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Corrigé détaillé Mines Physique 1 PC 2024

Analyse physique d'un spa

Le sujet en bref

Sujet accessible · Mécanique des fluides, Premier et second principes de la thermodynamique, Diffusion thermique et diffusion de particules · 8 incontournables · 5 questions de première année
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Ce sujet aborde le fonctionnement complet d'un spa gonflable à travers une modélisation multi-physique très concrète et accessible. Il balaye un spectre remarquablement large du programme de la filière PC en combinant thermodynamique élémentaire, bilans thermiques avec résistances de conduction et de convection, modèle dipolaire de la diffusion Rayleigh dans l'atmosphère, conduction électrique selon Drude, électronique de commande avec ALI en régime saturé, et dynamique des fluides parfaits en écoulement instationnaire.

Les calculs sont guidés sans technicité mathématique excessive, privilégiant l'analyse dimensionnelle, la cohérence des ordres de grandeur et l'interprétation physique. C'est une excellente épreuve de synthèse pour réviser transversalement les outils fondamentaux de PC avant les écrits des concours.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 2 h 05 pour tout traiter, pour une épreuve de 3 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

12 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (12) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Q1, Q9 et Q17 : Les parties I, II et III sont totalement indépendantes et traitent de domaines distincts : thermodynamique et propagation d'ondes en partie I, transferts thermiques et électronique en partie II, dynamique des fluides en partie III.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

22 questions · 2 pages
Page 1 : Partie I
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Partie I : Installation du spa

A · Gonflage

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : débit volumique

Quel est le débit volumique moyen de la pompe en litres par seconde ?

Voir l'indice

Calculer le volume de la couronne cylindrique formant l'enveloppe du spa à partir des diamètres intérieur et extérieur, puis diviser par la durée de gonflage.

Voir la réponse courte

Calcul direct du débit volumique moyen D_{\mathrm{p}} = V/t_{\mathrm{g}} à partir des données de volume et de temps de gonflage.

Voir le corrigé complet

L'enveloppe gonflable du spa a la forme d'un cylindre creux (un anneau cylindrique) délimité par les diamètres extérieur d_{\text{ext}} et intérieur d_{\text{int}}, sur une hauteur H. Le tapis de fond en plastique n'étant pas gonflable, le volume d'air nécessaire pour gonfler la structure à sa forme définitive sous la pression atmosphérique est :

V = \frac{\pi}{4}\left(d_{\text{ext}}^2 - d_{\text{int}}^2\right) H

D'après le formulaire, on prend \dfrac{\pi}{4} = 0,8. Avec d_{\text{ext}} = 2,0\text{ m}, d_{\text{int}} = \sqrt{2}\text{ m} et H = 1,0\text{ m} :

V = 0,8 \times \left(2,0^2 - (\sqrt{2})^2\right) \times 1,0 = 0,8 \times (4,0 - 2,0) = 1,6\text{ m}^3 = 1,6 \times 10^3\text{ L}

Le temps de gonflage étant t_{\text{g}} = 10\text{ min} = 600\text{ s}, le débit volumique moyen de la pompe s'écrit :

D_{\text{p}} = \frac{V}{t_{\text{g}}}

Soit numériquement :

D_{\text{p}} = \frac{1,6 \times 10^3}{600} = \frac{8}{3} \approx 2,7\text{ L}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{D_{\text{p}} = 2,7\text{ L}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à l'expression littérale du volume à gonfler, aux conversions d'unités de volume et au calcul numérique.

« l’expression littérale du volume à gonfler a posé problème à un nombre important de candidats. De plus, certains, malgré une expression littérale correcte du débit cherché n’ont pas obtenu une valeur numérique satisfaisante (calcul numérique ou confusion dans les unités de volume). »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : gaz parfait, bilan de matière

Une fois gonflé en un temps , le volume du spa reste constant. Si l'utilisateur oublie d'arrêter la pompe, au bout de combien de temps la valve de surpression s'ouvre-t-elle ? On supposera ici que la température de l'air dans l'enveloppe reste constante.

Voir l'indice

Exprimer la loi des gaz parfaits pour le volume d'air constant ; la pompe injectant un débit molaire (ou volumique à la pression extérieure) constant, relier la variation relative de pression à la durée additionnelle de pompage.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la quantité de matière d'air contenue dans l'enveloppe à l'instant du gonflage t_{\text{g}} à la pression atmosphérique P_0, puis au moment de l'ouverture de la valve à la pression P_0 + \delta p, à volume V et température T constants.
  2. Relier la variation de quantité de matière au débit molaire apporté par la pompe (qui aspire de l'air aux conditions extérieures (P_0, T) avec le débit volumique D_{\text{p}}).
  3. En déduire la durée supplémentaire \Delta t ou la durée totale écoulée depuis le début du gonflage.
Voir la réponse courte

Modèle du gaz parfait à température et volume constants pour relier la surpression maximale à la quantité d'air ajoutée.

Voir le corrigé complet

À l'instant t_{\text{g}}, l'enveloppe a atteint son volume définitif V à la pression atmosphérique P_0 = 1\text{ bar}. La quantité d'air emprisonnée est, d'après l'équation d'état des gaz parfaits :

n(t_{\text{g}}) = \frac{P_0 V}{R T}

Pour t > t_{\text{g}}, le volume V et la température T restent constants. La pompe continue d'injecter de l'air prélevé dans l'atmosphère extérieure à la pression P_0 et à la température T. Le débit molaire d'air entrant s'écrit :

D_{\text{m}} = \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}t} = \frac{P_0 D_{\text{p}}}{R T}

Pendant une durée supplémentaire \Delta t après t_{\text{g}}, la quantité de matière ajoutée est :

\Delta n = D_{\text{m}} \Delta t = \frac{P_0 D_{\text{p}} \Delta t}{R T}

La valve s'ouvre lorsque la surpression atteint le seuil \delta p = 0{,}1\text{ bar}, soit à la pression intérieure P = P_0 + \delta p. La quantité de matière correspondante vaut :

n = \frac{(P_0 + \delta p)V}{R T} \implies \Delta n = \frac{\delta p \, V}{R T}

En égalant les deux expressions de \Delta n, et sachant d'après la question 1 que V = D_{\text{p}} t_{\text{g}}, on obtient :

\begin{aligned} \frac{P_0 D_{\text{p}} \Delta t}{R T} &= \frac{\delta p \, V}{R T} \\ \Delta t &= \frac{\delta p}{P_0} \frac{V}{D_{\text{p}}} = \frac{\delta p}{P_0} t_{\text{g}} \end{aligned}

L'application numérique donne :

\Delta t = \frac{0{,}1}{1{,}0} \times 10\text{ min} = 1{,}0\text{ min} = 60\text{ s}

La valve s'ouvre donc au bout d'un temps total t = t_{\text{g}} + \Delta t depuis la mise en marche de la pompe :

\boxed{\Delta t = 1{,}0\text{ min} \quad \text{soit au bout d'un temps total } t = 11\text{ min}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il faut justifier précisément l'analyse du remplissage sans supposer d'emblée une proportionnalité non démontrée entre pression et temps.

« Beaucoup de candidats se sont livrés à une analyse erronée du processus en jeu. Certains ont affirmé, sans justification précise, la proportionnalité entre pression du gaz à l’intérieur et temps de remplissage, ce qui est clairement insuffisant. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : gaz parfait, transformation isochore

Le spa est gonflé en un matin à . En supposant que la pression extérieure et que le volume de l'enveloppe du spa restent constants au cours de la journée mais que la température extérieure peut augmenter, à partir de quelle température la valve de surpression s'ouvre-t-elle ?

Voir l'indice

Appliquer la loi d'Amontons (gaz parfait à volume et quantité de matière constants) entre le matin à température initiale et le moment où la surpression atteint le seuil d'ouverture.

Voir la réponse courte

Application de la loi des gaz parfaits à volume constant (P/T = \text{cste}) pour trouver la température de déclenchement de la valve.

Voir le corrigé complet

À la fin du temps de gonflage t_{\mathrm{g}}, la pompe est arrêtée. L'air enfermé dans l'enveloppe constitue un système fermé de quantité de matière n constante, occupant un volume fixé V.

Dans l'état initial (le matin), l'air est à l'équilibre mécanique et thermique avec l'extérieur :

P_1 = P_0 = 1{,}0\text{ bar} \quad \text{et} \quad T_1 = 15^\circ\text{C} = 288{,}15\text{ K}

Au cours de la journée, la température extérieure augmente et l'air intérieur s'équilibre thermiquement avec le milieu extérieur (T_{\mathrm{int}} = T). La transformation étant isochore pour le gaz parfait contenu dans l'enveloppe :

\frac{P_1}{T_1} = \frac{P}{T} = \frac{n R}{V} = \text{constante}

La valve de surpression s'ouvre dès que la surpression atteint le seuil \delta p = 0{,}1\text{ bar}, soit pour une pression intérieure :

P_2 = P_0 + \delta p = 1{,}1\text{ bar}

La température T_2 correspondante s'exprime donc par :

T_2 = T_1 \, \frac{P_2}{P_1} = T_1 \left(1 + \frac{\delta p}{P_0}\right)

L'élévation de température nécessaire est :

\Delta T = T_2 - T_1 = T_1 \, \frac{\delta p}{P_0} = 288{,}15 \times \frac{0{,}1}{1{,}0} \approx 28{,}8\text{ K}

D'où la température d'ouverture :

T_2 = 15 + 28{,}8 = 43{,}8^\circ\text{C}

Avec deux chiffres significatifs :

\boxed{T_2 = 44^\circ\text{C} \quad (3{,}2 \times 10^2\text{ K})}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à maîtriser la conversion entre degrés Celsius et kelvins lors des applications numériques.

« En revanche, de nombreux problèmes numériques dus au passage non maîtrisé des °C aux K (ou réciproquement). »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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B · Chauffage de l'eau

Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : premier principe, capacité thermique

Estimer la durée nécessaire pour atteindre la température maximale de depuis une température initiale de .

La puissance de chauffage de l'unité de contrôle indiquée sur le manuel est : est-ce cohérent avec le résultat précédent ?

Voir l'indice

Calculer le temps de montée thermique via la vitesse de chauffe, puis évaluer la capacité thermique totale de la masse d'eau pour en déduire la puissance minimale requise par bilan d'énergie.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la durée de chauffe directement à partir de l'écart de température \Delta T et de la vitesse de montée en température v_{\mathrm{c}}.
  2. Calculer le volume puis la masse d'eau contenue dans le spa en utilisant les dimensions fournies.
  3. Évaluer la puissance thermique nécessaire pour assurer cet échauffement à l'aide du premier principe de la thermodynamique et la comparer à la valeur nominale \mathscr{P}_{\mathrm{c}} = 2{,}5\text{ kW}.
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie sur l'eau \Delta H = m c \Delta T = \mathscr{P}_{\mathrm{c}} \Delta t pour déterminer la durée de chauffage et comparaison aux spécifications.

Voir le corrigé complet

La vitesse de chauffage annoncée par le constructeur étant constante et égale à v_{\mathrm{c}} = 2^\circ\mathrm{C}\cdot\mathrm{h}^{-1}, la durée nécessaire pour élever la température de T_{\mathrm{i}} = 20^\circ\mathrm{C} à T_{\mathrm{f}} = 40^\circ\mathrm{C} est donnée par :

\Delta t_{\mathrm{c}} = \frac{T_{\mathrm{f}} - T_{\mathrm{i}}}{v_{\mathrm{c}}}

Application numérique :

\Delta t_{\mathrm{c}} = \frac{40 - 20}{2} = 10\text{ h}
\boxed{\Delta t_{\mathrm{c}} = 10\text{ h}}

Pour évaluer la cohérence avec la puissance annoncée \mathscr{P}_{\mathrm{c}} = 2{,}5\text{ kW}, calculons la puissance thermique théorique \mathscr{P}_{\text{th}} requise pour chauffer l'eau à ce rythme, en l'absence de pertes thermiques.

L'eau occupe le cylindre intérieur de diamètre d_{\text{int}} sur une hauteur h_{\mathrm{e}}. Son volume vaut :

V_{\mathrm{eau}} = \frac{\pi}{4} d_{\text{int}}^2 h_{\mathrm{e}}

Avec les données de l'énoncé et la convention \frac{\pi}{4} = 0{,}8 :

V_{\mathrm{eau}} = 0{,}8 \times (\sqrt{2})^2 \times 0{,}75 = 0{,}8 \times 2 \times 0{,}75 = 1{,}2\text{ m}^3 = 1{,}2 \times 10^3\text{ L}

La masse d'eau correspondante est donc :

m_{\mathrm{eau}} = \rho_{\mathrm{e}} V_{\mathrm{eau}} = 1{,}0 \times 10^3 \times 1{,}2 = 1{,}2 \times 10^3\text{ kg}

L'énergie thermique nécessaire pour augmenter la température de l'eau de \Delta T = 20\text{ K} vaut :

Q = m_{\mathrm{eau}} c_{\mathrm{e}} \Delta T

La puissance thermique moyenne minimale à fournir au cours de la durée \Delta t_{\mathrm{c}} est alors :

\mathscr{P}_{\text{th}} = \frac{Q}{\Delta t_{\mathrm{c}}} = m_{\mathrm{eau}} c_{\mathrm{e}} v_{\mathrm{c}}

En convertissant la vitesse de chauffage en \text{K}\cdot\text{s}^{-1} (v_{\mathrm{c}} = \frac{2}{3600}\text{ K}\cdot\text{s}^{-1} = \frac{1}{1800}\text{ K}\cdot\text{s}^{-1}) :

\begin{aligned} \mathscr{P}_{\text{th}} &= 1{,}2 \times 10^3 \times 4{,}2 \times 10^3 \times \frac{1}{1800} \\ &= \frac{12}{18} \times 4{,}2 \times 10^3 = \frac{2}{3} \times 4200 = 2{,}8\text{ kW} \end{aligned}
\boxed{\mathscr{P}_{\text{th}} = 2{,}8\text{ kW}}

Cette valeur théorique de 2{,}8\text{ kW} est du même ordre de grandeur et très proche de la valeur nominale de l'unité de contrôle \mathscr{P}_{\mathrm{c}} = 2{,}5\text{ kW} (écart relatif d'environ 10\%, parfaitement imputable à l'approximation sur \pi et aux pertes thermiques non nulles lors de l'essai constructeur). Le résultat est donc tout à fait cohérent.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Justifiez l'expression littérale du temps de chauffe et veillez au calcul correct du volume d'eau à chauffer.

« Expression littérale du temps de chauffe parfois fournie sans justification (simple, mais à ne pas négliger). L’expression littérale du volume d’eau à chauffer, parfois erronée, a donc induit des valeurs numériques fausses. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : flux radiatif, angle d'incidence

À quel moment de la journée le chauffage par le Soleil est-il le plus efficace ? Justifier la réponse.

Voir l'indice

Relier la puissance reçue au zénith solaire et à l'angle d'incidence des rayons lumineux sur la surface horizontale du spa (loi du cosinus de Lambert).

Voir la réponse courte

À midi solaire, l'angle zénithal est minimal, ce qui maximise le flux surfacique incident reçu et minimise l'épaisseur d'atmosphère traversée.

Voir le corrigé complet

Le chauffage par le Soleil est le plus efficace au midi solaire (vers 13 h ou 14 h selon l'heure légale en France), pour deux raisons physiques complémentaires :

  1. Effet géométrique (loi du cosinus de Lambert) : à midi solaire, le Soleil atteint sa hauteur angulaire maximale au-dessus de l'horizon. L'angle d'incidence \theta des rayons par rapport à la normale de la surface horizontale de l'eau est minimal. La puissance surfacique reçue par cette surface horizontale, proportionnelle à \cos\theta, est donc maximale.
  2. Atténuation atmosphérique minimale : l'épaisseur d'atmosphère traversée par les rayons solaires est minimale lorsque le Soleil est au plus haut dans le ciel. L'atténuation du rayonnement par diffusion (notamment la diffusion Rayleigh par les molécules d'air étudiée dans les questions suivantes) et par absorption atmosphérique est alors la plus faible.
\boxed{\text{Le chauffage par le Soleil est maximal au midi solaire.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Justifiez la réponse en distinguant puissance et puissance surfacique, et notez que le Soleil n'éclaire jamais à la verticale hors zone intertropicale.

« Par ailleurs, beaucoup de confusion entre puissance et puissance surfacique. »

« Rappelons également qu’en dehors de la zone intertropicale, à aucun instant, le soleil n’éclaire à la verticale. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : électron élastiquement lié, pulsation propre

Justifier qualitativement le fait que l'on puisse écrire l'onde électromagnétique issue du rayonnement solaire sous cette forme.

Justifier qualitativement l'apparition de cette polarisation.

Que représente ?

Voir l'indice

Invoquer l'approximation d'onde plane localement pour un observateur éloigné du Soleil, puis relier la force de rappel électronique à la pulsation propre du dipôle induit.

Voir la réponse courte

Justification de l'OPPH, de la polarisation induite sur l'électron lié et identification de \omega_0 comme pulsation de résonance atomique.

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1. Forme de l'onde électromagnétique

Le rayonnement solaire provient d'une source située à une très grande distance de la Terre (d \approx 1{,}5\times 10^{8}\text{ km}). À l'échelle de l'atmosphère locale, les surfaces d'onde sphériques sont assimilables à des plans : l'onde incidente est donc localement modélisable par une onde plane.

  • Bien que le rayonnement solaire soit polychromatique, la linéarité des équations de Maxwell permet une décomposition spectrale de Fourier : on étudie séparément chaque composante monochromatique de pulsation \omega.
  • L'onde se propage dans l'air (milieu assimilé au vide, d'indice n \approx 1) à la célérité c selon l'axe (Ox).
  • Du fait de la transversalité des ondes électromagnétiques dans le vide (\mathrm{div}\,\vec{E} = 0), le champ électrique est orthogonal à la direction de propagation (Ox), par exemple selon \widehat{e}_z pour une composante de polarisation rectiligne donnée.

L'expression \vec{E}(x,t) = E_0 \cos[\omega(t - x/c)]\,\widehat{e}_z est donc bien celle d'une onde plane progressive monochromatique (OPPM) polarisée rectilignement.

2. Apparition de la polarisation

Sous l'effet du champ électrique incident \vec{E}, les électrons des molécules d'air (\mathrm{N}_2, \mathrm{O}_2) subissent une force électrique \vec{F}_{\mathrm{e}} = -e\vec{E}. Les noyaux, plusieurs milliers de fois plus massiques que les électrons, restent pratiquement immobiles. Il en résulte un déplacement relatif \vec{r} du barycentre des charges négatives par rapport à celui des charges positives, ce qui induit un moment dipolaire instantané :

\vec{p}(t) = -e\,\vec{r}(t)

Ce moment dipolaire oscille à la même pulsation \omega que le champ excitateur et est orienté selon la même direction \widehat{e}_z.

3. Signification de \omega_0

Dans le cadre du modèle de l'électron élastiquement lié (modèle de Lorentz), \omega_0 représente la pulsation propre (ou pulsation de résonance) d'oscillation des électrons au sein de la molécule.

Voir ce qu'a relevé le jury

Assimilez l'onde à une onde plane à grande distance et invoquez le modèle de l'électron élastiquement lié plutôt que l'orientation de dipôles permanents.

« Le fait de considérer, qu’à grande distance de la source, l’onde puisse être localement assimilée à une onde plane, n’a pas été beaucoup évoqué. »

« beaucoup se sont fourvoyés en évoquant l’orientation de dipôles préexistants, en lien, parfois, avec des considérations d’électronégativité clairement hors de propos. Le phénomène de résonance a été peu évoqué. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 7

ExigeanteTemps estimé : ≈ 12 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : diffusion de rayleigh, analyse dimensionnelle

Montrer que, pour une pulsation donnée, l'éclairement (ici assimilé à la puissance surfacique moyenne) décroit selon l'axe de propagation du rayon solaire selon une loi du type . On introduira , le nombre de molécules d'air par unité de volume. Après avoir exprimé en fonction de , , , et on vérifiera la cohérence dimensionnelle de son expression.

Voir l'indice

Établir un bilan énergétique de puissance radiative sur une tranche d'atmosphère d'épaisseur \mathrm{d}x en comptabilisant le nombre de diffuseurs n\,\mathrm{d}x par unité de surface.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'éclairement incident \mathcal{E}_\omega en fonction de l'amplitude E_0 du champ électrique.
  2. Exprimer la puissance \mathscr{P} rayonnée par une molécule en fonction de \mathcal{E}_\omega et des grandeurs demandées (n, e, \mu_0, m, \kappa).
  3. Réaliser un bilan de puissance sur une tranche d'atmosphère d'épaisseur \mathrm{d}x pour obtenir l'équation différentielle régissant \mathcal{E}_\omega(x), puis intégrer.
  4. Effectuer l'analyse dimensionnelle de l'expression obtenue pour H_\omega.
Voir la réponse courte

Bilan énergétique sur une tranche atmosphérique dx avec la puissance diffusée par dipôle, établissant la décroissance exponentielle et analyse dimensionnelle.

Voir le corrigé complet

L'onde plane progressive monochromatique se propage selon l'axe (Ox) dans le sens des x croissants. Le vecteur de Poynting s'écrit :

\vec{\Pi} = \frac{\vec{E}\wedge\vec{B}}{\mu_0} = \frac{E_0^2}{\mu_0 c} \cos^2[\omega(t - x/c)]\,\widehat{e}_x

L'éclairement \mathcal{E}_\omega, assimilé à la puissance surfacique moyenne temporelle du rayonnement incident, vaut :

\mathcal{E}_\omega = \langle \|\vec{\Pi}\| \rangle = \frac{E_0^2}{2\mu_0 c} = \frac{1}{2}\varepsilon_0 c E_0^2 \quad\implies\quad E_0^2 = \frac{2\mathcal{E}_\omega}{\varepsilon_0 c}

La puissance moyenne rayonnée (diffusée) par chaque molécule d'air est donnée par :

\mathscr{P} = \frac{p_0^2\omega^4}{12\pi\varepsilon_0 c^3} = \frac{e^4 E_0^2\,\omega^4}{12\pi\varepsilon_0 c^3 m^2 (\omega_0^2 - \omega^2)^2}

En injectant E_0^2 = \dfrac{2\mathcal{E}_\omega}{\varepsilon_0 c} et en utilisant la relation de Maxwell \varepsilon_0\mu_0 c^2 = 1, soit \dfrac{1}{\varepsilon_0^2 c^4} = \mu_0^2 :

\mathscr{P} = \frac{e^4 \omega^4}{6\pi \varepsilon_0^2 c^4 m^2 (\omega_0^2 - \omega^2)^2} \mathcal{E}_\omega = \frac{\mu_0^2 e^4}{6\pi m^2} \frac{\omega^4}{(\omega_0^2 - \omega^2)^2} \mathcal{E}_\omega

En introduisant le paramètre sans dimension \kappa = \dfrac{\omega_0}{\omega}, le facteur fréquentiel se simplifie :

\frac{\omega^4}{(\omega_0^2 - \omega^2)^2} = \frac{1}{\left[\left(\frac{\omega_0}{\omega}\right)^2 - 1\right]^2} = \frac{1}{(\kappa^2 - 1)^2}

D'où l'expression de la puissance rayonnée par molécule :

\mathscr{P} = \frac{\mu_0^2 e^4}{6\pi m^2 (\kappa^2 - 1)^2} \mathcal{E}_\omega

Considérons une tranche d'atmosphère d'épaisseur \mathrm{d}x et de section droite transverse S, située entre x et x+\mathrm{d}x. Le volume S\,\mathrm{d}x contient \mathrm{d}N = n\,S\,\mathrm{d}x molécules.

En régime permanent, le flux d'énergie entrant est S\,\mathcal{E}_\omega(x) et le flux sortant est S\,\mathcal{E}_\omega(x+\mathrm{d}x). La perte d'énergie correspondante est intégralement diffusée par les molécules présentes dans la tranche :

S\,\mathcal{E}_\omega(x+\mathrm{d}x) - S\,\mathcal{E}_\omega(x) = -\,\mathrm{d}N \cdot \mathscr{P} = -\,n\,S\,\mathrm{d}x \cdot \mathscr{P}

En divisant par S\,\mathrm{d}x :

\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_\omega}{\mathrm{d}x} = -\,n\,\mathscr{P} = -\,\frac{n\mu_0^2 e^4}{6\pi m^2 (\kappa^2 - 1)^2}\mathcal{E}_\omega

Cette équation différentielle linéaire du premier ordre s'écrit sous la forme :

\frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_\omega}{\mathrm{d}x} = -\frac{\mathcal{E}_\omega}{H_\omega}

dont la solution est :

\boxed{\mathcal{E}_\omega(x) = \mathcal{E}_\omega(0)\exp\left(-\frac{x}{H_\omega}\right)}

avec la longueur caractéristique :

\boxed{H_\omega = \frac{6\pi m^2 (\kappa^2 - 1)^2}{n\mu_0^2 e^4}}

Vérification dimensionnelle : Les dimensions des grandeurs intervenant dans H_\omega sont :

  • [m] = \mathrm{M} ;
  • [e] = \mathrm{I}\cdot\mathrm{T} ;
  • [n] = \mathrm{L}^{-3} ;
  • [\kappa] = 1 (rapport de pulsations) ;
  • D'après l'unité fournie pour \mu_0 (\mathrm{kg}\cdot\mathrm{m}\cdot\mathrm{A}^{-2}\cdot\mathrm{s}^{-2}), [\mu_0] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{I}^{-2}\cdot\mathrm{T}^{-2}.

La dimension du dénominateur vaut :

\begin{aligned} [n\mu_0^2 e^4] &= \mathrm{L}^{-3} \times \left(\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{I}^{-2}\cdot\mathrm{T}^{-2}\right)^2 \times (\mathrm{I}\cdot\mathrm{T})^4 \\ &= \mathrm{L}^{-3} \cdot \mathrm{M}^2 \cdot \mathrm{L}^2 \cdot \mathrm{I}^{-4} \cdot \mathrm{T}^{-4} \cdot \mathrm{I}^4 \cdot \mathrm{T}^4 = \mathrm{M}^2 \cdot \mathrm{L}^{-1} \end{aligned}

On en déduit la dimension de H_\omega :

[H_\omega] = \frac{[m^2]}{[n\mu_0^2 e^4]} = \frac{\mathrm{M}^2}{\mathrm{M}^2\cdot\mathrm{L}^{-1}} = \mathrm{L}

H_\omega a bien la dimension d'une longueur, ce qui valide la cohérence dimensionnelle de l'expression.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Faites un schéma clair pour mener le bilan de puissance infinitésimal et reliez la puissance surfacique moyenne à l'amplitude du champ électrique.

« Compte tenu de la forme de solution proposée, les candidats ont bien cherché à établir une équation différentielle en effectuant un bilan de puissance sur un volume infinitésimal. Seuls quelques-uns ont réussi, en schématisant clairement la situation. »

« La deuxième difficulté (relier la puissance surfacique moyenne transportée par l’onde à l’amplitude du champ électrique) a bloqué certains candidats qui n’ont ainsi pas pu déterminer l’échelle de longueur caractéristique du problème. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : loi de wien, atténuation

Le Soleil est un corps noir (voir formulaire) dont la température de surface est . Estimer la valeur de .

Sachant que l'épaisseur caractéristique de l'atmosphère est de l'ordre de , que peut-on dire de l'effet d'une augmentation d'altitude sur le chauffage de l'eau du spa ?

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Utiliser la loi du déplacement de Wien pour évaluer la longueur d'onde dominante du spectre solaire, puis comparer la longueur d'atténuation H_\omega obtenue à l'épaisseur de l'atmosphère.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la longueur d'onde du maximum d'émission solaire \lambda_{\max} à l'aide de la loi du déplacement de Wien, puis en déduire la pulsation \omega correspondante et le rapport \kappa = \omega_0 / \omega.
  2. Évaluer numériquement la densité moléculaire n de l'air à l'aide du modèle du gaz parfait, puis calculer H_\omega.
  3. Comparer l'épaisseur traversée lors d'une élévation d'altitude réaliste (quelques kilomètres) à H_\omega et à l'épaisseur de l'atmosphère pour conclure sur l'effet de l'altitude.
Voir la réponse courte

Détermination de la longueur d'onde dominante par la loi de Wien, calcul numérique de H_\omega et discussion sur l'effet de l'altitude.

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D'après la loi du déplacement de Wien fournie :

\lambda_{\max} \, T_{\mathrm{S}} = 2\,900\,\mu\text{m}\cdot\text{K}

Pour T_{\mathrm{S}} = 5\,800\text{ K} :

\lambda_{\max} = \frac{2\,900 \times 10^{-6}}{5\,800} = 0{,}50\,\mu\text{m} = 500\text{ nm}

La pulsation correspondante s'écrit :

\omega = \frac{2\pi c}{\lambda_{\max}}

Avec c \approx 3{,}0 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et l'approximation \pi \approx 3 (cohérente avec \pi/3 = 1{,}0) :

\omega = \frac{2\pi \times 3{,}0 \times 10^8}{5{,}0 \times 10^{-7}} \approx 3{,}8 \times 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

Le rapport sans dimension \kappa = \omega_0 / \omega vaut donc :

\kappa = \frac{2{,}3 \times 10^{16}}{3{,}8 \times 10^{15}} \approx 6{,}1

Comme \kappa^2 \approx 37 \gg 1, on a (\kappa^2 - 1)^2 \approx \kappa^4 \approx 1{,}4 \times 10^3.

La densité volumique de molécules n au niveau du sol (P_0 = 1{,}0\text{ bar} = 1{,}0 \times 10^5\text{ Pa}, T \approx 288\text{ K}) est obtenue par la loi des gaz parfaits :

n = \frac{\mathcal{N}_{\mathrm{A}} P_0}{R T} = \frac{6{,}0 \times 10^{23} \times 1{,}0 \times 10^5}{8{,}3 \times 288} \approx 2{,}5 \times 10^{25}\text{ m}^{-3}

En injectant ces grandeurs dans l'expression de H_\omega établie à la question 7 :

\begin{aligned} H_\omega &= \frac{6\pi m^2 (\kappa^2 - 1)^2}{n \mu_0^2 e^4} \\ H_\omega &\approx \frac{6 \times 3{,}14 \times (9{,}1 \times 10^{-31})^2 \times 1{,}4 \times 10^3}{2{,}5 \times 10^{25} \times (4\pi \times 10^{-7})^2 \times (1{,}6 \times 10^{-19})^4} \approx 8 \times 10^5\text{ m} \end{aligned}
\boxed{H_\omega \approx 8 \times 10^2\text{ km}}

L'épaisseur totale de l'atmosphère étant L_{\text{atm}} \sim 100\text{ km}, on a L_{\text{atm}} \ll H_\omega : l'atténuation totale par diffusion Rayleigh à travers toute l'épaisseur de l'atmosphère n'est que de l'ordre de 1 - \mathrm{e}^{-100/800} \approx 12\%.

Une variation d'altitude accessible à un utilisateur de spa (typiquement \Delta z \sim 1 \text{ à } 2\text{ km}) correspond à une variation relative de chemin optique dans l'atmosphère extrêmement faible :

\frac{\Delta z}{H_\omega} \sim \frac{1\text{ km}}{800\text{ km}} \sim 10^{-3}

Conclusion : L'effet d'une augmentation d'altitude sur le flux solaire reçu par l'eau du spa du fait de la moindre diffusion Rayleigh est minime (gain inférieur à 1\%) et donc tout à fait négligeable sur le chauffage naturel du spa.

Résultat

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Soignez l'application numérique et analysez l'influence de l'altitude sur ce mode de chauffage.

« Des applications numériques peu maîtrisées. Quelques bonnes intuitions quant à l’effet de l’altitude sur ce mode de chauffage. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2024 ?

Surtout 4 chapitres : Mécanique des fluides (30 % des questions, partie III), Premier et second principes de la thermodynamique (18 %), Diffusion thermique et diffusion de particules (16 %) et Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (14 %). Plus ponctuellement : Ondes électromagnétiques dans les milieux, Rayonnement thermique et Amplificateur linéaire intégré et oscillateurs électroniques.

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2024 dès la première année (PCSI) ?

Peu : 5 questions sur 22 (23 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la sous-partie I.A (Q1 à Q3), ainsi que Q4 et Q5. Avec les autres programmes de première année : 5 en MPSI, 5 en PTSI, 5 en MP2I, 5 en TSI1 et 5 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2024 ?

Environ 2 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 3 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2024 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q7 (diffusion de rayleigh), Q20 (équation d'euler) et Q21 (régime quasi stationnaire).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2024 ?

Questions de cours : Q6 (électron élastiquement lié), Q9 (résistance thermique), Q14 (modèle de drude) et Q17 (conservation de la masse). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q4 (premier principe), Q10 (résistance thermique), Q13 (loi d'ohm locale), Q16 (comparateur), Q18 (relation de bernoulli) et Q19 (vidange d'un réservoir).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2024 ?

Questions rapides et accessibles (difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 min au plus) : Q1 à Q6, Q11, Q12, Q14, Q17 et Q18. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q7, Q10, Q13 et Q21.

Quelle a été la moyenne au sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2024 ?

Moyenne : 11,1/20 (écart-type 4,04, 3 549 présents).

Pourquoi additionner les conductances thermiques plutôt que les résistances en Q10 ?

Parce que les parois latérales, le fond et la surface libre sont soumis au même écart de température entre l'eau et le milieu extérieur. Les flux thermiques s'ajoutent en parallèle : la conductance thermique équivalente est donc la somme des conductances de chaque paroi.

Peut-on appliquer directement le théorème de Bernoulli usuel en Q20 ?

Non : l'écoulement étant instationnaire, le terme d'accélération locale \partial\vec{v}/\partial t ne s'annule pas. Son intégration le long de la ligne de courant de longueur \ell, où la vitesse spatiale est uniforme, fait apparaître le terme d'inertie \ell\,\mathrm{d}v_{\mathrm{t}}/\mathrm{d}t demandé.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.