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Corrigé détaillé CCINP Physique PC 2025

Autour des générateurs thermoélectriques

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 13 questions sur 41. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : PTSI 10 · MP2I 9 · TSI1 7 · BCPST1 3 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Mécanique, Électrocinétique et électronique, Diffusion et transferts thermiques · 8 incontournables · 13 questions de première année
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Ce sujet aborde la physique de la conversion d'énergie par thermoélectricité et son application historique ou spatiale, avant d'étudier la mécanique céleste mise en jeu lors du survol de Jupiter par les sondes spatiales. La première partie revisite les effets thermoélectriques (Seebeck et Peltier) d'un point de vue microscopique et phénoménologique, puis modélise l'expérience historique de déviation magnétique d'une boussole. La deuxième partie analyse le fonctionnement thermodynamique d'un thermocouple semi-conducteur p-n, résout l'équation de la diffusion thermique couplée à l'effet Joule et traite l'adaptation d'impédance électrique. Enfin, la troisième partie étudie le mouvement à force centrale newtonienne, la détermination de la sphère de Hill de Jupiter dans un référentiel tournant, et quantifie le gain d'énergie cinétique par fronde gravitationnelle.

Très équilibré et progressif, ce sujet constitue un excellent support de révision transversale pour les épreuves écrites de CCINP, couvrant avec rigueur l'électrocinétique, les transferts thermiques conductifs, la magnétostatique et la mécanique spatiale.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 3 h 15 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

30 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
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Sommaire

41 questions
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Partie I : L’effet Seebeck

I.1 · Découverte du phénomène

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : loi d'ohm locale, résistance électrique

Rappeler la loi d’Ohm locale reliant le vecteur densité volumique de courant électrique au champ électrique . Préciser, en justifiant, le sens du champ électrique dans le conducteur. Établir l’expression de la résistance électrique du cylindre : .

Voir l'indice

Exprimer la loi locale \vec{j}_{\text{él}} = \sigma \vec{E}, déduire le sens du champ de la décroissance du potentiel, puis intégrer \vec{E} et le flux du courant sur la géométrie cylindrique.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la loi d'Ohm locale reliant \vec{j}_{\text{él}} et \vec{E}, puis relier \vec{E} au potentiel électrique V pour justifier son orientation.
  2. Exprimer l'intensité électrique I par flux de \vec{j}_{\text{él}} à travers une section droite, et la différence de potentiel U = V_1 - V_2 par circulation de \vec{E}.
  3. Identifier la résistance R_{\text{él}} à l'aide de la loi d'Ohm macroscopique U = R_{\text{él}} I.
Voir la réponse courte

Loi d'Ohm locale \vec{j} = \sigma \vec{E}, orientation de \vec{E} selon le courant et intégration de la ddp pour retrouver R = L/(\sigma S).

Voir le corrigé complet

Dans un conducteur ohmique homogène et isotrope de conductivité électrique \sigma, la loi d'Ohm locale s'écrit :

\boxed{\vec{j}_{\text{él}} = \sigma \vec{E}}

En régime stationnaire, le champ électrique dérive d'un potentiel scalaire selon \vec{E} = -\vec{\nabla} V = -\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x} \vec{u}_x. Le champ électrique est donc orienté dans le sens des potentiels décroissants :

Comme V_1 > V_2, \vec{E} est dirigé dans le sens de +x, c'est-à-dire selon le vecteur unitaire \vec{u}_x.

Puisque le courant est uniforme et unidirectionnel, \vec{E} = E \vec{u}_x est également uniforme dans le cylindre. La différence de potentiel entre les deux extrémités s'obtient par circulation du champ électrique :

\begin{aligned} V_1 - V_2 &= \int_0^L \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \int_0^L E\,\mathrm{d}x = E L \end{aligned}

d'où :

E = \frac{V_1 - V_2}{L}

L'intensité I traversant une section droite S normale à \vec{u}_x s'écrit :

\begin{aligned} I &= \iint_S \vec{j}_{\text{él}} \cdot \vec{u}_x\,\mathrm{d}S = j_{\text{él}} S = \sigma E S = \frac{\sigma S}{L}(V_1 - V_2) \end{aligned}

Par identification avec la relation macroscopique V_1 - V_2 = R_{\text{él}} I, on retrouve bien :

\boxed{R_{\text{él}} = \frac{L}{\sigma S}}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : loi de fourier, résistance thermique

Rappeler la loi locale de Fourier reliant le vecteur densité volumique de courant thermique au gradient de température . En précisant les analogies avec le résultat précédent, donner l’expression de la résistance thermique du cylindre.

Voir l'indice

Rappeler la loi locale de Fourier \vec{j}_{\text{th}} = -\lambda \vec{\nabla} T et identifier les analogies formelles entre flux thermique et intensité, ainsi qu'entre température et potentiel.

Voir la réponse courte

Énoncé de la loi de Fourier \vec{j}_{\text{th}} = -\lambda \vec{\nabla} T et expression par analogie de la résistance thermique R_{\text{th}} = L/(\lambda S).

Voir le corrigé complet

La loi de Fourier sous forme locale relie le vecteur densité de courant thermique \vec{j}_{\text{th}} au gradient de la température T par :

\boxed{\vec{j}_{\text{th}} = -\lambda \, \overrightarrow{\operatorname{grad}}(T)}

où \lambda est la conductivité thermique du matériau.

Pour établir la résistance thermique R_{\text{th}} du cylindre par analogie thermoélectrique, comparons les grandeurs et lois locales associées :

  • La densité de courant électrique \vec{j}_{\text{él}} = -\sigma \, \overrightarrow{\operatorname{grad}}(V) correspond à la densité de flux thermique \vec{j}_{\text{th}} = -\lambda \, \overrightarrow{\operatorname{grad}}(T).
  • L'intensité électrique I = \iint_S \vec{j}_{\text{él}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} correspond au flux thermique total \Phi_{\text{th}} = \iint_S \vec{j}_{\text{th}} \cdot \mathrm{d}\vec{S}.
  • La différence de potentiel V_1 - V_2 correspond à l'écart de température T_1 - T_2.
  • La conductivité électrique \sigma correspond à la conductivité thermique \lambda.

De la relation macroscopique thermique T_1 - T_2 = R_{\text{th}} \Phi_{\text{th}}, analogue à la loi d'Ohm V_1 - V_2 = R_{\text{él}} I, et sachant d'après la question Q1 que R_{\text{él}} = \dfrac{L}{\sigma S}, on en déduit immédiatement par substitution de \sigma par \lambda :

\boxed{R_{\text{th}} = \frac{L}{\lambda S}}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : force électromotrice, potentiel électrostatique

Déduire de la relation entre le champ électrique et le potentiel dont il dérive que le gradient de température induit une tension ou force électromotrice (f.é.m.) qu’on exprimera en fonction de et de l’écart de température .

Voir l'indice

Intégrer le gradient de potentiel le long de l'axe (Ox) entre les deux extrémités en utilisant la relation \vec{E} = -\vec{\nabla} V = \alpha \vec{\nabla} T.

Voir la réponse courte

Intégration de la relation \vec{E} = -\vec{\nabla} V avec le champ thermoélectrique \vec{E} = \alpha \vec{\nabla} T pour obtenir e = \alpha(T_1 - T_2).

Voir le corrigé complet

En régime stationnaire, le champ électrique dérive du potentiel électrostatique V selon la relation locale :

\vec{E} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}}(V)

D'après l'énoncé, en présence d'un unique gradient de température, le champ thermoélectrique créé par effet Seebeck s'écrit :

\vec{E} = \alpha\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}(T)

En identifiant ces deux expressions, il vient :

-\overrightarrow{\operatorname{grad}}(V) = \alpha\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}(T) \quad \iff \quad \overrightarrow{\operatorname{grad}}(V) = -\alpha\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}(T)

Le problème étant unidimensionnel selon l'axe (Ox), cette relation vectorielle se projette sous la forme différentielle :

\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x} = -\alpha\,\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} \quad \iff \quad \mathrm{d}V = -\alpha\,\mathrm{d}T

Le coefficient Seebeck \alpha étant indépendant de la température, on intègre cette relation entre la section d'entrée en x=0 (portée à V_1 et T_1) et la section de sortie en x=L (portée à V_2 et T_2) :

\int_{V_1}^{V_2} \mathrm{d}V = -\alpha \int_{T_1}^{T_2} \mathrm{d}T \implies V_2 - V_1 = -\alpha (T_2 - T_1) = \alpha(T_1 - T_2)

La tension ou force électromotrice e = V(x=0) - V(x=L) = V_1 - V_2 induite par le gradient thermique s'exprime donc par :

\boxed{e = -\alpha\,(T_1 - T_2) = \alpha\,(T_2 - T_1)}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : théorie cinétique, vitesse quadratique moyenne

On sépare tout d’abord fictivement le matériau en deux compartiments et de températures uniformes et , avec . Dans quel compartiment la vitesse moyenne des électrons est-elle la plus élevée ? Partant d’une situation où la densité volumique en électrons libres est supposée identique dans les deux compartiments, comment vont évoluer les densités des compartiments par passage des électrons d’un compartiment à l’autre ? En transposant désormais cette analyse à une variation continue de la température dans le matériau, indiquer comment va évoluer la densité d’électrons libres sous le seul effet de ce gradient de température.

Voir l'indice

Relier l'agitation thermique microscopique à la vitesse quadratique moyenne des électrons, puis raisonner sur la diffusion nette de particules de la région chaude vers la région froide.

Voir la stratégie
  1. Relier la vitesse moyenne des porteurs de charge à la température du gaz d'électrons.
  2. Comparer les flux particulaires traversant la frontière entre les compartiments A et B pour en déduire le sens du transfert net et l'évolution des densités.
  3. Transposer le résultat qualitatif au cas continu pour déterminer le sens de variation de la densité volumique électronique en fonction du gradient de température.
Voir la réponse courte

La vitesse moyenne augmente avec T ; diffusion nette des électrons du compartiment chaud vers le compartiment froid.

Voir le corrigé complet
  • Vitesse moyenne des électrons :
    Dans le modèle cinétique du gaz d'électrons libres, l'énergie cinétique moyenne d'agitation thermique croît avec la température :

    \frac{1}{2}m\langle v^2 \rangle \sim k_B T

    Puisque T_A > T_B, l'agitation thermique est plus grande en A qu'en B : la vitesse moyenne des électrons est donc plus élevée dans le compartiment A.

  • Évolution des densités particulaires :
    Le flux surfacique particulaire d'électrons traversant la paroi fictive depuis un compartiment est proportionnel au produit de la densité particulaire n et de la vitesse moyenne \langle v \rangle :

    j_{N} \propto n \langle v \rangle

    Au départ, les deux compartiments ont la même densité n_A = n_B, mais \langle v_A \rangle > \langle v_B \rangle. Le flux d'électrons allant de A vers B l'emporte donc sur le flux en sens inverse :

    j_{N, A \to B} > j_{N, B \to A}

    Il apparaît ainsi un déplacement net d'électrons de la zone chaude A vers la zone froide B. Par conséquent, la densité d'électrons libres diminue dans le compartiment A et augmente dans le compartiment B.

  • Cas d'une variation continue de température :
    En transposant à un gradient continu de température, les électrons diffusent préférentiellement des régions chaudes vers les régions froides :

    \boxed{\text{La densité volumique d'électrons libres décroît dans les zones chaudes et augmente dans les zones froides.}}

    Le gradient de densité électronique \overrightarrow{\mathrm{grad}}(n) est donc orienté dans le sens opposé au gradient de température \overrightarrow{\operatorname{grad}}(T).

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : champ électrostatique, effet seebeck

L’inhomogénéité de la densité d’électrons libres dans le matériau cause l’apparition d’un champ électrique. Déterminer qualitativement le sens de ce champ. En déduire le signe du coefficient Seebeck que prévoit cette analyse physique.

Voir l'indice

Tenir compte de la charge négative de l'électron pour déterminer le signe du champ électrostatique créé par l'accumulation de charges aux extrémités.

Voir la stratégie
  1. Déterminer les zones de surdensité et de sous-densité de charges à partir de la migration des électrons établie à la question précédente.
  2. En déduire l'orientation du champ électrique \vec{E}, orienté des charges positives vers les charges négatives.
  3. Comparer l'orientation de \vec{E} à celle de \overrightarrow{\operatorname{grad}}(T) afin de fixer le signe de \alpha via la relation de définition \vec{E} = \alpha \overrightarrow{\operatorname{grad}}(T).
Voir la réponse courte

L'accumulation d'électrons au pôle froid induit un champ orienté du froid vers le chaud, d'où un coefficient \alpha < 0.

Voir le corrigé complet

D'après l'analyse menée en Q4, le gradient thermique induit un déplacement net d'électrons libres des zones chaudes vers les zones froides :

  • la région chaude subit un déficit d'électrons, ce qui laisse apparaître la charge positive des ions fixes du réseau cristallin (excès de charges positives) ;
  • la région froide accumule les électrons diffusés (excès de charges négatives).

Le champ électrique \vec{E} créé par cette séparation de charges est orienté des charges positives vers les charges négatives, c'est-à-dire :

du compartiment chaud vers le compartiment froid.

Par définition mathématique, le gradient de température \overrightarrow{\operatorname{grad}}(T) est orienté dans le sens des températures croissantes, c'est-à-dire du compartiment froid vers le compartiment chaud.

Les vecteurs \vec{E} et \overrightarrow{\operatorname{grad}}(T) sont donc de sens opposés. Comme ils sont liés par la relation de l'effet Seebeck :

\vec{E} = \alpha \overrightarrow{\operatorname{grad}}(T)

on en déduit que le modèle du gaz d'électrons libres prévoit un coefficient Seebeck négatif :

\boxed{\alpha < 0}

Résultat

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Question 6

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : effet seebeck, porteur de charge

La mesure des coefficients Seebeck du cuivre et de l’aluminium donne respectivement : et . L’analyse qualitative précédente (question Q5) est-elle conforme aux données expérimentales ? Justifier brièvement.

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Comparer le signe théorique négatif attendu par ce modèle simple d'électrons libres aux valeurs expérimentales fournies pour le cuivre et l'aluminium.

Voir la réponse courte

L'analyse microscopique élémentaire échoue pour le cuivre (\alpha > 0) car les porteurs effectifs de charge peuvent être des trous.

Voir le corrigé complet

L'analyse qualitative menée à la question Q5 prédit un coefficient Seebeck négatif (\alpha < 0), issu de la diffusion des électrons libres des zones chaudes vers les zones froides.

D'après les valeurs expérimentales fournies :

  • Pour l'aluminium, \alpha_{\text{Al}} = -2,2\ \mu\text{V}\cdot\text{K}^{-1} < 0 : le résultat expérimental est conforme aux prévisions du modèle ;
  • Pour le cuivre, \alpha_{\text{Cu}} = +1,2\ \mu\text{V}\cdot\text{K}^{-1} > 0 : le résultat expérimental est en désaccord avec la prédiction du modèle.

L'analyse qualitative précédente n'est donc pas systématiquement conforme aux données expérimentales. Le modèle classique du gaz d'électrons libres est insuffisant pour décrire l'ensemble des métaux.

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I.2 · Étude de l’expérience historique de Seebeck

Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : force électromotrice, effet seebeck

En circuit ouvert, donner les expressions des forces électromotrices et dans les portions respectivement en bismuth et en cuivre en fonction des coefficients , et de l’écart de température (question Q3).

Voir l'indice

Appliquer l'expression de la f.é.m. Seebeck obtenue en Q3 aux portions de bismuth et de cuivre soumises à la différence de température T - T_0.

Voir la stratégie
  1. Partir de la relation locale établie en question Q3 entre le champ électrique \vec{E} et le potentiel électrostatique V en circuit ouvert : \vec{E} = -\vec{\nabla} V = \alpha \vec{\nabla} T.
  2. Intégrer la relation différentielle \mathrm{d}V = -\alpha\,\mathrm{d}T le long de chaque conducteur entre l'extrémité à température T_0 et l'extrémité à température T.
  3. Identifier les f.é.m. demandées e_{\text{Bi}} = V_C - V_{C'} et e_{\text{Cu}} = V_D - V_{D'}.
Voir la réponse courte

Application directe de la formule Seebeck aux branches de bismuth et de cuivre : e_{\text{Bi}} = \alpha_{\text{Bi}}(T - T_0) et e_{\text{Cu}} = \alpha_{\text{Cu}}(T - T_0).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q3, en régime stationnaire et en circuit ouvert, le champ électrique dérive du potentiel électrique selon \vec{E} = -\vec{\nabla} V. Par ailleurs, l'effet Seebeck donne \vec{E} = \alpha\,\vec{\nabla} T. On en déduit :

\vec{\nabla} V = -\alpha\,\vec{\nabla} T \quad \implies \quad \mathrm{d}V = -\alpha\,\mathrm{d}T

Le coefficient Seebeck \alpha étant indépendant de la température, l'intégration entre deux points quelconques M_1 et M_2 donne :

V(M_2) - V(M_1) = -\alpha \bigl(T(M_2) - T(M_1)\bigr)

Portion en bismuth C'C : L'extrémité C' est à la température ambiante T_0 et l'extrémité C est à la température T. En intégrant de C' vers C :

V_C - V_{C'} = -\alpha_{\text{Bi}}(T_C - T_{C'})

D'où l'expression de la f.é.m. dans la portion en bismuth :

\boxed{e_{\text{Bi}} = -\alpha_{\text{Bi}}(T - T_0)}

Portion en cuivre D'D : De même, l'extrémité D' est à la température T_0 et l'extrémité D est à la température T. En intégrant de D' vers D :

V_D - V_{D'} = -\alpha_{\text{Cu}}(T_D - T_{D'})

D'où l'expression de la f.é.m. dans la portion en cuivre :

\boxed{e_{\text{Cu}} = -\alpha_{\text{Cu}}(T - T_0)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : loi des mailles, force électromotrice

Préciser le sens du courant d’intensité dans le cadre.

Voir l'indice

Appliquer la loi des mailles au circuit équivalent en calculant la f.é.m. totale résultante du couple pour déterminer le sens de circulation du courant.

Voir la stratégie
  1. Choisir un sens de parcours pour le cadre CDD'C' et exprimer la force électromotrice totale de la maille à l'aide des f.é.m. e_{\text{Bi}} et e_{\text{Cu}} déterminées à la question Q7.
  2. Déterminer le signe de cette f.é.m. totale à partir des valeurs numériques des coefficients Seebeck et de la condition T > T_0.
  3. En déduire le sens de circulation effectif du courant I > 0 dans le cadre.
Voir la réponse courte

Comparaison des fem algébriques le long de la maille pour orienter le courant dans le cadre thermoélectrique.

Voir le corrigé complet

Orientons la maille dans le sens C' \to C \to D \to D' \to C', c'est-à-dire dans le sens trigonométrique (sens anti-horaire).

D'après le schéma électrique équivalent de la figure 3 et les résultats de la question Q7, la loi des mailles s'écrit :

e_{\text{Bi}} - R_{\text{él,Bi}} I - e_{\text{Cu}} - R_{\text{él,Cu}} I = 0

d'où l'intensité algébrique associée à cette orientation :

I = \frac{e_{\text{Bi}} - e_{\text{Cu}}}{R_{\text{él,Bi}} + R_{\text{él,Cu}}}

En remplaçant les f.é.m. par leurs expressions :

\begin{aligned} e_{\text{Bi}} - e_{\text{Cu}} &= -\alpha_{\text{Bi}}(T - T_0) - \bigl(-\alpha_{\text{Cu}}(T - T_0)\bigr) \\ &= (\alpha_{\text{Cu}} - \alpha_{\text{Bi}})(T - T_0) \end{aligned}

Or, d'après les données de l'énoncé :

  • \alpha_{\text{Cu}} - \alpha_{\text{Bi}} = 1{,}2 - (-72{,}0) = +73{,}2\text{ }\mu\text{V}\cdot\text{K}^{-1} > 0 ;
  • T - T_0 > 0.

La force électromotrice globale est donc strictement positive :

e_{\text{Bi}} - e_{\text{Cu}} > 0 \implies I > 0

Le courant circule donc dans le sens trigonométrique (ou anti-horaire) le long du cadre C' \to C \to D \to D' \to C', c'est-à-dire :

  • de C' vers C dans la branche en bismuth ;
  • de D vers D' dans la branche en cuivre.
\boxed{\text{Le courant circule dans le sens trigonométrique : de } C' \text{ vers } C \text{ dans le bismuth et de } D \text{ vers } D' \text{ dans le cuivre.}}

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : loi d'ohm, résistance électrique

La portion en bismuth est une tige rectangulaire de longueur et de section . En négligeant devant , calculer l’intensité du courant pour .

Voir l'indice

Calculer la résistance du barreau de bismuth à partir de sa géométrie et en déduire l'intensité par la loi d'Ohm globale en négligeant celle du cuivre.

Voir la réponse courte

Calcul de R_{\text{él},\text{Bi}} puis application de la loi de Pouillet I = (e_{\text{Bi}} - e_{\text{Cu}})/R_{\text{él},\text{Bi}}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q1, la résistance électrique de la tige de bismuth s'exprime par :

R_{\text{él},\text{Bi}} = \frac{L}{\sigma_{\text{Bi}} S}

En négligeant la résistance de la portion en cuivre (R_{\text{él},\text{Cu}} \ll R_{\text{él},\text{Bi}}), l'expression de l'intensité I établie à la question Q8 devient :

I \approx \frac{(\alpha_{\text{Cu}} - \alpha_{\text{Bi}})(T - T_0)}{R_{\text{él},\text{Bi}}} = \frac{\sigma_{\text{Bi}} S (\alpha_{\text{Cu}} - \alpha_{\text{Bi}})(T - T_0)}{L}

Effectuons les applications numériques avec les grandeurs données dans l'énoncé :

  • L = 40\text{ cm} = 0{,}40\text{ m} ;
  • S = 10\text{ cm}^2 = 1{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ m}^2 ;
  • \sigma_{\text{Bi}} = 8{,}7 \cdot 10^5\text{ S}\cdot\text{m}^{-1} ;
  • \alpha_{\text{Cu}} - \alpha_{\text{Bi}} = 1{,}2\text{ }\mu\text{V}\cdot\text{K}^{-1} - (-72{,}0\text{ }\mu\text{V}\cdot\text{K}^{-1}) = 73{,}2\text{ }\mu\text{V}\cdot\text{K}^{-1} = 73{,}2 \cdot 10^{-6}\text{ V}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • T - T_0 = 40\text{ K}.

La résistance de la tige en bismuth vaut :

R_{\text{él},\text{Bi}} = \frac{0{,}40}{8{,}7 \cdot 10^5 \times 1{,}0 \cdot 10^{-3}} \approx 4{,}6 \cdot 10^{-4}\ \Omega

La force électromotrice globale du circuit vaut :

e_{\text{tot}} = 73{,}2 \cdot 10^{-6} \times 40 = 2{,}93 \cdot 10^{-3}\text{ V} \approx 2{,}9\text{ mV}

On en déduit l'intensité du courant :

I = \frac{2{,}928 \cdot 10^{-3}}{4{,}598 \cdot 10^{-4}} \approx 6{,}4\text{ A}
\boxed{I \approx 6{,}4\text{ A}}

Résultat

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : théorème d'ampère, champ magnétique

On repère tout point de l’espace par ses coordonnées cylindriques dans la base locale . Exprimer en fonction de , et de le champ magnétique créé par le fil en bismuth confondu avec l’axe .

Voir l'indice

Appliquer le théorème d'Ampère sur un contour circulaire centré sur l'axe (Oz) ou utiliser l'expression usuelle du champ créé par un fil cylindrique infini.

Voir la stratégie
  1. Analyser les symétries et invariances de la distribution de courant constituée par le fil rectiligne infini en bismuth parcouru par le courant I\vec{u}_z.
  2. Appliquer le théorème d'Ampère sur un contour circulaire adapté pour déterminer la composante orthoradiale du champ magnétique.
Voir la réponse courte

Application du théorème d'Ampère sur un cercle d'axe Oz : \vec{B}_{f,\text{Bi}} = \frac{\mu_0 I}{2\pi r}\vec{u}_\theta.

Voir le corrigé complet

Considérons le fil rectiligne infini confondu avec l'axe (O, \vec{u}_z), parcouru par le courant stationnaire \vec{I} = I\vec{u}_z (I > 0).

Invariances et symétries

  • La distribution de courant est invariante par translation le long de l'axe (Oz) et par rotation autour de cet axe. Le champ magnétique ne dépend donc que de la coordonnée radiale r :

    \vec{B}_{f,\text{Bi}}(M) = \vec{B}_{f,\text{Bi}}(r)
  • Tout plan contenant l'axe (Oz) (plan (M, \vec{u}_r, \vec{u}_z)) est un plan de symétrie \Pi_s pour la distribution de courant. En tout point M de ce plan, le champ magnétique lui est orthogonal :

    \vec{B}_{f,\text{Bi}}(M) \perp \Pi_s \implies \vec{B}_{f,\text{Bi}}(M) = B_\theta(r)\,\vec{u}_\theta

Théorème d'Ampère On choisit comme contour d'Ampère \mathcal{C} un cercle d'axe (Oz), de rayon r, orienté selon \vec{u}_\theta :

\begin{aligned} \oint_{\mathcal{C}} \vec{B}_{f,\text{Bi}} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} &= \int_0^{2\pi} B_\theta(r)\,\vec{u}_\theta \cdot (r\,\mathrm{d}\theta\,\vec{u}_\theta) \\ &= 2\pi r \, B_\theta(r) \end{aligned}

Le courant enlacé par ce contour orienté est I_{\text{enlacé}} = I. D'après le théorème d'Ampère :

\begin{aligned} 2\pi r \, B_\theta(r) = \mu_0 I \implies B_\theta(r) = \frac{\mu_0 I}{2\pi r} \end{aligned}

On en déduit l'expression vectorielle du champ magnétique :

\boxed{\vec{B}_{f,\text{Bi}}(M) = \frac{\mu_0 I}{2\pi r}\,\vec{u}_\theta}

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : principe de superposition, champ magnétique

En déduire l’expression du champ magnétique total créé par les deux fils en un point situé dans le plan vertical , à égale distance de ces deux fils.

Voir l'indice

Sommer vectoriellement au milieu des deux fils les champs magnétiques créés par chacun des deux conducteurs parcourus par des courants opposés.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe de superposition : le champ total \vec{B}_f(M) est la somme des champs créés indépendamment par le fil en bismuth et par le fil en cuivre.
  2. Exprimer le vecteur unitaire orthoradial propre à chaque fil au point M en utilisant la base cartésienne (\vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z), directe avec \vec{u}_y \wedge \vec{u}_z = \vec{u}_x.
Voir la réponse courte

Superposition des champs créés par les deux fils parcourus par des courants opposés au point médian.

Voir le corrigé complet

D'après le principe de superposition, le champ magnétique total en M s'écrit :

\vec{B}_f(M) = \vec{B}_{f,\text{Bi}}(M) + \vec{B}_{f,\text{Cu}}(M)

Le point M, situé à mi-distance des deux fils dans le plan vertical (O, \vec{u}_y, \vec{u}_z), a pour coordonnées cartésiennes (0,\, d/2,\, z).

  • Contribution du fil en bismuth : Le fil en bismuth est porté par l'axe (O, \vec{u}_z) et parcouru par un courant d'intensité I orienté selon +\vec{u}_z. Le point M est situé à la distance r = d/2 avec \vec{u}_r = \vec{u}_y.

    La base cylindrique locale associée (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta, \vec{u}_z) étant orthonormée directe, on a :

    \vec{u}_\theta = \vec{u}_z \wedge \vec{u}_r = \vec{u}_z \wedge \vec{u}_y = -\vec{u}_x

    D'après le résultat de la question Q10 :

    \vec{B}_{f,\text{Bi}}(M) = \frac{\mu_0 I}{2\pi (d/2)} (-\vec{u}_x) = -\frac{\mu_0 I}{\pi d}\,\vec{u}_x
  • Contribution du fil en cuivre : Le fil en cuivre est parallèle à (O, \vec{u}_z), situé en y = d, et parcouru par le courant I dans le sens opposé, soit le vecteur courant -I\vec{u}_z. Le vecteur reliant le fil au point M est -\frac{d}{2}\vec{u}_y.

    Par la règle de la main droite (ou en réutilisant la formule du champ d'un fil infini), le champ créé en un point situé sous le fil par un courant circulant vers les z décroissants est également orienté selon -\vec{u}_x :

    \vec{B}_{f,\text{Cu}}(M) = \frac{\mu_0 (-I\vec{u}_z) \wedge (-\vec{u}_y)}{2\pi (d/2)} = \frac{\mu_0 I (\vec{u}_z \wedge \vec{u}_y)}{\pi d} = -\frac{\mu_0 I}{\pi d}\,\vec{u}_x

Les deux contributions s'ajoutent donc constructivement :

\boxed{\vec{B}_f(M) = -\frac{2\mu_0 I}{\pi d}\,\vec{u}_x}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique ; Dipôles électrique et magnétique

Notions : boussole, champ magnétique terrestre

Exprimer l’angle en fonction de la norme des champs et . Calculer sachant que . On prendra et .

Voir l'indice

Projeter le champ résultant dans le plan horizontal (M, \vec{u}_x, \vec{u}_z) et relier l'angle d'équilibre de l'aiguille à \tan\beta = B_f / B_{T,h}.

Voir la stratégie

Une aiguille aimantée libre de tourner dans un plan horizontal s'aligne selon la composante horizontale du champ magnétique total. On détermine cette résultante par superposition du champ terrestre et du champ créé par les fils, puis on en déduit l'angle de déviation.

Voir la réponse courte

Équilibre de l'aiguille le long du champ total : \tan\beta = B_f / B_{T,h}, puis calcul numérique de l'angle de déviation.

Voir le corrigé complet

L'aiguille aimantée est libre de tourner autour d'un axe vertical (M,\vec{u}_y) dans le plan horizontal (M,\vec{u}_x,\vec{u}_z). À l'équilibre, elle s'aligne selon la direction du champ magnétique résultant \vec{B}_{\text{tot}} dans ce plan :

\vec{B}_{\text{tot}} = \vec{B}_{T,h} + \vec{B}_f(M)

D'après la question Q11, le champ créé par les deux fils au centre du cadre est orthogonal au plan du cadre :

\vec{B}_f(M) = - B_f \, \vec{u}_x \quad \text{avec} \quad B_f = \|\vec{B}_f\| = \frac{2\mu_0 I}{\pi d}

Le champ magnétique terrestre horizontal étant orienté selon \vec{u}_z (\vec{B}_{T,h} = B_{T,h}\,\vec{u}_z), les deux composantes sont orthogonales entre elles. L'aiguille est donc déviée d'un angle \beta par rapport à l'axe (M,\vec{u}_z) vérifiant :

\tan\beta = \frac{\|\vec{B}_f\|}{\|\vec{B}_{T,h}\|} = \frac{B_f}{B_{T,h}}

Comme \beta \in \left[0, \frac{\pi}{2}\right[, on en déduit :

\boxed{\beta = \arctan\left(\frac{B_f}{B_{T,h}}\right) = \arctan\left(\frac{2\mu_0 I}{\pi d \, B_{T,h}}\right)}

Application numérique : Avec les données de l'énoncé :

  • \mu_0 = 1{,}3\cdot 10^{-6}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1}
  • I = 6\text{ A}
  • d = 5\text{ cm} = 5\cdot 10^{-2}\text{ m}
  • B_{T,h} = 2\cdot 10^{-5}\text{ T}

On calcule d'abord la norme du champ créé par les fils :

\begin{aligned} B_f &= \frac{2 \times 1{,}3\cdot 10^{-6} \times 6}{\pi \times 5\cdot 10^{-2}} \approx 9{,}93\cdot 10^{-5}\text{ T} \end{aligned}

On obtient ainsi :

\begin{aligned} \tan\beta &= \frac{9{,}93\cdot 10^{-5}}{2\cdot 10^{-5}} \approx 4{,}97 \\ \beta &\approx \arctan(4{,}97) \approx 1{,}37\text{ rad} \approx 79^\circ \end{aligned}
\boxed{\beta \approx 79^\circ \quad (\text{ou } 1{,}4\text{ rad})}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Partie II : Principe d’un générateur thermoélectrique

Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : premier principe, rendement

Préciser les signes de , et . Définir le rendement du module.

Voir l'indice

Préciser les signes algébriques reçus par le module selon son fonctionnement de convertisseur d'énergie thermique en énergie électrique, puis définir le rendement \eta = -\mathcal{P}_{\text{él}}/\mathcal{P}_C.

Voir la stratégie
  1. Identifier la fonction du convertisseur : le module thermoélectrique fonctionne comme un moteur thermique convertissant de la chaleur en travail électrique.
  2. En déduire le sens réel des transferts d'énergie pour fixer les signes algébriques selon la convention thermodynamique usuelle (compté positivement si reçu par le système).
  3. Exprimer le rendement \eta comme le rapport de la puissance utile (puissance électrique fournie à l'extérieur) sur la puissance coûteuse (puissance thermique fournie par la source chaude).
Voir la réponse courte

Signes thermodynamiques des transferts (\mathcal{P}_C > 0, \mathcal{P}_F < 0, \mathcal{P}_{\text{él}} < 0) et définition du rendement \eta = -\mathcal{P}_{\text{él}}/\mathcal{P}_C.

Voir le corrigé complet

Le module thermoélectrique fonctionne comme un moteur thermique :

  • Il reçoit de l'énergie thermique de la source chaude à température T_C, d'où :

    \boxed{\mathcal{P}_C > 0}
  • Il cède nécessairement une partie de cette énergie thermique à la source froide à température T_F < T_C, d'où :

    \boxed{\mathcal{P}_F < 0}
  • Il fournit de la puissance électrique à la résistance de charge R_c extérieure ; la puissance électrique algébrique reçue par le module est donc négative :

    \boxed{\mathcal{P}_{\text{él}} < 0}

Le rendement \eta est défini par le rapport entre la puissance utile cédée au circuit extérieur, -\mathcal{P}_{\text{él}}, et la puissance thermique coûteuse fournie par la source chaude, \mathcal{P}_C :

\boxed{\eta = \frac{-\mathcal{P}_{\text{él}}}{\mathcal{P}_C}}

Résultat

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Premier et second principes

Notions : rendement de carnot, second principe

En régime stationnaire, que dire des variations élémentaires d’énergie interne et d’entropie du module entre les instants et ? On assimile le module à une phase condensée incompressible indilatable. Déduire alors des principes de la thermodynamique que son rendement a une limite supérieure, appelée rendement de Carnot. Exprimer le rendement de Carnot en fonction de et de . À quelle condition sur le fonctionnement du module ce rendement limite pourrait-il être atteint ?

Voir l'indice

Traduire la stationnarité sur l'énergie interne et l'entropie du convertisseur, puis combiner les premier et second principes de la thermodynamique.

Voir la stratégie
  1. Exploiter le régime stationnaire pour relier les variations temporelles des grandeurs d'état du module.
  2. Appliquer le premier et le second principe de la thermodynamique au module sur la durée \mathrm{d}t sous forme de bilans de puissances.
  3. Combiner ces deux relations pour majorer le rendement \eta et identifier les conditions de réversibilité associées à l'égalité.
Voir la réponse courte

\mathrm{d}U = 0 et \mathrm{d}S = 0 en régime stationnaire ; combinaison des deux principes pour retrouver \eta \le 1 - T_F/T_C, réversibilité requise.

Voir le corrigé complet

1. Variations d'énergie interne et d'entropie en régime stationnaire

En régime stationnaire, toutes les grandeurs d'état locales et globales décrivant le module sont indépendantes du temps. L'énergie interne U et l'entropie S du module sont donc rigoureusement constantes :

\mathrm{d}U = 0 \quad \text{et} \quad \mathrm{d}S = 0

2. Application des principes et rendement de Carnot

Le premier principe appliqué au module entre les instants t et t+\mathrm{d}t s'écrit :

\begin{aligned} \mathrm{d}U &= (\mathcal{P}_C + \mathcal{P}_F + \mathcal{P}_{\text{él}})\,\mathrm{d}t = 0 \\ \implies \mathcal{P}_C + \mathcal{P}_F + \mathcal{P}_{\text{él}} &= 0 \end{aligned}

Le second principe appliqué au module sur le même intervalle donne :

\begin{aligned} \mathrm{d}S &= \delta S_e + \delta S_c = \left( \frac{\mathcal{P}_C}{T_C} + \frac{\mathcal{P}_F}{T_F} \right) \mathrm{d}t + \delta S_c = 0 \end{aligned}

où \delta S_c \ge 0 est l'entropie créée par les irréversibilités. On en déduit l'inégalité de Clausius :

\begin{aligned} \frac{\mathcal{P}_C}{T_C} + \frac{\mathcal{P}_F}{T_F} \le 0 \end{aligned}

En injectant \mathcal{P}_F = -\mathcal{P}_C - \mathcal{P}_{\text{él}} issu du premier principe :

\begin{aligned} \frac{\mathcal{P}_C}{T_C} + \frac{-\mathcal{P}_C - \mathcal{P}_{\text{él}}}{T_F} &\le 0 \\ \mathcal{P}_C \left( \frac{1}{T_C} - \frac{1}{T_F} \right) &\le \frac{\mathcal{P}_{\text{él}}}{T_F} \end{aligned}

En multipliant par T_F > 0 et en divisant par \mathcal{P}_C > 0, il vient :

\begin{aligned} \frac{T_F}{T_C} - 1 \le \frac{\mathcal{P}_{\text{él}}}{\mathcal{P}_C} = -\eta \implies \eta \le 1 - \frac{T_F}{T_C} \end{aligned}

Le rendement admet ainsi une borne supérieure :

\boxed{\eta \le \eta_{\text{Carnot}} = 1 - \frac{T_F}{T_C}}

3. Condition d'atteinte de la limite de Carnot

Ce rendement limite n'est atteint que pour une création d'entropie nulle (\delta S_c = 0), c'est-à-dire pour un fonctionnement réversible du convertisseur thermoélectrique (absence d'effet Joule, pas de conduction thermique irréversible liée à des gradients finis de température non convertis, etc.).

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : semi-conducteur, porteur de charge

Avec l’orientation choisie pour la définir (figure 5), l’intensité du courant qui circule dans le module en régime stationnaire est positive. Préciser les sens de déplacement des trous dans le semi-conducteur de dopage de type et des électrons dans le semi-conducteur de dopage de type . Aurait-on pu imaginer faire fonctionner un module avec des jambes constituées de semi-conducteurs de dopage de même type ? Justifier.

Voir l'indice

Analyser le sens de circulation des porteurs de charge sous l'action du gradient thermique et vérifier si les contributions des deux branches s'additionnent ou s'opposent.

Voir la stratégie
  1. Identifier le sens du courant électrique dans chaque branche à partir de la flèche I de la figure 5, puis en déduire le sens de déplacement des porteurs selon le signe de leur charge (q = +e pour les trous, q = -e pour les électrons).
  2. Analyser la mise en série électrique des deux branches : comparer les f.é.m. induites par gradient thermique si les deux jambes avaient un coefficient Seebeck identique ou de même signe.
Voir la réponse courte

Déplacement des trous et des électrons dans le même sens thermique pour additionner les courants thermoélectriques des deux branches.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 5, la flèche indiquant I > 0 est orientée de gauche à droite à travers la résistance de charge R_c. La fermeture du circuit électrique impose donc le sens de circulation suivant :

  • dans la jambe de type p, le courant électrique circule de haut en bas, c'est-à-dire de la source chaude (T_C) vers la source froide (T_F), soit dans le sens de +\vec{u}_x ;
  • dans la jambe de type n, le courant électrique circule de bas en haut, c'est-à-dire de la source froide (T_F) vers la source chaude (T_C), soit dans le sens de -\vec{u}_x.

Le vecteur densité de courant électrique volumique est relié à la vitesse moyenne \vec{v}_q des porteurs de charge de densité volumique n et de charge q par \vec{j}_{\text{él}} = n q \vec{v}_q :

  • Semi-conducteur de type p : les porteurs majoritaires sont les trous de charge q = +e > 0. La vitesse de dérive des trous est dans le même sens que le courant :

    \boxed{\text{Les trous se déplacent de la source chaude vers la source froide (selon }+\vec{u}_x\text{).}}
  • Semi-conducteur de type n : les porteurs majoritaires sont les électrons de charge q = -e < 0. La vitesse de dérive des électrons est de sens opposé à celui du courant : le courant étant dirigé vers le haut,

    \boxed{\text{Les électrons se déplacent également de la source chaude vers la source froide (selon }+\vec{u}_x\text{).}}

Possibilité d'utiliser des semi-conducteurs de même type :

Non, on ne peut pas faire fonctionner efficacement un module avec des jambes de même type. En effet, sous l'effet du même gradient de température entre T_C et T_F, les porteurs diffusent dans les deux jambes du chaud vers le froid.

  • Si les deux jambes étaient constituées du même semi-conducteur (même coefficient \alpha), les forces électromotrices induites dans chaque jambe auraient même valeur et même polarité relative aux sources. Comme les jambes sont reliées en série par la source chaude, ces deux f.é.m. apparaîtraient en opposition dans la boucle électrique :

    e_{\text{tot}} = (\alpha_1 - \alpha_2)\Delta T = 0

    Aucun courant ne pourrait circuler dans la charge R_c.

  • L'utilisation conjointe d'un dopage p (\alpha_p > 0) et d'un dopage n (\alpha_n < 0) permet au contraire aux f.é.m. de s'ajouter :

    e_{\text{tot}} = (\alpha_p - \alpha_n)\Delta T > 0

Résultat

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : densité de courant, intensité électrique

Exprimer en fonction notamment de .

Voir l'indice

Relier le vecteur densité de courant uniforme \vec{j}_{\text{él}} à l'intensité I et à la section S orientée selon l'axe longitudinal.

Voir la réponse courte

Expression du vecteur densité de courant volumique uniforme \vec{j}_{\text{él}} = (I/S)\vec{u}_x.

Voir le corrigé complet

Par définition, l'intensité I du courant électrique traversant une section droite S de la jambe de semi-conducteur orientée par le vecteur normal \vec{u}_x s'écrit :

I = \iint_S \vec{j}_{\text{él}} \cdot \vec{u}_x \, \mathrm{d}S

Le vecteur densité de courant électrique étant supposé uniforme sur la section et colinéaire à l'axe du cylindre (\vec{j}_{\text{él}} = j_{\text{él}} \vec{u}_x), l'intégrale se simplifie en :

I = j_{\text{él}} S \iff j_{\text{él}} = \frac{I}{S}

On en déduit l'expression vectorielle de la densité de courant électrique :

\boxed{\vec{j}_{\text{él}} = \frac{I}{S} \, \vec{u}_x}

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : bilan thermique, effet joule

En effectuant, en régime stationnaire, un bilan thermique entre les instants et pour la portion de jambe comprise entre les abscisses et , établir l’équation différentielle vérifiée par , où est le vecteur densité volumique de courant thermique dans la jambe. On fera apparaître explicitement la puissance volumique .

Voir l'indice

Effectuer un bilan thermique sur une tranche élémentaire de barreau comprise entre x et x+\mathrm{d}x en régime stationnaire en tenant compte de la puissance volumique p_v.

Voir la stratégie
  1. Définir le système thermodynamique fermé coïncidant à l'instant t avec la tranche de semi-conducteur de section S comprise entre les abscisses x et x+\mathrm{d}x.
  2. Exprimer les différents échanges d'énergie (thermique et électrique) que subit cette tranche entre t et t+\mathrm{d}t.
  3. Appliquer le premier principe de la thermodynamique en régime stationnaire pour obtenir la relation différentielle reliant \frac{\mathrm{d}j_{\text{th}}}{\mathrm{d}x} et p_v.
Voir la réponse courte

Bilan thermique sur une tranche de jambe S\mathrm{d}x en régime stationnaire avec terme source Joule : \mathrm{d}j_{\text{th}}/\mathrm{d}x = p_v.

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé constitué de la matière contenue dans la tranche de jambe comprise entre x et x+\mathrm{d}x, de volume \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x, entre les instants t et t+\mathrm{d}t.

La surface latérale étant calorifugée, les transferts d'énergie avec l'extérieur se font uniquement :

  • par conduction thermique à travers les sections en x et x+\mathrm{d}x :

    \begin{aligned} \delta Q &= \Phi_{\text{th}}(x)\,\mathrm{d}t - \Phi_{\text{th}}(x+\mathrm{d}x)\,\mathrm{d}t \\ &= \left[j_{\text{th}}(x) - j_{\text{th}}(x+\mathrm{d}x)\right] S\,\mathrm{d}t \\ &= -\frac{\mathrm{d}j_{\text{th}}}{\mathrm{d}x} S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t \end{aligned}
  • par apport d'énergie électrique : le champ électrique cède aux porteurs de charge une puissance volumique p_v, transférée au réseau cristallin, soit un travail électrique reçu :

    \delta W_{\text{él}} = p_v\,\mathrm{d}V\,\mathrm{d}t = p_v\,S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t

Le premier principe de la thermodynamique appliqué à cette tranche s'écrit :

\mathrm{d}U = \delta Q + \delta W_{\text{él}}

Le régime étant stationnaire, la température de la tranche est indépendante du temps, d'où \mathrm{d}U = 0. Il vient alors :

-\frac{\mathrm{d}j_{\text{th}}}{\mathrm{d}x} S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t + p_v\,S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t = 0

En simplifiant par le volume élémentaire S\,\mathrm{d}x et la durée \mathrm{d}t, on obtient l'équation différentielle :

\boxed{\frac{\mathrm{d}j_{\text{th}}}{\mathrm{d}x} = p_v}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : loi de fourier, effet joule

Déduire de l’équation différentielle précédente que , où est une constante positive qu’on exprimera en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Injecter les lois de transport thermoélectriques fournies dans le bilan local d'énergie pour isoler la dérivée seconde de la température.

Voir la stratégie
  1. Projeter le champ électrique \vec{E} et le vecteur densité volumique de courant thermique \vec{j}_{\text{th}} sur l'axe (Ox) à l'aide des lois thermoélectriques couplées fournies.
  2. Exprimer la puissance volumique p_v = \vec{j}_{\text{él}} \cdot \vec{E} ainsi que la dérivée spatiale \frac{\mathrm{d}j_{\text{th}}}{\mathrm{d}x}.
  3. Injecter ces expressions dans l'équation différentielle établie à la question Q17 afin d'isoler \frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2} et d'en déduire l'expression de la constante positive k.
Voir la réponse courte

Injection de la loi de Fourier et de p_v = j_{\text{él}}^2/\sigma_p pour obtenir \mathrm{d}^2T/\mathrm{d}x^2 = -I^2/(\sigma_p \lambda_p S^2).

Voir le corrigé complet

Le problème étant unidimensionnel suivant l'axe (Ox), le gradient de température s'écrit :

\overrightarrow{\operatorname{grad}}(T) = \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}\vec{u}_x

D'après la question Q16, le courant électrique est uniforme et s'écrit \vec{j}_{\text{él}} = j_{\text{él}}\vec{u}_x = \frac{I}{S}\vec{u}_x.

Les lois phénoménologiques couplées s'écrivent pour la jambe de type p :

\begin{aligned} \vec{E} &= \left( \frac{j_{\text{él}}}{\sigma_p} + \alpha_p \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} \right) \vec{u}_x \\ \vec{j}_{\text{th}} &= \left( \alpha_p T j_{\text{él}} - \lambda_p \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} \right) \vec{u}_x \end{aligned}

La composante selon \vec{u}_x de la densité de courant thermique est donc :

j_{\text{th}} = \alpha_p j_{\text{él}} T(x) - \lambda_p \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}

Les grandeurs \alpha_p, \lambda_p et j_{\text{él}} étant indépendantes de x (et de T), la dérivation par rapport à x donne :

\frac{\mathrm{d}j_{\text{th}}}{\mathrm{d}x} = \alpha_p j_{\text{él}} \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} - \lambda_p \frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2}

D'autre part, la puissance volumique p_v = \vec{j}_{\text{él}} \cdot \vec{E} s'exprime sous la forme :

p_v = j_{\text{él}} \left( \frac{j_{\text{él}}}{\sigma_p} + \alpha_p \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} \right) = \frac{j_{\text{él}}^2}{\sigma_p} + \alpha_p j_{\text{él}} \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}

En reportant ces expressions dans l'équation issue du bilan thermique (question Q17), \frac{\mathrm{d}j_{\text{th}}}{\mathrm{d}x} = p_v :

\alpha_p j_{\text{él}} \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} - \lambda_p \frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2} = \frac{j_{\text{él}}^2}{\sigma_p} + \alpha_p j_{\text{él}} \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}

Le terme convectif thermoélectrique \alpha_p j_{\text{él}} \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} se simplifie de part et d'autre, ce qui conduit à :

-\lambda_p \frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2} = \frac{j_{\text{él}}^2}{\sigma_p}

En remplaçant j_{\text{él}} par \frac{I}{S}, on obtient :

\frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2} = -\frac{I^2}{\sigma_p \lambda_p S^2} = -k

avec :

\boxed{k = \frac{I^2}{\sigma_p \lambda_p S^2}}

Tous les paramètres I^2, \sigma_p, \lambda_p et S^2 étant strictement positifs, la constante k est bien strictement positive.

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : équation différentielle, profil de température

Compte tenu des conditions aux limites, établir l’expression de en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Intégrer l'équation différentielle polynomiale du second degré en imposant les deux conditions aux limites en x=0 et x=L.

Voir la stratégie
  1. Intégrer successivement deux fois l'équation différentielle du second ordre établie à la question précédente (Q18).
  2. Déterminer les deux constantes d'intégration à l'aide des conditions aux limites imposées en x = 0 et x = L.
  3. Exprimer le profil T(x) sous une forme faisant apparaître la contribution de conduction pure et celle liée à l'effet Joule.
Voir la réponse courte

Double intégration de l'équation différentielle et application des températures imposées en x=0 et x=L.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q18, l'équation différentielle vérifiée par la température dans la jambe s'écrit :

\frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2} = -k

Par intégration successive par rapport à x, il vient :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} &= -k x + A \\ T(x) &= -\frac{1}{2} k x^2 + A x + B \end{aligned}

où A et B sont deux constantes d'intégration déterminées par les conditions aux limites :

  • En x = 0, T(0) = T_C, d'où :

    B = T_C
  • En x = L, T(L) = T_F = T_C - \Delta T, d'où :

    \begin{aligned} -\frac{1}{2} k L^2 + A L + T_C &= T_C - \Delta T \\ A L &= -\Delta T + \frac{1}{2} k L^2 \\ A &= -\frac{\Delta T}{L} + \frac{1}{2} k L \end{aligned}

En réinjectant ces constantes dans l'expression de T(x), on obtient :

T(x) = T_C - \Delta T \frac{x}{L} + \frac{1}{2} k x (L - x)

ou, sous forme développée :

\boxed{T(x) = -\frac{1}{2} k x^2 + \left( \frac{1}{2} k L - \frac{\Delta T}{L} \right) x + T_C}

Résultat

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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : effet peltier, flux thermique

En faisant apparaître les résistances électrique et thermique de la jambe (questions Q1 et Q2), montrer que la puissance thermique fournie par la source chaude à la jambe a pour expression : .

Voir l'indice

Exprimer la puissance thermique surfacique en x=0 en dérivant le profil T(x) et introduire les résistances thermique et électrique de la jambe.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance thermique entrant dans la jambe en x=0 par le flux du vecteur densité de courant thermique \vec{j}_{\text{th}} à travers la section droite S.
  2. Calculer le gradient thermique \left.\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}\right|_{x=0} à partir de l'expression de T(x) obtenue en Q19.
  3. Exprimer le résultat en fonction des résistances thermique R_{\text{th},p} et électrique R_{\text{él},p} introduites aux questions Q1 et Q2.
Voir la réponse courte

Calcul du flux conductif en x=0, ajout de la contribution Peltier \alpha_p I T_C et réécriture avec les résistances R_{\text{th}} et R_{\text{él}}.

Voir le corrigé complet

La puissance thermique \mathcal{P}_{\text{th},p}(x=0) fournie par la source chaude correspond au flux sortant de la source chaude et entrant dans le semi-conducteur à travers la section droite située en x=0, orientée selon +\vec{u}_x :

\mathcal{P}_{\text{th},p}(x=0) = \vec{j}_{\text{th}}(x=0) \cdot S\,\vec{u}_x = j_{\text{th}}(x=0)\,S

D'après la loi locale de Fourier généralisée fournie par l'énoncé et l'expression \vec{j}_{\text{él}} = \frac{I}{S}\vec{u}_x établie en Q16, la composante de la densité de flux thermique s'écrit :

j_{\text{th}}(x) = \alpha_p T(x) \frac{I}{S} - \lambda_p \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}

En x=0, où T(0) = T_C, la puissance thermique s'exprime donc sous la forme :

\mathcal{P}_{\text{th},p}(x=0) = \alpha_p I T_C - \lambda_p S \left.\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}\right|_{x=0}

Or, d'après la question Q19, le profil de température s'écrit :

T(x) = T_C - \frac{\Delta T}{L}x + \frac{1}{2} k x (L - x)

En dérivant par rapport à x :

\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} = -\frac{\Delta T}{L} + \frac{1}{2} k (L - 2x) \implies \left.\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}\right|_{x=0} = -\frac{\Delta T}{L} + \frac{1}{2} k L

En injectant cette dérivée dans l'expression de la puissance thermique :

\begin{aligned} \mathcal{P}_{\text{th},p}(x=0) &= \alpha_p I T_C - \lambda_p S \left( -\frac{\Delta T}{L} + \frac{1}{2} k L \right) \\ &= \alpha_p I T_C + \frac{\lambda_p S}{L}\Delta T - \frac{1}{2} \lambda_p S k L \end{aligned}

Rappelons les expressions des résistances thermique et électrique d'un cylindre (Q1 et Q2) ainsi que de la constante k (Q18) :

R_{\text{th},p} = \frac{L}{\lambda_p S} \implies \frac{\lambda_p S}{L} = \frac{1}{R_{\text{th},p}}, \qquad R_{\text{él},p} = \frac{L}{\sigma_p S}, \qquad k = \frac{I^2}{\sigma_p \lambda_p S^2}

Le dernier terme se simplifie alors :

\frac{1}{2}\lambda_p S k L = \frac{1}{2}\lambda_p S\left(\frac{I^2}{\sigma_p \lambda_p S^2}\right)L = \frac{1}{2}\frac{L}{\sigma_p S}I^2 = \frac{1}{2}R_{\text{él},p}I^2

On obtient bien la relation demandée :

\boxed{\mathcal{P}_{\text{th},p}(x=0) = \alpha_p I T_C + \frac{\Delta T}{R_{\text{th},p}} - \frac{1}{2} R_{\text{él},p} I^2}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : résistance équivalente, effet seebeck

Déduire des résultats précédents l’expression de la puissance thermique algébrique fournie par la source chaude au module. On introduira le coefficient Seebeck global du module et les résistances équivalentes électrique et thermique du module, à exprimer en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Sommer les puissances thermiques fournies par la source chaude aux deux jambes montées thermiquement en parallèle et électriquement en série.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance thermique totale \mathcal{P}_C reçue par le module à la source chaude comme la somme des flux entrant dans chacune des deux branches semi-conductrices à l'abscisse x=0.
  2. Regrouper les termes selon les trois contributions physiques (effet Peltier, conduction thermique et effet Joule) pour identifier le coefficient Seebeck global \alpha ainsi que les résistances équivalentes électrique R_{\text{él}} et thermique R_{\text{th}}.
Voir la réponse courte

Somme des puissances sur les deux branches en tenant compte de la mise en parallèle thermique et série électrique.

Voir le corrigé complet

La source chaude échange de la chaleur avec les deux branches semi-conductrices montées en parallèle thermique. La puissance thermique totale \mathcal{P}_C fournie au module par la source chaude s'écrit donc :

\mathcal{P}_C = \mathcal{P}_{\text{th},p}(x=0) + \mathcal{P}_{\text{th},n}(x=0)

En utilisant les expressions données à la question précédente :

\begin{aligned} \mathcal{P}_{\text{th},p}(x=0) &= \alpha_p I T_C + \frac{\Delta T}{R_{\text{th},p}} - \frac{1}{2} R_{\text{él},p} I^2 \\ \mathcal{P}_{\text{th},n}(x=0) &= -\alpha_n I T_C + \frac{\Delta T}{R_{\text{th},n}} - \frac{1}{2} R_{\text{él},n} I^2 \end{aligned}

En sommant ces deux contributions, on obtient :

\mathcal{P}_C = (\alpha_p - \alpha_n) I T_C + \left( \frac{1}{R_{\text{th},p}} + \frac{1}{R_{\text{th},n}} \right) \Delta T - \frac{1}{2} \left( R_{\text{él},p} + R_{\text{él},n} \right) I^2

On identifie :

  • le coefficient Seebeck global du module : \alpha = \alpha_p - \alpha_n ;
  • la résistance électrique équivalente des deux jambes montées électriquement en série :

    \boxed{R_{\text{él}} = R_{\text{él},p} + R_{\text{él},n}}
  • la résistance thermique équivalente des deux jambes montées thermiquement en parallèle :

    \frac{1}{R_{\text{th}}} = \frac{1}{R_{\text{th},p}} + \frac{1}{R_{\text{th},n}} \implies \boxed{R_{\text{th}} = \frac{R_{\text{th},p} R_{\text{th},n}}{R_{\text{th},p} + R_{\text{th},n}}}

L'expression de la puissance thermique algébrique \mathcal{P}_C fournie par la source chaude au module est ainsi :

\boxed{\mathcal{P}_C = \alpha I T_C + \frac{\Delta T}{R_{\text{th}}} - \frac{1}{2} R_{\text{él}} I^2}

Résultat

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : premier principe, bilan de puissance

On montre de façon analogue que la puissance thermique algébrique fournie par la source froide au module s’écrit : . En déduire l’expression de la puissance électrique algébrique reçue par le module.

Voir l'indice

Appliquer le premier principe au module complet en régime permanent pour déduire la puissance électrique reçue \mathcal{P}_{\text{él}} = -(\mathcal{P}_C + \mathcal{P}_F).

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique au module thermoélectrique en régime stationnaire pour relier les puissances échangées.
  2. Sommer les contributions thermiques \mathcal{P}_C et \mathcal{P}_F pour en déduire l'expression algébrique de la puissance électrique \mathcal{P}_{\text{él}} reçue par le module.
Voir la réponse courte

Premier principe en régime stationnaire \mathcal{P}_C + \mathcal{P}_F + \mathcal{P}_{\text{él}} = 0, déduction immédiate de \mathcal{P}_{\text{él}}.

Voir le corrigé complet

Le module opère en régime stationnaire, son énergie interne est donc constante au cours du temps :

\frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}t} = 0

D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué à l'ensemble du module :

\frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}t} = \mathcal{P}_C + \mathcal{P}_F + \mathcal{P}_{\text{él}} = 0

On en déduit l'expression de la puissance électrique algébrique reçue par le module :

\mathcal{P}_{\text{él}} = -\left(\mathcal{P}_C + \mathcal{P}_F\right)

En injectant l'expression de \mathcal{P}_C obtenue à la question Q21 et celle de \mathcal{P}_F fournie par l'énoncé :

\begin{aligned} \mathcal{P}_C &= \alpha I T_C + \frac{\Delta T}{R_{\text{th}}} - \frac{1}{2} R_{\text{él}} I^2 \\ \mathcal{P}_F &= -\alpha I T_F - \frac{\Delta T}{R_{\text{th}}} - \frac{1}{2} R_{\text{él}} I^2 \end{aligned}

La somme des puissances thermiques s'écrit :

\mathcal{P}_C + \mathcal{P}_F = \alpha I (T_C - T_F) - R_{\text{él}} I^2 = \alpha I \Delta T - R_{\text{él}} I^2

Par conséquent, la puissance électrique reçue par le module est :

\boxed{\mathcal{P}_{\text{él}} = -\alpha I \Delta T + R_{\text{él}} I^2}

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : loi d'ohm, circuit électrique

Sachant que la charge de résistance reçoit la puissance électrique , exprimer l’intensité du courant en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Écrire la conservation de la puissance électrique dans la boucle fermée sur la résistance de charge R_c pour déterminer l'intensité I.

Voir la réponse courte

Égalité de la puissance fournie avec la puissance dissipée dans la charge R_c I^2, d'où I = \alpha \Delta T / (R_{\text{él}} + R_c).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q22, la puissance électrique algébrique reçue par le module s'écrit :

\mathcal{P}_{\text{él}} = -\alpha I \Delta T + R_{\text{él}} I^2

La puissance électrique cédée par le module à la charge de résistance R_c est donc :

-\mathcal{P}_{\text{él}} = \alpha I \Delta T - R_{\text{él}} I^2

Par ailleurs, la puissance électrique reçue et dissipée par effet Joule par la charge de résistance R_c traversée par le courant d'intensité I vaut :

\mathcal{P}_{\text{reçue}} = R_c I^2

En égalant ces deux expressions :

R_c I^2 = \alpha I \Delta T - R_{\text{él}} I^2 \iff (R_{\text{él}} + R_c) I^2 = \alpha I \Delta T

Comme le module débite un courant non nul en régime stationnaire (I > 0), on simplifie par I pour obtenir :

\boxed{I = \frac{\alpha \Delta T}{R_{\text{él}} + R_c}}

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : adaptation d'impédance, transfert maximal de puissance

Montrer que la puissance électrique reçue par la charge est maximale lorsque , et étant fixés. On évoque l’adaptation d’impédance. Exprimer cette puissance en fonction de , et de .

Voir l'indice

Exprimer la puissance dissipée dans la charge en fonction de R_c et rechercher son extremum par dérivation par rapport à R_c.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance reçue par la charge, \mathcal{P}_{\text{charge}} = -\mathcal{P}_{\text{él}} = R_c I^2, en fonction de R_c à l'aide de l'expression du courant I obtenue à la question Q23.
  2. Dériver cette fonction par rapport à la variable R_c, étudier son signe et en déduire la condition d'extrémum réalisant l'adaptation de résistance (ou d'impédance).
  3. Évaluer la puissance maximale correspondante.
Voir la réponse courte

Dérivation de la puissance électrique par rapport à R_c pour établir l'optimum en R_c = R_{\text{él}} et calcul de |\mathcal{P}_{\text{él}}|_{\text{max}}.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q22 et Q23, la puissance électrique reçue par la charge de résistance R_c s'écrit :

\mathcal{P}_{\text{charge}} = -\mathcal{P}_{\text{él}} = R_c I^2

En injectant l'expression du courant I = \dfrac{\alpha \Delta T}{R_{\text{él}} + R_c} établie en Q23, on obtient :

|\mathcal{P}_{\text{él}}| = (\alpha \Delta T)^2 \frac{R_c}{(R_{\text{él}} + R_c)^2}

Pour R_{\text{él}}, \alpha et \Delta T fixés, étudions la fonction f(R_c) = \dfrac{R_c}{(R_{\text{él}} + R_c)^2} pour R_c > 0. Sa dérivée par rapport à R_c vaut :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}R_c} &= \frac{(R_{\text{él}} + R_c)^2 - R_c \cdot 2(R_{\text{él}} + R_c)}{(R_{\text{él}} + R_c)^4} \\ &= \frac{R_{\text{él}} + R_c - 2R_c}{(R_{\text{él}} + R_c)^3} \\ &= \frac{R_{\text{él}} - R_c}{(R_{\text{él}} + R_c)^3} \end{aligned}

Le dénominateur étant strictement positif :

  • \dfrac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}R_c} > 0 si R_c < R_{\text{él}} ;
  • \dfrac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}R_c} = 0 si R_c = R_{\text{él}} ;
  • \dfrac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}R_c} < 0 si R_c > R_{\text{él}}.

La puissance reçue par la charge admet donc un maximum strict en :

R_c = R_{\text{él}}

En remplaçant R_c par R_{\text{él}} dans l'expression de |\mathcal{P}_{\text{él}}|, on obtient la puissance maximale fournie à la charge :

\boxed{|\mathcal{P}_{\text{él}}|_{\text{max}} = \frac{(\alpha \Delta T)^2}{4 R_{\text{él}}}}

Résultat

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Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : résistance électrique, générateur thermoélectrique

Le module est destiné à alimenter une montre. Il fonctionne grâce à l’écart de température entre la peau en contact avec la montre et l’air ambiant, typiquement . Estimer à l’aide des données suivantes le nombre de modules nécessaires à associer sachant que la puissance de fonctionnement de la montre est . On pourra considérer qu’un module fournit la puissance maximale déterminée dans la question Q24.

Voir l'indice

Calculer la résistance électrique équivalente des deux semi-conducteurs, en déduire la puissance électrique maximale d'un module et déterminer le rapport N = \mathcal{P}_m / |\mathcal{P}_{\text{él}}|_{\text{max}}.

Voir la stratégie
  1. Calculer le coefficient Seebeck global \alpha et la résistance électrique équivalente R_{\text{él}} d'un module élémentaire à partir des caractéristiques des branches p et n.
  2. Déterminer la puissance électrique maximale |\mathcal{P}_{\text{él}}|_{\text{max}} délivrée par un module pour \Delta T = 1\text{ K} à l'aide du résultat de la question Q24.
  3. En déduire le nombre minimal de modules N par le rapport entre la puissance requise \mathcal{P}_m et la puissance unitaire maximale.
Voir la réponse courte

Calcul des résistances des jambes, déduction de la puissance maximale d'un module et détermination de N = \mathcal{P}_m / |\mathcal{P}_{\text{él}}|.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q21 et Q24, le coefficient Seebeck global du module vaut :

\alpha = \alpha_p - \alpha_n = 162 - (-240) = 402\ \mu\text{V}\cdot\text{K}^{-1} = 4{,}02\cdot 10^{-4}\text{ V}\cdot\text{K}^{-1}

La résistance électrique équivalente du module est la somme des résistances des deux jambes :

R_{\text{él}} = R_{\text{él},p} + R_{\text{él},n} = \frac{L}{S}\left(\frac{1}{\sigma_p} + \frac{1}{\sigma_n}\right)

Avec L = 600\ \mu\text{m} = 6{,}0\cdot 10^{-4}\text{ m} et S = 6{,}4\cdot 10^3\ \mu\text{m}^2 = 6{,}4\cdot 10^{-9}\text{ m}^2 :

\begin{aligned} R_{\text{él}} &= \frac{6{,}0\cdot 10^{-4}}{6{,}4\cdot 10^{-9}}\left(\frac{1}{1{,}8\cdot 10^5} + \frac{1}{9{,}9\cdot 10^4}\right) \\ &= 9{,}375\cdot 10^4 \times (5{,}56\cdot 10^{-6} + 1{,}01\cdot 10^{-5}) \approx 1{,}47\ \Omega \end{aligned}

D'après la question Q24, la puissance électrique maximale délivrée par un module élémentaire en condition d'adaptation d'impédance est :

|\mathcal{P}_{\text{él}}|_{\text{max}} = \frac{(\alpha\Delta T)^2}{4R_{\text{él}}}

Pour \Delta T = 1\text{ K} :

|\mathcal{P}_{\text{él}}|_{\text{max}} = \frac{(4{,}02\cdot 10^{-4}\times 1)^2}{4\times 1{,}47} \approx 2{,}75\cdot 10^{-8}\text{ W} = 27{,}5\text{ nW}

Pour alimenter la montre requérant \mathcal{P}_m = 15\ \mu\text{W}, le nombre nécessaire de modules élémentaires à associer est :

N = \frac{\mathcal{P}_m}{|\mathcal{P}_{\text{él}}|_{\text{max}}} = \frac{15\cdot 10^{-6}}{2{,}75\cdot 10^{-8}} \approx 545
\boxed{N \approx 5{,}5\cdot 10^2 \text{ modules}}

Résultat

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Question 26

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques

Notions : facteur de mérite, rendement de carnot

Pourquoi cherche-t-on à maximiser le facteur de mérite ? Estimer le rendement d’un générateur thermoélectrique qui fonctionnerait avec les gaz d’échappement d’une turbine à combustion (centrale thermique destinée à produire de l’électricité) de température de l’ordre de . Commenter par comparaison aux rendements usuels des machines dithermes.

Voir l'indice

Expliquer l'intérêt d'augmenter le facteur de mérite sur le rendement global, puis lire le rendement sur le graphe pour T_C = 773\text{ K} avant de le comparer aux centrales thermiques.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'influence du facteur de mérite Z_{pn} T_m sur la figure 6 pour répondre à la première question.
  2. Convertir la température des gaz en kelvins, exploiter la contrainte technologique Z_{pn} T_m \le 1 mentionnée par le texte, et effectuer la lecture graphique sur la courbe correspondante.
  3. Comparer la valeur obtenue au rendement de Carnot ainsi qu'aux rendements typiques des machines thermiques industrielles classiques (centrales thermiques, cycles combinés).
Voir la réponse courte

Maximiser ZT maximise le rendement ; calcul approché du rendement très inférieur à \eta_{\text{Carnot}}, intérêt pour valoriser l'énergie fatale.

Voir le corrigé complet

1. Intérêt de la maximisation du facteur de mérite

D'après la figure 6, à températures T_C et T_F fixées, le rendement maximal \eta_{\max} est une fonction strictement croissante du facteur de mérite Z_{pn} T_m. Lorsque Z_{pn} T_m \to +\infty, le rendement tend vers le rendement limite de Carnot \eta_{\text{Carnot}} = 1 - \frac{T_F}{T_C}. Maximiser ce facteur permet donc de réduire les irréversibilités (conduction thermique pure et dissipation Joule) et de rapprocher le rendement réel de la limite thermodynamique idéale.

2. Estimation du rendement du générateur

La température de la source chaude constituée par les gaz d'échappement vaut :

T_C = 500\ ^\circ\text{C} = 773\text{ K}

La source froide étant à T_F = 300\text{ K}, et l'énoncé précisant que dans l'état actuel des technologies le facteur de mérite n'excède pas 1 (Z_{pn} T_m \le 1), on se place sur la courbe Z_{pn} T_m = 1.

Par lecture graphique sur la figure 6 à l'abscisse T_C \approx 773\text{ K} :

\boxed{\eta \approx 14\text{ à }15\,\%}

3. Commentaire et comparaison

  • Comparaison au rendement de Carnot : Le rendement maximal théorique pour ces températures est :

    \eta_{\text{Carnot}} = 1 - \frac{300}{773} \approx 61\,\%

    Le rendement du générateur thermoélectrique (\approx 15\,\%) ne représente ainsi qu'environ un quart du rendement de Carnot (\eta / \eta_{\text{Carnot}} \approx 0{,}24).

  • Comparaison aux machines dithermes usuelles : Les machines dithermes classiques de conversion d'énergie mécanique en électricité (turbines à vapeur, centrales à cycle combiné) présentent des rendements industriels bien supérieurs, couramment compris entre 35\,\% et plus de 55\,\%.
  • Le rendement d'un générateur thermoélectrique est donc modeste. Toutefois, son absence totale de pièces mobiles lui confère une grande robustesse, une absence de maintenance et une compacité idéale pour valoriser de la chaleur fatale qui serait sinon intégralement perdue.

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Partie III : L’assistance gravitationnelle

III.1 · Généralités

Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : moment cinétique, loi des aires

Justifier à l’aide du théorème du moment cinétique que le moment cinétique par rapport au point de la sonde se conserve. En déduire que le mouvement de la sonde est plan. On repère la sonde par ses coordonnées cylindriques de centre . On choisit l’axe de sorte que . Montrer que la quantité est constante.

Voir l'indice

Appliquer le théorème du moment cinétique en J en remarquant que la force gravitationnelle est purement centrale, puis projeter dans la base polaire.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème du moment cinétique à la sonde en son centre d'attraction J dans le référentiel jupiterocentrique galiléen pour prouver la conservation de \vec{L}_J.
  2. Exploiter l'orthogonalité entre le vecteur position \vec{JP} et le vecteur constant \vec{L}_J pour justifier la nature plane du mouvement.
  3. Exprimer \vec{L}_J dans la base cylindrique adaptée pour relier sa norme à la constante des aires C = r^2\dot{\theta}.
Voir la réponse courte

Moment nul de la force centrale en J, conservation de \vec{L}_J, mouvement plan et constance de la vitesse aréolaire C = r^2\dot{\theta}.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel jupiterocentrique \mathcal{R}_j supposé galiléen, la sonde P de masse m n'est soumise qu'à la force gravitationnelle exercée par Jupiter :

\vec{F} = -\frac{\mathcal{G} m M_J}{r^2}\,\vec{u}_r

où \vec{JP} = r\vec{u}_r. Le point J étant fixe dans \mathcal{R}_j, le théorème du moment cinétique appliqué en J s'écrit :

\frac{\mathrm{d}\vec{L}_J}{\mathrm{d}t} = \vec{\mathcal{M}}_J(\vec{F}) = \vec{JP} \wedge \vec{F}

La force \vec{F} étant centrale de centre J, elle est colinéaire au rayon vecteur \vec{JP}, de sorte que le moment résultant est nul :

\vec{\mathcal{M}}_J(\vec{F}) = r\vec{u}_r \wedge \left(-\frac{\mathcal{G} m M_J}{r^2}\,\vec{u}_r\right) = \vec{0}

On en déduit immédiatement la conservation du moment cinétique :

\boxed{\vec{L}_J = \vec{\text{cste}}}

Par définition, le moment cinétique s'écrit \vec{L}_J = \vec{JP} \wedge m\vec{v}(P).

  • Si \vec{L}_J \neq \vec{0}, pour tout instant t, on a :

    \vec{JP}(t) \cdot \vec{L}_J = (\vec{JP} \wedge m\vec{v}) \cdot \vec{JP} = 0

    Le rayon vecteur \vec{JP} reste constamment orthogonal au vecteur fixe non nul \vec{L}_J. La trajectoire de la sonde est donc entièrement contenue dans le plan passant par J et orthogonal à \vec{L}_J.

  • Si \vec{L}_J = \vec{0}, la vitesse est en permanence colinéaire à \vec{JP} : le mouvement est rectiligne passant par J, cas dégénéré d'un mouvement plan.

Le mouvement de la sonde est donc bien plan.

En coordonnées cylindriques (r, \theta, z=0) dans le plan du mouvement, avec l'axe (J, \vec{u}_z) choisi de sorte que \vec{L}_J = \|\vec{L}_J\|\vec{u}_z, le vecteur vitesse s'exprime par :

\vec{v} = \dot{r}\,\vec{u}_r + r\dot{\theta}\,\vec{u}_\theta

Le moment cinétique en J s'écrit alors :

\begin{aligned} \vec{L}_J &= (r\vec{u}_r) \wedge m(\dot{r}\vec{u}_r + r\dot{\theta}\vec{u}_\theta) \\ &= m r^2 \dot{\theta}\,\vec{u}_z \end{aligned}

Comme \vec{L}_J = \|\vec{L}_J\|\vec{u}_z est un vecteur constant, sa projection sur l'axe (J, \vec{u}_z) est constante :

m r^2 \dot{\theta} = \|\vec{L}_J\| = \text{cste}

La masse m de la sonde étant constante, on en déduit que la constante des aires C est conservée :

\boxed{C = r^2\dot{\theta} = \frac{\|\vec{L}_J\|}{m} = \text{cste}}

Résultat

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : énergie potentielle gravitationnelle, force conservative

Établir l’expression de l’énergie potentielle dont dérive la force gravitationnelle subie par la sonde. On prendra .

Voir l'indice

Intégrer le travail élémentaire de la force d'attraction newtonienne avec la convention d'un potentiel nul à l'infini.

Voir la réponse courte

Intégration de \vec{F} = -\vec{\nabla}\mathcal{E}_p pour établir \mathcal{E}_p(r) = -\mathcal{G}M_J m/r avec la référence à l'infini.

Voir le corrigé complet

La sonde P de masse m subit l'attraction gravitationnelle exercée par Jupiter (considérée ponctuelle et de masse M_J en J) :

\vec{F} = -\frac{\mathcal{G} M_J m}{r^2} \, \vec{u}_r

où \vec{u}_r = \frac{\overrightarrow{JP}}{r} est le vecteur unitaire radial et r = \|\overrightarrow{JP}\|.

Cette force est conservative et dérive d'une énergie potentielle \mathcal{E}_p(r) définie par :

\begin{aligned} \mathrm{d}\mathcal{E}_p &= -\delta W(\vec{F}) = -\vec{F} \cdot \mathrm{d}\vec{r} \\ &= -\left(-\frac{\mathcal{G} M_J m}{r^2} \, \vec{u}_r\right) \cdot \left(\mathrm{d}r \, \vec{u}_r + r\mathrm{d}\theta \, \vec{u}_\theta + \mathrm{d}z \, \vec{u}_z\right) \\ &= \frac{\mathcal{G} M_J m}{r^2} \, \mathrm{d}r \end{aligned}

soit encore :

\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_p}{\mathrm{d}r} = \frac{\mathcal{G} M_J m}{r^2}

Par intégration par rapport à r :

\mathcal{E}_p(r) = -\frac{\mathcal{G} M_J m}{r} + K

où K est une constante d'intégration. La condition de référence \mathcal{E}_p(r \to +\infty) = 0 impose K = 0, d'où :

\boxed{\mathcal{E}_p(r) = -\frac{\mathcal{G} M_J m}{r}}

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : énergie potentielle effective, trajectoire

Justifier que l’énergie mécanique de la sonde se conserve. Établir son équation radiale sous la forme : , où désigne une énergie potentielle effective dont on donnera l’expression en fonction de , , et de . Représenter qualitativement . Expliciter les différents états possibles de la sonde en précisant la forme de sa trajectoire selon la valeur de son énergie mécanique .

Voir l'indice

Exprimer l'énergie cinétique en coordonnées polaires, éliminer la vitesse angulaire grâce à la constante des aires C, puis tracer et discuter la nature des trajectoires selon le signe de \mathcal{E}_m.

Voir la stratégie
  1. Justifier la conservation de \mathcal{E}_m par le caractère conservatif de la seule force appliquée (la gravitation) dans le référentiel galiléen \mathcal{R}_j.
  2. Décomposer l'énergie cinétique en coordonnées cylindriques planes, injecter la constante des aires C pour éliminer \dot{\theta}, et isoler le terme radial pour identifier \mathcal{E}_{p,\text{eff}}(r).
  3. Tracer l'allure de \mathcal{E}_{p,\text{eff}}(r) (somme d'un terme centrifuge en +1/r^2 et gravitationnel attractif en -1/r) et discuter la nature des trajectoires en fonction du signe et de la valeur de \mathcal{E}_m.
Voir la réponse courte

Écriture de \mathcal{E}_m en coordonnées polaires, tracé de \mathcal{E}_{p,\text{eff}}(r) et discussion des états liés (ellipses) ou de diffusion (hyperboles).

Voir le corrigé complet

1. Conservation de l'énergie mécanique

Dans le référentiel jupiterocentrique \mathcal{R}_j supposé galiléen, la sonde P n'est soumise qu'à la force gravitationnelle exercée par Jupiter. Cette force étant conservative (elle dérive de l'énergie potentielle \mathcal{E}_p(r) établie à la question Q28) et en l'absence de forces non conservatives, le théorème de l'énergie mécanique assure que :

\mathcal{E}_m = \mathcal{E}_c + \mathcal{E}_p(r) = \text{constante au cours du temps.}

2. Équation radiale et énergie potentielle effective

Le mouvement étant plan d'après la question Q27, le vecteur vitesse s'exprime en coordonnées polaires (r, \theta) par :

\vec{v} = \dot{r}\,\vec{u}_r + r\dot{\theta}\,\vec{u}_\theta

L'énergie cinétique de la sonde s'écrit donc :

\mathcal{E}_c = \frac{1}{2}m v^2 = \frac{1}{2}m\dot{r}^2 + \frac{1}{2}mr^2\dot{\theta}^2

En utilisant la constante des aires C = r^2\dot{\theta} (question Q27), soit \dot{\theta} = \frac{C}{r^2}, le terme orthoradial devient :

\frac{1}{2}mr^2\dot{\theta}^2 = \frac{1}{2}mr^2\left(\frac{C}{r^2}\right)^2 = \frac{mC^2}{2r^2}

L'énergie mécanique se met alors sous la forme :

\mathcal{E}_m = \frac{1}{2}m\dot{r}^2 + \left[\frac{mC^2}{2r^2} + \mathcal{E}_p(r)\right]

Par identification avec l'expression demandée \mathcal{E}_m = \frac{1}{2}m\dot{r}^2 + \mathcal{E}_{p,\text{eff}}(r), on obtient :

\boxed{\mathcal{E}_{p,\text{eff}}(r) = \mathcal{E}_p(r) + \frac{mC^2}{2r^2}}

En remplaçant \mathcal{E}_p(r) par son expression (question Q28), il vient explicitement :

\mathcal{E}_{p,\text{eff}}(r) = -\frac{\mathcal{G}M_J m}{r} + \frac{mC^2}{2r^2}

3. Représentation qualitative et discussion des états

Pour C \neq 0 :

  • lorsque r \to 0^+, \mathcal{E}_{p,\text{eff}}(r) \sim +\frac{mC^2}{2r^2} \to +\infty (barrière centrifuge répulsive) ;
  • lorsque r \to +\infty, \mathcal{E}_{p,\text{eff}}(r) \sim -\frac{\mathcal{G}M_J m}{r} \to 0^- (attraction gravitationnelle dominante) ;
  • la fonction présente un minimum strict négatif en r_0 = \frac{C^2}{\mathcal{G}M_J}, valant \mathcal{E}_{p,\text{eff,min}} = -\frac{m(\mathcal{G}M_J)^2}{2C^2}.

Puisque \frac{1}{2}m\dot{r}^2 = \mathcal{E}_m - \mathcal{E}_{p,\text{eff}}(r) \ge 0, le mouvement n'est possible que dans les domaines où \mathcal{E}_m \ge \mathcal{E}_{p,\text{eff}}(r) :

  • \mathcal{E}_m < \mathcal{E}_{p,\text{eff,min}} : état interdit, aucun mouvement physique possible.
  • \mathcal{E}_m = \mathcal{E}_{p,\text{eff,min}} : état lié, \dot{r} = 0 à tout instant, donc r = r_0 = \text{cste}. La trajectoire est un cercle.
  • \mathcal{E}_{p,\text{eff,min}} < \mathcal{E}_m < 0 : état lié, le rayon varie entre deux points d'arrêt radiaux r_{\min} (périastre) et r_{\max} (apoastre). La trajectoire est une ellipse dont l'un des foyers est J.
  • \mathcal{E}_m = 0 : état de diffusion (non lié), le rayon explore l'intervalle [r_{\min}, +\infty[ avec une vitesse nulle à l'infini. La trajectoire est une parabole.
  • \mathcal{E}_m > 0 : état de diffusion (non lié), r \in [r_{\min}, +\infty[ avec une vitesse résiduelle non nulle à l'infini (v_\infty = \sqrt{2\mathcal{E}_m/m}). La trajectoire est une hyperbole.

Résultat

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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : vitesse de libération, énergie mécanique

Donner l’expression de la vitesse minimale qu’il faudrait communiquer à la sonde à la distance du centre de Jupiter pour qu’elle se libère de l’attraction gravitationnelle de Jupiter. Cette vitesse est appelée vitesse de libération de la sonde.

Voir l'indice

Écrire la condition limite d'échappement à l'attraction gravitationnelle correspondant à une énergie mécanique nulle.

Voir la stratégie
  1. Définir la condition physique d'échappement à l'attraction gravitationnelle (état non lié : la sonde atteint l'infini avec une vitesse résiduelle positive ou nulle).
  2. Traduire cette condition à l'aide de la conservation de l'énergie mécanique établie aux questions Q28 et Q29 pour en déduire la vitesse minimale v_\ell.
Voir la réponse courte

Condition \mathcal{E}_m = 0 pour atteindre l'infini avec une vitesse nulle, d'où v_\ell = \sqrt{2\mathcal{G}M_J/r}.

Voir le corrigé complet

La sonde, assimilée à un point matériel de masse m, possède à la distance r du centre J de Jupiter et animée d'une vitesse v l'énergie mécanique :

\mathcal{E}_m = \frac{1}{2} m v^2 + \mathcal{E}_p(r) = \frac{1}{2} m v^2 - \frac{\mathcal{G} M_J m}{r}

Pour que la sonde se libère définitivement de l'attraction gravitationnelle de Jupiter, elle doit pouvoir s'éloigner indéfiniment (r \to +\infty), ce qui correspond à un état de diffusion (trajectoire parabolique ou hyperbolique, vue à la question Q29).

À l'infini, l'énergie potentielle gravitationnelle est nulle (\mathcal{E}_p(r \to +\infty) = 0), d'où :

\mathcal{E}_m = \lim_{r \to +\infty} \frac{1}{2} m v^2(r) = \frac{1}{2} m v_\infty^2 \ge 0

L'énergie mécanique étant conservative dans le référentiel jupiterocentrique \mathcal{R}_j, la condition d'évasion impose donc \mathcal{E}_m \ge 0.

La vitesse minimale v_\ell à la distance r correspond au cas limite \mathcal{E}_m = 0 (vitesse nulle à l'infini) :

\frac{1}{2} m v_\ell^2 - \frac{\mathcal{G} M_J m}{r} = 0

On en déduit l'expression de la vitesse de libération :

\boxed{v_\ell = \sqrt{\frac{2\mathcal{G} M_J}{r}}}

Résultat

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III.2 · Sphère de Hill de Jupiter

Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : loi de kepler, orbite circulaire

Établir, à partir de la loi de Newton, les expressions de et de la vitesse de Jupiter dans le référentiel héliocentrique en fonction de , et de . Calculer .

Voir l'indice

Appliquer la deuxième loi de Newton à Jupiter sur sa trajectoire circulaire héliocentrique en exprimant l'accélération centripète.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la deuxième loi de Newton à Jupiter dans le référentiel héliocentrique supposé galiléen, soumis à la seule attraction gravitationnelle du Soleil.
  2. Exprimer l'accélération d'un mouvement circulaire pour en déduire la vitesse angulaire \Omega, puis la vitesse orbitale V_{J,h} = d\,\Omega.
  3. Réaliser l'application numérique en convertissant le rayon orbital d en mètres.
Voir la réponse courte

Deuxième loi de Newton sur orbite circulaire : \Omega = \sqrt{\mathcal{G}M_S/d^3} et V_{J,h} = \sqrt{\mathcal{G}M_S/d}, application numérique.

Voir le corrigé complet

On étudie le point matériel J (Jupiter, de masse M_J) dans le référentiel héliocentrique \mathcal{R}_h, supposé galiléen. Jupiter est soumis à l'attraction gravitationnelle exercée par le Soleil situé en S :

\vec{F}_{S \to J} = -\frac{\mathcal{G} M_S M_J}{d^2}\,\vec{u}_r

où \vec{u}_r = \frac{\overrightarrow{SJ}}{d} est le vecteur unitaire radial dans le plan orbital (S, \vec{u}_x, \vec{u}_y).

La deuxième loi de Newton appliquée à Jupiter s'écrit :

M_J \vec{a}_{/\mathcal{R}_h} = \vec{F}_{S \to J} = -\frac{\mathcal{G} M_S M_J}{d^2}\,\vec{u}_r

Pour un mouvement circulaire de rayon d à la vitesse angulaire \Omega = \dot{\theta}, l'accélération dans la base polaire (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta) vaut :

\vec{a}_{/\mathcal{R}_h} = -d\,\Omega^2\,\vec{u}_r + d\,\dot{\Omega}\,\vec{u}_\theta

La projection selon \vec{u}_\theta donne \dot{\Omega} = 0, ce qui justifie que le mouvement circulaire est uniforme (\Omega = \text{cste}).

La projection selon \vec{u}_r conduit à :

\begin{aligned} -M_J d\,\Omega^2 &= -\frac{\mathcal{G} M_S M_J}{d^2} \end{aligned}

d'où l'expression de la vitesse angulaire \Omega :

\boxed{\Omega = \sqrt{\frac{\mathcal{G} M_S}{d^3}}}

La vitesse de Jupiter sur son orbite circulaire dans \mathcal{R}_h est reliée à \Omega par V_{J,h} = d\,\Omega, ce qui donne :

\boxed{V_{J,h} = \sqrt{\frac{\mathcal{G} M_S}{d}}}

Application numérique :

  • \mathcal{G} = 6{,}7 \cdot 10^{-11}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{s}^{-2}
  • M_S = 2{,}0 \cdot 10^{30}\text{ kg}
  • d = 7{,}8 \cdot 10^8\text{ km} = 7{,}8 \cdot 10^{11}\text{ m}
\begin{aligned} V_{J,h} &= \sqrt{\frac{6{,}7 \cdot 10^{-11} \times 2{,}0 \cdot 10^{30}}{7{,}8 \cdot 10^{11}}} \approx 1{,}31 \cdot 10^4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

Soit, avec deux chiffres significatifs :

\boxed{V_{J,h} \approx 13\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : référentiel tournant, référentiel non galiléen

Le référentiel est-il galiléen ? Justifier.

Voir l'indice

Justifier le caractère non galiléen du référentiel \mathcal{R}' par sa rotation uniforme par rapport au référentiel héliocentrique.

Voir la réponse courte

Le référentiel \mathcal{R}' est en rotation uniforme par rapport au référentiel héliocentrique galiléen, il n'est donc pas galiléen.

Voir le corrigé complet

Le référentiel héliocentrique \mathcal{R}_h est supposé galiléen par l'énoncé.

Le référentiel \mathcal{R}' a pour origine le centre S du Soleil (fixe dans \mathcal{R}_h), mais ses axes tournent par rapport à \mathcal{R}_h autour de l'axe (S,\vec{u}_z) avec un vecteur rotation non nul :

\vec{\Omega}_{\mathcal{R}'/\mathcal{R}_h} = \Omega\,\vec{u}_z \neq \vec{0}

Un référentiel en rotation par rapport à un référentiel galiléen n'est pas en translation rectiligne uniforme par rapport à celui-ci. Il subit des accélérations d'entraînement et de Coriolis non nulles.

Par conséquent, le référentiel \mathcal{R}' n'est pas galiléen.

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : force d'inertie d'entraînement, attraction gravitationnelle

On considère la configuration où la sonde est située dans le plan orbital de Jupiter et telle que , et soient alignés dans cet ordre (figure 7). On cherche la distance de la sonde au centre de Jupiter à laquelle elle est en équilibre dans le référentiel . Donner les expressions des forces s’exerçant sur la sonde en fonction de , , , , , et de . On se limitera pour les forces d’origine gravitationnelle à celles dues au Soleil et à Jupiter.

Voir l'indice

Faire le bilan des forces appliquées à la sonde dans le repère tournant, en incluant les forces d'attraction du Soleil, de Jupiter et la force d'inertie d'entraînement.

Voir la stratégie
  1. Identifier le référentiel d'étude non galiléen \mathcal{R}' en rotation uniforme à la vitesse angulaire \vec{\Omega} = \Omega\,\vec{u}_z autour de l'axe (S,\vec{u}_z), d'origine S fixe dans \mathcal{R}_h.
  2. Recenser les forces réelles (attractions gravitationnelles du Soleil et de Jupiter) et les forces d'inertie (entraînement et Coriolis).
  3. Exprimer chaque force vectoriellement selon le vecteur unitaire \vec{u}_{x'} de l'axe (SJ) en utilisant la position de la sonde \vec{SP} = (d-r)\,\vec{u}_{x'} et \vec{JP} = -r\,\vec{u}_{x'}.
Voir la réponse courte

Bilan des forces sur la sonde : gravitations du Soleil et de Jupiter, force d'inertie d'entraînement axifuge m\Omega^2(d-r)\vec{u}_x.

Voir le corrigé complet

Le référentiel d'étude est le référentiel d'entraînement \mathcal{R}', en rotation uniforme de vitesse angulaire \vec{\Omega} = \Omega\,\vec{u}_z par rapport au référentiel galiléen \mathcal{R}_h. Son origine S est fixe dans \mathcal{R}_h.

La sonde P étant située entre S et J sur l'axe (S,\vec{u}_{x'}), on a :

\overrightarrow{SP} = (d-r)\,\vec{u}_{x'} \quad \text{et} \quad \overrightarrow{JP} = -r\,\vec{u}_{x'}.

Les forces s'exerçant sur la sonde P sont :

  1. La force gravitationnelle exercée par le Soleil (attractive vers S) :

    \boxed{\vec{F}_{S \to P} = -\frac{\mathcal{G} M_S m}{(d-r)^2}\,\vec{u}_{x'}}
  2. La force gravitationnelle exercée par Jupiter (attractive vers J) :

    \boxed{\vec{F}_{J \to P} = \frac{\mathcal{G} M_J m}{r^2}\,\vec{u}_{x'}}
  3. La force d'inertie d'entraînement (force centrifuge liée à la rotation de \mathcal{R}' autour de (S,\vec{u}_z)) :

    \vec{F}_{ie} = -m\,\vec{a}_e(P) = -m\,\vec{\Omega} \wedge (\vec{\Omega} \wedge \overrightarrow{SP}) = m\,\Omega^2\,\overrightarrow{SP}

    soit :

    \boxed{\vec{F}_{ie} = m\,\Omega^2 (d-r)\,\vec{u}_{x'}}
  4. La force d'inertie de Coriolis : À l'équilibre dans le référentiel \mathcal{R}', la vitesse relative de la sonde est nulle (\vec{v}' = \vec{0}), d'où :

    \boxed{\vec{F}_{ic} = -2m\,\vec{\Omega} \wedge \vec{v}' = \vec{0}}

Résultat

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Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 9 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : sphère de hill, point de lagrange

Montrer que la condition d’équilibre conduit à : . On suppose que . En effectuant un développement limité à l’ordre le plus bas possible en de chaque terme de l’égalité précédente, établir l’expression de la distance en fonction de , et de . On admet que cette expression reste valide en première approximation pour toute valeur de l’angle repérant la position de la sonde depuis le centre de Jupiter. L’ensemble des points de l’espace tels que la sonde soit en équilibre dans le référentiel est donc approximativement une sphère centrée en , de rayon , appelée sphère de Hill. Calculer .

Voir l'indice

Projeter la condition d'équilibre sur l'axe (SJ) et effectuer un développement limité au premier ordre non nul en r/d \ll 1 pour déterminer le rayon de Hill.

Voir la stratégie
  1. Écrire la condition d'équilibre de la sonde dans le référentiel tournant \mathcal{R}' à l'aide des forces établies à la question précédente et de la relation \Omega^2 = \frac{\mathcal{G} M_S}{d^3} (question Q31), puis réarranger pour obtenir l'égalité demandée.
  2. Mettre l'égalité sous forme adimensionnée en posant \varepsilon = \frac{r}{d} \ll 1 et effectuer les développements limités au premier ordre non nul de chaque membre pour isoler r_H.
  3. Réaliser l'application numérique avec les données de l'énoncé.
Voir la réponse courte

Équilibre \sum \vec{F} = \vec{0}, développement limité au premier ordre en r/d pour extraire le rayon de Hill r_H = d(M_J/(3M_S))^{1/3}.

Voir le corrigé complet

À l'équilibre de la sonde P dans le référentiel tournant \mathcal{R}', la somme des forces appliquées est nulle :

\vec{F}_{S \to P} + \vec{F}_{J \to P} + \vec{F}_{ie} = \vec{0}

En projetant sur l'axe (S, \vec{u}_{x'}) d'après les expressions de la question Q33 :

-\frac{\mathcal{G} M_S m}{(d-r)^2} + \frac{\mathcal{G} M_J m}{r^2} + m\Omega^2(d-r) = 0

En utilisant l'expression \Omega^2 = \frac{\mathcal{G} M_S}{d^3} établie à la question Q31 et en simplifiant par \mathcal{G} m, on obtient :

\begin{aligned} \frac{M_J}{r^2} &= \frac{M_S}{(d-r)^2} - \frac{M_S(d-r)}{d^3} \\ \frac{M_J}{r^2} &= -\frac{M_S}{d^3(d-r)^2}\left((d-r)^3 - d^3\right) \end{aligned}

En multipliant par d^3(d-r)^2 r^2, on aboutit bien à :

\boxed{M_J d^3 (d-r)^2 = -M_S r^2 \left((d-r)^3 - d^3\right)}

Puisque r \ll d, introduisons le petit paramètre sans dimension \varepsilon = \frac{r}{d} \ll 1. Développons chaque membre à l'ordre le plus bas non nul :

  • Membre de gauche :

    M_J d^3 (d-r)^2 = M_J d^5 (1 - \varepsilon)^2 = M_J d^5 \left(1 + \mathcal{O}(\varepsilon)\right) \approx M_J d^5
  • Membre de droite :

    \begin{aligned} (d-r)^3 - d^3 &= d^3 \left( (1-\varepsilon)^3 - 1 \right) \\ &= d^3 \left( 1 - 3\varepsilon + \mathcal{O}(\varepsilon^2) - 1 \right) \approx -3 d^3 \varepsilon = -3 d^2 r \end{aligned}

    d'où :

    -M_S r^2 \left((d-r)^3 - d^3\right) \approx -M_S r^2 (-3 d^2 r) = 3 M_S d^2 r^3

L'égalité approchée s'écrit alors au premier ordre :

M_J d^5 = 3 M_S d^2 r_H^3

soit :

\boxed{r_H = d \left(\frac{M_J}{3 M_S}\right)^{1/3}}

Application numérique :

\begin{aligned} r_H &= 7{,}8 \cdot 10^8 \times \left( \frac{1{,}9 \cdot 10^{27}}{3 \times 2{,}0 \cdot 10^{30}} \right)^{1/3} \\ &= 7{,}8 \cdot 10^8 \times \left(3{,}167 \cdot 10^{-4}\right)^{1/3} \\ &\approx 7{,}8 \cdot 10^8 \times 0{,}06816 \approx 5{,}3 \cdot 10^7\text{ km} = 5{,}3 \cdot 10^{10}\text{ m} \end{aligned}
\boxed{r_H \approx 5{,}3 \cdot 10^7\text{ km}}

Résultat

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III.3 · Principe de l’assistance gravitationnelle

Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : conservation de l'énergie mécanique, état de diffusion

En traduisant la conservation de l’énergie mécanique de la sonde, montrer que .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de l'énergie mécanique à l'entrée et à la sortie de la sphère de Hill dans le référentiel jupiterocentrique galiléen où l'énergie potentielle est identique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie mécanique de la sonde dans le référentiel jupiterocentrique \mathcal{R}_j (supposé galiléen) aux deux instants considérés : à l'entrée et à la sortie de la sphère de Hill.
  2. Exploiter le fait que l'entrée et la sortie se situent toutes deux sur la frontière de la sphère de Hill, donc à la même distance r = r_H du centre J de Jupiter.
  3. Conclure grâce à la conservation de l'énergie mécanique.
Voir la réponse courte

Conservation de \mathcal{E}_m dans le référentiel jovien entre l'entrée et la sortie à la même distance r_H, d'où v_{e,j} = v_{s,j}.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel jupiterocentrique \mathcal{R}_j supposé galiléen, l'attraction gravitationnelle du Soleil est négligée à l'intérieur de la sphère de Hill. La sonde P, de masse m, n'est soumise qu'à la force gravitationnelle conservative exercée par Jupiter, dont dérive l'énergie potentielle (question Q28) :

\mathcal{E}_p(r) = -\frac{\mathcal{G} M_J m}{r}

L'énergie mécanique de la sonde dans \mathcal{R}_j est donc une intégrale première du mouvement :

\mathcal{E}_{m,j} = \frac{1}{2} m v_j^2 - \frac{\mathcal{G} M_J m}{r} = \text{cste}

La sphère de Hill étant une sphère de centre J et de rayon r_H (question Q34), la sonde se trouve à la même distance r_e = r_s = r_H du centre de Jupiter à son entrée et à sa sortie de la sphère. L'énergie potentielle y prend donc la même valeur :

\begin{aligned} \mathcal{E}_{m,j}(\text{entrée}) &= \frac{1}{2} m v_{e,j}^2 - \frac{\mathcal{G} M_J m}{r_H} \\ \mathcal{E}_{m,j}(\text{sortie}) &= \frac{1}{2} m v_{s,j}^2 - \frac{\mathcal{G} M_J m}{r_H} \end{aligned}

La conservation de l'énergie mécanique, \mathcal{E}_{m,j}(\text{entrée}) = \mathcal{E}_{m,j}(\text{sortie}), impose directement :

\frac{1}{2} m v_{e,j}^2 = \frac{1}{2} m v_{s,j}^2

Les normes de vitesse étant positives, on en déduit :

\boxed{v_{e,j} = v_{s,j}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : vitesse de libération, trajectoire hyperbolique

Pourquoi la vitesse de la sonde est-elle nécessairement supérieure ou égale à sa vitesse de libération à la distance (question Q30) ? Vérifier par une application numérique que c’est bien le cas.

Voir l'indice

Remarquer qu'une sonde en provenance de l'espace interplanétaire possède une énergie mécanique positive dans le champ jovien, puis comparer numériquement v_j à v_\ell(r_H).

Voir la stratégie
  1. Justifier la condition v_j \ge v_\ell(r_H) à l'aide de la notion d'état de diffusion (énergie mécanique positive dans le référentiel jupiterocentrique \mathcal{R}_j).
  2. Calculer la vitesse de libération v_\ell(r_H) à l'aide de la formule établie en Q30 et de la valeur de r_H obtenue en Q34, puis comparer à la valeur de v_j = 10\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}.
Voir la réponse courte

Trajectoire de survol ouverte (état de diffusion) imposant \mathcal{E}_m > 0, soit v_j > v_\ell(r_H) ; vérification numérique.

Voir le corrigé complet

La sonde effectue un survol de Jupiter : elle provient des confins du système solaire et a vocation à ressortir de la sphère d'attraction de la planète pour poursuivre son voyage interplanétaire. Il s'agit donc d'un état de diffusion (trajectoire ouverte, hyperbolique) dans le référentiel jupiterocentrique \mathcal{R}_j, et non d'un état lié (orbite fermée de satellite).

L'énergie mécanique de la sonde dans \mathcal{R}_j doit ainsi être positive ou nulle :

\mathcal{E}_m = \frac{1}{2} m v_j^2 - \frac{\mathcal{G} M_J m}{r_H} \ge 0

ce qui impose directement :

v_j \ge \sqrt{\frac{2\mathcal{G} M_J}{r_H}} = v_\ell(r_H)

où v_\ell(r_H) est la vitesse de libération de Jupiter à la distance r_H calculée à la question Q30.

Application numérique : D'après la question Q34, le rayon de la sphère de Hill vaut r_H \approx 5{,}3 \cdot 10^{10}\text{ m}. Avec les données de l'énoncé :

  • \mathcal{G} = 6{,}7 \cdot 10^{-11}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{s}^{-2} ;
  • M_J = 1{,}9 \cdot 10^{27}\text{ kg}.

On obtient :

\begin{aligned} v_\ell(r_H) &= \sqrt{\frac{2 \times 6{,}7 \cdot 10^{-11} \times 1{,}9 \cdot 10^{27}}{5{,}3 \cdot 10^{10}}} \\ v_\ell(r_H) &\approx 2{,}2 \cdot 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 2{,}2\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

Comme l'énoncé indique v_j = 10\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}, on vérifie bien que :

\boxed{v_j > v_\ell(r_H)}

La sonde possède une vitesse suffisante pour traverser le champ d'attraction de Jupiter sans y être capturée.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : composition des vitesses, cinématique

On note et les vitesses de la sonde dans le référentiel héliocentrique respectivement à l’entrée et à la sortie de la sphère de Hill. Déduire de la loi de composition des vitesses les expressions de et en fonction de , et de .

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Appliquer la loi de composition classique des vitesses \vec{v}_h = \vec{v}_j + \vec{V}_{J,h} à l'entrée et à la sortie de la sphère d'influence.

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Loi de composition des vitesses \vec{v}_h = \vec{v}_j + \vec{V}_{J,h} appliquée à l'entrée et à la sortie de la sphère de Hill.

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Considérons le mouvement de la sonde P par rapport aux deux référentiels d'étude :

  • le référentiel héliocentrique \mathcal{R}_h (référentiel absolu) ;
  • le référentiel jupiterocentrique \mathcal{R}_j (référentiel relatif), dont l'origine est le centre J de Jupiter.

Pendant la durée du survol, le référentiel \mathcal{R}_j est supposé en translation à la vitesse constante \vec{V}_{J,h} par rapport au référentiel \mathcal{R}_h. La vitesse d'entraînement d'un point lié à \mathcal{R}_j coïncidant avec la sonde est donc simplement égale à la vitesse de Jupiter :

\vec{v}_e = \vec{V}_{J,h}

D'après la loi classique de composition des vitesses, la vitesse absolue \vec{v}_h dans \mathcal{R}_h est la somme de la vitesse relative \vec{v}_j dans \mathcal{R}_j et de la vitesse d'entraînement \vec{v}_e :

\vec{v}_h = \vec{v}_j + \vec{v}_e = \vec{v}_j + \vec{V}_{J,h}

En appliquant cette relation respectivement à l'entrée et à la sortie de la sphère de Hill, on obtient :

\boxed{\vec{v}_{e,h} = \vec{v}_{e,j} + \vec{V}_{J,h}} \quad \text{et} \quad \boxed{\vec{v}_{s,h} = \vec{v}_{s,j} + \vec{V}_{J,h}}

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : composition des vitesses, assistance gravitationnelle

Reproduire la figure 8 sur la copie et y représenter les vitesses et . Vérifier qualitativement que la norme de la vitesse de la sonde a bien augmenté dans le référentiel héliocentrique à la sortie de la sphère de Hill. Dans quelle configuration l’augmentation de vitesse serait-elle maximale ?

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Tracer la somme vectorielle des vitesses et identifier la direction de sortie optimale pour laquelle le vecteur vitesse relative est colinéaire à la vitesse orbitale de Jupiter.

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  1. Utiliser la loi de composition des vitesses établie à la question Q37 : \vec{v}_{e,h} = \vec{v}_{e,j} + \vec{V}_{J,h} et \vec{v}_{s,h} = \vec{v}_{s,j} + \vec{V}_{J,h} pour construire graphiquement ces vecteurs par la règle du parallélogramme.
  2. Comparer géométriquement les normes en observant l'angle entre la vitesse relative et la vitesse d'entraînement.
  3. Trouver la condition d'alignement optimal pour maximiser la norme du vecteur somme \vec{v}_{s,h}.
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Construction vectorielle de \vec{v}_h montrant l'effet de fronde ; gain maximal lorsque \vec{v}_{s,j} est colinéaire et de même sens que \vec{V}_{J,h}.

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D'après la question Q37, les vitesses dans le référentiel héliocentrique s'obtiennent par composition :

\vec{v}_{e,h} = \vec{v}_{e,j} + \vec{V}_{J,h} \quad \text{et} \quad \vec{v}_{s,h} = \vec{v}_{s,j} + \vec{V}_{J,h}

Augmentation qualitative de la vitesse :

  • À l'entrée dans la sphère de Hill, le vecteur vitesse relative \vec{v}_{e,j} est orthogonal à la vitesse orbitale de Jupiter \vec{V}_{J,h}, de sorte que :

    v_{e,h} = \sqrt{v_j^2 + V_{J,h}^2}
  • À la sortie, la déviation gravitationnelle a orienté le vecteur vitesse relative \vec{v}_{s,j} de façon à ce qu'il présente une composante positive selon +\vec{u}_y, c'est-à-dire dans le sens de \vec{V}_{J,h} (\vec{v}_{s,j} \cdot \vec{V}_{J,h} > 0). L'angle entre \vec{v}_{s,j} et \vec{V}_{J,h} étant aigu :

    v_{s,h} = \sqrt{v_j^2 + V_{J,h}^2 + 2\,\vec{v}_{s,j}\cdot\vec{V}_{J,h}} > \sqrt{v_j^2 + V_{J,h}^2} = v_{e,h}

    La norme de la vitesse de la sonde dans le référentiel héliocentrique a donc bien augmenté.

Configuration d'augmentation maximale : D'après l'inégalité triangulaire, la norme maximale du vecteur \vec{v}_{s,h} = \vec{v}_{s,j} + \vec{V}_{J,h} est atteinte lorsque les deux vecteurs sont colinéaires et de même sens :

v_{s,h,\max} = v_j + V_{J,h}
\boxed{\text{L'augmentation de vitesse est maximale lorsque } \vec{v}_{s,j} \text{ est orienté selon } +\vec{u}_y \text{ (soit } D = 90^\circ\text{)}.}

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Question 39

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Cinématique et dynamique du point

Notions : produit scalaire, théorème d'al-kashi

Exprimer et en fonction de , et de .

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Calculer la norme euclidienne des vitesses héliocentriques en projetant la vitesse relative jupiterocentrique selon les axes (Ox) et (Oy).

Voir la réponse courte

Calcul des normes par produit scalaire ou relation d'Al-Kashi dans les triangles de vitesses en fonction de l'angle de déviation D.

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D'après la question Q37, la vitesse de la sonde à l'entrée de la sphère de Hill dans le référentiel héliocentrique \mathcal{R}_h est donnée par :

\vec{v}_{e,h} = \vec{v}_{e,j} + \vec{V}_{J,h}

avec \vec{v}_{e,j} = v_j \vec{u}_x et \vec{V}_{J,h} = V_{J,h} \vec{u}_y. Les vecteurs \vec{u}_x et \vec{u}_y étant orthogonaux, la norme v_{e,h} vaut directement :

v_{e,h} = \sqrt{\vec{v}_{e,h} \cdot \vec{v}_{e,h}} = \sqrt{v_j^2 + V_{J,h}^2}
\boxed{v_{e,h} = \sqrt{v_j^2 + V_{J,h}^2}}

À la sortie de la sphère de Hill, le vecteur vitesse dans le référentiel jupiterocentrique fait un angle D avec \vec{u}_x dans le sens trigonométrique (figure 8), de sorte que :

\vec{v}_{s,j} = v_j \cos D \, \vec{u}_x + v_j \sin D \, \vec{u}_y

La vitesse dans le référentiel héliocentrique s'écrit alors :

\vec{v}_{s,h} = \vec{v}_{s,j} + \vec{V}_{J,h} = v_j \cos D \, \vec{u}_x + (v_j \sin D + V_{J,h}) \vec{u}_y

Le carré de sa norme est :

\begin{aligned} v_{s,h}^2 &= \|\vec{v}_{s,j} + \vec{V}_{J,h}\|^2 \\ &= v_{s,j}^2 + V_{J,h}^2 + 2 \, \vec{v}_{s,j} \cdot \vec{V}_{J,h} \\ &= v_j^2 + V_{J,h}^2 + 2 v_j V_{J,h} \sin D \end{aligned}

D'où l'expression de la norme de la vitesse de sortie :

\boxed{v_{s,h} = \sqrt{v_j^2 + V_{J,h}^2 + 2 v_j V_{J,h} \sin D}}

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : assistance gravitationnelle, énergie cinétique

Sachant que , calculer et en prenant la valeur de calculée à la question Q31. En déduire les valeurs numériques de la variation de la vitesse de la sonde relativement au référentiel héliocentrique à l’issue de son passage à proximité de Jupiter, puis de l’économie d’énergie réalisée grâce à l’assistance gravitationnelle de Jupiter. On prendra . D’où vient le gain d’énergie cinétique de la sonde ?

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Calculer les vitesses pour D = 60^\circ, déduire le gain en vitesse ainsi que le travail gravitationnel reçu, et préciser le transfert d'énergie orbital au détriment de Jupiter.

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Calculs de \Delta v_h et \Delta\mathcal{E}_{c,h} ; l'énergie mécanique gagnée est prélevée sur l'énergie orbitale de Jupiter.

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D'après les résultats de la question Q39, les normes des vitesses à l'entrée et à la sortie de la sphère de Hill dans le référentiel héliocentrique \mathcal{R}_h s'écrivent :

\begin{aligned} v_{e,h} &= \sqrt{v_j^2 + V_{J,h}^2} \\ v_{s,h} &= \sqrt{v_j^2 + V_{J,h}^2 + 2v_j V_{J,h}\sin D} \end{aligned}

Avec les données :

  • v_j = 10\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} = 1,0\cdot 10^4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
  • V_{J,h} = \sqrt{\dfrac{\mathcal{G}M_S}{d}} \approx 13,1\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} = 1,31\cdot 10^4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (calculée en Q31) ;
  • D = 60^\circ, soit \sin D = \dfrac{\sqrt{3}}{2} \approx 0,866.

Les applications numériques donnent :

\begin{aligned} v_{e,h} &= \sqrt{10^2 + 13,1^2} \approx \sqrt{271,6} \approx 16,5\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} \\ v_{s,h} &= \sqrt{10^2 + 13,1^2 + 2\times 10\times 13,1\times \sin(60^\circ)} \approx \sqrt{271,6 + 226,9} \approx \sqrt{498,5} \approx 22,3\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}
\boxed{v_{e,h} \approx 16,5\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} \quad \text{et} \quad v_{s,h} \approx 22,3\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}}

La variation de vitesse de la sonde dans le référentiel héliocentrique est :

\Delta v_h = v_{s,h} - v_{e,h} = 22,3 - 16,5 \approx 5,8\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{\Delta v_h \approx 5,8\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}}

L'économie d'énergie correspond au gain d'énergie cinétique dans \mathcal{R}_h :

\begin{aligned} \Delta \mathcal{E}_{c,h} &= \frac{1}{2}m v_{s,h}^2 - \frac{1}{2}m v_{e,h}^2 = \frac{1}{2}m \left(v_{s,h}^2 - v_{e,h}^2\right) \\ &= \frac{1}{2}m \left(2 v_j V_{J,h}\sin D\right) = m v_j V_{J,h}\sin D \end{aligned}

Avec m = 7,2\cdot 10^2\text{ kg} :

\begin{aligned} \Delta \mathcal{E}_{c,h} &= 7,2\cdot 10^2 \times 1,0\cdot 10^4 \times 1,31\cdot 10^4 \times \frac{\sqrt{3}}{2} \approx 8,2\cdot 10^{10}\text{ J} \end{aligned}
\boxed{\Delta \mathcal{E}_{c,h} \approx 8,2\cdot 10^{10}\text{ J} = 82\text{ GJ}}

Origine du gain d'énergie :

Pour le système isolé constitué de Jupiter et de la sonde dans le référentiel héliocentrique \mathcal{R}_h, l'énergie mécanique totale ainsi que la quantité de mouvement totale sont conservées au cours de l'interaction gravitationnelle.

Le gain considérable d'énergie cinétique de la sonde est donc directement prélevé sur l'énergie mécanique orbitale de Jupiter autour du Soleil (principalement son énergie cinétique orbitale). Du fait du rapport colossal des masses (\frac{m}{M_J} \sim 10^{-25}), le ralentissement orbital subi par Jupiter est infinitésimal et strictement imperceptible (\Delta V_J \sim 10^{-24}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}).

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : assistance gravitationnelle, propulsion spatiale

La sonde Voyager dispose de 16 petits propulseurs identiques brûlant des ergols liquides et utilisés à la fois pour les modifications de trajectoire et pour les changements ou corrections d’orientation. En brûlant 50

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Comparer l'incrément de vitesse fourni par l'assistance gravitationnelle à celui obtenu par la propulsion chimique embarquée et conclure sur l'intérêt de la manœuvre.

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Comparaison des gains de vitesse : l'assistance gravitationnelle apporte un surcroît bien supérieur à la capacité des propulseurs chimiques embarqués.

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D'après la question Q40, le survol de Jupiter apporte à la sonde un accroissement de vitesse dans le référentiel héliocentrique égal à :

\Delta v_h \approx 5{,}8\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} = 5{,}8\cdot 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

La propulsion chimique embarquée permet, en consommant la moitié de ses réserves d'ergols, une variation de vitesse de seulement :

\Delta v_{\text{prop}} = 60\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 0{,}060\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}.

Calculons le rapport entre ces deux grandeurs :

\frac{\Delta v_h}{\Delta v_{\text{prop}}} = \frac{5{,}8\cdot 10^3}{60} \approx 97 \approx 10^2.
\boxed{\Delta v_h \approx 100\,\Delta v_{\text{prop}}}

L'assistance gravitationnelle procure un gain de vitesse environ cent fois supérieur (deux ordres de grandeur de plus) à ce que permettrait de fournir la moitié du carburant embarqué.

Conclusion : D'après la loi de Tsiolkovski, obtenir un tel surcroît de vitesse (\sim 6\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}) par simple propulsion à réaction exigerait une masse initiale de carburant colossale, incompatible avec la masse utile et les capacités d'emport des lanceurs terrestres. L'assistance gravitationnelle s'avère donc un mécanisme indispensable et déterminant pour explorer les confins du système solaire (les planètes externes) avec une sonde de masse modérée.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique PC 2025 ?

Surtout 4 chapitres : Circuits électriques et régimes transitoires (23 % des questions), Mouvement dans un champ de force centrale (17 %), Diffusion thermique (13 %) et Référentiels non galiléens et forces d'inertie (13 %). Plus ponctuellement : Électrostatique, Magnétostatique, Machines thermiques, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Description d'un système thermodynamique…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique PC 2025 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 13 questions sur 41 (32 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la sous-partie III.1 (Q27 à Q30). Avec les autres programmes de première année : 13 en MPSI, 10 en PTSI et 9 en MP2I.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique PC 2025 ?

Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique PC 2025 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q6 (effet seebeck), Q20 (effet peltier), Q25 (résistance électrique), Q26 (facteur de mérite), Q34 (sphère de hill) et Q39 (produit scalaire).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique PC 2025 ?

Questions de cours : Q1 (loi d'ohm locale), Q2 (loi de fourier), Q10 (théorème d'ampère), Q13 (premier principe), Q14 (rendement de carnot), Q27 (moment cinétique), Q28 (énergie potentielle gravitationnelle), Q32 (référentiel tournant)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q17 (bilan thermique), Q24 (adaptation d'impédance) et Q29 (énergie potentielle effective).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique PC 2025 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (29 sur 41), par exemple : Q2 à Q5, Q7 à Q13, Q15, Q16, Q18, Q19, Q21 à Q24, Q27, Q28, Q30 à Q32, Q35 à Q38 et Q41. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q1 et Q20.

Quelle a été la moyenne au sujet CCINP Physique PC 2025 ?

Moyenne : 10,44/20 (écart-type 3,72, 4 303 présents).

Comment mener le développement limité de la sphère de Hill en Q34 ?

Développer chaque membre à son premier ordre non nul en r/d : à l'ordre 0 pour le membre de gauche ((d-r)^2 \approx d^2), mais à l'ordre 1 pour celui de droite où les termes constants s'annulent ((d-r)^3 - d^3 \approx -3d^2 r). On en déduit directement r_H = d(M_J / (3M_S))^{1/3}.

Faut-il connaître les effets thermoélectriques pour aborder la partie II ?

Non : la thermoélectricité (effets Seebeck, Peltier et Thomson) n'est pas au programme de PC. Les lois de comportement couplées et les flux énergétiques associés sont entièrement introduits et guidés par l'énoncé, notamment en Q17 et Q20.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

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Position estimée
–
des copies sous cette note

Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 41 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 10,44 et d'écart-type 3,72 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.