aborde les propriétés fondamentales de la planète Terre à travers sept parties totalement indépendantes. Il propose un tour d'horizon complet des outils de physique et de chimie du cycle préparatoire : gravitation et détection gravimétrique, mécanique terrestre en référentiel tournant et aplatissement de la Terre, interférométrie à deux ondes (Mach-Zehnder en chute libre), chimie minérale et pH-métrie, thermique interne terrestre avec terme source radioactif (analyse de script Python), transferts radiatifs et bilan d'albédo, puis modélisation dipolaire du champ magnétique terrestre.

Très guidé et progressif, il constitue une excellente épreuve d'entraînement et de synthèse pour réviser de multiples chapitres clefs du programme tout en illustrant des applications géophysiques concrètes et actuelles.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 8,76/20)
Temps estimé
≈ 2 h 55 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

7 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

19 questions rapides et accessibles · 5 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (19) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (5) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

33 questions
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Partie I : Champ gravitationnel et champ de pesanteur

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : champ gravitationnel, théorème de gauss, analogie électrostatique

Donner les expressions des champs gravitationnel et électrostatique , créés en un point , respectivement par la masse ponctuelle et par la charge ponctuelle , chacune étant placée en . En déduire les analogues gravitationnels de la charge et de la permittivité diélectrique du vide . En utilisant l'analogie, écrire l'énoncé du théorème de Gauss intégral relatif au champ gravitationnel créé par une distribution volumique de masse contenue dans un volume délimité par une surface .

Voir l'indice

Écrire la force de Newton en 1/r^2 et la comparer à celle de Coulomb pour identifier la correspondance q \leftrightarrow m et \varepsilon_0 \leftrightarrow -1/(4\pi G). Appliquer ensuite la forme intégrale du théorème de Gauss.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les champs vectoriels en coordonnées sphériques d'origine O, où \vec{OM} = r\vec{u}_r.
  2. Identifier terme à terme les grandeurs homologues entre l'électrostatique et la gravitation universelle.
  3. Transposer le théorème de Gauss de l'électrostatique au cas gravitationnel à l'aide de cette correspondance.
Voir la réponse courte

Écritures de \vec{G} et \vec{E} d'une source ponctuelle, analogies q \leftrightarrow m et \varepsilon_0 \leftrightarrow -1/(4\pi G), puis formulation intégrale du théorème de Gauss gravitationnel.

Voir le corrigé complet

Soit un point M repéré par \vec{OM} = r\vec{u}_r (r > 0).

1. Expressions des champs vectoriels Le champ gravitationnel \vec{G}(M) créé par la masse ponctuelle m placée en O s'écrit :

\boxed{\vec{G}(M) = -\frac{Gm}{r^2}\,\vec{u}_r}

Le champ électrostatique \vec{E}(M) créé par la charge ponctuelle q placée en O s'écrit :

\boxed{\vec{E}(M) = \frac{q}{4\pi\varepsilon_0 r^2}\,\vec{u}_r}

2. Analogues gravitationnels de q et \varepsilon_0 Par comparaison directe des deux expressions :

\begin{aligned} \vec{E}(M) &= \frac{1}{4\pi\varepsilon_0}\,\frac{q}{r^2}\,\vec{u}_r \\ \vec{G}(M) &= -G\,\frac{m}{r^2}\,\vec{u}_r = \frac{1}{4\pi \left(-\dfrac{1}{4\pi G}\right)}\,\frac{m}{r^2}\,\vec{u}_r \end{aligned}

L'analogie conduit à associer :

\boxed{q \;\longleftrightarrow\; m \quad \text{et} \quad \varepsilon_0 \;\longleftrightarrow\; -\frac{1}{4\pi G}}

Remarque : On peut de façon équivalente poser q \longleftrightarrow -m et \varepsilon_0 \longleftrightarrow \dfrac{1}{4\pi G}, ce qui mène au même rapport \dfrac{q}{\varepsilon_0} \longleftrightarrow -4\pi G m.

3. Théorème de Gauss gravitationnel intégral En électrostatique, le flux sortant du champ électrique à travers une surface fermée S délimitant le volume V vaut :

\oiint_S \vec{E}\cdot\mathrm{d}\vec{S} = \frac{Q_{\text{int}}}{\varepsilon_0} = \frac{1}{\varepsilon_0} \iiint_V \rho(P)\,\mathrm{d}\tau_P

où \mathrm{d}\vec{S} est orienté vers l'extérieur de la surface fermée S.

Par transposition analogique avec \rho(P) \longleftrightarrow \mu(P) et \dfrac{1}{\varepsilon_0} \longleftrightarrow -4\pi G, le flux du champ gravitationnel à travers la surface fermée S s'énonce :

\boxed{\oiint_S \vec{G}(M)\cdot\mathrm{d}\vec{S} = -4\pi G M_{\text{int}} = -4\pi G \iiint_V \mu(P)\,\mathrm{d}\tau_P}

où M_{\text{int}} est la masse totale contenue dans le volume V, et le vecteur surface \mathrm{d}\vec{S} est orienté vers l'extérieur de S.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : théorème de gauss, champ gravitationnel

Exprimer le champ gravitationnel créé par la Terre en tout point de l'espace.

Voir l'indice

Exploiter la symétrie sphérique pour définir la surface de Gauss appropriée et distinguer les cas extérieur (r \ge R_T) et intérieur (r \le R_T) en calculant la masse intérieure.

Voir la stratégie
  1. Exploiter les symétries et invariances sphériques de la distribution pour déterminer la direction et les variables dont dépend \vec{G}_T(M).
  2. Appliquer le théorème de Gauss gravitationnel établi à la question Q1 à travers une sphère concentrique de rayon r.
  3. Distinguer les cas selon la position du point M : à l'extérieur (r \ge R_T) et à l'intérieur (r \le R_T) de la Terre.
Voir la réponse courte

Application du théorème de Gauss gravitationnel à une sphère de rayon r : champ intérieur linéaire en r et extérieur en 1/r^2.

Voir le corrigé complet

1. Symétries et invariances

La distribution de masse présente une symétrie sphérique de centre O :

  • Tout plan passant par O et le point M est plan de symétrie de la distribution. Le champ gravitationnel \vec{G}_T(M) appartient à l'intersection de tous ces plans, il est donc purement radial :

    \vec{G}_T(M) = G_r(r,\theta,\varphi)\,\vec{u}_r
  • La distribution est invariante par rotation autour de tout axe passant par O. La composante G_r est donc indépendante des coordonnées angulaires \theta et \varphi :

    \vec{G}_T(M) = G_r(r)\,\vec{u}_r

2. Théorème de Gauss

On choisit comme surface de Gauss \mathcal{S} la sphère de centre O et de rayon r, orientée vers l'extérieur (\mathrm{d}\vec{S} = \mathrm{d}S\,\vec{u}_r). Le flux du champ gravitationnel à travers \mathcal{S} s'écrit :

\Phi = \oiint_{\mathcal{S}} \vec{G}_T \cdot \mathrm{d}\vec{S} = G_r(r) \oiint_{\mathcal{S}} \mathrm{d}S = 4\pi r^2 G_r(r)

D'après le théorème de Gauss gravitationnel établi en Q1 :

4\pi r^2 G_r(r) = -4\pi G M_{\text{int}}(r) \implies G_r(r) = -\frac{G M_{\text{int}}(r)}{r^2}

où M_{\text{int}}(r) désigne la masse contenue à l'intérieur de la sphère de rayon r.

3. Calcul du champ selon la région de l'espace

  • À l'extérieur de la Terre (r \ge R_T) : La totalité de la masse terrestre M_T = \frac{4}{3}\pi R_T^3 \mu_T est intérieure à la surface de Gauss :

    M_{\text{int}}(r) = M_T

    D'où :

    \boxed{ \vec{G}_T(M) = -\frac{G M_T}{r^2}\,\vec{u}_r = -\frac{4}{3}\pi G \mu_T \frac{R_T^3}{r^2}\,\vec{u}_r \quad (r \ge R_T) }
  • À l'intérieur de la Terre (r \le R_T) : La sphère de rayon r ne contient qu'une fraction de la masse terrestre :

    M_{\text{int}}(r) = \frac{4}{3}\pi r^3 \mu_T = M_T \left(\frac{r}{R_T}\right)^3

    D'où :

    \boxed{ \vec{G}_T(M) = -\frac{4}{3}\pi G \mu_T r\,\vec{u}_r = -\frac{G M_T}{R_T^3}\,r\,\vec{u}_r \quad (r \le R_T) }

Résultat

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Question 3

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : champ gravitationnel, superposition

En utilisant le principe de superposition, exprimer et la variation relative du champ gravitationnel en fonction de et de . En présence de pétrole, indiquer avec justification si le champ gravitationnel devient plus intense ou moins intense.

Faire une estimation numérique de , en prenant : , et .

Commenter sachant que les gravimètres actuels ont une précision relative de l'ordre de .

Voir l'indice

Considérer la sphère pétrolifère comme la superposition de la Terre pleine homogène et d'une sphère fictive de rayon r' et de masse volumique \mu_p - \mu_T.

Voir la stratégie
  1. Modéliser la Terre avec la poche de pétrole par superposition linéaire : la Terre pleine et homogène de masse volumique \mu_T à laquelle on superpose une sphère de centre C, de rayon r' et de masse volumique fictive \Delta\mu = \mu_p - \mu_T.
  2. Exprimer le champ gravitationnel au point M créé par chacune de ces deux distributions sphériques à l'aide des résultats de la question précédente (point extérieur à la sphère).
  3. En déduire l'expression du champ résultant \vec{G}_{Tp}(M) = G_{Tp}(M)\vec{u}_z, puis la variation relative \varepsilon.
  4. Conclure sur la variation d'intensité en comparant les masses volumiques et effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courte

Modélisation de la poche de pétrole par superposition d'une sphère de masse volumique \mu_p-\mu_T et calcul de l'anomalie de gravité.

Voir le corrigé complet

D'après le principe de superposition, la présence de la poche de pétrole (sphère de centre C, de rayon r' et de masse volumique \mu_p) dans la Terre homogène (de masse volumique \mu_T) équivaut à la superposition :

  • de la Terre pleine et homogène de masse volumique \mu_T, qui crée en M (situé à la surface r = R_T, sur l'axe OCZ avec \vec{u}_r = \vec{u}_z) le champ gravitationnel :

    \vec{G}_T(M) = -\frac{4}{3}\pi G \mu_T R_T \vec{u}_z \implies G_T(M) = -\frac{4}{3}\pi G \mu_T R_T
  • d'une sphère de centre C, de rayon r', de masse volumique apparente \Delta \mu = \mu_p - \mu_T, dont la masse est \Delta m = \frac{4}{3}\pi r'^3 (\mu_p - \mu_T).

Le point M étant situé à l'extérieur de cette poche à la distance CM = d > r', le théorème de Gauss montre que le champ gravitationnel créé par cette sphère est identique à celui d'une masse ponctuelle \Delta m placée en C :

\vec{G}_{\text{poche}}(M) = -\frac{G\Delta m}{d^2}\frac{\overrightarrow{CM}}{d} = -\frac{4}{3}\pi G (\mu_p - \mu_T)\frac{r'^3}{d^2}\vec{u}_z

Par superposition, le champ total au point M s'écrit :

\vec{G}_{Tp}(M) = \vec{G}_T(M) + \vec{G}_{\text{poche}}(M) = \left[ G_T(M) - \frac{4}{3}\pi G (\mu_p - \mu_T)\frac{r'^3}{d^2} \right]\vec{u}_z

soit, en factorisant :

\boxed{\vec{G}_{Tp}(M) = G_{Tp}(M)\vec{u}_z = -\frac{4}{3}\pi G \left[\mu_T R_T - (\mu_T - \mu_p)\frac{r'^3}{d^2}\right]\vec{u}_z}

La variation relative s'en déduit directement :

\begin{aligned} \varepsilon &= \frac{G_T(M) - G_{Tp}(M)}{G_T(M)} = \frac{\frac{4}{3}\pi G (\mu_p - \mu_T)\frac{r'^3}{d^2}}{-\frac{4}{3}\pi G \mu_T R_T} = \frac{\mu_T - \mu_p}{\mu_T}\frac{r'^3}{d^2 R_T} \end{aligned}

On peut factoriser cette expression sous la forme :

\boxed{\varepsilon = \left(1 - \frac{\mu_p}{\mu_T}\right) \left(\frac{r'}{d}\right)^2 \left(\frac{r'}{R_T}\right)}

Puisque le pétrole est moins dense que la roche environnante (\mu_p < \mu_T), le rapport \frac{\mu_p}{\mu_T} < 1, d'où \varepsilon > 0. Les vecteurs \vec{G}_T(M) et \vec{G}_{Tp}(M) étant dirigés selon -\vec{u}_z, leurs normes valent respectivement \|\vec{G}_T(M)\| = -G_T(M) et \|\vec{G}_{Tp}(M)\| = -G_{Tp}(M) = \|\vec{G}_T(M)\|(1 - \varepsilon). Comme \varepsilon > 0, on a :

\|\vec{G}_{Tp}(M)\| < \|\vec{G}_T(M)\|

Le champ gravitationnel devient donc moins intense en présence de la poche de pétrole.

Estimation numérique de \varepsilon : Avec les valeurs numériques proposées :

\begin{aligned} \varepsilon &= \left(1 - \frac{1}{6}\right) \times \left(\frac{1}{2}\right)^2 \times \frac{10^{-3}}{4} = \frac{5}{6} \times \frac{1}{4} \times \frac{10^{-3}}{4} = \frac{5}{96}\cdot 10^{-3} \approx 5,2\cdot 10^{-5} \end{aligned}

Avec un seul chiffre significatif :

\boxed{\varepsilon \approx 5\cdot 10^{-5}}

Commentaire : La précision relative des gravimètres actuels est de l'ordre de 10^{-8}. La variation relative induite par la poche de pétrole (\varepsilon \approx 5\cdot 10^{-5}) est supérieure de plus de trois ordres de grandeur au seuil de détection des appareils. Cette anomalie gravimétrique est donc très aisément mesurable, ce qui justifie l'utilisation de la gravimétrie en prospection géophysique (détection de cavités, dômes de sel, gisements d'hydrocarbures).

Résultat

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Partie II : Forme de la Terre

Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : champ de pesanteur, force d'inertie d'entraînement

Justifier l'expression du champ de pesanteur donnée ci-dessus en précisant quel est le terme gravitationnel et quel est le terme d'inertie. Donner l'ordre de grandeur de sa norme à la surface de la Terre.

Voir l'indice

Identifier le terme d'attraction newtonienne et la composante axifuge liée à l'accélération d'entraînement ; donner la valeur usuelle de surface \approx 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}.

Voir la stratégie
  1. Définir le poids dans le référentiel terrestre non galiléen comme la résultante de la force d'attraction gravitationnelle et de la force d'inertie d'entraînement subie par un point matériel au repos dans ce référentiel.
  2. Exprimer l'accélération d'entraînement pour un mouvement de rotation uniforme autour d'un axe fixe afin d'identifier les deux contributions au champ de pesanteur.
  3. Évaluer numériquement la norme à la surface de la Terre (r = R_T) à l'aide des données et de l'annexe logarithmique.
Voir la réponse courte

Identification du terme gravitationnel et du terme centrifuge d'inertie d'entraînement dans \vec{g} ; ordre de grandeur g \approx 9,8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}.

Voir le corrigé complet

Le référentiel terrestre \mathcal{R}', en rotation uniforme de vecteur rotation \vec{\Omega} = \Omega \vec{u}_z par rapport au référentiel géocentrique \mathcal{R} supposé galiléen, constitue un référentiel non galiléen.

Par définition, le poids \vec{P} = m\vec{g}(M) d'un point matériel M de masse m est la force apparente qui s'exerce sur lui lorsqu'il est immobile dans le référentiel terrestre \mathcal{R}'. La force de Coriolis étant nulle à vitesse relative nulle, le poids s'écrit comme la somme de la force d'attraction gravitationnelle \vec{F}_G et de la force d'inertie d'entraînement \vec{F}_{ie} :

\vec{P} = \vec{F}_G + \vec{F}_{ie}
  • La force de gravitation exercée par la Terre (supposée à symétrie sphérique) sur le point M situé à l'extérieur (r \ge R_T) vaut :

    \vec{F}_G = m\vec{G}_T(M) = - \frac{G M_T m}{r^2}\vec{u}_r
  • L'accélération d'entraînement du point M fixe dans \mathcal{R}' en rotation uniforme autour de l'axe (OZ) s'écrit, en notant H le projeté orthogonal de M sur l'axe des pôles :

    \vec{a}_e(M) = \vec{\Omega} \wedge (\vec{\Omega} \wedge \vec{HM}) = -\Omega^2 \vec{HM}

    La force d'inertie d'entraînement (force centrifuge) est donc :

    \vec{F}_{ie} = -m \vec{a}_e(M) = m \Omega^2 \vec{HM}

En sommant ces deux contributions, on obtient le champ de pesanteur :

\vec{g}(M) = \frac{\vec{P}}{m} = \underbrace{- \frac{G M_T}{r^2}\vec{u}_r}_{\text{terme gravitationnel}} + \underbrace{\Omega^2 \vec{HM}}_{\text{terme d'inertie d'entraînement (centrifuge)}}

À la surface de la Terre (r = R_T), le terme gravitationnel s'évalue à l'aide des données de l'annexe :

\begin{aligned} \log_{10}\left(\frac{G M_T}{R_T^2}\right) &= \log_{10}(G) + \log_{10}(M_T) - 2\log_{10}(R_T) \\ &= -10{,}17 + 24{,}78 - 2 \times 6{,}81 = 0{,}99 \end{aligned}

soit une intensité gravitationnelle \frac{GM_T}{R_T^2} \approx 10^{0{,}99} \approx 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}.

Le terme d'inertie d'entraînement a pour norme maximale à l'équateur :

\Omega^2 R_T \approx (7{,}3\cdot 10^{-5})^2 \times 6{,}4\cdot 10^6 \approx 3{,}4\cdot 10^{-2}\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}

Cette contribution centrifuge est inférieure à 0{,}35\,\% de l'attraction gravitationnelle. Par conséquent :

\boxed{\|\vec{g}(M)\| \approx 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \sim 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : force de coriolis, ordre de grandeur

En général, la force de Coriolis peut être négligée devant le poids. Justifier cette approximation en prenant l'exemple d'un train TGV roulant à , c'est-à-dire .

Voir l'indice

Évaluer le rapport sans dimension de la force de Coriolis au poids à l'aide de l'ordre de grandeur 2\Omega v/g avec les valeurs numériques fournies.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force d'inertie de Coriolis subie par un point matériel de masse m animé d'une vitesse relative \vec{v}_r dans le référentiel terrestre en rotation uniforme.
  2. Majorer la norme de cette force et former le rapport adimensionnel avec le poids du point matériel.
  3. Réaliser l'application numérique avec les grandeurs fournies pour conclure quant à la validité de l'approximation.
Voir la réponse courte

Comparaison de l'accélération de Coriolis 2\Omega v à g : le rapport est de l'ordre de 10^{-3}, d'où la possibilité de la négliger.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel terrestre \mathcal{R}' en rotation à la vitesse angulaire \vec{\Omega} par rapport au référentiel géocentrique galiléen \mathcal{R}, un train modélisé par un point matériel de masse m se déplaçant à la vitesse relative \vec{v}_r est soumis à la force d'inertie de Coriolis :

\vec{F}_c = -2m\,\vec{\Omega} \wedge \vec{v}_r

La norme de cette force vérifie la majoration :

\|\vec{F}_c\| \le 2m\,\Omega\,v_r

Le poids du train étant donné par \|\vec{P}\| = mg, le rapport entre la force de Coriolis et le poids est majoré par :

\frac{\|\vec{F}_c\|}{\|\vec{P}\|} \le \frac{2\Omega\,v_r}{g}

Avec \Omega = 7{,}3\cdot 10^{-5}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}, v_r = 100\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et g \approx 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} (estimé à la question Q4) :

\begin{aligned} \frac{\|\vec{F}_c\|}{\|\vec{P}\|} &\le \frac{2 \times 7{,}3\cdot 10^{-5} \times 100}{9{,}8} \\ &\approx \frac{1{,}46\cdot 10^{-2}}{9{,}8} \approx 1{,}5\cdot 10^{-3} \end{aligned}
\boxed{\frac{\|\vec{F}_c\|}{\|\vec{P}\|} \lesssim 1{,}5\cdot 10^{-3} \ll 1}

Même à une vitesse élevée de 360\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}, la force de Coriolis représente tout au plus environ 0{,}15\,\% du poids du train : elle peut donc être légitimement négligée devant le poids dans l'étude de la plupart des mouvements terrestres.

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : force d'inertie d'entraînement, champ de pesanteur

Montrer que le rapport des normes du terme d'inertie d'entraînement et du terme de gravitation à la surface de la Terre est majoré par une valeur qu'on exprimera en fonction de et de . Déterminer l'ordre de grandeur de la quantité et commenter.

Voir l'indice

Calculer le rapport \Omega^2 HM / (GM_T/R_T^2) à la surface en remarquant que HM = R_T\sin\theta \le R_T, ce qui fournit directement la borne \eta.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les normes du terme d'inertie d'entraînement et du terme gravitationnel pour un point M situé à la surface de la Terre (r = R_T), en fonction de la colatitude \theta.
  2. Former leur rapport, le majorer en exploitant le fait que \sin\theta \le 1, puis calculer numériquement ce majorant \eta grâce aux logarithmes décimaux fournis en annexe.
Voir la réponse courte

Calcul du rapport \Omega^2 R_T / (G M_T / R_T^2) = \Omega^2 R_T^3 / (G M_T) à l'équateur : valeur de l'ordre de 3\cdot 10^{-3}.

Voir le corrigé complet

À la surface de la Terre, un point M est situé à la distance r = R_T du centre O. D'après la relation introduite avant la question Q4, les deux termes composant le champ de pesanteur \vec{g}(M) sont :

  • le terme de gravitation : \vec{G}_T(M) = -\dfrac{GM_T}{R_T^2}\vec{u}_r, de norme :

    \|\vec{G}_T(M)\| = \frac{GM_T}{R_T^2}
  • le terme d'inertie d'entraînement centrifuge : \vec{a}_{ie}(M) = \Omega^2 \vec{HM}, où H est le projeté orthogonal de M sur l'axe polaire OZ. La distance à l'axe des pôles vaut HM = R_T \sin\theta, avec \theta la colatitude (\theta \in [0, \pi]), d'où une norme :

    \|\vec{a}_{ie}(M)\| = \Omega^2 R_T \sin\theta

Le rapport des normes s'écrit :

\frac{\|\vec{a}_{ie}(M)\|}{\|\vec{G}_T(M)\|} = \frac{\Omega^2 R_T \sin\theta}{\dfrac{GM_T}{R_T^2}} = \frac{\Omega^2 R_T^3}{GM_T}\sin\theta

Comme \sin\theta \le 1, le maximum est atteint à l'équateur (\theta = \pi/2) et le rapport est majoré par la quantité sans dimension :

\boxed{\eta = \frac{\Omega^2 R_T^3}{GM_T}}

Calculons la valeur de \eta en utilisant l'annexe :

\begin{aligned} \log_{10}(\eta) &= 2\log_{10}(\Omega) + 3\log_{10}(R_T) - \log_{10}(G) - \log_{10}(M_T) \\ &= 2\times(-4,14) + 3\times 6,81 - (-10,17) - 24,78 \\ &= -8,28 + 20,43 + 10,17 - 24,78 \\ &= -2,46 = -3 + 0,54 \end{aligned}

La lecture du graphe de \log_{10}(x) en annexe donne pour \log_{10}(x) \approx 0,54 la valeur x \approx 3,5. On obtient donc :

\boxed{\eta \approx 3{,}5\cdot 10^{-3} \sim 10^{-3}}

Commentaire : La valeur de \eta est très faible devant 1 (de l'ordre de 0{,}35\,\%). Le terme d'inertie d'entraînement centrifuge est donc négligeable devant le champ gravitationnel. En première approximation, le champ de pesanteur est purement gravitationnel, et la variation relative de g entre les pôles (\sin\theta = 0) et l'équateur (\sin\theta = 1) reste minime.

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie potentielle, force d'inertie d'entraînement, coordonnée sphérique

a) La force gravitationnelle dérive de l'énergie potentielle de gravitation . Donner l'expression de celle-ci pour une masse dans le champ de la Terre, en prenant une valeur nulle à l'infini. b) La force d'inertie d'entraînement dérive de l'énergie potentielle d'inertie d'entraînement . Établir que celle-ci s'écrit pour une masse dans le champ de la Terre, en prenant une valeur nulle en . c) En déduire l'expression de l'énergie potentielle de pesanteur en coordonnées sphériques.

Voir l'indice

Utiliser la relation différentielle \mathrm{d}E_p = -\vec{F}\cdot\mathrm{d}\vec{r} pour l'attraction et pour la force centrifuge en coordonnées cylindriques/sphériques par rapport à l'axe des pôles.

Voir la réponse courte

Énergies potentielles gravitationnelle -G M_T m/r et d'entraînement -\frac{1}{2}m\Omega^2 r^2\sin^2\theta, d'où l'expression de l'énergie potentielle de pesanteur.

Voir le corrigé complet

a) La force gravitationnelle exercée par la Terre sur la masse m située à l'extérieur de celle-ci s'écrit :

\vec{F}_G(M) = -\frac{G M_T m}{r^2} \vec{u}_r

Elle dérive de l'énergie potentielle E_{pG}(M) selon la relation \vec{F}_G = -\vec{\operatorname{grad}} E_{pG}. Comme le champ de force ne dépend que de la coordonnée radiale r, la circulation élémentaire donne :

\begin{aligned} \mathrm{d}E_{pG} &= -\vec{F}_G \cdot \mathrm{d}\vec{r} = \frac{G M_T m}{r^2}\mathrm{d}r \\ \implies E_{pG}(r) &= -\frac{G M_T m}{r} + C_1 \end{aligned}

avec C_1 une constante d'intégration. La condition de référence E_{pG}(r \to \infty) = 0 impose C_1 = 0, d'où :

\boxed{E_{pG}(M) = -\frac{G M_T m}{r}}

b) D'après l'expression du poids donnée par l'énoncé, la force d'inertie d'entraînement (force centrifuge) s'exprime par :

\vec{F}_e = m \Omega^2 \vec{HM}

En repérant le point M en coordonnées cylindriques d'axe (OZ), on a \vec{HM} = \rho \vec{u}_\rho avec \rho = HM. Le déplacement élémentaire s'écrit \mathrm{d}\vec{r} = \mathrm{d}\rho \vec{u}_\rho + \rho \mathrm{d}\varphi \vec{u}_\varphi + \mathrm{d}z \vec{u}_z. Le travail élémentaire de \vec{F}_e est :

\delta W(\vec{F}_e) = \vec{F}_e \cdot \mathrm{d}\vec{r} = m \Omega^2 \rho \mathrm{d}\rho = \mathrm{d}\left(\frac{1}{2} m \Omega^2 \rho^2\right)

La force dérive donc d'une énergie potentielle E_{pe} définie par \mathrm{d}E_{pe} = -\delta W(\vec{F}_e) = -m \Omega^2 \rho \mathrm{d}\rho, ce qui donne après intégration :

E_{pe}(M) = -\frac{1}{2} m \Omega^2 \rho^2 + C_2 = -\frac{1}{2} m \Omega^2 (\vec{HM})^2 + C_2

Au point r = 0, le point M est confondu avec le centre O, qui est situé sur l'axe de rotation des pôles ; par suite, H=O et le vecteur \vec{HM} est nul. La condition E_{pe}(r=0) = 0 implique ainsi C_2 = 0. On obtient bien :

\boxed{E_{pe}(M) = -\frac{1}{2} m \Omega^2 (\vec{HM})^2}

c) Le poids \vec{P} = m\vec{g}(M) = \vec{F}_G(M) + \vec{F}_e(M) dérive de l'énergie potentielle de pesanteur par sommation :

E_{pp}(M) = E_{pG}(M) + E_{pe}(M)

Dans le repère sphérique lié à la Terre, où \theta désigne la colatitude (angle entre l'axe des pôles OZ et le vecteur \vec{OM}), la distance orthogonale à l'axe de rotation est :

HM = r \sin\theta

On en déduit l'expression de l'énergie potentielle de pesanteur en coordonnées sphériques :

\boxed{E_{pp}(r, \theta) = -\frac{G M_T m}{r} - \frac{1}{2} m \Omega^2 r^2 \sin^2\theta}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 8

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : surface équipotentielle, aplatissement de la terre

Montrer que, dans un plan méridien, la trace de cette surface équipotentielle peut être décrite par la forme approchée et exprimer la constante en fonction de et de . Dessiner l'allure de et exprimer le paramètre d'aplatissement sachant que vaut dans tout le plan équatorial.

Voir l'indice

Écrire l'égalité des potentiels E_{pp}(r,\theta) = E_{pp}(r_n,0) puis effectuer un développement limité au premier ordre par rapport au petit paramètre \eta \ll 1.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'égalité des énergies potentielles E_{pp}(r,\theta) = E_{pp}(N) issue de la question Q7 pour définir la surface équipotentielle (\Sigma).
  2. Isoler le rapport r_n/r, puis effectuer un développement limité au premier ordre en \eta compte tenu du fait que \eta \ll 1.
  3. En déduire l'expression approchée de r(\theta), identifier la constante \varepsilon, tracer l'allure de la courbe en coordonnées polaires, puis exprimer l'aplatissement \varepsilon'.
Voir la réponse courte

Développement au premier ordre en \eta sur l'équipotentielle E_{pp}(r,\theta)=\text{cte} pour obtenir la forme ellipsoïdale et l'aplatissement \varepsilon'.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q7, l'énergie potentielle de pesanteur d'un point matériel de masse m s'écrit en coordonnées sphériques :

E_{pp}(r,\theta) = -\frac{G M_T m}{r} - \frac{1}{2} m \Omega^2 r^2 \sin^2\theta

Au pôle Nord N, on a r = r_n et \theta = 0, d'où :

E_{pp}(N) = -\frac{G M_T m}{r_n}

La condition définissant la surface équipotentielle (\Sigma), E_{pp}(M \in \Sigma) = E_{pp}(N), conduit à :

-\frac{G M_T m}{r} - \frac{1}{2} m \Omega^2 r^2 \sin^2\theta = -\frac{G M_T m}{r_n}

En divisant par -G M_T m et en multipliant par r_n :

\frac{r_n}{r} = 1 - \frac{\Omega^2 r_n r^2}{2 G M_T}\sin^2\theta

D'après la question Q6, le paramètre sans dimension \eta = \frac{\Omega^2 R_T^3}{G M_T} \approx 3{,}5\cdot 10^{-3} \ll 1 mesure l'ordre de grandeur de l'effet d'entraînement. Comme \frac{r - r_n}{r_n} = \mathcal{O}(\eta), on peut poser au premier ordre dans le terme correctif r \approx r_n :

\frac{r_n}{r} \approx 1 - \frac{1}{2}\eta \left(\frac{r_n}{R_T}\right)^3 \sin^2\theta

Par développement limité au premier ordre (1-u)^{-1} \approx 1+u au voisinage de u=0 :

r(\theta) = \frac{r_n}{1 - \frac{1}{2}\eta \left(\frac{r_n}{R_T}\right)^3 \sin^2\theta} \approx r_n \left(1 + \frac{1}{2}\eta \left(\frac{r_n}{R_T}\right)^3 \sin^2\theta\right)

On retrouve bien la forme demandée r(\theta) \approx r_n\left(1 + \varepsilon \sin^2\theta\right) avec :

\boxed{\varepsilon = \frac{1}{2}\eta \left(\frac{r_n}{R_T}\right)^3}

Comme r_n \approx R_T, on a en première approximation \varepsilon \approx \frac{\eta}{2}.

Allure de r(\theta) dans un plan méridien :

Paramètre d'aplatissement : Dans le plan équatorial, la colatitude vaut \theta = \frac{\pi}{2}, soit \sin^2\theta = 1. Le rayon équatorial est donc :

r_e = r\left(\frac{\pi}{2}\right) \approx r_n(1 + \varepsilon)

Le paramètre d'aplatissement s'en déduit immédiatement :

\varepsilon' = \frac{r_e - r_n}{r_n} = \varepsilon

soit :

\boxed{\varepsilon' = \frac{1}{2}\eta \left(\frac{r_n}{R_T}\right)^3 \approx \frac{\eta}{2}}

Résultat

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Partie III : Détermination optique du champ de pesanteur

Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : chute libre, champ de pesanteur

Le corps tombe en chute libre, sans vitesse initiale, parallèlement à lui-même à l'intérieur d'une chambre vide. a) Justifier l'hypothèse de la norme constante en donnant une estimation de la variation relative pour une hauteur de chute égale à . b) Déterminer, alors, l'équation horaire du mouvement de en fonction du temps : , en prenant la position initiale comme origine des espaces sur l'axe vertical descendant.

Voir l'indice

Pour le a), différentier g(z) = GM_T/(R_T+z)^2 au premier ordre en h/R_T. Pour le b), intégrer deux fois l'équation différentielle \ddot{z}_1 = g.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dépendance de l'accélération de la pesanteur g(r) \approx \frac{G M_T}{r^2} avec l'altitude z pour en déduire, au premier ordre en h/R_T, l'estimation de la variation relative \frac{g(h)-g(0)}{g(0)}.
  2. Appliquer la deuxième loi de Newton au corps C_1 en chute libre dans le référentiel terrestre supposé galiléen sur la durée de l'expérience, projetée sur l'axe vertical descendant, et intégrer deux fois avec les conditions initiales fournies.
Voir la réponse courte

Variation relative de g sur 1\text{ m} de l'ordre de 2h/R_T \sim 3\cdot 10^{-7}, justifiant le modèle de la chute libre uniforme z_1(t)=\frac{1}{2}gt^2.

Voir le corrigé complet

a) Justification de l'hypothèse de la norme g constante

En négligeant le terme centrifuge devant l'attraction gravitationnelle (question Q6), la norme du champ de pesanteur à la distance r = R_T + z du centre de la Terre s'écrit :

g(z) = \frac{G M_T}{(R_T + z)^2} = \frac{G M_T}{R_T^2}\left(1 + \frac{z}{R_T}\right)^{-2}

Pour une altitude z \ll R_T, un développement limité au premier ordre donne :

g(z) \approx g(0)\left(1 - \frac{2z}{R_T}\right)

Pour une différence d'altitude h = 1\text{ m}, la variation relative de la norme de g vaut :

\frac{g(h) - g(0)}{g(0)} \approx -\frac{2h}{R_T}

Application numérique avec h = 1\text{ m} et R_T = 6{,}4\cdot 10^6\text{ m} :

\frac{g(h) - g(0)}{g(0)} \approx -\frac{2 \times 1}{6{,}4\cdot 10^6} \approx -3\cdot 10^{-7}
\boxed{\left|\frac{g(h) - g(0)}{g(0)}\right| \approx 3\cdot 10^{-7} \ll 1}

La variation de g sur la hauteur de chute est de l'ordre de quelques dixièmes de millionième, ce qui justifie parfaitement de considérer le champ de pesanteur comme uniforme et de norme g constante au cours du mouvement.

b) Équation horaire du mouvement de O_1

On étudie le point O_1 lié au corps C_1 de masse m dans le référentiel terrestre local, supposé galiléen pendant la durée de la chute. Le corps est lâché dans une chambre vide : il n'est soumis qu'à son poids \vec{P} = m\vec{g}.

La deuxième loi de Newton s'écrit :

m\frac{\mathrm{d}^2 \vec{r}}{\mathrm{d}t^2} = m\vec{g} \iff \frac{\mathrm{d}^2 \vec{r}}{\mathrm{d}t^2} = \vec{g}

En projetant sur l'axe vertical descendant orienté par le vecteur unitaire \vec{u}_z (tel que \vec{g} = g\vec{u}_z) avec pour origine la position initiale O_{10} :

\ddot{z}_1(t) = g

Le corps étant lâché sans vitesse initiale (\dot{z}_1(0) = 0) depuis l'origine (z_1(0) = 0), deux intégrations successives par rapport au temps donnent :

\begin{aligned} \dot{z}_1(t) &= gt \\ z_1(t) &= \frac{1}{2}gt^2 \end{aligned}
\boxed{z_1(t) = \frac{1}{2}gt^2}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : différence de chemin optique, interférence par division d'amplitude

a) Exprimer en fonction du temps la différence de chemins optiques entre ces deux rayons. b) On donne, en figure 3(b), la représentation graphique de l'intensité au point en fonction du temps. On note l'instant correspondant au premier minimum de l'intensité et les instants des autres minima d'intensité successifs, avec appartenant à . Exprimer la quantité . En déduire l'expression de en fonction de et de . c) On veut déterminer la valeur locale de . Il est commode d'exploiter le graphe d'une fonction linéaire affine : préciser ce qu'est la fonction . Les mesures expérimentales permettent d'obtenir . Sans effectuer le calcul numérique, indiquer comment on en déduit que .

Voir l'indice

Exprimer la différence de trajet géométrique aller-retour entre les deux bras en fonction de z_2 et z_1(t). Relier chaque passage par un minimum d'intensité à un saut de chemin optique d'une longueur d'onde \lambda.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le chemin optique de chacun des deux bras en tenant compte de l'aller-retour de l'onde lumineuse vers les coins de cube C_1 (mobile) et C_2 (fixe).
  2. Relier la condition d'extinction (minima d'intensité) à la différence de marche pour établir l'expression de g.
  3. Identifier la variable y(q) = t_q^2 - t_0^2 et relier la pente de la droite d'étalonnage à la valeur de g en prenant garde aux unités de temps (\mu\text{s}).
Voir la réponse courte

Différence de marche \delta(t)=2z_1(t)=gt^2, exploitation des minima d'intensité pour tracer t_q^2-t_0^2 en fonction de q et déduire g.

Voir le corrigé complet

a) Les deux rayons se propagent dans l'air d'indice n = 1.

Le bras supérieur fait intervenir une réflexion par le coin de cube mobile C_1. Lors du déplacement de C_1 d'une distance z_1(t), la longueur du trajet aller-retour varie de 2z_1(t). Comme C_1 tombe vers le bas (dans le sens des z croissants, donc en se rapprochant des lames séparatrices), le chemin optique du rayon 1 diminue de 2z_1(t) = gt^2.

Le bras inférieur fait intervenir le coin de cube C_2, fixe en z_2 = 0{,}3\text{ m}. Par symétrie du dispositif par rapport au plan médian, le chemin optique associé au bras fixe s'écrit de manière analogue avec z_2.

En choisissant la différence de chemins optiques \delta(P,t) = L_2 - L_1(t), on obtient :

\boxed{\delta(P,t) = 2\left(z_2 - z_1(t)\right) = 2z_2 - gt^2}

(Une convention de signe opposée \delta(P,t) = gt^2 - 2z_2 est également tout à fait recevable.)

b) L'intensité résultant de l'interférence de deux ondes d'égales amplitudes s'écrit :

I(t) = 2I_0\left(1 + \cos\left(\frac{2\pi\,\delta(P,t)}{\lambda}\right)\right)

Les minima d'intensité correspondent aux interférences destructives, vérifiant :

\frac{2\pi\,\delta(P,t)}{\lambda} = (2k + 1)\pi \iff \delta(P,t) = \left(k + \frac{1}{2}\right)\lambda \quad (k \in \mathbb{Z})

Entre l'instant t_0 du premier minimum et l'instant t_q du q-ième minimum suivant (q \in \mathbb{N}^*), l'ordre d'interférence varie de q unités. Par conséquent :

\Delta_q = \delta(P,t_q) - \delta(P,t_0) = -g\left(t_q^2 - t_0^2\right)

La variation de différence de marche correspond à q longueurs d'onde (avec \delta décroissant au cours du temps) :

\boxed{\Delta_q = - q\lambda}

On en déduit :

-g\left(t_q^2 - t_0^2\right) = -q\lambda \implies \boxed{g = \frac{q\lambda}{t_q^2 - t_0^2}}

c) La relation précédente se réécrit sous la forme :

t_q^2 - t_0^2 = \frac{\lambda}{g}\,q

La fonction linéaire y(q) exploitée expérimentalement est donc :

\boxed{y(q) = t_q^2 - t_0^2}

où y(q) est exprimée en \mu\text{s}^2 (en cohérence avec l'échelle de temps de la figure 3(b)).

La pente de la droite vaut a = \frac{\lambda}{g} = 64\,598\ \mu\text{s}^2 = 64\,598 \cdot 10^{-12}\text{ s}^2. On en déduit :

\boxed{g = \frac{\lambda}{a}}

Avec \lambda = 632{,}82\text{ nm} = 632{,}82 \cdot 10^{-9}\text{ m}, le calcul s'écrit :

g = \frac{632{,}82 \cdot 10^{-9}\text{ m}}{64\,598 \cdot 10^{-12}\text{ s}^2} = \frac{632{,}82}{64{,}598}\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \approx 9{,}7961\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}

Résultat

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Partie IV : Le calcaire et l'argile : des richesses du sol bon marché

IV.1 · Obtention d'un ciment

Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : équation de réaction, stœchiométrie

Écrire les quatre équations de réactions d'obtention des composés A, B, C et D à partir de leurs oxydes.

Voir l'indice

Écrire les équations stœchiométriques directes en conservant chaque oxyde élémentaire d'après les formules semi-développées fournies.

Voir la réponse courte

Écriture des réactions de formation des silicates et aluminates de calcium à partir des oxydes constitutifs.

Voir le corrigé complet

D'après les formules brutes et les formules en oxydes fournies dans le tableau 2, les réactions de synthèse à haute température des quatre constituants du clinker (ciment) à partir des oxydes réactifs s'écrivent :

  • Pour le composé A (\mathrm{Ca}_3\mathrm{SiO}_{5,(\mathrm{s})} ou 3\,\mathrm{CaO}\cdot\mathrm{SiO}_2, silicate tricalcique) :

    \boxed{3\,\mathrm{CaO}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{SiO}_{2,(\mathrm{s})} = \mathrm{Ca}_3\mathrm{SiO}_{5,(\mathrm{s})}}
  • Pour le composé B (\mathrm{Ca}_2\mathrm{SiO}_{4,(\mathrm{s})} ou 2\,\mathrm{CaO}\cdot\mathrm{SiO}_2, silicate dicalcique) :

    \boxed{2\,\mathrm{CaO}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{SiO}_{2,(\mathrm{s})} = \mathrm{Ca}_2\mathrm{SiO}_{4,(\mathrm{s})}}
  • Pour le composé C (\mathrm{Ca}_3\mathrm{Al}_2\mathrm{O}_{6,(\mathrm{s})} ou 3\,\mathrm{CaO}\cdot\mathrm{Al}_2\mathrm{O}_3, aluminate tricalcique) :

    \boxed{3\,\mathrm{CaO}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{Al}_2\mathrm{O}_{3,(\mathrm{s})} = \mathrm{Ca}_3\mathrm{Al}_2\mathrm{O}_{6,(\mathrm{s})}}
  • Pour le composé D (\mathrm{Ca}_4\mathrm{Al}_2\mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_{10,(\mathrm{s})} ou 4\,\mathrm{CaO}\cdot\mathrm{Al}_2\mathrm{O}_3\cdot\mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_3, aluminoferrite tétracalcique) :

    \boxed{4\,\mathrm{CaO}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{Al}_2\mathrm{O}_{3,(\mathrm{s})} + \mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_{3,(\mathrm{s})} = \mathrm{Ca}_4\mathrm{Al}_2\mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_{10,(\mathrm{s})}}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : bilan de matière, masse molaire

Compléter le script ci-dessous à la ligne 5, qui définit la matrice gob par ses éléments exprimés en fonction des masses molaires .

Voir l'indice

Traduire les bilans massiques élémentaires sous forme matricielle en exprimant chaque fraction massique d'oxyde p_i comme combinaison linéaire des fractions des composants p_j pondérées par les rapports de masses molaires.

Voir la stratégie
  1. Exprimer, pour une masse totale m_{\text{tot}} de ciment, la quantité de matière de chacun des composants \text{A}, \text{B}, \text{C} et \text{D} en fonction de sa fraction massique p_j et de sa masse molaire M_j.
  2. Établir le bilan molaire sur chaque oxyde d'après les stœchiométries déterminées à la question précédente, puis en déduire sa masse et son pourcentage massique p_i.
  3. Identifier les coefficients \beta_{ij} de la matrice \mathrm{gob} telle que \mathrm{oxy} = \mathrm{gob} \cdot \mathrm{cim} et écrire l'instruction Python demandée.
Voir la réponse courte

Remplissage de la matrice stœchiométrique massique reliant les masses d'oxydes aux masses de ciments via les rapports de masses molaires.

Voir le corrigé complet

Soit un échantillon de ciment de masse totale m_{\text{tot}}. Les pourcentages massiques des composants \text{A}, \text{B}, \text{C} et \text{D} sont notés p_5, p_6, p_7, p_8, et leurs masses molaires respectives M_5, M_6, M_7, M_8. Les quantités de matière présentes dans l'échantillon valent :

n_{\text{A}} = \frac{p_5 m_{\text{tot}}}{M_5}, \quad n_{\text{B}} = \frac{p_6 m_{\text{tot}}}{M_6}, \quad n_{\text{C}} = \frac{p_7 m_{\text{tot}}}{M_7}, \quad n_{\text{D}} = \frac{p_8 m_{\text{tot}}}{M_8}

D'après les équations de réaction établies à la question précédente :

  • Le dioxyde de fer \mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_3 (oxyde 4, masse molaire M_4) n'apparaît que dans le composé \text{D} à raison d'une mole de \mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_3 par mole de \text{D} :

    n_4 = n_{\text{D}} \implies m_4 = n_{\text{D}} M_4 = \frac{M_4}{M_8} p_8 m_{\text{tot}} \implies p_4 = \frac{M_4}{M_8} p_8
  • L'alumine \mathrm{Al}_2\mathrm{O}_3 (oxyde 3, masse molaire M_3) est présente dans \text{C} et \text{D} (une mole par mole de chacun) :

    n_3 = n_{\text{C}} + n_{\text{D}} \implies p_3 = \frac{M_3}{M_7} p_7 + \frac{M_3}{M_8} p_8
  • La silice \mathrm{SiO}_2 (oxyde 2, masse molaire M_2) est présente dans \text{A} et \text{B} (une mole par mole de chacun) :

    n_2 = n_{\text{A}} + n_{\text{B}} \implies p_2 = \frac{M_2}{M_5} p_5 + \frac{M_2}{M_6} p_6
  • La chaux \mathrm{CaO} (oxyde 1, masse molaire M_1) intervient dans tous les constituants avec les stœchiométries respectives 3, 2, 3 et 4 :

    n_1 = 3n_{\text{A}} + 2n_{\text{B}} + 3n_{\text{C}} + 4n_{\text{D}} \implies p_1 = 3\frac{M_1}{M_5} p_5 + 2\frac{M_1}{M_6} p_6 + 3\frac{M_1}{M_7} p_7 + 4\frac{M_1}{M_8} p_8

Sous forme matricielle \mathrm{oxy} = \mathrm{gob} \cdot \mathrm{cim}, la matrice s'écrit :

\mathrm{gob} = \begin{pmatrix} 3\dfrac{M_1}{M_5} & 2\dfrac{M_1}{M_6} & 3\dfrac{M_1}{M_7} & 4\dfrac{M_1}{M_8} \\[10pt] \dfrac{M_2}{M_5} & \dfrac{M_2}{M_6} & 0 & 0 \\[10pt] 0 & 0 & \dfrac{M_3}{M_7} & \dfrac{M_3}{M_8} \\[10pt] 0 & 0 & 0 & \dfrac{M_4}{M_8} \end{pmatrix}

La ligne 5 du script Python se complète donc ainsi :

gob = np.array([
    [3*M1/M5, 2*M1/M6, 3*M1/M7, 4*M1/M8],
    [M2/M5,   M2/M6,   0,       0      ],
    [0,       0,       M3/M7,   M3/M8  ],
    [0,       0,       0,       M4/M8  ]
])
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IV.2 · Les pluies acides

Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : équilibre acido-basique, diagramme de distribution, constante d'acidité

a) Écrire les deux équilibres acido-basiques de ce diacide et expliciter l'expression de leurs quotients réactionnels. On supposera les solutions aqueuses suffisamment diluées pour confondre les activités des solutés avec la valeur de leur concentration en quantité de matière volumique exprimée en . b) La figure 4 donne, en fonction du pH, les proportions, ou pourcentages (c) Déterminer les valeurs des constantes d'acidités et pour le diacide étudié.

Voir l'indice

Écrire les réactions successives avec l'eau et identifier les espèces prédominantes selon les zones de pH croissant : \mathrm{H_2CO_3}, puis \mathrm{HCO_3^-}, puis \mathrm{CO_3^{2-}}. Les valeurs de \mathrm{p}K_a se lisent aux points d'intersection à 50 %.

Voir la stratégie
  1. Écrire les équations de transfert de proton entre le diacide et l'eau pour les deux déprotonations successives, puis exprimer leurs quotients réactionnels Q_r selon la convention habituelle (activités confondues avec les concentrations en \text{mol}\cdot\text{L}^{-1} et activité de l'eau égale à 1).
  2. Identifier les courbes de distribution en observant le comportement des espèces selon le \text{pH} (l'espèce la plus protonée prédomine aux faibles \text{pH}, la plus déprotonée aux \text{pH} élevés).
  3. Lire les \text{p}K_a aux intersections des courbes de distribution (où deux espèces sont en proportions égales à 50\,\%) puis en déduire les constantes d'acidité K_{a1} et K_{a2} à l'aide de l'annexe.
Voir la réponse courte

Écriture des deux acidités de l'acide carbonique, identification des courbes de distribution et lecture des \mathrm{p}K_a aux points de croisement.

Voir le corrigé complet

a) Équilibres acido-basiques et quotients réactionnels

Pour le diacide modélisé par \mathrm{CO_{2,(aq)},H_2O} (ou \mathrm{H_2CO_{3,(aq)}}), les deux déprotonations successives dans l'eau s'écrivent :

  • Première acidité :

    \mathrm{CO_2,H_2O_{(aq)}} + \mathrm{H_2O_{(l)}} \rightleftharpoons \mathrm{HCO_{3,(aq)}^-} + \mathrm{H_3O_{(aq)}^+}

    Le quotient réactionnel associé à cet équilibre est :

    \boxed{Q_{r,1} = \frac{[\mathrm{HCO_3^-}][\mathrm{H_3O^+}]}{[\mathrm{CO_2,H_2O}]}}
  • Seconde acidité :

    \mathrm{HCO_{3,(aq)}^-} + \mathrm{H_2O_{(l)}} \rightleftharpoons \mathrm{CO_{3,(aq)}^{2-}} + \mathrm{H_3O_{(aq)}^+}

    Le quotient réactionnel associé à cet équilibre est :

    \boxed{Q_{r,2} = \frac{[\mathrm{CO_3^{2-}}][\mathrm{H_3O^+}]}{[\mathrm{HCO_3^-}]}}

Remarque : les concentrations sont implicitement adimensionnées par la concentration standard c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

b) Attribution des courbes de la figure 4

Lorsque le \text{pH} augmente, les espèces se déprotonent successivement :

  • En milieu fortement acide (\text{pH} faible), la forme la plus protonée est majoritaire : la courbe (1) correspond à \mathbf{CO_{2,(aq)},H_2O} (ou \mathrm{H_2CO_3}).
  • À \text{pH} intermédiaire, l'ampholyte est majoritaire : la courbe (2) correspond à l'ion hydrogénocarbonate \mathbf{HCO_3^-}.
  • En milieu fortement basique (\text{pH} élevé), la forme la plus déprotonée est majoritaire : la courbe (3) correspond à l'ion carbonate \mathbf{CO_3^{2-}}.

c) Détermination des constantes d'acidité K_{a1} et K_{a2}

À l'équilibre, lorsque deux espèces successives sont en égale proportion (50\,\% à l'intersection des courbes) :

  • À l'intersection des courbes (1) et (2), [\mathrm{CO_2,H_2O}] = [\mathrm{HCO_3^-}], d'où :

    \text{pH} = \text{p}K_{a1}

    La lecture graphique sur la figure 4 donne directement :

    \text{p}K_{a1} = 6{,}4

    On en déduit la constante d'acidité :

    K_{a1} = 10^{-\text{p}K_{a1}} = 10^{-6{,}4} = 10^{0{,}6} \cdot 10^{-7}

    D'après la courbe de \log_{10}(x) en annexe, \log_{10}(4{,}0) \approx 0{,}60, d'où 10^{0{,}6} \approx 4{,}0, soit :

    \boxed{K_{a1} \approx 4 \cdot 10^{-7}}
  • À l'intersection des courbes (2) et (3), [\mathrm{HCO_3^-}] = [\mathrm{CO_3^{2-}}], d'où :

    \text{pH} = \text{p}K_{a2}

    La lecture graphique sur la figure 4 donne l'abscisse de l'intersection à mi-chemin entre 10{,}2 et 10{,}4 :

    \text{p}K_{a2} = 10{,}3

    On en déduit :

    K_{a2} = 10^{-\text{p}K_{a2}} = 10^{-10{,}3} = 10^{0{,}7} \cdot 10^{-11}

    D'après la courbe en annexe, \log_{10}(5{,}0) \approx 0{,}70, d'où 10^{0{,}7} \approx 5{,}0, soit :

    \boxed{K_{a2} \approx 5 \cdot 10^{-11}}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
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Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : équilibre acido-basique, calcul de ph

On étudie l'eau de pluie devenue acide à cause de la dissolution du dioxyde de carbone atmosphérique. Elle impose une concentration molaire volumique du dioxyde de carbone dissous constante à température et pression fixées. Établir l'expression du pH de cette solution à et déterminer les valeurs de toutes les concentrations des espèces présentes dans la solution.

Voir l'indice

Écrire l'électroneutralité et la conservation de la matière pour la première acidité en négligeant l'autoprotolyse de l'eau et la seconde acidité devant la première.

Voir la stratégie
  1. Recenser les espèces en solution et exprimer les relations d'équilibre acido-basique ainsi que la condition d'électroneutralité, en notant que la concentration en \mathrm{CO}_{2,(\text{aq})},\mathrm{H}_2\mathrm{O} est maintenue constante par l'atmosphère.
  2. Simplifier l'équation d'électroneutralité sous les approximations usuelles (milieu acide et seconde acidité très peu dissociée), puis en déduire l'expression analytique du \mathrm{pH}.
  3. Calculer le \mathrm{pH}, déterminer la concentration de chaque espèce et vérifier la validité des approximations.
Voir la réponse courte

Calcul du pH de l'eau de pluie saturée en dioxyde de carbone par l'approximation de la première acidité prépondérante, puis calcul des concentrations.

Voir le corrigé complet

Les espèces présentes en solution aqueuse (en dehors de l'eau) sont : \mathrm{CO}_{2,(\text{aq})},\mathrm{H}_2\mathrm{O}, \mathrm{HCO}_3^-, \mathrm{CO}_3^{2-}, \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+ et \mathrm{HO}^-.

L'équilibre de dissolution avec le dioxyde de carbone atmosphérique impose :

[\mathrm{CO}_{2,(\text{aq})},\mathrm{H}_2\mathrm{O}] = c = 1{,}0\cdot 10^{-5}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

Les équilibres en solution sont régis par les constantes d'acidité et le produit ionique de l'eau (d'après Q13) :

\begin{aligned} K_{a1} &= \frac{[\mathrm{HCO}_3^-][\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]}{[\mathrm{CO}_{2,(\text{aq})},\mathrm{H}_2\mathrm{O}]} = \frac{[\mathrm{HCO}_3^-][\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]}{c} \\ K_{a2} &= \frac{[\mathrm{CO}_3^{2-}][\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]}{[\mathrm{HCO}_3^-]} \\ K_e &= [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+][\mathrm{HO}^-] = 10^{-14} \end{aligned}

L'électroneutralité de la solution s'écrit :

[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] = [\mathrm{HCO}_3^-] + 2\,[\mathrm{CO}_3^{2-}] + [\mathrm{HO}^-]

On pose les approximations suivantes :

  • La solution étant acidifiée par le diacide, on suppose [\mathrm{HO}^-] \ll [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] ;
  • Comme \mathrm{p}K_{a2} = 10{,}3 \gg \mathrm{p}K_{a1} = 6{,}4, la seconde déprotonation est très minoritaire devant la première, d'où [\mathrm{CO}_3^{2-}] \ll [\mathrm{HCO}_3^-].

L'électroneutralité se réduit alors à :

[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] \approx [\mathrm{HCO}_3^-]

En injectant cette relation dans l'expression de K_{a1}, il vient :

K_{a1} = \frac{[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]^2}{c} \implies [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] = \sqrt{K_{a1} c}

D'où l'expression du \mathrm{pH} :

\boxed{\mathrm{pH} = \frac{1}{2}\left(\mathrm{p}K_{a1} - \log c\right)}

Calcul du \mathrm{pH} : Avec \mathrm{p}K_{a1} = 6{,}4 et c = 1{,}0\cdot 10^{-5}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} (\log c = -5{,}0) :

\mathrm{pH} = \frac{1}{2}(6{,}4 + 5{,}0) = 5{,}7

Concentrations des différentes espèces :

  • [\mathrm{CO}_{2,(\text{aq})},\mathrm{H}_2\mathrm{O}] = c = \mathbf{1{,}0\cdot 10^{-5}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}
  • [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] = 10^{-\mathrm{pH}} = 10^{-5{,}7} = 10^{0{,}3}\cdot 10^{-6} \approx \mathbf{2\cdot 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}
  • [\mathrm{HCO}_3^-] \approx [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] \approx \mathbf{2\cdot 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}
  • [\mathrm{HO}^-] = \frac{K_e}{[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]} = \frac{10^{-14}}{2\cdot 10^{-6}} = \mathbf{5\cdot 10^{-9}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}
  • [\mathrm{CO}_3^{2-}] = \frac{K_{a2}[\mathrm{HCO}_3^-]}{[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]} \approx K_{a2} = 10^{-10{,}3} = 10^{0{,}7}\cdot 10^{-11} \approx \mathbf{5\cdot 10^{-11}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

Validation des approximations :

  • [\mathrm{HO}^-] = 5\cdot 10^{-9}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \ll [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] = 2\cdot 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} (rapport < 3\cdot 10^{-3}) ;
  • [\mathrm{CO}_3^{2-}] = 5\cdot 10^{-11}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \ll [\mathrm{HCO}_3^-] = 2\cdot 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} (rapport \approx 2{,}5\cdot 10^{-5}).

Toutes les hypothèses sont parfaitement vérifiées.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Partie V : Quelques propriétés thermodynamiques de la Terre

V.1 · Mesure de la conductivité thermique d'une roche terrestre

Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
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Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique, conduction thermique

Donner la définition et l'expression de la résistance thermique d'un conducteur thermique de conductivité , de section et de longueur traversé par un flux thermique uniforme perpendiculaire à la section.

Voir l'indice

Rappeler l'analogie avec la loi d'Ohm : \Delta T = R_{\mathrm{th}}\Phi avec R_{\mathrm{th}} = l/(\lambda s) en conduction unidimensionnelle.

Voir la stratégie
  1. Définir la résistance thermique par analogie avec la loi d'Ohm en électrocinétique, reliant l'écart de température au flux thermique traversant le conducteur.
  2. Appliquer la loi de Fourier en conduction unidirectionnelle stationnaire pour déterminer le gradient de température, puis en déduire l'expression analytique de R_{\mathrm{th}}.
Voir la réponse courte

Définition de la résistance thermique par analogie électrique R_{\mathrm{th}} = \Delta T / \Phi = l / (\lambda s).

Voir le corrigé complet

1. Définition de la résistance thermique

Par analogie avec la résistance électrique reliant différence de potentiel et courant électrique (\Delta U = R\,I), la résistance thermique R_{\mathrm{th}} d'un conducteur thermique soumis à une différence de température T_1 - T_2 entre ses deux faces d'accès, et traversé par un flux thermique stationnaire \Phi orienté de la face à T_1 vers celle à T_2, est définie par :

\boxed{R_{\mathrm{th}} = \frac{T_1 - T_2}{\Phi}}

Elle s'exprime en \mathrm{K\cdot W^{-1}} (ou ^{\circ}\mathrm{C}\cdot\mathrm{W}^{-1}).

2. Expression pour un conducteur cylindrique

Considérons un barreau cylindrique d'axe Oz, de section constante s et de longueur l comprise entre z = 0 (à la température T_1) et z = l (à la température T_2 < T_1).

D'après la loi de Fourier, le vecteur densité volumique de courant thermique s'écrit :

\vec{j} = -\lambda\,\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z}\,\vec{u}_z

Le flux thermique à travers une section droite d'aire s orientée selon \vec{u}_z vaut :

\Phi = \iint_s \vec{j}\cdot\mathrm{d}\vec{S} = j\,s = -\lambda\,s\,\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z}

En régime stationnaire et sans terme source interne, la conservation de l'énergie impose que le flux \Phi soit constant le long de l'axe Oz. L'intégration entre z = 0 et z = l conduit à :

\int_{T_1}^{T_2} \mathrm{d}T = -\frac{\Phi}{\lambda s}\int_0^l \mathrm{d}z \implies T_1 - T_2 = \frac{l}{\lambda s}\,\Phi

On en déduit l'expression de la résistance thermique de conduction :

\boxed{R_{\mathrm{th}} = \frac{l}{\lambda s}}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
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Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique, résistance de contact

Établir alors, la relation . Expliquer comment on peut déterminer expérimentalement, en s'affranchissant des indéterminations dues aux contacts.

Voir l'indice

Écrire la continuité du flux thermique stationnaire à travers l'empilement en série et sommer les résistances thermiques. Varier l'épaisseur d de roche pour isoler \lambda à partir de la pente de la droite obtenue.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux thermique \Phi traversant le bloc de laiton inférieur et celui traversant l'ensemble constitué des deux contacts et de l'échantillon de roche, en exploitant l'analogie électrique et la mise en série des résistances thermiques en régime stationnaire.
  2. Établir le rapport \frac{T_1 - T_2}{T_c - T_1} en simplifiant le flux et la section droite s.
  3. Proposer une méthode différentielle ou graphique en faisant varier l'épaisseur d de la roche afin d'isoler la conductivité \lambda dans la pente.
Voir la réponse courte

Somme des résistances thermiques en série le long de l'empilement et détermination de \lambda par variation de l'épaisseur d.

Voir le corrigé complet

Le transfert thermique s'effectue en régime stationnaire unidimensionnel selon l'axe Oz. En l'absence de pertes latérales et de sources internes, le flux thermique \Phi est conservé à travers toutes les tranches du dispositif de section droite uniforme s.

1. Établissement de la relation :

  • Pour le bloc de laiton inférieur situé entre z = 0 (température T_c) et z = l (température T_1), la résistance thermique s'écrit d'après la question Q15 :

    R_{\mathrm{th},l} = \frac{l}{\lambda_l s} \implies T_c - T_1 = R_{\mathrm{th},l} \, \Phi = \frac{l}{\lambda_l s}\Phi
  • Entre les deux interfaces à T_1 et T_2, le flux traverse successivement en série le contact 1, la roche et le contact 2. La résistance thermique équivalente est la somme des résistances individuelles :

    R_{\mathrm{th},\text{série}} = R_{\mathrm{th},1} + R_{\mathrm{th},\text{roche}} + R_{\mathrm{th},2} = \frac{e_1}{\lambda_1 s} + \frac{d}{\lambda s} + \frac{e_2}{\lambda_2 s}

    La différence de température globale s'écrit alors :

    T_1 - T_2 = R_{\mathrm{th},\text{série}} \, \Phi = \frac{1}{s}\left(\frac{d}{\lambda} + \frac{e_1}{\lambda_1} + \frac{e_2}{\lambda_2}\right)\Phi

En effectuant le quotient membre à membre, le flux \Phi et la section s se simplifient :

\frac{T_1 - T_2}{T_c - T_1} = \frac{\frac{1}{s}\left(\frac{d}{\lambda} + \frac{e_1}{\lambda_1} + \frac{e_2}{\lambda_2}\right)}{\frac{l}{\lambda_l s}}

D'où la relation demandée :

\boxed{\frac{T_1-T_2}{T_c-T_1} = \frac{\lambda_l}{l}\left(\frac{d}{\lambda}+\frac{e_1}{\lambda_1}+\frac{e_2}{\lambda_2}\right)}

2. Détermination expérimentale de \lambda sans l'effet des contacts :

En maintenant des conditions de contact identiques (même état de surface, même pression de serrage assurant la constance de e_1/\lambda_1 + e_2/\lambda_2), on mesure le rapport adimensionné Y = \frac{T_1 - T_2}{T_c - T_1} pour plusieurs échantillons de même roche d'épaisseurs d variables.

La grandeur Y est alors une fonction affine de l'épaisseur d :

Y(d) = A\,d + B \quad \text{avec} \quad A = \frac{\lambda_l}{l\,\lambda} \quad \text{et} \quad B = \frac{\lambda_l}{l}\left(\frac{e_1}{\lambda_1}+\frac{e_2}{\lambda_2}\right)

La régression linéaire des points expérimentaux donne la pente A, de laquelle on déduit la conductivité thermique recherchée :

\boxed{\lambda = \frac{\lambda_l}{l\,A}}

L'effet parasite des résistances de contact n'affecte que l'ordonnée à l'origine B, ce qui permet de s'en affranchir totalement.

Résultat

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V.2 · Évolution de la température à l'intérieur de la Terre

Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
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Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : énergie potentielle gravitationnelle, auto-énergie

a) Exprimer l'énergie gravitationnelle finale des masse et . On considère l'énergie gravitationnelle nulle quand est infiniment éloignée de . b) On modélise la formation d'une sphère de centre , de rayon et de masse volumique uniforme par l'apport de coquilles sphériques, d'épaisseur et de volume , depuis l'infini jusqu'à la position occupée dans la sphère. Établir que l'expression de l'énergie gravitationnelle de cette distribution de masse totale est : . Commenter le signe.

Voir l'indice

Calculer le travail reçu par la sphère lors de l'amenée de la couche de masse \mathrm{d}m = \mu 4\pi r^2\mathrm{d}r depuis l'infini, puis intégrer de r=0 à r=R.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le travail élémentaire de la force gravitationnelle lors de l'amenée d'une coquille de masse \mathrm{d}m depuis l'infini jusqu'au rayon r pour en déduire \mathrm{d}E_{pG}(r).
  2. Exprimer la masse intérieure m(r) et la masse élémentaire \mathrm{d}m en fonction de la masse volumique \mu, intégrer de r=0 à r=R, puis substituer la masse totale M.
  3. Interpréter physiquement le signe négatif en termes d'état lié et d'énergie libérée lors de l'accrétion.
Voir la réponse courte

Calcul de l'énergie potentielle gravitationnelle de constitution d'une sphère homogène par intégration des couches successives \mathrm{d}m.

Voir le corrigé complet

a) D'après le théorème de Gauss (ou le théorème de Newton pour une distribution à symétrie sphérique), le champ gravitationnel créé à l'extérieur ou à la surface de la sphère de centre O, de rayon r et de masse m est identique à celui d'une masse ponctuelle m située en O :

\vec{G}(r) = -\frac{Gm}{r^2}\,\vec{u}_r

Le potentiel gravitationnel associé, nul à l'infini, s'écrit à la surface (r'=r) :

V(r) = -\frac{Gm}{r}

L'énergie potentielle gravitationnelle d'interaction de la masse élémentaire \mathrm{d}m avec la sphère de masse m s'en déduit directement :

\boxed{\mathrm{d}E_{pG}(r) = V(r)\,\mathrm{d}m = -\frac{Gm\,\mathrm{d}m}{r}}

b) La sphère étant homogène de masse volumique \mu, la masse de la sphère de rayon r et celle de la coquille d'épaisseur \mathrm{d}r s'écrivent :

\begin{aligned} m(r) &= \frac{4}{3}\pi \mu r^3 \\ \mathrm{d}m &= \mu\,\mathrm{d}\tau = 4\pi\mu r^2\,\mathrm{d}r \end{aligned}

En injectant ces expressions dans celle de \mathrm{d}E_{pG}(r) :

\mathrm{d}E_{pG}(r) = -\frac{G}{r}\left(\frac{4}{3}\pi\mu r^3\right)\left(4\pi\mu r^2\,\mathrm{d}r\right) = -\frac{16\pi^2 G \mu^2}{3}\,r^4\,\mathrm{d}r

L'énergie potentielle gravitationnelle totale de la sphère de rayon R s'obtient en intégrant de r = 0 à r = R :

E_{pG}(R) = \int_0^R \mathrm{d}E_{pG}(r) = -\frac{16\pi^2 G \mu^2}{3}\left[\frac{r^5}{5}\right]_0^R = -\frac{16\pi^2 G \mu^2 R^5}{15}

La masse totale de la sphère est M = \frac{4}{3}\pi\mu R^3, d'où M^2 = \frac{16}{9}\pi^2\mu^2 R^6, ce qui permet d'écrire :

-\frac{3G}{5}\frac{M^2}{R} = -\frac{3G}{5R}\left(\frac{16}{9}\pi^2\mu^2 R^6\right) = -\frac{16\pi^2 G \mu^2 R^5}{15} = E_{pG}(R)

On retrouve bien l'expression cherchée :

\boxed{E_{pG}(R) = -\frac{3\,G}{5}\frac{M^2}{R}}

Commentaire du signe : L'énergie potentielle est strictement négative. Cela traduit le fait que la Terre est un système gravitationnellement lié : l'interaction gravitationnelle étant purement attractive, la formation de la sphère à partir de matière initialement dispersée à l'infini libère de l'énergie vers l'extérieur (sous forme d'énergie cinétique puis thermique). Pour disloquer entièrement la Terre et envoyer ses constituants à l'infini, un opérateur extérieur devrait fournir une énergie positive égale à l'énergie de liaison E_{\text{liaison}} = -E_{pG}(R) = \frac{3GM^2}{5R}.

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : premier principe, capacité thermique

La sphère précédente modélise la Terre. En supposant que l'énergie gravitationnelle est convertie totalement en énergie thermique, exprimer la température atteinte par la Terre à partir d'une température initiale voisine de , en fonction de et de (capacité thermique massique de la Terre). Estimer et commenter.

Voir l'indice

Égaler l'énergie thermique totale acquise M_T C T_{\mathrm{eq}} à la valeur absolue de l'énergie potentielle gravitationnelle d'accrétion libérée.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la variation d'énergie interne \Delta U de la Terre lors de sa formation à partir de sa capacité thermique massique C.
  2. Écrire la conversion intégrale de l'énergie gravitationnelle libérée lors du rassemblement de la matière depuis l'infini en énergie thermique (\Delta U = -\Delta E_{pG}).
  3. En déduire l'expression littérale de T_{\mathrm{eq}}, puis faire l'application numérique avec un chiffre significatif.
Voir la réponse courte

Bilan énergétique \Delta U = -E_{pG} pour déduire la température d'échauffement initial de la Terre T_{\mathrm{eq}} = \frac{3 G M_T}{5 C R_T}.

Voir le corrigé complet

Considérons le système constitué de l'ensemble de la masse M_T, initialement dispersée à l'infini au repos à une température T_i \approx 0\text{ K}.

L'énergie gravitationnelle initiale est nulle (E_{pG}(\infty) = 0). D'après la question Q17.b, l'énergie gravitationnelle finale sous forme de sphère homogène de masse M_T et de rayon R_T vaut :

E_{pG}(R_T) = -\frac{3\,G}{5}\frac{M_T^2}{R_T}

La variation d'énergie potentielle gravitationnelle lors de l'accrétion s'écrit donc :

\Delta E_{pG} = E_{pG}(R_T) - E_{pG}(\infty) = -\frac{3\,G M_T^2}{5\,R_T} < 0

En supposant que cette énergie mécanique libérée est intégralement convertie en énergie thermique sans perte par rayonnement, la variation d'énergie interne du système s'écrit :

\Delta U = -\Delta E_{pG} = \frac{3\,G M_T^2}{5\,R_T}

Par ailleurs, pour un corps condensé de masse M_T et de capacité thermique massique C, la variation d'énergie interne associée à l'élévation de température depuis T_i \approx 0\text{ K} jusqu'à T_{\mathrm{eq}} est :

\Delta U = M_T\,C\,(T_{\mathrm{eq}} - T_i) \approx M_T\,C\,T_{\mathrm{eq}}

On en déduit l'expression de la température d'équilibre :

M_T\,C\,T_{\mathrm{eq}} = \frac{3\,G M_T^2}{5\,R_T}

soit :

\boxed{T_{\mathrm{eq}} = \frac{3\,G\,M_T}{5\,C\,R_T}}

Estimation numérique : En exploitant les logarithmes décimaux fournis en annexe :

\begin{aligned} \log_{10}(T_{\mathrm{eq}}) &= \log_{10}(0{,}6) + \log_{10}(G) + \log_{10}(M_T) - \log_{10}(C) - \log_{10}(R_T) \\ &= (\log_{10}(6) - 1) + (-10{,}17) + 24{,}78 - 3{,}00 - 6{,}81 \end{aligned}

D'après la table, \log_{10}(M_T) = 24{,}78 pour M_T = 6{,}0\cdot 10^{24}, d'où \log_{10}(6{,}0) = 0{,}78. Ainsi :

\begin{aligned} \log_{10}(T_{\mathrm{eq}}) &= (0{,}78 - 1) - 10{,}17 + 24{,}78 - 3{,}00 - 6{,}81 \\ &= -0{,}22 + 4{,}80 = 4{,}58 \end{aligned}

Par lecture de la courbe de l'annexe, \log_{10}(x) \approx 0{,}58 \implies x \approx 3{,}8 \approx 4. On obtient :

\boxed{T_{\mathrm{eq}} \approx 4\cdot 10^4\text{ K}}

Commentaire : Cette température est extrêmement élevée :

  • Elle dépasse très largement la température de fusion des roches silicatées et des métaux (typiquement 1\,500 à 3\,000\text{ K}), ainsi que la température actuelle au centre de la Terre (\sim 6\,000\text{ K}).
  • Cela montre que l'énergie gravitationnelle libérée lors de l'accrétion planétaire est largement suffisante pour fondre complètement la Terre primitive (stade « océan de magma »), favorisant ainsi la différenciation gravitationnelle (le fer liquide plongeant au centre pour former le noyau).
  • Toutefois, l'accrétion s'étant déroulée sur une durée longue (\sim 10^7 à 10^8 ans), une fraction considérable de cette énergie a été évacuée par rayonnement thermique vers l'espace au fur et à mesure de l'accrétion, ce qui explique pourquoi la Terre n'a jamais atteint une température moyenne aussi gigantesque.

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : décroissance radioactive, loi cinétique d'ordre 1

Déterminer l'expression en notant sa valeur à l'origine des temps.

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle d'ordre 1 à coefficients constants pour obtenir la loi de décroissance radioactive exponentielle.

Voir la réponse courte

Résolution de la loi de décroissance radioactive d'ordre 1 donnant N_i(t) = N_{i0}\exp(-\lambda_i t).

Voir le corrigé complet

L'évolution temporelle du nombre de noyaux par unité de volume N_i(t) est régie par l'équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants fournie par l'énoncé :

\frac{\mathrm{d}N_i}{\mathrm{d}t} + \frac{\ln 2}{\tau_i} N_i(t) = 0

Par séparation des variables et intégration entre l'instant initial t = 0 (où N_i(0) = N_{i0}) et un instant t quelconque :

\begin{aligned} \int_{N_{i0}}^{N_i(t)} \frac{\mathrm{d}N_i}{N_i} &= -\frac{\ln 2}{\tau_i} \int_0^t \mathrm{d}t' \\ \ln\left(\frac{N_i(t)}{N_{i0}}\right) &= -\frac{\ln 2}{\tau_i}\, t \end{aligned}

En prenant l'exponentielle, on obtient la loi de décroissance radioactive sous l'une ou l'autre des formes équivalentes :

\boxed{N_i(t) = N_{i0} \exp\left(-\frac{\ln 2}{\tau_i} t\right) = N_{i0}\, 2^{-t/\tau_i}}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : radioactivité, puissance volumique

Exprimer la puissance volumique pour l'élément dégagée par radioactivité dans les roches, en fonction des données utiles. En déduire la puissance totale dégagée par les trois éléments radioactifs.

Voir l'indice

Relier l'activité volumique |\mathrm{d}N_i/\mathrm{d}t| à l'énergie libérée \varepsilon_i, en exprimant le nombre initial N_{i0} à l'aide de la fraction massique x_i et de la masse molaire M_i.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le nombre initial de noyaux par unité de volume N_{i0} à partir de la masse volumique de la roche \mu, de la fraction massique x_i, de la constante d'Avogadro N_A et de la masse molaire M_i.
  2. Relier la puissance volumique dégagée p_{v,i}(t) au taux de désintégration -\frac{\mathrm{d}N_i}{\mathrm{d}t} et à l'énergie \varepsilon_i libérée par désintégration d'un noyau.
  3. Sommer sur les trois radio-isotopes pour obtenir la puissance volumique totale p_v(t).
Voir la réponse courte

Puissance volumique dégagée par l'activité des trois isotopes radioactifs : somme des contributions proportionnelles à l'activité et à l'énergie par désintégration.

Voir le corrigé complet

Considérons une unité de volume de roche (de volume V = 1\text{ m}^3). Sa masse vaut m_{\text{roche}} = \mu \times 1\text{ m}^3 = \mu.

La masse de l'isotope X_i présente à l'instant initial t=0 dans ce volume est :

m_{i0} = x_i \, \mu

La quantité de matière correspondante est n_{i0} = \frac{m_{i0}}{M_i} = \frac{x_i \mu}{M_i}, de sorte que le nombre de noyaux par unité de volume à l'origine des temps s'écrit :

N_{i0} = n_{i0} N_A = \frac{\mu N_A x_i}{M_i}

Chaque désintégration d'un noyau de l'isotope X_i libère une énergie thermique \varepsilon_i. Le taux de désintégration volumique (activité volumique) étant -\frac{\mathrm{d}N_i}{\mathrm{d}t} = \frac{\ln 2}{\tau_i} N_i(t), la puissance volumique dégagée par cet isotope à la date t est :

p_{v,i}(t) = \left(-\frac{\mathrm{d}N_i}{\mathrm{d}t}\right) \varepsilon_i = \frac{\ln 2}{\tau_i} \varepsilon_i N_i(t)

En injectant l'expression de N_i(t) obtenue à la question Q19, on obtient :

\boxed{p_{v,i}(t) = \frac{\ln 2}{\tau_i} \frac{\mu N_A x_i \varepsilon_i}{M_i} \exp\left(-\frac{\ln 2}{\tau_i} t\right)}

Par indépendance des désintégrations des différents radio-isotopes, la puissance calorifique volumique totale p_v(t) générée dans le manteau est la somme des contributions des trois éléments :

p_v(t) = \sum_{i=1}^{3} p_{v,i}(t)

soit :

\boxed{p_v(t) = \mu N_A \ln 2 \sum_{i=1}^{3} \frac{x_i \varepsilon_i}{M_i \tau_i} \exp\left(-\frac{\ln 2}{\tau_i} t\right)}

Résultat

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Question 21

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Exploitation de document
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : décroissance radioactive, script python

Compréhension et exploitation du script a) Ligne 10 : donner la signification physique de pvi0. b) Ligne 15 : que représente la grandeur Dp ? c) Ligne 17 : que représente n ? d) Ligne 19 : que représentent pv(0) et t0 ? Comment augmenter la précision sur t0 ? e) Compléter les lignes, après la ligne 19, pour que l'exécution du programme donne et visualise l'allure du graphe de la puissance volumique totale en fonction du temps (sans quadrillage). f) Reproduire l'allure de ce graphe sur votre copie et en déduire, avec justification, la date à laquelle la puissance volumique sera réduite de moitié.

Voir l'indice

Identifier dans le script le calcul de la puissance volumique initiale, la recherche du minimum de l'écart à p_v(0)/2, et l'utilisation de plt.plot pour afficher le résultat.

Voir la réponse courte

Interprétation des variables du programme de décroissance radioactive, écriture des instructions de tracé et lecture de la demi-vie globale.

Voir le corrigé complet

a) Signification physique de pvi0 (ligne 10)

D'après le résultat de la question Q20, la puissance volumique initiale libérée par le radio-isotope X_i s'écrit :

p_{v,i}(0) = \frac{\ln 2}{\tau_i}\,\frac{\mu\,N_A\,x_i\,\varepsilon_i}{M_i}

En identifiant les termes du script (0{,}69 \approx \ln 2, mu =\mu, Na =N_A, ci =x_i, epsi =\varepsilon_i, Mi =M_i, taui =\tau_i), pvi0 représente le vecteur (tableau à trois éléments) des puissances calorifiques volumiques initiales (à t = 0), exprimées en \text{W}\cdot\text{m}^{-3}, dégagées respectivement par chacun des trois isotopes radioactifs : ^{238}\text{U}, ^{232}\text{Th} et ^{40}\text{K}.

b) Signification de la grandeur Dp (ligne 15)

L'expression np.abs(pv(t) - pv(0)/2) calcule l'écart absolu |p_v(t) - p_v(0)/2| pour chacune des 100 valeurs de la grille temporelle discrète contenue dans le tableau t. La méthode .min() extrait la valeur minimale de ce tableau.

Ainsi, Dp représente l'écart absolu minimal entre les valeurs discrétisées de la puissance volumique totale p_v(t) et la moitié de sa valeur initiale p_v(0)/2 sur l'intervalle d'échantillonnage.

c) Signification de n (ligne 17)

La méthode .index(Dp) renvoie la position de la valeur Dp dans la liste des écarts. La variable n est donc l'indice du point de la grille temporelle t pour lequel la puissance volumique calculée p_v(t) est la plus proche de la valeur cible p_v(0)/2.

d) Signification de pv(0) et t0 (ligne 19) et amélioration de la précision

  • pv(0) représente la puissance calorifique volumique totale initiale (à t=0) dégagée par l'ensemble des trois radio-éléments.
  • t0 = \texttt{t[n]} représente la date (en milliards d'années) à laquelle cette puissance est réduite de moitié, c'est-à-dire une estimation numérique du temps de demi-décroissance globale t_{1/2} de la puissance radiogénique.

Pour améliorer la précision sur t0, on peut :

  1. Augmenter le nombre de points de discrétisation temporelle dans le tableau t (par exemple en posant t = np.linspace(0, 10, 10000) au lieu de 100 points) ;
  2. Ou bien employer un algorithme de résolution numérique d'équation non linéaire (méthode de dichotomie ou fonction scipy.optimize.root_scalar / brentq) pour résoudre directement p_v(t) - \frac{p_v(0)}{2} = 0.

e) Complétion du script Python après la ligne 19

Pour afficher la courbe p_v(t) sans quadrillage :

plt.figure()
plt.plot(t, pv(t))
plt.xlabel("Temps t (milliards d'annees)")
plt.ylabel("Puissance volumique (W/m^3)")
plt.title("Evolution de la puissance volumique radioactive")
plt.show()

f) Tracé et détermination graphique de t_{1/2}

Sur la figure 6, la valeur initiale de la puissance volumique à t = 0 vaut :

p_v(0) \approx 12{,}55\text{ nW}\cdot\text{m}^{-3}

La puissance est réduite de moitié lorsque :

p_v(t_{1/2}) = \frac{p_v(0)}{2} \approx 6{,}28\text{ nW}\cdot\text{m}^{-3}

En repérant l'ordonnée 6{,}28\text{ nW}\cdot\text{m}^{-3} (à mi-chemin entre 6{,}15 et 6{,}35\text{ nW}\cdot\text{m}^{-3}) et en effectuant la projection sur l'axe des abscisses, on lit :

\boxed{t_{1/2} \approx 4{,}8\text{ milliards d'années}}

(un intervalle de lecture compris entre 4{,}6 et 5{,}0\text{ milliards d'années} est acceptable compte tenu de l'épaisseur du tracé).

Résultat

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : loi de fourier, symétrie et invariances

Justifier que le vecteur densité de courant thermique est radial. On pose . Préciser les invariances.

Voir l'indice

Invoquer l'invariance par rotation autour du centre de la Terre et l'isotropie sphérique du milieu pour justifier l'orientation purement radiale du vecteur densité de courant.

Voir la stratégie
  1. Identifier les éléments de symétrie du problème (géométrie sphérique, homogénéité des propriétés volumiques et des conditions aux limites).
  2. En déduire la direction du vecteur densité de courant thermique \vec{j} à l'aide de l'intersection des plans de symétrie matérielle, ou en exploitant la loi de Fourier \vec{j} = -\lambda \vec{\mathrm{grad}}\, T.
  3. Identifier les invariances spatiales pour déterminer les variables dont dépend la composante scalaire j.
Voir la réponse courte

Invariance par rotation autour du centre de la Terre : la température ne dépend que de r, le vecteur densité de flux thermique est purement radial.

Voir le corrigé complet

La Terre est modélisée par une sphère de centre O et de rayon R_T, constituée d'un matériau homogène et isotrope (caractérisé par des grandeurs \mu, C et \lambda uniformes), avec des sources de chaleur et des conditions aux limites à symétrie sphérique.

1. Caractère radial de \vec{j} :

  • Tout plan contenant le centre O et le point d'observation M (plan méridien) est un plan de symétrie pour le système et les distributions thermiques.
  • Le vecteur densité de flux thermique \vec{j} étant un vecteur vrai (ou polaire), il doit être contenu dans tous les plans de symétrie passant par M.
  • L'intersection de tous ces plans de symétrie est la droite (OM), portée par le vecteur unitaire radial \vec{u}_r. Par conséquent :

    \boxed{\vec{j}(M,t) = j(M,t)\,\vec{u}_r}

2. Invariances : Le problème est invariant par rotation autour de tout axe passant par le centre O. En coordonnées sphériques (r, \theta, \varphi) d'origine O :

  • le système est invariant par rotation d'un angle quelconque autour de l'axe (Oz), donc invariant selon la longitude \varphi ;
  • le système est invariant par rotation autour de tout axe équatorial, donc invariant selon la colatitude \theta.

Ainsi, les grandeurs scalaires du problème (la température T ainsi que la composante algébrique j) ne dépendent ni de \theta, ni de \varphi :

\boxed{j(M,t) = j(r,t) \quad \text{et} \quad T(M,t) = T(r,t)}

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : bilan thermique, équation de la diffusion thermique

On se place d'abord en régime variable et on prend comme système la coquille sphérique d'épaisseur , comprise entre les rayons et . Pendant la durée élémentaire , la température de ce système varie de . Expliciter le raisonnement qui permet d'obtenir la relation suivante :

Donner la signification physique de chacun de ces trois termes.

Voir l'indice

Appliquer le premier principe de la thermodynamique au système fermé constitué par la coquille sphérique entre t et t+\mathrm{d}t, en explicitant les flux conductifs aux frontières et le terme source volumique.

Voir la stratégie
  1. Définir le système thermodynamique fermé constitué par la coquille sphérique entre les rayons r et r+\mathrm{d}r, de volume \mathrm{d}\tau = 4\pi r^2\,\mathrm{d}r.
  2. Appliquer le premier principe de la thermodynamique entre les instants t et t+\mathrm{d}t, en explicitant la variation d'énergie interne, le bilan des flux conductifs aux frontières et la production thermique volumique.
  3. Identifier et interpréter physiquement chacun des trois termes de l'équation obtenue.
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie interne sur une coquille sphérique entre r et r+\mathrm{d}r avec terme source volumique de radioactivité.

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé constitué par la matière contenue dans la coquille sphérique comprise entre les rayons r et r+\mathrm{d}r, à un instant t donné.

Le volume de cette coquille est, au premier ordre en \mathrm{d}r :

\mathrm{d}\tau = 4\pi r^2\,\mathrm{d}r

Sa masse est donc :

\mathrm{d}m = \mu\,\mathrm{d}\tau = \mu\,4\pi r^2\,\mathrm{d}r

Appliquons le premier principe de la thermodynamique à cette coquille (solide indéformable, donc sans travail des forces de pression : W = 0) entre les instants t et t+\mathrm{d}t :

\mathrm{d}U = \delta Q

1. Variation d'énergie interne :
La capacité thermique de la coquille étant C\,\mathrm{d}m, la variation d'énergie interne s'écrit :

\mathrm{d}U = \mathrm{d}m\,C\,\mathrm{d}T = \mu\,C\,4\pi r^2\,\frac{\partial T}{\partial t}\,\mathrm{d}t\,\mathrm{d}r

2. Énergie thermique reçue de l'extérieur par conduction :

  • À travers la surface intérieure de rayon r, la normale orientée vers l'extérieur de la coquille est -\vec{u}_r. Le flux thermique entrant dans la coquille est :

    \Phi_{\text{entrant}}(r) = \vec{j}(r,t)\cdot(-\vec{u}_r) \cdot \big(-4\pi r^2\big) = j(r,t)\,4\pi r^2
  • À travers la surface extérieure de rayon r+\mathrm{d}r, la normale orientée vers l'extérieur de la coquille est +\vec{u}_r. Le flux thermique sortant est :

    \Phi_{\text{sortant}}(r+\mathrm{d}r) = j(r+\mathrm{d}r,t)\,4\pi (r+\mathrm{d}r)^2

Le flux conductif net reçu par la coquille est donc :

\Phi_{\text{net}} = \Phi_{\text{entrant}}(r) - \Phi_{\text{sortant}}(r+\mathrm{d}r) = -\mathrm{d}\big(j\,4\pi r^2\big)

D'où l'énergie thermique reçue par conduction pendant la durée \mathrm{d}t :

\delta Q_{\text{cond}} = \Phi_{\text{net}}\,\mathrm{d}t = -\mathrm{d}\big(j\,4\pi r^2\big)\,\mathrm{d}t

3. Énergie thermique créée par les sources internes :
La puissance volumique volumique de source radioactive étant notée p_v', l'énergie thermique dégagée au sein de la coquille pendant \mathrm{d}t s'écrit :

\delta Q_{\text{source}} = p_v'\,\mathrm{d}\tau\,\mathrm{d}t = p_v'\,4\pi r^2\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}t

En sommant les contributions aux échanges thermiques \delta Q = \delta Q_{\text{cond}} + \delta Q_{\text{source}}, on obtient bien :

\boxed{\mu C 4\pi r^2 \frac{\partial T}{\partial t}\,\mathrm{d}t\,\mathrm{d}r = -\mathrm{d}\big(j 4\pi r^2\big)\,\mathrm{d}t + p_v' 4\pi r^2\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}t}

Signification physique des trois termes :

  • \mu C 4\pi r^2 \frac{\partial T}{\partial t}\,\mathrm{d}t\,\mathrm{d}r : terme de stockage (ou d'accumulation) thermique, représentant la variation d'énergie interne de la coquille de masse \mathrm{d}m pendant la durée \mathrm{d}t.
  • -\mathrm{d}\big(j 4\pi r^2\big)\,\mathrm{d}t : bilan des échanges thermiques conductifs à travers les frontières en r et r+\mathrm{d}r, c'est-à-dire l'excédent de chaleur entrant sur la chaleur sortant pendant \mathrm{d}t.
  • p_v' 4\pi r^2\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}t : terme de création (ou de source volumique) thermique, correspondant à l'énergie calorifique libérée par les désintégrations radioactives au sein de la coquille pendant \mathrm{d}t.

Résultat

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 9 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : équation de la diffusion thermique, régime stationnaire

a) Établir l'équation différentielle vérifiée par la température . b) Déterminer la loi de variation spatiale de la température dans la Terre en supposant que la température est finie au centre de celle-ci et que la puissance volumique est uniforme dans tout le volume de la Terre. La température du sol vaut . c) Déterminer l'expression de la puissance surfacique . d) On donne la puissance surfacique à la surface de la Terre . En déduire la valeur de . Commenter compte tenu de Q21.

Voir l'indice

En régime stationnaire, annuler la dérivée temporelle dans l'équation locale, intégrer deux fois par rapport à r, éliminer la singularité en r=0 et imposer la condition limite au sol.

Voir la stratégie
  1. Pour l'équation différentielle, exploiter le bilan thermique de la question Q23 en régime stationnaire (\partial T/\partial t = 0) en y substituant la loi de Fourier.
  2. Intégrer successivement l'équation différentielle en imposant la condition de régularité au centre de la Terre (r=0) puis la condition aux limites à la surface (r = R_T).
  3. Exprimer le flux surfacique j(r) à l'aide de la loi de Fourier (ou du bilan global sur une sphère de rayon r).
  4. Calculer numériquement p_v' et confronter sa valeur à l'ordre de grandeur de la puissance radioactive volumique issue du graphe de la question Q21.
Voir la réponse courte

Intégration de l'équation de diffusion stationnaire avec terme source, condition aux limites en r=0 et r=R_T, déduction de la puissance surfacique.

Voir le corrigé complet

a) Équation différentielle vérifiée par T(r)

En régime permanent, la température est indépendante du temps (\partial T / \partial t = 0). La relation issue du bilan thermique établi à la question Q23 devient :

0 = -\mathrm{d}\left(j\, 4\pi r^2\right)\mathrm{d}t + p_v'\, 4\pi r^2\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}t

En divisant par 4\pi\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}t, on obtient :

\frac{1}{r^2}\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}\left(r^2 j(r)\right) = p_v'

D'après la loi de Fourier, le flux volumique s'écrit \vec{j} = -\lambda\,\vec{\operatorname{grad}}\,T = -\lambda \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r}\vec{u}_r, soit :

j(r) = -\lambda \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r}

En reportant cette expression dans la divergence du flux, on obtient l'équation différentielle :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}r^2} + \frac{2}{r}\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} + \frac{p_v'}{\lambda} = 0 \quad\Longleftrightarrow\quad \frac{1}{r^2}\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}\left(r^2 \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r}\right) = -\frac{p_v'}{\lambda}}

b) Loi de variation spatiale T(r)

Intégrons une première fois par rapport à r :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}\left(r^2 \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r}\right) &= -\frac{p_v'}{\lambda}r^2 \\ r^2 \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} &= -\frac{p_v'}{3\lambda}r^3 + C_1 \\ \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} &= -\frac{p_v'}{3\lambda}r + \frac{C_1}{r^2} \end{aligned}

où C_1 est une constante d'intégration. La température étant finie au centre de la Terre (r \to 0), la dérivée spatiale ne peut pas diverger en 1/r^2, ce qui impose C_1 = 0.

Une seconde intégration conduit à :

T(r) = -\frac{p_v'}{6\lambda}r^2 + C_2

À la surface de la Terre (r = R_T), la température vaut T(R_T) = T_s, d'où :

C_2 = T_s + \frac{p_v'}{6\lambda}R_T^2

On en déduit le profil de température parabolique :

\boxed{T(r) = T_s + \frac{p_v'}{6\lambda}\left(R_T^2 - r^2\right)}

c) Expression de la puissance surfacique j(r)

En appliquant la loi de Fourier avec \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} = -\frac{p_v'}{3\lambda}r, on obtient :

j(r) = -\lambda \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} = -\lambda\left(-\frac{p_v'}{3\lambda}r\right)

soit :

\boxed{j(r) = \frac{p_v'}{3}r}

d) Détermination numérique de p_v' et commentaire

À la surface de la Terre (r = R_T), la puissance surfacique s'écrit :

j(R_T) = \frac{p_v'}{3}R_T \implies \boxed{p_v' = \frac{3\,j(R_T)}{R_T}}

Application numérique :

\begin{aligned} j(R_T) &= 70\text{ mW}\cdot\text{m}^{-2} = 7{,}0\cdot 10^{-2}\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} \\ R_T &= 6{,}4\cdot 10^6\text{ m} \\ p_v' &= \frac{3 \times 7{,}0\cdot 10^{-2}}{6{,}4\cdot 10^6} \approx 3{,}3\cdot 10^{-8}\text{ W}\cdot\text{m}^{-3} \end{aligned}

Avec un chiffre significatif :

\boxed{p_v' \approx 3\cdot 10^{-8}\text{ W}\cdot\text{m}^{-3} = 33\text{ nW}\cdot\text{m}^{-3}}

Commentaire : D'après le graphique de la figure 6 (exploité à la question Q21), la puissance volumique d'origine radioactive actuelle (à l'âge de la Terre t \approx 4{,}5\text{ milliards d'années}) est de l'ordre de 5 à 6\text{ nW}\cdot\text{m}^{-3}, et ne dépassait pas 12{,}5\text{ nW}\cdot\text{m}^{-3} à l'origine (t = 0). La valeur p_v' déduite du flux géothermique de surface (33\text{ nW}\cdot\text{m}^{-3}) est nettement plus élevée (d'un facteur 5 à 6). Cela montre que le flux géothermique mesuré en surface n'est pas uniquement alimenté par la radioactivité mantellique actuelle : il intègre également le déstockage de la chaleur primordiale d'accrétion (refroidissement séculaire de la Terre étudié en Q18) ainsi qu'une forte concentration d'éléments radiogéniques dans la croûte continentale.

Résultat

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Partie VI : Bilan énergétique sur le sol de la Terre, d’après une analyse documentaire

Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique ; Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : bilan d'énergie électromagnétique, vecteur de poynting

On considère le couple . En s'appuyant sur l'analogie , donner la relation générale analogue à celle donnée dans la question Q23. Dans notre cas particulier et en supposant qu'on est en régime permanent, donner la relation entre la puissance rayonnée à travers une sphère de rayon et la puissance .

Voir l'indice

Remplacer formellement la densité de flux conductif \vec{j} par le vecteur de Poynting \vec{R} et l'énergie thermique volumique par la densité d'énergie électromagnétique u_{\mathrm{em}}. En régime permanent, le flux total est conservé.

Voir la stratégie
  1. Transposer terme à terme le bilan thermique établi à la question Q23 grâce au dictionnaire d'analogie fourni, en précisant l'absence de terme source volumique dans le vide interstellaire.
  2. Exploiter le régime permanent et l'absence de dissipation dans le vide pour en déduire la conservation du flux du vecteur de Poynting à travers toute sphère entourant le Soleil.
Voir la réponse courte

Équation locale de Poynting par analogie avec la diffusion, et conservation du flux d'énergie en régime permanent donnant P_{\mathrm{em}}(D)=P_S.

Voir le corrigé complet

1. Relation générale analogue à celle de la question Q23

D'après le bilan d'énergie thermique établi à la question Q23 :

\mu C 4\pi r^2 \frac{\partial T}{\partial t}\,\mathrm{d}t\,\mathrm{d}r = -\mathrm{d}(j 4\pi r^2)\,\mathrm{d}t + p_v' 4\pi r^2\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}t

En utilisant l'analogie proposée :

  • la densité volumique d'énergie thermique \mu C T correspond à la densité volumique d'énergie électromagnétique u_{\mathrm{em}} ;
  • la densité de flux thermique j correspond au module du vecteur de Poynting R ;
  • dans le vide interstellaire, en l'absence de charges et de courants (\vec{\jmath} = \vec{0}), il n'y a pas de création ou d'absorption d'énergie électromagnétique (terme source volumique p_v' = 0).

La relation analogue s'écrit donc :

\boxed{4\pi r^2 \frac{\partial u_{\mathrm{em}}}{\partial t}\,\mathrm{d}t\,\mathrm{d}r = -\mathrm{d}\left(4\pi r^2 R\right)\mathrm{d}t}

ce qui correspond, sous forme locale, à l'équation locale de Poynting en coordonnées sphériques dans le vide :

\frac{\partial u_{\mathrm{em}}}{\partial t} = -\frac{1}{r^2}\frac{\partial}{\partial r}\left(r^2 R\right)

2. Relation entre P_{\mathrm{em}}(r = D) et P_S

En régime permanent, la dérivée temporelle est nulle : \dfrac{\partial u_{\mathrm{em}}}{\partial t} = 0. Il en résulte :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}\left(4\pi r^2 R\right) = 0 \implies 4\pi r^2 R(r) = \text{constante}

La puissance rayonnée à travers une sphère de rayon r centrée sur le Soleil s'écrit :

P_{\mathrm{em}}(r) = \oiint_{S(r)} \vec{R}\cdot\mathrm{d}\vec{S} = 4\pi r^2 R(r)

Comme cette grandeur est indépendante de r dans le vide interstellaire, la puissance rayonnée traversant la sphère de rayon D (orbite terrestre) est égale à la puissance totale émise par la surface du Soleil P_S :

\boxed{P_{\mathrm{em}}(r=D) = P_S}

Résultat

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : flux radiatif, constante solaire

On note la puissance reçue à la face supérieure totale de l'atmosphère terrestre. Exprimer la puissance en fonction de et des constantes pertinentes.

Voir l'indice

Calculer la fraction de puissance totale interceptée par le disque terrestre de section efficace \pi R_T^2 situé à la distance D du Soleil.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux surfacique du rayonnement solaire (norme du vecteur de Poynting) à la distance D du Soleil grâce à la conservation de la puissance rayonnée établie en Q25.
  2. Identifier la section efficace d'interception de la Terre (disque de section droite vu la distance D \gg R_T) ou utiliser l'angle solide sous lequel la Terre est vue depuis le centre du Soleil.
  3. En déduire l'expression de la puissance totale P_T reçue par l'atmosphère terrestre.
Voir la réponse courte

Puissance interceptée par la section efficace de la Terre P_T = P_S \frac{\pi R_T^2}{4\pi D^2}.

Voir le corrigé complet

Le Soleil émet une puissance totale P_S de manière isotrope dans tout l'espace. D'après le résultat de la question Q25, en régime permanent et dans le vide, le flux électromagnétique total se conserve à travers toute sphère centrée sur le Soleil.

À la distance D, la puissance surfacique (norme du vecteur de Poynting radial) vaut :

R(D) = \frac{P_S}{4\pi D^2}

Puisque la distance Terre-Soleil est très grande devant le rayon terrestre (D \gg R_T), le faisceau de rayons solaires arrivant au voisinage de la Terre peut être considéré comme parallèle. La Terre intercepte ainsi le rayonnement sur sa section droite apparente perpendiculaire aux rayons, correspondant à un disque d'aire :

\mathcal{S}_{\text{app}} = \pi R_T^2

La puissance totale P_T reçue à la face supérieure de l'atmosphère terrestre s'écrit donc :

P_T = R(D)\,\mathcal{S}_{\text{app}} = \frac{P_S}{4\pi D^2} \times \pi R_T^2

On en déduit l'expression demandée :

\boxed{P_T = P_S\,\frac{R_T^2}{4 D^2}}

Résultat

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : loi de stefan-boltzmann, loi de wien

Montrer que la puissance totale émise de la surface du soleil peut s'exprimer en fonction de par la relation :

dans laquelle est une constante qui vaut et est la constante de Stefan.

Voir l'indice

Exprimer la température superficielle du Soleil en fonction de \lambda_S via la loi de Wien, puis injecter cette relation dans la loi de Stefan multipliée par la surface S_S.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance totale P_S rayonnée par le Soleil en fonction de sa température de surface T_S à l'aide de la loi de Stefan.
  2. Relier la température T_S à la longueur d'onde du maximum d'émission \lambda_S via la loi du déplacement de Wien.
  3. Substituer T_S dans l'expression de la puissance pour obtenir la relation demandée.
Voir la réponse courte

Combinaison de la loi de Stefan-Boltzmann P_S = \sigma S_S T_S^4 et de la loi de Wien \lambda_S T_S = C_W.

Voir le corrigé complet

Le Soleil, assimilé à un corps noir à la température uniforme T_S, émet d'après la loi de Stefan un flux d'énergie surfacique (exitance) :

\varphi = \sigma T_S^4

La puissance totale rayonnée à travers toute sa surface S_S s'écrit donc :

P_S = \varphi S_S = \sigma S_S T_S^4

D'autre part, la loi du déplacement de Wien stipule que la longueur d'onde \lambda_S correspondant au maximum d'émission spectrale vérifie :

\lambda_S T_S = C_W \implies T_S = \frac{C_W}{\lambda_S}

En injectant cette expression de la température dans la loi de Stefan, on obtient bien :

\boxed{P_S = \sigma S_S \left(\frac{C_W}{\lambda_S}\right)^4}

Résultat

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : bilan radiatif, puissance surfacique

En exploitant certaines données de la figure 7, estimer la puissance . Utiliser un bilan énergétique pour estimer la puissance surfacique nette algébrique reçue par la Terre seule. Commenter.

Voir l'indice

Utiliser la constante solaire \varphi_S pour remonter à P_S, puis faire la somme algébrique des puissances surfaciques absorbées et émises au niveau du sol d'après le schéma de flux.

Voir la stratégie
  1. Pour estimer P_S, relier la puissance surfacique moyenne \varphi_S = 341\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} reçue au sommet de l'atmosphère à la puissance totale P_T, puis à P_S en utilisant le résultat de la question Q26.
  2. Pour estimer la puissance surfacique nette \varphi_{\mathrm{tot}} reçue par la surface du sol, recenser sur la figure 7 l'ensemble des flux surfaciques entrants (reçus) et sortants (perdus) au niveau de l'interface sol-atmosphère.
  3. Commenter la valeur obtenue au regard de l'équilibre thermique de la planète et du réchauffement climatique.
Voir la réponse courte

Estimation numérique de P_S, puis bilan entre puissances absorbée et réémise pour déduire le déséquilibre radiatif net au sol.

Voir le corrigé complet

1. Estimation de la puissance P_S émise par le Soleil

La puissance surfacique du rayonnement solaire au sommet de l'atmosphère est \varphi_S = 341\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}. Elle correspond à la puissance totale reçue P_T répartie sur la surface totale de la sphère terrestre 4\pi R_T^2 :

P_T = 4\pi R_T^2 \, \varphi_S

D'après la relation établie à la question Q26 :

P_T = P_S \frac{R_T^2}{4D^2}

En égalant les deux expressions, on en déduit :

P_S = 16\pi D^2 \varphi_S

Avec D = 1{,}5\cdot 10^{11}\text{ m}, \pi \approx 3{,}14 et \varphi_S = 341\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} :

\begin{aligned} P_S &= 16\pi \times (1{,}5\cdot 10^{11})^2 \times 341 \\ &= 36\pi \times 10^{22} \times 341 \approx 3{,}85\cdot 10^{26}\text{ W} \end{aligned}
\boxed{P_S \approx 3{,}9\cdot 10^{26}\text{ W} \quad (\text{ou } 4\cdot 10^{26}\text{ W})}

2. Bilan énergétique au niveau du sol terrestre

Au niveau du sol (la Terre seule), la figure 7 indique les flux surfaciques suivants (en \text{W}\cdot\text{m}^{-2}) :

  • Flux entrants (absorbés par la surface) :

    • Rayonnement solaire absorbé : \varphi_{\text{sol,abs}} = 161\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} ;
    • Rayonnement infrarouge descendant (effet de serre) absorbé : \varphi_{\text{IR,desc}} = 333\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}.

    Le flux total entrant vaut donc :

    \varphi_{\text{entrant}} = 161 + 333 = 494\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}
  • Flux sortants (émis ou cédés par la surface) :

    • Rayonnement infrarouge montant émis par le sol : \varphi_{\text{IR,sol}} = 396\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} ;
    • Conduction et convection (chaleur sensible) : \varphi_{\text{sens}} = 17\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} ;
    • Évapotranspiration (chaleur latente) : \varphi_{\text{lat}} = 80\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}.

    Le flux total sortant vaut donc :

    \varphi_{\text{sortant}} = 396 + 17 + 80 = 493\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}

La puissance surfacique nette algébrique reçue par le sol s'écrit :

\varphi_{\mathrm{tot}} = \varphi_{\text{entrant}} - \varphi_{\text{sortant}} = 494 - 493
\boxed{\varphi_{\mathrm{tot}} = +1\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} \quad (\approx 0{,}9\text{ W}\cdot\text{m}^{-2})}

3. Commentaire

  • La puissance surfacique nette \varphi_{\mathrm{tot}} est très faible devant les flux mis en jeu (de l'ordre de quelques centaines de \text{W}\cdot\text{m}^{-2}), ce qui montre que la surface terrestre est globalement très proche d'un état d'équilibre thermique (régime quasi-stationnaire).
  • La valeur strictement positive (\varphi_{\mathrm{tot}} \approx +1\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}) met en évidence un forçage radiatif net excédentaire : le système accumule de l'énergie thermique, principalement stockée dans les océans, ce qui est la cause directe du réchauffement climatique contemporain.

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Rayonnement thermique

Notions : bilan thermique, capacité thermique

On note la variation de température au niveau du sol terrestre pendant une durée . Exprimer en fonction des données utiles. Faire l'application numérique pour .

Voir l'indice

Relier l'énergie nette reçue sur la surface de la Terre pendant \tau à l'échauffement thermique global \Delta T = \Delta Q / (M_T C).

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie thermique totale \Delta U reçue par l'ensemble de la surface terrestre S_T = 4\pi R_T^2 sous l'effet du flux surfacique net \varphi_{\text{tot}} pendant la durée \tau.
  2. Exprimer la capacité thermique totale de la Terre à partir de sa masse M_T et de sa capacité thermique massique C, puis en déduire la variation moyenne de température \Delta T.
  3. Effectuer l'application numérique avec les données fournies dans le sujet.
Voir la réponse courte

Échauffement du sol \Delta T = \varphi_{\mathrm{tot}}\tau / (\mu c e) déduit du flux net sur une couche d'épaisseur caractéristique.

Voir le corrigé complet

La Terre, supposée sphérique de rayon R_T, présente une surface totale :

S_T = 4\pi R_T^2

D'après le bilan radiatif établi à la question précédente, le sol terrestre reçoit une puissance surfacique nette algébrique \varphi_{\text{tot}}. Pendant la durée \tau, l'énergie thermique nette emmagasinée par la planète s'écrit :

\Delta U = \varphi_{\text{tot}} \, S_T \, \tau = 4\pi R_T^2 \, \varphi_{\text{tot}} \, \tau

En modélisant la Terre comme un système homogène de masse totale M_T et de capacité thermique massique C, le premier principe de la thermodynamique appliqué à la Terre donne :

\Delta U = M_T C \, \Delta T

On en déduit l'expression littérale de la variation de température :

\boxed{\Delta T = \frac{4\pi R_T^2 \, \varphi_{\text{tot}} \, \tau}{M_T C}}

Application numérique :

  • \varphi_{\text{tot}} \approx 1\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} (d'après Q28) ;
  • R_T = 6{,}4\cdot 10^6\text{ m} ;
  • M_T = 6{,}0\cdot 10^{24}\text{ kg} ;
  • C \approx 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • \tau = 10\text{ ans} \approx 10 \times 365{,}25 \times 86\,400\text{ s} \approx 3{,}15\cdot 10^8\text{ s}.

On calcule la surface de la Terre :

S_T = 4\pi R_T^2 \approx 4 \times 3{,}14 \times (6{,}4\cdot 10^6)^2 \approx 5{,}1\cdot 10^{14}\text{ m}^2

L'énergie emmagasinée en 10 ans vaut :

\Delta U \approx 1 \times 5{,}1\cdot 10^{14} \times 3{,}15\cdot 10^8 \approx 1{,}6\cdot 10^{23}\text{ J}

La capacité thermique globale de la Terre est :

M_T C = 6{,}0\cdot 10^{24} \times 10^3 = 6{,}0\cdot 10^{27}\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}

D'où :

\Delta T \approx \frac{1{,}6\cdot 10^{23}}{6{,}0\cdot 10^{27}} \approx 2{,}7\cdot 10^{-5}\text{ K}

Avec un chiffre significatif :

\boxed{\Delta T \approx 3\cdot 10^{-5}\text{ K}}

Résultat

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Partie VII : Le champ magnétique terrestre

Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique

Notions : dipôle magnétique, champ magnétique dipolaire

Donner les trois composantes du champ magnétique dans la base sphérique.

Voir l'indice

Projeter le moment \vec{m} = -m\vec{u}_z = -m(\cos\theta\vec{u}_r - \sin\theta\vec{u}_\theta) dans la formule vectorielle intrinsèque du champ dipolaire.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur unitaire \vec{u}_z dans la base locale sphérique (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta, \vec{u}_\varphi).
  2. Décomposer le moment dipolaire \vec{m} = -m\vec{u}_z dans cette même base.
  3. Injecter \vec{m} et \vec{r} = r\vec{u}_r dans l'expression intrinsèque du champ dipolaire fournie par l'énoncé afin d'en déduire les composantes sphériques.
Voir la réponse courte

Expression des composantes sphériques B_r = \frac{\mu_0 m}{2\pi r^3}\cos\theta et B_\theta = \frac{\mu_0 m}{4\pi r^3}\sin\theta d'un dipôle magnétique.

Voir le corrigé complet

Le point M est repéré par ses coordonnées sphériques d'axe polaire OZ. La projection du vecteur unitaire \vec{u}_z de l'axe des pôles sur la base sphérique (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta, \vec{u}_\varphi) s'écrit :

\vec{u}_z = \cos\theta\,\vec{u}_r - \sin\theta\,\vec{u}_\theta

Le dipôle magnétique terrestre est orienté suivant -OZ :

\vec{m} = -m\vec{u}_z = -m\cos\theta\,\vec{u}_r + m\sin\theta\,\vec{u}_\theta

Le vecteur position du point M étant \vec{r} = r\vec{u}_r, le produit scalaire \vec{m}\cdot\vec{r} vaut :

\vec{m}\cdot\vec{r} = -m r \cos\theta

On calcule alors le terme vectoriel apparaissant au numérateur de l'expression de \vec{B}(M) :

\begin{aligned} 3(\vec{m}\cdot\vec{r})\vec{r} - r^2\vec{m} &= 3(-m r \cos\theta)(r\vec{u}_r) - r^2\left(-m\cos\theta\,\vec{u}_r + m\sin\theta\,\vec{u}_\theta\right) \\ &= -3 m r^2 \cos\theta\,\vec{u}_r + m r^2 \cos\theta\,\vec{u}_r - m r^2 \sin\theta\,\vec{u}_\theta \\ &= -2 m r^2 \cos\theta\,\vec{u}_r - m r^2 \sin\theta\,\vec{u}_\theta \end{aligned}

En réinjectant dans l'expression intrinsèque :

\vec{B}(M) = \frac{\mu_0}{4\pi}\frac{3(\vec{m}\cdot\vec{r})\vec{r} - r^2\vec{m}}{r^5} = -\frac{\mu_0 m}{4\pi r^3}\left(2\cos\theta\,\vec{u}_r + \sin\theta\,\vec{u}_\theta\right)

On en déduit les trois composantes du champ magnétique dans la base sphérique :

\boxed{ B_r = -\frac{\mu_0 m}{2\pi r^3}\cos\theta, \qquad B_\theta = -\frac{\mu_0 m}{4\pi r^3}\sin\theta, \qquad B_\varphi = 0 }

Résultat

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique ; Magnétostatique

Notions : ligne de champ, dipôle magnétique

Déterminer l'équation d'une ligne de champ magnétique et tracer l'allure du graphe d'une ligne de champ dans un plan méridien.

Voir l'indice

Écrire l'équation différentielle des lignes de champ \mathrm{d}\vec{r} \wedge \vec{B} = \vec{0}, soit \mathrm{d}r/B_r = r\mathrm{d}\theta/B_\theta, et séparer les variables pour intégrer.

Voir la stratégie
  1. Traduire la définition d'une ligne de champ par la colinéarité du vecteur déplacement élémentaire \mathrm{d}\vec{\ell} et du champ magnétique \vec{B}.
  2. Séparer les variables pour obtenir une équation différentielle en r et \theta, puis intégrer pour trouver r(\theta).
  3. Analyser le sens du champ magnétique à l'aide des signes de ses composantes (Q30) afin d'orienter correctement la ligne de champ sur le schéma.
Voir la réponse courte

Équation différentielle \mathrm{d}r/B_r = r\,\mathrm{d}\theta/B_\theta, intégration en r(\theta) = r_0\sin^2\theta et tracé des boucles méridiennes.

Voir le corrigé complet

Par définition, une ligne de champ est une courbe tangente en chacun de ses points au vecteur champ magnétique \vec{B}. Le déplacement élémentaire le long de la ligne s'écrit en coordonnées sphériques :

\mathrm{d}\vec{\ell} = \mathrm{d}r\,\vec{u}_r + r\,\mathrm{d}\theta\,\vec{u}_\theta + r\sin\theta\,\mathrm{d}\varphi\,\vec{u}_\varphi

La condition de colinéarité \mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B} = \vec{0} se traduit par :

\frac{\mathrm{d}r}{B_r} = \frac{r\,\mathrm{d}\theta}{B_\theta} = \frac{r\sin\theta\,\mathrm{d}\varphi}{B_\varphi}

Puisque B_\varphi = 0 (d'après la question Q30), on a \mathrm{d}\varphi = 0 : les lignes de champ sont planes et contenues dans les plans méridiens (\varphi = \text{cte}).

Dans un plan méridien, l'équation différentielle s'écrit :

\frac{\mathrm{d}r}{B_r} = \frac{r\,\mathrm{d}\theta}{B_\theta} \iff \frac{\mathrm{d}r}{r} = \frac{B_r}{B_\theta}\,\mathrm{d}\theta

En injectant les composantes établies en Q30 :

\begin{aligned} \frac{B_r}{B_\theta} &= \frac{-\dfrac{\mu_0 m}{2\pi r^3}\cos\theta}{-\dfrac{\mu_0 m}{4\pi r^3}\sin\theta} = 2\,\frac{\cos\theta}{\sin\theta} \end{aligned}

On obtient :

\frac{\mathrm{d}r}{r} = 2\,\frac{\cos\theta}{\sin\theta}\,\mathrm{d}\theta = 2\,\frac{\mathrm{d}(\sin\theta)}{\sin\theta}

En intégrant entre un point quelconque (r,\theta) et l'équateur (\theta = \pi/2) où le rayon atteint sa valeur maximale notée r_0 :

\begin{aligned} \ln\left(\frac{r}{r_0}\right) &= 2\ln(\sin\theta) = \ln(\sin^2\theta) \end{aligned}

D'où l'équation de la ligne de champ :

\boxed{r(\theta) = r_0\sin^2\theta}

où r_0 est une constante d'intégration représentant la distance au centre à l'équateur (\theta = \pi/2).

Orientation et tracé D'après les expressions de Q30 :

  • Au pôle Nord géographique (\theta = 0) : \vec{u}_r = \vec{u}_z, et B_r = -\dfrac{\mu_0 m}{2\pi r^3} < 0. Le champ est dirigé vers le centre de la Terre (il entre dans la Terre).
  • Au pôle Sud géographique (\theta = \pi) : \vec{u}_r = -\vec{u}_z, et B_r = +\dfrac{\mu_0 m}{2\pi r^3} > 0. Le champ est centrifuge (il sort de la Terre).
  • À l'équateur (\theta = \pi/2) : B_r = 0 et B_\theta = -\dfrac{\mu_0 m}{4\pi r^3} < 0. Comme \vec{u}_\theta est orienté du Nord vers le Sud, le champ est dirigé vers le Nord.

Les lignes de champ sortent ainsi de l'hémisphère Sud et rentrent dans l'hémisphère Nord.

Résultat

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique

Notions : champ magnétique terrestre, dipôle magnétique

En un lieu du sol terrestre de latitude , expliciter la composante horizontale et la composante verticale du champ magnétique terrestre en fonction de et de .

Voir l'indice

Définir le repère local au sol (axe horizontal tangent vers le Nord et axe vertical ascendant) et projeter les composantes B_r et B_\theta en fonction de la latitude \Lambda = \pi/2 - \theta.

Voir la stratégie
  1. Évaluer les composantes sphériques du champ magnétique obtenues à la question Q30 à la surface de la Terre (r = R_T).
  2. Exprimer \cos\theta et \sin\theta en fonction de la latitude \Lambda = \frac{\pi}{2} - \theta.
  3. Relier les vecteurs de la base sphérique (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta) au repère local topocentrique (verticale locale et horizontale orientée vers le Nord).
Voir la réponse courte

Projection du champ dipolaire sur les directions locale horizontale et verticale en fonction de la latitude \Lambda.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q30, le champ magnétique créé par le dipôle terrestre s'écrit en tout point de l'espace :

\vec{B}(M) = B_r\,\vec{u}_r + B_\theta\,\vec{u}_\theta

avec :

B_r = -\frac{\mu_0 m}{2\pi r^3}\cos\theta, \qquad B_\theta = -\frac{\mu_0 m}{4\pi r^3}\sin\theta, \qquad B_\varphi = 0.

Au niveau du sol terrestre, on a r = R_T. La latitude \Lambda étant reliée à la colatitude \theta par \Lambda = \frac{\pi}{2} - \theta, on a :

\begin{aligned} \cos\theta &= \cos\left(\frac{\pi}{2} - \Lambda\right) = \sin\Lambda, \\ \sin\theta &= \sin\left(\frac{\pi}{2} - \Lambda\right) = \cos\Lambda. \end{aligned}

Dans le repère local lié au sol terrestre :

  • La verticale locale est portée par la direction radiale \vec{u}_r. Si l'on choisit l'axe vertical ascendant (selon \vec{u}_r), la composante verticale est donnée par B_r :

    B_v = B_r = -\frac{\mu_0 m}{2\pi R_T^3}\sin\Lambda

    (ou B_{v,\text{desc}} = -B_r = \frac{\mu_0 m}{2\pi R_T^3}\sin\Lambda si l'on choisit un axe vertical orienté vers le sol, convention usuelle en géophysique).

  • L'horizontale locale est contenue dans le plan tangent à la sphère terrestre. Le vecteur unitaire \vec{u}_\theta étant tangent au méridien et orienté vers les \theta croissants (du Nord vers le Sud), le vecteur unitaire horizontal dirigé vers le Nord géographique est \vec{u}_{\text{Nord}} = -\vec{u}_\theta. La composante horizontale orientée vers le Nord s'écrit donc :

    B_h = -B_\theta = \frac{\mu_0 m}{4\pi R_T^3}\cos\Lambda.

On obtient ainsi :

\boxed{B_h = \frac{\mu_0 m}{4\pi R_T^3}\cos\Lambda} \qquad\text{et}\qquad \boxed{B_v = -\frac{\mu_0 m}{2\pi R_T^3}\sin\Lambda \quad (\text{selon }\vec{u}_r)}

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique

Notions : dipôle magnétique, champ magnétique terrestre

Application numérique : sur le sol de l'équateur, l'intensité du champ magnétique est . En déduire une estimation de la valeur du dipôle magnétique terrestre.

Voir l'indice

Prendre \Lambda = 0 (équateur) où le champ est purement horizontal, exprimer B(R_T) et isoler le moment dipolaire m.

Voir la stratégie
  1. Utiliser les expressions des composantes du champ magnétique obtenues à la question Q32 en fixant la latitude à \Lambda = 0 (équateur).
  2. Exprimer le moment dipolaire m en fonction de B, R_T et \mu_0, puis réaliser l'application numérique à l'aide des données du sujet et de l'annexe.
Voir la réponse courte

Calcul du moment dipolaire terrestre m = \frac{4\pi}{\mu_0} R_T^3 B_{\text{éq}} à partir de la valeur équatoriale du champ.

Voir le corrigé complet

À la surface de la Terre (r = R_T), les composantes horizontale et verticale du champ magnétique établies à la question Q32 s'écrivent :

\begin{aligned} B_h &= \frac{\mu_0 m}{4\pi R_T^3}\cos\Lambda \\ B_v &= -\frac{\mu_0 m}{2\pi R_T^3}\sin\Lambda \end{aligned}

À l'équateur, la latitude est nulle (\Lambda = 0), d'où :

\begin{aligned} B_v = 0 \quad \text{et} \quad B_h = \frac{\mu_0 m}{4\pi R_T^3} \end{aligned}

L'intensité B du champ magnétique mesurée au sol à l'équateur est donc simplement donnée par :

B = \|\vec{B}\| = B_h = \frac{\mu_0 m}{4\pi R_T^3}

On en déduit l'expression littérale du moment dipolaire terrestre :

\boxed{ m = \frac{4\pi}{\mu_0} R_T^3 B }

Application numérique : D'après les données de l'énoncé et de l'annexe :

  • \mu_0 = 4\pi \cdot 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1} \implies \frac{4\pi}{\mu_0} = 10^7\text{ m}\cdot\text{H}^{-1} (ou \text{A}\cdot\text{T}^{-1}\cdot\text{m}^{-1}) ;
  • R_T = 6,4\cdot 10^6\text{ m} \implies R_T^3 \approx 2,62\cdot 10^{20}\text{ m}^3 ;
  • B = 2,6\cdot 10^{-5}\text{ T}.

Par calcul direct :

m = 10^7 \times 2,62\cdot 10^{20} \times 2,6\cdot 10^{-5} \approx 6,8\cdot 10^{22}\text{ A}\cdot\text{m}^2

On peut également utiliser les logarithmes décimaux fournis en annexe :

\begin{aligned} \log_{10}(m) &= \log_{10}(4\pi) - \log_{10}(\mu_0) + 3\log_{10}(R_T) + \log_{10}(B) \\ &= 7{,}00 + 3 \times 6{,}81 + (-5 + \log_{10}(2{,}6)) \\ &= 7{,}00 + 20{,}43 - 5 + 0{,}41 = 22{,}84 \end{aligned}

La lecture inverse sur la courbe de l'annexe donne 10^{0{,}84} \approx 7. Avec un chiffre significatif :

\boxed{ m \approx 7\cdot 10^{22}\text{ A}\cdot\text{m}^2 \quad (\text{ou }\text{J}\cdot\text{T}^{-1}) }

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Question déjà tombée ailleurs

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2026 ?

Surtout 4 chapitres : Diffusion thermique (20 % des questions, partie V), Référentiels non galiléens et forces d'inertie (14 %, partie II), Rayonnement thermique (12 %, partie VI) et Électrostatique (11 %, partie I). Plus ponctuellement : Dipôles électrique et magnétique, Thermodynamique chimique et équilibres, Acide-base, précipitation, complexation, Cinétique chimique et mécanismes réactionnels, Cinématique et dynamique du point…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2026 dès la première année (MP2I ou MPSI) ?

En partie : 12 questions sur 33 (36 %) ne demandent que le programme de MP2I ou MPSI. Blocs abordables : la partie IV en entier (Q11 à Q14). Avec les autres programmes de première année : 10 en PCSI, 10 en PTSI, 10 en TSI1 et 13 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2026 ?

Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie V est la plus longue (environ 55 min).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2026 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q3 (champ gravitationnel), Q8 (surface équipotentielle), Q21 (décroissance radioactive), Q24 (équation de la diffusion thermique) et Q28 (bilan radiatif).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2026 ?

Questions de cours : Q1 (champ gravitationnel), Q4 (champ de pesanteur), Q13 (équilibre acido-basique), Q15 (résistance thermique), Q19 (décroissance radioactive) et Q30 (dipôle magnétique). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (théorème de gauss), Q14 (équilibre acido-basique), Q17 (énergie potentielle gravitationnelle), Q23 (bilan thermique) et Q31 (ligne de champ).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2026 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (18 sur 33), par exemple : Q1, Q2, Q4 à Q6, Q9, Q11, Q15, Q18 à Q20, Q22, Q25, Q26, Q29, Q30…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q7, Q8, Q16, Q17, Q23 et Q27.

Le sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2026 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury juge le sujet de niveau adapté et à difficulté graduelle, mais légèrement long, avec une moyenne de 8,76 sur 20. Écart-type : 3,46 (1 198 présents).

Pourquoi la concentration en CO2 dissous reste-t-elle constante en Q14 ?

Parce que le milieu est en équilibre ouvert avec l'atmosphère : le dioxyde de carbone gazeux dissous se renouvelle en permanence. Il ne faut pas appliquer de conservation de la matière fermée, la concentration en \mathrm{CO}_{2,\mathrm{aq}} étant fixée par la pression partielle atmosphérique à 1{,}0\cdot 10^{-5}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

Quelle surface considérer pour la puissance solaire interceptée en Q26 ?

Le disque de section efficace \pi R_T^2, et non la demi-sphère éclairée. Les rayons incidents étant assimilables à un faisceau de rayons parallèles, la surface d'interception du flux perpendiculaire correspond à la projection orthogonale de la Terre face au rayonnement solaire.

Pourquoi le moment magnétique est-il porté par -u_z en Q30 ?

Parce que le pôle Nord géographique correspond à un pôle Sud magnétique : les lignes de champ y convergent vers l'intérieur du globe. L'énoncé précise ainsi \vec{m} = -m\vec{u}_z, ce qui introduit un signe moins supplémentaire dans les expressions usuelles des composantes B_r et B_\theta.

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 33 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 8,76 et d'écart-type 3,46 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.