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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie TSI 2023

L'exploration martienne : mission Mars 2020 et rover Perseverance

Ce sujet particulièrement complet et motivant s'appuie sur la mission spatiale Mars 2020 et le rover Perseverance. Structuré en trois grandes parties indépendantes et comportant pas moins de 80 questions courtes et très guidées, il balaie un spectre très vaste du programme de physique et de chimie de la filière TSI.

Les thèmes abordés vont de la mécanique de la descente atmosphérique à la transmission radiofréquence, en passant par le filtrage RLC, les équations de Maxwell, l'analyse optique LIBS (spectroscopie et doublets afocaux), l'électrochimie des piles et électrolyseurs à oxyde solide (MOXIE), la sustentation aérodynamique du drone Ingenuity, ainsi que la thermochimie et la cristallographie pour la synthèse de carburant in situ. Il constitue une excellente synthèse d'entraînement aux épreuves écrites courtes et diversifiées.

En bref sur ce sujet

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 4 h 05 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

39 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé, parties indépendantes
  • Erreur d'énoncé

    Q71 : L'énoncé donne J = \frac{m R^2}{12} pour une pale en rotation autour de son extrémité au lieu de la valeur théorique \frac{1}{3}m R^2. Il fallait néanmoins utiliser l'expression fournie.

  • Parties indépendantes

    Les parties I, II et III sont totalement indépendantes et peuvent être traitées séparément selon ses points forts (mécanique et électromagnétisme en I, optique et électrochimie en II, thermodynamique chimique et cristallographie en III).

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Partie I : Perseverance

I.1 · L'atterrissage

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : énergie cinétique

Le point A étant l'endroit où le parachute est déployé, donner l'expression littérale de l'énergie cinétique de l'ensemble en se limitant à un simple mouvement de translation.

Voir l'indice

Exprimer l'énergie cinétique d'un solide de masse m animé d'une vitesse v_A en translation.

Voir la réponse courte

Expression de l'énergie cinétique de translation d'un solide : E_c = \frac{1}{2}m v_A^2.

Voir le corrigé complet

Pour un système de masse m animé d'un mouvement de translation à la vitesse v_A dans le référentiel d'étude martien, l'énergie cinétique s'écrit :

\boxed{E_c(A) = \frac{1}{2} m v_A^2}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : énergie cinétique

En appelant B le point de largage et en considérant toujours la même masse, exprimer la variation d'énergie cinétique entre les points A et B.

Voir l'indice

Appliquer la définition de la variation \Delta E_c = E_c(B) - E_c(A).

Voir la réponse courte

Variation d'énergie cinétique entre les positions A et B : \Delta E_c = \frac{1}{2}m(v_B^2 - v_A^2).

Voir le corrigé complet

La sonde spatiale étant modélisée en translation à la vitesse notée v_B au point B, son énergie cinétique en ce point s'écrit :

E_c(B) = \frac{1}{2} m v_B^2

Par définition, la variation d'énergie cinétique de la sonde entre l'instant de déploiement en A et le point de largage B est :

\begin{aligned} \Delta E_{c} &= E_c(B) - E_c(A) \\ &= \frac{1}{2} m v_B^2 - \frac{1}{2} m v_A^2 \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{\Delta E_c = \frac{1}{2} m (v_B^2 - v_A^2)}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : énergie cinétique

Connaissant la masse de la sonde spatiale de , effectuer le calcul de cette variation d'énergie cinétique.

Voir l'indice

Utiliser la formule factorisée avec (v_B^2 - v_A^2) et s'aider du tableau de calculs approchés.

Voir la réponse courte

Application numérique de la variation d'énergie cinétique connaissant la masse et les vitesses aux points A et B.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q2, la variation d'énergie cinétique entre les points A et B s'écrit :

\Delta E_c = \frac{1}{2} m \left(v_B^2 - v_A^2\right) = -\frac{1}{2} m \left(v_A^2 - v_B^2\right)

En utilisant l'aide au calcul fournie par l'énoncé :

v_A^2 - v_B^2 = 420^2 - 160^2 \approx 1,5 \cdot 10^5\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2}

Avec m = 3\,000\text{ kg} = 3,0 \cdot 10^3\text{ kg}, on obtient :

\begin{aligned} \Delta E_c &\approx -\frac{1}{2} \times 3,0 \cdot 10^3 \times 1,5 \cdot 10^5 \\ \Delta E_c &\approx -2,25 \cdot 10^8\text{ J} \end{aligned}

En ne conservant que deux chiffres significatifs en accord avec la précision de l'aide au calcul :

\boxed{\Delta E_c \approx -2,3 \cdot 10^8\text{ J}}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : théorème de l'énergie cinétique

Énoncer le théorème de l'énergie cinétique.

Voir l'indice

Énoncer précisément le théorème dans un référentiel galiléen pour un système entre deux états A et B.

Voir la réponse courte

Énoncé du théorème de l'énergie cinétique dans un référentiel galiléen : \Delta E_c = \sum W(\vec{F}).

Voir le corrigé complet

Dans un référentiel galiléen, la variation de l'énergie cinétique d'un point matériel (ou d'un solide indéformable en translation) entre deux positions A et B est égale à la somme des travaux de toutes les forces extérieures appliquées à ce système entre ces deux positions :

\boxed{\Delta E_{\mathrm{c}} = E_{\mathrm{c}}(B) - E_{\mathrm{c}}(A) = \sum W_{AB}(\vec{F}_{\mathrm{ext}})}

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : travail d'une force, pesanteur

En supposant l'accélération de la pesanteur martienne uniforme et de valeur , calculer la valeur du travail du poids entre les points A et B, noté .

Voir l'indice

Calculer le travail d'une force constante le long d'une dénivellation verticale z_A - z_B.

Voir la réponse courte

Calcul du travail du poids uniforme sur la descente : W_{AB}(\vec{P}) = mg(z_A - z_B).

Voir le corrigé complet

Le champ de pesanteur martien étant supposé uniforme, le poids \vec{P} = m\vec{g} est une force constante. Dans un repère muni d'un axe vertical (Oz) ascendant, le travail du poids lors du déplacement du point A (altitude z_A) au point B (altitude z_B) s'écrit :

W_{AB}(\vec{P}) = m g (z_A - z_B)

D'après les données de l'énoncé :

  • m = 3\,000\text{ kg} = 3 \cdot 10^3\text{ kg} ;
  • g = 3,7\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
  • z_A = 10,6\text{ km} = 10,6 \cdot 10^3\text{ m} ;
  • z_B = 7,5\text{ km} = 7,5 \cdot 10^3\text{ m}, d'où z_A - z_B = 3,1\text{ km} = 3,1 \cdot 10^3\text{ m}.

Le calcul donne :

\begin{aligned} W_{AB}(\vec{P}) &= 3 \cdot 10^3 \times 3,7 \times 3,1 \cdot 10^3 \\ &= (3 \times 3,7 \times 3,1) \cdot 10^6\text{ J} \end{aligned}

En utilisant l'aide au calcul fournie (3 \times 3,7 \times 3,1 \approx 34) :

\boxed{W_{AB}(\vec{P}) \approx 3,4 \cdot 10^7\text{ J}}

Résultat

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : travail d'une force

Ce travail est-il qualifié de moteur ou de résistant ? Justifier.

Voir l'indice

Regarder le signe du travail du poids pour un mouvement descendant.

Voir la réponse courte

Travail moteur car le déplacement s'effectue dans le même sens que le poids (W > 0).

Voir le corrigé complet

Le travail du poids calculé à la question précédente est strictement positif :

W_{AB}(\vec{P}) > 0

Par conséquent, ce travail est qualifié de moteur.

\boxed{\text{Le travail du poids est moteur car } W_{AB}(\vec{P}) > 0.}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : théorème de l'énergie cinétique, frottement fluide

Montrer, à partir des questions Q4 et Q5, que le travail des forces de frottement noté sur le parachute, dont la résultante sera notée , est d'environ .

Voir l'indice

Isoler le travail de la force de frottement dans le bilan du théorème de l'énergie cinétique.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de l'énergie cinétique énoncé à la question Q4 à la sonde entre les points A et B.
  2. Isoler le travail de la résultante des forces de frottement W_{AB}(\vec{f}) en utilisant la variation d'énergie cinétique obtenue à la question Q3 et le travail du poids calculé à la question Q5.
Voir la réponse courte

Application du théorème de l'énergie cinétique pour isoler le travail des forces de frottement : W_{AB}(\vec{f}) = \Delta E_c - W_{AB}(\vec{P}).

Voir le corrigé complet

D'après le théorème de l'énergie cinétique appliqué à la sonde entre les points A et B (question Q4), en considérant que seules les forces de pesanteur et les frottements fluides travaillent :

\Delta E_{\mathrm{c}} = W_{AB}(\vec{P}) + W_{AB}(\vec{f})

On en déduit l'expression littérale du travail des forces de frottement :

W_{AB}(\vec{f}) = \Delta E_{\mathrm{c}} - W_{AB}(\vec{P})

À l'aide des résultats des questions Q3 et Q5 :

  • \Delta E_{\mathrm{c}} \approx -2,25 \cdot 10^{8}\text{ J} ;
  • W_{AB}(\vec{P}) \approx 3,4 \cdot 10^{7}\text{ J} = 0,34 \cdot 10^{8}\text{ J}.

L'application numérique donne :

W_{AB}(\vec{f}) \approx -2,25 \cdot 10^{8} - 0,34 \cdot 10^{8} = -2,59 \cdot 10^{8}\text{ J}
\boxed{W_{AB}(\vec{f}) \approx -2,6 \cdot 10^{8}\text{ J} \approx -2,5 \cdot 10^{8}\text{ J}}

On retrouve bien la valeur annoncée par l'énoncé.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : travail d'une force

Dans la suite du sujet, nous nous limiterons à une étude du mouvement en translation verticale. En supposant cette force de frottement constante, déduire un ordre de grandeur de sa valeur minimale à partir de la question précédente.

Voir l'indice

Écrire W_{AB}(\vec{f}) = -f \cdot d où d est la distance verticale parcourue entre A et B.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le travail d'une force constante \vec{f} au cours d'un déplacement rectiligne vertical \vec{AB}.
  2. Utiliser l'inégalité de Cauchy-Schwarz (|W_{AB}(\vec{f})| \le f \cdot AB) pour en déduire la valeur minimale de la norme f.
  3. Réaliser l'application numérique pour obtenir l'ordre de grandeur demandé.
Voir la réponse courte

Pour une force constante opposée au mouvement vertical, W = -f \cdot d, d'où f_{\min} = |W_{AB}|/d.

Voir le corrigé complet

Le mouvement étant supposé rectiligne et vertical vers le bas, le vecteur déplacement s'écrit :

\vec{AB} = (z_A - z_B)\,\vec{u}_z = d\,\vec{u}_z

où \vec{u}_z est un vecteur unitaire vertical descendant et d la distance verticale parcourue :

d = z_A - z_B = 10{,}6 - 7{,}5 = 3{,}1\text{ km} = 3{,}1 \cdot 10^3\text{ m}

Pour une force \vec{f} constante, le travail le long de ce trajet est :

W_{AB}(\vec{f}) = \vec{f} \cdot \vec{AB}

En notant f = \|\vec{f}\| la norme de cette force et \theta l'angle entre \vec{f} et le vecteur déplacement \vec{AB}, on a :

W_{AB}(\vec{f}) = f \, d \cos\theta

Le travail étant résistant (W_{AB}(\vec{f}) < 0), on a en valeur absolue :

|W_{AB}(\vec{f})| = f \, d \, |\cos\theta| \le f \, d

La norme de la force vérifie donc :

f \ge \frac{|W_{AB}(\vec{f})|}{d} = f_{\min}

Cette valeur minimale est atteinte lorsque la force de frottement est strictement colinéaire et opposée au déplacement (\theta = \pi, force purement verticale ascendante) :

f_{\min} = \frac{|W_{AB}(\vec{f})|}{z_A - z_B}

D'après la question précédente, |W_{AB}(\vec{f})| \approx 2{,}5 \cdot 10^8\text{ J}. L'application numérique donne :

f_{\min} = \frac{2{,}5 \cdot 10^8}{3{,}1 \cdot 10^3} \approx 8{,}1 \cdot 10^4\text{ N}
\boxed{f_{\min} \approx 8 \cdot 10^4\text{ N} \sim 10^5\text{ N}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : principe fondamental de la dynamique

Soit l'axe , vertical et orienté vers le bas, dont l'origine se situe au point d'ouverture du parachute. Faites un schéma sur lequel figurent la sonde spatiale matérialisée par son centre de gravité à une altitude quelconque après ouverture du parachute, l'axe et les deux forces s'exerçant sur la sonde.

Voir l'indice

Représenter le poids vers le bas et la force de frottement fluide opposée au vecteur vitesse.

Voir la réponse courte

Schéma du point G sur l'axe vertical (Oz) descendant avec le poids vers le bas et la traînée vers le haut.

Voir le corrigé complet

Le système étudié est la sonde spatiale, modélisée par son centre de gravité G en translation dans le référentiel martien supposé galiléen.

On introduit un axe vertical (Oz) orienté vers le bas, de vecteur unitaire \vec{u}_z, dont l'origine O correspond à la position d'ouverture du parachute.

Les deux forces extérieures appliquées à la sonde sont :

  • le poids martien : \vec{P} = m\,\vec{g} = m\,g\,\vec{u}_z, vertical et dirigé vers le bas ;
  • la force de frottement fluide exercée par l'atmosphère martienne : \vec{f} = -h\,\vec{v} = -h\,v\,\vec{u}_z (avec v = \dot{z} > 0 au cours de la descente), verticale et dirigée vers le haut, à l'opposé du mouvement.

Pendant la phase de freinage étudiée, la sonde décélère fortement (\|\vec{f}\| > \|\vec{P}\|).

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : chute libre

La descente de la sonde peut-elle être qualifiée de chute libre ? Justifier.

Voir l'indice

Se rappeler la définition stricte d'une chute libre (action exclusive de la pesanteur).

Voir la réponse courte

Ce n'est pas une chute libre car la sonde subit une force de frottement fluide en plus de son poids.

Voir le corrigé complet

Par définition, un système mécanique est en chute libre lorsqu'il n'est soumis qu'à son propre poids \vec{P} (les autres actions mécaniques étant inexistantes ou négligeables).

Or, lors de la descente de la sonde sous parachute, celle-ci subit une force de frottement fluide \vec{f} très intense exercée par l'atmosphère martienne. Le travail de cette force, calculé à la question Q7, est d'environ -2,5 \cdot 10^8\text{ J}, ce qui est prépondérant devant le travail du poids (3,4 \cdot 10^7\text{ J}) et permet un freinage efficace de la sonde.

La force de frottement fluide n'étant absolument pas négligeable devant le poids, on en déduit que :

\boxed{\text{La descente de la sonde ne peut pas être qualifiée de chute libre.}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : principe fondamental de la dynamique, frottement fluide

À partir de la seconde loi de Newton, établir l'équation différentielle vérifiée par la projection de la vitesse de la sonde sur l'axe vertical et la mettre sous la forme : , où et représentent deux constantes dont on précisera les expressions.

Voir l'indice

Projeter la deuxième loi de Newton sur l'axe (Oz) orienté vers le bas.

Voir la réponse courte

Projection de la seconde loi de Newton sur (Oz) pour obtenir \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} + Av = B.

Voir le corrigé complet

On étudie la sonde spatiale, modélisée par un point matériel de masse m, dans le référentiel martien supposé galiléen.

D'après les questions précédentes, le repère associé à l'axe vertical descendant est muni du vecteur unitaire \vec{u}_z. Le vecteur vitesse s'écrit \vec{v} = v\,\vec{u}_z.

Les forces extérieures appliquées à la sonde sont :

  • le poids martien : \vec{P} = m g\,\vec{u}_z ;
  • la force de frottement fluide : \vec{f} = -h\vec{v} = -h v\,\vec{u}_z.

La deuxième loi de Newton s'énonce :

m\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \vec{P} + \vec{f}

En projetant sur l'axe vertical descendant (Oz) :

\begin{aligned} m\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} &= mg - hv \\ \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} + \frac{h}{m}v &= g \end{aligned}

Cette relation est bien de la forme demandée \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} + Av = B, avec :

\boxed{A = \frac{h}{m}} \quad \text{et} \quad \boxed{B = g}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : vitesse limite

Sans résoudre l'équation, déduire de la question précédente l'expression de la vitesse limite théorique pouvant être atteinte par la sonde avec cette hypothèse, au bout d'un temps infiniment long.

Voir l'indice

Faire \mathrm{d}v/\mathrm{d}t = 0 dans l'équation différentielle pour trouver la vitesse stationnaire.

Voir la stratégie
  1. Exploiter le fait que la vitesse limite correspond à un régime stationnaire (vitesse constante au bout d'un temps infiniment long).
  2. Annuler la dérivée temporelle \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} dans l'équation différentielle établie à la question précédente sans l'intégrer.
Voir la réponse courte

En régime permanent (\mathrm{d}v/\mathrm{d}t = 0), la vitesse limite théorique s'identifie immédiatement à v_{\lim} = B/A.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q11, l'équation différentielle régissant la vitesse s'écrit :

\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} + A\,v = B \quad \text{avec} \quad A = \frac{h}{m} \quad \text{et} \quad B = g

Au bout d'un temps infiniment long (t \to \infty), le système atteint un régime permanent : la vitesse tend vers une valeur limite constante notée v_{\ell}. Sa dérivée temporelle devient donc nulle :

\lim_{t \to \infty} \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0

En injectant cette condition dans l'équation différentielle, on obtient directement :

0 + A\,v_{\ell} = B \implies v_{\ell} = \frac{B}{A}

En remplaçant par les expressions de A et B, il vient :

\boxed{v_{\ell} = \frac{m\,g}{h}}

Résultat

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : onde progressive, longueur d'onde

Calculer la longueur d'onde dans le vide, notée , associée à cette fréquence.

Voir l'indice

Utiliser la relation fondamentale \lambda_0 = c/f.

Voir la réponse courte

Calcul de la longueur d'onde dans le vide à partir de la fréquence : \lambda_0 = c/f.

Voir le corrigé complet

La longueur d'onde dans le vide \lambda_0 d'une onde électromagnétique est reliée à sa fréquence f et à la célérité de la lumière dans le vide c par la relation :

\lambda_0 = \frac{c}{f}

Avec c = 3,00 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et f = 30\text{ GHz} = 3,0 \cdot 10^{10}\text{ Hz}, on obtient :

\begin{aligned} \lambda_0 &= \frac{3,00 \cdot 10^8}{3,0 \cdot 10^{10}} = 1,0 \cdot 10^{-2}\text{ m} = 1,0\text{ cm} \end{aligned}
\boxed{\lambda_0 = 1,0 \cdot 10^{-2}\text{ m} = 1,0\text{ cm}}

Résultat

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : onde progressive

Exprimer l'altitude de la sonde en fonction de la durée mise par l'onde pour effectuer cet aller-retour.

Voir l'indice

Tenir compte du trajet aller-retour de l'onde à la vitesse c pendant la durée \Delta t.

Voir la réponse courte

Trajet aller-retour de l'onde radar à la célérité c : 2H = c \Delta t \implies H = \frac{c \Delta t}{2}.

Voir le corrigé complet

L'onde électromagnétique émise par le radar se propage à la célérité c de la lumière (l'atmosphère martienne, très ténue, est assimilée au vide du point de vue de la propagation).

Pour effectuer l'aller-retour entre la sonde située à l'altitude H et le sol martien, l'onde parcourt une distance totale :

d = 2H

En notant \Delta t la durée nécessaire à cet aller-retour, la distance parcourue s'écrit également :

d = c\,\Delta t

On en déduit l'expression de l'altitude H :

\boxed{H = \frac{c\,\Delta t}{2}}

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : onde progressive

À partir de l'infographie du CNES (document 1), estimer le temps écoulé entre l'émission de l'onde par le radar de la sonde et sa réception après réflexion sur le sol martien, au moment de la séparation du bouclier thermique.

Voir l'indice

Relever l'altitude H de largage du bouclier thermique sur le document 1 et en déduire \Delta t.

Voir la stratégie
  1. Relever l'altitude H de la sonde lors de la séparation du bouclier thermique sur le document 1.
  2. Utiliser la relation établie à la question précédente (Q14) pour en déduire la durée \Delta t = \dfrac{2H}{c}.
Voir la réponse courte

Lecture de l'altitude H sur l'infographie puis calcul de la durée d'écho \Delta t = 2H/c.

Voir le corrigé complet

D'après l'infographie du document 1, au moment de la « séparation du bouclier thermique », l'altitude de la sonde est indiquée dans la fourchette :

H \in [7\text{ km} \,,\, 11\text{ km}]

(le texte introductif de la partie I.1 précise une valeur de H \approx 7{,}5\text{ km}).

D'après la relation établie à la question Q14 :

\Delta t = \frac{2H}{c}

Application numérique :

  • Pour la valeur H = 7{,}5\text{ km} = 7{,}5 \cdot 10^3\text{ m} :

    \Delta t = \frac{2 \times 7{,}5 \cdot 10^3}{3{,}00 \cdot 10^8} = 5{,}0 \cdot 10^{-5}\text{ s} = 50\text{ }\mu\text{s}
  • Pour l'intervalle de l'infographie [7\text{ km} \,,\, 11\text{ km}] :

    \begin{aligned} \Delta t_{\min} &= \frac{2 \times 7 \cdot 10^3}{3{,}00 \cdot 10^8} \approx 4{,}7 \cdot 10^{-5}\text{ s} \approx 47\text{ }\mu\text{s} \\ \Delta t_{\max} &= \frac{2 \times 11 \cdot 10^3}{3{,}00 \cdot 10^8} \approx 7{,}3 \cdot 10^{-5}\text{ s} \approx 73\text{ }\mu\text{s} \end{aligned}

Ainsi, le temps écoulé est de l'ordre de grandeur d'une cinquantaine de microsecondes :

\boxed{\Delta t \approx 50\text{ }\mu\text{s}}

Résultat

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I.2 · La communication

Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : circuit rlc, régime transitoire

Déterminer la tension aux bornes du condensateur et l'intensité dans le circuit juste après la fermeture de l'interrupteur. Justifier.

Voir l'indice

Utiliser les lois de continuité de la tension aux bornes du condensateur et du courant dans la bobine.

Voir la stratégie

Pour déterminer les grandeurs électriques juste après la fermeture de l'interrupteur (t = 0^+) :

  1. Identifier l'état du circuit à t = 0^- (avant la fermeture de l'interrupteur).
  2. Appliquer les relations de continuité associées aux composants stockant de l'énergie (le condensateur pour la tension, la bobine pour l'intensité).
Voir la réponse courte

Continuité de la tension aux bornes du condensateur et du courant dans la bobine : u_c(0^+) = 0 et i(0^+) = 0.

Voir le corrigé complet

Avant la fermeture de l'interrupteur (t < 0), le circuit est ouvert, donc aucun courant ne circule :

i(0^-) = 0\text{ A}

De plus, l'énoncé indique que le condensateur est initialement déchargé :

u_c(0^-) = 0\text{ V}

Tension aux bornes du condensateur : L'énergie électrostatique emmagasinée par le condensateur, \mathcal{E}_e = \frac{1}{2}C u_c^2, est une fonction continue du temps pour éviter une puissance échangée infinie. La tension u_c(t) est donc continue en t = 0 :

u_c(0^+) = u_c(0^-) = 0\text{ V}
\boxed{u_c(0^+) = 0\text{ V}}

Intensité du courant dans le circuit : L'énergie magnétique stockée dans la bobine, \mathcal{E}_m = \frac{1}{2}L i^2, est également une fonction continue du temps. L'intensité i(t) traversant la bobine est donc continue en t = 0 :

i(0^+) = i(0^-) = 0\text{ A}
\boxed{i(0^+) = 0\text{ A}}

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : circuit rlc

Établir l'équation différentielle vérifiée par la tension aux bornes du condensateur .

Voir l'indice

Appliquer la loi des mailles en reliant i(t) à \mathrm{d}u_c/\mathrm{d}t.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi des mailles au circuit RLC série pour t > 0, avec les composants R, L et C orientés en convention récepteur.
  2. Exprimer les tensions aux bornes du conducteur ohmique (u_R) et de la bobine (u_L) en fonction de l'intensité i(t), puis relier i(t) à la tension u_c(t) via la relation caractéristique du condensateur.
  3. Réinjecter ces expressions dans la loi des mailles pour obtenir l'équation différentielle du second ordre vérifiée par u_c(t).
Voir la réponse courte

Loi des mailles et lois de comportement i = C\frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} et u_L = L\frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} pour obtenir l'équation différentielle en u_c(t).

Voir le corrigé complet

Pour t > 0, l'interrupteur est fermé. En choisissant un sens horaire pour le parcours de la maille et pour l'intensité i(t), les dipôles R, L et C sont orientés en convention récepteur. La loi des mailles s'écrit :

E = u_R(t) + u_L(t) + u_c(t)

Les relations caractéristiques des dipôles s'écrivent :

  • pour le conducteur ohmique : u_R(t) = R \, i(t) ;
  • pour la bobine idéale : u_L(t) = L \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}(t) ;
  • pour le condensateur : i(t) = C \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t}(t).

En reportant l'expression de i(t) dans celles de u_R(t) et u_L(t), on obtient :

\begin{aligned} u_R(t) &= R C \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} \\ u_L(t) &= L C \frac{\mathrm{d}^2 u_c}{\mathrm{d}t^2} \end{aligned}

En substituant ces tensions dans la loi des mailles, on aboutit à :

L C \frac{\mathrm{d}^2 u_c}{\mathrm{d}t^2} + R C \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + u_c(t) = E

En divisant par LC, on met l'équation différentielle sous forme normalisée :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2 u_c}{\mathrm{d}t^2} + \frac{R}{L} \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + \frac{1}{LC} u_c(t) = \frac{E}{LC}}

Résultat

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : circuit rlc, facteur de qualité

En écrivant cette équation sous la forme canonique : , en déduire l'expression de la pulsation propre et du facteur de qualité .

Voir l'indice

Identifier terme à terme l'équation différentielle avec la forme canonique du second ordre.

Voir la réponse courte

Identification de la pulsation propre \omega_0 = 1/\sqrt{LC} et du facteur de qualité Q = \frac{1}{R}\sqrt{L/C}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q17, l'équation différentielle vérifiée par la tension u_c(t) s'écrit :

\frac{\mathrm{d}^2 u_c}{\mathrm{d}t^2} + \frac{R}{L}\,\frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + \frac{1}{LC}\,u_c = \frac{E}{LC}

Par identification terme à terme avec la forme canonique proposée :

\frac{\mathrm{d}^2 u_c}{\mathrm{d}t^2} + \frac{\omega_0}{Q}\,\frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + \omega_0^2\,u_c = \omega_0^2\,E
  • Pour le terme d'ordre 0 en u_c :

    \omega_0^2 = \frac{1}{LC}

    Comme la pulsation propre \omega_0 est une grandeur strictement positive :

    \boxed{\omega_0 = \frac{1}{\sqrt{LC}}}
  • Pour le terme d'ordre 1 en dérivée première :

    \frac{\omega_0}{Q} = \frac{R}{L} \implies Q = \frac{L\,\omega_0}{R} = \frac{L}{R}\,\frac{1}{\sqrt{LC}}

    Soit finalement :

    \boxed{Q = \frac{1}{R}\sqrt{\frac{L}{C}}}

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : circuit rlc

Déterminer la valeur de la fréquence propre . Faire l'application numérique à un chiffre significatif (faire l'approximation ).

Voir l'indice

Calculer f_0 = \omega_0 / (2\pi) avec l'approximation proposée pour \pi.

Voir la réponse courte

Calcul de la fréquence propre f_0 = \omega_0 / (2\pi) = 1/(2\pi\sqrt{LC}) avec l'approximation fournie.

Voir le corrigé complet

La fréquence propre f_0 du circuit est reliée à la pulsation propre \omega_0 déterminée à la question précédente par la relation :

f_0 = \frac{\omega_0}{2\pi} = \frac{1}{2\pi \sqrt{LC}}

Calculons préalablement la pulsation propre \omega_0 avec les valeurs numériques fournies :

  • L = 40\text{ mH} = 4{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ H} ;
  • C = 10\text{ nF} = 1{,}0 \cdot 10^{-8}\text{ F}.

On obtient :

LC = 4{,}0 \cdot 10^{-2} \times 1{,}0 \cdot 10^{-8} = 4{,}0 \cdot 10^{-10}\text{ s}^2

d'où :

\sqrt{LC} = 2{,}0 \cdot 10^{-5}\text{ s} \quad \implies \quad \omega_0 = \frac{1}{2{,}0 \cdot 10^{-5}} = 5{,}0 \cdot 10^4\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

En utilisant l'approximation \pi \approx 3, la fréquence propre vaut :

f_0 \approx \frac{5{,}0 \cdot 10^4}{2 \times 3} = \frac{50}{6} \cdot 10^3\text{ Hz} \approx 8{,}3 \cdot 10^3\text{ Hz}

Arrondie à un seul chiffre significatif comme demandé par l'énoncé, la fréquence propre est :

\boxed{f_0 = 8\text{ kHz} = 8 \cdot 10^3\text{ Hz}}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : facteur de qualité, régime transitoire

Déterminer la valeur du facteur de qualité . Préciser le régime d'oscillation associé à cette valeur.

Voir l'indice

Calculer Q et comparer sa valeur au seuil critique 1/2.

Voir la réponse courte

Calcul numérique de Q et identification du régime pseudo-périodique (Q > 1/2).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q18, le facteur de qualité du circuit RLC série s'exprime par :

Q = \frac{1}{R}\sqrt{\frac{L}{C}}

Calculons numériquement ce terme avec les valeurs fournies :

\begin{aligned} \sqrt{\frac{L}{C}} &= \sqrt{\frac{40 \cdot 10^{-3}\text{ H}}{10 \cdot 10^{-9}\text{ F}}} = \sqrt{4,0 \cdot 10^{6}\ \Omega^2} = 2,0 \cdot 10^{3}\ \Omega = 2,0\text{ k}\Omega \end{aligned}

Comme R = 2,0\text{ k}\Omega, on obtient immédiatement :

\boxed{Q = 1{,}0}

L'équation caractéristique associée à l'équation différentielle canonique s'écrit :

r^2 + \frac{\omega_0}{Q}\,r + \omega_0^2 = 0

Son discriminant s'exprime par :

\Delta = \omega_0^2\left(\frac{1}{4Q^2} - 1\right)

Ici, Q = 1{,}0 > \dfrac{1}{2}, ce qui entraîne \Delta < 0. Les racines sont deux complexes conjugués à partie réelle strictement négative.

Le système est donc dans un régime pseudo-périodique (oscillations amorties).

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2023 ?

Surtout 2 chapitres : Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (21 % des questions) et Oxydoréduction et électrochimie (16 %). Plus ponctuellement : Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Mécanique du solide, Cinématique et dynamique du point, Circuits électriques et régimes transitoires, Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2023 dès la première année (TSI1) ?

En partie : 48 questions sur 80 (60 %) ne demandent que le programme de TSI1. Blocs abordables : la sous-partie I.1 (Q1 à Q15). Avec les autres programmes de première année : 58 en MPSI, 58 en PCSI, 58 en PTSI, 51 en MP2I et 37 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2023 ?

Environ 4 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est un peu long, il faut avancer sans s'attarder. La partie I est la plus longue (environ 2 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2023 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q67 (bilan d'énergie).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2023 ?

Questions de cours : Q1 (énergie cinétique), Q4 (théorème de l'énergie cinétique), Q10 (chute libre), Q16 (circuit rlc), Q22 (amplitude complexe), Q28 (équation de maxwell), Q30 (onde progressive), Q31 (relation de dispersion)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q6 (travail d'une force), Q11 (principe fondamental de la dynamique), Q12 (vitesse limite), Q13 (onde progressive), Q17 (circuit rlc), Q18 (circuit rlc), Q21 (impédance complexe), Q23 (résonance en intensité)….

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2023 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (72 sur 80), par exemple : Q1 à Q6, Q8 à Q10, Q12 à Q17, Q19 à Q28, Q30 à Q36, Q38 à Q41, Q43, Q44, Q46 à Q66 et Q68 à Q80. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q7, Q11, Q18, Q29, Q37, Q42, Q45 et Q67.

Quelle a été la moyenne au sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2023 ?

Moyenne : 10,12/20 (écart-type 3,88, 1 137 présents).

Faut-il corriger la formule du moment d'inertie de la pale en Q71 ?

Non : même si le moment d'inertie d'une tige homogène pivotant autour de son extrémité vaut usuellement \frac{1}{3}m R^2, on doit impérativement appliquer la formule J = \frac{m R^2}{12} fournie par le sujet pour les calculs de Q71 et Q72.

Faut-il compter l'eau dans la variation de quantité de matière gazeuse en Q77 ?

Non : l'équation bilan indique que l'eau est produite à l'état liquide (\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}). Seuls les constituants gazeux interviennent dans la variation de stœchiométrie gazeuse \Delta\nu_g, qui vaut donc 1 - (1 + 4) = -4.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.