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Corrigé détaillé Mines Physique 2 MP 2026

De la physique avec les galaxies

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MPSI : 10 questions sur 22. Autres questions faisables en MPSI

Autres premières années : TSI1 7 · BCPST1 6 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Optique ondulatoire, Mécanique, Électromagnétisme · 5 incontournables · 10 questions de première année
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Ce sujet propose une étude riche et complète de l'astrophysique observationnelle et galactique contemporaine, articulée en deux grandes parties indépendantes. La première partie aborde l'optique sous l'angle de la haute résolution angulaire, depuis les limites fondamentales d'un télescope unique (échantillonnage CCD et diffraction) jusqu'au principe de l'interférométrie à deux ou télescopes, technique au cœur des réalisations majeures comme l'Event Horizon Telescope. La seconde partie explore la dynamique des galaxies et la cosmologie, en introduisant le concept de matière noire par l'écart aux lois de Kepler sur les courbes de rotation, avant d'aborder l'évolution du taux de formation d'étoiles au cours des temps cosmiques. Très progressif, ce sujet constitue un entraînement idéal pour réviser l'optique ondulatoire (cohérence spatiale, superposition d'intensités) et les théorèmes de champ en gravitation.

Difficulté
Accessible, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 2 h pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

5 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

11 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (11) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

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Sommaire

22 questions
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Partie I : L'observation des galaxies

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : spectre électromagnétique, domaine spectral

Dans quel domaine spectral se situent ces ondes ?

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Comparer la longueur d'onde fournie au domaine spectral du visible, compris usuellement entre 0{,}4\ \mu\mathrm{m} et 0{,}8\ \mu\mathrm{m}.

Voir la réponse courte

Identification du domaine spectral (visible, infrarouge ou radio) à partir de la valeur de la longueur d'onde fournie.

Voir le corrigé complet

La longueur d'onde dans le vide considérée est :

\lambda_{0} = 2{,}0\ \mu\mathrm{m} = 2\,000\ \mathrm{nm}

Le domaine du spectre visible s'étend conventionnellement de 0{,}4\ \mu\mathrm{m} (400\ \mathrm{nm}) à 0{,}8\ \mu\mathrm{m} (800\ \mathrm{nm}). La longueur d'onde \lambda_{0} étant strictement supérieure à 0{,}8\ \mu\mathrm{m}, ces ondes se situent dans le domaine de :

\boxed{\text{l'infrarouge (proche infrarouge)}}

Résultat

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A · Télescope unique

Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images ; Instruments d'optique

Notions : résolution angulaire, lentille mince, capteur ccd

Construire les images géométriques et des points et . Quelle est la distance entre ces deux images ? Sachant que le capteur est constitué de cellules CCD distantes de , quelle est la résolution angulaire de ce capteur, c'est-à-dire la plus petite valeur qu'il peut détecter, en fonction de et ?

Voir l'indice

Exprimer la position du foyer secondaire associé à l'inclinaison \epsilon/2 dans le plan focal image, puis écrire qu'un écart angulaire minimal détectable correspond à une séparation spatiale d'au moins un pixel a.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature des objets A et B (situés à l'infini) et déterminer la position de leurs images A' et B' dans le plan focal image à l'aide des rayons caractéristiques.
  2. Exprimer trigonométriquement la distance A'B' dans l'approximation des petits angles (\epsilon \ll 1).
  3. Traduire le critère de détection par le capteur CCD (distance minimale entre deux images géométriques égale au pas a des cellules) pour en déduire la résolution angulaire r_{\text{cap}}.
Voir la réponse courte

Tracé des rayons par le centre optique et calcul de la résolution angulaire par r_{\text{cap}} = a / f'.

Voir le corrigé complet

1. Construction des images géométriques A' et B'

  • Le point A est une source à l'infini située sur l'axe optique. Les rayons issus de A sont parallèles à l'axe optique : ils émergent de la lentille convergente (L) en convergeant au foyer principal image F'. On a donc :

    A' = F'
  • Le point B est une source à l'infini vue sous une inclinaison angulaire \epsilon/2 par rapport à l'axe optique. Les rayons issus de B forment un faisceau de rayons parallèles inclinés de \epsilon/2. En particulier, le rayon passant par le centre optique O n'est pas dévié. Ce rayon coupe le plan focal image en un foyer secondaire image noté B'.

2. Distance entre ces deux images

Dans le triangle rectangle O A' B', rectangle en A', la distance entre les deux images est donnée par :

A'B' = f' \tan\left(\frac{\epsilon}{2}\right)

Comme la galaxie est vue sous un angle \epsilon \ll 1, on effectue un développement limité au premier ordre : \tan(\epsilon/2) \simeq \epsilon/2. On obtient ainsi :

\boxed{A'B' = f' \, \frac{\epsilon}{2}}

3. Résolution angulaire r_{\text{cap}} du capteur

Le capteur est constitué de cellules CCD distantes d'un pas a. Pour que le télescope puisse distinguer le centre A du bord B de la galaxie, la distance entre leurs deux images géométriques doit être au moins égale à la distance entre deux cellules consécutives :

A'B' \ge a \iff f' \, \frac{\epsilon}{2} \ge a \iff \epsilon \ge \frac{2a}{f'}

La plus petite valeur de \epsilon détectable par le capteur définit la résolution angulaire r_{\text{cap}} :

\boxed{r_{\text{cap}} = \frac{2a}{f'}}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux ; Optique géométrique › Instruments d'optique

Notions : tache d'airy, critère de rayleigh, résolution angulaire

Quelle est, en ordre de grandeur, l'ouverture angulaire de chaque tâche de diffraction, à exprimer en fonction de et ? On considère qu'on peut distinguer deux points si la distance entre leurs images géométriques est supérieure à la taille caractéristique d'une tâche. En déduire la résolution angulaire due à la diffraction du télescope, en fonction de et .

Voir l'indice

Utiliser l'ordre de grandeur de la demi-largeur angulaire de la tache d'Airy \theta \sim \lambda_0/D, puis appliquer le critère d'empattement minimal pour distinguer les deux taches.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression de la demi-ouverture angulaire (ou rayon angulaire) de la figure de diffraction d'Airy pour une pupille circulaire de diamètre D.
  2. En déduire la taille caractéristique (rayon) de la tache de diffraction dans le plan focal image.
  3. Appliquer le critère de résolution en comparant la distance entre les images géométriques A'B' (obtenue à la question précédente) à la taille de la tache, pour exprimer la résolution angulaire r_{\text{diff}} en termes d'angle \epsilon.
Voir la réponse courte

Demi-angle de diffraction \theta \approx 1{,}22 \lambda_0 / D et résolution angulaire limite du télescope r_{\text{diff}} = 1{,}22 \lambda_0 / D.

Voir le corrigé complet

La lumière traverse l'ouverture circulaire du télescope de diamètre D. Le phénomène de diffraction à l'infini (figure d'Airy) donne une tache centrale circulaire dont le demi-angle d'ouverture (rayon angulaire du premier zéro) vaut en ordre de grandeur :

\theta_{\text{diff}} \sim \frac{\lambda_0}{D} \quad \left(\text{ou plus précisément } \theta_{\text{diff}} = 1{,}22\,\frac{\lambda_0}{D}\right).

L'ouverture angulaire totale (diamètre angulaire du disque central d'Airy) est donc de l'ordre de 2\theta_{\text{diff}} \sim \frac{2\lambda_0}{D}.

Dans le plan focal image de la lentille de distance focale f', la taille spatiale caractéristique (rayon) de cette tache de diffraction est :

R_{\text{tâche}} = f' \theta_{\text{diff}} \sim \frac{\lambda_0 f'}{D}.

D'après le critère de Rayleigh usuel, deux points sont discernables si la distance séparant leurs images géométriques est au moins égale au rayon de la tache de diffraction (le centre d'une tache coïncidant au plus près avec le premier minimum d'intensité de l'autre) :

A'B' \ge R_{\text{tâche}}.

En reprenant l'expression de la distance géométrique établie à la question précédente, A'B' = f'\,\frac{\epsilon}{2}, la condition de résolution s'écrit :

f'\,\frac{\epsilon}{2} \ge \frac{\lambda_0 f'}{D} \iff \epsilon \ge \frac{2\lambda_0}{D}.

La résolution angulaire due à la diffraction r_{\text{diff}}, définie comme la plus petite valeur de \epsilon détectable par le télescope (conformément à la question 2), vaut donc :

\boxed{r_{\text{diff}} = \frac{2\lambda_0}{D}} \quad \left(\text{ou avec le facteur d'Airy : } r_{\text{diff}} = 2{,}44\,\frac{\lambda_0}{D}\right).

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux ; Optique géométrique › Instruments d'optique

Notions : limite de résolution, capteur ccd, diamètre optimal

Considérant les deux questions précédentes, et les valeurs de et fixées, proposer une expression littérale du diamètre du télescope au-delà duquel sa résolution n'augmente pas. Effectuer l'application numérique pour les ordres de grandeur proposés. Commenter.

Voir l'indice

Égaler les résolutions angulaires issues du pas d'échantillonnage de la matrice CCD et de la tache de diffraction pour déterminer la valeur seuil du diamètre.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition pour laquelle la résolution angulaire cesse d'être limitée par la diffraction et devient limitée par l'échantillonnage du capteur CCD.
  2. En déduire l'expression de D_{\text{max}} à partir de l'égalité r_{\text{diff}} = r_{\text{cap}} (ou de manière équivalente, lorsque la taille de la tache de diffraction devient de l'ordre de la taille d'un pixel a).
  3. Réaliser l'application numérique avec 1 chiffre significatif et commenter au regard des télescopes réels et de la suite du sujet.
Voir la réponse courte

Égalité des deux résolutions r_{\text{diff}} = r_{\text{cap}}, d'où D_{\text{max}} \approx 1{,}22 \lambda_0 f' / a, puis application numérique.

Voir le corrigé complet

La résolution angulaire globale du télescope est limitée à la fois par la diffraction et par l'échantillonnage spatial du capteur : le plus petit angle détectable est le maximum des deux limites, soit r = \max(r_{\text{diff}},\, r_{\text{cap}}).

Lorsque le diamètre D augmente, la résolution s'améliore (l'angle limite r_{\text{diff}} diminue). Cependant, dès lors que r_{\text{diff}} \le r_{\text{cap}}, la résolution globale est plafonnée par le capteur (r = r_{\text{cap}}) : augmenter davantage le diamètre D ne permet plus de discerner des détails angulaires plus fins. Le diamètre critique D_{\text{max}} est donc atteint pour :

r_{\text{diff}} = r_{\text{cap}}

D'après les questions précédentes, avec r_{\text{cap}} = \frac{2a}{f'} et r_{\text{diff}} = \frac{2\lambda_{0}}{D} (en ordre de grandeur) :

\frac{2\lambda_{0}}{D_{\text{max}}} = \frac{2a}{f'}

ce qui correspond également à l'égalité entre le rayon géométrique de la tache de diffraction f'\theta_{\text{diff}} \sim \frac{\lambda_0 f'}{D} et la taille d'un pixel a. On en déduit :

\boxed{D_{\text{max}} = \frac{\lambda_{0} f'}{a}}

Remarque : si l'on prend en compte le facteur d'Airy 1{,}22, on obtient D_{\text{max}} = 1{,}22 \frac{\lambda_0 f'}{a}.

Application numérique : Avec \lambda_{0} = 2{,}0\,\mu\text{m} = 2{,}0\times 10^{-6}\text{ m}, f' = 10\text{ m} et a = 1{,}0\,\mu\text{m} = 1{,}0\times 10^{-6}\text{ m} :

D_{\text{max}} = \frac{2{,}0\times 10^{-6} \times 10}{1{,}0\times 10^{-6}} = 20\text{ m}

Avec le préfacteur d'Airy, D_{\text{max}} \simeq 24\text{ m} \approx 2\times 10^1\text{ m} avec un seul chiffre significatif. On retient :

\boxed{D_{\text{max}} \sim 2\times 10^{1}\text{ m} \quad (\text{soit } 20\text{ m})}

Commentaires :

  • Un diamètre de 20\text{ m} pour un miroir monolithique est gigantesque et hors de portée des technologies actuelles (les plus grands miroirs monolithiques actuels atteignent environ 8\text{ m}). Même pour des miroirs segmentés (comme l'ELT de 39\text{ m}), la réalisation mécanique est extrêmement complexe et coûteuse.
  • Cette limitation technologique sur la taille des télescopes uniques justifie pleinement le recours à l'interférométrie (synthèse d'ouverture par association de télescopes distants), développée dans la sous-partie suivante.
  • Précisons que même si la résolution angulaire n'augmente plus au-delà de D_{\text{max}}, un télescope de diamètre supérieur collecterait davantage de lumière (flux proportionnel à D^2), ce qui conserverait un intérêt pour observer des astres de faible magnitude.

Résultat

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B.1 · Élaboration d'un modèle équivalent

Question 5

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde ; Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : différence de marche, longueur de cohérence, interférométrie stellaire

On considère deux rayons issus d'une même source ponctuelle à l'infini dans la direction et confondus avec les axes optiques des télescopes. À l'aide d'un schéma, exprimer la différence de marche entre ces deux rayons, à leur entrée dans les télescopes. La distance peut valoir plusieurs centaines de mètres, expliquer pourquoi il est nécessaire que le système de miroirs mobiles menant les faisceaux au dispositif de recombinaison compense cette différence de marche.

Voir l'indice

Représenter le plan d'onde incident incliné d'un angle \theta par rapport au zénith et projeter la base au sol b_0 sur la direction de propagation des rayons.

Voir la stratégie
  1. Représenter les deux télescopes distants de b_0 sur le sol horizontal, les rayons parallèles arrivant avec un angle \theta par rapport à la verticale, ainsi que le plan d'onde incident passant par l'un des télescopes.
  2. Déterminer géométriquement la différence de marche \delta_0(\theta) à partir du triangle rectangle formé par la base au sol, le plan d'onde et le rayon incident.
  3. Discuter la condition d'obtention des interférences au regard de la longueur de cohérence temporelle \ell_c d'une source réelle.
Voir la réponse courte

Différence de marche géométrique \delta_0 = b_0 \sin\theta, à compenser pour rester inférieur à la longueur de cohérence temporelle.

Voir le corrigé complet

Considérons deux rayons incidents parallèles provenant d'une même source ponctuelle à l'infini dans la direction faisant un angle \theta avec le zénith (la verticale locale), atteignant respectivement les entrées des télescopes (T_1) et (T_2) séparés d'une distance b_0 le long du sol horizontal.

Les surfaces d'onde associées à la source à l'infini sont des plans perpendiculaires aux rayons incidents. Soit le plan d'onde passant par l'entrée du télescope T_1, qui coupe le rayon incident arrivant en T_2 au point H.

En amont de ce plan d'onde, les deux rayons ont parcouru le même chemin optique depuis la source. La différence de marche géométrique à l'entrée des télescopes est donc :

\delta_0(\theta) = [H T_2]

Le triangle T_1 H T_2 est rectangle en H. Comme les rayons font un angle \theta avec la verticale, le plan d'onde fait un angle \theta avec l'horizontale. L'angle \widehat{H T_1 T_2} vaut donc \theta. Par conséquent :

\sin\theta = \frac{H T_2}{T_1 T_2} = \frac{\delta_0(\theta)}{b_0}

soit :

\boxed{\delta_{0}(\theta) = b_{0} \sin\theta}

Nécessité de compenser cette différence de marche : Pour observer des interférences de contraste non nul lors de la recombinaison des deux faisceaux, la différence de marche totale \delta_{\text{tot}} doit être inférieure à la longueur de cohérence temporelle \ell_c de la lumière reçue :

|\delta_{\text{tot}}| \lesssim \ell_c \simeq \frac{\lambda_0^2}{\Delta \lambda}

En pratique, même pour une onde quasi-monochromatique isolée par un filtre interférentiel très sélectif, la bande passante \Delta\lambda impose une longueur de cohérence de l'ordre de quelques micromètres à quelques millimètres au maximum.

Or, pour une base b_0 de plusieurs centaines de mètres, la différence de marche \delta_0(\theta) atteint couramment plusieurs dizaines ou centaines de mètres, ce qui est considérablement supérieur à \ell_c (\delta_0 \gg \ell_c). Sans compensation, les trains d'ondes ne se superposeraient pas temporellement, conduisant à un brouillage complet des interférences (incohérence temporelle).

Il est donc impératif d'introduire des lignes à retard à miroirs mobiles capables de faire varier le trajet interne d'un faisceau d'une longueur \delta_0(\theta) pour garantir \delta_{\text{tot}} \approx 0 au point de recombinaison, et d'ajuster dynamiquement ce retard au cours du temps pour suivre la rotation de la Terre (qui modifie \theta).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : ligne de base, projection géométrique, interférométrie

Montrer par un schéma que la distance entre les deux axes optiques des télescopes, nommée distance de base équivalente, est . Les télescopes actuels étant capables de pointer en permanence vers un même astre, expliquer pourquoi la distance de base équivalente est considérée comme un paramètre variable.

Voir l'indice

Projeter la base b_0 orthogonalement à l'axe de pointage commun et songer au mouvement de rotation diurne de la Terre qui modifie l'angle zénithal au cours de la nuit.

Voir la stratégie
  1. Réaliser un schéma géométrique clair représentant les deux télescopes au sol distants de b_0, la direction de leurs axes optiques inclinés d'un angle \theta par rapport à la verticale, et la distance orthogonale b(\theta) entre ces deux axes.
  2. Exprimer géométriquement b(\theta) dans le triangle rectangle formé par les télescopes et le front d'onde perpendiculaire aux axes.
  3. Expliquer l'origine de la dépendance temporelle de \theta par la rotation propre de la Terre.
Voir la réponse courte

Projection de la distance entre télescopes sur le front d'onde donnant b(\theta) = b_0 \cos\theta, variable avec la rotation terrestre.

Voir le corrigé complet

Soient deux télescopes T_1 et T_2 distants de b_0 le long d'une ligne de base horizontale. Leurs axes optiques sont parallèles entre eux et font un angle \theta avec la verticale locale (zénith).

La distance de base équivalente b(\theta) correspond à la distance séparant les deux axes optiques, mesurée perpendiculairement à ceux-ci (c'est-à-dire dans le plan des fronts d'onde incidents).

Dans le triangle rectangle T_1 H T_2 rectangle en H :

  • le segment [T_1 T_2] constitue l'hypoténuse, de longueur b_0 ;
  • l'angle entre le sol horizontal et la direction perpendiculaire aux axes optiques vaut \theta (puisque les axes optiques sont tournés de \theta par rapport à la verticale, la droite normale aux axes est tournée du même angle \theta par rapport à l'horizontale) ;
  • le côté adjacent à cet angle est le segment [T_1 H], dont la longueur est la distance entre les axes optiques, notée b(\theta).

On en déduit immédiatement :

\boxed{b(\theta) = b_0 \cos(\theta)}

Variabilité de la distance de base équivalente : Même si le système pointe continûment vers un même astre lointain, la Terre tourne sur elle-même (rotation diurne). Pour compenser ce mouvement et maintenir l'astre dans le champ de visée, la direction de pointage par rapport au repère terrestre local change : l'angle zénithal \theta(t) varie donc au cours du temps.

Par conséquent, la distance de base projetée b(\theta(t)) = b_0 \cos(\theta(t)) varie au cours de la nuit d'observation.

Résultat

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B.2 · Étude du système équivalent

Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : ordre d'interférence, formule de fresnel, interfrange

En ayant recours à une construction des rayons issus de et interférant en , exprimer l'ordre d'interférence en en fonction de et . Montrer que l'intensité lumineuse dans le plan d'observation se met sous la forme . Que représente ? Décrire l'allure de la figure d'interférence : formes des franges, interfrange, contraste. Dans quelle mesure le contraste et l'interfrange dépendent-ils de ?

Voir l'indice

Calculer la différence de marche en M(x) dans l'approximation des fentes d'Young avec lentille conjuguée en son plan focal image, puis exprimer l'éclairement résultant par la formule de Fresnel.

Voir la stratégie
  1. Pour déterminer la différence de marche et l'ordre d'interférence au point M(x), on utilise le principe du retour inverse de la lumière (ou les propriétés stigmatiques de la lentille) pour relier le point image M(x) à l'inclinaison des rayons incidents.
  2. On applique la formule de Fresnel pour deux ondes cohérentes de même amplitude afin d'obtenir l'intensité I_A(x), puis on identifie la signification physique de I_0.
  3. On caractérise la figure d'interférence (forme, interfrange i, contraste C) et on discute leur dépendance vis-à-vis de la base équivalente b(\theta).
Voir la réponse courte

Calcul de la différence de marche \delta = b(\theta)x/f', ordre d'interférence p_A(x) = \delta/\lambda_0, formule de Fresnel et interfrange i = \lambda_0 f' / b(\theta).

Voir le corrigé complet

1. Ordre d'interférence en M(x)

Les deux ouvertures (1) et (2) constituent deux sources secondaires synchrones et en phase, situées aux positions x_1 = -b(\theta)/2 et x_2 = +b(\theta)/2, car l'onde issue de la source ponctuelle A sur l'axe optique arrive normale au plan des fentes et la différence de marche \delta_0(\theta) a été compensée.

Pour construire les rayons interférant en M(x) dans le plan focal image :

  • Le rayon passant par le centre optique O de la lentille n'est pas dévié et émerge en faisant un angle \alpha \simeq \frac{x}{f'} avec l'axe optique.
  • Par le principe du retour inverse de la lumière, une source ponctuelle fictive placée en M produirait un faisceau de rayons parallèles inclinés de l'angle \alpha en amont de la lentille, dont les surfaces d'onde sont des plans orthogonaux à cette direction.

La différence de marche géométrique entre les deux rayons issus de (1) et (2) et convergeant en M(x) s'écrit donc :

\delta_A(x) = ((A \to (2) \to M)) - ((A \to (1) \to M)) = \frac{b(\theta)\,x}{f'}

L'ordre d'interférence en M(x) est par conséquent :

\boxed{p_A(x) = \frac{\delta_A(x)}{\lambda_0} = \frac{b(\theta)\,x}{\lambda_0 f'}}

2. Intensité lumineuse dans le plan d'observation

Les deux faisceaux sont issus de la même source ponctuelle monochromatique A, ont la même intensité I_0 et sont parfaitement cohérents. La formule de Fresnel donne l'intensité résultante :

\begin{aligned} I_A(x) &= I_1 + I_2 + 2\sqrt{I_1 I_2}\cos(\Delta\varphi) \\ &= I_0 + I_0 + 2I_0\cos\left(2\pi p_A(x)\right) \end{aligned}

soit :

\boxed{I_A(x) = 2 I_0 \left[ 1 + \cos\left( \frac{2\pi b(\theta)\,x}{\lambda_0 f'} \right) \right]}

3. Signification de I_0

La grandeur I_0 représente l'intensité lumineuse produite au foyer par un télescope unique lorsqu'un seul faisceau (1 ou 2) est ouvert.

4. Allure de la figure d'interférence

  • Forme des franges : l'intensité ne dépend que de la coordonnée x selon la ligne joignant les deux fentes. Les franges d'interférence sont donc des lignes droites équidistantes, rectilignes et parallèles entre elles (orthogonales à l'axe (Ox)).
  • Interfrange : la période spatiale de la fonction cosinus est :

    \boxed{i = \frac{\lambda_0 f'}{b(\theta)}}
  • Contraste : avec I_{\max} = 4I_0 et I_{\min} = 0, le contraste (ou visibilité) vaut :

    \boxed{C = \frac{I_{\max} - I_{\min}}{I_{\max} + I_{\min}} = 1}

5. Dépendance en b(\theta)

  • Le contraste C = 1 est indépendant de la base équivalente b(\theta) : les franges restent toujours parfaitement contrastées pour une source ponctuelle monochromatique.
  • L'interfrange i est inversement proportionnel à b(\theta) : plus la distance entre les télescopes projetée sur l'onde incidente est grande, plus les franges sont fines et resserrées.

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : source incohérente, brouillage, superposition des intensités

Exprimer de la même manière , l'ordre d'interférence en pour les rayons issus de . Pourquoi la figure d'interférence obtenue par la présence simultanée de et est la superposition des deux figures ? En déduire pour quelles valeurs de il y a brouillage des franges.

Voir l'indice

Tenir compte du déphasage géométrique initial dû à l'inclinaison angulaire \epsilon/2 de la source B, puis sommer les intensités lumineuses car les deux sources stellaires sont mutuellement incohérentes.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la différence de marche totale pour la source B inclinée de l'angle \epsilon/2 par rapport à l'axe optique en sommant la marche en amont des fentes et la marche en aval, puis en déduire l'ordre d'interférence p_B(x).
  2. Justifier l'incohérence mutuelle de deux points sources distincts d'un objet étendu pour expliquer la sommation des intensités.
  3. Établir la condition de brouillage en traduisant la superposition d'un maximum d'intensité de la source A avec un minimum d'intensité de la source B (décalage d'un demi-entier d'interfrange).
Voir la réponse courte

Somme des intensités pour deux sources indépendantes et condition d'anticoïncidence des franges donnant le brouillage pour b(\theta)\epsilon = (k+1/2)\lambda_0.

Voir le corrigé complet

1. Ordre d'interférence pour les rayons issus de B

Les rayons issus du point source B à l'infini arrivent avec une inclinaison \epsilon/2 par rapport à l'axe optique. La différence de marche géométrique entre les deux rayons interférant en M(x) comporte :

  • une différence de marche en amont des fentes due à l'inclinaison du front d'onde incident :

    \delta_{\text{amont}} = b(\theta)\sin\left(\frac{\epsilon}{2}\right) \approx b(\theta)\,\frac{\epsilon}{2} \quad (\text{car } \epsilon \ll 1)
  • une différence de marche en aval des fentes, identique à celle obtenue pour A :

    \delta_{\text{aval}} = \frac{b(\theta)\,x}{f'}

La différence de marche totale pour la source B s'écrit donc :

\delta_B(x) = \delta_{\text{aval}} + \delta_{\text{amont}} = b(\theta)\left(\frac{x}{f'} + \frac{\epsilon}{2}\right)

L'ordre d'interférence p_B(x) = \frac{\delta_B(x)}{\lambda_0} vaut ainsi :

\boxed{p_B(x) = \frac{b(\theta)}{\lambda_0}\left(\frac{x}{f'} + \frac{\epsilon}{2}\right) = p_A(x) + \frac{b(\theta)\,\epsilon}{2\lambda_0}}

2. Superposition des figures d'interférence

Les points A et B sont deux régions distinctes de la galaxie (source primaire étendue). Les atomes qui y émettent de la lumière le font de manière indépendante, avec des trains d'ondes décorrélés et des déphasages aléatoires : les sources A et B sont mutuellement incohérentes.

Le terme d'interférence croisée entre les ondes issues de A et celles issues de B a donc une moyenne temporelle nulle sur le temps d'intégration du détecteur. L'intensité totale résultante est la somme des intensités produites individuellement par chaque source :

I(x) = I_A(x) + I_B(x)

La figure observée est ainsi la superposition en intensité des deux figures d'interférence.

3. Valeurs de b(\theta) correspondant au brouillage des franges

L'intensité issue de la source B s'écrit :

I_B(x) = 2I_0\left[1 + \cos\left(\frac{2\pi b(\theta)\,x}{\lambda_0 f'} + \frac{\pi b(\theta)\,\epsilon}{\lambda_0}\right)\right]

La figure d'interférence due à B est décalée spatialement par rapport à celle de A d'une quantité :

\Delta x = \frac{\epsilon}{2}\,f'

Il y a brouillage des franges (annulation du contraste résultant) lorsque les maxima d'intensité du système de franges issu de A coïncident avec les minima d'intensité du système issu de B. Cela correspond à un décalage spatial égal à un demi-entier d'interfrange i = \frac{\lambda_0 f'}{b(\theta)} :

\Delta x = \left(k + \frac{1}{2}\right)i \quad (k \in \mathbb{N})

ce qui équivaut à :

\begin{aligned} \frac{\epsilon}{2}\,f' &= \left(k + \frac{1}{2}\right)\frac{\lambda_0 f'}{b(\theta)} \\ b(\theta)\,\frac{\epsilon}{2} &= \left(k + \frac{1}{2}\right)\lambda_0 \end{aligned}

On en déduit les valeurs de la base équivalente donnant lieu à un brouillage :

\boxed{b(\theta) = (2k + 1)\,\frac{\lambda_0}{\epsilon} \quad (k \in \mathbb{N})}

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : contraste, brouillage, diamètre angulaire

Quelle est la plus petite valeur de permettant d'annuler le contraste ? Comment utiliser la figure d'interférence pour mesurer la taille d'une galaxie, en supposant connue sa distance au télescope ?

Voir l'indice

Écrire la condition pour laquelle les maxima d'interférence issus de A coïncident exactement avec les minima issus de B (opposition de phase).

Voir la stratégie
  1. Réutiliser la condition de brouillage obtenue à la question Q8 pour identifier la première annulation du contraste.
  2. Établir la relation entre le diamètre angulaire \epsilon, la longueur d'onde \lambda_0 et la base équivalente b_{\min}.
  3. Décrire la méthode de mesure expérimentale et en déduire la dimension transverse (taille physique) de la galaxie à partir de sa distance.
Voir la réponse courte

Premier zéro de contraste pour b(\theta) = \lambda_0 / (2\epsilon), permettant d'en déduire le diamètre angulaire puis spatial de la galaxie.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q8, la condition de brouillage des franges s'écrit :

b(\theta) = (2k+1)\frac{\lambda_0}{\epsilon}, \quad k \in \mathbb{N}

En situation de brouillage, les figures d'interférence issues de A et de B sont en quadrature de phase spatiale (un maximum de l'une coïncide avec un minimum de l'autre). Les deux sources étant de même intensité, l'intensité totale est uniforme :

I(x) = I_A(x) + I_B(x) = 4I_0 = \text{cte}

Le contraste C = \frac{I_{\max}-I_{\min}}{I_{\max}+I_{\min}} s'annule donc pour ces valeurs.

La plus petite valeur non nulle de b(\theta) réalisant cette annulation est obtenue pour k = 0 :

\boxed{b_{\min} = \frac{\lambda_0}{\epsilon}}

Mesure de la taille d'une galaxie :

  1. Au cours de la nuit, le suivi de la galaxie fait varier l'angle zénithal \theta(t) du fait de la rotation terrestre, ce qui modifie continûment la base équivalente b(\theta) = b_0 \cos\theta.
  2. En enregistrant l'intensité lumineuse résultante, on repère la première valeur de la base équivalente pour laquelle le contraste s'annule : b(\theta) = b_{\min}.
  3. On en déduit l'angle sous lequel est vue la galaxie (son diamètre angulaire) :

    \epsilon = \frac{\lambda_0}{b_{\min}}
  4. En notant d la distance de la galaxie au télescope (supposée connue), la taille physique transverse (diamètre) L de la galaxie est obtenue au premier ordre en \epsilon (\epsilon \ll 1) par :
\boxed{L = d \, \epsilon = \frac{\lambda_0 \, d}{b_{\min}}}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde ; Diffraction et réseaux

Notions : résolution angulaire, interférométrie stellaire, limite de résolution

Sachant que peut varier entre les valeurs extrémales et , déterminer la résolution angulaire d'un tel télescope en fonction de et . Pourquoi dit-on qu'un tel télescope est équivalent à un unique télescope de diamètre ? Effectuer l'application numérique de pour .

Voir l'indice

Maximiser la base équivalente b(\theta) dans l'expression de la résolution interférométrique pour obtenir le plus petit angle résolu.

Voir la stratégie
  1. La résolution angulaire correspond au plus petit angle \epsilon pour lequel une annulation du contraste est atteignable. Comme la base équivalente varie entre 0 et b_{0}, la plus petite valeur d'angle mesurable est obtenue pour la base maximale b(\theta) = b_{0}.
  2. Comparer l'expression obtenue à la résolution par diffraction d'une ouverture circulaire unique de diamètre D = b_0 établie à la question Q3.
  3. Réaliser l'application numérique avec une seule décimale significative conformément aux consignes générales.
Voir la réponse courte

Résolution r_{\text{double}} \sim \lambda_0 / b_0, identique à celle d'un miroir de diamètre b_0 par critère de Rayleigh.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q9, la condition d'annulation du contraste pour une galaxie vue sous un angle \epsilon s'écrit :

b(\theta) = \frac{\lambda_{0}}{\epsilon}

La base équivalente b(\theta) étant bornée par b_{0} (0 \le b(\theta) \le b_{0}), la plus petite séparation angulaire \epsilon_{\min} détectable par cette méthode, c'est-à-dire la résolution angulaire r_{\text{double}}, correspond à la valeur maximale accessible pour la base, soit b(\theta) = b_{0} :

\boxed{r_{\text{double}} = \frac{\lambda_{0}}{b_{0}}}

D'après la question Q3, un télescope unique d'ouverture circulaire de diamètre D présente une résolution angulaire due à la diffraction de l'ordre de :

r_{\text{diff}} \sim \frac{\lambda_0}{D}

Pour D = b_{0}, on a r_{\text{diff}} \sim \frac{\lambda_{0}}{b_{0}} = r_{\text{double}}. L'association des deux télescopes permet donc d'atteindre le même pouvoir séparateur (résolution spatiale angulaire) qu'un télescope unique de diamètre fictif D = b_{0}.

Application numérique : Avec \lambda_{0} = 2{,}0\ \mu\mathrm{m} = 2{,}0 \times 10^{-6}\ \mathrm{m} et b_{0} = 1\ \mathrm{km} = 1{,}0 \times 10^{3}\ \mathrm{m} :

r_{\text{double}} = \frac{2{,}0 \times 10^{-6}}{1{,}0 \times 10^{3}} = 2 \times 10^{-9}\ \mathrm{rad}
\boxed{r_{\text{double}} = 2 \times 10^{-9}\ \mathrm{rad}}

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique ; Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : surface collectrice, flux lumineux, rapport signal sur bruit

Néanmoins, pourquoi un tel télescope double ne permet-il pas l'observation d'objets moins lumineux, comme le ferait un télescope unique de diamètre ?

Voir l'indice

Distinguer soigneusement le pouvoir séparateur (dépendant de l'écartement des collecteurs) de la surface totale de collecte de lumière (puissance lumineuse captée).

Voir la réponse courte

La surface collectrice des deux télescopes reste très inférieure à celle d'une ouverture pleine de diamètre b_0, limitant le flux lumineux collecté.

Voir le corrigé complet

La sensibilité photométrique d'un instrument d'observation dépend de sa capacité à collecter la lumière, mesurée par la surface totale de sa pupille d'entrée :

  • Un télescope unique géant de diamètre b_{0} posséderait une surface collectrice :

    S_{\text{unique}} = \frac{\pi b_{0}^2}{4}
  • L'association des deux télescopes de diamètre D présente une surface collectrice totale :

    S_{\text{double}} = 2 \times \frac{\pi D^2}{4}

Le rapport des flux lumineux collectés s'écrit donc :

\frac{\Phi_{\text{double}}}{\Phi_{\text{unique}}} = \frac{S_{\text{double}}}{S_{\text{unique}}} = 2\left(\frac{D}{b_{0}}\right)^2

Or, le diamètre d'un télescope individuel D (de l'ordre de quelques mètres à une dizaine de mètres) est très inférieur à la distance de base b_{0} (pouvant atteindre le kilomètre, soit D \ll b_{0}).

\boxed{\text{Le système interférentiel collecte un flux lumineux considérablement plus faible : il ne permet pas d'observer des objets très peu lumineux.}}

Résultat

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Question 12

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde ; Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : source étendue, facteur de contraste, sinus cardinal

Déterminer l'intensité totale de résultante, en faisant apparaître la fonction sinus cardinal définie en annexe. En déduire l'expression du contraste de la figure d'interférence obtenue en fonction de , en tracer l'allure, et commenter. Qu'est-ce qui permet de distinguer une galaxie d'une étoile double, qui se réduirait à deux points sources vus sous un angle ?

Voir l'indice

Intégrer l'intensité différentielle \mathrm{d}I_{\text{gal}}(x) sur l'intervalle angulaire [-\epsilon/2, +\epsilon/2] et faire émerger le terme modulé en sinus cardinal.

Voir la stratégie
  1. Intégrer l'intensité élémentaire \mathrm{d}I_{\text{gal}}(x) sur la largeur angulaire de la galaxie, de \alpha = -\epsilon/2 à \alpha = +\epsilon/2, en utilisant la formule trigonométrique fournie en annexe pour faire apparaître le sinus cardinal.
  2. Identifier l'intensité maximale et minimale pour en déduire le contraste C(b(\theta)), puis tracer son allure.
  3. Comparer l'évolution du contraste avec la base équivalente b(\theta) pour une source étendue continue (amortissement en sinus cardinal) et pour deux sources ponctuelles discrètes (modulation périodique en cosinus).
Voir la réponse courte

Intégration sur la répartition angulaire uniforme de la galaxie faisant apparaître un facteur de contraste en \operatorname{sinc}, à zéros isolés.

Voir le corrigé complet

Le centre de la galaxie étant aligné avec l'axe optique (\alpha=0) et son bord étant à l'angle \epsilon/2, la galaxie s'étend angulairement sur l'intervalle \left[-\frac{\epsilon}{2}, \frac{\epsilon}{2}\right]. L'intensité totale en M(x) s'obtient par intégration des contributions incohérentes :

I_{\mathrm{gal}}(x) = \int_{-\epsilon/2}^{\epsilon/2} \mathrm{d}I_{\text{gal}}(x) = \Gamma \int_{-\epsilon/2}^{\epsilon/2} \left\{ 1 + \cos\left[ \frac{2\pi b(\theta) x}{\lambda_0 f'} + \frac{2\pi b(\theta) \alpha}{\lambda_0} \right] \right\} \mathrm{d}\alpha

Le premier terme vaut immédiatement \Gamma \epsilon. Pour le terme oscillant, on intègre par rapport à \alpha :

\begin{aligned} \int_{-\epsilon/2}^{\epsilon/2} \cos\left[ \frac{2\pi b(\theta) x}{\lambda_0 f'} + \frac{2\pi b(\theta) \alpha}{\lambda_0} \right] \mathrm{d}\alpha &= \left[ \frac{\lambda_0}{2\pi b(\theta)} \sin\left( \frac{2\pi b(\theta) x}{\lambda_0 f'} + \frac{2\pi b(\theta) \alpha}{\lambda_0} \right) \right]_{-\epsilon/2}^{\epsilon/2} \end{aligned}

En utilisant la relation \sin(p) - \sin(q) = 2 \sin\left(\frac{p-q}{2}\right) \cos\left(\frac{p+q}{2}\right) avec p, q = \frac{2\pi b(\theta) x}{\lambda_0 f'} \pm \frac{\pi b(\theta)\epsilon}{\lambda_0} :

\sin(p) - \sin(q) = 2 \sin\left( \frac{\pi b(\theta) \epsilon}{\lambda_0} \right) \cos\left( \frac{2\pi b(\theta) x}{\lambda_0 f'} \right)

En introduisant la fonction sinus cardinal \operatorname{sinc}(u) = \frac{\sin u}{u}, on obtient :

\boxed{ I_{\mathrm{gal}}(x) = \Gamma \epsilon \left[ 1 + \operatorname{sinc}\left( \frac{\pi b(\theta) \epsilon}{\lambda_0} \right) \cos\left( \frac{2\pi b(\theta) x}{\lambda_0 f'} \right) \right] }

L'intensité lumineuse oscille spatialement autour de sa valeur moyenne I_{\text{moy}} = \Gamma \epsilon. Le contraste (ou visibilité des franges) s'écrit :

C = \frac{I_{\max} - I_{\min}}{I_{\max} + I_{\min}}

D'où l'expression du contraste en fonction de la base b(\theta) :

\boxed{ C(b(\theta)) = \left| \operatorname{sinc}\left( \frac{\pi b(\theta) \epsilon}{\lambda_0} \right) \right| }

Commentaire : Pour b(\theta) = 0, le contraste est maximal (C=1). Il décroît puis s'annule une première fois pour b(\theta) = \frac{\lambda_0}{\epsilon}. Au-delà, il présente des rebonds secondaires fortement atténués : le premier lobe secondaire culmine à seulement \frac{1}{3\pi/2} \approx 0{,}21 (soit 21\,\%), puis les extrema suivants tendent rapidement vers 0.

Distinction entre une galaxie et une étoile double :

  • Pour une étoile double (deux sources ponctuelles discrètes), l'intensité résulte de la somme de deux cosinus, ce qui conduit à un contraste modulé selon C(b) = \left|\cos\left(\frac{\pi b(\theta)\epsilon}{2\lambda_0}\right)\right| : le contraste est périodique et remonte périodiquement à la valeur maximale 1.
  • Pour une galaxie (source étendue continue), le contraste s'amortit en sinus cardinal et ne remonte jamais à 1 après sa première annulation.

Résultat

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C · Association de N télescopes

Question 13

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde ; Diffraction et réseaux

Notions : interférence à n ondes, réseau optique, pouvoir de résolution

Représenter schématiquement un tel dispositif comme en figure 3. Pour grand, l'intensité lumineuse n'est non nulle que lorsque deux rayons issus d'un même point source et reçus par deux télescopes voisins sont en phase. Expliquer dans quelle mesure tout se passe comme si on avait un télescope de diamètre infiniment grand.

Voir l'indice

Faire l'analogie avec un réseau de diffraction de pas b(\theta) comportant N ouvertures, pour lequel la largeur des pics principaux est inversement proportionnelle à la taille totale du réseau.

Voir la réponse courte

Interférences constructives à N ondes : les pics principaux s'affinent en 1/N, simulant la directivité d'une pupille de très grande dimension.

Voir le corrigé complet

1. Schéma du dispositif équivalent

Le réseau de N télescopes est modélisé par N fentes régulièrement espacées de la distance de base équivalente b(\theta), placées dans le plan focal objet d'une lentille convergente (L) de distance focale f', le plan d'observation étant le plan focal image de cette lentille :

2. Équivalence avec un télescope de diamètre infini

Considérons une onde plane issue d'une direction faisant un angle \alpha avec l'axe optique. Le déphasage entre deux télescopes consécutifs quelconques vaut :

\Delta\phi = \frac{2\pi}{\lambda_0} b(\theta) \left( \frac{x}{f'} - \alpha \right)

Par interférence à N ondes de même amplitude, l'intensité totale résulte de la fonction d'interférence à N ondes (analogue à un réseau de diffraction) :

I(x) = I_0 \left( \frac{\sin(N\Delta\phi / 2)}{\sin(\Delta\phi / 2)} \right)^2
  • Lorsque N \gg 1, l'intensité devient quasi nulle partout, sauf aux pics principaux d'interférence où la condition de phase est strictement respectée :

    \Delta\phi = 2p\pi \quad (p \in \mathbb{Z})
  • La largeur angulaire du pic principal d'ordre zéro vaut :

    \delta\alpha \sim \frac{\lambda_0}{N b(\theta)}

    Cette largeur correspond à la diffraction par une ouverture de taille globale D_{\text{tot}} \simeq N b(\theta).

  • Quand N \to +\infty, l'envergure globale du réseau tend vers l'infini (D_{\text{tot}} \to +\infty), si bien que la largeur angulaire du pic tend vers zéro :

    \lim_{N \to +\infty} \delta\alpha = 0

L'image d'une source ponctuelle devient alors un pic infiniment fin (distribution de Dirac), ce qui supprime totalement la tache de diffraction. Tout se passe donc, en termes de pouvoir de résolution angulaire, comme si l'on disposait d'un télescope unique d'ouverture infiniment grande.

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Partie II : Quelques propriétés galactiques

A · Répartition de masse

Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Cinématique et dynamique du point

Notions : mouvement circulaire uniforme, troisième loi de kepler, vitesse orbitale

Montrer que le mouvement est uniforme. Exprimer la vitesse et la période du mouvement de l'étoile en fonction de et des données. Pour le Soleil, situé à du centre galactique, des observations fournissent une vitesse de , le trou noir seul peut-il en être la cause ?

Voir l'indice

Appliquer la relation fondamentale de la dynamique dans la base de Frenet en projetant la force gravitationnelle attractive centrale.

Voir la stratégie
  1. Établir la nature uniforme du mouvement circulaire à l'aide du théorème de la puissance cinétique ou de la projection du principe fondamental de la dynamique sur l'axe tangentiel (ou orthoradial).
  2. Projeter le principe fondamental de la dynamique sur la direction normale pour relier la vitesse orbitale v(r) et la période \tau à la masse M_T et au rayon r.
  3. Réaliser l'application numérique pour l'orbite du Soleil et comparer la vitesse prédite à la vitesse mesurée pour conclure.
Voir la réponse courte

Le PFD donne v(r) = \sqrt{G M_{\text{TN}} / r} ; l'application numérique montre une vitesse théorique négligeable devant 200\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}.

Voir le corrigé complet

On se place dans le référentiel galactocentrique lié au centre T de la galaxie, supposé galiléen. L'étoile E de masse M_\odot, assimilée à un point matériel, est soumise à la seule force de gravitation exercée par le trou noir ponctuel T de masse M_T :

\vec{F} = -\frac{G M_T M_\odot}{r^2}\,\widehat{u}_r

où \overrightarrow{TM} = r\,\widehat{u}_r dans la base polaire du plan du disque (T, XY).

1. Nature uniforme du mouvement

La force gravitationnelle étant centrale de centre T, elle est orthogonale à chaque instant au vecteur vitesse \vec{v} = v\,\widehat{u}_\theta (la trajectoire étant circulaire de rayon r fixé, \dot{r} = 0). Sa puissance est donc identiquement nulle :

\mathcal{P} = \vec{F}\cdot\vec{v} = 0

D'après le théorème de la puissance cinétique appliqué à l'étoile :

\frac{\mathrm{d}E_c}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(\frac{1}{2}M_\odot v^2\right) = 0 \implies v = \text{cte}

La norme de la vitesse étant constante le long de la trajectoire circulaire, le mouvement de l'étoile est circulaire et uniforme.

2. Expressions de v(r) et de la période \tau

Dans la base polaire (\widehat{u}_r, \widehat{u}_\theta), l'accélération d'un point en mouvement circulaire uniforme de rayon r est purement centripète :

\vec{a} = -\frac{v^2}{r}\,\widehat{u}_r

Le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'étoile E, M_\odot \vec{a} = \vec{F}, s'écrit en projection selon -\widehat{u}_r :

M_\odot \frac{v^2}{r} = \frac{G M_T M_\odot}{r^2} \implies v^2 = \frac{G M_T}{r}

On en déduit l'expression de la vitesse orbitale :

\boxed{v(r) = \sqrt{\frac{G M_T}{r}}}

Le mouvement étant uniforme sur un cercle de périmètre 2\pi r, la période \tau vérifie 2\pi r = v \tau, d'où la troisième loi de Kepler :

\boxed{\tau = \frac{2\pi r}{v} = 2\pi \sqrt{\frac{r^3}{G M_T}}}

3. Cas du Soleil

Le Soleil est situé à une distance r = 8\text{ kpc} = 8 \times 10^3 \times 3 \times 10^{16}\text{ m} = 2{,}4 \times 10^{20}\text{ m}. La masse du trou noir vaut :

M_T = 4 \times 10^6 M_\odot = 4 \times 10^6 \times 2 \times 10^{30}\text{ kg} = 8 \times 10^{36}\text{ kg}

Calculons la vitesse orbitale correspondante :

v^2 = \frac{6{,}7 \times 10^{-11} \times 8 \times 10^{36}}{2{,}4 \times 10^{20}} \simeq \frac{53{,}6 \times 10^{25}}{2{,}4 \times 10^{20}} \simeq 2{,}2 \times 10^{6}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2}

Ce qui donne, avec 1 chiffre significatif :

v \simeq 1{,}5 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \simeq 1\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} \quad (\text{ou } 2\text{ km}\cdot\text{s}^{-1})

Cette vitesse théorique est deux ordres de grandeur plus faible que les 200\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} observés (v \ll v_{\text{obs}}). Par conséquent, le trou noir central seul ne peut absolument pas être la cause du mouvement de rotation du Soleil : la majeure partie de la masse intérieure à l'orbite solaire provient d'autres composantes (matière du bulbe, disque, et matière noire).

Résultat

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : théorème de gauss, analogie électrostatique, champ de gravitation

Grâce à une analogie électrostatique, justifier que le théorème de Gauss pour le champ gravitationnel s'écrit où désigne la masse située à l'intérieur de la surface fermée .

Voir l'indice

Établir l'analogie formelle entre la loi de gravitation universelle de Newton et la loi de Coulomb en substituant la masse à la charge et la constante -G à 1/(4\pi\varepsilon_0).

Voir la réponse courte

Remplacement de q/\varepsilon_0 par -4\pi G M_{\text{int}} dans le théorème de Gauss grâce à l'analogie entre lois de Coulomb et de Newton.

Voir le corrigé complet

Rappelons les expressions du champ électrostatique \vec{E} créé en un point \vec{r} = r\,\widehat{u}_r par une charge ponctuelle q située à l'origine, et du champ gravitationnel \vec{g} créé par une masse ponctuelle m située à l'origine :

\begin{aligned} \vec{E}(\vec{r}) &= \frac{q}{4\pi\varepsilon_0 r^2}\,\widehat{u}_r \\ \vec{g}(\vec{r}) &= -\frac{Gm}{r^2}\,\widehat{u}_r \end{aligned}

Ces deux champs dérivent d'une force en 1/r^2 à symétrie sphérique. On établit ainsi les correspondances de l'analogie électrostatique :

\begin{aligned} \vec{E} &\longleftrightarrow \vec{g} \\ q &\longleftrightarrow m \\ \frac{1}{4\pi\varepsilon_0} &\longleftrightarrow -G \quad\Longleftrightarrow\quad \frac{1}{\varepsilon_0} \longleftrightarrow -4\pi G \end{aligned}

En électrostatique, le théorème de Gauss à travers une surface fermée S orientée vers l'extérieur s'énonce :

\oiint_S \vec{E} \cdot \overrightarrow{\mathrm{d}S} = \frac{Q_{\text{int}}}{\varepsilon_0}

où Q_{\text{int}} désigne la charge contenue dans le volume délimité par S.

En appliquant les correspondances établies (Q_{\text{int}} \to M_{\text{int}} et 1/\varepsilon_0 \to -4\pi G), on en déduit directement le théorème de Gauss gravitationnel :

\boxed{\oiint_{S} \vec{g} \cdot \overrightarrow{\mathrm{d}S} = -4\pi G M_{\text{int}}}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : théorème de gauss, vitesse orbitale, loi de kepler

Déterminer, en fonction notamment de , le champ gravitationnel créé en un point de l'espace, selon que ou . En déduire la vitesse d'une étoile en mouvement circulaire de rayon dans ces deux domaines, puis tracer l'allure de la courbe . Justifier quel domaine suit les lois de Kepler ?

Voir l'indice

Choisir une surface de Gauss sphérique de rayon r et distinguer la masse intérieure selon que le point se situe à l'intérieur ou à l'extérieur du bulbe de rayon R_b.

Voir la stratégie
  1. Exploiter les symétries et les invariances de la distribution sphérique de masse pour déterminer la forme du champ gravitationnel \vec{g}(M).
  2. Appliquer le théorème de Gauss gravitationnel établi à la question Q15 à une sphère de rayon r pour calculer \vec{g}(r) à l'intérieur puis à l'extérieur du bulbe.
  3. Appliquer la relation fondamentale de la dynamique à une étoile en orbite circulaire pour en déduire la vitesse v_{0}(r), tracer son profil et identifier le domaine képlérien.
Voir la réponse courte

Gauss sur une sphère : g(r) \propto r puis 1/r^2, conduisant à v_0(r) \propto r puis 1/\sqrt{r} (régime képlérien à l'extérieur).

Voir le corrigé complet

1. Symétries et invariances du champ gravitationnel
La distribution de matière du bulbe présente une symétrie sphérique de centre T (le disque étant assimilé au vide) :

  • Tout plan contenant T et le point M est un plan de symétrie de la distribution : le champ \vec{g}(M) est contenu dans l'intersection de tous ces plans, il est donc radial :

    \vec{g}(M) = g(r)\,\widehat{u}_r
  • La distribution est invariante par rotation autour de T selon \theta et \varphi, donc la composante radiale ne dépend que de r : g(r).

2. Application du théorème de Gauss
On choisit pour surface de Gauss S la sphère de centre T et de rayon r. Le vecteur unitaire normal sortant est \widehat{n} = \widehat{u}_r, d'où :

\oiint_S \vec{g} \cdot \overrightarrow{\mathrm{d}S} = \oiint_S g(r)\,\mathrm{d}S = g(r) \times 4\pi r^2

D'après le théorème de Gauss (question Q15) :

g(r) \times 4\pi r^2 = -4\pi G M_{\text{int}}(r) \implies \vec{g}(r) = -\frac{G M_{\text{int}}(r)}{r^2}\,\widehat{u}_r

Calculons la masse intérieure M_{\text{int}}(r) selon le domaine :

  • Pour r \le R_b (dans le bulbe de densité volumique uniforme \mu_0) :

    M_{\text{int}}(r) = \mu_0 \times \frac{4}{3}\pi r^3 = M_b \left(\frac{r}{R_b}\right)^3

    puisque M_b = \mu_0 \frac{4}{3}\pi R_b^3. Il vient :

    \boxed{ \vec{g}(r) = -\frac{G M_b\,r}{R_b^3}\,\widehat{u}_r \quad (r \le R_b) }
  • Pour R_b \le r \le R_d (dans le disque, où la matière est négligée) :

    M_{\text{int}}(r) = M_b

    Il vient immédiatement :

    \boxed{ \vec{g}(r) = -\frac{G M_b}{r^2}\,\widehat{u}_r \quad (R_b \le r \le R_d) }

3. Vitesse orbitale v_0(r)
Dans le référentiel galactocentrique supposé galiléen, le principe fondamental de la dynamique appliqué à une étoile de masse m_* soumise à la seule force de gravitation s'écrit :

m_* \vec{a} = m_* \vec{g}(r)

Pour une trajectoire circulaire de rayon r parcourue à la vitesse v_0, l'accélération normale s'écrit \vec{a} = -\frac{v_0^2}{r}\,\widehat{u}_r, d'où :

\frac{v_0^2}{r} = \|\vec{g}(r)\|
  • Pour r \le R_b :

    \frac{v_0^2}{r} = \frac{G M_b\,r}{R_b^3} \implies \boxed{v_0(r) = \sqrt{\frac{G M_b}{R_b^3}}\,r}
  • Pour R_b \le r \le R_d :

    \frac{v_0^2}{r} = \frac{G M_b}{r^2} \implies \boxed{v_0(r) = \sqrt{\frac{G M_b}{r}}}

La vitesse est continue en r = R_b et vaut v_0(R_b) = \sqrt{\frac{G M_b}{R_b}}.

4. Allure de la courbe v_0(r)
La vitesse croît linéairement de 0 à sa valeur maximale en R_b, puis décroît en 1/\sqrt{r}.

5. Domaine suivant les lois de Kepler
Les lois de Kepler s'appliquent à un champ gravitationnel newtonien (en 1/r^2) généré par une masse centrale ponctuelle ou à symétrie sphérique vue depuis l'extérieur. C'est le cas pour le domaine :

\boxed{ R_b \le r \le R_d }

En effet, pour R_b \le r \le R_d, la troisième loi de Kepler est bien vérifiée :

\tau^2 = \frac{4\pi^2 r^2}{v_0^2} = \frac{4\pi^2}{G M_b}\,r^3 \implies \frac{\tau^2}{r^3} = \frac{4\pi^2}{G M_b} = \text{cste}

Dans le bulbe (r \le R_b), le champ est linéaire en r (champ de type oscillateur harmonique) et la vitesse angulaire \omega = v_0/r est constante (rotation en bloc) : les lois de Kepler ne s'y appliquent pas.

Résultat

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Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : équation de poisson, opérateur divergence, analyse dimensionnelle

À partir du théorème de Gauss, exprimer, en tout point de l'espace, en fonction de la masse volumique en ce point. En déduire dans le halo en fonction de et . Retrouver ce résultat, à un préfacteur numérique près, par analyse dimensionnelle.

Voir l'indice

Exprimer la divergence du champ gravitationnel radial en coordonnées sphériques d'après le formulaire ou traduire localement le théorème de Gauss (équation de Poisson).

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de Green-Ostrogradski au théorème de Gauss sous forme intégrale pour en déduire la forme locale (équation de Poisson gravitationnelle).
  2. Relier le champ de gravitation \vec{g} à l'accélération d'une étoile en orbite circulaire de vitesse constante v_1, puis calculer \operatorname{div}\vec{g} en coordonnées sphériques pour en déduire \mu(r).
  3. Poser \mu \sim v_1^\alpha G^\beta r^\gamma et identifier les exposants à l'aide des dimensions de chaque grandeur.
Voir la réponse courte

Équation de Poisson \operatorname{div}\vec{g} = -4\pi G \mu et g = v_1^2/r fournissent \mu(r) = v_1^2 / (4\pi G r^2), cohérent avec l'analyse dimensionnelle.

Voir le corrigé complet

1. Forme locale du théorème de Gauss

D'après la question Q15, le théorème de Gauss gravitationnel sous forme intégrale pour une surface fermée S délimitant un volume V s'écrit :

\oiint_S \vec{g} \cdot \overrightarrow{\mathrm{d}S} = -4\pi G M_{\text{int}}

En exprimant la masse intérieure M_{\text{int}} = \iiint_V \mu(M)\,\mathrm{d}V et en utilisant le théorème de Green-Ostrogradski :

\iiint_V \operatorname{div}\vec{g}\,\mathrm{d}V = -4\pi G \iiint_V \mu(M)\,\mathrm{d}V \iff \iiint_V (\operatorname{div}\vec{g} + 4\pi G \mu)\,\mathrm{d}V = 0

Cette égalité étant vérifiée pour tout volume V, on obtient la relation locale en tout point M de l'espace :

\boxed{\operatorname{div}\vec{g} = -4\pi G \mu(M)}

2. Détermination de la masse volumique µ(r) dans le halo

Dans le halo, le bulbe n'exerce aucune action gravitationnelle selon le modèle proposé. Pour une étoile en mouvement circulaire uniforme de rayon r et de vitesse constante v_1, l'accélération est purement centripète :

\vec{a} = -\frac{v_1^2}{r}\,\widehat{u}_r

La seconde loi de Newton appliquée à une étoile de masse m_* soumise uniquement au champ gravitationnel \vec{g} donne m_* \vec{a} = m_* \vec{g}, d'où :

\vec{g}(r) = -\frac{v_1^2}{r}\,\widehat{u}_r

Le champ étant purement radial et ne dépendant que de r, l'opérateur divergence en coordonnées sphériques (donné dans le formulaire) se réduit à :

\operatorname{div}\vec{g} = \frac{1}{r^2}\frac{\partial}{\partial r}\left(r^2 g_r\right) = \frac{1}{r^2}\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}\left(-v_1^2 r\right) = -\frac{v_1^2}{r^2}

En identifiant avec la forme locale \operatorname{div}\vec{g} = -4\pi G \mu(r), il vient directement :

\boxed{\mu(r) = \frac{v_1^2}{4\pi G r^2}}

3. Analyse dimensionnelle

Cherchons une loi de la forme \mu \sim v_1^\alpha G^\beta r^\gamma. Les dimensions fondamentales des grandeurs en jeu sont :

  • [\mu] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-3}
  • [v_1] = \mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-1}
  • [r] = \mathrm{L}
  • D'après les données de l'énoncé (G en \mathrm{m}^3\cdot\mathrm{kg}^{-1}\cdot\mathrm{s}^{-2}), [G] = \mathrm{M}^{-1}\cdot\mathrm{L}^3\cdot\mathrm{T}^{-2}

L'équation aux dimensions s'écrit :

\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-3} = \left(\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-1}\right)^\alpha \left(\mathrm{M}^{-1}\cdot\mathrm{L}^3\cdot\mathrm{T}^{-2}\right)^\beta \mathrm{L}^\gamma = \mathrm{M}^{-\beta} \cdot \mathrm{L}^{\alpha + 3\beta + \gamma} \cdot \mathrm{T}^{-\alpha - 2\beta}

Par identification :

\begin{aligned} \text{M} &: -\beta = 1 \implies \beta = -1 \\ \text{T} &: -\alpha - 2\beta = 0 \implies \alpha = -2\beta = 2 \\ \text{L} &: \alpha + 3\beta + \gamma = -3 \implies 2 - 3 + \gamma = -3 \implies \gamma = -2 \end{aligned}

On retrouve bien :

\boxed{\mu(r) \sim \frac{v_1^2}{G r^2}}

le préfacteur sans dimension étant ici \frac{1}{4\pi}.

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : masse volumique, intégration sphérique, matière noire

Pour , exprimer puis calculer la masse de matière noire dans la galaxie en unités de masses solaires. Quel pourcentage de la masse galactique représente-t-elle ?

Voir l'indice

Intégrer la densité volumique \mu(r) dans une coquille sphérique entre les rayons R_b et R_h en coordonnées sphériques.

Voir la stratégie
  1. Intégrer la masse volumique \mu(r) déterminée à la question Q17 sur le volume du halo sphérique compris entre R_b et R_h.
  2. Réaliser l'application numérique avec les données de l'énoncé en exprimant le résultat en masses solaires M_\odot.
  3. Comparer cette masse à la masse totale de la galaxie M_{\text{tot}} \simeq M_b + M_{\text{mn}} pour en déduire la proportion massique de matière noire.
Voir la réponse courte

Intégration de \mu(r) ou théorème de Gauss donnant M(r) = v_1^2 r / G, montrant que la matière noire domine largement la masse galactique.

Voir le corrigé complet

Le halo de matière noire possède une symétrie sphérique et s'étend de r = R_b à r = R_h. En découpant le halo en coquilles sphériques d'épaisseur \mathrm{d}r et de volume \mathrm{d}V = 4\pi r^2\,\mathrm{d}r, et en utilisant l'expression de \mu(r) issue de la question Q17, sa masse s'écrit :

M_{\text{mn}} = \int_{R_b}^{R_h} \mu(r) \cdot 4\pi r^2\,\mathrm{d}r = \int_{R_b}^{R_h} \frac{v_1^2}{4\pi G r^2} \cdot 4\pi r^2\,\mathrm{d}r = \frac{v_1^2}{G} \int_{R_b}^{R_h} \mathrm{d}r

D'où l'expression littérale de la masse de matière noire :

\boxed{ M_{\text{mn}} = \frac{v_1^2}{G} (R_h - R_b) }

Puisque R_b = 2\text{ kpc} \ll R_h = 100\text{ kpc}, on a R_h - R_b \simeq R_h.

Effectuons l'application numérique avec :

  • v_1 = 200\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} = 2 \times 10^5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
  • R_h - R_b = 98\text{ kpc} \simeq 100\text{ kpc} = 10^5\text{ pc} = 10^5 \times 3 \times 10^{16} = 3 \times 10^{21}\text{ m} ;
  • G = 6{,}7 \times 10^{-11}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{s}^{-2} ;
  • M_\odot \simeq 2 \times 10^{30}\text{ kg}.

On obtient :

\begin{aligned} M_{\text{mn}} &= \frac{(2 \times 10^5)^2 \times (3 \times 10^{21})}{6{,}7 \times 10^{-11}} \\ &= \frac{12 \times 10^{31}}{6{,}7 \times 10^{-11}} \simeq 1{,}8 \times 10^{42}\text{ kg} \end{aligned}

En unités de masses solaires :

\frac{M_{\text{mn}}}{M_\odot} = \frac{1{,}8 \times 10^{42}}{2 \times 10^{30}} \simeq 9 \times 10^{11}

Avec un chiffre significatif :

\boxed{ M_{\text{mn}} \simeq 9 \times 10^{11}\ M_\odot \quad (\text{soit }\sim 1 \times 10^{12}\ M_\odot) }

Pourcentage de la masse galactique : La masse de matière visible est dominée par celle du bulbe, M_b = 2 \times 10^{11}\ M_\odot (le trou noir central ayant une masse M_T = 4 \times 10^6\ M_\odot tout à fait négligeable).

La masse totale de la galaxie est donc :

M_{\text{tot}} = M_b + M_{\text{mn}} \simeq 2 \times 10^{11}\ M_\odot + 9 \times 10^{11}\ M_\odot = 11 \times 10^{11}\ M_\odot

La fraction de masse sous forme de matière noire est :

\frac{M_{\text{mn}}}{M_{\text{tot}}} = \frac{9 \times 10^{11}}{11 \times 10^{11}} \simeq 0{,}82
\boxed{ \frac{M_{\text{mn}}}{M_{\text{tot}}} \simeq 80\,\% \text{ à } 85\,\% }

Résultat

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B · Formation d'étoiles

Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : équation différentielle, régression logarithmique, taux de formation d'étoiles

Pour des galaxies de la séquence principale, écrire l'équation différentielle vérifiée par sous la forme où et sont des paramètres numériques à estimer en conservant les unités du graphe. Justifier pourquoi la création d'étoiles est plus efficace dans les galaxies les moins massives. Quelle inégalité devrait vérifier pour que ce ne soit plus le cas ?

Voir l'indice

Prendre le logarithme de la loi de puissance \dot{m} = \alpha_0 m^{\beta_0} pour identifier la pente et l'ordonnée à l'origine de la droite de régression sur la figure 6.

Voir la stratégie
  1. Identifier la relation entre les grandeurs à partir de l'équation de la droite en coordonnées logarithmiques décimales \log_{10}(\dot{m}) en fonction de \log_{10}(m).
  2. Relever deux points particuliers de la droite de la figure 6 pour déterminer la pente \beta_0 et la constante \alpha_0.
  3. Définir l'efficacité de la création d'étoiles par le taux spécifique de formation d'étoiles \frac{\dot{m}}{m} et étudier sa dépendance en fonction de m.
Voir la réponse courte

Détermination de la pente et de l'ordonnée à l'origine en échelle log-log, puis analyse du taux spécifique \dot{m}/m \propto m^{\beta_0 - 1} avec \beta_0 < 1.

Voir le corrigé complet

Le graphe de la figure 6 représente \log(\dot{m}) en fonction de \log(m) en échelle logarithmique décimale. La séquence principale est modélisée par une droite d'équation :

\log(\dot{m}) = \beta_0 \log(m) + \log(\alpha_0)

ce qui correspond bien à la loi de puissance :

\dot{m} = \alpha_0 m^{\beta_0}

Sur la figure 6, la droite moyenne passe de façon remarquable par les points :

  • \log(m_1) = 10{,}0 où \log(\dot{m}_1) = 0{,}0 ;
  • \log(m_2) = 12{,}0 où \log(\dot{m}_2) = 1{,}6.

On en déduit la pente \beta_0 :

\beta_0 = \frac{\log(\dot{m}_2) - \log(\dot{m}_1)}{\log(m_2) - \log(m_1)} = \frac{1{,}6 - 0{,}0}{12{,}0 - 10{,}0} = 0{,}8

La constante \alpha_0 vérifie alors :

\log(\alpha_0) = \log(\dot{m}_1) - \beta_0 \log(m_1) = 0{,}0 - 0{,}8 \times 10{,}0 = -8{,}0 \implies \alpha_0 = 10^{-8}

En conservant les unités du graphe (m en M_\odot et \dot{m} en M_\odot\cdot\mathrm{an}^{-1}), l'équation différentielle s'écrit :

\boxed{\dot{m} = \alpha_0 m^{\beta_0} \quad \text{avec} \quad \alpha_0 \simeq 10^{-8}\ M_\odot^{0{,}2}\cdot\mathrm{an}^{-1} \quad \text{et} \quad \beta_0 \simeq 0{,}8}

L'efficacité de formation d'étoiles se mesure par le taux spécifique de formation d'étoiles (quantité de nouvelles étoiles formées par unité de masse et par an) :

\frac{\dot{m}}{m} = \alpha_0 m^{\beta_0 - 1} = \alpha_0 m^{-0{,}2}

Comme \beta_0 < 1, l'exposant \beta_0 - 1 < 0 : le taux spécifique \frac{\dot{m}}{m} est une fonction strictement décroissante de la masse m. Une galaxie peu massive produit donc proportionnellement plus de masse stellaire par rapport à sa propre masse qu'une galaxie massive, ce qui justifie une plus grande efficacité de création.

Pour que ce ne soit plus le cas (c'est-à-dire pour que l'efficacité soit constante ou croissante avec la masse), il faudrait que l'exposant soit positif ou nul, soit :

\boxed{\beta_0 \ge 1}

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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : équation différentielle à variables séparables, temps caractéristique, régime asymptotique

Déterminer puis tracer et commenter l'allure de la courbe correspondante. On montrera notamment l'existence de deux régimes limites liés à une durée caractéristique à introduire.

Voir l'indice

Séparer les variables pour intégrer l'équation différentielle non linéaire avec la condition initiale m(0) = m_0, puis étudier le comportement pour t \ll \tau_0 et t \gg \tau_0.

Voir la stratégie
  1. Séparer les variables dans l'équation différentielle non linéaire issue de la question précédente et intégrer avec la condition initiale m(0) = m_0.
  2. Mettre l'expression sous forme adimensionnée en faisant apparaître une durée caractéristique \tau_0.
  3. Étudier les comportements asymptotiques aux temps courts (t \ll \tau_0) et aux temps longs (t \gg \tau_0).
  4. Tracer l'allure de la courbe et commenter ses propriétés physiques (convexité, limites du modèle).
Voir la réponse courte

Séparation des variables conduisant à m(t) \propto (1 + t/\tau_0)^{1/(1-\beta_0)}, avec croissance linéaire aux temps courts et loi de puissance asymptotique.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, l'évolution de la masse stellaire suit la loi de la séquence principale :

\frac{\mathrm{d}m}{\mathrm{d}t} = \alpha_0 m^{\beta_0}

avec \beta_0 \simeq 0{,}8 \neq 1. Par séparation des variables et intégration entre t = 0 (où m = m_0) et t :

\begin{aligned} \int_{m_0}^{m(t)} m^{-\beta_0}\,\mathrm{d}m &= \alpha_0 \int_0^t \mathrm{d}t' \\ \left[ \frac{m^{1-\beta_0}}{1-\beta_0} \right]_{m_0}^{m(t)} &= \alpha_0 t \\ m(t)^{1-\beta_0} - m_0^{1-\beta_0} &= (1-\beta_0)\,\alpha_0\,t \end{aligned}

En factorisant par m_0^{1-\beta_0}, on introduit naturellement la durée caractéristique :

\boxed{ \tau_0 = \frac{m_0^{1-\beta_0}}{(1-\beta_0)\,\alpha_0} = \frac{m_0}{(1-\beta_0)\,\dot{m}(0)} }

La masse s'exprime alors sous la forme :

\boxed{ m(t) = m_0 \left( 1 + \frac{t}{\tau_0} \right)^{\frac{1}{1-\beta_0}} }

Comme \beta_0 \simeq 0{,}8, on a \frac{1}{1-\beta_0} \simeq 5 > 1.

Régimes limites :

  • Régime aux temps courts (t \ll \tau_0) : un développement limité au premier ordre donne :

    m(t) \underset{t \ll \tau_0}{\simeq} m_0 \left( 1 + \frac{1}{1-\beta_0}\frac{t}{\tau_0} \right) = m_0 + \alpha_0 m_0^{\beta_0} t = m_0 + \dot{m}(0)\,t

    La croissance est linéaire : le taux de formation d'étoiles reste quasiment constant, égal à son taux initial.

  • Régime aux temps longs (t \gg \tau_0) :

    m(t) \underset{t \gg \tau_0}{\simeq} m_0 \left(\frac{t}{\tau_0}\right)^{\frac{1}{1-\beta_0}} \propto t^5

    La masse suit une loi de puissance super-linéaire (t^5) : la croissance s'accélère considérablement avec le temps.

Allure et commentaire : La dérivée première \dot{m}(t) = \alpha_0 m^{\beta_0} > 0 et la dérivée seconde \ddot{m}(t) = \alpha_0^2 \beta_0 m^{2\beta_0-1} > 0 sont strictement positives : la fonction m(t) est strictement croissante et convexe.

Physiquement, une telle croissance accélérée ne peut pas se poursuivre indéfiniment : elle est nécessairement freinée à terme par l'épuisement des réserves de gaz interstellaire froid au sein de la galaxie.

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Cinématique et dynamique du point

Notions : décalage vers le rouge, expansion de l'univers, cosmologie

En milliards d'années, quelle durée s'est écoulée depuis le Big Bang, pour des mesures effectuées à ?

Voir l'indice

Injecter z = 2 dans la formule reliant z et \Delta t, en prenant soin de convertir la constante de Hubble H_0 en unité d'années inverses (\text{an}^{-1}).

Voir la stratégie
  1. Exprimer littéralement la durée \Delta t à partir de la relation approchée liant z et \Delta t pour z=2 > 1.
  2. Convertir la constante de Hubble H_0 en \mathrm{an}^{-1} en exploitant les données numériques fournies (parsec et durée d'une année).
  3. Calculer \Delta t en milliards d'années avec un chiffre significatif.
Voir la réponse courte

Lecture graphique ou formule liant z au temps de regard vers le passé pour obtenir la durée écoulée depuis le Big Bang.

Voir le corrigé complet

Pour z = 2 > 1, la relation approchée s'écrit :

\frac{1}{1+z} = \frac{1}{3} \simeq \frac{3}{4} \left( H_0 \Delta t \right)^{2/3}

On en déduit :

\begin{aligned} \left( H_0 \Delta t \right)^{2/3} &\simeq \frac{4}{9} \\ H_0 \Delta t &\simeq \left(\frac{4}{9}\right)^{3/2} = \frac{4^{3/2}}{9^{3/2}} = \frac{8}{27} \end{aligned}

Soit l'expression littérale :

\Delta t \simeq \frac{8}{27\,H_0}

Convertissons la constante de Hubble H_0 en unités du Système International :

H_0 = 70\ \mathrm{km\cdot s^{-1}\cdot Mpc^{-1}} = \frac{70 \times 10^3\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}}{10^6 \times (3 \times 10^{16}\ \mathrm{m})} = \frac{7}{3} \times 10^{-18}\ \mathrm{s}^{-1}

En utilisant la conversion 1\ \mathrm{an} = 3 \times 10^7\ \mathrm{s}, il vient :

H_0 = \left( \frac{7}{3} \times 10^{-18}\ \mathrm{s}^{-1} \right) \times \left( 3 \times 10^7\ \mathrm{s\cdot an^{-1}} \right) = 7 \times 10^{-11}\ \mathrm{an}^{-1}

Le temps de Hubble associé vaut ainsi :

\frac{1}{H_0} = \frac{1}{7 \times 10^{-11}}\ \mathrm{an} = \frac{100}{7} \times 10^9\ \mathrm{an}

On calcule alors la durée \Delta t :

\Delta t \simeq \frac{8}{27} \times \frac{100}{7} \times 10^9\ \mathrm{an} = \frac{800}{189} \times 10^9\ \mathrm{an} \simeq 4{,}2 \times 10^9\ \mathrm{an}

L'énoncé demandant les applications numériques avec un seul chiffre significatif :

\boxed{\Delta t \simeq 4\ \text{milliards d'années}}

Résultat

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Question 22

DifficileTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : taux de formation d'étoiles, décalage vers le rouge, évolution galactique

Dans quelle proportion le taux de formation d'étoiles a-t-il évolué entre et ? Proposer une explication à cette observation.

Voir l'indice

Mesurer le décalage vertical moyen entre les deux droites de la figure 7 à masse stellaire fixée et interpréter la plus grande abondance de gaz froid disponible dans l'Univers primitif.

Voir la stratégie
  1. Mesurer sur la figure 7 le décalage vertical \Delta \log(\dot{m}) = \log(\dot{m})_{z=2} - \log(\dot{m})_{z=0} entre les deux droites parallèles à masse m fixée.
  2. En déduire le rapport des taux de formation d'étoiles \frac{\dot{m}(z=2)}{\dot{m}(z=0)} = 10^{\Delta \log(\dot{m})}.
  3. Interpréter la diminution du taux de formation au cours du temps à l'aide des mécanismes décrits dans le préambule de la partie II.B (réservoirs de gaz interstellaire, apport par la toile cosmique et consommation par les étoiles).
Voir la réponse courte

Comparaison des ordonnées du taux de formation d'étoiles entre z=2 et z=0, expliquée par l'épuisement progressif du gaz disponible.

Voir le corrigé complet

La figure 7 présente, en coordonnées logarithmiques décimales, la séquence principale à z = 0 et à z = 2. Les deux séries de points sont sensiblement parallèles.

Pour une masse stellaire fixée, par exemple à \log(m) = 10{,}0 (m = 10^{10}\,M_\odot) :

  • à z = 0 : \log(\dot{m}) \simeq 0{,}0 ;
  • à z = 2 : \log(\dot{m}) \simeq 1{,}45 \pm 0{,}05.

Le décalage vertical est donc :

\Delta \log(\dot{m}) = \log\left(\frac{\dot{m}(z=2)}{\dot{m}(z=0)}\right) \simeq 1{,}4 \text{ à } 1{,}5

Le rapport des taux de formation d'étoiles à masse galactique donnée vaut ainsi :

\frac{\dot{m}(z=2)}{\dot{m}(z=0)} = 10^{\Delta \log(\dot{m})} \simeq 10^{1{,}4} \text{ à } 10^{1{,}5} \simeq 25 \text{ à } 32

Avec un chiffre significatif :

\boxed{\frac{\dot{m}(z=2)}{\dot{m}(z=0)} \simeq 3 \times 10^1}

Le taux de formation d'étoiles a ainsi été divisé par un facteur d'environ 30 entre z = 2 (il y a environ 10\text{ milliards d'années}) et z = 0 (aujourd'hui).

Explication physique : Conformément aux mécanismes introduits en préambule :

  • Épuisement du réservoir de matière première : Les étoiles consomment le gaz froid interstellaire (hydrogène et hélium) pour se former. Au fil des milliards d'années, une fraction croissante de ce gaz se retrouve piégée dans des étoiles de faible masse ou des résidus compacts (naines blanches, étoiles à neutrons, trous noirs), réduisant le réservoir disponible.
  • Diminution de l'accrétion cosmologique : À z = 2, l'Univers était beaucoup plus dense (facteur (1+z)^3 = 27 sur la densité volumique moyenne). L'alimentation des galaxies en gaz frais par les filaments de la « toile cosmique » était alors bien plus intense qu'à l'époque actuelle, où l'expansion cosmique a raréfié la matière intergalactique.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 2 MP 2026 ?

Surtout 3 chapitres : Interférences par division du front d'onde (30 % des questions, partie I), Cinématique et dynamique du point (18 %) et Mouvement dans un champ de force centrale (14 %). Plus ponctuellement : Instruments d'optique, Diffraction et réseaux, Électrostatique, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Modèle scalaire de la lumière et cohérence…

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 2 MP 2026 dès la première année (MPSI) ?

En partie : 10 questions sur 22 (45 %) ne demandent que le programme de MPSI : Q1, Q2, Q6 à Q9, Q11, Q14, Q19 et Q20. Avec les autres programmes de première année : 10 en PCSI, 10 en PTSI, 10 en MP2I, 7 en TSI1 et 6 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 2 MP 2026 ?

Environ 2 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 2 MP 2026 ?

Q22 (taux de formation d'étoiles), cotée 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 2 MP 2026 ?

Questions de cours : Q1 (spectre électromagnétique), Q3 (tache d'airy), Q7 (ordre d'interférence), Q15 (théorème de gauss) et Q17 (équation de poisson). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q8 (source incohérente), Q14 (mouvement circulaire uniforme) et Q16 (théorème de gauss).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 2 MP 2026 ?

Questions rapides et accessibles (difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 min au plus) : Q1 à Q4, Q9 à Q11, Q18 et Q21. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q6, Q7, Q15 et Q19.

Le sujet Mines-Ponts Physique 2 MP 2026 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet plutôt accessible. Le jury qualifie le sujet de très abordable et progressif, proche du cours et fait de questions très classiques.

Le contraste calculé en Q12 peut-il être négatif ?

Non : le contraste physique est strictement positif, C = (I_{\max} - I_{\min}) / (I_{\max} + I_{\min}) \ge 0. Il convient donc d'écrire C(b) = |\operatorname{sinc}(\dots)| ; les passages par zéro traduisent le brouillage des franges et le changement de signe du sinus cardinal correspond à une inversion des franges brillantes et sombres.

Que désigne l'efficacité de formation d'étoiles en Q19 ?

Il s'agit du taux spécifique \dot{m}/m, soit la masse d'étoiles produite par unité de temps et par unité de masse galactique. Comme \beta_0 \simeq 0{,}8 < 1, ce rapport décroît lorsque m augmente : une galaxie peu massive produit proportionnellement davantage de nouvelles étoiles par rapport à sa masse existante.

Où je me situe, question par question

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Note estimée
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 22 questions de ce corrigé. Votre sélection reste sur cet appareil.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.