Corrigé détaillé Polytechnique Physique A PC 2022
Flotter sous un liquide en lévitation
- 40 questions corrigées
- Sujet difficile
- Faisable en PCSI : 11 questions sur 40, parties II et IV.A
- Vérifié question par question
Inspiré directement d'une publication remarquée dans la revue Nature (2020) par une équipe de l'ESPCI, ce problème étudie un phénomène spectaculaire et hautement contre-intuitif : la lévitation d'une couche d'eau au-dessus d'un coussin d'air sous l'effet de vibrations verticales rapides, permettant à un petit bateau de flotter la quille en l'air sous l'interface inférieure.
L'épreuve est d'une grande richesse conceptuelle et illustre à merveille le concept de force moyenne / potentiel effectif (analogue au pendule de Kapitza). Elle mobilise avec élégance la statique des fluides en référentiel accéléré, la dynamique des gaz parfaits, les résonances mécaniques, les ondes de surface de gravité-capillaires et la théorie de la stabilité linéaire. Un sujet moderne, formateur et incontournable pour les candidats visant l'X ou l'ENS en filière PC.
En bref sur ce sujet
- Difficulté
- Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,33/20)
- Temps estimé
- ≈ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Mécanique des fluides43 %
- Approche énergétique et oscillateurs mécaniques21 %
- Ondes mécaniques et acoustiques13 %
- Référentiels non galiléens13 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en PCSI : 11 questions sur 40, parties II et IV.A.
Où gagner des points
Rapides et accessibles (26) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.
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Partie I : Comportement d’une bulle dans un bain en vibration
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : statique des fluides, pression hydrostatique
L’expérience utilise un récipient dans lequel on verse un liquide de masse volumique , qu’on supposera approximativement égale à celle de l’eau. On suppose dans un premier temps que le récipient et le liquide sont immobiles. Rappeler l’expression de la pression à une profondeur au-dessous de la surface du liquide. On notera la pression à la surface du liquide, qui est la pression atmosphérique, et l’accélération de la pesanteur.
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Appliquer le principe fondamental de la statique des fluides entre la surface libre et la profondeur D.
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Loi fondamentale de la statique des fluides incompressibles : P_1 = P_0 + \rho_l g D.
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Dans un liquide homogène et incompressible de masse volumique \rho_l au repos dans le champ de pesanteur uniforme \vec{g}, la loi fondamentale de la statique des fluides donne, à une profondeur D sous la surface libre où règne la pression atmosphérique P_0 :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : statique des fluides, échelle de hauteur
Exprimer en fonction de , , et d’une longueur caractéristique dont on donnera l’expression littérale et l’ordre de grandeur.
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Mettre en facteur P_0 pour isoler H = P_0/(\rho_l g), qui représente la hauteur équivalente d'eau associée à une atmosphère.
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Mise sous la forme P_1 = P_0 (1 + D/H) avec H = P_0/(\rho_l g) \simeq 10\text{ m}.
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D'après le résultat de la question 1, la pression P_1 à la profondeur D s'écrit :
avec la longueur caractéristique :
L'expression de la pression devient ainsi :
Avec les ordres de grandeurs usuels pour l'eau et les conditions atmosphériques standard :
- P_0 \simeq 10^5\text{ Pa} ;
- \rho_l \simeq 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- g \simeq 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}.
On obtient :
Résultat
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Le fluide étant un liquide incompressible, il ne fallait pas invoquer l'atmosphère isotherme pour H, et il fallait obligatoirement donner son ordre de grandeur.
« Un certain nombre de candidat(e)s, faisant preuve de peu de recul, ont réagi de manière Pavlovienne à l'énoncé de cette question et à la notation, H, utilisée pour désigner la longueur caractéristique. Il(elle)s ont utilisé le modèle de l'atmosphère isotherme pour déterminer cette longueur alors que le fluide considéré était de l'eau, un liquide supposé incompress ible. »
« De manière surprenante, certain(e)s n'ont pas jugé utile de donner l'ordre de grandeur de cette longueur caractéristique, pourtant explicitement demandé, alors que l'application numérique ne présentait aucune difficulté. »
Source : rapport du jury Polytechnique 2022
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : poussée d'archimède
Rappeler l’expression de la force de poussée d’Archimède exercée sur une petite bulle d’air de volume .
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Exprimer la poussée d'Archimède comme l'opposé du poids du volume de fluide déplacé.
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Expression vectorielle de la poussée d'Archimède : \vec{F}_A = \rho_l V g \vec{u}_z.
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D'après le principe d'Archimède, tout corps immergé dans un fluide au repos subit une force verticale dirigée vers le haut, égale au poids du volume de fluide déplacé :
En introduisant le vecteur unitaire vertical ascendant \vec{u}_z tel que \vec{g} = -g\,\vec{u}_z, cette force s'écrit de manière équivalente :
Résultat
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La poussée d'Archimède est liée au poids du liquide déplacé et non à celui de la bulle ; il faut en expliciter la direction et le sens selon l'axe vertical choisi.
« Les copies donnant de mauvaises réponses englobent dans l'expression de la poussée d'Archimède le poids de la bulle d'air ou alors assimilent celle-ci à l'opposé du poids de la bulle d'air et non du liquide déplacé. »
« Notons qu'il convient d'expliciter le sens d'orientation de l'axe vertical, z, lorsque le vecteur e; est utilisé pour donner la direction de la poussée d'Archimède. »
Source : rapport du jury Polytechnique 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : force d'inertie d'entraînement, référentiel non galiléen
On imprime au récipient un mouvement vertical d’amplitude et de pulsation , , où est la coordonnée verticale ascendante. Déterminer la force d’inertie d’entraînement exercée sur un point matériel de masse dans le référentiel du récipient.
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Utiliser la formule de la force d'inertie d'entraînement \vec{F}_i = -m\,\vec{a}_e en translation verticale pure.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'accélération d'entraînement du récipient, qui est en translation rectiligne verticale par rapport au référentiel galiléen du laboratoire.
- Appliquer la définition générale de la force d'inertie d'entraînement subie par un point matériel de masse m.
Voir la réponse courteRéponse courte
Référentiel en translation rectiligne accélérée : \vec{F}_{ie}(t) = -m \ddot{Z}(t)\vec{u}_z = m A \omega^2 \cos(\omega t)\vec{u}_z.
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Le récipient est animé d'un mouvement de translation rectiligne verticale ascendante repéré par la coordonnée Z(t) = A \cos \omega t par rapport au référentiel du laboratoire, supposé galiléen. En notant \vec{u}_z le vecteur unitaire vertical ascendant, l'accélération d'entraînement de tout point lié au récipient s'écrit :
La force d'inertie d'entraînement \vec{F}_i(t) exercée sur un point matériel de masse m dans le référentiel du récipient est alors :
Soit, en remplaçant par l'expression temporelle :
Résultat
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Attention au signe reliant la force d'inertie d'entraînement à l'accélération, et ne pas omettre de préciser son sens et sa direction.
« Quelques candidat(e)s ont commis une erreur de signe lorsqu'il(elle)s expriment la force d'inertie d'entraînement en fonction de l'accélération d'entraînement, alors qu'il s'agissait pourtant d'une simple question de cours. »
« Un nombre relativement important de copies se limitent à calculer la valeur algébrique de la force d'inertie d'entraînement sans donner son sens et sa direction. »
Source : rapport du jury Polytechnique 2022
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : pesanteur apparente, poussée d'archimède
On suppose que le liquide reste immobile dans le référentiel du récipient. On admet que les lois de l’hydrostatique s’appliquent toujours, à condition de prendre en compte la force d’inertie d’entraînement en plus de la pesanteur. En déduire l’expression de la pression à la profondeur , qu’on exprimera en fonction de , , et de l’accélération instantanée du récipient . En déduire également l’expression de la poussée d’Archimède sur une bulle de volume .
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Introduire le champ de pesanteur effectif \vec{g}_{\text{eff}}(t) = -(g + \ddot{Z}(t))\vec{u}_z et intégrer l'hydrostatique instantanée.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le champ de pesanteur effectif \vec{g}_{\text{eff}}(t) dans le référentiel non galiléen lié au récipient en combinant la pesanteur et l'accélération d'entraînement.
- Appliquer la relation fondamentale de l'hydrostatique dans ce référentiel pour en déduire le gradient vertical de pression, puis intégrer entre la surface et la profondeur D.
- En déduire la résultante des forces de pression (poussée d'Archimède) sur la bulle en appliquant le principe d'Archimède généralisé ou le théorème du gradient.
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Pesanteur effective g_{\text{eff}} = g + \ddot{Z}(t) d'où P(t) = P_1 + \rho_l D \ddot{Z}(t) et \vec{F}_A(t) = \rho_l V(t)(g + \ddot{Z}(t))\vec{u}_z.
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Dans le référentiel du récipient (en translation verticale rectiligne accélérée d'accélération \ddot{Z}(t)\vec{u}_z), chaque élément de fluide subit la pesanteur \vec{g} = -g\vec{u}_z et la force d'inertie d'entraînement volumique \vec{f}_i = -\rho_l \ddot{Z}(t)\vec{u}_z.
Le champ d'accélération effectif ressenti par le liquide s'écrit donc :
La relation fondamentale de l'hydrostatique dans ce référentiel devient :
En projetant suivant l'axe vertical ascendant z, avec la profondeur D = -z mesurée depuis la surface libre (où z = 0 et P = P_0) :
Sachant d'après la question 1 que P_1 = P_0 + \rho_l g D, on obtient :
La poussée d'Archimède est la résultante des forces de pression exercées par le liquide sur la bulle de volume V(t). D'après la formule du gradient de Green-Ostrogradsky :
On en déduit :
Résultat
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Attention au signe de la force d'inertie dans le PFD ; l'expression modifiée de la poussée d'Archimède n'a été obtenue que par un tiers des candidats.
« Néanmoins, de manière surprenante, beaucoup de copies présentent une erreur de signe sur le terme relatif à la force d'inertie, malgré une réponse correcte à la question précédente. »
« La seconde partie de la question, relative à l'obtention de l'expression modifiée de la poussée d'Archimède a été nettement moins bien traitée avec seulement envi ron un tiers de bonnes réponses. »
Source : rapport du jury Polytechnique 2022
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : gaz parfait, transformation isotherme
On note le volume de la bulle à la pression . Déterminer l’expression de , en traitant la bulle comme un gaz parfait isotherme. On suppose qu’à tout instant, . Développer l’expression de au premier ordre en .
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Appliquer la loi de Boyle-Mariotte P(t)V(t) = P_1 V_1 puis réaliser un développement limité à l'ordre un en petite variation de pression.
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Loi de Boyle-Mariotte P(t)V(t) = P_1 V_1 puis développement limité au premier ordre : V(t) \simeq V_1(1 - (P(t)-P_1)/P_1).
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L'air contenu dans la bulle est modélisé par un gaz parfait de quantité de matière n constante, évoluant à température fixée T. La loi des gaz parfaits donne :
On en déduit l'expression exacte du volume de la bulle à l'instant t :
On réécrit ce rapport sous la forme :
Sous l'hypothèse d'une faible variation relative de pression, |P(t) - P_1| \ll P_1, un développement limité au premier ordre donne (1 + \varepsilon)^{-1} \simeq 1 - \varepsilon, soit :
En utilisant le résultat de la question 5, à savoir P(t) - P_1 = \rho_l D \ddot{Z}(t), cette relation s'écrit également :
Résultat
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L'énoncé précisant que la transformation est isotherme, il ne fallait pas utiliser la loi de Laplace.
« Quelques candidat( e )s pour déterminer l'expression du volume de la bulle à la pression Pi, ont utilisé de manière erronée la loi de Laplace des gaz parfaits alors que l'énoncé explicitait que la transformation subie par le gaz était isotherme. »
Source : rapport du jury Polytechnique 2022
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Notions : poussée d'archimède, moyenne temporelle
En déduire la valeur moyenne de sur une période du mouvement du récipient. On fera apparaître la correction au résultat statique obtenu à la question 3, qui est proportionnelle à la valeur moyenne de .
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Calculer la moyenne temporelle de \vec{F}_A(t) sur une période en exploitant \langle \ddot{Z}(t) \rangle = 0 et \langle \cos^2(\omega t) \rangle = 1/2.
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- Injecter l'expression linéarisée du volume V(t) obtenue à la question 6 dans l'expression de la poussée instantanée \vec{F}_A(t) issue de la question 5.
- Développer le produit et prendre la moyenne temporelle sur une période T = 2\pi/\omega, en utilisant la nullité de la moyenne de \ddot{Z}(t).
- Identifier le terme statique de la question 3 et exprimer la correction en fonction de \langle \ddot{Z}(t)^2 \rangle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le produit du terme oscillant de volume et de l'accélération donne une force moyenne descendante en -\langle \ddot{Z}^2 \rangle.
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D'après les questions 5 et 6, la poussée d'Archimède instantanée s'écrit :
avec
En développant le produit au premier ordre non nul :
Prenons la moyenne temporelle sur une période T = 2\pi/\omega, notée \langle \cdot \rangle. Comme \ddot{Z}(t) = -A\omega^2 \cos(\omega t) est sinusoïdal, sa moyenne temporelle est nulle :
Il reste ainsi :
On reconnaît dans le premier terme la poussée d'Archimède statique \vec{F}_{A,\text{stat}} = \rho_l V_1 g \vec{u}_z établie à la question 3 (pour une bulle de volume V_1). La valeur moyenne de la poussée d'Archimède s'écrit donc :
Sachant que \langle \cos^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{2}, la moyenne du carré de l'accélération vaut \langle \ddot{Z}(t)^2 \rangle = \frac{1}{2} A^2 \omega^4.
Résultat
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Question discriminante, nécessitant d'avoir obtenu sans erreur la poussée d'Archimède modifiée et le volume de la bulle aux questions 5 et 6.
« Pour répondre correctement à cette question, il fallait avoir préalablement établi l'expression correcte de la poussée d'Archimède modifiée et celle du volume de la bulle à la profondeur D, aux questions 5 et 6, respectivement. »
« Pour cette raison, cette question s'est révélée dis criminante. »
Source : rapport du jury Polytechnique 2022
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : poussée d'archimède, condition d'équilibre
En faisant l’approximation , déterminer la profondeur critique au-delà de laquelle la bulle s’enfonce dans le liquide (voir figure 1 à droite). On exprimera en fonction de et du paramètre .
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Trouver la profondeur D^* pour laquelle la moyenne temporelle de la force d'Archimède nette compense exactement le poids de la bulle (ou s'annule si la masse propre de l'air est négligée).
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- Négliger la masse de la bulle d'air devant celle du liquide déplacé (\rho_{\text{air}} \ll \rho_l), de sorte que la dynamique moyenne de la bulle est entièrement gouvernée par la valeur moyenne de la poussée d'Archimède \langle \vec{F}_A \rangle.
- Injecter l'approximation P_1 \simeq P_0 et l'expression de la hauteur caractéristique H = P_0/(\rho_l g) dans le résultat de la question précédente.
- Identifier la condition de changement de signe de la force moyenne pour déterminer la profondeur critique D^*.
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Annulation de la poussée moyenne : D^* = 2H/\gamma^2 avec \gamma = A\omega^2/g.
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La masse de l'air étant négligeable devant celle du liquide déplacé (\rho_{\text{air}} \sim 10^{-3}\rho_l), le poids propre de la bulle est tout à fait négligeable devant la poussée d'Archimède. La force moyenne verticale subie par la bulle s'identifie donc à la valeur moyenne de la poussée d'Archimède obtenue à la question précédente :
En utilisant l'approximation P_1 \simeq P_0 ainsi que la définition de la hauteur caractéristique issue de la question 2, H = \dfrac{P_0}{\rho_l g}, il vient :
En introduisant le paramètre adimensionnel \gamma = \dfrac{A\omega^2}{g}, la force moyenne se réécrit :
La bulle s'enfonce lorsque la force moyenne résultante est dirigée vers le bas, c'est-à-dire pour \langle \vec{F}_A(t) \rangle \cdot \vec{u}_z < 0. La profondeur critique D^* séparant la remontée de l'enfoncement correspond à l'annulation de cette force moyenne :
d'où l'expression de la profondeur critique :
Résultat
Question 9
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : ordre de grandeur, analyse physique
Montrer que l’approximation se traduit, à la profondeur , par une condition sur le paramètre . Interpréter physiquement cette condition.
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Évaluer l'amplitude relative de pression |P(t)-P_1|/P_1 pour D = D^* en utilisant l'expression de D^* trouvée à la question précédente.
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L'approximation linéaire à la profondeur critique impose \gamma \gg 2 : l'accélération imposée doit dépasser largement la gravité.
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D'après la question Q5, l'écart de pression s'écrit :
L'amplitude maximale de cette oscillation de pression est donc :
Avec l'approximation P_1 \simeq P_0 = \rho_l g H (question Q2), le rapport relatif s'exprime en fonction du paramètre adimensionnel d'accélération \gamma = \frac{A\omega^2}{g} :
En évaluant cette grandeur à la profondeur critique D^* = \dfrac{2H}{\gamma^2} obtenue à la question Q8, il vient :
L'approximation |P(t) - P_1| \ll P_1 se traduit donc par la condition :
Interprétation physique :
Le paramètre \gamma = \frac{A\omega^2}{g} compare l'accélération maximale du récipient à l'accélération de la pesanteur g. La condition \gamma \gg 1 signifie que l'agitation verticale doit être suffisamment vigoureuse pour que les forces d'inertie dominent largement la pesanteur.
Sous cette condition, la profondeur critique D^* = \frac{2H}{\gamma^2} devient très petite devant H \sim 10\text{ m}, ce qui permet d'observer l'inversion de flottabilité à l'échelle centimétrique d'un récipient de laboratoire tout en garantissant des variations relatives de pression faibles au cours d'une période.
Résultat
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : exploitation de document, ordre de grandeur
La figure 1 donne la variation de la profondeur critique en fonction de l’amplitude , pour une pulsation fixée. Les approximations et faites plus haut sont-elles justifiées à la profondeur ?
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Calculer numériquement \gamma et D^*/H à l'aide des données du graphe pour vérifier la cohérence des deux approximations.
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Lecture graphique montrant D^* \sim \text{quelques cm} \ll H, justifiant l'hypothèse P_1 \simeq P_0.
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D'après la figure 1, la profondeur critique D^* varie typiquement entre 14\text{ mm} et 26\text{ mm}, soit un ordre de grandeur de :
1. Justification de l'approximation P_1 \simeq P_0 :
D'après le résultat de la question 2, la pression statique à la profondeur D^* s'écrit :
avec H = \frac{P_0}{\rho_l g} \sim 10\text{ m}. Le rapport vaut :
La variation relative entre P_1 et P_0 est de l'ordre de 0{,}2\,\% (au maximum 0{,}26\,\% pour D^* = 26\text{ mm}), donc l'approximation P_1 \simeq P_0 est parfaitement justifiée.
2. Justification de l'approximation |P(t) - P_1| \ll P_1 :
D'après la question 9, à la profondeur critique D^*, l'amplitude maximale de la perturbation relative de pression vaut :
En utilisant la relation établie à la question 8, D^* = \frac{2H}{\gamma^2}, on exprime le paramètre d'accélération \gamma :
Avec H \simeq 10\text{ m} = 10^4\text{ mm} et D^* \sim 20\text{ mm} :
Sur toute la plage expérimentale (D^* \in [14, 26]\text{ mm}), \gamma est compris entre 28 et 38, de sorte que :
L'écart relatif de pression reste inférieur à 7\,\%, ce qui valide très convenablement le développement au premier ordre. L'approximation |P(t) - P_1| \ll P_1 est donc également justifiée.
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Exploitation de document
Notions : exploitation de document, calcul d'ordre de grandeur
Estimer à partir de cette figure l’ordre de grandeur de la fréquence des oscillations.
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Identifier la pente ou la constante c = 2Hg^2/\omega^4 reliant D^* et A^{-2} sur la courbe pour en déduire la pulsation \omega puis la fréquence f.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la relation liant la pulsation \omega à la constante expérimentale c fournie dans la légende de la figure 1 en identifiant le modèle théorique D^*(A) établi à la question 8 et l'ajustement D^* = c/A^2.
- Exprimer littéralement la pulsation \omega puis la fréquence f = \omega / (2\pi), et procéder à l'application numérique sans calculatrice.
Voir la réponse courteRéponse courte
Déduction de \omega via \omega^4 = 2 H g^2 / (A^2 D^*) fournissant une fréquence de quelques dizaines de hertz.
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D'après la question 8, l'expression théorique de la profondeur critique est :
La légende de la figure 1 indique que la courbe d'ajustement est de la forme D^* = c/A^2 avec c = 5{,}5\text{ mm}^3 = 5{,}5 \times 10^{-9}\text{ m}^3. Par identification, il vient :
La fréquence des oscillations f = \omega / (2\pi) s'écrit alors :
Avec H \simeq 10\text{ m}, g \simeq 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \simeq 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et c = 5{,}5 \times 10^{-9}\text{ m}^3 :
On en déduit la fréquence des oscillations :
Résultat
Partie II : Liquide en lévitation sur une couche d’air
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : gaz parfait, force de rappel
Déterminer la variation de pression dans la couche d’air, assimilée à un gaz parfait isotherme, lorsque son épaisseur vaut , avec . En déduire la force de rappel subie par le liquide sous l’effet de cette variation de pression, pour un récipient de surface .
Voir l'indiceIndice
Écrire la différentielle de la relation isotherme P(V) = \text{cte} avec V = S(h_a+z) pour relier \delta P à z, puis en déduire la force nette sur le piston liquide.
Voir la réponse courteRéponse courte
Compression isotherme de la couche d'air : \delta P \simeq -P_a z/h_a d'où une force élastique équivalente.
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La couche d'air emprisonnée sous le liquide est modélisée par un gaz parfait fermé subissant une transformation isotherme. À l'équilibre, son volume est V_a = S h_a sous la pression P_a. Lorsque l'épaisseur devient h_a + z, le volume s'écrit :
L'équation d'état du gaz parfait à température constante impose :
soit :
Comme |z| \ll h_a, un développement limité au premier ordre donne :
On en déduit la variation de pression :
La poche d'air étant située sous la couche de liquide, la force pressante exercée par l'air sur la surface inférieure du liquide s'écrit :
La pression à l'équilibre P_a compense le poids du liquide et la pression atmosphérique supérieure. La variation de pression \delta P induit donc une force supplémentaire par rapport à l'équilibre, constituant la force de rappel :
soit :
Résultat
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : oscillateur harmonique, pulsation propre
Rappeler l’expression de la pulsation propre d’un ressort de raideur supportant une masse . Par analogie, en déduire l’expression de la pulsation propre des oscillations verticales du liquide en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Faire l'analogie entre la force de rappel pneumatique -k z et celle d'un ressort élastique linéaire supportant la masse m = \rho_l S h_l.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification de la raideur k = P_a S/h_a et de la masse m = \rho_l S h_l pour déduire \omega_0 = \sqrt{P_a/(\rho_l h_l h_a)}.
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Pour un oscillateur harmonique constitué d'un ressort de raideur k supportant une masse m, la pulsation propre s'écrit :
D'après le résultat de la question 12, la force de rappel s'exerçant sur le bloc de liquide sous l'effet d'un déplacement vertical z vaut :
La masse du liquide en lévitation, de volume V_l = S h_l et de masse volumique \rho_l, est donnée par :
Par analogie mécanique directe, en assimilant la couche de liquide indéformable à une masse m reposant sur le ressort pneumatique formé par la couche d'air :
La surface S se simplifie, ce qui donne :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : oscillateur harmonique forcé, amplitude complexe
Comme à la question 4, on imprime au récipient un mouvement vertical d’amplitude et de pulsation . On modélise le déplacement vertical du liquide par rapport au récipient comme un oscillateur harmonique amorti de masse , de pulsation propre et de temps d’amortissement , correspondant à un facteur de qualité . La force d’inertie d’entraînement soumet cet oscillateur à une excitation sinusoïdale de pulsation . Ecrire l’équation différentielle du mouvement. Déterminer l’amplitude complexe du mouvement du liquide en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le PFD au liquide en projection sur l'axe vertical dans le référentiel du récipient en prenant en compte la force d'inertie -m\ddot{Z}(t), puis passer en notation complexe.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la couche de liquide dans le référentiel non galiléen lié au récipient, en projetant sur l'axe vertical ascendant Oz.
- Identifier les termes de rappel, d'amortissement et de forçage inertiel afin d'établir l'équation différentielle canonique sous la forme standard d'un oscillateur du second ordre.
- Passer en régime sinusoïdal forcé à l'aide des grandeurs complexes pour exprimer l'amplitude complexe \underline{A_l} en fonction des grandeurs réduites.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation d'oscillateur amorti excité par la force d'inertie, puis passage aux amplitudes complexes pour exprimer \underline{A_l}.
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Dans le référentiel lié au récipient en translation verticale accélérée, la couche de liquide de masse m est soumise :
- à son poids et à la poussée statique de la couche d'air à l'équilibre, qui se compensent ;
- à la force de rappel élastique due à la surpression dans l'air (question 12) : \vec{F}_{\text{rappel}} = -k z \, \vec{u}_z = -m \omega_0^2 z \, \vec{u}_z ;
- à une force dissipative visqueuse modélisée par un frottement fluide -\frac{m}{\tau} \dot{z} \, \vec{u}_z = -\frac{m \omega_0}{Q} \dot{z} \, \vec{u}_z, où le temps d'amortissement est \tau = Q/\omega_0 ;
- à la force d'inertie d'entraînement (question 4) : \vec{F}_i(t) = -m \ddot{Z}(t) \, \vec{u}_z = m A \omega^2 \cos(\omega t) \, \vec{u}_z.
Le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe vertical ascendant donne :
soit l'équation différentielle du mouvement :
En adoptant la notation complexe avec \underline{Z}(t) = A e^{j \omega t} (de sorte que -\ddot{Z}(t) = \text{Re}(A \omega^2 e^{j \omega t})) et en cherchant la solution en régime sinusoïdal établi sous la forme \underline{z}(t) = \underline{A_l} e^{j \omega t}, l'équation différentielle devient :
En divisant le numérateur et le dénominateur par \omega_0^2 et en introduisant la pulsation réduite x = \frac{\omega}{\omega_0}, on obtient :
Résultat
Question 15
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Notions : facteur de qualité, résonance
À partir de la figure 3, évaluer numériquement la pulsation propre et le facteur de qualité.
Voir l'indiceIndice
Repérer la fréquence de résonance f_0 sur le tracé du gain (ou le passage par -\pi/2 sur la phase) et évaluer le facteur de qualité Q par la valeur du gain maximal.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la fréquence de résonance f_0 = \omega_0 / (2\pi) sur la courbe d'amplitude (position du pic) ou sur la courbe de phase (fréquence pour laquelle le déphasage vaut -\pi/2).
- Déduire la pulsation propre \omega_0 = 2\pi f_0.
- Évaluer le facteur de qualité Q à partir de la valeur maximale du gain à la résonance, puisque pour un oscillateur peu amorti (Q \gg 1), (A_l/A)_{\max} \simeq Q.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification de la résonance sur le graphe pour déterminer la fréquence propre f_0 et le facteur de qualité Q.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression de l'amplitude complexe obtenue à la question Q14 :
Le facteur de qualité étant visiblement grand devant 1, la résonance d'amplitude a lieu pour x \simeq 1 (soit \omega \simeq \omega_0), et à cette pulsation le déphasage vérifie :
1. Pulsation propre \omega_0 : Sur la figure 3 :
- Le pic d'amplitude est situé à la fréquence f_0 \simeq 107\text{ Hz} (entre 106 et 108\text{ Hz}).
- La courbe de déphasage passe par -\pi/2 \simeq -1{,}6\text{ rad} à cette même fréquence f \simeq 107\text{ Hz}.
On en déduit la pulsation propre :
2. Facteur de qualité Q : À la résonance (x \simeq 1), le gain maximal vaut directement :
La lecture du maximum sur la courbe supérieure donne :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Polytechnique Physique A PC 2022 ?
Surtout 4 chapitres : Mécanique des fluides (42 % des questions, partie I), Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (21 %, partie II), Référentiels non galiléens (12 %) et Ondes mécaniques et acoustiques (12 %). Plus ponctuellement : Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire, Premier et second principes de la thermodynamique et Cinématique et dynamique du point.
Peut-on travailler le sujet Polytechnique Physique A PC 2022 dès la première année (PCSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Polytechnique Physique A PC 2022 ?
Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie III est la plus longue (environ 1 h 30).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Polytechnique Physique A PC 2022 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Polytechnique Physique A PC 2022 ?
Questions de cours : Q1 (statique des fluides), Q3 (poussée d'archimède), Q4 (force d'inertie d'entraînement), Q13 (oscillateur harmonique), Q17 (écoulement irrotationnel) et Q32 (poussée d'archimède). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q14 (oscillateur harmonique forcé), Q22 (relation de dispersion) et Q34 (petite oscillation).
Où gagner des points facilement dans le sujet Polytechnique Physique A PC 2022 ?
Le sujet Polytechnique Physique A PC 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Le sujet Polytechnique Physique A PC 2022 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. La moyenne des candidats français est de 9,33/20 avec un écart-type de 3,57, et celle des candidats étrangers de 8,11 avec un écart-type de 3,7. Écart-type : 3,57 (1 254 présents).
À quel modèle classique se rattache la stabilisation par vibration en fin de sujet ?
C'est le modèle du pendule de Kapitza. Le découplage entre mouvement rapide et mouvement lent, modélisé par l'ajout de l'énergie cinétique moyenne de vibration dans l'énergie potentielle effective en Q27 et Q39, transpose fidèlement la stabilisation d'un équilibre statiquement instable par une excitation verticale à haute fréquence.
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