WikiPrépaLivrets

Corrigé détaillé X ENS Modélisation PSI 2026

Vers un ciel plus propre : un turbopropulseur hybride pour l'aviation régionale

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 21 questions sur 52. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : PTSI 22 · TSI1 23 · BCPST1 18 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Mécanique, Thermodynamique, Solutions aqueuses et électrochimie · 11 incontournables · 24 questions de première année
Afficher ou masquer la section

Ce sujet très complet et résolument ancré dans les enjeux actuels de la transition écologique explore la décarbonation de l'aviation régionale. Structuré en deux grandes parties, il propose d'abord un bilan énergétique réaliste du vol d'un avion régional type ATR 72, suivi d'une modélisation thermodynamique d'étaillée de son turbopropulseur à turbine libre (cycle de Brayton ouvert, combustion de kérosène, détente) et de la dynamique de son régulateur centrifuge mécanique de pas d'hélice. La seconde partie aborde l'hybridation électrique en modélisant une pile à combustible à membrane échangeuse de protons (PEMFC), tant sur le plan stationnaire (régression polynomiale par moindres carrés et programmation Python) que dynamique (impédance équivalente et Bode), avant d'étudier la montée en tension des machines synchrones de forte puissance massique et les risques critiques de décharges partielles par effet Paschen à haute altitude.

L'épreuve est une illustration remarquable de l'interdisciplinarité propre à la filière PSI, articulant avec brio thermodynamique industrielle, électrotechnique, mécanique des solides, électrostatique et analyse numérique. D'une grande richesse méthodologique, ce sujet constitue un support de révision incontournable pour appréhender des problèmes industriels complexes et transversaux.

Difficulté
Moyen, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 4 h 40 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

11 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

25 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncé
Afficher ou masquer la section

Rapides et accessibles (25) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : données en annexe, ambiguïté
  • Données en annexe

    Une table d'aide aux calculs numériques est fournie en fin d'énoncé ; elle donne directement les produits et quotients utiles pour traiter les applications numériques sans calculatrice.

  • Ambiguïté

    En Q22, l'aide aux calculs de l'annexe ne retient que le débit d'un seul turbopropulseur, omettant le facteur 2 pourtant requis pour les deux moteurs de l'ATR 72 comme précisé en Q21.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

52 questions
Afficher ou masquer la section

Partie A : L'avion de transport régional

A-1 · Les enjeux énergétiques

Question 1

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : équation différentielle, vitesse limite, frottement fluide

• Montrer que est solution de l'équation différentielle où est une constante à préciser. • Résoudre en posant, pour , avec une fonction de classe sur . • En déduire, pour , en fonction de , et .

Voir l'indice

Effectuer le changement de variable u = f/k pour exprimer u' en fonction de 1 - u^2, puis exploiter la dérivée de la fonction \mathrm{Argth} en séparant les variables.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dérivée temporelle de u(t) = f(t)/k en exploitant la relation différentielle vérifiée par f, puis factoriser pour identifier la pulsation caractéristique \omega.
  2. Utiliser le changement de variable proposé u(t) = \mathrm{th}(v(t)) et la dérivée de la fonction tangente hyperbolique pour obtenir une équation différentielle élémentaire sur v(t), intégrable immédiatement.
  3. Remonter à la fonction f(t) par la relation f(t) = k\,u(t) en explicitant les constantes k, \omega et la condition initiale v(0).
Voir la réponse courte

Séparation des variables ou changement de variable en tangente hyperbolique pour intégrer l'équation différentielle non linéaire.

Voir le corrigé complet

1. Équation différentielle vérifiée par u :

Par définition, u(t) = \dfrac{f(t)}{k} avec k = \sqrt{\dfrac{B}{A}}. Comme f est de classe \mathcal{C}^1 sur \mathbb{R}_+, u l'est également et sa dérivée s'écrit :

u'(t) = \frac{f'(t)}{k}

En utilisant l'équation différentielle (E_1) satisfaite par f :

\begin{aligned} f'(t) &= -A f(t)^2 + B \\ &= -A \left(k\,u(t)\right)^2 + B \\ &= -A k^2 u(t)^2 + B \end{aligned}

Or k^2 = \dfrac{B}{A}, d'où A k^2 = B. Il vient ainsi :

f'(t) = B\left(1 - u(t)^2\right)

On en déduit l'expression de u'(t) :

u'(t) = \frac{B}{k}\left(1 - u(t)^2\right) = \frac{B}{\sqrt{B/A}}\left(1 - u(t)^2\right) = \sqrt{AB}\left(1 - u(t)^2\right)

La fonction u vérifie bien l'équation différentielle (E_2) : u' = \omega(1 - u^2) avec :

\boxed{\omega = \sqrt{AB}}

2. Résolution de (E_2) :

On pose, pour t \ge 0, u(t) = \mathrm{th}(v(t)) où v est une fonction de classe \mathcal{C}^1 sur \mathbb{R}_+.

En dérivant par rapport au temps :

u'(t) = v'(t)\,\mathrm{th}'(v(t)) = v'(t)\left(1 - \mathrm{th}^2(v(t))\right) = v'(t)\left(1 - u(t)^2\right)

En injectant cette relation dans (E_2) :

v'(t)\left(1 - u(t)^2\right) = \omega\left(1 - u(t)^2\right)

Comme la fonction \mathrm{th} prend ses valeurs dans ]-1, 1[, on a pour tout t \ge 0, |u(t)| < 1, donc 1 - u(t)^2 \neq 0. L'équation se simplifie en :

v'(t) = \omega

Par intégration immédiate :

v(t) = \omega t + v_0 \quad \text{où } v_0 \in \mathbb{R}

À t = 0, u(0) = \dfrac{f_0}{k} = \mathrm{th}(v_0). La condition |f_0| < k assure que \dfrac{f_0}{k} \in ]-1, 1[, de sorte que :

v_0 = \mathrm{Argth}\left(\frac{f_0}{k}\right)

D'où l'expression de u(t) pour t \ge 0 :

\boxed{u(t) = \mathrm{th}\left(\omega t + \mathrm{Argth}\left(\frac{f_0}{k}\right)\right)}

3. Expression de f(t) :

Comme f(t) = k\,u(t), avec k = \sqrt{\dfrac{B}{A}} et \omega = \sqrt{AB}, on obtient pour tout t \ge 0 :

\boxed{f(t) = \sqrt{\frac{B}{A}}\,\mathrm{th}\left(\sqrt{AB}\,t + \mathrm{Argth}\left(f_0\sqrt{\frac{A}{B}}\right)\right)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : cinématique du point, profil de vitesse

Pour les 3 phases de vol, donner l'expression de la vitesse en fonction des paramètres présentés sur les Figures 2 et 3. On notera la masse totale de l'avion : . Le vol se fera à masse totale constante (on néglige les variations de la masse de carburant (qui représentent ici moins de 2

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique sur l'axe longitudinal pour chaque phase de vol en identifiant les forces motrices et résistantes.

Voir la stratégie
  1. On applique le principe fondamental de la dynamique à l'avion dans le référentiel terrestre supposé galiléen pour chaque phase de vol.
  2. Pour la phase de montée, on identifie l'équation différentielle obtenue avec l'équation (E_1) résolue à la question précédente afin d'en déduire directement l'expression de V(t).
Voir la réponse courte

Expression de la vitesse en fonction du temps par morceaux selon les trois phases de vol.

Voir le corrigé complet

Le système étudié est l'avion, de masse constante M_t = M_v + M_u + M_c, dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

1. Phase de décollage (0 \le t \le T_d) :
L'avion roule au sol selon l'axe horizontal \vec{x}. Le poids \vec{P} = -M_t g \vec{y} est compensé par la réaction normale du sol, la traînée aérodynamique est négligée (\vec{T_x} = \vec{0}) et la poussée est maximale : \vec{T_u} = (T_u)_{\max}\vec{x}.
La projection du principe fondamental de la dynamique sur \vec{x} donne :

M_t \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}t} = (T_u)_{\max}

Sachant que l'avion part du repos (V(0) = 0), on obtient :

\boxed{V(t) = \frac{(T_u)_{\max}}{M_t} t}

2. Phase de montée (T_d \le t \le T_m) :
L'avion monte en ligne droite selon l'axe \vec{x}_1 incliné de l'angle \theta par rapport à l'horizontale. Les forces appliquées sont :

  • la poussée : \vec{T_u} = (T_u)_{\max}\vec{x}_1 ;
  • le frottement de l'air : \vec{T_x} = -K V(t)^2 \vec{x}_1 ;
  • le poids : \vec{P} = -M_t g \sin\theta\,\vec{x}_1 - M_t g \cos\theta\,\vec{y}_1 ;
  • la portance \vec{T_y}, perpendiculaire à la trajectoire selon \vec{y}_1.

En projetant le principe fondamental de la dynamique sur l'axe tangent \vec{x}_1 :

M_t \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}t} = (T_u)_{\max} - M_t g \sin\theta - K V(t)^2

soit sous la forme de l'équation (E_1) :

\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}t} = - A V^2 + B \quad \text{avec} \quad A = \frac{K}{M_t} \quad \text{et} \quad B = \frac{(T_u)_{\max}}{M_t} - g \sin\theta

À l'instant initial de la montée (t = T_d), la vitesse vaut V(T_d) = V_d. D'après la solution établie à la question précédente, on a :

\boxed{V(t) = \sqrt{\frac{B}{A}}\,\mathrm{th}\left(\sqrt{AB}\,(t - T_d) + \mathrm{Argth}\left(V_d\sqrt{\frac{A}{B}}\right)\right)}

avec \sqrt{\frac{B}{A}} = \sqrt{\frac{(T_u)_{\max} - M_t g \sin\theta}{K}} et \sqrt{AB} = \sqrt{\frac{K\big((T_u)_{\max} - M_t g \sin\theta\big)}{M_t^2}}.

3. Phase de vol en palier (T_m \le t \le T_p) :
D'après les Figures 2 et 4, le vol en palier s'effectue à altitude H et à vitesse constante :

\boxed{V(t) = V_p = \text{cte}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 3

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : force de traînée, traînée aérodynamique, masse volumique

• Commenter la modélisation proposée concernant la force de frottement de l'air. • Pour chaque phase, évaluer le sens de l'erreur commise par rapport à la réalité. • Conclure sur l'erreur globale.

Voir l'indice

Analyser la dépendance en altitude de la masse volumique de l'air ainsi que la modélisation nulle ou constante de la traînée au décollage et en palier.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression physique usuelle de la force de traînée aérodynamique T_x = \frac{1}{2}\,\rho(z)\,S\,C_x\,V^2 et identifier la signification du paramètre K.
  2. Comparer les hypothèses faites sur chaque phase (décollage, montée, palier) à la réalité physique du vol, notamment en tenant compte de l'évolution de la masse volumique de l'air \rho avec l'altitude.
  3. Faire le bilan des écarts pour dégager la tendance globale sur l'estimation des besoins énergétiques.
Voir la réponse courte

Évaluation de l'erreur introduite par une masse volumique de l'air constante alors qu'elle décroît avec l'altitude.

Voir le corrigé complet

1. Commentaire de la modélisation proposée

La force de traînée aérodynamique s'exprime classiquement, pour un écoulement à grand nombre de Reynolds, sous la forme quadratique :

T_x = \frac{1}{2}\,\rho(z)\,S\,C_x\,V^2

où \rho(z) est la masse volumique de l'air à l'altitude z, S la surface alaire de référence et C_x le coefficient de traînée.

  • Le modèle respecte bien la dépendance quadratique en vitesse (V^2) caractéristique du régime turbulent rencontré en aéronautique.
  • L'identification donne K(z) = \frac{1}{2}\,\rho(z)\,S\,C_x. Le modèle fait le choix d'approximer la variation continue de \rho(z) par morceaux : nulle au décollage, égale à sa valeur au sol durant toute la montée (K = K_{\text{sol}} = 1{,}22), puis divisée par 2 en palier à l'altitude de croisière (H = 6\,500\text{ m}), ce qui est cohérent avec le fait qu'à 6\,500\text{ m}, la masse volumique de l'air est environ divisée par deux par rapport au niveau de la mer (\rho(H) \approx 0{,}6\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} contre \rho_0 \approx 1{,}225\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}).

2. Évaluation du sens de l'erreur pour chaque phase

  • Phase de décollage : le modèle pose \vec{T_x} = \vec{0}. En réalité, la traînée aérodynamique n'est pas nulle dès que l'avion prend de la vitesse (jusqu'à V_d = 55\text{ m/s}), et des frottements de roulement des pneumatiques sur la piste existent également.

    \text{La force de résistance est donc \textbf{sous-estimée} par le modèle (erreur par défaut).}
  • Phase de montée : le coefficient est fixé à K_{\text{sol}} sur toute l'ascension de 0 à 6\,500\text{ m}. Or, l'altitude augmente continûment, ce qui fait décroître la masse volumique de l'air \rho(z) de plus de 45\,\%. Le frottement réel est donc inférieur à la valeur modélisée sur la quasi-totalité de la phase.

    \text{La force de résistance est donc \textbf{surestimée} par le modèle (erreur par excès).}
  • Phase de palier : le choix d'un coefficient divisé par deux (K/2) constitue une excellente approximation de la densité locale de l'air à 6\,500\text{ m}. L'erreur commise sur cette phase est donc minime, bien que le coefficient de traînée C_x réel dépende également de la portance (traînée induite, qui diminue légèrement avec la masse consommée).

3. Conclusion sur l'erreur globale

Sur l'ensemble de la mission, les erreurs de signe opposé au décollage (sous-estimation) et en montée (surestimation) ont tendance à se compenser partiellement. Néanmoins, l'énergie dépensée lors de la phase de montée est prépondérante devant celle du décollage. Par conséquent, le modèle conduit à une légère surestimation globale de l'effort résistant et de l'énergie nécessaire, ce qui place le dimensionnement énergétique du côté de la sécurité (modèle conservateur).

Signaler une erreurSommaire

Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : théorème de l'énergie cinétique, travail des forces, puissance mécanique

En appliquant le théorème de l'énergie cinétique à l'avion, donner l'expression de l'énergie que doivent fournir les turbopropulseurs pour ce profil de vol (durée ), en fonction de et des différents paramètres et temps caractéristiques (le calcul de l'intégrale de n'est pas attendu).

Voir l'indice

Intégrer le théorème de l'énergie cinétique entre l'arrêt au sol et la fin du vol de croisière en isolant le travail des moteurs face à la traînée et au travail du poids.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de l'énergie cinétique au système {avion} de masse M_t constante dans le référentiel terrestre supposé galiléen entre t = 0 et t = T_p.
  2. Exprimer le travail de chaque force extérieure appliquée à l'avion sur les trois phases successives (décollage, montée, palier).
  3. En déduire l'énergie totale E_{TP} fournie par la poussée des turbopropulseurs.
Voir la réponse courte

Application du théorème de l'énergie cinétique à l'avion reliant l'énergie motrice aux variations d'altitude, de vitesse et à la traînée.

Voir le corrigé complet

On applique le théorème de l'énergie cinétique à l'avion de masse M_t entre l'instant initial t = 0 (V(0) = 0, altitude nulle) et la fin du vol en palier à t = T_p (V(T_p) = V_p, altitude H) :

\Delta E_c = E_c(T_p) - E_c(0) = \frac{1}{2} M_t V_p^2

Le bilan des forces extérieures appliquées à l'avion s'écrit :

  • la poussée \vec{T}_u, de travail total noté E_{TP} ;
  • le poids \vec{P} = - M_t g \vec{j}, force conservative dont le travail dépend uniquement de la dénivellation H :

    W(\vec{P}) = - M_t g H
  • la force de portance \vec{T}_y, orthogonale à chaque instant au vecteur vitesse \vec{V}, donc de puissance et de travail nuls :

    W(\vec{T}_y) = 0
  • la résistance de l'air \vec{T}_x, dont le travail se décompose sur les trois phases :

    • Décollage (t \in [0, T_d]) : \vec{T}_x = \vec{0}, d'où W_{\text{déc}}(\vec{T}_x) = 0 ;
    • Montée (t \in [T_d, T_m]) : \vec{T}_x = - K V(t)^2 \vec{x}_1 et \vec{V}(t) = V(t) \vec{x}_1, soit une puissance résistante \mathcal{P}_x(t) = \vec{T}_x \cdot \vec{V} = - K V(t)^3. Le travail associé s'écrit :

      W_{\text{montée}}(\vec{T}_x) = - \int_{T_d}^{T_m} K V(t)^3 \,\mathrm{d}t
    • Palier (t \in [T_m, T_p]) : à vitesse constante V_p, \vec{T}_x = - \frac{K}{2} V_p^2 \vec{x} et \vec{V} = V_p \vec{x}. La puissance développée est constante et vaut \mathcal{P}_x = - \frac{K}{2} V_p^3. Le travail sur la durée du palier (T_p - T_m) vaut :

      W_{\text{palier}}(\vec{T}_x) = - \frac{K}{2} V_p^3 (T_p - T_m)

D'après le théorème de l'énergie cinétique :

\Delta E_c = W(\vec{P}) + W(\vec{T}_y) + W(\vec{T}_x) + E_{TP}

En réorganisant pour isoler E_{TP} :

\boxed{E_{TP} = \frac{1}{2} M_t V_p^2 + M_t g H + \int_{T_d}^{T_m} K V(t)^3 \,\mathrm{d}t + \frac{K}{2} V_p^3 (T_p - T_m)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 5

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : ordre de grandeur, bilan d'énergie

Estimer chaque terme de l'expression précédente et critiquer la modélisation proposée.

Voir l'indice

Calculer numériquement chaque terme énergétique à l'aide des formules simples et de l'annexe de calcul, puis évaluer la part prépondérante du frottement en palier.

Voir la stratégie
  1. Calculer la masse totale M_t = M_v + M_u + M_c.
  2. Évaluer numériquement chacun des quatre termes composant l'énergie totale E_{TP} fournie par les turbopropulseurs à l'aide des données et des résultats de l'annexe.
  3. Sommer ces contributions pour déterminer l'énergie globale E_{TP}.
  4. Critiquer les hypothèses sous-jacentes du modèle (prépondérance de la traînée de croisière, simplification de la force de frottement, négligence de certaines phases).
Voir la réponse courte

Évaluation des contributions cinétique, potentielle et de frottement pour discuter la représentativité du modèle.

Voir le corrigé complet

La masse totale de l'avion s'écrit :

M_t = M_v + M_u + M_c = 22\,000 + 7\,400 + 450 = 29\,850\text{ kg} \approx 3,0\cdot 10^4\text{ kg}

Évaluons successivement les différents termes de l'énergie E_{TP} établie à la question précédente :

  1. Énergie cinétique acquise :

    \begin{aligned} E_c &= \frac{1}{2} M_t V_p^2 \approx \frac{3,0 \cdot 10^4}{2} \times 153^2 = 10^4 \times \left(1{,}5 \times 153^2\right) \end{aligned}

    D'après l'annexe, 1{,}5 \times 153^2 \approx 35\,000, d'où :

    E_c \approx 3{,}5 \cdot 10^8\text{ J} = 0{,}35\text{ GJ}
  2. Énergie potentielle de pesanteur gagnée :

    \begin{aligned} E_{pp} &= M_t g H \approx 29\,850 \times 9{,}81 \times 6\,500 \approx 3{,}0 \cdot 10^4 \times 63{,}8 \cdot 10^3 \end{aligned}
    E_{pp} \approx 1{,}91 \cdot 10^9\text{ J} \approx 1{,}9\text{ GJ}
  3. Travail des frottements visqueux en montée : La valeur est directement fournie par l'énoncé :

    E_{f,\text{montée}} = 27 \cdot 10^5\text{ J} = 2{,}7 \cdot 10^6\text{ J} \approx 0{,}003\text{ GJ}
  4. Travail des frottements visqueux en palier : La durée du vol en palier vaut \Delta t_p = T_p - T_m = 9\,559 - 559 = 9\,000\text{ s} (soit 2 h 30).

    \begin{aligned} E_{f,\text{palier}} &= \frac{K}{2} V_p^3 \Delta t_p = \frac{1}{2} \left(153^2 \times 1{,}22 \times 9\right) \times 10^3 \times 153 \end{aligned}

    D'après l'annexe, 153^2 \times 1{,}22 \times 9 \approx 257\,000, ainsi :

    \begin{aligned} E_{f,\text{palier}} &\approx \frac{257\,000}{2} \times 10^3 \times 153 \approx 1{,}285 \cdot 10^5 \times 153 \cdot 10^3 \approx 19{,}7 \cdot 10^9\text{ J} \approx 20\text{ GJ} \end{aligned}

Au total, l'énergie fournie par les turbopropulseurs s'élève à :

\begin{aligned} E_{TP} &= E_c + E_{pp} + E_{f,\text{montée}} + E_{f,\text{palier}} \\ &\approx 0{,}35 \cdot 10^9 + 1{,}91 \cdot 10^9 + 0{,}003 \cdot 10^9 + 19{,}7 \cdot 10^9 \approx 22 \cdot 10^9\text{ J} \end{aligned}
\boxed{E_{TP} \approx 22\cdot 10^9\text{ J} = 22\text{ GJ}}

Critique de la modélisation :

  • Prépondérance de la traînée en palier : La résistance de l'air en palier représente environ 90\,\% de l'énergie totale dépensée (\approx 20\text{ GJ} sur 22\text{ GJ}). L'énergie potentielle représente environ 9\,\%, l'énergie cinétique moins de 2\,\%.
  • Sous-estimation des frottements en montée : La valeur de 2{,}7\text{ MJ} en montée est particulièrement faible par rapport aux autres grandeurs et découle notamment de l'absence totale de frottements modélisés au décollage.
  • Modélisation de la traînée : Le coefficient de frottement effectif est arbitrairement divisé par 2 en altitude pour tenir compte de la diminution de la masse volumique de l'air, mais la dépendance de la traînée induite par la portance vis-à-vis de la masse de l'appareil n'est pas prise en compte.
  • Phases omises : La descente et l'atterrissage sont ignorés, alors qu'une partie de l'énergie potentielle pourrait théoriquement être récupérée lors d'une descente en vol plané moteur au ralenti.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 6

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : densité d'énergie, bilan énergétique, dimensionnement

• En déduire la masse de batterie nécessaire avec ce modèle, pour une propulsion 100 • Comparer avec la masse à vide. • Un avion de transport régional 100 • Quel serait l'impact sur le coefficient K et la consommation ?

Voir l'indice

Diviser l'énergie totale requise par la densité massique \rho_e des accumulateurs Li-ion et comparer la masse obtenue à la masse à vide de l'aéronef.

Voir la stratégie
  1. Convertir la densité énergétique \rho_e en \text{J}\cdot\text{kg}^{-1} pour calculer la masse de batterie m_b = E_{TP}/\rho_e à partir de l'aide au calcul fournie en annexe.
  2. Comparer m_b à la masse à vide M_v = 22\,000\text{ kg} et en déduire la faisabilité.
  3. Analyser l'impact aérodynamique d'une masse accrue sur la portance, la traînée induite, le coefficient K et la consommation d'énergie.
Voir la réponse courte

Calcul de la masse de batteries par ratio énergie/densité massique démontrant l'impossibilité d'un vol tout électrique.

Voir le corrigé complet

Masse de batterie nécessaire pour une propulsion 100 % électrique :
La densité énergétique des batteries s'exprime en unités du Système International :

\rho_e = 250\text{ Wh}\cdot\text{kg}^{-1} = 250 \times 3600\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1} = 9\cdot 10^5\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}

En supposant un rendement de décharge et de conversion unitaire, la masse de batterie nécessaire pour fournir l'énergie E_{TP} \approx 22\cdot 10^9\text{ J} calculée à la question précédente est :

m_b = \frac{E_{TP}}{\rho_e}

D'après l'annexe de calcul numérique, \dfrac{22\cdot 10^9}{250 \times 3600} = 24\cdot 10^3, d'où :

\boxed{m_b \approx 24\cdot 10^3\text{ kg} = 24\text{ t}}

Comparaison avec la masse à vide :
La masse à vide de l'avion vaut M_v = 22\,000\text{ kg} = 22\text{ t}. On a :

m_b > M_v \quad \left(\frac{m_b}{M_v} \approx 1{,}09\right)

La masse des batteries dépasse à elle seule la masse à vide de l'appareil tout entier, et représenterait plus de 80\,\% de la masse totale actuelle de l'avion en vol (M_t \approx 30\text{ t}).

Faisabilité d'un avion régional 100 % électrique :
Un tel avion n'est pas envisageable avec la technologie actuelle de batteries Li-ion. L'emport des batteries saturerait totalement la masse maximale autorisée au décollage (MTOW), interdisant tout emport de charge utile (passagers, fret).

Impact sur le coefficient K et la consommation :

  • Pour équilibrer un poids considérablement accru en palier (R_z = M_t g), l'avion doit voler à une incidence plus élevée ou posséder une surface alaire S plus importante.
  • Cela augmente le coefficient de traînée induite (C_{x,i} \propto C_z^2). Par conséquent, le coefficient aérodynamique global K = \frac{1}{2}\rho_{\text{air}} S C_x augmenterait sensiblement.
  • Une augmentation de K accroît la force de traînée et la puissance requise en croisière, créant une spirale de masse (l'énergie requise augmente, nécessitant davantage de batteries, ce qui alourdit encore l'appareil).

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 7

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : dimensionnement, convergence, point fixe

L'ajout de batteries implique une augmentation de la masse embarquée, ce qui nécessite de nouvelles batteries. En vous appuyant sur les interpolations linéaires du modèle ci-dessus (Figure 5), ainsi que sur la densité énergétique , discuter l'existence d'une solution.

Voir l'indice

Poser l'équation de bilan de masse M_t = M_0 + m_b(M_t) en reliant la masse de batteries à l'énergie issue des droites d'interpolation, et comparer les pentes.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le bilan de masse en présence de batteries et la condition nécessaire de faisabilité énergétique : l'énergie requise E(M_t) doit pouvoir être fournie par la masse de batteries embarquée m_b.
  2. Établir une borne supérieure absolue sur l'énergie fournie en remarquant que m_b < M_t.
  3. Comparer cette borne théorique aux valeurs de l'énergie requise E(M_t) données par la figure 5 sur toute la plage de masse.
Voir la réponse courte

Recherche d'une masse totale auto-cohérente par point fixe et mise en évidence de la divergence de masse.

Voir le corrigé complet

Soit M_{\text{fixe}} = M_v + M_u = 22\,000 + 7\,400 = 29\,400\text{ kg} la masse incompressible constituée de la structure de l'avion à vide et de la charge utile (passagers et fret). Pour un avion tout électrique, la masse totale en vol s'écrit :

M_t = M_{\text{fixe}} + m_b \implies m_b = M_t - M_{\text{fixe}} < M_t

La densité énergétique des batteries Li-ion est donnée par :

\rho_e \approx 250\text{ Wh}\cdot\text{kg}^{-1} = 250 \times 3\,600\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1} = 0,90\cdot 10^6\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}

L'énergie maximale que les batteries peuvent stocker est donc :

E_{\text{batt}} = \rho_e \, m_b = \rho_e (M_t - M_{\text{fixe}}) < \rho_e M_t

Pour que le vol soit réalisable, l'énergie requise E(M_t) pour accomplir la mission doit être inférieure ou égale à l'énergie embarquée E_{\text{batt}}. Une condition nécessaire (extrêmement optimiste puisqu'elle correspondrait au cas limite irréaliste d'un avion sans masse à vide ni passagers, où m_b = M_t) est donc :

E(M_t) < \rho_e M_t = 0,90\cdot 10^6 M_t

Comparons cette droite plafond E_{\max}(M_t) = 0,90\cdot 10^6 M_t à la courbe d'énergie requise issue du modèle fin (figure 5) :

  • pour M_t = 20\,000\text{ kg} (20\text{ t}) : E_{\max} = 1,8\cdot 10^{10}\text{ J} = 0,18\cdot 10^{11}\text{ J}, alors que la figure 5 indique E \approx 0,26\cdot 10^{11}\text{ J} ;
  • pour M_t = 30\,000\text{ kg} (30\text{ t}) : E_{\max} = 2,7\cdot 10^{10}\text{ J} = 0,27\cdot 10^{11}\text{ J}, alors que la figure 5 indique E \approx 0,43\cdot 10^{11}\text{ J} ;
  • pour M_t = 40\,000\text{ kg} (40\text{ t}) : E_{\max} = 3,6\cdot 10^{10}\text{ J} = 0,36\cdot 10^{11}\text{ J}, alors que la figure 5 indique E \approx 0,62\cdot 10^{11}\text{ J} ;
  • pour M_t = 60\,000\text{ kg} (60\text{ t}) : E_{\max} = 5,4\cdot 10^{10}\text{ J} = 0,54\cdot 10^{11}\text{ J}, alors que la figure 5 indique E \approx 1,06\cdot 10^{11}\text{ J}.

Sur l'ensemble du domaine exploré (20 à 60\text{ t}), la courbe E(M_t) se situe strictement et nettement au-dessus de la droite 0,90\cdot 10^6 M_t.

De surcroît, au-delà de 35\text{ t}, l'interpolation linéaire montre une pente de 2\cdot 10^6\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1} : chaque kilogramme de batterie supplémentaire augmente l'énergie requise de 2\text{ MJ}, alors qu'il n'en apporte au mieux que 0,9\text{ MJ} (divergence du dimensionnement).

\boxed{\text{Il n'existe aucune solution pour un avion régional 100 \% électrique avec ces batteries.}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

A-2 · Modélisation d'un turbopropulseur

Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : compressibilité isentropique, loi de laplace, gaz parfait

Établir l'expression de pour un gaz parfait en fonction de sa pression et de .

Voir l'indice

Partir de la loi de Laplace à entropie constante P V^\gamma = \mathrm{cste} et dériver V par rapport à P à entropie fixée.

Voir la réponse courte

Dérivation de la compressibilité isentropique \chi_s = 1/(\gamma P) à partir de la loi de Laplace pour un gaz parfait.

Voir le corrigé complet

Par définition, le coefficient de compressibilité isentropique est donné par :

\chi_s = -\frac{1}{V}\left(\frac{\partial V}{\partial P}\right)_{\!s}

Pour un gaz parfait de rapport des capacités thermiques \gamma constant subissant une évolution isentropique (loi de Laplace) :

P V^\gamma = \text{cte}

En prenant la dérivée logarithmique à entropie s constante :

\ln P + \gamma \ln V = \text{cte} \implies \frac{\mathrm{d}P}{P} + \gamma \frac{\mathrm{d}V}{V} = 0

On en déduit l'expression de la dérivée partielle :

\left(\frac{\partial V}{\partial P}\right)_{\!s} = -\frac{V}{\gamma P}

En substituant cette dérivée dans l'expression de \chi_s, il vient :

\boxed{\chi_s = \frac{1}{\gamma P}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : célérité du son, équation d'état des gaz parfaits

La vitesse du son étant définie par , exprimer à partir de , , et .

Voir l'indice

Remplacer l'expression obtenue de \chi_s ainsi que la masse volumique du gaz parfait \rho = P M_a / (RT) dans la définition de V_{\mathrm{son}}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le terme \rho \chi_s en utilisant le résultat de la question précédente pour la compressibilité isentropique d'un gaz parfait.
  2. Relier la masse volumique \rho à la pression P, à la température T et à la masse molaire M_a via l'équation d'état du gaz parfait.
  3. En déduire l'expression de la vitesse du son V_{\mathrm{son}}.
Voir la réponse courte

Expression de la vitesse du son V_{son} = \sqrt{\gamma R T / M_a} par combinaison de \chi_s et de la masse volumique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q8, le coefficient de compressibilité isentropique de l'air assimilé à un gaz parfait est donné par :

\chi_s = \frac{1}{\gamma P}

L'équation d'état du gaz parfait pour une masse m occupant un volume V s'écrit :

P V = \frac{m}{M_a} R T

La masse volumique de l'air \rho = \frac{m}{V} s'exprime donc sous la forme :

\rho = \frac{P M_a}{R T}

En injectant ces deux expressions dans la définition de la célérité du son V_{\mathrm{son}} = \sqrt{\dfrac{1}{\rho \chi_s}}, on obtient :

\frac{1}{\rho \chi_s} = \frac{\gamma P}{\rho} = \frac{\gamma P}{\dfrac{P M_a}{R T}} = \frac{\gamma R T}{M_a}

D'où l'expression recherchée :

\boxed{V_{\mathrm{son}} = \sqrt{\frac{\gamma R T}{M_a}}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : capacité thermique, relation de mayer, gaz parfait

Exprimer la capacité calorifique massique à pression constante d'un gaz parfait en fonction de , (masse molaire) et la constante des gaz parfaits.

Voir l'indice

Combiner la relation de Mayer c_p - c_v = R/M avec la définition du coefficient isentropique \gamma = c_p/c_v.

Voir la réponse courte

Combinaison de la relation de Mayer c_p - c_v = R/M et du rapport \gamma pour exprimer c_p.

Voir le corrigé complet

Pour une mole de gaz parfait, la relation de Mayer s'écrit :

C_{p,m} - C_{V,m} = R

Par définition du coefficient isentropique \gamma :

\gamma = \frac{C_{p,m}}{C_{V,m}} \iff C_{V,m} = \frac{C_{p,m}}{\gamma}

En injectant cette relation dans celle de Mayer, on obtient :

C_{p,m}\left(1 - \frac{1}{\gamma}\right) = R \iff C_{p,m} = \frac{\gamma R}{\gamma - 1}

La capacité thermique massique à pression constante c_p s'en déduit en divisant la capacité molaire C_{p,m} par la masse molaire M du gaz :

c_p = \frac{C_{p,m}}{M}

D'où l'expression recherchée :

\boxed{c_p = \frac{\gamma R}{(\gamma - 1)M}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : débit massique, nombre de mach

Donner l'expression de (débit massique d'air en entrée du turbopropulseur, Figure 10) en fonction du nombre de Mach , la masse volumique de l'air , sa masse molaire , la section d'entrée , la température d'entrée et les constantes liées aux gaz parfaits.

Voir l'indice

Exprimer le débit massique D_{ma} = \rho_a A_e V_p et remplacer V_p par \mu_1 V_{\mathrm{son}} à l'aide de l'expression de la vitesse du son.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le débit massique d'air entrant à travers la section droite A_e en fonction de la masse volumique de l'air \rho_a et de la vitesse relative de l'écoulement V_p.
  2. Relier la vitesse V_p au nombre de Mach \mu_1 et à la vitesse du son V_{\mathrm{son}}(T_1) établie à la question Q9.
Voir la réponse courte

Expression du débit massique d'air entrant D_{ma} = \rho_a A_e \mu_1 \sqrt{\gamma R T_1 / M_a} au diffuseur.

Voir le corrigé complet

Par définition, le débit massique traversant la section d'admission A_e à la vitesse d'écoulement V_p (vitesse de vol de l'avion dans l'air calme) s'écrit :

D_{ma} = \rho_a A_e V_p

D'après la définition du nombre de Mach à l'entrée, \mu_1 = \dfrac{V_p}{V_{\mathrm{son}}}, soit :

V_p = \mu_1 V_{\mathrm{son}}

En utilisant l'expression de la vitesse du son obtenue à la question Q9 pour un gaz parfait à la température T_1 :

V_{\mathrm{son}} = \sqrt{\frac{\gamma R T_1}{M_a}}

On en déduit l'expression du débit massique d'air :

\boxed{D_{ma} = \rho_a A_e \mu_1 \sqrt{\frac{\gamma R T_1}{M_a}}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 12

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : premier principe industriel, enthalpie d'arrêt, transformation isentropique

Déterminer l'expression de , puis , en fonction de (respectivement ), et .

Voir l'indice

Appliquer le premier principe industriel pour un écoulement adiabatique sans travail utile entre l'amont et l'entrée du compresseur où la vitesse s'annule, puis utiliser l'isentropie.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique en écoulement stationnaire (bilan d'enthalpie totale) au diffuseur entre les états ① et ②.
  2. Relier la vitesse d'entrée de l'air V_p au nombre de Mach \mu_1 et à la capacité thermique massique c_p établie à la question Q10 afin d'exprimer T_2.
  3. Utiliser la loi de Laplace associée à la compression isentropique d'un gaz parfait pour relier P_2 à P_1 et T_2/T_1.
Voir la réponse courte

Bilan enthalpique en écoulement stationnaire dans le diffuseur d'entrée et relation isentropique pour la pression d'arrêt.

Voir le corrigé complet

Considérons le fluide traversant le diffuseur entre l'état ① (air amont à la vitesse V_1 = V_p) et l'état ② (air ralenti à vitesse quasi-nulle, V_2 \approx 0).

Le premier principe pour une unité de masse d'un écoulement stationnaire sans travail utile massique (w_u = 0) et adiabatique (q = 0) s'écrit :

\Delta \left( h + \frac{1}{2}V^2 \right) = 0 \iff h_2 - h_1 + \frac{1}{2}\left(V_2^2 - V_1^2\right) = 0

L'air étant modélisé par un gaz parfait à capacité thermique massique à pression constante c_p constante, on a \Delta h = c_p(T_2 - T_1). Avec V_2 \approx 0 et V_1 = V_p, il vient :

c_p (T_2 - T_1) = \frac{1}{2} V_p^2 \implies T_2 = T_1 + \frac{V_p^2}{2 c_p}

D'après les résultats des questions Q9 et Q10 :

V_{\mathrm{son}}^2 = \frac{\gamma R T_1}{M_a} \quad \text{et} \quad c_p = \frac{\gamma R}{(\gamma - 1)M_a}

Par définition du nombre de Mach amont, V_p = \mu_1 V_{\mathrm{son}}, d'où :

\frac{V_p^2}{2 c_p} = \frac{\mu_1^2 V_{\mathrm{son}}^2}{2 c_p} = \frac{\mu_1^2 \dfrac{\gamma R T_1}{M_a}}{2 \dfrac{\gamma R}{(\gamma - 1)M_a}} = \frac{\gamma - 1}{2}\,\mu_1^2\,T_1

On obtient ainsi la température d'arrêt T_2 :

\boxed{T_2 = T_1\left(1 + \frac{\gamma - 1}{2}\mu_1^2\right)}

La compression dans le diffuseur étant supposée isentropique pour un gaz parfait, la loi de Laplace sous la forme T^\gamma P^{1-\gamma} = \mathrm{cste} s'applique :

\frac{P_2}{P_1} = \left(\frac{T_2}{T_1}\right)^{\frac{\gamma}{\gamma - 1}}

En substituant l'expression de T_2/T_1, on en déduit la pression d'arrêt P_2 :

\boxed{P_2 = P_1\left(1 + \frac{\gamma - 1}{2}\mu_1^2\right)^{\frac{\gamma}{\gamma - 1}}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 13

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : compresseur, rendement isentropique, premier principe industriel

Déterminer en fonction de , , et ainsi que la puissance apportée par le compresseur , en fonction du débit massique d'air , de , , , , et .

Voir l'indice

Déterminer la température isentropique de sortie via la loi de Laplace en fonction de r_c, puis appliquer la définition du rendement isentropique de compression pour en déduire la puissance.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la température isentropique fictive en sortie de compresseur T_{3s} à l'aide de la loi de Laplace pour un gaz parfait.
  2. Relier la température réelle T_3 à T_{3s} grâce à la définition du rendement isentropique \eta_c.
  3. Appliquer le premier principe de la thermodynamique en écoulement stationnaire pour obtenir la puissance P_{\mathrm{comp}} fournie par le compresseur au fluide, en utilisant l'expression de c_p établie à la question Q10.
Voir la réponse courte

Calcul de la température réelle de compression via le rendement isentropique et puissance reçue par le premier principe industriel.

Voir le corrigé complet

1. Expression de la température réelle T_3 :

Pour une compression adiabatique réversible (isentropique) d'un gaz parfait de coefficient isentropique \gamma constant entre les pressions P_2 et P_3, la loi de Laplace s'écrit :

T_2^{ \gamma } P_2^{1-\gamma} = T_{3s}^{ \gamma } P_3^{1-\gamma} \implies \frac{T_{3s}}{T_2} = \left(\frac{P_3}{P_2}\right)^{\frac{\gamma - 1}{\gamma}} = r_c^{\frac{\gamma - 1}{\gamma}}

Par définition, le rendement isentropique du compresseur est le rapport du travail massique de transvasement isentropique w_s au travail massique réel consommé w :

\eta_c = \frac{w_s}{w} = \frac{h_{3s} - h_2}{h_3 - h_2}

En modélisant l'air comme un gaz parfait à capacité thermique massique c_p constante, la variation d'enthalpie s'écrit \Delta h = c_p \Delta T, d'où :

\eta_c = \frac{T_{3s} - T_2}{T_3 - T_2} \implies T_3 - T_2 = \frac{T_{3s} - T_2}{\eta_c} = \frac{T_2}{\eta_c}\left(r_c^{\frac{\gamma - 1}{\gamma}} - 1\right)

On en déduit l'expression de T_3 :

\boxed{T_3 = T_2 \left[ 1 + \frac{1}{\eta_c} \left( r_c^{\frac{\gamma - 1}{\gamma}} - 1 \right) \right]}

2. Expression de la puissance apportée par le compresseur P_{\mathrm{comp}} :

En régime stationnaire, en négligeant les variations d'énergie cinétique et potentielle macroscopiques entre les sections d'entrée et de sortie du compresseur, et en l'absence de pertes thermiques (transformation adiabatique), le premier principe pour un système ouvert donne la puissance mécanique reçue par l'air :

P_{\mathrm{comp}} = D_{ma} (h_3 - h_2) = D_{ma} c_p (T_3 - T_2)

D'après la question Q10, la capacité thermique massique à pression constante vaut c_p = \dfrac{\gamma R}{(\gamma - 1)M_a}. En injectant l'expression de (T_3 - T_2), on obtient :

\boxed{P_{\mathrm{comp}} = D_{ma} \frac{\gamma R}{(\gamma - 1)M_a} \frac{T_2}{\eta_c} \left( r_c^{\frac{\gamma - 1}{\gamma}} - 1 \right)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : réaction de combustion, stœchiométrie, bilan de matière

• Écrire l'équation de combustion. Le coefficient stœchiométrique du dodécane sera unitaire. • En déduire la valeur AFR (Air Fuel Ratio) définie par pour être dans les proportions stœchiométriques.

Voir l'indice

Équilibrer les atomes de carbone, d'hydrogène puis d'oxygène pour la réaction du dodécane avec l'air modélisé par 0{,}2\,\mathrm{O}_2 + 0{,}8\,\mathrm{N}_2.

Voir la stratégie
  1. Écrire la réaction de combustion complète d'une mole de dodécane en tenant compte de la composition molaire de l'air fournie par l'énoncé (20\,\%\ \mathrm{O_2} et 80\,\%\ \mathrm{N_2}, soit 4\text{ moles de }\mathrm{N_2} pour 1\text{ mole de }\mathrm{O_2}).
  2. Calculer la masse molaire du dodécane ainsi que la masse totale d'air nécessaire par mole de combustible à l'aide des données de l'annexe de calcul.
  3. En déduire le rapport massique air/carburant \mathrm{AFR}.
Voir la réponse courte

Écriture de l'équation équilibrée de combustion du dodécane et détermination du rapport massique stœchiométrique air/carburant.

Voir le corrigé complet

1. Équation de la combustion stœchiométrique

La combustion complète du dodécane \mathrm{C_{12}H_{26}} dans le dioxygène s'écrit :

\mathrm{C_{12}H_{26}} + \nu_{\mathrm{O_2}}\,\mathrm{O_2} \longrightarrow 12\,\mathrm{CO_2} + 13\,\mathrm{H_2O}

Le bilan sur l'élément oxygène impose :

2\nu_{\mathrm{O_2}} = 2 \times 12 + 13 = 37 \implies \nu_{\mathrm{O_2}} = 18{,}5

L'air étant constitué de 20\,\% de \mathrm{O_2} et 80\,\% de \mathrm{N_2} en quantité de matière, chaque mole de \mathrm{O_2} est accompagnée de :

\frac{0{,}80}{0{,}20} = 4\text{ moles de }\mathrm{N_2}

Pour 18{,}5\text{ moles de }\mathrm{O_2}, il y a donc 18{,}5 \times 4 = 74\text{ moles de }\mathrm{N_2} spectateur. L'équation de combustion s'écrit alors :

\boxed{\mathrm{C_{12}H_{26}} + 18{,}5\,\mathrm{O_2} + 74\,\mathrm{N_2} \longrightarrow 12\,\mathrm{CO_2} + 13\,\mathrm{H_2O} + 74\,\mathrm{N_2}}

2. Calcul de l'Air Fuel Ratio (AFR)

Pour la combustion d'une mole de dodécane, la masse de carburant consommée est :

\begin{aligned} M_f &= 12\,M(\mathrm{C}) + 26\,M(\mathrm{H}) \\ &= 12 \times 12 + 26 \times 1 = 170\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

La masse d'air stœchiométrique associée correspond à la masse de 18{,}5\text{ mol de }\mathrm{O_2} et 74\text{ mol de }\mathrm{N_2} :

m_{\text{air}} = 18{,}5 \times M(\mathrm{O_2}) + 74 \times M(\mathrm{N_2})

D'après l'aide aux calculs numériques en annexe :

\begin{aligned} 18{,}5 \times 32 &= 592\text{ g} \\ 74 \times 28 &= 2072\text{ g} \end{aligned}

D'où la masse totale d'air :

m_{\text{air}} = 592 + 2072 = 2664\text{ g}

On en déduit le rapport stœchiométrique \mathrm{AFR} :

\mathrm{AFR} = \frac{m_{\text{air}}}{M_f} = \frac{2664}{170}

Toujours d'après l'annexe de calcul, \dfrac{2664}{170} \approx 15{,}7.

\boxed{\mathrm{AFR} \approx 15{,}7}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : débit massique, stœchiométrie

En déduire la valeur du débit massique de carburant dans le cadre d'un vol à d'altitude à Mach 0,5.

Voir l'indice

Utiliser la définition du débit d'air utile 0{,}2\,D_{ma} participant à la combustion et la valeur de l'AFR stœchiométrique.

Voir la stratégie
  1. Identifier le débit massique d'air utile à la combustion, donné par le texte (D_{ma,\text{utile}} = 0{,}2\,D_{ma}).
  2. Exprimer le débit massique de carburant D_{mf} à l'aide de la définition du rapport stœchiométrique \mathrm{AFR}.
  3. Déterminer graphiquement D_{ma} sur la figure 11 pour les conditions de vol spécifiées (H = 6\,500\text{ m} et \mu_1 = 0{,}5), puis effectuer l'application numérique à l'aide de l'annexe.
Voir la réponse courte

Déduction directe du débit de carburant nécessaire à partir du débit d'air et du ratio AFR.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, seule une fraction de 20\,\% de l'air admis participe à la réaction de combustion, laquelle s'effectue dans les proportions stœchiométriques. Le débit massique d'air participant à la combustion pour un turbopropulseur est donc :

D_{ma,\text{utile}} = 0{,}2\,D_{ma}

Par définition du rapport massique stœchiométrique \mathrm{AFR} (Air-Fuel Ratio) :

\mathrm{AFR} = \frac{D_{ma,\text{utile}}}{D_{mf}}

On en déduit l'expression du débit massique de carburant consommé par turbopropulseur :

D_{mf} = \frac{0{,}2\,D_{ma}}{\mathrm{AFR}}

D'après la figure 11 (courbe relative à \text{Mach } 0{,}5 à l'altitude H = 6\,500\text{ m}), le débit massique d'air entrant pour un moteur PW127 vaut :

D_{ma} \approx 15\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}

Avec la valeur \mathrm{AFR} \approx 15{,}7 établie à la question précédente et l'aide au calcul fournie en annexe (0{,}2 \times \frac{15}{15{,}7} \approx 0{,}19) :

\begin{aligned} D_{mf} &= 0{,}2 \times \frac{15}{15{,}7} \approx 0{,}19\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}
\boxed{D_{mf} \approx 0{,}19\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : loi de hess, enthalpie standard de réaction, enthalpie de formation

Calculer l'enthalpie standard de réaction de la combustion du dodécane (on négligera l'enthalpie de vaporisation du carburant). Commentez le signe.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Hess reliant l'enthalpie standard de réaction aux enthalpies standard de formation des réactifs et des produits.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'expression de l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H^\circ à partir de l'équation bilan de combustion obtenue à la question Q14 en appliquant la loi de Hess.
  2. Effectuer l'application numérique en s'aidant des valeurs d'enthalpies standards de formation de la Figure 9 et des opérations précalculées en annexe.
  3. Interpréter physiquement le signe négatif obtenu.
Voir la réponse courte

Application de la loi de Hess à la combustion du dodécane et confirmation du caractère fortement exothermique.

Voir le corrigé complet

L'équation stœchiométrique de combustion complète d'une mole de dodécane (établie à la question Q14) s'écrit :

\mathrm{C}_{12}\mathrm{H}_{26(\mathrm{g})} + \frac{37}{2}\,\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} \longrightarrow 12\,\mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} + 13\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{g})}

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de réaction associée s'exprime par :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ &= 12\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})}) + 13\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{g})}) - \Delta_f H^\circ(\mathrm{C}_{12}\mathrm{H}_{26(\mathrm{g})}) - \frac{37}{2}\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}) \end{aligned}

Le dioxygène \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} étant un corps pur simple dans son état standard de référence, \Delta_f H^\circ(\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}) = 0.

Avec les valeurs de la Figure 9 :

  • \Delta_f H^\circ(\mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})}) = -392\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}, d'où 12 \times (-392) = -4704\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} (donnée en annexe) ;
  • \Delta_f H^\circ(\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{g})}) = -237\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}, d'où 13 \times (-237) = -3081\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} (donnée en annexe) ;
  • \Delta_f H^\circ(\mathrm{C}_{12}\mathrm{H}_{26(\mathrm{g})}) = -355\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}.

Il vient :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ &= -4704 - 3081 - (-355) \\ &= -7785 + 355 \end{aligned}
\boxed{\Delta_r H^\circ = -7430\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Commentaire sur le signe : Le signe négatif indique que la réaction de combustion est fortement exothermique. Elle libère un important transfert thermique vers le fluide de travail, ce qui permet d'élever la température des gaz en amont de la turbine et ainsi de fournir la puissance mécanique nécessaire au compresseur et à l'hélice.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres ; Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : premier principe industriel, enthalpie de réaction, température de flamme

À l'aide d'un bilan au niveau de la chambre de combustion, déterminer la température en fonction de , , , , et .

Voir l'indice

Établir le bilan d'enthalpie stationnaire sur la chambre de combustion en considérant que la puissance thermique libérée par la réaction échauffe le flux d'air.

Voir la stratégie
  1. Définir le système ouvert constitué par la chambre de combustion en régime stationnaire et lui appliquer le premier principe de la thermodynamique.
  2. Exprimer la puissance thermique libérée par la réaction de combustion complète du dodécane à l'aide de l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H^\circ et du débit molaire de carburant.
  3. Établir l'élévation de température du flux d'air en utilisant la capacité thermique massique c_p déterminée à la question Q10, puis en déduire l'expression de T_4.
Voir la réponse courte

Bilan enthalpique stationnaire sur la chambre de combustion adiabatique déterminant la température de sortie T_4.

Voir le corrigé complet

Considérons la chambre de combustion en régime stationnaire comme un système ouvert. Les hypothèses de modélisation sont les suivantes :

  • l'écoulement est stationnaire et à pression constante ;
  • la transformation est adiabatique (\dot{Q} = 0) et sans travail utile extrait (\dot{W}_u = 0) ;
  • les variations d'énergie cinétique et d'énergie potentielle sont négligeables ;
  • selon l'énoncé, la puissance nécessaire à l'échauffement du carburant est négligeable devant celle absorbée par l'air, et les gaz sont assimilés à un gaz parfait de capacité thermique massique c_p = \frac{\gamma R}{(\gamma - 1)M_a}.

Pendant une durée \mathrm{d}t, la quantité de matière de dodécane introduite et consommée est :

\mathrm{d}\xi = \frac{D_{mf}\,\mathrm{d}t}{M_f}

où M_f est la masse molaire du dodécane (M_f = 170\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}). La combustion étant exothermique (\Delta_r H^\circ < 0), l'énergie libérée par la réaction chimique à la température T_3 s'écrit :

\delta Q_{\text{comb}} = -\Delta_r H^\circ\,\mathrm{d}\xi = -\frac{D_{mf}}{M_f}\,\Delta_r H^\circ\,\mathrm{d}t

Cette énergie sert intégralement à porter le flux d'air de débit massique D_{ma} de la température T_3 à la température T_4 :

\mathrm{d}H = D_{ma}\,c_p\,(T_4 - T_3)\,\mathrm{d}t = D_{ma}\,\frac{\gamma R}{(\gamma - 1)M_a}\,(T_4 - T_3)\,\mathrm{d}t

Le bilan enthalpique global en régime adiabatique (\mathrm{d}H - \delta Q_{\text{comb}} = 0) conduit à :

D_{ma}\,\frac{\gamma R}{(\gamma - 1)M_a}\,(T_4 - T_3) = -\frac{D_{mf}}{M_f}\,\Delta_r H^\circ

D'après la question Q15, le débit de carburant est lié au débit d'air par la relation :

D_{mf} = \frac{0{,}2\,D_{ma}}{\mathrm{AFR}}

En substituant cette expression, le débit D_{ma} se simplifie :

\frac{\gamma R}{(\gamma - 1)M_a}\,(T_4 - T_3) = -\frac{0{,}2}{\mathrm{AFR}\cdot M_f}\,\Delta_r H^\circ

On en déduit l'expression de la température de sortie de la chambre de combustion :

\boxed{T_4 = T_3 - \frac{0{,}2\,(\gamma - 1)\,M_a}{\mathrm{AFR}\,M_f\,\gamma R}\,\Delta_r H^\circ}

Remarque sur la simplification : Par définition de l'Air Fuel Ratio stœchiométrique, la masse d'air nécessaire pour brûler une mole de dodécane (18{,}5\text{ moles} de \mathrm{O}_2 avec une fraction molaire de 0{,}20) est \mathrm{AFR}\cdot M_f = \frac{18{,}5}{0{,}20}\,M_a = 92{,}5\,M_a. Le terme \frac{0{,}2\,M_a}{\mathrm{AFR}\,M_f} se simplifie alors en \frac{0{,}04}{18{,}5}, ce qui donne la forme équivalente :

T_4 = T_3 - \frac{0{,}04}{18{,}5}\,\frac{\gamma - 1}{\gamma R}\,\Delta_r H^\circ

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 18

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : turbine, premier principe industriel, détente isentropique

Déterminer la puissance totale extraite au cours de la détente ④⟹⑤ et ⑤⟹⑥, en fonction de , , , des différentes constantes et des pressions et .

Relecture : un point de ce corrigé reste à confirmer. Vérifiez le raisonnement avec votre cours. Pourquoi ?

Voir l'indice

Calculer la détente isentropique théorique entre P_4 et la pression de sortie, puis appliquer la définition du rendement isentropique de la turbine.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de la détente : la puissance mécanique d'arbre P_{\mathrm{tot}} est extraite exclusivement dans les turbines lors de l'étage (4) \to (5), la tuyère d'éjection (5) \to (6) étant un organe statique sans pièces mobiles où aucun travail mécanique d'arbre n'est échangé.
  2. Exprimer le débit massique total de gaz traversant la turbine en sommant le débit d'air et le débit de carburant issu de la question Q15.
  3. Relier la pression intermédiaire P_5 en sortie de turbine à la pression ambiante P_1 via le rapport de détente de la tuyère \pi_e.
  4. Appliquer le premier principe de la thermodynamique en écoulement stationnaire à la turbine en introduisant son rendement isentropique \eta_T et la loi de Laplace.
Voir la réponse courte

Puissance délivrée par les turbines lors de la détente jusqu'à la pression ambiante extérieure.

Voir le corrigé complet

Le débit total de fluide traversant la turbine est la somme du débit d'air et du débit de carburant. D'après le résultat de la question Q15 (D_{mf} = \frac{0{,}2\,D_{ma}}{\mathrm{AFR}}) :

D_m = D_{ma} + D_{mf} = D_{ma}\left(1 + \frac{0{,}2}{\mathrm{AFR}}\right)

La puissance mécanique d'arbre extraite au cours de la détente globale correspond au travail utile recueilli sur l'arbre de la turbine lors de l'étape (4) \to (5). La détente (5) \to (6) s'effectuant dans une tuyère fixe d'éjection, aucun travail mécanique n'y est extrait (P_{(5)\to(6)} = 0).

Pour un écoulement stationnaire et adiabatique dans la turbine, le premier principe s'écrit :

P_{\mathrm{tot}} = D_m (h_4 - h_5) = D_m c_{p,c} (T_4 - T_5)

où c_{p,c} = \frac{\gamma_c R}{(\gamma_c - 1)M_a} est la capacité thermique massique à pression constante des gaz brûlés (avec M_a \approx M_{\mathrm{gaz}}).

Par définition du rendement isentropique de la turbine \eta_T :

\eta_T = \frac{h_4 - h_5}{h_4 - h_{5s}} = \frac{T_4 - T_5}{T_4 - T_{5s}} \implies T_4 - T_5 = \eta_T (T_4 - T_{5s})

où T_{5s} est la température obtenue pour une détente isentropique entre la pression d'entrée P_4 et la pression de sortie de turbine P_5.

La tuyère d'éjection détend le gaz de P_5 jusqu'à la pression ambiante P_6 \approx P_1. Le coefficient de détente de la tuyère étant défini par \pi_e = \frac{P_6}{P_5} \approx \frac{P_1}{P_5}, la pression en sortie de turbine s'exprime par :

P_5 = \frac{P_1}{\pi_e}

Le rapport de pression pour la détente isentropique dans la turbine s'écrit ainsi :

\frac{P_5}{P_4} = \frac{P_1}{\pi_e P_4}

La loi de Laplace pour un gaz parfait lors d'une détente isentropique donne :

T_{5s} = T_4 \left(\frac{P_5}{P_4}\right)^{\frac{\gamma_c - 1}{\gamma_c}} = T_4 \left(\frac{P_1}{\pi_e P_4}\right)^{\frac{\gamma_c - 1}{\gamma_c}}

On en déduit l'expression de la chute de température :

T_4 - T_{5s} = T_4 \left[ 1 - \left(\frac{P_1}{\pi_e P_4}\right)^{\frac{\gamma_c - 1}{\gamma_c}} \right]

En combinant ces résultats, la puissance totale extraite par la turbine s'écrit :

\boxed{P_{\mathrm{tot}} = D_{ma}\left(1 + \frac{0{,}2}{\mathrm{AFR}}\right) \frac{\gamma_c R}{(\gamma_c - 1)M_a} \eta_T T_4 \left[ 1 - \left(\frac{P_1}{\pi_e P_4}\right)^{\frac{\gamma_c - 1}{\gamma_c}} \right]}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : bilan de puissance, rendement mécanique, turbopropulseur

Donner l'expression de la puissance reçue par l'hélice en fonction des puissances présentes aux différents étages et du rendement mécanique .

Voir l'indice

Exprimer la puissance mécanique disponible sur l'arbre de l'hélice comme le surplus fourni par la turbine par rapport au compresseur, corrigé du rendement \eta_m.

Voir la stratégie
  1. Identifier le flux de puissance mécanique entre les composants du turbopropulseur : la puissance mécanique totale P_{\mathrm{tot}} est extraite par les turbines lors de la détente.
  2. Soustraire la puissance mécanique P_{\mathrm{comp}} prélevée directement par la turbine haute pression pour entraîner le compresseur.
  3. Appliquer le rendement mécanique \eta_m de la chaîne cinématique (réducteur) à la puissance restante pour obtenir la puissance transmise à l'hélice.
Voir la réponse courte

Bilan de puissance mécanique sur l'arbre couplant turbine, compresseur et réducteur de l'hélice.

Voir le corrigé complet

Au sein du turbopropulseur, la puissance mécanique totale fournie par les turbines lors de la détente des gaz s'écrit P_{\mathrm{tot}}.

D'après le principe de fonctionnement de la turbomachine :

  • la turbine haute pression (HP) prélève la puissance mécanique P_{\mathrm{comp}} nécessaire à l'entraînement du compresseur ;
  • la puissance mécanique nette disponible sur l'arbre de transmission est donc :

    P_{\text{arbre}} = P_{\mathrm{tot}} - P_{\mathrm{comp}}
  • cette puissance transite à travers la chaîne cinématique d'entraînement de l'hélice (comprenant le réducteur de vitesse), caractérisée par un rendement mécanique \eta_m.

On en déduit l'expression de la puissance reçue par l'hélice :

\boxed{P_{\mathrm{hélice}} = \eta_m \left( P_{\mathrm{tot}} - P_{\mathrm{comp}} \right)}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : perte de charge, irréversibilité, cycle de brayton

Comment le graphique précédent est-il modifié si les hypothèses suivantes de la modélisation ne sont pas strictement vérifiées (répondre qualitativement) : ▪ transfert thermique vers l'extérieur (non adiabatique) ; ▪ combustion incomplète ; ▪ pertes de charge dans l'écoulement.

Voir l'indice

Discuter l'évolution des isobares et de l'entropie spécifique : pertes thermiques vers l'extérieur entraînant une baisse de température, pertes de charge diminuant la pression effective.

Voir la stratégie

Sur un diagramme température-entropie massique (T,s), rappelons que pour un gaz parfait :

\mathrm{d}s = c_p \frac{\mathrm{d}T}{T} - \frac{R}{M} \frac{\mathrm{d}P}{P}

Les isobares sont des courbes croissantes d'autant plus décalées vers la droite (entropies croissantes) que la pression est faible. De plus, le second principe s'écrit \mathrm{d}s = \frac{\delta q}{T} + \delta s_{\text{créée}} avec \delta s_{\text{créée}} \ge 0. Nous analysons successivement l'influence de chaque phénomène sur les allures des transformations et la position des points clés (1 à 6).

Voir la réponse courte

Analyse qualitative de la baisse de rendement due aux pertes thermiques, aux pertes de charge et aux imbrûlés.

Voir le corrigé complet
  1. Transferts thermiques vers l'extérieur (non adiabatique) :

    • Les parois du turbopropulseur n'étant pas athermanes, le fluide cède de la chaleur à l'extérieur (\delta q < 0), en particulier dans les zones les plus chaudes (chambre de combustion 3\to 4 et turbine 4\to 5).
    • Ces pertes thermiques entraînent une diminution de la température maximale atteinte en sortie de combustion : le point 4 se retrouve à une température T_4 plus basse.
    • Au cours de la détente dans la turbine, l'entropie d'échange \delta s_{\text{éch}} = \frac{\delta q}{T} < 0 s'oppose à la création d'entropie visqueuse : la courbe 4\to 5 s'incline davantage vers la gauche et la température de sortie T_5 est plus faible.
    • Effet global : abaissement des températures du cycle et diminution de l'aire délimitée (donc réduction du travail mécanique extrait).
  2. Combustion incomplète :

    • La formation d'imbrûlés (monoxyde de carbone \mathrm{CO}, suies, hydrocarbures résiduels) diminue l'énergie thermique massique réellement libérée par unité de carburant par rapport à l'enthalpie standard théorique |\Delta_r H^\circ|.
    • L'élévation d'enthalpie \Delta h_{3\to 4} = q_p est plus faible, ce qui abaisse directement la température de fin de combustion T_4.
    • Sur l'isobare de combustion, la transformation s'arrête plus tôt : le point 4 est translaté vers le bas et vers la gauche (diminution conjointe de T_4 et de s_4).
    • Effet global : diminution du rapport de température maximale du cycle et forte baisse du travail net disponible à la turbine.
  3. Pertes de charge dans l'écoulement :

    • Les frottements fluides visqueux et les singularités géométriques (injecteurs, diffuseur, aubages) génèrent des dissipations irréversibles (\delta s_{\text{créée}} > 0) et des chutes de pression totale dans le sens de l'écoulement.
    • Dans la chambre de combustion, la transformation 3\to 4 n'est plus isobare : on observe une perte de pression P_4 < P_3. Le point 4 se place sur une isobare de pression plus basse, située plus à droite en entropie (-\frac{R}{M}\frac{\mathrm{d}P}{P} > 0).
    • Dans le compresseur et la turbine, les pertes de charge augmentent la création d'entropie, ce qui accentue l'inclinaison des évolutions 2\to 3 et 4\to 5 vers les entropies croissantes (vers la droite).
    • Effet global : élargissement du cycle vers les entropies élevées, réduction du saut de pression utile pour la turbine et dégradation du rendement global.
Signaler une erreurSommaire

Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : bilan de matière, émission de dioxyde de carbone

En reprenant l'équation de combustion de la question 14, en déduire le débit massique (en ) de émis par l'avion présenté (ATR 72, 2 turbopropulseurs, vol à avec 20

Voir l'indice

Utiliser le rapport stœchiométrique molaire entre le dodécane consommé et le \mathrm{CO}_2 produit pour l'ensemble des deux turbopropulseurs.

Voir la stratégie
  1. Établir la relation stœchiométrique reliant la masse de \mathrm{CO}_2 produite à la masse de dodécane \mathrm{C}_{12}\mathrm{H}_{26} consommée.
  2. Multiplier par le débit de carburant D_{mf} calculé à la question Q15 et par le nombre de turbopropulseurs (2 pour l'ATR 72) en s'aidant des valeurs numériques fournies en annexe.
Voir la réponse courte

Calcul du débit de \mathrm{CO}_2 émis par les deux moteurs en exploitant la stœchiométrie de combustion.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de combustion complète du dodécane établie à la question Q14 :

\mathrm{C}_{12}\mathrm{H}_{26} + \frac{37}{2}\,\mathrm{O}_2 \longrightarrow 12\,\mathrm{CO}_2 + 13\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}

La combustion d'une mole de dodécane (n_f = 1\text{ mol}) produit 12\text{ moles} de dioxyde de carbone \mathrm{CO}_2.

Les masses molaires respectives valent :

\begin{aligned} M_f &= M(\mathrm{C}_{12}\mathrm{H}_{26}) = 12 \times 12 + 26 \times 1 = 170\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \\ M_{\mathrm{CO}_2} &= M(\mathrm{CO}_2) = 12 + 2 \times 16 = 44\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

La masse de \mathrm{CO}_2 émise par kilogramme de carburant consommé s'exprime donc par :

\frac{m_{\mathrm{CO}_2}}{m_f} = \frac{12\,M_{\mathrm{CO}_2}}{M_f} = \frac{12 \times 44}{170} = \frac{528}{170} \approx 3{,}1\text{ kg de }\mathrm{CO}_2/\text{kg de carburant}

L'avion ATR 72 comporte 2 turbopropulseurs, chacun consommant un débit de carburant D_{mf} \approx 0{,}19\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} (d'après la question Q15). Le débit massique total de \mathrm{CO}_2 rejeté dans l'atmosphère est alors :

D_{m,\mathrm{CO}_2} = 2 \times D_{mf} \times \frac{12\,M_{\mathrm{CO}_2}}{M_f}

En utilisant le résultat fourni dans l'annexe (2 \times 0{,}19 \times 3{,}1 \approx 1{,}18) :

\boxed{D_{m,\mathrm{CO}_2} \approx 1{,}18\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : consommation spécifique, validation de modèle

• Déterminer numériquement la consommation de carburant par passager pour en vol de croisière (78 passagers dans l'avion). • Comparer avec la donnée constructeur de consommation (tableau de la Figure 3). Conclure sur la qualité du modèle.

Voir l'indice

Relier le débit massique de kérosène à la consommation volumique sur 100\text{ km} en croisière grâce à la vitesse sol, la densité du carburant et le nombre de passagers.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la durée nécessaire pour parcourir une distance de 100\text{ km} à la vitesse de croisière V_p = 550\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}.
  2. Calculer la masse puis le volume de carburant consommé par passager sur cette distance, en s'appuyant sur le débit massique déterminé à la question Q15 et sur les calculs numériques fournis en annexe.
  3. Comparer le résultat obtenu à la donnée constructeur de la figure 3 et évaluer la fidélité de la modélisation thermodynamique.
Voir la réponse courte

Détermination de la consommation en \mathrm{L}/100\text{ km} par passager et comparaison aux données constructeur de l'ATR 72.

Voir le corrigé complet

1. Durée du trajet de 100\text{ km} en vol de croisière :

À la vitesse de croisière V_p = 550\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}, le temps de parcours pour une distance d = 100\text{ km} est :

\Delta t = \frac{d}{V_p} = \frac{100}{550}\text{ h} = \frac{100 \times 3600}{550}\text{ s} = \frac{36\,000}{55}\text{ s} \approx 655\text{ s}

2. Consommation de carburant par passager pour 100\text{ km} :

D'après la question Q15, le débit massique de carburant calculé pour un turbopropulseur est D_{mf} \approx 0{,}19\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}.

En suivant l'enchaînement des calculs de l'annexe numérique, la masse de carburant consommée sur 100\text{ km} vaut :

m_c = D_{mf}\,\Delta t \approx 0{,}19 \times 655 \approx 125\text{ kg}

Pour N = 78 passagers, la masse de carburant par passager pour 100\text{ km} s'élève à :

m_{c,\text{passager}} = \frac{m_c}{N} = \frac{125}{78} \approx 1{,}6\text{ kg/passager/100 km}

Le carburant a une densité de 0{,}75, soit une masse volumique \rho_{\text{carburant}} = 0{,}75\text{ kg}\cdot\text{L}^{-1}. Le volume consommé par passager pour 100\text{ km} est donc :

C = \frac{m_{c,\text{passager}}}{\rho_{\text{carburant}}} = \frac{1{,}6}{0{,}75} = 2{,}1\text{ L/passager/100 km}
\boxed{C \approx 2{,}1\text{ L/passager/100 km}}

3. Comparaison avec la donnée constructeur et qualité du modèle :

Le tableau de la figure 3 indique une consommation constructeur de :

C_{\text{constructeur}} = 2{,}4\text{ L/passager/100 km}

L'écart relatif entre la valeur estimée par notre modèle et la valeur constructeur est de :

\frac{|C - C_{\text{constructeur}}|}{C_{\text{constructeur}}} = \frac{|2{,}1 - 2{,}4|}{2{,}4} = \frac{0{,}3}{2{,}4} = 12{,}5\,\%

L'ordre de grandeur est remarquablement respecté et l'écart reste inférieur à 13\,\%. Le modèle thermodynamique du cycle de Brayton (avec 20\,\% de l'air admis participant à la combustion) s'avère donc très pertinent pour évaluer les performances énergétiques de l'aéronef en croisière.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : rendement propulsif, compressibilité

Analyser finement les valeurs de ces courbes et expliquer pourquoi la vitesse de croisière de cet avion est .

Voir l'indice

Relever sur les courbes de puissance avion et de traînée le point de fonctionnement à 6\,500\text{ m} et vérifier l'équilibre des puissances pour Mach 0,5.

Voir la stratégie
  1. Relever à l'altitude de croisière H = 6\,500\text{ m}, pour chaque nombre de Mach, la puissance propulsive disponible fournie par les turbopropulseurs P_{\text{avion}} (Figure 14) et la puissance résistante de l'air P_{\text{air}} (Figure 15).
  2. Établir la condition d'équilibre en vol en palier à vitesse constante (P_{\text{avion}} = P_{\text{air}}).
  3. Conclure sur le fait que \mathrm{Mach}\ 0{,}5 correspond à la vitesse maximale de croisière réalisable à cette altitude.
Voir la réponse courte

Justification de la vitesse de croisière par le compromis optimal avant l'apparition d'ondes de choc en bout de pale.

Voir le corrigé complet

En vol en palier à vitesse constante, le principe fondamental de la dynamique implique que la poussée compense exactement la résistance aérodynamique, ce qui se traduit en puissance par l'égalité :

P_{\text{avion}} = P_{\text{air}}

Relevons les valeurs de ces deux puissances à l'altitude de croisière nominale H = 6\,500\text{ m} pour les différents nombres de Mach :

  • Mach 0,3 : P_{\text{avion}} \approx 0{,}9\text{ MW} et P_{\text{air}} \approx 0{,}5\text{ MW} (P_{\text{avion}} > P_{\text{air}}) ;
  • Mach 0,4 : P_{\text{avion}} \approx 1{,}5\text{ MW} et P_{\text{air}} \approx 1{,}1\text{ MW} (P_{\text{avion}} > P_{\text{air}}) ;
  • Mach 0,5 : P_{\text{avion}} \approx 2{,}15\text{ à } 2{,}2\text{ MW} et P_{\text{air}} \approx 2{,}15\text{ à } 2{,}2\text{ MW} (P_{\text{avion}} \approx P_{\text{air}}) ;
  • Mach 0,6 : P_{\text{avion}} \approx 2{,}9\text{ MW} et P_{\text{air}} \approx 3{,}6\text{ MW} (P_{\text{avion}} < P_{\text{air}}) ;
  • Mach 0,7 : P_{\text{avion}} \approx 3{,}8\text{ MW} et P_{\text{air}} \approx 6{,}0\text{ MW} (P_{\text{avion}} \ll P_{\text{air}}).

On constate que :

  • Pour \mu_1 > 0{,}5, la puissance aérodynamique résistante excède la puissance maximale que peuvent délivrer les turbopropulseurs (P_{\text{air}} > P_{\text{avion}}) : un vol stabilisé en palier à ces vitesses est impossible.
  • Pour \mu_1 < 0{,}5, l'avion dispose d'un excédent de puissance (P_{\text{avion}} > P_{\text{air}}), ce qui permet l'accélération ou la montée, mais voler à ces régimes réduirait la vitesse commerciale sans exploiter les capacités maximales du moteur.
  • Pour \mu_1 = 0{,}5, il y a stricte égalité entre puissance propulsive disponible et puissance résistante (P_{\text{avion}} = P_{\text{air}} \approx 2{,}15\text{--}2{,}2\text{ MW}).
\boxed{\text{La vitesse de croisière retenue est }\mathrm{Mach}\ 0{,}5\text{ car c'est la vitesse maximale en vol de palier à } 6\,500\text{ m.}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

A-3 · Le régulateur de pas d'hélice

Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : amplification d'effort, régulateur centrifuge

Expliquez l'avantage d'un tel ratio entre ces deux forces.

Voir l'indice

Expliquer en quoi la prépondérance des forces centrifuges devant la pesanteur rend le comportement du régulateur insensible à l'assiette ou aux inclinaisons de l'aéronef.

Voir la réponse courte

Rôle du rapport de bras de levier pour piloter le vérin hydraulique avec un faible effort centrifuge.

Voir le corrigé complet

Le rapport entre les forces centrifuges (\approx 100\text{ N}) et les forces de pesanteur (\approx 1{,}5\text{ N}) est d'environ 70, ce qui signifie que le poids ne représente qu'environ 1{,}5\,\% des efforts centrifuges. Ce ratio élevé présente plusieurs avantages majeurs :

  1. Insensibilité à l'attitude de l'avion et aux accélérations extérieures : Le fonctionnement du régulateur et la position d'équilibre des masselottes ne dépendent pratiquement que de la vitesse de rotation \omega_1. L'équilibre est ainsi insensible à l'inclinaison de l'appareil (assiette de montée ou de descente, roulis, virages) ainsi qu'aux variations locales de pesanteur apparente.
  2. Suppression des perturbations cycliques : Au cours de la rotation de l'arbre à la vitesse \omega_1, la composante du poids projetée dans le plan de rotation tourne par rapport aux masselottes à la pulsation \omega_1. Si cette force était significative, elle exciterait périodiquement les masselottes à la fréquence de rotation, provoquant des vibrations permanentes, une usure prématurée des liaisons et un battement du pas d'hélice.
  3. Pertinence et simplification du modèle dynamique : Ce ratio justifie rigoureusement l'hypothèse simplificatrice consistant à négliger les actions de la pesanteur devant les efforts d'inertie centrifuge dans l'étude du régulateur.
Signaler une erreurSommaire

Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : fermeture géométrique, cinématique du solide

Exprimer en fonction de .

Voir l'indice

Projeter la fermeture cinématique liant le pivot de la masselotte et le point de contact sur le distributeur mobile selon l'axe vertical.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur position du point de contact A_3 par rapport à l'origine O_0 en suivant les deux chemins de la chaîne cinématique : via le distributeur 2 d'une part, et via l'arbre 1 et la masselotte 3 d'autre part (fermeture géométrique).
  2. Projeter le vecteur \vec{j}_3 sur la direction verticale \vec{k} à partir de la figure de changement de base associée à la rotation d'axe (B_3, \vec{i}_1).
  3. Projeter la fermeture géométrique sur l'axe \vec{k} et appliquer l'approximation des petits angles (\sin\beta_3 \approx \beta_3) pour obtenir l'expression de \beta_3 en fonction de z.
Voir la réponse courte

Relation cinématique liant le déplacement axial du tiroir z à l'angle de basculement des masselottes.

Voir le corrigé complet

Écrivons la fermeture géométrique de la boucle reliant le bâti à la masselotte 3 en passant par le distributeur 2 :

\vec{O_0 O_2} + \vec{O_2 A_3} = \vec{O_0 B_3} + \vec{B_3 A_3}

En utilisant les relations géométriques fournies par l'énoncé :

\begin{aligned} \vec{O_0 O_2} &= z\,\vec{k} \\ \vec{O_2 A_3} &= -c\,\vec{k} + d\,\vec{j}_1 \\ \vec{O_0 B_3} &= -a\,\vec{k} + b\,\vec{j}_1 \\ \vec{B_3 A_3} &\approx -b_3\,\vec{j}_3 \end{aligned}

L'égalité vectorielle s'écrit alors :

(z - c)\,\vec{k} + d\,\vec{j}_1 = -a\,\vec{k} + b\,\vec{j}_1 - b_3\,\vec{j}_3

soit encore :

(z - c + a)\,\vec{k} + (d - b)\,\vec{j}_1 + b_3\,\vec{j}_3 = \vec{0}

D'après la figure 16, la rotation de la masselotte 3 par rapport à l'arbre 1 est une rotation d'axe (B_3, \vec{i}_1) et d'angle \beta_3. Les vecteurs unitaires de la base liée à 3 s'expriment donc dans la base (\vec{i}_1, \vec{j}_1, \vec{k}) par :

\vec{j}_3 = \cos\beta_3\,\vec{j}_1 + \sin\beta_3\,\vec{k}

On en déduit la projection sur la direction verticale \vec{k} :

\vec{j}_3 \cdot \vec{k} = \sin\beta_3

En effectuant le produit scalaire de la fermeture géométrique par le vecteur unitaire \vec{k} (sachant que \vec{j}_1 \cdot \vec{k} = 0) :

(z - c + a) + b_3 \sin\beta_3 = 0

Sous l'hypothèse des petits angles rappelée dans le paramétrage (\sin\beta_3 \approx \beta_3) :

z - c + a + b_3 \beta_3 = 0

On en déduit l'expression de l'angle d'inclinaison \beta_3 :

\boxed{\beta_3 = \frac{c - a - z}{b_3}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 26

DifficileTemps estimé : ≈ 10 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : théorème du moment cinétique, moment dynamique, solide en rotation

Écrire le théorème du moment dynamique à la masselotte 3, au point , dans son mouvement par rapport au référentiel galiléen , en projection sur .

Voir l'indice

Écrire le théorème du moment dynamique en B_3 pour le solide 3 en utilisant la matrice d'inertie dans la base locale et l'accélération angulaire d'entraînement.

Voir la stratégie
  1. Réaliser l'inventaire des actions mécaniques extérieures s'exerçant sur la masselotte 3 et exprimer leur moment résultant en B_3 en projection sur \vec{\imath}_1.
  2. Exprimer le moment dynamique \vec{\delta}(B_3, 3/R_0) \cdot \vec{\imath}_1 à l'aide de la formule de transport depuis le centre d'inertie G_3.
  3. Égaler les deux membres pour obtenir l'équation issue du théorème du moment dynamique.
Voir la réponse courte

Application du théorème du moment cinétique en projection sur l'axe de rotation propre de la masselotte.

Voir le corrigé complet

On applique le théorème du moment dynamique à la masselotte 3 au point B_3 dans son mouvement par rapport au référentiel galiléen R_0, en projection sur \vec{\imath}_1 :

\vec{\delta}(B_3, 3/R_0) \cdot \vec{\imath}_1 = \vec{M}_{B_3}(\text{ext} \to 3) \cdot \vec{\imath}_1

1. Bilan des actions mécaniques extérieures appliquées à 3 :

  • Action de la liaison pivot d'axe (B_3, \vec{\imath}_1) avec l'arbre 1 : la liaison étant supposée parfaite, son moment en B_3 n'a aucune composante sur son axe, d'où \vec{M}_{B_3}(1 \to 3) \cdot \vec{\imath}_1 = 0.
  • Action du distributeur 2 sur la masselotte 3 au point A_3 : modélisée par une liaison sphère-plan parfaite d'effort \vec{R}_{2 \to 3} = -Z_{23}\vec{k}. Le moment associé en B_3 s'écrit :

    \vec{M}_{B_3}(2 \to 3) = \vec{B_3 A_3} \wedge \vec{R}_{2 \to 3} \approx (-b_3 \vec{\jmath}_3) \wedge (-Z_{23}\vec{k}) = b_3 Z_{23}(\vec{\jmath}_3 \wedge \vec{k})

    À l'ordre 1 en \beta_3, \vec{\jmath}_3 = \cos\beta_3 \vec{\jmath}_1 + \sin\beta_3 \vec{k} \approx \vec{\jmath}_1 + \beta_3 \vec{k}, ce qui donne :

    \vec{M}_{B_3}(2 \to 3) \cdot \vec{\imath}_1 \approx b_3 Z_{23} (\vec{\jmath}_1 \wedge \vec{k}) \cdot \vec{\imath}_1 = b_3 Z_{23}
  • Action de la pesanteur : négligée devant les actions d'inertie conformément aux hypothèses.

Le moment résultant en B_3 selon \vec{\imath}_1 vaut donc :

\vec{M}_{B_3}(\text{ext} \to 3) \cdot \vec{\imath}_1 = b_3 Z_{23}

2. Calcul du moment dynamique en B_3 : Par la relation de transport du moment dynamique entre G_3 et B_3 :

\vec{\delta}(B_3, 3/R_0) = \vec{\delta}(G_3, 3/R_0) + \vec{B_3 G_3} \wedge M_3 \vec{\Gamma}(G_3/R_0)

a) Calcul de \vec{\delta}(G_3, 3/R_0) \cdot \vec{\imath}_1 : Le vecteur rotation de 3 par rapport à R_0 s'écrit :

\vec{\Omega}_{3/0} = \vec{\Omega}_{3/1} + \vec{\Omega}_{1/0} = \dot{\beta}_3 \vec{\imath}_1 + \omega_1 \vec{k}

Exprimé dans la base principale d'inertie liée à 3, (\vec{\imath}_1, \vec{\jmath}_3, \vec{k}_3), avec \vec{k} = -\sin\beta_3 \vec{\jmath}_3 + \cos\beta_3 \vec{k}_3 :

\vec{\Omega}_{3/0} = \dot{\beta}_3 \vec{\imath}_1 - \omega_1 \sin\beta_3 \vec{\jmath}_3 + \omega_1 \cos\beta_3 \vec{k}_3

Le moment cinétique en G_3 est donc :

\vec{\sigma}(G_3, 3/R_0) = A_3 \dot{\beta}_3 \vec{\imath}_1 - B_3 \omega_1 \sin\beta_3 \vec{\jmath}_3 + C_3 \omega_1 \cos\beta_3 \vec{k}_3

Par dérivation dans le repère R_0 (avec \omega_1 = \text{cste}) :

\begin{aligned} \vec{\delta}(G_3, 3/R_0) \cdot \vec{\imath}_1 &= \left( \left[\frac{\mathrm{d}\vec{\sigma}(G_3, 3/R_0)}{\mathrm{d}t}\right]_{R_3} + \vec{\Omega}_{3/0} \wedge \vec{\sigma}(G_3, 3/R_0) \right) \cdot \vec{\imath}_1 \\ &= A_3 \ddot{\beta}_3 + \Omega_y \sigma_z - \Omega_z \sigma_y \\ &= A_3 \ddot{\beta}_3 + (B_3 - C_3)\omega_1^2 \sin\beta_3 \cos\beta_3 \\ &\approx A_3 \ddot{\beta}_3 + (B_3 - C_3)\omega_1^2 \beta_3 \end{aligned}

b) Calcul de (\vec{B_3 G_3} \wedge M_3 \vec{\Gamma}(G_3/R_0)) \cdot \vec{\imath}_1 : La position de G_3 dans la base (\vec{\imath}_1, \vec{\jmath}_1, \vec{k}) est :

\vec{O_0 G_3} = \vec{O_0 B_3} + \vec{B_3 G_3} = (-a\vec{k} + b\vec{\jmath}_1) + a_3(-\sin\beta_3 \vec{\jmath}_1 + \cos\beta_3 \vec{k}) = r(t)\vec{\jmath}_1 + z_G(t)\vec{k}

avec r(t) = b - a_3 \sin\beta_3 \approx b - a_3 \beta_3 et z_G(t) = -a + a_3 \cos\beta_3 \approx -a + a_3. Sachant que \left[\frac{\mathrm{d}\vec{\jmath}_1}{\mathrm{d}t}\right]_{R_0} = -\omega_1 \vec{\imath}_1 et \left[\frac{\mathrm{d}\vec{\imath}_1}{\mathrm{d}t}\right]_{R_0} = \omega_1 \vec{\jmath}_1, la composante de l'accélération selon \vec{\jmath}_1 est :

\vec{\Gamma}(G_3/R_0) \cdot \vec{\jmath}_1 = \ddot{r} - r\omega_1^2 \approx -a_3 \ddot{\beta}_3 - (b - a_3 \beta_3)\omega_1^2

Tandis que \vec{\Gamma}(G_3/R_0) \cdot \vec{k} = \ddot{z}_G est d'ordre 2 en \beta_3 et négligeable. Avec \vec{B_3 G_3} \approx a_3(-\beta_3 \vec{\jmath}_1 + \vec{k}), le produit vectoriel projeté sur \vec{\imath}_1 s'écrit :

\begin{aligned} (\vec{B_3 G_3} \wedge M_3 \vec{\Gamma}(G_3/R_0)) \cdot \vec{\imath}_1 &= -M_3 a_3 (\vec{\Gamma}(G_3/R_0) \cdot \vec{\jmath}_1) \\ &\approx M_3 a_3^2 \ddot{\beta}_3 + M_3 a_3 b \omega_1^2 - M_3 a_3^2 \omega_1^2 \beta_3 \end{aligned}

3. Équation dynamique finale : En sommant les contributions au moment dynamique, on obtient l'expression du TMD :

\boxed{(A_3 + M_3 a_3^2)\ddot{\beta}_3 + (B_3 - C_3 - M_3 a_3^2)\omega_1^2 \beta_3 + M_3 a_3 b \omega_1^2 = b_3 Z_{23}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Mécanique du solide

Notions : principe fondamental de la dynamique, résultante dynamique

Appliquer le théorème de la résultante dynamique à 2, en projection sur .

Voir l'indice

Projeter la relation fondamentale de la dynamique appliquée au tiroir 2 sur l'axe vertical \vec{k} en prenant en compte le ressort et les actions des deux masselottes.

Voir la stratégie
  1. Isoler le distributeur 2 dans le référentiel galiléen R_0.
  2. Réaliser le bilan des actions mécaniques extérieures en projection sur l'axe \vec{k} en tenant compte des hypothèses de liaisons parfaites et de symétrie.
  3. Appliquer le théorème de la résultante dynamique selon \vec{k}.
Voir la réponse courte

Projection verticale du PFD appliqué au tiroir mobile soumis au ressort et aux efforts de liaison.

Voir le corrigé complet

On isole le distributeur 2 (de masse M_2) dans le référentiel galiléen R_0(O, \vec{\imath}, \vec{\jmath}, \vec{k}).

1. Cinématique du solide 2 : Le mouvement de 2 par rapport à 0 est une translation guidée selon l'axe vertical \vec{k}, avec \vec{O_0 O_2} = z\,\vec{k}. L'accélération de son centre d'inertie projetée sur \vec{k} s'écrit donc :

a_z(2/R_0) = \ddot{z}

2. Bilan des actions mécaniques extérieures appliquées à 2 en projection sur \vec{k} :

  • Poids de 2 : négligé d'après l'énoncé ;
  • Action du ressort : \vec{F}_{R\to 2}\cdot \vec{k} = -k_R z ;
  • Action de la liaison glissière avec le bâti 0 : la liaison étant supposée parfaite, l'effort selon la direction de translation permise est nul, soit \vec{R}_{0\to 2}\cdot \vec{k} = 0 ;
  • Actions de contact des masselottes 3 et 4 : D'après le principe des actions réciproques, l'action de la masselotte 3 sur 2 s'écrit :

    \vec{R}_{3\to 2} = -\vec{R}_{2\to 3} = -(-Z_{23}\vec{k}) = Z_{23}\vec{k}

    Le plan (O_0, \vec{k}, \vec{\imath}_1) étant un plan de symétrie matériel et cinématique pour l'ensemble du mécanisme, la masselotte 4 exerce un effort identique sur le distributeur 2 :

    \vec{R}_{4\to 2} = Z_{23}\vec{k}

3. Application du théorème de la résultante dynamique : En projetant le théorème de la résultante dynamique appliqué à la pièce 2 sur le vecteur unitaire \vec{k}, on obtient :

\begin{aligned} M_2 \ddot{z} &= \left( \vec{F}_{R\to 2} + \vec{R}_{0\to 2} + \vec{R}_{3\to 2} + \vec{R}_{4\to 2} \right) \cdot \vec{k} \\ M_2 \ddot{z} &= -k_R z + 2 Z_{23} \end{aligned}
\boxed{M_2 \ddot{z} + k_R z = 2 Z_{23}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur harmonique, équation du mouvement, régulateur centrifuge

En déduire l'équation de mouvement en fonction de , , et des autres constantes du mécanisme. Le résultat sera proposé sous la forme :

où , et sont des constantes à préciser.

Voir l'indice

Éliminer l'action de contact Z_{23} entre les équations obtenues aux questions 26 et 27 pour aboutir à une équation différentielle scalaire en z(t).

Voir la stratégie
  1. Exprimer \beta_3 et \ddot{\beta}_3 en fonction de z et \ddot{z} à partir de la relation cinématique issue de la question Q25.
  2. Éliminer l'effort de liaison inconnu Z_{23} entre le théorème du moment dynamique appliqué à la masselotte 3 (question Q26) et le théorème de la résultante dynamique appliqué au distributeur 2 (question Q27).
  3. Regrouper les termes selon \ddot{z} et z pour identifier les constantes K_1, K_2 et K_3.
Voir la réponse courte

Élimination des efforts inconnus pour obtenir l'équation différentielle linéaire en z(t) du second ordre non amortie.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q25, la liaison géométrique entre l'angle d'inclinaison \beta_3 de la masselotte 3 et le déplacement z du distributeur 2 s'écrit :

\beta_3(t) = \frac{c - a - z(t)}{b_3}

En dérivant deux fois par rapport au temps, sachant que a, b_3 et c sont constants, on obtient :

\ddot{\beta}_3(t) = -\frac{\ddot{z}(t)}{b_3}

D'après le théorème du moment dynamique appliqué à la masselotte 3 au point B_3 en projection sur \vec{\imath}_1 (question Q26) :

(A_3 + M_3 a_3^2)\ddot{\beta}_3 + (B_3 - C_3 - M_3 a_3^2)\omega_1^2 \beta_3 + M_3 a_3 b\,\omega_1^2 = b_3 Z_{23}

D'après le théorème de la résultante dynamique appliqué au distributeur 2 en projection sur \vec{k} (question Q27) :

M_2 \ddot{z} + k_R z = 2 Z_{23} \iff Z_{23} = \frac{1}{2}\left(M_2 \ddot{z} + k_R z\right)

En multipliant l'équation du moment dynamique par \frac{2}{b_3}, on fait apparaître le terme 2 Z_{23} au membre de droite :

\frac{2(A_3 + M_3 a_3^2)}{b_3}\ddot{\beta}_3 + \frac{2(B_3 - C_3 - M_3 a_3^2)\omega_1^2}{b_3}\beta_3 + \frac{2 M_3 a_3 b\,\omega_1^2}{b_3} = M_2 \ddot{z} + k_R z

En substituant les expressions de \beta_3 et \ddot{\beta}_3 en fonction de z et \ddot{z} :

\begin{aligned} -\frac{2(A_3 + M_3 a_3^2)}{b_3^2}\ddot{z} &+ \frac{2(B_3 - C_3 - M_3 a_3^2)\omega_1^2}{b_3^2}(c - a - z) + \frac{2 M_3 a_3 b\,\omega_1^2}{b_3} = M_2 \ddot{z} + k_R z \end{aligned}

En regroupant tous les termes en \ddot{z} et en z dans le membre de gauche et les termes constants dans le membre de droite :

\begin{aligned} \left[ M_2 + \frac{2(A_3 + M_3 a_3^2)}{b_3^2} \right] \ddot{z} &+ \left[ k_R + \frac{2(B_3 - C_3 - M_3 a_3^2)\omega_1^2}{b_3^2} \right] z \\ &= \frac{2 M_3 a_3 b\,\omega_1^2}{b_3} + \frac{2(B_3 - C_3 - M_3 a_3^2)\omega_1^2 (c - a)}{b_3^2} \end{aligned}

On retrouve bien la forme demandée K_1 \ddot{z} + K_2 z = K_3 avec :

\boxed{\begin{cases} K_1 = M_2 + \dfrac{2(A_3 + M_3 a_3^2)}{b_3^2} \\ K_2 = k_R + \dfrac{2(B_3 - C_3 - M_3 a_3^2)\omega_1^2}{b_3^2} \\ K_3 = \dfrac{2 M_3 a_3 b\,\omega_1^2}{b_3} + \dfrac{2(B_3 - C_3 - M_3 a_3^2)\omega_1^2 (c - a)}{b_3^2} \end{cases}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : amortissement, stabilité

Quel est l'inconvénient majeur de ce modèle ?

Voir l'indice

Souligner l'absence de terme d'amortissement visqueux dans l'équation, ce qui conduirait théoriquement à des oscillations libres non amorties.

Voir la réponse courte

Absence d'amortissement dans le modèle prédisant des oscillations non atténuées incompatibles avec une régulation stable.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle obtenue à la question Q28 s'écrit sous la forme :

K_1 \ddot{z}(t) + K_2 z(t) = K_3

L'inconvénient majeur de ce modèle réside dans l'absence totale de terme d'amortissement (terme proportionnel à la vitesse \dot{z}(t)) :

  • Caractère non amorti du système : En raison de l'hypothèse de liaisons parfaites et de la négligence de tout frottement visqueux (notamment au niveau du distributeur baignant dans l'huile hydraulique), le système mécanique est modélisé comme un oscillateur purement conservatif.
  • Absence de convergence et instabilité pratique : À la suite d'une perturbation (variation de régime, rafale de vent, changement de consigne), la tige du distributeur oscille indéfiniment autour de sa position d'équilibre au lieu de s'y stabiliser. Cela conduirait en pratique à des fluctuations permanentes du pas de l'hélice et du régime moteur (phénomène de « pompage » du régulateur).
  • Sensibilité critique aux vibrations : En l'absence d'amortissement, toute excitation extérieure (vibrations structurales, balourd moteur ou passage des pales) à une fréquence proche de la pulsation propre \omega_0 = \sqrt{K_2/K_1} conduit théoriquement à une résonance d'amplitude infinie.
\boxed{\text{L'absence d'amortissement conduit à un comportement oscillatoire perpétuel non réaliste et à un risque de résonance.}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 30

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : résonance, fréquence propre, oscillation forcée

La structure de l'avion étant déformable, elle peut transmettre certaines vibrations et le régulateur pourrait alors devenir un oscillateur forcé. En analysant le schéma de régulation de la Figure 19, indiquer si la fréquence de résonance de cet oscillateur est présente dans les conditions de vol considérées (turbopropulseur, régulateur et hélice).

Voir l'indice

Calculer la pulsation propre \omega_0 = \sqrt{K_2/K_1} puis comparer la fréquence propre aux fréquences de rotation des arbres de l'hélice, du régulateur et de la turbine.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la pulsation propre \omega_0 puis la fréquence de résonance f_0 de l'oscillateur modélisant le régulateur à partir de l'équation différentielle fournie.
  2. Identifier et calculer les vitesses de rotation, pulsations et fréquences fondamentales des trois organes en rotation indiqués sur la figure 19 (turbine, hélice et régulateur).
  3. Comparer la fréquence propre du régulateur aux fréquences de rotation de ces trois organes pour conclure sur le risque de résonance.
Voir la réponse courte

Comparaison de la fréquence propre du régulateur avec les harmoniques de rotation de l'arbre et de passage des pales.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle du mouvement du régulateur donnée pour un réglage de puissance de 70\,\% s'écrit :

5{,}42\cdot 10^{-2}\,\ddot{z}(t) + 7080\,z(t) = 14{,}5

En l'absence de terme d'amortissement dans le modèle, la pulsation de résonance correspond à la pulsation propre du système :

\omega_0 = \sqrt{\frac{K_2}{K_1}} = \sqrt{\frac{7080}{5{,}42\cdot 10^{-2}}}

D'après l'annexe de calcul numérique, \omega_0 \approx 360\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}.
La fréquence de résonance associée vaut donc :

f_0 = \frac{\omega_0}{2\pi} \approx \frac{360}{2\times 3{,}14} \approx 57{,}3\text{ Hz}

D'après le schéma de régulation de la figure 19, les conditions cinématiques en vol de croisière sont les suivantes :

  • Turbopropulseur (turbine) :
    La turbine tourne à N_{\text{turb}} = 18\,000\text{ tr/min}, d'où une fréquence de rotation :

    f_{\text{turb}} = \frac{18\,000}{60} = 300\text{ Hz} \quad (\omega_{\text{turb}} = 2\pi f_{\text{turb}} \approx 1885\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1})
  • Hélice :
    Entraînée par la turbine via le réducteur de rapport r_1 = 1/15 :

    N_{\text{hélice}} = r_1\,N_{\text{turb}} = \frac{18\,000}{15} = 1200\text{ tr/min}

    ce qui correspond à une fréquence :

    f_{\text{hélice}} = \frac{1200}{60} = 20\text{ Hz} \quad (\omega_{\text{hélice}} \approx 125{,}7\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1})
  • Régulateur centrifuge :
    Placé en aval de l'hélice via un réducteur de rapport r_2 = 0{,}8 :

    N_1 = r_2\,N_{\text{hélice}} = 0{,}8 \times 1200 = 960\text{ tr/min}

    ce qui donne une fréquence :

    f_1 = \frac{960}{60} = 16\text{ Hz} \quad (\omega_1 = 2\pi f_1 \approx 100{,}5\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1})

    Cette valeur est bien en accord avec l'ordre de grandeur de 100\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} indiqué dans les hypothèses de la partie A-3.

En comparant ces valeurs à la fréquence propre f_0 \approx 57\text{ Hz} (ou \omega_0 \approx 360\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}), on constate que :

f_1 = 16\text{ Hz} < f_{\text{hélice}} = 20\text{ Hz} \ll f_0 \approx 57\text{ Hz} \ll f_{\text{turb}} = 300\text{ Hz}
\boxed{\text{La fréquence de résonance fondamentale du régulateur n'est présente sur aucun des trois organes tournants.}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

A-4 · Validation du modèle

Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : puissance mécanique, force de propulsion

Déterminer la force propulsive en vol en palier (), à 70

Voir l'indice

Lire l'angle de pas \beta stabilisé sur les courbes constructeur pour 70\% de puissance, puis reporter cette valeur sur la courbe de poussée totale.

Voir la stratégie

Pour déterminer la force propulsive dans les conditions spécifiées (vol en palier à 6\,500\text{ m}, \mathrm{Mach}\ 0{,}5, commande POWER à 70\,\%), on exploite la chaîne de modélisation présentée aux figures 20, 21 et 22 :

  1. La figure 20 fournit le déplacement z du distributeur pour un réglage de puissance de 70\,\% ;
  2. La figure 21 donne l'angle de pas \beta de l'hélice correspondant à ce déplacement z ;
  3. La figure 22 donne la poussée totale des deux hélices en fonction de cet angle de pas \beta.
Voir la réponse courte

Calcul de la poussée totale de propulsion par la relation F = P/V à puissance et vitesse données.

Voir le corrigé complet

Procédons par lectures graphiques successives :

  1. Déplacement z de la tige du distributeur (figure 20) :
    Pour une commande de puissance de 70\,\%, on lit en ordonnée :

    z \approx 2{,}05\text{ mm}

    Ce résultat est en parfait accord avec la position d'équilibre statique issue de l'équation différentielle établie pour cette même consigne (rappelée avant la question Q30) :

    z_{\text{éq}} = \frac{14{,}5}{7080}\text{ m} \approx 2{,}05\cdot 10^{-3}\text{ m} = 2{,}05\text{ mm}
  2. Angle de pas \beta des pales (figure 21) :
    Pour un déplacement z \approx 2{,}05\text{ mm}, la courbe de la figure 21 donne un angle de calage :

    \beta \approx 46^\circ
  3. Force propulsive totale des deux turbopropulseurs (figure 22) :
    Pour \beta \approx 46^\circ, la courbe de poussée totale des deux hélices donne en ordonnée :

    F_{\text{prop}} \approx 14\,000\text{ N}

La force propulsive totale développée par les deux turbopropulseurs dans ces conditions est donc :

\boxed{F_{\text{prop}} \approx 14\text{ kN} \quad (14\,000\text{ N})}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 32

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : force de traînée, équilibre en vol, validation de modèle

• Estimer, à partir des données des Figures 2 et 3 ou de la Figure 15, la force résistante de l'air dans ces conditions de vol. • Comparer avec la valeur précédente et discuter de la pertinence du modèle.

Voir l'indice

Déduire la traînée de l'avion à partir de la puissance aérodynamique résistante en palier divisée par la vitesse de croisière V_p, puis comparer à la poussée disponible.

Voir la stratégie
  1. Exprimer et calculer la force de résistance de l'air soit à l'aide de la puissance résistante lue sur la figure 15 via la relation P_{\mathrm{air}} = F_x V_p, soit à l'aide du modèle de force de palier de la figure 2.
  2. Comparer la valeur obtenue à la force de poussée F_{\mathrm{prop}} déterminée à la question précédente et vérifier la condition d'équilibre longitudinal du vol en palier stabilisé.
  3. Commenter la cohérence globale de la chaîne de modélisation (régulation du pas, aérodynamique et dimensionnement moteur).
Voir la réponse courte

Comparaison de la traînée globale calculée à la poussée motrice en vol de palier stabilisé.

Voir le corrigé complet

1. Estimation de la force résistante de l'air

Méthode 1 : à partir de la Figure 15

À l'altitude de croisière H = 6\,500\text{ m} et à \text{Mach } 0{,}5, la lecture graphique sur la Figure 15 donne une puissance résistante de l'air :

P_{\mathrm{air}} \approx 2{,}15\text{ MW} = 2{,}15\cdot 10^6\text{ W}

En vol de croisière à la vitesse V_p = 153\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (550\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}), la puissance des forces aérodynamiques résistantes s'écrit P_{\mathrm{air}} = F_x V_p, d'où l'intensité de la force de traînée :

F_x = \frac{P_{\mathrm{air}}}{V_p}

En utilisant l'annexe de calcul numérique :

\frac{2{,}15\cdot 10^6}{153} = 14\,000\text{ N}

Méthode 2 : à partir des Figures 2 et 3

D'après la Figure 2, l'effort résistant en palier est modélisé par :

F_x = \frac{K}{2} V_p^2

Avec K = 1{,}22\text{ kg}\cdot\text{m}^{-1} et 153^2 \approx 23\,000\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2} (selon l'annexe) :

F_x = \frac{1{,}22}{2} \times 23\,000 = 0{,}61 \times 23\,000 = 14\,030\text{ N} \approx 14\text{ kN}

On retient donc :

\boxed{F_x \approx 14\,000\text{ N} = 14\text{ kN}}

2. Comparaison et discussion de la pertinence du modèle

  • À la question Q31, la poussée totale délivrée par les deux turbopropulseurs à 70 % de puissance maximale a été évaluée à :

    F_{\mathrm{prop}} \approx 14\text{ kN}
  • En vol en palier à vitesse constante et altitude stabilisée, le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe longitudinal impose l'équilibre rigoureux des forces :

    F_{\mathrm{prop}} - F_x = 0 \iff F_{\mathrm{prop}} = F_x

    Les deux valeurs coïncident parfaitement (F_{\mathrm{prop}} \approx F_x \approx 14\text{ kN}).

  • Pertinence du modèle : Cette concordance remarquable valide l'ensemble de la chaîne de modélisation :

    1. Le régulateur centrifuge ajuste correctement le déplacement du distributeur (z \approx 2{,}0\text{ mm}) pour fixer le pas des pales à sa valeur optimale (\beta \approx 45^\circ\text{--}46^\circ).
    2. L'appareil vole en palier à un régime de croisière usuel et économique correspondant à 70 % de la puissance nominale, ce qui ménage une réserve de puissance de 30 % pour les phases de montée, les manœuvres ou les turbulences.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 33

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en PTSI

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : schéma cinématique, transformation de mouvement

Dans le cadre d'un avion tout électrique, proposer, sous forme de schéma cinématique, un mécanisme permettant de faire varier le pas d'hélice, sans hydraulique cette fois : l'actionneur serait un moteur électrique.

Voir l'indice

Proposer un mécanisme de calage variable électromécanique, par exemple un actionneur électrique entraînant un plateau cyclique ou une vis sans fin couplée aux pieds de pales.

Voir la stratégie
  1. Identifier les degrés de liberté indispensables : l'hélice tourne autour de son axe principal par rapport au bâti, tandis que chaque pale doit pouvoir tourner autour de son axe longitudinal (axe de pas/calage) par rapport au moyeu.
  2. Choisir une chaîne cinématique électromécanique de remplacement : substituer le vérin hydraulique par un actionneur électrique (servomoteur) associé à un réducteur et à un transformateur de mouvement (vis-écrou à billes ou engrenages coniques/crémaillère).
  3. Proposer un schéma cinématique normalisé et clair assurant la synchronisation des différentes pales, puis en expliciter les avantages par rapport à la solution hydraulique.
Voir la réponse courte

Schéma cinématique d'un actionneur électromécanique à vis-écrou pour le calage d'orientation des pales.

Voir le corrigé complet

Dans la solution hydraulique conventionnelle, le pas d'hélice est commandé par un piston hydraulique mobile en translation axiale dans le dôme de l'hélice. Dans une architecture tout-électrique, on remplace l'actionneur hydraulique par un actionneur électromécanique (EMA : Electro-Mechanical Actuator) embarqué dans le moyeu tournant (alimenté depuis le réseau de bord via un collecteur tournant ou un transformateur tournant).

Architecture cinématique proposée (système vis-écrou et bielles de pas) :

  • Le moyeu (1) est guidé en rotation par rapport au bâti (0) par une liaison pivot d'axe principal (O, \vec{x}).
  • Chaque pale (3) est guidée en rotation par rapport au moyeu (1) par une liaison pivot d'axe radial (P, \vec{y}) (axe de pas).
  • Un moteur électrique (M) fixé au moyeu (1) entraîne en rotation, éventuellement via un réducteur, une vis (4) en liaison pivot d'axe (O,\vec{x}) par rapport à (1).
  • Un écrou/coulisseau (5) est lié à la vis (4) par une liaison hélicoïdale et guidé en translation par rapport au moyeu (1) par une liaison glissière d'axe (O, \vec{x}).
  • Une bielle (6) est reliée par des liaisons rotules (ou pivots) d'une part au coulisseau (5), d'autre part à un maneton excentré solidaire du pied de la pale (3).

Fonctionnement cinématique :

\boxed{\text{Rotation du moteur (M)} \xrightarrow{\text{vis-écrou}} \text{Translation axiale du coulisseau (5)} \xrightarrow{\text{bielles (6)}} \text{Rotation de calage des pales (3)}}

La translation du coulisseau (5) unique entraîne simultanément et avec une symétrie rigoureuse l'ensemble des pales de l'hélice via leurs biellettes respectives, garantissant un calage synchronisé identique.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Partie B : L'alimentation électrique en énergie d'un avion hybride et électrique

B-1 · Modélisation d'une pile à combustible à membrane échangeuse de protons

Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : demi-équation électronique, couple oxydant-réducteur, pile à combustible

Équilibrer la demi équation d'oxydoréduction au niveau de la cathode. Donner et .

Voir l'indice

Équilibrer les charges et les éléments oxygène et hydrogène dans la demi-équation de réduction du dioxygène en milieu acide.

Voir la stratégie

Pour déterminer les coefficients stœchiométriques a et b, on applique les lois de conservation de la matière pour chaque élément chimique (hydrogène et oxygène) ainsi que la conservation de la charge électrique globale.

Voir la réponse courte

Équilibrage direct de la réduction cathodique du dioxygène en milieu acide (a=1, b=2).

Voir le corrigé complet

Considérons la demi-équation de réduction du dioxygène à la cathode :

4\,\mathrm{H}^+ + 4\,\mathrm{e}^- + a\,\mathrm{O}_2 \longrightarrow b\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}
  • Conservation de l'élément hydrogène \mathrm{H} :

    \begin{aligned} 4 &= 2b \implies b = 2 \end{aligned}
  • Conservation de l'élément oxygène \mathrm{O} :

    \begin{aligned} 2a &= b = 2 \implies a = 1 \end{aligned}
  • Conservation de la charge électrique :

    \begin{aligned} 4 \times (+1) + 4 \times (-1) + 0 &= 0 = b \times 0 \quad \text{(bien vérifiée)} \end{aligned}

Les coefficients recherchés valent donc :

\boxed{a = 1 \quad \text{et} \quad b = 2}

La demi-équation électronique équilibrée s'écrit ainsi :

\mathrm{O}_2 + 4\,\mathrm{H}^+ + 4\,\mathrm{e}^- \longrightarrow 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : force électromotrice, formule de nernst, potentiel standard

Calculer la tension à vide, notée , de la cellule.

Voir l'indice

Appliquer la relation de Nernst à courant nul \Delta_r G^\circ = -n \mathcal{F} E_{\mathrm{eq}}^0 avec n = 4 électrons échangés par mole d'oxygène consommée.

Voir la stratégie
  1. Identifier le nombre d'électrons n échangés au cours de la réaction électrochimique associé à la valeur d'enthalpie libre fournie.
  2. Isoler la force électromotrice standard E_{\mathrm{eq}}^0 à partir de la relation thermodynamique donnée.
  3. Effectuer l'application numérique avec le nombre adéquat de chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

Calcul de la fem standard à vide de la cellule E_{eq}^0 = E^\circ(\mathrm{O_2/H_2O}) - E^\circ(\mathrm{H^+/H_2}) = 1{,}23\text{ V}.

Voir le corrigé complet

La relation d'équilibre thermodynamique fournie s'écrit :

\Delta_r G^0 + n \mathcal{F} E_{\mathrm{eq}}^0 = 0 \iff E_{\mathrm{eq}}^0 = -\frac{\Delta_r G^0}{n \mathcal{F}}

La valeur fournie \Delta_r G^0 = -237{,}1\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} correspond à l'enthalpie libre standard de formation d'une mole d'eau liquide selon l'équation-bilan :

\mathrm{H}_2\text{(g)} + \frac{1}{2}\,\mathrm{O}_2\text{(g)} \longrightarrow \mathrm{H}_2\mathrm{O}\text{(l)}

Pour cette réaction (rapportée à 1\text{ mol} de \mathrm{H}_2), la demi-équation anodique \mathrm{H}_2 \longrightarrow 2\,\mathrm{H}^+ + 2\,\mathrm{e}^- met en jeu n = 2 moles d'électrons.

Remarque : Si l'on écrit la réaction avec des coefficients entiers, soit 2\,\mathrm{H}_2 + \mathrm{O}_2 \longrightarrow 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}, l'enthalpie libre standard associée à cette équation est doublée (\Delta_r G^0 = 2 \times (-237{,}1)\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}) et le nombre d'électrons échangés vaut alors n = 4. Le potentiel E_{\mathrm{eq}}^0 étant une grandeur intensive, sa valeur reste rigoureusement inchangée.

Avec les données numériques :

  • \Delta_r G^0 = -237{,}1\cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • n = 2 ;
  • \mathcal{F} = 96\,485\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1}.

On obtient :

E_{\mathrm{eq}}^0 = \frac{237{,}1\cdot 10^3}{2 \times 96\,485} = \frac{237\,100}{192\,970} \approx 1{,}229\text{ V}
\boxed{E_{\mathrm{eq}}^0 \approx 1{,}23\text{ V}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : régression polynomiale, pile à combustible, moindre carré

Écrire l'approximation polynomiale de pour la mesure sous la forme :

Voir l'indice

Développer l'expression de l'approximation polynomiale sous la forme d'un produit matriciel ligne par colonne.

Voir la réponse courte

Écriture sous forme d'un produit scalaire de la caractéristique tension-courant modélisée par un polynôme.

Voir le corrigé complet

L'approximation polynomiale de degré K de la tension U_{\mathrm{PEMFC}} pour la i-ème mesure de densité de courant J_{\mathrm{PEMFC}}[i] s'écrit sous forme développée :

\begin{aligned} \widetilde{U}_{\mathrm{PEMFC}}[i] &= \sum_{k=0}^{K} p_k \left(J_{\mathrm{PEMFC}}[i]\right)^k \\ &= p_0 \cdot 1 + p_1 \cdot J_{\mathrm{PEMFC}}[i] + p_2 \cdot \left(J_{\mathrm{PEMFC}}[i]\right)^2 + \dots + p_K \cdot \left(J_{\mathrm{PEMFC}}[i]\right)^K \end{aligned}

Cette relation se met sous la forme du produit d'un vecteur ligne r^{\mathrm{t}}[i] de dimension 1 \times (K+1) et du vecteur colonne des coefficients p de dimension (K+1) \times 1 :

\widetilde{U}_{\mathrm{PEMFC}}[i] = r^{\mathrm{t}}[i] \, p = \begin{pmatrix} r_0 & r_1 & \cdots & r_K \end{pmatrix} \begin{pmatrix} p_0 \\ p_1 \\ \vdots \\ p_K \end{pmatrix}

Par identification terme à terme pour chaque indice k \in \{0, \dots, K\} :

r_k = \left(J_{\mathrm{PEMFC}}[i]\right)^k

L'expression matricielle recherchée pour la mesure i est donc :

\boxed{\widetilde{U}_{\mathrm{PEMFC}}[i] = \begin{pmatrix} 1 & J_{\mathrm{PEMFC}}[i] & \left(J_{\mathrm{PEMFC}}[i]\right)^2 & \cdots & \left(J_{\mathrm{PEMFC}}[i]\right)^K \end{pmatrix} \begin{pmatrix} p_0 \\ p_1 \\ \vdots \\ p_K \end{pmatrix}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : moindre carré, matrice de régression, pile à combustible

Déduire de la forme précédente le vecteur complet contenant toutes les mesures (il y a G+1 mesures) sous la forme :

Voir l'indice

Construire la matrice de Vandermonde associée en empilant les vecteurs lignes des régresseurs pour chaque point de mesure.

Voir la réponse courte

Assemblage matriciel du système de régression sous la forme matricielle de Vandermonde.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question précédente, pour chaque point de mesure i \in \{0, \dots, G\}, la valeur approchée de la tension s'écrit :

\widetilde{U}_{\mathrm{PEMFC}}[i] = r^{\mathrm{t}}[i]\,p = \begin{pmatrix} 1 & J_{\mathrm{PEMFC}}[i] & \left(J_{\mathrm{PEMFC}}[i]\right)^2 & \cdots & \left(J_{\mathrm{PEMFC}}[i]\right)^K \end{pmatrix} \begin{pmatrix} p_0 \\ p_1 \\ \vdots \\ p_K \end{pmatrix}

En empilant verticalement les G+1 équations scalaires pour former le vecteur colonne \widetilde{U}_{\mathrm{PEMFC}} \in \mathbb{R}^{G+1} :

\widetilde{U}_{\mathrm{PEMFC}} = \begin{pmatrix} \widetilde{U}_{\mathrm{PEMFC}}[0] \\ \widetilde{U}_{\mathrm{PEMFC}}[1] \\ \vdots \\ \widetilde{U}_{\mathrm{PEMFC}}[G] \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} r^{\mathrm{t}}[0] \\ r^{\mathrm{t}}[1] \\ \vdots \\ r^{\mathrm{t}}[G] \end{pmatrix} p

On identifie directement la matrice des régresseurs R \in \mathcal{M}_{G+1,\,K+1}(\mathbb{R}) :

\widetilde{U}_{\mathrm{PEMFC}} = R\,p = \begin{pmatrix} r_{00} & \cdots & r_{0K} \\ \vdots & \ddots & \vdots \\ r_{G0} & \cdots & r_{GK} \end{pmatrix} \begin{pmatrix} p_0 \\ \vdots \\ p_K \end{pmatrix}

où les coefficients r_{ik} de la matrice R sont donnés par :

\boxed{r_{ik} = \left(J_{\mathrm{PEMFC}}[i]\right)^k \quad \text{pour } 0 \le i \le G \text{ et } 0 \le k \le K}

Sous forme explicitée, la matrice R s'écrit :

\boxed{R = \begin{pmatrix} 1 & J_{\mathrm{PEMFC}}[0] & \left(J_{\mathrm{PEMFC}}[0]\right)^2 & \cdots & \left(J_{\mathrm{PEMFC}}[0]\right)^K \\ 1 & J_{\mathrm{PEMFC}}[1] & \left(J_{\mathrm{PEMFC}}[1]\right)^2 & \cdots & \left(J_{\mathrm{PEMFC}}[1]\right)^K \\ \vdots & \vdots & \vdots & \ddots & \vdots \\ 1 & J_{\mathrm{PEMFC}}[G] & \left(J_{\mathrm{PEMFC}}[G]\right)^2 & \cdots & \left(J_{\mathrm{PEMFC}}[G]\right)^K \end{pmatrix}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : python, complexité algorithmique, moindre carré

La matrice est appelée matrice des régresseurs. Compléter le code python (Figure 26) qui permet d'écrire numériquement cette matrice (MAT_REG_CONST dans le code proposé) à l'aide des mesures réalisées sur la densité de courant. Donner la complexité du code écrit.

Voir l'indice

Initialiser une matrice de zéros aux dimensions (G+1) \times (K+1) et remplir chaque colonne par les puissances successives du vecteur de densité de courant ; complexité en \mathcal{O}(G \cdot K).

Voir la stratégie
  1. Identifier la taille de la matrice des régresseurs R : elle possède G+1 lignes (nombre d'éléments du vecteur D_COURANT) et K+1 colonnes (valeur de l'entier POLYNOME_TAILLE).
  2. Allouer la matrice avec np.zeros puis remplir chaque coefficient r_{ik} = \left(J_{\mathrm{PEMFC}}[i]\right)^k, soit à l'aide d'une double boucle, soit en vectorisant selon les colonnes avec les opérations terme à terme de NumPy.
  3. Évaluer le nombre total d'opérations élémentaires pour en déduire la complexité temporelle et spatiale.
Voir la réponse courte

Implémentation de la matrice des régresseurs en Python et complexité temporelle en \mathcal{O}(G \cdot K).

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q36 et Q37, le coefficient de la ligne i (0 \le i \le G) et de la colonne k (0 \le k \le K) de la matrice des régresseurs R vaut :

r_{ik} = \left(J_{\mathrm{PEMFC}}[i]\right)^k

Le nombre de mesures est G+1 = \texttt{len(D\_COURANT)} et le nombre de coefficients à identifier est K+1 = \texttt{POLYNOME\_TAILLE}.

On peut compléter le code proposé de la façon suivante :

import numpy as np

def const_mat_regresseur(POLYNOME_TAILLE: int,
                         D_COURANT: np.ndarray) -> np.ndarray:
    """
    Fonction qui construit la matrice des regresseurs a partir des mesures
    de densite de courant.
    """
    nb_mesures = len(D_COURANT)  # G + 1 mesures
    MAT_REG_CONST = np.zeros((nb_mesures, POLYNOME_TAILLE))

    for k in range(POLYNOME_TAILLE):
        MAT_REG_CONST[:, k] = D_COURANT ** k

    return MAT_REG_CONST

Complexité de l'algorithme :

  • Complexité temporelle : La boucle s'exécute K+1 fois. À chaque itération, l'élévation à la puissance k est appliquée aux G+1 éléments du tableau NumPy, ce qui nécessite G+1 opérations élémentaires. Le nombre total d'opérations est donc proportionnel à (G+1)(K+1). La complexité temporelle est en :

    \boxed{\mathcal{O}((G+1)(K+1))} \quad \text{soit} \quad \boxed{\mathcal{O}(G \cdot K)}
  • Complexité spatiale (mémoire) : Le stockage de la matrice R de dimension (G+1) \times (K+1) requiert une complexité en \mathcal{O}((G+1)(K+1)).

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 39

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : moindre carré, équation normale, résidus

Montrer que le vecteur des paramètres qui minimise l'erreur entre la mesure et l'approximation est calculé à partir de l'équation normale :

Voir l'indice

Exprimer le critère quadratique \|\varepsilon\|_2^2 = (U - R p)^t (U - R p), le développer puis annuler son gradient vectoriel par rapport au vecteur p.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le critère d'erreur quadratique sous forme vectorielle à l'aide de la matrice des régresseurs R et des vecteurs U_{\mathrm{PEMFC}} et p.
  2. Développer l'expression matricielle du résidu.
  3. Calculer le gradient par rapport au vecteur p en utilisant les règles de dérivation vectorielle fournies par l'énoncé, puis annuler ce gradient pour obtenir l'équation normale.
Voir la réponse courte

Minimisation de la norme quadratique des résidus aboutissant aux équations normales (R^t R)p = R^t U.

Voir le corrigé complet

Le vecteur des résidus s'écrit sous forme matricielle :

\varepsilon = U_{\mathrm{PEMFC}} - \widetilde{U}_{\mathrm{PEMFC}} = U_{\mathrm{PEMFC}} - R p

Le carré de la norme euclidienne de l'erreur est égal au produit scalaire canonique du vecteur des résidus avec lui-même :

\begin{aligned} \|\varepsilon\|_2^2 &= \varepsilon^{\mathrm{t}} \varepsilon \\ &= \left(U_{\mathrm{PEMFC}} - R p\right)^{\mathrm{t}} \left(U_{\mathrm{PEMFC}} - R p\right) \\ &= \left(U_{\mathrm{PEMFC}}^{\mathrm{t}} - p^{\mathrm{t}} R^{\mathrm{t}}\right) \left(U_{\mathrm{PEMFC}} - R p\right) \\ &= U_{\mathrm{PEMFC}}^{\mathrm{t}} U_{\mathrm{PEMFC}} - U_{\mathrm{PEMFC}}^{\mathrm{t}} R p - p^{\mathrm{t}} R^{\mathrm{t}} U_{\mathrm{PEMFC}} + p^{\mathrm{t}} R^{\mathrm{t}} R p \end{aligned}

Le terme U_{\mathrm{PEMFC}}^{\mathrm{t}} R p étant un scalaire, il est égal à sa transposée :

U_{\mathrm{PEMFC}}^{\mathrm{t}} R p = \left(U_{\mathrm{PEMFC}}^{\mathrm{t}} R p\right)^{\mathrm{t}} = p^{\mathrm{t}} R^{\mathrm{t}} U_{\mathrm{PEMFC}}

On en déduit :

\|\varepsilon\|_2^2 = U_{\mathrm{PEMFC}}^{\mathrm{t}} U_{\mathrm{PEMFC}} - 2\, U_{\mathrm{PEMFC}}^{\mathrm{t}} R p + p^{\mathrm{t}} R^{\mathrm{t}} R p

On dérive cette fonction par rapport au vecteur de paramètres p en utilisant les règles de dérivation fournies par l'énoncé :

  • \dfrac{\partial}{\partial p}\left(U_{\mathrm{PEMFC}}^{\mathrm{t}} U_{\mathrm{PEMFC}}\right) = 0 (terme indépendant de p) ;
  • avec y = U_{\mathrm{PEMFC}}, A = R et x = p :

    \frac{\partial}{\partial p} \left(U_{\mathrm{PEMFC}}^{\mathrm{t}} R p\right) = R^{\mathrm{t}} U_{\mathrm{PEMFC}}
  • avec A = R et x = p :

    \frac{\partial}{\partial p} \left(p^{\mathrm{t}} R^{\mathrm{t}} R p\right) = 2 R^{\mathrm{t}} R p

Le gradient de l'erreur quadratique par rapport à p vaut donc :

\frac{\partial \|\varepsilon\|_2^2}{\partial p} = -2 R^{\mathrm{t}} U_{\mathrm{PEMFC}} + 2 R^{\mathrm{t}} R p

La fonction étant strictement convexe, le minimum global est atteint lorsque ce gradient s'annule, ce qui conduit à :

-2 R^{\mathrm{t}} U_{\mathrm{PEMFC}} + 2 R^{\mathrm{t}} R p = 0

d'où l'équation normale :

\boxed{\left(R^{\mathrm{t}} R\right) p = R^{\mathrm{t}} U_{\mathrm{PEMFC}}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : modèle de thévenin, résistance interne, pile à combustible

Pour le modèle d'ordre 1, démontrer que ce modèle revient à considérer comme schéma équivalent un générateur de tension avec une résistance interne en série.

Voir l'indice

Identifier l'équation d'une droite affine U = p_0 + p_1 J avec la caractéristique tension-courant d'un dipôle de Thévenin où E_0 = p_0 et la résistance interne vaut -p_1.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'expression du modèle polynomial pour un degré K = 1.
  2. Exprimer la relation tension-courant d'un générateur de tension réel (modèle équivalent de Thévenin) en convention générateur.
  3. Identifier terme à terme les grandeurs physiques (force électromotrice à vide et résistance interne) pour conclure.
Voir la réponse courte

Identification du modèle affine d'ordre 1 à un générateur de Thévenin de fem E_0 et résistance interne r.

Voir le corrigé complet

Pour un modèle polynomial de degré K = 1, la tension approchée s'écrit en fonction de la densité de courant J_{\mathrm{PEMFC}} :

\widetilde{U}_{\mathrm{PEMFC}} = p_0 + p_1 J_{\mathrm{PEMFC}}

Comme la tension décroît lorsque la densité de courant débitée augmente (voir la droite bleue de la figure 27), le coefficient directeur est négatif : p_1 < 0.

Considérons une cellule de surface active S, traversée par un courant I = J_{\mathrm{PEMFC}}\,S. La caractéristique tension-courant aux bornes d'un dipôle constitué d'une source idéale de tension de force électromotrice E_0 en série avec une résistance interne R_{\mathrm{int}}, en convention générateur, s'écrit :

\begin{aligned} U &= E_0 - R_{\mathrm{int}} I \\ U &= E_0 - (R_{\mathrm{int}} S)\,J_{\mathrm{PEMFC}} \end{aligned}

Par identification directe entre les deux expressions :

\begin{cases} E_0 = p_0 \\ R_{\mathrm{int}} = -\dfrac{p_1}{S} \quad (\text{ou une résistance surfacique } r_{\mathrm{int}} = R_{\mathrm{int}} S = -p_1 > 0) \end{cases}
\boxed{\text{Le modèle d'ordre 1 s'identifie au schéma de Thévenin : une source idéale de f.é.m. } E_0 = p_0 \text{ en série avec une résistance } R_{\mathrm{int}} = -\frac{p_1}{S}.}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs

Notions : régression, résidus, coefficient de détermination

Décrire plusieurs critères afin de comparer ces deux modèles.

Voir l'indice

Comparer l'erreur quadratique moyenne globale, le comportement aux limites (activation et saturation par concentration) et le risque de sur-apprentissage (phénomène de Runge).

Voir la stratégie

Pour comparer de manière rigoureuse deux modèles d'identification (ici deux polynômes de degrés différents, K=1 et K=7), il convient d'adopter la démarche classique de modélisation en sciences industrielles et en physique :

  1. Évaluer la fidélité de l'ajustement vis-à-vis des données expérimentales et de la physique sous-jacente (erreur résiduelle, capture des non-linéarités).
  2. Examiner la complexité, la parcimonie et la robustesse du modèle (nombre de paramètres, risque de surapprentissage, capacité d'extrapolation).
  3. Analyser l'interprétabilité physique des paramètres et l'exploitabilité du modèle dans des outils de simulation de circuit électrique.
Voir la réponse courte

Critères de comparaison de régressions : résidus quadratiques, coefficient R^2 et risque de surapprentissage.

Voir le corrigé complet

La comparaison entre le modèle d'ordre 1 et le modèle d'ordre 7 s'articule autour de trois critères majeurs :

  1. Précision et fidélité de la représentation (qualité d'ajustement) :

    • Critère statistique : On compare l'erreur quadratique globale \|\varepsilon\|_2^2 (ou l'erreur quadratique moyenne RMSE / le coefficient de détermination R^2). Le modèle d'ordre 7 minimise davantage cette erreur que le modèle linéaire.
    • Prise en compte des régimes physiques : La caractéristique expérimentale d'une pile PEMFC présente trois zones distinctes : la chute d'activation (forte décroissance logarithmique à faible densité J < 0{,}05\text{ A}\cdot\text{cm}^{-2}), la zone ohmique (pente quasi-linéaire) et la chute de transport de matière/concentration aux fortes densités (J > 0{,}4\text{ A}\cdot\text{cm}^{-2}). Le modèle d'ordre 7 épouse parfaitement la courbure d'activation et la saturation, tandis que le modèle d'ordre 1 échoue aux extrémités : à J=0, il sous-estime la f.é.m. à vide d'environ 0{,}1\text{ V} (0{,}96\text{ V} au lieu de 1{,}06\text{ V}).
  2. Complexité, robustesse et risque de surapprentissage (overfitting) :

    • Parcimonie : Le modèle d'ordre 1 ne requiert que deux paramètres (p_0, p_1), contre huit (p_0, \dots, p_7) pour l'ordre 7.
    • Robustesse et extrapolation : Un polynôme de degré élevé risque d'épouser le bruit de mesure plutôt que la dynamique physique et peut présenter des ondulations indésirables (phénomène de type Runge). De plus, l'extrapolation en dehors de la plage de mesure [0\,;\,0{,}45]\text{ A}\cdot\text{cm}^{-2} diverge très rapidement pour K=7, alors que le modèle d'ordre 1 reste stable.
    • Conditionnement numérique : L'inversion de R^{\mathrm{t}}R pour K=7 est plus sujette au mauvais conditionnement numérique.
  3. Interprétabilité physique et exploitabilité dans un schéma équivalent :

    • Le modèle d'ordre 1 s'identifie immédiatement à un dipôle générateur de Thévenin (source de tension idéale E_0 et résistance interne r_{\mathrm{int}}), directement intégrable dans des outils de modélisation électrique linéaire ou d'automatique.
    • Le modèle d'ordre 7 constitue un modèle de type « boîte noire » : ses coefficients n'ont pas de signification physique directe, ce qui complique son couplage avec les équations dynamiques usuelles du circuit.
Signaler une erreurSommaire

Question 42

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : fonction de transfert, impédance opérationnelle, impédance complexe

Déterminer l'expression canonique de la fonction de transfert à l'aide de la variable de Laplace entre le courant (entrée) et (sortie) pour une tension constante.

Voir l'indice

Remplacer la capacité par son admittance opérationnelle C p et déterminer l'impédance équivalente du dipôle vue par la source à E_{\mathrm{eq}} constante.

Voir la stratégie
  1. Identifier la structure du circuit électrique (Figure 28) : la source de tension continue E_{\mathrm{eq}} est en série avec la résistance interne R_i et avec le dipôle parallèle formé par la branche (R_a + R_c) et le condensateur C.
  2. Exprimer l'impédance équivalente du circuit passivé (pour E_{\mathrm{eq}} = \text{cste}) dans le domaine de Laplace.
  3. Appliquer la loi des mailles pour relier la tension aux bornes de la cellule V_L(p) au courant extrait I_L(p), puis mettre la fonction de transfert sous forme canonique.
Voir la réponse courte

Calcul de l'impédance dynamique équivalente associant résistance de transfert de charge et capacité de double couche.

Voir le corrigé complet

Considérons le schéma équivalent de la cellule PEMFC représenté sur la Figure 28.

Le dipôle formé par la mise en parallèle de la branche résistive (R_a + R_c) et du condensateur de capacité C présente une admittance équivalente dans le domaine de Laplace :

Y_p(p) = \frac{1}{R_a + R_c} + C p = \frac{1 + (R_a + R_c) C p}{R_a + R_c}

d'où l'impédance équivalente de ce bloc :

Z_p(p) = \frac{R_a + R_c}{1 + (R_a + R_c) C p}

L'impédance interne totale vue des bornes de la cellule (le générateur continu E_{\mathrm{eq}} étant passivé car E_{\mathrm{eq}} = \text{cste}) s'obtient en associant en série la résistance interne R_i et Z_p(p) :

\begin{aligned} Z(p) &= R_i + Z_p(p) = R_i + \frac{R_a + R_c}{1 + (R_a + R_c) C p} \\ &= \frac{R_i \left[ 1 + (R_a + R_c) C p \right] + R_a + R_c}{1 + (R_a + R_c) C p} \\ &= \frac{(R_i + R_a + R_c) + R_i (R_a + R_c) C p}{1 + (R_a + R_c) C p} \end{aligned}

Le courant I_L(t) représente le courant extrait de la cellule (débité par celle-ci vers la charge). En convention générateur pour la cellule, la loi des mailles s'écrit dans le domaine temporel :

V_L(t) = E_{\mathrm{eq}} - v_{\mathrm{chute}}(t)

En prenant la transformée de Laplace des variations (ou pour E_{\mathrm{eq}} = \text{cste}, soit \Delta E_{\mathrm{eq}} = 0) :

V_L(p) = - Z(p) I_L(p)

La fonction de transfert H(p) = \dfrac{V_L(p)}{I_L(p)} se met ainsi sous la forme canonique d'un premier ordre à numérateur du premier ordre (correcteur à retard de phase) :

\boxed{H(p) = \frac{V_L(p)}{I_L(p)} = - K_0 \, \frac{1 + \tau_1 p}{1 + \tau_2 p}}

avec les paramètres caractéristiques suivants :

\begin{aligned} K_0 &= R_i + R_a + R_c \\ \tau_1 &= \frac{R_i(R_a + R_c)}{R_i + R_a + R_c} C = \left[ R_i \mathbin{\!/\mkern-5mu/\!} (R_a + R_c) \right] C \\ \tau_2 &= (R_a + R_c) C \end{aligned}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 43

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : diagramme de bode, pulsation de coupure, tracé asymptotique

Tracer les diagrammes de Bode asymptotiques de la fonction transfert pour le courant (entrée) et (sortie) avec une tension constante. On précise que , , et .

Voir l'indice

Identifier le pôle et le zéro de la fonction de transfert, vérifier que le pôle est situé à une fréquence inférieure à celle du zéro, puis tracer les asymptotes de gain et de phase.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les pulsations caractéristiques associées aux constantes de temps \tau_1 et \tau_2 établies à la question Q42, et déterminer leur ordre relatif.
  2. Établir les équations des asymptotes de gain en dB pour les trois zones de fréquences en justifiant que les gains restent strictement positifs grâce aux conditions R_i, R_a, R_c > 1.
  3. Déterminer les asymptotes de phase en tenant compte du signe global de la transmittance, puis tracer les diagrammes de Bode asymptotiques normalisés.
Voir la réponse courte

Tracé asymptotique de Bode du dipôle présentant un pôle et un zéro réels du premier ordre.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q42, la fonction de transfert s'écrit sous forme canonique :

H(p) = \frac{V_L(p)}{I_L(p)} = - (R_i + R_a + R_c) \frac{1 + \tau_1 p}{1 + \tau_2 p} = - K_0 \frac{1 + \frac{p}{\omega_1}}{1 + \frac{p}{\omega_2}}

avec le gain statique K_0 = R_i + R_a + R_c, et les pulsations caractéristiques :

\begin{aligned} \omega_2 &= \frac{1}{\tau_2} = \frac{1}{(R_a + R_c)C} \quad \text{(pôle)}, \\ \omega_1 &= \frac{1}{\tau_1} = \frac{R_i + R_a + R_c}{R_i(R_a + R_c)C} = \omega_2 \left(1 + \frac{R_a + R_c}{R_i}\right) \quad \text{(zéro)}. \end{aligned}

Comme R_i > 1, R_a > 1, R_c > 1 et C > 0, le rapport \frac{R_a + R_c}{R_i} est strictement positif, d'où :

\boxed{\omega_2 < \omega_1}

1. Diagramme asymptotique du gain en décibels Le gain s'écrit G_{\mathrm{dB}}(\omega) = 20\log_{10}|H(j\omega)| avec :

|H(j\omega)| = (R_i + R_a + R_c)\sqrt{\frac{1 + (\omega/\omega_1)^2}{1 + (\omega/\omega_2)^2}}
  • Basses fréquences (\omega \ll \omega_2) :

    G_{\mathrm{dB}} \approx 20\log_{10}(R_i + R_a + R_c) \quad \text{(pente nulle)}

    Comme R_i + R_a + R_c > 3 > 1, on a G_{\mathrm{dB}} > 20\log_{10}(3) \approx 9{,}5\text{ dB} > 0\text{ dB}.

  • Moyennes fréquences (\omega_2 \ll \omega \ll \omega_1) :

    G_{\mathrm{dB}} \approx 20\log_{10}(R_i + R_a + R_c) - 20\log_{10}\left(\frac{\omega}{\omega_2}\right) \quad \text{(pente de } -20\text{ dB/décade)}
  • Hautes fréquences (\omega \gg \omega_1) :

    |H(j\omega)| \approx (R_i + R_a + R_c)\frac{\omega_2}{\omega_1} = R_i \implies G_{\mathrm{dB}} \approx 20\log_{10}(R_i) \quad \text{(pente nulle)}

    Comme R_i > 1, cette asymptote haute fréquence est également strictement positive : G_{\mathrm{dB}} > 0\text{ dB}.

2. Diagramme asymptotique de la phase La phase s'écrit \varphi(\omega) = \arg(H(j\omega)). Le signe négatif introduit un déphasage constant de -\pi (ou -180^\circ) :

\varphi(\omega) = -180^\circ + \arctan\left(\frac{\omega}{\omega_1}\right) - \arctan\left(\frac{\omega}{\omega_2}\right)
  • Pour \omega < \omega_2 : \varphi \approx -180^\circ.
  • Pour \omega_2 < \omega < \omega_1 : \varphi \approx -180^\circ - 90^\circ = -270^\circ (ou +90^\circ).
  • Pour \omega > \omega_1 : \varphi \approx -180^\circ - 90^\circ + 90^\circ = -180^\circ.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

B-2 · Augmentation de la puissance massique des entrainements électriques et fiabilité

Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en TSI1

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : puissance massique, couple électromagnétique, machine synchrone

Pour une machine électrique de couple maximal et de vitesse de rotation au point de base , définir la puissance mécanique. En définissant le couple massique , avec la masse de la machine, comme étant limité pour une machine donnée par la capacité à évacuer les pertes sous forme de chaleur, expliquer pourquoi l'augmentation de la puissance massique passe par l'augmentation de la vitesse de rotation de base .

Voir l'indice

Exprimer la puissance comme le produit du couple par la vitesse de rotation, et constater que sous contrainte thermique limitant le couple massique, seule la vitesse peut croître.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance mécanique développée par la machine tournante à partir du couple et de la vitesse de rotation au point de fonctionnement considéré.
  2. Former le ratio de puissance massique P_{\mathrm{méc}}/M pour faire apparaître explicitement le couple massique \Gamma_{\max}/M.
  3. Analyser l'origine physique du plafonnement thermique du couple massique et en déduire le rôle de la vitesse de base \Omega_b.
Voir la réponse courte

Justification du gain en puissance massique par augmentation de la vitesse de rotation pour un couple massique borné thermiquement.

Voir le corrigé complet

La puissance mécanique fournie par la machine électrique tournant à la vitesse angulaire de base \Omega_b et développant son couple maximal \Gamma_{\max} s'écrit :

\boxed{P_{\mathrm{méc}} = \Gamma_{\max} \, \Omega_b}

où P_{\mathrm{méc}} s'exprime en watts (\text{W}), \Gamma_{\max} en newtons-mètres (\text{N}\cdot\text{m}) et \Omega_b en radians par seconde (\text{rad}\cdot\text{s}^{-1}).

La puissance massique au point de base, notée p_m, est le rapport de la puissance mécanique à la masse M de la machine :

p_m = \frac{P_{\mathrm{méc}}}{M} = \left(\frac{\Gamma_{\max}}{M}\right) \Omega_b

Le couple électromagnétique d'une machine synchrone est directement lié aux courants circulant dans les enroulements statoriques (charge linéique de courant). Ces courants génèrent des pertes par effet Joule qui s'évacuent sous forme de chaleur. La température admissible par les isolants du bobinage impose une puissance thermique maximale dissipable par le système de refroidissement, ce qui plafonne le couple maximal par unité de masse :

\frac{\Gamma_{\max}}{M} \le \left(\frac{\Gamma_{\max}}{M}\right)_{\max}

Puisque le couple massique est ainsi borné par la thermique, le seul moyen d'augmenter la puissance massique p_m consiste à augmenter la vitesse de rotation de base \Omega_b :

\boxed{p_m = \left(\frac{\Gamma_{\max}}{M}\right) \Omega_b \implies \text{pour accroître } p_m \text{ à couple massique borné, il faut augmenter } \Omega_b}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 45

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en TSI1

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique ; Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : force électromotrice, loi de faraday, machine synchrone

Écrire la relation entre le flux total de la phase à courant nul et la force contre électromotrice . À partir du schéma équivalent de la Figure 29, écrire la loi des mailles puis la réécrire sous forme complexe. La forme complexe sera notée de la façon suivante :

Voir l'indice

Appliquer la loi de Faraday pour exprimer la f.c.e.m. puis sommer les tensions aux bornes de l'inductance et de la source idéale dans le schéma monophasé.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de Faraday pour relier la force électromotrice induite (f.c.é.m.) au flux magnétique traversant la phase à courant nul.
  2. Parcourir la maille du schéma équivalent monophasé (figure 29) en respectant les conventions de fléchage des tensions et du courant.
  3. Passer en régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega avec la notation complexe imposée.
Voir la réponse courte

Loi de Faraday pour la fcem synchrone et équation de maille complexe de l'induit \underline{V} = (R+\mathrm{j}L\omega)\underline{I} + \underline{E}.

Voir le corrigé complet

1. Relation entre le flux et la force contre-électromotrice :

D'après la loi de Faraday (loi de l'induction électromagnétique), la force électromotrice induite dans la phase à courant nul est reliée au flux total \phi_t(t) par :

\boxed{e(t) = -\frac{\mathrm{d}\phi_t(t)}{\mathrm{d}t}}

Remarque : selon la convention d'orientation choisie pour la normale à la phase par rapport au sens de parcours de la maille, certains auteurs écrivent e(t) = \frac{\mathrm{d}\phi_t}{\mathrm{d}t} en convention récepteur.

2. Loi des mailles :

Sur le schéma de la Figure 29 :

  • la tension d'alimentation v(t) est fléchée vers le haut ;
  • le courant i(t) circule de gauche à droite dans l'inductance L_s, ce qui donne en convention récepteur une tension u_L(t) = L_s \frac{\mathrm{d}i(t)}{\mathrm{d}t} orientée de droite à gauche ;
  • la force contre-électromotrice e(t) est fléchée vers le haut.

En parcourant la maille dans le sens horaire :

v(t) - L_s \frac{\mathrm{d}i(t)}{\mathrm{d}t} - e(t) = 0

soit la relation temporelle :

\boxed{v(t) = e(t) + L_s \frac{\mathrm{d}i(t)}{\mathrm{d}t}}

3. Écriture sous forme complexe :

En régime sinusoïdal permanent de pulsation \omega, l'opération de dérivation temporelle correspond à la multiplication par \mathrm{j}\omega. En adoptant la notation imposée x(t) \rightarrow \underline{X}(\omega), la loi des mailles devient :

\boxed{\underline{V}(\omega) = \underline{E}(\omega) + \mathrm{j} L_s \omega \underline{I}(\omega)}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 46

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique

Notions : machine synchrone, diagramme de fresnel, puissance massique

Le courant électrique et la force contre électromotrice sont en phase. Montrer que l'augmentation de la vitesse de base à courant d'amplitude maximale constante conduit à augmenter l'amplitude maximale de la tension d'alimentation . Résumer la conséquence de l'accroissement de la puissance massique sur l'augmentation de la tension d'alimentation.

Voir l'indice

Calculer le module complexe de la tension en quadrature avec le courant, puis exprimer sa dépendance linéaire vis-à-vis de la pulsation électrique \omega_b = p \Omega_b.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'amplitude E_{\max} de la force contre-électromotrice en fonction de la vitesse angulaire \Omega_b et du flux rotorique maximal.
  2. Utiliser la loi des mailles établie à la question Q45 sous forme complexe avec l'hypothèse de phase entre le courant et la f.c.e.m. pour calculer l'amplitude V_{\max} de la tension d'alimentation.
  3. Faire le lien avec la question Q44 pour relier l'accroissement de la puissance massique à la nécessité de monter en tension.
Voir la réponse courte

Montée en tension induite par la proportionnalité entre fcem, impédance synchrone et vitesse de rotation.

Voir le corrigé complet

Soit \Phi_0 la valeur crête du flux rotorique embrassé par une phase statorique à courant nul, tel que :

\phi_t(t) = \Phi_0 \cos(\omega_b t + \psi)

La f.c.e.m. s'écrit alors d'après la loi de Faraday (question Q45) :

e(t) = -\frac{\mathrm{d}\phi_t}{\mathrm{d}t} = \omega_b \Phi_0 \sin(\omega_b t + \psi)

Son amplitude vaut donc :

E_{\max} = \omega_b \Phi_0 = p\,\Omega_b \Phi_0

Elle est directement proportionnelle à la vitesse de rotation de base \Omega_b.

Le courant i(t) et la f.c.e.m. e(t) étant en phase, en prenant comme référence la phase de e(t), les grandeurs complexes associées s'écrivent :

\underline{E}(\omega_b) = E_{\max} \quad \text{et} \quad \underline{I}(\omega_b) = I_{\max}

La loi des mailles établie à la question Q45 donne :

\underline{V}(\omega_b) = \underline{E}(\omega_b) + \mathrm{j} L_s \omega_b \underline{I}(\omega_b) = E_{\max} + \mathrm{j} L_s \omega_b I_{\max}

Les termes réel et imaginaire étant en quadrature, l'amplitude V_{\max} = |\underline{V}| s'exprime par le théorème de Pythagore :

\begin{aligned} V_{\max} &= \sqrt{E_{\max}^2 + (L_s \omega_b I_{\max})^2} \\ &= \sqrt{(p\Omega_b \Phi_0)^2 + (L_s p\Omega_b I_{\max})^2} \\ &= p\,\Omega_b \sqrt{\Phi_0^2 + L_s^2 I_{\max}^2} \end{aligned}

À courant d'amplitude maximale I_{\max} constant, V_{\max} est proportionnel à \Omega_b :

\boxed{V_{\max} = p\,\Omega_b \sqrt{\Phi_0^2 + L_s^2 I_{\max}^2}}

Une augmentation de la vitesse de rotation de base \Omega_b entraîne donc une augmentation linéaire de l'amplitude maximale de la tension d'alimentation v(t).

Conséquence sur la puissance massique :
D'après la question Q44, le couple massique \Gamma_{\max}/M est limité par les capacités thermiques de dissipation (pertes Joules liées à I_{\max} constant) ; augmenter la puissance massique p_m = (\Gamma_{\max}/M)\Omega_b impose donc d'augmenter la vitesse de rotation \Omega_b. Comme V_{\max} \propto \Omega_b, l'accroissement de la puissance massique conduit inévitablement à augmenter la tension d'alimentation du réseau électrique de bord (passage à la haute tension).

Résultat

Signaler une erreurSommaire

B-3 · Décharges partielles au sein des conducteurs

Question 47

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : théorème de gauss, symétrie du champ électrique, conducteur cylindrique

À partir du théorème de Gauss, donner le champ électrique crée par le conducteur pour tout rayon .

Voir l'indice

Définir une surface de Gauss cylindrique de rayon r et de longueur h, puis appliquer le théorème de Gauss en exploitant les symétries cylindriques.

Voir la stratégie
  1. Modéliser le conducteur rectiligne comme un cylindre infini (H \gg R), en négligeant les effets de bord.
  2. Déterminer les symétries et invariances de la distribution pour en déduire la direction et les dépendances du champ électrostatique \vec{E}.
  3. Choisir comme surface de Gauss un cylindre fermé coaxial au conducteur, calculer le flux sortant et la charge intérieure, puis appliquer le théorème de Gauss.
Voir la réponse courte

Application du théorème de Gauss à un cylindre uniformément chargé donnant E(r) = \lambda / (2\pi\varepsilon_0 r).

Voir le corrigé complet

On se place en coordonnées cylindriques (r, \theta, z) d'axe confondu avec l'axe de révolution du conducteur, de vecteur unitaire radial \vec{u}_r.

Symétries et invariances

  • En négligeant les effets de bord (H \gg R), la distribution est invariante par translation selon z et par rotation autour de l'axe Oz : le champ ne dépend que de la distance radiale r.
  • Tout plan contenant l'axe Oz est plan de symétrie de la distribution de charge, ainsi que tout plan perpendiculaire à cet axe. Le champ électrostatique est donc purement radial :

    \vec{E}(M) = E(r)\,\vec{u}_r

Application du théorème de Gauss On choisit comme surface de Gauss \mathcal{S}_G un cylindre fermé de même axe Oz, de rayon r \ge R et de hauteur h (h \ll H).

  • Le flux à travers les deux bases planes est nul car le champ y est orthogonal à la normale (\vec{E} \cdot \vec{u}_z = 0).
  • Le flux à travers la surface latérale vaut :

    \Phi = \iint_{\text{lat}} \vec{E}\cdot\mathrm{d}\vec{S} = E(r) \times 2\pi r h
  • Pour r \ge R, la charge intérieure totale contenue dans le volume de rayon R et de hauteur h est :

    Q_{\text{int}} = q \times (\pi R^2 h)

    où q désigne la charge volumique (densité volumique de charge).

D'après le théorème de Gauss :

\begin{aligned} \Phi &= \frac{Q_{\text{int}}}{\varepsilon_0} \\ E(r)\, 2\pi r h &= \frac{q \pi R^2 h}{\varepsilon_0} \end{aligned}

On en déduit l'expression du champ électrostatique pour tout r \ge R :

\boxed{\vec{E}(r) = \frac{q R^2}{2\varepsilon_0 r}\,\vec{u}_r}

Remarque : si la notation q de l'énoncé désignait la charge totale du conducteur de longueur H, la densité linéique de charge vaudrait \lambda = \frac{q}{H}, conduisant à l'expression équivalente \vec{E}(r) = \frac{q}{2\pi\varepsilon_0 H r}\,\vec{u}_r.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 48

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : principe de superposition, champ électrostatique

En utilisant le théorème de superposition, écrire le champ électrique pour en fonction de .

Voir l'indice

Sommer vectoriellement les contributions radiales des champs créés par chaque cylindre chargé le long du segment d'entraxe joignant leurs surfaces.

Voir la stratégie
  1. Repérer la position des axes des deux cylindres par rapport à l'origine choisie sur la figure 31.
  2. Exprimer le champ créé par chaque conducteur en un point M(x) situé sur l'axe (Ox) pour x \in [0, L] en utilisant le résultat de la question Q47.
  3. Appliquer le principe de superposition en tenant compte des signes des charges et des orientations des champs élémentaires.
Voir la réponse courte

Somme vectorielle des champs électriques créés entre deux conducteurs cylindriques de charges linéiques opposées.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 31, l'axe (Ox) est colinéaire à la ligne des centres des deux conducteurs cylindriques de rayon R :

  • Le premier conducteur, de charge volumique +q, a sa surface extérieure en x = 0 ; son axe est donc situé en x_1 = -R.
  • Le second conducteur, de charge volumique -q, a sa surface intérieure en x = L ; son axe est donc situé en x_2 = L + R.

Pour un point situé sur le segment [0, L], on a x \ge 0 et x \le L. Le point est donc extérieur aux deux conducteurs cylindriques :

  • La distance à l'axe du premier conducteur vaut r_1 = x - x_1 = x + R \ge R. Le conducteur étant chargé positivement (+q), le champ créé est radial centrifuge, dirigé selon +\vec{u}_x :

    \vec{E}_1(x) = \frac{q R^2}{2\varepsilon_0 (x + R)} \vec{u}_x
  • La distance à l'axe du second conducteur vaut r_2 = x_2 - x = L + R - x \ge R. Le conducteur portant une charge volumique négative (-q), le champ créé est radial centripète (attractif vers l'axe situé en x_2 > x), donc également dirigé selon +\vec{u}_x :

    \vec{E}_2(x) = \frac{q R^2}{2\varepsilon_0 (L + R - x)} \vec{u}_x

D'après le théorème de superposition, le champ électrique total \vec{E}(x) en tout point de l'intervalle [0, L] est la somme vectorielle de ces deux contributions :

\vec{E}(x) = \vec{E}_1(x) + \vec{E}_2(x)

soit :

\boxed{\vec{E}(x) = \frac{q R^2}{2\varepsilon_0} \left( \frac{1}{x + R} + \frac{1}{L + R - x} \right) \vec{u}_x}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 49

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : potentiel électrostatique, circulation du champ électrique

Écrire la circulation du champ électrique entre . En déduire la différence de potentiel entre les deux conducteurs. On prendra . Le calcul de l'intégrale n'est pas demandé.

Voir l'indice

Écrire l'intégrale de circulation de \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{x} entre les deux conducteurs pour relier analytiquement la différence de potentiel à la charge portée.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la circulation élémentaire du champ électrostatique \vec{E}(x)\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} le long du segment rectiligne orienté par \vec{u}_x reliant la surface du premier conducteur (x=0) à celle du second (x=L).
  2. Utiliser la relation fondamentale de l'électrostatique \vec{E} = -\vec{\mathrm{grad}}\,V pour relier cette circulation à la différence de potentiel V(0) - V(L) entre les deux conducteurs.
Voir la réponse courte

Définition de la tension entre les conducteurs par intégration du champ électrostatique sur la distance inter-câbles.

Voir le corrigé complet

Le long de l'axe reliant les deux conducteurs (de x=0 à x=L), le déplacement élémentaire s'écrit :

\mathrm{d}\vec{\ell} = \mathrm{d}x\,\vec{u}_x

En utilisant l'expression du champ électrostatique établie à la question précédente :

\vec{E}(x) = \frac{q R^2}{2\varepsilon_0}\left(\frac{1}{x+R} + \frac{1}{L+R-x}\right)\vec{u}_x

la circulation du champ électrique entre x = 0 et x = L s'écrit :

\mathcal{C} = \int_0^L \vec{E}(x)\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = \int_0^L E(x)\,\mathrm{d}x

soit :

\boxed{\mathcal{C} = \frac{q R^2}{2\varepsilon_0}\int_0^L \left(\frac{1}{x+R} + \frac{1}{L+R-x}\right)\mathrm{d}x}

En régime électrostatique, le champ électrique dérive d'un potentiel scalaire :

\vec{E} = -\vec{\mathrm{grad}}\,V \implies \mathrm{d}V = - \vec{E}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = -E(x)\,\mathrm{d}x

Par intégration le long du segment joignant la surface du conducteur positif (x=0) à celle du conducteur négatif (x=L), la différence de potentiel (tension) \Delta V = V(0) - V(L) s'identifie directement à la circulation :

\Delta V = V(0) - V(L) = -\int_0^L \mathrm{d}V = \int_0^L \vec{E}(x)\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = \mathcal{C}

D'où l'expression de la différence de potentiel entre les deux conducteurs :

\boxed{\Delta V = V(0) - V(L) = \frac{q R^2}{2\varepsilon_0}\int_0^L \left(\frac{1}{x+R} + \frac{1}{L+R-x}\right)\mathrm{d}x}

Remarque (calcul de l'intégrale à titre informatif) : Une primitive de la fonction à intégrer est x \mapsto \ln(x+R) - \ln(L+R-x) = \ln\left(\frac{x+R}{L+R-x}\right). On obtient alors :

\int_0^L \left(\frac{1}{x+R} + \frac{1}{L+R-x}\right)\mathrm{d}x = \left[ \ln\left(\frac{x+R}{L+R-x}\right) \right]_0^L = 2\ln\left(1 + \frac{L}{R}\right)

ce qui conduirait à :

\Delta V = \frac{q R^2}{\varepsilon_0}\ln\left(1 + \frac{L}{R}\right)

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 50

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : tension de claquage, loi de paschen, rigidité diélectrique

Déterminer la tension de claquage entre deux conducteurs au niveau du sol et à d'altitude.

Voir l'indice

Calculer le produit pression \times distance pour le sol et l'altitude de 6\,500\text{ m}, puis lire les tensions disruptives correspondantes sur la courbe de Paschen.

Voir la stratégie
  1. Calculer le produit de la pression par la distance inter-conducteurs P \times d pour les deux conditions de vol (au niveau du sol et à 6\,500\text{ m} d'altitude).
  2. Utiliser l'échelle logarithmique de la courbe de Paschen (Figure 32) pour déterminer la tension de claquage correspondante dans chaque cas.
Voir la réponse courte

Utilisation de la courbe de Paschen pour déterminer les tensions de claquage au sol et à l'altitude de croisière.

Voir le corrigé complet

La distance moyenne entre deux conducteurs est :

d = 0{,}1\text{ mm}

1. Au niveau de la mer (au sol) : La pression vaut P_{\text{sol}} = 1{,}013\text{ bar}. Le produit pression \times distance est donc :

(P \cdot d)_{\text{sol}} = 1{,}013 \times 0{,}1 \approx 0{,}101\text{ bar}\cdot\text{mm} \approx 10^{-1}\text{ bar}\cdot\text{mm}

Sur la Figure 32, à l'abscisse P \cdot d = 10^{-1}\text{ bar}\cdot\text{mm}, on lit sur l'axe des ordonnées logarithmique une tension de claquage comprise entre 850\text{ V} et 1\,000\text{ V} :

\boxed{V_{\text{claquage, sol}} \approx 900\text{ à } 1\,000\text{ V}}

2. À 6\,500\text{ m} d'altitude : La pression vaut P_{\text{alt}} = 0{,}264\text{ bar}. Le produit pression \times distance vaut :

(P \cdot d)_{\text{alt}} = 0{,}264 \times 0{,}1 = 0{,}0264\text{ bar}\cdot\text{mm} \approx 2{,}6\cdot 10^{-2}\text{ bar}\cdot\text{mm}

Sur la Figure 32, à l'abscisse 2{,}6\cdot 10^{-2}\text{ bar}\cdot\text{mm}, on se situe juste au-dessus du minimum de Paschen (situé vers 7\cdot 10^{-3}\text{ bar}\cdot\text{mm} pour une valeur d'environ 300\text{ V} à 330\text{ V}). On relève une tension de claquage :

\boxed{V_{\text{claquage, } 6\,500\,\text{m}} \approx 350\text{ à } 400\text{ V}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 51

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : décharge partielle, claquage diélectrique, sécurité avionique

Actuellement, la tension dans les réseaux de bord est de l'ordre de , cela pose t'il problème dans ce cas d'étude ? Conclure quant à la difficulté d'augmenter la tension d'alimentation des machines électriques dans le cadre d'une application avionique.

Voir l'indice

Comparer le niveau de tension des réseaux actuels aux tensions de claquage minimales et discuter du risque d'ionisation de l'air lors de l'élévation de tension à basse pression.

Voir la stratégie
  1. Comparer la tension actuelle du réseau de bord (150\text{ V}) à la tension de claquage déterminée à l'altitude de croisière (6\,500\text{ m}) à la question Q50.
  2. Mettre en regard le besoin d'augmenter la tension (établi aux questions Q44 et Q46 pour accroître la puissance massique) et la limite physique imposée par l'effet Paschen en altitude.
Voir la réponse courte

Marge de sécurité à 150 V et mise en garde sur le risque accru de décharges partielles lors de l'élévation de tension en altitude.

Voir le corrigé complet

1. Impact pour une tension de réseau de bord de 150\text{ V} :

D'après la question Q50, pour une distance inter-conducteurs d = 0{,}1\text{ mm} :

  • au niveau du sol : V_{\text{claquage, sol}} \approx 900\text{ à } 1\,000\text{ V} ;
  • à 6\,500\text{ m} d'altitude : V_{\text{claquage, } 6\,500\text{ m}} \approx 350\text{ à } 400\text{ V}.

À l'altitude de vol, la tension du réseau de bord reste inférieure à la tension de claquage de l'air :

150\text{ V} < V_{\text{claquage, } 6\,500\text{ m}} \approx 350\text{ V}

avec un coefficient de sécurité d'un facteur supérieur à 2. Il n'y a donc aucun risque de claquage diélectrique ni de décharge partielle pour un fonctionnement sous 150\text{ V}.

2. Conclusion sur la difficulté d'augmenter la tension d'alimentation en avionique :

Pour des applications de propulsion hybride ou tout électrique, les puissances requises sont de l'ordre du mégawatt (comme le montre la figure 14). Afin de limiter l'intensité du courant électrique, la section des conducteurs, les pertes Joule et donc la masse embarquée (augmentation de la puissance massique, voir questions Q44 et Q46), il est impératif d'élever la tension d'alimentation (vers 800\text{ V}, voire plusieurs kilovolts).

Cependant, en altitude :

  • la baisse de pression fait glisser le point de fonctionnement au voisinage immédiat du minimum de la courbe de Paschen (V_{\text{min}} \approx 320\text{--}350\text{ V}) ;
  • toute tension supérieure à environ 300\text{--}350\text{ V} déclenche des décharges partielles dans les micro-interstices d'air piégés au sein des bobinages, érodant rapidement les isolants et conduisant à des courts-circuits destructeurs.
\boxed{\text{La chute de la tension de claquage en altitude (effet Paschen) limite sévèrement la montée en tension, imposant des isolations renforcées ou la pressurisation.}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Partie Conclusion

Question 52

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique ; Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement

Notions : chaîne de traction hybride, optimisation énergétique, bilan d'étude

Tirer de cette étude trois points clés du développement des avions hybrides dans un contexte de transport aérien inter régions.

Voir l'indice

Synthétiser les contraintes de masse des batteries, l'obligation d'une gestion dynamique hybride (pile/batterie) et les verrous technologiques haute tension liés aux décharges partielles.

Voir la stratégie

Cette question de synthèse invite à croiser les enseignements tirés des différentes parties du sujet :

  1. le bilan énergétique et le dimensionnement massique (parties A-1, A-2 et B-1) ;
  2. l'architecture de la chaîne de traction électrique et la recherche de compacité (partie B-2) ;
  3. les contraintes spécifiques à l'environnement aéronautique en altitude (partie B-3).
Voir la réponse courte

Bilan de synthèse sur la masse prohibitive des batteries, l'apport de l'hybridation et la limitation due au claquage diélectrique.

Voir le corrigé complet

À l'issue de cette étude de modélisation, trois points clés majeurs se dégagent pour le développement des avions hybrides régionaux :

  1. Nécessité incontournable de l'hybridation et gestion de la masse : Une propulsion 100\,\% électrique sur batterie est irréalisable pour le transport régional en raison de la trop faible densité énergétique massique des accumulateurs actuels (\rho_e \approx 0{,}25\text{ kWh}\cdot\text{kg}^{-1} contre \approx 11{,}9\text{ kWh}\cdot\text{kg}^{-1} pour le kérosène), qui enclenche une divergence de masse rédhibitoire (questions Q6 et Q7). L'hybridation associant un turbopropulseur à haut rendement (questions Q13 à Q23) et une source électrochimique (pile à combustible PEMFC de forte énergie spécifique, assistée de batteries ou supercondensateurs pour les appels de puissance au décollage) constitue la seule voie réaliste pour décarboner significativement le vol sans sacrifier la charge utile.
  2. Optimisation de la puissance massique et montée en tension électrique : L'intégration de moteurs électriques à bord exige des puissances massiques très élevées afin de ne pas alourdir la cellule. Comme le couple thermique est limité par l'évacuation de la chaleur, ce gain passe obligatoirement par des vitesses de rotation élevées \Omega_b (question Q44). Il en résulte une force contre-électromotrice importante et l'obligation de travailler sous de fortes tensions d'alimentation alternatives (plusieurs centaines voire milliers de volts, question Q46) afin de maintenir des courants modérés et de limiter la section (donc la masse) des câbles d'alimentation.
  3. Vulnérabilité diélectrique en altitude liée à l'effet Paschen : L'élévation de la tension des réseaux de bord entre en conflit direct avec la baisse de pression atmosphérique à l'altitude de croisière (P = 0{,}264\text{ bar} à 6\,500\text{ m}). D'après la courbe de Paschen, la tension de claquage de l'air chute fortement en altitude (seuil avoisinant 350\text{--}400\text{ V}, questions Q50 et Q51), exposant les bobinages et conducteurs adjacents au phénomène destructeur des décharges partielles. La conception de machines fiables impose donc des ruptures technologiques sur les isolants, une pressurisation des compartiments électriques ou une refonte géométrique complète des encoches.
Signaler une erreurSommaire

Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet X-ENS Modelisation PSI 2026 ?

Surtout 3 chapitres : Systèmes ouverts en écoulement (14 % des questions, Conclusion), Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (12 %) et Électrolyse et accumulateurs (11 %). Plus ponctuellement : Mécanique du solide, Électrostatique, Cinématique et dynamique du point, Thermodynamique chimique et équilibres, Conversion électromécanique…

Peut-on travailler le sujet X-ENS Modelisation PSI 2026 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 22 questions sur 52 (42 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI : Q1, Q2, Q4 à Q10, Q14, Q24, Q25, Q27, Q29 à Q31, Q33 à Q35, Q38…. Avec les autres programmes de première année : 21 en MP2I, 23 en TSI1 et 18 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet X-ENS Modelisation PSI 2026 ?

Environ 4 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie A est la plus longue (environ 3 h 15).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet X-ENS Modelisation PSI 2026 ?

Q7 (dimensionnement), Q18 (turbine), Q26 (théorème du moment cinétique), Q33 (schéma cinématique) et Q50 (tension de claquage), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet X-ENS Modelisation PSI 2026 ?

Questions de cours : Q8 (compressibilité isentropique), Q10 (capacité thermique), Q14 (réaction de combustion), Q16 (loi de hess), Q34 (demi-équation électronique), Q40 (modèle de thévenin), Q45 (force électromotrice) et Q47 (théorème de gauss). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q9 (célérité du son), Q13 (compresseur), Q35 (force électromotrice), Q39 (moindre carré) et Q43 (diagramme de bode).

Où gagner des points facilement dans le sujet X-ENS Modelisation PSI 2026 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (25 sur 52), par exemple : Q2, Q8 à Q11, Q14 à Q16, Q19, Q21, Q24, Q25, Q27, Q29, Q31, Q34 à Q37, Q40…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q1, Q28 et Q39.

Quelle valeur d'électrons échangés n retenir pour la f.é.m. en Q35 ?

Deux électrons : l'enthalpie libre standard \Delta_r G^\circ fournie est donnée par mole d'eau formée (\mathrm{H_2 + \frac{1}{2}O_2 \rightarrow H_2O}). Choisir n = 4 mènerait à une f.é.m. erronée de 0{,}61\text{ V}, incompatible avec la caractéristique de la figure 25 où la tension à vide dépasse 1\text{ V}.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

Note estimée
–
0 question réussie sur 52

Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 52 questions de ce corrigé. Votre sélection reste sur cet appareil.

S'entraîner sur les mêmes chapitres

Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.

Signaler une erreur

Une étape vous semble fausse ou incomplète ? Dites-le nous en précisant le numéro de la question (par exemple Q1) : dans les commentaires ci-dessous ou sur le Discord de WikiPrépa. Chaque signalement est vérifié et la question corrigée si besoin. Une question est encore marquée « à relire ».

Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.