Corrigé détaillé E3A Physique Chimie MP 2022 (page 2/3 : Parties III et IV)
Étude d'un diapason et synthèse de l'ammoniac
- 40 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en MPSI : 26 questions sur 40, parties I et IV
- Vérifié question par question
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Partie III : Interaction entre le champ excitateur et une branche du diapason
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
Notions : conducteur parfait
Qu'est-ce qu'un conducteur parfait ?
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Définir un conducteur parfait par une conductivité électrique infinie et expliciter les conséquences sur le champ électromagnétique intérieur.
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Un conducteur parfait possède une conductivité électrique infinie (\gamma \to \infty), entraînant un champ électrique nul à l'intérieur et des charges réparties en surface.
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Un conducteur parfait est un milieu conducteur idéalisé dont la conductivité électrique est infinie :
Ce modèle entraîne des conséquences fondamentales sur les champs et les sources à l'intérieur du matériau :
Champ électrique intérieur nul : d'après la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \gamma \vec{E}, pour que la densité volumique de courant \vec{\jmath} reste finie au sein du conducteur, le champ électrique doit être strictement nul en tout point intérieur :
\vec{E}_{\text{int}} = \vec{0}Champ magnétique intérieur nul en régime variable : d'après l'équation de Maxwell-Faraday, \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}_{\text{int}} = -\frac{\partial \vec{B}_{\text{int}}}{\partial t} = \vec{0}, ce qui impose que le champ magnétique intérieur soit constant dans le temps. Pour des champs oscillants de pulsation \omega \neq 0 (ou en l'absence de champ initial permanent), le champ magnétique est donc nul à l'intérieur :
\vec{B}_{\text{int}} = \vec{0}(ceci correspond également à une épaisseur de peau nulle : \delta = \sqrt{2/(\mu_0 \gamma \omega)} \to 0).
- Localisation surfacique des sources : la charge volumique \rho et le courant volumique \vec{\jmath} sont nuls à l'intérieur du conducteur. Les charges et les courants induits sont entièrement confinés sur sa surface sous forme d'une densité surfacique de charge \sigma et d'une densité surfacique de courant \vec{\jmath}_{\mathrm{s}}.
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Notions : condition aux limites, onde réfléchie
Justifier l'existence d'un champ réfléchi dans l'air.
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Penser aux conditions de raccordement du champ électrique tangentiel à la surface d'un conducteur parfait pour compenser le champ incident non nul.
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- Rappeler que le métal est modélisé par un conducteur parfait, ce qui impose l'annulation du champ électrique à l'intérieur.
- Appliquer la condition aux limites sur la composante tangentielle du champ électrique à l'interface plane z = \text{cste}.
- Conclure sur l'impossibilité pour le seul champ incident de vérifier cette condition, imposant l'existence d'un champ réfléchi.
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Les relations de passage sur un conducteur parfait imposent la continuité de la composante tangentielle, nécessitant une onde réfléchie pour compenser le champ incident.
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Le métal recouvrant les branches du diapason est assimilé à un conducteur parfait ; d'après la question Q17, le champ électromagnétique est donc strictement nul en son sein :
À l'interface air/métal (située dans un plan d'équation z = \text{cste}), la relation de passage du champ électrique donnée en fin d'énoncé :
montre que le saut du champ électrique est purement normal (porté par le vecteur normal \vec{u}_z). La composante tangentielle du champ électrique est donc continue à l'interface :
Or, le champ électrique incident créé par le solénoïde, \vec{E}_{\mathrm{i}} = \frac{E_0(r)}{2}\sin(\omega t)\,\vec{u}_\theta, est orthoradial : il est entièrement contenu dans le plan z = \text{cste} de l'interface et constitue donc une composante tangentielle non nulle.
Le champ incident seul ne peut satisfaire la condition aux limites. Il existe donc nécessairement dans l'air un champ électromagnétique additionnel, appelé champ réfléchi (\vec{E}_{\mathrm{r}}, \vec{B}_{\mathrm{r}}), tel que le champ total vérifie à la surface du métal :
Résultat
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L'exploitation de la relation de passage fournie a rarement abouti.
« La relation de passage donnée est rarement exploitée avec succès. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
Notions : relation de passage, équation de maxwell-faraday
Exprimer à l'aide de la relation de passage fournie en fin de sujet. En déduire en utilisant une équation de Maxwell. Dans le cadre de ce modèle, donner alors l'expression du champ électromagnétique dans l'air.
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Utiliser la continuité de la composante tangentielle du champ électrique \vec{E}, puis appliquer l'équation de Maxwell-Faraday pour relier le champ magnétique réfléchi au champ électrique réfléchi.
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- Appliquer la relation de passage du champ électrique à l'interface plane z = \mathrm{cste} séparant le métal (conducteur parfait où \vec{E} = \vec{0}) et l'air, pour déterminer la composante tangentielle du champ réfléchi \vec{E}_{\mathrm{r}}.
- Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday reliant \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}_{\mathrm{r}} à \partial\vec{B}_{\mathrm{r}}/\partial t, en calculant le rotationnel en coordonnées cylindriques à l'aide du formulaire.
- Intégrer par rapport au temps pour en déduire \vec{B}_{\mathrm{r}}, puis sommer champs incident et réfléchi pour obtenir le champ électromagnétique total (\vec{E}, \vec{B}) dans l'air.
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Continuité de \vec{E}_\parallel = \vec{0} en z=0 donnant \vec{E}_r = -\vec{E}_i, puis détermination de \vec{B}_r par l'équation de Maxwell-Faraday.
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L'interface air/métal est modélisée par un plan d'équation z = \mathrm{cste}, de vecteur normal unitaire \vec{n} = \pm \vec{u}_z. Le plan tangent à cette interface est donc engendré par les vecteurs de base (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta).
D'après les données utiles, la relation de passage pour le champ électrique s'écrit :
Le métal étant modélisé par un conducteur parfait (question Q17), le champ électrique y est nul : \vec{E}_{\text{métal}} = \vec{0}. En projetant la relation de passage sur le plan tangentiel, la discontinuité ne portant que sur la composante normale, la composante tangentielle du champ électrique est continue :
Le champ électrique dans l'air au voisinage de l'interface est la superposition du champ incident et du champ réfléchi : \vec{E} = \vec{E}_{\mathrm{i}} + \vec{E}_{\mathrm{r}}. Le champ incident donné par l'énoncé étant purement orthoradial :
il est purement tangentiel à l'interface. La composante tangentielle totale devant s'annuler, le champ réfléchi doit compenser exactement le champ incident à l'interface :
Pour déterminer \vec{B}_{\mathrm{r}}(M, t), on utilise l'équation de Maxwell-Faraday :
Le champ \vec{E}_{\mathrm{r}} ne possédant qu'une composante selon \vec{u}_\theta, dépendant uniquement de r et de t, le formulaire en coordonnées cylindriques donne :
En rappelant d'après la question Q16 que E_0(r) = \frac{1}{2}B_0\omega r, la composante s'écrit E_{\mathrm{r},\theta} = -\frac{1}{4}B_0\omega r\sin(\omega t), d'où :
L'équation de Maxwell-Faraday devient alors :
En intégrant par rapport au temps et en écartant toute composante statique indépendante de l'excitation :
Dans le cadre de ce modèle simplifié, le champ électromagnétique total dans l'air s'obtient par superposition :
Résultat
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De nombreuses copies développent de longs calculs erronés sur cette question.
« Même remarque, de longs calculs faux dans de nombreuses copies. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : approximation, développement limité
Sachant que , , , montrer que
On donnera la valeur du coefficient numérique . Dans quelle limite cette expression approchée redonne-t-elle celle obtenue à la question Q19 ?
Voir l'indiceIndice
Réaliser un développement limité au premier ordre en z/R et R/L des termes entre crochets en tirant parti de z \ll R \ll L.
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- Comparer les différentes échelles de longueur (z, R et L) pour identifier les petits paramètres sans dimension.
- Effectuer un développement limité au premier ordre non nul en z/R de chacun des deux termes composant b(z) afin d'identifier le coefficient a.
- Analyser la limite dans laquelle cette expression rejoint le champ électromagnétique total obtenu à la question Q19.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement limité de l'expression intégrale pour z \ll R \ll L ; la limite z/R \to 0 redonne le champ uniforme B_0.
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D'après les données numériques :
On constate la hiérarchie des longueurs :
Étudions séparément les deux termes de la fonction b(z) définie par :
1. Premier terme : Puisque z \ll L, on a z + L \simeq L. On factorise par (z+L) au dénominateur :
Comme \left(\frac{R}{L}\right)^2 \simeq 10^{-2} et \frac{R^2 z}{L^3} \simeq 10^{-3}, ces corrections sont négligeables devant le terme d'ordre 1 en \frac{z}{R} \simeq 0{,}1. À l'ordre 1 en z/R, ce premier terme vaut simplement :
2. Second terme : On factorise par R au dénominateur :
En combinant ces deux développements au premier ordre en z/R, on obtient :
Par identification avec la forme b(z) \simeq B_0\left(1 + a \frac{z}{R}\right), on en déduit la valeur du coefficient numérique a :
3. Limite retrouvant le résultat de la question Q19 : D'après la question Q19, le modèle simplifié prévoyait une annulation complète du champ magnétique dans l'air (\vec{B} = \vec{0}) en raison de la présence du conducteur parfait. Dans l'expression approchée b(z) \simeq B_0\left(1 - \frac{z}{R}\right), le champ s'annule lorsque 1 - \frac{z}{R} = 0, c'est-à-dire dans la limite où :
Remarque : Si l'on s'intéressait à la limite où le champ incident créé par le solénoïde seul est uniforme et maximal près de l'embouchure sans effet d'atténuation spatiale, la limite z \to 0 redonnerait b(0) \simeq B_0.
Résultat
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Il est nécessaire d'expliciter le développement limité menant au résultat.
« Le résultat est souvent trouvé, le développement limité est rarement explicité. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 21
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : force sur un dipôle, moment magnétique induit
On considère un élément de volume , centré sur le point , situé au voisinage de l'interface air/métal. Montrer que la force subie par cet élément de volume, dans le cadre du modèle développé dans cette partie, s'écrit à l'ordre le plus bas :
où est une constante positive que l'on exprimera en fonction de , , et éventuellement (si l'on n'a pas déterminé sa valeur à la question Q20). Les dipôles induits sont-ils attirés vers la zone de champ fort ?
Voir l'indiceIndice
Calculer explicitement la force volumique à l'aide de la formule (\vec{B}\cdot\vec{\nabla})\vec{B} = \frac{1}{2}\vec{\nabla}(B^2) et commenter le signe selon l'axe Oz.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le moment dipolaire induit \mathrm{d}\vec{\mu}(M, t) de l'élément de volume en fonction de \vec{B}(M, t).
- Calculer la force dipolaire \mathrm{d}\vec{F}_{\mathrm{m}} = (\mathrm{d}\vec{\mu}\cdot\vec{\mathrm{grad}})\vec{B} en projetant l'opérateur (\mathrm{d}\vec{\mu}\cdot\vec{\mathrm{grad}}) sur l'axe Oz, puis effectuer le développement à l'ordre le plus bas en z/R.
- Déduire l'expression de la constante \alpha et déterminer le sens du déplacement induit par rapport au gradient de l'intensité du champ.
Voir la réponse courteRéponse courte
Force volumique magnétique \vec{f} = (\vec{M}\cdot\vec{\nabla})\vec{B} montrant que les dipôles paramagnétiques induits sont attirés vers la zone de champ fort.
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D'après l'énoncé, l'élément de volume \mathrm{d}V acquiert sous l'effet du champ un moment magnétique induit :
L'opérateur gradient en coordonnées cylindriques appliqué le long de \mathrm{d}\vec{\mu} = \mathrm{d}\mu_z \vec{u}_z se réduit à :
La force élémentaire subie par l'élément de volume s'écrit alors :
D'après la question Q20, le profil approché du champ est donné par :
À l'ordre le plus bas en z/R (c'est-à-dire à l'ordre 0), on a b(z) \simeq B_0, ce qui conduit à :
Avec la valeur a = -1 obtenue à la question Q20, il vient :
avec :
Comme \chi > 0, B_0 > 0 et R > 0, la constante \alpha est bien strictement positive.
Sens du déplacement : Pour z > 0, la norme du champ b(z) \simeq B_0(1 - z/R) est une fonction décroissante de z : le champ magnétique est d'autant plus intense que l'on se rapproche de l'embouchure du solénoïde (z \to 0). Puisque \alpha > 0 et \cos^2(\omega t) \ge 0, la force \mathrm{d}\vec{F}_{\mathrm{m}} est dirigée selon -\vec{u}_z, c'est-à-dire vers les valeurs décroissantes de z.
Résultat
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Les commentaires demandés sont souvent absents ou dénués de sens physique.
« Le calcul est plus ou moins bien fait, les commentaires soit absents soit farfelus. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : résonance, excitation harmonique
Pour un diapason résonant à la fréquence , à quelle fréquence doit-on régler la source du courant pour exciter le diapason à résonance ?
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Linéariser le terme en \cos^2(\omega t) = \frac{1 + \cos(2\omega t)}{2} pour trouver la relation entre la fréquence du courant d'excitation et la fréquence mécanique du diapason à la résonance.
Voir la stratégieStratégie
- Linéariser l'expression temporelle en \cos^2(\omega t) de la force magnétique obtenue à la question Q21 pour faire apparaître ses composantes spectrales.
- Identifier la fréquence de l'effort mécanique appliqué aux branches du diapason.
- Égaler la fréquence de l'excitation mécanique à la fréquence de résonance du diapason pour déterminer la fréquence du courant électrique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Linéarisation \cos^2(\omega t) = \frac{1+\cos(2\omega t)}{2} montrant une force excitatrice à pulsation 2\omega, d'où f = f_0/2 = 128\text{ Hz}.
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D'après la question Q21, la force subie par un élément de volume des branches du diapason s'écrit :
En linéarisant le terme dépendant du temps, on obtient :
La force mécanique appliquée au diapason se décompose ainsi en :
- une composante statique (continue), qui induit une simple déformation moyenne constante ;
une composante variable sinusoïdale de pulsation 2\omega, soit une fréquence mécanique d'excitation :
f_{\mathrm{exc}} = \frac{2\omega}{2\pi} = 2 foù f = \frac{\omega}{2\pi} désigne la fréquence de la source de courant i(t).
Le diapason étant un oscillateur mécanique très faiblement amorti (Q \gg 1), la résonance d'amplitude a lieu à une fréquence pratiquement confondue avec sa fréquence propre f_0. Pour exciter le diapason à résonance, la fréquence de la force motrice doit donc vérifier :
Avec f_0 = 256\text{ Hz}, on trouve :
Résultat
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Question très sélective avec quasiment aucune réponse correcte.
« Quasiment aucune bonne réponse. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Partie IV : Fabrication de la source de courant et résultats expérimentaux
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : circuit rc, oscillateur à relaxation
À quelle condition sur le tube s'allume-t-il ? On suppose cette condition vérifiée dans la suite. Exprimer alors l'instant d'allumage en fonction de , et .
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Écrire l'évolution de la tension aux bornes du condensateur lors de la charge jusqu'à atteindre le seuil d'allumage U_a.
Voir la stratégieStratégie
- Décrire l'état du circuit pour t \in [0, t_a[ lorsque le tube est éteint (interrupteur ouvert) et établir l'expression de la tension de charge u(t).
- En déduire la condition sur E pour que la tension u(t) puisse atteindre le seuil d'allumage U_a.
- Résoudre l'équation u(t_a) = U_a pour déterminer l'instant t_a.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition d'allumage E > U_a puis résolution de la charge du condensateur conduisant à t_a = \tau \ln\frac{E}{E - U_a}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À la fermeture de l'interrupteur K à t = 0, le condensateur est initialement déchargé (u(0) = 0). Le tube est éteint et se comporte comme un circuit ouvert.
Pour t \in [0, t_a[, le circuit se réduit à l'association série du générateur idéal de tension continue de f.é.m. E, du conducteur ohmique de résistance R et du condensateur de capacité C. La loi des mailles s'écrit :
soit, en posant \tau = RC :
Compte tenu de la condition initiale u(0) = 0, la tension aux bornes du condensateur est :
Cette fonction est strictement croissante et tend asymptotiquement vers E quand t \to +\infty. Pour que la tension atteigne le seuil d'allumage U_a en un temps fini, il est nécessaire et suffisant que la tension asymptotique soit strictement supérieure à U_a :
L'instant d'allumage t_a est défini par u(t_a) = U_a :
En prenant le logarithme népérien, on obtient :
Résultat
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La discussion portant sur la condition d'allumage est très souvent confuse.
« L’établissement et la résolution de l’équation différentielle du premier ordre sont généralement bien faits. La discussion sur la condition pour Ua est très souvent confuse. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : circuit rc, régime transitoire
Le tube étant allumé pour , exprimer la tension en fonction de , , , , et .
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Modéliser le circuit équivalent de Thévenin lorsque la résistance r du tube allumé se trouve en dérivation avec le condensateur.
Voir la stratégieStratégie
- Modéliser le circuit pour t > t_a lorsque le tube est allumé (résistance r en parallèle avec le condensateur C).
- Établir l'équation différentielle vérifiée par u(t) à l'aide de la loi des nœuds, et identifier la f.é.m. équivalente E' ainsi que le temps caractéristique \tau'.
- Résoudre l'équation avec la condition initiale de continuité de la tension aux bornes du condensateur en t = t_a : u(t_a^+) = U_a.
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Modélisation de la décharge par équivalent de Thévenin donnant u(t) = E' + (U_a - E')e^{-(t - t_a)/\tau'}.
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Pour t > t_a, le tube fluorescent est allumé et se comporte comme un conducteur ohmique de résistance r. Le condensateur C et la résistance r sont branchés en parallèle, sous la tension commune u(t).
D'après la loi des nœuds au pôle supérieur du condensateur :
En explicitant les courants à l'aide des relations constitutives :
En regroupant les termes en u(t) :
En divisant par \left(1 + \frac{R}{r}\right) et en introduisant les notations définies par l'énoncé, \tau = RC, \tau' = \frac{\tau}{1 + R/r} et E' = \frac{E}{1 + R/r}, l'équation différentielle s'écrit :
La solution générale de cette équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants est :
Par continuité de la tension aux bornes d'un condensateur à l'instant de basculement t = t_a, on a u(t_a^+) = u(t_a^-) = U_a. On en déduit :
L'expression de la tension pour t > t_a (tant que le tube reste allumé) est donc :
Résultat
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Appuyez l'établissement des équations sur des schémas clairs précisant toutes les notations.
« Le résultat est souvent trouvé, mais l’établissement des équations manque de clarté (il faut faire des schémas clairs, qui précisent bien toutes les notation utilisées). »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : oscillateur à relaxation, extinction
À quelle condition portant sur et , le tube s'éteint-il ? On suppose cette condition vérifiée. Exprimer l'instant auquel le tube s'éteint.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la condition assurant la décharge sous le seuil d'extinction U_e et résoudre l'équation temporelle associée.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser l'évolution asymptotique de u(t) pour déterminer la condition sur E' et U_e permettant à la tension d'atteindre le seuil d'extinction.
- Résoudre l'équation u(t_e) = U_e à partir de l'expression établie à la question Q24 pour en déduire l'instant t_e.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition d'extinction E' < U_e permettant à la tension d'atteindre U_e à l'instant t_e = t_a + \tau' \ln\frac{U_a - E'}{U_e - E'}.
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D'après l'énoncé, le tube s'éteint dès que la tension u(t) décroît jusqu'à atteindre la tension d'extinction U_e.
Pour t > t_a, le tube étant allumé, la tension évolue selon l'expression obtenue à la question Q24 :
La fonction u(t) décroît de manière monotone depuis la valeur initiale u(t_a^+) = U_a vers la valeur asymptotique u(+\infty) = E'. Pour que la tension puisse atteindre la valeur seuil U_e à un instant fini, il est indispensable que l'asymptote soit strictement inférieure à U_e :
Remarque : Sachant que U_e < U_a, cette condition implique directement E' < U_a, ce qui garantit bien la stricte décroissance de u(t) pour t > t_a.
L'instant d'extinction t_e > t_a est défini par la condition :
Soit, en explicitant :
On en déduit :
D'où l'expression de l'instant d'extinction t_e :
En injectant l'expression de t_a = \tau \ln\left(\frac{E}{E - U_a}\right) obtenue à la question Q23, on peut également écrire :
Résultat
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Attention aux erreurs courantes liées au décalage de l'origine des temps.
« Des erreurs dues au décalage de l’origine des temps. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : période d'oscillation, oscillateur à relaxation
Dans le cas où est une fonction qui devient périodique, exprimer sa période en fonction de , , , et .
Voir l'indiceIndice
Sommer le temps de charge entre U_e et U_a et le temps de décharge entre U_a et U_e.
Voir la stratégieStratégie
- Une fois le régime périodique établi, une période T correspond à l'enchaînement de deux phases : une phase de décharge lorsque le tube est allumé (la tension u(t) décroît de U_a à U_e) et une phase de charge lorsque le tube est éteint (la tension u(t) croît de U_e à U_a).
- Déterminer la durée de chacune de ces deux phases à partir des équations différentielles ou des lois d'évolution associées, puis les sommer pour obtenir la période T = \Delta t_{\text{allumé}} + \Delta t_{\text{éteint}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Sommation des durées de charge de U_e à U_a et de décharge de U_a à U_e donnant la période T du cycle limite.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Une fois le régime périodique de relaxation établi, la tension u(t) oscille indéfiniment entre la tension d'extinction U_e et la tension d'allumage U_a. La période T est la somme des durées des deux étapes successives :
1. Phase où le tube est allumé :
D'après les questions Q24 et Q25, le tube s'allume lorsque u = U_a et s'éteint dès que u = U_e. La tension évolue selon :
La durée pendant laquelle le tube reste allumé, notée \Delta t_{\text{allumé}}, correspond à :
2. Phase où le tube est éteint :
À l'extinction, le dipôle T équivaut à un interrupteur ouvert. Le circuit se résume à la charge du condensateur à travers le conducteur ohmique de résistance R sous la tension constante E, avec pour constante de temps \tau = RC. L'équation d'évolution de la tension s'écrit :
En prenant pour origine des temps l'instant d'extinction où u = U_e, la solution s'écrit :
Le tube se rallume dès que la tension u(t) réatteint la tension de seuil U_a. La durée de cette phase de charge, \Delta t_{\text{éteint}}, vérifie donc :
3. Expression de la période T :
La période du signal périodique vaut la somme des deux durées de charge et de décharge :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Question difficile à laquelle peu de candidats sont parvenus à répondre.
« Question plus difficile, peu de candidats y répondent réellement. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : portrait temporel, oscillation de relaxation
Tracer l'allure de pour en représentant quelques oscillations. On positionnera , , , , , et .
Voir l'indiceIndice
Schématiser des portions d'exponentielles successives raccordées continûment aux seuils U_a et U_e, en faisant figurer les asymptotes E et E'.
Voir la réponse courteRéponse courte
Allure en dents de scie de u(t) oscillant entre U_e et U_a, avec asymptotes exponentielles vers E et E'.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'évolution temporelle de la tension u(t) se décompose en une phase transitoire initiale suivie d'un régime périodique d'oscillations de relaxation :
- Phase de charge initiale (0 \le t \le t_a) : le condensateur, initialement déchargé (u(0)=0), se charge à travers la résistance R vers la tension asymptotique E avec la constante de temps \tau = RC. La concavité est tournée vers le bas (\ddot{u} < 0). À l'instant t_a, la tension atteint le seuil d'allumage u(t_a) = U_a, provoquant l'allumage du tube.
- Première phase de décharge (t_a \le t \le t_e) : le tube étant allumé, le condensateur se décharge vers la tension asymptotique E' = \frac{E}{1 + R/r} < U_e avec la constante de temps \tau' = \frac{\tau}{1 + R/r}. La concavité est tournée vers le haut (\ddot{u} > 0). À l'instant t_e, la tension atteint le seuil d'extinction u(t_e) = U_e, le tube s'éteint.
Régime périodique (t \ge t_e) : le tube étant éteint, le condensateur se recharge vers E à partir de U_e avec la constante de temps \tau. Dès que u(t) réatteint U_a, le tube se rallume et le condensateur se décharge à nouveau vers E' jusqu'à U_e avec la constante de temps \tau'. La tension oscille ainsi périodiquement entre U_e et U_a avec la période :
T = \Delta t_{\text{charge}} + \Delta t_{\text{décharge}}
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Question assez peu abordée, mais les tracés proposés sont souvent pertinents.
« Assez peu abordée, les représentations graphiques données sont souvent pertinentes. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : résonance, bande passante
À partir des mesures présentées sur le document 3, réaliser une estimation de la fréquence propre et du facteur de qualité du diapason A. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Repérer l'abscisse du maximum de résonance pour la fréquence propre, puis mesurer la largeur de la bande passante à mi-puissance (amplitude divisée par \sqrt{2}) pour calculer le facteur de qualité.
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- Identifier la fréquence de résonance sur le document 3 en tenant compte du fait que la force magnétique varie à la pulsation 2\omega, soit le double de la fréquence de l'oscillateur à tube (établi aux questions Q21 et Q22).
- Mesurer la bande passante à -3\text{ dB} (amplitude divisée par \sqrt{2}) pour en déduire le facteur de qualité Q.
- Comparer les valeurs obtenues à celles de l'étude en régime libre (question Q9) et commenter la sélectivité du diapason.
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Détermination de la fréquence de résonance f_0 et de la largeur de bande passante à -3\text{ dB}, d'où Q = f_0/\Delta f.
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1. Fréquence propre du diapason
D'après la question Q21, la force magnétique exercée sur les branches du diapason est proportionnelle à \cos^2(\omega t) = \frac{1 + \cos(2\omega t)}{2}. La fréquence d'excitation mécanique vaut donc :
Puisque le facteur de qualité est très grand (Q \gg 1), la fréquence de résonance est confondue avec la fréquence propre f_0.
Sur le document 3, le maximum de la courbe de résonance est atteint pour :
On en déduit la fréquence propre du diapason A :
2. Facteur de qualité
L'amplitude maximale de la tension délivrée par le microphone est :
S'agissant d'une amplitude (et non d'une puissance), la bande passante à -3\text{ dB} est délimitée par la condition :
Graphiquement, la courbe coupe le niveau 485\text{ mV} aux fréquences :
La largeur de la bande passante en fréquence d'excitation vaut donc :
Comme les fréquences mécaniques sont doublées (f_{\text{force}} = 2 f_{\text{tube}}), la bande passante mécanique est \Delta f_0 = 2\Delta f_{\text{tube}} \simeq 0{,}24\text{ Hz}. Le facteur de qualité Q s'exprime alors par :
3. Commentaires
- La fréquence propre mesurée f_0 \simeq 440\text{ Hz} correspond exactement au \text{La}_3 de référence et est parfaitement cohérente avec la valeur obtenue en réponse libre à la question Q9 (f_0 \simeq 440\text{ Hz}).
- Le facteur de qualité Q \simeq 2\cdot 10^3 est en très bon accord avec l'estimation issue de l'amortissement libre en présence de la caisse de résonance à la question Q9 (Q \simeq 3\cdot 10^3).
- Cette valeur très élevée (Q \sim 10^3) traduit une résonance extrêmement aiguë (bande passante mécanique de seulement 0{,}2\text{ Hz}) : le diapason est un filtre mécanique très sélectif, garantissant la pureté et la stabilité de la note émise.
Résultat
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Le facteur de qualité est presque toujours omis et le facteur 2 sur la fréquence est oublié.
« La réponse sur le facteur de qualité n’est quasiment jamais donnée, le facteur 2 sur la fréquence est oublié. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : filtrage sélectif, décomposition de fourier
A posteriori, le fait que l'oscillateur ne soit pas sinusoïdal vous semble-t-il problématique pour réaliser l'étude en régime sinusoïdal forcé ?
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Mobiliser la décomposition en série de Fourier du signal périodique et s'appuyer sur la très grande sélectivité fréquentielle de la résonance.
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- Décomposer le signal périodique de l'oscillateur en série de Fourier pour faire apparaître ses différentes composantes fréquentielles.
- Rappeler que le diapason constitue un résonateur linéaire (d'ordre 2) caractérisé par un facteur de qualité extrêmement élevé (Q \sim 10^3 d'après les questions précédentes).
- Conclure sur le rôle de filtre passe-bande ultra-sélectif joué par le diapason et sur l'impact des harmoniques d'excitation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le facteur de qualité très élevé agit comme un filtre passe-bande ultra-sélectif n'amplifiant que le fondamental du signal d'excitation.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'oscillateur à tube délivre un signal périodique de fréquence fondamentale f. D'après le théorème de Fourier, ce courant se décompose en une somme d'harmoniques de fréquences k f (avec k \in \mathbb{N}^*) et d'une éventuelle composante continue.
Comme établi aux questions Q21 et Q22, la force magnétique de couplage dépend quadratiquement du champ excitateur, générant des composantes d'excitation mécanique de fréquences discrètes, notamment à la fréquence 2f issue du fondamental, mais aussi à d'autres fréquences multiples de f.
Or, le diapason est un oscillateur linéaire possédant :
- une fréquence de résonance propre très aiguë f_0 \simeq 440\text{ Hz} ;
un facteur de qualité très grand (Q \sim 10^3 à 10^4), d'où une bande passante mécanique extrêmement étroite :
\Delta f = \frac{f_0}{Q} \sim 0{,}1 \text{ à } 0{,}4\text{ Hz}.
Le diapason agit donc comme un filtre passe-bande mécanique ultra-sélectif :
- lorsque la fréquence de l'oscillateur est réglée au voisinage de f \simeq 220\text{ Hz}, la composante d'excitation à 2f \simeq 440\text{ Hz} excite le système en pleine résonance ;
- les autres composantes spectrales de la force d'excitation se trouvent à des fréquences éloignées de f_0 de plusieurs centaines de hertz, soit à des dizaines ou centaines de fois la largeur de la bande passante \Delta f. Elles sont donc totalement atténuées par la fonction de transfert du résonateur.
Résultat
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Question difficile dont l'enjeu physique a rarement été perçu.
« Question difficile, l’enjeu n’est pratiquement jamais vu. »
Source : rapport du jury E3A 2022
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.