Corrigé détaillé E3A Physique Chimie MP 2022
Étude d'un diapason et synthèse de l'ammoniac
- 40 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en MPSI : 26 questions sur 40, parties I et IV
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet moyen · Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Magnétostatique, Thermodynamique chimique et équilibres · 14 incontournables · 27 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet aborde l'étude complète d'un diapason sous l'angle de la physique et de la chimie. Le premier problème explore les aspects mécaniques des branches du diapason (oscillateur faiblement amorti à très grand facteur de qualité), la mise en oscillation forcée sans contact via un champ magnétique impulsionnel créé par un solénoïde alimenté par un oscillateur de relaxation à tube fluorescent, ainsi que l'interaction électromagnétique avec le métal constitutif. Le second problème, plus court, s'intéresse au matériau des branches (le fer) et à son rôle de catalyseur dans la réaction industrielle de synthèse de l'ammoniac (procédé Haber-Bosch).
L'épreuve est très progressive, représentative des attendus du concours e3a-Polytech, et constitue un excellent entraînement de révision couvrant un large spectre du programme : mécanique de l'oscillateur harmonique, électromagnétisme classique (symétries, ARQS, induction, conditions aux limites), électronique non linéaire et thermochimie d'équilibre.
- Difficulté
- Moyen, d'après le rapport du jury
- Temps estimé
- ≈ 2 h 55 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Approche énergétique et oscillateurs mécaniques23 %
- Magnétostatique16 %
- Thermodynamique chimique et équilibres14 %
- Atomistique, liaisons et cristallographie13 %
Part des questions du sujet.
- Incontournables
14 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Oui en MPSI : 26 questions sur 40, parties I et IV.
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Sommaire
40 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
40 questionsPartie I : Étude de la réponse percussionnelle
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : frottement fluide, dissipation d'énergie
Quel phénomène physique la force modélise-t-elle ? Justifier par un argument énergétique le signe de la constante .
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Calculer la puissance instantanée développée par la force \vec{f} = -\lambda \vec{v} et relier son signe au caractère dissipatif des frottements réels.
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Modélisation d'une force de frottement fluide avec \lambda > 0 car la puissance dissipée \mathcal{P} = -\lambda v^2 \le 0 assure la perte d'énergie mécanique.
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La force \vec{f} = -\lambda \vec{v} modélise un phénomène de frottement fluide linéaire (résistance de l'air à faible vitesse, ou amortissement visqueux).
La puissance mécanique développée par cette force lors du mouvement de la masselotte s'écrit :
Une force de frottement est par nature dissipative : elle évacue l'énergie mécanique du système sous forme d'énergie thermique (et ici, sous forme d'ondes sonores rayonnées dans le fluide). Sa puissance doit donc être négative ou nulle pour tout mouvement non nul (\mathcal{P}(\vec{f}) \leqslant 0).
Puisque \|\vec{v}\|^2 > 0 dès que la masselotte est en mouvement, le second principe de la thermodynamique (caractère dissipatif du frottement) impose :
Résultat
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L'interprétation énergétique du signe de la constante est souvent restée incomplète.
« Facile mais souvent incomplet dans l’interprétation énergétique du signe. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : oscillateur harmonique amorti, principe fondamental de la dynamique
On note la position de la masselotte. Établir l'équation différentielle dont est solution pour .
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Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la masselotte selon l'axe horizontal en exprimant la force de rappel du ressort sous la forme -k(\ell(t)-\ell_0)\vec{u}_z.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système mécanique et le référentiel d'étude supposé galiléen.
- Recenser les forces agissant sur la masselotte et exprimer leurs projections selon l'axe horizontal dirigé par \vec{u}_z.
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique pour obtenir l'équation différentielle en z(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du PFD projeté sur l'axe vertical conduisant à l'équation différentielle linéaire du second ordre m\ddot{z} + \lambda\dot{z} + kz = 0.
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On étudie la masselotte de masse m, assimilée à un point matériel, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. Le mouvement s'effectue le long de l'axe horizontal dirigé par le vecteur unitaire \vec{u}_z.
La position de la masselotte est repérée par son écart à la longueur à vide z(t) = \ell(t) - \ell_0. Sa vitesse et son accélération s'écrivent :
Pour t > 0, la masselotte est soumise aux forces suivantes :
- son poids et la réaction normale du support, portés par la verticale, qui se compensent ;
la force de rappel élastique du ressort :
\vec{F}_{\text{él}} = -k(\ell(t) - \ell_0)\,\vec{u}_z = -k\,z(t)\,\vec{u}_zla force de frottement fluide linéaire :
\vec{f} = -\lambda\,\vec{v} = -\lambda\,\dot{z}(t)\,\vec{u}_z
En appliquant le principe fondamental de la dynamique à la masselotte et en projetant sur l'axe (Oz), on obtient :
D'où l'équation différentielle régissant le mouvement pour t > 0 :
Résultat
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Il convient d'expliciter le passage de la relation vectorielle à sa projection.
« Le passage d’une relation vectorielle à sa projection est trop peu souvent explicité. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : pulsation propre, facteur de qualité
Exprimer la fréquence propre et le facteur de qualité de ce système en fonction de , et .
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Identifier les termes de l'équation différentielle avec la forme canonique \ddot{z} + \frac{\omega_0}{Q}\dot{z} + \omega_0^2 z = 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification sous la forme canonique \ddot{z} + \frac{\omega_0}{Q}\dot{z} + \omega_0^2 z = 0 donnant f_0 = \frac{1}{2\pi}\sqrt{\frac{k}{m}} et Q = \frac{\sqrt{km}}{\lambda}.
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D'après la question Q2, l'équation différentielle régissant l'évolution de la position z(t) pour t > 0 s'écrit :
Par identification avec la forme canonique d'un oscillateur harmonique à un degré de liberté amorti :
on obtient la pulsation propre \omega_0 :
La fréquence propre f_0 = \dfrac{\omega_0}{2\pi} vaut ainsi :
L'identification du terme d'ordre 1 en \dot{z} donne :
soit pour le facteur de qualité :
Résultat
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Attention aux confusions dans l'écriture de la forme canonique de l'équation.
« Bien traitée le plus souvent, quelques confusions sur la bonne écriture de la forme canonique. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : régime pseudo-périodique, équation différentielle du second ordre
Sachant que l'on obtient des pseudo-oscillations, établir l'expression littérale de en fonction de , et et de constantes d'intégration que l'on ne cherchera pas à déterminer.
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Résoudre l'équation caractéristique dans le cas d'un discriminant négatif et combiner les solutions complexes sous forme d'une sinusoïde amortie exponentiellement.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'équation caractéristique associée à l'équation différentielle établie en question Q2.
- Déterminer ses racines complexes conjuguées dans le cas d'un régime pseudo-périodique (\Delta < 0).
- En déduire la forme générale de la solution z(t) en faisant apparaître explicitement la pseudo-pulsation et le temps caractéristique d'amortissement en fonction de k, m et \lambda.
Voir la réponse courteRéponse courte
Solution sous la forme z(t) = A e^{-\frac{\lambda}{2m}t}\cos(\omega t + \phi) avec pseudo-pulsation \omega = \omega_0\sqrt{1 - 1/(4Q^2)}.
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D'après la question Q2, l'équation différentielle vérifiée par z(t) pour t > 0 s'écrit :
L'équation caractéristique associée est :
Son discriminant s'exprime par :
Puisque le régime est pseudo-oscillatoire, ce discriminant est strictement négatif (\Delta < 0). L'équation caractéristique admet donc deux racines complexes conjuguées :
La solution générale de l'équation différentielle s'écrit sous la forme :
ou de manière équivalente, avec une amplitude et un déphasage :
où A et B (ou z_{\max} et \varphi) sont des constantes d'intégration réelles fixées par les conditions initiales en t=0^+.
Résultat
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Le cours sur la résolution de ce type d'équation différentielle doit être bien maîtrisé.
« Souvent mal traitée, le cours sur la résolution de l’équation différentielle n’est pas suffisamment maitrisé. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : constante de raideur, ordre de grandeur
Réaliser une estimation de la constante de raideur du ressort équivalent. De même, réaliser une estimation de la constante de raideur de ressorts utilisés en travaux pratiques. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la relation k = m\omega_0^2 = 4\pi^2 m f_0^2 avec les ordres de grandeur donnés, puis comparer à la raideur typique d'un ressort d'atelier ou de TP (k \sim 10\text{ N}\cdot\text{m}^{-1}).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la raideur k en fonction de la masse m et de la fréquence propre f_0 établies en Q3, puis effectuer l'application numérique avec la donnée \pi^2 = 10.
- Estimer la raideur k_{\text{TP}} d'un ressort de travaux pratiques à partir d'ordres de grandeur usuels (allongement statique sous une masse donnée ou période propre d'environ 1\text{ s} comme suggéré à la question Q7).
- Comparer les deux valeurs et commenter l'écart au regard de la nature physique des deux systèmes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Estimation k = m\omega_0^2 \sim 10^4\text{ N}\cdot\text{m}^{-1} pour le diapason, considérablement plus rigide qu'un ressort usuel de TP (k \sim 10\text{ N}\cdot\text{m}^{-1}).
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D'après la question Q3, la pulsation propre est reliée à la raideur par \omega_0 = 2\pi f_0 = \sqrt{\dfrac{k}{m}}, soit :
Avec les valeurs de l'énoncé (m \simeq 30\text{ g} = 3\cdot 10^{-2}\text{ kg}, f_0 \simeq 500\text{ Hz}) et la donnée \pi^2 = 10 :
Pour un ressort hélicoïdal utilisé en travaux pratiques, une masse typique m_{\text{TP}} \simeq 100\text{ g} = 0{,}1\text{ kg} provoque un allongement à l'équilibre \Delta \ell \simeq 10\text{ cm} = 0{,}1\text{ m} sous l'effet du poids (g \simeq 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}) :
(On retrouverait le même ordre de grandeur avec la période propre T_0 \simeq 1\text{ s} mentionnée à la question Q7 : k_{\text{TP}} = m_{\text{TP}}\,(2\pi/T_0)^2 \approx 4\text{ à }10\text{ N}\cdot\text{m}^{-1} pour des masses de 100 à 250\text{ g}).
Commentaire : La raideur équivalente des branches du diapason est environ quatre ordres de grandeur plus élevée que celle d'un ressort de TP (k / k_{\text{TP}} \sim 10^4). Cela s'explique par le fait qu'un diapason est constitué d'acier massif travaillant en flexion : il est extrêmement rigide et ses déformations restent microscopiques, ce qui permet d'atteindre des fréquences audibles élevées (f_0 \sim 500\text{ Hz}). À l'inverse, un ressort hélicoïdal de TP est très déformable afin de rendre les oscillations d'une masse suspendue visibles à l'œil nu (f_0 \sim 1\text{ Hz}).
Résultat
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Les ordres de grandeur proposés comportent fréquemment des erreurs.
« Souvent des erreurs dans les ordres de grandeur. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : facteur de qualité, amortissement
Proposer une estimation du facteur de qualité du diapason. Comparer cette valeur à celle d'un oscillateur masse-ressort de travaux pratiques.
Voir l'indiceIndice
Relier le temps d'atténuation sonore perceptible (\tau \sim 30\text{ s}) à la constante de décroissance de l'enveloppe \tau = \frac{2m}{\lambda} = \frac{2Q}{\omega_0}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le facteur de qualité Q en fonction de la fréquence propre f_0 et du temps caractéristique d'amortissement \tau.
- Estimer \tau à partir de la durée d'audibilité du son émis par le diapason, puis en déduire l'ordre de grandeur de Q.
- Estimer l'ordre de grandeur du facteur de qualité d'un oscillateur masse-ressort classique de travaux pratiques et comparer les deux systèmes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Amortissement très faible du diapason (Q \sim 10^3\text{ à }10^4), à comparer à un oscillateur mécanique de TP très amorti (Q \sim 10\text{ à }50).
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D'après la question Q4, l'amplitude des oscillations décroît selon l'enveloppe exponentielle \exp(-t/\tau) avec le temps caractéristique d'amortissement :
d'où l'expression du facteur de qualité :
Le son émis par le diapason sans caisse reste audible pendant \Delta t \simeq 30\text{ s}. L'oreille humaine étant sensible sur une large dynamique d'intensité sonore, l'extinction du son correspond à une atténuation notable de l'amplitude, soit typiquement un temps d'audibilité \Delta t compris entre 3\tau et 6\tau. On peut ainsi estimer :
Avec f_0 \simeq 500\text{ Hz}, on obtient :
Soit un ordre de grandeur de :
Pour un oscillateur masse-ressort de travaux pratiques oscillant dans l'air, le mouvement s'amortit typiquement après une dizaine ou quelques dizaines d'oscillations (la durée d'oscillation visible est d'une dizaine de secondes pour une période propre T_0 \sim 1\text{ s}). Le facteur de qualité associé est de l'ordre de :
Le facteur de qualité du diapason est donc environ deux à trois ordres de grandeur supérieur à celui d'un oscillateur masse-ressort de TP (Q_{\text{diapason}} \gg Q_{\text{TP}}).
Résultat
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La relation reliant le temps de relaxation au facteur de qualité est souvent méconnue.
« La relation entre le temps de relaxation et le facteur de qualité fait souvent défaut. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : pseudo-période, développement limité
Pour un oscillateur masse-ressort de travaux pratiques, dont la période propre vaut une seconde, indiquer s'il est correct d'affirmer que la durée entre deux maxima successifs de la position de la masselotte vaut effectivement . On s'appuiera sur une discussion numérique à partir d'un développement limité à l'ordre 1 de la pseudo-période en .
Voir l'indiceIndice
Exprimer la pseudo-période T = \frac{T_0}{\sqrt{1 - 1/(4Q^2)}}, effectuer un développement limité à l'ordre 1 en 1/Q^2 et évaluer l'écart pour un oscillateur de TP où Q \sim 10.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la durée séparant deux maxima successifs de la position, qui correspond à la pseudo-période T, en fonction de la période propre T_0 et du facteur de qualité Q.
- Effectuer un développement limité de T au premier ordre en 1/Q^2.
- Évaluer numériquement l'écart relatif et absolu entre T et T_0 à partir de l'ordre de grandeur de Q pour un oscillateur de travaux pratiques (Q \sim 10 à 50, d'après la question Q6), puis conclure quant à la validité de l'affirmation.
Voir la réponse courteRéponse courte
DL T \simeq T_0(1 + 1/(8Q^2)) : pour Q \sim 10, l'écart relatif est inférieur à 0,1
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La position z(t) s'écrit sous la forme z(t) = A_0 \exp\left(-\frac{\omega_0}{2Q}t\right) \cos(\Omega t + \varphi). La dérivée première s'annule lorsque \tan(\Omega t + \varphi) = -\frac{1}{2Q\sqrt{1 - \frac{1}{4Q^2}}}, équation dont les solutions correspondant à des maxima sont séparées d'une durée rigoureusement égale à la pseudo-période T = \frac{2\pi}{\Omega}.
D'après la question Q4, la pseudo-pulsation est reliée à la pulsation propre \omega_0 par :
La pseudo-période T = \frac{2\pi}{\Omega} s'exprime donc en fonction de la période propre T_0 = \frac{2\pi}{\omega_0} selon :
Pour un système faiblement amorti (Q \gg 1), on effectue un développement limité à l'ordre 1 en 1/Q^2 à l'aide de (1 - u)^{-1/2} \simeq 1 + \frac{1}{2}u :
L'écart relatif entre la pseudo-période et la période propre s'écrit :
D'après l'estimation de la question Q6, un oscillateur masse-ressort de travaux pratiques possède un facteur de qualité typique Q \sim 10 à 50. Dans le cas le plus défavorable (Q \simeq 10) :
Pour T_0 = 1,0\text{ s}, l'écart absolu vaut :
Cet écart est très inférieur à l'incertitude expérimentale de mesure usuelle en travaux pratiques (qui est de l'ordre de 0,1\text{ s} pour un chronométrage manuel).
Avec les deux chiffres significatifs fournis par l'énoncé (1,0\text{ s}), on a bien T = 1,0\text{ s}. Il est donc tout à fait correct d'affirmer que cette durée vaut effectivement 1,0\text{ s}.
Résultat
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Il fallait utiliser la relation entre période propre et pseudo-période plutôt que de rester vague.
« Trop peu de candidats exploitent la relation entre période propre et pseudo période. Réponses souvent vagues. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : pseudo-fréquence, fréquence propre
De même, est-il correct d'affirmer que les branches d'un diapason de fréquence propre oscillent à la fréquence après percussion ?
Voir l'indiceIndice
Estimer l'écart relatif |f - f_0|/f_0 \simeq \frac{1}{8Q^2} à l'aide de la valeur très élevée du facteur de qualité obtenue pour le diapason.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour un facteur de qualité Q \gg 1, la pseudo-fréquence f = f_0\sqrt{1 - 1/(4Q^2)} est rigoureusement indiscernable de f_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Après percussion, les branches du diapason oscillent librement en régime pseudo-périodique à la pseudo-pulsation \Omega, et donc à la pseudo-fréquence f :
Un développement limité à l'ordre 1 en 1/Q^2 conduit à :
- D'un point de vue théorique strict, les branches oscillent à la pseudo-fréquence f, qui est strictement inférieure à la fréquence propre f_0. L'affirmation est donc rigoureusement fausse.
D'un point de vue physique et pratique, pour un diapason musical, le facteur de qualité estimé à la question Q6 est de l'ordre de Q \sim 10^4. L'écart relatif entre la pseudo-fréquence et la fréquence propre vaut alors :
\frac{f_0 - f}{f_0} \simeq \frac{1}{8Q^2} \sim \frac{1}{8 \times 10^8} \sim 10^{-9}Pour f_0 \simeq 500\text{ Hz}, le décalage en fréquence est de l'ordre de :
f_0 - f \sim 5 \cdot 10^{-7}\text{ Hz}
Cet écart est totalement indétectable pour l'oreille humaine (dont le seuil de discrimination fréquentielle est de l'ordre de 0{,}3\,\%, soit \Delta f / f \sim 3\cdot 10^{-3}) et bien inférieur à l'incertitude de tout appareil de mesure acoustique usuel.
Résultat
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Question peu traitée par les candidats, analogue à la précédente.
« Analogue à la question 7, peu traitée. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : décrément logarithmique, facteur de qualité
Exploiter le document 1 pour estimer au mieux la fréquence propre et le facteur de qualité du diapason A (on reproduira sommairement la (ou les) figure(s) utilisées pour faire apparaître la méthode graphique employée pour ces déterminations). Comparer la valeur du facteur de qualité mesuré en présence de la caisse de résonance à celui du diapason en son absence. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Déterminer la fréquence propre à partir du bas du Document 1 en mesurant la durée d'un grand nombre de pseudo-périodes, puis exploiter l'enveloppe décroissante du haut du document pour évaluer le temps caractéristique d'amortissement avec caisse de résonance.
Voir la stratégieStratégie
- Détermination de la fréquence propre f_0 : exploiter le zoom temporel (enregistrement inférieur du document 1) en mesurant la durée correspondant à un nombre entier N élevé de pseudo-périodes pour minimiser l'incertitude de lecture, puis en déduire f_0 \simeq f = 1/T.
- Détermination du facteur de qualité Q : mesurer sur l'enveloppe du signal complet (enregistrement supérieur) le temps caractéristique d'amortissement \tau (par exemple à l'aide de l'atténuation d'un facteur e ou du temps de demi-atténuation t_{1/2}), puis calculer Q = \pi f_0 \tau.
- Comparaison et commentaire : confronter la valeur de Q obtenue en présence de la caisse de résonance à l'estimation sans caisse (question Q6) et interpréter physiquement la diminution de Q.
Voir la réponse courteRéponse courte
Mesure de T_0 sur plusieurs périodes et calcul de Q via l'enveloppe exponentielle ; la caisse rayonne l'onde sonore, ce qui abaisse Q.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Détermination de la fréquence propre f_0
D'après la question Q8, l'écart relatif entre la pseudo-fréquence f et la fréquence propre f_0 est de l'ordre de 10^{-9} ; on a donc avec une excellente approximation f_0 = f = 1/T.
Sur le second enregistrement du document 1, on repère des maxima successifs de tension :
- un premier maximum est situé à t_1 \simeq 2{,}3\text{ ms} = 2{,}3\cdot 10^{-3}\text{ s} ;
- le 22^{\text{e}} maximum suivant (soit N = 21 périodes) est situé à t_2 \simeq 50{,}0\text{ ms} = 50{,}0\cdot 10^{-3}\text{ s}.
La pseudo-période vaut donc :
On en déduit la fréquence propre :
(Le diapason A est accordé sur le La 3 de référence à 440 Hz).
2. Détermination du facteur de qualité Q
L'amplitude du signal est de la forme u_{\max}(t) = U_0 \exp(-t/\tau) avec \tau = \frac{2Q}{\omega_0} = \frac{Q}{\pi f_0} (d'après les questions Q3 et Q4). Sur le premier enregistrement du document 1 :
- à t = 0, l'amplitude initiale vaut U_0 \simeq 0{,}33\text{ V} ;
- à t = \tau, l'amplitude a chuté d'un facteur e, soit u_{\max}(\tau) = \frac{U_0}{e} \simeq \frac{0{,}33}{2{,}72} \simeq 0{,}12\text{ V}.
Sur le graphique, l'enveloppe atteint l'ordonnée 0{,}12\text{ V} pour un instant :
(On vérifie également que l'amplitude est divisée par deux pour t_{1/2} \simeq 1{,}45\text{ s}, ce qui donne \tau = \frac{t_{1/2}}{\ln 2} \simeq \frac{1{,}45}{0{,}69} \simeq 2{,}1\text{ s}).
Le facteur de qualité s'exprime donc par :
3. Comparaison et commentaire
- Comparaison : en présence de la caisse de résonance, Q \simeq 3\cdot 10^3, alors qu'en l'absence de caisse, on a estimé à la question Q6 un facteur de qualité Q_{\text{sans caisse}} \sim 10^4 (durée de détection d'une trentaine de secondes). Le facteur de qualité est donc significativement plus faible (divisé par un facteur 3 à 5).
- Commentaire : la caisse de résonance en bois joue un rôle d'adaptateur d'impédance acoustique entre les branches métalliques (haute impédance) et l'air ambiant (faible impédance). Elle rayonne beaucoup plus efficacement la puissance acoustique dans l'air, ce qui augmente le volume sonore perçu mais accélère la dissipation de l'énergie mécanique initiale : l'amortissement est donc plus rapide et le facteur de qualité diminue.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'extraction du facteur de qualité à partir du graphe a posé des difficultés.
« La fréquence est en général correctement extraite du graphe, mais pas le facteur de qualité. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Partie II : Génération du champ excitateur
Question 10
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : symétrie et invariances, solénoïde infini
Dans l'approximation du solénoïde infini, justifier que le champ magnétostatique en tout point à l'intérieur du solénoïde est de la forme :
où est la distance de à la droite et le vecteur unitaire dirigeant l'axe dans le sens des croissants (voir figure 4).
Voir l'indiceIndice
Exploiter les invariances par translation axiale et rotation autour de Oz, ainsi que les plans de symétrie et d'antisymétrie de la distribution de courant.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter les invariances spatiales de la distribution de courant (solénoïde infini) pour déterminer les coordonnées d'espace dont dépend le champ \vec{B}.
- Identifier les plans de symétrie et d'antisymétrie de la distribution de courants passant par le point M pour déterminer la direction de \vec{B}(M).
Voir la réponse courteRéponse courte
Plans de symétrie contenant l'axe et invariances par translation suivant Oz et rotation autour de Oz, d'où \vec{B} = B(r)\vec{u}_z.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On se place en coordonnées cylindriques (r, \theta, z) de base associée (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta, \vec{u}_z), l'axe Oz coïncidant avec l'axe du solénoïde. La distribution de courant est modélisée par un courant surfacique orthoradial \vec{j}_s = n I \vec{u}_\theta sur le cylindre de rayon R.
Étude des invariances :
- Dans l'approximation du solénoïde infini, la distribution de courant est invariante par toute translation selon l'axe Oz : les composantes du champ magnétique ne dépendent pas de z.
- La distribution présente une invariance par toute rotation d'angle \theta autour de l'axe Oz : les composantes du champ magnétique ne dépendent pas de \theta.
Le champ magnétique ne dépend donc que de la coordonnée radiale r :
Étude des symétries : Le champ magnétique \vec{B} étant un pseudovecteur (vecteur axial) :
Le plan (M, \vec{u}_r, \vec{u}_\theta) passant par le point M et perpendiculaire à l'axe Oz est un plan de symétrie (\Pi) pour la distribution de courant (les spires y sont parallèles et la géométrie est symétrique de part et d'autre pour un solénoïde infini). Le champ magnétique en M est donc orthogonal à ce plan :
\vec{B}(M) \perp (M, \vec{u}_r, \vec{u}_\theta) \implies B_r(M) = 0 \quad \text{et} \quad B_\theta(M) = 0- On peut également remarquer que tout plan contenant l'axe Oz, en particulier le plan (M, \vec{u}_r, \vec{u}_z), est un plan d'antisymétrie (\Pi^*) pour la distribution de courant (le courant orthoradial le traverse orthogonalement). Le champ magnétique est donc contenu dans ce plan, ce qui confirme B_\theta(M) = 0.
En combinant invariances et symétries, on en déduit que le champ magnétostatique à l'intérieur du solénoïde s'écrit :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Les justifications manquent souvent de précision malgré des réponses correctes.
« Réponses correctes dans l’ensemble, mais cela manque souvent de précision. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : théorème d'ampère, solénoïde infini
Justifier que le champ magnétostatique est uniforme à l'intérieur du solénoïde infini. Établir son expression en admettant qu'il est nul à l'extérieur.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème d'Ampère sur un contour rectangulaire fermé traversant la paroi du solénoïde en admettant un champ extérieur nul.
Voir la stratégieStratégie
- Pour montrer l'uniformité du champ à l'intérieur, on applique l'équation de Maxwell-Ampère locale dans le vide (\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \vec{0}) ou le théorème d'Ampère sur un contour entièrement intérieur.
- Pour déterminer l'expression du champ, on applique le théorème d'Ampère sur un contour rectangulaire traversant la nappe de courant cylindrique, en exploitant l'annulation du champ à l'extérieur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Théorème d'Ampère sur un contour rectangulaire traversant le bobinage : champ intérieur uniforme B = \mu_0 n I avec champ extérieur nul.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Uniformité du champ à l'intérieur :
À l'intérieur du solénoïde, il n'y a pas de courant volumique (\vec{j} = \vec{0}). L'équation de Maxwell-Ampère en régime stationnaire s'écrit :
D'après la question Q10, le champ s'écrit \vec{B}(M) = B(r)\,\vec{u}_z. En utilisant l'expression du rotationnel en coordonnées cylindriques donnée dans les données du sujet :
Le champ ne dépend donc pas de r. Comme les symétries garantissaient déjà son indépendance vis-à-vis de \theta et z, le champ magnétostatique est rigoureusement uniforme à l'intérieur du solénoïde infini :
2. Expression du champ à l'intérieur :
Considérons un contour rectangulaire fermé \mathcal{C} = M_1 M_2 M_3 M_4 tracé dans un plan méridien (\theta = \text{cste}) :
- un segment intérieur [M_1 M_2] parallèle à l'axe Oz, de longueur h, orienté selon +\vec{u}_z (r_1 < R) ;
- un segment radial [M_2 M_3] allant de r_1 à r_2 > R ;
- un segment extérieur [M_3 M_4] parallèle à l'axe Oz, de longueur h, orienté selon -\vec{u}_z (r_2 > R) ;
- un segment radial [M_4 M_1] allant de r_2 à r_1.
Calculons la circulation de \vec{B} le long de ce contour orienté :
- Sur [M_1 M_2] : \int_{M_1}^{M_2} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = B_{\text{int}}\,h.
- Sur les segments radiaux [M_2 M_3] et [M_4 M_1] : \mathrm{d}\vec{\ell} = \pm\,\mathrm{d}r\,\vec{u}_r, or \vec{B} = B\,\vec{u}_z, donc \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = 0.
- Sur le segment extérieur [M_3 M_4] : \vec{B}_{\text{ext}} = \vec{0} selon l'énoncé, donc la circulation est nulle.
La circulation totale s'élève ainsi à :
La surface orientée s'appuyant sur \mathcal{C} intercepte les spires de la paroi du solénoïde sur une hauteur h. Le nombre de spires traversées est N = n\,h, chacune transportant le courant I. D'après la règle de la main droite appliquée à l'orientation choisie (normale selon +\vec{u}_\theta), le courant enlacé algébrique vaut :
D'après le théorème d'Ampère :
D'où B_{\text{int}} = \mu_0\,n\,I. En tenant compte de l'orientation axiale :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'application détaillée du théorème d'Ampère est exigée et doit être mieux maîtrisée.
« Si la plupart des candidats semblent connaitre le résultat, l’application détaillée du théorème d’Ampère est souvent mal maitrisée. Cela fait partie du cours et devrait être mieux travaillé. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : champ magnétique, ordre de grandeur
Estimer la norme de ce champ pour un bobinage de avec . Comparer cette valeur à l'ordre de grandeur de la valeur du champ magnétique terrestre.
Voir l'indiceIndice
Effectuer l'application numérique directe de B_0 = \mu_0 n I et comparer aux 50\ \mu\text{T} du champ magnétique terrestre.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser l'expression du champ obtenue à la question Q11 : B_0 = \mu_0 n I.
- Effectuer l'application numérique avec les données de l'énoncé.
- Rappeler l'ordre de grandeur de la composante usuelle du champ magnétique terrestre (B_{\text{T}} \sim 5 \cdot 10^{-5}\text{ T}) et comparer.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de B_0 \simeq 1{,}3\cdot 10^{-4}\text{ T}, soit un ordre de grandeur comparable à deux ou trois fois le champ magnétique terrestre (50\,\mu\text{T}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat établi à la question Q11, la norme du champ magnétostatique uniforme au sein du solénoïde s'écrit :
Avec les valeurs numériques fournies :
- \mu_0 = 4\pi \cdot 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1} ;
- n = 1 \cdot 10^3\text{ m}^{-1} ;
- I = 0{,}1\text{ A}.
Le calcul donne :
Le champ magnétique terrestre a pour ordre de grandeur :
Le champ B_0 créé à l'intérieur du solénoïde est donc du même ordre de grandeur que le champ magnétique terrestre (environ deux à trois fois plus intense).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Exprimez le champ en teslas et veillez à connaître l'ordre de grandeur du champ terrestre.
« L’application numérique est en général bien faite, mais on trouve de nombreuses variantes pour l’unité de champ magnétique, il serait préférable de se limiter au Tesla. L’ordre de grandeur du champ magnétique terrestre n’est pas toujours connu. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : solénoïde infini, effet de bord
Quel est l'intérêt d'avoir supposé le solénoïde infini ? À quelle(s) condition(s) cette approximation est-elle valide ?
Voir l'indiceIndice
Préciser le critère géométrique L \gg R et le fait de se placer loin des ouvertures afin de s'affranchir des effets de bord.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les simplifications physiques et mathématiques apportées par l'hypothèse d'invariance par translation selon z.
- Préciser les conditions géométriques sur les dimensions du solénoïde ainsi que la localisation des points de l'espace où le modèle s'applique valablement.
Voir la réponse courteRéponse courte
Néglige les effets de bord pour assurer un champ uniforme ; valide au centre d'un solénoïde réel si L \gg R.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Intérêt de l'hypothèse du solénoïde infini :
- Invariance par translation : elle confère au système une invariance selon l'axe Oz, ce qui implique que le champ magnétique ne dépend pas de la coordonnée z (\vec{B} indépendant de z).
- Absence d'effets de bord : elle permet de négliger les lignes de champ qui s'évasent aux extrémités, garantissant que le champ est rigoureusement nul à l'extérieur et uniforme à l'intérieur.
Simplicité analytique : elle autorise une détermination directe et exacte du champ par le théorème d'Ampère sur un contour rectangulaire simple :
\vec{B} = \mu_0 n I\,\vec{u}_z \quad \text{à l'intérieur.}
2. Conditions de validité de l'approximation : Pour qu'un solénoïde réel de longueur finie L et de rayon R puisse être modélisé par un solénoïde infini, deux conditions doivent être satisfaites :
Condition géométrique sur le solénoïde : il doit être très élancé, c'est-à-dire :
\boxed{L \gg R}(avec également un bobinage suffisamment serré pour que le pas des spires soit négligeable devant R).
Condition de localisation du point de mesure : le point M d'observation doit être situé à l'intérieur et suffisamment éloigné des deux ouvertures du solénoïde, à une distance d des bords telle que :
\boxed{d \gg R}soit typiquement dans la région centrale (|z| \ll L/2 en plaçant l'origine au milieu du solénoïde).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
Notions : équation de maxwell
Rappeler et nommer les équations de Maxwell.
Voir l'indiceIndice
Écrire les quatre équations de Maxwell locales dans le vide en précisant explicitement leurs noms usuels.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énoncé des quatre équations locales de Maxwell : Maxwell-Gauss, Maxwell-Thomson, Maxwell-Faraday et Maxwell-Ampère.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le vide en présence d'une distribution de charges de densité volumique \rho et d'une distribution de courants de vecteur densité volumique \vec{\jmath}, les équations fondamentales de l'électromagnétisme s'écrivent :
Équation de Maxwell-Gauss :
\boxed{\mathrm{div}\,\vec{E} = \frac{\rho}{\varepsilon_0}}Équation de Maxwell-Thomson (ou du flux magnétique) :
\boxed{\mathrm{div}\,\vec{B} = 0}Équation de Maxwell-Faraday :
\boxed{\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}}Équation de Maxwell-Ampère :
\boxed{\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \vec{\jmath} + \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}}
où \varepsilon_0 est la permittivité diélectrique du vide et \mu_0 la perméabilité magnétique du vide.
Résultat
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation de maxwell-faraday, symétrie et invariances
En admettant que l'expression du champ magnétique obtenue à la question Q11 reste valide à condition de remplacer par , justifier qu'en tout point à l'intérieur du solénoïde, le champ électrique est de la forme :
dans la base cylindrique d'axe .
Voir l'indiceIndice
Appliquer les considérations de symétrie cylindrique et utiliser la forme intégrale de l'équation de Maxwell-Faraday sur un cercle centré sur Oz.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter les invariances spatiales de la distribution de courant (translation selon l'axe du solénoïde et rotation autour de cet axe) pour déterminer de quelles coordonnées spatiales dépend le champ électrique.
- Identifier un plan de symétrie ou d'antisymétrie passant par le point M pour déterminer la direction du champ électrique induit \vec{E}(M,t) (en l'absence de charges électriques).
Voir la réponse courteRéponse courte
Champ \vec{B}(t) selon \vec{u}_z créant par induction un champ électrique orthoradial \vec{E} = E(r,t)\vec{u}_\theta invariant par rotation et translation.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Invariances : Le solénoïde est modélisé par un cylindre infini d'axe Oz, parcouru par un courant surfacique uniforme. La distribution de courants présente les invariances suivantes :
- Invariance par translation le long de l'axe Oz : les grandeurs physiques sont indépendantes de z ;
- Invariance par rotation autour de l'axe Oz : les grandeurs physiques sont indépendantes de \theta.
Par conséquent, dans la base cylindrique (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta, \vec{u}_z), les composantes du champ électrique ne dépendent que de la coordonnée radiale r et du temps t :
2. Symétries : En l'absence de charges électriques (\rho = 0), le champ électrique est purement induit par la variation temporelle du champ magnétique (ou du courant).
Considérons le plan méridien passant par M :
Par réflexion par rapport à ce plan, le vecteur unitaire orthoradial change de signe (\vec{u}_\theta \to -\vec{u}_\theta) tandis que \vec{u}_r et \vec{u}_z sont inchangés. La densité de courant volumique ou surfacique, colinéaire à \vec{u}_\theta, est donc inversée : \Pi_m est un plan d'antisymétrie pour la distribution de courant.
Le champ électrique étant un vecteur vrai (polaire) directement issu des courants induits (via \vec{E} = -\dfrac{\partial \vec{A}}{\partial t} en jauge de Coulomb), il adopte la même symétrie que la source vectorielle. En tout point M \in \Pi_m, le champ électrique \vec{E}(M, t) est donc orthogonal au plan d'antisymétrie \Pi_m :
En notant simplement E(r, t) = E_\theta(r, t), on en déduit la forme recherchée :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il fallait voir que les courants induisent le champ électrique via le champ magnétique variable.
« Le fait que les courants sont finalement, via le champ magnétique variable créé et le phénomène d’induction, la source de champ électrique n’est généralement pas vu. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : loi de faraday, champ électromoteur
Montrer que . On précisera l'expression de en fonction de , , , et , puis en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Calculer le flux magnétique embrassé par un contour circulaire de rayon r < R pour en déduire la circulation de \vec{E} et isoler E_0(r).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le champ magnétique \vec{B}(M, t) à l'intérieur du solénoïde en remplaçant I par i(t) = I\cos(\omega t).
- Appliquer la loi de Faraday sous forme intégrale (ou l'équation de Maxwell-Faraday sous forme locale) sur un cercle d'axe Oz et de rayon r < R pour déterminer le champ électrique induit orthoradial \vec{E}(M, t).
- Identifier la dépendance temporelle en \sin(\omega t) et en déduire E_0(r).
Voir la réponse courteRéponse courte
Circulation de \vec{E} sur un cercle de rayon r égale à -\mathrm{d}\Phi/\mathrm{d}t, donnant E(r,t) = \frac{1}{2} B_0 r \omega \sin(\omega t).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les résultats de la question Q11 et l'hypothèse de l'énoncé, le champ magnétique à l'intérieur du solénoïde (r < R) en régime lentement variable s'écrit :
avec B_0 = \mu_0 n I.
D'après la question Q15, le champ électrique est de la forme \vec{E}(M, t) = E(r, t)\,\vec{u}_\theta.
Considérons un cercle \mathcal{C} d'axe Oz, de rayon r < R, orienté par \vec{u}_\theta. Il s'appuie sur le disque \mathcal{D} orienté selon sa normale \vec{u}_z.
La circulation du champ électrique le long de \mathcal{C} s'écrit :
\oint_{\mathcal{C}} \vec{E}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = \int_0^{2\pi} E(r, t)\,\vec{u}_\theta \cdot (r\,\mathrm{d}\theta\,\vec{u}_\theta) = 2\pi r \, E(r, t)Le flux magnétique à travers la surface du disque \mathcal{D} s'écrit :
\Phi(t) = \iint_{\mathcal{D}} \vec{B}(M, t)\cdot\mathrm{d}\vec{S} = \pi r^2 B_0 \cos(\omega t)
D'après la loi de Faraday issue de l'équation de Maxwell-Faraday :
d'où :
On en déduit :
Le champ électrique est bien de la forme E(r, t) = E_0(r)\sin(\omega t), avec :
Résultat
Partie III : Interaction entre le champ excitateur et une branche du diapason
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
Notions : conducteur parfait
Qu'est-ce qu'un conducteur parfait ?
Voir l'indiceIndice
Définir un conducteur parfait par une conductivité électrique infinie et expliciter les conséquences sur le champ électromagnétique intérieur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Un conducteur parfait possède une conductivité électrique infinie (\gamma \to \infty), entraînant un champ électrique nul à l'intérieur et des charges réparties en surface.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Un conducteur parfait est un milieu conducteur idéalisé dont la conductivité électrique est infinie :
Ce modèle entraîne des conséquences fondamentales sur les champs et les sources à l'intérieur du matériau :
Champ électrique intérieur nul : d'après la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \gamma \vec{E}, pour que la densité volumique de courant \vec{\jmath} reste finie au sein du conducteur, le champ électrique doit être strictement nul en tout point intérieur :
\vec{E}_{\text{int}} = \vec{0}Champ magnétique intérieur nul en régime variable : d'après l'équation de Maxwell-Faraday, \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}_{\text{int}} = -\frac{\partial \vec{B}_{\text{int}}}{\partial t} = \vec{0}, ce qui impose que le champ magnétique intérieur soit constant dans le temps. Pour des champs oscillants de pulsation \omega \neq 0 (ou en l'absence de champ initial permanent), le champ magnétique est donc nul à l'intérieur :
\vec{B}_{\text{int}} = \vec{0}(ceci correspond également à une épaisseur de peau nulle : \delta = \sqrt{2/(\mu_0 \gamma \omega)} \to 0).
- Localisation surfacique des sources : la charge volumique \rho et le courant volumique \vec{\jmath} sont nuls à l'intérieur du conducteur. Les charges et les courants induits sont entièrement confinés sur sa surface sous forme d'une densité surfacique de charge \sigma et d'une densité surfacique de courant \vec{\jmath}_{\mathrm{s}}.
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Notions : condition aux limites, onde réfléchie
Justifier l'existence d'un champ réfléchi dans l'air.
Voir l'indiceIndice
Penser aux conditions de raccordement du champ électrique tangentiel à la surface d'un conducteur parfait pour compenser le champ incident non nul.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler que le métal est modélisé par un conducteur parfait, ce qui impose l'annulation du champ électrique à l'intérieur.
- Appliquer la condition aux limites sur la composante tangentielle du champ électrique à l'interface plane z = \text{cste}.
- Conclure sur l'impossibilité pour le seul champ incident de vérifier cette condition, imposant l'existence d'un champ réfléchi.
Voir la réponse courteRéponse courte
Les relations de passage sur un conducteur parfait imposent la continuité de la composante tangentielle, nécessitant une onde réfléchie pour compenser le champ incident.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le métal recouvrant les branches du diapason est assimilé à un conducteur parfait ; d'après la question Q17, le champ électromagnétique est donc strictement nul en son sein :
À l'interface air/métal (située dans un plan d'équation z = \text{cste}), la relation de passage du champ électrique donnée en fin d'énoncé :
montre que le saut du champ électrique est purement normal (porté par le vecteur normal \vec{u}_z). La composante tangentielle du champ électrique est donc continue à l'interface :
Or, le champ électrique incident créé par le solénoïde, \vec{E}_{\mathrm{i}} = \frac{E_0(r)}{2}\sin(\omega t)\,\vec{u}_\theta, est orthoradial : il est entièrement contenu dans le plan z = \text{cste} de l'interface et constitue donc une composante tangentielle non nulle.
Le champ incident seul ne peut satisfaire la condition aux limites. Il existe donc nécessairement dans l'air un champ électromagnétique additionnel, appelé champ réfléchi (\vec{E}_{\mathrm{r}}, \vec{B}_{\mathrm{r}}), tel que le champ total vérifie à la surface du métal :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'exploitation de la relation de passage fournie a rarement abouti.
« La relation de passage donnée est rarement exploitée avec succès. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
Notions : relation de passage, équation de maxwell-faraday
Exprimer à l'aide de la relation de passage fournie en fin de sujet. En déduire en utilisant une équation de Maxwell. Dans le cadre de ce modèle, donner alors l'expression du champ électromagnétique dans l'air.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la continuité de la composante tangentielle du champ électrique \vec{E}, puis appliquer l'équation de Maxwell-Faraday pour relier le champ magnétique réfléchi au champ électrique réfléchi.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la relation de passage du champ électrique à l'interface plane z = \mathrm{cste} séparant le métal (conducteur parfait où \vec{E} = \vec{0}) et l'air, pour déterminer la composante tangentielle du champ réfléchi \vec{E}_{\mathrm{r}}.
- Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday reliant \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}_{\mathrm{r}} à \partial\vec{B}_{\mathrm{r}}/\partial t, en calculant le rotationnel en coordonnées cylindriques à l'aide du formulaire.
- Intégrer par rapport au temps pour en déduire \vec{B}_{\mathrm{r}}, puis sommer champs incident et réfléchi pour obtenir le champ électromagnétique total (\vec{E}, \vec{B}) dans l'air.
Voir la réponse courteRéponse courte
Continuité de \vec{E}_\parallel = \vec{0} en z=0 donnant \vec{E}_r = -\vec{E}_i, puis détermination de \vec{B}_r par l'équation de Maxwell-Faraday.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'interface air/métal est modélisée par un plan d'équation z = \mathrm{cste}, de vecteur normal unitaire \vec{n} = \pm \vec{u}_z. Le plan tangent à cette interface est donc engendré par les vecteurs de base (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta).
D'après les données utiles, la relation de passage pour le champ électrique s'écrit :
Le métal étant modélisé par un conducteur parfait (question Q17), le champ électrique y est nul : \vec{E}_{\text{métal}} = \vec{0}. En projetant la relation de passage sur le plan tangentiel, la discontinuité ne portant que sur la composante normale, la composante tangentielle du champ électrique est continue :
Le champ électrique dans l'air au voisinage de l'interface est la superposition du champ incident et du champ réfléchi : \vec{E} = \vec{E}_{\mathrm{i}} + \vec{E}_{\mathrm{r}}. Le champ incident donné par l'énoncé étant purement orthoradial :
il est purement tangentiel à l'interface. La composante tangentielle totale devant s'annuler, le champ réfléchi doit compenser exactement le champ incident à l'interface :
Pour déterminer \vec{B}_{\mathrm{r}}(M, t), on utilise l'équation de Maxwell-Faraday :
Le champ \vec{E}_{\mathrm{r}} ne possédant qu'une composante selon \vec{u}_\theta, dépendant uniquement de r et de t, le formulaire en coordonnées cylindriques donne :
En rappelant d'après la question Q16 que E_0(r) = \frac{1}{2}B_0\omega r, la composante s'écrit E_{\mathrm{r},\theta} = -\frac{1}{4}B_0\omega r\sin(\omega t), d'où :
L'équation de Maxwell-Faraday devient alors :
En intégrant par rapport au temps et en écartant toute composante statique indépendante de l'excitation :
Dans le cadre de ce modèle simplifié, le champ électromagnétique total dans l'air s'obtient par superposition :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
De nombreuses copies développent de longs calculs erronés sur cette question.
« Même remarque, de longs calculs faux dans de nombreuses copies. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : approximation, développement limité
Sachant que , , , montrer que
On donnera la valeur du coefficient numérique . Dans quelle limite cette expression approchée redonne-t-elle celle obtenue à la question Q19 ?
Voir l'indiceIndice
Réaliser un développement limité au premier ordre en z/R et R/L des termes entre crochets en tirant parti de z \ll R \ll L.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer les différentes échelles de longueur (z, R et L) pour identifier les petits paramètres sans dimension.
- Effectuer un développement limité au premier ordre non nul en z/R de chacun des deux termes composant b(z) afin d'identifier le coefficient a.
- Analyser la limite dans laquelle cette expression rejoint le champ électromagnétique total obtenu à la question Q19.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement limité de l'expression intégrale pour z \ll R \ll L ; la limite z/R \to 0 redonne le champ uniforme B_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les données numériques :
On constate la hiérarchie des longueurs :
Étudions séparément les deux termes de la fonction b(z) définie par :
1. Premier terme : Puisque z \ll L, on a z + L \simeq L. On factorise par (z+L) au dénominateur :
Comme \left(\frac{R}{L}\right)^2 \simeq 10^{-2} et \frac{R^2 z}{L^3} \simeq 10^{-3}, ces corrections sont négligeables devant le terme d'ordre 1 en \frac{z}{R} \simeq 0{,}1. À l'ordre 1 en z/R, ce premier terme vaut simplement :
2. Second terme : On factorise par R au dénominateur :
En combinant ces deux développements au premier ordre en z/R, on obtient :
Par identification avec la forme b(z) \simeq B_0\left(1 + a \frac{z}{R}\right), on en déduit la valeur du coefficient numérique a :
3. Limite retrouvant le résultat de la question Q19 : D'après la question Q19, le modèle simplifié prévoyait une annulation complète du champ magnétique dans l'air (\vec{B} = \vec{0}) en raison de la présence du conducteur parfait. Dans l'expression approchée b(z) \simeq B_0\left(1 - \frac{z}{R}\right), le champ s'annule lorsque 1 - \frac{z}{R} = 0, c'est-à-dire dans la limite où :
Remarque : Si l'on s'intéressait à la limite où le champ incident créé par le solénoïde seul est uniforme et maximal près de l'embouchure sans effet d'atténuation spatiale, la limite z \to 0 redonnerait b(0) \simeq B_0.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il est nécessaire d'expliciter le développement limité menant au résultat.
« Le résultat est souvent trouvé, le développement limité est rarement explicité. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 21
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : force sur un dipôle, moment magnétique induit
On considère un élément de volume , centré sur le point , situé au voisinage de l'interface air/métal. Montrer que la force subie par cet élément de volume, dans le cadre du modèle développé dans cette partie, s'écrit à l'ordre le plus bas :
où est une constante positive que l'on exprimera en fonction de , , et éventuellement (si l'on n'a pas déterminé sa valeur à la question Q20). Les dipôles induits sont-ils attirés vers la zone de champ fort ?
Voir l'indiceIndice
Calculer explicitement la force volumique à l'aide de la formule (\vec{B}\cdot\vec{\nabla})\vec{B} = \frac{1}{2}\vec{\nabla}(B^2) et commenter le signe selon l'axe Oz.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le moment dipolaire induit \mathrm{d}\vec{\mu}(M, t) de l'élément de volume en fonction de \vec{B}(M, t).
- Calculer la force dipolaire \mathrm{d}\vec{F}_{\mathrm{m}} = (\mathrm{d}\vec{\mu}\cdot\vec{\mathrm{grad}})\vec{B} en projetant l'opérateur (\mathrm{d}\vec{\mu}\cdot\vec{\mathrm{grad}}) sur l'axe Oz, puis effectuer le développement à l'ordre le plus bas en z/R.
- Déduire l'expression de la constante \alpha et déterminer le sens du déplacement induit par rapport au gradient de l'intensité du champ.
Voir la réponse courteRéponse courte
Force volumique magnétique \vec{f} = (\vec{M}\cdot\vec{\nabla})\vec{B} montrant que les dipôles paramagnétiques induits sont attirés vers la zone de champ fort.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, l'élément de volume \mathrm{d}V acquiert sous l'effet du champ un moment magnétique induit :
L'opérateur gradient en coordonnées cylindriques appliqué le long de \mathrm{d}\vec{\mu} = \mathrm{d}\mu_z \vec{u}_z se réduit à :
La force élémentaire subie par l'élément de volume s'écrit alors :
D'après la question Q20, le profil approché du champ est donné par :
À l'ordre le plus bas en z/R (c'est-à-dire à l'ordre 0), on a b(z) \simeq B_0, ce qui conduit à :
Avec la valeur a = -1 obtenue à la question Q20, il vient :
avec :
Comme \chi > 0, B_0 > 0 et R > 0, la constante \alpha est bien strictement positive.
Sens du déplacement : Pour z > 0, la norme du champ b(z) \simeq B_0(1 - z/R) est une fonction décroissante de z : le champ magnétique est d'autant plus intense que l'on se rapproche de l'embouchure du solénoïde (z \to 0). Puisque \alpha > 0 et \cos^2(\omega t) \ge 0, la force \mathrm{d}\vec{F}_{\mathrm{m}} est dirigée selon -\vec{u}_z, c'est-à-dire vers les valeurs décroissantes de z.
Résultat
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Les commentaires demandés sont souvent absents ou dénués de sens physique.
« Le calcul est plus ou moins bien fait, les commentaires soit absents soit farfelus. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : résonance, excitation harmonique
Pour un diapason résonant à la fréquence , à quelle fréquence doit-on régler la source du courant pour exciter le diapason à résonance ?
Voir l'indiceIndice
Linéariser le terme en \cos^2(\omega t) = \frac{1 + \cos(2\omega t)}{2} pour trouver la relation entre la fréquence du courant d'excitation et la fréquence mécanique du diapason à la résonance.
Voir la stratégieStratégie
- Linéariser l'expression temporelle en \cos^2(\omega t) de la force magnétique obtenue à la question Q21 pour faire apparaître ses composantes spectrales.
- Identifier la fréquence de l'effort mécanique appliqué aux branches du diapason.
- Égaler la fréquence de l'excitation mécanique à la fréquence de résonance du diapason pour déterminer la fréquence du courant électrique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Linéarisation \cos^2(\omega t) = \frac{1+\cos(2\omega t)}{2} montrant une force excitatrice à pulsation 2\omega, d'où f = f_0/2 = 128\text{ Hz}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q21, la force subie par un élément de volume des branches du diapason s'écrit :
En linéarisant le terme dépendant du temps, on obtient :
La force mécanique appliquée au diapason se décompose ainsi en :
- une composante statique (continue), qui induit une simple déformation moyenne constante ;
une composante variable sinusoïdale de pulsation 2\omega, soit une fréquence mécanique d'excitation :
f_{\mathrm{exc}} = \frac{2\omega}{2\pi} = 2 foù f = \frac{\omega}{2\pi} désigne la fréquence de la source de courant i(t).
Le diapason étant un oscillateur mécanique très faiblement amorti (Q \gg 1), la résonance d'amplitude a lieu à une fréquence pratiquement confondue avec sa fréquence propre f_0. Pour exciter le diapason à résonance, la fréquence de la force motrice doit donc vérifier :
Avec f_0 = 256\text{ Hz}, on trouve :
Résultat
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Question très sélective avec quasiment aucune réponse correcte.
« Quasiment aucune bonne réponse. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Partie IV : Fabrication de la source de courant et résultats expérimentaux
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : circuit rc, oscillateur à relaxation
À quelle condition sur le tube s'allume-t-il ? On suppose cette condition vérifiée dans la suite. Exprimer alors l'instant d'allumage en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Écrire l'évolution de la tension aux bornes du condensateur lors de la charge jusqu'à atteindre le seuil d'allumage U_a.
Voir la stratégieStratégie
- Décrire l'état du circuit pour t \in [0, t_a[ lorsque le tube est éteint (interrupteur ouvert) et établir l'expression de la tension de charge u(t).
- En déduire la condition sur E pour que la tension u(t) puisse atteindre le seuil d'allumage U_a.
- Résoudre l'équation u(t_a) = U_a pour déterminer l'instant t_a.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition d'allumage E > U_a puis résolution de la charge du condensateur conduisant à t_a = \tau \ln\frac{E}{E - U_a}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À la fermeture de l'interrupteur K à t = 0, le condensateur est initialement déchargé (u(0) = 0). Le tube est éteint et se comporte comme un circuit ouvert.
Pour t \in [0, t_a[, le circuit se réduit à l'association série du générateur idéal de tension continue de f.é.m. E, du conducteur ohmique de résistance R et du condensateur de capacité C. La loi des mailles s'écrit :
soit, en posant \tau = RC :
Compte tenu de la condition initiale u(0) = 0, la tension aux bornes du condensateur est :
Cette fonction est strictement croissante et tend asymptotiquement vers E quand t \to +\infty. Pour que la tension atteigne le seuil d'allumage U_a en un temps fini, il est nécessaire et suffisant que la tension asymptotique soit strictement supérieure à U_a :
L'instant d'allumage t_a est défini par u(t_a) = U_a :
En prenant le logarithme népérien, on obtient :
Résultat
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La discussion portant sur la condition d'allumage est très souvent confuse.
« L’établissement et la résolution de l’équation différentielle du premier ordre sont généralement bien faits. La discussion sur la condition pour Ua est très souvent confuse. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : circuit rc, régime transitoire
Le tube étant allumé pour , exprimer la tension en fonction de , , , , et .
Voir l'indiceIndice
Modéliser le circuit équivalent de Thévenin lorsque la résistance r du tube allumé se trouve en dérivation avec le condensateur.
Voir la stratégieStratégie
- Modéliser le circuit pour t > t_a lorsque le tube est allumé (résistance r en parallèle avec le condensateur C).
- Établir l'équation différentielle vérifiée par u(t) à l'aide de la loi des nœuds, et identifier la f.é.m. équivalente E' ainsi que le temps caractéristique \tau'.
- Résoudre l'équation avec la condition initiale de continuité de la tension aux bornes du condensateur en t = t_a : u(t_a^+) = U_a.
Voir la réponse courteRéponse courte
Modélisation de la décharge par équivalent de Thévenin donnant u(t) = E' + (U_a - E')e^{-(t - t_a)/\tau'}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour t > t_a, le tube fluorescent est allumé et se comporte comme un conducteur ohmique de résistance r. Le condensateur C et la résistance r sont branchés en parallèle, sous la tension commune u(t).
D'après la loi des nœuds au pôle supérieur du condensateur :
En explicitant les courants à l'aide des relations constitutives :
En regroupant les termes en u(t) :
En divisant par \left(1 + \frac{R}{r}\right) et en introduisant les notations définies par l'énoncé, \tau = RC, \tau' = \frac{\tau}{1 + R/r} et E' = \frac{E}{1 + R/r}, l'équation différentielle s'écrit :
La solution générale de cette équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants est :
Par continuité de la tension aux bornes d'un condensateur à l'instant de basculement t = t_a, on a u(t_a^+) = u(t_a^-) = U_a. On en déduit :
L'expression de la tension pour t > t_a (tant que le tube reste allumé) est donc :
Résultat
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Appuyez l'établissement des équations sur des schémas clairs précisant toutes les notations.
« Le résultat est souvent trouvé, mais l’établissement des équations manque de clarté (il faut faire des schémas clairs, qui précisent bien toutes les notation utilisées). »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : oscillateur à relaxation, extinction
À quelle condition portant sur et , le tube s'éteint-il ? On suppose cette condition vérifiée. Exprimer l'instant auquel le tube s'éteint.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la condition assurant la décharge sous le seuil d'extinction U_e et résoudre l'équation temporelle associée.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser l'évolution asymptotique de u(t) pour déterminer la condition sur E' et U_e permettant à la tension d'atteindre le seuil d'extinction.
- Résoudre l'équation u(t_e) = U_e à partir de l'expression établie à la question Q24 pour en déduire l'instant t_e.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition d'extinction E' < U_e permettant à la tension d'atteindre U_e à l'instant t_e = t_a + \tau' \ln\frac{U_a - E'}{U_e - E'}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, le tube s'éteint dès que la tension u(t) décroît jusqu'à atteindre la tension d'extinction U_e.
Pour t > t_a, le tube étant allumé, la tension évolue selon l'expression obtenue à la question Q24 :
La fonction u(t) décroît de manière monotone depuis la valeur initiale u(t_a^+) = U_a vers la valeur asymptotique u(+\infty) = E'. Pour que la tension puisse atteindre la valeur seuil U_e à un instant fini, il est indispensable que l'asymptote soit strictement inférieure à U_e :
Remarque : Sachant que U_e < U_a, cette condition implique directement E' < U_a, ce qui garantit bien la stricte décroissance de u(t) pour t > t_a.
L'instant d'extinction t_e > t_a est défini par la condition :
Soit, en explicitant :
On en déduit :
D'où l'expression de l'instant d'extinction t_e :
En injectant l'expression de t_a = \tau \ln\left(\frac{E}{E - U_a}\right) obtenue à la question Q23, on peut également écrire :
Résultat
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Attention aux erreurs courantes liées au décalage de l'origine des temps.
« Des erreurs dues au décalage de l’origine des temps. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : période d'oscillation, oscillateur à relaxation
Dans le cas où est une fonction qui devient périodique, exprimer sa période en fonction de , , , et .
Voir l'indiceIndice
Sommer le temps de charge entre U_e et U_a et le temps de décharge entre U_a et U_e.
Voir la stratégieStratégie
- Une fois le régime périodique établi, une période T correspond à l'enchaînement de deux phases : une phase de décharge lorsque le tube est allumé (la tension u(t) décroît de U_a à U_e) et une phase de charge lorsque le tube est éteint (la tension u(t) croît de U_e à U_a).
- Déterminer la durée de chacune de ces deux phases à partir des équations différentielles ou des lois d'évolution associées, puis les sommer pour obtenir la période T = \Delta t_{\text{allumé}} + \Delta t_{\text{éteint}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Sommation des durées de charge de U_e à U_a et de décharge de U_a à U_e donnant la période T du cycle limite.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Une fois le régime périodique de relaxation établi, la tension u(t) oscille indéfiniment entre la tension d'extinction U_e et la tension d'allumage U_a. La période T est la somme des durées des deux étapes successives :
1. Phase où le tube est allumé :
D'après les questions Q24 et Q25, le tube s'allume lorsque u = U_a et s'éteint dès que u = U_e. La tension évolue selon :
La durée pendant laquelle le tube reste allumé, notée \Delta t_{\text{allumé}}, correspond à :
2. Phase où le tube est éteint :
À l'extinction, le dipôle T équivaut à un interrupteur ouvert. Le circuit se résume à la charge du condensateur à travers le conducteur ohmique de résistance R sous la tension constante E, avec pour constante de temps \tau = RC. L'équation d'évolution de la tension s'écrit :
En prenant pour origine des temps l'instant d'extinction où u = U_e, la solution s'écrit :
Le tube se rallume dès que la tension u(t) réatteint la tension de seuil U_a. La durée de cette phase de charge, \Delta t_{\text{éteint}}, vérifie donc :
3. Expression de la période T :
La période du signal périodique vaut la somme des deux durées de charge et de décharge :
Résultat
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Question difficile à laquelle peu de candidats sont parvenus à répondre.
« Question plus difficile, peu de candidats y répondent réellement. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : portrait temporel, oscillation de relaxation
Tracer l'allure de pour en représentant quelques oscillations. On positionnera , , , , , et .
Voir l'indiceIndice
Schématiser des portions d'exponentielles successives raccordées continûment aux seuils U_a et U_e, en faisant figurer les asymptotes E et E'.
Voir la réponse courteRéponse courte
Allure en dents de scie de u(t) oscillant entre U_e et U_a, avec asymptotes exponentielles vers E et E'.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'évolution temporelle de la tension u(t) se décompose en une phase transitoire initiale suivie d'un régime périodique d'oscillations de relaxation :
- Phase de charge initiale (0 \le t \le t_a) : le condensateur, initialement déchargé (u(0)=0), se charge à travers la résistance R vers la tension asymptotique E avec la constante de temps \tau = RC. La concavité est tournée vers le bas (\ddot{u} < 0). À l'instant t_a, la tension atteint le seuil d'allumage u(t_a) = U_a, provoquant l'allumage du tube.
- Première phase de décharge (t_a \le t \le t_e) : le tube étant allumé, le condensateur se décharge vers la tension asymptotique E' = \frac{E}{1 + R/r} < U_e avec la constante de temps \tau' = \frac{\tau}{1 + R/r}. La concavité est tournée vers le haut (\ddot{u} > 0). À l'instant t_e, la tension atteint le seuil d'extinction u(t_e) = U_e, le tube s'éteint.
Régime périodique (t \ge t_e) : le tube étant éteint, le condensateur se recharge vers E à partir de U_e avec la constante de temps \tau. Dès que u(t) réatteint U_a, le tube se rallume et le condensateur se décharge à nouveau vers E' jusqu'à U_e avec la constante de temps \tau'. La tension oscille ainsi périodiquement entre U_e et U_a avec la période :
T = \Delta t_{\text{charge}} + \Delta t_{\text{décharge}}
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Question assez peu abordée, mais les tracés proposés sont souvent pertinents.
« Assez peu abordée, les représentations graphiques données sont souvent pertinentes. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : résonance, bande passante
À partir des mesures présentées sur le document 3, réaliser une estimation de la fréquence propre et du facteur de qualité du diapason A. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Repérer l'abscisse du maximum de résonance pour la fréquence propre, puis mesurer la largeur de la bande passante à mi-puissance (amplitude divisée par \sqrt{2}) pour calculer le facteur de qualité.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la fréquence de résonance sur le document 3 en tenant compte du fait que la force magnétique varie à la pulsation 2\omega, soit le double de la fréquence de l'oscillateur à tube (établi aux questions Q21 et Q22).
- Mesurer la bande passante à -3\text{ dB} (amplitude divisée par \sqrt{2}) pour en déduire le facteur de qualité Q.
- Comparer les valeurs obtenues à celles de l'étude en régime libre (question Q9) et commenter la sélectivité du diapason.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination de la fréquence de résonance f_0 et de la largeur de bande passante à -3\text{ dB}, d'où Q = f_0/\Delta f.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Fréquence propre du diapason
D'après la question Q21, la force magnétique exercée sur les branches du diapason est proportionnelle à \cos^2(\omega t) = \frac{1 + \cos(2\omega t)}{2}. La fréquence d'excitation mécanique vaut donc :
Puisque le facteur de qualité est très grand (Q \gg 1), la fréquence de résonance est confondue avec la fréquence propre f_0.
Sur le document 3, le maximum de la courbe de résonance est atteint pour :
On en déduit la fréquence propre du diapason A :
2. Facteur de qualité
L'amplitude maximale de la tension délivrée par le microphone est :
S'agissant d'une amplitude (et non d'une puissance), la bande passante à -3\text{ dB} est délimitée par la condition :
Graphiquement, la courbe coupe le niveau 485\text{ mV} aux fréquences :
La largeur de la bande passante en fréquence d'excitation vaut donc :
Comme les fréquences mécaniques sont doublées (f_{\text{force}} = 2 f_{\text{tube}}), la bande passante mécanique est \Delta f_0 = 2\Delta f_{\text{tube}} \simeq 0{,}24\text{ Hz}. Le facteur de qualité Q s'exprime alors par :
3. Commentaires
- La fréquence propre mesurée f_0 \simeq 440\text{ Hz} correspond exactement au \text{La}_3 de référence et est parfaitement cohérente avec la valeur obtenue en réponse libre à la question Q9 (f_0 \simeq 440\text{ Hz}).
- Le facteur de qualité Q \simeq 2\cdot 10^3 est en très bon accord avec l'estimation issue de l'amortissement libre en présence de la caisse de résonance à la question Q9 (Q \simeq 3\cdot 10^3).
- Cette valeur très élevée (Q \sim 10^3) traduit une résonance extrêmement aiguë (bande passante mécanique de seulement 0{,}2\text{ Hz}) : le diapason est un filtre mécanique très sélectif, garantissant la pureté et la stabilité de la note émise.
Résultat
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Le facteur de qualité est presque toujours omis et le facteur 2 sur la fréquence est oublié.
« La réponse sur le facteur de qualité n’est quasiment jamais donnée, le facteur 2 sur la fréquence est oublié. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : filtrage sélectif, décomposition de fourier
A posteriori, le fait que l'oscillateur ne soit pas sinusoïdal vous semble-t-il problématique pour réaliser l'étude en régime sinusoïdal forcé ?
Voir l'indiceIndice
Mobiliser la décomposition en série de Fourier du signal périodique et s'appuyer sur la très grande sélectivité fréquentielle de la résonance.
Voir la stratégieStratégie
- Décomposer le signal périodique de l'oscillateur en série de Fourier pour faire apparaître ses différentes composantes fréquentielles.
- Rappeler que le diapason constitue un résonateur linéaire (d'ordre 2) caractérisé par un facteur de qualité extrêmement élevé (Q \sim 10^3 d'après les questions précédentes).
- Conclure sur le rôle de filtre passe-bande ultra-sélectif joué par le diapason et sur l'impact des harmoniques d'excitation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le facteur de qualité très élevé agit comme un filtre passe-bande ultra-sélectif n'amplifiant que le fondamental du signal d'excitation.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'oscillateur à tube délivre un signal périodique de fréquence fondamentale f. D'après le théorème de Fourier, ce courant se décompose en une somme d'harmoniques de fréquences k f (avec k \in \mathbb{N}^*) et d'une éventuelle composante continue.
Comme établi aux questions Q21 et Q22, la force magnétique de couplage dépend quadratiquement du champ excitateur, générant des composantes d'excitation mécanique de fréquences discrètes, notamment à la fréquence 2f issue du fondamental, mais aussi à d'autres fréquences multiples de f.
Or, le diapason est un oscillateur linéaire possédant :
- une fréquence de résonance propre très aiguë f_0 \simeq 440\text{ Hz} ;
un facteur de qualité très grand (Q \sim 10^3 à 10^4), d'où une bande passante mécanique extrêmement étroite :
\Delta f = \frac{f_0}{Q} \sim 0{,}1 \text{ à } 0{,}4\text{ Hz}.
Le diapason agit donc comme un filtre passe-bande mécanique ultra-sélectif :
- lorsque la fréquence de l'oscillateur est réglée au voisinage de f \simeq 220\text{ Hz}, la composante d'excitation à 2f \simeq 440\text{ Hz} excite le système en pleine résonance ;
- les autres composantes spectrales de la force d'excitation se trouvent à des fréquences éloignées de f_0 de plusieurs centaines de hertz, soit à des dizaines ou centaines de fois la largeur de la bande passante \Delta f. Elles sont donc totalement atténuées par la fonction de transfert du résonateur.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Question difficile dont l'enjeu physique a rarement été perçu.
« Question difficile, l’enjeu n’est pratiquement jamais vu. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question déjà tombée ailleurs
Partie PROBLÈME 2 : Synthèse de l'ammoniac
Question 30
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : schéma de lewis
Donner un schéma de Lewis de l'ammoniac.
Voir l'indiceIndice
Déterminer le nombre d'électrons de valence de l'azote (Z=7) et de l'hydrogène (Z=1) pour placer les doublets liants et non liants.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le nombre d'électrons de valence des atomes constitutifs (\mathrm{N} et \mathrm{H}) à partir de leur position dans le tableau périodique ou de leur configuration électronique.
- En déduire le nombre total de doublets électroniques (liants et non liants) à répartir.
- Disposer les liaisons de manière à satisfaire la règle du duet pour l'hydrogène et la règle de l'octet pour l'azote.
Voir la réponse courteRéponse courte
Formule de Lewis de \text{NH}_3 montrant l'atome central d'azote avec un doublet non liant et trois liaisons covalentes simples.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'atome d'azote \mathrm{N} (Z=7, configuration 1s^2\,2s^2\,2p^3) apporte 5 électrons de valence.
Chacun des trois atomes d'hydrogène \mathrm{H} (Z=1, configuration 1s^1) apporte 1 électron de valence.
Le nombre total d'électrons de valence de la molécule d'ammoniac \mathrm{NH}_3 est :
L'atome d'azote forme trois liaisons simples covalentes (doublets liants) avec les trois atomes d'hydrogène, ce qui permet à chaque hydrogène de respecter la règle du duet. Il reste un doublet non liant localisé sur l'atome central d'azote, qui satisfait ainsi la règle de l'octet :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
N'oubliez pas de représenter le doublet non liant porté par l'azote.
« Bien, mais il manque parfois le doublet non liant sur l’azote. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 31
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1
Notions : configuration électronique, règle de klechkowski
Donner la structure électronique d'un atome de fer dans l'état fondamental.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la règle de Klechkowski pour ordonner le remplissage des sous-couches de l'atome de fer (Z=26).
Voir la réponse courteRéponse courte
Remplissage selon Klechkowski pour Z=26 conduisant à la configuration 1s^2 2s^2 2p^6 3s^2 3p^6 4s^2 3d^6 = [\text{Ar}]\,4s^2 3d^6.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le numéro atomique du fer est fourni dans les données du sujet : Z = 26.
À l'état fondamental, les 26 électrons de l'atome de fer se répartissent sur les sous-couches atomiques selon la règle de Klechkowski, par ordre croissant de la valeur de n + \ell (puis de n à valeur de n + \ell identique) :
En tenant compte du principe d'exclusion de Pauli limitant le nombre maximal d'électrons par sous-couche (2 pour s, 6 pour p, 10 pour d), on obtient :
Ce que l'on peut également écrire sous forme condensée à l'aide du cœur de gaz noble de l'argon (Z = 18) :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1
Notions : configuration électronique, règle de hund
Donner la structure électronique de ces ions. Lequel est le plus stable ? Justifier.
Voir l'indiceIndice
Retirer en premier les électrons 4s les plus externes, puis invoquer la stabilité particulière des sous-couches 3d demi-remplies.
Voir la stratégieStratégie
- Pour déterminer la configuration électronique d'un cation d'un métal de transition, on rappelle que les électrons de la sous-couche de nombre quantique principal n le plus élevé (ici la sous-couche 4s) sont arrachés en priorité par rapport aux électrons (n-1)d.
- On compare ensuite la stabilité relative des deux ions en examinant le remplissage de leur sous-couche 3d (stabilité remarquable des sous-couches demi-remplies).
Voir la réponse courteRéponse courte
\text{Fe}^{2+} est en 3d^6 et \text{Fe}^{3+} en 3d^5 ; ce dernier est plus stable grâce à la sous-couche 3d demi-remplie particulièrement stable.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q31, la structure électronique de l'atome de fer dans son état fondamental est :
Lors de l'ionisation d'un élément de transition, les électrons de la sous-couche 4s (nombre quantique principal n=4 le plus grand) sont arrachés en premier :
Pour l'ion fer(II) \mathrm{Fe}^{2+}, l'atome perd deux électrons issus de l'orbitale 4s :
\boxed{\mathrm{Fe}^{2+} : 1s^2\,2s^2\,2p^6\,3s^2\,3p^6\,3d^6 = [\mathrm{Ar}]\,3d^6}Pour l'ion fer(III) \mathrm{Fe}^{3+}, un troisième électron est retiré de la sous-couche 3d :
\boxed{\mathrm{Fe}^{3+} : 1s^2\,2s^2\,2p^6\,3s^2\,3p^6\,3d^5 = [\mathrm{Ar}]\,3d^5}
Stabilité relative :
L'ion le plus stable est l'ion \mathbf{Fe^{3+}}.
En effet, la configuration de l'ion \mathrm{Fe}^{3+} présente une sous-couche 3d exactement à demi-remplie (3d^5). D'après la règle de Hund, les 5 électrons occupent chacun une orbitale d avec des spins parallèles, ce qui maximise l'énergie d'échange et confère à l'édifice une stabilité électronique accrue par rapport à la configuration 3d^6 de l'ion \mathrm{Fe}^{2+}.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Attention à ne pas ajouter d'électrons lors de l'ionisation en cation.
« Plutôt bien traitée, certains candidats ajoutent des électrons pour passer de l’atome au cation ! »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, TSI1
Notions : masse volumique, maille élémentaire
Exprimer, puis estimer la masse volumique du fer dans cette structure.
Voir l'indiceIndice
Dénombrer la multiplicité N des atomes de fer dans la maille conventionnelle cubique centrée et relier \rho à la masse molaire et au volume de la maille a^3.
Voir la réponse courteRéponse courte
Formule \rho = \frac{Z M_{\text{Fe}}}{N_A a^3} pour la maille cubique, donnant une masse volumique de l'ordre de 7{,}8\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}.
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Dans une maille conventionnelle cubique centrée (CC), les atomes de fer sont situés :
- aux 8 sommets de la maille, chacun étant partagé par 8 mailles élémentaires : 8 \times \dfrac{1}{8} = 1 atome ;
- au centre de la maille, appartenant entièrement à celle-ci : 1 \times 1 = 1 atome.
Le nombre d'atomes de fer appartenant en propre à la maille (population de la maille) est donc :
La masse contenue dans une maille s'écrit :
Le volume de la maille cubique de paramètre a est :
La masse volumique \rho du fer s'exprime donc par le rapport :
Application numérique : Avec les données fournies :
- N = 2 ;
- M(\text{Fe}) = 55{,}8\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 55{,}8 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} ;
- N_{\text{A}} = 6{,}02 \cdot 10^{23}\text{ mol}^{-1} ;
- a = 3 \cdot 10^2\text{ pm} = 3 \cdot 10^{-10}\text{ m}, d'où a^3 = 27 \cdot 10^{-30}\text{ m}^3.
On évalue le calcul sans calculatrice :
Résultat
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Vérifiez vos calculs : la masse volumique d'un solide ne s'éloigne de celle de l'eau que d'un facteur 10 environ.
« La population et l’expression littérale de la masse volumique sont souvent correctes, contrairement à l’application numérique (attention aux ordres de grandeur complètement faux, la masse volumique d’une phase condensée ne s’éloigne de celle de l’eau liquide de guère plus que d’un facteur 10 ). »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 34
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, TSI1
Notions : compacité, masse volumique
Commenter ces deux valeurs numériques.
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Interpréter le signe de l'enthalpie standard (caractère exothermique) et relier le signe de l'entropie standard à la variation algébrique du nombre de moles gazeuses \Delta \nu_g.
Voir la stratégieStratégie
- Interpréter le signe et la valeur de l'enthalpie standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}H_1^\circ en termes de transferts thermiques (caractère exothermique) et de bilan de liaisons chimiques.
- Interpréter le signe et l'ordre de grandeur de l'entropie standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}S_1^\circ à partir de la variation du nombre de moles de gaz \Delta \nu_{\mathrm{g}} (degré de désordre du système).
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Comparaison de la compacité et de la compacité volumique des variétés allotropiques cubique centrée et cubique à faces centrées du fer.
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1. Commentaire sur l'enthalpie standard de réaction :
- La réaction (1) est exothermique : elle libère de l'énergie sous forme thermique vers le milieu extérieur.
- D'un point de vue microscopique, la rupture de 3 liaisons simples \mathrm{H}-\mathrm{H} et d'une liaison triple \mathrm{N}\equiv\mathrm{N} nécessite moins d'énergie que celle libérée par la formation des 6 liaisons simples \mathrm{N}-\mathrm{H} de l'ammoniac, conduisant à un bilan énergétique globalement favorable en enthalpie.
2. Commentaire sur l'entropie standard de réaction :
La variation stœchiométrique du nombre de moles de gaz est :
\Delta \nu_{\mathrm{g}} = 2 - (3 + 1) = -2\text{ mol}Il y a diminution du nombre de molécules à l'état gazeux (4 moles de réactifs gazeux donnent 2 moles de produit gazeux).
Cette diminution entraîne une diminution importante du désordre translationnel du système, ce qui justifie le signe négatif :
\Delta_{\mathrm{r}}S_1^\circ < 0- La valeur numérique est de l'ordre de grandeur attendu : la disparition d'une mole de gaz s'accompagne usuellement d'une variation d'entropie d'environ -100 à -130\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}, ce qui est parfaitement cohérent avec \Delta \nu_{\mathrm{g}} = -2.
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Les commentaires vont souvent dans le bon sens mais comportent parfois des confusions.
« La plupart des candidats donnent des réponses qui vont dans le bon sens mais font parfois des confusions. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 35
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : constante d'équilibre, relation fondamentale
Exprimer la constante d'équilibre de la réaction (1) à la température en fonction de et à la même température.
Voir l'indiceIndice
Appliquer l'identité thermodynamique reliant l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ à la constante d'équilibre K_1.
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Expression \Delta_r G_1^\circ = \Delta_r H_1^\circ - T\Delta_r S_1^\circ = -RT\ln K_1, d'où K_1(T) = \exp\left(-\frac{\Delta_r H_1^\circ}{RT} + \frac{\Delta_r S_1^\circ}{R}\right).
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L'enthalpie libre standard de la réaction (1) à la température T s'exprime à partir de l'enthalpie standard et de l'entropie standard de réaction à cette même température selon :
Par définition de la constante d'équilibre thermodynamique K_1(T), on a également la relation :
où R désigne la constante molaire des gaz parfaits.
On en déduit :
d'où l'expression de la constante d'équilibre :
Résultat
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : variance, règle des phases
Que vaut la variance de l'équilibre (1) ?
Hors programme actuel
La règle des phases et la notion de variance de Gibbs ne figurent plus au programme de MP.
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Appliquer la règle des phases de Gibbs v = c + 2 - \varphi en examinant l'influence des conditions initiales stœchiométriques.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la règle des phases (règle de Gibbs) pour dénombrer les paramètres intensifs indépendants caractérisant l'état d'équilibre du système physico-chimique.
- Distinguer la variance générale de l'équilibre et la variance tenant compte de la contrainte de composition imposée par les conditions expérimentales (mélange initial stœchiométrique).
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la variance par la règle de Gibbs v = c + 2 - \varphi - r, notion hors programme.
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D'après la règle des phases de Gibbs, la variance v d'un système à l'équilibre s'exprime par :
où :
- N = 3 est le nombre d'espèces chimiques présentes (\mathrm{H_2}, \mathrm{N_2}, \mathrm{NH_3}) ;
- r = 1 est le nombre d'équilibres chimiques indépendants liant ces espèces ;
- \varphi = 1 est le nombre de phases (un seul mélange gazeux homogène) ;
- les variables intensives d'état sont la température T, la pression P (d'où le terme +2) et les fractions molaires des espèces ;
- k est le nombre de relations supplémentaires entre grandeurs intensives imposées par les conditions de préparation.
1. Variance intrinsèque de l'équilibre (sans condition particulière) :
En l'absence de contrainte de composition (k = 0) :
2. Variance sous la contrainte de stœchiométrie de l'énoncé :
Les réactifs \mathrm{N_2} et \mathrm{H_2} sont introduits seuls et en proportions stœchiométriques (n_0(\mathrm{H_2}) = 3\,n_0(\mathrm{N_2})). D'après la stœchiométrie de la réaction (1), les quantités consommées respectent également ce rapport 3:1, de sorte qu'à chaque instant et à l'équilibre :
Cette condition constitue une relation intensive liant la composition de la phase gazeuse, soit k = 1. On obtient alors :
Résultat
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Le calcul de la variance thermodynamique est fréquemment erroné.
« La variance est souvent erronée. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : constante d'équilibre, pression partielle
Exprimer en fonction de , et . Commenter la réponse à la question Q36.
Voir l'indiceIndice
Dresser un tableau d'avancement molaire à l'équilibre en fonction du rendement r et exprimer les pressions partielles de chaque gaz.
Voir la stratégieStratégie
- Dresser le tableau d'avancement pour des conditions stœchiométriques initiales en introduisant n_0 moles de \mathrm{N}_2 et 3n_0 moles de \mathrm{H}_2.
- Exprimer l'avancement à l'équilibre \xi_{\text{éq}} en fonction du rendement r et de l'avancement maximal \xi_{\max}.
- Calculer les pressions partielles à l'équilibre puis injecter dans l'expression de la constante d'équilibre K_1.
- Relier le résultat au nombre de degrés de liberté (variance v = 2) obtenu à la question Q36.
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Expression des pressions partielles en fonction de l'avancement ou du rendement r et de P, reliant la constante K_1 à P et r.
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Considérons un mélange initial stœchiométrique contenant n_0 moles de \mathrm{N}_2(\mathrm{g}) et 3n_0 moles de \mathrm{H}_2(\mathrm{g}).
Si la réaction était totale, l'avancement maximal vaudrait \xi_{\max} = n_0, conduisant à la formation de n_{\max}(\mathrm{NH}_3) = 2\xi_{\max} = 2n_0.
Par définition du rendement r :
Les quantités de matière des différentes espèces à l'équilibre s'écrivent donc :
La quantité de matière totale de gaz à l'équilibre vaut :
Les fractions molaires à l'équilibre sont ainsi :
En assimilant les gaz à des gaz parfaits, les pressions partielles s'écrivent p_i = x_i P. La constante d'équilibre K_1 associée à la réaction (1) s'exprime par la loi d'action de masse :
Calculons le rapport des fractions molaires :
On en déduit l'expression de la constante d'équilibre :
Commentaire : La constante K_1 ne dépend que de la température T. La relation obtenue relie donc explicitement trois grandeurs intensives : la température T, la pression totale P et le rendement r (qui caractérise entièrement la composition chimique du mélange).
À proportions initiales fixées (ici stœchiométriques), la variance réduite du système vaut v = 2 (question Q36). Ainsi, la fixation de deux paramètres intensifs indépendants, par exemple la température T et la pression P, détermine entièrement l'état d'équilibre, c'est-à-dire une unique valeur physique du rendement r \in [0, 1[.
Résultat
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Cette question est rarement menée à son terme, bien que les calculs complets soient souvent justes.
« Question souvent commencée et rarement menée à son terme, ceux qui vont jusqu’au bout ont souvent le bon résultat. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Notions : déplacement d'équilibre, influence de la pression
Quel est l'effet d'une augmentation de la pression totale à température constante sur le rendement de la synthèse ? Commenter le choix de la valeur 300 bars pour la pression totale de la synthèse industrielle.
Voir l'indiceIndice
Utiliser le principe de modération de Le Chatelier ou l'expression de K_1 vis-à-vis de P, puis mentionner les contraintes technologiques liées aux très hautes pressions.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser l'effet d'une augmentation de pression soit par la loi de modération (principe de Le Chatelier), soit directement à l'aide de l'expression de la constante d'équilibre établie en Q37.
- Discuter le choix industriel d'une pression de 300\text{ bars} sous l'angle du compromis technico-économique (thermodynamique vs sécurité/coût des installations).
Voir la réponse courteRéponse courte
La réaction s'accompagnant d'une diminution du nombre de moles gazeuses (\Delta\nu_g < 0), une hausse de pression déplace l'équilibre vers la formation de \text{NH}_3.
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1. Effet d'une augmentation de la pression totale à température constante
Méthode thermodynamique (par la loi d'action de masse) :
D'après la relation établie à la question Q37 :
À température constante, la constante d'équilibre K_1(T) ne dépend que de T et reste donc inchangée. On peut réécrire cette relation sous la forme :
La fonction f est strictement croissante par rapport au rendement r sur l'intervalle [0, 1[. Par conséquent, une augmentation de la pression totale P impose une augmentation de f(r), et donc une augmentation du rendement r.
Interprétation par le principe de Le Chatelier :
La réaction de synthèse présente une variation du nombre de moles de gaz :
D'après la loi de modération, une augmentation de pression à température constante déplace l'équilibre dans le sens qui tend à modérer cette augmentation, c'est-à-dire dans le sens d'une diminution du nombre total de moles gazeuses (sens direct).
2. Commentaire sur le choix de la pression industrielle de 300 bars
- Nécessité d'une pression très élevée : À 450\,^\circ\text{C}, la constante d'équilibre est très faible (K_1 = 3\cdot 10^{-5}). À la pression atmosphérique, le rendement à l'équilibre serait dérisoire. Pour obtenir un rendement acceptable (typiquement de l'ordre de 15 à 20 % par passage), il est donc indispensable d'opérer sous très haute pression.
Limitation technique et économique : On ne peut cependant pas augmenter la pression indéfiniment car :
- le coût des compresseurs et la dépense énergétique liée à la compression augmentent fortement avec la pression ;
- la résistance mécanique des parois des réacteurs et les risques liés à la fragilisation des aciers par le dihydrogène chaud imposent des contraintes matérielles sévères ;
- les risques industriels et de sécurité (fuites, explosions) croissent rapidement.
Résultat
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La moitié des candidats réussit l'analyse avec la loi de modération, les autres sont confus.
« Bonnes réponses dans environ la moitié des copies (souvent avec la loi de modération de Le Chatelier), confuses et fausses dans les autres. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 39
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : loi de van 't hoff, réaction exothermique
Quel est l'effet d'une augmentation modérée de la température à pression constante sur le rendement de la synthèse ?
Voir l'indiceIndice
Appliquer la relation de van 't Hoff pour analyser le sens de variation de la constante d'équilibre avec la température pour une réaction exothermique.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'évolution de la constante d'équilibre K_1 avec la température à l'aide de la loi de van 't Hoff et du signe de \Delta_{\mathrm{r}}H_1^\circ.
- Relier la variation de K_1 à l'évolution du rendement r à pression P fixée, ou appliquer qualitativement le principe de modération de Le Chatelier.
Voir la réponse courteRéponse courte
D'après la loi de Van 't Hoff \frac{\mathrm{d}\ln K}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_r H^\circ}{RT^2} < 0, une hausse de température diminue la constante et abaisse le rendement d'équilibre.
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L'influence de la température sur la constante d'équilibre K_1 est régie par la loi de van 't Hoff :
D'après la question Q34, la synthèse de l'ammoniac est exothermique : \Delta_{\mathrm{r}}H_1^\circ = -114{,}7\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} < 0. Par conséquent :
Une augmentation de température entraîne donc une diminution de la constante d'équilibre K_1.
D'après l'expression établie à la question Q37 :
Pour une pression totale P maintenue constante, le terme \left(p^\circ/P\right)^2 est constant. La fonction r \mapsto \frac{r(2-r)}{(1-r)^2} étant strictement croissante sur [0, 1[, le membre de droite est une fonction strictement croissante du rendement r. Une baisse de K_1 impose donc une baisse du rendement r.
Résultat
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L'effet d'une variation de température donne lieu aux mêmes difficultés d'application du principe de modération.
« Bonnes réponses dans environ la moitié des copies (souvent avec la loi de modération de Le Chatelier), confuses et fausses dans les autres. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : compromis thermodynamique-cinétique, catalyseur
En quoi aurait-il été préférable de se placer à ? Quelle peut être la raison du choix de ? Quel est le rôle d'un catalyseur ?
Voir l'indiceIndice
Mettre en balance le rendement thermodynamique maximal à basse température et la lenteur cinétique rédhibitoire, justifiant le recours à une température élevée associée à un catalyseur.
Voir la réponse courteRéponse courte
À 25^\circ\text{C} la vitesse est quasi-nulle ; 450^\circ\text{C} et le catalyseur accélèrent la cinétique au détriment du rendement thermodynamique (compromis industriel).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Intérêt thermodynamique de se placer à \mathbf{25\,^\circ\text{C}} :
La réaction de synthèse de l'ammoniac est exothermique (\Delta_{\mathrm{r}}H_1^\circ < 0, d'après la question Q34). En vertu de la loi de van 't Hoff :
\frac{\mathrm{d}\ln K_1}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_{\mathrm{r}}H_1^\circ}{RT^2} < 0la constante d'équilibre K_1 est une fonction strictement décroissante de la température. À la température ambiante de 25\,^\circ\text{C} (298\text{ K}), la constante K_1 est considérablement plus élevée qu'à 450\,^\circ\text{C} (où elle ne vaut que 3\cdot 10^{-5}) : l'équilibre thermodynamique serait donc très fortement déplacé vers la formation d'ammoniac, ce qui conduirait à un rendement théorique r très supérieur, même sous une pression modérée.
Raison du choix industriel de \mathbf{450\,^\circ\text{C}} :
À basse température (25\,^\circ\text{C}), la réaction est cinétiquement bloquée : la rupture de la triple liaison \mathrm{N}\equiv\mathrm{N} du diazote, particulièrement stable, impose une énergie d'activation extrêmement élevée. D'après la loi d'Arrhenius, la constante de vitesse k(T) = A\exp(-E_{\mathrm{a}}/RT) augmente fortement avec la température. Le choix de 450\,^\circ\text{C} relève donc d'un compromis thermodynamique-cinétique : on sacrifie une partie du rendement à l'équilibre au profit d'une vitesse de réaction suffisante pour obtenir une production industriellement rentable.
Rôle du catalyseur :
Un catalyseur (ici à base de fer) est une espèce chimique qui :
- accélère la réaction en ouvrant un nouveau mécanisme réactionnel présentant des énergies d'activation plus faibles ;
- n'apparaît pas dans l'équation-bilan (il est régénéré en fin de cycle catalytique) ;
- ne modifie en rien l'état d'équilibre thermodynamique (la constante K_1 et le rendement à l'équilibre r restent inchangés).
Il permet ainsi d'atteindre l'état d'équilibre beaucoup plus rapidement sans échauffer davantage le milieu réactionnel.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le rôle du catalyseur et le compromis entre cinétique et thermodynamique sont bien assimilés.
« Le compromis thermodynamique / cinétique est en général compris des candidats, ainsi que le rôle du catalyseur sur la vitesse de la réaction. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question déjà tombée ailleurs
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet E3A Physique-Chimie MP 2022 ?
Surtout 4 chapitres : Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (22 % des questions, partie I), Magnétostatique (16 %, partie II), Thermodynamique chimique et équilibres (14 %, PROBLÈME 2) et Circuits électriques et régimes transitoires (12 %, partie IV). Plus ponctuellement : Atomistique, liaisons et cristallographie, Ondes électromagnétiques dans les milieux, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Induction électromagnétique, Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire…
Peut-on travailler le sujet E3A Physique-Chimie MP 2022 dès la première année (MPSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet E3A Physique-Chimie MP 2022 ?
Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet E3A Physique-Chimie MP 2022 ?
Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q21 (force sur un dipôle).
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet E3A Physique-Chimie MP 2022 ?
Questions de cours : Q1 (frottement fluide), Q3 (pulsation propre), Q4 (régime pseudo-périodique), Q10 (symétrie et invariances), Q11 (théorème d'ampère), Q13 (solénoïde infini), Q14 (équation de maxwell), Q15 (équation de maxwell-faraday)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (oscillateur harmonique amorti), Q16 (loi de faraday) et Q33 (masse volumique).
Où gagner des points facilement dans le sujet E3A Physique-Chimie MP 2022 ?
Le sujet E3A Physique-Chimie MP 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Oui, 1 question : Q36 (La règle des phases et la notion de variance de Gibbs ne figurent plus au programme de MP). Elle est signalée dans le corrigé.
Le sujet E3A Physique-Chimie MP 2022 était-il difficile ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury juge le sujet de longueur raisonnable et les questions proches du cours bien réussies, mais celles qui demandaient de l'autonomie ont eu nettement moins de succès.
Faut-il connaître le fonctionnement d'un tube à néon pour la partie IV ?
Non : le comportement du tube comme interrupteur bistable à seuils de tension (U_a et U_e) est entièrement défini par l'énoncé. Les questions se ramènent à l'étude classique de régimes transitoires dans des circuits RC du premier ordre.
Pourquoi la fréquence du courant vaut-elle la moitié de celle du diapason en Q22 ?
Parce que la force magnétique s'exerçant sur la branche métallique dépend du carré du champ inducteur, variant en \cos^2(\omega t). La pulsation de la force excitatrice est donc doublée (2\omega), ce qui impose une fréquence d'alimentation f = f_0 / 2 pour être à la résonance.
Où je me situe, question par question
Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.
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