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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 TSI 2021

L'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan et la prospection gravimétrique

Faisable en sup ?

Faisable en partie en TSI1 : 13 questions sur 47. Autres questions faisables en TSI1

Autres premières années : MPSI 21 · PCSI 23 · PTSI 15 · BCPST1 15 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Mécanique des fluides, Mécanique, Ondes et signaux · 11 incontournables · 23 questions de première année
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Ce sujet transverse s'articule autour de l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC), infrastructure géostratégique majeure reliant la mer Caspienne à la Méditerranée. L'épreuve aborde successivement la mécanique des fluides visqueux (écoulement de Poiseuille et dimensionnement du réseau de pompage), les contraintes physico-chimiques et géotechniques de l'enfouissement (protection cathodique par courant imposé contre la corrosion, modélisation de la propagation sismique dans une chaîne de tronçons élastiques), puis les méthodes de prospection géophysique par gravimétrie (gravimétrie spatiale via le théorème de Gauss, pendule pesant incliné et interférométrie optique à chute libre de trièdre).

D'une difficulté modérée et très progressif, ce sujet constitue un support de révision complet et stimulant pour la filière TSI. Il permet de balayer en un seul énoncé les compétences de modélisation continue et discrète, l'analogie formelle entre champs newtoniens et l'exploitation de signaux interférométriques.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 3 h 45 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

11 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

27 questions rapides et accessibles · 7 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (27) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (7) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Q1, Q16, Q24 et Q32 : Les trois grandes parties du sujet (écoulement visqueux dans la partie I, corrosion et chaîne d'oscillateurs dans la partie II, gravimétrie et interférométrie dans la partie III) sont complètement indépendantes et peuvent être abordées séparément.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

47 questions
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Partie I : Étude de l’écoulement du pétrole dans l’oléoduc

A · Préliminaires

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : débit volumique

Calculer le débit volumique (en ) de pétrole prévu dans l'oléoduc BTC.

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Convertir la contenance d'un million de barils en mètres cubes et diviser par la durée d'une journée exprimée en secondes.

Voir la réponse courte

Calcul du débit volumique à partir du débit annuel de pétrole donné en millions de barils par an.

Voir le corrigé complet

D'après le préambule de l'énoncé, l'oléoduc est prévu pour transporter un volume V = 10^6\text{ barils} par jour (\Delta t = 1\text{ jour}).

En utilisant les données numériques :

  • 1\text{ baril} = 159\text{ L} = 0{,}159\text{ m}^3 ;
  • \Delta t = 24 \times 3600\text{ s} = 86\,400\text{ s}.

Le débit volumique D_v s'exprime par le rapport du volume transporté sur la durée correspondante :

D_v = \frac{V}{\Delta t}

L'application numérique donne :

D_v = \frac{10^6 \times 159 \times 10^{-3}}{86\,400} \approx 1{,}84\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{D_v = 1{,}84\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : vitesse débitante

En déduire une estimation de la vitesse moyenne (vitesse débitante) du pétrole dans l'oléoduc.

Voir l'indice

Utiliser la relation fondamentale reliant le débit volumique à la vitesse moyenne : D_v = v_m S = v_m \pi R^2.

Voir la stratégie
  1. Relier le débit volumique D_v à la vitesse moyenne d'écoulement (ou vitesse débitante) v_m à travers la section droite intérieure S du tube : D_v = v_m S.
  2. Utiliser le diamètre intérieur donné dans le texte pour la plus grande longueur du tracé (D = 1070\text{ mm}) et effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courte

Vitesse moyenne débitante obtenue en divisant le débit volumique par l'aire de la section droite circulaire.

Voir le corrigé complet

Par définition de la vitesse débitante v_m, pour un écoulement à travers une section droite S :

D_v = v_m S = v_m \, \frac{\pi D^2}{4}

d'où l'expression de la vitesse débitante :

v_m = \frac{4 D_v}{\pi D^2}

D'après l'énoncé, sur sa plus grande longueur, l'oléoduc a un diamètre D = 1070\text{ mm} = 1{,}070\text{ m}. Avec la valeur du débit volumique obtenue à la question Q1 (D_v \approx 1{,}84\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}) :

\begin{aligned} v_m &= \frac{4 \times 1{,}84}{\pi \times (1{,}070)^2} \approx 2{,}05\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}
\boxed{v_m \approx 2{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : vitesse débitante

Calculer la vitesse moyenne (débitante) sur une section de conduite du pétrole lors de la première injection. Commenter.

Voir l'indice

Calculer la durée totale d'acheminement entre le 10 et le 28 mai 2006, puis en déduire la vitesse moyenne sur les 1776\text{ km} du tracé.

Voir la stratégie
  1. Identifier la distance totale parcourue par le front de pétrole et la durée correspondante à partir des données historiques du préambule.
  2. Relier la vitesse moyenne d'avancement du front au débit et à la vitesse moyenne d'écoulement pour un fluide incompressible dans une conduite.
  3. Comparer la valeur obtenue à la vitesse nominale calculée à la question précédente et interpréter l'écart.
Voir la réponse courte

Vitesse moyenne calculée à partir du temps de premier remplissage de l'oléoduc et comparaison avec la valeur nominale.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, le pétrole parcourt la totalité de l'oléoduc, soit une longueur :

L = 1776\text{ km} = 1{,}776 \times 10^6\text{ m}

L'injection débute le 10 mai 2006 et le brut atteint Ceyhan le 28 mai 2006, soit une durée de parcours :

\Delta t = 28 - 10 = 18\text{ jours} = 18 \times 24 \times 3600\text{ s} = 1{,}5552 \times 10^6\text{ s}

Le pétrole étant assimilé à un liquide incompressible, le volume injecté remplit progressivement la conduite. La vitesse moyenne d'avancement du front de pétrole correspond à la vitesse débitante moyenne sur l'ensemble du parcours :

v_{m,\text{inj}} = \frac{L}{\Delta t}

Application numérique :

v_{m,\text{inj}} = \frac{1{,}776 \times 10^6}{1{,}5552 \times 10^6} \approx 1{,}14\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{v_{m,\text{inj}} \approx 1{,}1\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Commentaire :

  • Cette vitesse est nettement inférieure à la vitesse nominale prévue en régime de croisière (v_m \approx 2{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} d'après Q2), le débit lors du premier remplissage étant presque deux fois plus faible que le débit nominal.
  • Cet écart s'explique par des impératifs d'ingénierie et de sécurité : lors d'une première mise en service, le remplissage d'une conduite initialement vide (remplie d'air ou de gaz inerte) s'effectue à vitesse réduite afin de vérifier l'étanchéité de l'ouvrage, de tester progressivement les 8 stations de pompage et les vannes, et d'éviter les coups de bélier hydrauliques lors de l'évacuation de l'air.

Résultat

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B · Profil de vitesse et débit volumique dans la conduite

Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : condition d'adhérence

Justifier le fait que .

Voir l'indice

Invoquer la condition aux limites cinématique d'adhérence d'un fluide visqueux au contact d'une paroi solide immobile.

Voir la réponse courte

Condition d'adhérence d'un fluide visqueux à la paroi solide immobile : la vitesse du fluide s'annule en r = R.

Voir le corrigé complet

La conduite cylindrique est fixe dans le référentiel d'étude lié au sol : la vitesse de la paroi située en r = R est donc nulle (\vec{v}_{\text{paroi}} = \vec{0}).

Le pétrole étant modélisé comme un fluide visqueux (fluide newtonien), les interactions moléculaires à l'interface solide-fluide imposent la condition d'adhérence (ou condition de non-glissement) du fluide à la paroi.

Par continuité du champ des vitesses à l'interface, la vitesse des particules de fluide au contact direct de la paroi est égale à celle de la paroi :

\boxed{v(r = R) = 0}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : force de cisaillement, force de pression

Effectuer le bilan des forces horizontales appliquées au système . Exprimer ces forces en fonction des données.

Voir l'indice

Recenser les forces de pression s'exerçant sur les deux sections droites amont et aval ainsi que la force tangentielle de viscosité sur la surface latérale du cylindre de rayon r.

Voir la stratégie
  1. Définir le système \Sigma (cylindre de fluide de rayon r et de longueur \ell) et repérer les surfaces par lesquelles s'exercent les actions de contact horizontales.
  2. Exprimer les forces de pression sur les deux sections droites (amont et aval).
  3. Exprimer la force de frottement visqueux exercée par le fluide extérieur sur la surface latérale du cylindre, en prenant soin du sens et du signe de la dérivée spatiale de la vitesse.
Voir la réponse courte

Bilan des forces axiales sur un manchon cylindrique fluide : forces de pression aux extrémités et frottement visqueux latéral.

Voir le corrigé complet

Le système étudié est la portion cylindrique de fluide \Sigma, de rayon r, de longueur \ell, orientée selon l'axe horizontal (Oz). Les forces extérieures horizontales s'exerçant sur \Sigma sont des forces de contact :

  1. Forces de pression sur les faces planes d'extrémité d'aire S_b = \pi r^2 :

    • sur la face amont (en z), le fluide extérieur pousse vers l'aval :

      \vec{F}_{p,1} = P_1 \pi r^2 \, \vec{u}_z
    • sur la face aval (en z + \ell), le fluide extérieur s'oppose à l'écoulement :

      \vec{F}_{p,2} = - P_2 \pi r^2 \, \vec{u}_z
  2. Force de frottement visqueux sur la surface latérale S_{\text{lat}} = 2\pi r \ell :
    Le fluide situé à l'extérieur (r' > r) s'écoule moins vite que celui du système \Sigma (\mathrm{d}v/\mathrm{d}r < 0 du fait de l'adhérence à la paroi). Il exerce donc une force de freinage dirigée selon -\vec{u}_z.

    D'après la loi de Newton pour un fluide visqueux donnée dans le préambule :

    \left\Vert \vec{F}_t \right\Vert = \eta S_{\text{lat}} \left| \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r} \right| = - 2\pi r \ell \eta \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r}

    La force tangentielle s'écrit donc vectoriellement :

    \vec{F}_t = -\left\Vert \vec{F}_t \right\Vert \vec{u}_z = 2\pi r \ell \eta \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r} \, \vec{u}_z
\boxed{\vec{F}_{p,1} = P_1 \pi r^2 \, \vec{u}_z, \quad \vec{F}_{p,2} = - P_2 \pi r^2 \, \vec{u}_z \quad \text{et} \quad \vec{F}_t = 2\pi r \ell \eta \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r} \, \vec{u}_z}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 6

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : écoulement de poiseuille, équation de navier-stokes

Que peut-on dire de la résultante de ces forces ? Justifier la réponse à l'aide d'un bilan de quantité de mouvement En déduire la relation

en exprimant en fonction de , , et .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de la quantité de mouvement en régime stationnaire : la résultante des forces appliquées au volume de contrôle fluide est nulle.

Voir la stratégie
  1. Réaliser un bilan de quantité de mouvement sur le fluide contenu dans le volume de contrôle \Sigma en régime stationnaire pour montrer que la résultante des forces extérieures est nulle.
  2. Projeter la relation fondamentale sur l'axe (Oz) en utilisant les forces établies à la question précédente afin d'isoler \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r} et d'identifier la constante K.
Voir la réponse courte

En écoulement stationnaire établi, la somme des forces axiales est nulle, ce qui donne la dérivée radiale de vitesse.

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé constitué de la masse de fluide qui coïncide à la date t avec le cylindre de contrôle fixe \Sigma. Le référentiel terrestre est supposé galiléen.

Entre les dates t et t+\mathrm{d}t, la variation de quantité de mouvement du système s'écrit, en faisant le bilan entre les débits de quantité de mouvement entrant et sortant :

\mathrm{d}\vec{P} = \vec{P}(t+\mathrm{d}t) - \vec{P}(t) = \vec{P}_{\text{sortante}} - \vec{P}_{\text{entrante}} + \mathrm{d}\vec{P}_{\Sigma}

Or :

  • l'écoulement est stationnaire, donc la quantité de mouvement contenue dans le volume fixe \Sigma est constante au cours du temps : \mathrm{d}\vec{P}_{\Sigma} = \vec{0} ;
  • le profil de vitesse v(r)\vec{u}_z est invariant par translation le long de l'axe (Oz), de sorte que le flux de quantité de mouvement sortant par la face aval compense exactement le flux entrant par la face amont : \vec{P}_{\text{sortante}} = \vec{P}_{\text{entrante}}.

Il vient donc \frac{\mathrm{d}\vec{P}}{\mathrm{d}t} = \vec{0}. D'après le principe fondamental de la dynamique (ou théorème de la quantité de mouvement), la résultante des forces extérieures appliquées au système est donc nulle :

\sum \vec{F}_{\text{ext}} = \vec{0}

En projetant sur l'axe horizontal (Oz) avec les forces obtenues à la question Q5 :

\begin{aligned} (P_1 - P_2)\pi r^2 + 2\pi r \ell \eta \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r} &= 0 \\ \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r} &= -\frac{P_1 - P_2}{2\eta\ell} r \end{aligned}

On obtient bien la forme demandée \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r} = -Kr en posant :

\boxed{K = \frac{P_1 - P_2}{2\eta\ell}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : profil de poiseuille

Déterminer la loi en tenant compte des conditions aux limites.

Voir l'indice

Intégrer l'équation différentielle linéaire du premier ordre obtenue en utilisant la condition d'adhérence à la paroi v(R) = 0.

Voir la stratégie
  1. Intégrer l'équation différentielle du premier ordre reliant \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r} à r établie à la question Q6.
  2. Déterminer la constante d'intégration en utilisant la condition aux limites d'adhérence à la paroi en r = R établie à la question Q4.
Voir la réponse courte

Intégration de \mathrm{d}v/\mathrm{d}r avec la condition d'adhérence en r=R et régularité sur l'axe pour obtenir le profil parabolique.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q6, le gradient de vitesse vérifie :

\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r} = -K r \quad \text{avec} \quad K = \frac{P_1 - P_2}{2\eta\ell}

Par intégration directe par rapport à r, on obtient :

v(r) = -\frac{1}{2} K r^2 + C

où C est une constante d'intégration.
La condition aux limites d'adhérence du fluide à la paroi fixe du cylindre (question Q4) s'écrit v(R) = 0, ce qui donne :

-\frac{1}{2} K R^2 + C = 0 \implies C = \frac{1}{2} K R^2

On en déduit l'expression du profil de vitesse :

v(r) = \frac{K}{2}\left(R^2 - r^2\right)

En remplaçant K par son expression en fonction des paramètres physiques :

\boxed{v(r) = \frac{P_1 - P_2}{4\eta\ell}\left(R^2 - r^2\right)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : résistance hydraulique, loi de poiseuille

Par un calcul intégral, en déduire l'expression du débit volumique . Le mettre sous la forme

en exprimant en fonction de , et .

Voir l'indice

Intégrer le flux du champ de vitesse à travers les couronnes élémentaires de surface \mathrm{d}S = 2\pi r \mathrm{d}r entre r = 0 et r = R.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le débit élémentaire \mathrm{d}D_v à travers une surface élémentaire annulaire de rayon r et d'épaisseur \mathrm{d}r.
  2. Intégrer sur l'ensemble de la section de la conduite, de r = 0 à r = R.
  3. Réarranger l'égalité sous la forme imposée P_1 - P_2 = R_H D_v afin d'identifier la résistance hydraulique R_H.
Voir la réponse courte

Intégration du profil de vitesse sur la section pour obtenir le débit volumique et expression de la résistance hydraulique R_H.

Voir le corrigé complet

Le débit volumique D_v correspond au flux du vecteur vitesse \vec{v}(r) = v(r)\,\vec{u}_z à travers une section droite de la conduite.

Compte tenu de la symétrie de révolution, on découpe la section en couronnes cylindriques de rayon r et d'épaisseur \mathrm{d}r, de vecteur surface élémentaire \mathrm{d}\vec{S} = 2\pi r \, \mathrm{d}r \, \vec{u}_z. Le débit volumique élémentaire s'écrit :

\mathrm{d}D_v = \vec{v}(r) \cdot \mathrm{d}\vec{S} = v(r) \, 2\pi r \, \mathrm{d}r

En utilisant le profil parabolique établi à la question Q7, v(r) = \dfrac{P_1 - P_2}{4\eta\ell}(R^2 - r^2), le débit volumique total traversant la section vaut :

\begin{aligned} D_v &= \int_{r=0}^{R} \frac{P_1 - P_2}{4\eta\ell}(R^2 - r^2) \, 2\pi r \, \mathrm{d}r \\ &= \frac{\pi (P_1 - P_2)}{2\eta\ell} \int_{0}^{R} \left(R^2 r - r^3\right) \mathrm{d}r \\ &= \frac{\pi (P_1 - P_2)}{2\eta\ell} \left[ \frac{R^2 r^2}{2} - \frac{r^4}{4} \right]_0^R \\ &= \frac{\pi (P_1 - P_2)}{2\eta\ell} \left( \frac{R^4}{4} \right) \end{aligned}

On obtient ainsi la loi de Poiseuille :

D_v = \frac{\pi R^4}{8\eta\ell}(P_1 - P_2)

En mettant cette relation sous la forme demandée P_1 - P_2 = R_H D_v, on identifie :

\boxed{R_H = \frac{8\eta\ell}{\pi R^4}}

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : analogie électro-hydraulique, résistance hydraulique

Quelle est la signification physique de la grandeur ? Écrire et nommer une loi physique où intervient une grandeur analogue.

Voir l'indice

Faire l'analogie entre la relation P_1 - P_2 = R_H D_v et la loi d'Ohm U = R I en électrocinétique.

Voir la réponse courte

Interprétation de R_H comme résistance hydraulique en analogie directe avec la loi d'Ohm en électrocinétique.

Voir le corrigé complet

La grandeur R_H est appelée résistance hydraulique de la portion de conduite. Elle quantifie l'opposition offerte par la conduite à l'écoulement du fluide sous l'effet des frottements visqueux : pour un débit volumique D_v imposé, plus R_H est élevée, plus la chute de pression nécessaire pour faire circuler le fluide est importante.

Cette relation est formellement analogue à la loi d'Ohm en électrocinétique en régime stationnaire :

\boxed{U = R \, I \quad \text{soit} \quad V_1 - V_2 = R \, I}

où :

  • la différence de pression P_1 - P_2 joue le rôle de la différence de potentiel V_1 - V_2 ;
  • le débit volumique de fluide D_v joue le rôle de l'intensité du courant électrique I (débit de charge) ;
  • la résistance hydraulique R_H joue le rôle de la résistance électrique R.

Résultat

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C · Diminution de la pression dans l’oléoduc – Compensation par des pompes

Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : perte de charge régulière

Montrer que la pression dans l'oléoduc vérifie la relation

Voir l'indice

Exprimer la différence de pression infinitésimale \mathrm{d}P sur un tronçon de longueur \mathrm{d}z à partir de l'expression de la résistance hydraulique élémentaire.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la différence de pression P_1 - P_2 sur un tronçon de longueur \ell à l'aide de la loi de Poiseuille établie en Q8 et de l'expression du débit en fonction de la vitesse moyenne v_m.
  2. Associer P_1 à l'abscisse z et P_2 à l'abscisse z + \ell, puis faire tendre \ell vers zéro pour obtenir le gradient longitudinal de pression \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z}.
Voir la réponse courte

Mise en relation du gradient de pression longitudinal avec la vitesse moyenne débitante via la loi de Poiseuille.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q8, la chute de pression le long d'une portion de conduite de longueur \ell s'écrit :

P_1 - P_2 = R_H D_v = \frac{8\eta\ell}{\pi R^4} D_v

En introduisant l'expression du débit volumique en fonction de la vitesse débitante D_v = v_m \pi R^2, il vient :

\begin{aligned} P_1 - P_2 &= \frac{8\eta\ell}{\pi R^4} \left( v_m \pi R^2 \right) \\ P_1 - P_2 &= \frac{8\eta\ell}{R^2} v_m \end{aligned}

En repérant les sections amont et aval par leurs cotes respectives z_1 = z et z_2 = z + \ell, les pressions s'écrivent P_1 = P(z) et P_2 = P(z + \ell). Le taux de variation de la pression s'exprime donc par :

\frac{P(z + \ell) - P(z)}{\ell} = -\frac{8\eta}{R^2} v_m

Ce taux étant indépendant de \ell, la pression décroît de façon affine avec l'abscisse z. En passant à la limite \ell \to 0 (ou sur une tranche élémentaire de longueur \mathrm{d}z pour laquelle P_1 - P_2 = -\mathrm{d}P), on obtient :

\boxed{\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = -\frac{8\eta}{R^2} v_m}

Résultat

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : perte de charge régulière, perte de charge singulière

Comment nomme-t-on ce type de diminution de la pression dans la conduite ? Quelles peuvent-être les autres causes de chute de la pression dans la conduite ? Comment les nomme-t-on alors ?

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Identifier le terme de perte de charge régulière (ou linéaire) due à la viscosité, et citer les singularités géométriques (coudes, vannes, rétrécissements) responsables des pertes de charge singulières.

Voir la réponse courte

Identification d'une perte de charge régulière linéaire et citation des pertes de charge singulières causées par coudes et vannes.

Voir le corrigé complet
  • Type de diminution continue de la pression : Cette chute de pression progressive et uniforme le long de la conduite rectiligne, due aux frottements visqueux du fluide contre les parois et entre couches de fluide, est appelée perte de charge régulière (ou répartie, ou linéaire).
  • Autres causes de chute de pression : Les autres causes de chute de pression sont liées aux accidents géométriques ou singularités rencontrés le long du tracé :

    • la présence de coudes ou virages ;
    • les variations de section (rétrécissements, élargissements brusques ou progressifs, comme le passage du diamètre de 1\,070\text{ mm} à 865\text{ mm}) ;
    • les obstacles internes tels que les vannes d'arrêt, robinets, filtres ou raccordements.
  • Nom de ces chutes de pression : Ces chutes de pression localisées sont appelées pertes de charge singulières (ou localisées).
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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : gradient de pression

Calculer . Données : , .

Voir l'indice

Effectuer l'application numérique directe de la formule démontrée à la question Q10 avec les valeurs fournies de \eta, v_m et R.

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Application numérique du gradient de pression à partir des valeurs numériques de la viscosité, du rayon et de la vitesse.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question Q10, le gradient de pression s'écrit :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = -\frac{8\eta}{R^2} v_m

Avec les données numériques suivantes :

  • viscosité dynamique du pétrole : \eta = 0{,}2\text{ Pa}\cdot\text{s} ;
  • rayon de la conduite : R = 0{,}5\text{ m} ;
  • vitesse débitante : v_m = 2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

L'application numérique donne :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} &= -\frac{8 \times 0{,}2 \times 2}{(0{,}5)^2} \\ &= -\frac{3{,}2}{0{,}25} \\ &= -12{,}8\text{ Pa}\cdot\text{m}^{-1} \end{aligned}

En tenant compte de la précision des données (notamment celle de \eta fournie avec un à deux chiffres significatifs), on obtient :

\boxed{\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = -13\text{ Pa}\cdot\text{m}^{-1}}

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : perte de charge linéaire

Dans le cadre de ce modèle, calculer en bar la diminution de pression qui existerait entre le point de départ et le point d'arrivée dans l'oléoduc si on ne compensait pas cette diminution par des pompes de relève.

Voir l'indice

Multiplier le gradient de pression |\mathrm{d}P/\mathrm{d}z| par la longueur totale de l'oléoduc et convertir le résultat en bar (1\text{ bar} = 10^5\text{ Pa}).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la diminution de pression \Delta P = P(0) - P(L) sur la longueur totale L de l'oléoduc en intégrant le gradient de pression supposé uniforme obtenu à la question Q12.
  2. Effectuer l'application numérique avec la longueur L = 1776\text{ km} donnée dans le préambule et convertir le résultat en bar (1\text{ bar} = 10^5\text{ Pa}).
Voir la réponse courte

Chute globale de pression calculée en multipliant le gradient de pression par la longueur totale de l'oléoduc.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre du modèle à section constante et écoulement permanent établi en I.B et I.C, le gradient longitudinal de pression est uniforme :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = \text{cte} = -\frac{8\eta}{R^2} v_m

La diminution (ou chute) de pression entre le départ (z = 0) et l'arrivée (z = L) s'écrit :

\Delta P = P(0) - P(L) = -\int_0^L \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z}\,\mathrm{d}z = -\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z}\,L

D'après le préambule, la longueur totale de l'oléoduc est L = 1776\text{ km} = 1{,}776 \times 10^6\text{ m}.
En reprenant la valeur obtenue à la question Q12, \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = -12{,}8\text{ Pa}\cdot\text{m}^{-1}, il vient :

\begin{aligned} \Delta P &= 12{,}8 \times 1{,}776 \times 10^6 = 2{,}27 \times 10^7\text{ Pa} \end{aligned}

Sachant que 1\text{ bar} = 10^5\text{ Pa} :

\Delta P = \frac{2{,}27 \times 10^7}{10^5}\text{ bar} \approx 227\text{ bar}
\boxed{\Delta P \approx 2{,}3 \times 10^2\text{ bar} \quad (\text{soit } 227\text{ bar})}

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Question 14

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : perte de charge, réseau hydraulique

À quelle distance doit se trouver la première station de relevage de la pression ? En déduire le nombre de stations théoriquement nécessaires au bon acheminement du pétrole de son point de départ à son point d'arrivée. Pourquoi ce nombre est-il sous-évalué par rapport au nombre réel de pompes nécessaires ?

Voir l'indice

Déterminer la distance au bout de laquelle la chute de pression atteint le seuil maximal toléré \Delta P_{\max} = 60 - 20 = 40\text{ bar}, puis diviser la longueur totale par cet intervalle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la chute maximale de pression admissible \Delta P_{\max} avant que la pression n'atteigne le seuil critique de 20\text{ bar}. En déduire la distance maximale d_1 parcourue à l'aide du gradient de pression calculé à la question Q12.
  2. Diviser la longueur totale de l'oléoduc par cet espacement pour dénombrer les stations de relevage nécessaires (ainsi que le nombre total de stations de pompage).
  3. Analyser les hypothèses simplificatrices du modèle (horizontalité, pertes de charge régulières uniquement, écoulement laminaire de Poiseuille, diamètre uniforme) par rapport à la réalité d'un oléoduc de 1776\text{ km}.
Voir la réponse courte

Distance avant chute sous la pression minimale, déduction du nombre théorique de pompes et sous-estimation liée au relief et aux coudes.

Voir le corrigé complet

1. Distance de la première station de relevage

Le pétrole est injecté à P_{\text{inj}} = 60\text{ bar} et sa pression ne doit pas descendre en dessous de P_{\min} = 20\text{ bar}. La chute de pression maximale autorisée avant relevage est donc :

\Delta P_{\max} = P_{\text{inj}} - P_{\min} = 40\text{ bar} = 4{,}0 \times 10^6\text{ Pa}

D'après la question Q12, la perte de charge linéique vaut \left|\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z}\right| = 12{,}8\text{ Pa}\cdot\text{m}^{-1}. La distance d_1 à laquelle doit se situer la première station de relevage s'écrit :

d_1 = \frac{\Delta P_{\max}}{\left|\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z}\right|}

Application numérique :

d_1 = \frac{4{,}0 \times 10^6}{12{,}8} = 3{,}125 \times 10^5\text{ m} \approx 313\text{ km}
\boxed{d_1 \approx 3{,}1 \times 10^2\text{ km}}

2. Nombre de stations théoriquement nécessaires

Sur la longueur totale L = 1776\text{ km}, le nombre de tronçons de longueur d_1 est :

\frac{L}{d_1} = \frac{1776}{312{,}5} \approx 5{,}68

La pression atteint 20\text{ bar} au bout de chaque distance d_1. Les stations de relevage doivent donc être implantées aux abscisses :

z \in \{312{,}5\text{ km} \,;\, 625\text{ km} \,;\, 937{,}5\text{ km} \,;\, 1250\text{ km} \,;\, 1562{,}5\text{ km}\}

À la sortie de la cinquième station de relevage (z = 1562{,}5\text{ km}), le pétrole est à nouveau à 60\text{ bar}. La distance restante jusqu'à Ceyhan est de 1776 - 1562{,}5 = 213{,}5\text{ km} < d_1, ce qui garantit une pression d'arrivée supérieure à 20\text{ bar} (environ 33\text{ bar}).

Il faut donc théoriquement 5 stations de relevage intermédiaires le long de la ligne (ce qui correspond à un total de 6 stations de pompage en incluant la station d'injection initiale à Bakou).

\boxed{N_{\text{relevage}} = 5 \quad (\text{soit } N_{\text{stations}} = 6 \text{ au total})}

3. Causes de la sous-évaluation

Le texte mentionne 8 stations de pompage et 2 stations de relayage (soit un dispositif plus important que les 5 ou 6 stations calculées). Plusieurs raisons physiques expliquent cette sous-évaluation :

  • Le relief du tracé (dénivelé) : l'oléoduc n'est pas horizontal et franchit des zones montagneuses (Caucase, hauts plateaux anatoliens à plus de 2800\text{ m} d'altitude). Gravir une pente impose de vaincre la pression hydrostatique \rho_p g \Delta z (une montée de 500\text{ m} induit à elle seule une perte de pression supplémentaire de \approx 40\text{ bar}).
  • Les pertes de charge singulières : le tracé comporte des coudes, 101 postes de vannes d'arrêt et des réductions de diamètre, qui dissipent de l'énergie mécanique.
  • La réduction du diamètre : à l'approche de Ceyhan, le diamètre passe de 1070\text{ mm} à 865\text{ mm}, ce qui augmente considérablement les pertes de charge régulières (la résistance hydraulique variant en R^{-4}).
  • Le régime d'écoulement : le nombre de Reynolds réel vaut \mathrm{Re} = \frac{\rho_p v_m (2R)}{\eta} \approx \frac{800 \times 2 \times 1{,}0}{0{,}2} \approx 8000 > 2000. L'écoulement est en réalité turbulent, ce qui génère des frottements et une perte de charge linéique plus élevés que le modèle laminaire de Poiseuille.

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : travail indiqué, puissance d'une pompe

Calculer la puissance indiquée minimale de la pompe. Commenter.

Voir l'indice

Calculer la puissance hydraulique fournie au fluide par la relation \mathcal{P} = \Delta P \cdot D_v pour une surpression de 40\text{ bar}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique en système ouvert (ou le théorème de Bernoulli avec échange de travail) à la traversée de la pompe pour exprimer la puissance utile minimale fournie au fluide.
  2. Effectuer l'application numérique avec le débit volumique D_v calculé à la question Q1 (ou les grandeurs données en Q12) et \Delta P = 40\text{ bar}.
  3. Commenter l'ordre de grandeur obtenu (puissance de plusieurs mégawatts, comparable à celle d'une motrice de TGV).
Voir la réponse courte

Puissance hydraulique minimale fournie par le produit du débit volumique par la surpression à compenser.

Voir le corrigé complet

Le premier principe pour un fluide incompressible en écoulement stationnaire dans une machine sans échange thermique (q = 0) s'écrit, en négligeant les variations d'énergie cinétique et potentielle de pesanteur entre l'aspiration et le refoulement :

w_i = \Delta h = \int_{P_e}^{P_s} \frac{\mathrm{d}P}{\rho_p} = \frac{P_s - P_e}{\rho_p} = \frac{\Delta P}{\rho_p}

où w_i est le travail massique indiqué reçu par le fluide.

La puissance indiquée minimale \mathcal{P}_{i,\min} (puissance hydraulique minimale à fournir au fluide) s'obtient en multipliant par le débit massique D_m = \rho_p D_v :

\mathcal{P}_{i,\min} = D_m \, w_i = \Delta P \cdot D_v

avec :

  • \Delta P = P_s - P_e = 60 - 20 = 40\text{ bar} = 4{,}0 \times 10^6\text{ Pa} ;
  • D_v = 1{,}84\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} (d'après la question Q1).

L'application numérique donne :

\mathcal{P}_{i,\min} = 4{,}0 \times 10^6 \times 1{,}84 = 7{,}36 \times 10^6\text{ W}

soit :

\boxed{\mathcal{P}_{i,\min} \approx 7{,}4\text{ MW}}

Remarque : en prenant le débit issu des données simplifiées de la question Q12 (R = 0{,}5\text{ m} et v_m = 2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), on a D_v = \pi R^2 v_m \approx 1{,}57\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}, ce qui conduirait à \mathcal{P}_{i,\min} \approx 6{,}3\text{ MW}.

Commentaire :

  • Cette puissance de l'ordre de 7{,}4\text{ MW} par station est considérable : elle est comparable à la puissance d'une rame de TGV à pleine vitesse (environ 9\text{ MW}).
  • Pour l'ensemble de l'oléoduc (qui compte 8 stations de pompage), la puissance totale transmise au fluide s'élève à près de 60\text{ MW}.
  • En pratique, compte tenu du rendement mécanique et hydraulique de la pompe (de l'ordre de 70 à 80\,\%) et du moteur électrique d'entraînement, la puissance électrique consommée par chaque station approche les 10\text{ MW}.

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Partie II : Problèmes liés à l’enfouissement de la conduite

A · Protection contre la corrosion

Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles

Notions : nombre d'oxydation

Déterminer le nombre d'oxydation du fer dans chacune de ces cinq espèces.

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Appliquer les règles usuelles d'attribution des nombres d'oxydation pour l'oxygène (-\mathrm{II}) et l'hydrogène (+\mathrm{I}) dans les différents édifices neutres ou ioniques.

Voir la réponse courte

Calcul du nombre d'oxydation du fer dans \mathrm{Fe}, \mathrm{Fe}^{2+}, \mathrm{Fe}^{3+}, \mathrm{Fe(OH)}_2 et \mathrm{Fe(OH)}_3.

Voir le corrigé complet

Rappelons les règles usuelles de détermination du nombre (ou degré) d'oxydation noté \text{n.o.} :

  • Pour un corps pur simple sous forme neutre, le nombre d'oxydation de chaque élément est nul :

    \boxed{\text{n.o.}(\mathrm{Fe}) = 0 \quad \text{dans } \mathrm{Fe(s)}}
  • Pour un ion monoatomique, le nombre d'oxydation est égal à la charge algébrique de l'ion :

    \boxed{\text{n.o.}(\mathrm{Fe}) = +\mathrm{II} \quad \text{dans } \mathrm{Fe^{2+}(aq)}}
    \boxed{\text{n.o.}(\mathrm{Fe}) = +\mathrm{III} \quad \text{dans } \mathrm{Fe^{3+}(aq)}}
  • Pour un composé neutre, la somme des nombres d'oxydation pondérés par la stœchiométrie est nulle. Dans les hydroxydes, l'oxygène est au degré d'oxydation -\mathrm{II} et l'hydrogène au degré d'oxydation +\mathrm{I}, conférant au groupement hydroxyde une charge globale -\mathrm{I} :

    • dans \mathrm{Fe(OH)_2(s)} :

      \text{n.o.}(\mathrm{Fe}) + 2 \times [\,\text{n.o.}(\mathrm{O}) + \text{n.o.}(\mathrm{H})\,] = 0 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Fe}) + 2 \times (-\mathrm{I}) = 0
      \boxed{\text{n.o.}(\mathrm{Fe}) = +\mathrm{II} \quad \text{dans } \mathrm{Fe(OH)_2(s)}}
    • dans \mathrm{Fe(OH)_3(s)} :

      \text{n.o.}(\mathrm{Fe}) + 3 \times [\,\text{n.o.}(\mathrm{O}) + \text{n.o.}(\mathrm{H})\,] = 0 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Fe}) + 3 \times (-\mathrm{I}) = 0
      \boxed{\text{n.o.}(\mathrm{Fe}) = +\mathrm{III} \quad \text{dans } \mathrm{Fe(OH)_3(s)}}

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH

Notions : diagramme potentiel-ph

En précisant le raisonnement, affecter aux domaines notés A, B, C, D et E l'espèce chimique adéquate.

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Classer les espèces verticalement par nombre d'oxydation croissant du fer et horizontalement selon leur caractère basique ou leur état d'hydratation/précipitation.

Voir la stratégie

Pour attribuer les différents domaines du diagramme potentiel-pH :

  1. On utilise l'axe vertical des potentiels : les espèces de nombre d'oxydation le plus élevé se situent en haut du diagramme, les espèces de nombre d'oxydation le plus faible se situent en bas.
  2. À nombre d'oxydation fixé, on utilise l'axe horizontal des pH : les espèces les plus acides (ions hydratés) prédominent à faible pH (à gauche), tandis que les espèces basiques formées par condensation avec \mathrm{HO^-} (hydroxydes solides) existent à pH plus élevé (à droite).
Voir la réponse courte

Attribution des domaines du diagramme E\text{-}\mathrm{pH} selon le degré d'oxydation croissant verticalement et le caractère acide-base horizontalement.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question Q16, les cinq espèces se répartissent selon trois nombres d'oxydation :

  • \mathrm{n.o.} = +\mathrm{III} pour \mathrm{Fe^{3+}(aq)} et \mathrm{Fe(OH)_3(s)} ;
  • \mathrm{n.o.} = +\mathrm{II} pour \mathrm{Fe^{2+}(aq)} et \mathrm{Fe(OH)_2(s)} ;
  • \mathrm{n.o.} = 0 pour \mathrm{Fe(s)}.

1. Classement selon le potentiel (axe vertical) :

  • Le domaine situé tout en bas (potentiels les plus réducteurs, E < -0{,}4\text{ V}) correspond à l'unique espèce de nombre d'oxydation nul, le fer métallique :

    \text{Domaine E} \iff \mathrm{Fe(s)}
  • Les domaines intermédiaires correspondent au nombre d'oxydation +\mathrm{II} : domaines C et D.
  • Les domaines supérieurs correspondent au nombre d'oxydation +\mathrm{III} : domaines A et B.

2. Classement selon le pH (axe horizontal) : À nombre d'oxydation fixé, l'augmentation du pH favorise la formation du précipité d'hydroxyde selon l'équilibre de précipitation :

\mathrm{Fe}^{z+}(\mathrm{aq}) + z\,\mathrm{HO^-}(\mathrm{aq}) \rightleftharpoons \mathrm{Fe(OH)}_z(\mathrm{s})

Les ions aqueux sont donc stables en milieu acide (à gauche), tandis que les hydroxydes solides précipitent à des pH plus élevés (à droite) :

  • Pour le degré +\mathrm{III} :

    \begin{aligned} \text{Domaine A (milieu acide)} &\iff \mathrm{Fe^{3+}(aq)} \\ \text{Domaine B (milieu plus basique)} &\iff \mathrm{Fe(OH)_3(s)} \end{aligned}
  • Pour le degré +\mathrm{II} :

    \begin{aligned} \text{Domaine C (milieu acide à neutre)} &\iff \mathrm{Fe^{2+}(aq)} \\ \text{Domaine D (milieu basique)} &\iff \mathrm{Fe(OH)_2(s)} \end{aligned}

On en déduit l'attribution complète :

\boxed{ \text{A} : \mathrm{Fe^{3+}(aq)}, \quad \text{B} : \mathrm{Fe(OH)_3(s)}, \quad \text{C} : \mathrm{Fe^{2+}(aq)}, \quad \text{D} : \mathrm{Fe(OH)_2(s)}, \quad \text{E} : \mathrm{Fe(s)} }

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH

Notions : domaine de stabilité de l'eau, corrosion

Le fer est-il thermodynamiquement stable dans l'eau ? Justifier.

Voir l'indice

Vérifier s'il existe une zone de recouvrement entre le domaine de prédominance de l'eau et celui de stabilité thermodynamique du fer métallique.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le critère thermodynamique de stabilité d'une espèce en présence d'eau à partir d'un diagramme potentiel-pH : il y a stabilité si les domaines de prédominance ou d'existence de l'espèce et de l'eau possèdent une intersection non vide.
  2. Comparer la position du domaine d'existence du fer métallique \mathrm{Fe(s)} (domaine E identifié en question Q17) par rapport au domaine de stabilité thermodynamique de l'eau (délimité par les deux droites en pointillés associées aux couples \mathrm{O_2(g)/H_2O} et \mathrm{H_2O/H_2(g)}).
Voir la réponse courte

Disjonction du domaine du fer métallique et de celui de l'eau : le fer est instable et s'oxyde spontanément dans l'eau.

Voir le corrigé complet

Sur le diagramme potentiel-pH (figure 4), le domaine de stabilité thermodynamique de l'eau est la zone comprise entre les deux droites en pointillés relatives aux couples \mathrm{O_2(g)/H_2O} et \mathrm{H_2O/H_2(g)}.

Le domaine E, qui correspond au domaine d'existence du fer métallique \mathrm{Fe(s)}, est situé entièrement en dessous de la frontière inférieure de stabilité de l'eau (couple \mathrm{H_2O/H_2(g)}).

Les domaines de stabilité du fer et de l'eau n'ont donc aucun recouvrement commun :

\mathcal{D}\big(\mathrm{Fe(s)}\big) \cap \mathcal{D}\big(\mathrm{H_2O}\big) = \emptyset
\boxed{\text{Le fer n'est pas thermodynamiquement stable dans l'eau.}}

Il s'oxyde spontanément en réduisant l'eau (avec dégagement de dihydrogène \mathrm{H_2(g)}), même en l'absence de dioxygène dissous.

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Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH ; Oxydoréduction et piles

Notions : réaction d'oxydoréduction

Écrire l'équation de la réaction d'oxydo-réduction modélisant la transformation chimique entre le fer et le dioxygène dissous dans l'eau, en milieu proche de la neutralité.

Voir l'indice

Identifier les espèces prédominantes aux potentiels considérés à \mathrm{pH} \approx 7, écrire les deux demi-équations redox associées puis combiner pour éliminer les électrons échangés.

Voir la stratégie
  1. Identifier à l'aide du diagramme E\text{--pH} (figure 4) l'espèce thermodynamiquement stable du fer au potentiel imposé par le dioxygène dissous à \mathrm{pH} \approx 7.
  2. Écrire les demi-équations d'oxydoréduction associées aux deux couples en milieu proche de la neutralité (en utilisant \mathrm{H_2O} et \mathrm{HO^-} plutôt que \mathrm{H^+}).
  3. Combiner ces demi-équations pour obtenir l'équation de la réaction globale de corrosion.
Voir la réponse courte

Équation bilan d'oxydation du fer par le dioxygène dissous formant le précipité d'hydroxyde de fer(II) ou fer(III) en milieu neutre.

Voir le corrigé complet

À un \mathrm{pH} proche de la neutralité (\mathrm{pH} \approx 7), le potentiel standard apparent du couple \mathrm{O_2(aq)}/\mathrm{H_2O(l)} vaut :

E(\mathrm{O_2/H_2O}) \approx 1{,}23 - 0{,}06 \times 7 \approx 0{,}81\text{ V}.

À ce potentiel très élevé, l'espèce thermodynamiquement stable du fer est l'hydroxyde de fer(III) \mathrm{Fe(OH)_3(s)} (domaine B).

En milieu proche de la neutralité, les demi-équations électroniques s'écrivent avec l'eau et les ions hydroxyde \mathrm{HO^-} :

  • Réduction du dioxygène dissous :

    \mathrm{O_2(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(l)} + 4\,\mathrm{e^-} = 4\,\mathrm{HO^-(aq)}
  • Oxydation du fer métallique en hydroxyde de fer(III) :

    \mathrm{Fe(s)} + 3\,\mathrm{HO^-(aq)} = \mathrm{Fe(OH)_3(s)} + 3\,\mathrm{e^-}

En combinant ces deux demi-équations afin d'échanger 12\,\mathrm{e^-}, les ions \mathrm{HO^-} se simplifient, ce qui conduit à l'équation bilan globale de corrosion (formation de la rouille) :

\boxed{4\,\mathrm{Fe(s)} + 3\,\mathrm{O_2(aq)} + 6\,\mathrm{H_2O(l)} = 4\,\mathrm{Fe(OH)_3(s)}}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion

Notions : protection cathodique

Justifier le fait que la conduite joue le rôle de cathode.

Voir l'indice

Rappeler le pôle du générateur auquel est reliée la cathode et la nature de la réaction électrochimique (oxydation ou réduction) qui s'y déroule.

Voir la stratégie
  1. Identifier le pôle du générateur auquel est connectée la conduite d'après le texte et la figure 5.
  2. En déduire le sens de circulation des électrons dans les conducteurs métalliques et la nature (oxydation ou réduction) de la réaction électrochimique qui a lieu à l'interface entre la conduite et l'électrolyte.
  3. Conclure en rappelant la définition d'une cathode.
Voir la réponse courte

La conduite est le siège de la réduction de l'oxydant pour éviter l'oxydation du fer, jouant donc le rôle de cathode.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé et la figure 5, la conduite en acier est reliée à la borne négative (pôle -) de la source de courant continu.

Dans le circuit métallique extérieur reliant le générateur à la conduite :

  • le générateur débite des électrons depuis sa borne négative vers la structure métallique à protéger ;
  • à la surface de la conduite (interface métal/sol), ces électrons sont transférés aux espèces oxydantes présentes dans l'électrolyte (notamment le dioxygène dissous et l'eau), qui subissent ainsi une réaction de réduction.

Par définition, l'électrode où se produit une réduction est la cathode. La conduite joue donc bien le rôle de cathode.

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion ; Oxydoréduction et piles

Notions : anode sacrificielle

Justifier ce choix.

Voir l'indice

Comparer la valeur de -800\text{ mV} aux potentiels frontières du diagramme E\text{--}\mathrm{pH} pour situer l'état de l'acier dans le domaine d'immunité.

Voir la stratégie
  1. Repérer sur le diagramme potentiel-pH (figure 4) le domaine d'immunité du fer (domaine E, \mathrm{Fe(s)}).
  2. Comparer la valeur imposée E = -800\text{ mV} au potentiel de la frontière supérieure du domaine E pour les pH représentatifs des sols.
  3. Conclure sur l'état thermodynamique du fer et justifier l'intérêt d'une marge de sécurité modérée.
Voir la réponse courte

Choix d'un métal plus réducteur que le fer pour s'oxyder préférentiellement en tant qu'anode sacrificielle.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente (Q17), le domaine noté E correspond au fer métallique \mathrm{Fe(s)} : il s'agit du domaine d'immunité du fer.

Pour les pH usuels des sols naturels (compris typiquement entre 5 et 9), la frontière entre le domaine d'oxydation (C : \mathrm{Fe^{2+}}) et le domaine d'immunité (E : \mathrm{Fe}) est horizontale. Avec la convention de tracé C = 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, la formule de Nernst donne :

\begin{aligned} E(\mathrm{Fe^{2+}}/\mathrm{Fe}) &= E^\circ(\mathrm{Fe^{2+}}/\mathrm{Fe}) + \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{[\mathrm{Fe^{2+}}]}{c^\circ}\right) \\ &= -0{,}44 + 0{,}03 \log(10^{-6}) = -0{,}62\text{ V} = -620\text{ mV}. \end{aligned}

Cette valeur correspond bien au palier horizontal observé sur la figure 4 à E \approx -0{,}6\text{ V}.

En abaissant le potentiel de la conduite à E = -800\text{ mV} = -0{,}80\text{ V} :

  • le point de fonctionnement se situe nettement en dessous de la frontière d'oxydation : l'acier se trouve placé au sein de son domaine d'immunité, ce qui rend la réaction d'oxydation du fer (corrosion) thermodynamiquement impossible ;
  • l'écart d'environ 180\text{ mV} en dessous de la frontière constitue une marge de sécurité suffisante pour pallier d'éventuelles chutes ohmiques dans le sol ou de légères fluctuations locales d'acidité.

On veille toutefois à ne pas choisir un potentiel excessivement bas (fortement négatif) : cela favoriserait une réduction trop intense des molécules d'eau avec formation de dihydrogène gazeux \mathrm{H_2(g)}, entraînant une fragilisation de l'acier (« fragilisation par l'hydrogène ») et une surconsommation électrique inutile.

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion ; Oxydoréduction et piles

Notions : réaction électrochimique, anode sacrificielle

Écrire les demi-équations électroniques ayant lieu à l'anode et à la cathode. En déduire l'équation de la rédaction modélisant la transformation chimique associée à la protection cathodique de la conduite.

Voir l'indice

Identifier le solvant oxydé à l'anode inattaquable et le comburant réduit à la cathode métallique pour établir l'équation de fonctionnement globale.

Voir la stratégie
  1. Identifier les espèces chimiques présentes au voisinage de chaque électrode (eau, dioxygène dissous, matériau inattaquable à l'anode, conduite en acier à la cathode).
  2. Écrire la réaction d'oxydation à l'anode et la réaction de réduction prépondérante à la cathode, compte tenu des potentiels d'oxydoréduction.
  3. Combiner les deux demi-équations pour obtenir l'équation de la réaction globale associée au fonctionnement du dispositif.
Voir la réponse courte

Écriture des demi-équations à l'anode sacrificielle et à la cathode, puis équation bilan globale de la protection.

Voir le corrigé complet

1. Demi-équation à l'anode (borne positive)

L'anode déversoir étant inattaquable, le matériau de l'électrode ne peut pas s'oxyder. L'espèce du milieu (sol/eau) susceptible d'être oxydée est l'eau, selon le couple \mathrm{O_2(g)/H_2O(l)} :

2\,\mathrm{H_2O(l)} = \mathrm{O_2(g)} + 4\,\mathrm{H^+(aq)} + 4\,\mathrm{e^-}

2. Demi-équation à la cathode (borne négative)

La conduite joue le rôle de cathode, siège d'une réduction. L'oxydant thermodynamiquement le plus fort présent dans le sol humide est le dioxygène dissous \mathrm{O_2(aq)}. Sa réduction à la surface de la conduite s'écrit, en milieu proche de la neutralité :

\mathrm{O_2(aq)} + 4\,\mathrm{H^+(aq)} + 4\,\mathrm{e^-} = 2\,\mathrm{H_2O(l)}

(ou sous forme basique : \mathrm{O_2(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(l)} + 4\,\mathrm{e^-} = 4\,\mathrm{HO^-(aq)}).

3. Équation de la réaction globale

En sommant les deux demi-équations électroniques, le bilan global de la transformation chimique s'écrit :

\boxed{\mathrm{O_2(aq, \, cathode)} \longrightarrow \mathrm{O_2(g, \, anode)}}

Le passage du courant consomme le dioxygène dissous au contact immédiat de la conduite (ce qui supprime l'agent oxydant responsable de la corrosion du fer) et déporte la production de dioxygène à l'anode déversoir, située à distance de l'ouvrage.

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : ligne de courant, équipotentielle

Que représentent les lignes dessinées en pointillés sur la figure 5 ?

Voir l'indice

Associer ces tracés aux lignes de courant électrique (ou tubes de champ) circulant au sein du milieu électrolytique entre l'anode et la conduite.

Voir la réponse courte

Identification des lignes de courant du courant de protection ou des surfaces équipotentielles associées dans le sol.

Voir le corrigé complet

Sur la figure 5, les lignes en pointillés fléchées relient l'anode déversoir (borne positive du générateur) à la structure métallique à protéger (cathode, reliée à la borne négative) à travers le sol (qui joue le rôle d'électrolyte conducteur ionique).

Ces lignes orientées représentent les lignes de courant électrique (ou lignes de champ du vecteur densité volumique de courant \vec{\jmath}) circulant dans l'électrolyte.

En vertu de la loi d'Ohm locale dans l'électrolyte homogène de conductivité \gamma,

\vec{\jmath} = \gamma \vec{E},

elles représentent également les lignes de champ électrique \vec{E} dans le milieu conducteur, orientées selon les potentiels décroissants depuis l'anode vers la cathode.

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B · Risque sismique

Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : chaîne d'oscillateurs, loi de newton

En appliquant la seconde loi de Newton au tronçon numéro , établir l'équation

et donner l'expression de en fonction de et .

Voir l'indice

Projeter les forces de rappel élastiques exercées par les ressorts situés à gauche et à droite du tronçon n le long de l'axe (Ox).

Voir la stratégie
  1. Exprimer les abscisses réelles des tronçons n-1, n et n+1 sur l'axe (Ox) en fonction de l'abscisse d'équilibre et du déplacement x_n(t).
  2. Établir les forces de rappel élastique exercées par les deux ressorts adjacents sur le tronçon n.
  3. Appliquer la seconde loi de Newton en projection sur l'axe horizontal (Ox) et identifier la constante \Gamma.
Voir la réponse courte

Principe fondamental de la dynamique appliqué au tronçon n soumis aux forces de rappel des deux ressorts voisins.

Voir le corrigé complet

On étudie le tronçon numéro n, assimilé à un point matériel de masse m, dans le référentiel d'étude supposé galiléen muni du repère d'axe horizontal (Ox) orienté par le vecteur unitaire \vec{u}_x.

À l'équilibre, l'abscisse du tronçon n est X_n^{\text{éq}} = n a. Lors du passage de l'onde, son abscisse devient :

X_n(t) = n a + x_n(t)

La dérivée seconde de sa position est simplement l'accélération du déplacement algébrique :

\frac{\mathrm{d}^2 X_n}{\mathrm{d}t^2} = \ddot{x}_n(t)

Le tronçon n est soumis aux actions mécaniques suivantes :

  • son poids et la réaction verticale du support, qui se compensent d'après l'énoncé ;
  • la force exercée par le ressort de droite (reliant le tronçon n au tronçon n+1) : la longueur de ce ressort est L_{n, n+1} = X_{n+1} - X_n = a + x_{n+1} - x_n. La force de rappel exercée sur le tronçon n s'écrit :

    \vec{F}_{\text{droite} \to n} = K (L_{n, n+1} - a)\,\vec{u}_x = K \bigl(x_{n+1}(t) - x_n(t)\bigr)\,\vec{u}_x
  • la force exercée par le ressort de gauche (reliant le tronçon n-1 au tronçon n) : la longueur de ce ressort est L_{n-1, n} = X_n - X_{n-1} = a + x_n - x_{n-1}. La force de rappel exercée sur le tronçon n s'écrit :

    \vec{F}_{\text{gauche} \to n} = -K (L_{n-1, n} - a)\,\vec{u}_x = K \bigl(x_{n-1}(t) - x_n(t)\bigr)\,\vec{u}_x

En appliquant la seconde loi de Newton au tronçon n et en projetant sur l'axe (Ox) :

\begin{aligned} m \ddot{x}_n(t) &= K \bigl(x_{n+1}(t) - x_n(t)\bigr) + K \bigl(x_{n-1}(t) - x_n(t)\bigr) \\ m \ddot{x}_n(t) &= K \bigl(x_{n+1}(t) + x_{n-1}(t) - 2x_n(t)\bigr) \end{aligned}

En divisant par la masse m, on obtient directement :

\ddot{x}_n(t) = \frac{K}{m}\bigl(x_{n+1}(t) + x_{n-1}(t) - 2x_n(t)\bigr)

Par identification avec l'équation (II.1), on en déduit l'expression de \Gamma :

\boxed{\Gamma = \frac{K}{m}}

Résultat

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation ; Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : pulsation, vecteur d'onde

Que représentent physiquement les constantes , et ?

Voir l'indice

Identifier l'amplitude maximale de vibration, la pulsation temporelle de l'oscillation et la pulsation spatiale (nombre d'onde).

Voir la réponse courte

Identification physique de l'amplitude X_0, de la pulsation temporelle \omega et de la pulsation spatiale ou nombre d'onde k.

Voir le corrigé complet

Dans l'expression du déplacement du tronçon numéro n,

x_n(t) = X_0 \cos(\omega t - k n a),

la position d'équilibre du tronçon est z_n = n a. Cette onde se propage le long de la chaîne dans le sens des z croissants. Les trois constantes positives représentent :

  • X_0 est l'amplitude de l'onde (ou déplacement maximal d'un tronçon par rapport à sa position d'équilibre), exprimée en mètres (\text{m}).
  • \omega est la pulsation temporelle (ou pulsation angulaire de l'onde), exprimée en \text{rad}\cdot\text{s}^{-1}. Elle caractérise la périodicité temporelle du mouvement et est reliée à la période temporelle T et à la fréquence f par :

    T = \frac{2\pi}{\omega} \quad \text{et} \quad f = \frac{\omega}{2\pi}.
  • k est le nombre d'onde (ou pulsation spatiale), exprimé en \text{rad}\cdot\text{m}^{-1}. Il caractérise la périodicité spatiale de l'onde continue sous-jacente et est relié à la longueur d'onde \lambda par :

    \lambda = \frac{2\pi}{k}.
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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : relation de dispersion

En utilisant la notation complexe, montrer que la relation entre et s'écrit

Voir l'indice

Injecter la forme complexe de x_n(t) dans l'équation différentielle, factoriser par l'exponentielle complexe et utiliser la formule d'Euler 2 - 2\cos(ka) = 4\sin^2(ka/2).

Voir la stratégie
  1. Associer à la solution réelle x_n(t) sa grandeur complexe associée \underline{x}_n(t).
  2. Exprimer \underline{\ddot{x}}_n(t), \underline{x}_{n+1}(t) et \underline{x}_{n-1}(t) en fonction de \underline{x}_n(t) pour injecter ces expressions dans l'équation du mouvement (II.1) établie en question Q24.
  3. Factoriser et utiliser les formules d'Euler et de duplication trigonométrique pour isoler \omega^2.
Voir la réponse courte

Injection de la solution progressive harmonique dans l'équation différentielle discrète et factorisation trigonométrique.

Voir le corrigé complet

À la solution réelle x_n(t) = X_0 \cos(\omega t - kna), on associe la grandeur complexe :

\underline{x}_n(t) = X_0 \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - kna)}

En dérivant deux fois par rapport au temps, il vient :

\underline{\ddot{x}}_n(t) = -\omega^2 \underline{x}_n(t)

Les déplacements des tronçons voisins s'écrivent :

\begin{aligned} \underline{x}_{n+1}(t) &= X_0 \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - k(n+1)a)} = \underline{x}_n(t)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{j}ka} \\ \underline{x}_{n-1}(t) &= X_0 \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - k(n-1)a)} = \underline{x}_n(t)\,\mathrm{e}^{+\mathrm{j}ka} \end{aligned}

En injectant ces grandeurs complexes dans l'équation différentielle (II.1) :

-\omega^2 \underline{x}_n(t) = \Gamma \left(\mathrm{e}^{-\mathrm{j}ka} + \mathrm{e}^{\mathrm{j}ka} - 2\right) \underline{x}_n(t)

Pour une onde non nulle (\underline{x}_n(t) \neq 0), on simplifie par \underline{x}_n(t) :

-\omega^2 = \Gamma \left(2\cos(ka) - 2\right) = -2\Gamma\bigl(1 - \cos(ka)\bigr)

En utilisant l'identité trigonométrique 1 - \cos(ka) = 2\sin^2\left(\frac{ka}{2}\right), on obtient directement :

\boxed{\omega^2 = 4\Gamma \sin^2\left(\frac{ka}{2}\right)}

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : limite des grandes longueurs d'onde, relation de dispersion

Montrer que la relation de dispersion se simplifie et en déduire que la célérité de l'onde s'écrit

Voir l'indice

Réaliser un développement limité au premier ordre de \sin(ka/2) pour ka \ll 1 afin d'obtenir la relation linéaire \omega = c k.

Voir la stratégie
  1. Effectuer un développement limité au premier ordre du terme en sinus pour ka \ll 1 dans la relation de dispersion établie à la question Q26.
  2. Identifier la relation de proportionnalité entre \omega et k, puis en déduire la célérité de phase c = \omega / k.
Voir la réponse courte

Approximation des grandes longueurs d'onde ka \ll 1 : la dispersion disparaît et la célérité acoustique vaut c = \sqrt{\Gamma}a.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q26, la pulsation \omega et le vecteur d'onde k sont reliés par :

\omega^2 = 4\Gamma \sin^2\left(\frac{ka}{2}\right)

Comme \omega et k sont choisis positifs, et en considérant ka/2 \in [0, \pi], on a :

\omega = 2\sqrt{\Gamma}\sin\left(\frac{ka}{2}\right)

Sous l'hypothèse des grandes longueurs d'onde devant le pas du réseau (ka \ll 1), la quantité ka/2 est petite devant 1. Au premier ordre de développement, on a :

\sin\left(\frac{ka}{2}\right) \underset{ka \to 0}{\sim} \frac{ka}{2}

La relation de dispersion se simplifie donc sous la forme linéaire :

\omega \approx 2\sqrt{\Gamma} \left(\frac{ka}{2}\right) = \sqrt{\Gamma}a \, k

La célérité c de l'onde (vitesse de phase) est définie par c = \dfrac{\omega}{k}, ce qui donne directement :

\boxed{c = \sqrt{\Gamma}a}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, PTSI, BCPST1

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : module de young, raideur équivalente

En utilisant la loi de Hooke et les données du préambule, estimer la valeur numérique de la constante de raideur .

Voir l'indice

Assimiler un tronçon de conduite à une barre élastique de longueur L = 12\text{ m} et exprimer la section d'acier S en fonction de la masse m, de la masse volumique \rho_a et de L.

Voir la stratégie
  1. Identifier la relation entre la force de traction T et l'allongement \Delta L pour en déduire la raideur K en fonction du module d'Young E, de la section S du matériau et de la longueur L du tronçon.
  2. Exprimer la section d'acier S à partir de la masse m d'un tronçon et de la masse volumique \rho_a de l'acier.
  3. Effectuer l'application numérique à partir des données du préambule.
Voir la réponse courte

Relation entre la raideur K du tronçon, le module d'Young E, la section S et la longueur au repos a.

Voir le corrigé complet

Un tronçon d'oléoduc de longueur au repos L = a = 12\text{ m} soumis à un effort de traction T s'allonge de \Delta L. D'après la loi de Hooke :

T = \frac{E S}{L} \Delta L

Par analogie avec la force de rappel d'un ressort élastique T = K \Delta L, on identifie la raideur équivalente du tronçon :

K = \frac{E S}{L}

Le volume d'acier constituant un tronçon est V_a = S L, de sorte que la masse m de ce tronçon s'écrit :

m = \rho_a S L \iff S = \frac{m}{\rho_a L}

D'après les données du préambule, N = 150\,000 sections de tube représentent une masse totale M_{\text{tot}} = 594\,000\text{ tonnes}. La masse d'un tronçon est donc :

m = \frac{M_{\text{tot}}}{N} = \frac{594\,000 \times 10^3}{150\,000} = 3{,}96 \times 10^3\text{ kg} \approx 4\text{ tonnes}

En injectant l'expression de S dans celle de K, il vient :

K = \frac{E m}{\rho_a L^2}

Application numérique : Avec E = 200\text{ GPa} = 2{,}00 \times 10^{11}\text{ Pa}, \rho_a = 8000\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, L = 12\text{ m} et m = 3{,}96 \times 10^3\text{ kg} :

\begin{aligned} K &= \frac{2{,}00 \times 10^{11} \times 3{,}96 \times 10^3}{8000 \times 12^2} \\ K &= \frac{7{,}92 \times 10^{14}}{1{,}152 \times 10^6} \approx 6{,}9 \times 10^8\text{ N}\cdot\text{m}^{-1} \end{aligned}

(ou K \approx 6{,}94 \times 10^8\text{ N}\cdot\text{m}^{-1} \approx 7 \times 10^8\text{ N}\cdot\text{m}^{-1} avec m = 4\text{ tonnes}).

\boxed{K \approx 7 \times 10^8\text{ N}\cdot\text{m}^{-1}}

Résultat

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, PTSI, BCPST1

Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : célérité du son

Calculer la valeur numérique de .

Voir l'indice

Calculer numériquement la célérité c = a\sqrt{K/m} avec les valeurs numériques de l'énoncé en veillant aux conversions d'unités (tonnes en kg).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la célérité c en utilisant la relation établie à la question Q27 et l'expression de \Gamma issue de la question Q24.
  2. Convertir la masse m dans les unités du système international (\mathrm{kg}) et effectuer l'application numérique avec les valeurs fixées par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de la célérité des ondes longitudinales à partir de \Gamma et a, ou directement via \sqrt{E/\rho}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q27 et la question Q24, la célérité des ondes longitudinales dans la limite des grandes longueurs d'onde (ka \ll 1) s'écrit :

c = \sqrt{\Gamma}\,a = a\sqrt{\frac{K}{m}}

Les données fournies sont :

  • a = 12\text{ m} ;
  • K = 7 \times 10^8\text{ N}\cdot\text{m}^{-1} ;
  • m = 4\text{ tonnes} = 4 \times 10^3\text{ kg}.

L'application numérique donne :

\begin{aligned} c &= 12 \times \sqrt{\frac{7 \times 10^8}{4 \times 10^3}} \\ &= 12 \times \sqrt{1{,}75 \times 10^5} \\ &\approx 5{,}02 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

En ne retenant qu'un nombre raisonnable de chiffres significatifs compte tenu des données (K et m à un chiffre significatif) :

\boxed{c \approx 5{,}0 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 5{,}0\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 30

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : longueur d'onde, période temporelle

Déterminer par lecture graphique les valeurs de la vitesse de l'onde, de sa longueur d'onde et de la période des oscillations d'un tronçon.

Voir l'indice

Mesurer la vitesse de propagation du front d'onde entre deux instantanés de la figure 8, la distance spatiale crête-à-crête pour \lambda, et la pseudo-période temporelle sur la figure 9.

Voir la stratégie
  1. Célérité c : suivre la progression spatiale du front d'onde (ou du premier pic) entre les différents instants sur la figure 8, ou déterminer le temps d'arrivée de la perturbation au tronçon n°20 sur la figure 9.
  2. Longueur d'onde \lambda : mesurer l'écart entre les maxima des oscillations spatiales sur la figure 8 (en nombre de tronçons, puis multiplier par l'espacement a = 12\text{ m}).
  3. Période T : mesurer l'intervalle de temps séparant plusieurs maxima successifs du déplacement temporel du tronçon n°20 sur la figure 9.
Voir la réponse courte

Lecture sur l'enregistrement spatiotemporel des périodes spatiale \lambda et temporelle T, puis calcul de la célérité c = \lambda/T.

Voir le corrigé complet

1. Détermination de la célérité c de l'onde

Sur la figure 8, on peut repérer l'avancée du front d'onde (tronçon le plus avancé commençant à bouger) aux trois dates données :

  • à t_1 = 40\text{ ms}, le front atteint le tronçon n_1 \approx 17 ;
  • à t_2 = 80\text{ ms}, le front atteint le tronçon n_2 \approx 34 ;
  • à t_3 = 120\text{ ms}, le front atteint le tronçon n_3 \approx 51.

En un intervalle \Delta t = 40\text{ ms}, le front progresse de \Delta n \approx 17 tronçons, soit une distance parcourue :

\Delta x = \Delta n \cdot a \approx 17 \times 12\text{ m} = 204\text{ m}

On en déduit la vitesse de propagation de l'onde :

c = \frac{\Delta x}{\Delta t} = \frac{204}{40 \times 10^{-3}} \approx 5{,}1 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

On vérifie sur la figure 9 que le tronçon n°20 (situé à x = 20 a = 240\text{ m}) commence à bouger à t \approx 48\text{ ms}, ce qui conduit à c \approx \frac{240}{48 \times 10^{-3}} = 5{,}0 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

\boxed{c \approx 5{,}0 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 5{,}0\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}}

2. Détermination de la longueur d'onde \lambda

Sur le profil spatial à t = 120\text{ ms} (figure 8), les oscillations en arrière du front d'onde présentent des crêtes bien définies. En repérant les pics :

  • le premier pic est situé à n \approx 47 ;
  • le cinquième pic est situé à n \approx 23.

Sur 4 pseudo-périodes spatiales, l'écart est de \Delta n_{\text{tot}} \approx 47 - 23 = 24 tronçons, soit en moyenne \Delta n \approx 6 tronçons par période spatiale. Avec a = 12\text{ m} :

\lambda = \Delta n \cdot a \approx 6 \times 12\text{ m} \approx 72\text{ m}
\boxed{\lambda \approx 72\text{ m} \quad (\text{soit entre } 60\text{ m et } 80\text{ m})}

3. Détermination de la période T

Sur la figure 9 représentant le déplacement du tronçon n°20 en fonction du temps, on observe des oscillations dont les crêtes successives sont situées à :

t \approx 56\text{ ms}, \quad 70\text{ ms}, \quad 84\text{ ms}, \quad 98\text{ ms}, \quad 112\text{ ms}

Sur 4 périodes complètes, la durée écoulée est \Delta t = 112 - 56 = 56\text{ ms}, d'où :

T = \frac{56\text{ ms}}{4} \approx 14\text{ ms}
\boxed{T \approx 14\text{ ms}}

Résultat

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation ; Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs

Notions : célérité

Commenter ces résultats.

Voir l'indice

Comparer la célérité mesurée graphiquement à la valeur théorique calculée à la question Q29 et vérifier la validité de l'hypothèse des milieux continus (ka \ll 1).

Voir la réponse courte

Confrontation de la vitesse mesurée graphiquement avec la valeur théorique calculée précédemment.

Voir le corrigé complet

L'analyse des résultats obtenus à la question précédente appelle trois commentaires principaux :

  1. Accord entre théorie et simulation sur la célérité : La célérité déduite du déplacement du front de l'onde (c \approx 5{,}0 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) est en parfait accord avec la valeur théorique calculée à la question Q29 (c = \sqrt{\Gamma}a \approx 5{,}0 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}). On retrouve par ailleurs la vitesse de propagation des ondes acoustiques longitudinales dans une barre d'acier :

    c_{\text{acier}} = \sqrt{\frac{E}{\rho_a}} = \sqrt{\frac{200 \times 10^9}{8000}} = 5{,}0 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.
  2. Cohérence de la relation fondamentale de propagation : Le rapport de la longueur d'onde mesurée sur la période mesurée donne :

    \frac{\lambda}{T} \approx \frac{72}{14 \times 10^{-3}} \approx 5{,}1 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx c.

    Les mesures spatiales et temporelles effectuées sur les graphiques sont donc mutuellement très cohérentes.

  3. Manifestation de la dispersion du réseau : La longueur d'onde mesurée vaut \lambda \approx 6\,a, ce qui conduit à :

    ka = \frac{2\pi a}{\lambda} \approx \frac{\pi}{3} \approx 1{,}05.

    L'approximation des grandes longueurs d'onde (ka \ll 1) n'est donc pas vérifiée pour ces composantes oscillatoires. La chaîne discrète est alors dispersive : la vitesse de groupe s'écrit

    v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = \sqrt{\Gamma}a\cos\left(\frac{ka}{2}\right) = c\cos\left(\frac{ka}{2}\right) < c.

    Les composantes spectrales de plus haute fréquence se propagent ainsi plus lentement que le front raide (qui avance à la célérité maximale c), ce qui explique l'apparition et l'étalement du train d'oscillations en arrière du front sur la figure 8.

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Partie III : Prospection pétrolière par gravimétrie

A · Estimation de l’anomalie gravitationnelle due à la présence de pétrole

Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : force gravitationnelle, loi de coulomb

Rappeler les expressions de la force d'interaction électrostatique subie par une charge ponctuelle placée au point de la part d'une charge ponctuelle placée au point ainsi que de la force d'attraction gravitationnelle subie par une masse ponctuelle placée au point de la part d'une masse ponctuelle placée au point .

Voir l'indice

Écrire la loi de Coulomb pour deux charges ponctuelles et la loi de gravitation universelle de Newton pour deux masses ponctuelles en précisant les vecteurs unitaires.

Voir la réponse courte

Expressions vectorielles de la force de Coulomb électrostatique et de la loi d'attraction gravitationnelle de Newton.

Voir le corrigé complet

Soit \vec{u}_{B \to A} = \frac{\vec{BA}}{\|\vec{BA}\|} le vecteur unitaire orienté de la source B vers le point d'observation A, et notons r = AB = \|\vec{BA}\| la distance séparant les deux points.

  • Force d'interaction électrostatique (loi de Coulomb) :

    La force exercée par la charge q_B sur la charge q_A s'écrit :

    \boxed{\vec{F}_e = \frac{1}{4\pi\varepsilon_0} \frac{q_A q_B}{r^2} \, \vec{u}_{B \to A} = \frac{1}{4\pi\varepsilon_0} \frac{q_A q_B}{r^3} \, \vec{BA}}

    où \varepsilon_0 désigne la permittivité diélectrique du vide. Cette interaction est répulsive si les charges sont de même signe (q_A q_B > 0) et attractive si elles sont de signes opposés (q_A q_B < 0).

  • Force d'attraction gravitationnelle (loi de Newton) :

    La force exercée par la masse m_B sur la masse m_A est toujours attractive, dirigée de A vers B (donc opposée à \vec{u}_{B \to A}) :

    \boxed{\vec{F}_g = - G \frac{m_A m_B}{r^2} \, \vec{u}_{B \to A} = - G \frac{m_A m_B}{r^3} \, \vec{BA}}

    où G est la constante gravitationnelle universelle.

Résultat

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : théorème de gauss

En déduire par des analogies à préciser comment on passe du théorème de Gauss pour le champ électrostatique au théorème de Gauss pour le champ gravitationnel.

Voir l'indice

Établir la correspondance formelle entre \vec{E} et \vec{g}, q et m, ainsi qu'entre 1/\varepsilon_0 et -4\pi G.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les champs vectoriels \vec{E} et \vec{g} créés par une source ponctuelle à partir des forces formulées en Q32.
  2. Identifier le dictionnaire d'analogie entre grandeurs électrostatiques et gravitationnelles.
  3. Appliquer cette substitution au théorème de Gauss de l'électrostatique pour retrouver le théorème de Gauss gravitationnel.
Voir la réponse courte

Établissement de l'analogie électrostatique-gravitation par correspondance des constantes q \leftrightarrow m et 1/(4\pi\varepsilon_0) \leftrightarrow -G.

Voir le corrigé complet

D'après les lois d'interaction établies à la question Q32, le champ électrostatique \vec{E} créé en un point A par une charge ponctuelle q_B située en B et le champ gravitationnel \vec{g} créé par une masse ponctuelle m_B située en B s'écrivent :

\begin{aligned} \vec{E} &= \frac{\vec{F}_e}{q_A} = \frac{q_B}{4\pi\varepsilon_0 r^2} \vec{u}_{B\to A}, \\ \vec{g} &= \frac{\vec{F}_g}{m_A} = -\frac{G m_B}{r^2} \vec{u}_{B\to A}. \end{aligned}

La comparaison terme à terme de ces deux expressions conduit au dictionnaire d'analogie suivant :

  • Champ : \vec{E} \longleftrightarrow \vec{g} ;
  • Source ponctuelle (ou intérieure) : q \longleftrightarrow m (et Q_{\text{int}} \longleftrightarrow M_i) ;
  • Facteur de couplage : \dfrac{1}{4\pi\varepsilon_0} \longleftrightarrow -G, ce qui équivaut à \dfrac{1}{\varepsilon_0} \longleftrightarrow -4\pi G.

Le théorème de Gauss pour le champ électrostatique à travers une surface fermée \Sigma orientée vers l'extérieur s'écrit :

\oiint_{\Sigma} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \frac{Q_{\text{int}}}{\varepsilon_0}.

En remplaçant \vec{E} par \vec{g}, Q_{\text{int}} par la masse intérieure M_i et \dfrac{1}{\varepsilon_0} par -4\pi G, on obtient le théorème de Gauss pour le champ gravitationnel :

\boxed{\oiint_{\Sigma} \vec{g} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = -4\pi G M_i}

Résultat

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : symétrie du champ, invariance

Justifier le fait que le champ gravitationnel a pour forme .

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Exploiter les plans de symétrie matérielle et l'invariance de la plaque infinie par translation selon (Ox) et (Oy).

Voir la stratégie

Pour déterminer la direction et les variables d'espace dont dépend un champ vectoriel créé par une distribution de sources statiques :

  1. On étudie les invariances géométriques de la distribution par translation pour identifier les coordonnées dont le champ ne dépend pas.
  2. On identifie des plans de symétrie de la distribution passant par le point d'observation M afin d'en déduire la direction du champ gravitationnel (qui est un vecteur polaire).
Voir la réponse courte

Invariances par translation horizontale et plans de symétrie verticaux imposant un champ purement vertical ne dépendant que de z.

Voir le corrigé complet

Soit un point de l'espace M repéré par ses coordonnées cartésiennes (x, y, z).

1. Étude des invariances : La distribution de masse est une couche plane homogène d'épaisseur H, d'extension infinie selon les axes (Ox) et (Oy). Elle est donc invariante par :

  • translation de vecteur quelconque \delta x \, \vec{u}_x selon l'axe (Ox) ;
  • translation de vecteur quelconque \delta y \, \vec{u}_y selon l'axe (Oy).

En vertu du principe de Curie, le champ gravitationnel créé possède les mêmes invariances que sa source. Les composantes de \vec{g}_c(M) ne dépendent donc ni de x ni de y, mais uniquement de la coordonnée z :

\vec{g}_c(M) = \vec{g}_c(z).

2. Étude des symétries : Considérons les deux plans passant par le point M(x, y, z) et perpendiculaires à la couche :

  • le plan \Pi_1 = (M, \vec{u}_x, \vec{u}_z) ;
  • le plan \Pi_2 = (M, \vec{u}_y, \vec{u}_z).

La distribution de masse étant invariante par translation dans le plan (Oxy), ces deux plans sont des plans de symétrie plane de la distribution de masse.

Le champ gravitationnel \vec{g}_c étant un champ vectoriel polaire (au même titre que le champ électrostatique \vec{E}), il appartient à tout plan de symétrie de sa distribution de source passant par le point considéré :

\vec{g}_c(M) \in \Pi_1 \quad \text{et} \quad \vec{g}_c(M) \in \Pi_2.

Le champ \vec{g}_c(M) est donc dirigé selon l'intersection de ces deux plans, c'est-à-dire la droite passant par M et de vecteur directeur \vec{u}_z.

En combinant l'étude des invariances et des symétries, on en déduit la forme recherchée :

\boxed{\vec{g}_c = g_c(z)\,\vec{u}_z}

Résultat

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Question 35

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : théorème de gauss

Établir, en illustrant votre démonstration par une figure avec une légende explicite, que dans toute la partie située au-dessus de la couche plane.

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Appliquer le théorème de Gauss gravitationnel à un cylindre orthogonal à la couche plane, symétrique par rapport au plan médian z=0.

Voir la stratégie
  1. Choisir une surface de Gauss fermée \Sigma adaptée aux symétries du problème : un cylindre d'axe (Oz), de section droite S, s'étendant symétriquement entre les cotes -z et +z avec z > H/2.
  2. Exprimer le flux sortant du champ gravitationnel \vec{g}_c à travers \Sigma en exploitant la direction axiale de \vec{g}_c et l'antisymétrie par rapport au plan (Oxy).
  3. Évaluer la masse intérieure M_i enfermée dans le cylindre, puis appliquer le théorème de Gauss gravitationnel pour en déduire g_c(z).
Voir la réponse courte

Application du théorème de Gauss à un cylindre traversant la couche plane de matière pour obtenir le champ extérieur.

Voir le corrigé complet

Considérons une surface de Gauss \Sigma constituée d'un cylindre fermé d'axe (Oz), de section droite d'aire S, délimité par :

  • une base supérieure S_{\text{haut}} située à l'altitude z > H/2, de normale unitaire sortante \vec{n}_{\text{ext}} = +\vec{u}_z ;
  • une base inférieure S_{\text{bas}} située à l'altitude -z < -H/2, de normale unitaire sortante \vec{n}_{\text{ext}} = -\vec{u}_z ;
  • une surface latérale S_{\text{lat}} cylindrique de génératrices parallèles à (Oz), de normale unitaire sortante \vec{n}_{\text{ext}} \perp \vec{u}_z.

Le flux sortant du champ gravitationnel à travers \Sigma se décompose en :

\Phi = \oiint_\Sigma \vec{g}_c \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \iint_{S_{\text{haut}}} \vec{g}_c \cdot \vec{u}_z\,\mathrm{d}S + \iint_{S_{\text{bas}}} \vec{g}_c \cdot (-\vec{u}_z)\,\mathrm{d}S + \iint_{S_{\text{lat}}} \vec{g}_c \cdot \vec{n}_{\text{lat}}\,\mathrm{d}S

D'après la question Q34 :

  • sur la surface latérale, \vec{g}_c(z) \parallel \vec{u}_z \perp \vec{n}_{\text{lat}}, d'où \vec{g}_c \cdot \vec{n}_{\text{lat}} = 0 et le flux latéral est nul ;
  • sur la base supérieure (z > H/2), \vec{g}_c(z) \cdot \vec{u}_z = g_c(z), donc le flux vaut g_c(z) S ;
  • sur la base inférieure (-z < -H/2), \vec{g}_c(-z) \cdot (-\vec{u}_z) = -g_c(-z).

Par antisymétrie par rapport au plan (Oxy), g_c(-z) = -g_c(z), d'où :

\Phi = g_c(z) S + \big(-g_c(-z)\big) S = 2 g_c(z) S

Puisque z > H/2, le cylindre intercepte toute l'épaisseur H de la couche plane. La masse intérieure est donc :

M_i = \rho_c V = \rho_c S H

En appliquant le théorème de Gauss gravitationnel (question Q33) :

\begin{aligned} \Phi &= -4\pi G M_i \\ 2 g_c(z) S &= -4\pi G (\rho_c S H) \end{aligned}

On simplifie par 2S, ce qui donne la composante g_c :

\boxed{g_c = -2\pi G \rho_c H}

Ce résultat est indépendant de l'altitude z dans toute la région z > H/2.

Résultat

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Question 36

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : anomalie gravimétrique

Exprimer l'anomalie gravitationnelle en fonction de , , et . Calculer . Donnée : .

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Remplacer la nappe de pétrole par une couche équivalente de sol diminuée d'un défaut de masse volumique (\rho_s - \rho_p) et appliquer le résultat de la question précédente.

Voir la stratégie
  1. Utiliser le principe de superposition en décomposant le sous-sol contenant la nappe en un sous-sol homogène de masse volumique \rho_s auquel se superpose une tranche d'épaisseur H de masse volumique effective \Delta \rho = \rho_p - \rho_s.
  2. Exprimer le champ gravitationnel additionnel à l'aide du résultat établi en Q35 pour identifier \Delta g.
  3. Réaliser l'application numérique avec les grandeurs données en fin d'énoncé.
Voir la réponse courte

Différence de champ gravitationnel calculée à partir du contraste de masse volumique \rho_p - \rho_s sur l'épaisseur H.

Voir le corrigé complet

Par application du principe de superposition linéaire du champ gravitationnel, la configuration avec nappe de pétrole (figure 10 droite) est équivalente à la somme :

  • du sol homogène non perturbé créant le champ -g\,\vec{u}_z ;
  • d'une tranche plane d'épaisseur H, infinie selon (Ox) et (Oy), de masse volumique apparente :

    \rho_c = \rho_p - \rho_s.

D'après le résultat de la question Q35, cette couche crée en tout point situé au-dessus d'elle (z > H/2) un champ gravitationnel additionnel :

\vec{g}_{\text{add}} = -2\pi G (\rho_p - \rho_s) H \, \vec{u}_z = 2\pi G (\rho_s - \rho_p) H \, \vec{u}_z.

Le champ gravitationnel total mesuré par l'avion s'écrit donc :

\vec{g}' = -g\,\vec{u}_z + \vec{g}_{\text{add}} = -\big[ g - 2\pi G (\rho_s - \rho_p) H \big] \vec{u}_z.

Par identification avec l'expression donnée par l'énoncé, \vec{g}' = -(g - \Delta g)\,\vec{u}_z, on en déduit l'expression de l'anomalie gravitationnelle :

\boxed{\Delta g = 2\pi G (\rho_s - \rho_p) H}

Application numérique : Avec les données de l'énoncé :

  • G = 6{,}67 \times 10^{-11}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{s}^{-2},
  • \rho_s = 2800\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3},
  • \rho_p = 800\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} \implies \rho_s - \rho_p = 2000\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3},
  • H = 200\text{ m}.
\begin{aligned} \Delta g &= 2\pi \times 6{,}67 \times 10^{-11} \times 2000 \times 200 \\ &= 8\pi \times 6{,}67 \times 10^{-6}\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \\ &\approx 1{,}68 \times 10^{-4}\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}. \end{aligned}
\boxed{\Delta g \approx 1{,}7 \times 10^{-4}\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}}

Résultat

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B · Mesure des variations du champ de pesanteur par un pendule pesant

Question 37

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie potentielle de pesanteur

Déterminer l'énergie potentielle de pesanteur de la tige en fonction de , , , et .

Voir l'indice

Projeter la position du centre d'inertie de la tige sur l'axe vertical (Oz) en tenant compte de l'angle d'inclinaison \alpha du plan d'oscillation.

Voir la stratégie
  1. Repérer la position du centre d'inertie G de la tige homogène et le plan de rotation perpendiculaire à l'axe \Delta.
  2. Exprimer l'altitude z_G(\theta) du centre d'inertie par projection du vecteur position sur l'axe vertical (Oz).
  3. En déduire l'énergie potentielle de pesanteur E_p(\theta) = m g z_G + \text{cste} en précisant la référence choisie.
Voir la réponse courte

Calcul de l'énergie potentielle de pesanteur du centre de masse de la tige en rotation autour de l'axe incliné d'un angle \alpha.

Voir le corrigé complet

La tige étant homogène et de longueur 2\ell, son centre d'inertie G est situé en son milieu, soit à une distance OG = \ell du point d'attache O.

La liaison pivot d'axe \Delta contraint la tige à se déplacer dans un plan \mathcal{P} orthogonal à \Delta. Dans ce plan, le point G décrit un cercle de centre O et de rayon \ell.

Soit \vec{u}_z le vecteur unitaire vertical ascendant et \vec{u}_\Delta le vecteur unitaire le long de l'axe \Delta. D'après l'énoncé, l'axe \Delta est incliné d'un angle \alpha par rapport à la verticale, donc :

\vec{u}_\Delta \cdot \vec{u}_z = \cos\alpha

La composante du champ de pesanteur (ou de la verticale) dans le plan du mouvement \mathcal{P} correspond à la ligne de plus grande pente de ce plan, inclinée de \alpha par rapport au plan horizontal.

Décomposons le vecteur unitaire vertical \vec{u}_z dans une base adaptée au plan \mathcal{P} :

  • une direction \vec{e}_1 orthogonale à \Delta, située dans le plan (Oyz), dirigée vers le bas le long de la ligne de plus grande pente : \vec{u}_z \cdot \vec{e}_1 = -\sin\alpha ;
  • une direction \vec{e}_2 = \vec{u}_x horizontale, contenue dans le plan \mathcal{P} : \vec{u}_z \cdot \vec{e}_2 = 0.

Le centre d'inertie G a pour vecteur position dans le plan \mathcal{P} :

\vec{OG} = \ell \cos\theta\,\vec{e}_1 + \ell \sin\theta\,\vec{e}_2

où \theta = 0 correspond à la position d'équilibre stable (altitude minimale de G).

L'altitude z_G de G (en prenant z_O = 0) s'écrit alors :

\begin{aligned} z_G &= \vec{OG} \cdot \vec{u}_z \\ &= \ell \cos\theta\,(\vec{e}_1 \cdot \vec{u}_z) + \ell \sin\theta\,(\vec{e}_2 \cdot \vec{u}_z) \\ &= -\ell \sin\alpha \cos\theta \end{aligned}

L'énergie potentielle de pesanteur de la tige s'en déduit à une constante additive près :

E_p(\theta) = m g z_G + \text{cste} = - m g \ell \sin\alpha \cos\theta + \text{cste}

En choisissant conventionnellement l'origine des énergies potentielles à la position d'équilibre \theta = 0 (E_p(0) = 0) :

\boxed{E_p(\theta) = m g \ell \sin\alpha\,(1 - \cos\theta)}

Résultat

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Question 38

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : équation du pendule pesant, théorème de l'énergie mécanique

En utilisant une méthode énergétique, montrer que vérifie l'équation différentielle

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Exprimer l'énergie mécanique totale de la tige en rotation autour de \Delta et dériver par rapport au temps en exploitant l'absence de frottement dissipatif.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie cinétique E_c de la tige en rotation autour de l'axe fixe \Delta, à l'aide de son moment d'inertie J.
  2. Écrire l'énergie mécanique E_m = E_c + E_p en reprenant l'énergie potentielle E_p obtenue à la question Q37.
  3. Justifier la conservation de l'énergie mécanique et dériver par rapport au temps pour en déduire l'équation différentielle du mouvement.
Voir la réponse courte

Dérivation temporelle de l'énergie mécanique totale conservée pour obtenir l'équation différentielle non linéaire du mouvement.

Voir le corrigé complet

Le référentiel d'étude lié au laboratoire est supposé galiléen. La tige, de masse m et de longueur 2\ell, effectue un mouvement de rotation pure autour de l'axe fixe \Delta avec la vitesse angulaire \dot{\theta}(t).

Son énergie cinétique s'écrit :

E_c = \frac{1}{2} J \dot{\theta}^2 = \frac{1}{2} \left(\frac{4}{3} m\ell^2\right) \dot{\theta}^2 = \frac{2}{3} m\ell^2 \dot{\theta}^2

D'après le résultat de la question Q37, l'énergie potentielle de pesanteur s'exprime (à une constante additive près) par :

E_p(\theta) = -mg\ell \sin\alpha \cos\theta(t) + \text{cte}

L'énergie mécanique totale de la tige est donc :

E_m = E_c + E_p = \frac{2}{3} m\ell^2 \dot{\theta}^2 - mg\ell \sin\alpha \cos\theta(t) + \text{cte}

La liaison pivot d'axe \Delta en O étant parfaite et les frottements étant négligés, la puissance des forces de liaison est nulle. Le poids étant une force conservative, le système est conservatif :

\frac{\mathrm{d}E_m}{\mathrm{d}t} = 0

En dérivant l'énergie mécanique par rapport au temps :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}E_m}{\mathrm{d}t} &= \frac{4}{3} m\ell^2 \dot{\theta} \ddot{\theta} + mg\ell \sin\alpha \, \dot{\theta} \sin\theta = 0 \\ &= \dot{\theta} \left( \frac{4}{3} m\ell^2 \ddot{\theta} + mg\ell \sin\alpha \sin\theta \right) = 0 \end{aligned}

Cette égalité étant vérifiée à tout instant pour un mouvement quelconque (\dot{\theta}(t) non identiquement nulle), on simplifie par \frac{4}{3} m\ell^2 \dot{\theta}, ce qui conduit directement à :

\boxed{\ddot{\theta} + \frac{3}{4} \frac{g}{\ell} \sin\alpha \sin\theta(t) = 0}

Résultat

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : période des petites oscillations, pendule pesant

Exprimer la période des oscillations de tige en fonction de et de . Commenter le choix de .

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Linéariser l'équation différentielle pour \theta \ll 1, identifier la nouvelle pulsation propre et comparer la période T à la période T_0 obtenue pour \alpha = 90^\circ.

Voir la réponse courte

Période propre pour de petites oscillations et intérêt d'un angle \alpha faible pour dilater la période et gagner en sensibilité.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'approximation des petites oscillations (\theta \ll 1), on effectue le développement limité \sin\theta \approx \theta. L'équation différentielle établie à la question Q38 devient :

\ddot{\theta}(t) + \omega^2 \theta(t) = 0 \quad \text{avec} \quad \omega^2 = \frac{3}{4}\frac{g}{\ell}\sin\alpha.

La période propre T des petites oscillations s'écrit alors :

T = \frac{2\pi}{\omega} = 2\pi \sqrt{\frac{4\ell}{3g\sin\alpha}}.

Pour un axe de rotation horizontal, soit une oscillation de la tige dans un plan vertical (\alpha = 90^\circ et \sin\alpha = 1), la période vaut T_0 :

T_0 = 2\pi \sqrt{\frac{4\ell}{3g}}.

On en déduit l'expression de la période T en fonction de \alpha et de T_0 :

\boxed{T = \frac{T_0}{\sqrt{\sin\alpha}}}

Commentaire sur le choix d'un angle \alpha faible :

  • Lorsque l'angle \alpha est choisi faible (\alpha \to 0), \sin\alpha est petit devant 1, ce qui conduit à une période T nettement supérieure à T_0 (T \gg T_0).
  • Une période plus grande présente un double intérêt expérimental :

    • elle permet de chronométrer les oscillations avec une incertitude relative plus faible, l'erreur absolue sur la mesure temporelle étant fixée par l'instrument ;
    • elle amplifie la variation absolue de période \Delta T engendrée par une très faible anomalie \Delta g du champ gravitationnel, rendant celle-ci beaucoup plus facile à détecter.

Résultat

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Question 40

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : sensibilité d'un capteur

Exprimer en fonction de , et .

Voir l'indice

Différencier l'expression de la période T(g) par rapport à la pesanteur g sous l'approximation des petits accroissements \Delta T \approx |\mathrm{d}T/\mathrm{d}g| \Delta g.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la période T en fonction des grandeurs demandées (\ell, \alpha et g) à partir des résultats de la question Q39.
  2. Utiliser une différentiation logarithmique pour relier la variation relative \frac{\mathrm{d}T}{T} à la variation relative \frac{\mathrm{d}g}{g}.
  3. En déduire l'expression de la sensibilité S = \left|\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}g}\right| dans le cadre de l'approximation des petites variations (\Delta T \ll T, \Delta g \ll g).
Voir la réponse courte

Expression de la sensibilité différentielle S = |\mathrm{d}T/\mathrm{d}g| obtenue par différentiation de l'expression de la période T(g).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q39, la période des petites oscillations s'écrit :

T = \frac{T_0}{\sqrt{\sin\alpha}} = 2\pi\sqrt{\frac{4\ell}{3g\sin\alpha}}

Comme \Delta T \ll T et \Delta g \ll g, on peut assimiler le rapport des variations finies à la valeur absolue de la dérivée :

S = \left|\frac{\Delta T}{\Delta g}\right| \approx \left|\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}g}\right|

En prenant le logarithme népérien de l'expression de T :

\ln T = \ln(4\pi) + \frac{1}{2}\ln\ell - \frac{1}{2}\ln(3\sin\alpha) - \frac{1}{2}\ln g

Par différentiation par rapport à g, tous les autres paramètres étant maintenus constants :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}T}{T} &= -\frac{1}{2}\frac{\mathrm{d}g}{g} \\ \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}g} &= -\frac{T}{2g} \end{aligned}

On en déduit l'expression de la sensibilité :

S = \left|\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}g}\right| = \frac{T}{2g}

En remplaçant T par son expression littérale :

S = \frac{\pi}{g}\sqrt{\frac{4\ell}{3g\sin\alpha}} = \frac{2\pi}{\sqrt{3g^3\sin\alpha}}\sqrt{\ell}
\boxed{S = \frac{\pi}{g}\sqrt{\frac{4\ell}{3g\sin\alpha}} = \frac{2\pi}{\sqrt{3}}\sqrt{\frac{\ell}{g^3\sin\alpha}}}

Résultat

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Question 41

DifficileTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : sensibilité

De quel angle en degrés doit-on incliner l'axe de rotation si l'on souhaite que cela corresponde à une variation avec une tige de longueur égale à 1 m ? Commenter.

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Résoudre l'équation donnant \sin\alpha à partir de la sensibilité imposée S = \Delta T / \Delta g et calculer l'angle en degrés.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \sin\alpha en inversant l'expression de la sensibilité S établie à la question précédente.
  2. Identifier la valeur du paramètre \ell en tenant compte de la définition de la longueur de la tige (2\ell = 1\text{ m}) et effectuer l'application numérique pour obtenir \alpha en radians puis en degrés.
  3. Commenter la faisabilité expérimentale en analysant la valeur de l'angle \alpha et la période d'oscillation T correspondante.
Voir la réponse courte

Calcul de l'inclinaison \alpha requise pour atteindre la sensibilité temporelle demandée et commentaire sur la précision expérimentale.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, la sensibilité du gravimètre s'écrit :

S = \left|\frac{\Delta T}{\Delta g}\right| = \frac{\pi}{g}\sqrt{\frac{4\ell}{3g\sin\alpha}}

En élevant au carré, on en déduit l'expression de \sin\alpha :

\sin\alpha = \frac{4\pi^2 \ell}{3g^3 S^2} = \frac{4\pi^2 \ell}{3g^3}\left(\frac{\Delta g}{\Delta T}\right)^2

La tige a pour longueur totale L = 2\ell = 1\text{ m}, d'où la demi-longueur :

\ell = 0{,}5\text{ m}

Avec les valeurs numériques fournies :

  • \Delta g = 1 \times 10^{-4}\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
  • \Delta T = 1\text{ ms} = 1 \times 10^{-3}\text{ s} ;
  • g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
  • \ell = 0{,}5\text{ m}.

Le rapport vaut \dfrac{\Delta g}{\Delta T} = 0{,}10\text{ s}^{-1}, ce qui donne :

\begin{aligned} \sin\alpha &= \frac{4\pi^2 \times 0{,}5}{3 \times (9{,}8)^3} \times (0{,}10)^2 \approx 6{,}99 \times 10^{-5} \end{aligned}

L'angle étant très petit, on a \sin\alpha \approx \alpha (avec \alpha en radians) :

\alpha \approx 6{,}99 \times 10^{-5}\text{ rad}

En convertissant en degrés (\alpha(^{\circ}) = \alpha(\text{rad}) \times \frac{180}{\pi}) :

\boxed{\alpha \approx 4{,}0 \times 10^{-3\circ}}

Remarque : Si l'on interprétait la longueur de la tige comme étant \ell = 1\text{ m}, on obtiendrait \sin\alpha \approx 1{,}4 \times 10^{-4}, soit \alpha \approx 8{,}0 \times 10^{-3\circ}.

Commentaire :

  • L'angle d'inclinaison requis est extrêmement faible : \alpha \approx 4 \times 10^{-3\circ} \approx 14'' d'arc. Un réglage d'une telle précision et sa stabilité mécanique vis-à-vis des vibrations parasites sont techniquement très difficiles à réaliser.
  • De plus, la période d'oscillation correspondante vaut :

    T = 2g \frac{\Delta T}{\Delta g} = 2 \times 9{,}8 \times 10 \approx 196\text{ s} \approx 3{,}3\text{ minutes}

    Une mesure exigerait plusieurs périodes d'observation (soit plusieurs dizaines de minutes), ce qui rend le dispositif très sensible aux dérives thermiques et aux frottements (pourtant négligés ici).

  • Ce dispositif rudimentaire n'est donc pas adapté pour mesurer de si faibles anomalies de pesanteur sur le terrain, ce qui justifie l'emploi de gravimètres interférométriques plus précis et plus rapides.

Résultat

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C · Méthode interférométrique – Traitement du signal

Question 42

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, TSI1

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : condition d'interférence, cohérence mutuelle

Rappeler les conditions pratiques à respecter pour pouvoir obtenir des interférences lumineuses à partir de deux faisceaux.

Voir l'indice

Rappeler les conditions d'interférences stables : ondes lumineuses cohérentes, même pulsation (ou monochromatiques) et polarisations compatibles.

Voir la stratégie

Pour obtenir des interférences lumineuses observables et stables, le terme d'interférence 2\sqrt{I_1 I_2}\cos(\Delta\varphi) de la formule de Fresnel doit :

  1. avoir une moyenne temporelle non nulle (ce qui exige la cohérence mutuelle) ;
  2. donner un contraste de modulation suffisant (visibilité des franges ou amplitude du signal détecté).

On décline ces exigences en conditions physiques et pratiques de mise en œuvre expérimentale.

Voir la réponse courte

Conditions d'interférences lumineuses stables : même pulsation, cohérence mutuelle et polarisation compatible.

Voir le corrigé complet

Pour pouvoir observer des interférences lumineuses stables et contrastées à partir de deux faisceaux, plusieurs conditions pratiques doivent être satisfaites :

  1. Cohérence mutuelle (source unique) : les deux ondes lumineuses doivent avoir une différence de phase constante au cours du temps à l'émission. En pratique, cela impose d'utiliser une même source primaire (ici un laser) dédoublée par division d'amplitude (à l'aide de lames séparatrices dans un interféromètre) ou par division du front d'onde.
  2. Cohérence temporelle (différence de marche bornée) : la différence de marche \delta entre les deux faisceaux doit rester très inférieure à la longueur de cohérence \ell_c = c\tau_c de la source lumineuse :

    |\delta| \ll \ell_c

    Cette condition est d'autant plus facile à respecter que la source est quasi-monochromatique (un laser présente une longueur de cohérence pouvant aller de quelques centimètres à plusieurs mètres).

  3. Recouvrement spatial : les deux faisceaux doivent se superposer géométriquement sur la zone de détection (ici la photodiode).
  4. Polarisations non orthogonales : d'après les lois de Fresnel-Arago, deux ondes polarisées selon des directions orthogonales n'interfèrent pas. Les états de polarisation des deux faisceaux doivent donc avoir une composante commune (idéalement, des polarisations identiques).
  5. Intensités comparables : pour obtenir un contraste V = \frac{2\sqrt{I_1 I_2}}{I_1 + I_2} proche de 1, les intensités I_1 et I_2 des deux faisceaux doivent être du même ordre de grandeur.
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Question 43

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : chute libre

Exprimer la position du coin de cube à une date quelconque.

Voir l'indice

Intégrer deux fois l'accélération constante \ddot{z}(t) = g avec les conditions initiales nulles en position et vitesse.

Voir la stratégie
  1. Isoler le coin de cube et préciser le référentiel d'étude ainsi que l'orientation de l'axe vertical (Oz).
  2. Appliquer la deuxième loi de Newton en tenant compte de l'absence de frottement dans l'enceinte sous vide (chute libre).
  3. Intégrer deux fois par rapport au temps en utilisant les conditions initiales spécifiées.
Voir la réponse courte

Équation horaire parabolique de la chute libre du réflecteur sans vitesse initiale lâché à la cote z_0.

Voir le corrigé complet

On étudie le coin de cube, assimilé à un point matériel de masse m, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. L'axe (Oz) est orienté selon la verticale descendante, avec pour vecteur unitaire \vec{u}_z.

L'objet étant lâché dans une enceinte sous vide, il est en chute libre et n'est soumis qu'à son propre poids :

\vec{P} = m g \, \vec{u}_z

D'après la deuxième loi de Newton :

m \frac{\mathrm{d}^2\vec{OM}}{\mathrm{d}t^2} = \vec{P} = m g \, \vec{u}_z \implies \ddot{z}(t) = g

Une première intégration avec la condition initiale d'une vitesse initiale nulle, \dot{z}(0) = 0, conduit à la vitesse instantanée :

\dot{z}(t) = g t

Une seconde intégration avec la condition initiale d'une position de départ à l'origine, z(0) = 0, donne la loi horaire du mouvement :

\boxed{z(t) = \frac{1}{2} g t^2}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 44

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : signal interférométrique

Expliquer qualitativement l'allure de la courbe expérimentale donnant l'intensité au cours du temps.

Voir l'indice

Relier la pulsation instantanée de l'intensité lumineuse à la vitesse de chute croissante du réflecteur : le signal oscille de plus en plus rapidement.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le déphasage \Delta\varphi(t) puis l'intensité I(t) à l'aide de la formule de Fresnel et de l'expression de z(t) obtenue à la question Q43.
  2. Justifier l'amplitude constante des oscillations (bornes minimale et maximale).
  3. Définir la fréquence instantanée des oscillations et interpréter son augmentation au cours du temps par l'accélération du coin de cube en chute libre.
Voir la réponse courte

L'accélération de la chute augmente la vitesse de défilement des franges, entraînant une fréquence d'oscillation temporelle croissante.

Voir le corrigé complet

D'après la formule de Fresnel avec deux faisceaux de même intensité I_1 = I_2 = I_0, l'intensité lumineuse résultante s'écrit :

I(t) = 2I_0\bigl(1 + \cos(\Delta\varphi(t))\bigr)

En utilisant l'expression du déphasage fournie et la loi horaire de chute libre z(t) = \frac{1}{2}gt^2 (question Q43), on obtient :

\Delta\varphi(t) = \frac{4\pi}{\lambda_0}z(t) = \frac{2\pi g}{\lambda_0}t^2

La tension mesurée par la photodiode, proportionnelle à l'intensité lumineuse, présente les caractéristiques suivantes :

  • Bornes et contraste : le terme en cosinus oscille entre -1 et +1. L'intensité oscille donc entre une valeur minimale I_{\min} = 0 et une valeur maximale I_{\max} = 4I_0. Le contraste est maximal (V = 1), ce qui correspond sur la figure 14 à une tension oscillant entre 0\text{ V} et 8\text{ V}.
  • Évolution temporelle et fréquence instantanée : la pulsation instantanée du signal est donnée par :

    \omega_{\text{inst}}(t) = \frac{\mathrm{d}\Delta\varphi}{\mathrm{d}t} = \frac{4\pi}{\lambda_0}\dot{z}(t) = \frac{4\pi g}{\lambda_0}t

    soit une fréquence instantanée :

    f_{\text{inst}}(t) = \frac{\omega_{\text{inst}}(t)}{2\pi} = \frac{2g}{\lambda_0}t = \frac{2v(t)}{\lambda_0}

    La vitesse de chute v(t) = gt du catadioptre augmente linéairement avec le temps sous l'effet de la pesanteur. Par conséquent, la fréquence instantanée croît linéairement au cours du temps (et la pseudo-période diminue) : le défilement des franges d'interférence sur le détecteur est de plus en plus rapide, ce qui se traduit par des oscillations de plus en plus resserrées sur l'enregistrement.

Question déjà tombée ailleurs

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Question 45

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : ordre d'interférence, mesure de g

De combien a varié l'ordre d'interférence entre le début et la fin de l'acquisition ? Justifier. En déduire la valeur de déduite de la courbe. Donnée : .

Voir l'indice

Compter le nombre de battements ou franges brillantes sur l'intervalle de temps [0 ; 1\text{ ms}] pour en déduire l'ordre d'interférence \Delta p = \Delta \varphi / 2\pi.

Voir la stratégie
  1. Relier l'ordre d'interférence p(t) au déphasage \Delta\varphi(t) et à la position z(t) du coin de cube.
  2. Compter sur la figure 14 le nombre d'oscillations complètes (ou de maxima) entre t = 0 et la fin de l'enregistrement (t_f = 1{,}0\text{ ms}) pour déterminer la variation \Delta p.
  3. Exprimer g en fonction de \Delta p, \lambda_0 et t_f, puis réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courte

Comptage du nombre de franges défilées relié à la hauteur de chute \Delta z = \Delta p \cdot \lambda_0/2, puis calcul numérique de g.

Voir le corrigé complet

L'ordre d'interférence est défini par :

p(t) = \frac{\Delta\varphi(t)}{2\pi} = \frac{2z(t)}{\lambda_0} = \frac{g t^2}{\lambda_0}

À l'instant initial t = 0, on a z(0) = 0, donc p(0) = 0. Le signal est alors à un maximum d'intensité (U = 8\text{ V}, correspondant à \cos(\Delta\varphi) = 1).

Chaque passage successif par un maximum d'intensité correspond à une augmentation de l'ordre d'interférence d'une unité (\Delta p = 1). En comptant les maxima sur la figure 14 à partir de t = 0 exclu jusqu'à la fin de l'acquisition à t_f = 1{,}0\text{ ms} :

  • le premier maximum se situe vers t \approx 0{,}25\text{ ms} ;
  • on dénombre 15 maxima successifs sur la durée de l'enregistrement, le 15e pic se trouvant juste avant la fin de l'enregistrement (t \approx 0{,}99\text{ ms}) ;
  • à t_f = 1{,}0\text{ ms}, le signal est au début de sa décroissance, ce qui correspond à une fraction de frange supplémentaire négligeable.

L'ordre d'interférence a donc varié de :

\boxed{\Delta p \approx 15}

(ou plus finement \Delta p \approx 15{,}3 à 15{,}4 en estimant la position exacte de la fin du signal).

De la relation p(t_f) - p(0) = \Delta p = \dfrac{g t_f^2}{\lambda_0}, on déduit l'expression de l'accélération de la pesanteur :

g = \frac{\lambda_0 \, \Delta p}{t_f^2}

Application numérique avec \lambda_0 = 638\text{ nm} = 638 \times 10^{-9}\text{ m}, t_f = 1{,}0\text{ ms} = 1{,}0 \times 10^{-3}\text{ s} et \Delta p = 15 :

\begin{aligned} g &= \frac{638 \times 10^{-9} \times 15}{(1{,}0 \times 10^{-3})^2} = 9{,}57\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \approx 9{,}6\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \end{aligned}

En tenant compte de la fraction de frange à t = 1{,}0\text{ ms} (\Delta p \approx 15{,}36) :

g = \frac{638 \times 10^{-9} \times 15{,}36}{10^{-6}} = 9{,}80\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}
\boxed{g \approx 9{,}6\text{ à } 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}}

Résultat

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Question 46

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : chute libre

Exprimer à nouveau avec ces nouvelles conditions initiales.

Voir l'indice

Intégrer l'équation de la chute libre en tenant compte de la vitesse initiale non nulle v_0 et de la position d'origine z_0.

Voir la réponse courte

Équation horaire du mouvement uniformément accéléré en intégrant une vitesse initiale non nulle v_0 et une position initiale z_0.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen, le coin de cube de masse m n'est soumis qu'à son poids (la chute ayant lieu sous vide) :

m\vec{a} = m\vec{g} = mg\,\vec{u}_z.

Par projection sur l'axe vertical descendant (Oz), l'équation différentielle régissant le mouvement s'écrit :

\ddot{z}(t) = g.

Une première intégration temporelle donne la vitesse verticale du coin de cube en tenant compte de la condition initiale \dot{z}(0) = v_0 :

\dot{z}(t) = gt + v_0.

Une seconde intégration avec la condition initiale z(0) = z_0 conduit immédiatement à l'expression de la position :

\boxed{z(t) = \frac{1}{2}gt^2 + v_0 t + z_0}

Résultat

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Question 47

DifficileTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : ordre d'interférence, élimination des constantes

En utilisant les expression de , et en fonction des données, établir que

Voir l'indice

Écrire le système de trois équations non linéaires en (z_0, v_0, g) liant les ordres d'interférence p_i aux dates t_i, puis éliminer z_0 et v_0 par combinaisons linéaires.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'ordre d'interférence p(t) à partir du déphasage \Delta\varphi(t) et de la position z(t) obtenue à la question Q46.
  2. Écrire p(t) pour les trois dates t_1, t_2 et t_3.
  3. Former les différences p_2 - p_1 et p_3 - p_1 afin d'éliminer la constante additive liée à z_0.
  4. Effectuer une combinaison linéaire de ces deux équations pour éliminer la vitesse initiale v_0 et isoler g.
Voir la réponse courte

Système de trois équations liant les ordres p_i aux temps t_i, élimination de z_0 et v_0 pour isoler l'accélération g.

Voir le corrigé complet

L'ordre d'interférence p(t) est défini par :

p(t) = \frac{\Delta\varphi(t)}{2\pi} = \frac{2 z(t)}{\lambda_0} + p_0

où p_0 est une constante de phase.

En utilisant l'expression de z(t) établie à la question Q46, z(t) = \frac{1}{2}gt^2 + v_0 t + z_0, l'ordre d'interférence s'écrit sous la forme d'un polynôme du second degré en t :

p(t) = \frac{g}{\lambda_0}t^2 + \frac{2v_0}{\lambda_0}t + C

avec C = \frac{2z_0}{\lambda_0} + p_0.

Pour les trois instants de mesure t_1, t_2 et t_3, on a ainsi :

\begin{aligned} p_1 &= \frac{g}{\lambda_0}t_1^2 + \frac{2v_0}{\lambda_0}t_1 + C \\ p_2 &= \frac{g}{\lambda_0}t_2^2 + \frac{2v_0}{\lambda_0}t_2 + C \\ p_3 &= \frac{g}{\lambda_0}t_3^2 + \frac{2v_0}{\lambda_0}t_3 + C \end{aligned}

Soustrayons p_1 à p_2 et p_3 afin d'éliminer la constante inconnue C :

\begin{aligned} p_2 - p_1 &= \frac{g}{\lambda_0}\left(t_2^2 - t_1^2\right) + \frac{2v_0}{\lambda_0}(t_2 - t_1) = (t_2 - t_1)\left[\frac{g}{\lambda_0}(t_2 + t_1) + \frac{2v_0}{\lambda_0}\right] \\ p_3 - p_1 &= \frac{g}{\lambda_0}\left(t_3^2 - t_1^2\right) + \frac{2v_0}{\lambda_0}(t_3 - t_1) = (t_3 - t_1)\left[\frac{g}{\lambda_0}(t_3 + t_1) + \frac{2v_0}{\lambda_0}\right] \end{aligned}

En divisant respectivement par (t_2 - t_1) et (t_3 - t_1), les taux de variation moyens s'écrivent :

\begin{aligned} \frac{p_2 - p_1}{t_2 - t_1} &= \frac{g}{\lambda_0}(t_2 + t_1) + \frac{2v_0}{\lambda_0} \\ \frac{p_3 - p_1}{t_3 - t_1} &= \frac{g}{\lambda_0}(t_3 + t_1) + \frac{2v_0}{\lambda_0} \end{aligned}

Par soustraction membre à membre de ces deux relations, le terme contenant la vitesse initiale v_0 s'élimine :

\frac{p_3 - p_1}{t_3 - t_1} - \frac{p_2 - p_1}{t_2 - t_1} = \frac{g}{\lambda_0}\left(t_3 - t_2\right)

En réduisant le membre de gauche au même dénominateur :

\frac{(p_3 - p_1)(t_2 - t_1) - (p_2 - p_1)(t_3 - t_1)}{(t_3 - t_1)(t_2 - t_1)} = \frac{g}{\lambda_0}(t_3 - t_2)

On en déduit l'expression demandée pour l'accélération de la pesanteur g :

\boxed{g = \lambda_0 \frac{(p_3 - p_1)(t_2 - t_1) - (p_2 - p_1)(t_3 - t_1)}{(t_3 - t_1)(t_2 - t_1)(t_3 - t_2)}}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2021 ?

Surtout 3 chapitres : Fluides visqueux (23 % des questions, partie I), Électrostatique (12 %) et Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs (12 %). Plus ponctuellement : Mécanique du solide, Cinématique des fluides, Cinématique et dynamique du point, Oxydoréduction et piles, Diagrammes E-pH…

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2021 dès la première année (TSI1) ?

En partie : 13 questions sur 47 (28 %) ne demandent que le programme de TSI1. Blocs abordables : la sous-partie III.B (Q37 à Q41). Avec les autres programmes de première année : 21 en MPSI, 23 en PCSI, 15 en PTSI, 13 en MP2I et 15 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2021 ?

Environ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2021 ?

Q41 (sensibilité) et Q47 (ordre d'interférence), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2021 ?

Questions de cours : Q4 (condition d'adhérence), Q9 (analogie électro-hydraulique), Q11 (perte de charge régulière), Q16 (nombre d'oxydation), Q20 (protection cathodique), Q25 (pulsation), Q32 (force gravitationnelle), Q33 (théorème de gauss)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q5 (force de cisaillement), Q7 (profil de poiseuille), Q8 (résistance hydraulique), Q17 (diagramme potentiel-ph), Q24 (chaîne d'oscillateurs), Q26 (relation de dispersion) et Q35 (théorème de gauss).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2021 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (25 sur 47), par exemple : Q1 à Q4, Q9, Q11 à Q13, Q15, Q16, Q18, Q20 à Q23, Q25, Q29, Q31 à Q34, Q39, Q42…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q6, Q8, Q10, Q24, Q26, Q27, Q35, Q38 et Q47.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Quelle a été la moyenne au sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2021 ?

Moyenne : 8,84/20 (écart-type 4,04, 1 045 présents).

Quelle valeur de longueur ℓ utiliser dans le calcul de la question Q41 ?

Prendre \ell = 0{,}5\text{ m}. L'énoncé définit la longueur totale de la tige comme valant 2\ell. Pour une tige de 1 m, la demi-longueur intervenant dans les expressions de la période et de la sensibilité établies de Q37 à Q40 vaut donc \ell = 0{,}5\text{ m}.

Comment dénombrer les stations nécessaires à la question Q14 ?

Distinguer les stations de relevage intermédiaires de la station initiale. La division de la longueur totale par l'espacement maximal avant chute sous la pression minimale conduit à 5 stations de relevage réparties sur le tracé, soit 6 stations de pompage au total en incluant l'injection de départ à Bakou.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.