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Corrigé détaillé Polytechnique Physique A PC 2020

La lumière ralentie

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 21 questions sur 32, parties I et II en entier. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : PTSI 19 · TSI1 20 · BCPST1 12 questions.

Détail par partie
  • Partie I : Le dispositif expérimental7/7Faisable
  • Partie II : Étude de l'analogie mécanique12/12Faisable
  • Partie III : Transparence induite2/6En partie
  • Partie IV : Lumière ralentie0/72e année

Le sujet en bref

Sujet moyen · Mécanique, Électromagnétisme, Thermodynamique · 6 incontournables · 21 questions de première année
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Ce sujet d'analyse de document et de modélisation physique s'appuie sur les célèbres expériences menées par Lene Hau en 1999, au cours desquelles la vitesse de groupe d'une impulsion lumineuse a été réduite à quelques dizaines de mètres par seconde dans un gaz d'atomes de sodium ultra-froids. L'épreuve aborde d'abord les techniques expérimentales de refroidissement et de piégeage d'atomes par laser et évaporation, avant de modéliser avec élégance la transparence électromagnétiquement induite (EIT) par une analogie mécanique d'oscillateurs harmoniques couplés. La dernière partie fait le lien avec la dispersion de l'indice optique et la chute spectaculaire de la vitesse de groupe. Très formateur, ce sujet illustre parfaitement la démarche de modélisation aux concours et constitue un excellent entraînement sur les oscillateurs couplés et la dispersion des paquets d'ondes.

Difficulté
Moyen, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 2 h 30 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

6 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

15 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
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Rapides et accessibles (15) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

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Sommaire

32 questions
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Partie I : Le dispositif expérimental

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : effet doppler

Quel est l'effet mis en jeu aux lignes 19 à 21 ? Rappeler la formule donnant la fréquence perçue par l'atome en fonction de sa vitesse relative à la source lumineuse.

Voir l'indice

Identifier l'effet Doppler-Fizeau et exprimer la fréquence perçue f dans le référentiel de l'atome en tenant compte de la projection de la vitesse atomique sur la direction du faisceau.

Voir la stratégie
  1. Identifier le phénomène physique à partir de la dépendance de la fréquence perçue en fonction du mouvement relatif de l'observateur (l'atome) et de la source.
  2. Donner l'expression de la fréquence perçue dans le cadre non relativiste (v \ll c), en précisant soigneusement les conventions d'orientation de la vitesse.
Voir la réponse courte

Effet Doppler lumineux non relativiste : décalage de fréquence \nu' = \nu(1 - v/c) pour un atome se déplaçant vers la source.

Voir le corrigé complet

Le phénomène décrit aux lignes 19 à 21 est l'effet Doppler (ou effet Doppler-Fizeau pour les ondes lumineuses).

Considérons une onde lumineuse de pulsation \omega_0 (fréquence f_0) émise par une source fixe dans le référentiel du laboratoire, se propageant selon le vecteur unitaire \vec{u}. Un atome se déplaçant à la vitesse \vec{v} dans le laboratoire (avec \|\vec{v}\| \ll c) perçoit une onde de fréquence f donnée, au premier ordre en v/c, par :

\boxed{f = f_0 \left(1 - \frac{\vec{v}\cdot\vec{u}}{c}\right)}

En notant v_r = \vec{v}\cdot\vec{u} la composante de la vitesse de l'atome le long de l'axe de propagation du faisceau :

  • si l'atome se rapproche de la source (v_r < 0), la fréquence perçue augmente : f = f_0\left(1 + \frac{|v_r|}{c}\right) (décalage vers le bleu) ;
  • si l'atome s'éloigne de la source (v_r > 0), la fréquence perçue diminue : f = f_0\left(1 - \frac{v_r}{c}\right) (décalage vers le rouge).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait énoncer l'effet Doppler en définissant et discutant précisément le signe de la vitesse relative et son influence sur la fréquence perçue.

« Beaucoup de candidat(e)s n'ont pas dé ni et discuté le signe de la vitesse relative ainsi que son in uence sur la fréquence perçue par le récepteur. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : photon, quantité de mouvement

Donner l'expression littérale du nombre de photons nécessaire pour ralentir un atome de sodium à la sortie du four (lignes 27–32). On notera la longueur d'onde du laser. Estimer l'ordre de grandeur de ce nombre de photons.

Voir l'indice

Écrire la conservation de la quantité de mouvement globale du système {atome + photons absorbés} en attribuant une impulsion h/\lambda à chaque photon incident.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la variation de quantité de mouvement d'un atome de sodium lors de la phase de ralentissement.
  2. Déterminer l'impulsion transférée par photon lors d'un cycle d'absorption suivie d'une émission spontanée.
  3. En déduire le nombre de photons N nécessaire et estimer numériquement son ordre de grandeur avec \lambda \simeq 600\text{ nm} (raie jaune du sodium).
Voir la réponse courte

Conservation de l'impulsion : chaque photon absorbé transfère \hbar k = h/\lambda, d'où N = m v_0 \lambda / h \sim 10^4 photons.

Voir le corrigé complet

Soit un atome de sodium de masse m = \dfrac{M}{N_A} se déplaçant initialement selon l'axe longitudinal à la vitesse v_i \simeq 720\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et ralenti jusqu'à v_f \simeq 40\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. La variation algébrique de sa quantité de mouvement projetée sur l'axe du mouvement s'écrit :

\Delta p_{\text{atome}} = m (v_i - v_f) = \frac{M}{N_A}(v_i - v_f)

Le faisceau laser se propageant en sens inverse des atomes, chaque photon incident possède une quantité de mouvement colinéaire et de sens opposé à la vitesse de l'atome, de norme :

p_{\text{photon}} = \frac{h}{\lambda} = \frac{2\pi\hbar}{\lambda}

Lors de chaque cycle d'interaction, l'atome absorbe un photon incident dirigé dans le sens opposé à son mouvement, ce qui diminue sa vitesse. L'émission spontanée qui suit s'effectuant de manière spatialement isotrope, la quantité de mouvement moyenne transférée par réémission spontanée est nulle sur un grand nombre de cycles.

Par conservation de la quantité de mouvement totale selon l'axe longitudinal, le nombre N de photons absorbés vérifie N\, p_{\text{photon}} = \Delta p_{\text{atome}}, soit :

\boxed{N = \frac{M(v_i - v_f)\lambda}{h N_A} = \frac{M(v_i - v_f)\lambda}{2\pi \hbar N_A}}

Application numérique :

  • M \simeq 20\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 2\times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • N_A \simeq 6\times 10^{23}\text{ mol}^{-1} ;
  • v_i - v_f = 720 - 40 = 680\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \simeq 7\times 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
  • \hbar \simeq 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s}, d'où h = 2\pi\hbar \simeq 6\times 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s} ;
  • La transition correspond à la lumière jaune du sodium, soit \lambda \simeq 6\times 10^{-7}\text{ m} (valeur également cohérente avec l'énergie de transition \Delta E \simeq 2{,}1\text{ eV} mentionnée ligne 90 : \lambda = hc/\Delta E).
\begin{aligned} N &\simeq \frac{2\times 10^{-2} \times 7\times 10^2 \times 6\times 10^{-7}}{6\times 10^{-34} \times 6\times 10^{23}} \\ &= \frac{8{,}4\times 10^{-6}}{3{,}6\times 10^{-10}} \simeq 2\times 10^4 \end{aligned}

Il faut donc environ \mathbf{2\times 10^4\text{ photons}} (ordre de grandeur de 10^4 photons) pour freiner un atome.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait appliquer la conservation de la quantité de mouvement et non celle de l'énergie lors de la collision entre l'atome et un photon.

« Une majorité des candidat(e)s ayant répondu cette question a considéré à tort que l'énergie se conservait lors de la collision entre un photon et un atome, ce qui les a amené à un résultat numérique aberrant. »

« Seul(e)s quelques un(e)s ont pensé à invoquer la conservation de la quantité de mouvement lors de la collision de ce système isolé. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : puits de potentiel, énergie cinétique

Expliquer pourquoi la modification de la profondeur du piège magnétique permet d'éjecter les atomes les plus rapides (lignes 37–41).

Voir l'indice

Considérer l'énergie mécanique des atomes piégés : abaisser les bords du puits de potentiel permet aux atomes dont l'énergie cinétique dépasse la hauteur de barrière de s'échapper.

Voir la stratégie
  1. Modéliser le piège magnétique par un puits d'énergie potentielle de profondeur finie.
  2. Exprimer la condition de piégeage d'un atome en reliant son énergie mécanique à sa vitesse.
  3. Analyser l'effet d'une diminution contrôlée de la profondeur du puits sur les atomes de plus grande énergie cinétique.
Voir la réponse courte

En abaissant les bords du puits de potentiel magnétique, les atomes d'énergie cinétique supérieure à la barrière s'échappent.

Voir le corrigé complet

Le confinement magnétique des atomes s'interprète par l'existence d'un puits d'énergie potentielle E_p(\vec{r}) de profondeur finie U_0. L'énergie mécanique d'un atome de masse m et de vitesse v s'écrit :

E_m = E_c + E_p = \frac{1}{2} m v^2 + E_p(\vec{r})

Un atome demeure piégé (état lié) tant que son énergie mécanique est inférieure au bord du puits de potentiel, soit la condition de confinement :

E_m < U_0

En diminuant lentement la profondeur U_0 du puits (en réduisant par exemple l'intensité du champ magnétique ou par couplage radiofréquence) :

  • les atomes possédant les vitesses les plus élevées ont une énergie mécanique qui franchit le nouveau seuil (E_m > U_0) : ils peuvent s'échapper du piège ;
  • les atomes les plus lents, situés au fond du puits avec une énergie mécanique inférieure au seuil abaissé, restent confinés.
Voir ce qu'a relevé le jury

L'utilisation d'un schéma explicatif a été valorisée par le jury.

« Beaucoup de candidat(e)s ont eu la bonne idée de s'aider d'un schéma explicatif. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Question 4

ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : température cinétique, théorie cinétique

Pourquoi cette éjection conduit-elle à un refroidissement du gaz résiduel ?

Voir l'indice

Rappeler le lien entre la température d'un gaz et l'énergie cinétique moyenne par particule selon le théorème d'équipartition de l'énergie.

Voir la stratégie
  1. Relier la température thermodynamique d'un gaz à l'énergie cinétique moyenne de ses constituants via la théorie cinétique des gaz.
  2. Examiner l'effet de l'échappement préférentiel des particules les plus énergétiques sur cette moyenne.
  3. Mentionner le rôle de la thermalisation (collisions élastiques) pour rétablir un nouvel état d'équilibre.
Voir la réponse courte

Le départ préférentiel des atomes les plus énergétiques abaisse l'énergie cinétique moyenne, donc la température du gaz résiduel.

Voir le corrigé complet

D'après la théorie cinétique des gaz (ou le théorème d'équipartition de l'énergie), la température T du gaz piégé est directement liée à l'énergie cinétique microscopique moyenne de translation par atome :

\langle E_c \rangle = \frac{3}{2} k_B T

Lorsque les atomes les plus rapides (ceux situés dans la queue à haute énergie de la distribution de Maxwell-Boltzmann) sont éjectés du piège magnétique, ils emportent avec eux une énergie cinétique individuelle nettement supérieure à l'énergie cinétique moyenne initiale.

Par conséquent :

  • l'énergie cinétique moyenne \langle E_c \rangle des atomes résiduels diminue immédiatement ;
  • par le biais de collisions élastiques interatomiques, les atomes restant dans le piège se thermalisent et redistribuent leur énergie pour atteindre un nouvel état d'équilibre thermodynamique ;
  • ce nouvel état d'équilibre est caractérisé par une température finale T' inférieure à la température initiale :
\boxed{T' < T}

Ce mécanisme porte le nom de refroidissement évaporatif.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le refroidissement provient de la diminution de la vitesse quadratique moyenne et non de la simple baisse du nombre d'atomes.

« Quelques candidat(e)s n'ont pas compris que l'éjection des particules les plus rapides diminue la valeur moyenne de la vitesse quadratique des atomes du gaz et donc la température. »

« Une erreur classique commise dans de nombreuses copies consiste à penser que la température diminue parce que le nombre d'atomes diminue. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Question 5

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : vitesse quadratique moyenne

Quelle est l'ordre de grandeur de la vitesse moyenne des atomes une fois les processus de piégeage et de refroidissement terminés ?

Voir l'indice

Estimer la vitesse thermique à partir de l'expression de la vitesse quadratique moyenne v = \sqrt{3 k_B T / m_{\text{atome}}} à T = 500\text{ nK}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse thermique des atomes à partir de la température finale T donnée dans le texte en utilisant l'énergie cinétique moyenne associée à l'agitation thermique.
  2. Exprimer la masse d'un atome de sodium à l'aide de sa masse molaire M et du nombre d'Avogadro N_A.
  3. Réaliser l'application numérique avec les données de l'énoncé pour en déduire l'ordre de grandeur.
Voir la réponse courte

Vitesse thermique v \sim \sqrt{k_B T / m}, de l'ordre de quelques millimètres à centimètres par seconde aux températures nanokelvin.

Voir le corrigé complet

D'après le texte (ligne 42), la température du gaz à la fin du processus de refroidissement par évaporation est :

T \simeq 500\text{ nK} = 5 \times 10^{-7}\text{ K}

Pour un gaz parfait monoatomique à l'équilibre à la température T, le théorème de l'équipartition de l'énergie relie l'énergie cinétique moyenne de translation à la température :

\frac{1}{2}m\langle v^2 \rangle = \frac{3}{2}k_B T

où m = \frac{M}{N_A} est la masse d'un atome de sodium. La vitesse quadratique moyenne des atomes s'écrit donc :

v_{\mathrm{qm}} = \sqrt{\frac{3 k_B T}{m}} = \sqrt{\frac{3 k_B T N_A}{M}}

(La vitesse moyenne \langle v \rangle = \sqrt{\frac{8 k_B T}{\pi m}} est du même ordre de grandeur.)

Avec les données de l'énoncé :

  • k_B \simeq 10^{-23}\text{ J}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • T \simeq 5\times 10^{-7}\text{ K} ;
  • N_A \simeq 6\times 10^{23}\text{ mol}^{-1} ;
  • M \simeq 20\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 2\times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}.

On obtient :

\begin{aligned} v_{\mathrm{qm}} &\simeq \sqrt{\frac{3 \times 10^{-23} \times 5 \times 10^{-7} \times 6 \times 10^{23}}{2 \times 10^{-2}}} \\ &= \sqrt{\frac{90 \times 10^{-7}}{2 \times 10^{-2}}} = \sqrt{4{,}5 \times 10^{-4}} \simeq 2 \times 10^{-2}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

L'ordre de grandeur de la vitesse moyenne des atomes piégés est donc :

\boxed{v \sim 10^{-2}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 1\text{ cm}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à bien convertir la masse molaire en kg/mol pour obtenir une valeur numérique correcte.

« De nombreux(ses) candidat(e)s ont obtenu pour le résultat, une valeur numérique fausse car il(elle)s ont pris pour mener à bien ce calcul, la valeur de la masse molaire des molécules exprimée en g.mol−1 et non pas en kg.mol−1. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : libre parcour moyen, pression

À votre avis, pourquoi faut-il maintenir une si faible pression dans la chambre d'expérimentation ?

Voir l'indice

Penser au libre parcours moyen et aux collisions avec le gaz résiduel thermique qui détruiraient le piégeage et réchaufferaient le nuage d'atomes froids.

Voir la stratégie

Analyser les conséquences d'un contact entre le nuage d'atomes ultra-froids et un gaz résiduel à température ambiante (T \sim 300\text{ K}) :

  1. impact sur le confinement et le refroidissement (transferts d'énergie lors des collisions) ;
  2. impact sur la durée de vie du nuage et la cohérence quantique de l'expérience.
Voir la réponse courte

Un ultra-vide évite les collisions énergétiques avec le gaz résiduel thermique ambiant qui détruiraient le nuage d'atomes froids.

Voir le corrigé complet

Une pression extrêmement faible (P \sim 10^{-9}\text{ Pa}, domaine de l'ultra-vide) est indispensable pour limiter au maximum les collisions entre les atomes de sodium piégés et les particules du gaz résiduel, pour plusieurs raisons :

  1. Éviter l'expulsion des atomes du piège : la profondeur énergétique du piège magnétique est très faible (de l'ordre de quelques micro- voire nanokelvins). Les molécules du gaz résiduel, à température ambiante (T \sim 300\text{ K}), possèdent une énergie cinétique environ 10^9 fois plus grande : une seule collision suffit à éjecter instantanément un atome de sodium hors du piège.
  2. Éviter le réchauffement du nuage : les rares collisions inélastiques ou rasantes transféreraient de l'énergie thermique au nuage et détruiraient l'état ultra-froid (500\text{ nK}) obtenu après de longues étapes de refroidissement.
  3. Assurer une durée de vie suffisante et préserver la cohérence quantique : un vide très poussé garantit un libre parcours moyen macroscopique et un temps moyen entre deux collisions très supérieur à la durée des mesures (quelques secondes à minutes). Cela permet également de préserver la cohérence quantique des états atomiques (absence de déphasage ou d'élargissement collisionnel), indispensable au phénomène de transparence induite.
Voir ce qu'a relevé le jury

La faible pression sert à limiter l'éjection des atomes du condensat provoquée par les collisions avec le gaz résiduel.

« Très peu de candidat(e)s ont compris que la pression doit être faible dans la chambre d'expérimentation a n de limiter l'éjection des atomes du condensat du fait de collisions avec les molécules du gaz résiduel. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : relation de planck-einstein, transition atomique

Rappeler comment l'énergie d'une transition atomique est reliée à sa pulsation (lignes 91–94).

Voir l'indice

Utiliser la relation de Planck-Einstein reliant l'écart énergétique entre niveaux atomiques à la pulsation du photon émis ou absorbé.

Voir la réponse courte

Relation de Bohr-Einstein entre l'énergie de la transition atomique et la pulsation du photon : \Delta E = \hbar \omega.

Voir le corrigé complet

Lors d'une transition atomique radiative entre un niveau initial d'énergie E_i et un niveau final d'énergie E_f, l'énergie échangée sous forme d'un photon (en émission ou en absorption) est égale à la variation d'énergie de l'atome :

\Delta E = |E_f - E_i|

D'après la relation de Planck-Einstein, l'énergie d'un photon de fréquence \nu et de pulsation \omega = 2\pi\nu est reliée à sa pulsation par :

\boxed{ \Delta E = \hbar \omega }

où \hbar = \dfrac{h}{2\pi} \simeq 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s} est la constante de Planck réduite.

Résultat

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Partie II : Étude de l'analogie mécanique

Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur harmonique

Dans la suite, nous allons supposer que . Justifiez cette approximation en vous appuyant sur le texte.

Voir l'indice

Comparer l'écart d'énergie entre les états 1 et 2 (7{,}4\ \mu\text{eV}) à l'énergie de la transition optique fondamentale 1–3 (2{,}1\text{ eV}).

Voir la stratégie
  1. Exprimer les pulsations \omega_1 et \omega_2 en fonction des énergies des niveaux atomiques mis en jeu d'après la relation établie à la question Q7.
  2. Évaluer l'écart relatif entre ces deux grandeurs numériques à partir des données du texte (lignes 85 à 92).
Voir la réponse courte

Justification à partir du texte : les deux fréquences de résonance des transitions atomiques sont extrêmement proches.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q7, les pulsations associées aux transitions atomiques 1 \to 3 et 2 \to 3 sont reliées aux différences d'énergie par :

\begin{aligned} \hbar \omega_1 &= E_3 - E_1 \\ \hbar \omega_2 &= E_3 - E_2 = (E_3 - E_1) - (E_2 - E_1) \end{aligned}

Le texte précise aux lignes 85 à 92 que :

  • E_2 - E_1 = 7{,}4\ \mu\text{eV} (levée de dégénérescence due au couplage spin électronique - spin nucléaire) ;
  • E_3 - E_1 \simeq 2{,}1\text{ eV}.

L'écart relatif entre les deux pulsations s'écrit alors :

\frac{\omega_1 - \omega_2}{\omega_1} = \frac{E_2 - E_1}{E_3 - E_1} = \frac{7{,}4 \times 10^{-6}\text{ eV}}{2{,}1\text{ eV}} \simeq 3{,}5 \times 10^{-6} \ll 1

L'écart entre les niveaux 1 et 2 est négligeable devant l'énergie de la transition optique (système en \Lambda quasi-dégénéré). On peut donc poser en excellente approximation :

\boxed{\omega_1 \simeq \omega_2}

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : principe fondamental de la dynamique, oscillateur couplé

Écrire les équations différentielles d'évolution du système représenté sur la figure 1. On notera et les déplacements des deux masses par rapport à leurs positions d'équilibre, et on écrira les forces d'amortissement de chacun des oscillateurs sous la forme et , où , et et sont les coefficients d'amortissement correspondants.

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à chaque masse en projetant soigneusement les forces de rappel élastique des trois ressorts et les forces d'amortissement fluide.

Voir la stratégie
  1. Isoler successivement la masse 1 puis la masse 2 dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.
  2. Faire le bilan des forces horizontales (rappel des ressorts, frottement fluide, force extérieure pour la masse 1) en repérant les déplacements x_1(t) et x_2(t) par rapport aux positions d'équilibre.
  3. Appliquer le principe fondamental de la dynamique et exprimer les équations différentielles en fonction des paramètres \omega_1, \gamma_1, \gamma_2 et \Omega.
Voir la réponse courte

PFD appliqué à chaque masse soumise au rappel propre, au couplage élastique mutuel et au frottement visqueux.

Voir le corrigé complet

On étudie le mouvement horizontal des deux masses m dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen, repéré par l'axe (Ox) orienté vers la droite. Les positions d'équilibre correspondent à x_1 = 0 et x_2 = 0.

Masse 1 : La masse 1 est soumise aux forces horizontales suivantes :

  • la force de rappel du ressort de gauche (raideur k_1 - K) : \vec{F}_{\text{g}} = -(k_1 - K) x_1 \, \vec{e}_x ;
  • la force de rappel du ressort central (raideur K) : \vec{F}_{\text{c}\to 1} = K (x_2 - x_1) \, \vec{e}_x ;
  • la force d'amortissement visqueux : \vec{F}_{f,1} = -m \gamma_1 \dot{x}_1 \, \vec{e}_x ;
  • la force excitatrice extérieure : \vec{F}(t) = F(t) \, \vec{e}_x.

La projection de la deuxième loi de Newton sur l'axe (Ox) donne :

\begin{aligned} m \ddot{x}_1 &= -(k_1 - K) x_1 + K(x_2 - x_1) - m\gamma_1 \dot{x}_1 + F(t) \\ &= -k_1 x_1 + K x_2 - m\gamma_1 \dot{x}_1 + F(t) \end{aligned}

Masse 2 : La masse 2 est soumise aux forces horizontales suivantes :

  • la force de rappel du ressort central (raideur K) : \vec{F}_{\text{c}\to 2} = -K (x_2 - x_1) \, \vec{e}_x ;
  • la force de rappel du ressort de droite (raideur k_2 - K) : \vec{F}_{\text{d}} = -(k_2 - K) x_2 \, \vec{e}_x ;
  • la force d'amortissement visqueux : \vec{F}_{f,2} = -m \gamma_2 \dot{x}_2 \, \vec{e}_x.

La projection de la deuxième loi de Newton sur l'axe (Ox) donne :

\begin{aligned} m \ddot{x}_2 &= -K(x_2 - x_1) - (k_2 - K) x_2 - m\gamma_2 \dot{x}_2 \\ &= -k_2 x_2 + K x_1 - m\gamma_2 \dot{x}_2 \end{aligned}

En divisant par la masse m, en utilisant K = m \Omega^2 ainsi que k_1/m = \omega_1^2 et k_2/m = \omega_2^2 = \omega_1^2 (d'après l'approximation de la question Q8), on obtient le système couplé d'équations différentielles :

\boxed{\begin{cases} \ddot{x}_1(t) + \gamma_1 \dot{x}_1(t) + \omega_1^2 x_1(t) - \Omega^2 x_2(t) = \dfrac{F(t)}{m} \\[6pt] \ddot{x}_2(t) + \gamma_2 \dot{x}_2(t) + \omega_1^2 x_2(t) - \Omega^2 x_1(t) = 0 \end{cases}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La force F ne s'applique qu'à la première masse et les signes des termes de couplage doivent être établis avec soin.

« Dans beaucoup de copies, la force F n'apparait pas du tout dans le bilan des forces s'appliquant à la masse 1 ou alors elle est prise en compte dans le bilan des forces s'appliquant aux masses 1 et 2 alors que la gure 1 du texte montre pourtant explicitement que cette force ne doit s'appliquer qu'à la masse 1. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : régime sinusoïdal forcé, notation complexe

Écrire la forme algébrique que prend ce système en régime sinusoïdal forcé à la pulsation . On notera l'amplitude complexe du déplacement de l'oscillateur .

Voir l'indice

Passer en notation complexe en adoptant une dépendance temporelle en \mathrm{e}^{i\omega t} et factoriser les équations sous forme matricielle ou algébrique couplée.

Voir la stratégie
  1. Adopter une convention pour la représentation complexe des grandeurs sinusoïdales à la pulsation \omega.
  2. Remplacer les opérateurs de dérivation temporelle par leur équivalent algébrique.
  3. Réécrire les équations différentielles obtenues à la question Q9 sous la forme d'un système algébrique linéaire couplé portant sur les amplitudes complexes \underline{x}_1 et \underline{x}_2.
Voir la réponse courte

Passage en régime sinusoïdal forcé en posant \mathrm{d}/\mathrm{d}t \to j\omega pour obtenir le système algébrique linéaire 2 \times 2.

Voir le corrigé complet

On adopte la convention usuelle en physique où les grandeurs réelles s'écrivent :

x_i(t) = \mathrm{Re}\left(\underline{x}_i\,\mathrm{e}^{i\omega t}\right) \quad (i=1, 2) \quad \text{et} \quad F(t) = \mathrm{Re}\left(F\,\mathrm{e}^{i\omega t}\right)

avec une amplitude d'excitation F réelle et positive.

Dans cette représentation, les dérivées temporelles se traduisent algébriquement par :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \longleftrightarrow i\omega \qquad \text{et} \qquad \frac{\mathrm{d}^2}{\mathrm{d}t^2} \longleftrightarrow -\omega^2

En injectant ces relations dans le système d'équations différentielles établi en Q9, et en tenant compte de l'approximation \omega_1 = \omega_2 justifiée en Q8 :

\begin{aligned} \ddot{x}_1 + \gamma_1 \dot{x}_1 + \omega_1^2 x_1 - \Omega^2 x_2 &= \frac{F(t)}{m} \\ \ddot{x}_2 + \gamma_2 \dot{x}_2 + \omega_1^2 x_2 - \Omega^2 x_1 &= 0 \end{aligned}

le système prend la forme algébrique suivante :

\boxed{\left\{ \begin{aligned} \left(\omega_1^2 - \omega^2 + i\gamma_1\omega\right)\underline{x}_1 - \Omega^2 \underline{x}_2 &= \frac{F}{m} \\[6pt] -\Omega^2 \underline{x}_1 + \left(\omega_1^2 - \omega^2 + i\gamma_2\omega\right)\underline{x}_2 &= 0 \end{aligned} \right.}

ou de manière matricielle équivalente :

\begin{pmatrix} \omega_1^2 - \omega^2 + i\gamma_1\omega & -\Omega^2 \\ -\Omega^2 & \omega_1^2 - \omega^2 + i\gamma_2\omega \end{pmatrix} \begin{pmatrix} \underline{x}_1 \\ \underline{x}_2 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} \dfrac{F}{m} \\[6pt] 0 \end{pmatrix}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les étapes de calcul doivent être suffisamment détaillées pour obtenir l'intégralité des points.

« Bien que cette question soit très simple, de trop nombreu(ses)x candidat(e)s n'obtiennent pas la totalité des points à la question car il(elle)s ne détaillent pas su samment leurs réponses. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Question 11

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : pulsation propre, mode propre

Dans cette question uniquement, on considère que les oscillateurs ne sont pas amortis. Quelles sont alors les pulsations de résonance et ? Donner l'expression de dans la limite où .

Voir l'indice

Annuler les termes dissipatifs et le second membre, puis chercher les pulsations propres qui annulent le déterminant du système d'équations en effectuant un développement limité pour \Omega \ll \omega_1.

Voir la stratégie
  1. On annule les termes d'amortissement (\gamma_1 = \gamma_2 = 0) dans le système algébrique établi à la question Q10.
  2. Les pulsations de résonance correspondent à la divergence des amplitudes en l'absence de frottement, soit à l'annulation du déterminant du système.
  3. On effectue un développement limité des pulsations propres au premier ordre en (\Omega/\omega_1)^2 pour en déduire \Omega_r.
Voir la réponse courte

Annulation du déterminant sans amortissement : deux pulsations propres \omega_\pm symétriques, avec écart \Omega_r \approx \Omega^2/\omega_1.

Voir le corrigé complet

En l'absence d'amortissement (\gamma_1 = \gamma_2 = 0), le système de la question Q10 s'écrit :

\begin{pmatrix} \omega_1^2 - \omega^2 & -\Omega^2 \\ -\Omega^2 & \omega_1^2 - \omega^2 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} \underline{x}_1 \\ \underline{x}_2 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} \frac{F}{m} \\ 0 \end{pmatrix}

Les résonances correspondent aux pulsations propres pour lesquelles les amplitudes \underline{x}_1 et \underline{x}_2 divergent, c'est-à-dire aux zéros du déterminant du système :

\det = (\omega_1^2 - \omega^2)^2 - \Omega^4 = 0

Soit :

\omega_1^2 - \omega^2 = \pm \Omega^2 \iff \omega^2 = \omega_1^2 \pm \Omega^2

Les pulsations de résonance (positives) sont donc :

\boxed{\omega_+ = \sqrt{\omega_1^2 + \Omega^2} \quad \text{et} \quad \omega_- = \sqrt{\omega_1^2 - \Omega^2}}

Dans la limite où \Omega \ll \omega_1, effectuons un développement limité au premier ordre non nul en (\Omega/\omega_1)^2 :

\begin{aligned} \omega_+ &= \omega_1 \left(1 + \frac{\Omega^2}{\omega_1^2}\right)^{1/2} = \omega_1 \left(1 + \frac{\Omega^2}{2\omega_1^2} + \mathcal{O}\left(\frac{\Omega^4}{\omega_1^4}\right)\right) = \omega_1 + \frac{\Omega^2}{2\omega_1} + \mathcal{O}\left(\frac{\Omega^4}{\omega_1^3}\right) \\ \omega_- &= \omega_1 \left(1 - \frac{\Omega^2}{\omega_1^2}\right)^{1/2} = \omega_1 \left(1 - \frac{\Omega^2}{2\omega_1^2} + \mathcal{O}\left(\frac{\Omega^4}{\omega_1^4}\right)\right) = \omega_1 - \frac{\Omega^2}{2\omega_1} + \mathcal{O}\left(\frac{\Omega^4}{\omega_1^3}\right) \end{aligned}

On en déduit l'expression de l'écart \Omega_r :

\boxed{\Omega_r = |\omega_+ - \omega_-| \simeq \frac{\Omega^2}{\omega_1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait annuler le déterminant du système à la résonance puis effectuer un développement limité à l'ordre 1 en Ω/ω1.

« Trop peu de candidat(e)s pensent à utiliser le fait qu'en régime forcé, le déterminant des deux équations algébriques linéaires régissant le mouvement des deux masses doit être nul à la résonance. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur couplé, résonance

Réécrire, sans le résoudre, le système obtenu à la question 10 en posant et en éliminant au profit de .

Voir l'indice

Injecter \omega = \omega_1 + \delta\omega dans le système avec \gamma_2 = 0 et remplacer \Omega^2 par sa relation approchée avec \Omega_r établie à la question précédente.

Voir la stratégie
  1. Partir du système obtenu à la question 10 en prenant en compte l'hypothèse \gamma_2 = 0.
  2. Remplacer \Omega^2 par sa relation avec l'écart de résonance \Omega_r obtenue à la question 11, soit \Omega^2 = \omega_1 \Omega_r.
  3. Injecter \omega = \omega_1 + \delta\omega sans effectuer les approximations d'ordre de grandeur, qui font l'objet de la question 13.
Voir la réponse courte

Réécriture du système en introduisant le désaccord \delta\omega = \omega - \omega_1 et la séparation \Omega_r.

Voir le corrigé complet

D'après la question 10, le système algébrique régissant les amplitudes complexes \underline{x}_1 et \underline{x}_2 s'écrit, en tenant compte de la condition \gamma_2 = 0 :

\left\{ \begin{aligned} (\omega_1^2 - \omega^2 + i\gamma_1\omega)\,\underline{x}_1 - \Omega^2\,\underline{x}_2 &= \frac{F}{m} \\ -\Omega^2\,\underline{x}_1 + (\omega_1^2 - \omega^2)\,\underline{x}_2 &= 0 \end{aligned} \right.

D'après le résultat de la question 11 dans la limite \Omega \ll \omega_1, on a :

\Omega_r = \frac{\Omega^2}{\omega_1} \implies \Omega^2 = \omega_1 \Omega_r

En posant \omega = \omega_1 + \delta\omega, le terme d'inertie et de rappel devient :

\omega_1^2 - \omega^2 = \omega_1^2 - (\omega_1 + \delta\omega)^2 = -2\omega_1 \delta\omega - \delta\omega^2

Le système se réécrit donc sous la forme :

\boxed{ \left\{ \begin{aligned} \left( -2\omega_1 \delta\omega - \delta\omega^2 + i\gamma_1(\omega_1 + \delta\omega) \right) \underline{x}_1 - \omega_1 \Omega_r\,\underline{x}_2 &= \frac{F}{m} \\[2mm] -\omega_1 \Omega_r\,\underline{x}_1 - \left( 2\omega_1 \delta\omega + \delta\omega^2 \right) \underline{x}_2 &= 0 \end{aligned} \right. }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question sans difficulté majeure mais conditionnée par la réussite des questions 10 et 11.

« Répondre à cette question ne présentant pas de réelle di culté nécessitait cependant d'avoir répondu correctement aux questions 10 − 11, préalablement, ce que seule une minorité de candidat(e)s a malheureusement su faire. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Question 13

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : approximation des bandes étroites

On suppose que est très grand devant , et . Simplifier le système précédent.

Voir l'indice

Négliger les termes d'ordre 2 comme \delta\omega^2 devant les termes en \omega_1 \delta\omega, et simplifier les facteurs communs d'ordre \omega_1.

Voir la stratégie
  1. Partir du système établi à la question Q12.
  2. Négliger les termes d'ordre 2 en perturbations (\delta\omega^2, \gamma_1\delta\omega) devant les termes d'ordre 1 proportionnels à \omega_1.
  3. Diviser les deux équations par \omega_1 pour obtenir une forme simplifiée faisant directement apparaître les écarts de pulsation.
Voir la réponse courte

Approximation haute fréquence \omega_1^2 - \omega^2 \approx -2\omega_1 \delta\omega permettant de linéariser le système en \delta\omega.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q12, le système algébrique s'écrit :

\left\{ \begin{aligned} \left( -2\omega_1 \delta\omega - \delta\omega^2 + i\gamma_1(\omega_1 + \delta\omega) \right) \underline{x}_1 - \omega_1 \Omega_r\,\underline{x}_2 &= \frac{F}{m} \\ -\omega_1 \Omega_r\,\underline{x}_1 - \left( 2\omega_1 \delta\omega + \delta\omega^2 \right) \underline{x}_2 &= 0 \end{aligned} \right.

L'hypothèse \omega_1 \gg |\delta\omega|, \gamma_1, \Omega_r permet d'effectuer les approximations suivantes au premier ordre :

  • pour le terme inertiel et élastique :

    \omega_1^2 - \omega^2 = -2\omega_1\delta\omega - \delta\omega^2 \simeq -2\omega_1\delta\omega \quad \text{car} \quad |\delta\omega| \ll \omega_1
  • pour le terme d'amortissement :

    i\gamma_1\omega = i\gamma_1(\omega_1 + \delta\omega) \simeq i\gamma_1\omega_1 \quad \text{car} \quad |\delta\omega| \ll \omega_1

En substituant ces approximations dans le système, il vient :

\left\{ \begin{aligned} \omega_1 \left( -2\delta\omega + i\gamma_1 \right) \underline{x}_1 - \omega_1 \Omega_r\,\underline{x}_2 &= \frac{F}{m} \\ -\omega_1 \Omega_r\,\underline{x}_1 - 2\omega_1 \delta\omega\,\underline{x}_2 &= 0 \end{aligned} \right.

En divisant chaque équation par \omega_1 (non nul), on obtient le système linéaire simplifié :

\boxed{ \left\{ \begin{aligned} (-2\delta\omega + i\gamma_1)\,\underline{x}_1 - \Omega_r\,\underline{x}_2 &= \frac{F}{m\omega_1} \\[1mm] -\Omega_r\,\underline{x}_1 - 2\delta\omega\,\underline{x}_2 &= 0 \end{aligned} \right.}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : puissance moyenne, régime sinusoïdal

Vérifier qu'une force extérieure de la forme , où l'amplitude est réelle et positive, fournit, en moyenne sur une période, la puissance (où désigne la partie imaginaire de l'amplitude complexe du déplacement de l'oscillateur 1), à un signe près qui dépend de la convention choisie à la question 10 dans l'exponentielle complexe.

Voir l'indice

Calculer la valeur moyenne temporelle du produit F(t) \cdot \dot{x}_1(t) sur une période T = 2\pi/\omega en exprimant la vitesse complexe \underline{v}_1 = i\omega \underline{x}_1.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance instantanée fournie par la force extérieure, \mathcal{P}(t) = F(t)\,\dot{x}_1(t).
  2. Calculer sa valeur moyenne temporelle sur une période à l'aide des amplitudes complexes associées à la convention e^{i\omega t} adoptée à la question Q10.
  3. Utiliser l'approximation \omega = \omega_1 + \delta\omega \simeq \omega_1 justifiée à la question Q13 pour aboutir à l'expression demandée.
Voir la réponse courte

Calcul de la puissance moyenne fournie \langle F(t) \dot{x}_1(t) \rangle, proportionnelle à \omega_1 \operatorname{Im}(\underline{x}_1).

Voir le corrigé complet

La puissance instantanée cédée par la force extérieure F(t) à l'oscillateur 1 s'écrit :

\mathcal{P}(t) = F(t)\,\dot{x}_1(t)

Avec la convention temporelle adoptée en e^{i\omega t} (question Q10), la force F(t) = F \cos(\omega t) est associée à l'amplitude complexe réelle \underline{F} = F, et la vitesse \dot{x}_1(t) est associée à l'amplitude complexe :

\underline{v}_1 = i\omega \underline{x}_1

La puissance moyenne sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} s'obtient classiquement par la formule du produit moyen de deux grandeurs sinusoïdales en notation complexe :

\langle \mathcal{P} \rangle = \frac{1}{2} \operatorname{Re}\left( \underline{F}^* \underline{v}_1 \right) = \frac{1}{2} \operatorname{Re}\left( F \cdot i\omega \underline{x}_1 \right)

En décomposant \underline{x}_1 = \operatorname{Re}(\underline{x}_1) + i\operatorname{Im}(\underline{x}_1), on a :

\operatorname{Re}(i \underline{x}_1) = -\operatorname{Im}(\underline{x}_1)

D'où l'expression exacte de la puissance moyenne fournie :

\langle \mathcal{P} \rangle = -\frac{1}{2} F \omega \operatorname{Im}(\underline{x}_1)

D'après l'approximation de la question Q13, la pulsation d'excitation est très proche de la résonance, c'est-à-dire |\delta\omega| \ll \omega_1, ce qui permet d'écrire \omega = \omega_1 + \delta\omega \simeq \omega_1 au premier ordre :

\boxed{\langle \mathcal{P} \rangle = -\frac{1}{2} F \omega_1 \operatorname{Im}(\underline{x}_1)}

Avec la convention temporelle en e^{-i\omega t} (souvent employée dans la littérature anglo-saxonne, notamment dans l'article en référence), on aurait \underline{v}_1 = -i\omega \underline{x}_1, ce qui conduit directement à \langle \mathcal{P} \rangle = +\frac{1}{2} F \omega_1 \operatorname{Im}(\underline{x}_1). Le résultat est donc bien vérifié à un signe près dépendant du choix de convention.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'utilisation des grandeurs réelles était nettement plus sûre que les notations complexes pour mener le calcul de puissance moyenne.

« Les candidat(e)s ayant travaillé avec les notations complexes se sont très souvent arrangé(e)s pour donner la bonne expression du résultat nal donné par l'énoncé en dépit d'un raisonnement faux. »

« Ceux-celles ayant conservé les notations réelles ont obtenu de bien meilleurs résultats. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Question 15

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : résonance, facteur de qualité

Retrouver la courbe de la figure 2a. Donner l'expression de sa largeur à mi-hauteur.

Voir l'indice

Poser \Omega_r = 0 dans l'expression de \underline{x}_1 pour obtenir un profil lorentzien de la puissance absorbée et chercher les valeurs de \delta\omega pour lesquelles elle chute de moitié.

Voir la stratégie
  1. La figure 2a correspond à l'absence de couplage entre les deux oscillateurs (\Omega = 0, soit \Omega_r = 0).
  2. On déduit l'amplitude complexe \underline{x}_1 à partir du système simplifié de la question 13, puis on en extrait la puissance moyenne absorbée à l'aide de la formule établie à la question 14.
  3. On identifie la forme lorentzienne de la courbe et on détermine l'écart de pulsation correspondant à la mi-hauteur.
Voir la réponse courte

Pour \Omega_r = 0, courbe lorentzienne standard de la puissance absorbée avec une largeur à mi-hauteur égale à \gamma_1.

Voir le corrigé complet

En l'absence de laser de couplage, on a \Omega = 0, ce qui implique \Omega_r = 0. Le système simplifié de la question 13 se réduit pour le premier oscillateur à :

(-2\delta\omega + i\gamma_1)\,\underline{x}_1 = \frac{F}{m\omega_1}

On en déduit l'expression de l'amplitude complexe \underline{x}_1 :

\underline{x}_1 = \frac{F}{m\omega_1}\frac{1}{-2\delta\omega + i\gamma_1} = \frac{F}{m\omega_1}\frac{-2\delta\omega - i\gamma_1}{4\delta\omega^2 + \gamma_1^2}

Sa partie imaginaire vaut donc :

\operatorname{Im}(\underline{x}_1) = -\frac{F}{m\omega_1}\frac{\gamma_1}{4\delta\omega^2 + \gamma_1^2}

D'après le résultat de la question 14 (avec la convention e^{i\omega t} où la puissance moyenne fournie par la force extérieure est \langle\mathcal{P}\rangle = -\frac{1}{2}F\omega_1\operatorname{Im}(\underline{x}_1)) :

\langle\mathcal{P}\rangle(\delta\omega) = \frac{F^2}{2m}\frac{\gamma_1}{4\delta\omega^2 + \gamma_1^2} = \frac{\mathcal{P}_{\max}}{1 + \left(\dfrac{2\delta\omega}{\gamma_1}\right)^2}

où \mathcal{P}_{\max} = \dfrac{F^2}{2m\gamma_1} est la puissance maximale absorbée à résonance (\delta\omega = 0, soit \omega = \omega_1).

Cette fonction de \delta\omega est une lorentzienne centrée en \delta\omega = 0, symétrique et positive, ce qui correspond fidèlement au profil d'absorption résonante de la figure 2a.

La largeur à mi-hauteur \Delta\omega est définie par les pulsations telles que \langle\mathcal{P}\rangle = \frac{1}{2}\mathcal{P}_{\max} :

\begin{aligned} 1 + \left(\frac{2\delta\omega}{\gamma_1}\right)^2 = 2 &\iff \left(\frac{2\delta\omega}{\gamma_1}\right)^2 = 1 \\ &\iff \delta\omega = \pm \frac{\gamma_1}{2} \end{aligned}

La largeur à mi-hauteur (pleine largeur à mi-hauteur) s'écrit donc :

\boxed{\Delta\omega = \gamma_1}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à vérifier l'homogénéité du résultat final, où la masse devait figurer.

« Par étourderie, dans quelques copies la masse n'apparaît pas dans le résultat nal. Une simple véri cation par analyse dimensionnelle leur aurait permis de corriger cette erreur d'homogénéité. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : antirésonance, oscillateur couplé

Décrire le mouvement des oscillateurs dans le cas où et . Commenter.

Voir l'indice

Poser \delta\omega = 0 dans le système simplifié de la question 13 pour en déduire les amplitudes respectives \underline{x}_1 et \underline{x}_2 et interpréter l'absence de mouvement de la première masse.

Voir la réponse courte

À résonance exacte \delta\omega = 0, \underline{x}_1 = 0 : le premier oscillateur est immobile par interférence destructive (antirésonance).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q13, le comportement du système en régime sinusoïdal forcé est régi par :

\begin{cases} (-2\delta\omega + i\gamma_1)\underline{x}_1 - \Omega_r\,\underline{x}_2 = \dfrac{F}{m\omega_1} \\[8pt] -\Omega_r\,\underline{x}_1 - 2\delta\omega\,\underline{x}_2 = 0 \end{cases}

Dans le cas où \delta\omega = 0 et \Omega_r \neq 0, la seconde équation donne directement :

-\Omega_r\,\underline{x}_1 = 0 \implies \underline{x}_1 = 0

En reportant \underline{x}_1 = 0 dans la première équation :

-\Omega_r\,\underline{x}_2 = \frac{F}{m\omega_1} \implies \underline{x}_2 = -\frac{F}{m\omega_1\Omega_r}

En repassant aux grandeurs réelles avec la convention F(t) = F\cos(\omega_1 t) :

\boxed{x_1(t) = 0}
\boxed{x_2(t) = -\frac{F}{m\omega_1\Omega_r}\cos(\omega_1 t) = \frac{F}{m\omega_1\Omega_r}\cos(\omega_1 t + \pi)}

Le premier oscillateur reste rigoureusement au repos à sa position d'équilibre, tandis que le second oscillateur oscille à la pulsation \omega_1 avec l'amplitude non nulle \frac{F}{m\omega_1\Omega_r}, en opposition de phase avec la force excitatrice F(t).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Seule la masse 1 recevant l'excitation est immobile, la masse 2 est quant à elle en mouvement.

« Dans de nombreuses copies, les masses m1 et m2 sont considérées immobiles alors que seule la masse m1, qui est pourtant celle recevant l'excitation l'est en réalité. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : résolution de système linéaire

Déterminer l'expression de en fonction de .

Voir l'indice

Résoudre le système algébrique linéaire 2\times 2 de la question 13 par substitution de \underline{x}_2 pour exprimer \underline{x}_1(\delta\omega).

Voir la réponse courte

Inversion du système linéaire 2 \times 2 simplifié pour exprimer \underline{x}_1(\delta\omega) en fonction de \delta\omega.

Voir le corrigé complet

Le système d'équations algébriques obtenu à la question Q13 dans l'approximation \omega_1 \gg \gamma_1, |\delta\omega|, \Omega_r s'écrit :

\begin{align*} (-2\delta\omega + i\gamma_1)\underline{x}_1 - \Omega_r\,\underline{x}_2 &= \frac{F}{m\omega_1} \tag{1} \\ -\Omega_r\,\underline{x}_1 - 2\delta\omega\,\underline{x}_2 &= 0 \tag{2}\end{align*}

Pour \delta\omega \neq 0, la seconde équation (2) permet d'exprimer directement l'amplitude du second oscillateur en fonction de celle du premier :

\underline{x}_2 = -\frac{\Omega_r}{2\delta\omega}\,\underline{x}_1

En substituant cette relation dans la première équation (1), on obtient :

\left( -2\delta\omega + i\gamma_1 + \frac{\Omega_r^2}{2\delta\omega} \right) \underline{x}_1 = \frac{F}{m\omega_1}

soit, en réduisant au même dénominateur :

\left( \frac{\Omega_r^2 - 4\delta\omega^2 + 2i\gamma_1\delta\omega}{2\delta\omega} \right) \underline{x}_1 = \frac{F}{m\omega_1}

On en déduit l'expression de l'amplitude complexe \underline{x}_1(\delta\omega) :

\boxed{\underline{x}_1(\delta\omega) = \frac{F}{m\omega_1} \frac{2\delta\omega}{\Omega_r^2 - 4\delta\omega^2 + 2i\gamma_1\delta\omega}}

Cette expression reste valable par continuité pour \delta\omega = 0, où elle redonne bien \underline{x}_1(0) = 0, conformément au résultat de la question Q16.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Peu de réussite sur cette question en raison d'erreurs accumulées en amont.

« Peu de résultats corrects à ces trois questions, du fait, la plupart du temps de mauvaises réponses aux questions précédentes. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Question 18

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : développement limité

Simplifier cette expression quand .

Voir l'indice

Factoriser l'expression au voisinage de l'origine en négligeant le terme en \delta\omega^2 devant \Omega_r^2 au dénominateur.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'expression exacte de \underline{x}_1(\delta\omega) obtenue à la question Q17.
  2. Réécrire le dénominateur en factorisant par 2\delta\omega (ou en divisant numérateur et dénominateur par 2\delta\omega) afin d'identifier les termes dominants.
  3. Appliquer la condition |\delta\omega| \ll \Omega_r pour négliger le terme d'ordre deux 4\delta\omega^2 devant \Omega_r^2, tout en conservant le terme d'amortissement proportionnel à \gamma_1.
Voir la réponse courte

Simplification au centre de l'antirésonance |\delta\omega| \ll \Omega_r, faisant apparaître une dépendance linéaire en \delta\omega.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q17, l'amplitude complexe de l'oscillateur 1 s'écrit :

\underline{x}_1(\delta\omega) = \frac{F}{m\omega_1} \frac{2\delta\omega}{\Omega_r^2 - 4\delta\omega^2 + 2i\gamma_1\delta\omega}

En divisant le numérateur et le dénominateur par 2\delta\omega (pour \delta\omega \neq 0), on obtient :

\underline{x}_1(\delta\omega) = \frac{F}{m\omega_1} \frac{1}{\frac{\Omega_r^2}{2\delta\omega} - 2\delta\omega + i\gamma_1}

La condition |\delta\omega| \ll \Omega_r implique directement :

4\delta\omega^2 \ll \Omega_r^2 \quad \Longleftrightarrow \quad |2\delta\omega| \ll \left|\frac{\Omega_r^2}{2\delta\omega}\right|

Le terme 2\delta\omega est donc négligeable devant \frac{\Omega_r^2}{2\delta\omega}. En revanche, l'énoncé ne formule aucune hypothèse sur l'ordre de grandeur de \gamma_1 par rapport à \Omega_r ; le terme d'amortissement i\gamma_1 doit donc être impérativement conservé au dénominateur.

On obtient ainsi la forme simplifiée :

\boxed{\underline{x}_1(\delta\omega) \simeq \frac{F}{m\omega_1} \frac{1}{\frac{\Omega_r^2}{2\delta\omega} + i\gamma_1} = \frac{F}{m\omega_1} \frac{2\delta\omega}{\Omega_r^2 + 2i\gamma_1\delta\omega}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Peu de réussite sur cette question en raison d'erreurs accumulées en amont.

« Peu de résultats corrects à ces trois questions, du fait, la plupart du temps de mauvaises réponses aux questions précédentes. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Question 19

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : antirésonance, largeur de bande

Retrouver la forme des figures 2b et 2c en analysant les configurations pour lesquelles tend vers zéro ou devient très grand. Donner une expression littérale de la largeur du creux central.

Voir l'indice

Calculer la puissance moyenne absorbée à partir de \operatorname{Im}(\underline{x}_1) et chercher la valeur de \delta\omega où la puissance atteint la moitié de sa valeur asymptotique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance moyenne absorbée \langle \mathcal{P} \rangle(\delta\omega) à partir de la relation établie à la question 14 et de l'amplitude \underline{x}_1(\delta\omega) obtenue à la question 17.
  2. Analyser les comportements asymptotiques pour \delta\omega \to 0 et |\delta\omega| \gg \Omega_r, et en déduire l'allure générale des figures 2b et 2c avec la formation de deux pics et d'un creux.
  3. Exploiter le comportement au voisinage du centre |\delta\omega| \ll \Omega_r (question 18) pour définir et calculer la largeur à mi-hauteur du creux central.
Voir la réponse courte

Étude des limites montrant le creux central d'absorption entre deux pics de résonance ; largeur du creux donnée par \Omega_r^2/\gamma_1.

Voir le corrigé complet

D'après la question 14 (avec la convention e^{i\omega t}), la puissance moyenne absorbée sur une période s'écrit :

\langle \mathcal{P} \rangle = -\frac{1}{2} F \omega_1 \operatorname{Im}(\underline{x}_1)

En utilisant l'expression de \underline{x}_1(\delta\omega) obtenue à la question 17 :

\underline{x}_1(\delta\omega) = \frac{F}{m\omega_1}\frac{2\delta\omega}{(\Omega_r^2 - 4\delta\omega^2) + 2i\gamma_1\delta\omega}

Sa partie imaginaire vaut :

\operatorname{Im}(\underline{x}_1) = -\frac{F}{m\omega_1} \frac{4\gamma_1\delta\omega^2}{(\Omega_r^2 - 4\delta\omega^2)^2 + 4\gamma_1^2 \delta\omega^2}

La puissance moyenne absorbée est donc :

\langle \mathcal{P} \rangle(\delta\omega) = \frac{F^2}{2m\gamma_1} \frac{4\gamma_1^2 \delta\omega^2}{(\Omega_r^2 - 4\delta\omega^2)^2 + 4\gamma_1^2 \delta\omega^2}

Analysons les régimes limites :

  • Configuration \delta\omega \to 0 : Le numérateur tend vers 0 tandis que le dénominateur tend vers \Omega_r^4 \neq 0. Ainsi :

    \lim_{\delta\omega \to 0} \langle \mathcal{P} \rangle = 0

    L'absorption est totalement supprimée au centre, ce qui explique le creux d'absorption (annulation de la puissance transférée) à \delta\omega = 0.

  • Configuration |\delta\omega| \gg \Omega_r : Le terme de couplage \Omega_r^2 devient négligeable devant 4\delta\omega^2, d'où :

    \langle \mathcal{P} \rangle(\delta\omega) \underset{|\delta\omega| \gg \Omega_r}{\simeq} \frac{F^2}{2m\gamma_1} \frac{4\gamma_1^2 \delta\omega^2}{16\delta\omega^4 + 4\gamma_1^2 \delta\omega^2} = \frac{F^2}{2m\gamma_1} \frac{1}{1 + \left(\frac{2\delta\omega}{\gamma_1}\right)^2}

    On retrouve exactement le profil d'absorption lorentzien sans couplage de la figure 2a (question 15).

  • Forme des figures 2b et 2c : Le dénominateur de \langle \mathcal{P} \rangle est minimisé au voisinage de \Omega_r^2 - 4\delta\omega^2 \approx 0, soit \delta\omega \approx \pm \frac{\Omega_r}{2}. Deux pics d'absorption apparaissent de part et d'autre de l'origine, séparés par un creux central tombant à zéro en \delta\omega = 0. Lorsque le paramètre \Omega (et donc \Omega_r) augmente, l'écartement entre les pics \Delta\omega_{\text{pics}} \approx \Omega_r s'accroît et le creux s'élargit, ce qui correspond bien à l'évolution observée de la figure 2b vers la figure 2c.

Largeur du creux central :

Pour |\delta\omega| \ll \Omega_r, on peut négliger 4\delta\omega^2 devant \Omega_r^2 au dénominateur (question 18) :

\langle \mathcal{P} \rangle(\delta\omega) \simeq \mathcal{P}_{\max} \frac{4\gamma_1^2\delta\omega^2}{\Omega_r^4 + 4\gamma_1^2\delta\omega^2} = \frac{\mathcal{P}_{\max}}{1 + \left(\frac{\Omega_r^2}{2\gamma_1 \delta\omega}\right)^2}

où \mathcal{P}_{\max} = \frac{F^2}{2m\gamma_1} désigne la hauteur maximale du profil d'absorption. Le creux atteint la moitié de ce maximum (\langle \mathcal{P} \rangle = \frac{1}{2}\mathcal{P}_{\max}) pour :

\frac{\Omega_r^2}{2\gamma_1 |\delta\omega_{1/2}|} = 1 \iff |\delta\omega_{1/2}| = \frac{\Omega_r^2}{2\gamma_1}

La largeur à mi-hauteur du creux central vaut donc :

\boxed{\Delta\omega_{\text{creux}} = \frac{\Omega_r^2}{\gamma_1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Peu de réussite sur cette question en raison d'erreurs accumulées en amont.

« Peu de résultats corrects à ces trois questions, du fait, la plupart du temps de mauvaises réponses aux questions précédentes. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Partie III : Transparence induite

Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : onde lumineuse, pulsation

Sachant que l'expérience est menée avec un laser opérant en lumière visible (jaune du sodium), quel est l'ordre de grandeur de ?

Voir l'indice

Relier la pulsation optique à la longueur d'onde de la lumière visible (\lambda \sim 600\text{ nm}) par \omega_1 = 2\pi c / \lambda.

Voir la stratégie
  1. Relier la pulsation \omega_1 à l'énergie de la transition 1 \to 3 mentionnée dans le texte, ou à la longueur d'onde de la raie jaune du sodium dans le visible.
  2. Effectuer l'application numérique avec les données de l'énoncé en ne gardant qu'un chiffre significatif.
Voir la réponse courte

Pulsation optique \omega_1 = 2\pi c/\lambda \approx 3{,}2 \times 10^{15}\text{ rad/s} pour la raie jaune du sodium (\lambda \approx 589\text{ nm}).

Voir le corrigé complet

L'ordre de grandeur de la pulsation \omega_1 de la transition 1 \to 3 peut être obtenu de deux manières équivalentes :

  • À partir de l'énergie de transition (lignes 90–91) : le niveau 3 se situe à \Delta E \simeq 2{,}1\text{ eV} au-dessus du niveau 1. D'après la relation de Planck-Einstein établie à la question Q7 :

    \omega_1 = \frac{\Delta E}{\hbar}

    Avec \Delta E \simeq 2{,}1 \times 1{,}6 \cdot 10^{-19}\text{ J} \simeq 3 \cdot 10^{-19}\text{ J} et \hbar \simeq 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s}, on obtient :

    \omega_1 \simeq \frac{3 \cdot 10^{-19}}{10^{-34}} \simeq 3 \cdot 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}
  • À partir de la longueur d'onde dans le visible : la raie jaune du sodium correspond à \lambda \simeq 600\text{ nm} = 6 \cdot 10^{-7}\text{ m}. La pulsation associée s'écrit :

    \omega_1 = \frac{2\pi c}{\lambda} \simeq \frac{2\pi \times 3 \cdot 10^8}{6 \cdot 10^{-7}} \simeq \pi \cdot 10^{15} \simeq 3 \cdot 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

Dans les deux cas, on trouve :

\boxed{\omega_1 \sim 3 \cdot 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'ordre de grandeur de la longueur d'onde de la lumière visible jaune doit être connu.

« Notons cependant que quelques candidat(e)s ne connaissent pas l'ordre de grandeur de la longueur d'onde correspondant à une radiation visible jaune. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : ordre de grandeur

On donne pour cette expérience les valeurs et . Vérifier que l'on est bien dans les conditions de la question 13.

Voir l'indice

Calculer les rapports sans dimension \gamma_1 / \omega_1 et \Omega_r / \omega_1 et vérifier qu'ils sont très inférieurs à 1.

Voir la stratégie
  1. Rappeler les trois conditions posées à la question 13 : \omega_1 \gg \gamma_1, \omega_1 \gg \Omega_r et \omega_1 \gg |\delta\omega|.
  2. Comparer numériquement \gamma_1 et \Omega_r à la pulsation \omega_1 \simeq 3 \times 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} déterminée à la question Q20.
  3. Justifier que la gamme de désaccord |\delta\omega| explorée dans l'expérience vérifie également |\delta\omega| \ll \omega_1.
Voir la réponse courte

Vérification numérique : \omega_1 \sim 10^{15}\text{ rad/s} surpasse largement \gamma_1 \sim 10^7\text{ rad/s} et \Omega_r \sim 10^7\text{ rad/s}.

Voir le corrigé complet

Les conditions de la question 13 requièrent que la pulsation propre \omega_1 soit très grande devant le taux d'amortissement \gamma_1, l'écart de couplage \Omega_r et l'écart à la résonance |\delta\omega|.

D'après le résultat de la question Q20, pour le doublet jaune du sodium :

\omega_1 \simeq 3 \times 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

À partir des données de l'énoncé :

\begin{aligned} \gamma_1 &= 6,3 \times 10^7\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \\ \Omega_r &= 0,2\,\gamma_1 \simeq 1,3 \times 10^7\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

On évalue les rapports adimensionnels :

\begin{aligned} \frac{\gamma_1}{\omega_1} &\simeq \frac{6,3 \times 10^7}{3 \times 10^{15}} \simeq 2 \times 10^{-8} \ll 1 \\ \frac{\Omega_r}{\omega_1} &\simeq \frac{1,3 \times 10^7}{3 \times 10^{15}} \simeq 4 \times 10^{-9} \ll 1 \end{aligned}

De plus, l'expérience s'intéresse au comportement au voisinage de la résonance. D'après la figure 3, la plage d'étude de l'écart de pulsation est |\delta\omega| \le 30 \times 10^6\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \sim \gamma_1, ce qui donne également :

\frac{|\delta\omega|}{\omega_1} \lesssim 10^{-8} \ll 1
\boxed{\text{Les grandeurs }\gamma_1\text{, }\Omega_r\text{ et }|\delta\omega|\text{ sont inférieures à }\omega_1\text{ de près de huit ordres de grandeur : les conditions de la question 13 sont pleinement vérifiées.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait citer les valeurs numériques de γ1 et Ωr fournies par le sujet et les comparer à celle de ω1.

« Il convenait de rappeler les valeurs numériques données dans l'énoncé pour γ1 et Ωr et de les comparer à la valeur de ω1. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : pulsation de rabi, intensité lumineuse

Comment dépend-il de l'intensité du laser de couplage ?

Voir l'indice

Utiliser les relations K = m \Omega^2, \Omega^2 \simeq \omega_1 \Omega_r et le fait que la raideur K est proportionnelle à l'intensité lumineuse du faisceau de couplage.

Voir la réponse courte

La pulsation de Rabi de couplage \Omega_r est proportionnelle au champ électrique E, donc à la racine carrée de l'intensité \sqrt{I}.

Voir le corrigé complet

D'après le texte de l'énoncé (lignes 126–129), la raideur K = m \Omega^2 du ressort modélisant l'action du laser de couplage est proportionnelle à son intensité lumineuse I_{\text{c}} :

K \propto I_{\text{c}} \quad \implies \quad \Omega^2 \propto I_{\text{c}}

Par ailleurs, d'après le résultat établi à la question 11 dans l'approximation \Omega \ll \omega_1 :

\Omega_r \simeq \frac{\Omega^2}{\omega_1} = \frac{K}{m\omega_1}

La pulsation propre \omega_1 de la transition atomique et la masse m étant fixées, on en déduit que :

\boxed{\Omega_r \text{ est directement proportionnel à l'intensité } I_{\text{c}} \text{ du laser de couplage.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait démontrer la proportionnalité linéaire entre Ωr et l'intensité I, en exploitant la dépendance quadratique en Ω établie en Q11.

« Beaucoup de candidat(e)s se sont limité(e)s à indiquer que Ωr augmentait avec l'intensité du laser, I, alors qu'il convenait de démontrer que Ωr variait linéairement avec I. »

« Pour parvenir à cette bonne réponse, il fallait avoir établi préalablement à la question 11 que Ωr variait quadratiquement avec Ω. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : relation de dispersion, indice optique

Rappeler la relation donnant le nombre d'onde en fonction de la pulsation , de l'indice du milieu et la vitesse de la lumière .

Voir l'indice

Rappeler la relation de dispersion standard d'une onde plane monochromatique dans un milieu d'indice n.

Voir la réponse courte

Relation fondamentale liant nombre d'onde, indice et pulsation dans un milieu homogène : k = n\omega/c.

Voir le corrigé complet

Dans un milieu d'indice de réfraction n, la vitesse de phase d'une onde électromagnétique monochromatique de pulsation \omega s'écrit :

v_\varphi = \frac{c}{n}

Par définition de la vitesse de phase d'une onde plane progressive monochromatique, on a également :

v_\varphi = \frac{\omega}{k}

Il en découle directement la relation de dispersion reliant le nombre d'onde k, la pulsation \omega, l'indice n et la célérité de la lumière dans le vide c :

\boxed{k = \frac{n\,\omega}{c}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à ne pas inverser l'indice de réfraction dans l'expression du nombre d'onde.

« Question de cours. Quelques étourdi(e)s ont écrit k=ω/(nc). »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : transparence induite, absorption

En s'aidant des résultats de la partie II, expliquer le phénomène de transparence induite (lignes 133–139).

Voir l'indice

Relier la partie imaginaire de l'indice optique à l'absorption du milieu et constater qu'elle s'annule en \delta\omega = 0 grâce à l'annulation de \operatorname{Im}(\underline{x}_1).

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'indice complexe n(\omega) à la résonance \omega = \omega_1 (\delta\omega = 0) en utilisant le résultat de la question 16.
  2. Relier la partie imaginaire et la partie réelle de n(\omega) à la transparence et à la valeur de l'indice de réfraction.
  3. Interpréter physiquement ce résultat via l'antirésonance mécanique et les interférences destructives.
Voir la réponse courte

L'absorption du faisceau sonde, proportionnelle à \operatorname{Im}(\underline{x}_1), s'annule à résonance grâce au couplage induit par le laser pompe.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, l'indice complexe du milieu s'écrit :

n(\omega) = 1 + C\,\frac{\underline{x}_1(\omega)}{F}

où C \in \mathbb{R}^+ est une constante proportionnelle à la densité volumique d'atomes.

À la pulsation de résonance de la transition 1–3, c'est-à-dire pour \omega = \omega_1 (\delta\omega = 0), le résultat de la question 16 montre que l'amplitude complexe du premier oscillateur est rigoureusement nulle :

\underline{x}_1(0) = 0

On en déduit immédiatement la valeur de l'indice optique à cette pulsation :

\boxed{n(\omega_1) = 1}

Ce résultat explique directement les observations rapportées aux lignes 133–139 :

  • Transparence induite : Le coefficient d'absorption linéique de l'onde est proportionnel à la partie imaginaire de l'indice complexe :

    \alpha(\omega) = \frac{2\omega}{c}\operatorname{Im}(n(\omega))

    Or, pour \delta\omega = 0, \operatorname{Im}(n(\omega_1)) = 0 (car \operatorname{Im}(\underline{x}_1) = 0), et la puissance moyenne absorbée est nulle d'après la question 14 : \langle \mathcal{P} \rangle = 0. Le nuage de gaz, qui aurait dû être totalement opaque à la résonance atomique en l'absence de laser de couplage, devient parfaitement transparent sous l'action de celui-ci.

  • Indice unité : La partie réelle de l'indice vaut exactement \operatorname{Re}(n(\omega_1)) = 1, comme dans le vide.
  • Fréquences voisines : Dès que \delta\omega \neq 0, le calcul de la question 17 montre que \underline{x}_1(\delta\omega) \neq 0. L'indice optique n(\omega) s'écarte alors de 1 : sa partie réelle varie fortement avec la pulsation (dispersion) et sa partie imaginaire redevient non nulle (absorption résiduelle) en dehors du creux de largeur \Delta\omega_{\text{creux}} = \Omega_r^2/\gamma_1.

Résultat

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Question 25

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : transparence induite, largeur de bande

Toujours en vous appuyant sur les résultats de la partie II, déterminez une expression littérale puis un ordre de grandeur numérique de l'intervalle de pulsation pour lequel le gaz d'atomes est transparent à la lumière. Comparez votre résultat à la figure 3a. Comment la largeur de cet intervalle varie-t-elle avec l'intensité lumineuse ?

Voir l'indice

Identifier la largeur spectrale du pic de transmission avec la largeur du creux d'absorption calculée à la question 19 et analyser sa dépendance vis-à-vis de l'intensité du couplage.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression de la largeur du creux de puissance absorbée (correspondant à la fenêtre de transmission) obtenue à la question Q19.
  2. Réaliser l'application numérique avec les données de la question Q21 (\gamma_1 et \Omega_r).
  3. Comparer la valeur obtenue à la largeur du pic de transmission observé sur la figure 3a.
  4. Relier cette largeur à l'intensité lumineuse du laser de couplage grâce au résultat de la question Q22.
Voir la réponse courte

Largeur spectrale de transparence \Delta\omega_{\text{transp}} \sim \Omega_r^2/\gamma_1 \propto I, cohérente avec la largeur lue sur la courbe.

Voir le corrigé complet

1. Expression littérale de l'intervalle de transparence

D'après l'étude de l'analogie mécanique menée à la question Q19, le gaz devient transparent là où la puissance absorbée s'annule (au voisinage immédiat de \delta\omega = 0). La largeur à mi-hauteur du creux d'absorption (qui définit la fenêtre de transparence induite) s'écrit :

\boxed{\Delta\omega = \frac{\Omega_r^2}{\gamma_1}}

2. Ordre de grandeur numérique

D'après les données de la question Q21, on a \gamma_1 = 6{,}3 \times 10^7\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} et \Omega_r = 0{,}2\,\gamma_1. On en déduit :

\begin{aligned} \Delta\omega &= \frac{(0{,}2\,\gamma_1)^2}{\gamma_1} = 0{,}04\,\gamma_1 \\ \Delta\omega &= 0{,}04 \times 6{,}3 \times 10^7 \simeq 2{,}5 \times 10^6\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

Avec un seul chiffre significatif :

\boxed{\Delta\omega \simeq 3 \times 10^6\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}}

3. Comparaison à la figure 3a

Sur la figure 3a, le pic de transmission (centré sur \delta\omega \simeq 0{,}6 \times 10^6\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} en raison de l'effet Stark dynamique) a une transmission maximale d'environ 0{,}65. La mi-hauteur correspond à une transmission d'environ 0{,}33, atteinte pour des abscisses comprises approximativement entre -0{,}5 \times 10^6\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} et +2 \times 10^6\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}.

La largeur à mi-hauteur mesurée graphiquement est donc de l'ordre de 2{,}5 \times 10^6\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}, ce qui est en excellent accord avec l'ordre de grandeur théorique calculé.

4. Influence de l'intensité lumineuse

D'après la question Q22, l'écart de pulsation \Omega_r est proportionnel à l'intensité lumineuse I_{\text{c}} du laser de couplage (\Omega_r \propto I_{\text{c}}). Par conséquent :

\Delta\omega = \frac{\Omega_r^2}{\gamma_1} \propto I_{\text{c}}^2

La largeur de la fenêtre de transparence induite augmente avec l'intensité lumineuse du laser de couplage (de façon quadratique dans ce modèle).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'expression littérale dépendait du résultat de la Q18, mais une lecture soignée de la figure 3a permettait d'obtenir des points.

« Très peu de réponses correctes à cette question car il fallait avoir établi préalablement à la question 18 que la largeur à mi-hauteur valait Ωr 2/γ1, un résultat auquel très peu sont malheureusement parvenus. »

« Certain(e)s candidat(e)s ont néanmoins pu obtenir des points à la question 25 en donnant la valeur numérique expérimentale de cette largeur à mi-hauteur grâce à une lecture attentive de la gure 3a de l'article. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Partie IV : Lumière ralentie

Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : vitesse de phase

Quelle est la vitesse de phase en ?

Voir l'indice

Calculer v_\varphi = c / n_r(\omega_1) sachant que l'indice de réfraction réel vaut exactement 1 à résonance exacte.

Voir la réponse courte

En \omega = \omega_1, la partie réelle de l'indice vaut 1, ce qui donne une vitesse de phase v_\varphi = c/n_r = c.

Voir le corrigé complet

Par définition, la vitesse de phase v_\varphi(\omega) d'une onde monochromatique de pulsation \omega se propageant dans un milieu d'indice effectif réel n_r(\omega) s'écrit, d'après la relation de dispersion k(\omega) = \dfrac{n_r(\omega)\,\omega}{c} rappelée à la question Q23 :

v_\varphi(\omega) = \frac{\omega}{k(\omega)} = \frac{c}{n_r(\omega)}

À la pulsation de résonance \omega = \omega_1 (soit \delta\omega = 0), l'amplitude du premier oscillateur s'annule : \underline{x}_1(0) = 0 (question Q16). L'indice de réfraction complexe vaut alors exactement :

n(\omega_1) = 1 + \frac{C\,\underline{x}_1(0)}{F} = 1

Il en résulte directement que la vitesse de phase en \omega = \omega_1 est égale à la vitesse de la lumière dans le vide :

\boxed{v_\varphi(\omega_1) = c = 3 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait préciser que l'indice vaut 1 à la pulsation ω1 pour en déduire que la vitesse de phase est égale à c.

« Obtenir le maximum des points à cette question simple nécéssitait de rappeler que l'indice optique du gaz lorsque ω=ω1 valait 1 et donc que la vitesse de phase donnée par v=c/n valait c. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : vitesse de groupe, milieu dispersif

Dériver le nombre d'onde par rapport à la pulsation, puis exprimer la vitesse de groupe de l'impulsion en fonction de , , de la partie réelle de notée , et de sa dérivée .

Voir l'indice

Partir de la définition v_g = \mathrm{d}\omega / \mathrm{d}k = 1 / (\mathrm{d}k/\mathrm{d}\omega) et dériver le produit \omega n_r(\omega) par rapport à \omega.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le nombre d'onde associé à la phase en fonction de la pulsation et de l'indice réel n_r(\omega).
  2. Dériver cette relation par rapport à \omega en utilisant la règle de dérivation d'un produit.
  3. Relier la vitesse de groupe v_g à la dérivée \frac{\mathrm{d}k}{\mathrm{d}\omega} pour en déduire l'expression demandée.
Voir la réponse courte

Dérivation de k = n_r\omega/c donnant la formule classique de Rayleigh pour la vitesse de groupe : v_g = c / (n_r + \omega n'_r).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q23, la relation de dispersion reliant la pulsation \omega au nombre d'onde réel k(\omega) s'écrit :

k(\omega) = \frac{\omega \, n_r(\omega)}{c}

En dérivant cette expression par rapport à la pulsation \omega, on obtient :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}k}{\mathrm{d}\omega} &= \frac{1}{c} \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\omega} \left( \omega \, n_r(\omega) \right) \\ &= \frac{1}{c} \left( n_r(\omega) + \omega \, n'_r(\omega) \right) \end{aligned}
\boxed{\frac{\mathrm{d}k}{\mathrm{d}\omega} = \frac{n_r(\omega) + \omega \, n'_r(\omega)}{c}}

Par définition, la vitesse de groupe v_g de l'impulsion lumineuse est donnée par :

v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = \frac{1}{\dfrac{\mathrm{d}k}{\mathrm{d}\omega}}

On en déduit l'expression de la vitesse de groupe :

\boxed{v_g = \frac{c}{n_r(\omega) + \omega \, n'_r(\omega)}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La définition et le calcul de la vitesse de groupe à partir de la relation de dispersion doivent être maîtrisés.

« nous avons été surpris de constater qu'un nombre signi catif de candidat(e)s connait très mal la notion de vitesse de groupe d'une onde et l'expression mathématique permettant de la calculer à partir de la relation de dispersion. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : dispersion normale, vitesse de groupe

Grâce à la figure 3b, indiquer précisément dans quel intervalle de pulsation la lumière est le plus ralentie.

Voir l'indice

Observer sur la figure 3b la zone où la pente \mathrm{d}n_r/\mathrm{d}\delta\omega est maximale et positive.

Voir la stratégie
  1. Relier le ralentissement de la lumière (minimisation de la vitesse de groupe v_g) à la dérivée de l'indice de réfraction n'_r(\omega) obtenue à la question Q27.
  2. Identifier sur la figure 3b la zone où la pente \frac{\mathrm{d}n_r}{\mathrm{d}\omega} est positive et maximale, puis relever précisément les bornes de cet intervalle de pulsation.
Voir la réponse courte

La lumière est la plus ralentie là où la pente de dispersion \mathrm{d}n_r/\mathrm{d}\omega est maximale, c'est-à-dire au centre de la fenêtre de transparence.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q27, la vitesse de groupe de l'impulsion s'écrit :

v_g = \frac{c}{n_r(\omega) + \omega \, n'_r(\omega)}

L'indice de réfraction restant très proche de l'unité (n_r \approx 1) et la pulsation optique \omega \simeq \omega_1 \sim 3 \times 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} étant extrêmement élevée, la lumière est d'autant plus ralentie (v_g minimale) que la dérivée n'_r(\omega) = \frac{\mathrm{d}n_r}{\mathrm{d}\omega} est positive et la plus grande possible (dispersion normale abrupte).

Sur la figure 3b, la courbe n_r(\delta\omega) présente une pente positive extrêmement raide au voisinage immédiat de \delta\omega = 0 :

  • elle passe par un minimum local (n_r \approx 0{,}993) situé vers \delta\omega \approx -1 \times 10^6\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} à -2 \times 10^6\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} ;
  • elle croît quasi-verticalement jusqu'à un maximum local (n_r \approx 1{,}006) situé vers \delta\omega \approx +2 \times 10^6\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} à +3 \times 10^6\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} ;
  • la pente est maximale au centre de cette région, à \delta\omega \simeq 0{,}6 \times 10^6\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} (décalage dû à l'effet Stark dynamique mentionné dans la légende).

L'intervalle de pulsation pour lequel la lumière est le plus ralentie est donc la zone de forte dispersion normale :

\boxed{\delta\omega \in [-1 \times 10^6 \text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \;;\; +2 \times 10^6 \text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}]}

soit en pulsation absolue :

\omega \in [\omega_1 - 10^6 \text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \;;\; \omega_1 + 2 \times 10^6 \text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}]

avec un ralentissement maximal atteint au centre de cet intervalle (\delta\omega \simeq 0{,}6 \times 10^6\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait analyser le dénominateur de vg pour relier le ralentissement maximal à la pente maximale de n(ω) autour de ω1.

« Beaucoup de candidat(e)s n'ont pas pensé à comparer les ordres de grandeur de chacun des deux termes du dénominateur de la vitesse de groupe vg=c/(n + ωn′) et à indiquer que la lumière était d'autant plus ralentie que n′(ω) était grand et positif, ce qui correspond à la région autour de ω1 sur la gure 3b où la pente est maximale. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Question 29

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : vitesse de groupe, transparence induite

En utilisant le résultat de la question 17 au voisinage de , obtenir l'expression de la vitesse de groupe en .

Voir l'indice

Déterminer la dérivée de n_r(\omega) en \delta\omega = 0 à l'aide de l'approximation de \underline{x}_1 obtenue à la question 18, puis l'injecter dans la formule de v_g.

Voir la stratégie
  1. Effectuer un développement limité au premier ordre de l'amplitude \underline{x}_1(\delta\omega) au voisinage de \delta\omega = 0.
  2. En déduire l'expression de la partie réelle de l'indice n_r(\omega) puis de sa dérivée n'_r(\omega_1).
  3. Injecter ces grandeurs dans l'expression de la vitesse de groupe établie à la question Q27.
Voir la réponse courte

Calcul de la dérivée de l'indice à partir de \underline{x}_1(\delta\omega) puis substitution dans l'expression de la vitesse de groupe v_g(\omega_1).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q17, l'amplitude complexe du déplacement du premier oscillateur s'écrit :

\underline{x}_1(\delta\omega) = \frac{F}{m\omega_1}\,\frac{2\delta\omega}{\Omega_r^2 - 4\delta\omega^2 + 2i\gamma_1\delta\omega}

Au voisinage immédiat de la résonance (\delta\omega \to 0), le dénominateur est dominé par \Omega_r^2, ce qui donne au premier ordre en \delta\omega :

\underline{x}_1(\delta\omega) = \frac{2F}{m\omega_1 \Omega_r^2}\,\delta\omega + \mathcal{O}(\delta\omega^2)

La partie imaginaire étant d'ordre supérieur (\mathcal{O}(\delta\omega^2)), l'indice optique admet pour partie réelle :

n_r(\omega) = \operatorname{Re}\left(1 + C\,\frac{\underline{x}_1(\omega)}{F}\right) \simeq 1 + \frac{2C}{m\omega_1\Omega_r^2}\,\delta\omega

On en déduit la valeur de l'indice et de sa dérivée à la pulsation de résonance \omega = \omega_1 (soit \delta\omega = 0) :

\begin{aligned} n_r(\omega_1) &= 1 \\ n'_r(\omega_1) &= \left.\frac{\mathrm{d}n_r}{\mathrm{d}\omega}\right|_{\omega = \omega_1} = \left.\frac{\mathrm{d}n_r}{\mathrm{d}\delta\omega}\right|_{\delta\omega = 0} = \frac{2C}{m\omega_1\Omega_r^2} \end{aligned}

En utilisant la formule de la vitesse de groupe obtenue à la question Q27 :

v_g(\omega_1) = \frac{c}{n_r(\omega_1) + \omega_1 n'_r(\omega_1)}

on obtient :

\boxed{v_g(\omega_1) = \frac{c}{1 + \dfrac{2C}{m\Omega_r^2}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à ne pas oublier le préfacteur N au dénominateur de la vitesse de groupe.

« De manière surprenante et inexpliquée, beaucoup de ceux ayant répondu à cette question, omettent le préfacteur N au dénominateur de l'expression de vg. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : vitesse de groupe, temps de vol

Grâce à la figure 4 et au texte de la légende de la figure 3, estimer la valeur numérique de cette vitesse de groupe.

Voir l'indice

Lire le retard tempétrique \tau_{\text{delay}} sur la figure 4 entre les deux impulsions et utiliser la longueur connue L du nuage atomique pour en déduire v_g \simeq L / \tau_{\text{delay}}.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le retard temporel \Delta t subi par l'impulsion lumineuse en relevant l'écart entre les sommets des deux signaux sur la figure 4.
  2. Récupérer la longueur L du nuage atomique indiquée dans la légende de la figure 3.
  3. Justifier que la durée de traversée du nuage se confond avec le retard \Delta t, puis en déduire la vitesse de groupe v_g = L/\Delta t.
Voir la réponse courte

Vitesse déduite du temps de propagation de l'impulsion à travers la cellule : v_g = L/\Delta t, conduisant à quelques dizaines de m/s.

Voir le corrigé complet

Sur la figure 4 :

  • le pic de l'impulsion de référence (points blancs, en l'absence d'atomes) est centré à t_{\text{ref}} \simeq 0\,\mu\text{s} ;
  • le pic de l'impulsion ayant traversé le nuage d'atomes (points noirs) culmine à t_{\text{retard}} \simeq 7\,\mu\text{s}.

Le retard engendré par la traversée du nuage est donc :

\Delta t = t_{\text{retard}} - t_{\text{ref}} \simeq 7\,\mu\text{s} = 7 \times 10^{-6}\text{ s}

D'après la légende de la figure 3, la longueur du nuage d'atomes est :

L = 229\,\mu\text{m} \simeq 2{,}3 \times 10^{-4}\text{ m}

En l'absence de milieu dispersif, le temps mis pour parcourir cette distance dans le vide est t_0 = L/c \simeq 8 \times 10^{-13}\text{ s}, ce qui est totalement négligeable devant \Delta t. La durée de traversée de l'impulsion dans le nuage se confond donc avec le retard temporel :

\Delta t_{\text{traversée}} \simeq \Delta t

La vitesse de groupe de l'impulsion vaut ainsi :

v_g = \frac{L}{\Delta t}

Soit numériquement :

v_g \simeq \frac{229 \times 10^{-6}\text{ m}}{7 \times 10^{-6}\text{ s}} \simeq 33\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

En respectant la consigne d'un seul chiffre significatif pour les applications numériques :

\boxed{v_g \sim 3 \times 10^1\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 31

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : vitesse de groupe

Au vu de cette valeur, comment peut-on simplifier l'expression obtenue à la question 29 ? En déduire comment la vitesse de groupe à dépend de l'intensité du laser de couplage.

Voir l'indice

Constater que la vitesse de groupe mesurée est très petite devant c, ce qui permet de négliger le terme 1 devant le terme dispersif au dénominateur de v_g.

Voir la stratégie
  1. Comparer la vitesse de groupe mesurée v_g à la célérité c dans le vide afin de négliger le terme 1 devant le terme dispersif dans le dénominateur de v_g(\omega_1).
  2. Exprimer l'approximation obtenue pour v_g(\omega_1) en fonction de \Omega_r.
  3. Utiliser la relation établie à la question Q22 entre \Omega_r et l'intensité I_{\mathrm{c}} du laser de couplage pour déterminer la loi de dépendance de v_g.
Voir la réponse courte

Comme v_g \ll c, v_g \approx c / (\omega_1 n'_r) ; la très forte pente en 1/\Omega_r^2 implique que v_g \propto \Omega_r^2 \propto I.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q30, la vitesse de groupe mesurée est de l'ordre de v_g \simeq 33\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, ce qui est considérablement plus faible que la célérité de la lumière dans le vide (c = 3\times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) :

\frac{v_g}{c} \sim 10^{-7} \ll 1.

D'après l'expression établie à la question Q29 :

v_g(\omega_1) = \frac{c}{1 + \dfrac{2C}{m\Omega_r^2}},

on en déduit que :

1 + \frac{2C}{m\Omega_r^2} = \frac{c}{v_g} \sim 10^7 \gg 1 \implies \frac{2C}{m\Omega_r^2} \gg 1.

Le terme 1 est donc totalement négligeable devant \dfrac{2C}{m\Omega_r^2}, ce qui permet de simplifier l'expression de la vitesse de groupe :

\boxed{v_g(\omega_1) \simeq \frac{m c}{2C}\,\Omega_r^2}

D'après la question Q22, \Omega_r est directement proportionnel à l'intensité lumineuse I_{\mathrm{c}} du laser de couplage (\Omega_r \propto I_{\mathrm{c}}). Il en résulte que :

\boxed{v_g(\omega_1) \propto I_{\mathrm{c}}^2}

La vitesse de groupe de l'impulsion lumineuse à résonance est donc proportionnelle au carré de l'intensité du laser de couplage : elle augmente lorsque l'intensité du laser de couplage augmente (et varie très rapidement avec celle-ci).

Résultat

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Question 32

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : transparence induite, compromis expérimental

Quels sont l'avantage et l'inconvénient d'augmenter l'intensité du laser de couplage ?

Voir l'indice

Mettre en balance l'élargissement de la fenêtre spectrale de transparence (permettant de transmettre des impulsions plus courtes) et l'augmentation de la vitesse de groupe qui réduit l'effet de ralentissement.

Voir la stratégie

Rapprocher l'intensité du laser de couplage I_{\text{c}} :

  1. de la largeur de la fenêtre de transparence \Delta\omega \propto I_{\text{c}}^2 établie à la question 25 ;
  2. de la vitesse de groupe v_g \propto I_{\text{c}}^2 établie à la question 31.
Voir la réponse courte

Augmenter I élargit la fenêtre de transparence (moins de distorsion), mais augmente v_g (la lumière est moins ralentie).

Voir le corrigé complet

D'après les résultats des questions précédentes :

  • Avantage : la largeur du creux d'absorption (largeur de la fenêtre de transparence induite) est donnée par \Delta\omega = \Omega_r^2 / \gamma_1 \propto I_{\text{c}}^2 (question 25). Augmenter l'intensité du laser de couplage permet donc d'élargir la bande passante spectrale de transmission. Par analyse de Fourier, une impulsion de durée \tau possède une largeur spectrale \Delta\omega \sim 1/\tau : un laser de couplage plus intense permet ainsi de transmettre des impulsions lumineuses plus courtes tout en minimisant les pertes par absorption et les déformations par dispersion.
  • Inconvénient : la vitesse de groupe est directement proportionnelle au carré de l'intensité du laser de couplage :

    v_g(\omega_1) \propto \Omega_r^2 \propto I_{\text{c}}^2

    Augmenter l'intensité du laser de couplage a pour conséquence d'augmenter la vitesse de propagation de l'impulsion, ce qui réduit l'effet de ralentissement recherché (l'impulsion progresse plus vite à travers le nuage atomique).

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait indiquer qu'augmenter l'intensité accroît la vitesse de groupe mais réduit en contrepartie la largeur de la fenêtre de transmission.

« Pour répondre correctement à cette question, il fallait expliquer que la vitesse de groupe augmente avec l'intensité du laser mais que le prix à payer est que la largeur de la fenêtre de transmission diminue aussi (vu à la question 25). »

« Beaucoup de réponses sont soit confuses soit fausses. »

Source : rapport du jury Polytechnique 2020

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Polytechnique Physique A PC 2020 ?

Surtout 2 chapitres : Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (42 % des questions, partie II) et Ondes électromagnétiques dans les milieux (36 %, parties III et IV). Plus ponctuellement : Description d'un système thermodynamique, Photons et dualité onde-corpuscule, Signaux et propagation, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide et Cinématique et dynamique du point.

Peut-on travailler le sujet Polytechnique Physique A PC 2020 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 21 questions sur 32 (66 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la partie I en entier (Q1 à Q7) et la partie II en entier (Q8 à Q19), ainsi que Q20 et Q21. Avec les autres programmes de première année : 21 en MPSI, 19 en PTSI, 21 en MP2I, 20 en TSI1 et 12 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Polytechnique Physique A PC 2020 ?

Environ 2 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie II est la plus longue (environ 1 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Polytechnique Physique A PC 2020 ?

Q19 (antirésonance), Q25 (transparence induite) et Q29 (vitesse de groupe), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Polytechnique Physique A PC 2020 ?

Questions de cours : Q1 (effet doppler), Q7 (relation de planck-einstein), Q23 (relation de dispersion) et Q27 (vitesse de groupe). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (photon), Q9 (principe fondamental de la dynamique), Q11 (pulsation propre) et Q14 (puissance moyenne).

Où gagner des points facilement dans le sujet Polytechnique Physique A PC 2020 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (14 sur 32), par exemple : Q1 à Q3, Q6 à Q8, Q10, Q12, Q20, Q21, Q23, Q26, Q28 et Q30. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q14 et Q27.

Le sujet Polytechnique Physique A PC 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Quelle a été la moyenne au sujet Polytechnique Physique A PC 2020 ?

Moyenne : 9,71/20 (écart-type 3,74, 1 211 présents).

Que faire si l'on n'a pas trouvé l'expression littérale en Q25 ?

Relever directement la valeur numérique sur la figure 3a. Le jury accorde des points à la lecture graphique soignée de la largeur de la fenêtre de transparence, ce qui permet de poursuivre sans dépendre du calcul de Q18.

Comment montrer que Ω_r dépend linéairement de l'intensité en Q22 ?

En combinant le résultat de Q11 et le lien entre champ et intensité. Le couplage \Omega est proportionnel à l'amplitude du champ électrique (E \propto \sqrt{I}), ce qui donne \Omega_r \simeq \Omega^2/\omega_1 \propto I.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

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Position estimée
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 32 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,71 et d'écart-type 3,74 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.