Corrigé détaillé Banque PT Physique A PT 2026
Système automatique d'irrigation maraîchère
- 50 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en PTSI : 21 questions sur 50, partie I.1
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en PTSI : 21 questions sur 50. Autres questions faisables en PTSI
Autres premières années : PCSI 24 · BCPST1 22 questions.
Détail par partie
- Partie I : Arroser juste quand il faut18/31En partie
- Partie II : Arroser juste où il faut0/92e année
- Partie III : Dimensionnement du système de pompage3/10En partie
Le sujet en bref
Sujet moyen · Électrocinétique et électronique, Mécanique des fluides, Mécanique · 12 incontournables · 24 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet propose une modélisation complète et transversale d'une chaîne automatisée d'arrosage agricole. Il balaye une grande diversité de domaines de physique appliquée : décantation granulaire (frottement de Stokes et temps de sédimentation), conductimétrie capacitive du sol (équation de Poisson), chaîne de traitement analogique du signal (suiveur, comparateur à hystérésis non inverseur, mise en forme par diode), écoulement rampant de Poiseuille dans des pores, dimensionnement d'un groupe motopompe immergé (critère de cavitation de Torricelli, puissance hydraulique) et accumulateur hydropneumatique à gaz parfait.
D'un niveau technique très abordable et guidé pas à pas, ce sujet constitue un excellent support de révision méthodique pour les épreuves de physique appliquée et de modélisation physique aux concours.
- Difficulté
- Moyen, d'après le rapport du jury
- Temps estimé
- ≈ 3 h 20 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en PTSI : 21 questions sur 50, partie I.1.
Où gagner des points
40 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Rapides et accessibles (40) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.
Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.
Points à signaler : erreur d'énoncé, données en annexe
Erreur d'énoncé
À la question Q28, l'énoncé demande de déterminer R_1 et R_4 alors que R_1 est déjà fixé à 1\text{ k}\Omega : il faut calculer la résistance R_2 à partir du rapport \alpha.
Données en annexe
La détermination graphique demandée à la question Q6 s'effectue sur la reproduction de la figure 3 fournie en annexe de l'épreuve.
Comment utiliser ce corrigé
Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés
Sommaire
50 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
50 questionsPartie I : Arroser juste quand il faut
1 · Connaître son sol par décantation fractionnée
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : force de frottement fluide, poussée d'archimède, poids
Donner les expressions des trois forces s'exerçant sur une particule en mouvement durant la décantation.
Voir l'indiceIndice
Faire le bilan des actions mécaniques : poids vertical descendant, poussée d'Archimède opposée au poids du fluide déplacé et force de traînée visqueuse de Stokes opposée à la vitesse.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expressions vectorielles du poids, de la poussée d'Archimède et de la force de frottement fluide de Stokes.
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L'axe (Oz) étant vertical descendant, le champ de pesanteur s'écrit \vec{g} = g\,\vec{e}_z. Les particules minérales sont modélisées par des sphères indéformables de rayon r, de volume \mathcal{V} = \frac{4}{3}\pi r^3 et de masse volumique \rho_0.
Une particule en mouvement à la vitesse \vec{v} dans l'eau de masse volumique \rho_{\mathrm{e}} et de viscosité dynamique \eta est soumise à trois forces :
Le poids de la particule :
\boxed{\vec{P} = m\vec{g} = \frac{4}{3}\pi r^3 \rho_0 g\,\vec{e}_z}La poussée d'Archimède, opposée au poids du volume d'eau déplacé :
\boxed{\vec{\Pi} = -\rho_{\mathrm{e}}\mathcal{V}\vec{g} = -\frac{4}{3}\pi r^3 \rho_{\mathrm{e}} g\,\vec{e}_z}La force de frottement fluide (formule de Stokes donnée par l'énoncé) :
\boxed{\vec{F} = -6\pi\eta r \vec{v}}
Résultat
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : deuxième loi de newton, vitesse limite
À partir de la seconde loi de Newton, établir l'équation différentielle sur , projection selon de la vitesse de la particule. Déterminer alors, en fonction de , , , et de l'accélération de la pesanteur, la vitesse limite atteinte par ces particules. Quel est le signe de ?
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Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe vertical descendant (Oz), puis déterminer la vitesse limite atteinte en annulant la dérivée temporelle \mathrm{d}v_z/\mathrm{d}t.
Voir la stratégieStratégie
- On applique la seconde loi de Newton à une particule sphérique dans le référentiel lié au bocal (supposé galiléen) et on projette la relation vectorielle sur l'axe vertical descendant (Oz).
- On en déduit l'équation différentielle satisfaite par la composante de vitesse v_z.
- La vitesse limite v_\ell correspond au régime permanent (\frac{\mathrm{d}v_z}{\mathrm{d}t} = 0). On conclut sur son signe en utilisant l'hypothèse \rho_0 > \rho_{\mathrm{e}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Deuxième loi de Newton projetée sur l'axe vertical descendant et expression de la vitesse limite positive.
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On étudie une particule sphérique de masse m = \frac{4}{3}\pi r^3 \rho_0 dans le référentiel lié au bocal, supposé galiléen.
D'après le bilan des forces établi à la question précédente :
En projetant sur l'axe vertical descendant orienté par le vecteur unitaire \vec{e}_z :
En divisant par la masse m = \frac{4}{3}\pi r^3 \rho_0, on obtient l'équation différentielle :
Soit sous forme canonique :
Lorsque la vitesse limite est atteinte, l'accélération s'annule (\frac{\mathrm{d}v_z}{\mathrm{d}t} = 0), d'où :
Ce qui donne l'expression de la vitesse limite :
Puisque la masse volumique des particules est supérieure à celle de l'eau (\rho_0 > \rho_{\mathrm{e}}), on en déduit immédiatement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : équation différentielle linéaire, temps caractéristique
Introduire un temps caractéristique que l'on exprimera en fonction de , et de puis donner la solution de l'équation différentielle en supposant qu'initialement .
Voir l'indiceIndice
Identifier le temps caractéristique \tau_c en factorisant l'équation différentielle sous forme canonique, puis intégrer avec la condition initiale v_z(0)=0.
Voir la stratégieStratégie
- Mettre l'équation différentielle établie à la question Q2 sous forme canonique du premier ordre afin d'identifier le temps caractéristique \tau_c.
- Résoudre l'équation différentielle avec second membre constant en déterminant la constante d'intégration à l'aide de la condition initiale v_z(0) = 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition de \tau_c = 2\rho_0 r^2/(9\eta) et solution temporelle v_z(t) = v_\ell [1 - \exp(-t/\tau_c)].
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D'après la question Q2, l'équation différentielle régissant la vitesse v_z(t) s'écrit :
En introduisant la vitesse limite v_\ell = \dfrac{2(\rho_0 - \rho_{\mathrm{e}})g r^2}{9\eta}, cette équation se met sous la forme canonique :
On identifie ainsi le temps caractéristique de relaxation visqueuse :
La solution générale de cette équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants est la somme de la solution particulière (le régime permanent v_\ell) et de la solution générale de l'équation homogène :
où A est une constante déterminée par la condition initiale v_z(0) = 0 :
On en déduit l'expression temporelle de la vitesse de la particule :
Résultat
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : cinématique du point
Déterminer l'évolution de en supposant une particule initialement à la surface avec une vitesse nulle .
Voir l'indiceIndice
Intégrer directement l'expression de v_z(t) par rapport au temps en imposant la condition initiale z(0)=0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la vitesse scalaire selon l'axe vertical (Oz) comme la dérivée temporelle de la cote : v_z(t) = \dfrac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}.
- Intégrer l'expression de v_z(t) obtenue à la question 3 entre les instants 0 et t en tenant compte de la condition initiale z(0) = 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de la vitesse par rapport au temps avec la condition initiale z(0) = 0.
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D'après la question 3, l'évolution temporelle de la vitesse verticale d'une particule lâchée sans vitesse initiale est donnée par :
Par intégration directe par rapport au temps entre 0 et t :
En utilisant la condition initiale z(0) = 0, on obtient la loi horaire de la cote z(t) :
Résultat
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : temps caractéristique, chute avec frottement
Montrer que le temps de sédimentation est à chercher comme solution de l'équation :
On ne cherchera pas à résoudre cette équation.
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Écrire la condition de sédimentation complète z(\tau_s)=p et factoriser v_\ell pour identifier la forme de l'équation implicite.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de la condition de sédimentation complète au fond z(\tau_s) = p.
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D'après l'énoncé, le temps de sédimentation \tau_s est la durée nécessaire pour qu'une particule lâchée sans vitesse initiale à la surface (z(0) = 0) atteigne le fond du bocal, situé à la cote z = p.
Ce temps vérifie donc la condition :
En utilisant la loi horaire z(t) établie à la question Q4 :
on obtient immédiatement :
Résultat
Question 6
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : lecture graphique
Déterminer graphiquement la valeur prise par pour les sables . Vous compléterez la reproduction de la figure 3 présente en annexe de l'épreuve et vous expliciterez avec précision toutes les étapes de votre démarche.
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Calculer le rapport sans dimension p/(v_\ell \tau_c) à partir du tableau, reporter cette ordonnée sur le graphe de la figure 3 pour en déduire l'abscisse x=\tau_s/\tau_c, puis multiplier par \tau_c.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la grandeur à lire en ordonnée à partir de la relation adimensionnée établie à la question précédente.
- Décrire les tracés à reporter sur le document annexe (recherche de l'ordonnée, projection sur la courbe puis sur l'axe des abscisses).
- Déduire la durée de sédimentation \tau_s à l'aide de la valeur de \tau_c fournie dans le tableau.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination de la valeur de \tau_s à l'intersection de la courbe adimensionnée avec l'ordonnée p/(v_\ell \tau_c).
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D'après la question 5, le temps de sédimentation \tau_s vérifie l'équation :
Pour les particules de sable (r = 2\text{ mm}), le tableau fournit :
Étapes de la démarche graphique sur le document annexe :
- Repérage de l'ordonnée : Sur l'axe des ordonnées en échelle logarithmique, on repère la graduation correspondant à f(x) = 5 \times 10^{-2} (cinquième ligne de la décade comprise entre 10^{-2} et 10^{-1}).
- Intersection avec la courbe : On trace un segment horizontal d'ordonnée 5 \times 10^{-2} jusqu'au point d'intersection avec la courbe représentative de f(x).
- Lecture de l'abscisse : Depuis ce point d'intersection, on abaisse un segment vertical vers l'axe des abscisses.
Entre les graduations 10^{-1} = 0{,}1 et 10^0 = 1, l'intersection se situe un peu au-dessus de la troisième subdivision (0{,}3). On lit :
On en déduit la valeur prise par le temps de sédimentation \tau_s :
Résultat
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : comportement asymptotique
Faire une approximation de lorsque . Cela se confirme-t-il sur le graphe de la figure 3 ?
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Négliger le terme exponentiel devant la variable x pour x \gg 1, et observer si la courbe asymptotique en échelle log-log tend vers une droite de pente 1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comportement asymptotique f(x) \approx x - 1 pour x \gg 1, vérifié par l'asymptote rectiligne sur la figure.
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La fonction f est définie pour tout x \ge 0 par :
Lorsque x \gg 1, le terme exponentiel devient négligeable devant 1 (\mathrm{e}^{-x} \ll 1), et 1 est lui-même négligeable devant x (1 \ll x). On obtient donc l'équivalent :
En coordonnées logarithmiques (\log_{10}(x), \log_{10}(f(x))), cette relation asymptotique se traduit par :
Il s'agit de l'équation d'une droite de pente unité passant par l'origine en repère log-log (la première bissectrice).
Sur le graphe de la figure 3, on constate en effet que :
- Pour x \ge 10, la courbe est une droite rectiligne ;
- Pour chaque décade franchie en abscisse, l'ordonnée augmente exactement d'une décade : pour x = 10^1, on lit f(x) = 10^1 ; pour x = 10^2, f(x) = 10^2 ; pour x = 10^3, f(x) = 10^3 ; et pour x = 10^4, f(x) = 10^4.
Le comportement asymptotique linéaire de pente 1 est donc parfaitement confirmé par le graphe.
Résultat
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : vitesse limite, ordre de grandeur
En déduire alors les valeurs prises par pour les limons et les argiles.
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Constater que pour les limons et argiles p/(v_\ell \tau_c) \gg 1, appliquer l'approximation asymptotique f(x) \approx x pour isoler immédiatement \tau_s \approx p/v_\ell.
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- Rappeler la relation adimensionnée issue de la question Q5 : f(x) = \dfrac{p}{v_\ell \tau_c} avec x = \dfrac{\tau_s}{\tau_c}.
- Constater que pour les limons et les argiles, les valeurs de \dfrac{p}{v_\ell \tau_c} données dans le tableau sont très supérieures à 1.
- Appliquer l'approximation asymptotique f(x) \approx x obtenue à la question Q7 pour en déduire directement \tau_s = \tau_c \cdot \dfrac{p}{v_\ell \tau_c} = \dfrac{p}{v_\ell}, puis calculer les valeurs numériques.
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Utilisation de l'approximation \tau_s \approx p/v_\ell pour calculer les temps de sédimentation des limons et argiles.
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D'après la question Q5, le temps de sédimentation \tau_s vérifie l'équation adimensionnée :
D'après la question Q7, pour x \gg 1, la fonction f se réduit à son comportement asymptotique :
On en déduit l'expression approchée du temps de sédimentation :
Pour les limons (r = 20\text{ }\mu\mathrm{m}) : D'après le tableau, \dfrac{p}{v_\ell \tau_c} = 5 \times 10^6 \gg 1, ce qui valide pleinement l'hypothèse x \gg 1. On obtient :
Pour les argiles (r = 1\text{ }\mu\mathrm{m}) : D'après le tableau, \dfrac{p}{v_\ell \tau_c} = 8 \times 10^{11} \gg 1, ce qui valide également l'approximation x \gg 1. On obtient :
En convertissant en heures :
Résultat
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : sédimentation, ordre de grandeur
Introduisons la distance parcourue par les argiles durant la durée de sédimentation des sables (c'est-à-dire la durée du dépôt de tous les sables du bocal au fond de celui-ci). En exprimant littéralement puis numériquement le rapport , conclure quant à l'efficacité de la sédimentation fractionnée pour obtenir une séparation des différentes particules.
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Considérer que pendant la durée de chute des sables, les argiles se déplacent à leur vitesse limite constante : exprimer \epsilon = v_{\ell,\text{argile}} \tau_{s,\text{sable}} et en déduire le rapport \epsilon/p.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la distance \epsilon parcourue par les argiles pendant la durée \tau_{s,\text{sables}} en exploitant le fait que le régime permanent de chute est atteint quasi instantanément par les argiles.
- Relier p à la durée de sédimentation des argiles \tau_{s,\text{argiles}} afin d'obtenir un rapport littéral simple \epsilon / p.
- Calculer numériquement le rapport et interpréter l'écart d'ordres de grandeur sur la qualité de la stratification.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du rapport \epsilon/p \ll 1 confirmant une excellente séparation physique des sables et des argiles.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q3, les argiles possèdent un temps caractéristique de relaxation visqueuse :
Puisque la durée de sédimentation des sables (\tau_{s,\text{sables}} \approx 0{,}3\text{ s}) vérifie très largement \tau_{s,\text{sables}} \gg \tau_{c,\text{argiles}}, les particules d'argile se déplacent à leur vitesse limite v_{\ell,\text{argiles}} dès le début du mouvement. La distance parcourue par les particules d'argile issues de la surface vaut ainsi :
Or, d'après la question Q8, la hauteur du bocal p est parcourue par les argiles en un temps \tau_{s,\text{argiles}} à cette même vitesse limite :
On en déduit l'expression littérale du rapport :
Avec \tau_{s,\text{sables}} \approx 0{,}3\text{ s} (question Q6) et \tau_{s,\text{argiles}} \approx 1{,}6 \times 10^5\text{ s} (question Q8) :
Puisque \epsilon / p \ll 1, lorsque la totalité des grains de sable a atteint le fond du bocal, les argiles sont quasiment immobiles à l'échelle du récipient (pour un bocal de hauteur p \sim 15\text{ cm}, \epsilon \sim 0{,}3\,\mu\text{m}). Les sables se déposent donc au fond sans emprisonner d'argiles.
Les échelles de temps de décantation étant très nettement séparées :
les particules sédimentent par étapes successives bien distinctes. La décantation fractionnée est donc extrêmement efficace pour séparer les différents constituants en strates granulométriques bien délimitées.
Résultat
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : sédimentation, ordre de grandeur
Justifier que le protocole indique d'attendre 72 heures avant d'analyser les résultats de la décantation.
Voir l'indiceIndice
Comparer la durée de 72 heures au temps de sédimentation le plus long obtenu précédemment pour vérifier que toutes les particules minérales ont eu le temps de décanter.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison de la durée du protocole au temps calculé pour déposer l'ensemble des argiles les plus fines.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les résultats obtenus aux questions précédentes, les temps caractéristiques de sédimentation pour chaque classe granulométrique valent :
- pour les sables (r \sim 2\text{ mm}) : \tau_{s,\text{sables}} \approx 0{,}3\text{ s} ;
- pour les limons (r \sim 20\text{ }\mu\text{m}) : \tau_{s,\text{limons}} \approx 450\text{ s} \approx 7{,}5\text{ min} ;
- pour les argiles (r \sim 1\text{ }\mu\text{m}) : \tau_{s,\text{argiles}} \approx 1{,}6 \times 10^5\text{ s} \approx 44{,}4\text{ h}.
Une durée d'attente de 72\text{ h} est nettement supérieure au temps nécessaire à la sédimentation des argiles (72\text{ h} > 44{,}4\text{ h}).
Cette durée permet donc :
- le dépôt complet de toutes les particules minérales, y compris les particules d'argile les plus fines (dont le rayon est de l'ordre du micromètre) ;
- la clarification du mélange eau/sol ;
- la formation de strates bien délimitées et nettes (sables au fond, limons au centre, argiles au-dessus), rendant possible la mesure précise de leurs épaisseurs respectives et l'estimation fidèle de la texture du sol.
2 · Teneur en eau d'un sol
Question 11
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : potentiel électrostatique, tension
En supposant que l'armature de gauche (potentiel ) est à la masse, quel est le potentiel de l'armature de droite ?
Voir l'indiceIndice
Relier les potentiels des armatures à la force électromotrice U imposée par le générateur en tenant compte de la masse à gauche.
Voir la réponse courteRéponse courte
Déduction directe du potentiel V_d = U à partir de la tension appliquée U = V_d - V_g avec V_g = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'armature de gauche étant reliée à la masse, son potentiel électrique est nul :
Le générateur idéal impose une différence de potentiel égale à sa force électromotrice U. D'après les polarités indiquées sur la figure 4 (l'armature de droite porte une charge positive +Q et l'armature de gauche une charge négative -Q, la flèche de tension étant orientée vers la droite) :
On en déduit immédiatement le potentiel de l'armature de droite :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : symétrie et invariances, champ électrostatique
On suppose ici que l'on néglige les effets de bords. A quelle condition sur et cela est-il possible ? Montrer que, en négligeant les effets de bord, une étude des invariances et des symétries du problème permet d'obtenir
Voir l'indiceIndice
Préciser les conditions géométriques assurant l'approximation des plans infinis (c \ll a et c \ll b), puis exploiter l'invariance par translation selon y et z et la symétrie plane.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer l'espacement inter-électrodes aux dimensions caractéristiques des plaques pour justifier l'approximation des armatures infinies.
- Exploiter les invariances par translation pour éliminer la dépendance spatiale selon y et z.
- Exploiter les plans de symétrie passant par un point quelconque pour déterminer la direction du champ électrostatique \vec{E}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Invariances par translation en y et z pour c \ll a,b, plans de symétrie fixant la direction axiale de \vec{E}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Condition sur les dimensions :
Les effets de bord peuvent être négligés lorsque l'espacement c entre les électrodes est très inférieur à leurs dimensions caractéristiques a et b :
Ici, c = 1\text{ cm} alors que a = 12\text{ cm} et b = 10\text{ cm}, ce qui assure un rapport de l'ordre de 1/10. Les armatures peuvent donc être modélisées par des plans infinis selon les directions transverses.
2. Étude des invariances :
En négligeant les effets de bord, la distribution de charges est invariante par toute translation selon l'axe (Oy) et selon l'axe (Oz). Par conséquent, le potentiel et le champ électrique ne dépendent pas des coordonnées y et z :
3. Étude des symétries :
Considérons un point M(x, y, z) quelconque situé dans l'espace inter-électrodes :
Le plan passant par M et de vecteur normal \vec{u}_y (parallèle au plan (Oxz)) est un plan de symétrie de la distribution de charges. Le champ électrique en M est donc contenu dans ce plan, d'où :
E_y(x) = 0Le plan passant par M et de vecteur normal \vec{u}_z (parallèle au plan (Oxy)) est également un plan de symétrie de la distribution de charges. Le champ électrique en M est donc contenu dans ce plan, d'où :
E_z(x) = 0
Le champ électrique n'a donc qu'une composante selon \vec{u}_x.
On en déduit bien :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : équation de poisson, équation de laplace
Montrer, en utilisant l'équation de Poisson que vous rappelerez, que, dans l'espace inter-électrodes :
Voir l'indiceIndice
Rappeler la forme unidimensionnelle de l'équation de Poisson \mathrm{d}^2V/\mathrm{d}x^2 = -\rho/\varepsilon_0 avec une densité volumique de charge nulle, puis intégrer avec les conditions aux limites.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation de Laplace \mathrm{d}^2V/\mathrm{d}x^2 = 0 dans un milieu neutre et intégration avec les conditions aux limites.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de Poisson reliant le potentiel électrostatique V à la densité volumique de charge \rho s'écrit :
où \varepsilon désigne la permittivité diélectrique du milieu considéré (ici le sol).
D'après le préambule de la sous-partie, le sol reste électriquement neutre, ce qui se traduit par une densité volumique de charge nulle dans l'espace inter-électrodes : \rho = 0. L'équation de Poisson devient alors l'équation de Laplace :
D'après l'étude d'invariance menée à la question Q12, le potentiel ne dépend que de la seule coordonnée spatiale x, soit V(x,y,z) = V(x). Le laplacien se réduit donc à sa dérivée seconde spatiale :
En intégrant deux fois successivement par rapport à x, on obtient une fonction affine :
Les constantes d'intégration se déterminent à l'aide des conditions aux limites établies à la question Q11 :
- en x = 0 (armature de gauche) : V(0) = V_g = 0 \implies B = 0 ;
- en x = c (armature de droite) : V(c) = V_d = U \implies A\,c = U \implies A = \dfrac{U}{c}.
On en déduit l'expression du potentiel dans l'espace inter-électrodes :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : gradient du potentiel, champ électrostatique
Déterminer l'expression du champ électrique dans ce même espace.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la relation locale liant le champ électrostatique au gradient du potentiel : \vec{E} = -\vec{\nabla} V = -(\mathrm{d}V/\mathrm{d}x)\vec{u}_x.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation locale \vec{E} = -\vec{\nabla}V = -(U/c)\vec{u}_x caractérisant un champ uniforme entre les armatures.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le champ électrostatique dérive du potentiel électrique selon la relation locale :
Comme le potentiel ne dépend que de la coordonnée x, l'expression du gradient en coordonnées cartésiennes se réduit à :
En utilisant l'expression du potentiel obtenue à la question Q13, V(x) = \dfrac{U}{c}x, on en déduit directement :
Résultat
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : loi d'ohm locale, densité de courant
En déduire, en précisant soigneusement votre choix d'orientation, l'intensité totale circulant dans l'espace entre les électrodes.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la densité volumique de courant via la loi d'Ohm locale \vec{j}=\gamma_{\text{sol}}\vec{E}, puis intégrer le flux de \vec{j} à travers la section transversale S=ab.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le vecteur densité volumique de courant \vec{j} dans l'espace inter-électrodes à l'aide de la loi d'Ohm locale.
- Définir une section transverse entre les deux plaques et préciser l'orientation de sa normale.
- Calculer le flux de \vec{j} à travers cette surface pour en déduire l'intensité I.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration du vecteur densité de courant volumique \vec{j} = \gamma \vec{E} à travers la section S = ab.
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Dans le sol assimilé à un conducteur ohmique de conductivité \gamma_{\text{sol}}, la loi d'Ohm locale s'écrit :
En utilisant l'expression du champ électrique obtenue à la question Q14, \vec{E} = -\dfrac{U}{c}\vec{u}_x, on a :
Le courant circule physiquement dans le sens des potentiels décroissants, soit de l'armature de droite (à potentiel V_d = U) vers l'armature de gauche (à potentiel V_g = 0), c'est-à-dire dans le sens opposé à \vec{u}_x.
On choisit d'orienter l'intensité I de l'électrode droite vers l'électrode gauche, en définissant le vecteur unitaire normal sortant de la section transverse par \vec{n} = -\vec{u}_x.
L'intensité totale I traversant une section droite de sol de surface S = ab s'exprime par le flux du vecteur densité de courant :
Comme \iint_{\mathcal{S}} \mathrm{d}S = ab, on obtient :
Résultat
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : résistance électrique, loi d'ohm
Obtenir alors l'expression de la résistance électrique de l'échantillon de sol contenu entre les deux électrodes.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la loi d'Ohm macroscopique U = R I à partir de l'expression de l'intensité obtenue à la question précédente.
Voir la réponse courteRéponse courte
Loi d'Ohm R = U/I = c/(\gamma a b) = \rho_{\text{sol}} c / (a b) reliant la géométrie à la résistivité.
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Par définition de la résistance électrique R d'un conducteur ohmique soumis à une différence de potentiel U = V_d - V_g et traversé par un courant d'intensité I, la loi d'Ohm macroscopique s'écrit :
En utilisant l'expression de l'intensité I = \gamma_{\text{sol}}\,\frac{ab}{c}\,U établie à la question Q15, on obtient :
D'où l'expression de la résistance électrique de l'échantillon de sol :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : analyse dimensionnelle, conductivité électrique
Déterminer l'unité de la conductivité électrique.
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Partir de la relation R = c/(\gamma_{\text{sol}} S) ou de la loi d'Ohm locale pour exprimer les dimensions de \gamma_{\text{sol}} en fonction de l'ohm et du mètre.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'unité de la conductivité électrique est le siemens par mètre (\mathrm{S}\cdot\mathrm{m}^{-1} ou \Omega^{-1}\cdot\mathrm{m}^{-1}).
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D'après l'expression de la résistance obtenue à la question Q16 :
En analysant les dimensions des grandeurs physiques mises en jeu :
- la distance c entre les électrodes s'exprime en mètres (\text{m}) ;
- l'aire de la section des armatures S = ab s'exprime en mètres carrés (\text{m}^2) ;
- la résistance R s'exprime en ohms (\Omega).
L'unité de la conductivité électrique \gamma_{\text{sol}} est donc :
Dans le Système international d'unités (SI), l'inverse d'un ohm est le siemens (\text{S} = \Omega^{-1}). Ainsi :
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : régression linéaire, loi empirique
Justifier, à partir de ces courbes, qu'il est possible d'exprimer la résistivité du sol en fonction de sa teneur en eau selon l'expression
Déduire graphiquement les valeurs numériques de et .
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Prendre le logarithme népérien du modèle proposé pour montrer qu'il s'agit d'une droite affine en 1/Hr, puis déterminer la pente \alpha et l'ordonnée à l'origine \beta sur le graphe de droite.
Voir la stratégieStratégie
- Linéariser la loi proposée en lui appliquant la fonction logarithme népérien afin de faire apparaître une relation affine entre \ln(\rho_{\text{sol}}/\rho_0) et 1/Hr.
- Comparer cette relation à la courbe expérimentale de la figure 5 (droite) pour justifier le modèle.
- Déterminer la pente \alpha à l'aide de deux points pris sur la droite moyenne, puis en déduire l'ordonnée à l'origine \beta par le calcul (en prenant garde au fait que l'axe des abscisses débute à 1/Hr = 1).
Voir la réponse courteRéponse courte
Linéarisation logarithmique \ln(\rho/\rho_0) = \alpha/Hr + \beta et détermination graphique de la pente et de l'ordonnée.
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En divisant par \rho_0 et en appliquant le logarithme népérien à la loi phénoménologique proposée, on obtient :
En posant les variables Y = \ln(\rho_{\text{sol}}/\rho_0) et X = \frac{1}{Hr}, la relation s'écrit sous la forme d'une fonction affine :
Sur la figure 5 (droite), le nuage de points expérimentaux représentant \ln(\rho_{\text{sol}}/\rho_0) en fonction de 1/Hr est distribué le long d'une droite de régression linéaire. La modélisation de la résistivité par cette loi exponentielle est donc parfaitement justifiée.
Déterminons graphiquement les constantes \alpha et \beta. Sur la droite moyenne tracée en figure 5 (droite), on relève deux points bien identifiables :
- pour X_1 = 5{,}0, on lit Y_1 \approx 0{,}90 ;
- pour X_2 = 10{,}0, on lit Y_2 \approx 2{,}00 (on peut également noter que pour X_3 = 11{,}0, Y_3 \approx 2{,}22).
Le coefficient directeur \alpha vaut :
L'ordonnée à l'origine \beta s'en déduit à l'aide du point (X_2, Y_2) :
Puisque la teneur en eau Hr est un rapport de masses (exprimée en g d'eau par g de sol, donc sans dimension), les coefficients \alpha et \beta sont tous deux sans dimension.
Résultat
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : résistance électrique
La résistance électrique est-elle croissante ou décroissante en fonction de ? Déterminer littéralement la plage de résistance électrique associée à la plage de fonctionnement cible. Aucune application numérique n'est attendue.
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Étudier le signe de la dérivée de R(Hr) par rapport à Hr ou observer la décroissance de \rho_{\text{sol}}, puis évaluer les bornes R_{\min} = R(Hr_{\max}) et R_{\max} = R(Hr_{\min}).
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Décroissance de la résistance avec l'humidité Hr et expression des bornes R_{\min} et R_{\max}.
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D'après la question Q16 et la définition de la résistivité \rho_{\text{sol}} = 1/\gamma_{\text{sol}}, la résistance de l'échantillon de sol s'écrit :
En utilisant l'expression établie à la question Q18 :
Le paramètre \alpha étant strictement positif (\alpha > 0), la fonction Hr \mapsto \frac{\alpha}{Hr} + \beta est strictement décroissante sur ]0, +\infty[. La fonction exponentielle étant strictement croissante, on en déduit que :
la résistance électrique R est une fonction strictement décroissante de Hr.
Pour une teneur en eau comprise dans la plage de fonctionnement cible Hr \in [Hr_{\min}, Hr_{\max}], la décroissance de R implique que la résistance minimale est atteinte pour l'humidité maximale, et la résistance maximale pour l'humidité minimale :
La plage de résistance électrique associée est donc l'intervalle [R_{\min}, R_{\max}].
Résultat
Question 20
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : électrolyse, polarisation des électrodes
En pratique, le capteur n'est pas soumis à une tension continue mais à une tension sinusoïdale de la forme avec . Expliquer pourquoi. Vous discuterez en particulier l'hypothèse d'électroneutralité du sol.
Voir l'indiceIndice
Expliquer qu'un courant continu provoquerait l'électrolyse de l'eau interstitielle et la polarisation des électrodes par migration ionique, détruisant ainsi la neutralité locale.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser les effets indésirables qu'induirait l'application prolongée d'une tension continue dans un milieu électrolytique (migration permanente des ions, réactions d'oxydoréduction aux interfaces, accumulation de charges).
- Discuter spécifiquement la validité de l'hypothèse d'électroneutralité locale et globale du sol.
- Justifier l'intérêt d'une tension alternative sinusoïdale à fréquence modérée (f = 200\text{ Hz}) pour s'affranchir de ces phénomènes.
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L'alimentation alternative évite les réactions d'oxydoréduction aux interfaces et l'accumulation d'ions.
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Si le capteur était soumis à une tension continue U :
- Rupture de l'électroneutralité au voisinage des électrodes : sous l'action d'un champ électrique constant, les ions présents dans l'eau du sol migrent de manière unidirectionnelle (les cations vers la cathode et les anions vers l'anode). Cette migration conduit à l'accumulation d'ions au contact immédiat des surfaces métalliques et à la formation d'une double couche électrochimique. L'hypothèse d'électroneutralité locale du sol (\rho = 0) est alors violée près des armatures.
- Polarisation et électrolyse : cette accumulation de charges crée une différence de potentiel d'interface (tension de polarisation) opposée à la tension appliquée et engendre des réactions d'oxydoréduction (électrolyse) aux électrodes. Il en résulte un dégagement gazeux, une dégradation chimique des électrodes et une modification de la composition ionique locale du sol. La relation linéaire U = R I n'est plus vérifiée, faussant la mesure de la conductivité.
L'utilisation d'une tension alternative sinusoïdale u(t) = U\cos(2\pi f t) à la fréquence f = 200\text{ Hz} (période T = 5\text{ ms}) résout ces difficultés :
- Le champ électrique s'inverse périodiquement : les ions oscillent sur place avec une amplitude de déplacement infime devant la distance inter-électrodes c = 1\text{ cm}.
- Aucun ion n'a le temps de s'accumuler durablement sur les armatures : la double couche ne s'établit pas et l'hypothèse d'électroneutralité du milieu reste parfaitement vérifiée en tout point du sol à chaque instant.
- Les réactions électrochimiques d'électrolyse n'ont pas le temps de s'amorcer, ce qui préserve l'intégrité des électrodes ainsi que la stabilité chimique du sol.
- La fréquence f = 200\text{ Hz} est suffisamment basse pour que les effets capacitifs parasites du sol restent négligeables, garantissant un comportement purement résistif conforme au modèle étudié.
Question déjà tombée ailleurs
3 · Signal de commande de l'électrovanne
Question 21
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : pont diviseur de tension, loi d'ohm
Étude du bloc 1 : Justifier que les résistances et sont en association série. Déterminer alors puis , les potentiels respectivement aux nœuds et en fonction de et des résistances.
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Remarquer que le courant d'entrée de l'ALI 1 est nul (amplificateur idéal), appliquer la formule du diviseur de tension pour V_A, puis exploiter le régime linéaire de l'ALI suiveur pour V_B.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser les propriétés de l'amplificateur linéaire intégré (ALI) idéal pour déterminer le courant entrant sur la borne non-inverseuse et conclure sur l'association série des résistances R et R_3.
- Appliquer la formule du pont diviseur de tension pour exprimer le potentiel V_A.
- Exploiter le bouclage de l'ALI 1 sur son entrée inverseuse pour en déduire le potentiel de sortie V_B.
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Courant nul sur l'entrée de l'ALI : diviseur de tension fournissant V_A = V_B = R V_0 / (R + R_3).
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L'ALI 1 est modélisé comme un amplificateur opérationnel idéal. Ses courants de polarisation d'entrée sont donc nuls :
Aucun courant ne dérivant vers la borne non-inverseuse reliée au nœud A, le courant qui traverse la résistance R traverse intégralement la résistance R_3. Ces deux dipôles sont donc en association série.
La branche constituée de l'association série de R et R_3 est soumise à la tension constante V_0, avec la borne inférieure de R_3 reliée à la masse de référence (V = 0\text{ V}). Par la formule du diviseur de tension, le potentiel au nœud A s'écrit :
L'ALI 1 possède une rétroaction négative directe (la sortie B est rebouclée sur l'entrée inverseuse). Il fonctionne donc en régime linéaire, ce qui assure l'égalité des potentiels d'entrée :
Le potentiel au nœud B est par conséquent identique à celui du nœud A :
Résultat
Question 22
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : montage suiveur, impédance d'entrée
Quel est l'intérêt de l'ALI 1 ? Comment nomme-t-on un tel montage à ALI ?
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Identifier la structure à rétroaction négative directe sur l'entrée inverseuse et préciser le rôle d'adaptation d'impédance (isolation du capteur pour éviter les effets de charge).
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Montage suiveur assurant une adaptation d'impédance pour isoler le diviseur sans prélever de courant.
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Le montage réalisé autour de l'ALI 1 présente un bouclage direct de la sortie sur l'entrée inverseuse (e^- = V_B) et reçoit la tension à mesurer sur son entrée non-inverseuse (e^+ = V_A). Un tel montage est appelé un montage suiveur de tension (ou simplement suiveur).
L'intérêt principal de cet étage suiveur réside dans l'adaptation d'impédance (ou l'isolation d'étages) :
- Impédance d'entrée infinie : le courant d'entrée de l'ALI idéal étant nul (i^+ = 0), l'étage amont (le pont diviseur de tension constitué de R et R_3) ne débite aucun courant vers l'ALI. Ainsi, la mesure de tension V_A n'est pas perturbée par l'aval (absence d'effet de charge).
- Impédance de sortie nulle : la sortie de l'ALI impose la tension V_B = V_A quel que soit le courant appelé par le circuit aval (ici la résistance R_1 du bloc 3).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 23
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : pont diviseur de tension
Étude du bloc 2 : Déterminer en fonction de et des résistances et .
Voir l'indiceIndice
Constater que l'entrée inverseuse de l'ALI 3 ne prélève aucun courant, et appliquer directement la formule du pont diviseur de tension sur la branche R_4–R_5.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pont diviseur de tension non chargé fournissant le potentiel de référence V_C = R_5 V_0 / (R_4 + R_5).
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'amplificateur linéaire intégré \text{ALI}_3 étant supposé idéal, l'intensité du courant entrant sur sa borne d'entrée reliée au nœud C est nulle :
Par conséquent, aucun courant n'est prélevé au nœud C vers le bloc 3. Les résistances R_4 et R_5 sont donc parcourues par le même courant et sont associées en série.
Le dipôle constitué de R_4 en série avec R_5 est soumis à la tension V_0 (par rapport à la masse de référence 0\text{ V}). Par application de la relation du pont diviseur de tension non chargé, on obtient directement le potentiel au nœud C :
Résultat
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : comparateur à hystérésis, théorème de millman
Étude du bloc 3 : L'ALI 3 fonctionne-t-il en régime linéaire ? En justifiant toutes les étapes, exprimer (potentiel au nœud ) en fonction de et de . Montrer que la tension bascule entre les états et pour des valeurs seuils basse et haute de respectivement notées et . On exprimera et en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Noter la présence de la rétroaction sur l'entrée non-inverseuse garantissant le régime de saturation, appliquer le théorème de Millman au nœud D, puis écrire la condition de basculement V_D = V_C.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature de la boucle de rétroaction sur l'ALI 3 : la présence d'une résistance entre la sortie et l'entrée non-inverseuse impose un régime saturé (bistable).
- Exprimer le potentiel V_D à l'entrée non-inverseuse en appliquant le théorème de Millman au nœud D, compte tenu de l'annulation des courants d'entrée de l'ALI idéal.
- Déterminer la condition de basculement en étudiant le signe de la tension différentielle \varepsilon = V_D - V_C selon l'état de saturation (+V_0 ou -V_0) pour identifier les deux seuils V_b et V_h.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rétroaction sur \mathrm{e}^+ impliquant le régime saturé ; calcul de V_D et détermination des seuils V_b et V_h.
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1. Régime de fonctionnement de l'ALI 3
La sortie E de l'ALI 3 est reliée à son entrée non-inverseuse (+) (nœud D) par l'intermédiaire du conducteur ohmique R_2. Le montage comporte donc une rétroaction positive (ou réaction positive).
Le point de fonctionnement du régime linéaire étant instable en présence d'une rétroaction positive prépondérante, l'ALI 3 ne fonctionne pas en régime linéaire, mais en régime de saturation (ou régime non linéaire). Sa tension de sortie ne peut prendre que les deux valeurs de saturation :
2. Expression du potentiel au nœud D
L'ALI étant supposé idéal, le courant entrant sur la borne non-inverseuse est nul (i_+ = 0). Le nœud D n'est connecté qu'aux résistances R_1 et R_2. Le théorème de Millman appliqué en D donne :
En introduisant \alpha = \dfrac{R_1}{R_2}, on obtient :
3. Seuils de basculement
La tension différentielle d'entrée s'écrit \varepsilon = V^+ - V^- = V_D - V_C. L'ALI étant idéal :
- si \varepsilon > 0, soit V_D > V_C, la sortie sature à l'état haut : V_E = +V_0 ;
- si \varepsilon < 0, soit V_D < V_C, la sortie sature à l'état bas : V_E = -V_0.
La condition de basculement correspond à l'annulation de la tension différentielle, c'est-à-dire V_D = V_C :
Supposons la sortie initialement à l'état haut (V_E = +V_0) : Le maintien à cet état nécessite V_D > V_C, soit V_B > (1 + \alpha)V_C - \alpha V_0. Le basculement vers l'état bas (V_E = -V_0) intervient lorsque V_B décroît et franchit la valeur seuil basse notée V_b :
\boxed{V_b = (1 + \alpha)V_C - \alpha V_0}Supposons la sortie initialement à l'état bas (V_E = -V_0) : Le maintien à cet état nécessite V_D < V_C, soit V_B < (1 + \alpha)V_C + \alpha V_0. Le basculement vers l'état haut (V_E = +V_0) intervient lorsque V_B croît et franchit la valeur seuil haute notée V_h :
\boxed{V_h = (1 + \alpha)V_C + \alpha V_0}
Comme \alpha > 0 et V_0 > 0, on a bien V_b < V_h. La tension V_E bascule ainsi entre +V_0 et -V_0 aux seuils V_b et V_h.
Résultat
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Schéma ou tracé
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : cycle d'hystérésis
Tracer le graphe en fonction de pour compris entre 0 et .
Voir l'indiceIndice
Tracer le cycle d'hystérésis non inverseur présentant deux branches de saturation à \pm V_0 avec les seuils de basculement V_b et V_h fléchés dans le sens de parcours.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler le comportement du comparateur à hystérésis (non inverseur) établi à la question précédente en précisant l'état de sortie selon le sens de variation de la tension d'entrée V_B.
- Tracer la caractéristique de transfert V_E = f(V_B) sur l'intervalle [0, 2V_h] en faisant apparaître clairement les deux états de saturation \pm V_0, les deux seuils de basculement V_b et V_h, ainsi que les flèches indiquant le sens de parcours du cycle d'hystérésis.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé du cycle d'hystérésis V_E(V_B) avec basculements entre -V_0 et +V_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'étude menée à la question précédente, le montage fonctionne en comparateur à hystérésis non inverseur avec deux seuils V_b et V_h vérifiant 0 < V_b < V_h < 2V_h :
- Si V_B augmente à partir de 0 : tant que V_B < V_h, la sortie reste au niveau bas V_E = -V_0. Lorsque V_B atteint V_h, la tension différentielle \varepsilon = V_D - V_C s'annule puis devient positive, provoquant le basculement instantané de la sortie vers le niveau haut V_E = +V_0. Pour tout V_B > V_h, on a V_E = +V_0.
- Si V_B diminue à partir de 2V_h : tant que V_B > V_b, la sortie reste au niveau haut V_E = +V_0. Lorsque V_B atteint V_b, la tension différentielle \varepsilon redevient négative, entraînant le basculement de la sortie vers le niveau bas V_E = -V_0. Pour tout V_B < V_b, on a V_E = -V_0.
On en déduit le cycle d'hystérésis représenté ci-dessous :
Question 26
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : comparateur à hystérésis
Montrer que
Voir l'indiceIndice
Calculer la demi-différence (V_h - V_b)/2 et la demi-somme (V_h + V_b)/2 des deux équations de seuils établies à la question 24 pour isoler \alpha puis V_C.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler les expressions des seuils de commutation V_b et V_h établies à la question Q24.
- Former la différence V_h - V_b pour éliminer le terme en V_C et isoler \alpha.
- Former la somme V_h + V_b pour éliminer le terme en V_0 et exprimer V_C.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résolution du système linéaire liant V_h et V_b pour exprimer \alpha et le potentiel V_C.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q24, les seuils de basculement bas V_b et haut V_h de la tension d'entrée V_B s'écrivent :
En calculant la différence membre à membre (2) - (1) :
V_h - V_b = 2\alpha V_0ce qui donne directement :
\boxed{\alpha = \frac{V_h - V_b}{2V_0}}En calculant la somme membre à membre (2) + (1) :
V_h + V_b = 2(1+\alpha)V_Cce qui conduit à :
\boxed{V_C = \frac{V_h + V_b}{2(1+\alpha)}}
Résultat
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : comparateur à hystérésis, pont diviseur de tension
On souhaite l'ouverture de l'électrovanne quand devient inférieur à et la fermeture de celle-ci lorsque devient supérieur à . En déduire, en utilisant l'expression de obtenue à la question 21, les expressions littérales de et en fonction de et . Faire les applications numériques en prenant .
Voir l'indiceIndice
Relier les valeurs de commutation de la résistance R_{\max} et R_{\min} aux seuils de potentiel V_b et V_h via la relation donnant V_B(R) établie à la question 21.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'expression de la tension V_B en fonction de la résistance R établie à la question Q21 et identifier son sens de variation.
- Associer chaque seuil de déclenchement de l'arrosage (Hr_{\min} et Hr_{\max}, correspondant à R_{\max} et R_{\min}) au franchissement des seuils de tension V_b et V_h.
- Effectuer les applications numériques avec les valeurs fournies (V_0 = 12\text{ V}, R_3 = 5\ \Omega, R_{\min} = 5\ \Omega et R_{\max} = 15\ \Omega).
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression littérale des seuils de tension en fonction des résistances extrêmes cibles et calcul numérique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q21, le potentiel au nœud B s'écrit :
La fonction R \mapsto V_B(R) est strictement décroissante car R_3 > 0 et V_0 > 0.
L'arrosage se déclenche (ouverture de la vanne) lorsque l'humidité descend en dessous de Hr_{\min}, c'est-à-dire lorsque la résistance R dépasse R_{\max}. Par décroissance de V_B, cela correspond à une tension V_B devenant inférieure à un seuil bas V_b. On en déduit :
\boxed{V_b = \frac{R_3}{R_{\max} + R_3} V_0}L'arrosage s'interrompt (fermeture de la vanne) lorsque l'humidité dépasse Hr_{\max}, c'est-à-dire lorsque la résistance R descend en dessous de R_{\min}. Cela correspond à une tension V_B devenant supérieure à un seuil haut V_h. On en déduit :
\boxed{V_h = \frac{R_3}{R_{\min} + R_3} V_0}
Comme R_{\max} > R_{\min}, on vérifie bien que V_b < V_h.
Application numérique : Avec V_0 = 12\text{ V}, R_3 = 5\ \Omega, R_{\min} = 5\ \Omega et R_{\max} = 15\ \Omega :
Résultat
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : dimensionnement de circuit
En déduire les valeurs numériques à donner à et . On fixe . En déduire les valeurs à choisir pour et .
Voir l'indiceIndice
Injecter les valeurs de V_b et V_h dans les formules de la question 26 pour calculer \alpha et V_C, puis utiliser \alpha=R_1/R_2 et le pont diviseur pour calculer R_2 et R_4.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser les relations établies à la question Q26 liant \alpha et V_C aux seuils V_b et V_h calculés en Q27 pour déterminer leurs valeurs numériques.
- En déduire la valeur de la résistance R_2 à partir de la définition de \alpha = R_1 / R_2 et de la valeur fixée pour R_1.
- Déterminer la résistance R_4 en inversant la relation du pont diviseur de tension pour V_C obtenue en Q23, avec R_5 fixée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Déduction numérique des valeurs de \alpha et V_C puis dimensionnement des résistances R_2 et R_4.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions Q26 et Q27, nous avons :
1. Calcul numérique de \alpha et V_C L'expression de \alpha s'écrit :
L'expression du potentiel de référence V_C s'écrit :
2. Détermination de R_2 Par définition, \alpha = \frac{R_1}{R_2}, d'où :
3. Détermination de R_4 D'après la question Q23, le potentiel V_C est donné par le pont diviseur :
On en déduit l'expression littérale de R_4 :
Avec R_5 = 1\text{ k}\Omega, V_0 = 12\text{ V} et V_C = 4\text{ V} :
Résultat
Question 29
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : cycle d'hystérésis, caractéristique statique
A partir du tracé en fonction de obtenu à la question 25, réaliser le tracé en fonction de pour compris entre 0 et 0,4. On identifiera en particulier les valeurs de associées au basculement de .
Voir l'indiceIndice
Utiliser la décroissance monotone de V_B en fonction de Hr pour transposer le cycle d'hystérésis en un cycle V_E(Hr), en portant une attention particulière à l'inversion du sens de parcours.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le sens de variation de la tension V_B en fonction de la teneur en eau Hr afin de relier directement le cycle V_E(V_B) au cycle V_E(Hr).
- Identifier les valeurs de Hr associées aux tensions de seuil V_b et V_h.
- Tracer le cycle d'hystérésis V_E = f(Hr) sur l'intervalle [0\,;\,0{,}4] en précisant les sens de parcours.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de V_E en fonction de Hr en reportant les seuils de basculement d'humidité.
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D'après la question Q19, la résistance R du sol est une fonction strictement décroissante de la teneur en eau Hr. D'après la question Q21, le potentiel au nœud B s'écrit :
Comme R décroît lorsque Hr augmente, le dénominateur décroît et donc V_B est une fonction strictement croissante de Hr.
D'après les données de l'énoncé et la question Q27 :
Pour Hr = Hr_{\min} = 0{,}1, la résistance vaut R = R_{\max} = 15\,\Omega, ce qui correspond au seuil bas :
V_B = V_b = \frac{5}{15 + 5}\times 12 = 3\text{ V}Pour Hr = Hr_{\max} = 0{,}2, la résistance vaut R = R_{\min} = 5\,\Omega, ce qui correspond au seuil haut :
V_B = V_h = \frac{5}{5 + 5}\times 12 = 6\text{ V}
Les basculements de la tension de sortie V_E de l'ALI 3 ont donc lieu pour :
Le fonctionnement du comparateur à hystérésis (trigger de Schmitt non-inverseur) établi à la question Q25 se transpose directement :
- Phase d'humidification (Hr croissant) : tant que Hr < Hr_{\max} = 0{,}2, la sortie reste à V_E = -V_0 = -12\text{ V}. Dès que Hr atteint Hr_{\max} = 0{,}2, la tension bascule à V_E = +V_0 = +12\text{ V}.
- Phase d'assèchement (Hr décroissant) : tant que Hr > Hr_{\min} = 0{,}1, la sortie reste à V_E = +V_0 = +12\text{ V}. Dès que Hr atteint Hr_{\min} = 0{,}1, la tension bascule à V_E = -V_0 = -12\text{ V}.
On en déduit le tracé de V_E en fonction de Hr sur l'intervalle [0\,;\,0{,}4] :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : diode idéale
On rappelle Figure 7 l'allure de la relation courant-tension aux bornes de la diode (bloc 4) supposée idéale. En déduire, en justifiant rigoureusement votre raisonnement, les valeurs prises par en fonction des valeurs prises par .
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Analyser l'état de la diode idéale selon le signe de la tension V_E : passante pour V_E > 0 et bloquée pour V_E < 0, puis en déduire le potentiel V_F aux bornes de R_c.
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- Rappeler les deux régimes possibles de la diode idéale représentée en figure 7 : l'état bloqué (I = 0 et U_D \le 0) et l'état passant (U_D = 0 et I \ge 0).
- Exprimer la tension aux bornes de la diode U_D = V_E - V_F et le courant I = V_F / R_c traversant l'électrovanne reliée à la masse.
- Tester pour chacune des deux valeurs possibles de la tension de sortie du comparateur (V_E = +V_0 et V_E = -V_0) l'état de la diode en vérifiant la cohérence des grandeurs électriques (I et U_D).
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Analyse des états passant et bloqué : V_F = V_E quand V_E = +V_0 et V_F = 0 quand V_E = -V_0.
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D'après la figure 6, l'anode de la diode est au potentiel V_E, sa cathode au potentiel V_F, et le dipôle de charge R_c relie le nœud F à la masse (V_{\text{masse}} = 0\text{ V}).
En adoptant la convention récepteur pour la diode :
- la tension à ses bornes est U_D = V_E - V_F ;
le courant direct qui la traverse est également celui qui circule dans la résistance R_c, soit par la loi d'Ohm :
I = \frac{V_F - 0}{R_c} = \frac{V_F}{R_c}
D'après la figure 7, la diode idéale est caractérisée par :
- état passant : U_D = 0 avec la condition I \ge 0 ;
- état bloqué : I = 0 avec la condition U_D \le 0.
La tension V_E issue de l'ALI 3 saturé ne prend que deux valeurs : +V_0 = +12\text{ V} ou -V_0 = -12\text{ V}.
1. Cas où V_E = +V_0 = +12\text{ V} : Supposons la diode passante :
Le courant traversant la diode vaut alors :
Le courant étant strictement positif, l'hypothèse est validée. La diode est donc passante.
2. Cas où V_E = -V_0 = -12\text{ V} : Supposons la diode bloquée :
La tension aux bornes de la diode vaut alors :
La tension étant strictement négative, l'hypothèse est validée. La diode est donc bloquée.
Résultat
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; ALI et oscillateurs électroniques
Notions : signal de commandé, cycle d'hystérésis
En utilisant le résultat de la question 29, tracer le graphe en fonction de . Vérifier alors que l'électrovanne est correctement commandée.
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Déduire la courbe V_F(Hr) à partir de V_E(Hr) et vérifier que la tension appliquée à l'électrovanne respecte les états imposés (0 V pour arroser si sol trop sec, 12 V pour couper).
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- Relier directement les états de V_F obtenus à la question Q30 aux états de V_E déterminés à la question Q29 en fonction du taux d'humidité Hr.
- Tracer le cycle d'hystérésis V_F(Hr) sur l'intervalle Hr \in [0\,;\,0{,}4] en faisant clairement apparaître les flèches d'orientation du cycle et les seuils de basculement Hr_{\min} = 0{,}1 et Hr_{\max} = 0{,}2.
- Confronter les deux régimes de fonctionnement de l'électrovanne (ouverte à 0\text{ V}, fermée à 12\text{ V}) avec le cahier des charges agronomique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de V_F(Hr) et vérification du démarrage de l'arrosage au niveau de sécheresse critique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions Q29 et Q30, la relation entre V_F et la tension de sortie du comparateur V_E est :
L'évolution de V_F en fonction de l'humidité relative Hr présente donc un cycle d'hystérésis délimité par les seuils Hr_{\min} = 0{,}1 et Hr_{\max} = 0{,}2 :
- Phase d'assèchement (Hr décroissant) : tant que Hr > Hr_{\min}, V_F se maintient à +12\text{ V}. Lorsque le sol s'assèche au point que Hr passe sous le seuil Hr_{\min} = 0{,}1, V_E bascule à -V_0, entraînant la chute brutale de V_F à 0\text{ V}.
- Phase d'arrosage (Hr croissant) : tant que Hr < Hr_{\max}, V_F reste nul. Lorsque le sol est suffisamment humidifié et que Hr dépasse le seuil Hr_{\max} = 0{,}2, V_E bascule à +V_0, ramenant V_F à +12\text{ V}.
On trace ainsi la caractéristique V_F(Hr) :
Vérification du fonctionnement de l'électrovanne :
- Lorsque Hr descend en dessous de Hr_{\min} = 0{,}1, V_F = 0\text{ V} : l'électrovanne est soumise à une tension nulle, elle s'ouvre et l'eau s'écoule (début de l'arrosage).
- Lorsque Hr dépasse Hr_{\max} = 0{,}2, V_F = 12\text{ V} : l'électrovanne est sous 12\text{ V}, elle se ferme et coupe l'arrosage.
Résultat
Partie II : Arroser juste où il faut
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Application numérique
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : nombre de reynolds, écoulement laminaire
Après avoir rappelé l'expression du nombre de Reynolds , évaluer le nombre de Reynolds caractérisant l'écoulement de l'eau à travers un pore. On choisira une valeur raisonnable pour la vitesse étant entendu que l'eau sort des pores au goutte à goutte.
Voir l'indiceIndice
Rappeler Re = \rho v d/\eta, choisir une vitesse de sortie au goutte-à-goutte de l'ordre de quelques millimètres ou centimètres par seconde, et calculer la valeur numérique.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition générale du nombre de Reynolds pour un écoulement en conduite cylindrique en précisant la longueur caractéristique (L_c = d).
- Convertir toutes les grandeurs données dans le système international d'unités (SI).
- Proposer un ordre de grandeur réaliste pour la vitesse d'écoulement au goutte à goutte et calculer la valeur correspondante de Re.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition Re = \rho v d / \eta et évaluation numérique pour une goutte montrant un Re \ll 1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le nombre de Reynolds Re, grandeur adimensionnée quantifiant le rapport entre les forces d'inertie et les forces visqueuses au sein de l'écoulement, s'exprime par :
où :
- \rho est la masse volumique du fluide : \rho = 1{,}0\text{ kg}\cdot\text{L}^{-1} = 1{,}0 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- \eta est la viscosité dynamique : \eta = 1 \times 10^{-3}\text{ Pa}\cdot\text{s} ;
- d est la dimension caractéristique de l'obstacle ou du conduit (ici le diamètre du pore) : d = 20\ \mu\mathrm{m} = 2{,}0 \times 10^{-5}\text{ m} ;
- v est une vitesse caractéristique de l'écoulement.
L'eau s'écoulant au goutte à goutte, la vitesse d'expulsion à travers les pores est très faible, typiquement de l'ordre de v \sim 1\text{ cm}\cdot\text{s}^{-1} = 1{,}0 \times 10^{-2}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (un ordre de grandeur compris entre 1\text{ mm}\cdot\text{s}^{-1} et 0{,}1\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} est tout aussi recevable).
En réalisant l'application numérique avec v = 1{,}0 \times 10^{-2}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 1 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : nombre de reynolds, écoulement laminaire
Au vu de la valeur du nombre de Reynolds obtenue à la question précédente, comment peut-on qualifier le régime d'écoulement ?
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Comparer la valeur du nombre de Reynolds obtenue à 1 (ou à 2000) pour conclure sur la nature laminaire et le caractère rampant de l'écoulement.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le nombre de Reynolds étant très inférieur au seuil critique de 2000, le régime est laminaire.
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Dans une conduite cylindrique, la transition vers le régime turbulent s'effectue typiquement pour un nombre de Reynolds critique :
La valeur obtenue à la question précédente étant Re \sim 0{,}2, on a :
Le régime d'écoulement de l'eau à travers un pore est donc laminaire.
De façon encore plus précise, la condition Re < 1 indique que les termes d'inertie sont négligeables devant les forces de frottement visqueux : l'écoulement est qualifié d'écoulement rampant (ou écoulement de Stokes).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : dérivée particulaire, écoulement stationnaire
En utilisant l'expression du champ eulérien des vitesses fournie, montrer qualitativement qu'une particule de fluide décrit un mouvement rectiligne uniforme.
Voir l'indiceIndice
Calculer l'accélération convective (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} et l'accélération locale \partial\vec{v}/\partial t pour montrer que l'accélération particulaire est rigoureusement nulle.
Voir la stratégieStratégie
Pour déterminer la nature du mouvement d'une particule fluide à partir du champ eulérien des vitesses :
- On traduit les composantes de la vitesse particulaire dans le repère cylindrique pour obtenir la géométrie de la trajectoire ;
- On étudie l'évolution de la norme de la vitesse au cours du déplacement de la particule pour conclure sur le caractère uniforme.
Voir la réponse courteRéponse courte
Champ de vitesse unidirectionnel et stationnaire sans dépendance axiale, d'où accélération particulaire nulle.
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Le champ eulérien des vitesses dans le pore s'écrit :
Considérons une particule de fluide située à l'instant t en un point repéré par ses coordonnées cylindriques (r(t), \theta(t), z(t)). Sa vitesse coïncide avec la vitesse eulérienne locale :
Par identification des composantes :
- \dot{r} = 0 \implies r(t) = r_0 = \text{cste} ;
- r\dot{\theta} = 0 \implies \theta(t) = \theta_0 = \text{cste} ;
- \dot{z} = v(r_0).
La particule de fluide reste donc à une distance fixe r_0 de l'axe et à un angle polaire \theta_0 constant : sa trajectoire est une droite parallèle à l'axe (Oz), le mouvement est donc rectiligne.
De plus, comme le champ de vitesse ne dépend pas de z (écoulement invariant par translation selon l'axe du pore) ni du temps t (écoulement stationnaire), la vitesse de la particule garde une valeur constante tout au long de sa trajectoire :
La vitesse de la particule étant constante en norme, direction et sens, son accélération est nulle :
Résultat
Question 35
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides ; Bilans macroscopiques
Notions : quantité de mouvement, écoulement stationnaire
A l'aide de la question précédente, que peut-on dire de l'évolution de la quantité de mouvement du système au cours du temps ?
Voir l'indiceIndice
Constater que l'accélération particulaire de chaque élément de fluide est nulle, ce qui implique la stationnarité globale de la quantité de mouvement du système fermé.
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La quantité de mouvement du volume de fluide est constante au cours du temps en régime stationnaire.
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Le système (\mathcal{K}) est un système fermé constitué d'un ensemble de particules fluides dont la masse totale m est constante au cours du temps. Sa quantité de mouvement s'écrit sous forme lagrangienne :
D'après la question précédente, chaque particule de fluide est en mouvement rectiligne uniforme, si bien que son accélération (dérivée particulaire de la vitesse) est nulle à tout instant :
En dérivant par rapport au temps la quantité de mouvement du système fermé, on obtient :
La quantité de mouvement du système (\mathcal{K}) est donc constante au cours du temps :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Bilans macroscopiques
Notions : résultante cinétique, bilan de quantité de mouvement
Ecrire alors le théorème de la résultante cinétique pour le système . On listera à cette fin les forces qui s'exercent sur le système sans chercher à les expliciter.
Voir l'indiceIndice
Énoncer \mathrm{d}\vec{P}_{(\mathcal{K})}/\mathrm{d}t = \vec{0} = \sum \vec{F}_{\text{ext}}, en recensant les forces de pression sur les faces d'entrée et de sortie et la force de viscosité latérale.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le théorème de la résultante cinétique dans le référentiel d'étude supposé galiléen au système fermé (\mathcal{K}).
- Utiliser le résultat de la question précédente (\mathrm{d}\vec{P}/\mathrm{d}t = \vec{0}) pour simplifier l'expression.
- Dresser le bilan exhaustif des actions mécaniques extérieures s'exerçant sur le volume de fluide (\mathcal{K}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du théorème de la résultante cinétique sous la forme de l'équilibre des forces de pression et de frottement.
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Dans le référentiel lié au tuyau, supposé galiléen, le théorème de la résultante cinétique appliqué au système fermé (\mathcal{K}) s'écrit :
D'après la question précédente (Q35), la quantité de mouvement de (\mathcal{K}) est constante au cours du temps (\mathrm{d}\vec{P}_{(\mathcal{K})}/\mathrm{d}t = \vec{0}), ce qui conduit à l'équilibre des forces :
Les actions mécaniques extérieures appliquées au système (\mathcal{K}) sont :
- les forces de pression exercées par le fluide extérieur sur les deux sections planes d'entrée (z = 0) et de sortie (z = e) du cylindre ;
- les forces de frottement visqueux (ou de cisaillement) exercées par le fluide environnant sur la surface latérale du cylindre (en r) ;
- le poids du fluide contenu dans (\mathcal{K}) (actions gravitationnelles).
Résultat
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : contrainte de cisaillement, force de pression
Interpréter les termes intervenant dans son expression et justifier le choix du signe positif ou négatif.
Voir l'indiceIndice
Expliquer que le fluide environnant ralentit le cylindre interne de vitesse plus grande, de sorte que la contrainte tangentielle est motrice ou résistive selon le signe du gradient \mathrm{d}v/\mathrm{d}r.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la signification physique de chaque grandeur présente dans la loi de viscosité de Newton appliquée à une interface cylindrique.
- Déterminer le signe du gradient de vitesse \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r} d'après le profil attendu (vitesse maximale sur l'axe et nulle aux parois).
- Raisonner sur le sens de la force de freinage exercée par le fluide extérieur plus lent sur le cylindre (\mathcal{K}) pour fixer sans ambiguïté le signe devant l'expression.
Voir la réponse courteRéponse courte
Interprétation physique des forces de pression motrices et de la contrainte visqueuse résistante à la paroi.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'expression de la force visqueuse s'écrit :
1. Interprétation des différents termes :
- \eta est la viscosité dynamique du fluide (en \mathrm{Pa\cdot s}), caractérisant le frottement interne et la résistance au cisaillement entre couches fluides adjacentes.
- \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r} est le gradient radial de la vitesse axiale (ou taux de cisaillement, en \mathrm{s}^{-1}). Il mesure la variation de la vitesse selon la direction radiale perpendiculaire à l'écoulement.
- Le produit \tau = \eta \left|\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r}\right| représente la contrainte visqueuse de cisaillement (en \mathrm{N\cdot m^{-2}} ou \mathrm{Pa}) s'exerçant tangentiellement à la surface latérale.
- S = 2\pi r e est l'aire de la surface latérale du cylindre de fluide (\mathcal{K}).
- \vec{u}_z est le vecteur unitaire définissant la direction axiale de l'écoulement.
2. Justification du choix du signe :
La condition d'adhérence à la paroi impose une vitesse nulle en r = R (v(R) = 0), alors que la vitesse est maximale au centre du pore en r = 0. La vitesse v(r) est donc une fonction décroissante de r, ce qui signifie que :
\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r} \leqslant 0- Le fluide extérieur situé à r' > r s'écoule moins vite que le fluide appartenant au système (\mathcal{K}) (situé à r' < r). Par frottement visqueux, le fluide extérieur tend donc à freiner le système (\mathcal{K}), ce qui se traduit par une force orientée vers les z décroissants, c'est-à-dire selon -\vec{u}_z.
- Puisque \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r} < 0, pour obtenir une force orientée selon -\vec{u}_z, il convient de choisir le signe positif :
Résultat
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : écoulement de poiseuille, condition d'adhérence
Identifier une condition aux limites adaptée et en déduire le champ de vitesse dans le pore.
Voir l'indiceIndice
Imposer la condition de non-glissement à la paroi solide du pore (v(R)=0), puis intégrer l'équation différentielle séparable du premier ordre par rapport à r.
Voir la stratégieStratégie
- Énoncer la condition aux limites physique pour un fluide visqueux au contact d'une paroi solide immobile (condition d'adhérence).
- Intégrer l'équation différentielle du premier ordre sur le rayon r pour obtenir la loi de vitesse parabolique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition d'adhérence v(R) = 0 à la paroi et déduction du profil parabolique des vitesses.
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L'eau étant un fluide visqueux en contact avec la paroi solide du pore supposée immobile en r = R = d/2, elle vérifie la condition d'adhérence à la paroi :
L'équation différentielle régissant la vitesse s'écrit :
Par intégration directe par rapport à r, on obtient :
où C est une constante d'intégration.
En appliquant la condition aux limites en r = R :
On en déduit l'expression du champ de vitesse dans le pore :
Le champ eulérien des vitesses s'écrit donc \vec{v}(r) = v(r)\vec{u}_z.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 39
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : formule de poiseuille, débit volumique
En déduire le débit volumique pour un pore puis faire l'application numérique.
Voir l'indiceIndice
Calculer le flux du profil parabolique de vitesse en intégrant \mathrm{d}D_1 = v(r)\cdot 2\pi r\,\mathrm{d}r entre r=0 et r=R=d/2 pour retrouver la loi de Poiseuille.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le débit volumique D_1 comme le flux du champ de vitesse \vec{v}(r) = v(r)\,\vec{u}_z à travers une section droite du pore de rayon R = d/2.
- Intégrer en coordonnées cylindriques à l'aide de l'élément de surface élémentaire \mathrm{d}S = 2\pi r\,\mathrm{d}r.
- Réaliser l'application numérique dans les unités du système international (\mathrm{m}^3\cdot\mathrm{s}^{-1}) puis en \mathrm{L}\cdot\mathrm{min}^{-1} afin de faciliter l'exploitation à la question suivante.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration sur la section circulaire donnant la loi de Poiseuille pour le débit volumique du pore.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le débit volumique D_1 traversant la section droite d'un pore correspond au flux du vecteur vitesse à travers cette section circulaire de rayon R :
En utilisant l'expression du profil de vitesse obtenue à la question Q38 :
l'intégration s'écrit :
On obtient ainsi la loi de Poiseuille pour un pore de rayon R (ou de diamètre d = 2R) :
Application numérique :
- P_{\text{int}} - P_0 = 1{,}5\text{ bar} - 1{,}0\text{ bar} = 0{,}5\text{ bar} = 5{,}0 \times 10^4\text{ Pa} ;
- R = \frac{d}{2} = 10\,\mu\text{m} = 1{,}0 \times 10^{-5}\text{ m} ;
- \eta = 1{,}0 \times 10^{-3}\text{ Pa}\cdot\text{s} ;
- e = 1{,}0\text{ mm} = 1{,}0 \times 10^{-3}\text{ m}.
Avec \frac{5\pi}{8} \approx \frac{5 \times 3{,}14}{8} \approx 1{,}96 :
Exprimé en litres par minute (1\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} = 6 \times 10^4\text{ L}\cdot\text{min}^{-1}) :
Résultat
Question 40
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : débit volumique, conservation de la masse
Expliciter la densité linéique de pores (en ) permettant d'obtenir le débit linéique spécifié . Faire l'application numérique pour .
Voir l'indiceIndice
Écrire la relation de conservation du débit global D_{\text{lin}} = n_t D_1 et en déduire l'expression numérique de la densité linéique de pores par unité de longueur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Déduction de la densité de pores n_t = D_{\text{lin}} / D_1 requise par mètre de tuyau.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le débit linéique D_{\text{lin}} correspond au débit volumique total évacué par unité de longueur de tuyau. Chaque pore individuel délivrant un débit volumique D_1, et le nombre de pores par unité de longueur étant noté n_t, la loi des nœuds pour un écoulement incompressible conduit à :
On en déduit l'expression de la densité linéique de pores :
Application numérique : Convertissons les grandeurs dans les unités du système international :
- D_{\text{lin}} = 6{,}0\text{ L}\cdot\text{min}^{-1}\cdot\text{m}^{-1} = \frac{6{,}0 \times 10^{-3}}{60}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{m}^{-1} = 1{,}0 \times 10^{-4}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}\cdot\text{m}^{-1}
- D'après la question Q39, D_1 = \frac{5\pi}{8}\times 10^{-10}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} \approx 1{,}96 \times 10^{-10}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}
Le calcul numérique donne alors :
Résultat
Partie III : Dimensionnement du système de pompage
1 · Choix de la pompe
Question 41
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : vitesse débitante, débit volumique
Définir puis déterminer littéralement la vitesse débitante au point (conduite de diamètre intérieur ). Faire l'application numérique.
Voir l'indiceIndice
Définir la vitesse débitante comme le quotient du débit volumique par la section droite de la conduite \pi \delta^2/4, puis convertir D_p en \text{m}^3\cdot\text{s}^{-1}.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition de la vitesse débitante (ou vitesse moyenne d'un écoulement à travers une section droite).
- Exprimer l'aire de la section droite circulaire de la conduite en fonction du diamètre intérieur \delta.
- En déduire l'expression analytique de la vitesse débitante v_B et réaliser l'application numérique sans calculatrice en convertissant les unités dans le système international.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition de la vitesse débitante v = 4 D_p / (\pi \delta^2) et calcul numérique dans la conduite.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La vitesse débitante (ou vitesse moyenne) v_B d'un fluide traversant une section droite S_{\text{c}} d'une canalisation est définie comme la moyenne spatiale de la projection de la vitesse du fluide sur la normale à cette section. Elle correspond au rapport du débit volumique D_{\mathrm{p}} par l'aire S_{\text{c}} de la section droite :
La conduite étant cylindrique de diamètre intérieur \delta, sa section intérieure vaut :
L'expression littérale de la vitesse débitante au point B est donc :
Application numérique :
D'où :
En prenant \pi \approx 3{,}14, 3\pi \approx 9{,}42 :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 42
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI, BCPST1
Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides
Notions : pression hydrostatique, cavitation
Justifier avec rigueur que l'une des configurations ne peut pas fonctionner, indépendamment de la puissance de la pompe. On pourra montrer que la pression atteint en certains points du circuit hydraulique des valeurs absurdes physiquement. Quel scientifique italien a montré en son temps la limite de fonctionnement d'une pompe ?
Voir l'indiceIndice
Appliquer le principe fondamental de la statique des fluides dans la colonne d'aspiration du montage B pour montrer que la dépression maximale ne peut excéder la pression atmosphérique (limite de Torricelli).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le principe de fonctionnement de chaque pompe : en refoulement pour la pompe immergée (montage A) et en aspiration pour la pompe émergée en surface (montage B).
- Appliquer le théorème de Bernoulli entre la surface libre du puits A_0 et l'entrée de la pompe B dans le montage B pour évaluer la pression requise à l'aspiration.
- Conclure sur l'impossibilité physique d'une telle aspiration et nommer le savant italien à l'origine de cette découverte.
Voir la réponse courteRéponse courte
En aspiration, la pression absolue minimale est nulle, limitant la hauteur géométrique à P_0/(\rho g) \approx 10\text{ m} (Torricelli).
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Dans le montage B, la pompe est située en surface (point B), à une altitude supérieure à celle de la surface libre du puits A_0, située à la profondeur h = 25\text{ m}. La pompe fonctionne donc par aspiration.
Appliquons le théorème de Bernoulli pour un écoulement stationnaire et incompressible le long d'une ligne de courant entre la surface libre A_0 (P(A_0) = P_0, vitesse v_{A_0} \approx 0, cote z_{A_0} = -h) et l'entrée de la pompe au point B (cote z_B = 0) :
où \Delta P_{\text{pertes}} \geqslant 0 représente les pertes de charge éventuelles dans la conduite d'aspiration et les filtres. On en déduit l'expression de la pression absolue à l'entrée de la pompe :
Avec P_0 \approx 1{,}01 \times 10^5\text{ Pa} \approx 1\text{ bar}, \rho = 1{,}0 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, g \approx 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et h = 25\text{ m} :
On obtiendrait ainsi :
Une pression absolue négative est physiquement impossible : bien avant d'atteindre le vide absolu (P=0), dès que la pression descend en dessous de la pression de vapeur saturante de l'eau (P_{\text{sat}} \approx 2{,}3\text{ kPa} à 20\,^\circ\text{C}), l'eau se vaporise (phénomène de cavitation), ce qui désamorce la pompe. Même avec une pompe de puissance infinie créant un vide parfait (P_B = 0), la hauteur maximale d'aspiration théorique est limitée par la pression atmosphérique à :
Le montage B ne peut donc pas fonctionner. Le montage A (pompe immergée travaillant en refoulement) est le seul viable.
Le scientifique italien ayant mis en évidence cette limite et son explication est Evangelista Torricelli (1643), élève de Galilée qui s'était lui-même heurté au problème posé par les fontainiers de Florence.
Question 43
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : approximation des grandes sections, énergie mécanique
Que dire de la vitesse du fluide en ? Montrer alors qu'entre les points et , la variation d'énergie cinétique du fluide est négligeable devant la variation d'énergie potentielle.
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Comparer la section du puits à celle de la conduite pour négliger v_{A_0}, puis comparer le terme d'énergie cinétique v_D^2/(2g) au dénivelé géométrique h.
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- Exprimer la vitesse de descente du niveau d'eau en A_0 à partir de la conservation du débit volumique et de la section S du puits, puis la comparer à la vitesse dans la conduite.
- Calculer la variation massique d'énergie cinétique \Delta e_{\mathrm{c}} et d'énergie potentielle de pesanteur \Delta e_{\mathrm{p}} entre la surface libre A_0 et le point D au niveau du sol, puis évaluer numériquement leur rapport.
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Vitesse négligeable à la surface du puits (S \gg s) et comparaison montrant que \Delta e_c \ll \Delta e_p.
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1. Vitesse du fluide en A_0 :
L'écoulement étant incompressible, la conservation du débit volumique à travers la surface libre du puits de section S = 1\text{ m}^2 donne la vitesse d'abaissement du plan d'eau :
Avec D_{\mathrm{p}} = 1000\text{ L}\cdot\text{min}^{-1} = \frac{1}{60}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} \approx 1{,}67 \times 10^{-2}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, on obtient :
La section du puits étant très grande devant celle de la conduite (S \gg \frac{\pi \delta^2}{4}), cette vitesse est négligeable devant la vitesse dans la conduite (v_B \approx 2{,}1\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} d'après la question Q41) :
2. Comparaison des variations d'énergie :
Entre la surface libre A_0 (cote z_{A_0} = -h = -25\text{ m}) et le point D situé au niveau du sol (z_D = 0), la conduite conservant un diamètre \delta constant, la vitesse en D est égale à celle en B : v_D = v_B \approx 2{,}1\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.
La variation d'énergie cinétique massique s'écrit :
Application numérique :
La variation d'énergie potentielle de pesanteur massique vaut :
En prenant g \approx 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} (ou 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}) :
On forme le rapport :
On en conclut que :
La variation d'énergie cinétique du fluide est donc parfaitement négligeable devant la variation d'énergie potentielle.
Résultat
Question 44
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : relation de bernoulli, puissance d'une pompe
En négligeant toutes pertes de charge, déterminer littéralement la puissance mécanique que la pompe doit développer pour assurer le débit lorsque la pression dans le vase d'expansion est maximale . Réaliser l'application numérique.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de Bernoulli généralisé avec apport de travail entre la surface libre A_0 et l'entrée du vase D pour exprimer \mathcal{P} = D_p \Delta P_{\text{tot}}.
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- Appliquer le premier principe de la thermodynamique pour un système ouvert en écoulement stationnaire (ou théorème de Bernoulli généralisé) entre la surface libre de l'eau dans le puits A_0 et l'entrée du vase d'expansion D.
- Utiliser l'hypothèse de la question précédente (variation d'énergie cinétique négligée) ainsi que l'absence de pertes de charge pour relier la puissance mécanique \mathcal{P} fournie au fluide aux variations de pression et d'énergie potentielle de pesanteur.
- Effectuer l'application numérique avec le débit volumique converti en unités SI.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan de Bernoulli avec terme de puissance entre la surface du puits et l'entrée du vase d'expansion.
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Considérons une tranche de fluide en écoulement stationnaire incompressible et homogène entre la surface libre du puits en A_0 et l'entrée du vase d'expansion en D. En l'absence de pertes de charge, le bilan d'énergie mécanique (théorème de Bernoulli avec apport de puissance mécanique par la pompe) s'écrit :
où w_{\text{pompe}} = \frac{\mathcal{P}}{D_m} = \frac{\mathcal{P}}{\rho D_p} est le travail massique utile transféré par la pompe au fluide.
D'après la question précédente, la variation d'énergie cinétique est négligée devant la variation d'énergie potentielle, d'où :
Or, d'après les conditions de fonctionnement imposées :
- la surface libre A_0 est à l'air libre : P_{A_0} = P_0 = 1{,}0\text{ bar} = 1{,}0 \times 10^5\text{ Pa} ;
- au point D, la pression maximale recherchée est P_D = P_{\max} = 6{,}0\text{ bar} = 6{,}0 \times 10^5\text{ Pa} ;
- le dénivelé vaut z_D - z_{A_0} = h = 25\text{ m}.
En multipliant par le débit massique D_m = \rho D_p, on obtient l'expression littérale de la puissance mécanique :
Application numérique :
- D_p = 1000\text{ L}\cdot\text{min}^{-1} = \frac{1000 \times 10^{-3}\text{ m}^3}{60\text{ s}} = \frac{1}{60}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} ;
- P_{\max} - P_0 = (6{,}0 - 1{,}0)\text{ bar} = 5{,}0 \times 10^5\text{ Pa} ;
avec g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} (ou g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}) :
\rho g h = 1{,}0 \times 10^3 \times 9{,}8 \times 25 = 2{,}45 \times 10^5\text{ Pa} \quad (\text{ou } 2{,}5 \times 10^5\text{ Pa})
La surpression totale à assurer vaut donc :
On en déduit :
Résultat
Question 45
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : nombre de reynolds, écoulement turbulent
Déterminer le nombre de Reynolds associé à cet écoulement dans la conduite. Faire l'application numérique et qualifier l'écoulement. Si on souhaitait tenir compte des pertes de charge (ce que nous ne chercherons pas à faire dans le présent problème), est-il possible d'utiliser le modèle développé dans la partie II ?
Voir l'indiceIndice
Calculer Re = \rho v_B \delta/\eta, constater que Re \gg 2000 (régime turbulent), et en conclure que le profil laminaire de Poiseuille n'est plus applicable.
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- Exprimer le nombre de Reynolds Re dans la conduite à l'aide de sa vitesse débitante v, de son diamètre intérieur \delta, de la masse volumique \rho et de la viscosité dynamique \eta de l'eau, puis effectuer l'application numérique.
- Comparer la valeur obtenue au seuil critique de transition pour un écoulement en conduite afin d'en déduire la nature de l'écoulement (laminaire ou turbulent).
- Conclure sur la validité du modèle de Poiseuille (établi en partie II pour un écoulement laminaire) dans ces conditions.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du nombre de Reynolds montrant un écoulement turbulent, ce qui invalide le modèle laminaire de Poiseuille.
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Le nombre de Reynolds associé à l'écoulement dans la conduite de diamètre intérieur \delta s'écrit :
où v_B = \dfrac{4 D_{\mathrm{p}}}{\pi \delta^2} \approx 2{,}1\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} est la vitesse débitante obtenue à la question Q41.
Avec les valeurs numériques fournies :
- \rho = 1{,}0\times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- v_B \approx 2{,}1\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
- \delta = 100\text{ mm} = 0{,}100\text{ m} ;
- \eta = 1\times 10^{-3}\text{ Pa}\cdot\text{s} ;
on obtient :
Dans une conduite cylindrique, la transition vers le régime turbulent se produit pour un nombre de Reynolds critique de l'ordre de Re_c \approx 2\,000 à 2\,500. La valeur obtenue étant très largement supérieure (Re \gg 2\,000), l'écoulement est turbulent.
Le modèle développé dans la partie II repose sur les hypothèses d'un écoulement laminaire stationnaire unidirectionnel (écoulement de Poiseuille), où la perte de charge est proportionnelle au débit et causée exclusivement par les frottements visqueux moléculaires. En régime pleinement turbulent :
- le profil de vitesse n'est plus parabolique mais aplati au centre avec une sous-couche limite visqueuse ;
- les transferts d'impulsion sont dominés par les fluctuations turbulentes (contraintes de Reynolds) ;
- les pertes de charge régulières dépendent quadratiquement de la vitesse (loi de Darcy-Weisbach).
Il n'est donc pas possible d'utiliser le modèle de la partie II.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 46
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : puissance électrique, rendement de conversion
Le rendement de la conversion électro-mécanique du moteur de la pompe est estimé et le rendement de la turbine de la pompe (conversion de l'énergie mécanique de rotation de la turbine en énergie disponible pour le fluide) est estimé à . En déduire la puissance électrique que doit avoir la pompe afin de répondre au cahier des charges.
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Relier la puissance mécanique transmise au fluide à la puissance électrique consommée par la formule faisant intervenir le produit des rendements : \mathcal{P}_{\text{élec}} = \mathcal{P}/(\eta_{\text{élec}}\eta_{\text{méca}}).
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- Identifier la chaîne de conversion d'énergie allant du réseau électrique jusqu'au fluide : la puissance électrique est d'abord convertie en puissance mécanique sur l'arbre du moteur, puis en puissance hydraulique communiquée au fluide via la turbine.
- En déduire le rendement global de l'étage de pompage comme le produit des deux rendements partiels.
- Exprimer puis calculer la puissance électrique minimale requise \mathcal{P}_{\text{élec}} à partir de la puissance mécanique utile au fluide \mathcal{P} déterminée à la question Q44.
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Calcul de la puissance électrique consommée en divisant par les rendements mécanique et électrique.
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La puissance électrique \mathcal{P}_{\text{élec}} fournie au moteur de la pompe est convertie en puissance mécanique de rotation de l'arbre \mathcal{P}_{\text{arbre}} avec le rendement électromécanique \eta_{\text{élec}} :
Cette puissance mécanique de rotation est ensuite convertie par la turbine en puissance utile disponible pour le fluide, notée \mathcal{P}, avec un rendement mécanique \eta_{\text{méca}} :
Le rendement global de conversion de la motopompe s'écrit donc :
On en déduit l'expression littérale de la puissance électrique minimale que doit développer la pompe :
D'après le résultat de la question Q44, la puissance fournie au fluide vaut \mathcal{P} \approx 12{,}5\text{ kW} (pour g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}). Avec les rendements donnés :
Il vient ainsi :
(ou \mathcal{P}_{\text{élec}} \approx 25{,}3\text{ kW} en prenant g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}).
Résultat
2 · Vase d'expansion
Question 47
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : transformation quasi-statique, équilibre thermique
On suppose les phases de compression puis de détente lentes. Quelle(s) conséquence(s) cela-a-t-il sur la nature des évolutions du gaz ? Une réponse argumentée est attendue.
Voir l'indiceIndice
Invoquer la lenteur des transformations devant les temps de transfert thermique avec le milieu extérieur pour justifier l'équilibre thermique permanent (transformations isothermes à T_0).
Voir la stratégieStratégie
Pour qualifier la nature d'une transformation thermodynamique à partir de sa lenteur :
- Analyser l'aspect mécanique : comparer la durée de l'évolution au temps de relaxation mécanique (propagation des ondes sonores) pour établir le caractère quasi-statique.
- Analyser l'aspect thermique : comparer la durée de l'évolution au temps caractéristique de transfert thermique entre le gaz et l'atmosphère extérieure (thermostat à T_0 = 20\ ^\circ\mathrm{C}) à travers la paroi métallique pour établir le caractère isotherme.
Voir la réponse courteRéponse courte
Les échanges thermiques lents permettent d'assurer l'équilibre thermique continu avec l'extérieur (isotherme).
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La lenteur des phases de compression et de détente (qui durent plusieurs minutes d'après le cahier des charges) entraîne deux conséquences directes sur la transformation subie par le gaz :
- Caractère quasi-statique : La vitesse de déplacement du piston est extrêmement faible devant la vitesse du son dans le gaz. Les ondes de pression s'équilibrent quasi-instantanément, si bien que le gaz passe par une succession continue d'états d'équilibre mécanique interne, avec une pression P(t) uniforme à chaque instant.
Caractère isotherme : La cuve est métallique (bon conducteur thermique) et se trouve en contact thermique direct avec l'atmosphère extérieure, qui se comporte comme un thermostat à la température constante T_0 = 20\ ^\circ\mathrm{C}. La durée des phases de compression et de détente (plusieurs minutes) est bien supérieure au temps caractéristique de diffusion thermique à travers la cuve. Les transferts thermiques ont donc le temps d'assurer en permanence l'équilibre thermique avec le milieu extérieur :
T(t) = T_0 = \text{cte}
En supposant de surcroît l'absence de frottements mécaniques lors du glissement du piston, l'évolution du gaz est une transformation isotherme et réversible à la température T_0.
Par conséquent, pour le gaz parfait contenu dans la cuve, le produit de la pression par son volume vérifie la loi de Boyle-Mariotte : P\,V_{\text{gaz}} = \text{cte}.
Résultat
Question 48
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : loi de boyle-mariotte, gaz parfait
Exprimer en fonction de , et du rapport .
Voir l'indiceIndice
Écrire la loi de Boyle-Mariotte pour le gaz aux deux états extrêmes en notant que V_{\text{gaz}} = V_{\text{tot}} - V_{\text{eau}}, puis exprimer la différence \Delta V = V_{\max} - V_{\min}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le volume occupé par le gaz aux deux états extrêmes en fonction du volume total V_{\text{tot}} de la cuve et des volumes d'eau extrêmes V_{\min} et V_{\max}.
- Appliquer la loi de Boyle-Mariotte pour l'évolution isotherme du gaz établie à la question précédente afin de relier V_{\max} à V_{\min}, V_{\text{tot}} et \alpha.
- En déduire l'expression demandée pour \Delta V = V_{\max} - V_{\min}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application de la loi de Boyle-Mariotte au volume d'air comprimé pour relier \Delta V à V_{\text{tot}} et \alpha.
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Le vase d'expansion étant de volume total V_{\text{tot}} constant, le volume occupé par le gaz parfait à tout instant vaut :
Les deux états de fonctionnement extrêmes de la cuve sont :
à la pression minimale P_{\min} : le volume d'eau est minimal (V_{\text{eau}} = V_{\min}), donc le volume du gaz est maximal :
V_{\text{gaz},\max} = V_{\text{tot}} - V_{\min}à la pression maximale P_{\max} : le volume d'eau est maximal (V_{\text{eau}} = V_{\max}), donc le volume du gaz est minimal :
V_{\text{gaz},\min} = V_{\text{tot}} - V_{\max}
D'après la question Q47, la transformation subie par le gaz parfait est isotherme à la température T_0. La loi de Boyle-Mariotte donne :
En introduisant le rapport adimensionné \alpha = \dfrac{P_{\min}}{P_{\max}}, il vient :
La variation de volume d'eau stockée s'écrit alors :
En remplaçant V_{\text{gaz},\max} par son expression en fonction de V_{\text{tot}} et V_{\min}, on obtient :
Résultat
Question 49
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : équation d'état des gaz parfaits
Dans ces conditions, déterminer littéralement puis numériquement la quantité de matière à utiliser pour remplir le volume au-dessus du piston. La constante des gaz parfaits sera prise égale à .
Voir l'indiceIndice
Maximiser \Delta V en annulant V_{\min}, puis appliquer la loi des gaz parfaits à l'état de pression minimale P_{\min} occupant le volume total V_{\text{tot}}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition de maximisation du volume utile d'eau stockable \Delta V à partir du résultat de la question précédente.
- En déduire le volume occupé par le gaz lorsque la pression est minimale (P = P_{\min}).
- Appliquer l'équation d'état des gaz parfaits à cette configuration pour exprimer littéralement n_{\text{gaz}}, puis réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation d'état des gaz parfaits appliquée à la masse de gaz enfermée dans le vase d'expansion.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q48, le volume utile d'eau pouvant être emmagasiné dans le vase d'expansion s'écrit :
Le volume d'eau minimal V_{\min} étant nécessairement positif ou nul (V_{\min} \geqslant 0), \Delta V est maximal lorsque la réserve d'eau est totalement vidée au seuil de pression basse, c'est-à-dire pour :
Dans ces conditions optimales d'exploitation, le gaz parfait occupe l'intégralité du volume du vase lorsque la pression atteint P_{\min} :
En appliquant l'équation d'état des gaz parfaits à cet instant (la température étant maintenue à T_0 = 20\text{ }^\circ\text{C} par équilibre avec l'atmosphère extérieure) :
On en déduit l'expression littérale de la quantité de matière de gaz :
Application numérique :
- P_{\min} = 1{,}5\text{ bar} = 1{,}5 \times 10^5\text{ Pa} ;
- V_{\text{tot}} = 2000\text{ L} = 2{,}0\text{ m}^3 ;
- R = 8\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
- T_0 = 20 + 273 = 293\text{ K}.
Résultat
Question 50
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Cinématique des fluides
Notions : débit volumique, bilan de masse
En supposant que le réseau d'irrigation est constitué de de tuyaux micro-poreux avec un débit linéique , déterminer la durée de la phase « pompe allumée » notée puis celle de la phase « pompe éteinte » notée . Les préconisations du constructeur sont-elles respectées ?
Voir l'indiceIndice
Établir les bilans volumiques durant la phase de remplissage (D_{\text{remplissage}} = D_p - D_{\text{irr}}) et de vidange (D_{\text{vidange}} = D_{\text{irr}}) pour déterminer les durées \tau_1 et \tau_2.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer le débit volumique total d'arrosage D_{\text{irr}} consommé en continu par l'ensemble des tuyaux microporeux.
- Établir le bilan de matière sur le volume d'eau contenu dans le vase d'expansion pendant la phase de remplissage (« pompe allumée ») et en déduire la durée \tau_1.
- Établir de même le bilan pendant la phase de vidange (« pompe éteinte ») pour déterminer \tau_2.
- Comparer \tau_1 et la durée entre deux démarrages consécutifs T = \tau_1 + \tau_2 aux préconisations du constructeur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul des durées de charge et décharge \tau_1 et \tau_2 puis validation de la fréquence d'allumage de la pompe.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'arrosage étant supposé continu, le réseau de longueur L alimenté à pression constante P_{\min} soutire un débit volumique permanent :
D'après la question Q49, dans les conditions d'exploitation maximisant le volume utile, la variation de volume d'eau stocké entre les seuils d'extinction et d'allumage est \Delta V = 1500\text{ L}.
Phase « pompe allumée » (durée \tau_1) :
La pompe fournit un débit constant D_{\mathrm{p}} = 1000\text{ L}\cdot\text{min}^{-1} tandis que le réseau consomme D_{\text{irr}}. Le taux d'accumulation nette d'eau dans le vase s'écrit :\frac{\mathrm{d}V_{\text{eau}}}{\mathrm{d}t} = D_{\mathrm{p}} - D_{\text{irr}}Le vase se remplissant de \Delta V, il vient :
\tau_1 = \frac{\Delta V}{D_{\mathrm{p}} - D_{\text{irr}}}Numériquement :
\tau_1 = \frac{1500}{1000 - 600} = \frac{1500}{400} = 3{,}75\text{ min} = 3\text{ min } 45\text{ s}\boxed{\tau_1 = 3{,}75\text{ min} = 225\text{ s}}Phase « pompe éteinte » (durée \tau_2) :
La pompe est à l'arrêt (D_{\mathrm{p}} = 0). Le vase se vide au profit du réseau au débit D_{\text{irr}} :\frac{\mathrm{d}V_{\text{eau}}}{\mathrm{d}t} = - D_{\text{irr}}Le volume d'eau stocké diminuant de \Delta V, la durée d'extinction s'exprime par :
\tau_2 = \frac{\Delta V}{D_{\text{irr}}}Numériquement :
\tau_2 = \frac{1500}{600} = 2{,}5\text{ min} = 2\text{ min } 30\text{ s}\boxed{\tau_2 = 2{,}5\text{ min} = 150\text{ s}}
Vérification des préconisations du constructeur :
- La phase « pompe allumée » a une durée \tau_1 = 3{,}75\text{ min} \leqslant 4\text{ min} : ce critère est respecté.
La durée séparant deux allumages successifs correspond à la période d'un cycle complet de fonctionnement T = \tau_1 + \tau_2 :
T = \tau_1 + \tau_2 = 3{,}75 + 2{,}5 = 6{,}25\text{ min} = 6\text{ min } 15\text{ s} > 6\text{ min}Ce second critère est également respecté.
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Banque PT Physique A PT 2026 ?
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Questions de cours : Q1 (force de frottement fluide), Q11 (potentiel électrostatique), Q12 (symétrie et invariances), Q13 (équation de poisson), Q17 (analyse dimensionnelle), Q20 (électrolyse), Q21 (pont diviseur de tension), Q22 (montage suiveur)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (deuxième loi de newton), Q15 (loi d'ohm locale), Q39 (formule de poiseuille) et Q44 (relation de bernoulli).
Où gagner des points facilement dans le sujet Banque PT Physique A PT 2026 ?
Le sujet Banque PT Physique A PT 2026 était-il difficile ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury évoque un classement satisfaisant et un nombre encourageant d'excellentes copies, mais la sous-partie I.2 a été plus difficile et la partie III globalement mal traitée.
Faut-il connaître la formule de Stokes pour la question Q1 ?
Oui : l'expression de la force de frottement fluide sur une sphère (\vec{F} = -6\pi\eta r\vec{v}) n'est pas fournie dans le sujet et devait être connue de mémoire.
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