Corrigé détaillé E3A Physique Chimie PSI 2020
Transmission d'énergie sans fil et chimie des batteries lithium-ion
- 69 questions corrigées
- Sujet difficile
- Faisable en PCSI, MPSI et PTSI : 50 questions sur 69, parties 1.C, 1.D, 1.E et 2.H
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet difficile · Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire, Induction électromagnétique, Magnétostatique · 21 incontournables · 50 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet aborde une technologie omniprésente dans les objets connectés et les véhicules électriques : la recharge sans fil, couplée à l'étude des accumulateurs lithium-ion. Le premier problème propose une étude graduelle du transfert d'énergie inductif, partant du calcul magnétostatique élémentaire pour aller jusqu'au couplage résonant bande étroite exploité dans le projet pionnier de « witricity » du MIT (prenant en compte l'effet de peau à haute fréquence et la propagation d'ondes stationnaires). Le second problème, consacré à la chimie, balaie de manière très classique la cristallographie d'insertion, l'électrochimie quantitative et la thermodynamique d'une cellule Li-ion.
D'un niveau technique très abordable et particulièrement formateur, ce sujet constitue une excellente synthèse de révision pour la filière PSI. Il permet de revoir les fondamentaux de l'induction mutuelle, du filtrage linéaire du second ordre et des bilans thermodynamiques en électrochimie sans excès de calculs artificiels.
- Difficulté
- Difficile, d'après le rapport du jury
- Temps estimé
- ≈ 4 h pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire17 %
- Induction électromagnétique17 %
- Magnétostatique15 %
- Oxydoréduction et électrochimie14 %
Part des questions du sujet.
- Incontournables
21 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 50 questions sur 69, parties 1.C, 1.D, 1.E et 2.H.
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Sommaire
69 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
69 questionsPartie 1 : Transmission d'énergie électrique sans fil
A · Étude des bobines utilisées
QA1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
Notions : équation de maxwell, approximation des régimes quasi stationnaires
Rappeler les équations locales de Maxwell relatives au champ magnétique . Comment se simplifient-elles dans l'ARQS ?
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Rappeler les équations de Maxwell-Thomson et Maxwell-Ampère ; dans l'ARQS magnétique, négliger le courant de déplacement devant la densité volumique de courant.
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Énoncé de \mathrm{div}\,\vec{B} = 0 et de l'équation de Maxwell-Ampère sans courant de déplacement dans l'ARQS.
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Les équations locales de Maxwell faisant intervenir le champ magnétique \vec{B} par des dérivées spatiales sont :
L'équation de Maxwell-Thomson (ou conservation du flux magnétique) :
\boxed{\operatorname{div} \vec{B} = 0}L'équation de Maxwell-Ampère :
\boxed{\vec{\operatorname{rot}} \vec{B} = \mu_{0} \vec{\jmath} + \mu_{0} \varepsilon_{0} \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}}
Remarque : Le champ \vec{B} intervient également par sa dérivée temporelle dans l'équation de Maxwell-Faraday (\vec{\operatorname{rot}} \vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}), fondamentale pour l'induction mais non modifiée dans l'ARQS.
Dans le cadre de l'Approximation des Régimes Quasi Stationnaires (ARQS) :
- Le terme de courant de déplacement \vec{\jmath}_{\text{d}} = \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} est négligeable devant la densité de courant de conduction \vec{\jmath} (la durée de propagation des ondes \tau \sim L/c est négligeable devant le temps caractéristique d'évolution T des grandeurs électriques).
L'équation de Maxwell-Ampère se simplifie donc sous sa forme quasi-statique :
\boxed{\vec{\operatorname{rot}} \vec{B} = \mu_{0} \vec{\jmath}}L'équation de Maxwell-Thomson reste strictement inchangée :
\operatorname{div} \vec{B} = 0
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
QA2
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : théorème d'ampère, théorème de stokes
Dans le cadre de l'ARQS, indiquer comment on passe de l'équation locale concernée au théorème d'Ampère.
Voir l'indiceIndice
Intégrer l'équation de Maxwell-Ampère simplifiée sur une surface ouverte s'appuyant sur un contour fermé et appliquer le théorème de Stokes-Ampère.
Voir la stratégieStratégie
Pour passer d'une relation différentielle locale portant sur un opérateur rotationnel à une loi intégrale globale :
- Intégrer l'équation de Maxwell-Ampère simplifiée dans l'ARQS sur une surface ouverte S s'appuyant sur un contour fermé \Gamma.
- Utiliser le théorème de Stokes pour transformer l'intégrale de surface du rotationnel en circulation le long du contour.
- Identifier le flux de la densité de courant comme l'intensité totale enlacée par ce contour.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de Maxwell-Ampère sur une surface ouverte et théorème de Stokes pour obtenir le théorème d'Ampère.
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L'équation locale concernée est l'équation de Maxwell-Ampère dans l'ARQS (rappelée à la question A1) :
Considérons une surface géométrique quelconque S, ouverte, s'appuyant sur un contour fermé et orienté \Gamma = \partial S, le vecteur surface élémentaire \mathrm{d}\vec{S} étant orienté selon la règle de la main droite relativement au sens de parcours choisi pour \Gamma.
En intégrant le flux de cette équation à travers la surface S, on obtient :
D'après le théorème de Stokes appliqué au champ \vec{B}, le membre de gauche s'écrit comme la circulation de \vec{B} le long de \Gamma :
\iint_S (\vec{\operatorname{rot}} \vec{B}) \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \oint_\Gamma \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell}Le membre de droite fait intervenir le courant électrique total traversant la surface S, appelé courant enlacé par le contour \Gamma :
I_{\text{enlacé}} = \iint_S \vec{\jmath} \cdot \mathrm{d}\vec{S}
On aboutit ainsi à la forme intégrale, qui constitue le théorème d'Ampère :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Attention à ne pas utiliser l'intégrale sur surface fermée pour le théorème d'Ampère, la surface s'appuyant sur le contour n'étant pas fermée.
« On constate des confusions dans les notations. Certains candidats font apparaître ∮∮B#⃗⋅dS⃗ ( alors que la surface S n’est pas fermée. »
Source : rapport du jury E3A 2020
QA3
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : solénoïde, champ magnétostatique
Sous quelle(s) condition(s) l'approximation d'un solénoïde « infini » vous semble-t-elle légitime ?
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Le solénoïde peut être considéré comme infini si sa longueur est très grande devant son rayon (\ell \gg a) et que le point d'observation se situe loin des bords.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'approximation du solénoïde infini est valable si la longueur \ell est très supérieure au rayon R.
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L'approximation d'un solénoïde « infini » (ou solénoïde très long) est légitime sous deux conditions essentielles :
Condition géométrique : la longueur \ell du solénoïde doit être très grande devant son rayon a :
\boxed{\ell \gg a}- Condition sur la zone d'observation : le point de mesure M doit être situé suffisamment loin des extrémités du solénoïde (au voisinage du centre, à une distance des bords bien supérieure à a) afin que les effets de bord soient totalement négligeables.
En outre, le pas d'enroulement doit être très faible devant le rayon a (condition assurée ici par l'hypothèse de spires circulaires jointives), ce qui permet d'assimiler l'enroulement hélicoïdal à une nappe continue de spires circulaires orthogonales à l'axe \mathrm{O}z.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Veillez à comparer des grandeurs de même dimension et non une longueur avec un nombre adimensionné de spires.
« Certains candidats comparent des grandeurs qui n’ont pas la même dimension (la longueur l et le nombre de spires), ce qui n’a guère de sens »
Source : rapport du jury E3A 2020
Question déjà tombée ailleurs
QA4
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : symétrie et invariances, solénoïde
En invoquant des arguments de symétrie et d'invariance de la distribution de courants, déterminer la direction du champ , ainsi que la (ou les) coordonnée(s) dont dépend(ent) son module.
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Tout plan contenant l'axe Oz est un plan d'antisymétrie pour les courants orthoradiaux, et les invariances par translation selon z et par rotation autour de Oz fixent les dépendances spatiales.
Voir la réponse courteRéponse courte
Invariance par translation selon z et rotation selon \theta ; symétries planes montrant que \vec{B} = B_z(r)\vec{u}_z.
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On utilise le système de coordonnées cylindriques (r, \theta, z) associé à l'axe (\mathrm{O}z) du solénoïde.
Invariances de la distribution de courants :
- Le solénoïde étant supposé infini, la distribution de courants est invariante par toute translation le long de l'axe (\mathrm{O}z).
- En raison de la symétrie de révolution du dispositif, la distribution est invariante par toute rotation d'angle \theta autour de l'axe (\mathrm{O}z).
Par conséquent, le champ magnétique ne dépend ni de z ni de \theta ; son module ne dépend donc que de la coordonnée radiale r (et du temps t) :
Symétries de la distribution de courants : Considérons le point \mathrm{M}(r, \theta, z) :
Le plan \Pi_-(M) = (\mathrm{M}, \vec{u}_r, \vec{u}_z) coupe les spires orthogonalement. La réflexion par rapport à ce plan inverse le sens de parcours du courant orthoradial (\vec{\jmath} \propto \vec{u}_\theta \to -\vec{u}_\theta). C'est donc un plan d'antisymétrie pour la distribution de courants. Le champ magnétique \vec{B}, étant un vecteur axial (pseudovecteur), est contenu dans tout plan d'antisymétrie des sources :
\vec{B}(\mathrm{M}) \in \Pi_-(M) \implies B_\theta = 0.Le plan \Pi_+(M) = (\mathrm{M}, \vec{u}_r, \vec{u}_\theta), perpendiculaire à l'axe (\mathrm{O}z), est un plan de symétrie de la distribution de courants (pour un solénoïde infini, l'image d'une spire située à la cote z + \Delta z est la spire identique située en z - \Delta z, parcourue dans le même sens). Le champ magnétique \vec{B} est orthogonal à tout plan de symétrie des sources :
\vec{B}(\mathrm{M}) \perp \Pi_+(M) \implies B_r = 0 \quad \text{et} \quad B_\theta = 0.
Le champ magnétique est donc colinéaire à \vec{u}_z et ne dépend spatialement que de la variable r :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Précisez si les symétries concernent le courant ou le champ, et définissez précisément les invariances par rotation par un axe et un angle.
« Trop de candidats identifient un plan de symétrie ou d’antisymétrie sans préciser s’il s’agit de la distribution de courant ou du champ magnétique. »
« Considérer deux plans de symétrie du champ magnétique passant par l’axe Oz ne permet pas de spécifier la direction du champ en tout point de l’espace. »
« Une rotation est spécifiée par une direction et un angle. Ainsi, affirmer qu’un système est invariant par rotation sans caractériser celle-ci n’est pas satisfaisant. »
Source : rapport du jury E3A 2020
Question déjà tombée ailleurs
QA5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : théorème d'ampère, solénoïde
En précisant le contour d'Ampère choisi, montrer tout d'abord que le champ magnétique est uniforme à l'intérieur du solénoïde. En choissant un second contour d'Ampère, déterminer le champ magnétique à l'intérieur du solénoïde en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Utiliser un contour rectangulaire intérieur pour prouver l'uniformité radiale, puis un contour à cheval sur la paroi cylindrique en utilisant la nullité du champ extérieur.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir un contour rectangulaire entièrement situé à l'intérieur du solénoïde pour comparer la composante axiale en deux rayons distincts sans enlacer de courant.
- Choisir un second contour rectangulaire à cheval entre l'intérieur et l'extérieur, reliant le champ intérieur au courant total enlacé grâce au fait que le champ extérieur est nul.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rectangles d'Ampère montrant l'uniformité du champ intérieur et extérieur, puis établissement de B = \mu_0 \frac{N}{\ell} i(t).
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D'après la question A4, le champ magnétique s'écrit \vec{B}(\mathrm{M}) = B_z(r)\,\vec{u}_z en coordonnées cylindriques.
1. Uniformité du champ intérieur
Considérons un premier contour rectangulaire orienté \Gamma_1 = ABCD tracé dans un plan méridien (\theta = \text{cte}), de hauteur h selon l'axe Oz, et entièrement contenu à l'intérieur du solénoïde (r < a) :
- [AB] est situé au rayon r_1 < a, de cote z variant de z_0 à z_0 + h, orienté selon +\vec{u}_z ;
- [BC] est un segment radial allant de r_1 à r_2 (r_2 < a), orienté selon +\vec{u}_r ;
- [CD] est situé au rayon r_2, orienté selon -\vec{u}_z ;
- [DA] est un segment radial allant de r_2 à r_1, orienté selon -\vec{u}_r.
Calculons la circulation de \vec{B} le long de \Gamma_1 :
- sur les segments radiaux [BC] et [DA], \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = B_z(r)\,\vec{u}_z \cdot (\pm \mathrm{d}r\,\vec{u}_r) = 0 ;
- sur [AB], \int_A^B \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = B_z(r_1)\,h ;
- sur [CD], \int_C^D \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = - B_z(r_2)\,h.
D'où :
Ce contour étant entièrement intérieur, il n'enlace aucun courant de la nappe cylindrique : I_{\text{enlacé}} = 0. Le théorème d'Ampère donne immédiatement :
La composante B_z est indépendante de r à l'intérieur : le champ magnétique y est donc uniforme, noté \vec{B}_{\text{int}}(t) = B_{\text{int}}(t)\,\vec{u}_z.
2. Détermination de la valeur du champ intérieur
Considérons un second contour rectangulaire \Gamma_2 = A'B'C'D', toujours dans un plan méridien, de hauteur h selon Oz, à cheval sur la nappe de spires :
- [A'B'] est situé à l'intérieur (r < a), de longueur h, orienté selon +\vec{u}_z ;
- [C'D'] est situé à l'extérieur (r' > a), de longueur h, orienté selon -\vec{u}_z ;
- [B'C'] et [D'A'] sont radiaux (la circulation y est identiquement nulle car \vec{B} \perp \vec{u}_r).
Le champ extérieur étant admis nul (\vec{B}_{\text{ext}} = \vec{0}), la circulation de \vec{B} sur \Gamma_2 se réduit à celle sur le segment intérieur [A'B'] :
Le contour \Gamma_2 entoure les spires réparties sur la hauteur h. Le nombre de spires par unité de longueur étant n = N/\ell, le nombre de spires enlacées vaut N_{\text{enlacé}} = \frac{N}{\ell}\,h. Selon la règle de la main droite associée à l'orientation de \Gamma_2, le courant enlacé algébrique vaut :
En appliquant le théorème d'Ampère à \Gamma_2 :
Soit, en simplifiant par h :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il était judicieux de tracer un schéma pour représenter clairement le contour d'Ampère choisi.
« Faire un schéma était judicieux. »
Source : rapport du jury E3A 2020
Question déjà tombée ailleurs
QA6
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : symétrie et invariances, spire circulaire
Préciser, en justifiant votre réponse, la direction du champ magnétique au point M.
Voir l'indiceIndice
Tout plan contenant l'axe Oz est un plan d'antisymétrie de la distribution de courant, le champ magnétique en un point de l'axe est donc dirigé selon cet axe.
Voir la stratégieStratégie
Pour déterminer la direction du champ magnétique en un point de l'axe de révolution d'un ensemble de spires :
- Identifier la nature (symétrie ou antisymétrie) des plans remarquables passant par le point \mathrm{M}.
- Utiliser les propriétés de transformation du champ magnétique (pseudovecteur).
- Conclure à l'aide de l'intersection de ces plans.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tout plan contenant l'axe (Oz) est plan d'antisymétrie des courants, donc \vec{B}(\mathrm{M}) est dirigé selon \vec{u}_z.
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Considérons un plan quelconque \Pi_a contenant l'axe (\mathrm{O}z) (par exemple les plans (\mathrm{O}xz) ou (\mathrm{O}yz)).
En tout point du bobinage traversant ce plan, le vecteur densité de courant \vec{\jmath} est orthoradial (\vec{\jmath} \propto \vec{u}_\theta), donc perpendiculaire à \Pi_a. La réflexion plane par rapport à \Pi_a inverse donc le sens du courant : tout plan contenant l'axe (\mathrm{O}z) est un plan d'antisymétrie pour la distribution de courants.
Le champ magnétique \vec{B} étant un champ de pseudovecteurs (ou vecteurs axiaux), en tout point d'un plan d'antisymétrie des courants, le champ magnétique est obligatoirement contenu dans ce plan.
Le point \mathrm{M} appartenant à l'axe (\mathrm{O}z), il appartient simultanément à une infinité de plans d'antisymétrie contenant cet axe. Il appartient notamment aux deux plans d'antisymétrie orthogonaux (\mathrm{O}xz) et (\mathrm{O}yz).
Le champ magnétique \vec{B}(\mathrm{M}) appartient donc à l'intersection de ces plans, qui est la droite (\mathrm{O}z) :
Le champ magnétique au point \mathrm{M} est ainsi colinéaire à l'axe (\mathrm{O}z).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
QA7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : plan de symétrie, spire circulaire
Que dire du plan d'équation d'un point de vue des courants ? Qu'en déduire d'un point de vue du champ magnétique ? En déduire une relation simple entre et .
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Le plan z = 0 est un plan de symétrie de la distribution de courant, c'est donc un plan d'antisymétrie pour le pseudo-vecteur \vec{B}, d'où le caractère pair de la composante axiale B_z(z).
Voir la réponse courteRéponse courte
Le plan z=0 est plan de symétrie des courants donc plan d'antisymétrie de \vec{B}, d'où B_z(-z) = B_z(z) par parité axiale.
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Point de vue des courants : Les spires circulaires sont entièrement contenues dans le plan z = 0. Le vecteur densité de courant volumique (ou surfacique), orienté selon \vec{u}_\theta, est tangent à ce plan. La symétrie plane par rapport au plan z = 0 laisse inchangés les vecteurs parallèles à celui-ci : la distribution de courants est invariante par cette réflexion. Le plan z = 0 est donc un plan de symétrie pour la distribution de courants :
\Pi = \{z = 0\} = \Pi_s(\text{courants})Point de vue du champ magnétique : Le champ magnétique \vec{B} étant un champ de pseudovecteurs (vecteurs axiaux), un plan de symétrie pour les sources constitue un plan d'antisymétrie pour le champ magnétique. En notant \operatorname{sym} la réflexion par rapport au plan z = 0, la relation de transformation s'écrit :
\vec{B}\bigl(\operatorname{sym}(M)\bigr) = -\operatorname{sym}\bigl(\vec{B}(M)\bigr)Relation entre B_z(-z) et B_z(z) : Pour un point M(0,0,z) de l'axe, son symétrique est M'(0,0,-z). Sachant que \vec{B}(M) = B_z(z)\,\vec{u}_z (d'après la question A6) et que \operatorname{sym}(\vec{u}_z) = -\vec{u}_z, on a :
\vec{B}(M') = B_z(-z)\,\vec{u}_z = -\operatorname{sym}\bigl(B_z(z)\,\vec{u}_z\bigr) = -B_z(z)\,(-\vec{u}_z) = B_z(z)\,\vec{u}_zPar identification sur la composante axiale, on en déduit :
\boxed{B_z(-z) = B_z(z)}La fonction B_z(z) est donc paire.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'antisymétrie du champ par rapport au plan z=0 n'implique pas que la composante Bz(z) soit une fonction impaire.
« Le fait que le plan z=0 soit un plan d’antisymétrie du champ n’implique pas que Bz(z) soit une fonction impaire de z. »
Source : rapport du jury E3A 2020
Question déjà tombée ailleurs
QA8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : spire circulaire, champ magnétostatique
Représenter l'allure de la fonction . Exprimer le champ magnétique maximal , et déterminer à quelle distance de la spire le champ magnétique vaut , en fonction de .
Voir l'indiceIndice
Évaluer l'expression en z=0, puis poser B_z(z_{1/2}) = B_z(0)/2 pour isoler le rapport z_{1/2}/a.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé en cloche de B_z(z), calcul du maximum en z=0 et résolution de (1+z^2/a^2)^{3/2} = 2 donnant z_{1/2}.
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D'après l'expression fournie par l'énoncé, pour i(t) > 0 :
1. Champ magnétique maximal B_{z,\mathrm{max}} :
Le dénominateur (z^2+a^2)^{3/2} est minimal en z = 0, point où la fonction B_z(z) atteint son maximum :
2. Détermination de la distance z_{1/2} :
Par définition, la distance z_{1/2} > 0 vérifie l'égalité :
On en déduit l'expression de z_{1/2} :
3. Allure de la fonction B_z(z) :
La fonction est paire (conformément au résultat de la question A7), strictement décroissante pour z > 0, et tend vers 0 en 1/|z|^3 lorsque |z| \to +\infty (comportement dipolaire).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Vérifiez systématiquement l'homogénéité de l'expression obtenue pour la distance caractéristique.
« L’expression de z1/2 n’est pas toujours dimensionnellement cohérente. »
Source : rapport du jury E3A 2020
QA9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : ligne de champ magnétique, symétrie et invariances
Justifier les symétries et/ou antisymétries observées sur chacune de ces cartes de champ.
Voir l'indiceIndice
Identifier les axes et plans de symétrie ou d'antisymétrie des lignes de champ par rapport aux plans caractéristiques du solénoïde et de la bobine.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les éléments de symétrie de chaque distribution de courant (axe de révolution Oz, plans méridiens, plan médian horizontal z = 0).
- Appliquer les règles de transformation du champ magnétique \vec{B} (pseudo-vecteur) pour en déduire les symétries et antisymétries du champ.
- Faire le lien avec la topologie géométrique des lignes de champ observée sur les cartes de la figure 5.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification des plans de symétrie et de parité sur les spectres magnétiques de la spire et du solénoïde.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Sur les deux cartes de champ de la figure 5, le plan de coupe représenté est un plan méridien contenant l'axe de révolution Oz (axe vertical au centre).
- Invariance par rotation autour de l'axe Oz : Pour les deux dispositifs, la distribution de courants est invariante par rotation autour de l'axe Oz. Le champ \vec{B} ne dépend donc pas de l'angle azimutal \theta ; la carte de champ est identique dans n'importe quel plan méridien.
Symétrie par rapport à l'axe Oz (plan méridien) : Tout plan contenant l'axe Oz coupe les spires orthogonalement : le vecteur densité de courant orthoradial \vec{\jmath} = j_\theta\,\vec{u}_\theta y est partout orthogonal. Tout plan méridien est donc un plan d'antisymétrie pour les courants (\Pi_a).
Comme le champ magnétique est un pseudo-vecteur (vecteur axial), tout plan \Pi_a pour les courants est un plan de symétrie pour \vec{B} (\Pi_s) :
\vec{B}(\operatorname{sym}_{\Pi}(M)) = \operatorname{sym}_{\Pi}(\vec{B}(M))Dans le plan de coupe (qui est lui-même un plan de symétrie du champ), cela se traduit par une symétrie miroir par rapport à l'axe vertical Oz, très nettement visible sur les deux cartes.
Symétrie par rapport au plan horizontal médian z = 0 :
- Pour la bobine plate, les spires sont situées dans le plan z = 0. Le vecteur courant \vec{\jmath} est contenu dans ce plan, donc le plan z = 0 est un plan de symétrie pour les courants (\Pi_s).
- Pour le solénoïde de longueur \ell centré en z = 0, le plan médian z = 0 coupe le solénoïde en deux parties symétriques parcourues par des courants de même sens : c'est également un plan de symétrie pour les courants (\Pi_s).
Un plan \Pi_s pour les courants est un plan d'antisymétrie pour le champ magnétique \vec{B} (\Pi_a) :
\vec{B}(\operatorname{sym}_{z=0}(M)) = -\operatorname{sym}_{z=0}(\vec{B}(M))En composantes cylindriques, cela implique :
B_z(r, -z) = B_z(r, z) \quad \text{et} \quad B_r(r, -z) = -B_r(r, z)Sur les cartes de champ, cette antisymétrie a deux conséquences directes :
- En z = 0, la composante radiale s'annule (B_r(r, 0) = 0) : les lignes de champ traversent le plan médian z = 0 orthogonalement.
- La pente des lignes de champ valant \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}r} = \frac{B_z}{B_r}, elle est opposée en -z et en +z, ce qui confère au tracé géométrique des lignes de champ une invariance par réflexion par rapport à la droite horizontale z = 0.
Les deux cartes de champ présentent ainsi une double symétrie géométrique orthogonale (par rapport à l'axe vertical Oz et par rapport à l'axe horizontal z = 0).
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Explicitez clairement le lien entre les lignes de champ observées et les plans de symétrie ou d'antisymétrie de la distribution de courant.
« Le lien entre l’allure des lignes de champ et les plans de symétrie/antisymétrie du courant n’est pas souvent clairement mentionné. »
Source : rapport du jury E3A 2020
QA10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : conservation du flux magnétique, ligne de champ magnétique
Sur la carte de champ du solénoïde, on remarque que les lignes de champ se resserrent au sein du solénoïde et qu'elles y sont approximativement parallèles. Que peut-on déduire de ces observations topologiques ? Quelle propriété, relative au flux du champ , permet de le confirmer ?
Voir l'indiceIndice
L'espacement des lignes de champ est inversement proportionnel à l'intensité locale de \vec{B} ; invoquer la conservation du flux magnétique (\mathrm{div}\,\vec{B} = 0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Le parallélisme traduit l'uniformité, le resserrement une intensité plus grande ; confirmation par \mathrm{div}\,\vec{B}=0 et conservation du flux.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Interprétation des observations topologiques
- Lignes de champ parallèles : la direction du champ magnétique \vec{B} est constante dans toute la section intérieure du solénoïde, orientée selon l'axe longitudinal \vec{u}_z.
- Lignes de champ qui se resserrent : la densité spatiale des lignes de champ est reliée à la norme du champ magnétique. Le fort resserrement des lignes à l'intérieur indique une intensité de champ \|\vec{B}\| nettement plus élevée qu'à l'extérieur. De plus, leur espacement régulier et leur parallélisme traduisent la quasi-uniformité du champ à l'intérieur du solénoïde.
2. Propriété relative au flux du champ \vec{B}
- D'après l'équation de Maxwell-Thomson \operatorname{div}\vec{B} = 0, le champ magnétique est à flux conservatif.
Le flux de \vec{B} est donc constant à travers toute section droite d'un même tube de champ :
\Phi = \iint_{S} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \text{cte}En ordre de grandeur, pour une section droite S d'un tube de champ, \Phi \approx B\,S.
- Le resserrement des lignes de champ au sein du solénoïde correspond à une diminution drastique de la section S du tube de champ : pour conserver le flux \Phi, la norme B doit nécessairement augmenter. Inversement, à l'extérieur, le même flux se reboucle à travers une aire infiniment plus grande, ce qui explique l'épanouissement des lignes et la faiblesse du champ extérieur.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le resserrement et le parallélisme des lignes de champ indiquaient que le champ était uniforme et plus intense à l'intérieur du solénoïde.
« Peu de candidats ont indiqué que le champ était uniforme et plus intense au sein du solénoïde. »
Source : rapport du jury E3A 2020
B · Transfert de puissance : rendement de Yates
QB1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : puissance électrique, bobine
Définir et exprimer la puissance instantanée reçue par la bobine émettrice de la part du générateur, notée , en fonction de , , de l'intensité et de sa dérivée . En déduire la moyenne temporelle de cette puissance en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Exprimer la tension aux bornes du dipôle R_1-L_1 en convention récepteur, multiplier par i(t), puis moyenner en utilisant \langle\cos^2(\omega t)\rangle = 1/2 et \langle\cos(\omega t)\sin(\omega t)\rangle = 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression P = R_1 i^2 + L_1 i \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} et moyenne temporelle \langle P \rangle = \frac{1}{2} R_1 I_0^2.
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La bobine émettrice, de résistance R_1 et d'inductance propre L_1, est modélisée par l'association en série de ces deux éléments. En adoptant la convention récepteur, la tension u_1(t) à ses bornes s'écrit :
Par définition, la puissance instantanée reçue par la bobine de la part du générateur est le produit de la tension à ses bornes par le courant qui la traverse :
En remplaçant l'expression de la tension, on obtient :
Le courant étant sinusoïdal de la forme i(t) = I_0 \cos(\omega t), sa dérivée temporelle est :
Le second terme de la puissance instantanée se réécrit comme la dérivée de l'énergie magnétique emmagasinée :
En prenant la moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} :
- La moyenne de la dérivée d'une fonction périodique est nulle : \left\langle \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(\frac{1}{2}L_1 i^2\right) \right\rangle = 0 (car \langle \sin(2\omega t) \rangle = 0) ;
- Pour le terme ohmique dissipatif : \langle \cos^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{2}, d'où \langle i^2(t) \rangle = \frac{1}{2} I_0^2.
On en déduit la puissance moyenne reçue :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Pensez à justifier soigneusement l'annulation de la moyenne temporelle du terme inductif.
« Le fait que +i⋅ -. -/0 = 0est affirmé sans justification par de nombreux candidats. »
Source : rapport du jury E3A 2020
QB2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : flux magnétique, spire circulaire
Exprimer le flux du champ magnétique créé par la bobine émettrice à travers la bobine réceptrice, en fonction de , , , , et .
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Calculer le flux à travers une spire de surface \pi b^2 située en z=d, puis multiplier par le nombre total de spires N_2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Flux à travers N_2 spires approché par \Phi = N_2 \pi b^2 B_z(d) avec le champ sur l'axe de la bobine émettrice.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La bobine réceptrice est située à la cote z = d. D'après l'énoncé, le champ magnétique créé par la bobine émettrice est supposé uniforme dans le plan de la bobine réceptrice et égal à sa valeur sur l'axe Oz :
En orientant la normale aux spires de la bobine réceptrice selon \vec{u}_z, le flux magnétique à travers une spire circulaire de rayon b et de surface S = \pi b^2 s'écrit :
La bobine réceptrice étant constituée de N_2 spires identiques orientées dans le même sens, le flux total \Phi à travers l'ensemble des spires est donné par la somme des flux à travers chaque spire :
On en déduit l'expression du flux total :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
QB3
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
Notions : induction électromagnétique, équation de maxwell-faraday
Le courant étant variable, il apparaît une force électromotrice (fem) aux bornes de la bobine réceptrice. Quel phénomène est ainsi mis en évidence ? Donner l'équation locale de Maxwell à l'origine de celui-ci.
Voir l'indiceIndice
Nommer le phénomène d'induction électromagnétique de Neumann et citer l'équation locale de Maxwell-Faraday.
Voir la réponse courteRéponse courte
Phénomène d'induction électromagnétique régi au niveau local par l'équation de Maxwell-Faraday \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le courant i(t) traversant la bobine émettrice étant variable au cours du temps, le champ magnétique \vec{B}(t) qu'elle engendre varie également. La bobine réceptrice étant immobile dans un champ magnétique dépendant du temps, le phénomène mis en évidence est le phénomène d'induction électromagnétique (plus précisément l'induction de Neumann).
L'équation locale de Maxwell à l'origine de ce phénomène est l'équation de Maxwell-Faraday :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne confondez pas le phénomène physique d'induction avec la grandeur inductance.
« Quelques candidats confondent inductance et induction. »
Source : rapport du jury E3A 2020
QB4
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : loi de faraday, force électromotrice
Après avoir nommé la loi utilisée, exprimer la fem en fonction de , , , , , , et . On négligera le flux magnétique propre du circuit récepteur devant le flux extérieur.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la loi de Faraday e(t) = -\mathrm{d}\Phi/\mathrm{d}t en dérivant le flux établi précédemment par rapport au temps.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application de la loi de Faraday e(t) = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} par dérivation temporelle du flux magnétique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La loi régissant l'apparition d'une force électromotrice induite par variation de flux magnétique est la loi de Faraday (ou loi de Faraday-Lenz) :
où l'orientation de la f.é.m. e(t) est cohérente avec le sens de parcours du contour et la normale choisie pour le calcul du flux \Phi.
En négligeant le flux magnétique propre devant le flux extérieur créé par la bobine émettrice, le flux total à travers le récepteur se réduit à :
D'après le résultat de la question B2 et l'expression imposée du courant i(t) = I_0 \cos(\omega t) :
En dérivant cette expression par rapport au temps :
On en déduit l'expression de la f.é.m. induite e(t) :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Distinguez bien la loi quantitative de Faraday de la loi qualitative de modération de Lenz.
« Confusions entre lois de Lenz et de Faraday. »
Source : rapport du jury E3A 2020
QB5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : puissance moyenne, loi de joule
En négligeant l'inductance propre de la bobine réceptrice, en déduire la puissance reçue par cette dernière de la part de la bobine émettrice, notée , puis sa moyenne temporelle en fonction de , , , , , , et .
Voir l'indiceIndice
Déterminer le courant induit i_2(t) = e(t)/R_2, en déduire la puissance instantanée P_{\text{géné}} = e(t)i_2(t) = R_2 i_2^2(t), puis calculer sa valeur moyenne.
Voir la stratégieStratégie
- Établir l'expression du courant induit i_2(t) circulant dans la bobine réceptrice fermée sur elle-même à l'aide de la loi d'Ohm, en tenant compte de l'approximation L_2 \to 0.
- Exprimer la puissance instantanée P_{\text{géné}}(t) fournie au récepteur par la force électromotrice induite, puis y injecter l'expression de e(t) issue de la question B4.
- En déduire la puissance moyenne temporelle \langle P_{\text{géné}} \rangle à l'aide de la valeur moyenne \langle \sin^2(\omega t) \rangle = 1/2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du courant récepteur i_2 = e/R_2, puissance instantanée e^2/R_2 et moyenne \langle P_{\mathrm{géné}} \rangle.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La bobine réceptrice, fermée sur elle-même, est le siège de la force électromotrice induite e(t). La loi des mailles s'écrit :
En négligeant l'inductance propre L_2 devant la résistance (L_2 \omega \ll R_2), l'intensité induite s'obtient simplement par :
La puissance instantanée cédée par la fem au circuit récepteur (qui est également la puissance instantanée dissipée par effet Joule dans la résistance R_2) est donnée par :
En utilisant l'expression de la fem obtenue à la question B4 :
l'expression de la puissance instantanée devient :
En prenant la moyenne temporelle sur une période, sachant que \langle \sin^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{2}, on obtient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
QB6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : couplage inductif, rendement
Montrer que le rendement peut se mettre sous la forme :
avec un coefficient sans dimension à expliciter. Ce résultat constitue la loi de Yates.
Voir l'indiceIndice
Former le rapport \langle P_{\text{géné}} \rangle / \langle P_{\text{reçue}} \rangle et regrouper les termes pour identifier la constante adimensionnée k = \pi^2/4.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rapport \eta = \langle P_{\mathrm{géné}} \rangle / \langle P_{\mathrm{reçue}} \rangle conduisant à la formule de Yates avec k = \pi^2/4.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, le rendement de transmission de puissance est défini par :
En utilisant les expressions obtenues aux questions précédentes :
- d'après la question B1 : \langle P_{\text{reçue}} \rangle = \dfrac{1}{2} R_1 I_0^2 ;
- d'après la question B5 : \langle P_{\text{géné}} \rangle = \dfrac{\mu_0^2 \pi^2 N_1^2 N_2^2 a^4 b^4 \omega^2 I_0^2}{8 R_2 \left(d^2 + a^2\right)^3}.
En effectuant le rapport des deux puissances moyennes, le terme en I_0^2 se simplifie :
On identifie ainsi l'expression cherchée :
Le facteur k = \dfrac{\pi^2}{4} \simeq 2{,}47 est bien un scalaire sans dimension.
Résultat
C · Modélisation du couplage : inductance mutuelle
QC1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : inductance mutuelle, henry
Rappeler la définition de , ainsi que sa dimension.
Voir l'indiceIndice
Définir M par le rapport du flux envoyé par un circuit à travers l'autre sur le courant inducteur (\Phi_{1\to 2} = M i_1) ; son unité est le henry (H).
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition par le flux \Phi_{1\to 2} = M i_1 et dimension exprimée en henry (\mathrm{H}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons deux circuits filiformes (1) et (2). En milieu linéaire non magnétique, le flux magnétique \Phi_{1\to 2} créé par le circuit (1) parcouru par un courant i_1 à travers le circuit (2) est proportionnel à l'intensité i_1 :
De même, le flux \Phi_{2\to 1} créé par le circuit (2) parcouru par i_2 à travers le circuit (1) s'écrit \Phi_{2\to 1} = M_{21} \, i_2. Le théorème de réciprocité assure l'égalité des coefficients :
Le coefficient M est l'inductance mutuelle (ou mutuelle inductance) des deux circuits. Il s'exprime par le quotient du flux envoyé par l'un des circuits à travers l'autre par l'intensité qui lui donne naissance :
L'inductance mutuelle a la même dimension qu'une inductance propre L. À partir de la loi de Faraday e = -M\,\frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}, et sachant qu'une tension s'exprime en \mathrm{V} = \mathrm{J}\cdot\mathrm{C}^{-1} = \mathrm{kg}\cdot\mathrm{m}^2\cdot\mathrm{s}^{-3}\cdot\mathrm{A}^{-1}, on en déduit la dimension de M :
Son unité dans le Système international est le henry (\mathrm{H}), équivalent à un \mathrm{Wb}\cdot\mathrm{A}^{-1} ou un \mathrm{V}\cdot\mathrm{s}\cdot\mathrm{A}^{-1}.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le jury attendait la définition physique de l'inductance mutuelle et non pas seulement son nom.
« La plupart des candidats ont donné le nom mais pas la définition de M. »
Source : rapport du jury E3A 2020
QC2
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : loi des mailles, inductance mutuelle
En appliquant la loi des mailles dans chacun des deux circuits, établir le système d'équations électriques couplées vérifiées par les intensités et .
Voir l'indiceIndice
Écrire la loi des mailles pour le primaire comportant le générateur E et pour le secondaire fermé sur R_2, en tenant compte des f.e.m. mutuelles.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir l'orientation de chaque maille en suivant le sens des courants fléchés sur la figure 7 (sens horaire pour les deux mailles).
- Exprimer le flux magnétique total à travers chacune des deux bobines en tenant compte de l'auto-induction et de l'induction mutuelle.
- En déduire les tensions aux bornes des inductances couplées (ou les forces électromotrices induites associées), puis appliquer la loi des mailles à chaque circuit.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lois des mailles E = R_1 i_1 + L_1 \frac{\mathrm{d}i_1}{\mathrm{d}t} + M \frac{\mathrm{d}i_2}{\mathrm{d}t} et 0 = R_2 i_2 + L_2 \frac{\mathrm{d}i_2}{\mathrm{d}t} + M \frac{\mathrm{d}i_1}{\mathrm{d}t}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Orientons les deux mailles dans le sens horaire, en cohérence avec le sens de parcours des intensités i_1(t) et i_2(t) sur la figure 7.
Le flux magnétique total embrassé par chaque circuit s'écrit :
En convention récepteur pour les bobines, la tension aux bornes de chaque enroulement découle de la loi de Faraday (u_L = -\ e_{\text{ind}} = \frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}) :
Appliquons la loi des mailles à chacun des deux circuits :
Circuit primaire (1) :
E - R_1 i_1 - u_{L_1} = 0 \implies E = R_1 i_1 + L_1 \frac{\mathrm{d}i_1}{\mathrm{d}t} + M \frac{\mathrm{d}i_2}{\mathrm{d}t}Circuit secondaire (2) :
- u_{L_2} - R_2 i_2 = 0 \implies 0 = R_2 i_2 + L_2 \frac{\mathrm{d}i_2}{\mathrm{d}t} + M \frac{\mathrm{d}i_1}{\mathrm{d}t}
Le système d'équations électriques couplées vérifiées par i_1(t) et i_2(t) s'écrit donc :
Résultat
QC3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : énergie magnétique, bilan de puissance
Montrer que ce système d'équations conduit au bilan de puissance
avec une quantité à exprimer en fonction de , , , et . Interpréter ce bilan.
Voir l'indiceIndice
Multiplier l'équation de maille primaire par i_1, celle du secondaire par i_2, sommer les deux relations et identifier la dérivée de l'énergie magnétique.
Voir la stratégieStratégie
- Multiplier l'équation différentielle du circuit primaire par i_1(t) et celle du circuit secondaire par i_2(t) afin de faire apparaître des puissances.
- Sommer les deux relations et regrouper les termes inductifs sous la forme d'une dérivée temporelle totale pour identifier l'énergie magnétique \mathcal{E}_{\mathrm{mag}}.
- Interpréter chaque terme du bilan énergétique obtenu.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison i_1 \times (1) + i_2 \times (2) identifiant l'énergie magnétique \mathcal{E}_{\mathrm{mag}} = \frac{1}{2}L_1 i_1^2 + \frac{1}{2}L_2 i_2^2 + M i_1 i_2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q-C2, les lois des mailles s'écrivent :
En multipliant l'équation (1) par i_1 et l'équation (2) par i_2, puis en les sommant membre à membre, on obtient :
On reconnaît des dérivées de produits :
Le bilan s'écrit donc bien sous la forme :
avec l'énergie magnétique totale du système :
Interprétation du bilan de puissance :
- E i_1 représente la puissance électrique instantanée fournie par la source de tension E au circuit primaire ;
- R_1 i_1^2 + R_2 i_2^2 représente la puissance totale dissipée par effet Joule dans les résistances des deux circuits ;
- \dfrac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{mag}}}{\mathrm{d}t} représente le taux de variation temporelle de l'énergie stockée sous forme magnétique dans l'ensemble des deux bobines en interaction.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
N'oubliez pas d'interpréter physiquement les différents termes apparaissant dans le bilan de puissance.
« L’interprétation du bilan de puissance a souvent été oubliée. »
Source : rapport du jury E3A 2020
QC4
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : énergie magnétique, trinôme du second degré
On pose la variable adimensionnée . Mettre sous la forme
où est un polynôme d'ordre 2 que l'on explicitera.
Voir l'indiceIndice
Diviser l'expression quadratique de \mathcal{E}_{\mathrm{mag}} par i_2^2/2 pour faire apparaître un trinôme en x = i_1/i_2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Factorisation sous la forme P(x) = L_1 x^2 + 2 M x + L_2 avec x = i_1/i_2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question C3, l'énergie magnétique stockée dans le système de deux bobines couplées s'écrit :
En factorisant par \dfrac{1}{2} i_2^2 (en supposant i_2 \neq 0), il vient :
En introduisant la variable adimensionnée x = \dfrac{i_1}{i_2}, on obtient la forme requise :
avec :
Résultat
QC5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : couplage inductif, énergie magnétique
En admettant que est une quantité positive, montrer que l'inductance mutuelle vérifie une inégalité de la forme . Exprimer son majorant en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Pour que le polynôme du second degré reste toujours positif ou nul quel que soit x, son discriminant réduit \Delta' doit être négatif ou nul.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter la positivité de l'énergie magnétique \mathcal{E}_{\mathrm{mag}} pour tous courants (i_1, i_2) afin d'imposer le signe du polynôme du second degré P(x) établi à la question C4.
- Exprimer la condition de positivité de P(x) sur \mathbb{R} via le signe de son discriminant.
- En déduire l'encadrement sur M et identifier le majorant M_{\mathrm{max}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Positivité de \mathcal{E}_{\mathrm{mag}} pour tout x imposant un discriminant réduit négatif : M \le \sqrt{L_1 L_2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question C4, pour tout couple de courants (i_1, i_2) avec i_2 \neq 0, l'énergie magnétique s'écrit :
Puisque \mathcal{E}_{\mathrm{mag}} \ge 0 pour tous courants i_1 et i_2, et que i_2^2 > 0, le trinôme du second degré P(x) doit être positif ou nul pour tout x \in \mathbb{R} :
Le coefficient du terme de plus haut degré est l'inductance propre L_1, strictement positive pour un bobinage réel (L_1 > 0). Pour qu'un polynôme de degré 2 garde un signe positif ou nul sur tout \mathbb{R}, il est nécessaire et suffisant que son discriminant réduit \Delta' soit négatif ou nul :
Comme les inductances propres L_1 et L_2 sont positives, on en déduit :
L'inductance mutuelle vérifie donc bien une majoration de la forme M \le M_{\mathrm{max}}, avec :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
QC6
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : transformateur, plaque à induction
Connaissez-vous d'autres applications de tels circuits couplés par mutuelle induction dans les domaines de l'industrie et de la vie courante ? Deux applications d'étaillées sont attendues.
Voir l'indiceIndice
Citer des dispositifs à flux couplé tels que le transformateur électrique, les plaques de cuisson à induction ou les étiquettes RFID.
Voir la réponse courteRéponse courte
Présentation de deux exemples classiques : le transformateur électrique et la plaque de cuisson à induction.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le couplage par mutuelle induction intervient dans de nombreux dispositifs technologiques et industriels :
Le transformateur électrique (distribution d'énergie et électronique de puissance) :
- Description et principe : Deux bobinages (primaire et secondaire) sont enroulés autour d'un même circuit magnétique fermé en matériau ferromagnétique doux feuilleté. Le circuit magnétique canalise les lignes de champ, assurant un coefficient de couplage très proche de l'unité (k \approx 1). Une tension alternative appliquée au primaire crée un flux magnétique alternatif qui induit, par mutuelle inductance, une force électromotrice aux bornes du secondaire proportionnelle au rapport du nombre de spires (u_2/u_1 \approx N_2/N_1).
- Utilité : Il permet d'élever la tension pour le transport de l'électricité sur de longues distances (lignes Très Haute Tension), ce qui minimise les pertes par effet Joule en ligne (\mathcal{P}_{\text{J}} \propto I^2), puis de l'abaisser pour une utilisation industrielle ou domestique sécurisée, tout en assurant une isolation galvanique entre circuits.
Les systèmes d'identification sans contact RFID et NFC (badges d'accès, cartes de transport, paiement sans contact) :
- Description et principe : Un lecteur émet un champ magnétique haute fréquence (typiquement 13{,}56\text{ MHz} pour le NFC) via une bobine primaire. Lorsqu'un badge ou une carte passive s'approche à quelques centimètres, sa propre boucle conductrice intercepte ce flux magnétique variable. Par induction mutuelle, une tension induite apparaît aux bornes de la bobine du récepteur.
- Utilité : Cette tension est d'abord redressée pour télé-alimenter la puce électronique du badge sans aucune pile intégrée, puis la puce module sa propre impédance (rétromodulation de charge), ce qui perturbe par mutuelle induction le courant dans la bobine lectrice et permet l'échange sécurisé de données à courte distance.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Deux applications devaient être présentées et détaillées, et non simplement citées.
« Deux applications détaillées étaient attendues. Beaucoup de candidats n’en ont donné qu’une seule ; d’autres se sont contentés de les citer, sans plus de précisions. »
Source : rapport du jury E3A 2020
D · Résultats expérimentaux
QD1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : diagramme de bode, résonance
Estimer le rendement expérimental maximal , ainsi que la fréquence à laquelle celui-ci est atteint.
Voir l'indiceIndice
Relever directement le maximum de la courbe \eta(f) sur le graphique ainsi que l'abscisse correspondante.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture graphique sur la courbe de rendement du maximum \eta_{\mathrm{max}} et de la fréquence associée f_{\mathrm{max}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par lecture graphique sur la courbe de la figure 9 représentant l'évolution du rendement en fonction de la fréquence :
le maximum de la courbe est atteint pour une fréquence :
\boxed{f_{\mathrm{max}} \simeq 14 \text{ à } 15\text{ kHz}}la valeur du rendement maximal correspondant se situe à :
\boxed{\eta_{\mathrm{max}} \simeq 0{,}074 \quad (\text{soit } 7{,}4\,\%)}Compte tenu des barres d'erreur expérimentales, toute valeur comprise entre 0{,}070 et 0{,}076 est acceptable.
Résultat
QD2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : comportement asymptotique, résonance
Quel comportement en fréquence pouvait-on prévoir par la loi théorique de Yates ? Ce comportement est-il vérifié expérimentalement ? On pourra distinguer le cas des basses et hautes fréquences.
Voir l'indiceIndice
La formule de Yates prédit une croissance monotone en \omega^2 ; confronter cette prédiction à la chute observée au-delà d'une fréquence critique.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la dépendance en fréquence du rendement \eta prédite par la formule de Yates établie en B6.
- Analyser la courbe expérimentale de la figure 9 en séparant le domaine des basses fréquences (f < f_{\max}) de celui des hautes fréquences (f > f_{\max}) pour confronter la théorie à l'expérience.
Voir la réponse courteRéponse courte
Yates prévoit une croissance en \omega^2 vérifiée à basse fréquence, contredite à haute fréquence par les effets capacitifs.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la loi théorique de Yates établie à la question B6 :
avec \omega = 2\pi f, les autres grandeurs étant maintenues constantes. On prévoyait donc une croissance parabolique stricte du rendement avec la fréquence :
ce qui conduirait théoriquement à une valeur non bornée de \eta lorsque la fréquence augmente.
La comparaison avec la courbe expérimentale (figure 9) montre que :
- À basses fréquences (f \lesssim 10\text{ kHz}) : le rendement croît de façon monotone et convexe avec la fréquence, ce qui est en bon accord qualitatif avec la loi en f^2 prévue par le modèle.
- À hautes fréquences (f > f_{\max} \simeq 15\text{ kHz}) : le rendement atteint un maximum puis décroît continûment jusqu'à environ 0{,}046 à 50\text{ kHz}.
Le comportement théorique de Yates n'est donc pas vérifié à hautes fréquences.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
QD3
Application directeTemps estimé : ≈ 1 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : circuit lc, pulsation propre
Rappeler l'expression de la pulsation propre d'un oscillateur électronique LC en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Rappeler la relation classique de Thomson \omega_0 = 1/\sqrt{LC}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Restitution de la pulsation propre canonique d'un oscillateur idéal : \omega_0 = 1/\sqrt{LC}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons un circuit oscillant idéal constitué d'une bobine d'inductance L et d'un condensateur de capacité C connectés en série. La loi des mailles s'écrit :
Sachant que i(t) = \frac{\mathrm{d}q}{\mathrm{d}t}, on obtient l'équation différentielle d'un oscillateur harmonique non amorti :
Par identification avec la forme canonique \frac{\mathrm{d}^2 q}{\mathrm{d}t^2} + \omega_0^2\, q(t) = 0, la pulsation propre \omega_0 du circuit s'exprime par :
Résultat
QD4
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : pulsation propre, capacité parasite
En supposant que le rendement soit maximal pour la pulsation , en déduire la valeur de .
Voir l'indiceIndice
Identifier la pulsation du pic expérimental à la pulsation propre du circuit oscillant formé par l'inductance et sa capacité parasite C_{\mathrm{p}}.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la pulsation propre \omega_0 de l'oscillateur équivalent à la fréquence f_{\mathrm{max}} repérée à la question D1 par la relation \omega_0 = 2\pi f_{\mathrm{max}}.
- Exprimer littéralement la capacité parasite C_{\mathrm{p}} à partir de la relation établie à la question D3.
- Effectuer l'application numérique avec la valeur de L = 0{,}86\text{ mH} et la fréquence expérimentale f_{\mathrm{max}} \simeq 14{,}5\text{ kHz}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la capacité parasite par C_{\mathrm{p}} = 1/(L \omega_{\mathrm{max}}^2) avec la fréquence expérimentale relevée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'hypothèse de l'énoncé, le maximum de rendement est atteint lorsque la pulsation imposée coïncide avec la pulsation propre du circuit :
En élevant au carré et en isolant la capacité parasite C_{\mathrm{p}}, on obtient l'expression littérale :
À la question D1, la fréquence expérimentale au sommet de la courbe a été estimée à f_{\mathrm{max}} \simeq 14{,}5\text{ kHz} (ou dans l'intervalle [14\text{ kHz} \,;\, 15\text{ kHz}]). Avec L = 0{,}86\text{ mH} = 0{,}86 \times 10^{-3}\text{ H} :
Compte tenu de l'incertitude de lecture sur f_{\mathrm{max}} (entre 14\text{ kHz} et 15\text{ kHz}), on obtient :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Attention aux erreurs dans les calculs numériques et veillez à préciser l'unité du résultat.
« On constate parfois des erreurs de calcul ou bien l’absence d’unités. »
Source : rapport du jury E3A 2020
QD5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : couplage inductif, rendement
Interpréter l'évolution observée. Justifier qualitativement que l'effondrement du rendement soit plus important lorsque est petit.
Voir l'indiceIndice
Un désalignement latéral diminue drastiquement l'interception des lignes de champ ; l'effet est d'autant plus brutal à courte distance où le champ est très concentré près de l'axe.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour d petit, le couplage fort modifie l'inductance apparente et déplace la résonance, d'où la chute du rendement.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Interprétation de l'évolution observée :
Pour un écartement longitudinal d fixé, le rendement \eta décroît de façon monotone et marquée lorsque la distance à l'axe (désalignement transversal) augmente, jusqu'à devenir quasi nul pour un décalage d'environ 8\text{ cm}.
Physiquement, le transfert d'énergie repose sur le flux magnétique \Phi créé par la bobine émettrice à travers la bobine réceptrice. D'après l'étude de la bobine plate (question A8 et figure 5), le champ magnétique \vec{B} est maximal sur l'axe de symétrie et décroît radialement à mesure que l'on s'en éloigne. Lorsque le récepteur est désaligné, il intercepte une zone où l'intensité du champ magnétique est plus faible et où les lignes de champ commencent à s'incurver (pouvant même traverser la spire en sens inverse sur les bords), ce qui entraîne une diminution drastique du flux embrassé \Phi, de la f.é.m. induite, et par suite du rendement.
Influence de l'écartement d sur la chute de rendement :
L'effondrement du rendement avec le désalignement est beaucoup plus brutal à faible distance (d = 5\text{ cm}) qu'à plus grande distance (d = 7\text{ cm}) :
- À petite distance (d = 5\text{ cm}), le champ magnétique est très intense près de l'axe mais fortement concentré spatialement : le gradient radial de champ magnétique \left|\frac{\partial B_z}{\partial r}\right| est très élevé. Dès que l'on décale légèrement la bobine réceptrice, celle-ci sort immédiatement du « faisceau » étroit de champ intense, d'où une chute très abrupte du rendement.
- À plus grande distance (d = 7\text{ cm}), les lignes de champ se sont évasées (divergence spatiale du champ dipolaire). Le champ axial est plus faible (le rendement à l'alignement r=0 est plus bas), mais sa répartition spatiale transverse est plus étalée et homogène. La variation radiale du flux est donc plus progressive, ce qui atténue la pente de décroissance du rendement.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Fournissez des explications qualitatives claires et complètes pour interpréter l'effondrement du rendement.
« Seuls quelques candidats ont donné une réponse complète à ces questions. Les réponses sont souvent confuses. »
Source : rapport du jury E3A 2020
QD6
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : ligne de champ magnétique, couplage inductif
Commenter les résultats obtenus. Proposer une justification qualitative, en lien avec les cartes de champ représentées sur la figure 5, permettant de comprendre le contraste avec les résultats obtenus à la question D5.
Voir l'indiceIndice
Pour des bobines plates face à face, incliner l'une d'elles modifie moins vite le flux capté à distance modérée que le décalage transverse qui fait sortir du faisceau de champ.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser l'évolution expérimentale du rendement \eta en fonction de l'angle sur la figure 11 (amplitude de la variation, comparaison aux prédictions simplistes).
- Expliquer l'origine de ce comportement à l'aide de la topologie des lignes de champ de la bobine plate (figure 5) et justifier le contraste marqué avec la sensibilité au désalignement latéral observée en D5.
Voir la réponse courteRéponse courte
Explication par la géométrie torique limitant les fuites et la dépendance moins brutale du couplage à la distance.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Commentaire des résultats expérimentaux (figure 11) :
- Pour une distance d fixée (10\text{ cm} ou 13\text{ cm}), le rendement \eta ne diminue que très faiblement lorsque l'angle d'inclinaison relative entre les bobines passe de 0^\circ à 90^\circ (baisse relative inférieure à 20\,\% à 30\,\%, passant d'environ 0{,}0070 à 0{,}0058 pour d = 10\text{ cm}).
- Le rendement ne s'annule absolument pas à 90^\circ, contrairement à ce que prédirait un modèle simpliste où le champ magnétique serait purement axial uniforme (\Phi \propto \cos\theta).
- L'écartement longitudinal d reste le paramètre prépondérant : le rendement est divisé par un facteur d'environ 3 entre d = 10\text{ cm} et d = 13\text{ cm}.
2. Justification qualitative et contraste avec la question D5 :
- Cas du désalignement latéral (D5) : comme l'illustre la carte de champ de la bobine plate (figure 5, à droite), les lignes de champ sont très denses sur l'axe et bouclent rapidement autour des spires. En translatant la bobine réceptrice perpendiculairement à l'axe, celle-ci quitte rapidement la zone de fort champ et intercepte des lignes de champ de sens opposé, ce qui entraîne une chute drastique du flux net et l'effondrement du rendement.
- Cas de la rotation angulaire (D6) : la bobine réceptrice reste centrée au même endroit de l'axe, où la norme du champ magnétique \|\vec{B}\| reste du même ordre de grandeur. De plus, les lignes de champ de la bobine plate sont fortement divergentes et incurvées (allure dipolaire) : elles possèdent des composantes axiale et radiale comparables en dehors de l'axe strict. Ainsi, quelle que soit son inclinaison, la surface de la bobine secondaire continue d'intercepter une quantité notable de lignes de champ. Le flux net varie donc très peu avec l'angle.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Proposez une analyse qualitative claire et complète en vous appuyant sur les cartes de champ.
« Seuls quelques candidats ont donné une réponse complète à ces questions. Les réponses sont souvent confuses. »
Source : rapport du jury E3A 2020
E · Fonction de transfert
QE1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : coefficient de couplage, fonction de transfert
Dans la limite où les bobines primaire et secondaire sont infiniment éloignées, quelle valeur attend-on pour le coefficient ? Qu'en déduire concernant la tension aux bornes du circuit secondaire, d'après la fonction de transfert ? Vérifier cette valeur en analysant le circuit équivalent.
Voir l'indiceIndice
Lorsque la distance tend vers l'infini, l'inductance mutuelle s'annule donc k \to 0 ; vérifier sur le schéma qu'une branche parallèle de valeur nulle court-circuite la transmission.
Voir la stratégieStratégie
- Relier l'éloignement infini des bobines à l'inductance mutuelle M et au coefficient de couplage k = M / M_{\max}.
- Évaluer la limite de la fonction de transfert \underline{H} lorsque k \to 0 pour en déduire \underline{v}_2.
- Remplacer k par 0 dans le schéma équivalent en T (figure 12) pour interpréter le comportement de la branche centrale et en déduire la tension en sortie.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bobines très distantes : k \to 0, d'où \underline{H} \to 0 et tension induite nulle dans le secondaire ouvert.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Lorsque les deux bobines sont infiniment éloignées l'une de l'autre, le champ magnétique créé par l'une n'atteint plus l'autre : le flux mutuel s'annule, donc l'inductance mutuelle tend vers zéro (M \to 0). Puisque k = M/M_{\max}, on attend à cette limite :
D'après l'expression fournie de la fonction de transfert en sortie ouverte :
Pour k = 0, le numérateur est nul tandis que le dénominateur reste non nul pour toute pulsation \omega > 0. On a donc \underline{H} = 0, d'où :
Aucune tension n'apparaît aux bornes du circuit secondaire.
Vérifions ce résultat à l'aide du circuit équivalent (figure 12) :
- pour k = 0, l'inductance de la branche parallèle centrale vaut kL = 0. Son impédance \underline{Z}_{\text{shunt}} = \mathrm{j}\omega(kL) est donc nulle, ce qui équivaut à un court-circuit reliant le conducteur supérieur au conducteur inférieur de référence ;
ce court-circuit impose une d.d.p. nulle à l'entrée de la partie secondaire du circuit. La boucle secondaire n'est alors soumise à aucune source de tension : en sortie ouverte, aucun courant ne circule dans l'impédance série secondaire ((1-k)L + R) ni dans le condensateur C, ce qui confirme immédiatement que :
\underline{v}_2 = 0
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'analyse du comportement asymptotique du circuit équivalent a posé des difficultés aux candidats.
« L’analyse du circuit équivalent a souvent posé un problème aux candidats qui ont abordé ces questions. »
Source : rapport du jury E3A 2020
QE2
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : comportement basse fréquence, schéma équivalent
Donner le schéma équivalent du circuit aux basses fréquences, et en déduire la valeur asymptotique de . Est-ce cohérent avec l'expression de ?
Voir l'indiceIndice
En basse fréquence, remplacer les condensateurs par des circuits ouverts et les inductances par des fils courts pour déterminer la tension de sortie.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le comportement équivalent de chaque dipôle passif dans la limite des basses fréquences (\omega \to 0).
- Tracer le schéma équivalent simplifié et analyser la tension \underline{v}_2 aux bornes de la sortie ouverte.
- Comparer cette valeur à la limite de la fonction de transfert \underline{H}(\omega) lorsque \omega \to 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
À basse fréquence la bobine est un fil et le condensateur un coupe-circuit, annulant la tension de sortie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À basse fréquence, c'est-à-dire pour \omega \to 0 :
- l'impédance d'un condensateur tend vers l'infini : \underline{Z}_C = \frac{1}{\mathrm{j}C\omega} \to \infty, il se comporte comme un interrupteur ouvert (ou coupe-circuit) ;
- l'impédance d'une bobine tend vers zéro : \underline{Z}_L = \mathrm{j}L_{\text{éq}}\omega \to 0, elle se comporte comme un court-circuit (ou fil conducteur).
Les condensateurs sont donc omis du schéma (branches ouvertes ne dérivant aucun courant), et toutes les inductances sont remplacées par des fils parfaits.
Sur ce circuit équivalent :
- L'inductance mutuelle de liaison modélisée par la branche centrale parallèle d'inductance kL devient un court-circuit reliant directement le rail supérieur au potentiel de référence. La tension aux bornes de cette branche centrale est donc strictement nulle.
- Le secondaire étant en sortie ouverte, aucun courant ne circule dans la partie droite du montage (i_2 = 0). Il n'y a donc aucune chute de tension aux bornes de la résistance R du secondaire.
On en déduit immédiatement la valeur asymptotique de la tension de sortie :
Vérifions la cohérence avec l'expression de la fonction de transfert :
Lorsque \omega \to 0, le numérateur tend vers 0 tandis que le dénominateur tend vers la constante finie et non nulle R (R = 10\ \Omega) :
Ce résultat est parfaitement cohérent avec l'analyse du schéma équivalent aux basses fréquences.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'établissement du schéma équivalent en basse fréquence a posé des difficultés aux candidats.
« L’analyse du circuit équivalent a souvent posé un problème aux candidats qui ont abordé ces questions. »
Source : rapport du jury E3A 2020
QE3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : diagramme de bode, pente asymptotique
Interpréter les comportements aux basses fréquences et hautes fréquences, en comparant les pentes des asymptotes (en dB/décade) mesurées sur le diagramme de Bode et celles déduites de l'expression de .
Voir l'indiceIndice
Déterminer les équivalents de \underline{H} quand \omega \to 0 (numérateur en \omega, dénominateur tendant vers une constante) et \omega \to \infty (numérateur en \omega, dénominateur en \omega^3), puis convertir les exposants en pentes de Bode.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer les équivalents asymptotiques de la fonction de transfert \underline{H}(\omega) pour \omega \to 0 et \omega \to \infty, puis en déduire la pente théorique du diagramme de Bode en gain (en \mathrm{dB/d\acute{e}cade}).
- Mesurer les pentes des asymptotes sur la figure 13 à l'aide de points remarquables sur une décade.
- Comparer les résultats théoriques et graphiques, puis interpréter physiquement le comportement du système.
Voir la réponse courteRéponse courte
Asymptote en +20\,\mathrm{dB/dec} en basse fréquence et -20\,\mathrm{dB/dec} en haute fréquence, conformes à un passe-bande.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Étude théorique à partir de l'expression de \underline{H} : La fonction de transfert s'écrit :
À basse fréquence (\omega \to 0) : Le dénominateur est dominé par le terme constant non nul R. On obtient :
\underline{H} \underset{\omega \to 0}{\sim} \frac{\mathrm{j}\omega L k}{R} \implies |\underline{H}| \underset{\omega \to 0}{\sim} \frac{L k}{R}\,\omegaLe gain en décibels s'écrit alors :
G_{\mathrm{dB}} = 20\log |\underline{H}| \underset{\omega \to 0}{\sim} 20\log\left(\frac{2\pi L k}{R}\right) + 20\log fLa pente théorique à basse fréquence est donc :
\boxed{p_{\mathrm{BF, th}} = +20\text{ dB/décade}}À haute fréquence (\omega \to \infty) : Comme k = 0{,}01 \neq 1, k^2 - 1 \neq 0 et le dénominateur est dominé par le terme de plus haut degré en pulsation, \mathrm{j}\omega^3 C L^2(k^2 - 1). Il vient :
\underline{H} \underset{\omega \to \infty}{\sim} \frac{\mathrm{j}\omega L k}{\mathrm{j}\omega^3 C L^2(k^2 - 1)} = \frac{k}{C L (k^2 - 1)\,\omega^2} \implies |\underline{H}| \underset{\omega \to \infty}{\sim} \frac{k}{|k^2 - 1|\,C L\,\omega^2}Le gain en décibels s'exprime par :
G_{\mathrm{dB}} \underset{\omega \to \infty}{\sim} 20\log\left(\frac{k}{4\pi^2 |k^2 - 1|\,C L}\right) - 40\log fLa pente théorique à haute fréquence est donc :
\boxed{p_{\mathrm{HF, th}} = -40\text{ dB/décade}}
2. Mesure des pentes sur le diagramme de Bode (figure 13) :
À basse fréquence : Pour une décade choisie entre f_1 = 10^2\text{ Hz} et f_2 = 10^3\text{ Hz}, on lit :
\begin{aligned} G_{\mathrm{dB}}(10^2\text{ Hz}) &\simeq -65\text{ dB} \\ G_{\mathrm{dB}}(10^3\text{ Hz}) &\simeq -45\text{ dB} \end{aligned}La variation de gain sur une décade vaut :
\boxed{p_{\mathrm{BF, exp}} = \frac{-45 - (-65)}{\log_{10}(10^3/10^2)} \simeq +20\text{ dB/décade}}À haute fréquence : Sur la décade comprise entre f_3 = 10^5\text{ Hz} et f_4 = 10^6\text{ Hz}, on lit :
\begin{aligned} G_{\mathrm{dB}}(10^5\text{ Hz}) &\simeq -54\text{ dB} \\ G_{\mathrm{dB}}(10^6\text{ Hz}) &\simeq -94\text{ dB} \end{aligned}La variation de gain sur cette décade donne :
\boxed{p_{\mathrm{HF, exp}} = \frac{-94 - (-54)}{\log_{10}(10^6/10^5)} \simeq -40\text{ dB/décade}}
Conclusion : Les pentes mesurées sur le diagramme de Bode coïncident parfaitement avec les pentes déduites de l'expression théorique de \underline{H}. Le filtre se comporte globalement comme un filtre passe-bande d'ordre 1 à basse fréquence et d'ordre 2 à haute fréquence.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
QE4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : fonction de transfert, facteur de qualité
Mettre la fonction de transfert simplifiée sous la forme canonique suivante :
et identifier les paramètres , et en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Identifier terme à terme le dénominateur simplifié avec 1 + \mathrm{j}\frac{\omega}{Q\omega_0} - \frac{\omega^2}{\omega_0^2}.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'expression approchée de \underline{H} fournie par l'énoncé.
- Identifier terme à terme le dénominateur avec la forme canonique d'un filtre passe-bas du second ordre.
- En déduire les expressions littérales de la pulsation propre \omega_0, du facteur de qualité Q et du gain statique H_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Mise sous forme canonique du passe-bande du 2nd ordre et identification de \omega_0 = 1/\sqrt{LC} et Q = \frac{L\omega_0}{R}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'expression de la fonction de transfert simplifiée est :
On souhaite l'identifier à la forme canonique :
Par identification immédiate :
Au numérateur :
H_0 = kPour le terme en \omega^2 au dénominateur :
\left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^2 = \omega^2 LC \implies \frac{1}{\omega_0^2} = LC \implies \omega_0 = \frac{1}{\sqrt{LC}}Pour le terme en \mathrm{j}\omega au dénominateur :
\frac{\omega}{Q\omega_0} = \omega RC \implies \frac{1}{Q} = R C \omega_0 = RC \frac{1}{\sqrt{LC}} = R\sqrt{\frac{C}{L}}ce qui donne :
Q = \frac{1}{R}\sqrt{\frac{L}{C}}
On obtient finalement les paramètres suivants :
Résultat
QE5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : résonance, pulsation de résonance
Déterminer l'expression de la fréquence de résonance du système en fonction des paramètres du circuit puis la calculer numériquement. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Calculer la fréquence de résonance d'un filtre passe-bas du second ordre avec Q > 1/\sqrt{2} ; comparer la valeur numérique obtenue à la fréquence propre f_0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le module de la fonction de transfert simplifiée \underline{H}(\mathrm{j}\omega) issue de la question E4 en fonction de la pulsation réduite u = \omega/\omega_0.
- Minimiser le dénominateur de |\underline{H}| pour déterminer la pulsation de résonance en gain \omega_{\mathrm{r}}, puis la fréquence de résonance f_{\mathrm{r}}.
- Effectuer l'application numérique et commenter au regard de la valeur de Q et du diagramme de Bode de la figure 13.
Voir la réponse courteRéponse courte
À la résonance du gain \omega_{\mathrm{r}} = \omega_0, calcul numérique de f_{\mathrm{r}} = \omega_0/(2\pi).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question E4, la fonction de transfert simplifiée s'écrit sous la forme canonique :
En posant la pulsation réduite u = \omega/\omega_0, le gain s'exprime par :
Le gain |\underline{H}| est maximal lorsque le polynôme sous la racine au dénominateur, noté D(u^2) = (1 - u^2)^2 + \dfrac{u^2}{Q^2}, est minimal. En posant X = u^2 \ge 0 :
La dérivée s'annule pour :
La condition d'existence d'une résonance en gain (X_{\mathrm{r}} > 0) est Q > \dfrac{1}{\sqrt{2}}.
La pulsation de résonance s'écrit alors :
et la fréquence de résonance associée est :
Calculons numériquement le facteur de qualité Q et la fréquence propre f_0 :
Comme Q \gg \dfrac{1}{\sqrt{2}}, le terme correctif vaut :
On en déduit donc avec une excellente approximation :
Commentaires :
- La condition Q \gg 1/\sqrt{2} est largement vérifiée : le système présente une résonance aiguë et très marquée, visible sur la figure 13 par un pic très fin qui culmine à une fréquence située très légèrement au-dessus de 3 \times 10^4\text{ Hz}, en parfait accord avec 31{,}3\text{ kHz}.
- La quasi-égalité entre f_{\mathrm{r}} et f_0 justifie d'assimiler dans la pratique la fréquence de résonance à la fréquence propre f_0 du résonateur LC.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'expression de la fréquence de résonance devait être démontrée rigoureusement et non postulée.
« Les candidats, à de rares exceptions, n’ont pas réussi à obtenir l’expression de la fréquence de résonance. »
« Beaucoup ont calculé une valeur numérique à partir d’une expression admise (plus ou moins en lien avec le problème). »
Source : rapport du jury E3A 2020
QE6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : résonance, coefficient de couplage
La fréquence de résonance dépend-elle de ? Expliquer en quoi ce résultat est particulièrement intéressant, dans l'objectif d'un fonctionnement à récepteur mobile.
Voir l'indiceIndice
Constater que l'expression canonique de la pulsation de résonance ne fait intervenir que L, C et éventuellement R, ce qui garantit la stabilité de l'accord lors du déplacement du récepteur.
Voir la réponse courteRéponse courte
f_{\mathrm{r}} est indépendante de k : un récepteur mobile conserve la même fréquence d'accord même si la distance varie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression établie à la question E5 :
la fréquence de résonance ne dépend que des caractéristiques propres des composants constitutifs (L, C et R). Elle est donc indépendante du coefficient de couplage k (dans le cadre de l'approximation du couplage lâche k \ll 1).
Dans le cas d'un récepteur mobile (téléphone en cours d'utilisation sur un socle, véhicule électrique en mouvement, implant médical) :
- la distance d, l'alignement et l'orientation relative des deux bobines varient au cours du temps, ce qui entraîne une modification continue de l'inductance mutuelle M et donc du coefficient de couplage k ;
- l'indépendance de f_{\mathrm{r}} vis-à-vis de k garantit que la condition de résonance reste satisfaite à une fréquence d'alimentation fixe, imposée par le générateur (f = f_{\mathrm{r}}) ;
- il n'est donc pas nécessaire d'implémenter un système asservi complexe de poursuite de fréquence (auto-tuning) pour adapter en temps réel la fréquence de travail aux déplacements du récepteur.
F · Résultats expérimentaux
QF1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : résonance, validation expérimentale
Comparer la fréquence de résonance expérimentale à la prédiction théorique de la question E5.
Voir l'indiceIndice
Comparer directement la fréquence du pic expérimental (34 kHz) à la valeur calculée à la question E5 et commenter l'écart relatif.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison entre le pic de gain expérimental et la valeur théorique calculée, constat d'un très bon accord.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Sur la courbe de gain expérimental de la figure 15, l'abscisse du maximum de résonance est directement repérée :
D'après la question E5, la valeur théorique attendue est :
L'écart relatif entre ces deux grandeurs s'écrit :
L'accord est très satisfaisant (écart inférieur à 10\,\%) pour une manipulation de travaux pratiques. Cet écart s'explique essentiellement par :
- les tolérances de fabrication des composants utilisés (notamment la capacité nominale C et l'inductance L, qui présentent couramment une incertitude de 5 à 10\,\%) ;
- les approximations introduites dans la modélisation (fonction de transfert simplifiée négligeant certains termes couplés dépendant de k).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Donnez explicitement les valeurs numériques comparées et veillez à utiliser un nombre de chiffres significatifs adapté.
« Beaucoup de candidat ne donnent pas les valeurs des fréquences et se contentent d’affirmer (postuler?) que les valeurs sont cohérentes entre elles. »
« Lorsque des valeurs sont fournies, le nombre de chiffres significatifs est très rarement approprié. »
Source : rapport du jury E3A 2020
Question déjà tombée ailleurs
QF2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : diagramme de bode, coefficient de couplage
En analysant le diagramme de Bode en gain expérimental, déterminer la valeur de . L'hypothèse faite dans la sous-partie précédente est-elle validée ?
Voir l'indiceIndice
Relier le gain maximal à la résonance à G_{\mathrm{dB,max}} = 20\log(kQ) ou à la valeur approchée du gain au pic, puis vérifier que k \ll 1.
Voir la stratégieStratégie
- Lire sur le diagramme de Bode expérimental (figure 15) la valeur maximale du gain en décibels G_{\mathrm{dB},\max} atteinte à la résonance, et en déduire le module maximal |\underline{H}|_{\max}.
- Relier ce maximum aux paramètres du système (|\underline{H}|_{\max} \simeq kQ) à l'aide de la forme canonique établie en E4, puis en déduire la valeur du coefficient de couplage k en utilisant la valeur théorique de Q calculée en E5.
- Comparer la valeur obtenue à 1 pour statuer sur la validité de l'hypothèse k \ll 1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination de H_{\mathrm{max}} = k Q sur le diagramme, d'où la valeur de k vérifiant bien k \ll 1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le diagramme de Bode en gain expérimental (figure 15), le sommet de la courbe de résonance atteint la ligne horizontale en pointillés repérée à l'ordonnée :
On en déduit la valeur du gain maximal :
D'après l'expression canonique obtenue à la question E4 :
Pour un facteur de qualité élevé (Q \gg 1/\sqrt{2}), la résonance est aiguë et a lieu à une pulsation très proche de la pulsation propre (\omega_{\mathrm{r}} \simeq \omega_0). Le gain à la résonance s'écrit alors :
En utilisant la valeur du facteur de qualité théorique déterminée à la question E5, soit Q = \frac{1}{R}\sqrt{\frac{L}{C}} \simeq 16{,}9 :
On constate que :
L'hypothèse d'un couplage faible (k \ll 1) introduite dans la sous-partie E est donc parfaitement validée.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'extraction graphique et numérique du coefficient de couplage a mis en difficulté de nombreux candidats.
« Obtenir la valeur de k ou de Q a posé des difficultés à de nombreux candidats. »
Source : rapport du jury E3A 2020
Question déjà tombée ailleurs
QF3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : facteur de qualité, bande passante
En d'étaillant votre méthode, estimer la valeur du facteur de qualité et la comparer à son expression obtenue à la question E4.
Voir l'indiceIndice
Mesurer la largeur de bande à -3\text{ dB} autour de la résonance pour calculer Q_{\text{exp}} = f_{\mathrm{r}}/\Delta f, puis comparer avec la valeur théorique Q_{\text{th}} = \frac{1}{R}\sqrt{L/C}.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la relation liant le facteur de qualité Q à la largeur de la bande passante à -3\text{ dB} définie autour du pic de résonance.
- Déterminer graphiquement sur la figure 15 la fréquence de résonance et les fréquences de coupure à -3\text{ dB} sous le maximum pour calculer \Delta f, puis en déduire l'estimation de Q_{\text{exp}}.
- Comparer cette valeur à la prédiction théorique Q_{\text{th}} = \frac{1}{R}\sqrt{\frac{L}{C}} obtenue en E4 et justifier l'écart observé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Mesure de la bande passante à -3\,\mathrm{dB} pour estimer Q = f_0/\Delta f et comparaison à L\omega_0/R.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour un système du second ordre présentant une résonance aiguë (Q \gg 1/\sqrt{2}), le facteur de qualité est relié à la largeur de bande passante à -3\text{ dB} par :
où f_1 et f_2 désignent les fréquences pour lesquelles le gain en décibels chute de 3\text{ dB} par rapport à sa valeur maximale :
D'après la figure 15 :
- le maximum de gain vaut G_{\mathrm{dB, max}} \simeq -6\text{ dB}, atteint pour f_{\mathrm{r}} \simeq 34{,}0\text{ kHz} ;
le niveau à -3\text{ dB} sous le maximum correspond à une ordonnée de :
G_{\mathrm{dB}} = -6 - 3 = -9\text{ dB}l'intersection de la ligne à -9\text{ dB} avec la courbe expérimentale fournit les fréquences de coupure :
f_1 \simeq 31{,}5\text{ kHz} \quad \text{et} \quad f_2 \simeq 36{,}5\text{ kHz}
La bande passante à -3\text{ dB} vaut donc :
On en déduit l'estimation expérimentale du facteur de qualité :
Compte tenu de la précision des lectures graphiques sur échelle logarithmique, on retiendra :
Comparaison avec l'expression théorique : D'après la question E4 (et l'application numérique de la question E5) :
On constate que la valeur expérimentale est significativement inférieure à la prédiction théorique (Q_{\text{exp}} \approx 7 < Q_{\mathrm{th}} \approx 17).
Cet écart s'explique par le fait que le modèle théorique ne prend en compte que la résistance nominale R = 10\ \Omega. En pratique, d'autres sources de dissipation d'énergie sont présentes :
- la résistance interne ohmique propre des enroulements des bobines (non négligeable devant 10\ \Omega) ;
- la résistance interne de sortie du générateur ou de l'amplificateur de courant ;
- d'éventuelles pertes diélectriques au sein des condensateurs.
La résistance totale équivalente du circuit R_{\mathrm{tot}} étant supérieure à R, le facteur de qualité réel Q \propto 1/R_{\mathrm{tot}} est plus faible et la résonance se trouve amortie et élargie.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'estimation du facteur de qualité à partir des données expérimentales a posé des difficultés.
« Obtenir la valeur de k ou de Q a posé des difficultés à de nombreux candidats. »
Source : rapport du jury E3A 2020
Question déjà tombée ailleurs
QF4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : rendement, résonance
Estimer le rendement maximal en couplage résonant ; commenter.
Voir l'indiceIndice
Relever la valeur crête de \eta sur la figure 16 et souligner l'accroissement remarquable par rapport au couplage non résonant.
Voir la stratégieStratégie
- Effectuer une lecture graphique directe du maximum de la courbe « Couplage résonant » sur la figure 16.
- Comparer la valeur obtenue au rendement maximal obtenu en régime non résonant (\eta_{\max} \simeq 0{,}074, question D1) et commenter l'intérêt de la résonance ainsi que la sélectivité fréquentielle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relevé du rendement à la résonance, bien supérieur à celui obtenu en régime inductif non résonant.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Sur la figure 16, la courbe correspondant au couplage résonant présente un pic très marqué.
L'axe des ordonnées présente des graduations principales espacées de 0{,}05. Le sommet de la courbe se situe légèrement au-dessus de la ligne 0{,}20, à une fréquence voisine de 38\text{ kHz}. On estime ainsi :
(une lecture comprise entre 0{,}21 et 0{,}23 est tout à fait acceptable).
Commentaires :
- Gain de rendement important : En couplage résonant, le rendement maximal atteint environ 22\,\%, alors qu'il n'était que d'environ 7{,}4\,\% en régime non résonant (question D1). L'apport de la résonance permet ainsi de tripler l'efficacité du transfert de puissance à distance fixée.
- Origine physique : À la résonance, l'effet inductif des bobines est compensé par les condensateurs insérés (L\omega \approx 1/(C\omega)), ce qui permet une forte surtension et une circulation de courant accrue au récepteur, maximisant la puissance transmise.
- Sélectivité fréquentielle : Le pic de résonance est nettement plus pointu que l'optimum large observé en régime non résonant. Un transfert efficace n'est donc possible que sur une bande de fréquence étroite centrée autour de la fréquence de résonance.
Résultat
QF5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : facteur de qualité, bande passante
Le choix de la fréquence de travail vous semble-t-il déterminant dans le cadre du couplage inductif résonant ? Comment choisir les valeurs de , et pour optimiser la transmission de puissance ?
Voir l'indiceIndice
Le système étant très sélectif, la transmission s'effondre hors accord ; il faut minimiser les pertes Joule R et maximiser le facteur de qualité Q.
Voir la réponse courteRéponse courte
Il faut accorder précisément les fréquences et maximiser Q en minimisant la résistance parasite R.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Caractère déterminant de la fréquence de travail :
Oui, le choix de la fréquence de travail est absolument déterminant. Comme le montre la courbe de couplage résonant de la figure 16, le rendement présente un pic très étroit centré sur la résonance (f \simeq 38\text{ kHz}). Un écart de seulement quelques kilohertz autour de cette valeur entraîne un effondrement du rendement, qui retombe aux faibles valeurs observées en régime non résonant. Pour maximiser la puissance transmise, la fréquence du générateur doit donc être calée avec précision sur la fréquence propre du système :
f \simeq f_0 = \frac{1}{2\pi\sqrt{LC}}.Choix des paramètres R, L et C pour optimiser le transfert :
Résistance R : Elle doit être la plus faible possible. En effet, les pertes par effet Joule dans les bobines s'en trouvent minimisées, et le facteur de qualité
Q = \frac{1}{R}\sqrt{\frac{L}{C}}est alors maximal, ce qui accentue la surtension et la circulation des courants résonants.
- Produit LC : Il est contraint par la fréquence de fonctionnement souhaitée f_0 selon la relation LC = \frac{1}{4\pi^2 f_0^2}.
- Rapport L/C : À fréquence propre fixée (produit LC donné), l'expression du facteur de qualité montre qu'il convient de maximiser l'inductance L et de minimiser la capacité C (rapport L/C le plus élevé possible). Une forte inductance favorise en outre le couplage magnétique mutuel M.
QF6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Notions : milieu ferromagnétique, canalisation du flux
Afin d'accroître encore le couplage, on trouve dans la littérature d'autres systèmes constitués de plusieurs résonateurs (voir figure 17) ou d'un noyau ferromagnétique (non approprié dans le cas d'un récepteur mobile). Quel pourrait être l'intérêt de tels dispositifs ?
Voir l'indiceIndice
Les résonateurs intermédiaires créent un guidage spatial du flux magnétique d'un élément au suivant, augmentant la portée utile de la transmission.
Voir la stratégieStratégie
Pour répondre précisément, on détaille séparément le rôle physique et les avantages de chacun des deux dispositifs mentionnés par l'énoncé :
- le noyau ferromagnétique (effet sur les lignes de champ et le coefficient de couplage k) ;
- la chaîne de résonateurs intermédiaires en relais (effet sur la portée et le guidage de l'énergie).
Voir la réponse courteRéponse courte
Les ferrites canalisent les lignes de champ, augmentent la perméabilité et augmentent considérablement l'inductance mutuelle.
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Ces dispositifs visent à pallier la décroissance rapide du champ magnétique avec la distance et les fuites de flux :
Intérêt d'un noyau ferromagnétique :
- Canalisation et concentration du flux : grâce à sa perméabilité magnétique relative très élevée (\mu_{\mathrm{r}} \gg 1), le matériau ferromagnétique canalise les lignes de champ magnétique de l'émetteur vers le récepteur en réduisant les fuites dans l'air.
- Augmentation du couplage : l'inductance mutuelle M et le coefficient de couplage k = M/\sqrt{L_1 L_2} augmentent significativement, ce qui accroît le rendement de transfert \eta sans nécessiter l'augmentation du nombre de spires (ce qui évite d'augmenter la résistance ohmique R).
- Blindage et sécurité : le confinement du champ limite le rayonnement parasite dans l'environnement immédiat.
Intérêt d'une chaîne de résonateurs en ligne (répéteurs résonants) :
- Accroissement notable de la distance de transmission : le champ proche d'une bobine isolée décroît très vite (en 1/d^3). En intercalant des résonateurs intermédiaires couplés de proche en proche à la même fréquence propre \omega_0, l'énergie est relayée d'un résonateur au suivant. La décroissance globale du rendement avec la distance totale devient quasi linéaire au lieu d'être fortement puissance.
- Guidage du transfert d'énergie : l'agencement spatial des répéteurs permet de contourner des obstacles matériels et de diriger les flux d'énergie le long de trajectoires non rectilignes.
G · Travaux de recherche
QG1
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : résistance d'un conducteur cylindrique, loi d'ohm locale
Estimer numériquement la longueur totale du fil de cuivre, puis sa résistance électrique à la résonance.
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Calculer la longueur d'un tour d'hélice par le théorème de Pythagore \sqrt{(2\pi r)^2 + (h/n)^2}, multiplier par n, puis injecter \ell dans la formule de R_0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la longueur \ell de l'enroulement hélicoïdal à partir du pas de l'hélice et du périmètre d'une spire, puis évaluer numériquement cette longueur.
- Calculer la pulsation \omega = 2\pi f associée à la fréquence de résonance, puis appliquer la formule donnée pour déterminer la résistance R_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la longueur \ell = N \times 2\pi a, puis application de la formule de résistance R_0 = \rho \ell/S.
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Une hélice de rayon r, de hauteur h et comportant n spires possède un pas vertical p = h/n. En développant un tour de l'hélice dans un plan, la longueur d'une spire correspond à l'hypoténuse d'un triangle rectangle de côtés 2\pi r et p. La longueur totale \ell du fil vaut donc :
Avec n = 5{,}25, r = 0{,}30\text{ m} et h = 0{,}20\text{ m} :
Comme h \ll 2\pi n r, la hauteur est tout à fait négligeable devant le développement circonférentiel :
À la résonance, la fréquence vaut f = 9{,}90\text{ MHz}, soit une pulsation :
L'expression de la résistance ohmique donnée par l'énoncé est :
Avec \mu_0 = 4\pi \cdot 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1}, \sigma = 5{,}9 \cdot 10^7\ \Omega^{-1}\cdot\text{m}^{-1} et a = 3\text{ mm} = 3 \cdot 10^{-3}\text{ m} :
On en déduit :
Résultat
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Question sélective : très peu de candidats obtiennent les valeurs numériques exactes de la longueur et de la résistance.
« Peu de candidats réussissent à trouver les valeurs numériques correctes de la longueur de l du fil de cuivre et de sa résistance électrique R0 à la résonance. »
Source : rapport du jury E3A 2020
Question déjà tombée ailleurs
QG2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : effet de peau, épaisseur de peau
Quel effet est responsable de la dépendance de avec ? Proposer une modélisation simple permettant de retrouver, aux facteurs numériques près, l'expression de .
Voir l'indiceIndice
Invoquer l'effet de peau qui confine le courant dans une épaisseur \delta sous la périphérie du fil, réduisant la section efficace de conduction à 2\pi a \delta.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le phénomène électromagnétique responsable de la pénétration incomplète du champ électromagnétique et des courants dans un conducteur à haute fréquence (l'effet de peau).
- Modéliser la circulation du courant dans une couronne superficielle d'épaisseur \delta (épaisseur de peau) pour déterminer la section efficace de passage du courant, puis en déduire la résistance par la loi d'Ohm macroscopique.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'effet de peau confine le courant sur une couronne d'épaisseur \delta, d'où S_{\mathrm{eff}} \approx 2\pi r_0 \delta \propto \omega^{-1/2}.
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L'effet responsable de la dépendance de la résistance avec la pulsation \omega est l'effet de peau (ou effet pelliculaire). À haute fréquence, les courants de Foucault induits à l'intérieur du conducteur s'opposent aux variations du champ et confinent la densité volumique de courant \vec{\jmath} au voisinage immédiat de la surface.
Supposons que l'épaisseur de peau \delta soit petite devant le rayon du fil (\delta \ll a). Le courant circule alors principalement dans une fine couronne périphérique d'épaisseur caractéristique \delta et de rayon a. La section efficace de conduction est assimilable à l'aire de cette couronne :
La résistance électrique d'un fil de longueur \ell, de section S_{\mathrm{eff}} et de conductivité \sigma s'écrit d'après la loi d'Ohm macroscopique :
En utilisant l'expression fournie dans les données de l'énoncé pour l'épaisseur de peau, \delta = \sqrt{\dfrac{2}{\mu_0 \sigma \omega}} :
À un facteur 2 près (dû à la décroissance exponentielle réelle de la densité de courant dans le cylindre), on retrouve bien la dépendance de l'expression de R_0 :
Résultat
QG3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : épaisseur de peau, ordre de grandeur
En comparant le rayon à une distance caractéristique du phénomène, justifier que l'effet invoqué à la question précédente doive être pris en compte à la fréquence donnée.
Voir l'indiceIndice
Calculer numériquement \delta = \sqrt{2/(\mu_0\sigma\omega)} à 9,9 MHz et vérifier la condition \delta \ll a.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la distance caractéristique associée à l'effet de peau : l'épaisseur de peau \delta.
- Calculer numériquement \delta à la fréquence de résonance f = 9{,}90\text{ MHz} à partir des données de l'énoncé.
- Comparer \delta au rayon a du conducteur pour justifier la nécessité de prendre en compte cet effet.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de \delta = \sqrt{2/(\mu_0 \gamma \omega)} et comparaison au rayon du fil : \delta < r_0, l'effet est significatif.
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La distance caractéristique régissant la pénétration des champs électromagnétiques et des courants dans un conducteur ohmique est l'épaisseur de peau \delta, dont l'expression est rappelée dans les données :
avec \omega = 2\pi f.
À la fréquence de résonance f = 9{,}90\text{ MHz} = 9{,}90 \times 10^6\text{ Hz}, avec \mu_0 = 4\pi \times 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1} et \sigma = 5{,}9 \times 10^7\ \Omega^{-1}\cdot\text{m}^{-1} :
Comparons cette épaisseur de peau au rayon du fil a = 3\text{ mm} = 3 \times 10^{-3}\text{ m} :
Puisque \delta \ll a, la densité de courant est confinée dans une pellicule superficielle extrêmement mince devant la section totale du conducteur. Le cœur du fil ne participe pratiquement plus à la conduction.
Résultat
QG4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Notions : effet de peau, facteur de qualité
Montrer que cette explication semble cohérente avec le raisonnement développé aux questions précédentes.
Voir l'indiceIndice
L'effet de peau concentre tout le courant dans la zone la plus superficielle ; si la surface est oxydée et résistive, la dissipation globale augmente nettement, diminuant Q.
Voir la stratégieStratégie
- Relier le facteur de qualité Q à la résistance équivalente du circuit résonant (d'après la question E4).
- Mobiliser l'effet de peau mis en évidence aux questions G2 et G3 : la localisation du courant au voisinage immédiat de la surface rend la résistance extrêmement sensible à l'état de surface du conducteur.
- Conclure sur la cohérence entre la présence de cette couche d'oxyde et la diminution observée de Q.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'augmentation de résistance avec la fréquence limite le facteur de qualité effectif par rapport au modèle à R constante.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question E4, le facteur de qualité d'un oscillateur RLC série vaut :
Le facteur de qualité est donc inversement proportionnel à la résistance globale du circuit. Le rapport des facteurs de qualité théorique et expérimental donne ainsi le rapport des résistances effectives :
La résistance réelle à la résonance est donc environ 2{,}6 fois plus grande que la résistance théorique R_0 calculée pour du cuivre pur.
Or, comme établi aux questions G2 et G3, en raison de l'effet de peau à haute fréquence (f = 9{,}90\text{ MHz}), le courant ne circule pas dans tout le volume du fil de cuivre, mais est entièrement confiné dans une très fine épaisseur périphérique sous la surface :
Par conséquent :
- La densité de courant \vec{\jmath} est maximale à la périphérie immédiate du conducteur, précisément là où se développe la couche d'oxydation superficielle (oxydes de cuivre tels que \mathrm{Cu_2O} ou \mathrm{CuO}) ;
- L'oxyde de cuivre présentant une conductivité électrique très inférieure à celle du cuivre métallique (\sigma_{\text{oxyde}} \ll \sigma), une fraction notable du courant haute fréquence traverse un milieu bien plus résistif, ou voit la section efficace de cuivre métallique réduite ;
- Cela engendre des pertes par effet Joule accrues à la surface, se traduisant macroscopiquement par une résistance effective R_{\text{exp}} significativement supérieure à R_0.
Cette augmentation de la résistance entraîne directement la diminution du facteur de qualité (Q \propto 1/R). L'explication avancée par les auteurs est donc parfaitement cohérente avec la modélisation développée.
QG5
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Notions : onde stationnaire, nœud de vibration
Commenter la forme de en dressant une analogie avec un autre système. Combien de nœud(s) et ventre(s) de courant comporte le mode proposé ?
Voir l'indiceIndice
Faire l'analogie avec les vibrations stationnaires d'une corde de Melde fixée aux deux bouts ; déterminer les zéros de \cos(\pi x/\ell) sur [-\ell/2, \ell/2].
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature du profil spatiotemporel i(x,t) grâce à la factorisation spatiale et temporelle, et faire le lien avec un système oscillant classique (onde stationnaire).
- Déterminer les positions des nœuds d'amplitude (annulation de la fonction spatiale) et des ventres (maximum de l'amplitude) sur le domaine x \in [-\ell/2, \ell/2].
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Analogie avec une corde vibrante fixée aux extrémités : le mode présente des nœuds de courant aux extrémités et un ventre central.
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L'expression du courant s'écrit sous une forme à variables séparées :
Le signal ne se propage pas : il s'agit d'une onde stationnaire.
Analogie physique Cette distribution est tout à fait analogue aux vibrations transversales d'une corde de Melde fixée à ses deux extrémités vibrant sur son mode fondamental, où le déplacement transversal est maximal au centre et nul aux deux extrémités. On peut également citer l'analogie avec le courant le long d'une antenne dipolaire demi-onde fonctionnant en résonance.
Dénombrement des nœuds et des ventres Sur le domaine spatial x \in [-\ell/2, \, \ell/2], la phase spatiale varie dans [-\pi/2, \, \pi/2] :
Nœuds de courant : points où l'amplitude s'annule, soit \cos\left(\frac{\pi x}{\ell}\right) = 0.
\frac{\pi x}{\ell} = \pm \frac{\pi}{2} \iff x = -\frac{\ell}{2} \quad \text{ou} \quad x = +\frac{\ell}{2}Il y a donc deux nœuds de courant, situés exactement aux deux extrémités du fil.
Ventre de courant : point où l'amplitude est maximale, soit \left|\cos\left(\frac{\pi x}{\ell}\right)\right| = 1.
\frac{\pi x}{\ell} = 0 \iff x = 0Il y a donc un unique ventre de courant, situé au milieu du fil.
Résultat
QG6
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : conservation de la charge, bilan infinitésimal
Ce profil de courant est couplé à un profil de densité linéique de charge au sein du fil. En appliquant soigneusement un bilan de charge à un fin tronçon de fil d'épaisseur entre les instants et , déterminer ainsi que son amplitude maximale . Quel déphasage temporel existe-t-il entre les profils de courant et de densité linéique de charge ?
Voir l'indiceIndice
Écrire la conservation de la charge \partial i/\partial x + \partial \lambda/\partial t = 0, intégrer par rapport au temps et observer le décalage de phase de \pi/2 entre cosinus et sinus.
Voir la stratégieStratégie
- Réaliser un bilan de charge sur un élément de fil de longueur \mathrm{d}x entre les instants t et t+\mathrm{d}t pour établir l'équation locale de conservation de la charge à une dimension.
- Calculer la dérivée spatiale \partial i / \partial x et intégrer par rapport au temps pour déterminer \lambda(x,t) et son amplitude \lambda_0.
- Comparer les dépendances temporelles de i(x,t) et \lambda(x,t) pour identifier le déphasage.
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Bilan de charge \frac{\partial \lambda}{\partial t} = -\frac{\partial i}{\partial x}, intégration temporelle et quadrature de phase de \pi/2.
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Considérons une portion infinitésimale de fil comprise entre les abscisses curvilignes x et x + \mathrm{d}x, de section droite orientée dans le sens des x croissants.
Entre les instants t et t + \mathrm{d}t :
- la charge contenue dans ce tronçon à l'instant t vaut \mathrm{d}q(t) = \lambda(x,t)\,\mathrm{d}x ;
la variation temporelle de cette charge au cours de \mathrm{d}t s'écrit :
\mathrm{d}q(t+\mathrm{d}t) - \mathrm{d}q(t) = \frac{\partial \lambda}{\partial t}(x,t)\,\mathrm{d}t\,\mathrm{d}x \, ;- par ailleurs, la charge algébrique pénétrant dans le tronçon par la section en x est i(x,t)\,\mathrm{d}t, et celle qui en sort par la section en x+\mathrm{d}x est i(x+\mathrm{d}x, t)\,\mathrm{d}t.
La conservation de la charge électrique impose :
En simplifiant par \mathrm{d}x\,\mathrm{d}t, on obtient l'équation de continuité unidimensionnelle :
D'après l'expression de i(x,t) = I_0 \cos\left(\frac{\pi x}{\ell}\right)\cos(\omega t) :
d'où :
En intégrant par rapport au temps t, et en constatant qu'en régime harmonique permanent le fil ne porte aucune charge statique moyenne (\langle \lambda(x,t) \rangle = 0), on trouve :
Le profil de densité linéique de charge s'écrit donc :
avec pour amplitude maximale :
En observant les fonctions temporelles associées, sachant que \sin(\omega t) = \cos\left(\omega t - \frac{\pi}{2}\right), la densité linéique de charge oscille en quadrature de phase par rapport au courant :
La densité linéique de charge est en retard de phase de \pi/2 (soit un quart de période T/4) sur l'intensité du courant.
Résultat
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Question très sélective, réussie par de très rares candidats.
« Questions réussies que par quelques très rares candidats. »
Source : rapport du jury E3A 2020
Question déjà tombée ailleurs
QG7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Notions : intégration, densité linéique de charge
Le profil peut être vu comme la superposition des oscillations d'une charge globale dans la première moitié du fil () et d'une charge opposée dans la seconde moitié (). Déterminer leur amplitude commune en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Intégrer le profil spatial \lambda(x,t) sur la demi-longueur [0, \ell/2] pour obtenir l'expression de la charge totale correspondante.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la charge contenue dans chaque demi-tronçon du fil par intégration de la densité linéique de charge \lambda(x,t) établie à la question G6.
- Vérifier la relation d'antisymétrie entre les deux moitiés et en déduire l'amplitude commune q_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de \lambda(x,t) sur le demi-fil [0, \ell/2] donnant la charge totale q_0(t) = \frac{2}{\pi}\lambda_0 \ell \sin(\omega t).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question G6, la densité linéique de charge s'écrit :
La charge totale q_1(t) présente dans la première moitié du fil (x \in [-\ell/2, 0]) s'obtient par intégration :
De même, la charge totale q_2(t) contenue dans la seconde moitié (x \in [0, \ell/2]) vaut :
En posant q_0(t) = q_1(t) et -q_0(t) = q_2(t), les deux demi-bobines portent des charges opposées oscillant à la pulsation \omega. L'amplitude commune des charges est donnée par :
Résultat
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Question très sélective, réussie par de très rares candidats.
« Questions réussies que par quelques très rares candidats. »
Source : rapport du jury E3A 2020
QG8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : approximation des régimes quasi stationnaires, longueur d'onde
Cette approche en mode sinusoïdal résonant relève-t-elle de l'ARQS ? Proposer un critère numérique permettant de confirmer votre réponse.
Voir l'indiceIndice
Calculer la longueur d'onde spatiale dans le vide \lambda_{\text{onde}} = c/f et comparer la taille du dispositif \ell à cette longueur d'onde.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler les critères physiques d'applicabilité de l'ARQS, tant du point de vue spatial (uniformité spatiale du courant dans une branche) que temporel (temps de propagation négligeable devant la période).
- Calculer la longueur d'onde électromagnétique associée à la fréquence de résonance et la comparer à la longueur caractéristique du dispositif (longueur développée du fil \ell).
- Conclure sans ambiguïté sur la validité de l'ARQS.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de \lambda = c/f comparable à la dimension \ell du système, montrant que l'ARQS n'est plus valable.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le cadre de l'Approximation des Régimes Quasi Stationnaires (ARQS) :
- L'intensité du courant dans un fil non ramifié doit être uniforme le long de celui-ci à chaque instant : \dfrac{\partial i}{\partial x} = 0, ce qui implique une accumulation de charge linéique nulle (\lambda = 0). Or, le modèle retenu présente un profil spatial dépendant de x avec des nœuds aux extrémités et un ventre au centre, associé à une densité de charge \lambda(x,t) \neq 0.
Le temps de propagation d'un signal le long du fil, noté \tau_{\text{prop}}, doit être très petit devant la période T des oscillations, ce qui revient à comparer la dimension caractéristique du circuit L_{\text{syst}} à la longueur d'onde dans le vide \lambda_{\text{onde}} = \dfrac{c}{f} :
L_{\text{syst}} \ll \lambda_{\text{onde}} \quad \iff \quad \tau_{\text{prop}} \ll T.
Prenons pour dimension caractéristique la longueur totale développée du fil de cuivre, \ell \simeq 9{,}9\text{ m} (déterminée à la question G1). La longueur d'onde électromagnétique associée à la fréquence de résonance f = 9{,}90\text{ MHz} vaut :
Le rapport sans dimension s'écrit alors :
De façon équivalente, le temps de propagation le long du fil \tau_{\text{prop}} = \dfrac{\ell}{c} \simeq 33\text{ ns} représente un tiers de la période temporelle T = \dfrac{1}{f} \simeq 101\text{ ns}.
La condition \ell \ll \lambda_{\text{onde}} n'est manifestement pas vérifiée :
Résultat
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Cette question proche du cours sur la validité de l'ARQS a été très peu abordée et réussie.
« Question proche du cours. Elle n’a été abordée et réussie que par très peu de candidats »
Source : rapport du jury E3A 2020
Partie 2 : Chimie des batteries lithium-ion
H · Équation-bilan de fonctionnement
QH1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1
Notions : configuration électronique, classification périodique
Où se situe-t-il dans la classification périodique des éléments chimiques ? Justifier grâce à sa structure électronique.
Voir l'indiceIndice
Donner la configuration 1\mathrm{s}^2 2\mathrm{s}^1 pour justifier l'appartenance à la deuxième période et à la première colonne (famille des métaux alcalins).
Voir la stratégieStratégie
- Établir la configuration électronique de l'atome de lithium dans son état fondamental à l'aide des règles de remplissage (règle de Klechkowski, principe d'exclusion de Pauli).
- Déduire la période (ligne) du nombre quantique principal maximal n_{\max} de la couche de valence, et le groupe (colonne) du nombre d'électrons de valence.
Voir la réponse courteRéponse courte
Configuration 1s^2 2s^1, 2e période et 1re colonne (famille des alcalins).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le numéro atomique du lithium étant Z = 3, l'atome de lithium neutre possède 3 électrons.
D'après les règles de remplissage (principe d'exclusion de Pauli et règle de Klechkowski), la configuration électronique du lithium dans son état fondamental est :
On en déduit sa position dans le tableau périodique :
- Le nombre quantique principal le plus élevé de la couche occupée est n = 2 : le lithium appartient à la deuxième période (2e ligne).
- La couche externe (ou couche de valence) ne comporte qu'un seul électron (2\mathrm{s}^1) : le lithium se situe dans la première colonne (groupe 1, bloc s).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
QH2
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1
Notions : règle du duet, gaz rare
L'ion lithium le plus stable est ; justifier.
Voir l'indiceIndice
La perte d'un électron confère à l'ion \mathrm{Li}^+ la structure électronique saturée en duet du gaz noble hélium (1\mathrm{s}^2).
Voir la réponse courteRéponse courte
La perte de l'électron 2s^1 confère à \mathrm{Li}^+ la configuration stable en duet de l'hélium.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question H1, l'atome de lithium a pour configuration électronique fondamentale :
Il possède un unique électron de valence sur la sous-couche 2\mathrm{s}.
En cédant cet électron périphérique peu lié, il forme le cation \mathrm{Li}^+ dont la structure électronique est :
L'ion \mathrm{Li}^+ possède ainsi la même configuration électronique que l'hélium \mathrm{He}, gaz noble le plus proche. Il respecte la règle du duet : sa couche n=1 est saturée, ce qui lui confère une remarquable stabilité thermodynamique.
L'arrachement d'un second électron nécessiterait de briser cette couche saturée (la seconde énergie d'ionisation I_2 \simeq 75{,}6\text{ eV} est plus de 14 fois supérieure à I_1 \simeq 5{,}4\text{ eV}), ce qui est énergétiquement inaccessible dans les conditions chimiques usuelles.
Par conséquent :
Résultat
QH3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Mise en équation
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Notions : demi-équation électronique, insertion
Écrire la demi-équation rédox de réduction des ions lithium, puis l'équation traduisant l'insertion de l'atome de lithium dans la structure carbonée.
Voir l'indiceIndice
Écrire la réduction de \mathrm{Li}^+ en Li métallique, puis l'addition de Li avec le réseau de graphite \mathrm{C}_6.
Voir la réponse courteRéponse courte
Réduction \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^- = \mathrm{Li} et intercalation \mathrm{Li} + 6\,\mathrm{C} = \mathrm{LiC}_6.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Lors de la charge de la batterie, les ions lithium subissent à l'électrode négative une réduction impliquant un transfert monoélectronique :
L'atome de lithium métallique ainsi formé s'intercale dans le réseau du graphite de formule \mathrm{C}_6 selon la réaction d'insertion :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
QH4
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Mise en équation
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Notions : demi-équation électronique, anode
En déduire la demi-équation rédox qui a lieu à l'électrode négative.
Voir l'indiceIndice
Sommer les deux étapes précédentes pour obtenir le couple rédox d'insertion à l'électrode négative.
Voir la réponse courteRéponse courte
Demi-équation anodique globale à l'électrode négative : \mathrm{LiC}_6 = 6\,\mathrm{C} + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^-.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question H3, la réduction des ions lithium et l'insertion dans le graphite s'écrivent respectivement :
En sommant membre à membre ces deux équations, l'atome de lithium intermédiaire s'élimine. La demi-équation d'oxydoréduction globale modélisant les échanges à l'électrode négative s'écrit donc :
Lors de la charge, les ions lithium se réduisent et s'insèrent dans le graphite :
Lors de la décharge, le phénomène inverse (désinsertion et oxydation) se produit spontanément :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
QH5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1
Notions : réseau cubique à faces centrées, site octaédrique
Identifier sur un schéma soigné les sites octaédriques de cette structure et calculer leur habitabilité maximale.
Voir l'indiceIndice
Positionner les sites au milieu des 12 arêtes et au centre du cube ; exprimer la condition de contact le long d'une arête pour trouver le rayon maximal admissible r_{\mathrm{max}} = R_{\mathrm{C}}(\sqrt{2}-1).
Voir la stratégieStratégie
- Localiser géométriquement les sites octaédriques au sein de la maille cubique à faces centrées (cfc) et réaliser un schéma clair de la maille.
- Exprimer le paramètre de maille a en fonction du rayon des atomes du réseau hôte (R_{\mathrm{C}}) à partir de la tangence sur la diagonale d'une face.
- Établir la condition de contact sans déformation entre l'atome inséré et les atomes hôtes le long d'une arête (ou selon la normale aux faces depuis le centre) pour obtenir l'habitabilité maximale.
Voir la réponse courteRéponse courte
Positionnement au centre du cube et aux milieux des arêtes, habitabilité r_{\mathrm{site}} = a(\sqrt{2}-1)/2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans une structure cubique à faces centrées (cfc), les sites octaédriques (de coordinence 6) se situent :
- au centre du cube (coordonnées (1/2, 1/2, 1/2)), entouré par les 6 atomes situés au centre des faces ;
- aux milieux des 12 arêtes (coordonnées (1/2, 0, 0), (0, 1/2, 0), etc.), chacun étant entouré par 2 atomes de sommets et 4 atomes de centres de faces.
Le nombre de sites octaédriques propres à la maille est :
Calcul de l'habitabilité maximale :
Dans le réseau cfc constitué d'atomes hôtes de carbone assimilés à des sphères indéformables de rayon R_{\mathrm{C}}, le contact s'effectue le long de la diagonale d'une face de côté a :
Un site octaédrique peut accueillir sans déformation du réseau une sphère de rayon maximal r_{\mathrm{max}}. La condition de contact limite (par exemple le long d'une arête de longueur a entre les atomes de sommet et le site d'arête, ou entre deux faces opposées via le site central) s'écrit :
On en déduit l'habitabilité relative maximale du site octaédrique :
L'habitabilité maximale en dimension absolue vaut donc :
Avec R_{\mathrm{C}} = 70\text{ pm} :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne confondez pas sites octaédriques et tétraédriques, et n'omettez pas le site octaédrique situé au centre de la maille.
« Nombreuses confusions entre sites octaédriques et tétraédriques. Le site octaédrique au centre de la maille est souvent oublié. »
Source : rapport du jury E3A 2020
Question déjà tombée ailleurs
QH6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Notions : alliage d'insertion, rayon ionique
Est-ce alors possible de former un alliage d'insertion avec le lithium ? Justifier numériquement et conclure.
Voir l'indiceIndice
Comparer numériquement le rayon atomique du lithium R_{\mathrm{Li}} à r_{\mathrm{max}} pour conclure sur la nécessité d'une structure en feuillets.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer le rayon de l'atome de lithium R_{\mathrm{Li}} (ou éventuellement de l'ion \mathrm{Li}^+) au rayon maximal r_{\max} d'un site octaédrique sans déformation du réseau hôte calculé en H5.
- Conclure sur la possibilité de former un alliage d'insertion dans le cadre du modèle cfc proposé.
- Discuter de la pertinence de la modélisation cfc vis-à-vis de la véritable structure du graphite.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison du rayon de \mathrm{Li}^+ au rayon disponible dans le site pour valider l'insertion sans déformation excessive.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour former un alliage d'insertion sans déformation majeure du réseau hôte, le rayon de l'atome inséré doit être inférieur ou égal au rayon maximal du site interstitiel :
D'après les données de l'énoncé :
- le rayon atomique du lithium vaut R_{\mathrm{Li}} = 145\text{ pm} ;
- le rayon ionique du lithium vaut R_{\mathrm{Li}^+} = 76\text{ pm}.
On constate que :
Même en considérant l'ion lithium \mathrm{Li}^+, on a encore :
L'atome de lithium est plus de deux fois plus volumineux que l'atome de carbone lui-même (R_{\mathrm{Li}} > R_{\mathrm{C}}).
Conclusion : L'hypothèse d'une structure cubique à faces centrées pour le carbone est inadaptée pour décrire l'insertion du lithium. En réalité, le carbone de l'électrode négative est sous forme de graphite, une structure lamellaire (feuillets de graphène empilés) séparée par une distance interfeuillets importante (d \simeq 335\text{ pm}), permettant une intercalation réversible du lithium entre les plans carbonés sans rupture des liaisons intramoléculaires.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Attention aux confusions entre sites d'insertion et à la prise en compte de tous les sites octaédriques.
« Nombreuses confusions entre sites octaédriques et tétraédriques. Le site octaédrique au centre de la maille est souvent oublié. »
Source : rapport du jury E3A 2020
Question déjà tombée ailleurs
QH7
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Mise en équation
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Notions : demi-équation électronique, cathode
De la même manière que pour l'électrode négative, écrire la demi-équation rédox ayant lieu à l'électrode positive.
Voir l'indiceIndice
Écrire l'oxydation de l'ion lithium désinséré de la structure hôte \mathrm{LiCoO}_2 pour former \mathrm{CoO}_2, \mathrm{Li}^+ et un électron.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les degrés d'oxydation des espèces en présence afin de déterminer quel élément subit le transfert électronique.
- Écrire la demi-équation électronique traduisant la transformation entre le dioxyde de cobalt lithié \mathrm{LiCoO}_2 et le dioxyde de cobalt \mathrm{CoO}_2 avec libération d'un ion \mathrm{Li}^+.
Voir la réponse courteRéponse courte
Réduction à l'électrode positive : \mathrm{CoO}_2 + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^- = \mathrm{LiCoO}_2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Déterminons le nombre d'oxydation du cobalt dans les deux oxydes considérés :
Dans \mathrm{CoO}_2 : l'oxygène étant au nombre d'oxydation -\mathrm{II}, la neutralité électrique impose pour le cobalt :
\mathrm{n.o.(Co)} + 2 \times (-\mathrm{II}) = 0 \implies \mathrm{n.o.(Co)} = +\mathrm{IV}.Dans \mathrm{LiCoO}_2 : le lithium est au nombre d'oxydation +\mathrm{I} et l'oxygène à -\mathrm{II}, on en déduit :
(+\mathrm{I}) + \mathrm{n.o.(Co)} + 2 \times (-\mathrm{II}) = 0 \implies \mathrm{n.o.(Co)} = +\mathrm{III}.
Lors de la charge de la batterie, les ions \mathrm{Li}^+ se désinsèrent de l'oxyde mixte \mathrm{LiCoO}_2, ce qui s'accompagne de l'oxydation du cobalt(+III) en cobalt(+IV) à l'électrode positive (anode en charge) :
De manière réversible (charge et décharge), la demi-équation rédox à l'électrode positive s'écrit, sous la forme conventionnelle de réduction :
ou, dans le sens de la charge décrit par l'énoncé :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
QH8
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Mise en équation
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Notions : pile, équation de réaction
Finalement, écrire l'équation rédox traduisant le fonctionnement de la batterie.
Voir l'indiceIndice
Combiner les demi-équations des deux électrodes en éliminant l'électron libre échangé pour écrire le bilan global de charge et de décharge.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler les deux demi-équations d'oxydoréduction établies aux questions précédentes pour chacune des électrodes.
- Combiner ces demi-équations en éliminant les électrons et les ions \mathrm{Li}^+ pour obtenir l'équation-bilan globale du fonctionnement réversible (charge et décharge).
Voir la réponse courteRéponse courte
Somme des demi-équations anodique et cathodique : \mathrm{LiC}_6 + \mathrm{CoO}_2 = 6\,\mathrm{C} + \mathrm{LiCoO}_2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions H4 et H7, les deux demi-équations associées aux électrodes sont :
à l'électrode négative :
\mathrm{LiC}_6 \rightleftharpoons \mathrm{C}_6 + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^-à l'électrode positive :
\mathrm{CoO}_2 + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^- \rightleftharpoons \mathrm{LiCoO}_2
En sommant ces deux demi-équations de façon à éliminer l'électron échangé ainsi que l'ion \mathrm{Li}^+, on obtient l'équation rédox traduisant le fonctionnement réversible de la batterie :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
I · Masse de la batterie
QI1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Notions : constante de faraday, capacité d'une pile
Déterminer la charge électrique maximale , en Coulomb, transférée par gramme d'ions lithium.
Voir l'indiceIndice
Relier la charge d'une mole d'électrons à la constante de Faraday \mathcal{F}, puis diviser par la masse molaire atomique du lithium.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la quantité d'électrons échangés à la quantité de matière d'ions lithium à l'aide de l'équation-bilan établie à la question H8.
- Exprimer la charge totale transférée par la constante de Faraday \mathcal{F} et la masse molaire M du lithium pour une masse m = 1\text{ g}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Charge par gramme : Q_{\mathrm{max}}/m = \mathcal{F}/M(\mathrm{Li}) par mole d'électrons échangée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation de fonctionnement établie à la question H8, l'échange d'une mole d'ions \mathrm{Li}^+ met en jeu une mole d'électrons (z = 1).
Pour une masse m = 1\text{ g} d'ions lithium, la quantité de matière correspondante vaut :
où M est la masse molaire du lithium.
La quantité de charge électrique maximale transférée par cette masse est donc :
Application numérique avec m = 1{,}00\text{ g}, \mathcal{F} = 96\,500\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1} et M = 6{,}941\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} :
(soit une capacité massique théorique de 1{,}39 \cdot 10^4\text{ C}\cdot\text{g}^{-1} \simeq 3\,860\text{ mA}\cdot\text{h}\cdot\text{g}^{-1}).
Résultat
QI2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Notions : capacité d'une pile, bilan de matière
En vous aidant des données, déterminer la masse d'ions lithium dans une batterie de téléphone portable.
Voir l'indiceIndice
Convertir la capacité de la batterie en coulombs (1\text{ A}\cdot\text{h} = 3\,600\text{ C}) et diviser par la charge massique Q_{\mathrm{max}} trouvée en I1.
Voir la stratégieStratégie
- Convertir la capacité électrique \mathrm{Cap} de la batterie en coulombs pour obtenir la quantité totale de charge Q_{\text{tot}} susceptible d'être transférée lors d'une décharge complète.
- Relier cette charge à la masse m_{\mathrm{Li}} d'ions lithium participant à la réaction à l'aide de la constante de Faraday \mathcal{F} et de la masse molaire M, ou directement à l'aide de la charge massique Q_{\mathrm{max}} déterminée à la question précédente.
- Réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation de la capacité en \mathrm{mA\cdot h} fournie pour déduire la masse de lithium m = Q M(\mathrm{Li})/\mathcal{F}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La capacité de la batterie représente la quantité maximale de charge électrique qu'elle peut débiter :
Sachant que 1\text{ A}\cdot\text{h} = 3\,600\text{ C} :
D'après la question I1, la charge transférée par gramme d'ions lithium est Q_{\mathrm{max}} = \frac{\mathcal{F}}{M}. La quantité de charge totale transférée par la quantité de matière n_{\mathrm{Li}} d'ions lithium (avec n_e = 1 électron échangé par ion lithium selon l'équation-bilan de la question H8) s'écrit :
On en déduit l'expression de la masse d'ions lithium contenue dans la batterie :
Application numérique avec \mathrm{Cap} = 2\,675\text{ A}\cdot\text{h}, M = 6{,}941\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} et \mathcal{F} = 96\,500\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1} :
En conservant trois chiffres significatifs :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
QI3
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : impact environnemental, recyclage
Quel problème écologique cela peut-il soulever ?
Voir l'indiceIndice
Évoquer l'épuisement des ressources minières, la consommation d'eau pour l'extraction dans les salars et les difficultés du recyclage.
Voir la réponse courteRéponse courte
Épuisement des ressources minières, pollution de l'eau liée à l'extraction et difficulté de recyclage.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Bien que la masse de lithium par batterie de téléphone portable soit modeste (m_{\mathrm{Li}} \simeq 0{,}7\text{ g} d'après la question I2), la multiplication exponentielle des appareils électroniques nomades (plusieurs milliards de smartphones en circulation), à laquelle s'ajoute l'essor des véhicules électriques (nécessitant plusieurs dizaines de kilogrammes de lithium par véhicule), soulève des problématiques écologiques majeures :
L'impact environnemental de l'extraction minière :
- Dans les salars (Amérique du Sud), l'extraction par évaporation de saumures requiert des volumes considérables d'eau douce dans des zones arides, ce qui assèche les nappes phréatiques, accélère la désertification et perturbe la faune locale.
- L'extraction à partir de minerais rocheux (pegmatites) implique des mines à ciel ouvert fortement émettrices de gaz à effet de serre et génératrices de rejets acides et de poussières polluantes.
- L'épuisement d'une ressource finie : l'abondance du lithium dans la croûte terrestre est limitée, ce qui pose à moyen terme la question de la durabilité de cette technologie et de la souveraineté sur les réserves accessibles.
- La gestion de la fin de vie et le recyclage : le taux de recyclage effectif du lithium reste faible en raison du coût et de la complexité technique des procédés de séparation hydrométallurgique ou pyrométallurgique. L'accumulation de déchets électroniques (D3E) engendre un risque de pollution des sols et des eaux par des composés toxiques.
QI4
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Notions : énergie électrique, accumulateur
Déterminer, en W.h, l'énergie de la batterie d'un téléphone portable à .
Voir l'indiceIndice
Multiplier la capacité en ampères-heures par la tension nominale à vide de la cellule E.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énergie calculée par E_{\mathrm{elec}} = U \times Q avec la tension nominale et la capacité de la batterie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énergie électrique \mathcal{E}_{\text{batt}} délivrée par la batterie lors de sa décharge complète sous sa tension nominale E est le produit de cette tension par la capacité électrique \mathrm{Cap} :
D'après les données fournies à 25\,{}^\circ\mathrm{C} :
- E = 3{,}6\text{ V} ;
- \mathrm{Cap} = 2\,675\text{ mA}\cdot\text{h} = 2{,}675\text{ A}\cdot\text{h}.
On effectue l'application numérique :
Résultat
QI5
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Notions : densité massique d'énergie, ordre de grandeur
En déduire la masse de la batterie. Ce résultat vous semble-t-il plausible ?
Voir l'indiceIndice
Diviser l'énergie totale calculée par l'énergie massique \mathcal{E}_{\mathrm{massique}} = 200\text{ W}\cdot\text{h}\cdot\text{kg}^{-1}.
Voir la stratégieStratégie
- Relier l'énergie de la batterie \mathcal{E}_{\text{batt}} obtenue à la question I4 à l'énergie massique \mathcal{E}_{\text{massique}} donnée en fin d'énoncé pour en déduire la masse totale de la batterie m_{\text{batt}}.
- Comparer la valeur obtenue à l'ordre de grandeur de la masse d'un smartphone et de ses composants internes afin d'en discuter la plausibilité.
Voir la réponse courteRéponse courte
Masse obtenue via l'énergie massique de la batterie et discussion de la cohérence pour un smartphone.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition de l'énergie massique \mathcal{E}_{\text{massique}}, l'énergie électrique totale stockée dans la batterie \mathcal{E}_{\text{batt}} est reliée à la masse de la batterie m_{\text{batt}} par :
soit :
Avec \mathcal{E}_{\text{batt}} \simeq 9{,}63\text{ W}\cdot\text{h} (question I4) et \mathcal{E}_{\text{massique}} = 200\text{ W}\cdot\text{h}\cdot\text{kg}^{-1} :
Ce résultat est tout à fait plausible : un téléphone portable actuel pèse typiquement entre 150\text{ g} et 200\text{ g}, et la batterie constitue l'un des composants les plus lourds de l'appareil (représentant de l'ordre de 25\text{ \%} à 30\text{ \%} de la masse totale). Une masse d'environ 50\text{ g} est donc parfaitement conforme à la réalité.
Résultat
J · Rendement
QJ1
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : enthalpie libre standard de réaction, formule de nernst
Déterminer l'enthalpie libre standard de la réaction de décharge de la batterie à .
Voir l'indiceIndice
Utiliser la relation fondamentale de la thermodynamique électrochimique reliant l'enthalpie libre standard à la fem réversible : \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ = -n\mathcal{F}E.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la relation thermodynamique reliant l'enthalpie libre de réaction à la force électromotrice de la pile à l'abandon : \Delta_{\mathrm{r}}G = -n \mathcal{F} E.
- Justifier l'assimilation de la fem mesurée à la fem standard E^\circ, tous les constituants de l'équation-bilan étant des phases condensées.
- Effectuer l'application numérique avec le nombre d'électrons n=1 déterminé à la question H8.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation thermodynamique fondamentale pour une pile : \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ = -n \mathcal{F} E^\circ avec n=1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation-bilan de décharge établie à la question H8 :
le nombre d'électrons échangés par mole d'avancement est n = 1.
Tous les réactifs et produits étant sous forme de phases solides pures ou de solutions solides d'insertion dont l'activité est unitaire (a_i = 1), le quotient de réaction vaut Q_{\mathrm{r}} = 1. Le potentiel d'équilibre à circuit ouvert (tension à vide) est donc égal à la force électromotrice standard de la pile :
La relation fondamentale de la thermodynamique électrochimique donne alors :
À la température T = 298\text{ K} (25\text{ \textdegree C}), la tension à vide donnée vaut E = 3{,}6\text{ V} (valeur également en plein accord avec la figure 18 où E(298\text{ K}) \simeq 3{,}598 + 0{,}0018 = 3{,}600\text{ V}).
En injectant les valeurs numériques :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Sous-partie difficile : seuls quelques candidats parviennent à proposer des réponses cohérentes.
« Cette partie a mis en difficulté les candidats. Seuls quelques-uns sont parvenus à donner des réponses cohérentes. »
Source : rapport du jury E3A 2020
Question déjà tombée ailleurs
QJ2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Exploitation de document
Notions : entropie standard de réaction, relation de helmholtz
Déduire de la figure 18 donnant l'évolution de la tension à vide de la pile en fonction de la température, l'entropie standard de réaction .
Voir l'indiceIndice
Différencier l'expression précédente par rapport à la température en utilisant la relation de Maxwell \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ = -\left(\frac{\partial \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ}{\partial T}\right)_P = n\mathcal{F}\frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}T}, la pente étant déduite du graphe.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'entropie standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ à partir de la dérivée de l'enthalpie libre standard \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ par rapport à la température.
- Relier \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ au coefficient de température de la force électromotrice \frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}T}.
- Évaluer graphiquement la pente de la droite E(T) sur la figure 18 et réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation de \frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_{\mathrm{r}}S^\circ}{n\mathcal{F}} et calcul de la pente de la courbe expérimentale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'identité thermodynamique \mathrm{d}G^\circ = V^\circ \mathrm{d}P - S^\circ \mathrm{d}T, l'entropie standard de réaction s'exprime par dérivation de l'enthalpie libre standard par rapport à la température à pression constante :
En utilisant la relation établie à la question J1, \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(T) = -n \mathcal{F} E(T) avec n = 1, il vient :
La figure 18 montre que l'évolution de la tension à vide E(T) est une droite. L'ordonnée représentée est y(T) = E(T) - 3{,}598\text{ V}, de même pente que E(T). Relevons deux points sur cette droite :
- pour T_1 = 280\text{ K} : y(T_1) = 0{,}0032\text{ V} ;
- pour T_2 = 310\text{ K} : y(T_2) = 0{,}0005\text{ V}.
La pente de la droite vaut :
On en déduit l'entropie standard de réaction :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Sous-partie difficile : très peu de candidats obtiennent des résultats cohérents en exploitant la courbe.
« Cette partie a mis en difficulté les candidats. Seuls quelques-uns sont parvenus à donner des réponses cohérentes. »
Source : rapport du jury E3A 2020
Question déjà tombée ailleurs
QJ3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : enthalpie standard de réaction, enthalpie libre standard de réaction
Déterminer l'enthalpie standard de la réaction de décharge.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la définition de l'enthalpie libre \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ = \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ + T\Delta_{\mathrm{r}}S^\circ à T = 298\text{ K}.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser la relation fondamentale reliant l'enthalpie standard de réaction à l'enthalpie libre standard et à l'entropie standard de réaction : \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ = \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ - T\Delta_{\mathrm{r}}S^\circ.
- Exprimer \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ et effectuer l'application numérique à la température T = 298\text{ K} (25\,^\circ\text{C}) à l'aide des résultats établis aux questions J1 et J2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Déduction de \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ via la relation constitutive \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ = \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ + T \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition de l'enthalpie libre G = H - TS, les grandeurs standard de réaction sont reliées par la relation :
On en déduit l'expression de l'enthalpie standard de décharge :
En introduisant les expressions obtenues aux questions J1 et J2 :
À la température T = 298\text{ K} (25\,^\circ\text{C}), avec :
- \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(298\text{ K}) = -347{,}4\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} (d'après la question J1) ;
- \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ = -8{,}7\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} (d'après la question J2) ;
le terme entropique vaut :
On obtient ainsi :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Sous-partie difficile : très peu de candidats parviennent à donner des réponses cohérentes.
« Cette partie a mis en difficulté les candidats. Seuls quelques-uns sont parvenus à donner des réponses cohérentes. »
Source : rapport du jury E3A 2020
QJ4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : rendement thermodynamique, travail électrique
Déterminer la valeur du rendement pour la pile lithium-ion.
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Calculer le rapport \eta = |\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ / \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ| pour quantifier la fraction d'énergie chimique transformable en travail électrique réversible.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les grandeurs thermodynamiques correspondant au travail électrique réversible fourni par la pile et à l'énergie chimique libérée par la réaction.
- Exprimer le rendement théorique \eta en fonction de \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ et \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ.
- Effectuer l'application numérique à partir des résultats des questions J1 et J3.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rendement thermodynamique défini par \eta = \frac{|\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ|}{|\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ|} très proche de 1.
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À température et pression constantes, le travail électrique maximal (réversible) pouvant être fourni au circuit extérieur lors de la décharge d'une mole d'avancement est égal à la diminution d'enthalpie libre du système :
L'énergie chimique libérée par la réaction correspond à la diminution d'enthalpie du système :
Le rendement thermodynamique de la pile, défini comme le quotient du travail électrique sur l'énergie chimique, s'écrit donc :
En utilisant les valeurs obtenues aux questions J1 (\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ = -347\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}) et J3 (\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ = -350\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}) :
Soit :
Résultat
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Sous-partie difficile : très peu de candidats parviennent à déterminer une valeur cohérente.
« Cette partie a mis en difficulté les candidats. Seuls quelques-uns sont parvenus à donner des réponses cohérentes. »
Source : rapport du jury E3A 2020
K · Caractéristiques de l'électrolyte
QK1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en PCSI
Notions : solvant protique, liaison hydrogène
Qu'est-ce qu'un solvant protique ? Donner un exemple.
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Définir une espèce protique par sa capacité à céder un proton ou à former des liaisons hydrogène (présence d'un hydrogène lié à un hétéroatome tel que O, N ou F) et donner l'eau comme exemple.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition d'un solvant possédant un atome d'hydrogène lié à un hétéroatome électronégatif (ex : \mathrm{H_2O}, éthanol).
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Un solvant protique (ou protogène) est un solvant dont les molécules possèdent un ou plusieurs atomes d'hydrogène labiles, c'est-à-dire liés à un hétéroatome nettement plus électronégatif (typiquement l'oxygène \mathrm{O}, l'azote \mathrm{N} ou le fluor \mathrm{F}). Cette liaison fortement polarisée permet au solvant :
- de céder un proton \mathrm{H}^+ au sens de Brønsted ;
- d'agir comme donneur de liaison hydrogène.
Exemples classiques :
- L'eau \mathrm{H_2O} ;
- Les alcools, tels que l'éthanol \mathrm{CH_3CH_2OH} ou le méthanol \mathrm{CH_3OH} ;
- Les acides carboxyliques, comme l'acide éthanoïque \mathrm{CH_3COOH}.
Résultat
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La définition d'un solvant protique doit être connue et maîtrisée.
« La définition de solvant protique est connue de peu de candidats. »
Source : rapport du jury E3A 2020
QK2
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1
Notions : loi d'arrhenius, énergie d'activation
Énoncer la loi d'Arrhenius de la cinétique chimique. Définir les différents termes qui y apparaissent, en précisant leurs unités.
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Énoncer la loi k(T) = A \exp(-E_{\mathrm{a}}/RT) en explicitant l'énergie d'activation et le facteur pré-exponentiel.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énoncé de k = A \exp(-E_{\mathrm{a}}/(RT)), définition du facteur préexponentiel et de l'énergie d'activation.
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La loi empirique d'Arrhenius modélise l'influence de la température sur la constante de vitesse k d'une réaction chimique :
Les grandeurs intervenant dans cette expression sont les suivantes :
- k : la constante de vitesse de la réaction, dont la dimension et l'unité dépendent de l'ordre global n de la réaction (par exemple en \mathrm{s}^{-1} pour un ordre 1, en \mathrm{L}\cdot\mathrm{mol}^{-1}\cdot\mathrm{s}^{-1} pour un ordre 2) ;
- A : le facteur pré-exponentiel (ou facteur de fréquence), homogène et de même unité que la constante de vitesse k ;
- E_{\mathrm{a}} : l'énergie d'activation de la réaction, exprimée en \mathrm{J}\cdot\mathrm{mol}^{-1} (ou couramment en \mathrm{kJ}\cdot\mathrm{mol}^{-1}) ;
- R : la constante molaire des gaz parfaits, R \simeq 8{,}314\ \mathrm{J}\cdot\mathrm{K}^{-1}\cdot\mathrm{mol}^{-1} ;
- T : la température absolue, exprimée en kelvins (\mathrm{K}).
Résultat
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Attention à préciser l'unité correcte de l'énergie d'activation dans la loi d'Arrhenius.
« Cependant une grande partie d’entre eux associent une unité incorrecte à l’énergie d’activation. »
Source : rapport du jury E3A 2020
Question déjà tombée ailleurs
QK3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1
Notions : facteur cinétique, loi d'arrhenius
Que pensez-vous de la méthode proposée en termes de cinétique chimique ?
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Une élévation de température augmente la vitesse des réactions parasites ou accélère la cinétique globale, mais elle ne modifie pas l'état thermodynamique de charge.
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- Identifier l'effet physique du frottement sur la batterie (élévation de la température T).
- Relier cette augmentation de température aux grandeurs cinétiques à l'aide de la loi d'Arrhenius (constantes de vitesse, diffusion).
- Conclure sur la validité de l'affirmation : distinguer l'accélération d'une réaction (cinétique) de son inversion ou alimentation énergétique (thermodynamique / électrochimie).
Voir la réponse courteRéponse courte
Une hausse de température accélère les transferts de matière et la cinétique des réactions aux électrodes.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Frotter la batterie entre ses mains produit un échauffement par frottement, ce qui a pour conséquence d'augmenter sa température T.
D'après la loi d'Arrhenius établie à la question K2 :
k(T) = A \exp\left(-\frac{E_{\mathrm{a}}}{RT}\right)une élévation de température augmente la constante de vitesse des réactions électrochimiques aux interfaces électrode/électrolyte, ainsi que le coefficient de diffusion et la conductivité ionique des ions \mathrm{Li}^+ dans l'électrolyte.
- Cette amélioration cinétique diminue la résistance interne de la pile et les surtensions de diffusion. Dans une batterie apparemment « vide » (tension tombée sous le seuil d'arrêt de l'appareil à température ambiante), cela permet de mobiliser les dernières espèces réactives et d'extraire temporairement un peu plus de courant, donnant l'illusion d'une récupération.
- Cependant, la cinétique chimique régit uniquement la vitesse de franchissement des barrières d'activation : elle ne modifie pas le sens d'évolution spontané d'un système. Recharger une batterie impose de forcer la réaction inverse (non spontanée), ce qui requiert impérativement un apport de travail électrique extérieur délivré par un générateur.
Résultat
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Question peu abordée et très rarement réussie par les candidats.
« Questions peu abordées. Les réponses données sont très rarement correctes. »
Source : rapport du jury E3A 2020
QK4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Notions : déplacement d'équilibre, relation de van 't hoff
Que pensez-vous de cette méthode en termes de thermochimie, sachant que la réaction de décharge de la batterie est exothermique ?
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D'après le principe de Le Chatelier, chauffer un système exothermique déplace l'équilibre dans le sens endothermique, donc dans le sens opposé à la décharge spontanée (la recharge ne peut cependant être spontanée).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le caractère thermique de la réaction de charge en inversant la réaction de décharge exothermique.
- Appliquer la loi de Van 't Hoff (ou le principe de modération de Le Chatelier) pour analyser l'influence d'une hausse de température sur l'état d'équilibre.
- Confronter cette analyse au fonctionnement d'un accumulateur électrochimique (nature de l'énergie nécessaire, évolution de la f.e.m. avec la température) pour conclure sur l'inefficacité de la méthode.
Voir la réponse courteRéponse courte
Réaction exothermique : d'après la loi de Van 't Hoff, une hausse de température défavorise la constante d'équilibre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La réaction de décharge étant exothermique (\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ_{\text{décharge}} < 0, cf. question J3), la réaction de charge est thermodynamiquement endothermique :
1. Déplacement de l'équilibre :
D'après la loi de Van 't Hoff appliquée à la réaction de décharge :
Une augmentation de température induite par le frottement diminue la constante d'équilibre de la décharge et favorise, selon le principe de modération de Le Chatelier, le sens endothermique (le sens de la charge).
2. Impossibilité de recharge :
Cependant, cette analyse ne permet en aucun cas de recharger la batterie :
- Nature de l'énergie fournie : La recharge d'une batterie nécessite un apport de travail électrique fourni par un générateur extérieur afin de faire circuler le courant en sens inverse. L'apport thermique (chaleur) ne peut en aucun cas forcer la circulation d'électrons en circuit ouvert.
Évolution de la force électromotrice : D'après la relation établie à la question J2 :
\frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_{\mathrm{r}}S^\circ}{\mathcal{F}} < 0L'élévation de température s'accompagne d'une diminution de la force électromotrice de la pile.
Résultat
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Question peu abordée et très rarement réussie par les candidats.
« Questions peu abordées. Les réponses données sont très rarement correctes. »
Source : rapport du jury E3A 2020
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2020 ?
Surtout 4 chapitres : Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire (17 % des questions), Induction électromagnétique (17 %), Magnétostatique (15 %) et Oxydoréduction et électrochimie (14 %). Plus ponctuellement : Circuits électriques et régimes transitoires, Atomistique, liaisons et cristallographie, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Thermodynamique chimique et équilibres, Ondes électromagnétiques dans les milieux…
Peut-on travailler le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2020 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?
En partie : 50 questions sur 69 (72 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI. Blocs abordables : la sous-partie 1.C (QC1 à QC6), la sous-partie 1.D (QD1 à QD6), la sous-partie 1.E (QE1 à QE6) et la sous-partie 2.H (QH1 à QH8). Avec les autres programmes de première année : 19 en MP2I, 21 en TSI1 et 15 en BCPST1.
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2020 ?
Environ 4 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie 1 est la plus longue (environ 3 h).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet E3A Physique-Chimie PSI 2020 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2020 ?
Questions de cours : QA1 (équation de maxwell), QA2 (théorème d'ampère), QA3 (solénoïde), QA10 (conservation du flux magnétique), QB3 (induction électromagnétique), QB4 (loi de faraday), QC1 (inductance mutuelle), QC6 (transformateur)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : QA4 (symétrie et invariances), QA5 (théorème d'ampère), QA6 (symétrie et invariances), QC2 (loi des mailles), QC3 (énergie magnétique), QC5 (couplage inductif), QE4 (fonction de transfert), QF3 (facteur de qualité)….
Où gagner des points facilement dans le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2020 ?
Le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2020 était-il difficile ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le rapport indique que le sujet abordait certaines notions du programme qui paraissent souvent difficiles aux étudiants (ARQS, induction, effet de peau, sites octaédriques, décharge d'une batterie) et que les copies sont moins bonnes que les autres années.
Comment déduire l'entropie standard de réaction de la courbe de fem en QJ2 ?
En dérivant \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ = -n\mathcal{F}E par rapport à T à pression constante : la relation fondamentale (\partial \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ / \partial T)_P = -\Delta_{\mathrm{r}}S^\circ donne directement \mathrm{d}E/\mathrm{d}T = \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ / (n\mathcal{F}), ce qui relie l'entropie de réaction à la pente de la droite expérimentale.
Comment déduire le coefficient de couplage k du diagramme de Bode en QF2 ?
En reliant le maximum de gain au facteur de qualité : à la résonance, le gain vaut |H|_{\mathrm{max}} \simeq k Q, et non simplement k. Il ne faut donc pas confondre le gain statique H_0 = k avec le gain crête résonant, sous peine de surestimer k d'un facteur 10.
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