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Corrigé détaillé Banque PT Physique A PT 2021

Temps – Fréquence : oscillateurs mécaniques, hydrauliques et électroniques

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PTSI : 22 questions sur 68. Autres questions faisables en PTSI

Autres premières années : PCSI 25 · MP2I 20 · BCPST1 15 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet difficile · Électrocinétique et électronique, Mécanique, Mécanique des fluides · 14 incontournables · 25 questions de première année
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Ce sujet très complet et progressif de la Banque PT propose un panorama historique et physique de la mesure du temps et des oscillateurs. Il commence par les repères célestes (mouvement lunaire et calendrier) puis explore les horloges mécaniques (pendule pesant, balancier spiral et échappement), avant de modéliser un oscillateur de relaxation hydraulique original (le vase de Tantale). La seconde moitié de l'épreuve aborde en d'étail les oscillateurs électroniques : relaxation par comparateur à hystérésis (multivibrateur astable), puis oscillateur quasi sinusoïdal à boucle de rétroaction filtrante et étude réaliste des défauts d'une inductance (capacité parasite inter-spires, stabilité de phase).

Le niveau d'exigence reste très accessible et classique, offrant un excellent support de révision transversal pour consolider les théorèmes fondamentaux de mécanique, la dynamique des fluides parfaits incompressibles ainsi que l'électrocinétique linéaire et non linéaire.

Difficulté
Difficile, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 4 h 05 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

14 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en PTSI : 22 questions sur 68, parties A.II.1, A.II.2 et C.II.1.

Où gagner des points

56 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
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Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Les trois grandes parties A (mécanique céleste et pendules), B (oscillateur hydraulique) et C (oscillateurs électroniques) sont entièrement indépendantes et peuvent être traitées dans n'importe quel ordre.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

68 questions
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Partie A : Aspects mécaniques

A.I · Ébauche de calendrier lunaire

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : champ de gravitation, théorème de gauss

Etablir la forme du champ de gravitation à l'extérieur de la Terre en supposant celle-ci sphérique et de masse volumique uniforme. On se place dans un système de coordonnées sphériques de centre O, au centre de la Terre.

Voir l'indice

Exploiter les invariances par rotation et la symétrie sphérique du système pour justifier la direction radiale du champ, puis appliquer le théorème de Gauss gravitationnel à travers une sphère de rayon r.

Voir la stratégie
  1. Exploiter les symétries et les invariances de la distribution pour déterminer la direction du champ de gravitation \vec{\mathcal{G}} et ses variables d'espace.
  2. Appliquer le théorème de Gauss pour le champ gravitationnel à travers une surface fermée adaptée (sphère centrée en O) afin d'en déduire son expression à l'extérieur de la Terre.
Voir la réponse courte

Théorème de Gauss gravitationnel sur une sphère de rayon r pour obtenir \vec{g}(r) = -\frac{G M_T}{r^2}\vec{u}_r.

Voir le corrigé complet

Soit un point M extérieur à la Terre, repéré par ses coordonnées sphériques (r, \theta, \varphi) associées à la base orthonormée locale (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta, \vec{u}_\varphi) d'origine O, centre de la Terre.

1. Symétries et invariances

  • Invariances : La Terre étant modélisée par une sphère de centre O et de masse volumique \rho uniforme, la distribution de masse présente une symétrie sphérique. Elle est donc invariante par toute rotation autour de O, ce qui implique l'indépendance vis-à-vis des angles \theta et \varphi. Le champ ne dépend que de la distance radiale r :

    \vec{\mathcal{G}}(M) = \vec{\mathcal{G}}(r)
  • Symétries : Tout plan contenant l'axe (OM) est un plan de symétrie matérielle pour la distribution sphérique. Le champ de gravitation (champ de vecteurs polaires) appartient à l'intersection de tous ces plans de symétrie, c'est-à-dire à la droite (OM). Le champ est donc purement radial :

    \vec{\mathcal{G}}(M) = \mathcal{G}(r) \, \vec{u}_r

2. Théorème de Gauss gravitationnel Par analogie avec l'électrostatique (\mathrm{div}\,\vec{\mathcal{G}} = -4\pi G \rho), le flux sortant du champ de gravitation à travers une surface fermée \Sigma orientée vers l'extérieur s'écrit :

\oiint_\Sigma \vec{\mathcal{G}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = -4\pi G M_{\mathrm{int}}

On choisit comme surface de Gauss la sphère \Sigma de centre O et de rayon r > R_T (où R_T est le rayon de la Terre). L'élément de surface orienté vers l'extérieur est \mathrm{d}\vec{S} = \mathrm{d}S\,\vec{u}_r. Le flux à travers \Sigma vaut :

\begin{aligned} \Phi &= \oiint_\Sigma \mathcal{G}(r)\,\vec{u}_r \cdot (\mathrm{d}S\,\vec{u}_r) \\ &= \mathcal{G}(r) \oiint_\Sigma \mathrm{d}S \\ &= \mathcal{G}(r) \times 4\pi r^2 \end{aligned}

Comme le point M est à l'extérieur de la Terre (r > R_T), la masse intérieure à la surface de Gauss est la masse totale de la Terre : M_{\mathrm{int}} = M_T. On en déduit :

\begin{aligned} 4\pi r^2 \mathcal{G}(r) &= -4\pi G M_T \\ \mathcal{G}(r) &= -\frac{G M_T}{r^2} \end{aligned}

Le champ de gravitation à l'extérieur de la Terre s'écrit donc :

\boxed{\vec{\mathcal{G}}(r) = -\frac{G M_T}{r^2} \, \vec{u}_r}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : force de gravitation, loi de gravitation universelle

Donner l'expression de la force que la terre exerce sur la lune.

Voir l'indice

Exprimer la force d'attraction newtonienne subie par la Lune sous l'effet du champ créé par la Terre à la distance D_{TL}.

Voir la réponse courte

Expression vectorielle de la force d'attraction gravitationnelle exercée par la Terre sur la Lune ponctuelle.

Voir le corrigé complet

La Lune, de centre C_L et de masse m_L, est assimilée à une distribution sphérique de masse ou à un point matériel situé en C_L, à la distance D_{TL} = OC_L du centre O de la Terre.

En appliquant le résultat établi à la question Q1 pour le champ gravitationnel créé par la Terre en C_L, la force gravitationnelle exercée par la Terre sur la Lune s'écrit :

\vec{F}_{T \to L} = m_L \, \vec{\mathcal{G}}(C_L)

Soit, en introduisant le vecteur unitaire radial \vec{u}_r = \dfrac{\vec{OC_L}}{D_{TL}} dirigé de la Terre vers la Lune :

\boxed{\vec{F}_{T \to L} = -\frac{G M_T m_L}{D_{TL}^2} \, \vec{u}_r}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : référentiel géocentrique, principe fondamental de la dynamique, mouvement circulaire uniforme

Montrer que le mouvement du centre de la Lune est uniforme et déterminer sa période de révolution . On précisera bien dans quel référentiel on travaille et quelle est alors l'expression du principe fondamental de la dynamique.

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la Lune dans le référentiel géocentrique supposé galiléen en projetant sur les axes tangentiel et normal de la base de Frenet.

Voir la stratégie
  1. Définir précisément le référentiel d'étude (référentiel géocentrique) et formuler l'hypothèse de son caractère galiléen.
  2. Énoncer le principe fondamental de la dynamique appliqué au centre d'inertie de la Lune C_L, modélisée par un point matériel.
  3. Utiliser le repère de Frenet pour projeter l'équation du mouvement sur les axes tangentiel et normal afin d'établir que le mouvement est uniforme, puis en déduire la période orbitale T_L.
Voir la réponse courte

PFD dans le repère de Frenet en référentiel géocentrique : accélération normale pure, d'où vitesse constante et période orbitale.

Voir le corrigé complet

Référentiel d'étude et PFD :

  • On se place dans le référentiel géocentrique, dont l'origine est le centre de masse O de la Terre et dont les trois axes pointent vers trois étoiles lointaines considérées comme fixes. Ce référentiel est supposé galiléen à l'échelle de la révolution de la Lune.
  • On modélise la Lune par son centre de masse C_L de masse m_L, soumis uniquement à l'attraction gravitationnelle de la Terre (en négligeant l'influence gravitationnelle du Soleil et des autres planètes).
  • Le principe fondamental de la dynamique (PFD) s'écrit alors :

    m_L \vec{a}(C_L) = \vec{F}_{T \to L}

Caractère uniforme du mouvement : La trajectoire étant circulaire de rayon D_{TL}, introduisons la base de Frenet (\vec{T}, \vec{N}) liée à C_L, où \vec{T} est le vecteur unitaire tangent orienté dans le sens du mouvement et \vec{N} = -\vec{u}_r le vecteur unitaire normal dirigé vers le centre O. L'accélération s'exprime par :

\vec{a}(C_L) = \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}\vec{T} + \frac{v^2}{D_{TL}}\vec{N}

D'après la question Q2, l'expression de la force gravitationnelle est :

\vec{F}_{T \to L} = -\frac{G M_T m_L}{D_{TL}^2}\vec{u}_r = \frac{G M_T m_L}{D_{TL}^2}\vec{N}

La projection du PFD sur l'axe tangentiel \vec{T} donne :

m_L \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0 \implies v = \text{cte}

La vitesse orbitale scalaire v étant constante, le mouvement circulaire de la Lune est uniforme.

Expression de la période de révolution T_L : La projection du PFD sur l'axe normal \vec{N} fournit :

\begin{aligned} m_L \frac{v^2}{D_{TL}} &= \frac{G M_T m_L}{D_{TL}^2} \\ v &= \sqrt{\frac{G M_T}{D_{TL}}} \end{aligned}

La Lune effectue un tour complet de périmètre 2\pi D_{TL} à la vitesse constante v pendant la durée T_L :

T_L = \frac{2\pi D_{TL}}{v}

On en déduit l'expression de la période :

\boxed{T_L = 2\pi \sqrt{\frac{D_{TL}^3}{G M_T}}}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : troisième loi de kepler, période de révolution

Établir dans ce cas la troisième loi de Kepler. Déterminer un ordre de grandeur de .

Voir l'indice

Relier la vitesse orbitale à la pulsation puis exprimer le rapport T_L^2 / D_{TL}^3 en fonction de G et M_T avant de faire l'application numérique approchée.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'expression de la période T_L établie à la question précédente et l'élever au carré pour faire apparaître le rapport T_L^2 / D_{TL}^3.
  2. Réaliser l'application numérique sans calculatrice en utilisant des approximations raisonnables des données de l'énoncé (M_T \approx 6{,}0 \times 10^{24}\text{ kg}, G \approx \frac{20}{3} \times 10^{-11}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{s}^{-2}), puis convertir la durée en jours.
Voir la réponse courte

Établissement de la troisième loi de Kepler T^2/R^3 = 4\pi^2/(G M_T) et calcul de T_L \simeq 27\text{--}28\text{ jours}.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q3, la période orbitale de la Lune s'écrit :

T_L = 2\pi \sqrt{\frac{D_{TL}^3}{G M_T}}

En élevant cette relation au carré et en divisant par D_{TL}^3, on obtient :

\boxed{\frac{T_L^2}{D_{TL}^3} = \frac{4\pi^2}{G M_T} = \text{cte}}

Il s'agit de la troisième loi de Kepler appliquée à une orbite circulaire de rayon D_{TL} : le rapport T^2/R^3 ne dépend que de la constante de gravitation universelle G et de la masse du corps attracteur M_T, indépendamment de la masse de l'astre en orbite.

Ordre de grandeur de T_L :

Exprimons la distance Terre-Lune en unités SI :

D_{TL} = 384\,400\text{ km} \approx 3{,}84 \times 10^8\text{ m}

Calculons d'abord le produit gravitationnel G M_T :

G M_T \approx 6{,}67 \times 10^{-11} \times 5{,}98 \times 10^{24} \approx 4{,}0 \times 10^{14}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-2}

Évaluons ensuite le cube de la distance Terre-Lune :

D_{TL}^3 \approx (3{,}84 \times 10^8)^3 \approx 5{,}7 \times 10^{25}\text{ m}^3

D'où le rapport :

\frac{D_{TL}^3}{G M_T} \approx \frac{5{,}7 \times 10^{25}}{4{,}0 \times 10^{14}} \approx 1{,}4 \times 10^{11}\text{ s}^2 = 14 \times 10^{10}\text{ s}^2

En prenant la racine carrée (\sqrt{14} \approx 3{,}7) :

T_L \approx 2\pi \times 3{,}7 \times 10^5\text{ s} \approx 6{,}28 \times 3{,}7 \times 10^5\text{ s} \approx 2{,}3 \times 10^6\text{ s}

Sachant qu'un jour compte 86\,400\text{ s} \approx 8{,}6 \times 10^4\text{ s} :

T_L \approx \frac{2{,}3 \times 10^6}{8{,}6 \times 10^4} \approx 27\text{ jours}
\boxed{T_L \sim 2 \times 10^6\text{ s} \approx 27\text{ jours}}

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : phase de la lune, conjonction

Quelles sont à chaque nouvelle lune les positions respectives du soleil, de la Terre et de la Lune ?

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Représenter l'alignement géométrique des trois astres lors d'une nouvelle lune, où la face éclairée de la Lune est opposée à la Terre.

Voir la réponse courte

Alignement Soleil-Lune-Terre (conjonction), la face éclairée de la Lune étant opposée à la Terre.

Voir le corrigé complet

Lors de la nouvelle lune, la Lune est située entre le Soleil et la Terre : on dit que la Lune est en conjonction avec le Soleil.

Les trois astres sont approximativement alignés selon l'ordre :

\boxed{\text{Soleil --- Lune --- Terre}}

Dans cette configuration :

  • la face éclairée de la Lune est tournée vers le Soleil (à l'opposé de la Terre) ;
  • la face sombre (non éclairée) de la Lune est tournée vers la Terre.

La Lune est donc invisible depuis la Terre à l'œil nu.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : mois synodique, calendrier lunaire

Considérons le cas d'un calendrier "lunaire" de 12 mois, pour lequel le début du mois est fixé par une nouvelle lune. Pourquoi le nouvel an ne tombe-t-il pas chaque année sur le même jour du calendrier grégorien ? Connaissez-vous un exemple d'un tel calendrier lunaire.

Voir l'indice

Comparer la durée de 12 lunaisons (12 \times 29{,}53\text{ j}) à la durée d'une année solaire grégorienne (365{,}25\text{ j}) et citer un calendrier traditionnel fondé sur ce cycle (ex. calendrier musulman ou hébraïque).

Voir la réponse courte

Douze lunaisons totalisent environ 354 jours, soit un décalage annuel d'environ 11 jours (exemple du calendrier musulman).

Voir le corrigé complet

Dans un calendrier lunaire, chaque mois correspond à une lunaison de durée moyenne :

T_{\text{syn}} = 29{,}53\text{ jours}

Une année constituée de 12 mois lunaires a donc pour durée totale :

T_{\text{an, lunaire}} = 12 \times 29{,}53\text{ j} \approx 354{,}36\text{ jours}

En comparaison, le calendrier grégorien est un calendrier solaire fondé sur l'année tropique, dont la durée moyenne est de :

T_{\text{grégorien}} \approx 365{,}2425\text{ jours} \approx 365\text{ ou } 366\text{ jours}

L'écart entre l'année grégorienne et l'année lunaire de 12 mois vaut ainsi :

\Delta T = T_{\text{grégorien}} - T_{\text{an, lunaire}} \approx 365{,}24 - 354{,}36 \approx 10{,}9\text{ jours} \approx 11\text{ jours}

L'année lunaire étant plus courte d'environ 11 jours que l'année solaire, le début de chaque nouvelle année lunaire avance d'environ 11 jours par rapport aux dates du calendrier grégorien. Par conséquent, le nouvel an lunaire ne tombe jamais le même jour grégorien d'une année sur l'autre.

Un exemple d'un tel calendrier purement lunaire est le calendrier musulman (ou calendrier hégirien), qui comporte 12 mois lunaires alternant entre 29 et 30 jours (354 ou 355 jours par an) sans ajout de mois intercalaire, ce qui fait dériver les fêtes religieuses à travers toutes les saisons sur un cycle d'environ 33 ans.

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A.II.1 · Le pendule simple

Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : pendule simple, théorème du moment cinétique

Déterminer l'équation différentielle régissant l'écartement angulaire du pendule pesant par rapport à sa position au repos.

Voir l'indice

Appliquer le théorème du moment cinétique scalaire en O ou effectuer un bilan énergétique conservatif du pendule.

Voir la stratégie
  1. Définir le système mécanique constitué du point matériel de masse m_p dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.
  2. Recenser les forces extérieures appliquées et utiliser le théorème du moment cinétique par rapport à l'axe fixe de rotation passant par O (ou le principe fondamental de la dynamique).
  3. Projeter la relation obtenue sur l'axe de rotation pour isoler l'équation différentielle en \theta(t).
Voir la réponse courte

Théorème du moment cinétique ou PFD projeté sur \vec{u}_\theta pour obtenir \ddot{\theta} + \frac{g}{\ell}\sin\theta = 0.

Voir le corrigé complet

On étudie la masse ponctuelle m_p dans le référentiel terrestre supposé galiléen, repérée en coordonnées polaires dans le plan (x,Oz) par le vecteur position :

\vec{OM} = l\,\vec{u}_r

où la base polaire (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta) est orientée de façon à ce que :

\begin{aligned} \vec{u}_r &= \sin\theta\,\vec{u}_x + \cos\theta\,\vec{u}_z \\ \vec{u}_\theta &= \cos\theta\,\vec{u}_x - \sin\theta\,\vec{u}_z \end{aligned}

L'axe fixe de rotation est l'axe passant par O, orienté selon le vecteur unitaire orthogonal au plan du mouvement \vec{u}_y = \vec{u}_z \times \vec{u}_x = \vec{u}_r \times \vec{u}_\theta.

Le bilan des actions mécaniques extérieures appliquées à la masse m_p comprend :

  • le poids : \vec{P} = m_p\vec{g} = m_p g\,\vec{u}_z = m_p g (\cos\theta\,\vec{u}_r - \sin\theta\,\vec{u}_\theta) ;
  • la tension de la tige : \vec{T} = -T\,\vec{u}_r (la liaison en O étant sans frottement et la tige de masse négligeable, la force est purement axiale).

Calculons les moments de ces forces par rapport au point fixe O :

\begin{aligned} \vec{\mathcal{M}}_O(\vec{T}) &= \vec{OM} \times \vec{T} = \vec{0} \\ \vec{\mathcal{M}}_O(\vec{P}) &= (l\,\vec{u}_r) \times \left(m_p g \cos\theta\,\vec{u}_r - m_p g \sin\theta\,\vec{u}_\theta\right) = - m_p g l \sin\theta\,\vec{u}_y \end{aligned}

Le moment cinétique de la masse m_p par rapport à O s'écrit, avec \vec{v} = l \dot{\theta}\,\vec{u}_\theta :

\vec{L}_O = \vec{OM} \times (m_p\vec{v}) = (l\,\vec{u}_r) \times (m_p l \dot{\theta}\,\vec{u}_\theta) = m_p l^2 \dot{\theta}\,\vec{u}_y

En appliquant le théorème du moment cinétique en O dans le référentiel galiléen :

\frac{\mathrm{d}\vec{L}_O}{\mathrm{d}t} = \vec{\mathcal{M}}_O(\vec{P}) + \vec{\mathcal{M}}_O(\vec{T})

ce qui donne en projection sur l'axe \vec{u}_y :

m_p l^2 \ddot{\theta} = - m_p g l \sin\theta

En simplifiant par m_p l^2 \neq 0, on obtient l'équation différentielle régissant le mouvement :

\boxed{\ddot{\theta} + \frac{g}{l}\sin\theta = 0}

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur harmonique, approximation des petits angles

Linéariser l'équation précédente en considérant « petit » ; en déduire l'équation horaire .

Voir l'indice

Développer \sin\theta \approx \theta au premier ordre au voisinage de zéro et intégrer l'équation d'oscillateur harmonique avec les conditions initiales.

Voir la réponse courte

Approximation \sin\theta \simeq \theta, équation différentielle linéaire et solution horaire sinusoïdale de pulsation \omega_0 = \sqrt{g/\ell}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q7, l'équation différentielle exacte du mouvement est :

\ddot{\theta} + \frac{g}{l}\sin\theta = 0

Dans le cadre de l'approximation des petites oscillations (\theta \ll 1\text{ rad}), on effectue un développement limité à l'ordre 1 : \sin\theta \approx \theta. L'équation différentielle linéarisée s'écrit alors :

\boxed{ \ddot{\theta}(t) + \frac{g}{l}\theta(t) = 0 }

Il s'agit de l'équation différentielle d'un oscillateur harmonique non amorti de pulsation propre :

\omega_0 = \sqrt{\frac{g}{l}}

La forme générale de la solution est :

\theta(t) = A \cos(\omega_0 t) + B \sin(\omega_0 t)

où A et B sont des constantes réelles déterminées par les conditions initiales :

  • À t = 0, le pendule est écarté d'un angle \theta_0 : \theta(0) = A = \theta_0.
  • Le pendule est lâché sans vitesse initiale : \dot{\theta}(0) = B\omega_0 = 0 \implies B = 0.

On en déduit l'équation horaire du mouvement :

\boxed{ \theta(t) = \theta_0 \cos\left(\sqrt{\frac{g}{l}}\, t\right) }

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : période propre, pendule battant la seconde

Déterminer la longueur du pendule permettant d'obtenir une période des oscillations égale à 2 s. Pourquoi dit-on dans ce cas que le pendule bat la seconde ?

Voir l'indice

Poser la période T = 2\pi\sqrt{l/g} = 2\text{ s} pour calculer l, et remarquer qu'une demi-oscillation (battement d'un côté à l'autre) dure exactement 1 seconde.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la période propre T_0 des petites oscillations du pendule simple en fonction de la longueur l et de l'accélération de la pesanteur g, puis inverser cette relation pour exprimer l.
  2. Effectuer l'application numérique sans calculatrice en utilisant l'approximation usuelle \pi^2 \approx g.
  3. Expliquer l'expression historique « battre la seconde » en reliant la demi-période (durée d'une oscillation simple ou alternance) à l'intervalle d'une seconde.
Voir la réponse courte

Calcul de \ell \simeq 1\text{ m} pour T = 2\text{ s} ; chaque alternance (battement) dure exactement une seconde.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation horaire établie à la question Q8, la pulsation propre des petites oscillations est \omega_0 = \sqrt{\dfrac{g}{l}}. La période des oscillations s'écrit donc :

T = \frac{2\pi}{\omega_0} = 2\pi\sqrt{\frac{l}{g}}

Pour obtenir une période T = 2\text{ s}, on isole la longueur l :

l = g\left(\frac{T}{2\pi}\right)^2 = \frac{g}{\pi^2}

Application numérique : avec g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et \pi^2 \approx 9{,}87, on obtient :

l = \frac{9{,}81}{\pi^2} \approx 0{,}994\text{ m} \approx 0{,}99\text{ m} \approx 1\text{ m}
\boxed{l = \frac{g}{\pi^2} \approx 0{,}99\text{ m}}

Une période complète correspond à un aller-retour du balancier. La durée d'une alternance (un aller simple d'un point d'élongation maximale à l'autre, ou l'intervalle entre deux passages consécutifs par la position d'équilibre) vaut donc :

\Delta t = \frac{T}{2} = 1\text{ s}

On dit que le pendule « bat la seconde » car chaque demi-oscillation (chaque battement ou basculement de l'échappement) dure précisément une seconde.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : pendule de foucault, rotation de la terre

Quel pendule pesant assez célèbre permet de faire des observations fines du comportement du globe terrestre.

Voir l'indice

Penser au dispositif emblématique oscillant sous la coupole du Panthéon qui met en évidence la rotation propre de la Terre.

Voir la réponse courte

Le pendule de Foucault, dont la précession du plan d'oscillation prouve la rotation propre de la Terre.

Voir le corrigé complet

Le pendule pesant célèbre permettant de mettre en évidence la rotation de la Terre est le pendule de Foucault, conçu et installé par Léon Foucault au Panthéon de Paris en 1851.

\boxed{\text{Le pendule de Foucault}}

Dans le référentiel terrestre lié au laboratoire, qui n'est pas strictement galiléen du fait de la rotation propre de la Terre autour de l'axe des pôles (à la vitesse angulaire \vec{\Omega}_{\text{T}}), la masse du pendule est soumise à la force d'inertie de Coriolis :

\vec{F}_{\text{ie}} = -2 m_p \, \vec{\Omega}_{\text{T}} \wedge \vec{v}_{\text{r}}

où \vec{v}_{\text{r}} est la vitesse de la masse dans le référentiel du laboratoire.

Cette force dévie constamment la trajectoire de l'oscillation vers la droite dans l'hémisphère Nord, ce qui provoque une précession (rotation continue) du plan d'oscillation par rapport au sol. À une latitude \lambda, la vitesse angulaire de rotation du plan d'oscillation vaut :

\Omega_{\text{préc}} = \Omega_{\text{T}} \sin\lambda

ce qui correspond à une période de rotation complète du plan d'oscillation égale à :

T_{\text{préc}} = \frac{24\text{ h}}{\sin\lambda}

Résultat

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : horloge à balancier, transportabilité

À quel objet familier dans les habitations d'il y a quelques vingtaines d'années, correspond à ce type d'oscillateur ? Quel est a priori l'inconvénient d'un tel système pour pouvoir garder avec soi une référence de temps ?

Voir l'indice

Identifier l'horloge comtoise ou le coucou à balancier, et souligner l'extrême sensibilité de la période à la verticalité et aux mouvements du support.

Voir la réponse courte

Horloge à comtoise ou pendule à balancier ; encombrement et impossibilité de déplacement sans perturber l'axe d'oscillation.

Voir le corrigé complet
  1. Objet familier : Ce type d'oscillateur correspond à une horloge à balancier (ou pendule de cheminée, comtoise, horloge à balancier murale).
  2. Inconvénients pour une référence de temps portable : Un tel oscillateur présente plusieurs inconvénients majeurs pour être transporté sur soi (dans une montre de poche ou de poignet) :

    • Sensibilité à l'orientation et à la gravité : la force de rappel est la pesanteur terrestre. L'horloge nécessite impérativement d'être maintenue verticale et fixe dans le référentiel terrestre ;
    • Sensibilité aux accélérations d'entraînement : lors des déplacements du porteur, les forces d'inertie viennent perturber ou bloquer le mouvement d'oscillation ;
    • Encombrement et masse : d'après le résultat de la question précédente (Q9), un pendule battant la seconde mesure l \approx 1\text{ m}, ce qui est incompatible avec la miniaturisation requise pour un objet portable.
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A.II.2 · Pendule en rotation

Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : solide en rotation, théorème du moment cinétique, balancier spiral

Déterminer l'équation différentielle qui régit le mouvement en appliquant le théorème du moment cinétique (on introduira ici les grandeurs nécessaires à la mise en équation).

Voir l'indice

Appliquer le théorème du moment cinétique scalaire par rapport à l'axe fixe Oz en introduisant le moment d'inertie J du balancier et le couple de rappel spiral.

Voir la stratégie
  1. Définir précisément le système (le balancier en rotation autour de l'axe fixe Oz), le référentiel d'étude galiléen, et introduire la grandeur dynamique caractérisant le balancier (son moment d'inertie J).
  2. Établir le bilan des moments des actions mécaniques extérieures s'exerçant sur le solide par rapport à l'axe de rotation Oz.
  3. Appliquer le théorème du moment cinétique scalaire par rapport à l'axe (Oz) pour obtenir l'équation différentielle du mouvement.
Voir la réponse courte

Théorème scalaire du moment cinétique appliqué au balancier avec couple de rappel spiral : J\ddot{\theta} + C\theta = 0.

Voir le corrigé complet

On étudie le balancier, solide indéformable en rotation autour de l'axe fixe (Oz), dans un référentiel galiléen.

On introduit le moment d'inertie du balancier par rapport à l'axe (Oz), noté J (exprimé en \mathrm{kg\cdot m^2}). Le moment cinétique scalaire du balancier par rapport à cet axe s'écrit :

L_z = J \dot{\theta}

où \dot{\theta} = \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t} est la vitesse angulaire de rotation.

Bilan des actions mécaniques appliquées au balancier et de leurs moments par rapport à l'axe (Oz) :

  • Le couple de rappel exercé par le ressort spiral, dont le moment scalaire selon Oz est donné par l'énoncé : \mathcal{M}_r = -C\theta (avec C > 0).
  • Les actions de liaison sur l'axe de rotation : la liaison pivot étant sans frottement, le moment correspondant selon l'axe est nul (\mathcal{M}_{\text{liaison}} = 0).
  • Le poids du balancier : le centre de gravité étant situé sur l'axe de rotation (Oz) (et l'axe étant vertical), le moment du poids par rapport à (Oz) est identiquement nul (\mathcal{M}_{\text{poids}} = 0).

D'après le théorème du moment cinétique scalaire par rapport à l'axe fixe (Oz) :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}L_z}{\mathrm{d}t} &= \sum \mathcal{M}_{z,\text{ext}} \\ J \ddot{\theta} &= -C \theta \end{aligned}

ce qui conduit à l'équation différentielle :

\boxed{\ddot{\theta}(t) + \frac{C}{J}\,\theta(t) = 0}

Résultat

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur harmonique, période propre

En déduire l'expression de la position angulaire en fonction du temps et l'expression de la période du mouvement.

Voir l'indice

Reconnaître l'équation d'un oscillateur harmonique non amorti de pulsation propre \omega_0 = \sqrt{C/J}.

Voir la stratégie
  1. Identifier la pulsation propre \omega_0 de l'oscillateur harmonique établi à la question Q12.
  2. Écrire la solution générale de l'équation différentielle et déterminer les constantes d'intégration grâce aux conditions initiales (\theta(0) = \theta_0 et \dot{\theta}(0) = 0).
  3. En déduire l'expression de la période propre du mouvement T_0 = \frac{2\pi}{\omega_0}.
Voir la réponse courte

Solution sinusoïdale \theta(t) et expression de la période propre des oscillations T_0 = 2\pi\sqrt{J/C}.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation différentielle obtenue à la question Q12 :

\ddot{\theta}(t) + \frac{C}{J}\,\theta(t) = 0

Il s'agit de l'équation d'un oscillateur harmonique non amorti de pulsation propre :

\omega_0 = \sqrt{\frac{C}{J}}

La solution générale s'écrit sous la forme :

\theta(t) = A \cos(\omega_0 t) + B \sin(\omega_0 t)

où A et B sont des constantes réelles fixées par les conditions initiales :

\begin{aligned} \theta(0) &= A = \theta_0 \\ \dot{\theta}(0) &= B\omega_0 = 0 \implies B = 0 \end{aligned}

On en déduit l'expression de la position angulaire en fonction du temps :

\boxed{\theta(t) = \theta_0 \cos\left(\sqrt{\frac{C}{J}}\, t\right)}

La période T_0 du mouvement harmonique est alors donnée par :

T_0 = \frac{2\pi}{\omega_0}

soit :

\boxed{T_0 = 2\pi \sqrt{\frac{J}{C}}}

Résultat

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide

Notions : échappement d'horlogerie, entretien des oscillations

La figure F3 montre un mécanisme d'horlogerie avec le ressort spiral et le balancier mais aussi un système dit d'échappement avec une "ancre". À quoi peut servir ce système ?

Voir l'indice

Expliquer le rôle de régulation temporelle de la roue dentée et le transfert périodique d'énergie mécanique pour entretenir les oscillations malgré les frottements.

Voir la réponse courte

Restituer l'énergie perdue par frottement grâce au ressort moteur et cadencer l'avancée des rouages.

Voir le corrigé complet

Le système d'échappement à ancre remplit deux rôles fondamentaux et indissociables dans une pièce d'horlogerie mécanique :

  1. L'entretien des oscillations (apport d'énergie) : en réalité, le balancier subit des frottements mécaniques et aérodynamiques inévitables. À chaque alternance, la roue d'échappement (entraînée par la réserve d'énergie : ressort moteur ou poids) donne une brève impulsion mécanique à l'ancre, qui la transmet au balancier. Cet apport compense exactement l'énergie dissipée par frottement et maintient l'amplitude des oscillations constante.
  2. Le cadencement et le comptage du temps : en oscillant, l'ancre bloque puis libère dent par dent la roue d'échappement au rythme précis imposé par la période propre T_0 du balancier-spiral. Ce mécanisme empêche le rouage moteur de se dérouler en roue libre et permet d'entraîner les aiguilles à une vitesse moyenne rigoureusement constante, réalisant ainsi la mesure du temps écoulé (le fameux « tic-tac » de la montre).
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Partie B : Oscillateurs hydrauliques

Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : relation de bernoulli, écoulement stationnaire, fluide incompressible

Rappeler la relation de Bernoulli en indiquant les conditions de validité.

Voir l'indice

Énoncer précisément l'intégrale première d'Euler le long d'une ligne de courant en listant les quatre hypothèses requises (fluide parfait, incompressible, écoulement permanent, forces volumiques dérivant d'un potentiel).

Voir la réponse courte

Énoncé de P + \frac{1}{2}\rho v^2 + \rho g z = \text{cste} le long d'une ligne de courant pour un fluide parfait et incompressible en écoulement stationnaire.

Voir le corrigé complet

Pour un écoulement vérifiant certaines hypothèses, la relation de Bernoulli s'écrit le long d'une même ligne de courant reliant deux points 1 et 2 :

\boxed{P_1 + \frac{1}{2}\rho v_1^2 + \rho g z_1 = P_2 + \frac{1}{2}\rho v_2^2 + \rho g z_2 = \text{cte}}

où P désigne la pression statique, \rho la masse volumique du fluide, v la vitesse de la particule fluide, g l'accélération de la pesanteur et z l'altitude mesurée selon un axe vertical ascendant.

Les conditions de validité de cette relation sont :

  1. Écoulement stationnaire (indépendant du temps) ;
  2. Fluide incompressible et homogène (\rho = \text{cte}) ;
  3. Fluide parfait (viscosité négligeable, absence de frottements visqueux) ;
  4. Forces de volume dérivant d'une énergie potentielle (ici la pesanteur, supposée uniforme, avec l'axe (Oz) vertical ascendant) ;
  5. Absence de transfert de travail mécanique entre le fluide et l'extérieur (pas de machine telle qu'une pompe ou une turbine sur le tronçon de ligne de courant considéré).

Résultat

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B.1 · Étude de la phase de remplissage

Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Cinématique des fluides

Notions : siphon, vase communicant, approximation quasi stationnaire

Comment se comporte l'eau dans le siphon après le passage à la cote ? Quelle approximation peut-on faire ?

Voir l'indice

Considérer que l'eau monte parallèlement dans les deux branches du siphon sans s'écouler tant que le coude sommital n'est pas atteint.

Voir la réponse courte

Montée de l'eau au même niveau dans le siphon par vases communicants en régime quasi statique.

Voir le corrigé complet

Comportement de l'eau dans le siphon :

  • Lorsque le niveau d'eau dans le réservoir dépasse la cote z_B, l'eau pénètre dans la branche montante (branche BC) du siphon.
  • La sortie D étant à l'air libre, l'air résiduel dans la branche descendante est à la pression atmosphérique P_0. En régime quasi-statique, le principe des vases communicants s'applique : la surface libre dans la branche BC s'élève donc en continu et se situe à la même hauteur z(t) que celle du réservoir.
  • Tant que la cote z reste inférieure à z_C, le sommet du siphon n'est pas franchi : le siphon n'est pas amorcé et aucun débit ne sort en D (D_s = 0).

Approximation :

  • La section du tube du siphon est négligeable devant celle du réservoir (S_t \ll S_r).
  • Le volume d'eau contenu dans la branche du siphon, V_{\text{siphon}} = S_t(z - z_B), est donc négligeable devant le volume d'eau dans le réservoir, V_{\text{réservoir}} = S_r(z - z_B).
  • On peut ainsi considérer que la section effective de remplissage est simplement la section du réservoir :

    \boxed{S_r + S_t \approx S_r}

    La totalité du débit d'entrée D_e contribue ainsi à l'élévation du niveau dans la seule cuve principale.

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : conservation de la masse, débit volumique

Déterminer l'équation différentielle donnant le niveau d'eau dans le réservoir en fonction du temps, en déduire l'expression de . Pour cela on choisit l'instant comme celui du passage à la cote .

Voir l'indice

Écrire la conservation du débit volumique \mathrm{d}V/\mathrm{d}t = S_r\,\mathrm{d}z/\mathrm{d}t = D_e et intégrer avec la condition initiale z(0)=z_B.

Voir la stratégie
  1. Réaliser un bilan de volume sur l'ensemble du système entre les instants t et t+\mathrm{d}t, en exploitant l'incompressibilité du fluide.
  2. Utiliser l'approximation S_r \gg S_t justifiée à la question Q16 pour relier la variation de volume \mathrm{d}V à la montée du niveau \mathrm{d}z.
  3. Intégrer l'équation différentielle du premier ordre obtenue avec la condition initiale z(0) = z_B.
Voir la réponse courte

Bilan de volume dans le réservoir S_r \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = D_e, conduisant à une montée linéaire z(t).

Voir le corrigé complet

Pendant la phase de remplissage (z_B \le z < z_C), le siphon n'est pas encore amorcé : aucun écoulement ne sort en D, le débit sortant est donc nul.

Le fluide étant incompressible, le volume d'eau entrant dans le système entre les instants t et t+\mathrm{d}t s'écrit :

\mathrm{d}V = D_e\,\mathrm{d}t

Ce volume se répartit entre le réservoir principal et la branche montante du siphon. En vertu du principe des vases communicants et de l'approximation S_r \gg S_t établie à la question Q16, on a :

\mathrm{d}V = (S_r + S_t)\,\mathrm{d}z \approx S_r\,\mathrm{d}z

On en déduit l'équation différentielle régissant la hauteur d'eau z(t) :

\boxed{\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = \frac{D_e}{S_r}}

Le débit d'entrée D_e et la section S_r étant constants, la vitesse de progression de la surface libre v_A = \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} est constante. L'intégration immédiate avec la condition initiale z(0) = z_B donne :

\boxed{z(t) = z_B + \frac{D_e}{S_r}\,t}

Résultat

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : débit volumique, durée de remplissage

Quel durée, notée , faut-il pour que le niveau d'eau passe de la cote à la cote .

Voir l'indice

Calculer la durée nécessaire pour parcourir le dénivelé z_C - z_B à vitesse de remplissage constante.

Voir la réponse courte

Calcul du temps nécessaire pour atteindre la cote haute : t_1 = S_r (z_C - z_B) / D_e.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q17, le niveau d'eau dans le réservoir au cours de la phase de remplissage suit la loi horaire :

z(t) = z_B + \frac{D_e}{S_r}t

L'instant t_1 correspond au moment où la surface libre atteint la cote haute z_C, soit z(t_1) = z_C. On en déduit directement :

z_C = z_B + \frac{D_e}{S_r}t_1

ce qui conduit à l'expression de la durée de remplissage t_1 :

\boxed{t_1 = \frac{S_r (z_C - z_B)}{D_e}}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Statique des fluides

Notions : siphon, vase de tantale

Que se passe-t-il alors ? Dessiner alors le système dans cette nouvelle configuration.

Voir l'indice

Décrire le franchissement du point haut C, l'amorçage complet du siphon par gravité et le début de l'écoulement en D.

Voir la réponse courte

Amorçage du siphon par déversement au coude supérieur et schéma du liquide s'écoulant par gravité.

Voir le corrigé complet

Lorsque le niveau de l'eau dans le réservoir atteint la cote critique z = z_C :

  • l'eau franchit le sommet du coude du tube en C et emplit entièrement la branche descendante ;
  • le siphon s'amorce : une continuité de la colonne d'eau s'établit sur l'ensemble du conduit BCD ;
  • un écoulement vidangeur se déclenche par la section de sortie en D, initiant la phase de vidange du réservoir.

Le système se trouve alors dans la configuration représentée ci-dessous, le siphon débitant de l'eau en D sous l'action combinée de la gravité et de la dépression créée dans le coude.

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B.2 · Étude de la phase de vidange

Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : relation de bernoulli, formule de torricelli

Déterminer l'expression de la vitesse de sortie de l'eau au point D, en tenant compte de la forte différence entre les sections et .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Bernoulli entre la surface libre z et la sortie D à la pression atmosphérique en négligeant (v_A/v_D)^2 devant 1 grâce à S_t \ll S_r.

Voir la stratégie
  1. Adopter l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS) pour appliquer le théorème de Bernoulli entre la surface libre du réservoir et la sortie du siphon.
  2. Utiliser l'égalité des pressions aux deux interfaces ouvertes à l'air libre.
  3. Exploiter la conservation du débit et l'hypothèse S_r \gg S_t pour négliger la vitesse de la surface libre devant celle du jet de sortie.
Voir la réponse courte

Théorème de Bernoulli entre la surface libre et la sortie du siphon : v_D = \sqrt{2g(z - z_D)}.

Voir le corrigé complet

Pendant la phase de vidange, l'écoulement varie suffisamment lentement pour être décrit dans l'approximation des écoulements quasi-stationnaires. Le fluide (l'eau) est incompressible et non visqueux, soumis au seul champ de pesanteur uniforme \vec{g} = -g\vec{u}_z.

Appliquons la relation de Bernoulli (établie à la question Q15) le long d'une ligne de courant reliant un point A de la surface libre du réservoir (à la cote z) à un point de la section de sortie D du siphon (à la cote z_D = 0) :

P_A + \frac{1}{2}\rho v_A^2 + \rho g z_A = P_D + \frac{1}{2}\rho v_D^2 + \rho g z_D

Précisons les conditions aux limites :

  • La surface libre A et la sortie D débouchent toutes deux à l'atmosphère, de sorte que P_A = P_D = P_{\text{atm}}.
  • Les cotes valent respectivement z_A = z et z_D = 0.

L'équation se simplifie ainsi en :

\frac{1}{2}\rho v_A^2 + \rho g z = \frac{1}{2}\rho v_D^2

Par conservation du débit volumique du fluide vidangé, la vitesse à la surface libre v_A et la vitesse de sortie v_D sont reliées par :

v_A \sim \frac{S_t}{S_r} v_D

Puisque S_r \gg S_t, on a v_A \ll v_D, ce qui permet de négliger l'énergie cinétique à la surface libre devant celle en sortie (v_A^2 \ll v_D^2).

Il vient alors immédiatement :

\frac{1}{2}\rho v_D^2 = \rho g z

Soit finalement :

\boxed{v_D = \sqrt{2gz}}

Résultat

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Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Cinématique des fluides

Notions : débit volumique, formule de torricelli

En déduire l'expression du débit volumique en sortie du siphon au point D.

Voir l'indice

Utiliser la relation de définition du débit volumique D_t = S_t v_D.

Voir la réponse courte

Expression du débit volumique sortant : D_t = S_t \sqrt{2g(z - z_D)}.

Voir le corrigé complet

Le débit volumique D_t traversant la section de sortie du siphon au point D, d'aire S_t, s'exprime par le produit de cette section par la vitesse d'écoulement v_D (supposée uniforme sur la section droite du tube) :

D_t = S_t \, v_D

En utilisant l'expression de la vitesse v_D établie à la question Q20, il vient directement :

\boxed{D_t = S_t \sqrt{2gz}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides ; Dynamique des fluides parfaits

Notions : bilan volumique, vidange de réservoir

En tenant compte que le récipient se remplit avec le débit volumique et se vide avec le débit volumique obtenu en Q21, trouver l'équation différentielle donnant le niveau d'eau dans le réservoir.

Voir l'indice

Établir le bilan volumique net du réservoir : S_r\,\mathrm{d}z/\mathrm{d}t = D_e - D_t(z).

Voir la stratégie
  1. Effectuer un bilan volumique global sur le réservoir entre deux instants infiniment voisins t et t+\mathrm{d}t pour un fluide incompressible.
  2. Relier la variation temporelle du volume d'eau à celle de la cote z(t), en tenant compte de la géométrie du réservoir (S_r \gg S_t).
  3. Injecter l'expression du débit volumique de vidange D_t obtenue à la question Q21.
Voir la réponse courte

Bilan volumique global : S_r \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = D_e - S_t \sqrt{2g(z - z_D)}.

Voir le corrigé complet

Le fluide étant incompressible, le volume d'eau présent dans le réservoir à l'instant t s'écrit :

V(t) \approx S_r \, z(t)

en négligeant le volume d'eau contenu dans la branche montante du siphon devant celui du réservoir principal puisque S_r \gg S_t.

Pendant la durée élémentaire \mathrm{d}t, le système ouvert constitué par le réservoir reçoit un volume entrant \mathrm{d}V_e = D_e\,\mathrm{d}t et perd un volume sortant par le siphon \mathrm{d}V_s = D_t\,\mathrm{d}t. Le bilan de matière en volume s'écrit donc :

\mathrm{d}V = \mathrm{d}V_e - \mathrm{d}V_s = (D_e - D_t)\,\mathrm{d}t

soit, en dérivant par rapport au temps :

\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}t} = S_r \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = D_e - D_t

D'après le résultat de la question Q21, le débit volumique en sortie du siphon est :

D_t = S_t \sqrt{2gz(t)}

En substituant cette relation, on obtient l'équation différentielle régissant l'évolution du niveau d'eau z(t) :

\boxed{\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = \frac{D_e}{S_r} - \frac{S_t}{S_r}\sqrt{2gz}}

ou sous forme équivalente :

S_r \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} + S_t \sqrt{2gz} = D_e

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Cinématique des fluides

Notions : condition de vidange, débit critique

En raisonnant sur au début de la vidange et à la fin de la vidange montrer qu'il ne peut y avoir de vidange effective que si est inférieur à une valeur limite valable pour toute la phase de vidange. Comment choisir alors la valeur de ?

Voir l'indice

Imposer que la vidange se poursuive jusqu'au niveau bas z_B, ce qui nécessite que la dérivée temporelle reste négative même lorsque le débit de vidange est minimal (en z_B).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dérivée temporelle \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} issue du bilan de matière obtenu à la question Q22 aux deux bornes de la vidange : au début (z = z_C) et à la fin (z = z_B).
  2. Identifier la condition nécessaire et suffisante pour que le niveau baisse continûment (\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} < 0) sur tout l'intervalle [z_B, z_C].
  3. En déduire l'intervalle de valeurs admissibles pour le débit d'entrée D_e afin d'assurer le fonctionnement oscillant du système.
Voir la réponse courte

Pour que \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} < 0 jusqu'à z_B, il faut D_e < S_t \sqrt{2g(z_B - z_D)}.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q22, l'évolution du niveau de fluide pendant la phase de vidange est régie par :

\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = \frac{D_e - S_t\sqrt{2gz}}{S_r}

Pour qu'il y ait vidange effective, le niveau d'eau doit décroître au cours du temps, ce qui impose \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} < 0, soit un débit entrant strictement inférieur au débit sortant : D_e < S_t\sqrt{2gz}.

  • Au début de la vidange (z = z_C) :

    \left.\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\right|_{z=z_C} = \frac{D_e - S_t\sqrt{2gz_C}}{S_r} < 0 \iff D_e < S_t\sqrt{2gz_C}
  • À la fin de la vidange (z \to z_B) :

    \left.\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\right|_{z=z_B} = \frac{D_e - S_t\sqrt{2gz_B}}{S_r} < 0 \iff D_e < S_t\sqrt{2gz_B}

Puisque z_B < z_C, la fonction z \mapsto S_t\sqrt{2gz} est strictement croissante : le débit sortant D_t(z) diminue au fur et à mesure que la hauteur d'eau baisse et atteint sa valeur minimale en fin de vidange, pour z = z_B.

Pour que la vidange ne s'arrête pas avant d'atteindre la cote de désamorçage z_B, l'inégalité doit être vérifiée sur l'ensemble de l'intervalle [z_B, z_C], ce qui impose de satisfaire la contrainte la plus restrictive, obtenue en z = z_B :

D_e < D_{e,\mathrm{lim}} \quad \text{avec} \quad D_{e,\mathrm{lim}} = S_t\sqrt{2gz_B}

Pour obtenir un cycle complet d'oscillations (remplissage du réservoir puis vidange jusqu'au désamorçage), le réservoir doit pouvoir se remplir (D_e > 0) et se vider complètement jusqu'à z_B. Il faut donc choisir D_e tel que :

\boxed{0 < D_e < S_t\sqrt{2gz_B}}

Résultat

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Cinématique des fluides

Notions : niveau d'équilibre, vidange de réservoir

Montrer que pour certaines valeurs de la vidange peut s'arrêter pour une cote telle que . Déterminer l'expression de cette cote. Expliquer cet effet par un raisonnement physique.

Voir l'indice

Chercher le point fixe où \mathrm{d}z/\mathrm{d}t = 0, correspondant à une compensation exacte entre le débit injecté et le débit soutiré par le siphon.

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition d'arrêt de la vidange par l'annulation de la vitesse d'évolution du niveau d'eau, \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = 0.
  2. Exprimer la cote d'arrêt z_0 correspondante et déterminer la plage de débits d'entrée D_e pour laquelle cette cote est strictement comprise entre z_B et z_C, tout en permettant l'amorçage de la vidange en z_C.
  3. Interpréter physiquement ce phénomène à l'aide de l'équilibre dynamique entre débit entrant et débit soutiré par le siphon.
Voir la réponse courte

Égalité des débits d'entrée et de sortie conduisant à une cote d'arrêt stationnaire z_0 = z_D + \frac{D_e^2}{2g S_t^2}.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation différentielle établie à la question Q22 :

\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = \frac{D_e - S_t\sqrt{2gz}}{S_r}

La vidange s'arrête si le niveau d'eau atteint un état stationnaire, c'est-à-dire une cote z_0 telle que :

\left.\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\right|_{z=z_0} = 0 \iff D_e - S_t\sqrt{2gz_0} = 0

On en déduit immédiatement l'expression de la cote d'équilibre z_0 :

\boxed{z_0 = \frac{D_e^2}{2g S_t^2}}

Pour que la vidange débute effectivement lorsque le siphon s'amorce en z_C, il faut que la dérivée soit strictement négative en ce point, soit :

D_e < S_t\sqrt{2gz_C} \iff z_0 < z_C

Pour que cette vidange s'interrompe avant d'atteindre le niveau de désamorçage z_B, il faut que la dérivée s'annule pour une cote z_0 > z_B, ce qui impose :

D_e > S_t\sqrt{2gz_B} \iff z_0 > z_B

Ainsi, pour toute valeur de débit D_e vérifiant la double inégalité :

\boxed{S_t\sqrt{2gz_B} < D_e < S_t\sqrt{2gz_C}}

la vidange commence dès l'amorçage en z_C, mais le niveau se stabilise à la cote z_0 \in ]z_B, z_C[.

Raisonnement physique :
Au fur et à mesure que le niveau z baisse, la charge motrice z diminue, réduisant la vitesse de vidange de Torricelli (v_D = \sqrt{2gz}) et donc le débit extrait par le siphon D_t(z). Lorsque le niveau atteint la cote z_0, le débit évacué compense exactement le débit d'alimentation du robinet (D_t(z_0) = D_e). Le niveau d'eau ne peut donc plus baisser.

Cet état d'équilibre est par ailleurs stable :

  • si z > z_0, D_t(z) > D_e \implies \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} < 0 (le réservoir se vide vers z_0) ;
  • si z < z_0, D_t(z) < D_e \implies \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} > 0 (le réservoir se remplit vers z_0).

Le siphon ne se désamorce jamais puisque la cote z_B n'est pas atteinte : le régime oscillant est détruit au profit d'un régime permanent d'écoulement stationnaire.

Résultat

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Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits

Notions : vidange de réservoir, équation différentielle

On suppose que est suffisamment petit pour être négligeable pendant toute la phase de vidange. Donner alors la nouvelle forme de l'équation différentielle régissant , déterminer l'expression de et en déduire la durée de vidange nécessaire pour que le niveau d'eau passe de la cote à la cote .

Voir l'indice

Résoudre l'équation à variables séparables \mathrm{d}z/\sqrt{z} = -(S_t/S_r)\sqrt{2g}\,\mathrm{d}t par intégration directe entre z_C et z_B.

Voir la stratégie
  1. On simplifie l'équation différentielle obtenue à la question Q22 en négligeant le terme de débit entrant D_e.
  2. On intègre par séparation des variables en choisissant une nouvelle origine des temps (t=0) au début de la phase de vidange où z(0) = z_C.
  3. On en déduit l'expression temporelle z(t) puis l'instant t_2 correspondant à l'atteinte de la cote de désamorçage z_B.
Voir la réponse courte

Séparation des variables et intégration de \frac{\mathrm{d}z}{\sqrt{z - z_D}} pour obtenir la loi z(t) et la durée t_2.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation différentielle établie à la question Q22 :

\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = \frac{D_e}{S_r} - \frac{S_t}{S_r}\sqrt{2gz}

En négligeant le débit d'injection D_e devant le débit de vidange du siphon pendant toute cette phase, l'équation différentielle régissant le niveau d'eau z(t) devient :

\boxed{\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = -\frac{S_t}{S_r}\sqrt{2gz}}

Pour déterminer z(t), séparons les variables. En prenant comme origine des temps (t=0) le début de la vidange, c'est-à-dire l'instant d'amorçage où z(0) = z_C, il vient pour t \in [0, t_2] :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}z}{\sqrt{z}} &= -\frac{S_t}{S_r}\sqrt{2g}\,\mathrm{d}t \\ \int_{z_C}^{z(t)} \frac{\mathrm{d}z}{\sqrt{z}} &= -\frac{S_t}{S_r}\sqrt{2g}\int_0^t \mathrm{d}t' \\ 2\left(\sqrt{z(t)} - \sqrt{z_C}\right) &= -\frac{S_t}{S_r}\sqrt{2g}\,t \end{aligned}

On obtient ainsi :

\sqrt{z(t)} = \sqrt{z_C} - \frac{S_t}{S_r}\sqrt{\frac{g}{2}}\,t

Soit, en élevant au carré (le terme entre parenthèses restant positif jusqu'à la fin de la vidange) :

\boxed{z(t) = \left(\sqrt{z_C} - \frac{S_t}{S_r}\sqrt{\frac{g}{2}}\,t\right)^2}

La vidange s'achève à l'instant t = t_2 dès que le niveau atteint la cote z_B, moment où le siphon se désamorce (z(t_2) = z_B) :

\begin{aligned} \sqrt{z_B} &= \sqrt{z_C} - \frac{S_t}{S_r}\sqrt{\frac{g}{2}}\,t_2 \\ t_2 &= \frac{S_r}{S_t}\sqrt{\frac{2}{g}}\left(\sqrt{z_C} - \sqrt{z_B}\right) \end{aligned}
\boxed{t_2 = \frac{S_r}{S_t}\sqrt{\frac{2}{g}}\left(\sqrt{z_C} - \sqrt{z_B}\right)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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B.3 · Bilan sur les oscillations

Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Cinématique des fluides

Notions : période d'oscillation, vase de tantale

Donner l'expression de la période des oscillations.

Voir l'indice

Sommer les durées de chaque étape du cycle de relaxation : T = t_1 + t_2.

Voir la stratégie
  1. Identifier qu'un cycle complet d'oscillation de relaxation est constitué de deux phases successives : la phase de remplissage du niveau z_B au niveau z_C, suivie de la phase de vidange du niveau z_C au niveau z_B.
  2. Exprimer la période globale T comme la somme des durées de ces deux phases, t_1 et t_2, établies aux questions Q18 et Q25.
Voir la réponse courte

Période globale du cycle d'oscillations hydrauliques : T = t_1 + t_2.

Voir le corrigé complet

Un cycle périodique complet d'oscillation du vase de Tantale correspond à l'alternance d'une phase de remplissage de z_B à z_C et d'une phase de vidange de z_C à z_B.

La période des oscillations, notée T, est donc la somme des durées de ces deux phases :

T = t_1 + t_2

En utilisant les expressions obtenues aux questions Q18 et Q25 :

  • durée de remplissage (Q18) : t_1 = \dfrac{S_r(z_C - z_B)}{D_e},
  • durée de vidange sous l'hypothèse d'un débit entrant négligeable (Q25) : t_2 = \dfrac{S_r}{S_t}\sqrt{\dfrac{2}{g}}\left(\sqrt{z_C} - \sqrt{z_B}\right),

on obtient l'expression finale de la période des oscillations :

\boxed{T = \frac{S_r(z_C - z_B)}{D_e} + \frac{S_r}{S_t}\sqrt{\frac{2}{g}}\left(\sqrt{z_C} - \sqrt{z_B}\right)}

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Cinématique des fluides

Notions : chronogramme, oscillateur de relaxation

Représenter graphiquement en fonction du temps sur 2 périodes.

Voir l'indice

Tracer l'allure de la cote z(t) : rampe linéaire croissante lors du remplissage puis décroissance parabolique lors de la vidange.

Voir la stratégie

Pour tracer l'évolution temporelle de la cote d'eau z(t) sur deux périodes T = t_1 + t_2 :

  1. Identifier la forme de z(t) au cours de la phase de remplissage (durée t_1) : fonction affine croissante de z_B à z_C (question Q17).
  2. Identifier la forme de z(t) au cours de la phase de vidange (durée t_2) : fonction décroissante de z_C à z_B, à concavité tournée vers le haut (arc parabolique avec décélération de la vitesse de vidange d'après la formule de Torricelli, question Q25).
  3. Raccorder ces deux phases périodiquement sur l'intervalle [0, 2T] en reportant les valeurs remarquables sur les axes.
Voir la réponse courte

Allure temporelle de z(t) : rampe linéaire de remplissage suivie d'une vidange parabolique entre z_B et z_C.

Voir le corrigé complet

D'après les questions précédentes, l'évolution du niveau d'eau z(t) présente une alternance de deux régimes entre les cotes extrêmes z_B et z_C :

  • Phase de remplissage (de t = 0 à t = t_1) :

    z(t) = z_B + \frac{D_e}{S_r}\,t

    La croissance est strictement linéaire avec une pente constante \dfrac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = \dfrac{D_e}{S_r} > 0.

  • Phase de vidange (de t = t_1 à t = t_1 + t_2 = T) :

    z(t) = \left(\sqrt{z_C} - \frac{S_t}{S_r}\sqrt{\frac{g}{2}}\,(t - t_1)\right)^2

    La décroissance est non linéaire (parabolique). La dérivée :

    \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = -\frac{S_t}{S_r}\sqrt{2gz(t)} < 0

    est négative et croît en valeur algébrique au fur et à mesure que z diminue (la valeur absolue de la pente diminue : \dfrac{\mathrm{d}^2z}{\mathrm{d}t^2} > 0). La courbe est donc convexe (la vidange ralentit au fur et à mesure que le réservoir se vide).

Ce cycle se répète périodiquement avec la période T = t_1 + t_2 déterminée à la question Q26.

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Partie C : Oscillateurs électroniques

Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : modèle de l'ali, ali idéal, ali réel

Quelles sont les principales caractéristiques d'un amplificateur linéaire intégré, en le supposant tout d'abord idéal, puis en considérant un amplificateur réel de type standard.

Voir l'indice

Comparer les impédances d'entrée et de sortie, le gain différentiel en boucle ouverte et la bande passante d'un modèle idéal avec ceux d'un modèle réel type \mu\text{A741}.

Voir la réponse courte

Hypothèses du modèle idéal (gains infinis, courants nuls) et limitations du composant réel (bande passante, slew-rate).

Voir le corrigé complet

Un amplificateur linéaire intégré (ALI) est un composant actif possédant deux entrées (V^+ non inverseuse, V^- inverseuse) et une sortie v_s, dont le rôle principal est d'amplifier la différence de potentiel différentielle d'entrée \varepsilon = V^+ - V^-.

1. Caractéristiques d'un ALI idéal (parfait) :

  • Impédance d'entrée différentielle infinie (R_e \to +\infty) : les courants d'entrée sont rigoureusement nuls :

    \boxed{i_+ = i_- = 0}
  • Impédance de sortie nulle (R_s = 0) : la tension de sortie v_s est indépendante du courant débité dans la charge.
  • Gain différentiel statique infini (\mu_0 \to +\infty) : en régime linéaire (non saturé), cela impose une tension différentielle d'entrée nulle :

    \boxed{\varepsilon = V^+ - V^- = 0}
  • Bande passante infinie : le gain est indépendant de la fréquence, le temps de réponse est instantané.
  • Vitesse de balayage infinie (slew-rate \mathrm{SR} \to +\infty) : la vitesse de variation temporelle de la tension de sortie |\mathrm{d}v_s/\mathrm{d}t| n'est pas bornée.
  • Absence d'imperfections statiques : tension de décalage nulle (V_{\mathrm{offset}} = 0), tensions de saturation égales aux tensions d'alimentation (\pm V_{\mathrm{sat}} = \pm V_{\mathrm{alim}}).

2. Caractéristiques d'un ALI réel standard :

  • Impédance d'entrée très élevée mais finie (R_e grande) : les courants d'entrée (courants de polarisation I_{\mathrm{pol}}) sont très faibles mais non nuls.
  • Impédance de sortie faible mais non nulle (R_s > 0) et courant de sortie maximal borné (I_{s,\max}).
  • Gain différentiel statique très grand mais fini (\mu_0 \gg 1) : \varepsilon est non strictement nul en régime linéaire mais très petit (\varepsilon \approx v_s / \mu_0).
  • Bande passante limitée : le gain dépend de la fréquence selon un comportement passe-bas du premier ordre, caractérisé par une fréquence de coupure à -3\text{ dB} basse et un produit gain-bande constant.
  • Vitesse de balayage finie (slew-rate borné) : la pente de la tension de sortie est limitée par |\mathrm{d}v_s/\mathrm{d}t| \le \mathrm{SR}.
  • Tension de décalage non nulle (V_{\mathrm{offset}} \neq 0) et tensions de saturation inférieures aux tensions d'alimentation en valeur absolue (V_{\mathrm{sat}} < V_{\mathrm{alim}}).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Application numérique

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : caractéristique de l'ali, slew rate

Donner des ordres de grandeurs pour les caractéristiques d'un amplificateur réel standard.

Voir l'indice

Donner les valeurs usuelles typiques : R_e \sim 1\text{ M}\Omega, R_s \sim 10\text{ à }100\ \Omega, \mu_0 \sim 10^5, \text{SR} \sim 0{,}5\text{ à }10\text{ V}\cdot\mu\text{s}^{-1}.

Voir la réponse courte

Ordres de grandeur classiques d'un AOP usuel : A_0 \sim 10^5, R_e \sim 1\text{ M}\Omega, R_s \sim 50\text{ }\Omega, \sigma \sim 1\text{ V}/\mu\text{s}.

Voir le corrigé complet

Pour un amplificateur linéaire intégré (ALI) réel standard d'usage général (tel que le classique \mu\text{A741} à technologie bipolaire ou le TL081 à transistors à effet de champ), les ordres de grandeur des grandeurs caractéristiques sont les suivants :

  • Gain différentiel statique en boucle ouverte :

    \mu_0 \sim 10^5 \text{ à } 10^6 \quad (\text{soit } 100 \text{ à } 120\text{ dB})
  • Résistance différentielle d'entrée :

    R_e \sim 10^6 \ \Omega = 1\text{ M}\Omega \quad (\text{technologie bipolaire}) \quad \text{ou} \quad 10^{12}\ \Omega = 1\text{ T}\Omega \quad (\text{technologie BiFET/JFET})
  • Résistance de sortie :

    R_s \sim 10 \text{ à } 100\ \Omega \quad (\approx 75\ \Omega \text{ pour le 741})
  • Courants de polarisation d'entrée :

    I_{\text{pol}} \sim 10 \text{ à } 100\text{ nA} \quad (\text{bipolaire}) \quad \text{ou} \quad \sim 1 \text{ à } 10\text{ pA} \quad (\text{FET})
  • Fréquence de coupure à -3\text{ dB} en boucle ouverte et produit gain-bande :

    f_c \sim 10\text{ Hz}, \qquad f_T = \mu_0 f_c \sim 1\text{ MHz}
  • Vitesse maximale de balayage (slew rate) :

    \sigma = \left(\frac{\mathrm{d}v_s}{\mathrm{d}t}\right)_{\!\max} \sim 0{,}5 \text{ à } 1\text{ V}\cdot\mu\text{s}^{-1} \quad (\approx 0{,}5\text{ V}\cdot\mu\text{s}^{-1} \text{ pour le 741, } 10\text{ V}\cdot\mu\text{s}^{-1} \text{ pour le TL081})
  • Tension de déchet et de saturation (pour V_{\text{alim}} = \pm 15\text{ V}) :

    V_{\text{sat}} \approx V_{\text{alim}} - (1\text{ à } 2\text{ V}) \approx 13{,}5 \text{ à } 14\text{ V}
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C.I.1 · Comparateur à hystérésis

Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : comparateur à hystérésis, régime de saturation

Que peut-on dire du fonctionnement du circuit U0 ?

Voir l'indice

Identifier la présence d'une boucle de rétroaction sur la borne non inverseuse (+), imposant un régime de saturation non linéaire.

Voir la stratégie

Pour déterminer le régime de fonctionnement d'un amplificateur linéaire intégré (ALI), on analyse le bouclage entre la sortie et les entrées :

  1. Identifier la présence et la nature du couplage (bouclage sur l'entrée inverseuse (-) ou non inverseuse (+)).
  2. En déduire si le fonctionnement a lieu en régime linéaire ou en régime saturé.
Voir la réponse courte

Bouclage sur la borne non-inverseuse (+) : instabilité linéaire et fonctionnement exclusif en saturation.

Voir le corrigé complet

Sur le schéma de la figure F5 :

  • la sortie de l'amplificateur U_0 est rebouclée sur la borne non-inverseuse (+) à travers la résistance R_2 : il s'agit d'une rétroaction positive ;
  • le signal d'entrée V_e est appliqué directement sur la borne inverseuse (-), sans aucune boucle de contre-réaction sur cette borne.

En présence d'une rétroaction positive exclusive, le système est instable en fonctionnement linéaire. Par conséquent :

\boxed{\text{L'ALI } U_0 \text{ fonctionne en régime saturé (ou non linéaire).}}

La tension de sortie ne peut prendre que l'une des deux valeurs de saturation :

V_s = \pm V_{\text{sat}} = \pm 14\text{ V}

Le circuit réalise la fonction de comparateur à deux seuils (ou trigger de Schmitt inverseur).

Résultat

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Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : pont diviseur de tension, comparateur à hystérésis

Exprimer la tension au niveau de l'entrée (+), notée , en fonction des éléments du schéma et de la tension .

Voir l'indice

Appliquer la formule du pont diviseur de tension au niveau du nœud (+) relié à la masse via R_1 et à la sortie via R_2.

Voir la stratégie
  1. Identifier le circuit connecté à la borne non inverseuse (+) de l'amplificateur opérationnel.
  2. Utiliser l'hypothèse de l'ALI idéal pour laquelle le courant d'entrée i_+ est nul.
  3. Appliquer le théorème de Millman ou la formule du pont diviseur de tension.
Voir la réponse courte

Formule du pont diviseur de tension pour exprimer le potentiel de la borne non-inverseuse V^{(+)} en fonction de V_s.

Voir le corrigé complet

L'amplificateur linéaire intégré U_0 étant supposé idéal, le courant entrant sur la borne non inverseuse est rigoureusement nul :

i_+ = 0

Les résistances R_1 et R_2 forment par conséquent un pont diviseur de tension non chargé entre la sortie au potentiel V_s et la masse au potentiel nul. Il vient directement :

V^{(+)} = \frac{R_1}{R_1 + R_2} V_s

Par application du théorème de Millman au nœud (+), on retrouve de façon équivalente :

V^{(+)} = \frac{\dfrac{0}{R_1} + \dfrac{V_s}{R_2}}{\dfrac{1}{R_1} + \dfrac{1}{R_2}} = \frac{R_1}{R_1 + R_2} V_s
\boxed{V^{(+)} = \frac{R_1}{R_1 + R_2} V_s}

Résultat

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : comparateur à hystérésis, seuil de basculement

La tension croit de à . Montrer qu'il existe une tension de basculement. Tracer la courbe donnant en fonction de ; préciser quelques valeurs numériques permettant un tracé relativement satisfaisant de cette courbe.

Voir l'indice

Déterminer la condition de basculement \varepsilon = V^{(+)} - V_e = 0 lorsque la sortie est initialement à +V_{\text{sat}}, et tracer le palier correspondant.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'état initial de la sortie V_s pour V_e = -15\text{ V} en analysant le signe de la tension différentielle d'entrée \varepsilon = V^{(+)} - V^{(-)}.
  2. Exprimer la condition de basculement lorsque V_e croît et en déduire la tension de seuil haut V_H.
  3. Calculer la valeur numérique du seuil de basculement et tracer la caractéristique de transfert V_s = f(V_e) pour cette phase ascendante.
Voir la réponse courte

Détermination du seuil de basculement haut V_H et tracé de la caractéristique pour V_e croissant.

Voir le corrigé complet

L'amplificateur linéaire intégré fonctionne en régime de saturation car la réaction s'effectue sur l'entrée non inverseuse (+) (bouclage positif, voir question Q30). La tension différentielle d'entrée s'écrit :

\varepsilon = V^{(+)} - V_e

D'après le résultat de la question Q31 :

V^{(+)} = \frac{R_1}{R_1 + R_2} V_s

1. État initial pour V_e = -15\text{ V} : Puisque V_s \in \{-V_{\text{sat}}, +V_{\text{sat}}\}, la tension V^{(+)} ne peut valoir que \pm \frac{R_1}{R_1 + R_2} V_{\text{sat}}. Comme V_{\text{sat}} = 14\text{ V} et \frac{R_1}{R_1 + R_2} < 1, on a nécessairement |V^{(+)}| < 14\text{ V}.

Pour V_e = -15\text{ V}, on a donc :

\varepsilon = V^{(+)} - (-15\text{ V}) > 0

L'amplificateur est donc saturé à son niveau haut :

V_s = +V_{\text{sat}} = +14\text{ V}

Le potentiel de l'entrée non inverseuse vaut alors :

V^{(+)} = V_H = \frac{R_1}{R_1 + R_2} V_{\text{sat}}

Avec R_1 = 1{,}8\text{ k}\Omega, R_2 = 2{,}2\text{ k}\Omega et V_{\text{sat}} = 14\text{ V} :

V_H = \frac{1{,}8}{1{,}8 + 2{,}2} \times 14 = \frac{1{,}8}{4{,}0} \times 14 = 0{,}45 \times 14 = 6{,}3\text{ V}

2. Condition de basculement : Tant que la tension d'entrée V_e reste inférieure à V_H, on a \varepsilon > 0, donc la sortie reste à V_s = +V_{\text{sat}}.

Dès que V_e atteint et dépasse légèrement V_H = 6{,}3\text{ V}, la tension différentielle devient négative (\varepsilon < 0). La sortie bascule brutalement vers le niveau de saturation bas :

V_s = -V_{\text{sat}} = -14\text{ V}

La tension de basculement lors de la croissance de V_e est donc le seuil haut :

\boxed{V_{e,\text{basc}} = V_H = \frac{R_1}{R_1 + R_2} V_{\text{sat}} = 6{,}3\text{ V}}

Après ce basculement, le potentiel de l'entrée (+) devient :

V_B = -\frac{R_1}{R_1 + R_2} V_{\text{sat}} = -6{,}3\text{ V}

Pour V_e \in [6{,}3\text{ V}, +15\text{ V}], on a V_e > V_B, donc \varepsilon < 0 : la sortie reste maintenue à V_s = -14\text{ V}.

3. Tracé de la courbe V_s(V_e) pour V_e croissant :

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : comparateur à hystérésis, cycle d'hystérésis

Même question si maintenant la tension décroit de à . Tracer la courbe donnant en fonction de sur le même graphe qu'à la question précédente, mais avec une couleur différente.

Voir l'indice

Appliquer le même raisonnement lorsque la sortie est initialement à -V_{\text{sat}} pour obtenir le second seuil symétrique.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'état initial du comparateur lorsque V_e = +15\text{ V} et en déduire le potentiel V^{(+)} correspondant.
  2. Étudier le signe de la tension différentielle \varepsilon = V^{(+)} - V_e au cours de la décroissance de V_e pour identifier la condition et la valeur de la tension de basculement.
  3. Tracer sur un graphe commun les deux branches du cycle d'hystérésis en distinguant les sens de parcours à l'aide de couleurs différentes et de flèches.
Voir la réponse courte

Détermination du seuil de basculement bas V_B = -V_H et fermeture du cycle d'hystérésis pour V_e décroissant.

Voir le corrigé complet

Lorsque la tension d'entrée se trouve initialement à V_e = +15\text{ V}, le système est dans l'état saturé bas :

V_s = -V_{\text{sat}} = -14\text{ V}

D'après la relation établie à la question Q31, le potentiel de l'entrée non inverseuse vaut alors :

V^{(+)} = \frac{R_1}{R_1 + R_2}(-V_{\text{sat}}) = -V_H = V_B

Numériquement :

V_B = -\frac{1{,}8}{1{,}8 + 2{,}2} \times 14 = -0{,}45 \times 14 = -6{,}3\text{ V}

La tension différentielle d'entrée est \varepsilon = V^{(+)} - V^{(-)} = V_B - V_e.

Tant que V_e > V_B, \varepsilon < 0 : la sortie reste saturée à V_s = -V_{\text{sat}}.

Lorsque V_e décroît et franchit la tension de seuil bas V_B, la tension différentielle \varepsilon devient strictement positive, ce qui provoque le basculement instantané de la sortie vers le niveau haut :

V_s = +V_{\text{sat}} = +14\text{ V}

Ce basculement entraîne immédiatement une remontée du potentiel V^{(+)} à la valeur V_H = +6{,}3\text{ V}, confirmant que \varepsilon = V_H - V_e > 0.

Pour V_e continuant de décroître de V_B jusqu'à -15\text{ V}, la sortie demeure fixée à +V_{\text{sat}}.

La tension de basculement lors de la décroissance de V_e est donc le seuil bas :

\boxed{V_B = -\frac{R_1}{R_1 + R_2} V_{\text{sat}} = -6{,}3\text{ V}}

On trace sur le graphe ci-dessous la caractéristique de transfert V_s = f(V_e) :

  • en bleu pour V_e croissant (étudié à la question Q32) ;
  • en rouge pour V_e décroissant (étudié ici).

Résultat

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Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : cycle d'hystérésis, effet mémoire

Pourquoi appelle-t-on ce circuit un comparateur à hystérésis ?

Voir l'indice

Constater que l'état de sortie dépend non seulement de la valeur instantanée du signal d'entrée, mais aussi de son histoire passée (cycle d'hystérésis).

Voir la réponse courte

La sortie dépend non seulement de l'entrée instantanée mais de l'état antérieur (sens de parcours).

Voir le corrigé complet

Ce montage est qualifié de comparateur à hystérésis (ou bascule de Schmitt) pour deux raisons complémentaires :

  • Comparateur : l'amplificateur opérationnel fonctionnant en régime saturé en raison de la rétroaction positive sur la borne non inverseuse, la sortie ne peut prendre que deux valeurs discrètes (V_s = +V_{\text{sat}} ou V_s = -V_{\text{sat}}). Le circuit compare donc la tension d'entrée V_e à une tension de seuil.
  • À hystérésis : le terme « hystérésis » (du grec hustérêsis, retard ou dépendance à l'histoire passée) désigne un phénomène où l'état d'un système dépend de son évolution antérieure. Ici, le seuil de basculement n'est pas unique :

    • pour V_e croissante, le basculement intervient au seuil haut :

      V_H = +\frac{R_1}{R_1 + R_2}V_{\text{sat}} \approx +6{,}3\text{ V}
    • pour V_e décroissante, le basculement intervient au seuil bas :

      V_B = -\frac{R_1}{R_1 + R_2}V_{\text{sat}} \approx -6{,}3\text{ V}

    Pour V_e \in [V_B, V_H], la sortie V_s peut valoir indifféremment +V_{\text{sat}} ou -V_{\text{sat}} : son état est déterminé par l'histoire du signal d'entrée (effet mémoire), et la caractéristique de transfert V_s = f(V_e) forme un cycle fermé irréversible parcouru dans le sens horaire.

\boxed{\text{Le système possède deux seuils distincts } V_H \neq V_B \text{ et sa sortie dépend de l'histoire antérieure de } V_e.}

Résultat

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : chronogramme, comparateur à hystérésis

Reproduire cette courbe sur la copie et y superposer le tracé de la courbe donnant en fonction du temps, à la même échelle.

Voir l'indice

Tracer l'onde rectangulaire V_s(t) en faisant basculer la tension à chaque instant où le triangle V_e(t) coupe l'un des deux seuils V_H ou V_B.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le type de comparateur (comparateur inverseur) et les valeurs des seuils de basculement déterminés aux questions précédentes (V_H = +6{,}3\text{ V} et V_B = -6{,}3\text{ V}).
  2. Identifier l'état de la sortie V_s à l'origine des temps t=0 en supposant le régime établi installé.
  3. Déterminer les conditions et instants de basculement de la tension de sortie V_s(t) (+V_{\text{sat}} \to -V_{\text{sat}} en montant, -V_{\text{sat}} \to +V_{\text{sat}} en descendant).
  4. Tracer les deux courbes à la même échelle en faisant apparaître clairement les seuils, les niveaux de saturation et les lignes de rappel de commutation.
Voir la réponse courte

Tracé synchronisé du créneau de sortie V_s(t) en fonction des franchissements des seuils par l'entrée V_e(t).

Voir le corrigé complet

Le montage de la figure F5 est un comparateur à hystérésis inverseur car le signal d'entrée V_e(t) est appliqué sur la borne non-inverseuse (-) de l'ALI.

D'après les questions Q31 et Q32, la tension appliquée sur la borne (+) est :

V^{(+)} = \frac{R_1}{R_1 + R_2} V_s

ce qui définit deux seuils de commutation associés aux tensions de saturation \pm V_{\text{sat}} = \pm 14\text{ V} :

V_H = +\frac{R_1}{R_1 + R_2}V_{\text{sat}} = +6{,}3\text{ V} \quad \text{et} \quad V_B = -\frac{R_1}{R_1 + R_2}V_{\text{sat}} = -6{,}3\text{ V}

Le fonctionnement en régime établi est le suivant :

  • Si V_s = +V_{\text{sat}}, la borne non-inverseuse est à V^{(+)} = V_H = +6{,}3\text{ V}. Lorsque V_e(t) croît et franchit V_H par valeurs inférieures, la tension différentielle \varepsilon = V^{(+)} - V_e devient négative : la sortie bascule de +V_{\text{sat}} à -V_{\text{sat}}.
  • Si V_s = -V_{\text{sat}}, la borne non-inverseuse est à V^{(+)} = V_B = -6{,}3\text{ V}. Lorsque V_e(t) décroît et franchit V_B par valeurs supérieures, \varepsilon = V^{(+)} - V_e redevient positive : la sortie re-bascule de -V_{\text{sat}} à +V_{\text{sat}}.

À l'instant t=0, V_e(t) croît depuis des valeurs négatives (où V_e < V_B), la sortie est donc à V_s = +V_{\text{sat}} = +14\text{ V}. Sur l'intervalle [0, T/4], le signal triangulaire a pour équation :

V_e(t) = \frac{E}{T/4}\, t = \frac{4E}{T}\, t

Le premier basculement (+V_{\text{sat}} \to -V_{\text{sat}}) intervient à l'instant t_1 tel que V_e(t_1) = V_H :

t_1 = \frac{V_H}{E}\,\frac{T}{4} = \frac{6{,}3}{15}\times \frac{T}{4} = 0{,}42 \times \frac{T}{4} \approx 0{,}105\, T

Le basculement suivant (-V_{\text{sat}} \to +V_{\text{sat}}) intervient lors de la phase de décroissance lorsque V_e(t_2) = V_B = -V_H. Par symétrie du signal triangulaire :

t_2 = \frac{T}{2} + t_1 \approx 0{,}605\, T

La tension de sortie V_s(t) est donc un signal en créneau de période T, symétrique en durée (rapport cyclique de 50\,\%), oscillant entre +V_{\text{sat}} = +14\text{ V} et -V_{\text{sat}} = -14\text{ V}.

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C.I.2 · Application du circuit comparateur : oscillateur de relaxation

Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : oscillateur de relaxation, circuit rc

On suppose qu'à l'instant le condensateur est déchargé et que la tension de sortie de l'amplificateur U0 vaut . Établir l'équation différentielle régissant la tension .

Voir l'indice

Écrire la loi d'Ohm aux bornes du dipôle RC alimenté par la tension constante v_s = +V_{\text{sat}} sous l'hypothèse d'un courant d'entrée nul de l'ALI.

Voir la stratégie
  1. Utiliser l'hypothèse de l'amplificateur linéaire intégré (ALI) idéal pour caractériser le courant entrant par la borne inverseuse.
  2. Appliquer la loi des mailles ou la loi des nœuds sur la branche reliant la sortie de l'ALI à la masse à travers le dipôle série RC.
  3. Remplacer la tension de sortie v_s(t) par sa valeur constante au cours de cette phase (+V_{\text{sat}}).
Voir la réponse courte

Loi des mailles et du condensateur : charge sous tension constante +V_{\text{sat}}, d'équation \tau\frac{\mathrm{d}v_c}{\mathrm{d}t} + v_c = V_{\text{sat}}.

Voir le corrigé complet

L'amplificateur linéaire intégré \text{U}_0 est supposé idéal, son impédance d'entrée est infinie et le courant d'entrée sur la borne inverseuse est nul :

i^- = 0

Le courant traversant la résistance R est donc intégralement transmis au condensateur de capacité C. En appliquant la loi des nœuds à l'entrée inverseuse de potentiel v_c(t), ou directement la relation courant-tension du dipôle RC série relié à la masse :

i(t) = C \frac{\mathrm{d}v_c}{\mathrm{d}t}

La loi des mailles appliquée à cette branche donne :

v_s(t) - R\, i(t) - v_c(t) = 0 \implies v_s(t) = v_c(t) + R C \frac{\mathrm{d}v_c}{\mathrm{d}t}

Pendant cette phase de croissance, la sortie de l'amplificateur est au niveau haut : v_s(t) = +V_{\text{sat}}. L'équation différentielle régissant v_c(t) s'écrit alors :

\boxed{\frac{\mathrm{d}v_c}{\mathrm{d}t} + \frac{v_c(t)}{RC} = \frac{V_{\text{sat}}}{RC}}

ou encore, en introduisant la constante de temps \tau = RC :

\tau \frac{\mathrm{d}v_c}{\mathrm{d}t} + v_c(t) = V_{\text{sat}}

Résultat

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : oscillateur de relaxation, temps de basculement

En déduire l'équation horaire de et l'instant de fin de cette phase.

Voir l'indice

Intégrer l'équation différentielle du premier ordre avec v_c(0)=0 et déterminer t_1 tel que v_c(t_1) = V_H.

Voir la stratégie
  1. Résoudre l'équation différentielle linéaire du premier ordre avec second membre constant issue de la question Q36 en utilisant la condition initiale v_c(0) = 0.
  2. Identifier la condition de basculement du comparateur : la phase de croissance prend fin lorsque la tension v_c(t) atteint le seuil haut de basculement V_H établi à la question Q32.
  3. Isoler l'instant t_1 à l'aide de la fonction logarithme népérien.
Voir la réponse courte

Intégration de l'échelon et détermination de la date t_1 où le condensateur atteint le seuil haut V_H.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q36, la tension aux bornes du condensateur vérifie :

\frac{\mathrm{d}v_c}{\mathrm{d}t} + \frac{v_c}{RC} = \frac{V_{\text{sat}}}{RC}

La solution générale est la somme d'une solution particulière constante (v_{c,\text{part}} = V_{\text{sat}}) et de la solution générale de l'équation homogène :

v_c(t) = V_{\text{sat}} + A\,\mathrm{e}^{-\frac{t}{RC}}

À l'instant initial t=0, le condensateur est déchargé, soit v_c(0) = 0. Il vient :

0 = V_{\text{sat}} + A \implies A = -V_{\text{sat}}

L'équation horaire de la tension au cours de cette phase s'écrit donc :

\boxed{v_c(t) = V_{\text{sat}}\left(1 - \mathrm{e}^{-\frac{t}{RC}}\right)}

Pendant cette phase, la tension de sortie vaut v_s = +V_{\text{sat}}. D'après les questions Q31 et Q32, le potentiel de l'entrée non inverseuse est maintenu au seuil haut de basculement :

V_H = \frac{R_1}{R_1 + R_2} V_{\text{sat}}

Le comparateur bascule vers la saturation négative dès que la tension appliquée à l'entrée inverseuse dépasse celle de l'entrée non inverseuse, c'est-à-dire dès que v_c(t_1) = V_H :

\begin{aligned} V_{\text{sat}}\left(1 - \mathrm{e}^{-\frac{t_1}{RC}}\right) &= \frac{R_1}{R_1 + R_2} V_{\text{sat}} \\ 1 - \mathrm{e}^{-\frac{t_1}{RC}} &= \frac{R_1}{R_1 + R_2} \\ \mathrm{e}^{-\frac{t_1}{RC}} &= 1 - \frac{R_1}{R_1 + R_2} = \frac{R_2}{R_1 + R_2} \end{aligned}

En prenant le logarithme népérien :

-\frac{t_1}{RC} = \ln\left(\frac{R_2}{R_1 + R_2}\right) = -\ln\left(1 + \frac{R_1}{R_2}\right)

On en déduit l'expression de la durée t_1 :

\boxed{t_1 = RC \ln\left(1 + \frac{R_1}{R_2}\right)}

Résultat

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Question 38

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : oscillateur de relaxation, basculement

Expliquer pourquoi se met à décroitre.

Voir l'indice

Expliquer que le franchissement du seuil haut fait basculer la sortie à -V_{\text{sat}}, inversant le signe du courant de charge du condensateur.

Voir la réponse courte

Le dépassement du seuil inverse la tension différentielle, fait basculer la sortie à -V_{\text{sat}} et inverse la charge.

Voir le corrigé complet

Durant la phase de croissance (t \le t_1), la sortie de l'amplificateur opérationnel est saturée à la valeur haute :

v_s(t) = +V_{\text{sat}}

Le potentiel appliqué à l'entrée non inverseuse est le seuil haut de basculement établi en Q32 :

V^{(+)} = V_H = \frac{R_1}{R_1 + R_2} V_{\text{sat}}

Le condensateur se chargeant vers +V_{\text{sat}}, la tension v_c(t) à ses bornes augmente jusqu'à atteindre, à l'instant t_1, la valeur v_c(t_1) = V_H.

  • Basculement du comparateur : dès que t > t_1, la tension v_c(t) tente de dépasser le seuil V_H. La tension différentielle d'entrée de l'ALI,

    \varepsilon(t) = V^{(+)} - v^{(-)}(t) = V_H - v_c(t)

    devient alors strictement négative (\varepsilon < 0). L'amplificateur fonctionnant en régime saturé, sa sortie bascule instantanément :

    \boxed{v_s(t) = -V_{\text{sat}}}

    Le potentiel sur la borne (+) bascule alors simultanément vers le seuil bas :

    V^{(+)} = V_B = -\frac{R_1}{R_1 + R_2} V_{\text{sat}}
  • Décroissance de v_c(t) : le dipôle série (R, C) est désormais soumis à l'échelon de tension v_s = -V_{\text{sat}}. L'intensité traversant la résistance R et chargeant le condensateur vaut :

    i_C(t) = C\frac{\mathrm{d}v_c}{\mathrm{d}t} = \frac{v_s(t) - v_c(t)}{R}

    Puisqu'à l'instant du basculement v_c(t_1^+) = V_H > 0 et que v_s = -V_{\text{sat}}, on a :

    v_s(t) - v_c(t) = -V_{\text{sat}} - V_H < 0 \implies \frac{\mathrm{d}v_c}{\mathrm{d}t} < 0

Le condensateur se décharge donc vers la tension asymptote -V_{\text{sat}} : v_c(t) se met à décroître.

Résultat

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Question 39

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Mise en équation

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : oscillateur de relaxation, circuit rc

Établir l'équation différentielle de dans cette phase.

Voir l'indice

Établir l'équation régissant la décharge vers la nouvelle tension asymptotique -V_{\text{sat}}.

Voir la stratégie
  1. Identifier la valeur constante prise par la tension de sortie v_s(t) de l'amplificateur opérationnel lors de la phase de décroissance.
  2. Appliquer la loi d'Ohm à la résistance R et la relation constitutive du condensateur C en tenant compte du caractère idéal de l'entrée inverseuse (i_- = 0).
Voir la réponse courte

Équation différentielle de décharge vers l'échelon négatif : \tau\frac{\mathrm{d}v_c}{\mathrm{d}t} + v_c = -V_{\text{sat}}.

Voir le corrigé complet

Durant toute la phase de décroissance, la sortie de l'amplificateur opérationnel est saturée à la valeur basse :

v_s(t) = -V_{\text{sat}}

L'amplificateur étant supposé idéal, le courant d'entrée sur la borne inverseuse (-) est nul (i_- = 0). Par conséquent, le courant traversant le dipôle RC depuis la sortie vers la masse s'écrit :

i(t) = \frac{v_s(t) - v_c(t)}{R} = C \frac{\mathrm{d}v_c(t)}{\mathrm{d}t}

En substituant v_s(t) = -V_{\text{sat}}, on obtient directement :

\frac{-V_{\text{sat}} - v_c(t)}{R} = C \frac{\mathrm{d}v_c(t)}{\mathrm{d}t}

Soit, en réordonnant sous forme canonique :

\boxed{\frac{\mathrm{d}v_c(t)}{\mathrm{d}t} + \frac{v_c(t)}{RC} = -\frac{V_{\text{sat}}}{RC}}

ou de manière équivalente avec la constante de temps \tau = RC :

\tau \frac{\mathrm{d}v_c}{\mathrm{d}t} + v_c = -V_{\text{sat}}

Résultat

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : oscillateur de relaxation, régime transitoire

En déduire l'équation horaire de , et l'instant de fin de cette phase.

Voir l'indice

Intégrer avec la condition initiale v_c(t_1) = V_H et chercher l'instant t_2 où le condensateur atteint le seuil bas V_B.

Voir la stratégie
  1. Résoudre l'équation différentielle établie en Q39 régissant la décharge du condensateur vers la tension asymptotique -V_{\text{sat}}.
  2. Déterminer la constante d'intégration grâce à la continuité de la tension aux bornes du condensateur en t = t_1, où v_c(t_1) = V_H.
  3. Exprimer la condition de fin de phase : la sortie bascule lorsque v_c atteint le seuil bas V_B = -V_H, ce qui donne l'instant t_2.
Voir la réponse courte

Évolution de v_c(t) depuis +V_H vers -V_{\text{sat}} jusqu'au basculement au seuil bas -V_H à l'instant t_2.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q39, l'équation différentielle régissant v_c(t) pour t \ge t_1 est :

\frac{\mathrm{d}v_c}{\mathrm{d}t} + \frac{v_c}{RC} = -\frac{V_{\text{sat}}}{RC}

La solution générale est la somme de la solution particulière constante et de la solution générale de l'équation homogène :

v_c(t) = -V_{\text{sat}} + A\,\mathrm{e}^{-\frac{t - t_1}{RC}}

Par continuité de la tension aux bornes d'un condensateur, à l'instant initial de cette phase t = t_1 :

v_c(t_1) = V_H = \frac{R_1}{R_1 + R_2}\,V_{\text{sat}}

On en déduit la constante A :

A = V_H + V_{\text{sat}} = V_{\text{sat}}\left(1 + \frac{R_1}{R_1 + R_2}\right) = V_{\text{sat}}\,\frac{2R_1 + R_2}{R_1 + R_2}

L'équation horaire de la tension v_c(t) pour t \in [t_1, t_2] s'écrit donc :

\boxed{v_c(t) = -V_{\text{sat}} + V_{\text{sat}}\left(\frac{2R_1 + R_2}{R_1 + R_2}\right)\mathrm{e}^{-\frac{t - t_1}{RC}}}

ou encore, sous forme condensée :

v_c(t) = -V_{\text{sat}} + (V_{\text{sat}} + V_H)\,\mathrm{e}^{-\frac{t - t_1}{RC}}

Cette phase de décroissance prend fin à l'instant t_2 où le potentiel de l'entrée inverseuse v_c(t) atteint le seuil bas V_B = -V_H (question Q32) :

v_c(t_2) = -V_H \iff -V_{\text{sat}} + (V_{\text{sat}} + V_H)\,\mathrm{e}^{-\frac{t_2 - t_1}{RC}} = -V_H

Soit :

\begin{aligned} (V_{\text{sat}} + V_H)\,\mathrm{e}^{-\frac{t_2 - t_1}{RC}} &= V_{\text{sat}} - V_H \\ \mathrm{e}^{\frac{t_2 - t_1}{RC}} &= \frac{V_{\text{sat}} + V_H}{V_{\text{sat}} - V_H} \end{aligned}

En remplaçant V_H = \frac{R_1}{R_1 + R_2}\,V_{\text{sat}}, le rapport s'exprime simplement :

\frac{V_{\text{sat}} + V_H}{V_{\text{sat}} - V_H} = \frac{1 + \frac{R_1}{R_1 + R_2}}{1 - \frac{R_1}{R_1 + R_2}} = \frac{2R_1 + R_2}{R_2} = 1 + \frac{2R_1}{R_2}

La durée \Delta t_2 = t_2 - t_1 de cette phase de décroissance est donc :

\Delta t_2 = t_2 - t_1 = RC \ln\left(1 + \frac{2R_1}{R_2}\right)

En rappelant que d'après la question Q37, t_1 = RC \ln\left(1 + \frac{R_1}{R_2}\right), on obtient l'instant t_2 :

\boxed{t_2 = RC \left[ \ln\left(1 + \frac{R_1}{R_2}\right) + \ln\left(1 + \frac{2R_1}{R_2}\right) \right]}

Résultat

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : oscillateur de relaxation, période d'oscillation

Déterminer, d'après la durée de la deuxième phase, l'expression littérale de la période de .

Voir l'indice

Exploiter la symétrie du régime établi où chaque demi-période correspond à une transition entre -V_H et +V_H sous une tension extérieure \pm V_{\text{sat}}.

Voir la stratégie
  1. Identifier que la deuxième phase correspond au passage de la tension v_c(t) du seuil haut V_H au seuil bas V_B = -V_H.
  2. Exploiter la symétrie du circuit entre la phase de charge (vers +V_{\text{sat}}) et la phase de décharge (vers -V_{\text{sat}}) pour relier la période T en régime établi à la durée \Delta t_2 calculée à la question précédente.
Voir la réponse courte

Symétrie des phases de charge et décharge : T = 2\tau\ln(1 + 2R_1/R_2).

Voir le corrigé complet

En régime permanent périodique, la tension aux bornes du condensateur oscille alternativement entre les deux seuils de basculement :

  • une phase de décharge de V_H = +\frac{R_1}{R_1+R_2}V_{\text{sat}} à V_B = -\frac{R_1}{R_1+R_2}V_{\text{sat}} sous la tension de cible -V_{\text{sat}} ;
  • une phase de charge de V_B à V_H sous la tension de cible +V_{\text{sat}}.

La deuxième phase étudiée à la question Q40 correspond précisément à l'une de ces transitions complètes (décharge de V_H à V_B). Sa durée vaut :

\Delta t_2 = t_2 - t_1 = RC \ln\left(1 + \frac{2R_1}{R_2}\right)

Par symétrie du montage (tensions de saturation opposées \pm V_{\text{sat}} et seuils opposés \pm V_H), la phase de croissance en régime établi est régie par la même constante de temps \tau = RC et présente la même excursion relative de tension, ce qui lui confère une durée strictement identique :

\Delta t_{\text{croiss}} = \Delta t_2

La période T du signal en régime permanent est donc le double de la durée de la deuxième phase :

T = 2\,\Delta t_2

soit :

\boxed{T = 2RC \ln\left(1 + \frac{2R_1}{R_2}\right)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 42

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : oscillateur de relaxation, mesure sur oscillogramme

Déduire de l'enregistrement de la Figure F8 les valeurs numériques approchées des quantités suivantes : ; le rapport et le produit . Pour le calcul numérique du logarithme népérien on pourra considérer les nombres entre 2,5 et 3 comme voisins de 2,72.

Voir l'indice

Mesurer directement sur l'oscillogramme la valeur crête de saturation, le seuil de basculement et la période globale pour en déduire les paramètres.

Voir la stratégie
  1. Identifier la tension de saturation V_{\text{sat}} à partir de l'amplitude du créneau v_s(t) (voie C1).
  2. Mesurer la tension de basculement crête V_H atteinte par v_c(t) (voie C2) pour en déduire le rapport R_2 / R_1 via la relation V_H = \frac{R_1}{R_1+R_2}V_{\text{sat}}.
  3. Mesurer la période T (ou la demi-période T/2) sur l'axe des temps, puis utiliser l'expression établie en Q41 ainsi que l'approximation fournie sur le logarithme népérien pour isoler la constante de temps RC.
Voir la réponse courte

Lecture graphique des amplitudes de saturation, des seuils et de la demi-période pour évaluer R_2/R_1 et RC.

Voir le corrigé complet

1. Détermination de V_{\text{sat}} :

La tension de sortie v_s(t) (voie C1, en violet) est un signal créneau symétrique qui évolue entre les plateaux -V_{\text{sat}} et +V_{\text{sat}}. L'axe horizontal central correspond au potentiel nul (0\text{ V}). Le plateau supérieur de v_s se situe à environ 4{,}7\text{ div} au-dessus de cet axe. Avec la sensibilité verticale de 3\text{ V/div} :

V_{\text{sat}} \approx 4{,}7\text{ div} \times 3\text{ V/div} \approx 14\text{ V}
\boxed{V_{\text{sat}} \approx 14\text{ V}}

2. Détermination du rapport R_2 / R_1 :

La tension aux bornes du condensateur v_c(t) (voie C2, en bleu) oscille entre la tension de seuil bas V_B = -V_H et la tension de seuil haut V_H, données d'après la question Q32 par :

V_H = \frac{R_1}{R_1 + R_2} V_{\text{sat}} = \frac{V_{\text{sat}}}{1 + \dfrac{R_2}{R_1}}

Sur l'écran, l'amplitude maximale de v_c correspond à un extremum situé à environ 2{,}1\text{ div} du zéro central :

V_H \approx 2{,}1\text{ div} \times 3\text{ V/div} \approx 6{,}3\text{ V}

On en déduit :

\begin{aligned} 1 + \frac{R_2}{R_1} &= \frac{V_{\text{sat}}}{V_H} \approx \frac{14}{6{,}3} \approx 2{,}22 \\ \frac{R_2}{R_1} &\approx 2{,}22 - 1 = 1{,}22 \end{aligned}
\boxed{\frac{R_2}{R_1} \approx 1{,}2}

Remarque : ce résultat est en accord parfait avec le choix des composants indiqué en C.I.1 (R_1 = 1{,}8\text{ k}\Omega et R_2 = 2{,}2\text{ k}\Omega, soit R_2/R_1 = 2{,}2/1{,}8 \approx 1{,}22).

3. Détermination du produit RC :

D'après la question Q41, la période du régime permanent s'exprime par :

T = 2RC \ln\left(1 + \frac{2R_1}{R_2}\right) \iff \frac{T}{2} = RC \ln\left(1 + \frac{2R_1}{R_2}\right)

Calculons l'argument du logarithme :

1 + \frac{2R_1}{R_2} \approx 1 + \frac{2}{1{,}22} \approx 1 + 1{,}64 = 2{,}64

Ce nombre étant compris entre 2{,}5 et 3, l'énoncé indique qu'on peut l'assimiler à \mathrm{e} \approx 2{,}72. Il vient alors :

\ln\left(1 + \frac{2R_1}{R_2}\right) \approx \ln(2{,}72) \approx \ln(\mathrm{e}) = 1

Par conséquent :

RC \approx \frac{T}{2}

Sur l'oscillogramme, une demi-période T/2 (durée d'une alternance ou d'un palier de v_s) correspond horizontalement à 3\text{ div}. Avec une base de temps de 4\text{ }\mu\text{s/div} :

\frac{T}{2} \approx 3\text{ div} \times 4\text{ }\mu\text{s/div} = 12\text{ }\mu\text{s} \quad (\text{soit } T \approx 24\text{ }\mu\text{s})

On en déduit directement la valeur du produit RC :

\boxed{RC \approx 12\text{ }\mu\text{s} = 1{,}2 \times 10^{-5}\text{ s}}

Résultat

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : vitesse de balayage, courant de saturation

Quelles caractéristiques de l'amplificateur peuvent entraîner une possible limitation de la fréquence de cet oscillateur ? Donner un ordre de grandeur de ces limitations.

Voir l'indice

Citer la vitesse de balayage finie (slew-rate) ainsi que les temps de réponse ou de désaturation des étages internes de l'ALI.

Voir la stratégie

Dans un oscillateur de relaxation, le fonctionnement repose sur des commutations rapides de la tension de sortie entre +V_{\text{sat}} et -V_{\text{sat}}, ainsi que sur la comparaison instantanée des tensions d'entrée. Deux limitations intrinsèques majeures d'un ALI réel restreignent la fréquence maximale d'oscillation :

  1. La vitesse de balayage (slew rate), qui limite la vitesse de variation temporelle de la tension de sortie lors des commutations (phénomène de grand signal).
  2. Le délai de propagation ou temps de désaturation, lié à l'évacuation des charges dans les jonctions des transistors internes saturés.
Voir la réponse courte

Limitation de la vitesse de montée par le slew-rate et limitation de charge par le courant maximal de sortie.

Voir le corrigé complet

Les caractéristiques de l'amplificateur limitant la fréquence de cet oscillateur sont :

  1. La vitesse maximale de balayage (ou slew rate, \sigma ou \mathrm{SR}) : Lors du basculement, la tension de sortie doit passer de +V_{\text{sat}} à -V_{\text{sat}} (ou inversement), soit une variation \Delta v_s = 2V_{\text{sat}} \approx 28\text{ V}. Cette variation est bridée par :

    \mathrm{SR} = \left|\frac{\mathrm{d}v_s}{\mathrm{d}t}\right|_{\max}

    La durée minimale d'un front de commutation vaut donc :

    \Delta t_{\text{comm}} = \frac{2V_{\text{sat}}}{\mathrm{SR}}

    Pour que le signal de sortie conserve une allure rectangulaire convenable, la demi-période T/2 doit être très supérieure à \Delta t_{\text{comm}}, ce qui impose une limitation sur la fréquence maximale d'oscillation :

    f \ll \frac{\mathrm{SR}}{4V_{\text{sat}}}

    Ordre de grandeur : pour un amplificateur standard bipolaire (type \mu\mathrm{A}741), \mathrm{SR} \approx 0{,}5\text{ à }1\text{ V}\cdot\mu\mathrm{s}^{-1} ; pour un modèle à entrées JFET (type TL081/082), \mathrm{SR} \approx 10\text{ à }15\text{ V}\cdot\mu\mathrm{s}^{-1}.

  2. Le temps de retard à la commutation (délai de propagation et de désaturation t_{\text{prop}}) : L'amplificateur étant en régime saturé, un temps de latence est nécessaire pour évacuer les porteurs stockés dans les jonctions des transistors avant que la tension de sortie ne commence à évoluer après le franchissement du seuil par v_c(t). Ce retard fausse les seuils de basculement effectifs dès que la période devient de l'ordre de grandeur de ce retard.
    Ordre de grandeur : t_{\text{prop}} \approx 0{,}1\text{ à }1\text{ }\mu\text{s}.
  3. La bande passante finie (produit gain-bande passante f_T) : Le gain différentiel fini en haute fréquence limite la rapidité de réaction de l'amplificateur.
    Ordre de grandeur : f_T \approx 1\text{ MHz} pour un \mu\mathrm{A}741, 3\text{ à }4\text{ MHz} pour un TL081.
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Question 44

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : vitesse de balayage, chronogramme

Ces limitations sont-elles visibles sur la Figure F8 ?

Voir l'indice

Observer sur les fronts raides de la voie C1 la pente non infinie lors des commutations de tension.

Voir la stratégie
  1. Observer les fronts de commutation de la tension de sortie v_s(t) (voie C1) sur l'oscillogramme de la figure F8 afin d'évaluer s'ils sont instantanés ou de pente finie.
  2. Mesurer la durée de transition \Delta t à l'aide de la base de temps (4\text{ }\mu\text{s/div}) et en déduire la vitesse de balayage réelle \mathrm{SR} = \frac{\Delta v_s}{\Delta t} pour la comparer aux ordres de grandeur usuels.
Voir la réponse courte

Les fronts de commutation du chronogramme sont nets à cette échelle, donc non limités visiblement par le slew-rate.

Voir le corrigé complet

Oui, la limitation par la vitesse de balayage (slew rate) de l'amplificateur est nettement visible sur la figure F8 :

  • Sur la voie C1 correspondant à la tension de sortie v_s(t), les fronts de montée et de descente ne sont pas verticaux (ce que supposerait un ALI idéal commutant instantanément), mais présentent une pente finie bien identifiable à l'œil nu.
  • La durée de basculement s'étend horizontalement sur environ 0{,}4\text{ division} (entre 0{,}3 et 0{,}5\text{ div}). Avec une sensibilité horizontale de 4\text{ }\mu\text{s/div}, cette durée vaut :

    \Delta t \approx 0{,}4 \times 4\text{ }\mu\text{s} \approx 1{,}6\text{ }\mu\text{s} \quad (\text{soit entre } 1{,}2\text{ et } 2\text{ }\mu\text{s})
  • L'excursion totale de tension lors d'une transition est :

    \Delta v_s = 2 V_{\text{sat}} \approx 2 \times 14\text{ V} = 28\text{ V}

    On en déduit la valeur expérimentale de la vitesse de balayage de l'amplificateur utilisé :

    \begin{aligned} \mathrm{SR} = \left|\frac{\mathrm{d}v_s}{\mathrm{d}t}\right| &\approx \frac{\Delta v_s}{\Delta t} \approx \frac{28\text{ V}}{1{,}6\text{ }\mu\text{s}} \approx 17\text{ V}\cdot\mu\text{s}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\text{La limitation par le \emph{slew rate} est bien visible : les fronts de } v_s(t) \text{ ont une durée } \Delta t \approx 1{,}6\text{ }\mu\text{s}, \text{ soit } \mathrm{SR} \approx 17\text{ V}\cdot\mu\text{s}^{-1}.}

Résultat

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C.II.1 · Étude du filtre

Question 45

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : fonction de transfert, filtre passe-bande, facteur de qualité

Déterminer l'expression de et la mettre sous la forme avec , étant la pulsation propre du filtre. Expliciter littéralement , et la fréquence caractéristique .

Voir l'indice

Associer les admittances en parallèle du bloc RLC et appliquer la relation du diviseur de tension avec R_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la fonction de transfert \underline{H}_F(\omega) = \frac{\underline{V}_2}{\underline{V}_1} en utilisant le pont diviseur de tension sous forme d'admittances pour simplifier l'association en parallèle du dipôle (R, L, C).
  2. Identifier la pulsation propre \omega_0 en annulant la partie imaginaire du dénominateur, puis mettre sous la forme canonique demandée pour en déduire H_0, Q_F et f_0.
Voir la réponse courte

Diviseur de tension sur le filtre RLC, identification de H_0, \omega_0 et de la forme canonique du passe-bande.

Voir le corrigé complet

Le dipôle constitué de l'inductance L, de la résistance R et de la capacité C forme une association en parallèle. Son admittance équivalente s'écrit :

\underline{Y}_p = \frac{1}{R} + \frac{1}{jL\omega} + jC\omega = \frac{1}{R} + j\left(C\omega - \frac{1}{L\omega}\right)

En appliquant la formule du pont diviseur de tension entre la sortie non chargée et l'entrée :

\underline{H}_F(\omega) = \frac{\underline{V}_2}{\underline{V}_1} = \frac{\underline{Z}_p}{R_0 + \underline{Z}_p} = \frac{1}{1 + R_0 \underline{Y}_p}

En remplaçant \underline{Y}_p par son expression :

\begin{aligned} \underline{H}_F(\omega) &= \frac{1}{1 + \frac{R_0}{R} + j R_0 \left(C\omega - \frac{1}{L\omega}\right)} \\ &= \frac{\dfrac{R}{R_0 + R}}{1 + j \dfrac{R_0 R}{R_0 + R} \left(C\omega - \frac{1}{L\omega}\right)} \end{aligned}

On introduit la pulsation propre \omega_0 qui annule la partie imaginaire :

C\omega_0 - \frac{1}{L\omega_0} = 0 \implies \omega_0 = \frac{1}{\sqrt{LC}}

La fréquence propre caractéristique associée est donc :

\boxed{f_0 = \frac{1}{2\pi \sqrt{LC}}}

En posant la pulsation réduite x = \frac{\omega}{\omega_0}, le terme réactif s'écrit :

C\omega - \frac{1}{L\omega} = \sqrt{\frac{C}{L}}\left(\frac{\omega}{\omega_0} - \frac{\omega_0}{\omega}\right) = \sqrt{\frac{C}{L}}\left(x - \frac{1}{x}\right)

En notant R_{\text{éq}} = R_0 \parallel R = \dfrac{R_0 R}{R_0 + R}, la fonction de transfert se met sous la forme canonique d'un filtre passe-bande du second ordre :

\boxed{\underline{H}_F(\omega) = \frac{H_0}{1 + j Q_F \left[x - \dfrac{1}{x}\right]}}

avec :

\boxed{H_0 = \frac{R}{R_0 + R}}

et :

\boxed{Q_F = \frac{R_0 R}{R_0 + R}\sqrt{\frac{C}{L}} = R_{\text{éq}}\sqrt{\frac{C}{L}}}

Résultat

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Question 46

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : bande passante, facteur de qualité

Donner l'expression reliant le facteur de qualité, la fréquence propre et la bande passante à - 3 dB.

Voir l'indice

Rappeler la définition standard reliant la bande passante à mi-puissance à la fréquence de résonance : \Delta f = f_0 / Q_F.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition de la bande passante à -3\text{ dB} pour un filtre passe-bande du second ordre.
  2. Identifier la condition sur la variable réduite x = f/f_0 qui correspond à l'atténuation de 3\text{ dB}.
  3. En déduire la relation caractéristique liant \Delta f, f_0 et Q_F.
Voir la réponse courte

Définition de la bande passante à -3\text{ dB} en fonction du facteur de qualité : \Delta f = f_0 / Q_F.

Voir le corrigé complet

Le gain du filtre passe-bande établi à la question précédente s'écrit :

G(f) = |\underline{H}_F(f)| = \frac{H_0}{\sqrt{1 + Q_F^2 \left(\dfrac{f}{f_0} - \dfrac{f_0}{f}\right)^2}}

Le gain maximal vaut G_{\max} = H_0, atteint à la fréquence propre f = f_0.

Les fréquences de coupure à -3\text{ dB}, notées f_{c1} et f_{c2} (avec f_{c1} < f_{c2}), sont définies par :

G(f_c) = \frac{G_{\max}}{\sqrt{2}}

ce qui équivaut à :

Q_F^2 \left(\frac{f_c}{f_0} - \frac{f_0}{f_c}\right)^2 = 1 \iff \frac{f_c}{f_0} - \frac{f_0}{f_c} = \pm \frac{1}{Q_F}

La différence des deux pulsations réduites positives donne directement x_{c2} - x_{c1} = \dfrac{1}{Q_F}. La largeur de la bande passante à -3\text{ dB}, notée \Delta f, s'écrit donc :

\Delta f = f_{c2} - f_{c1} = \frac{f_0}{Q_F}

L'expression reliant le facteur de qualité, la fréquence propre et la bande passante à -3\text{ dB} est par conséquent :

\boxed{Q_F = \frac{f_0}{\Delta f} \quad \Longleftrightarrow \quad \Delta f = \frac{f_0}{Q_F}}

Résultat

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Question 47

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : diagramme de bode, passe-bande du second ordre

Faire une représentation graphique approchée du gain en décibel en fonction de ; préciser quelques valeurs sur ce graphe. Faire apparaitre sur ce graphe la "bande passante à - 3 dB".

Voir l'indice

Tracer les asymptotes à basse et haute fréquence (\pm 20\text{ dB/décade}), marquer le sommet à G_{\text{max}} = 20\log_{10}(H_0) et repérer les pulsations de coupure.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le gain G(x) = |\underline{H}_F(x)| puis le gain en décibels G_{\text{dB}}(x) = 20\log_{10} G(x).
  2. Déterminer le comportement asymptotique à basse et haute fréquence (pentes et intersection des asymptotes), ainsi que la valeur maximale à la résonance (x=1).
  3. Préciser la définition et les valeurs de la bande passante à -3\text{ dB} avant de tracer le diagramme de Bode en gain.
Voir la réponse courte

Tracé asymptotique à \pm 20\text{ dB/décade}, sommet 20\log_{10}(H_0) à la résonance et positionnement des coupures.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de la fonction de transfert établie à la question Q45 :

\underline{H}_F(x) = \frac{H_0}{1 + j Q_F \left(x - \dfrac{1}{x}\right)}

Le module de la fonction de transfert s'écrit :

G(x) = |\underline{H}_F(x)| = \frac{H_0}{\sqrt{1 + Q_F^2 \left(x - \dfrac{1}{x}\right)^2}}

Le gain en décibels est donc :

G_{\text{dB}}(x) = 20\log_{10}(H_0) - 10\log_{10}\left[1 + Q_F^2 \left(x - \frac{1}{x}\right)^2\right]

Valeurs remarquables et étude asymptotique :

  • À la résonance (x = 1, soit \log_{10}(x) = 0 et \omega = \omega_0) :

    G_{\text{dB, max}} = 20\log_{10}(H_0) \approx 20\log_{10}(0{,}2) = -20\log_{10}(5) \approx -14\text{ dB}
  • Basse fréquence (x \ll 1, soit \log_{10}(x) \to -\infty) :
    x - \dfrac{1}{x} \approx -\dfrac{1}{x}, d'où G(x) \approx \dfrac{H_0}{Q_F}\, x, soit :

    G_{\text{dB}}(x) \approx 20\log_{10}\left(\frac{H_0}{Q_F}\right) + 20\log_{10}(x)

    L'asymptote basse fréquence a une pente de +20\text{ dB/décade}.

  • Haute fréquence (x \gg 1, soit \log_{10}(x) \to +\infty) :
    x - \dfrac{1}{x} \approx x, d'où G(x) \approx \dfrac{H_0}{Q_F}\,\frac{1}{x}, soit :

    G_{\text{dB}}(x) \approx 20\log_{10}\left(\frac{H_0}{Q_F}\right) - 20\log_{10}(x)

    L'asymptote haute fréquence a une pente de -20\text{ dB/décade}.

  • Intersection des deux asymptotes :
    Les deux asymptotes se coupent en x = 1 (\log_{10}(x) = 0) à la cote :

    G_{\text{asympt}}(1) = 20\log_{10}\left(\frac{H_0}{Q_F}\right) \approx 20\log_{10}\left(\frac{0{,}2}{3}\right) \approx -23{,}5\text{ dB}

    Comme Q_F \approx 3 > 1, la courbe réelle passe nettement au-dessus de l'intersection des asymptotes (surélévation de 20\log_{10}(Q_F) \approx 9{,}5\text{ dB}).

Bande passante à -3\text{ dB} : Elle est délimitée par les pulsations réduites x_1 et x_2 telles que :

G_{\text{dB}}(x) = G_{\text{dB, max}} - 3\text{ dB} \approx -17\text{ dB} \iff Q_F\left|x - \frac{1}{x}\right| = 1

Les racines vérifient x_2 - x_1 = \dfrac{1}{Q_F} \approx \dfrac{1}{3} \approx 0{,}33 et x_1 x_2 = 1, soit numériquement :

x_1 = \sqrt{1 + \frac{1}{4Q_F^2}} - \frac{1}{2Q_F} \approx 0{,}85 \quad (\log_{10} x_1 \approx -0{,}07)
x_2 = \sqrt{1 + \frac{1}{4Q_F^2}} + \frac{1}{2Q_F} \approx 1{,}18 \quad (\log_{10} x_2 \approx +0{,}07)

Question déjà tombée ailleurs

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C.II.2 · Étude de l'amplificateur

Question 48

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : amplificateur non inverseur, amplificateur inverseur

Déterminer, en précisant bien les hypothèses faites, les fonctions de transfert de ces deux structures, notées respectivement et .

Voir l'indice

Analyser le régime de fonctionnement (linéaire) grâce au bouclage négatif sur l'entrée (-) et utiliser le théorème de Millman ou le diviseur de tension.

Voir la stratégie
  1. Énoncer précisément le modèle de l'amplificateur linéaire intégré (ALI) idéal et justifier le régime de fonctionnement (linéaire) grâce au bouclage sur la borne inverseuse.
  2. Exprimer pour chaque structure la relation liant la tension de sortie \underline{V}_s à la tension d'entrée \underline{V}_e à l'aide de la loi des nœuds ou du pont diviseur, en exploitant les propriétés du régime linéaire (\varepsilon = 0 et i_+ = i_- = 0).
Voir la réponse courte

Régime linéaire idéal : calcul des gains en tension \underline{A}_1 = -R_2/R_1 et \underline{A}_2 = 1 + R_2/R_1.

Voir le corrigé complet

Hypothèses d'étude :

  • L'amplificateur linéaire intégré U1 est supposé idéal : ses courants d'entrée sont nuls (i_+ = i_- = 0) et son gain différentiel en boucle ouverte est infini (A_{\mathrm{d}} \to +\infty).
  • Dans les deux structures, il existe une rétroaction de la sortie sur la borne inverseuse (-) via la résistance R_2 et aucune boucle de réaction sur la borne non inverseuse. Le système fonctionne donc en régime linéaire, ce qui impose :

    \varepsilon = V^{(+)} - V^{(-)} = 0 \iff V^{(+)} = V^{(-)}

Structure amplificatrice n°1 (Figure F10) :

  • La borne non inverseuse est reliée à la masse : V^{(+)} = 0, donc par régime linéaire :

    V^{(-)} = 0 \quad \text{(masse virtuelle)}
  • La loi des nœuds au niveau de la borne (-), compte tenu de i_- = 0, s'écrit :

    \begin{aligned} \frac{\underline{V}_e - V^{(-)}}{R_1} + \frac{\underline{V}_s - V^{(-)}}{R_2} &= 0 \\ \frac{\underline{V}_e}{R_1} + \frac{\underline{V}_s}{R_2} &= 0 \end{aligned}

On en déduit la fonction de transfert de l'amplificateur inverseur :

\boxed{\underline{A}_1 = \frac{\underline{V}_s}{\underline{V}_e} = -\frac{R_2}{R_1}}

Structure amplificatrice n°2 (Figure F11) :

  • La borne non inverseuse est reliée directement à la source d'entrée : V^{(+)} = \underline{V}_e, d'où en régime linéaire :

    V^{(-)} = \underline{V}_e
  • Comme i_- = 0, les résistances R_1 et R_2 forment un diviseur de tension non chargé alimenté par \underline{V}_s :

    V^{(-)} = \frac{R_1}{R_1 + R_2} \underline{V}_s
  • L'égalité V^{(-)} = \underline{V}_e conduit à :

    \underline{V}_e = \frac{R_1}{R_1 + R_2} \underline{V}_s \iff \underline{V}_s = \left(1 + \frac{R_2}{R_1}\right) \underline{V}_e

On en déduit la fonction de transfert de l'amplificateur non inverseur :

\boxed{\underline{A}_2 = \frac{\underline{V}_s}{\underline{V}_e} = 1 + \frac{R_2}{R_1}}

Résultat

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Question 49

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : impédance d'entrée, adaptation d'impédance

Déterminer les impédances d'entrée et de chaque montage et expliquer pourquoi la structure n°2 est a priori un meilleur choix pour l'application envisagée.

Voir l'indice

Calculer le courant i_e absorbé par chaque structure ; noter que la borne (+) d'un ALI idéal présente un courant nul donc une impédance d'entrée infinie.

Voir la stratégie
  1. Exprimer pour chaque montage le courant d'entrée i_e en fonction de la tension d'entrée v_e en utilisant les propriétés de l'ALI idéal en régime linéaire (i_+ = i_- = 0 et V^{(+)} = V^{(-)}), puis en déduire l'impédance d'entrée Z_e = \frac{v_e}{i_e}.
  2. Analyser l'impact du raccordement de l'étage amplificateur en sortie du filtre passif RLC (effet de charge).
Voir la réponse courte

Z_{e1} = R_1 contre Z_{e2} \to \infty : le montage non-inverseur évite tout effet de charge sur le filtre amont.

Voir le corrigé complet

Par définition, l'impédance d'entrée d'un quadripôle est donnée en régime sinusoïdal par :

Z_e = \frac{\underline{V}_e}{\underline{I}_e}

Structure n°1 (amplificateur inverseur) : L'entrée non inverseuse est reliée à la masse (V^{(+)} = 0). L'ALI étant idéal et fonctionnant en régime linéaire, les potentiels d'entrée sont égaux (V^{(-)} = V^{(+)} = 0 : masse virtuelle) et le courant d'entrée sur la borne inverseuse est nul (i_- = 0). La loi d'Ohm aux bornes de la résistance R_1 donne :

v_e(t) - V^{(-)} = R_1\, i_e(t) \implies v_e(t) = R_1\, i_e(t)

D'où l'impédance d'entrée de la structure n°1 :

\boxed{Z_{e1} = R_1}

Structure n°2 (amplificateur non inverseur) : Le signal d'entrée v_e(t) est appliqué directement sur la borne non inverseuse (+). L'ALI étant considéré comme idéal, ses courants de polarisation sont nuls :

i_e(t) = i_+(t) = 0

Le montage ne prélève aucun courant à la source, d'où :

\boxed{Z_{e2} = +\infty}

Choix de la structure : L'étage amplificateur est destiné à être connecté directement en sortie du filtre passif étudié précédemment (figure F9), où la tension de sortie est prélevée aux bornes du dipôle R \parallel L \parallel C.

  • Si l'on choisissait la structure n°1, son impédance d'entrée finie Z_{e1} = R_1 viendrait se brancher en parallèle sur la résistance R, ce qui modifierait notablement l'impédance du filtre (effet de charge), dégradant son facteur de qualité, son gain maximal et altérant les caractéristiques calculées en Q45.
  • Avec la structure n°2, l'impédance d'entrée infinie (Z_{e2} \to +\infty) garantit l'absence totale d'effet de charge : l'amplificateur ne perturbe pas le filtre en amont, ce qui conserve intacte sa fonction de transfert \underline{H}_F(\omega).

La structure n°2 est donc le meilleur choix.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 50

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : mise en cascade de quadripôles, fonction de transfert

En déduire alors l'expression de la fonction de transfert globale du montage associant les deux blocs fonctionnels filtre puis amplificateur en la mettant sous la forme ; expliciter et .

Voir l'indice

Multiplier la fonction de transfert du filtre par le gain non inverseur A_2 en vérifiant l'absence d'effet de charge grâce à l'impédance infinie.

Voir la stratégie
  1. Exploiter l'absence d'effet de charge montrée à la question Q49 (Z_{e2} = +\infty) pour écrire le transfert global comme le simple produit des fonctions de transfert du filtre et de l'amplificateur n°2.
  2. Remplacer \underline{H}_F(\omega) (établie en Q45) et \underline{A}_2 (établie en Q48) par leurs expressions respectives.
  3. Identifier par comparaison avec la forme canonique demandée pour en déduire les expressions de H_1 et de Q.
Voir la réponse courte

Absence d'effet de charge : \underline{H}_{FA} = \underline{A}_2 \underline{H}_F, d'où H_1 = A_2 H_0 et Q = Q_F.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q49, la structure amplificatrice choisie est la structure n°2 (amplificateur non inverseur) dont l'impédance d'entrée est infinie (Z_{e2} = +\infty). Le courant prélevé en sortie du filtre est donc rigoureusement nul :

i_e(t) = 0

Il n'y a aucun effet de charge en sortie du filtre, qui fonctionne exactement dans les mêmes conditions qu'à la question Q45. Ainsi :

\underline{V}_2 = \underline{H}_F(\omega)\,\underline{V}_1 \quad \text{et} \quad \underline{V}_3 = \underline{A}_2\,\underline{V}_2

La fonction de transfert globale de l'ensemble s'exprime donc comme le produit :

\underline{H}_{FA}(\omega) = \frac{\underline{V}_3}{\underline{V}_1} = \underline{A}_2 \cdot \underline{H}_F(\omega)

En utilisant les expressions obtenues aux questions Q45 et Q48 :

\underline{H}_F(\omega) = \frac{H_0}{1 + j Q_F\left[x - \dfrac{1}{x}\right]} \quad \text{et} \quad \underline{A}_2 = 1 + \frac{R_2}{R_1}

on obtient :

\underline{H}_{FA}(\omega) = \frac{\left(1 + \dfrac{R_2}{R_1}\right) H_0}{1 + j Q_F\left[x - \dfrac{1}{x}\right]}

Par identification directe avec la forme canonique imposée \underline{H}_{FA} = \dfrac{H_1}{1 + j Q \left[x - \dfrac{1}{x}\right]}, on déduit :

\boxed{\underline{H}_{FA}(\omega) = \frac{H_1}{1 + j Q \left[x - \dfrac{1}{x}\right]}}

avec :

\boxed{H_1 = \left(1 + \frac{R_2}{R_1}\right) H_0 = \left(1 + \frac{R_2}{R_1}\right)\frac{R}{R_0 + R}}
\boxed{Q = Q_F = \frac{R_0 R}{R_0 + R}\sqrt{\frac{C}{L}}}

Résultat

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C.II.3 · Étude des oscillations

Question 51

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : oscillateur quasi sinusoïdal, équation différentielle

Déterminer l'équation différentielle régissant l'évolution de la tension ; on fera apparaître dans cette équation la pulsation propre, le facteur de qualité et le gain maximal.

Voir l'indice

Traduire la fonction de transfert dans le domaine temporel en remplaçant la variable de Laplace j\omega par l'opérateur de dérivation temporelle \mathrm{d}/\mathrm{d}t.

Voir la stratégie
  1. Relier les grandeurs d'entrée et de sortie de la chaîne directe (filtre puis amplificateur non inverseur) à l'aide de la fonction de transfert \underline{H}_{FA}(\omega) obtenue à la question précédente.
  2. Traduire cette relation fréquentielle sous forme d'équation différentielle temporelle reliant v_3(t) et v_1(t).
  3. Fermer la boucle en imposant la condition de bouclage v_1(t) = v_3(t) pour obtenir l'équation différentielle autonome en v_3(t).
Voir la réponse courte

Bouclage direct v_1 = v_3 et retour au domaine temporel : \ddot{v}_3 + \frac{\omega_0}{Q}(1 - H_1)\dot{v}_3 + \omega_0^2 v_3 = 0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q50, la fonction de transfert de la chaîne directe non bouclée associant le filtre et l'étage amplificateur s'écrit :

\underline{H}_{FA}(\omega) = \frac{\underline{V}_3}{\underline{V}_1} = \frac{H_1}{1 + \mathrm{j}Q\left(\dfrac{\omega}{\omega_0} - \dfrac{\omega_0}{\omega}\right)}

où \omega_0 = \dfrac{1}{\sqrt{LC}}, Q = \dfrac{R_0 R}{R_0 + R}\sqrt{\dfrac{C}{L}} et H_1 = \left(1 + \dfrac{R_2}{R_1}\right)\dfrac{R}{R_0 + R}.

En multipliant par le dénominateur, on obtient :

\left[ 1 + \mathrm{j}Q\left(\frac{\omega}{\omega_0} - \frac{\omega_0}{\omega}\right) \right] \underline{V}_3 = H_1 \underline{V}_1

Multiplions par \dfrac{\mathrm{j}\omega}{Q\,\omega_0} :

\left[ \frac{1}{\omega_0^2}(\mathrm{j}\omega)^2 + \frac{1}{Q\omega_0}(\mathrm{j}\omega) + 1 \right] \underline{V}_3 = \frac{H_1}{Q\omega_0} (\mathrm{j}\omega) \underline{V}_1

Par passage dans le domaine temporel en régime quelconque, l'opérateur \mathrm{j}\omega s'identifie à la dérivation temporelle \dfrac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}, ce qui donne :

\frac{1}{\omega_0^2}\frac{\mathrm{d}^2 v_3}{\mathrm{d}t^2} + \frac{1}{Q\omega_0}\frac{\mathrm{d}v_3}{\mathrm{d}t} + v_3(t) = \frac{H_1}{Q\omega_0}\frac{\mathrm{d}v_1}{\mathrm{d}t}

Lorsque l'interrupteur K est fermé pour t \ge 0, la sortie de l'amplificateur est rebouclée sur l'entrée du filtre :

v_1(t) = v_3(t)

En reportant cette égalité et en regroupant les termes du premier ordre :

\frac{1}{\omega_0^2}\frac{\mathrm{d}^2 v_3}{\mathrm{d}t^2} + \frac{1 - H_1}{Q\omega_0}\frac{\mathrm{d}v_3}{\mathrm{d}t} + v_3(t) = 0

Soit, sous forme canonique :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2 v_3}{\mathrm{d}t^2} + \frac{\omega_0}{Q}(1 - H_1)\frac{\mathrm{d}v_3}{\mathrm{d}t} + \omega_0^2 v_3(t) = 0}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 52

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : condition de démarrage, oscillateur quasi sinusoïdal

À quelle condition sur cela sera-t-il possible ?

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Identifier le coefficient d'amortissement de l'équation différentielle et chercher la condition pour laquelle les racines de l'équation caractéristique ont une partie réelle strictement positive.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équation caractéristique associée à l'équation différentielle régissant v_3(t) établie à la question Q51.
  2. Exprimer les conditions sur les racines pour obtenir des oscillations (discriminant strictement négatif, régime pseudo-périodique) et une croissance de l'amplitude (partie réelle des racines strictement positive).
  3. En déduire la condition sur le gain H_1.
Voir la réponse courte

Condition d'instabilité linéaire (accrochage des oscillations) assurée si l'amortissement est négatif : H_1 > 1.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q51, l'évolution temporelle de v_3(t) est régie par l'équation différentielle :

\frac{\mathrm{d}^2 v_3}{\mathrm{d}t^2} + \frac{\omega_0}{Q}(1 - H_1)\frac{\mathrm{d}v_3}{\mathrm{d}t} + \omega_0^2 v_3(t) = 0

L'équation caractéristique associée s'écrit :

r^2 + \frac{\omega_0}{Q}(1 - H_1)r + \omega_0^2 = 0

Son discriminant est :

\Delta = \left[\frac{\omega_0}{Q}(1 - H_1)\right]^2 - 4\omega_0^2 = \omega_0^2 \left[ \left(\frac{1 - H_1}{Q}\right)^2 - 4 \right]

L'obtention d'oscillations pseudo-périodiques d'amplitude croissante impose deux conditions :

  • Caractère oscillant (pseudo-périodique) : les racines doivent être complexes conjuguées, ce qui impose un discriminant strictement négatif :

    \begin{aligned} \Delta < 0 &\iff \left(\frac{1 - H_1}{Q}\right)^2 < 4 \\ &\iff \frac{|1 - H_1|}{Q} < 2 \\ &\iff 1 - 2Q < H_1 < 1 + 2Q \end{aligned}
  • Amplitude croissante : la solution générale étant de la forme v_3(t) = A\,\mathrm{e}^{\operatorname{Re}(r)\,t}\cos(\Omega t + \varphi), l'amplitude croît si et seulement si la partie réelle des racines est strictement positive :

    \begin{aligned} \operatorname{Re}(r) = -\frac{\omega_0}{2Q}(1 - H_1) > 0 \iff 1 - H_1 < 0 \iff H_1 > 1 \end{aligned}

En combinant ces deux conditions, le comportement recherché est obtenu pour :

\boxed{1 < H_1 < 1 + 2Q}

La condition d'amorçage (ou condition de démarrage) est la condition minimale \boxed{H_1 > 1}.

Résultat

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Question 53

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : pseudo-pulsation, condition d'accrochage

Que vaut la fréquence d'oscillation pendant la phase de démarrage ?

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Calculer la partie imaginaire des racines complexes de l'équation caractéristique pour en déduire la pseudo-pulsation.

Voir la stratégie
  1. Identifier la pseudo-pulsation des oscillations à partir des racines de l'équation caractéristique issue de l'équation différentielle établie en Q51.
  2. Exprimer la fréquence d'oscillation f correspondante en fonction de la fréquence propre f_0, du facteur de qualité Q et du gain maximal H_1.
Voir la réponse courte

Calcul de la partie imaginaire des pôles : \omega = \omega_0 \sqrt{1 - \frac{(1 - H_1)^2}{4Q^2}}, d'où la fréquence f.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation différentielle obtenue à la question Q51 :

\frac{\mathrm{d}^2 v_3}{\mathrm{d}t^2} + \frac{\omega_0}{Q}(1 - H_1)\frac{\mathrm{d}v_3}{\mathrm{d}t} + \omega_0^2 v_3(t) = 0

L'équation caractéristique associée s'écrit :

r^2 + \frac{\omega_0}{Q}(1 - H_1)r + \omega_0^2 = 0

Sous la condition établie en Q52 (1 < H_1 < 1 + 2Q), le discriminant réduit est strictement négatif :

\Delta' = \left(\frac{\omega_0(1 - H_1)}{2Q}\right)^2 - \omega_0^2 = -\omega_0^2 \left[1 - \left(\frac{H_1 - 1}{2Q}\right)^2\right] < 0

Les deux racines sont complexes conjuguées à partie réelle strictement positive :

r = \frac{\omega_0(H_1 - 1)}{2Q} \pm j\,\Omega

où la pseudo-pulsation d'oscillation vaut :

\Omega = \omega_0 \sqrt{1 - \left(\frac{H_1 - 1}{2Q}\right)^2}

La fréquence des oscillations pendant cette phase de démarrage est la pseudo-fréquence f = \dfrac{\Omega}{2\pi}. Avec f_0 = \dfrac{\omega_0}{2\pi}, on obtient :

\boxed{f = f_0 \sqrt{1 - \left(\frac{H_1 - 1}{2Q}\right)^2}}

Résultat

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Question 54

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : facteur de qualité, oscillateur quasi sinusoïdal

À quelles conditions la fréquence des oscillations peut-elle être considérée comme égale à la fréquence propre du filtre ?

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Examiner la condition sous laquelle le terme correctif sous le radical est négligeable devant 1 (faible écart de gain ou fort facteur de qualité).

Voir la stratégie
  1. Partir de l'expression de la fréquence d'oscillation f obtenue à la question Q53.
  2. Identifier la condition mathématique assurant l'approximation f \approx f_0.
  3. Discuter les conditions physiques portant sur le gain maximal de boucle H_1 et sur le facteur de qualité Q.
Voir la réponse courte

Égalité \omega \simeq \omega_0 si le facteur de qualité Q est grand et/ou si H_1 est très proche de 1.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q53, la fréquence des oscillations pendant la phase de démarrage s'écrit :

f = f_0 \sqrt{1 - \left(\frac{H_1 - 1}{2Q}\right)^2}

Pour que cette fréquence soit considérée comme égale à la fréquence propre f_0 du filtre (f \approx f_0), le terme correctif sous le radical doit être très petit devant 1 :

\left(\frac{H_1 - 1}{2Q}\right)^2 \ll 1 \iff \frac{H_1 - 1}{2Q} \ll 1

Sachant que l'amorçage impose H_1 > 1 (question Q52), cette condition se traduit concrètement par :

  • un gain de boucle H_1 très proche de 1 par valeurs supérieures (H_1 \gtrsim 1), ce qui correspond à un amorçage « doux » juste au-dessus du seuil critique d'oscillation ;
  • et/ou un facteur de qualité Q grand (Q \gg 1), c'est-à-dire un filtre RLC très sélectif.

On peut donc considérer que f \approx f_0 si :

\boxed{\frac{H_1 - 1}{2Q} \ll 1 \quad \text{soit} \quad H_1 - 1 \ll 2Q}

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Question 55

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : saturation de l'ali, distorsion harmonique

En considérant d'une part l'étude précédente, et d'autre part le fait que le circuit U1 n'est pas idéal expliquer pourquoi il est préférable que le gain de l'étage amplificateur ne soit pas trop grand.

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Indiquer qu'un gain trop élevé accentue la saturation de l'ALI, générant de nombreuses harmoniques indésirables qui dégradent la pureté spectrale.

Voir la stratégie

Pour répondre à cette question, il convient de confronter les conclusions du modèle théorique précédent aux limitations physiques réelles d'un amplificateur opérationnel :

  1. Analyser les contraintes issues de l'étude théorique (conditions d'oscillation, stabilité de la fréquence, distorsion harmonique) ;
  2. Examiner l'influence des défauts de l'ALI réel (produit gain-bande passant fini, vitesse de balayage).
Voir la réponse courte

Éviter la saturation prématurée de l'amplificateur pour limiter les harmoniques et conserver un signal quasi purement sinusoïdal.

Voir le corrigé complet

Le gain maximal de la chaîne directe s'écrit H_1 = A_2 H_0 avec A_2 = 1 + \frac{R_2}{R_1}. Il est préférable de limiter le gain A_2 de l'étage amplificateur (et donc H_1) pour deux grandes catégories de raisons :

1. D'après l'étude précédente (modélisation du circuit) :

  • Préservation du régime oscillatoire : D'après la question Q52, des oscillations pseudo-périodiques ne peuvent exister que si :

    1 < H_1 < 1 + 2Q

    Si le gain est trop grand (H_1 \ge 1 + 2Q), le discriminant de l'équation caractéristique devient positif : le régime devient apériodique divergent et le système bascule directement en saturation sans osciller.

  • Précision de la fréquence d'oscillation : D'après les questions Q53 et Q54, la fréquence des oscillations au démarrage vaut :

    f = f_0 \sqrt{1 - \left(\frac{H_1 - 1}{2Q}\right)^2}

    Pour que la fréquence soit stable et calibrée par le filtre (f \approx f_0), il est impératif de maintenir \frac{H_1 - 1}{2Q} \ll 1, soit un gain H_1 à peine supérieur à 1 (H_1 \gtrsim 1).

  • Pureté spectrale (quasi-sinusoïdale) : L'amplitude des oscillations est stabilisée en régime permanent par les non-linéarités de saturation (\pm V_{\text{sat}}) de l'ALI. Si le gain H_1 est nettement supérieur à 1, l'écrêtage est très violent, ce qui enrichit considérablement le signal en harmoniques et dégrade la forme d'onde (signal proche d'un créneau au lieu d'une sinusoïde).

2. D'après le comportement réel de l'ALI U1 :

  • Bande passante et produit gain-bande : Un ALI réel présente un produit gain-bande constant (G \times B = \text{cte}). Augmenter le gain statique A_2 réduit drastiquement la bande passante de l'amplificateur. Or, la fréquence de travail est élevée (f_0 \approx 100\text{ kHz}) : une bande passante trop étroite introduirait un déphasage parasite important et une atténuation à f_0, rendant impossible le maintien de la condition de phase d'oscillation.
  • Vitesse de balayage (slew rate) : À forte amplitude et à haute fréquence (100\text{ kHz}), la pente maximale du signal \left|\frac{\mathrm{d}v_3}{\mathrm{d}t}\right|_{\max} = \omega_0 V_3 risquerait de dépasser le slew rate de l'ALI, entraînant une distorsion triangulaire du signal.
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C.II.4.1 · Schéma réel de l'oscillateur

Question 56

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : bobine réelle, schéma équivalent

Quelle différence voit-on entre les schémas des figures F12 et F13 ?

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Noter l'absence de la résistance R explicite dans le montage de la figure F13, remplacée par des composants indicés r (réels).

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Remplacement de l'inductance idéale par un modèle tenant compte des éléments parasites de la bobine.

Voir le corrigé complet

En comparant les schémas des figures F12 et F13 au niveau du filtre passif :

  • la résistance R, branchée en parallèle entre la sortie du filtre et la masse sur la figure F12, est absente sur le schéma réel de la figure F13 ;
  • l'inductance idéale L et le condensateur idéal C sont remplacés par des composants notés L_r et C_r, désignant des composants réactifs réels.

Le reste du montage (l'interrupteur K, la résistance série R_0 et l'étage amplificateur non inverseur constitué de l'amplificateur linéaire intégré U1 et des résistances R_1, R_2) demeure strictement identique.

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Question 57

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : bobine réelle, inductance propre

Quel composant du schéma Figure F13 peut expliquer, par une étude de son modèle physique, le fait que les deux schémas des Figures F12 et F13 puissent être bien équivalents ?

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Rappeler qu'une bobine réelle en cuivre dissipe de l'énergie par effet Joule et se modélise par une inductance idéale en série avec sa résistance de pertes.

Voir la réponse courte

La bobine réelle, qui se comporte comme une inductance pure dès lors que ses parasites sont négligeables dans la bande utile.

Voir le corrigé complet

Le composant du schéma de la figure F13 qui permet d'expliquer l'équivalence entre les deux montages est la bobine réelle (notée L_r).

En effet, dans le schéma théorique de la figure F12, la résistance R modélise l'ensemble des pertes énergétiques (dissipation par effet Joule) du résonateur.

Dans un montage physique (figure F13) :

  • La bobine réelle L_r est constituée d'un fil conducteur (en cuivre) d'une certaine longueur, présentant une résistance interne propre r non négligeable.
  • Au voisinage de la fréquence de résonance, le modèle série d'une bobine réelle (inductance L en série avec sa résistance interne r) est électriquement équivalent à une association parallèle d'une inductance et d'une résistance de pertes R_{\text{p}} \approx \frac{L^2\omega_0^2}{r}.

La résistance R connectée en dérivation sur la figure F12 n'est donc pas un composant ajouté physiquement, mais la représentation des pertes résistives de la bobine réelle L_r.

\boxed{\text{Le composant expliquant l'équivalence est la bobine réelle } L_r.}

Résultat

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C.II.4.2 · Réalisation d'une inductance

Question 58

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : résistance d'un fil, loi de pouillet

Quelle est l'expression littérale de la résistance de la bobine en fonction des grandeurs déjà introduites ?

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Appliquer la loi de Pouillet R = l_{\text{fil}} / (\sigma_{\text{Cu}} s_{\text{Cu}}) en reliant la longueur totale du fil au nombre de spires et au périmètre de section.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la résistance d'un conducteur ohmique filiforme de section constante à partir de la loi d'Ohm locale (résistance en fonction de la conductivité \sigma_{\mathrm{Cu}}, de la longueur du fil l_{\text{fil}} et de sa section conductrice s_{\mathrm{Cu}}).
  2. Déterminer la section conductrice s_{\mathrm{Cu}} du cuivre à partir de son diamètre d_{\mathrm{Cu}}.
  3. Calculer la longueur totale du fil l_{\text{fil}} pour N_{sp} spires de section S_B (en supposant la section de la bobine circulaire).
  4. Exploiter la condition de spires jointives avec l'épaisseur de l'isolant t_i pour relier N_{sp} et l_B.
Voir la réponse courte

Expression de la résistance du bobinage : R = \rho_{\text{cuivre}} \frac{\ell}{s} = \rho \frac{N \pi D}{\pi d^2 / 4}.

Voir le corrigé complet

La résistance R d'un conducteur cylindrique homogène de longueur l_{\text{fil}}, de section droite conductrice s_{\mathrm{Cu}} et de conductivité \sigma_{\mathrm{Cu}} est donnée par :

R = \frac{l_{\text{fil}}}{\sigma_{\mathrm{Cu}}\, s_{\mathrm{Cu}}}

Section conductrice du fil : Seule l'âme en cuivre conduit le courant électrique. Sa section droite circulaire de diamètre d_{\mathrm{Cu}} s'écrit :

s_{\mathrm{Cu}} = \pi \left(\frac{d_{\mathrm{Cu}}}{2}\right)^2 = \frac{\pi d_{\mathrm{Cu}}^2}{4}

Longueur totale du fil : En considérant une section de spire circulaire d'aire S_B = \pi R_B^2, le rayon d'une spire est R_B = \sqrt{S_B/\pi}, d'où le périmètre \mathcal{P} d'une spire :

\mathcal{P} = 2\pi R_B = 2\sqrt{\pi S_B}

Pour N_{sp} spires, la longueur totale du fil de cuivre enroulé est :

l_{\text{fil}} = N_{sp}\,\mathcal{P} = 2 N_{sp}\sqrt{\pi S_B}

On en déduit une première expression de la résistance en fonction de N_{sp} :

R = \frac{2 N_{sp}\sqrt{\pi S_B}}{\sigma_{\mathrm{Cu}}\,\frac{\pi d_{\mathrm{Cu}}^2}{4}} = \frac{8 N_{sp}\sqrt{S_B}}{\sqrt{\pi}\,\sigma_{\mathrm{Cu}}\,d_{\mathrm{Cu}}^2}

Prise en compte de la condition de spires jointives : Chaque spire est constituée d'une âme de diamètre d_{\mathrm{Cu}} enrobée d'une gaine isolante d'épaisseur t_i. Le diamètre extérieur total du fil vaut donc :

d_{\text{tot}} = d_{\mathrm{Cu}} + 2t_i

Les N_{sp} spires étant jointives sur la longueur l_B du solénoïde en une seule couche, on a la relation géométrique :

l_B = N_{sp}\, d_{\text{tot}} = N_{sp}(d_{\mathrm{Cu}} + 2t_i) \implies N_{sp} = \frac{l_B}{d_{\mathrm{Cu}} + 2t_i}

En injectant cette relation, on obtient l'expression complète de la résistance de la bobine :

\boxed{R = \frac{8 N_{sp}\sqrt{S_B}}{\sqrt{\pi}\,\sigma_{\mathrm{Cu}}\,d_{\mathrm{Cu}}^2} = \frac{8 l_B \sqrt{S_B}}{\sqrt{\pi}\,\sigma_{\mathrm{Cu}}\,d_{\mathrm{Cu}}^2(d_{\mathrm{Cu}} + 2t_i)}}

Résultat

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Question 59

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : capacité parasite, effet capacitif

Expliquer pourquoi on peut considérer que deux spires adjacentes forment un condensateur.

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Considérer que deux spires conductrices voisines soumises à une différence de potentiel sont séparées par une gaine isolante diélectrique.

Voir la réponse courte

Deux conducteurs métalliques voisins séparés par un isolant diélectrique (le vernis) constituent un condensateur élémentaire.

Voir le corrigé complet

Par définition, un condensateur est constitué de deux milieux conducteurs (les électrodes ou armatures) placés à proximité l'un de l'autre et séparés par un milieu isolant (le diélectrique) :

  • le fil de cuivre des deux spires adjacentes constitue deux armatures conductrices en regard ;
  • les couches d'enrobage isolant (d'épaisseur totale 2t_i entre les cœurs de cuivre en contact mécanique) forment un diélectrique empêchant tout contact électrique direct.

De plus, lorsqu'une tension est appliquée à la bobine, celle-ci se répartit sur l'ensemble des N_{sp} spires, ce qui engendre une différence de potentiel non nulle entre deux spires successives.

Deux spires adjacentes constituent donc bien deux armatures conductrices en regard séparées par un diélectrique et soumises à une différence de potentiel, ce qui forme un condensateur de capacité élémentaire notée C_i.

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Question 60

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : association de condensateurs en série, capacité équivalente

En considérant comment sont placés les condensateurs formés par Sp1-Sp2 d'une part et Sp2-Sp3 d'autre part, déterminer la capacité résultant de l'ensemble des spires.

Voir l'indice

Constater que le potentiel décroît régulièrement de spire en spire, mettant l'ensemble des capacités inter-spires élémentaires en association série.

Voir la stratégie
  1. Identifier la connexion électrique des capacités élémentaires à partir du conducteur intermédiaire que représente la spire Sp2.
  2. Calculer la capacité équivalente pour l'ensemble des trois spires de la figure F14.
  3. Généraliser le résultat par mise en série des (N_{sp} - 1) intervalles inter-spires pour l'ensemble de la bobine.
Voir la réponse courte

Mise en série des N-1 capacités parasites interspires C_0, donnant une capacité globale C_p = C_0 / (N - 1).

Voir le corrigé complet

La spire intermédiaire \text{Sp2} constitue une armature commune au condensateur formé par la paire \{\text{Sp1}-\text{Sp2}\} et au condensateur formé par la paire \{\text{Sp2}-\text{Sp3}\}. Ces deux condensateurs élémentaires, de même capacité C_i, sont donc électriquement associés en série entre la spire \text{Sp1} et la spire \text{Sp3}.

Pour ces trois spires, la capacité équivalente C_{13} vérifie :

\frac{1}{C_{13}} = \frac{1}{C_i} + \frac{1}{C_i} = \frac{2}{C_i} \implies C_{13} = \frac{C_i}{2}

Par extension à une bobine complète comportant N_{sp} spires jointives en une seule couche, il existe N_{sp} - 1 intervalles entre spires consécutives, formant une chaîne de N_{sp} - 1 condensateurs élémentaires identiques C_i branchés en série de la première à la dernière spire.

La capacité équivalente globale de l'ensemble des spires (dite capacité parasite inter-spires, notée C_p) s'exprime donc par :

\frac{1}{C_p} = \sum_{k=1}^{N_{sp}-1} \frac{1}{C_i} = \frac{N_{sp} - 1}{C_i}
\boxed{C_p = \frac{C_i}{N_{sp} - 1} \approx \frac{C_i}{N_{sp}}}

Résultat

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Question 61

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : dipôle rlc, schéma équivalent

Comment tenir compte de ce condensateur, que l'on peut qualifier de "parasite", dans un nouveau schéma équivalent complet de la bobine.

Voir l'indice

Placer la capacité équivalente totale résultante en dérivation aux bornes de la bobine réelle.

Voir la réponse courte

Schéma équivalent complet : capacité parasite C_p placée en parallèle sur le dipôle série \{L, r\}.

Voir le corrigé complet

La bobine réelle est le siège de trois phénomènes physiques distincts :

  • un effet inductif propre, modélisé par une inductance idéale L_r (ou L_{\text{sp}}) ;
  • des pertes par effet Joule dans le conducteur en cuivre, modélisées par la résistance série de l'enroulement R_{\text{bob}} déterminée en Q58 ;
  • un couplage électrostatique global entre la première et la dernière spire (résultante des capacités inter-spires en série calculée en Q60), modélisé par une capacité parasite C_p connectée entre les deux bornes d'accès de la bobine.

Le condensateur parasite C_p se trouve ainsi placé en dérivation (en parallèle) sur la branche série formée par l'inductance L_r et la résistance interne R_{\text{bob}}.

\boxed{\text{Schéma équivalent : une capacité parasite } C_p \text{ en parallèle sur le dipôle série } (L_r, R_{\text{bob}})}

Résultat

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Question 62

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : antirésonance, bobine réelle

Quelles sont les conséquences de la présence de ce condensateur parasite ?

Voir l'indice

Souligner l'existence d'une fréquence d'auto-résonance propre au-delà de laquelle la bobine adopte un comportement capacitif parasite.

Voir la stratégie

Analyser les conséquences de la capacité parasite C_p :

  1. au niveau intrinsèque du composant bobine (comportement en fréquence, impédance) ;
  2. au niveau de l'oscillateur étudié (décalage de la fréquence d'accord et stabilité).
Voir la réponse courte

Résonance parallèle (antirésonance) au-delà de laquelle l'impédance chute et la bobine devient capacitive.

Voir le corrigé complet

La présence de la capacité parasite C_p entraîne deux conséquences physiques majeures :

  1. Phénomène d'auto-résonance de la bobine : L'association en parallèle de la branche inductive (L_r, R_{\text{bob}}) et du condensateur parasite C_p fait apparaître une pulsation d'antirésonance propre (dite de résonance propre) :

    \omega_{\text{SRF}} \approx \frac{1}{\sqrt{L_r C_p}}
    • Pour des pulsations \omega < \omega_{\text{SRF}}, le dipôle conserve un comportement globalement inductif.
    • Pour des pulsations \omega > \omega_{\text{SRF}}, l'admittance du condensateur parasite jC_p\omega l'emporte sur celle de l'inductance : la bobine présente un comportement capacitif. Elle ne peut donc plus jouer son rôle d'inductance à ces fréquences.
  2. Modification de la fréquence de résonance de l'oscillateur : Sur le schéma de la figure F13, la bobine réelle se trouve branchée en parallèle avec le condensateur C_r. La capacité parasite s'ajoute ainsi directement en dérivation sur C_r :

    C_{\text{eff}} = C_r + C_p > C_r

    Il en résulte un abaissement de la fréquence propre d'oscillation par rapport à la valeur théorique visée :

    \boxed{f_0' = \frac{1}{2\pi\sqrt{L_r(C_r + C_p)}} < f_0}

    De plus, cette capacité parasite dépendant fortement de la température, de l'humidité et de la géométrie des spires, elle peut être source de dérive en fréquence et nuire à la stabilité à court et moyen terme de l'oscillateur.

Résultat

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C.II.5.1 · Oscillateur quasi-sinusoïdal

Question 63

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : critère de barkhausen, condition d'oscillation

Exprimer en fonction de , en fonction de et en fonction de . En déduire une relation entre et valable s'il y a effectivement oscillation. Cette relation est appelée condition d'oscillation.

Voir l'indice

Écrire la boucle fermée \underline{V}_1 = \underline{V}_3 = \underline{A}\,\underline{V}_2 = \underline{A}\,\underline{H}_F\underline{V}_1 pour dégager la condition de Barkhausen \underline{A}\,\underline{H}_F = 1.

Voir la stratégie
  1. Traduire les relations d'entrée-sortie de chaque quadripôle en régime permanent sinusoïdal grâce aux fonctions de transfert définies par l'énoncé.
  2. Exprimer la condition de bouclage imposée par la connexion directe entre la sortie de l'amplificateur et l'entrée du filtre.
  3. Combiner ces équations pour former une relation scalaire sur l'amplitude complexe non nulle \underline{V}_3, conduisant à la condition d'oscillation de Barkhausen.
Voir la réponse courte

Écriture de la boucle fermée \underline{V}_3 = \underline{A}\,\underline{H}_F\,\underline{V}_3 conduisant au critère de Barkhausen \underline{A}\,\underline{H}_F = 1.

Voir le corrigé complet
  • Relation du filtre : L'amplificateur non inverseur présentant une impédance d'entrée infinie (Z_{e2} = +\infty, d'après la question Q49), il ne charge pas le filtre. La relation d'entrée-sortie du filtre s'écrit donc simplement :

    \underline{V}_2 = \underline{H}_F(\omega) \, \underline{V}_1
  • Relation de l'amplificateur : Par définition de la fonction de transfert \underline{A} de l'étage amplificateur :

    \underline{V}_3 = \underline{A} \, \underline{V}_2
  • Condition de bouclage : D'après le schéma de la figure F15, la sortie de l'amplificateur est directement connectée à l'entrée du filtre (interrupteur fermé et liaison équipotentielle idéale sans impédance intermédiaire) :

    \underline{V}_1 = \underline{V}_3

En injectant successivement ces expressions dans celle de \underline{V}_3, on obtient :

\underline{V}_3 = \underline{A} \, \underline{H}_F(\omega) \, \underline{V}_1 = \underline{A} \, \underline{H}_F(\omega) \, \underline{V}_3

soit :

\left[ 1 - \underline{A} \, \underline{H}_F(\omega) \right] \underline{V}_3 = 0

S'il y a effectivement oscillation, le signal n'est pas identiquement nul (\underline{V}_3 \neq 0), ce qui impose la condition d'oscillation :

\boxed{\underline{A} \, \underline{H}_F(\omega) = 1}

Résultat

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Question 64

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : critère de barkhausen, condition de phase

Montrer que la condition d'oscillation conduit à la relation .

Voir l'indice

Prendre l'argument de l'égalité de Barkhausen en sachant que le gain A_2 d'un montage non inverseur pur est un réel strictement positif.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la condition d'oscillation en régime permanent obtenue à la question précédente.
  2. Exprimer l'argument du gain complexe \underline{A} de l'étage amplificateur utilisé dans la boucle.
  3. Prendre l'argument de la condition d'oscillation pour en déduire la relation demandée.
Voir la réponse courte

L'amplificateur non-inverseur ayant un gain réel positif, la phase de \underline{H}_F(\omega) doit être nulle.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q63, la condition d'oscillation en régime permanent (critère de Barkhausen) s'écrit :

\underline{A}\,\underline{H}_F(\omega) = 1

D'après la question Q48, l'étage amplificateur inséré dans la boucle (structures des figures F12 et F15) est le montage non inverseur (structure n°2), dont la fonction de transfert vaut :

\underline{A} = 1 + \frac{R_2}{R_1}

Les résistances R_1 et R_2 étant strictement positives, le gain \underline{A} est un nombre réel strictement positif. Son argument est donc nul modulo 2\pi :

\operatorname{Arg}(\underline{A}) = 0 \pmod{2\pi}

En prenant l'argument de la relation d'oscillation, il vient :

\operatorname{Arg}\left[\underline{A}\,\underline{H}_F(\omega)\right] = \operatorname{Arg}(1) \equiv 0 \pmod{2\pi}

Or, l'argument d'un produit est la somme des arguments :

\operatorname{Arg}(\underline{A}) + \operatorname{Arg}\left[\underline{H}_F(\omega)\right] \equiv 0 \pmod{2\pi}

On en déduit ainsi la relation sur la phase du filtre (définie modulo 2\pi dans l'intervalle [-\pi/2, \pi/2]) :

\boxed{\operatorname{Arg}\left[\underline{H}_F(\omega)\right] = 0}

Résultat

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C.II.5.2 · Stabilité à court-terme

Question 65

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques

Notions : critère de barkhausen, déphasage parasite

Quelle est la nouvelle condition d'oscillation relative à la phase de ?

Voir l'indice

Égaler l'argument du produit de boucle à zéro modulo 2\pi pour trouver la nouvelle phase que doit compenser le filtre.

Voir la réponse courte

En présence d'un déphasage parasite \delta\psi, la nouvelle condition de phase s'écrit \operatorname{Arg}[\underline{H}_F(\omega)] + \delta\psi = 0.

Voir le corrigé complet

La condition d'oscillation en boucle fermée s'écrit :

\underline{A}' \, \underline{H}_F(\omega) = 1

En prenant l'argument de cette relation, on obtient :

\operatorname{Arg}(\underline{A}') + \operatorname{Arg}[\underline{H}_F(\omega)] \equiv 0 \pmod{2\pi}

Le gain de l'amplificateur s'écrivant \underline{A}' = A_0 \, \mathrm{e}^{j\delta\psi} avec A_0 > 0, son argument vaut :

\operatorname{Arg}(\underline{A}') = \delta\psi

Pour une petite fluctuation de phase \delta\psi, la nouvelle condition d'oscillation relative à la phase du filtre s'écrit donc :

\boxed{\operatorname{Arg}[\underline{H}_F(\omega)] = -\delta\psi}

Résultat

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Question 66

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : stabilité en fréquence, dérive de phase

Déduire, à partir de la condition d'oscillation et de l'expression de simplifiée grâce à l'hypothèse précédente, l'expression de la variation de la pulsation. Calculer alors la fluctuation de fréquence pour .

Voir l'indice

Développer \underline{H}_F(\omega_0 + \delta\omega) au premier ordre en \delta\omega/\omega_0 pour linéariser son argument autour de zéro.

Voir la stratégie
  1. Effectuer un développement limité au premier ordre de la variable réduite x - \frac{1}{x} pour une pulsation \omega = \omega_0 + \delta\omega très proche de \omega_0.
  2. En déduire l'argument approché de la fonction de transfert \underline{H}_F(\omega) au premier ordre en \frac{\delta\omega}{\omega_0}.
  3. Identifier avec la condition de phase \operatorname{Arg}[\underline{H}_F(\omega)] = -\delta\psi établie à la question Q65 pour obtenir \delta\omega, puis la fluctuation de fréquence \delta f.
Voir la réponse courte

Approximation au premier ordre \tan(-\delta\psi) \simeq -2Q \frac{\delta\omega}{\omega_0} pour relier la fluctuation de fréquence à \delta\psi.

Voir le corrigé complet

La pulsation d'oscillation s'écrit \omega = \omega_0 + \delta\omega avec \delta\omega \ll \omega_0, ce qui donne pour la pulsation réduite :

x = \frac{\omega}{\omega_0} = 1 + \frac{\delta\omega}{\omega_0}.

Au premier ordre en \frac{\delta\omega}{\omega_0}, la grandeur sans dimension x - \frac{1}{x} s'approxime par :

\begin{aligned} x - \frac{1}{x} &= \left(1 + \frac{\delta\omega}{\omega_0}\right) - \left(1 + \frac{\delta\omega}{\omega_0}\right)^{-1} \\ &\approx \left(1 + \frac{\delta\omega}{\omega_0}\right) - \left(1 - \frac{\delta\omega}{\omega_0}\right) \\ &= 2\frac{\delta\omega}{\omega_0}. \end{aligned}

L'expression canonique de la fonction de transfert du filtre s'écrit alors :

\underline{H}_F(\omega) \approx \frac{H_0}{1 + 2j Q_F \dfrac{\delta\omega}{\omega_0}}.

Puisque H_0 > 0, l'argument de \underline{H}_F(\omega) vaut :

\operatorname{Arg}[\underline{H}_F(\omega)] \approx -\arctan\left(2 Q_F \frac{\delta\omega}{\omega_0}\right).

Pour une petite fluctuation (\delta\omega \ll \omega_0, soit un argument petit devant 1), le développement au premier ordre donne :

\operatorname{Arg}[\underline{H}_F(\omega)] \approx -2 Q_F \frac{\delta\omega}{\omega_0}.

D'après le résultat de la question Q65, la condition d'oscillation de phase impose :

\operatorname{Arg}[\underline{H}_F(\omega)] = -\delta\psi,

soit :

-2 Q_F \frac{\delta\omega}{\omega_0} = -\delta\psi.

On en déduit l'expression littérale de la variation de pulsation :

\boxed{\delta\omega = \frac{\omega_0}{2Q_F}\,\delta\psi}

Puisque \omega = 2\pi f, la fluctuation relative de fréquence est identique à celle de pulsation :

\frac{\delta f}{f_0} = \frac{\delta\omega}{\omega_0} \implies \delta f = \frac{f_0}{2Q_F}\,\delta\psi.

Pour l'application numérique, on convertit l'angle en radians :

\delta\psi = 1^\circ = \frac{\pi}{180}\text{ rad}.

Avec f_0 \approx 100\text{ kHz} = 10^5\text{ Hz} et Q_F \approx 3 :

\begin{aligned} \delta f &= \frac{10^5}{2 \times 3} \times \frac{\pi}{180} = \frac{10^5 \pi}{1080} \approx \frac{3{,}14 \times 10^5}{1080} \approx 291\text{ Hz}. \end{aligned}
\boxed{\delta f \approx 0{,}29\text{ kHz} \quad (\text{soit } \approx 2{,}9 \times 10^2\text{ Hz})}

Résultat

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Question 67

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : bruit de phase, spectre

Que se passe-t-il si la fluctuation varie au cours du temps mais avec une amplitude faible ? Quel serait alors l'aspect du spectre du signal de l'oscillateur ?

Voir l'indice

Expliquer que des variations temporelles aléatoires de la phase se traduisent par une modulation de phase/fréquence créant du bruit de phase et élargissant la raie spectrale.

Voir la réponse courte

Les fluctuations temporelles de phase créent un bruit de phase et provoquent un élargissement spectral de la raie.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question Q66, la pulsation d'oscillation s'adapte instantanément pour compenser le déphasage introduit par l'amplificateur selon :

\delta\omega(t) = \frac{\omega_0}{2Q_F}\,\delta\psi(t)
  • Comportement temporel : si \delta\psi(t) fluctue au cours du temps, la pulsation instantanée de l'oscillateur \omega(t) = \omega_0 + \delta\omega(t) (ainsi que sa fréquence instantanée f(t)) varie continûment autour de la valeur propre f_0. Le signal de sortie subit une modulation de phase et de fréquence (présence d'instabilités de fréquence à court terme ou bruit de phase).
  • Aspect du spectre : pour un oscillateur idéal parfaitement stable, le spectre d'amplitude est une raie infiniment fine (pic de Dirac à la fréquence f_0). En raison des fluctuations temporelles de phase :

    • la raie à f_0 subit un élargissement spectral (la largeur à mi-hauteur devient non nulle) ;
    • des bandes latérales de bruit apparaissent de part et d'autre du pic central, formant un socle continu appelé piédestal de bruit de phase.
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Question 68

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : stabilité en fréquence, facteur de qualité

Conclure sur la façon d'améliorer la qualité de l'oscillateur.

Voir l'indice

Conclure sur la nécessité d'utiliser un résonateur à très fort facteur de qualité (comme un quartz) pour rendre la fréquence insensible aux dérives de phase.

Voir la stratégie

Pour identifier les leviers d'amélioration de la qualité (stabilité en fréquence et pureté spectrale) de l'oscillateur, on s'appuie directement sur la relation établie en Q66 :

\frac{\delta f}{f_0} = \frac{\delta\psi}{2 Q_F}

Elle montre que pour rendre la dérive relative de fréquence \frac{\delta f}{f_0} minimale, il faut :

  1. Augmenter le facteur de qualité Q_F du filtre résonant ;
  2. Réduire au maximum les fluctuations de phase \delta\psi apportées par la chaîne d'amplification et l'environnement.
Voir la réponse courte

Augmenter le facteur de qualité Q du résonateur (utilisation d'un quartz) pour rendre la fréquence insensible aux dérives de phase.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie en Q66, la fluctuation relative de pulsation (et donc de fréquence) induite par une dérive de phase \delta\psi s'écrit :

\frac{\delta f}{f_0} = \frac{\delta\omega}{\omega_0} = \frac{\delta\psi}{2 Q_F}

Pour améliorer la stabilité en fréquence et réduire le bruit de phase de l'oscillateur, plusieurs solutions s'imposent :

  1. Augmenter fortement le facteur de qualité Q_F du résonateur :

    • Plus Q_F est grand, plus la pente \left.\frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}\omega}\right|_{\omega_0} = -\frac{2 Q_F}{\omega_0} de la phase du filtre est raide : une variation \delta\psi ne produit alors qu'un très faible décalage \delta\omega.
    • En pratique, on remplace le circuit résonant RLC (limité à des Q_F de quelques dizaines) par un résonateur piézoélectrique à quartz (Q \sim 10^4 à 10^6), voire une cavité électromagnétique ou une transition atomique (horloge atomique).
  2. Minimiser les fluctuations parasites de phase \delta\psi :

    • Choix de l'amplificateur : utiliser des composants électroniques à faible bruit et possédant un produit gain-bande passante très grand devant f_0, afin que le temps de réponse et le déphasage propre de l'ALI soient quasi-nuls et insensibles aux variations de signal ;
    • Régulation thermique et électrique : stabiliser l'alimentation électrique et thermostatiser le montage (oscillateurs de type OCXO) pour limiter la dérive thermique des composants réactifs (L, C) et de l'amplificateur ;
    • Blindage : isoler mécaniquement et électromagnétiquement le circuit contre les vibrations et les parasites extérieurs.
\boxed{\text{Augmenter le facteur de qualité } Q_F \text{ (ex. cristal de quartz) et minimiser les fluctuations } \delta\psi \text{ (thermostatisation, composants faible bruit).}}

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Banque PT Physique A PT 2021 ?

Surtout 2 chapitres : ALI et oscillateurs électroniques (38 % des questions, partie C) et Régime sinusoïdal forcé et filtrage (11 %). Plus ponctuellement : Dynamique des fluides parfaits, Circuits électriques et régimes transitoires, Mouvement dans un champ de force centrale, Cinématique des fluides, Cinématique et dynamique du point…

Peut-on travailler le sujet Banque PT Physique A PT 2021 dès la première année (PTSI) ?

En partie : 22 questions sur 68 (32 %) ne demandent que le programme de PTSI. Blocs abordables : la sous-partie A.II.1 (Q7 à Q11), la sous-partie A.II.2 (Q12 à Q14) et la sous-partie C.II.1 (Q45 à Q47). Avec les autres programmes de première année : 22 en MPSI, 25 en PCSI, 20 en MP2I, 22 en TSI1 et 15 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Banque PT Physique A PT 2021 ?

Environ 4 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie C est la plus longue (environ 2 h 30).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Banque PT Physique A PT 2021 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : notamment Q23 (condition de vidange), Q24 (niveau d'équilibre), Q25 (vidange de réservoir), Q42 (oscillateur de relaxation), Q51 (oscillateur quasi sinusoïdal) et Q66 (stabilité en fréquence).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Banque PT Physique A PT 2021 ?

Questions de cours : Q1 (champ de gravitation), Q2 (force de gravitation), Q5 (phase de la lune), Q8 (oscillateur harmonique), Q10 (pendule de foucault), Q15 (relation de bernoulli), Q28 (modèle de l'ali), Q29 (caractéristique de l'ali)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q3 (référentiel géocentrique), Q7 (pendule simple), Q20 (relation de bernoulli), Q32 (comparateur à hystérésis), Q36 (oscillateur de relaxation), Q41 (oscillateur de relaxation), Q45 (fonction de transfert) et Q47 (diagramme de bode).

Où gagner des points facilement dans le sujet Banque PT Physique A PT 2021 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (54 sur 68), par exemple : Q1, Q2, Q4 à Q19, Q21, Q22, Q26 à Q41, Q43, Q44, Q46 à Q49, Q52, Q54 à Q61, Q63…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q45, Q50 et Q64.

Le sujet Banque PT Physique A PT 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet Banque PT Physique A PT 2021 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le rapport signale des résultats globalement inégaux et souvent très insuffisants, avec un nombre trop important de copies indigentes, même si quelques candidats ont pu traiter la presque totalité du sujet avec des notes excellentes.

Quelle condition sur le débit assure une vidange complète en Q23 ?

Le débit d'entrée doit vérifier D_e < S_t\sqrt{2gz_B}. Si le débit d'alimentation dépassait cette valeur, l'évacuation s'équilibrerait avec l'entrée avant d'atteindre le coude inférieur, bloquant le niveau à une cote intermédiaire stationnaire z_0 > z_B.

Pourquoi la période de relaxation en Q41 ne dépend-elle pas de V_sat ?

Car les seuils de basculement du comparateur sont proportionnels à V_{\text{sat}}. Dans la résolution de la charge du condensateur, le facteur V_{\text{sat}} se simplifie au numérateur et au dénominateur dans l'argument du logarithme népérien.

Comment exprimer le déphasage δψ dans le calcul de Q66 ?

En radians : il faut convertir \delta\psi = 1^\circ en radians (\delta\psi = \pi/180\text{ rad}) avant d'effectuer l'application numérique de la dérive en fréquence \delta f.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 26 septembre 2026.