Corrigé détaillé X ENS Physique U PSI 2026
Physique de l'audition
- 70 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en PCSI, MPSI et PTSI : 30 questions sur 70, parties I.1, III.1 et III.2
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en PCSI : 30 questions sur 70. Autres questions faisables en PCSI
Détail par partie
- Partie I : Équations de propagation du son en espace libre8/28En partie
- Partie II : Perception spatiale de l'audition12/27En partie
- Partie III : L'audition : un sens actif10/15En partie
Le sujet en bref
Sujet moyen · Ondes et signaux, Diffusion et transferts thermiques, Mécanique · 16 incontournables · 30 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce problème très complet de 6 heures aborde la modélisation physique de la perception auditive, depuis la propagation acoustique en espace libre jusqu'aux mécanismes biophysiques actifs de l'oreille interne. Il constitue un sujet de concours de très haut niveau, particulièrement formateur pour réviser l'acoustique des fluides, les bilans microscopiques thermo-acoustiques, ainsi que la dynamique des systèmes oscillants non linéaires.
La première partie démontre rigoureusement l'équation de d'Alembert avant d'y intégrer la conduction thermique via un couplage matriciel aéro-thermodynamique perturbatif. La deuxième partie analyse la localisation spatiale du son, explorant le retard interaural (ITD) et les interférences par réflexion sur le sol (analogue acoustique des miroirs de Lloyd). Enfin, la troisième partie s'intéresse à l'audition active : le modèle passif de Helmholtz est enrichi par l'effet non linéaire des cellules ciliées externes, expliquant l'amplification cochléaire, les émissions oto-acoustiques spontanées (instabilité de cycle limite) et les produits de distorsion acoustique utilisés dans les tests néonataux de surdité.
- Difficulté
- Moyen, estimée à partir de la difficulté de chaque question
- Temps estimé
- ≈ 5 h 30 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Ondes et signaux54 %
- Diffusion et transferts thermiques11 %
- Mécanique11 %
- Électrocinétique et électronique9 %
Part des questions du sujet.
- Incontournables
16 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 30 questions sur 70, parties I.1, III.1 et III.2.
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Où gagner des points
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Sommaire
70 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
70 questionsPartie I : Équations de propagation du son en espace libre
I.1 · Préambule : étude de la propagation sans dissipation
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : équation de d'alembert
Comment se nomme cette équation ?
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Reconnaître l'équation d'onde scalaire tridimensionnelle standard établie par d'Alembert.
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Identification de l'équation d'onde sous le nom d'équation de d'Alembert.
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L'équation aux dérivées partielles (1) reliant le laplacien spatial du champ de surpression p(\vec{r},t) à sa dérivée temporelle seconde :
est l'équation de d'Alembert (ou équation des ondes de d'Alembert).
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : relation de dispersion, onde plane progressive
À quelle condition sur et la famille de fonctions
constitue-t-elle un jeu de solutions de l'équation (1) ? Comment s'appelle ce type de relation ?
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Injecter la fonction proposée dans l'équation d'onde et identifier la relation de dispersion liant la pulsation au vecteur d'onde.
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- Calculer le laplacien spatial et la dérivée temporelle seconde de la fonction proposée p_{\vec{k},\omega}(\vec{r}, t).
- Injecter ces expressions dans l'équation de d'Alembert (1) pour identifier la condition liant \omega et k = \|\vec{k}\|.
- Nommer la relation obtenue.
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Injection d'une OPPH dans l'équation de d'Alembert pour obtenir la relation de dispersion \omega = c k.
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La fonction proposée s'écrit en coordonnées cartésiennes :
Calculons les dérivées partielles spatiales :
Il en va de même selon y et z, d'où pour le laplacien scalaire :
Pour la dérivée temporelle seconde :
En injectant ces résultats dans l'équation de d'Alembert (1), on obtient :
Pour que cette égalité soit vérifiée en tout point \vec{r} et à tout instant t pour une solution non identiquement nulle, il faut et il suffit que :
Puisque \omega \geqslant 0 et k \geqslant 0, la condition s'écrit :
Cette équation reliant la pulsation \omega au vecteur d'onde (ici sa norme k) s'appelle la relation de dispersion.
Résultat
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : surface d'onde, onde plane
En toute généralité, ces solutions dites « harmoniques » peuvent se mettre sous la forme
On définit un front d'onde comme étant une surface connexe de même phase, soit
et étant fixés. Quelle est la géométrie des fronts d'onde pour la solution (2) paramétrée par et comment se déplacent-ils ?
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Constater que l'équation \vec{k}\cdot\vec{r} - \omega t = \text{cte} définit des plans orthogonaux à \vec{k} se propageant à vitesse constante.
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- Identifier l'expression de la phase \varphi(\vec{r}, t) pour la solution proposée à l'équation (2).
- À un instant t fixé, déterminer la nature géométrique de la surface définie par \varphi(\vec{r}, t) = \text{cste}.
- Suivre le déplacement de cette surface au cours du temps pour en déduire sa direction et sa vitesse de translation.
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Les fronts d'onde sont des plans orthogonaux à \vec{k}, se propageant à la vitesse c = \omega/k.
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Pour la solution (2), l'expression de la phase instantanée s'identifie par :
1. Géométrie des fronts d'onde :
À un instant t fixé, un front d'onde correspond à l'ensemble des points \vec{r} vérifiant :
Cette équation est celle d'un plan orthogonal au vecteur d'onde \vec{k}. Il s'agit donc d'une onde plane.
2. Déplacement des fronts d'onde :
Introduisons le vecteur unitaire dans la direction de propagation \vec{u} = \frac{\vec{k}}{k} et la coordonnée r_k = \vec{r} \cdot \vec{u} le long de cette direction. L'équation du front d'onde s'écrit alors :
Par dérivation par rapport au temps le long du déplacement d'un même front d'onde (à phase constante) :
Puisque \omega > 0 et k > 0, les fronts d'onde se déplacent par translation rectiligne uniforme dans le sens du vecteur \vec{k} à la célérité c.
Résultat
I.2 · Dérivation de l'équation de propagation du son
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : compressibilité isentropique, approximation acoustique
Montrer, en justifiant avec soin les approximations effectuées, que
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Écrire la différentielle de la masse volumique \rho = m/V à entropie fixée et utiliser la définition thermodynamique de \chi_S.
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- Considérer une particule fluide de masse fixée m occupant un volume V, et relier la variation relative de volume à celle de la masse volumique.
- Exprimer la variation de volume lors d'une transformation isentropique à l'aide du coefficient de compressibilité isentropique \chi_S.
- Effectuer un développement au premier ordre autour de l'état d'équilibre (approximation acoustique).
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Développement au premier ordre de la masse volumique à entropie constante : \rho \simeq \rho_0 \chi_S p.
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Considérons une particule fluide fermée de masse constante m, contenue dans un volume V. La masse volumique locale s'écrit \rho_{\text{tot}}(\vec{r}, t) = \rho_0 + \rho(\vec{r}, t) et la pression locale s'écrit P(\vec{r}, t) = P_0 + p(\vec{r}, t).
La conservation de la masse de cette particule fluide impose :
ce qui donne la relation cinématique :
Au passage de l'onde sonore, la transformation thermodynamique subie par le fluide est supposée isentropique. La variation de volume associée à une variation de pression \mathrm{d}P s'écrit donc :
On en déduit l'expression de la différentielle de la masse volumique :
Dans le cadre de l'approximation acoustique, les perturbations sont du premier ordre par rapport aux grandeurs d'équilibre :
En intégrant ou en effectuant un développement limité au premier ordre au voisinage de l'état d'équilibre de référence (\rho_0, P_0), la variation de masse volumique \rho(\vec{r}, t) = \rho_{\text{tot}} - \rho_0 s'exprime en remplaçant \rho_{\text{tot}} et le coefficient \chi_S par leurs valeurs à l'équilibre :
Résultat
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Description d'un système thermodynamique
Notions : loi de laplace, compressibilité isentropique
Rappeler la loi de Laplace. Déterminer l'expression de la compressibilité isentropique dans le cas d'un gaz parfait à la pression , à la température , de masse volumique , et dont l'indice adiabatique vaut , avec la capacité thermique massique à pression constante et la capacité thermique massique à volume constant.
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Partir de la relation de Laplace P V^\gamma = \text{cte} et différentier logarithmiquement pour isoler (\partial V / \partial P)_S.
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- Rappeler la loi de Laplace sous sa forme faisant intervenir les variables pression P et volume V, en précisant son cadre de validité.
- Différentier cette relation à entropie S constante pour exprimer la dérivée partielle \left(\frac{\partial V}{\partial P}\right)_S.
- En déduire l'expression de \chi_S évaluée à l'équilibre où la pression est P_0.
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Dérivation de la loi de Laplace P\rho^{-\gamma} = \mathrm{cste} pour établir \chi_S = 1/(\gamma P_0).
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Pour un gaz parfait subissant une transformation adiabatique réversible (donc isentropique), sous l'hypothèse de capacités thermiques constantes (gaz parfait de Laplace), la loi de Laplace s'écrit :
où \gamma = \frac{c_P}{c_V} désigne l'indice adiabatique du gaz.
En prenant le logarithme népérien puis en différentiant à entropie constante le long de cette transformation isentropique, il vient :
Par définition du coefficient de compressibilité isentropique :
Évalué à l'état d'équilibre thermodynamique de l'air non perturbé, où la pression est la pression atmosphérique P_0, on obtient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : conservation de la masse, approximation acoustique
En utilisant l'équation de conservation de la matière, montrer que l'on a
où est le champ de vitesse et est l'opérateur divergence. En déduire que, pour les ondes acoustiques qui sont solutions de l'équation (1), le champ de vitesse ne peut pas être nul.
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Partir de l'équation de conservation de la masse \partial\rho_{\text{tot}}/\partial t + \operatorname{div}(\rho_{\text{tot}}\vec{v}) = 0 et ne conserver que les termes d'ordre 1.
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- Partir de l'équation locale de conservation de la masse (équation de continuité) pour la masse volumique totale du fluide.
- Linéariser cette équation au premier ordre en négligeant les termes du second ordre par rapport aux grandeurs perturbées acoustiques.
- Relier la vitesse à la dérivée temporelle de la surpression via la relation masse volumique-pression établie à la question précédente pour conclure sur l'impossibilité d'une vitesse nulle.
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Linéarisation de l'équation de continuité ; une vitesse nulle impliquerait une surpression stationnaire.
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La masse volumique totale du fluide s'écrit \rho_{\text{tot}}(\vec{r}, t) = \rho_0 + \rho(\vec{r}, t), où \rho_0 est la masse volumique uniforme et stationnaire de l'air au repos, et \rho(\vec{r}, t) représente la perturbation acoustique.
L'équation locale de conservation de la masse pour un fluide s'exprime par :
Comme \rho_0 est constant et uniforme, \frac{\partial \rho_{\text{tot}}}{\partial t} = \frac{\partial \rho}{\partial t}. En développant le terme de flux :
Dans le cadre de l'approximation acoustique linéaire, les grandeurs de perturbation sont au premier ordre : |\rho| \ll \rho_0 et la vitesse \vec{v} est du premier ordre (l'air étant au repos à l'équilibre). Le produit \rho \vec{v} est donc du second ordre en perturbation, soit :
En ne conservant que les termes du premier ordre, on obtient bien l'équation de conservation de la matière linéarisée :
Supposons à présent que le champ de vitesse \vec{v} soit identiquement nul dans tout le fluide. L'équation précédente impose alors :
D'après la relation issue de la question Q4, \rho(\vec{r}, t) \simeq \rho_0 \chi_S p(\vec{r}, t), avec \rho_0 \chi_S \neq 0, ce qui impliquerait :
Une surpression acoustique p(\vec{r}, t), solution de l'équation d'onde (1), présente une dépendance temporelle oscillante (par exemple à la pulsation \omega > 0 pour une onde harmonique). Si \frac{\partial p}{\partial t} = 0, alors \frac{\partial^2 p}{\partial t^2} = 0, et l'équation (1) se réduirait à l'équation de Laplace stationnaire \Delta p = 0, ce qui exclut tout phénomène de propagation d'onde sonore.
Par conséquent, pour une onde acoustique, le champ de vitesse \vec{v} ne peut pas être nul.
Résultat
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : équation d'euler, bilan de quantité de mouvement
Justifier la relation
en réalisant un bilan de quantité de mouvement sur un petit élément de fluide de dimensions . On négligera toutes les forces autres que celles de pression et l'on considérera le fluide comme parfait.
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Appliquer le principe fondamental de la dynamique à une particule fluide de volume \mathrm{d}V soumise aux forces pressantes nettes -\vec{\operatorname{grad}} P\,\mathrm{d}V en négligeant le terme convectif.
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- Isoler une particule fluide fermée de volume mésoscopique \mathrm{d}V = \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z suivie dans son mouvement.
- Exprimer les forces de pression s'exerçant sur les six faces de l'élément de volume.
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique et linéariser au premier ordre acoustique.
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Bilan des forces de pression sur une particule fluide et application du principe fondamental de la dynamique linéarisé.
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Considérons une particule fluide de masse constante \mathrm{d}m = \rho\,\mathrm{d}V occupant un parallélépipède de dimensions (\mathrm{d}x, \mathrm{d}y, \mathrm{d}z) et de volume \mathrm{d}V = \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z, animée de la vitesse \vec{v}(\vec{r}, t) dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.
Sa quantité de mouvement est :
Le taux de variation temporel de \mathrm{d}\vec{q} s'écrit, pour cette particule fermée (\mathrm{d}m = \text{cte}) :
Le fluide étant parfait et les forces volumiques extérieures (comme la pesanteur) étant négligées, les seules forces agissant sur la particule sont les forces de pression. Évaluons la composante de la résultante de ces forces selon \vec{e}_x :
- sur la face d'abscisse x, normale sortante -\vec{e}_x, la force reçue est P(x, y, z, t)\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_x ;
- sur la face d'abscisse x + \mathrm{d}x, normale sortante +\vec{e}_x, la force reçue est -P(x+\mathrm{d}x, y, z, t)\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_x.
Le bilan selon \vec{e}_x donne :
Comme P(\vec{r}, t) = P_0 + p(\vec{r}, t) avec P_0 uniforme, \dfrac{\partial P}{\partial x} = \dfrac{\partial p}{\partial x}. En sommant sur les trois directions d'espace, la résultante des forces de pression s'écrit :
D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué à la particule fluide :
Dans le cadre de l'approximation acoustique :
- la vitesse v est du premier ordre en perturbation, donc le terme convectif (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} \sim v^2/\lambda est d'ordre 2, tout à fait négligeable devant \dfrac{\partial \vec{v}}{\partial t} \sim \omega v = \dfrac{c}{\lambda} v dès lors que v \ll c ;
- la masse volumique \rho = \rho_0 + \rho est remplacée au premier ordre par \rho_0.
En simplifiant par \mathrm{d}V, on obtient la relation d'Euler acoustique linéarisée :
Résultat
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : représentation complexe
La solution (6) n'est pas physique car elle prend des valeurs dans . Comment retrouver une solution physique dans à partir de celle-ci ? Quel est l'intérêt de travailler avec une solution complexe abstraite plutôt qu'une solution réelle ?
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Prendre la partie réelle de la grandeur complexe et souligner la simplification apportée aux dérivations temporelles et spatiales.
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Prise de la partie réelle pour la grandeur physique ; la dérivation devient un simple produit algébrique.
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Pour retrouver la grandeur physique réelle X_{\mathrm{phys}}(\vec{r}, t) \in \mathbb{R} à partir du champ complexe X(\vec{r}, t), on prend sa partie réelle :
En écrivant l'amplitude complexe sous forme polaire \underline{X} = |\underline{X}| \mathrm{e}^{i\phi}, il vient :
L'intérêt de la notation complexe repose sur la linéarité des équations différentielles régissant l'acoustique :
Simplification algébrique : la dérivation par rapport aux variables spatiales et temporelle se transforme en une simple multiplication algébrique :
\frac{\partial}{\partial t} \longleftrightarrow -i\omega \quad \text{et} \quad \frac{\partial}{\partial z} \longleftrightarrow ik \quad (\text{soit } \vec{\nabla} \longleftrightarrow i\vec{k})Le système d'équations aux dérivées partielles est ainsi converti en un système linéaire algébrique (matrice à inverser, relation de dispersion).
- Prise en compte conjointe de l'amplitude et de la phase : le module |\underline{X}| donne l'amplitude de l'oscillation et son argument \arg(\underline{X}) donne le déphasage à l'origine.
- Principe de superposition : par transformation ou analyse de Fourier, toute solution générale peut être décomposée comme une somme (ou intégrale) de telles ondes harmoniques.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : onde plane progressive harmonique, système linéaire
Utiliser ce modèle de solution complexe dans le jeu d'équations décrivant la propagation du son et montrer que celui-ci donne une équation matricielle
où la matrice s'écrit
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Remplacer \partial/\partial t par -i\omega et \vec{\operatorname{grad}} ou \operatorname{div} par ik\vec{e}_z dans le système linéarisé à trois inconnues.
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- Exprimer les trois équations couplées du modèle acoustique (conservation de la masse, quantité de mouvement et loi de compressibilité) pour un champ se propageant selon l'axe \vec{e}_z avec une vitesse \vec{v} = v(z, t)\vec{e}_z.
- Appliquer les opérateurs différentiels à la forme d'onde plane progressive harmonique (OPPH) : \frac{\partial}{\partial t} \to -i\omega et \frac{\partial}{\partial z} \to ik.
- Identifier les coefficients de chaque relation linéaire et les regrouper sous la forme matricielle demandée.
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Remplacement des dérivées spatiotemporelles par -i\omega et ik dans les équations acoustiques linéarisées.
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Pour une onde plane se propageant selon \vec{e}_z, les grandeurs ne dépendent spatialement que de la coordonnée z et la vitesse est dirigée selon \vec{e}_z, de sorte que \vec{v} = v(z, t)\vec{e}_z. Les opérateurs différentiels spatiaux se réduisent à :
En cherchant des solutions sous forme d'OPPH de la forme X(z, t) = \underline{X} e^{i(kz-\omega t)}, les dérivées partielles se traduisent par des multiplications algébriques :
Injectons cette forme dans les trois équations fondamentales :
Équation de conservation de la masse (4) :
\frac{\partial \rho}{\partial t} + \rho_0 \frac{\partial v}{\partial z} = 0 \implies -i\omega \underline{\rho} + i k \rho_0 \underline{v} + 0\cdot \underline{p} = 0Équation d'Euler linéarisée (5), projetée sur \vec{e}_z :
\rho_0 \frac{\partial v}{\partial t} + \frac{\partial p}{\partial z} = 0 \implies 0\cdot \underline{\rho} - i\omega\rho_0 \underline{v} + i k \underline{p} = 0Relation thermodynamique de compressibilité isentropique (3) :
\rho - \rho_0 \chi_S p = 0 \implies 1\cdot \underline{\rho} + 0\cdot \underline{v} - \rho_0 \chi_S \underline{p} = 0
En rassemblant ces trois équations algébriques linéaires pour le vecteur colonne des amplitudes complexes (\underline{\rho}, \underline{v}, \underline{p})^\top, on obtient bien l'équation matricielle :
Résultat
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : relation de dispersion, célérité du son
Justifier que la relation de dispersion est donnée par l'équation , et en déduire l'expression de la célérité des ondes sonores en fonction de et .
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Pour avoir des solutions non nulles, annuler le déterminant du système linéaire homogène et identifier c avec \omega/k.
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Condition de déterminant nul pour avoir une onde acoustique non triviale : c = 1/\sqrt{\rho_0 \chi_S}.
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Le système matriciel obtenu à la question Q9 s'écrit sous la forme d'un système linéaire homogène :
Une onde sonore correspond à une perturbation non nulle du milieu, c'est-à-dire à un vecteur d'amplitudes (\underline{\rho}, \underline{v}, \underline{p})^\top \neq (0, 0, 0)^\top. Le système linéaire n'admet de solution non triviale si et seulement si son noyau n'est pas réduit au vecteur nul, ce qui équivaut à la condition :
Cette équation scalaire relie la pulsation \omega au nombre d'onde k : il s'agit donc bien de la relation de dispersion.
Calculons ce déterminant en développant selon la première colonne :
Comme \rho_0 \neq 0, la condition \det \mathbf{A}(\omega, k) = 0 s'écrit :
D'après la question Q2, l'onde acoustique non dispersive vérifie \omega = c k (avec \omega \geqslant 0 et k \geqslant 0), d'où :
On en déduit l'expression de la célérité du son :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 11
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : invariance par rotation, décomposition de fourier
La solution modèle que nous avons choisie était une OPPH se propageant selon . Pourquoi ce choix, qui semble a priori restrictif, ne l'est-il en fait pas pour le problème considéré ?
Voir l'indiceIndice
Invoquer l'invariance par rotation de l'espace libre ainsi que le principe de superposition par analyse de Fourier spatiale.
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Isotropie de l'espace permettant de choisir l'axe z, et linéarité permettant la superposition de Fourier.
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Ce choix n'est pas restrictif pour deux raisons physiques et mathématiques fondamentales :
- Isotropie et invariance par rotation de l'espace libre : Le fluide au repos est homogène et isotrope ; il n'existe aucune direction privilégiée dans l'espace. Pour une onde plane progressive harmonique se propageant selon un vecteur d'onde \vec{k} de direction quelconque \vec{u} = \vec{k}/k, il suffit d'orienter l'axe (Oz) du repère cartésien selon \vec{u} pour se ramener exactement à la forme (6).
Linéarité des équations et analyse spectrale (principe de superposition) : Les équations régissant l'acoustique linéaire sont linéaires à coefficients constants. En vertu du théorème de Fourier spatio-temporel, toute perturbation acoustique tridimensionnelle physique générale p(\vec{r}, t) peut être décomposée comme une superposition continue d'OPPH de pulsations \omega et de vecteurs d'onde \vec{k} variés :
p(\vec{r}, t) = \iint \underline{p}(\vec{k}, \omega) \, \mathrm{e}^{i(\vec{k}\cdot\vec{r} - \omega t)} \, \frac{\mathrm{d}^3\vec{k} \, \mathrm{d}\omega}{(2\pi)^4}.La réponse du milieu étant linéaire, la connaissance du comportement d'une OPPH élémentaire permet de reconstituer toute solution générale par simple combinaison linéaire.
Question 12
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : loi de laplace, différentiation logarithmique
On définit la température locale absolue comme la somme , où est la température de l'air à l'équilibre à 20°C et est la perturbation due au passage de l'onde acoustique. En supposant que l'air est un gaz parfait, et en utilisant la relation entre et dans le cas d'une compression isentropique, montrer que est proportionnelle à , en exprimant le facteur de proportionnalité en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Différentier la loi de Laplace sous la forme T^\gamma P^{1-\gamma} = \text{cte} au voisinage de l'état d'équilibre (T_0, P_0).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la loi de Laplace en variables (T, P) en combinant la relation P V^\gamma = \text{cste} et l'équation d'état des gaz parfaits.
- Différencier logarithmiquement cette relation pour obtenir une liaison entre \mathrm{d}T et \mathrm{d}P.
- Linéariser au voisinage de l'état d'équilibre (P_0, T_0) pour identifier le coefficient de proportionnalité reliant T(\vec{r}, t) à p(\vec{r}, t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Différentiation de T^\gamma P^{1-\gamma} = \mathrm{cste} pour obtenir T(\vec{r}, t) = \frac{\gamma-1}{\gamma}\frac{T_0}{P_0}p(\vec{r}, t).
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Pour une transformation isentropique (adiabatique et réversible) d'un gaz parfait de composition fixée, la loi de Laplace s'écrit sous la forme usuelle reliant pression et volume :
D'après l'équation d'état des gaz parfaits, P V = n R T_{\text{tot}}, soit V \propto \frac{T_{\text{tot}}}{P}. En substituant cette expression du volume dans la loi de Laplace, on obtient :
En prenant le logarithme népérien puis en différentiant, il vient :
soit :
Au premier ordre de l'approximation acoustique, pour de petites variations autour de l'équilibre (P_0, T_0), on pose :
On en déduit immédiatement la relation linéaire entre les perturbations :
soit :
La perturbation de température T(\vec{r}, t) est donc bien proportionnelle à la surpression acoustique p(\vec{r}, t), avec pour constante de proportionnalité \dfrac{(\gamma - 1) T_0}{\gamma P_0}.
Résultat
I.3 · Prise en compte des effets de la température
Question 13
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique ; Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : équilibre thermodynamique local, nombre de mach
Quelles sont les deux conditions pour pouvoir faire cette hypothèse ? Pourquoi est-il nécessaire que la vitesse soit très faible ?
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Considérer le caractère adiabatique (temps de conduction long devant la période) et réversible (faibles gradients de vitesse évitant la dissipation visqueuse).
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- Partir du second principe de la thermodynamique appliqué à une particule fluide pour expliciter la condition d'isentropie (\mathrm{d}S = \delta S_{\text{éch}} + \delta S_{\text{cr}} = 0).
- Identifier les deux conditions physiques correspondantes : absence de transferts thermiques (adiabatique) et absence d'irréversibilités internes (réversible).
- Analyser l'impact de l'amplitude de la vitesse fluide \vec{v} sur la réversibilité (dissipation visqueuse, formation éventuelle de chocs et turbulence).
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Gradients faibles et temps de relaxation courts ; vitesse faible pour négliger l'échauffement visqueux (M \ll 1).
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D'après le second principe de la thermodynamique, la variation d'entropie d'un élément de fluide s'écrit :
Pour que la transformation locale subie par le fluide au passage de l'onde soit isentropique (\mathrm{d}S = 0), deux conditions doivent être simultanément réunies :
- Transformation adiabatique (\delta Q \simeq 0, soit \delta S_{\text{éch}} \simeq 0) : les transferts thermiques par conduction entre les zones chaudes (comprimées) et les zones froides (détendues) doivent être négligeables à l'échelle de la période acoustique T = 2\pi/\omega. Cela correspond à un temps caractéristique de diffusion thermique sur une demi-longueur d'onde bien supérieur à la période de l'onde (\tau_{\text{th}} \sim \lambda^2/D \gg T).
- Transformation réversible (\delta S_{\text{cr}} \simeq 0) : il ne doit pas y avoir de création d'entropie par des processus dissipatifs internes (viscosité, frottements visqueux).
Nécessité d'une vitesse très faible. Pour que l'hypothèse de réversibilité reste valide, il est indispensable que la vitesse particulaire soit très faible devant la célérité du son (v \ll c, soit un nombre de Mach acoustique M = v/c \ll 1) pour plusieurs raisons physiques :
- Négligence de la dissipation visqueuse : la puissance volumique dissipée par viscosité (effets de frottement interne) est quadratique en vitesse, de l'ordre de \mathcal{P}_{\text{visq}} \sim \eta (\nabla v)^2 \sim \eta k^2 v^2. À faible vitesse (v \ll c), cette dissipation est du second ordre par rapport aux grandeurs acoustiques du premier ordre, rendant la création d'entropie associée \delta S_{\text{cr}} négligeable.
- Absence d'ondes de choc et d'effets non linéaires : à vitesse finie non négligeable, les non-linéarités de l'écoulement conduisent à un raidissement progressif du profil d'onde pouvant aboutir à la formation d'une onde de choc, lieu d'une discontinuité hautement irréversible créatrice d'entropie.
- Absence de turbulence : les faibles vitesses garantissent un écoulement acoustique laminaire sans vortex dissipatifs.
Question déjà tombée ailleurs
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes
Notions : second principe, entropie échangée
Lorsque la transformation est telle qu'il n'y a pas d'entropie créée, comment varie l'entropie d'un volume de fluide si celui-ci reçoit un transfert thermique de la part du milieu extérieur à la température d'équilibre ?
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Écrire le second principe pour une transformation réversible : \mathrm{d}S = \delta Q / T_0.
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Application du second principe pour une évolution réversible : \Delta S = Q / T_0.
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D'après le second principe de la thermodynamique appliqué au volume V de fluide (système fermé), la variation d'entropie \Delta S s'écrit :
où S_{\text{éch}} est l'entropie échangée avec le milieu extérieur et S_{\text{cr}} est l'entropie créée.
La transformation s'effectuant sans création d'entropie, on a S_{\text{cr}} = 0. Le transfert thermique Q étant reçu d'un milieu extérieur à la température d'équilibre T_0, l'entropie échangée s'écrit :
L'entropie S du volume de fluide varie donc d'une quantité :
Sous forme infinitésimale pour un transfert élémentaire \delta Q, cette relation devient :
Résultat
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Schéma ou tracé
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : bilan thermique, densité de courant thermique
Soit le vecteur densité de courant thermique. En considérant le volume d'air infinitésimal de dimensions centré sur le point , faire un schéma et montrer que le transfert thermique reçu par ce volume pendant est donné par
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Faire le bilan du flux thermique sortant à travers les six faces du parallélépipède élémentaire et utiliser le théorème de Green-Ostrogradski.
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- Représenter un parallélépipède élémentaire de dimensions (\mathrm{d}x, \mathrm{d}y, \mathrm{d}z) centré sur (x, y, z) et orienter les faces selon les axes cartésiens.
- Effectuer le bilan thermique sur un couple de faces opposées (par exemple perpendiculaires à l'axe (Ox)) en effectuant un développement de Taylor au premier ordre.
- Sommer les contributions des trois directions de l'espace pour faire apparaître l'opérateur divergence, puis multiplier par la durée élémentaire \mathrm{d}t.
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Bilan de flux thermique sortant sur un cube infinitésimal : \delta Q = -\operatorname{div}\vec{j}_Q \mathrm{d}V \mathrm{d}t.
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Considérons un élément de volume parallélépipédique \mathrm{d}V = \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z, centré en (x, y, z), compris entre les abscisses x - \frac{\mathrm{d}x}{2} et x + \frac{\mathrm{d}x}{2}, les ordonnées y - \frac{\mathrm{d}y}{2} et y + \frac{\mathrm{d}y}{2}, et les cotes z - \frac{\mathrm{d}z}{2} et z + \frac{\mathrm{d}z}{2}.
Le flux thermique élémentaire net entrant dans le volume \mathrm{d}V à travers les deux faces d'aire \mathrm{d}S_x = \mathrm{d}y\,\mathrm{d}z, situées en x - \frac{\mathrm{d}x}{2} (flux entrant) et en x + \frac{\mathrm{d}x}{2} (flux sortant), s'écrit :
Au premier ordre en \mathrm{d}x, le développement limité donne :
d'où :
En procédant de manière totalement analogue pour les faces perpendiculaires à (Oy) et (Oz), les flux nets entrants valent respectivement :
Le flux thermique net total entrant dans l'élément de volume est la somme de ces trois contributions :
Le transfert thermique \delta Q reçu par le volume pendant la durée \mathrm{d}t est relié à ce flux par \delta Q = \delta\Phi\,\mathrm{d}t, ce qui conduit directement à :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : loi de fourier, conductivité thermique
Rappeler la loi de Fourier qui donne l'expression du vecteur densité de courant thermique en fonction du champ de température et de la conductivité thermique .
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Écrire la relation phénoménologique de transport thermique reliant le flux au gradient de température.
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Énoncé de la loi phénoménologique de Fourier : \vec{j}_Q = -\kappa \vec{\operatorname{grad}} T.
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La loi phénoménologique de Fourier relie le vecteur densité de courant thermique \vec{j}_Q au gradient du champ de température T(\vec{r}, t) dans un milieu isotrope :
où \kappa désigne la conductivité thermique du milieu (\kappa > 0). Comme la température d'équilibre T_0 est uniforme, le gradient de la température totale T_0 + T(\vec{r}, t) s'identifie simplement à celui de la perturbation de température T(\vec{r}, t).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : premier principe, entropie massique
Utiliser le premier principe de la thermodynamique pour montrer qu'en l'absence de travail le transfert thermique vaut . En déduire que, pour les petites variations autour de l'équilibre, la variation locale de l'entropie massique est directement proportionnelle à la variation locale de température et est donnée par la relation
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Appliquer le premier principe \mathrm{d}H = \delta Q pour une transformation isobare avec \mathrm{d}H = \rho_0 c_P\,\mathrm{d}V\,\mathrm{d}T, puis relier à \mathrm{d}S.
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- Appliquer le premier principe de la thermodynamique sous sa forme enthalpique à un élément de fluide fermé de masse \mathrm{d}m = \rho_0\mathrm{d}V subissant une transformation isobare lente.
- Utiliser le second principe sans création d'entropie établi à la question Q14 pour relier la variation d'entropie massique \mathrm{d}s à la variation locale de température \mathrm{d}T.
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Premier principe à pression quasi-constante \delta Q = \mathrm{d}H, puis définition de l'entropie massique \mathrm{d}s = \delta Q / (\rho_0 \mathrm{d}V T_0).
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Considérons un élément de fluide fermé de masse \mathrm{d}m = \rho_0 \mathrm{d}V. Comme précisé dans le préambule de la question, la transformation considérée est lente et isobare à la pression d'équilibre P_0.
Le premier principe de la thermodynamique s'écrit pour ce système fermé :
En l'absence de travail autre que celui des forces de pression (\delta W_{\text{autre}} = 0), on introduit l'enthalpie H = U + P_0 \mathrm{d}V, ce qui conduit à :
Pour l'air modélisé par un gaz parfait (ou tout fluide à pression constante), la variation d'enthalpie s'exprime à l'aide de la capacité thermique massique à pression constante c_P :
On en déduit immédiatement le transfert thermique reçu par cet élément de volume :
D'après le résultat de la question Q14, en l'absence de création d'entropie (transformation réversible), la variation d'entropie \mathrm{d}S de ce volume au contact du milieu extérieur à la température T_0 est :
L'entropie étant une grandeur extensive, pour la masse \mathrm{d}m = \rho_0 \mathrm{d}V, on a \mathrm{d}S = \mathrm{d}m \, \mathrm{d}s = \rho_0 \mathrm{d}V \, \mathrm{d}s. En substituant l'expression de \delta Q obtenue précédemment :
ce qui donne bien la relation demandée :
Résultat
Question 18
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : équation de diffusion, loi de fourier
En supposant uniforme, montrer alors que l'équation différentielle qui régit l'évolution de l'entropie massique est
où désigne l'opérateur Laplacien.
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Combiner le bilan thermique élémentaire faisant intervenir la divergence de \vec{j}_Q avec la loi de Fourier et l'expression de \mathrm{d}s.
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- Exprimer la divergence du flux thermique à partir de la loi de Fourier établie en Q16 en prenant en compte l'uniformité de la conductivité thermique \kappa.
- Relier le transfert thermique élémentaire \delta Q reçu par le volume \mathrm{d}V pendant \mathrm{d}t (établi en Q15) à la variation d'entropie massique \mathrm{d}s (obtenue en Q17).
- Égaler les deux expressions de \delta Q pour en déduire l'équation différentielle régissant \frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t}.
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Combinaison du bilan thermique local, de la loi de Fourier et de la relation entropique.
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D'après la loi de Fourier rappelée en Q16, le vecteur densité de courant thermique s'écrit :
En supposant la conductivité thermique \kappa spatiellement uniforme, la divergence de \vec{j}_Q devient :
puisque \operatorname{div}(\vec{\operatorname{grad}}) = \Delta désigne l'opérateur Laplacien scalaire.
D'après le bilan thermique établi en Q15, le transfert thermique reçu par l'élément de volume \mathrm{d}V pendant la durée \mathrm{d}t s'exprime donc par :
Par ailleurs, d'après les résultats de Q17, en l'absence de travail et pour une évolution isobare lente :
ce qui donne immédiatement :
En égalant les deux expressions du transfert thermique \delta Q pour l'élément de fluide pendant la durée \mathrm{d}t :
En simplifiant par T_0\,\mathrm{d}V\,\mathrm{d}t, on obtient l'équation différentielle régissant l'évolution temporelle de l'entropie massique :
Résultat
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : équation de la chaleur, diffusivité thermique
Déduire de ce qui précède l'équation de la diffusion thermique. Donner l'expression du coefficient de diffusion en fonction de , et .
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Exprimer \mathrm{d}s/\mathrm{d}t en fonction de \partial T/\partial t via la relation isobare et identifier l'équation de la chaleur canonique.
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Substitution de \mathrm{d}s par (c_P/T_0)\mathrm{d}T conduisant à \partial T/\partial t = D \Delta T avec D = \kappa/(\rho_0 c_P).
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D'après la relation (7) obtenue à la question Q17, pour une particule fluide subissant de petites variations autour de l'équilibre isobare, la dérivée temporelle de l'entropie massique s'exprime en fonction de celle de la température selon :
En injectant cette relation dans l'équation (8) établie à la question Q18, on obtient :
En simplifiant par T_0, il vient directement :
On reconnaît l'équation de la diffusion thermique (ou équation de la chaleur) :
où le coefficient de diffusion thermique (ou diffusivité thermique) D est défini par :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : onde thermique, représentation complexe
Nous allons aborder le problème de la diffusion thermique sous un angle un peu différent. Montrer que, si l'on considère une solution en température et entropie massique sous la forme d'une OPPH définie par l'équation (6), alors les amplitudes d'oscillation et obéissent à l'équation matricielle
où la matrice est définie par
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Injecter des formes harmoniques planes en \exp[i(kz-\omega t)] dans le système de deux équations thermodynamiques couplées.
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- Exprimer les deux relations scalaires régissant les perturbations de température T et d'entropie massique s, à savoir la relation thermodynamique locale (obtenue en Q17) et le bilan thermique (équation (8) de Q18).
- Linéariser la dérivée particulaire au premier ordre autour de l'état de repos.
- Traduire les dérivées temporelles et spatiales pour une onde plane progressive harmonique (OPPH) sous la forme X(z,t) = \underline{X}\,\mathrm{e}^{i(kz-\omega t)} et mettre le système sous forme matricielle.
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Écriture sous forme matricielle des relations harmoniques couplées entre la température et l'entropie massique.
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Les perturbations T(z,t) et s(z,t) sont recherchées sous la forme d'OPPH se propageant selon \vec{e}_z (équation (6)) :
Les opérateurs différentiels appliqués à ces grandeurs harmoniques se traduisent par :
1. Première relation : comportement thermodynamique local
D'après la question Q17, pour de petites variations autour de l'équilibre à pression constante, on a \mathrm{d}s = \frac{c_P}{T_0}\,\mathrm{d}T. En notant s et T les perturbations d'entropie massique et de température par rapport à l'équilibre, cette relation s'écrit :
En amplitudes complexes, on obtient directement la première équation :
2. Seconde relation : bilan thermique
L'équation différentielle régissant l'entropie massique établie en Q18 (équation (8)) est :
La dérivée particulaire s'écrit \frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t} = \frac{\partial s}{\partial t} + (\vec{v}\cdot\vec{\operatorname{grad}})s. Comme le fluide est au repos à l'équilibre (\vec{v}_0 = \vec{0}) et que \vec{v} ainsi que s sont des perturbations du premier ordre, le terme convectif (\vec{v}\cdot\vec{\operatorname{grad}})s est du second ordre et doit être négligé :
L'équation différentielle linéarisée devient :
En remplaçant par les amplitudes complexes associées à l'OPPH :
3. Écriture matricielle
En regroupant les deux équations scalaires :
on obtient bien l'équation matricielle attendue :
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : onde thermique, relation de dispersion
En écrivant la condition sur pour que des solutions non triviales existent, expliciter la relation entre et en faisant intervenir le coefficient de diffusion .
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Calculer \det\mathbf{B}(\omega, k) = 0 et relier la pulsation au carré du vecteur d'onde par le coefficient de diffusion thermique D.
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- Écrire la condition d'existence d'une solution non triviale pour le système linéaire homogène 2\times 2, à savoir l'annulation du déterminant de la matrice \mathbf{B}(\omega, k).
- Calculer ce déterminant et faire apparaître le coefficient de diffusion thermique D = \frac{\kappa}{\rho_0 c_P} établi à la question Q19.
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Annulation du déterminant de \mathbf{B} conduisant à la relation de dispersion thermique k^2 = i\omega/D.
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Le système matriciel
est un système linéaire homogène. Il admet une solution non triviale (c'est-à-dire non identiquement nulle, (\underline{T}, \underline{s}) \neq (0, 0)) si et seulement si son déterminant est nul :
Calculons ce déterminant à l'aide de l'expression de \mathbf{B}(\omega, k) obtenue en Q20 :
La condition d'annulation s'écrit donc :
En introduisant l'expression du coefficient de diffusion thermique D = \frac{\kappa}{\rho_0 c_P} (question Q19), on obtient la relation de dispersion :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 22
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : transformation adiabatique, conductivité thermique
Pour obtenir l'équation régissant l'onde sonore, nous avions fait l'hypothèse d'une transformation locale isentropique. Que vaut le coefficient de conductivité thermique dans ce cas ?
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Sans transfert thermique entre zones de compression et de dilatation, la conductivité thermique du fluide doit être considérée comme nulle.
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- Exprimer ce que signifie une transformation locale isentropique en termes de variation temporelle de l'entropie massique s.
- Utiliser l'équation reliant l'évolution de s au laplacien de la température pour en déduire la valeur requise pour le coefficient de conductivité thermique \kappa.
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L'absence de transferts thermiques conductifs correspond à une conductivité thermique nulle (\kappa = 0).
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Lors du passage de l'onde acoustique, les compressions et dilatations locales entraînent des variations spatiales et temporelles de la température, de sorte que \Delta T \neq 0 (comme établi en question Q12).
D'après l'équation (8) démontrée en question Q18, l'évolution de l'entropie massique sous l'effet des échanges thermiques conducteurs est régie par :
Pour qu'une particule fluide subisse une transformation isentropique, son entropie massique doit rester constante au cours du temps, soit \dfrac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t} = 0.
Puisque \Delta T n'est pas identiquement nul au passage de l'onde, l'annulation de tout transfert thermique par conduction (\vec{j}_Q = \vec{0}) impose :
Résultat
Question 23
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : coefficient thermoélastique, dilatation isobare
Quelle est l'expression du coefficient de dilatation thermique isobare pour un gaz parfait ?
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Utiliser l'équation d'état des gaz parfaits P V = n R T pour évaluer la dérivée logarithmique à pression constante.
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- Partir de l'équation d'état du gaz parfait pour exprimer le volume V en fonction de la température T et de la pression P.
- Calculer la dérivée partielle à pression constante \left(\frac{\partial V}{\partial T}\right)_P et en déduire le coefficient de dilatation thermique isobare \beta.
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Calcul direct à partir de la définition : \beta = \frac{1}{V}\left(\frac{\partial V}{\partial T}\right)_P = \frac{1}{T_0} pour un gaz parfait.
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Pour une quantité de matière n de gaz parfait, l'équation d'état s'écrit :
La dérivée partielle du volume par rapport à la température à pression constante vaut ainsi :
En utilisant la définition donnée par l'énoncé :
Évalué au voisinage de la température d'équilibre T_0, le coefficient de dilatation thermique isobare d'un gaz parfait s'écrit :
Résultat
Question 24
DifficileTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique ; Premier et second principes
Notions : différentielle thermodynamique, relation thermoélastique
Sachant que pour un gaz parfait
expliciter les équations donnant et en fonction de et et des grandeurs à l'équilibre pertinentes.
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Substituer la valeur de \beta = 1/T_0 et les relations thermodynamiques fournies dans les différentielles totales de \rho et T.
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- Partir des développements au premier ordre de \rho et T donnés par l'énoncé en fonction des variables d'état p et s.
- Exprimer chacune des quatre dérivées partielles à l'équilibre en exploitant le résultat \beta = 1/T_0 obtenu à la question pour un gaz parfait.
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Écriture des différentielles en variables (P, s) et identification des coefficients thermodynamiques pour un gaz parfait.
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Les incréments de masse volumique \rho et de température T s'expriment sous forme différentielle au premier ordre par :
Évaluons les différentes dérivées partielles au voisinage de l'état d'équilibre (P_0, T_0, \rho_0) :
Par définition de la compressibilité isentropique (question Q4) :
\left.\frac{\partial\rho}{\partial P}\right|_S = \rho_0 \chi_S.La relation thermodynamique fournie donne :
\left.\frac{\partial\rho}{\partial s}\right|_P = -\frac{\rho_0 \beta T_0}{c_P}.D'après la question Q23, pour un gaz parfait, on a \beta = 1/T_0, soit \beta T_0 = 1. Il vient ainsi :
\left.\frac{\partial\rho}{\partial s}\right|_P = -\frac{\rho_0}{c_P}.Pour la dérivée isentropique de la température, l'énoncé indique :
\left.\frac{\partial T}{\partial P}\right|_S = \frac{T_0 \beta}{\rho_0 c_P} = \frac{1}{\rho_0 c_P}.Enfin, l'énoncé donne directement :
\left.\frac{\partial T}{\partial s}\right|_P = \frac{T_0}{c_P}.
En substituant ces coefficients, on obtient les équations couplées recherchées :
Résultat
Question 25
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : onde acoustique, système matriciel
Montrer alors que le jeu d'équations vérifié par une solution modèle d'OPPH (6) prenant en compte le couplage entre les grandeurs mécaniques et thermodynamiques et s'écrit
où et sont les matrices définies précédemment. Cette matrice sera notée . Comme précédemment, l'équation reliant à est . Pour cette matrice , on admet que son déterminant s'écrit sous la forme
Voir l'indiceIndice
Rassembler les cinq équations linéaires couplées reliant \rho, v, p, T et s en identifiant les blocs matriciels \mathbf{A} et \mathbf{B}.
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- Recenser les 5 équations physiques régissant l'onde acoustique en présence de conduction thermique : l'équation de conservation de la masse, l'équation de la quantité de mouvement (Euler linéarisée), les deux équations d'état thermodynamiques établies en Q24 reliant (\rho, T) à (p, s), et l'équation d'évolution de l'entropie massique sous l'effet de la conduction thermique (Q18).
- Traduire ces équations pour une onde plane progressive harmonique (OPPH) se propageant selon \vec{e}_z, où toute grandeur X(z, t) = \underline{X}\,\mathrm{e}^{i(kz-\omega t)} vérifie \frac{\partial X}{\partial t} = -i\omega X, \frac{\partial X}{\partial z} = ik X et \Delta X = -k^2 X.
- Disposer les équations sous forme matricielle pour le vecteur colonne (\underline{\rho}, \underline{v}, \underline{p}, \underline{T}, \underline{s})^\top et identifier la structure par blocs faisant intervenir \mathbf{A}(\omega, k) et \mathbf{B}(\omega, k).
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Assemblage des blocs mécaniques \mathbf{A} et thermiques \mathbf{B} couplés en matrice 5\times 5.
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Pour une OPPH selon \vec{e}_z, les opérateurs différentiels au premier ordre se traduisent en notation complexe par :
Écrivons successivement les 5 équations régissant le système :
Conservation de la masse (Q6) :
\frac{\partial \rho}{\partial t} + \rho_0 \frac{\partial v}{\partial z} = 0 \implies -i\omega\underline{\rho} + ik\rho_0 \underline{v} = 0.Conservation de la quantité de mouvement (Q7) :
\rho_0 \frac{\partial v}{\partial t} = -\frac{\partial p}{\partial z} \implies -i\omega\rho_0 \underline{v} + ik\underline{p} = 0.Relation pour l'incrément de masse volumique (Q24) :
\rho = \rho_0 \chi_S p - \frac{\rho_0}{c_P} s \implies \underline{\rho} - \rho_0 \chi_S \underline{p} + \frac{\rho_0}{c_P}\underline{s} = 0.Relation pour la perturbation de température (Q24) :
T = \frac{1}{\rho_0 c_P} p + \frac{T_0}{c_P} s \iff -\frac{1}{\rho_0} \underline{p} + c_P \underline{T} - T_0 \underline{s} = 0.Équation de l'entropie sous conduction thermique (Q18) : Au premier ordre, le terme convectif (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})s est d'ordre 2, donc \frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t} \simeq \frac{\partial s}{\partial t} :
\rho_0 \frac{\partial s}{\partial t} = \frac{\kappa}{T_0}\Delta T \implies -i\omega\rho_0 \underline{s} = -\frac{\kappa}{T_0}k^2 \underline{T} \iff -\frac{\kappa}{T_0}k^2 \underline{T} + i\omega\rho_0 \underline{s} = 0.
Regroupons ces cinq équations sous forme matricielle pour le vecteur colonne (\underline{\rho}, \underline{v}, \underline{p}, \underline{T}, \underline{s})^\top :
En reconnaissant les sous-matrices :
on obtient bien l'écriture par blocs recherchée :
Résultat
Question 26
DifficileTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : développement limité, théorie des perturbations
En utilisant un développement limité de au premier ordre en , au voisinage de , montrer que
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Poser k = k_0 + \varepsilon avec \det\mathbf{A}(\omega, k_0) = 0, et développer \det\mathbf{M}(\omega, k_0+\varepsilon) au premier ordre en \varepsilon.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'expression de \det\mathbf{M}(\omega, k) donnée dans l'énoncé et la propriété définissant k_0, à savoir \det\mathbf{A}(\omega, k_0) = 0.
- Effectuer le développement limité de la fonction k \mapsto \det\mathbf{M}(\omega, k) à la pulsation \omega fixée, au premier ordre en \varepsilon au voisinage de k_0.
- Écrire la condition \det\mathbf{M}(\omega, k_0 + \varepsilon) = 0 pour en déduire l'expression de la correction \varepsilon.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement au premier ordre du déterminant autour de la solution non dissipative k_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, le déterminant de la matrice couplée \mathbf{M}(\omega, k) s'écrit :
Par définition, k_0 est le nombre d'onde acoustique en l'absence de conductivité thermique (\kappa = 0), ce qui correspond à l'annulation du déterminant acoustique non couplé :
La valeur prise par \det\mathbf{M} en k = k_0 vaut donc :
À pulsation \omega fixée, effectuons un développement de Taylor de la fonction k \mapsto \det\mathbf{M}(\omega, k) au premier ordre en \varepsilon = k - k_0 au voisinage de k_0 :
La dérivée partielle par rapport à k est obtenue en dérivant le produit et le terme polynomial :
En évaluant cette dérivée en k = k_0, le second terme s'annule car \det\mathbf{A}(\omega, k_0) = 0, ce qui donne :
L'équation de dispersion \det\mathbf{M}(\omega, k_0 + \varepsilon) = 0 se traduit alors, au premier ordre en \varepsilon, par :
soit :
En remplaçant par les expressions obtenues, on parvient au résultat cherché :
Résultat
Question 27
DifficileTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : atténuation acoustique, longueur d'atténuation
En déduire la partie imaginaire de , à l'ordre le plus bas en , en fonction de et , où . En déduire l'expression de la longueur d'atténuation de l'intensité sonore lorsque la diffusion thermique est prise en compte.
Voir l'indiceIndice
Isoler la contribution imaginaire de \det\mathbf{B}(\omega, k_0), en déduire \operatorname{Im}(k) et relier la longueur d'atténuation de l'intensité \delta à 1/(2\operatorname{Im}(k)).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le dénominateur de la relation (9) issue de la question précédente à l'ordre le plus bas en conductivité thermique \kappa (c'est-à-dire à l'ordre zéro).
- En déduire l'expression approchée de \varepsilon au premier ordre en \kappa, puis identifier sa partie imaginaire \mathrm{Im}(k) en introduisant \omega_{\mathrm{th}}.
- Relier la décroissance spatiale de l'intensité acoustique I \propto |p|^2 à la partie imaginaire de k pour définir et expliciter la longueur d'atténuation \delta.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la partie imaginaire de k au premier ordre en \kappa et déduction de \delta = 1/(2\operatorname{Im} k).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q26, la correction \varepsilon = k - k_0 s'écrit :
Le numérateur étant proportionnel à \kappa, l'ordre le plus bas en \kappa pour \varepsilon s'obtient en évaluant le dénominateur à l'ordre 0 en \kappa.
D'après la question Q10, on a \det\mathbf{A}(\omega, k) = \rho_0(k_0^2 - k^2), ce qui donne :
D'après la question Q20, \det\mathbf{B}(\omega, k_0) = i\omega\rho_0 c_P - \kappa k_0^2 = i\omega\rho_0 c_P + \mathcal{O}(\kappa).
Le second terme du dénominateur étant d'ordre 1 en \kappa, le dénominateur se réduit à l'ordre 0 à :
On en déduit l'expression de \varepsilon à l'ordre 1 en \kappa :
En introduisant la pulsation caractéristique \omega_{\mathrm{th}} = \dfrac{2c_P^2 T_0\rho_0}{\kappa}, il vient :
Comme k = k_0 + \varepsilon avec k_0 \in \mathbb{R}^+, la partie imaginaire de k est donnée par :
L'onde plane harmonique se propageant selon +z présente une dépendance spatiale en :
L'intensité sonore étant proportionnelle au carré du module de la surpression (I \propto |p|^2), elle décroît selon :
La longueur d'atténuation \delta de l'intensité sonore est donc définie par \dfrac{1}{\delta} = 2\,\mathrm{Im}(k), soit :
En utilisant la relation non dissipative k_0 = \omega/c, on obtient :
Résultat
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : ordre de grandeur, atténuation acoustique
Évaluer numériquement cette longueur caractéristique d'atténuation à 1 kHz et conclure.
Voir l'indiceIndice
Calculer numériquement \delta à 1\text{ kHz} avec les constantes de l'énoncé et comparer la distance obtenue aux échelles de propagation usuelles.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer numériquement la pulsation thermique caractéristique \omega_{\text{th}} à partir des données de l'air fournies dans le formulaire.
- Calculer la longueur d'atténuation \delta = \dfrac{c\,\omega_{\text{th}}}{2\omega^2} pour une fréquence f = 1\text{ kHz}.
- Conclure en comparant \delta aux distances caractéristiques de propagation usuelles et à la longueur d'onde, afin de justifier l'hypothèse isentropique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique de \delta (plusieurs dizaines de kilomètres) montrant la négligeabilité des pertes thermiques à 1 kHz.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q27, la longueur caractéristique d'atténuation de l'intensité sonore s'écrit :
avec la pulsation caractéristique :
À l'aide des données du formulaire :
- c_P = 1\,004\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} \simeq 1{,}0 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}
- T_0 = 293{,}1\text{ K} \simeq 2{,}9 \times 10^2\text{ K}
- \rho_0 = 1{,}204\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} \simeq 1{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
- \kappa = 0{,}025\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} = 2{,}5 \times 10^{-2}\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}
On évalue la pulsation \omega_{\text{th}} :
Pour une fréquence sonore f = 1\text{ kHz} = 1{,}0 \times 10^3\text{ Hz}, la pulsation vaut \omega = 2\pi f \simeq 6{,}28 \times 10^3\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}, et c = 343{,}5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. On en déduit :
Conclusion : La longueur caractéristique d'atténuation due à la conduction thermique (\sim 120\text{ km}) est gigantesque devant la longueur d'onde de l'onde sonore (\lambda = c/f \simeq 34\text{ cm}) et devant toutes les distances usuelles de propagation du son dans l'air (de quelques mètres à quelques centaines de mètres).
L'effet dissipatif par diffusion thermique est donc totalement négligeable sur les échelles d'espace usuelles, ce qui justifie a posteriori avec une excellente précision l'approximation de transformation isentropique formulée dans la partie I.2, ainsi que le traitement perturbatif au premier ordre (\varepsilon \ll k_0).
Résultat
Partie II : Perception spatiale de l'audition
II.1 · Onde sonore émise par une source sphérique
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : symétrie sphérique, invariance par rotation
Pourquoi les champs , , et ne dépendent-ils que de et de la norme de ?
Voir l'indiceIndice
Invoquer l'invariance par rotation du système autour du centre O de la sphère pulsante isotrope.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les invariances géométriques de la source sonore (sphère pulsante) et du milieu de propagation.
- Appliquer le principe de Curie pour en déduire les symétries des champs scalaires acoustiques.
Voir la réponse courteRéponse courte
Invariance du problème par rotation autour de la source ponctuelle : les grandeurs ne dépendent que de r et t.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le problème présente une symétrie sphérique complète autour du point O :
- La source est une sphère centrée en O dont la pulsation radiale \epsilon(t) est uniforme sur toute sa surface : elle est invariante par toute rotation autour d'un axe passant par le centre O.
- Le milieu de propagation est l'air, supposé infini, homogène, isotrope et dépourvu d'obstacle.
D'après le principe de Curie, le champ acoustique généré doit posséder au moins les mêmes éléments de symétrie et d'invariance que l'ensemble des causes qui lui donnent naissance.
Par conséquent, les champs scalaires que sont la surpression p(\vec{r}, t), l'incrément de masse volumique \rho(\vec{r}, t) et la perturbation de température T(\vec{r}, t) sont invariants par toute rotation autour de O. En coordonnées sphériques (r, \theta, \phi) d'origine O, ils ne dépendent donc d'aucune des coordonnées angulaires \theta et \phi :
Résultat
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : onde sphérique, équation de d'alembert
Montrer que, pour la géométrie considérée, un champ de surpression de la forme
où est une fonction quelconque, est solution de l'équation de propagation (1).
Voir l'indiceIndice
Exprimer le laplacien en coordonnées sphériques pour une fonction ne dépendant que de r, et poser la fonction auxiliaire u(r, t) = r\,p(r, t).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le Laplacien en coordonnées sphériques pour un champ à symétrie sphérique p(r, t), à l'aide du formulaire fourni ou de l'identité \Delta p = \frac{1}{r}\frac{\partial^2(rp)}{\partial r^2}.
- Calculer la dérivée seconde temporelle de p(r, t) et injecter les deux termes dans l'équation de d'Alembert (1).
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation du laplacien sphérique \Delta p = \frac{1}{r}\frac{\partial^2(rp)}{\partial r^2} ramenant d'Alembert à une équation 1D.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question précédente, le champ de surpression ne dépend que de la coordonnée radiale r et du temps t : p(\vec{r}, t) = p(r, t). L'expression du Laplacien scalaire en coordonnées sphériques donnée dans le formulaire se réduit à :
On remarque l'identité remarquable équivalente :
Posons la fonction auxiliaire u(r, t) = r\,p(r, t) = f\left(t - \frac{r}{c}\right). En notant \xi = t - \frac{r}{c} la variable de la fonction f, et f' puis f'' ses dérivées par rapport à \xi, les dérivées partielles de u s'écrivent :
On en déduit l'expression du Laplacien pour tout r > 0 :
D'autre part, la dérivée temporelle seconde de la surpression s'exprime immédiatement par :
En combinant ces deux résultats dans le membre de gauche de l'équation de d'Alembert (1) :
Le champ proposé vérifie donc identiquement l'équation (1) en tout point de l'espace hors de l'origine :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : onde sphérique progressive, onde harmonique
En déduire que la solution harmonique complexe à la pulsation est nécessairement de la forme
Nous appellerons cette solution « onde sphérique progressive harmonique » (OSPH).
Voir l'indiceIndice
Chercher les solutions de d'Alembert sous forme séparable avec une dépendance temporelle en \exp(-i\omega t) et une onde purement divergente.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler que la source (sphère pulsante) émettant dans un milieu infini sans obstacle engendre une onde purement divergente (progressive sortante), décrite d'après la question Q30 par p(r, t) = \dfrac{1}{r} f\!\left(t - \dfrac{r}{c}\right).
- Exprimer le caractère harmonique à la pulsation \omega avec la convention temporelle en e^{-i\omega t} adoptée par le sujet pour déterminer la forme de la fonction f.
- Identifier la relation de dispersion k = \omega/c et exprimer le résultat sous la forme imposée à l'aide de la fonction g(r).
Voir la réponse courteRéponse courte
Choix d'une fonction sinusoïdale progressive sortante : p(r, t) = \underline{A}_\omega \frac{e^{ikr}}{r} e^{-i\omega t}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'onde acoustique générée par la sphère pulsante et se propageant dans l'espace infini sans obstacle est une onde progressive sortante (divergente). D'après la question Q30, le champ de surpression s'écrit donc sous la forme :
En régime harmonique complexe à la pulsation \omega, avec la convention temporelle adoptée depuis la question Q6 (X(t) \propto e^{-i\omega t}), la dépendance en temps de toute grandeur s'écrit sous la forme \propto e^{-i\omega t}. La fonction f doit donc vérifier :
où C est une constante complexe. En posant la variable retardée u = t - \dfrac{r}{c}, il vient :
En introduisant le nombre d'onde acoustique en milieu non dispersif k = \dfrac{\omega}{c} (question Q2), le champ de surpression s'écrit :
La fonction g(r) étant définie dans l'énoncé par g(r) = \dfrac{1}{4\pi r} e^{ikr}, on pose l'amplitude complexe \underline{A}_\omega = 4\pi C, ce qui conduit de manière unique à :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 32
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : onde centripète, réversibilité temporelle
Utiliser l'invariance du problème par renversement du temps pour trouver une deuxième solution de l'équation de propagation, indépendante de celle écrite à la question précédente.
Voir l'indiceIndice
Changer t en -t dans l'équation de d'Alembert pour obtenir une onde sphérique convergente se propageant vers le centre.
Voir la stratégieStratégie
- Montrer que l'opérateur de d'Alembert est invariant par la transformation de renversement du temps t \mapsto -t.
- Appliquer cette transformation à la solution physique réelle associée à l'OSPH afin d'obtenir une nouvelle solution réelle.
- Écrire cette nouvelle solution sous la forme complexe usuelle (avec le terme temporel e^{-i\omega t}) et interpréter sa propagation (onde sphérique convergente).
Voir la réponse courteRéponse courte
Le changement t \to -t fournit la seconde solution indépendante : l'onde sphérique convergente e^{-ikr}/r.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de d'Alembert régissant la surpression,
ne fait intervenir la dérivée temporelle qu'au second ordre. Elle est donc invariante sous la transformation de renversement du temps :
Par conséquent, si un champ physique réel p_1(\vec{r}, t) est solution de cette équation, le champ p_2(\vec{r}, t) = p_1(\vec{r}, -t) est également solution.
Considérons la solution réelle associée à l'onde sphérique progressive harmonique divergente établie en Q31 :
où \psi = \arg(\underline{A}_\omega). En appliquant le renversement du temps t \mapsto -t, on obtient une nouvelle solution :
En adoptant à nouveau la représentation complexe avec la dépendance temporelle en e^{-i\omega t}, cette deuxième solution s'écrit :
où \underline{A}'_\omega est une constante complexe arbitraire et g^*(r) = \frac{1}{4\pi r}e^{-ikr} est le conjugué de la fonction spatiale g(r).
Les dépendances radiales en e^{ikr} et e^{-ikr} étant linéairement indépendantes, \underline{p}_2 constitue bien une deuxième solution indépendante de l'équation de propagation.
Résultat
Question 33
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : conservation de la masse, théorème de la divergence
Montrer, à partir de l'équation de conservation de la matière (4), que la masse d'air contenu dans un volume sphérique de rayon centré en varie en fonction du temps comme
Justifier alors que le champ de vitesse moyenné sur une période est nul.
Voir l'indiceIndice
Intégrer l'équation de continuité sur une sphère de rayon r à l'aide de la formule de Green-Ostrogradski et moyenner sur une période temporelle.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la masse totale M(r, t) contenue dans une sphère géométrique fixe de rayon r centrée en O à l'aide de la masse volumique locale \rho_{\text{tot}} = \rho_0 + \rho(\vec{r}, t), puis dériver par rapport au temps.
- Injecter l'équation de conservation de la masse linéarisée (4) et appliquer le théorème de Green-Ostrogradsky (théorème de la divergence) pour relier la variation temporelle au flux de vitesse à travers la surface sphérique.
- Prendre la moyenne temporelle sur une période T = 2\pi/\omega en exploitant le caractère T-périodique de la masse M(r, t) en régime harmonique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de l'équation de continuité sur une sphère ; la conservation de la masse moyenne impose \langle v_r \rangle = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le volume sphérique \mathcal{V}(r) de rayon r centré en O, délimité par la sphère géométrique fixe \mathcal{S}(r) orientée vers l'extérieur par le vecteur unitaire radial \vec{e}_r.
La masse totale d'air contenue dans ce volume à l'instant t s'écrit :
Le volume d'intégration étant géométriquement fixe dans l'espace et la masse volumique à l'équilibre \rho_0 étant constante et uniforme, la dérivée temporelle de M(r, t) vaut :
D'après l'équation de conservation de la matière (4), on a \dfrac{\partial \rho}{\partial t} = -\rho_0 \operatorname{div}\vec{v}. Par conséquent :
Le théorème de Green-Ostrogradsky permet de convertir cette intégrale de volume en flux à travers la surface fermée \mathcal{S}(r) :
D'après la symétrie sphérique établie en Q29, la composante radiale de la vitesse v_r(r, t) est uniforme sur toute la sphère de rayon r. Elle sort donc de l'intégrale :
On en déduit immédiatement la relation demandée :
En régime harmonique établi de période T = \dfrac{2\pi}{\omega}, toutes les grandeurs acoustiques oscillent à la pulsation \omega. La masse d'air M(r, t) est donc une fonction T-périodique du temps : M(r, t+T) = M(r, t).
Définissons la moyenne temporelle sur une période d'une grandeur X(t) par :
La moyenne temporelle de la dérivée de M(r, t) vaut alors :
En prenant la moyenne temporelle de la relation établie ci-dessus :
Comme \rho_0 \neq 0 et r > 0, il vient :
Par symétrie sphérique, les composantes orthoradiales de la vitesse sont nulles, donc le vecteur vitesse moyenné sur une période est strictement nul : \langle \vec{v}(\vec{r}, t) \rangle = \vec{0}.
Résultat
Question 34
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : équation d'euler, onde sphérique
En utilisant l'équation de conservation de la quantité de mouvement (5), justifier que le champ de vitesse de l'OSPH définie en Q31 est radial et montrer qu'il peut se mettre sous la forme
où est une constante qu'on ne cherchera pas à expliciter dans cette question.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la composante radiale de l'équation d'Euler linéarisée -i\omega\rho_0\underline{v}_r = -\partial\underline{p}/\partial r en dérivant l'expression de g(r).
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'équation d'Euler acoustique linéarisée (5) en représentation complexe pour une dépendance temporelle en \mathrm{e}^{-i\omega t}.
- Exprimer le gradient de pression en coordonnées sphériques pour un champ à symétrie sphérique afin de démontrer que le champ de vitesse n'a qu'une composante radiale.
- Dériver la fonction spatiale g(r) = \dfrac{\mathrm{e}^{ikr}}{4\pi r} par rapport à r, puis factoriser pour identifier la forme demandée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivation spatiale de p(r, t) et intégration temporelle via l'équation d'Euler linéarisée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (5) établie à la question Q7, l'équation de la dynamique du fluide linéarisée s'écrit :
En adoptant la notation complexe avec une dépendance temporelle en \mathrm{e}^{-i\omega t}, l'opérateur de dérivation temporelle devient \dfrac{\partial}{\partial t} \to -i\omega, ce qui donne pour les amplitudes complexes :
La surpression \underline{p}(\vec{r}, t) = \underline{A}_\omega g(r) \mathrm{e}^{-i\omega t} ne dépend de l'espace que par l'intermédiaire de la distance radiale r. En coordonnées sphériques, l'opérateur gradient appliqué à un champ à symétrie sphérique se réduit à sa composante radiale :
Par conséquent, -i\omega \rho_0 \underline{\vec{v}} est colinéaire au vecteur unitaire radial \vec{e}_r. En l'absence d'écoulement stationnaire préexistant, le champ de vitesse acoustique est donc purement radial :
Calculons à présent la dérivée radiale de g(r) = \dfrac{\mathrm{e}^{ikr}}{4\pi r} :
Il vient alors pour le gradient de pression :
En réinjectant cette expression dans la projection radiale de l'équation de Navier-Stokes linéarisée :
En posant la constante \underline{B}_\omega = \dfrac{k}{\omega\rho_0}\underline{A}_\omega, on obtient bien l'expression recherchée :
Résultat
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : impédance acoustique, champ lointain
On définit l'impédance acoustique comme
Montrer que, pour l'OSPH, on a .
Voir l'indiceIndice
Prendre la limite quand r \to \infty du rapport \underline{p}/\underline{v}_r en remarquant que le terme en 1/(ikr) s'annule.
Voir la stratégieStratégie
- Former le quotient des expressions complexes de la surpression p(r, t) (établie en Q31) et de la composante radiale de la vitesse v_r(r, t) (établie en Q34).
- Prendre la limite lorsque r \to \infty pour obtenir \underline{Z} = \underline{A}_\omega / \underline{B}_\omega.
- Utiliser la relation liant \underline{B}_\omega à \underline{A}_\omega issue de l'équation d'Euler ainsi que la relation de dispersion acoustique \omega = c k pour exprimer \underline{Z} en fonction de \rho_0 et c.
Voir la réponse courteRéponse courte
En champ lointain (kr \gg 1), le terme en 1/(ikr) s'annule, redonnant l'impédance de l'onde plane \rho_0 c.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions Q31 et Q34, la surpression et la vitesse radiale s'écrivent :
Le rapport de ces grandeurs complexes est donc indépendant du temps t :
Dans la limite r \to \infty, le terme \dfrac{1}{ikr} tend vers zéro, d'où :
Par ailleurs, l'équation d'Euler linéarisée selon \vec{e}_r s'écrit (question Q34) :
En régime harmonique, cela donne -i\omega\rho_0 v_r = -\dfrac{\partial p}{\partial r}. Comme \dfrac{\partial}{\partial r}\left[\dfrac{\mathrm{e}^{ikr}}{r}\right] = \left(ik - \dfrac{1}{r}\right)\dfrac{\mathrm{e}^{ikr}}{r} = ik\left(1 - \dfrac{1}{ikr}\right)\dfrac{\mathrm{e}^{ikr}}{r}, on en déduit l'expression de la constante \underline{B}_\omega :
En utilisant la relation de dispersion non dissipative \omega = c k (question Q2), le rapport s'écrit :
On a donc bien :
Résultat
Question 36
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : condition aux limites, approximation acoustique
En utilisant la condition aux limites sur la sphère, trouver une relation entre et . Utiliser cette condition aux limites pour exprimer en fonction de et dans la limite des petites variations du rayon instantané de la sphère, et .
Voir l'indiceIndice
Écrire la continuité de la vitesse fluide avec la vitesse de la paroi sphérique \dot{R}(t) = \dot{\epsilon}(t) évaluée au premier ordre en R_0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition de non-pénétration du fluide à la surface mobile de la sphère pulsante reliant la vitesse radiale du fluide v_r à la vitesse de déplacement de la paroi \dot{R}(t).
- Réaliser un développement au premier ordre au voisinage du rayon moyen R_0 grâce aux hypothèses de petites variations \epsilon \ll R_0 et \epsilon \ll c/\omega.
- Injecter l'expression de l'amplitude complexe de la vitesse radiale obtenue à la question Q34 pour en déduire \underline{\epsilon}_\omega.
Voir la réponse courteRéponse courte
Continuité de la vitesse à l'interface mobile v_r(R_0, t) = \dot{R}(t) pour relier \underline{\epsilon}_\omega à \underline{B}_\omega.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À la surface de la sphère matérielle de rayon instantané R(t), le fluide parfait vérifie la condition cinématique de non-pénétration : la composante radiale de la vitesse du fluide à la paroi coïncide avec la vitesse radiale de la paroi elle-même. Ainsi :
Comme R(t) = R_0 + \epsilon(t) avec R_0 constant, il vient immédiatement :
Effectuons un développement de Taylor de la vitesse acoustique v_r au voisinage du rayon moyen R_0 :
La variation spatiale s'effectuant sur une échelle caractéristique \sim \min(R_0, \lambda) = \min(R_0, 2\pi/k), le terme correctif est de l'ordre de \epsilon \max(1/R_0, k) v_r. Puisque \epsilon \ll R_0 et \epsilon \ll c/\omega = 1/k, ce terme correctif est du second ordre en perturbation acoustique. Au premier ordre d'approximation, la condition aux limites se linéarise donc en :
En représentation complexe, avec \epsilon(t) = \underline{\epsilon}_\omega \mathrm{e}^{-i\omega t}, la dérivée temporelle est :
D'après l'expression de la vitesse radiale établie à la question Q34, on a en r = R_0 :
L'égalité des amplitudes complexes donne alors :
soit, en divisant par -i\omega (ce qui équivaut à multiplier par \frac{i}{\omega}) :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 37
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : débit volumique, sphère pulsante
La sphère pulsante peut aussi être vue comme une source de débit volumique . Écrire en fonction de et . En déduire la relation entre l'amplitude monochromatique de ce débit volumique et celle de la variation du rayon instantané, puis l'expression de en fonction de et d'autres grandeurs du problème.
Voir l'indiceIndice
Définir le débit volumique comme l'intégrale de flux de la vitesse sur la surface de la sphère 4\pi R^2, puis relier son amplitude à \underline{\epsilon}_\omega.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le débit volumique instantané S(t) par intégration du flux du vecteur vitesse \vec{v} = v_r \vec{e}_r à travers la surface sphérique de rayon R(t).
- Linéariser cette relation au premier ordre en \epsilon(t) en utilisant la condition aux limites v_r(R(t), t) \simeq \dot{\epsilon}(t) issue de la question Q36, puis passer en amplitudes complexes associées à la dépendance temporelle e^{-i\omega t}.
- Injecter l'expression de v_r(R_0, t) ou de \underline{\epsilon}_\omega obtenue en Q36 pour relier directement \underline{S}_\omega à \underline{B}_\omega, et simplifier le produit avec la fonction spatiale g(R_0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression du débit acoustique S(t) = 4\pi R_0^2 v_r(R_0, t) et relation linéaire entre amplitudes complexes.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le débit volumique instantané S(t) engendré par la sphère est le flux du champ de vitesse eulérien \vec{v}(R(t), t) = v_r(R(t), t)\vec{e}_r à travers la surface fermée de la sphère pulsante \Sigma(t) de rayon instantané R(t), orientée vers l'extérieur :
D'après la condition aux limites cinématique établie à la question Q36, on a v_r(R(t), t) = \dot{R}(t) = \dot{\epsilon}(t). Dans l'approximation acoustique linéaire où \epsilon(t) \ll R_0, le rayon au carré s'écrit au premier ordre :
Le débit volumique s'écrit donc au premier ordre :
En adoptant la convention de l'énoncé \epsilon(t) = \underline{\epsilon}_\omega e^{-i\omega t}, la dérivée temporelle se traduit par une multiplication par -i\omega :
En identifiant avec l'écriture harmonique complexe du débit S(t) = \underline{S}_\omega e^{-i\omega t}, on obtient :
D'après la question Q36, la vitesse radiale sur la surface r = R_0 s'écrit :
Par conséquent :
Sachant que g(R_0) = \dfrac{1}{4\pi R_0}e^{ikR_0}, il vient 4\pi R_0^2 g(R_0) = R_0 e^{ikR_0}, ce qui permet d'exprimer \underline{S}_\omega sous la forme simplifiée :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : intensité acoustique, moyenne temporelle
Dans le régime harmonique, le flux de puissance par unité de surface portée par l'onde acoustique et moyennée sur une période vaut
où désigne la partie réelle d'un complexe , en rappelant que et sont des grandeurs complexes. Montrer que peut s'exprimer comme une fonction simple de , où désigne le complexe conjugué de .
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Utiliser l'identité trigonométrique \langle \operatorname{Re}(\underline{X})\operatorname{Re}(\underline{Y})\rangle = \frac{1}{2}\operatorname{Re}(\underline{X}\,\underline{Y}^*) pour deux grandeurs harmoniques.
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- Exprimer les parties réelles des grandeurs complexes à l'aide de l'identité \operatorname{Re}(X) = \frac{1}{2}(X + X^*).
- Développer le produit et intégrer sur une période en exploitant l'orthogonalité temporelle des termes oscillants à la pulsation 2\omega.
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Moyenne temporelle du produit de grandeurs réelles sinusoïdales : \vec{\Pi} = \frac{1}{2}\operatorname{Re}(p \vec{v}^*).
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En régime harmonique à la pulsation \omega, les grandeurs complexes s'écrivent :
En utilisant la relation \operatorname{Re}(X) = \dfrac{X + X^*}{2}, le produit des parties réelles s'exprime sous la forme :
Examinons la dépendance temporelle de chacun de ces quatre termes :
- p(\vec{r}, t)\vec{v}(\vec{r}, t) = \underline{p}(\vec{r})\underline{\vec{v}}(\vec{r}) \, \mathrm{e}^{-2i\omega t} oscille à la pulsation 2\omega ;
- p^*(\vec{r}, t)\vec{v}^*(\vec{r}, t) = \underline{p}^*(\vec{r})\underline{\vec{v}}^*(\vec{r}) \, \mathrm{e}^{2i\omega t} oscille également à la pulsation 2\omega ;
- p(\vec{r}, t)\vec{v}^*(\vec{r}, t) = \underline{p}(\vec{r})\underline{\vec{v}}^*(\vec{r}) \, \mathrm{e}^{-i\omega t}\mathrm{e}^{i\omega t} = \underline{p}(\vec{r})\underline{\vec{v}}^*(\vec{r}) est indépendant du temps ;
- p^*(\vec{r}, t)\vec{v}(\vec{r}, t) = \left[ p(\vec{r}, t)\vec{v}^*(\vec{r}, t) \right]^* est également stationnaire.
La moyenne temporelle sur une période T = \dfrac{2\pi}{\omega} d'une fonction sinusoïdale de pulsation 2\omega étant strictement nulle :
Il ne subsiste donc dans l'intégrale que les termes indépendants du temps :
Résultat
Question 39
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : puissance acoustique, conservation de l'énergie
Exprimer la puissance acoustique moyenne totale traversant la sphère de rayon centrée sur la source acoustique, en fonction de et . Montrer que est indépendante du rayon considéré et l'écrire en fonction de et . À quel principe doit-on cette propriété de l'onde acoustique émise ? En déduire la valeur de dans le cas de l'émission par une source acoustique harmonique de débit volumique . Que donne cette relation dans la limite d'une source de petite taille par rapport à la longueur d'onde acoustique ? On l'écrira en fonction de , et du nombre d'onde .
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Intégrer le flux du vecteur intensité acoustique sur la sphère de rayon r et invoquer le principe de conservation de l'énergie en milieu non dissipatif.
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- Exprimer le flux moyen \Phi(r) par intégration du vecteur de Poynting acoustique \vec{\Pi}(\vec{r}) sur la sphère de rayon r.
- Injecter les formes complexes de p et \vec{v} établies aux questions Q31, Q34 et Q35 pour exprimer \Phi(r) en fonction de \underline{Z} et |\underline{B}_\omega|^2, et constater l'indépendance en r.
- Justifier cette indépendance par la conservation de l'énergie en milieu non dissipatif.
- Exprimer |\underline{B}_\omega|^2 en fonction de |\underline{S}_\omega|^2 grâce à la relation de la question Q37, puis effectuer le développement asymptotique dans la limite d'une source acoustiquement compacte (k R_0 \ll 1).
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Flux du vecteur intensité acoustique sur la sphère ; conservation de l'énergie en milieu non dissipatif.
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1. Expression de la puissance acoustique moyenne totale \Phi(r)
Par définition, la puissance acoustique moyenne traversant la sphère \mathcal{S}(r) de rayon r orientée vers l'extérieur par le vecteur normal \vec{e}_r est le flux du vecteur intensité acoustique \vec{\Pi}(\vec{r}) :
Par invariance par rotation (symétrie sphérique), \vec{\Pi}(\vec{r}) \cdot \vec{e}_r est uniforme sur la sphère d'aire 4\pi r^2, d'où :
2. Indépendance en r et expression en fonction de \underline{Z} et |\underline{B}_\omega|^2
D'après le résultat de la question Q38, \vec{\Pi}(\vec{r}) = \frac{1}{2}\operatorname{Re}\left[ p(\vec{r}, t) \, \vec{v}^*(\vec{r}, t) \right]. Le champ de vitesse étant purement radial (\vec{v} = v_r \vec{e}_r), on a :
En utilisant les expressions obtenues aux questions Q31, Q34 et Q35 :
Le produit s'écrit alors :
L'impédance caractéristique \underline{Z} = \rho_0 c étant réelle, la partie réelle de ce produit vaut :
Par conséquent :
En reportant dans l'expression du flux :
La dépendance en r s'annule exactement, ce qui montre que \Phi(r) est indépendante de r :
3. Principe physique sous-jacent
Cette propriété découle directement du principe de conservation de l'énergie pour l'onde sonore. En l'absence de dissipation (milieu fluide parfait, sans viscosité ni conduction thermique) et en régime permanent établi, l'énergie acoustique moyenne contenue dans le volume délimité par deux sphères quelconques entourant la source est constante au cours du temps. Le flux net sortant moyen est donc nul, ce qui impose que la puissance rayonnée à travers toute sphère fermée entourant la source soit conservée.
4. Expression de \Phi en fonction du débit volumique S(t)
D'après le résultat de la question Q37, l'amplitude complexe du débit volumique est reliée à \underline{B}_\omega par :
En prenant le carré du module :
On en déduit :
La puissance acoustique s'exprime donc sous la forme générale :
5. Limite d'une source de petite taille (source acoustiquement compacte)
Une source de petite taille devant la longueur d'onde acoustique \lambda = 2\pi / k vérifie :
Dans cette limite (modèle de la source monopolaire ponctuelle), l'expression devient :
Résultat
Question 40
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : puissance acoustique, ordre de grandeur
Exprimer l'amplitude de l'oscillation de la sphère pulsante, en fonction de son rayon moyen , de la pulsation , de , de l'impédance acoustique de l'air et de la puissance acoustique . Faire l'application numérique dans le cas d'une oscillation à 1 kHz, avec et . L'approximation utilisée à la Q36 est-elle respectée ?
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Exprimer l'amplitude d'oscillation |\underline{\epsilon}_\omega| à partir de la puissance \Phi et vérifier la condition |\underline{\epsilon}_\omega| \ll R_0.
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- Relier l'amplitude de déplacement |\underline{\epsilon}_\omega| de la sphère à l'amplitude du débit volumique |\underline{S}_\omega| (obtenue en Q37).
- Exprimer |\underline{\epsilon}_\omega| en fonction de la puissance totale rayonnée \Phi à l'aide de la relation issue de Q39, sous forme exacte ainsi que dans l'approximation de source compacte.
- Réaliser l'application numérique avec les valeurs fournies et confronter le résultat aux deux conditions de validité de Q36 (\epsilon \ll R_0 et \epsilon \ll c/\omega).
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Inversion de la formule de puissance acoustique ; amplitude nanométrique/micrométrique validant l'approximation acoustique.
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D'après la question Q37, l'amplitude du débit volumique de la sphère pulsante est reliée à l'amplitude de vibration du rayon par :
D'après la question Q39, la puissance acoustique totale rayonnée s'écrit de manière exacte :
En substituant |\underline{S}_\omega|, on obtient :
Sachant que k = \omega/c, on a k^2 \omega^2 = \omega^4/c^2 et k R_0 = \omega R_0/c. On en déduit l'expression de l'amplitude d'oscillation :
Dans la limite d'une source acoustique de petite dimension devant la longueur d'onde (k R_0 = \omega R_0 / c \ll 1), cette expression se simplifie en :
Application numérique : Pour f = 1\text{ kHz}, la pulsation vaut \omega = 2\pi f \simeq 6{,}28 \times 10^3\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}.
Les données de l'énoncé fournissent :
- c = 343{,}5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1},
- \rho_0 = 1{,}204\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, d'où \underline{Z} = \rho_0 c \simeq 414\text{ Pa}\cdot\text{s}\cdot\text{m}^{-1},
- R_0 = 1{,}5\text{ cm} = 1{,}5 \times 10^{-2}\text{ m},
- \Phi = 1\text{ W}.
Le paramètre de compacité vaut :
On calcule successivement :
On trouve ainsi :
(L'expression approchée compacte conduirait à 7{,}6 \times 10^{-4}\text{ m}, identique à un chiffre significatif).
Vérification des approximations de la question Q36 : Les deux conditions formulées en Q36 sont :
\epsilon \ll R_0 : avec R_0 = 15\text{ mm}, on a :
\frac{|\underline{\epsilon}_\omega|}{R_0} \simeq \frac{0{,}79\text{ mm}}{15\text{ mm}} \simeq 5{,}3\% \ll 1.\epsilon \ll \frac{c}{\omega} = \frac{1}{k} : avec \frac{c}{\omega} \simeq 55\text{ mm}, on a :
\frac{|\underline{\epsilon}_\omega|}{c/\omega} \simeq \frac{0{,}79\text{ mm}}{55\text{ mm}} \simeq 1{,}4\% \ll 1.
L'approximation des petites perturbations utilisée à la question Q36 est donc parfaitement respectée.
Résultat
II.2 · Perception par différence temporelle
Question 41
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : impédance acoustique, réflexion et transmission
En supposant que le corps est principalement constitué d'eau et que la vitesse du son dans l'eau est de , évaluer numériquement l'impédance acoustique de l'eau. En déduire une estimation des coefficients de réflexion et de transmission en puissance sonore à l'interface air-eau. Pourquoi peut-on en conclure qu'en première approximation les sons ne pénètrent pas directement dans la tête (d'où la nécessité des oreilles) ?
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Calculer l'impédance de l'eau Z_e = \rho_e c_e et utiliser les coefficients de Fresnel acoustiques R = (Z_e-Z)^2/(Z_e+Z)^2 à incidence normale.
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Grand contraste d'impédance entre l'air et l'eau (R \approx 99{,}9\,\%) expliquant la réflexion quasi-totale à l'entrée du crâne.
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L'impédance acoustique caractéristique de l'eau est définie de manière analogue à celle de l'air (question Q35) par :
Avec les données de l'énoncé (\rho_e = 1\,000\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et c_e = 1\,500\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), on obtient :
Pour l'air, d'après les données du formulaire :
À l'interface plane séparant l'air et l'eau, sous incidence normale, la continuité de la pression acoustique p et de la composante normale de la vitesse particulaire v conduit aux coefficients de réflexion et de transmission en puissance acoustique :
Comme Z_{\text{air}} \ll Z_e (avec un rapport Z_{\text{air}}/Z_e \simeq 2{,}8 \times 10^{-4}), on a :
Soit :
Seule une infime fraction (environ 0{,}1\,\%, soit une perte de l'ordre de -30\text{ dB}) de l'énergie acoustique transmise par l'air traverse directement l'interface pour pénétrer dans les tissus mous de la tête.
Les ondes sonores aériennes sont donc quasi intégralement réfléchies sur le corps. Pour permettre l'audition, l'appareil auditif (en particulier l'oreille moyenne formée du tympan et de la chaîne des osselets) est indispensable : il agit comme un adaptateur d'impédance mécanique, amplifiant la force de pression pour transférer efficacement la puissance acoustique de l'air ambiant vers le milieu liquide de la cochlée.
Résultat
Question 42
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Signaux et propagation
Notions : retard acoustique, différence de marche
Quel est le délai de perception (ITD) de la surpression entre l'oreille droite et l'oreille gauche, en fonction de et ?
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Calculer la différence de marche géométrique entre les deux oreilles séparées par la distance D pour une onde incidente d'azimut \theta.
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- Exploiter l'hypothèse de source éloignée (R \gg D) pour modéliser localement l'onde acoustique incidente par une onde plane.
- Déterminer la différence de chemin acoustique (différence de marche) \delta entre l'oreille droite et l'oreille gauche en projetant la base interaurale sur la direction de propagation.
- Relier cette différence de marche au temps de propagation \Delta t à la vitesse c.
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Différence de marche géométrique entre les deux oreilles \delta = D\sin\theta, conduisant au délai \Delta t = (D/c)\sin\theta.
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Plaçons un repère orthonormé centré au milieu du segment reliant les deux oreilles :
- l'axe (Oy), dirigé vers l'avant, correspond à la direction du nez ;
- l'axe (Ox), transversal, joint l'oreille gauche G de coordonnées \left(-\frac{D}{2}, 0\right) à l'oreille droite D de coordonnées \left(+\frac{D}{2}, 0\right).
La source sonore est située dans le plan horizontal (xOy) à une distance R \gg D, repérée par un angle \theta par rapport à l'axe du nez (Oy) (\theta > 0 du côté gauche). Le vecteur unitaire pointant du centre de la tête vers la source s'écrit :
Puisque R \gg D, l'onde sphérique issue de la source est localement assimilable à une onde plane au niveau de la tête, dont les surfaces d'onde sont des plans orthogonaux à la direction d'incidence \vec{u}_S.
En négligeant l'effet d'écran et de diffraction de la tête, les rayons sonores se propagent en ligne droite à la célérité c. La différence de distance parcourue par l'onde pour atteindre l'oreille droite plutôt que l'oreille gauche est donnée par la projection du vecteur interaural \vec{GD} = D\,\vec{e}_x sur la direction de provenance -\vec{u}_S :
Le retard de perception (ITD, pour Interaural Time Difference) entre l'oreille droite et l'oreille gauche est donc :
Résultat
Question 43
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Signaux et propagation
Notions : retard acoustique, ordre de grandeur
Quelle est l'ITD maximale ? En donner une évaluation numérique en considérant que la tête humaine moyenne a un diamètre de 23 cm.
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Prendre la valeur maximale de la fonction trigonométrique (\theta = \pm 90^\circ) et faire l'application numérique avec D = 23\text{ cm}.
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- Partir de l'expression de la différence temporelle interaurale \Delta t(\theta) obtenue à la question précédente et identifier la valeur de l'angle \theta qui la maximise.
- Réaliser l'application numérique avec les données de l'énoncé (D = 23\text{ cm} et c = 343{,}5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}).
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Délai maximal atteint pour \theta = \pi/2 : \Delta t_{\max} = D/c \approx 0{,}68\text{ ms}.
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D'après l'expression établie à la question Q42 :
Cette différence temporelle est maximale en valeur absolue lorsque le son provient directement du côté de l'observateur, c'est-à-dire pour une incidence latérale \theta = \pm \frac{\pi}{2} (\sin\theta = \pm 1). L'ITD maximale s'écrit donc :
Application numérique : Avec un diamètre de tête D = 23\text{ cm} = 0{,}23\text{ m} et une vitesse du son c = 343{,}5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (ou c \simeq 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} avec deux chiffres significatifs) :
Résultat
Question 44
ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : diffraction, trajet acoustique
Pourquoi ce délai est-il nécessairement plus grand que l'ITD maximal ?
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Expliquer que le système auditif doit fusionner les deux arrivées auriculaires en un seul percept avant de pouvoir détecter un écho distinct.
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L'onde acoustique contourne la tête le long du crâne au lieu de traverser en ligne droite.
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Pour une source sonore unique située dans l'espace, l'onde atteint les deux oreilles avec un retard interaural (ITD) compris entre 0 et \Delta t_{\max} \simeq 0{,}67\text{ ms} (question Q43).
Pour que le système auditif puisse déterminer la direction de la source, le cerveau doit nécessairement réaliser une fusion binaurale : les signaux reçus par l'oreille gauche et l'oreille droite doivent être intégrés comme provenant d'un même événement sonore unique, le délai \Delta t n'étant exploité que pour inférer l'angle d'incidence \theta.
Si le seuil de discrimination temporelle entre deux sons distincts était inférieur à \Delta t_{\max}, un signal émis par une source latérale (\theta \neq 0) serait alors interprété non pas comme un son unique localisé, mais comme deux sons successifs distincts (un son primaire dans la première oreille, suivi d'un écho dans la seconde).
Par conséquent, afin d'éviter ce dédoublement perceptif et préserver la localisation auditive, le délai minimal nécessaire pour que le cerveau discerne deux sons distincts (ou un son et son écho) doit obligatoirement être supérieur au retard interaural maximal :
La valeur expérimentale mesurée (entre 1\text{ ms} et 5\text{ ms}) est bien supérieure à \Delta t_{\max}, garantissant l'intégrité de la perception stéréophonique.
Résultat
Question 45
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Signaux et propagation
Notions : perception binaurale, célérité du son
Quelle est la direction perçue des ondes sonores pour une source sonore à la distance et produisant un ITD donné ? Notre cerveau étant habitué à percevoir les sons dans l'air, comment la direction perçue est-elle faussée lorsque la source et l'auditeur se trouvent dans l'eau ? On écrira en fonction de l'angle réel et des vitesses de propagation du son dans l'air et dans l'eau et l'on commentera la relation trouvée.
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Égaler le retard perçu \Delta t = (D/c_{\text{air}})\sin\theta_{\text{perçu}} au retard réel dans l'eau (D/c_{\text{eau}})\sin\theta et conclure sur la distorsion spatiale.
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\sin\theta_{\mathrm{perçu}} = (c_{\mathrm{air}}/c_{\mathrm{eau}})\sin\theta : les sons sous l'eau semblent provenir de l'axe frontal car c_{\mathrm{eau}} > c_{\mathrm{air}}.
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D'après la question Q42, dans l'air, le retard interaural pour une source située dans la direction \theta est donné par :
Le système auditif, calibré pour estimer la direction à partir de ce délai temporel perçu \Delta t dans l'air, en déduit une direction perçue \theta_{\text{perçu}} selon la relation réciproque :
Lorsque la source et l'auditeur se trouvent immergés dans l'eau, l'onde sonore s'y propage à la célérité c_{\text{eau}}. Le retard physique réel qui s'établit entre les deux oreilles pour une onde plane incidente sous l'angle \theta devient alors :
Le cerveau, appliquant toujours son décodage habituel adapté à l'air, interprète ce retard sous la forme :
soit :
Commentaire de la relation :
La vitesse du son dans l'eau (c_{\text{eau}} \simeq 1\,500\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) est nettement supérieure à celle dans l'air (c_{\text{air}} \simeq 343\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), d'où un rapport :
\frac{c_{\text{air}}}{c_{\text{eau}}} \simeq \frac{343}{1500} \simeq 0{,}23 < 1.- L'angle perçu est donc considérablement sous-estimé en valeur absolue : |\theta_{\text{perçu}}| \leqslant |\theta|.
En particulier, même pour une source située complètement sur le côté (\theta = 90^\circ, soit \sin\theta = 1), l'angle perçu ne dépasse pas :
\theta_{\text{perçu},\max} = \arcsin(0{,}23) \simeq 13^\circ \simeq 0{,}23\text{ rad}.Toutes les sources sonores sous-marines semblent ainsi concentrées dans un cône très étroit de demi-angle au sommet d'environ 13^\circ face à l'observateur (ou directement derrière lui), rendant la localisation auditive de la provenance des sons quasiment impossible sous l'eau pour un être humain.
Résultat
Question 46
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : sensibilité différentielle, dérivation
Dans quelle direction relative à la tête la précision angulaire du repérage par ITD est-elle la meilleure ? On justifiera la réponse.
Voir l'indiceIndice
Différentier la relation \Delta t(\theta) pour évaluer l'incertitude angulaire \delta\theta en fonction de la résolution temporelle \delta(\Delta t) selon la valeur de \cos\theta.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la variation élémentaire de l'ITD, notée \mathrm{d}(\Delta t), en fonction d'une variation élémentaire d'angle \mathrm{d}\theta à partir de la relation établie à la question Q42.
- Relier la sensibilité \left|\frac{\mathrm{d}(\Delta t)}{\mathrm{d}\theta}\right| ou l'incertitude angulaire \delta\theta à l'angle \theta pour identifier l'orientation qui minimise l'incertitude (ou maximise la sensibilité).
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La dérivée \mathrm{d}(\Delta t)/\mathrm{d}\theta \propto \cos\theta est maximale droit devant (\theta = 0), d'où une résolution optimale.
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D'après la question Q42, le retard temporel interaural s'écrit :
En différentiant cette relation par rapport à \theta, on obtient :
Si le système auditif présente une résolution temporelle minimale \delta(\Delta t), l'incertitude angulaire associée \delta\theta vérifie :
La précision angulaire est optimale lorsque l'incertitude \delta\theta est minimale, ce qui correspond au maximum de |\cos\theta|, c'est-à-dire pour |\cos\theta| = 1.
Dans le demi-espace avant (-\frac{\pi}{2} \leqslant \theta \leqslant \frac{\pi}{2}), cela correspond à :
(Par symétrie, la sensibilité est également maximale directement derrière, pour \theta = \pi).
Résultat
Question 47
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : perception sonore, calcul d'ordre de grandeur
Les meilleures performances de localisation utilisant uniquement l'ITD sont obtenues à 1 kHz, ce qui permet une précision de 3° à 4°. Que peut-on en déduire comme valeur de la plus courte ITD perceptible ?
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Calculer la variation temporelle élémentaire \delta(\Delta t) \simeq (D/c)\cos\theta\,\delta\theta pour \theta \approx 0 et \delta\theta \approx 3^\circ\text{ à }4^\circ en radians.
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- Exploiter la relation différentielle établie à la question Q46 dans la direction où la résolution est maximale (\theta = 0, donc \cos\theta = 1).
- Convertir l'écart angulaire \delta\theta \in [3^\circ, 4^\circ] en radians, puis évaluer numériquement la plus petite variation temporelle \delta(\Delta t) détectable.
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Évaluation de l'ITD minimale \delta(\Delta t) \approx (D/c)\delta\theta \approx 35\text{ \mu s} pour une précision de 3°.
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D'après la question Q46, la relation liant la variation de l'ITD \Delta t à la variation angulaire \theta est :
Les meilleures performances de repérage sont atteintes directement face au sujet (\theta \simeq 0, où \cos\theta \simeq 1), ce qui correspond au minimum de \delta\theta pour une résolution temporelle \delta(\Delta t) donnée. Ainsi, la plus courte ITD perceptible, notée \Delta t_{\min}, est reliée à la précision angulaire \delta\theta par :
Convertissons les angles en radians :
Avec les valeurs de l'énoncé D = 23\text{ cm} = 0{,}23\text{ m} (question Q43) et c \simeq 344\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, le rapport vaut :
On en déduit l'intervalle des valeurs de la plus courte ITD perceptible :
Résultat
Question 48
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : critère de shannon, échantillonnage
On rappelle que l'oreille humaine perçoit les sons compris entre 20 Hz et 20 kHz. En déduire une estimation de l'ITD minimale perceptible à partir de la condition d'échantillonnage de Nyquist-Shannon, et la comparer à celle déduite des tests expérimentaux à la question précédente.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème d'échantillonnage temporel avec la fréquence de coupure haute de l'audition f_{\max} = 20\text{ kHz} pour obtenir le pas d'échantillonnage 1/(2f_{\max}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Période d'échantillonnage de Nyquist-Shannon T_e = 1/(2 f_{\max}) = 25\text{ \mu s}, en accord avec l'ITD minimale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le théorème d'échantillonnage de Nyquist-Shannon, la reconstruction complète d'un signal dont le spectre est limité à une fréquence maximale f_{\max} sans repliement de spectre (ou la discrimination temporelle d'événements dans ce signal) requiert une fréquence d'échantillonnage f_e vérifiant :
La résolution temporelle minimale (ou pas d'échantillonnage) associée à cette bande passante est donc :
Avec la limite supérieure du spectre audible de l'oreille humaine f_{\max} = 20\text{ kHz} = 2{,}0 \times 10^4\text{ Hz} :
À la question précédente Q47, la plus courte ITD perceptible déduite des mesures de résolution angulaire (\delta\theta \in [3^\circ,\,4^\circ]) a été évaluée à :
L'estimation théorique de Nyquist-Shannon (25\text{ }\mu\text{s}) est remarquablement du même ordre de grandeur que la valeur mesurée expérimentalement (35\text{--}47\text{ }\mu\text{s}). Le système auditif humain opère donc à un niveau de performance proche de la limite théorique absolue imposée par sa bande passante fréquentielle.
Résultat
II.3 · Perception de l'élévation
Question 49
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : condition aux limites, réflexion acoustique
Le sol étant supposé rigide, écrire la condition aux limites qui s'y applique pour la vitesse de l'air. À l'aide de la relation (5), en déduire une condition sur la surpression au niveau du sol.
Voir l'indiceIndice
Imposer l'imperméabilité du sol rigide (v_z = 0 en z=0) et déduire la dérivée normale de la surpression via l'équation d'Euler.
Voir la stratégieStratégie
- Traduire l'imperméabilité du sol rigide et fixe en une condition cinématique sur la composante normale de la vitesse du fluide.
- Projeter l'équation de la quantité de mouvement linéarisée (relation (5)) selon la direction normale au sol pour obtenir la condition aux limites correspondante sur la surpression acoustique p.
Voir la réponse courteRéponse courte
Vitesse normale nulle sur le sol rigide v_z(z=0) = 0, imposant par Euler \frac{\partial p}{\partial z}(z=0) = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le sol, situé en z = 0, est indéformable, immobile et imperméable. Pour un fluide parfait, la condition aux limites cinématique impose l'annulation de la composante normale de la vitesse au contact de la paroi :
Cette relation étant vérifiée à tout instant t, la dérivée temporelle de la composante normale de la vitesse est également nulle au niveau du sol :
D'après la relation (5) établie à la question Q7, la surpression et le champ de vitesse sont reliés par l'équation d'Euler linéarisée :
En projetant cette relation selon l'axe vertical \vec{e}_z, on obtient :
En évaluant cette égalité au niveau du sol (z = 0), on en déduit immédiatement la condition sur la surpression :
Résultat
Question 50
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : méthode des images, principe de superposition
La solution de ce problème dans le demi-espace au dessus du sol est donnée par
où est la position de la source, est la position d'une source virtuelle, image de la source par symétrie planaire par rapport au sol (voir la Fig. 2), et est la solution de l'équation de propagation en espace libre pour une source ponctuelle au centre du repère (). On note la hauteur de la source par rapport au sol. Justifier que cette forme de est bien solution de l'équation de propagation, et montrer qu'elle respecte les conditions aux limites (i) au niveau du sol et (ii) à l'infini dans le demi-espace supérieur. On écrira et .
Voir l'indiceIndice
Vérifier par linéarité que la somme vérifie d'Alembert et montrer que la parité par rapport à z=0 annule naturellement la dérivée normale.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter la linéarité et l'invariance par translation de l'équation de d'Alembert pour justifier la forme de la solution dans le demi-espace supérieur z > 0.
- Exprimer les distances à la source réelle et à la source image en fonction des coordonnées cylindriques ou cartésiennes adaptées, et calculer la dérivée normale \frac{\partial p}{\partial z} en z=0 pour vérifier la condition de sol rigide obtenue en Q49.
- Vérifier le comportement à l'infini (condition de rayonnement d'ondes divergentes s'évanouissant comme 1/r).
Voir la réponse courteRéponse courte
Superposition de la source réelle et de son image symétrique vérifiant la condition de dérivée normale nulle.
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1. Validité de l'équation de propagation dans le demi-espace supérieur
L'équation de d'Alembert (1) régissant la surpression acoustique en dehors des sources est une équation aux dérivées partielles linéaire à coefficients constants, donc invariante par translation d'espace :
- la fonction p_1(|\vec{r} - \vec{r}_0|, t) est solution de (1) en tout point \vec{r} \neq \vec{r}_0 ;
- la source image étant située en \vec{r}_S = \vec{r}_{0,\perp} - h\vec{e}_z, elle appartient au demi-espace inférieur (z = -h < 0) ; par suite, la fonction p_1(|\vec{r} - \vec{r}_S|, t) est de classe \mathcal{C}^2 et vérifie l'équation de propagation dans tout le demi-espace supérieur z \ge 0.
Par linéarité de l'opérateur d'onde, la somme
est donc rigoureusement solution de l'équation de propagation (1) dans le demi-espace z > 0 (pour \vec{r} \neq \vec{r}_0).
2. Condition aux limites au niveau du sol (i)
D'après la question Q49, la rigidité du sol impose la condition de Neumann :
Notons r_1 = |\vec{r} - \vec{r}_0| = \sqrt{|\vec{r}_\perp - \vec{r}_{0,\perp}|^2 + (z - h)^2} et r_2 = |\vec{r} - \vec{r}_S| = \sqrt{|\vec{r}_\perp - \vec{r}_{0,\perp}|^2 + (z + h)^2}.
En dérivant par rapport à z :
En z = 0, les deux distances coïncident :
Il vient ainsi directement :
La condition aux limites au niveau du sol est donc bien satisfaite.
3. Condition aux limites à l'infini (ii)
Dans le demi-espace z > 0, lorsque |\vec{r}| \to \infty, les distances r_1 et r_2 tendent simultanément vers l'infini (avec r_1 \sim r_2 \sim |\vec{r}|). Or, la fonction p_1(r, t) établie aux questions Q30 et Q31 représente une onde sphérique divergente dont l'amplitude décroît en 1/r.
Chaque composante s'atténue donc en 1/|\vec{r}| \xrightarrow[|\vec{r}|\to\infty]{} 0 et transporte l'énergie acoustique vers l'infini sans qu'aucune onde ne provienne de l'infini (condition de rayonnement de Sommerfeld). La condition aux limites à l'infini est respectée.
Question 51
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : onde sphérique, interférence acoustique
En supposant que la source émet monochromatiquement à la pulsation , que vaut la surpression perçue à la position de l'auditeur en fonction de et ?
Voir l'indiceIndice
Sommer les contributions de la source directe et de la source image en calculant les distances r_1 et r_2 par le théorème de Pythagore.
Voir la stratégieStratégie
- Repérer les coordonnées de l'auditeur, de la source réelle et de la source image (virtuelle) dans le repère défini par la figure 2.
- Exprimer les distances de propagation directe r_1 et réfléchie r_2.
- Sommer les contributions des deux sources en utilisant l'expression de l'onde sphérique progressive harmonique établie aux questions Q31 et Q50.
Voir la réponse courteRéponse courte
Somme des deux ondes harmoniques émises par la source réelle et la source image virtuelle.
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D'après la figure 2, choisissons un repère cartésien dont l'origine O est située au sol à la verticale de l'auditeur :
- La tête de l'auditeur est en \vec{r} = H \vec{e}_z ;
- La source ponctuelle réelle est en \vec{r}_0 = L \vec{e}_x + h \vec{e}_z ;
- La source virtuelle, symétrique par rapport au sol (z=0), est en \vec{r}_S = L \vec{e}_x - h \vec{e}_z.
Les distances parcourues par l'onde directe et par l'onde réfléchie sur le sol valent respectivement :
D'après les questions Q31 et Q50, l'onde émise par une source harmonique monochromatique ponctuelle à la pulsation \omega a pour expression en espace libre :
Par application du principe de superposition (question Q50), la surpression totale perçue par l'auditeur s'écrit :
En explicitant r_1 et r_2 en fonction des données géométriques, on obtient :
Résultat
Question 52
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde
Notions : formule de fresnel, interférence
L'intensité sonore s'écrit avec une constante qu'on ne cherchera pas à calculer. Montrer qu'au niveau de l'auditeur, on a
où est l'intensité sonore perçue du fait de l'onde directe et est l'intensité sonore perçue du fait de l'onde réfléchie . Dans l'équation (11), on a noté pour simplifier et .
Voir l'indiceIndice
Développer le module au carré de la somme des deux amplitudes complexes de pression en faisant apparaître le produit croisé et son déphasage.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la surpression totale sous forme complexe comme la superposition de l'onde directe \underline{p}_1 et de l'onde réfléchie \underline{p}_2.
- Développer le module au carré |\underline{p}|^2 = |\underline{p}_1 + \underline{p}_2|^2 pour faire apparaître les termes directs et le terme de croisement (interférences).
- Identifier les intensités partielles I_1 et I_2 et utiliser la relation de dispersion k = \omega/c pour aboutir à l'équation (11).
Voir la réponse courteRéponse courte
Formule de Fresnel pour l'intensité issue de la superposition de deux ondes monochromatiques de déphasage k(r_2-r_1).
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D'après la question précédente Q51, la surpression acoustique totale perçue par l'auditeur s'écrit comme la somme de deux ondes monochromatiques sphériques de même pulsation \omega :
avec
L'intensité sonore totale est donnée par :
Par définition des intensités associées aux ondes directe et réfléchie prises isolément :
Le terme d'interférence s'évalue en calculant le produit croisé :
Il s'ensuit que :
On remarque que :
En injectant la relation de dispersion non dissipative k = \omega/c (établie à la question Q2), on obtient bien :
Résultat
Question 53
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde
Notions : différence de marche, développement limité
On note l'intensité sonore perçue en l'absence de sol. Que vaut en fonction de et ? On suppose que la source est à grande distance, soit et . Montrer qu'à une telle distance, on a
En déduire en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Effectuer un développement limité de r_1 et r_2 pour L \gg H, h et constater que les amplitudes I_1 et I_2 deviennent quasi identiques.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier l'intensité I_0 perçue en l'absence de sol : seule l'onde directe parvient à l'auditeur.
- Effectuer un développement limité au premier ordre en (H\pm h)^2/L^2 \ll 1 sur les distances r_1 et r_2 établies à la question Q51 pour obtenir r_1 - r_2.
- Constater qu'à l'ordre dominant pour les amplitudes, I_2 \simeq I_1 = I_0, puis injecter la différence de marche dans la formule d'interférence (11) établie à la question Q52.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement des distances pour L \gg h, H donnant r_1 - r_2 \simeq -2 H h / L et modulation cosinusoïdale de I/I_0.
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En l'absence de sol, il n'y a pas d'onde réfléchie issue de la source image \vec{r}_S, seule l'onde directe issue de \vec{r}_0 se propage jusqu'à l'auditeur. On a donc immédiatement :
D'après la question Q51, les distances de l'auditeur à la source réelle et à la source image s'écrivent :
Sous l'hypothèse d'une source à grande distance (L \gg H et L \gg h), on a \frac{(H\pm h)^2}{L^2} \ll 1. En effectuant un développement limité à l'ordre 1 au moyen de (1+u)^{1/2} = 1 + \frac{1}{2}u + o(u) :
En effectuant la différence membre à membre :
ce qui conduit bien à la relation demandée :
Pour les amplitudes des ondes sphériques, à l'ordre zéro en (H\pm h)/L, on a r_1 \simeq r_2 \simeq L. Par conséquent :
En reportant cette égalité et l'expression de r_1 - r_2 dans la formule d'interférence (11) :
Le rapport des intensités s'en déduit directement :
Résultat
Question 54
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde
Notions : profil d'intensité, frange d'interférence
Représenter graphiquement cette quantité en fonction de l'élévation de la source, convenablement normalisée.
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Tracer une fonction en \cos^2(\pi h / h_0) en fonction de la variable normalisée h/h_0, où h_0 = \pi c L / (\omega H).
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de I/I_0 en fonction de la hauteur normalisée, oscillant entre 0 et 4 avec une forme en arche de cosinus carré.
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D'après le résultat de la question Q53, le rapport des intensités s'écrit :
Cette fonction est périodique en h. Définissons l'interfrange spatiale d'élévation h_0 correspondant à la période de l'intensité :
où \lambda = 2\pi c / \omega est la longueur d'onde acoustique. En introduisant la variable adimensionnée \tilde{h} = \frac{h}{h_0}, le rapport d'intensité prend la forme convenablement normalisée :
Puisque la source est située au-dessus du sol, l'élévation est positive ou nulle (h \geqslant 0, soit \tilde{h} \geqslant 0). On observe que :
- pour \tilde{h} = n (n \in \mathbb{N}), l'interférence est constructive et \frac{I}{I_0} = 4 ;
- pour \tilde{h} = n + \frac{1}{2} (n \in \mathbb{N}), l'interférence est totalement destructive et \frac{I}{I_0} = 0.
Résultat
Question 55
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde
Notions : interférence destructive, miroir de lloyd
Montrer que pour certaines valeurs de la pulsation, l'intensité perçue chute brutalement. Comment varie l'intervalle entre deux telles pulsations d'annulation lorsque la hauteur de la source augmente ? À quelle expérience d'un autre domaine de la physique pouvez-vous relier le phénomène décrit ici ?
Voir l'indiceIndice
Identifier la condition d'interférence totalement destructrice pour la pulsation \omega_n et faire le parallèle avec le miroir de Lloyd en optique.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'expression du rapport d'intensité I/I_0 établie en Q53 pour déterminer les pulsations d'annulation (interférences totalement destructives).
- Calculer l'espacement fréquentiel \Delta\omega = \omega_{n+1} - \omega_n et expliciter son évolution en fonction de l'élévation h de la source.
- Identifier le dispositif d'optique ondulatoire équivalent mettant en jeu une source et son image par un miroir plan.
Voir la réponse courteRéponse courte
Annulations régulières espacées de \Delta\omega = \pi c L / (H h) ; analogie optique avec le miroir de Lloyd.
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D'après la question Q53, le rapport des intensités acoustiques s'écrit :
L'intensité sonore perçue s'annule (interférence totalement destructive) lorsque le cosinus s'annule, c'est-à-dire :
soit pour les pulsations discrètes :
En ces pulsations, le déphasage entre l'onde directe et l'onde réfléchie vaut \Delta\varphi = (2n+1)\pi : l'intensité reçue chute brutalement jusqu'à s'annuler complètement (filtrage en peigne).
L'intervalle entre deux pulsations d'annulation successives est donné par :
L'intervalle \Delta\omega étant inversement proportionnel à h, il diminue lorsque la hauteur h de la source augmente : les extinctions spectrales se resserrent d'autant plus que la source est élevée.
Ce phénomène d'interférence entre une onde directe et une onde réfléchie sur une surface plane est l'analogue acoustique direct de l'expérience du miroir de Lloyd en optique ondulatoire (ou du dispositif des fentes d'Young où les deux sources cohérentes sont la source réelle et sa source image).
Résultat
Partie III : L'audition : un sens actif
III.1 · Modèle passif de Helmholtz
Question 56
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : oscillateur harmonique amorti, facteur de qualité
À partir de cette description, écrire l'équation différentielle régissant le déplacement de l'élément de la membrane basilaire en présence d'une onde sonore. Quelle est la pulsation de résonance de cet élément et son facteur de qualité , en fonction des paramètres de l'oscillateur ?
Voir l'indiceIndice
Écrire le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe du mouvement pour la masse m_n soumise au rappel, à l'amortissement et au forçage.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'élément n de la membrane basilaire modélisé par un oscillateur harmonique à une dimension.
- Mettre l'équation du mouvement sous la forme canonique d'un oscillateur amorti du second ordre pour identifier la pulsation propre \omega_n (qualifiée de pulsation de résonance par l'énoncé) et le facteur de qualité Q_n.
Voir la réponse courteRéponse courte
PFD sur l'élément de membrane donnant \omega_n = \sqrt{k_n/m_n} et Q_n = m_n \omega_n / h_n.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons l'élément n de la membrane basilaire, de masse m_n, dans le référentiel de l'oreille interne supposé galiléen. Cet élément effectue un mouvement de translation selon l'axe de déplacement repéré par la variable x_n(t). Il est soumis aux actions mécaniques suivantes :
- la force de rappel élastique : \vec{F}_{\mathrm{el}} = -k_n x_n(t)\,\vec{e}_x ;
- la force de frottement fluide visqueux : \vec{F}_{\mathrm{f}} = -h_n \dot{x}_n(t)\,\vec{e}_x ;
- la force excitatrice extérieure due à l'onde sonore : \vec{f}_n(t) = f_n(t)\,\vec{e}_x.
D'après le principe fondamental de la dynamique projeté selon la direction du mouvement :
soit l'équation différentielle régissant le déplacement x_n(t) :
En divisant par la masse m_n, on met cette équation sous forme canonique :
Par identification des coefficients, la pulsation \omega_n et le facteur de qualité Q_n s'expriment en fonction des paramètres du modèle par :
Résultat
Question 57
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : résonance d'amplitude, oscillateur forcé
Lorsqu'un son pur de pulsation parvient jusqu'à l'oreille interne, il en résulte une force sur l'élément de la membrane basilaire de la forme
On supposera que l'amplitude de ce forçage est réelle. En écrivant le déplacement de cet élément de la membrane sous la forme
avec son amplitude complexe, déterminer le module et la phase de celle-ci lorsque l'élément est soumis au forçage . Représenter graphiquement l'allure du module et de la phase de en fonction de .
Voir l'indiceIndice
Passer en notation complexe pour trouver \underline{x}_n = \underline{f}_n / (k_n - m_n\omega^2 - i h_n\omega) et en déduire le module et l'argument.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter la forme complexe proposée x_n(t) = \underline{x}_n \mathrm{e}^{-i\omega t} dans l'équation différentielle de l'oscillateur harmonique amorti établie en Q56.
- Exprimer l'amplitude complexe \underline{x}_n, puis en déduire son module |\underline{x}_n| et son argument \phi_n.
- Analyser les comportements asymptotiques et à la résonance pour tracer l'allure des courbes du module et de la phase en fonction de \omega.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du module et de la phase de la réponse forcée en régime sinusoïdal établi et tracés des courbes associées.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q56, l'équation régissant le déplacement x_n(t) de l'élément n sous l'action de la force f_n(t) s'écrit :
Avec la convention temporelle adoptée par l'énoncé, le forçage et la réponse en régime sinusoïdal forcé s'écrivent :
où l'amplitude du forçage \underline{f}_n est supposée réelle et positive (\underline{f}_n > 0). Les dérivées temporelles correspondent aux multiplications par -i\omega :
En substituant dans l'équation du mouvement, on obtient :
soit encore, en introduisant \omega_n^2 = k_n / m_n et \omega_n / Q_n = h_n / m_n :
Module |\underline{x}_n| : Le module de l'amplitude complexe vaut :
Phase \phi_n : Par définition, \underline{x}_n = |\underline{x}_n|\mathrm{e}^{i\phi_n}. Comme \underline{f}_n > 0, la phase est l'opposée de l'argument du dénominateur :
La partie imaginaire du dénominateur étant strictement négative pour \omega > 0 (avec h_n > 0), son argument appartient à l'intervalle ]-\pi, 0[. Par conséquent, \phi_n \in ]0, \pi[ :
Allure des courbes en fonction de \omega : Pour un facteur de qualité Q_n > 1/\sqrt{2} (ce qui est le cas des résonateurs cochléaires) :
- Lorsque \omega \to 0 : |\underline{x}_n| \to \dfrac{\underline{f}_n}{k_n} et \phi_n \to 0.
- Pour \omega = \omega_r = \omega_n\sqrt{1 - \dfrac{1}{2Q_n^2}} \approx \omega_n : le déplacement présente un pic de résonance d'amplitude |\underline{x}_n|_{\max} \approx \dfrac{Q_n \underline{f}_n}{k_n}, et à \omega = \omega_n, la phase vaut \phi_n = \dfrac{\pi}{2}.
- Lorsque \omega \to \infty : |\underline{x}_n| \sim \dfrac{\underline{f}_n}{m_n\omega^2} \to 0 et \phi_n \to \pi.
Résultat
Question 58
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : résonance, tonotopie
Helmholtz avait remarqué que la raideur évolue le long de la membrane basilaire de manière exponentielle. En revanche, la masse est la même pour tous les oscillateurs. Soit la position de l'élément le long de la membrane (voir la Fig. 4b), on pose alors
avec . Comment évolue la pulsation de résonance de l'oscillateur local en fonction de la position sur la membrane basilaire, dont la longueur totale est ? Pour désigner la cochlée, on utilise parfois le terme de « capteur acoustique à arc-en-ciel », pourquoi cette dénomination ?
Voir l'indiceIndice
Injecter l'expression de k_n(z_n) dans la pulsation propre \omega_n = \sqrt{k_n/m_n} et faire le lien métaphorique entre fréquences spatialement étalées et couleurs spectrales.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la pulsation propre \omega_n à partir du résultat de la question Q56 (\omega_n = \sqrt{k_n/m_n}) en utilisant la loi de raideur spatiale k_n(z_n) et l'invariance de la masse m_n = m.
- Décrire l'évolution de \omega_n(z_n) le long de la membrane entre la base (z = 0) et l'apex (z = L).
- Expliciter l'analogie entre la dispersion spectrale de la lumière (formation d'un arc-en-ciel) et la décomposition spatio-fréquentielle du son le long de la membrane (tonotopie).
Voir la réponse courteRéponse courte
Pulsation \omega_n(z) = \omega_0 e^{-z/(2l)} variant continûment : décomposition spatiale des fréquences comme les couleurs d'un spectre.
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D'après la question Q56, la pulsation propre de l'élément n de masse m_n = m s'écrit :
En injectant la loi de variation de la raideur k_n = k_0 \exp(-z_n/l), il vient :
en notant \omega_0 = \sqrt{k_0/m} la pulsation de résonance à la base de la membrane (z = 0).
La pulsation de résonance locale \omega_n(z_n) décroît donc de manière exponentielle avec la position z_n le long de la membrane basilaire, avec une longueur caractéristique de décroissance :
Entre la base (z = 0) et l'apex (z = L = 3{,}5\text{ cm}), la pulsation propre varie continûment de \omega_0 jusqu'à :
Origine de la dénomination « capteur acoustique à arc-en-ciel » :
De même qu'un prisme ou les gouttes d'eau de pluie séparent spatialement les différentes longueurs d'onde (ou fréquences) de la lumière blanche pour former un arc-en-ciel, la cochlée réalise une dispersion spatiale des fréquences sonores :
- les composantes de haute fréquence résonnent près de la base (z \approx 0), où la membrane est la plus rigide ;
- les composantes de basse fréquence résonnent vers l'apex (z \approx L), où la membrane est la plus souple.
Cette organisation spatio-fréquentielle (appelée tonotopie cochléaire) permet à la cochlée d'opérer une véritable analyse spectrale mécanique (décomposition de Fourier) du signal sonore incident.
Résultat
Question 59
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : tonotopie, ordre de grandeur
Déduire de ce qui précède une estimation du rapport de la fréquence maximale à la fréquence minimale susceptibles d'être détectées par la cochlée. Comparer à la gamme sonore de l'oreille humaine et commenter.
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Calculer \exp(L/(2l)) avec les valeurs numériques fournies et comparer cet intervalle à la gamme physiologique humaine (20\text{ Hz} à 20\text{ kHz}).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le rapport des fréquences de résonance maximale (à la base z=0) et minimale (à l'apex z=L) à partir de la loi d'échelle établie en Q58.
- Calculer numériquement ce rapport à l'aide de la table de valeurs de \exp(-x) fournie dans le préambule.
- Comparer ce résultat au rapport effectif des fréquences audibles (20\text{ Hz} à 20\text{ kHz}) et commenter les limites du modèle passif.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rapport \omega_{\max}/\omega_{\min} = e^{L/(2l)} \approx 12, très inférieur aux 3 décades de l'audition, révélant la nécessité d'un mécanisme actif.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q58, la pulsation propre de résonance locale varie avec l'abscisse z_n \in [0, L] le long de la membrane basilaire selon :
La pulsation (et donc la fréquence f_n = \omega_n / 2\pi) est maximale à la base (z=0) et minimale à l'apex (z=L) :
Le rapport des fréquences extrêmes théoriquement détectées par ce modèle vaut donc :
Avec L = 3{,}5\text{ cm} et l = 0{,}7\text{ cm}, on a :
D'après la table fournie dans l'énoncé, \exp(-2{,}5) = 8{,}2 \times 10^{-2}, d'où :
D'après le préambule et la question Q48, l'oreille humaine perçoit les sons de 20\text{ Hz} à 20\text{ kHz}, soit un rapport expérimental :
Commentaire : Il y a un désaccord majeur (près de deux ordres de grandeur) : le modèle passif de Helmholtz ne couvre qu'un peu plus de 3 octaves (2^{3{,}6} \simeq 12), alors que l'audition humaine en couvre près de 10 (2^{10} \simeq 1\,000). Ce modèle d'oscillateurs indépendants et purement passifs est donc insuffisant :
- les propriétés géométriques (largeur et épaisseur de la membrane) varient également de façon continue de la base à l'apex, modifiant la masse effective m_n ;
- le couplage hydrodynamique par le fluide cochléaire génère une onde propagative (mise en évidence par von Békésy) et non de simples résonances locales découplées ;
- surtout, l'audition est un mécanisme actif : l'action biomécanique amplificatrice des cellules ciliées externes (étudiée en sous-partie III.2) élargit considérablement la bande passante et la sensibilité auditive.
Résultat
III.2 · Les cellules ciliées externes
Question 60
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : fonction de transfert, oscillateur forcé
En régime harmonique à la pulsation , on considère les amplitudes complexes et des déplacements et . Écrire la fonction de transfert qui les relie.
Voir l'indiceIndice
Écrire l'équation du mouvement de la membrane tectorielle forcée par -C_n\ddot{x}_n = C_n\omega^2 x_n et former le rapport \underline{y}_n/\underline{x}_n.
Voir la stratégieStratégie
- Établir l'équation différentielle régissant le mouvement de la coordonnée y_n de la membrane tectorielle sous l'action de la force d'inertie de couplage f'_n(t) = -C_n \ddot{x}_n.
- Passer en représentation complexe avec la convention temporelle \mathrm{e}^{-i\omega t} adoptée par l'énoncé depuis la question Q57.
- En déduire l'expression de la fonction de transfert H(\omega) = \underline{y}_n / \underline{x}_n, sous forme directe puis sous forme canonique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Établissement de la fonction de transfert du second ordre reliant les amplitudes complexes de déplacement \underline{y}_n et \underline{x}_n.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, la déformation y_n(t) de la membrane tectorielle est régie par l'équation d'un oscillateur harmonique amorti de masse m'_n, de constante de raideur k'_n et de coefficient de frottement visqueux h'_n, soumis à la force extérieure f'_n(t) = -C_n \ddot{x}_n(t) :
En régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega, avec la convention temporelle en \mathrm{e}^{-i\omega t} introduite aux questions Q57 et Q60, les opérateurs de dérivation temporelle se traduisent par :
En injectant les grandeurs complexes associées x_n(t) = \underline{x}_n \mathrm{e}^{-i\omega t} et y_n(t) = \underline{y}_n \mathrm{e}^{-i\omega t}, l'équation différentielle devient :
On en déduit immédiatement la fonction de transfert reliant \underline{y}_n à \underline{x}_n :
En introduisant la pulsation propre \omega'_n = \sqrt{k'_n/m'_n} et le facteur de qualité Q'_n = \frac{m'_n \omega'_n}{h'_n} de ce résonateur, la fonction de transfert s'écrit également sous forme canonique :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 61
DifficileTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : approximation basse fréquence, régime suramorti
En pratique, et . Que peut-on dire de la pulsation de résonance et du facteur de qualité de ce deuxième résonateur en par rapport au premier résonateur en ? On se place au voisinage de la résonance de l'oscillateur , soit . Pourquoi ce choix ? Justifier alors que
En déduire, via une approximation de la fonction de transfert , que dans les conditions d'intérêt pour la détection sonore on a
Par la suite, on se placera toujours dans ce régime.
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Comparer la largeur de résonance \omega_n/(2Q'_n) à l'écart |\omega - \omega_n| sachant que Q'_n \ll 1, pour négliger les termes en (\omega^2 - \omega_n^2) devant l'amortissement.
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- Exprimer \omega'_n et Q'_n en fonction des rapports imposés pour les comparer à \omega_n et Q_n.
- Justifier le choix \omega \approx \omega_n par le principe de tonotopie de la membrane basilaire (filtrage sélectif).
- Relier l'écart à la résonance à la largeur de bande du premier résonateur pour obtenir la majoration demandée.
- Négliger la partie élastique et inertielle devant le terme de frottement dans le dénominateur de H(\omega), puis repasser dans le domaine temporel avec la convention \frac{\partial}{\partial t} \leftrightarrow -i\omega.
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Pour un oscillateur très fortement amorti près de la résonance, la force d'amortissement domine les termes de raideur et d'inertie.
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1. Pulsation de résonance et facteur de qualité du second résonateur
D'après les définitions de la pulsation propre et du facteur de qualité :
Le résonateur tectoriel possède donc la même pulsation propre que le résonateur basilaire :
Pour le facteur de qualité, on a :
Comme \frac{h'_n}{m'_n} \gg \frac{h_n}{m_n}, il vient immédiatement :
Le résonateur en y_n est donc beaucoup plus fortement amorti que celui en x_n.
2. Justification du régime d'intérêt \omega \approx \omega_n
La membrane basilaire agit comme un banc de filtres passe-bande très sélectifs (fort facteur de qualité Q_n). À une pulsation d'excitation \omega donnée, l'amplitude x_n n'est significative qu'au voisinage immédiat du résonateur accordé à cette fréquence, c'est-à-dire là où \omega \approx \omega_n. C'est uniquement au niveau de cette zone résonante que le forçage et la transduction vers le nerf auditif sont efficaces.
3. Justification de la relation d'ordre
La résonance de l'oscillateur basilaire présente une demi-largeur de bande \Delta \omega_n / 2 = \frac{\omega_n}{2Q_n}. Les oscillateurs qui vibrent significativement vérifient :
Puisque Q'_n \ll Q_n, on a \frac{1}{Q_n} \ll \frac{1}{Q'_n}. Comme au voisinage de la résonance \omega_n \approx \omega, on en déduit :
4. Approximation de la fonction de transfert et expression de y_n
Rappelons la fonction de transfert établie à la question Q60 :
Le terme réel du dénominateur s'écrit :
Comparons son module au terme imaginaire h'_n \omega :
D'après l'inégalité démontrée ci-dessus, ce rapport est très petit devant 1 :
Le terme d'inertie et de rappel élastique est négligeable devant le terme visqueux dans la membrane tectorielle. Le dénominateur se réduit alors à sa partie imaginaire pure :
Soit, pour l'amplitude complexe :
Avec la convention temporelle adoptée e^{-i\omega t}, la dérivée temporelle correspond à une multiplication par -i\omega (\dot{x}_n(t) \leftrightarrow -i\omega \underline{x}_n). On obtient donc la relation temporelle :
Résultat
Question 62
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : amortissement négatif, amplification active
Écrire l'équation de la dynamique de la membrane basilaire incluant maintenant cet effet des cellules ciliées externes. On utilisera les quantités
Quelle approximation peut-on faire dans la limite des ondes sonores de très faible amplitude ? Montrer que dans ce cas les cellules ciliées externes produisent un amortissement négatif (c'est-à-dire un gain) de coefficient , dont on donnera l'expression en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Remplacer y_n par sa relation approchée dans la force non linéaire f_{cc,n} et insérer cette force dans l'équation régissant x_n.
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- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'élément n de la membrane basilaire en intégrant la force d'interaction non linéaire f_{cc,n}(y_n) modélisant l'action des cellules ciliées externes.
- Exprimer cette force en fonction de la vitesse \dot{x}_n grâce au résultat de la question Q61, puis introduire les coefficients normalisés \alpha' et \beta' définis par l'énoncé.
- Étudier le comportement à très faible amplitude en négligeant le terme non linéaire, et identifier le terme de frottement associé pour interpréter l'effet de gain.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'injection de la force active des cellules ciliées ajoute un terme en +\alpha'\dot{x}_n équivalent à un frottement négatif.
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D'après le bilan des forces établi à la question Q56, l'élément n de masse m_n subit une force de rappel élastique -k_n x_n, un amortissement fluide passif -h_n \dot{x}_n, l'excitation acoustique extérieure f_n(t), ainsi que la force active supplémentaire f_{cc,n}(y_n) exercée par les cellules ciliées externes.
Le principe fondamental de la dynamique s'écrit :
D'après le résultat de la question Q61, dans le régime de détection sonore (\omega \approx \omega_n), la déformation de la membrane tectorielle est proportionnelle à la vitesse de la membrane basilaire :
En injectant cette relation dans le modèle de réponse des cellules ciliées f_{cc,n}(y_n) = -\alpha y_n + \beta y_n^3, il vient :
En divisant l'équation du mouvement par m_n et en introduisant \omega_n^2 = \frac{k_n}{m_n}, \frac{\omega_n}{Q_n} = \frac{h_n}{m_n}, ainsi que les paramètres \alpha' = \frac{C_n \alpha}{h'_n m_n} et \beta' = \frac{\beta}{m_n}\left(\frac{C_n}{h'_n}\right)^3, on obtient :
ou, sous forme dimensionnée :
Dans la limite des ondes sonores de très faible amplitude, les déplacements et vitesses restent très petits, si bien que le terme cubique devient négligeable devant le terme linéaire :
On peut donc effectuer l'approximation linéaire en négligeant le terme en \beta' \dot{x}_n^3.
La force exercée par les cellules ciliées s'écrit alors f_{cc,n} \simeq \frac{C_n \alpha}{h'_n}\dot{x}_n. Si on l'assimile à une force de frottement de la forme f_{cc,n} = -h''_n \dot{x}_n, on identifie le coefficient d'amortissement :
Comme C_n > 0, \alpha > 0 et h'_n > 0, ce coefficient est strictement négatif (h''_n < 0).
Le coefficient de frottement effectif de l'oscillateur basilaire devient h_{n,\text{eff}} = h_n + h''_n = h_n - \frac{C_n \alpha}{h'_n} < h_n. La puissance instantanée cédée par les cellules ciliées externes à la membrane basilaire,
est positive : les cellules ciliées se comportent comme un moteur microscopique qui injecte de l'énergie mécanique au lieu d'en dissiper, réalisant une amplification active (gain).
Résultat
III.3 · Émissions oto-acoustiques et test de surdité
Question 63
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : stabilité linéaire, seuil d'instabilité
Montrer que, si dans la réponse des cellules ciliées externes le coefficient est trop important et qu'on néglige le terme non linéaire en , alors la membrane basilaire est instable, même en l'absence de stimulus. Écrire le seuil d'instabilité en en fonction de et . Pourquoi est-il légitime de ne pas considérer le terme de réponse non linéaire pour déterminer ce seuil d'instabilité ?
Voir l'indiceIndice
Annuler le coefficient d'amortissement global équivalent dans l'équation linéaire pour obtenir la condition de bifurcation d'instabilité.
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- Écrire l'équation du mouvement de l'élément de membrane basilaire établie en Q62 en l'absence de forçage sonore (f_n(t) = 0) et sans le terme cubique non linéaire (\beta = 0).
- Analyser le signe du terme d'amortissement et la partie réelle des racines de l'équation caractéristique pour en déduire l'instabilité du point d'équilibre.
- En déduire l'expression analytique du seuil critique \alpha_s, puis justifier la linéarisation au voisinage de la position de repos.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'instabilité apparaît quand l'amortissement global devient négatif au-delà du seuil \alpha_c = h_n h'_n / C_n.
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D'après l'équation de la dynamique établie à la question Q62, en l'absence de stimulus sonore extérieur (f_n(t) = 0) et en négligeant le terme non linéaire en \beta y_n^3 (\beta' = 0), le déplacement x_n(t) obéit à l'équation différentielle linéaire :
En rappelant que d'après Q56 et Q62 :
l'équation s'écrit également :
L'équation caractéristique associée s'écrit r^2 + 2\lambda r + \omega_n^2 = 0 avec :
Dans le cas faiblement amorti (|\lambda| < \omega_n), les racines sont complexes conjuguées :
Les solutions sont donc modulées par le facteur temporel \mathrm{e}^{-\lambda t}. Si le coefficient \alpha est suffisamment élevé pour que \lambda < 0 (soit un coefficient d'amortissement global négatif), la partie réelle des pôles est strictement positive (-\lambda > 0). Toute fluctuation infinitésimale autour de l'équilibre x_n = 0 subit alors une amplification exponentielle : la membrane basilaire est instable.
Le seuil d'instabilité correspond à l'annulation du frottement net (\lambda = 0), soit :
Pour tout \alpha > \alpha_s, le système s'auto-excite spontanément.
Légitimité de la négligence du terme non linéaire :
L'étude de l'instabilité consiste à déterminer la stabilité de la position d'équilibre x_n = 0 sous l'effet de perturbations infinitésimales (analyse de stabilité linéaire). Lorsque le système est au repos ou subit de très faibles fluctuations (|x_n| \ll 1 et |\dot{x}_n| \ll 1), le terme non linéaire d'ordre 3 en y_n^3 \propto \dot{x}_n^3 est infiniment petit devant les termes linéaires d'ordre 1 en \dot{x}_n et x_n. Il ne joue aucun rôle dans la déstabilisation initiale du point fixe ; il n'interviendra que pour borner l'amplitude lorsque celle-ci aura crû.
Résultat
Question 64
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : cycle limite, linéarisation harmonique
Expliquer qualitativement, à l'aide de l'équation obtenue à la Q62, pourquoi la non linéarité permet d'atteindre le régime permanent. En première approximation, on suppose que l'oscillation spontanée atteinte en régime permanent est quasi-sinusoïdale et de la forme . Montrer que la composante de pulsation dans vaut .
Voir l'indiceIndice
Argumenter que le terme cubique en vitesse dissipe de l'énergie aux grandes amplitudes et injecter \cos^3(\omega t) = \frac{3}{4}\cos(\omega t) + \frac{1}{4}\cos(3\omega t).
Voir la stratégieStratégie
- Réécrire l'équation régissant l'oscillateur libre obtenue en Q62 et identifier l'origine de l'instabilité linéaire ainsi que le rôle dissipatif du terme non linéaire.
- Interpréter l'atteinte d'un cycle limite en termes de frottement effectif dépendant de la vitesse ou de bilan énergétique moyen.
- Calculer la dérivée temporelle \dot{x}_n(t) pour la solution quasi-sinusoïdale proposée et linéariser \cos^3(\omega t) à l'aide des formules trigonométriques pour isoler la composante à la pulsation \omega.
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Le terme cubique réintroduit de la dissipation aux fortes amplitudes (cycle limite) ; linéarisation de \cos^3(\omega t).
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D'après la question Q62, en l'absence de forçage acoustique extérieur (f_n(t) = 0), l'équation de la dynamique de l'élément n de la membrane basilaire s'écrit :
1. Stabilisation par la non-linéarité
Dans le régime d'instabilité (\alpha' > \omega_n / Q_n), le frottement linéaire net est négatif : pour de faibles amplitudes, le système gagne de l'énergie et l'oscillation croît exponentiellement.
Cependant, le coefficient non linéaire \beta' étant strictement positif (\beta > 0), le terme \beta'\dot{x}_n^3 = \beta'\dot{x}_n^2 \cdot \dot{x}_n correspond à une force de freinage supplémentaire qui s'oppose au mouvement et dissipe de l'énergie. On peut définir un facteur d'amortissement effectif :
Au fur et à mesure que l'amplitude croît, la dissipation non linéaire augmente jusqu'à compenser exactement, en moyenne sur une période, le travail moteur fourni par le terme d'amplification linéaire \alpha'\dot{x}_n. Un équilibre dynamique stable (cycle limite) s'établit alors, conduisant à une oscillation spontanée d'amplitude constante : c'est le régime permanent.
2. Composante de pulsation \omega dans \dot{x}_n^3
En régime permanent, avec x_n(t) \simeq x_0 \sin(\omega t), la vitesse de la membrane s'écrit :
Élevons cette vitesse au cube :
En utilisant la formule de linéarisation trigonométrique \cos(3\theta) = 4\cos^3\theta - 3\cos\theta, soit \cos^3\theta = \frac{3}{4}\cos\theta + \frac{1}{4}\cos(3\theta), on obtient :
La composante oscillant à la pulsation fondamentale \omega vaut donc :
Résultat
Question 65
DifficileTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : balance harmonique, cycle limite
Montrer qu'en régime permanent, l'amplitude doit vérifier à tout instant une équation du type
Pour obtenir cette relation, on négligera toute les composantes de pulsations différentes de dans . Justifier que cette relation implique que , et en déduire l'amplitude . Commenter le résultat obtenu.
Voir l'indiceIndice
Égaler séparément à zéro les projections sur \sin(\omega t) et \cos(\omega t) pour déterminer la pulsation de résonance et l'amplitude stationnaire x_0.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter la forme de l'oscillation spontanée x_n(t) \simeq x_0 \sin(\omega t) dans l'équation différentielle non linéaire établie en Q62 en l'absence de forçage extérieur (f_n(t) = 0).
- Utiliser le résultat de la question Q64 pour ne conserver que la composante fondamentale de \dot{x}_n^3, puis regrouper les termes proportionnels à \sin(\omega t) et à \cos(\omega t).
- Exploiter l'indépendance linéaire de \sin(\omega t) et \cos(\omega t) pour annuler séparément les deux coefficients, ce qui détermine la pulsation \omega puis l'amplitude permanente x_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Par indépendance de sinus et cosinus, A=0 \implies \omega=\omega_n et B=0 fixe l'amplitude de l'émission oto-acoustique spontanée.
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En l'absence de stimulus sonore extérieur (f_n(t) = 0), l'équation de la dynamique de l'élément n de la membrane basilaire établie en Q62 s'écrit :
On injecte la solution d'auto-oscillation en régime permanent x_n(t) = x_0 \sin(\omega t), dont les dérivées temporelles sont :
D'après la question Q64, en ne conservant dans \dot{x}_n^3 que sa composante à la pulsation \omega, on a :
En reportant ces grandeurs dans l'équation du mouvement, on obtient :
soit une relation de la forme attendue :
avec :
Les fonctions t \mapsto \sin(\omega t) et t \mapsto \cos(\omega t) sont linéairement indépendantes (ce que l'on vérifie immédiatement en évaluant l'égalité à \omega t = 0 qui impose B(x_0) = 0, puis à \omega t = \pi/2 qui donne A(x_0) = 0). L'égalité devant être vérifiée à tout instant t, il vient obligatoirement :
On recherche une amplitude d'oscillation non nulle (x_0 > 0) :
La condition A(x_0) = 0 donne (\omega_n^2 - \omega^2) x_0 = 0, soit, pour \omega > 0 :
\omega = \omega_n.L'oscillation spontanée s'effectue donc à la pulsation propre de l'oscillateur.
La condition B(x_0) = 0 prise à \omega = \omega_n devient :
\omega_n x_0 \left(\frac{\omega_n}{Q_n} - \alpha' + \frac{3}{4}\beta'\omega_n^2 x_0^2\right) = 0.
Puisque \omega_n x_0 \neq 0, le terme entre parenthèses s'annule, ce qui conduit à :
d'où l'expression de l'amplitude permanente :
Résultat
Question 66
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : principe de superposition, sensibilité fréquentielle
Exprimer la force de forçage dans le cas de l'excitation à deux pulsations, d'amplitudes complexes et . On suppose dans cette question que le coefficient est suffisamment faible pour éviter le régime d'EOAS, et que . Dans ce cas, quel principe permet d'affirmer que le système ne peut pas osciller à une pulsation différente des pulsations de forçage et ? Montrer que le déplacement de l'élément de la membrane basilaire s'écrit alors
avec , où est la sensibilité du système à la pulsation , qu'on exprimera en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Évoquer le principe de superposition en régime linéaire et sommer les quatre composantes exponentielles fréquentielles associées à \pm\Omega_1 et \pm\Omega_2.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la force réelle f_n(t) comme la somme de deux forçages harmoniques aux pulsations \Omega_1 et \Omega_2 sous forme complexe symétrique (fréquences positives et négatives).
- Justifier l'absence de toute autre pulsation par la linéarité du système stable et le principe de superposition en régime permanent forcé.
- Injecter une solution harmonique à la pulsation \omega dans l'équation différentielle linéaire établie en Q62 (avec \beta = 0) pour expliciter la fonction de transfert (sensibilité) \chi(\omega) et en déduire la forme de x_{n,\mathrm{lin}}(t).
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En régime linéaire, le système ne répond qu'aux pulsations d'excitation avec la susceptibilité \chi(\omega).
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1. Expression de la force de forçage f_n(t)
L'excitation sonore est constituée de la superposition de deux composantes monochromatiques de pulsations \Omega_1 et \Omega_2. En introduisant les amplitudes complexes \underline{f}_{\Omega_1} et \underline{f}_{\Omega_2} associées à la convention temporelle \mathrm{e}^{-i\Omega t}, et en posant \underline{f}_{-\Omega} = \underline{f}_\Omega^*, la force réelle s'écrit :
2. Principe justifiant l'absence d'autres pulsations
Lorsque \beta = 0, l'équation de la dynamique régissant x_n(t) (établie en Q62) est une équation différentielle linéaire à coefficients constants :
Comme \alpha < \alpha_s, le coefficient d'amortissement global est strictement positif : le système est asymptotiquement stable. Le régime libre s'amortit exponentiellement et le régime permanent permanent établi est purement forcé.
En vertu du principe de superposition (caractéristique fondamentale des systèmes linéaires), la réponse à une somme de sollicitations sinusoïdales est la somme des réponses individuelles à chacune de ces fréquences. Aucune non-linéarité n'étant présente pour générer des harmoniques ou des fréquences de battement/intermodulation, le déplacement ne peut osciller qu'aux pulsations d'excitation \Omega_1 et \Omega_2.
3. Établissement de la solution et de la sensibilité \chi(\omega)
Pour une composante d'excitation harmonique f_{n,\omega}(t) = \frac{1}{2}\underline{f}_\omega \mathrm{e}^{-i\omega t}, on cherche la réponse permanente sous la forme x_{n,\omega}(t) = \frac{1}{2}\underline{x}_\omega \mathrm{e}^{-i\omega t}. En dérivant par rapport au temps (\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \leftrightarrow -i\omega), l'équation différentielle donne :
On en déduit la relation \underline{x}_\omega = \chi(\omega)\underline{f}_\omega, où la sensibilité \chi(\omega) s'exprime par :
On remarque que pour \omega réel, \chi(-\omega) = \chi^*(\omega). Par suite, avec \underline{f}_{-\omega} = \underline{f}_\omega^*, on a bien :
Par superposition linéaire des réponses aux quatre composantes fréquentielles (\pm\Omega_1 et \pm\Omega_2), on obtient directement l'expression (12) :
Résultat
Question 67
DifficileTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : intermodulation, non-linéarité
On introduit à présent la non-linéarité () en considérant que son effet sur le déplacement de l'élément se met sous la forme
où est une petite correction au régime linéaire de l'équation (12). Montrer que l'équation de dynamique non-linéaire peut alors se mettre sous la forme
en donnant l'expression de en fonction de et . À partir de l'expression (12) de , déterminer les pulsations apparaissant dans le terme de forçage non-linéaire . On suppose que et sont proches de la pulsation de résonance basilaire . Montrer que, parmi les pulsations , quatre sont proches de la résonance. On notera et les deux qui sont distinctes de et . On ne considérera pas les pulsations .
Voir l'indiceIndice
Élever au cube la somme des quatre termes de vitesse linéaire et identifier les combinaisons de fréquences du type 2\Omega_1 - \Omega_2 proches de \omega_n.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'équation différentielle non linéaire établie à la question Q62 en effectuant le développement perturbatif x_n(t) \simeq x_{n,\mathrm{lin}}(t) + x_{n,\mathrm{NL}}(t) pour isoler le terme de forçage non linéaire f_{\mathrm{NL}}(t).
- Exprimer \dot{x}_{n,\mathrm{lin}}(t) à partir de la solution linéaire (12) établie à la question Q66, puis analyser les pulsations issues du produit cubique \dot{x}_{n,\mathrm{lin}}^3(t).
- Identifier, parmi les pulsations positives générées, celles qui sont proches de la résonance \omega_n, et expliciter les fréquences d'intermodulation \Omega_{s_1} et \Omega_{s_2}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement du terme cubique générant des produits d'intermodulation dont 2\Omega_1 - \Omega_2 et 2\Omega_2 - \Omega_1 près de la résonance.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q62, l'équation de la dynamique de l'élément n de la membrane basilaire en présence de la force de forçage f_n(t) et de l'action non linéaire des cellules ciliées externes s'écrit :
En décomposant le déplacement sous la forme perturbative x_n(t) \simeq x_{n,\mathrm{lin}}(t) + x_{n,\mathrm{NL}}(t) où x_{n,\mathrm{NL}} est du premier ordre en \beta', le terme non linéaire s'approxime au premier ordre non nul par :
En basculant ce terme au second membre sous la forme d'une force effective non linéaire f_{\mathrm{NL}}(t)/m_n, l'équation devient :
avec :
D'après la question Q66 (équation 12), le déplacement linéaire s'écrit comme la somme de quatre exponentielles :
avec la convention \Omega_{-1} = -\Omega_1 et \Omega_{-2} = -\Omega_2. La vitesse associée est donc :
Le développement du cube \dot{x}_{n,\mathrm{lin}}^3(t) génère une combinaison linéaire de termes en \mathrm{e}^{-i(\Omega_a + \Omega_b + \Omega_c)t}, où chacun des indices a, b, c appartient à \{1, 2, -1, -2\}. Les pulsations algébriques \Omega_m présentes dans f_{\mathrm{NL}}(t) sont donc de la forme :
En ne retenant que les pulsations positives \Omega_m \geqslant 0, on obtient :
Trois signes positifs : les harmoniques et sommes d'ordre 3 :
3\Omega_1, \quad 2\Omega_1 + \Omega_2, \quad \Omega_1 + 2\Omega_2, \quad 3\Omega_2Puisque \Omega_1 \approx \omega_n et \Omega_2 \approx \omega_n, ces composantes sont au voisinage de 3\omega_n (éloignées de la résonance).
Deux signes positifs et un signe négatif : les produits d'intermodulation d'ordre 3 :
\begin{aligned} \Omega_1 + \Omega_1 - \Omega_1 &= \Omega_1, & \Omega_2 + \Omega_2 - \Omega_2 &= \Omega_2 \\ \Omega_1 + \Omega_2 - \Omega_2 &= \Omega_1, & \Omega_1 + \Omega_2 - \Omega_1 &= \Omega_2 \\ 2\Omega_1 - \Omega_2, & & 2\Omega_2 - \Omega_1 & \end{aligned}
Comme \Omega_1 \approx \omega_n et \Omega_2 \approx \omega_n, les quatre pulsations positives :
sont toutes les quatre très proches de la pulsation de résonance \omega_n (car 2\omega_n - \omega_n = \omega_n).
Les deux pulsations distinctes de \Omega_1 et \Omega_2 sont 2\Omega_1 - \Omega_2 et 2\Omega_2 - \Omega_1. En supposant \Omega_1 > \Omega_2 (conformément au préambule de la question Q66 indiquant \Omega_1/\Omega_2 \sim 1{,}1), on a :
On identifie donc :
Résultat
Question 68
DifficileTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : produit d'intermodulation, amplitude de réponse
Déterminer l'amplitude du signal à la pulsation , en fonction de et . On utilisera le fait que
Voir l'indiceIndice
Identifier le coefficient devant le terme en \exp(-i\Omega_{s1}t) dans l'expansion cubique et lui appliquer la fonction de réponse linéaire \chi(\Omega_{s1}).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la vitesse linéaire \dot{x}_{n,\mathrm{lin}}(t) sous forme complexe à partir de l'expression de x_{n,\mathrm{lin}}(t) issue de la question Q66.
- Développer le terme cubique \dot{x}_{n,\mathrm{lin}}^3(t) pour isoler la composante oscillant à la pulsation d'intermodulation \Omega_{s_1} = 2\Omega_1 - \Omega_2, puis en déduire la force de forçage non linéaire associée \underline{f}_{\mathrm{NL},\Omega_{s_1}}.
- Appliquer la fonction de réponse linéaire \chi(\Omega_{s_1}) de l'oscillateur pour obtenir l'amplitude complexe de déplacement \underline{x}_{\Omega_{s_1}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'amplitude générée par le terme non linéaire filtré par la résonance à la pulsation \Omega_{s_1} = 2\Omega_1 - \Omega_2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q67, le déplacement s'écrit x_n(t) \simeq x_{n,\mathrm{lin}}(t) + x_{n,\mathrm{NL}}(t), où la perturbation non linéaire vérifie l'équation différentielle linéaire forcée :
avec f_{\mathrm{NL}}(t) = -m_n \beta' \dot{x}_{n,\mathrm{lin}}^3(t).
À partir de l'expression (12) établie à la question Q66 :
la vitesse de l'élément de membrane s'obtient par dérivation temporelle :
On cherche la composante de \dot{x}_{n,\mathrm{lin}}^3(t) oscillant à la pulsation \Omega_{s_1} = 2\Omega_1 - \Omega_2, c'est-à-dire le terme proportionnel à \mathrm{e}^{-i\Omega_{s_1} t} = (\mathrm{e}^{-i\Omega_1 t})^2 (\mathrm{e}^{i\Omega_2 t}).
Dans le cube de la somme, le terme correspondant provient du produit croisé de deux facteurs (-i\Omega_1 \underline{x}_{\Omega_1}\mathrm{e}^{-i\Omega_1 t}) et d'un facteur (i\Omega_2 \underline{x}_{-\Omega_2}\mathrm{e}^{i\Omega_2 t}). Le nombre de permutations possibles est \frac{3!}{2!\,1!} = 3. La contribution à la pulsation \Omega_{s_1} dans \dot{x}_{n,\mathrm{lin}}^3(t) s'écrit donc :
La composante de la force non linéaire f_{\mathrm{NL}}(t) = -m_n \beta' \dot{x}_{n,\mathrm{lin}}^3(t) à cette pulsation est définie selon la convention adoptée :
Par identification :
En utilisant les relations linéaires \underline{x}_{\Omega_1} = \chi(\Omega_1)\underline{f}_{\Omega_1} et :
il vient :
L'opérateur régissant x_{n,\mathrm{NL}} étant identique à celui du régime linéaire, la réponse en déplacement à la pulsation \Omega_{s_1} est régie par la même sensibilité \chi(\Omega_{s_1}), soit \underline{x}_{\Omega_{s_1}} = \chi(\Omega_{s_1})\underline{f}_{\mathrm{NL},\Omega_{s_1}}. On obtient ainsi :
Résultat
Question 69
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : produit d'intermodulation, analyse spectrale
Quelles sont les fréquences d'émission oto-acoustiques attendues ? Les retrouve-t-on sur la figure 5A ? D'après Q68, comment doit varier l'amplitude sonore du pic d'émission à 2500 Hz en fonction des amplitudes sonores et des sources aux pulsations correspondantes ? Commenter la Fig. 5B vis-à-vis de cette prédiction (SPL signifie « sound pressure level », c'est-à-dire niveau de pression sonore).
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Calculer numériquement 2f_1 - f_2 à partir des valeurs du graphe, identifier la loi de puissance cubique en amplitude et observer la saturation sur la figure 5B.
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- Calculer les fréquences d'intermodulation attendues à partir des valeurs numériques de f_1 et f_2 fournies sur la figure 5A, et identifier les pics correspondants sur le spectre.
- Utiliser le résultat de la question Q68 reliant l'amplitude complexe \underline{x}_{\Omega_{s_1}} aux forces \underline{f}_{\Omega_1} et \underline{f}_{\Omega_2} pour exprimer la dépendance de l'émission à 2500 Hz en fonction des amplitudes de pression primaires.
- Comparer la loi de puissance théorique (ou pente en dB) à la courbe expérimentale de la figure 5B et interpréter les écarts (effet de seuil/bruit, compression cochléaire et saturation).
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Identification du pic d'intermodulation à 2500 Hz sur le spectre et vérification de la dépendance en amplitude.
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1. Fréquences d'émission oto-acoustiques attendues et confrontation à la figure 5A
D'après l'étude de la non-linéarité cubique menée à la question Q67, les deux fréquences de distorsion d'intermodulation positives, distinctes des fréquences excitatrices et proches de la résonance, sont données par :
D'après la figure 5A, les fréquences primaires injectées valent f_1 = 3164\text{ Hz} et f_2 = 3828\text{ Hz} (avec f_2/f_1 \simeq 1{,}21). Les fréquences attendues sont donc :
Sur le spectre de la figure 5A :
- La fréquence f_{s_1} = 2500\text{ Hz} est très nettement observée : elle correspond au pic proéminent étiqueté à 14\text{ dB SPL}, situé très largement au-dessus du plancher de bruit (qui est à environ -20\text{ dB SPL} à la fréquence de référence 2500\text{ Hz} + 50\text{ Hz}).
- La fréquence f_{s_2} = 4492\text{ Hz} se situe à l'extrémité droite du spectre enregistré (qui s'arrête à 4{,}5\text{ kHz}) et n'apparaît pas de façon discernable (en pratique, le produit d'intermodulation 2f_1 - f_2 est physiologiquement beaucoup plus intense que 2f_2 - f_1).
2. Dépendance de l'amplitude de l'émission à 2500 Hz avec les amplitudes primaires
D'après la relation établie à la question Q68, l'amplitude complexe du déplacement à la pulsation \Omega_{s_1} s'écrit :
La force acoustique exercée sur la membrane étant proportionnelle à la surpression incidente (\underline{f}_{\Omega} \propto \underline{p}_{\Omega}), et la surpression réémise étant proportionnelle au déplacement de la membrane, l'amplitude sonore |\underline{p}_{\Omega_{s_1}}| de l'émission à 2500\text{ Hz} varie comme :
L'amplitude sonore à 2500\text{ Hz} varie donc de façon quadratique avec l'amplitude du son à la fréquence f_1, et de façon linéaire avec celle du son à la fréquence f_2.
3. Commentaire de la figure 5B
Lorsque les niveaux des deux sons primaires sont identiques et augmentés simultanément (|\underline{p}_{\Omega_1}| = |\underline{p}_{\Omega_2}| = p_{\text{prim}}), l'amplitude de l'émission devrait théoriquement varier comme le cube de l'amplitude incidente :
En échelle logarithmique de niveau de pression sonore (\text{SPL} = 20\log_{10}(p/p_{\text{réf}})), cela se traduirait par une droite de pente 3 :
L'examen de la figure 5B révèle un comportement réel plus complexe :
- À faible niveau (< 35\text{ dB SPL}) : le signal émis est inférieur au plancher de bruit (zone hachurée vers -15 à -20\text{ dB SPL}) et n'est pas détectable.
- À niveau intermédiaire (35 à 65\text{ dB SPL}) : l'émission émerge nettement du bruit et croît avec le niveau primaire, mais avec une pente moyenne de l'ordre de 1\text{ dB/dB} (gain d'environ 20\text{ dB} d'émission pour 20\text{ dB} d'excitation), très inférieure à la pente théorique de 3. C'est la signature de la compression non linéaire cochléaire.
- À fort niveau (> 65-70\text{ dB SPL}) : la courbe fléchit et tend vers un palier autour de 20\text{ dB SPL}, illustrant la saturation de la réponse active des cellules ciliées externes.
L'écart à la prédiction s'explique par le fait que le modèle de la question Q68 repose sur une théorie des perturbations au premier ordre en non-linéarité (faibles amplitudes) ; or, la cochlée vivante possède une amplification adaptative fortement compressive qui sature à mesure que le niveau sonore augmente.
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Question 70
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : niveau sonore, décibel
En analysant la figure 5B, déduire quel est le niveau sonore optimal pour un test d'audition par émission autoacoustique. Ce niveau d'exposition est-il dangereux pour l'oreille ? La détection de permet de s'assurer du bon fonctionnement de l'audition chez les nouveau-nés.
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Rechercher sur la figure 5B le niveau de stimulation maximisant le rapport signal sur bruit par rapport au plancher, et vérifier qu'il est bien inférieur au seuil de douleur.
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- Analyser la figure 5B pour identifier le compromis optimal : un rapport signal sur bruit suffisant (émergence nette au-dessus du plancher de bruit), sans atteindre la zone de saturation. Faire le lien avec la valeur des sources primaires utilisée sur la figure 5A.
- Comparer ce niveau sonore aux seuils usuels de confort acoustique et de dangerosité auditive pour conclure sur l'innocuité du protocole chez le nouveau-né.
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Lecture d'un niveau optimal vers 60-70 dB SPL sur le graphique, niveau inoffensif utilisé pour le dépistage néonatal.
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1. Niveau sonore optimal pour le test d'émissions oto-acoustiques
D'après la figure 5B :
- Pour des niveaux de forçage faibles (\text{SPL} \leqslant 45\text{ dB}), l'amplitude du produit de distorsion (DPOAE) se rapproche du plancher de bruit (noise floor, situé entre -15 et -10\text{ dB SPL}). Le signal ne dépasse pas systématiquement le seuil de détection de +3\text{ dB} au-dessus du bruit, risquant ainsi de faux diagnostics de surdité.
- Pour des niveaux compris entre 60 et 70\text{ dB SPL} : l'amplitude de l'émission atteint environ 10\text{ à }15\text{ dB SPL}, ce qui confère un rapport signal sur bruit très confortable d'environ 20\text{ à }25\text{ dB} (largement supérieur aux 3\text{ dB} requis). De plus, l'ensemble de la bande de dispersion normale (courbes en pointillés) est nettement séparé du bruit.
- Au-delà de 70\text{ à }75\text{ dB SPL}, la réponse s'aplatit (saturation non linéaire) et l'on risque de stimuler des mécanismes passifs ou de générer des artéfacts sans gain de sensibilité.
Le niveau sonore optimal se situe donc autour de :
C'est précisément la valeur retenue sur la figure 5A (Y = 65\text{ dB SPL} pour f_1 et f_2).
2. Évaluation de la dangerosité pour l'oreille
Un niveau de 65\text{ dB SPL} correspond au niveau acoustique d'une conversation courante à voix normale (60\text{ à }65\text{ dB}).
- Le seuil de vigilance pour la santé auditive (exposition prolongée) se situe à 80\text{ dB SPL} (ou \text{dBA}), et le seuil de dangerosité immédiate ou de douleur se situe vers 120\text{ dB SPL}.
- Le test n'utilise donc en aucun cas un niveau dangereux : il est totalement inoffensif, indolore et non invasif pour l'oreille du nouveau-né.
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Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet ENS Physique U PSI 2026 ?
Surtout 3 chapitres : Ondes acoustiques (50 % des questions, partie II), Diffusion thermique (11 %) et Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (11 %, partie III). Plus ponctuellement : Description d'un système thermodynamique, Premier et second principes, Circuits électriques et régimes transitoires, Interférences par division du front d'onde, Cinématique des fluides…
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Où gagner des points facilement dans le sujet ENS Physique U PSI 2026 ?
Quelle convention complexe est adoptée pour la dépendance temporelle ?
La convention en \mathrm{e}^{-i\omega t} est imposée dès la question Q2 et conservée jusqu'en partie III. La dérivation temporelle \partial/\partial t se traduit par un facteur -i\omega, ce qui inverse les signes imaginaires usuels rencontrés dans les transmittances et les impédances acoustiques.
Faut-il calculer explicitement le déterminant 5 × 5 de la matrice en Q25 ?
Non : l'énoncé fournit directement la forme factorisée du déterminant de la matrice couplée \mathbf{M}(\omega, k). Il suffit de vérifier l'écriture matricielle du système puis d'admettre cette expression pour aborder le développement perturbatif en Q26.
Quel oscillateur modèle sous-tend la dynamique non linéaire en partie III ?
C'est l'oscillateur de Rayleigh, équivalent à celui de Van der Pol. L'équation différentielle étudiée de Q62 à Q65 couple un coefficient de frottement linéaire négatif (apport d'énergie des cellules ciliées) et une dissipation cubique saturante en \dot{x}_n^3, ce qui stabilise un cycle limite d'auto-oscillation.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.