Corrigé détaillé Mines Physique 1 PC 2024
Analyse physique d'un spa
- 22 questions corrigées
- Sujet accessible
- Faisable en PCSI : 5 questions sur 22, partie I.A
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet accessible · Mécanique des fluides, Premier et second principes de la thermodynamique, Diffusion thermique et diffusion de particules · 8 incontournables · 5 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet aborde le fonctionnement complet d'un spa gonflable à travers une modélisation multi-physique très concrète et accessible. Il balaye un spectre remarquablement large du programme de la filière PC en combinant thermodynamique élémentaire, bilans thermiques avec résistances de conduction et de convection, modèle dipolaire de la diffusion Rayleigh dans l'atmosphère, conduction électrique selon Drude, électronique de commande avec ALI en régime saturé, et dynamique des fluides parfaits en écoulement instationnaire.
Les calculs sont guidés sans technicité mathématique excessive, privilégiant l'analyse dimensionnelle, la cohérence des ordres de grandeur et l'interprétation physique. C'est une excellente épreuve de synthèse pour réviser transversalement les outils fondamentaux de PC avant les écrits des concours.
- Difficulté
- Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
- Temps estimé
- ≈ 2 h 05 pour tout traiter, pour une épreuve de 3 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Mécanique des fluides30 %
- Premier et second principes de la thermodynamique18 %
- Diffusion thermique et diffusion de particules16 %
- Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide14 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en PCSI : 5 questions sur 22, partie I.A.
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Sommaire
22 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
22 questionsPartie I : Installation du spa
A · Gonflage
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : débit volumique
Quel est le débit volumique moyen de la pompe en litres par seconde ?
Voir l'indiceIndice
Calculer le volume de la couronne cylindrique formant l'enveloppe du spa à partir des diamètres intérieur et extérieur, puis diviser par la durée de gonflage.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul direct du débit volumique moyen D_{\mathrm{p}} = V/t_{\mathrm{g}} à partir des données de volume et de temps de gonflage.
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L'enveloppe gonflable du spa a la forme d'un cylindre creux (un anneau cylindrique) délimité par les diamètres extérieur d_{\text{ext}} et intérieur d_{\text{int}}, sur une hauteur H. Le tapis de fond en plastique n'étant pas gonflable, le volume d'air nécessaire pour gonfler la structure à sa forme définitive sous la pression atmosphérique est :
D'après le formulaire, on prend \dfrac{\pi}{4} = 0,8. Avec d_{\text{ext}} = 2,0\text{ m}, d_{\text{int}} = \sqrt{2}\text{ m} et H = 1,0\text{ m} :
Le temps de gonflage étant t_{\text{g}} = 10\text{ min} = 600\text{ s}, le débit volumique moyen de la pompe s'écrit :
Soit numériquement :
Résultat
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Attention à l'expression littérale du volume à gonfler, aux conversions d'unités de volume et au calcul numérique.
« l’expression littérale du volume à gonfler a posé problème à un nombre important de candidats. De plus, certains, malgré une expression littérale correcte du débit cherché n’ont pas obtenu une valeur numérique satisfaisante (calcul numérique ou confusion dans les unités de volume). »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : gaz parfait, bilan de matière
Une fois gonflé en un temps , le volume du spa reste constant. Si l'utilisateur oublie d'arrêter la pompe, au bout de combien de temps la valve de surpression s'ouvre-t-elle ? On supposera ici que la température de l'air dans l'enveloppe reste constante.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la loi des gaz parfaits pour le volume d'air constant ; la pompe injectant un débit molaire (ou volumique à la pression extérieure) constant, relier la variation relative de pression à la durée additionnelle de pompage.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la quantité de matière d'air contenue dans l'enveloppe à l'instant du gonflage t_{\text{g}} à la pression atmosphérique P_0, puis au moment de l'ouverture de la valve à la pression P_0 + \delta p, à volume V et température T constants.
- Relier la variation de quantité de matière au débit molaire apporté par la pompe (qui aspire de l'air aux conditions extérieures (P_0, T) avec le débit volumique D_{\text{p}}).
- En déduire la durée supplémentaire \Delta t ou la durée totale écoulée depuis le début du gonflage.
Voir la réponse courteRéponse courte
Modèle du gaz parfait à température et volume constants pour relier la surpression maximale à la quantité d'air ajoutée.
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À l'instant t_{\text{g}}, l'enveloppe a atteint son volume définitif V à la pression atmosphérique P_0 = 1\text{ bar}. La quantité d'air emprisonnée est, d'après l'équation d'état des gaz parfaits :
Pour t > t_{\text{g}}, le volume V et la température T restent constants. La pompe continue d'injecter de l'air prélevé dans l'atmosphère extérieure à la pression P_0 et à la température T. Le débit molaire d'air entrant s'écrit :
Pendant une durée supplémentaire \Delta t après t_{\text{g}}, la quantité de matière ajoutée est :
La valve s'ouvre lorsque la surpression atteint le seuil \delta p = 0{,}1\text{ bar}, soit à la pression intérieure P = P_0 + \delta p. La quantité de matière correspondante vaut :
En égalant les deux expressions de \Delta n, et sachant d'après la question 1 que V = D_{\text{p}} t_{\text{g}}, on obtient :
L'application numérique donne :
La valve s'ouvre donc au bout d'un temps total t = t_{\text{g}} + \Delta t depuis la mise en marche de la pompe :
Résultat
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Il faut justifier précisément l'analyse du remplissage sans supposer d'emblée une proportionnalité non démontrée entre pression et temps.
« Beaucoup de candidats se sont livrés à une analyse erronée du processus en jeu. Certains ont affirmé, sans justification précise, la proportionnalité entre pression du gaz à l’intérieur et temps de remplissage, ce qui est clairement insuffisant. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : gaz parfait, transformation isochore
Le spa est gonflé en un matin à . En supposant que la pression extérieure et que le volume de l'enveloppe du spa restent constants au cours de la journée mais que la température extérieure peut augmenter, à partir de quelle température la valve de surpression s'ouvre-t-elle ?
Voir l'indiceIndice
Appliquer la loi d'Amontons (gaz parfait à volume et quantité de matière constants) entre le matin à température initiale et le moment où la surpression atteint le seuil d'ouverture.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application de la loi des gaz parfaits à volume constant (P/T = \text{cste}) pour trouver la température de déclenchement de la valve.
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À la fin du temps de gonflage t_{\mathrm{g}}, la pompe est arrêtée. L'air enfermé dans l'enveloppe constitue un système fermé de quantité de matière n constante, occupant un volume fixé V.
Dans l'état initial (le matin), l'air est à l'équilibre mécanique et thermique avec l'extérieur :
Au cours de la journée, la température extérieure augmente et l'air intérieur s'équilibre thermiquement avec le milieu extérieur (T_{\mathrm{int}} = T). La transformation étant isochore pour le gaz parfait contenu dans l'enveloppe :
La valve de surpression s'ouvre dès que la surpression atteint le seuil \delta p = 0{,}1\text{ bar}, soit pour une pression intérieure :
La température T_2 correspondante s'exprime donc par :
L'élévation de température nécessaire est :
D'où la température d'ouverture :
Avec deux chiffres significatifs :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Veillez à maîtriser la conversion entre degrés Celsius et kelvins lors des applications numériques.
« En revanche, de nombreux problèmes numériques dus au passage non maîtrisé des °C aux K (ou réciproquement). »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
B · Chauffage de l'eau
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : premier principe, capacité thermique
Estimer la durée nécessaire pour atteindre la température maximale de depuis une température initiale de .
La puissance de chauffage de l'unité de contrôle indiquée sur le manuel est : est-ce cohérent avec le résultat précédent ?
Voir l'indiceIndice
Calculer le temps de montée thermique via la vitesse de chauffe, puis évaluer la capacité thermique totale de la masse d'eau pour en déduire la puissance minimale requise par bilan d'énergie.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer la durée de chauffe directement à partir de l'écart de température \Delta T et de la vitesse de montée en température v_{\mathrm{c}}.
- Calculer le volume puis la masse d'eau contenue dans le spa en utilisant les dimensions fournies.
- Évaluer la puissance thermique nécessaire pour assurer cet échauffement à l'aide du premier principe de la thermodynamique et la comparer à la valeur nominale \mathscr{P}_{\mathrm{c}} = 2{,}5\text{ kW}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan d'énergie sur l'eau \Delta H = m c \Delta T = \mathscr{P}_{\mathrm{c}} \Delta t pour déterminer la durée de chauffage et comparaison aux spécifications.
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La vitesse de chauffage annoncée par le constructeur étant constante et égale à v_{\mathrm{c}} = 2^\circ\mathrm{C}\cdot\mathrm{h}^{-1}, la durée nécessaire pour élever la température de T_{\mathrm{i}} = 20^\circ\mathrm{C} à T_{\mathrm{f}} = 40^\circ\mathrm{C} est donnée par :
Application numérique :
Pour évaluer la cohérence avec la puissance annoncée \mathscr{P}_{\mathrm{c}} = 2{,}5\text{ kW}, calculons la puissance thermique théorique \mathscr{P}_{\text{th}} requise pour chauffer l'eau à ce rythme, en l'absence de pertes thermiques.
L'eau occupe le cylindre intérieur de diamètre d_{\text{int}} sur une hauteur h_{\mathrm{e}}. Son volume vaut :
Avec les données de l'énoncé et la convention \frac{\pi}{4} = 0{,}8 :
La masse d'eau correspondante est donc :
L'énergie thermique nécessaire pour augmenter la température de l'eau de \Delta T = 20\text{ K} vaut :
La puissance thermique moyenne minimale à fournir au cours de la durée \Delta t_{\mathrm{c}} est alors :
En convertissant la vitesse de chauffage en \text{K}\cdot\text{s}^{-1} (v_{\mathrm{c}} = \frac{2}{3600}\text{ K}\cdot\text{s}^{-1} = \frac{1}{1800}\text{ K}\cdot\text{s}^{-1}) :
Cette valeur théorique de 2{,}8\text{ kW} est du même ordre de grandeur et très proche de la valeur nominale de l'unité de contrôle \mathscr{P}_{\mathrm{c}} = 2{,}5\text{ kW} (écart relatif d'environ 10\%, parfaitement imputable à l'approximation sur \pi et aux pertes thermiques non nulles lors de l'essai constructeur). Le résultat est donc tout à fait cohérent.
Résultat
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Justifiez l'expression littérale du temps de chauffe et veillez au calcul correct du volume d'eau à chauffer.
« Expression littérale du temps de chauffe parfois fournie sans justification (simple, mais à ne pas négliger). L’expression littérale du volume d’eau à chauffer, parfois erronée, a donc induit des valeurs numériques fausses. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : flux radiatif, angle d'incidence
À quel moment de la journée le chauffage par le Soleil est-il le plus efficace ? Justifier la réponse.
Voir l'indiceIndice
Relier la puissance reçue au zénith solaire et à l'angle d'incidence des rayons lumineux sur la surface horizontale du spa (loi du cosinus de Lambert).
Voir la réponse courteRéponse courte
À midi solaire, l'angle zénithal est minimal, ce qui maximise le flux surfacique incident reçu et minimise l'épaisseur d'atmosphère traversée.
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Le chauffage par le Soleil est le plus efficace au midi solaire (vers 13 h ou 14 h selon l'heure légale en France), pour deux raisons physiques complémentaires :
- Effet géométrique (loi du cosinus de Lambert) : à midi solaire, le Soleil atteint sa hauteur angulaire maximale au-dessus de l'horizon. L'angle d'incidence \theta des rayons par rapport à la normale de la surface horizontale de l'eau est minimal. La puissance surfacique reçue par cette surface horizontale, proportionnelle à \cos\theta, est donc maximale.
- Atténuation atmosphérique minimale : l'épaisseur d'atmosphère traversée par les rayons solaires est minimale lorsque le Soleil est au plus haut dans le ciel. L'atténuation du rayonnement par diffusion (notamment la diffusion Rayleigh par les molécules d'air étudiée dans les questions suivantes) et par absorption atmosphérique est alors la plus faible.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Justifiez la réponse en distinguant puissance et puissance surfacique, et notez que le Soleil n'éclaire jamais à la verticale hors zone intertropicale.
« Par ailleurs, beaucoup de confusion entre puissance et puissance surfacique. »
« Rappelons également qu’en dehors de la zone intertropicale, à aucun instant, le soleil n’éclaire à la verticale. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : électron élastiquement lié, pulsation propre
Justifier qualitativement le fait que l'on puisse écrire l'onde électromagnétique issue du rayonnement solaire sous cette forme.
Justifier qualitativement l'apparition de cette polarisation.
Que représente ?
Voir l'indiceIndice
Invoquer l'approximation d'onde plane localement pour un observateur éloigné du Soleil, puis relier la force de rappel électronique à la pulsation propre du dipôle induit.
Voir la réponse courteRéponse courte
Justification de l'OPPH, de la polarisation induite sur l'électron lié et identification de \omega_0 comme pulsation de résonance atomique.
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1. Forme de l'onde électromagnétique
Le rayonnement solaire provient d'une source située à une très grande distance de la Terre (d \approx 1{,}5\times 10^{8}\text{ km}). À l'échelle de l'atmosphère locale, les surfaces d'onde sphériques sont assimilables à des plans : l'onde incidente est donc localement modélisable par une onde plane.
- Bien que le rayonnement solaire soit polychromatique, la linéarité des équations de Maxwell permet une décomposition spectrale de Fourier : on étudie séparément chaque composante monochromatique de pulsation \omega.
- L'onde se propage dans l'air (milieu assimilé au vide, d'indice n \approx 1) à la célérité c selon l'axe (Ox).
- Du fait de la transversalité des ondes électromagnétiques dans le vide (\mathrm{div}\,\vec{E} = 0), le champ électrique est orthogonal à la direction de propagation (Ox), par exemple selon \widehat{e}_z pour une composante de polarisation rectiligne donnée.
L'expression \vec{E}(x,t) = E_0 \cos[\omega(t - x/c)]\,\widehat{e}_z est donc bien celle d'une onde plane progressive monochromatique (OPPM) polarisée rectilignement.
2. Apparition de la polarisation
Sous l'effet du champ électrique incident \vec{E}, les électrons des molécules d'air (\mathrm{N}_2, \mathrm{O}_2) subissent une force électrique \vec{F}_{\mathrm{e}} = -e\vec{E}. Les noyaux, plusieurs milliers de fois plus massiques que les électrons, restent pratiquement immobiles. Il en résulte un déplacement relatif \vec{r} du barycentre des charges négatives par rapport à celui des charges positives, ce qui induit un moment dipolaire instantané :
Ce moment dipolaire oscille à la même pulsation \omega que le champ excitateur et est orienté selon la même direction \widehat{e}_z.
3. Signification de \omega_0
Dans le cadre du modèle de l'électron élastiquement lié (modèle de Lorentz), \omega_0 représente la pulsation propre (ou pulsation de résonance) d'oscillation des électrons au sein de la molécule.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Assimilez l'onde à une onde plane à grande distance et invoquez le modèle de l'électron élastiquement lié plutôt que l'orientation de dipôles permanents.
« Le fait de considérer, qu’à grande distance de la source, l’onde puisse être localement assimilée à une onde plane, n’a pas été beaucoup évoqué. »
« beaucoup se sont fourvoyés en évoquant l’orientation de dipôles préexistants, en lien, parfois, avec des considérations d’électronégativité clairement hors de propos. Le phénomène de résonance a été peu évoqué. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 7
ExigeanteTemps estimé : ≈ 12 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : diffusion de rayleigh, analyse dimensionnelle
Montrer que, pour une pulsation donnée, l'éclairement (ici assimilé à la puissance surfacique moyenne) décroit selon l'axe de propagation du rayon solaire selon une loi du type . On introduira , le nombre de molécules d'air par unité de volume. Après avoir exprimé en fonction de , , , et on vérifiera la cohérence dimensionnelle de son expression.
Voir l'indiceIndice
Établir un bilan énergétique de puissance radiative sur une tranche d'atmosphère d'épaisseur \mathrm{d}x en comptabilisant le nombre de diffuseurs n\,\mathrm{d}x par unité de surface.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'éclairement incident \mathcal{E}_\omega en fonction de l'amplitude E_0 du champ électrique.
- Exprimer la puissance \mathscr{P} rayonnée par une molécule en fonction de \mathcal{E}_\omega et des grandeurs demandées (n, e, \mu_0, m, \kappa).
- Réaliser un bilan de puissance sur une tranche d'atmosphère d'épaisseur \mathrm{d}x pour obtenir l'équation différentielle régissant \mathcal{E}_\omega(x), puis intégrer.
- Effectuer l'analyse dimensionnelle de l'expression obtenue pour H_\omega.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan énergétique sur une tranche atmosphérique dx avec la puissance diffusée par dipôle, établissant la décroissance exponentielle et analyse dimensionnelle.
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L'onde plane progressive monochromatique se propage selon l'axe (Ox) dans le sens des x croissants. Le vecteur de Poynting s'écrit :
L'éclairement \mathcal{E}_\omega, assimilé à la puissance surfacique moyenne temporelle du rayonnement incident, vaut :
La puissance moyenne rayonnée (diffusée) par chaque molécule d'air est donnée par :
En injectant E_0^2 = \dfrac{2\mathcal{E}_\omega}{\varepsilon_0 c} et en utilisant la relation de Maxwell \varepsilon_0\mu_0 c^2 = 1, soit \dfrac{1}{\varepsilon_0^2 c^4} = \mu_0^2 :
En introduisant le paramètre sans dimension \kappa = \dfrac{\omega_0}{\omega}, le facteur fréquentiel se simplifie :
D'où l'expression de la puissance rayonnée par molécule :
Considérons une tranche d'atmosphère d'épaisseur \mathrm{d}x et de section droite transverse S, située entre x et x+\mathrm{d}x. Le volume S\,\mathrm{d}x contient \mathrm{d}N = n\,S\,\mathrm{d}x molécules.
En régime permanent, le flux d'énergie entrant est S\,\mathcal{E}_\omega(x) et le flux sortant est S\,\mathcal{E}_\omega(x+\mathrm{d}x). La perte d'énergie correspondante est intégralement diffusée par les molécules présentes dans la tranche :
En divisant par S\,\mathrm{d}x :
Cette équation différentielle linéaire du premier ordre s'écrit sous la forme :
dont la solution est :
avec la longueur caractéristique :
Vérification dimensionnelle : Les dimensions des grandeurs intervenant dans H_\omega sont :
- [m] = \mathrm{M} ;
- [e] = \mathrm{I}\cdot\mathrm{T} ;
- [n] = \mathrm{L}^{-3} ;
- [\kappa] = 1 (rapport de pulsations) ;
- D'après l'unité fournie pour \mu_0 (\mathrm{kg}\cdot\mathrm{m}\cdot\mathrm{A}^{-2}\cdot\mathrm{s}^{-2}), [\mu_0] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{I}^{-2}\cdot\mathrm{T}^{-2}.
La dimension du dénominateur vaut :
On en déduit la dimension de H_\omega :
H_\omega a bien la dimension d'une longueur, ce qui valide la cohérence dimensionnelle de l'expression.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Faites un schéma clair pour mener le bilan de puissance infinitésimal et reliez la puissance surfacique moyenne à l'amplitude du champ électrique.
« Compte tenu de la forme de solution proposée, les candidats ont bien cherché à établir une équation différentielle en effectuant un bilan de puissance sur un volume infinitésimal. Seuls quelques-uns ont réussi, en schématisant clairement la situation. »
« La deuxième difficulté (relier la puissance surfacique moyenne transportée par l’onde à l’amplitude du champ électrique) a bloqué certains candidats qui n’ont ainsi pas pu déterminer l’échelle de longueur caractéristique du problème. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : loi de wien, atténuation
Le Soleil est un corps noir (voir formulaire) dont la température de surface est . Estimer la valeur de .
Sachant que l'épaisseur caractéristique de l'atmosphère est de l'ordre de , que peut-on dire de l'effet d'une augmentation d'altitude sur le chauffage de l'eau du spa ?
Voir l'indiceIndice
Utiliser la loi du déplacement de Wien pour évaluer la longueur d'onde dominante du spectre solaire, puis comparer la longueur d'atténuation H_\omega obtenue à l'épaisseur de l'atmosphère.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer la longueur d'onde du maximum d'émission solaire \lambda_{\max} à l'aide de la loi du déplacement de Wien, puis en déduire la pulsation \omega correspondante et le rapport \kappa = \omega_0 / \omega.
- Évaluer numériquement la densité moléculaire n de l'air à l'aide du modèle du gaz parfait, puis calculer H_\omega.
- Comparer l'épaisseur traversée lors d'une élévation d'altitude réaliste (quelques kilomètres) à H_\omega et à l'épaisseur de l'atmosphère pour conclure sur l'effet de l'altitude.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination de la longueur d'onde dominante par la loi de Wien, calcul numérique de H_\omega et discussion sur l'effet de l'altitude.
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D'après la loi du déplacement de Wien fournie :
Pour T_{\mathrm{S}} = 5\,800\text{ K} :
La pulsation correspondante s'écrit :
Avec c \approx 3{,}0 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et l'approximation \pi \approx 3 (cohérente avec \pi/3 = 1{,}0) :
Le rapport sans dimension \kappa = \omega_0 / \omega vaut donc :
Comme \kappa^2 \approx 37 \gg 1, on a (\kappa^2 - 1)^2 \approx \kappa^4 \approx 1{,}4 \times 10^3.
La densité volumique de molécules n au niveau du sol (P_0 = 1{,}0\text{ bar} = 1{,}0 \times 10^5\text{ Pa}, T \approx 288\text{ K}) est obtenue par la loi des gaz parfaits :
En injectant ces grandeurs dans l'expression de H_\omega établie à la question 7 :
L'épaisseur totale de l'atmosphère étant L_{\text{atm}} \sim 100\text{ km}, on a L_{\text{atm}} \ll H_\omega : l'atténuation totale par diffusion Rayleigh à travers toute l'épaisseur de l'atmosphère n'est que de l'ordre de 1 - \mathrm{e}^{-100/800} \approx 12\%.
Une variation d'altitude accessible à un utilisateur de spa (typiquement \Delta z \sim 1 \text{ à } 2\text{ km}) correspond à une variation relative de chemin optique dans l'atmosphère extrêmement faible :
Conclusion : L'effet d'une augmentation d'altitude sur le flux solaire reçu par l'eau du spa du fait de la moindre diffusion Rayleigh est minime (gain inférieur à 1\%) et donc tout à fait négligeable sur le chauffage naturel du spa.
Résultat
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Soignez l'application numérique et analysez l'influence de l'altitude sur ce mode de chauffage.
« Des applications numériques peu maîtrisées. Quelques bonnes intuitions quant à l’effet de l’altitude sur ce mode de chauffage. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Partie II : Utilisation du spa
A · Pertes calorifiques
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : résistance thermique, loi de fourier
Définir la notion de résistance thermique.
Exprimer, en fonction des variables du problème, la résistance thermique de conduction des parois verticales du spa notée (on se placera en symétrie cylindrique), ainsi que celle, notée , du « tapis » d'herbe sous l'installation.
Voir l'indiceIndice
Définir la résistance thermique comme le rapport de l'écart de température sur le flux thermique surfacique intégré. Intégrer la loi de Fourier en coordonnées cylindriques pour la paroi et cartésiennes pour le tapis d'herbe.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition générale de la résistance thermique par analogie avec la loi d'Ohm électrique.
- Établir l'expression de la résistance thermique de conduction en coordonnées cylindriques pour la paroi d'air latérale du spa à partir de la loi de Fourier et de la conservation du flux en régime stationnaire.
- Exprimer la résistance thermique de conduction plane à travers le tapis d'herbe sous l'installation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition de la résistance thermique, intégration de la loi de Fourier en géométries cylindrique et plane pour obtenir R_{\mathrm{p}} et R_{\mathrm{t}}.
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1. Définition de la résistance thermique
Par analogie formelle avec la loi d'Ohm en électrocinétique (U = R_{\text{él}} I), la résistance thermique R_{\mathrm{th}} d'un milieu séparant deux zones isothermes de températures respectives T_1 et T_2 traversé par un flux thermique \Phi (puissance thermique transférée) en régime stationnaire est définie par :
Elle s'exprime en \mathrm{K}\cdot\mathrm{W}^{-1}.
2. Résistance thermique de conduction de la paroi latérale R_{\mathrm{p}}
On modélise l'enveloppe gonflable verticale par un cylindre creux d'air de hauteur H, compris entre le rayon intérieur r_{\text{int}} = d_{\text{int}}/2 et le rayon extérieur r_{\text{ext}} = d_{\text{ext}}/2. L'épaisseur du plastique étant négligée, le milieu conducteur est l'air de conductivité thermique \lambda_{\mathrm{a}}.
En adoptant les coordonnées cylindriques d'axe vertical et compte tenu de la symétrie axiale, la température ne dépend que de la coordonnée radiale r : T = T(r).
D'après la loi de Fourier, la densité de flux thermique s'écrit \vec{j}_{\mathrm{th}} = -\lambda_{\mathrm{a}} \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r}\,\widehat{e}_r. Le flux thermique à travers un cylindre de rayon r et de hauteur H est donc :
En régime stationnaire et en l'absence de terme source volumique, le flux thermique est conservatif : \Phi(r) = \Phi = \text{cte}. On sépare les variables :
En intégrant entre le rayon intérieur r_{\text{int}} et le rayon extérieur r_{\text{ext}} :
Par identification avec la relation \Delta T = R_{\mathrm{p}} \Phi, on obtient :
3. Résistance thermique de conduction du tapis d'herbe R_{\mathrm{t}}
Le tapis d'herbe d'épaisseur e_{\mathrm{h}} et de conductivité \lambda_{\mathrm{h}} est soumis à un transfert thermique unidimensionnel selon la direction verticale. À travers une surface d'échange S_{\mathrm{t}}, le flux s'exprime selon la loi de conduction plane :
Sous toute l'emprise au sol de l'installation, la surface de contact circulaire est de diamètre d_{\text{ext}}, soit S_{\mathrm{t}} = \frac{\pi d_{\text{ext}}^2}{4} (ou S_{\mathrm{int}} = \frac{\pi d_{\text{int}}^2}{4} si l'on considère uniquement la surface au fond de l'eau).
La résistance thermique s'écrit donc :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Donnez une définition générale rigoureuse en précisant le régime quasi stationnaire et maîtrisez le calcul en coordonnées cylindriques pour les parois.
« Manque de rigueur dans la définition de la résistance thermique. En outre, certains candidats confondent définition et expression dans une géométrie particulière. De plus, le régime quasi stationnaire n’est pas évoqué (rares exceptions). »
« En revanche, beaucoup de confusion pour la résistance des parois verticales (coordonnées cylindriques non maîtrisées sauf dans quelques rares cas). »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : résistance thermique, bilan thermique
Montrer que l'écart de température est de la forme et calculer le temps caractéristique dont on commentera la valeur.
Voir l'indiceIndice
Traduire le premier principe de la thermodynamique appliqué à l'eau du spa en sommant les conductances thermiques de fuite (parois latérales, fond et surface libre).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les différents modes et voies de transfert thermique entre l'eau du spa à T_{\mathrm{int}}(t) et l'extérieur à T_{\mathrm{ext}} afin de modéliser le réseau de résistances thermiques équivalent R_{\text{eq}}.
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique à l'eau du spa pendant une durée élémentaire \mathrm{d}t pour obtenir l'équation différentielle régissant T_{\mathrm{int}}(t).
- Intégrer l'équation différentielle, calculer numériquement \tau = R_{\text{eq}} C et commenter sa valeur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan d'énergie sur l'eau avec les résistances thermiques en parallèle, équation différentielle du premier ordre et temps caractéristique de refroidissement.
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1. Bilan thermique et équation différentielle
On applique le premier principe de la thermodynamique au système fermé constitué par l'eau du spa, de masse m_{\mathrm{eau}} = \rho_{\mathrm{e}} V_{\mathrm{eau}} = 1{,}2 \times 10^3\text{ kg} (d'après la question Q4) et de capacité thermique C = m_{\mathrm{eau}} c_{\mathrm{e}}, supposée à température uniforme T_{\mathrm{int}}(t).
Pendant la durée \mathrm{d}t, en l'absence de travail utile et en régime quasi-stationnaire :
où \Phi_{\mathrm{pertes}} = \dfrac{T_{\mathrm{int}}(t) - T_{\mathrm{ext}}}{R_{\text{eq}}} désigne le flux thermique total perdu vers l'extérieur à travers la résistance thermique équivalente R_{\text{eq}}.
L'équation différentielle vérifiée par l'écart de température \theta(t) = T_{\mathrm{int}}(t) - T_{\mathrm{ext}} s'écrit donc :
Par intégration avec la condition initiale \theta(0) = T_{\mathrm{int}}(0) - T_{\mathrm{ext}}, on obtient bien :
2. Détermination de la résistance équivalente R_{\text{eq}}
Les déperditions thermiques de l'eau s'effectuent par trois voies en parallèle :
- la surface libre de l'eau en contact avec l'air (convection) : R_{\mathrm{surf}} = R_{\mathrm{s}} = 6 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} ;
- le fond en contact avec le sol à travers l'herbe tassée (conduction) : R_{\mathrm{fond}} = R_{\mathrm{t}} = 5 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} ;
- les parois latérales verticales (convection eau-paroi puis conduction dans l'enveloppe en série) : R_{\mathrm{lat}} = R_{\mathrm{pc}} + R_{\mathrm{p}} \approx R_{\mathrm{p}} = 3\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} puisque R_{\mathrm{p}} \gg R_{\mathrm{pc}}.
La conductance thermique globale associée à ces trois branches en parallèle vaut :
soit R_{\text{eq}} \approx \dfrac{1}{37} \approx 2{,}7 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}.
3. Calcul de la capacité thermique et du temps caractéristique \tau
La capacité thermique de l'eau vaut :
On en déduit la constante de temps :
Commentaire : La valeur élevée de \tau (environ 1,5 jour) s'explique par la très grande inertie thermique de la masse d'eau (1{,}2\text{ tonne}) associée à la capacité thermique massique élevée de l'eau. Cela justifie pleinement l'hypothèse de régime quasi-stationnaire formulée dans l'énoncé. Toutefois, à l'échelle d'une journée (24\text{ h}), la baisse de température reste importante (environ 6^\circ\text{C}), ce qui motive l'utilisation d'une couverture et d'un tapis de sol isolant.
Résultat
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Attention aux signes dans les échanges lors du bilan thermique pour éviter une solution divergente, et vérifiez l'homogénéité du schéma équivalent.
« Pour l’association des résistances, beaucoup de tentatives de schéma équivalent (beaucoup d’erreurs y compris d’homogénéité). »
« Bilan thermique en général mal maîtrisé (problème de signe dans les échanges), d’où parfois une équation différentielle à solution divergente, ce qui aurait dû interpeller le candidat. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : résistance thermique
Estimer le gain obtenu sur le temps caractéristique en installant la toile de sol et la couverture.
Voir l'indiceIndice
Recalculer les résistances thermiques du fond et du sommet en y ajoutant en série les résistances de conduction de la toile de sol et de la couverture gonflable.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer les nouvelles résistances thermiques associées au fond (ajout de la toile de sol) et à la surface supérieure (ajout de la couverture gonflable).
- En déduire la nouvelle conductance thermique équivalente G_{\text{eq}}' du spa isolé.
- Calculer le nouveau temps caractéristique \tau' = C / G_{\text{eq}}' et en déduire le gain en durée (facteur multiplicatif et écart absolu).
Voir la réponse courteRéponse courte
Association en série des résistances thermiques additionnelles et calcul du gain obtenu sur la durée de refroidissement.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Modification des échanges par le sol
L'ajout de la toile de sol de bulles d'air d'épaisseur e_{\mathrm{t}} = 5\text{ mm} intercale une résistance thermique de conduction supplémentaire en série avec le tapis d'herbe. Avec une surface au sol S_{\text{sol}} = \frac{\pi}{4} d_{\text{ext}}^2 = 0{,}8 \times 2{,}0^2 = 3{,}2\text{ m}^2 (identique à celle utilisée pour R_{\mathrm{t}} à la question Q9) :
La nouvelle résistance thermique au niveau du sol vaut donc :
d'où une conductance thermique résiduelle vers le sol :
2. Modification des échanges par la surface supérieure
La couverture gonflée d'air d'épaisseur e_{\mathrm{s}} = 25\text{ cm} recouvre le dessus du spa. Sa résistance thermique de conduction s'écrit (en prenant S = S_{\text{sol}} = 3{,}2\text{ m}^2) :
(si l'on considérait uniquement la section intérieure de l'eau S_{\text{int}} = 1{,}6\text{ m}^2, on trouverait R_{\text{couv}} \approx 6{,}3\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}).
Dans les deux cas, cette résistance est très supérieure à la résistance convective initiale R_{\mathrm{s}} = 6 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} ainsi qu'aux résistances convectives sur les faces de la couverture. La résistance thermique totale par le haut devient de l'ordre de R_{\text{haut}}' \approx 3\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}, ce qui donne une conductance résiduelle quasi négligeable :
3. Bilan et calcul du nouveau temps caractéristique
Les parois verticales ne sont pas modifiées, leur conductance reste :
La conductance thermique globale avec isolation devient :
Le nouveau temps caractéristique de refroidissement est alors :
Le gain obtenu peut s'exprimer sous forme de rapport ou d'écart absolu :
Résultat
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Menez le calcul numérique avec rigueur pour évaluer correctement le gain sur la constante de temps.
« Même si la question a été comprise, les applications numériques s’avèrent fausses, à de très rares exceptions près. L’effet sur la constante de temps n’est donc pas clairement évalué. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : résistance thermique, flux thermique
La toile de sol et la couverture étant installées, quelle puissance faudrait-il fournir pour maintenir constante la température de l'eau du spa ?
Voir l'indiceIndice
En régime permanent d'équilibre thermique, la puissance de maintien compense exactement les déperditions totales associées au nouvel écart de température.
Voir la réponse courteRéponse courte
En régime permanent, compensation exacte des pertes thermiques : \mathscr{P} = (T_{\mathrm{int}} - T_{\mathrm{ext}})/R_{\mathrm{th},\mathrm{eq}}.
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Pour maintenir la température de l'eau du spa constante à T_{\mathrm{int}} = 38\,^\circ\mathrm{C}, la puissance thermique \mathscr{P}_{\mathrm{maintien}} apportée par le système de chauffage doit compenser exactement le flux thermique total perdu vers l'extérieur \Phi_{\mathrm{pertes}} :
En utilisant la conductance thermique globale G_{\mathrm{eq}}' (ou le temps caractéristique \tau' = C/G_{\mathrm{eq}}') obtenue à la question Q11 :
Avec :
- T_{\mathrm{int}} - T_{\mathrm{ext}} = 38 - 25 = 13\text{ K} ;
- G_{\mathrm{eq}}' \approx 9{,}7\text{ W}\cdot\text{K}^{-1} (issu de la question Q11).
Résultat
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Attention aux erreurs de calcul numérique, qui répercutent souvent celles commises aux questions précédentes.
« Comprise, mais l’application numérique est souvent fausse (répercutions d’erreurs précédentes). »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
B · Module de commande : maintien en température
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : loi d'ohm locale, résistance électrique
Sans prendre en compte les effets de la température, en négligeant les effets de bords et en régime permanent, montrer que la résistance de ce cylindre serait .
Voir l'indiceIndice
Appliquer la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \sigma \vec{E} sous un champ électrique uniforme \vec{E} = -(U/L)\vec{u}_x et intégrer la densité de courant sur la section du conducteur.
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- Exprimer le champ électrique \vec{E} et la densité volumique de courant \vec{j} dans le conducteur cylindrique en utilisant la loi d'Ohm locale et l'absence d'effets de bord.
- Relier la tension U appliquée entre les extrémités à la norme du champ électrique, puis l'intensité I du courant à la densité de courant.
- En déduire la résistance électrique R_{\text{él}} = U/I.
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Intégration de la loi d'Ohm locale \vec{j} = \sigma \vec{E} dans un conducteur cylindrique homogène pour retrouver R_{\text{él}} = L/(\sigma S).
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On repère le cylindre métallique par son axe de révolution selon le vecteur unitaire \vec{e}_x, entre l'entrée en x = 0 au potentiel V_1 et la sortie en x = L au potentiel V_2, sous la tension U = V_1 - V_2.
En régime stationnaire et en négligeant les effets de bord, le champ électrique \vec{E} et le vecteur densité volumique de courant \vec{j} sont colinéaires à l'axe du cylindre et uniformes sur toute la section S :
D'après la loi d'Ohm locale :
La différence de potentiel s'écrit par circulation conservative du champ électrostatique :
soit :
L'intensité I du courant électrique traversant une section droite S s'obtient par intégration du flux de \vec{j} :
Par définition de la résistance électrique macroscopique R_{\text{él}} = \frac{U}{I}, on en déduit immédiatement :
Résultat
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Définissez précisément les grandeurs et notations utilisées et veillez à justifier l'adoption de la convention récepteur.
« À noter, une fois de plus, que beaucoup ne définissent pas correctement les notations qu’ils utilisent (vecteur, composante, flux, circulation, orientation des grandeurs). En outre, la convention récepteur et sa nécessité ne semble pas être incontournable pour un nombre important de candidats. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : modèle de drude, conductivité électrique
Montrer que la vitesse d'un électron est constante au bout d'un temps grand devant .
En déduire une expression de la conductivité électrique en fonction de , , et de la densité volumique d'électron dans le métal.
Voir l'indiceIndice
Écrire la relation fondamentale de la dynamique pour un électron de conduction soumis à la force électrique et au frottement de Drude, puis identifier la vitesse limite de dérive.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à un électron soumis à la force électrostatique et à la force de frottement fluide modélisant les collisions.
- Résoudre l'équation différentielle pour identifier le régime permanent atteint pour t \gg \tau_{\mathrm{d}} et exprimer la vitesse limite.
- Relier la vitesse moyenne des porteurs au vecteur densité volumique de courant \vec{\jmath}, puis identifier la conductivité électrique \sigma par identification avec la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \sigma \vec{E}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résolution du PFD sur un électron avec force de frottement de Drude en régime permanent, conduisant à la formule de Drude pour \sigma.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie un électron de masse m et de charge q = -e dans le référentiel du conducteur supposé galiléen. L'électron est soumis à :
- la force électrique : \vec{F}_{\mathrm{e}} = -e\vec{E} ;
- la force de frottement fluide modélisant les collisions : \vec{F}_{\mathrm{d}} = -\dfrac{m}{\tau_{\mathrm{d}}}\vec{v}.
Le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'électron s'écrit :
soit sous forme canonique :
Le champ électrique \vec{E} étant supposé constant, l'équation admet pour solution générale :
Au bout d'un temps grand devant le temps caractéristique \tau_{\mathrm{d}} (t \gg \tau_{\mathrm{d}}), le terme exponentiel s'annule : la vitesse de l'électron devient constante, égale à sa vitesse limite de dérive \vec{v}_{\mathrm{lim}}.
Le vecteur densité de courant volumique associé à l'ensemble des électrons mobiles (de densité volumique n_{\mathrm{e}}) s'écrit :
Par identification avec la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \sigma \vec{E}, on en déduit l'expression de la conductivité électrique selon le modèle de Drude :
Résultat
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Une équation différentielle linéaire d'ordre 1 peut être résolue directement sous forme vectorielle sans difficulté.
« Rappelons simplement qu’une équation différentielle linéaire d’ordre 1 à coefficients constants peut parfaitement avoir pour solution une fonction vectorielle, sans que cela n’induise la moindre complication calculatoire. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
Notions : modèle de drude, temps de collision
En notant la vitesse d'un électron juste après une collision à l'instant , comment s'exprime sa vitesse juste avant la collision suivante plus tard ?
En moyennant le résultat sur un très grand nombre de collisions, proposer une interprétation physique pour .
En déduire que la résistance du métal augmente lorsque sa température augmente.
Voir l'indiceIndice
Intégrer l'accélération constante subie pendant le libre parcours \delta t, moyenner la vitesse initiale supposée isotrope, et relier l'agitation thermique croissante à la diminution du libre parcours moyen.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évolution de la vitesse entre collisions, interprétation de \tau_{\mathrm{d}} comme temps moyen entre chocs et effet de l'agitation thermique sur la résistivité.
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1. Expression de la vitesse avant la collision suivante
Entre deux collisions successives (pendant le vol libre), l'électron n'interagit pas avec les ions du réseau. Il n'est donc soumis qu'à la force électrostatique due au champ électrique extérieur :
D'après la deuxième loi de Newton appliquée à un électron de masse m dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen :
Le champ \vec{E} étant uniforme et constant, une intégration directe entre l'instant t_0 de la dernière collision et l'instant t_0 + \delta t de la collision suivante donne :
2. Interprétation physique de \tau_{\mathrm{d}}
À l'issue d'une collision, la vitesse \vec{v}_0 est redistribuée de façon isotrope et aléatoire par diffusion sur les ions du réseau. En faisant la moyenne sur un grand nombre d'électrons ou de collisions, la vitesse moyenne de réémission est nulle :
La vitesse moyenne des électrons juste avant le choc suivant s'écrit alors :
En identifiant cette grandeur à la vitesse limite de dérive obtenue à la question Q14, \vec{v}_{\mathrm{lim}} = -\dfrac{e\,\tau_{\mathrm{d}}}{m}\vec{E}, on identifie :
0.92 \tau_{\mathrm{d}} s'interprète comme la durée moyenne de vol libre (ou le temps moyen entre deux collisions successives) subies par un électron.
3. Évolution de la résistance avec la température
- Lorsque la température T du métal augmente, l'agitation thermique des ions du réseau cristallin s'amplifie (accroissement de l'amplitude de vibration des ions autour de leur position d'équilibre, ce qui augmente leur section efficace apparente de diffusion) et la vitesse thermique des électrons libres augmente.
- Les chocs sont par conséquent plus fréquents, ce qui réduit le temps moyen entre deux collisions : \tau_{\mathrm{d}} est une fonction décroissante de T.
- D'après la question Q14, la conductivité électrique vaut \sigma = \dfrac{n_{\mathrm{e}} e^2 \tau_{\mathrm{d}}}{m} ; la densité d'électrons libres n_{\mathrm{e}} restant pratiquement constante dans un métal, \sigma diminue lorsque T augmente.
- D'après la question Q13, la résistance électrique vaut R_{\text{él}} = \dfrac{L}{\sigma S}.
On en déduit que la résistance du métal augmente lorsque sa température augmente :
Résultat
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : comparateur, pont diviseur de tension
À partir du montage de la figure 2, exprimer les tensions et en fonction de , , et . En déduire à quelle condition sur la température on reste à saturation haute à .
Pour quelle température, la sortie de l'ALI change-t-elle d'état ?
Comment ce réglage est-il fait sur le spa ?
Quelle précision relative sur la valeur de est-elle nécessaire pour régler la température a un degré près ?
Voir l'indiceIndice
Appliquer la formule du pont diviseur de tension pour expliciter V^+ et V^-, puis déterminer l'égalité des potentiels définissant la température de basculement de l'ALI.
Voir la réponse courteRéponse courte
Ponts diviseurs sur les entrées de l'ALI, condition de basculement à saturation et calcul de sensibilité de R_2 pour régler à un degré près.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Expressions des potentiels V^+ et V^- et condition de saturation haute
L'ALI étant supposé idéal, les courants d'entrée sont nuls :
Chaque générateur de tension continue V_0 débite ainsi dans un pont diviseur de tension non chargé. On en déduit directement :
D'après les règles de fonctionnement à saturation données par l'énoncé, la sortie est à saturation haute V_{\mathrm{s}} = +V_{\mathrm{sat}} si et seulement si V^+ > V^-, soit :
En utilisant la loi de variation de la thermistance R_{\mathrm{th}}(T) = R_0 [1 + \alpha(T - T_{\mathrm{ref}})], cette condition s'écrit :
2. Température de changement d'état de l'ALI
La sortie de l'ALI change d'état lorsque V^+ = V^-, soit R_{\mathrm{th}} = R_2. Cette température de basculement T_{\mathrm{c}} vaut donc :
3. Réalisation de ce réglage sur le spa
Ce réglage est effectué en ajustant la valeur de la résistance variable R_2 (schématisée par un potentiomètre). Sur le spa, lorsque l'utilisateur sélectionne la température de consigne désirée sur l'unité de commande, le système modifie la résistance R_2 associée au comparateur.
4. Précision relative requise sur R_2
À la température de basculement, on a R_2 = R_0 [1 + \alpha(T - T_{\mathrm{ref}})]. En différentiant cette relation par rapport à T :
La précision relative sur R_2 nécessaire pour régler la température à \Delta T près s'écrit :
Pour des températures usuelles du spa comprises entre 20\,^\circ\mathrm{C} et 40\,^\circ\mathrm{C}, avec T_{\mathrm{ref}} = 20\,^\circ\mathrm{C}, on a T - T_{\mathrm{ref}} \in [0\,;\,20]\,^\circ\mathrm{C}. Comme \alpha = 4 \times 10^{-3}\text{ K}^{-1}, le terme correctif \alpha(T - T_{\mathrm{ref}}) \le 0{,}08 \ll 1 reste très faible devant 1, si bien que :
Pour \Delta T = 1\,^\circ\mathrm{C} = 1\text{ K} :
(À T = 40\,^\circ\mathrm{C}, on obtiendrait \frac{4 \times 10^{-3}}{1{,}08} \approx 3{,}7 \times 10^{-3} \approx 0{,}4\%).
Résultat
Partie III : Vidange du spa
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : conservation de la masse, écoulement incompressible
Pourquoi peut-on considérer et uniformes sur toute la section de leur canalisation ?
Quelle est la relation entre et ?
Voir l'indiceIndice
Justifier l'uniformité par l'incompressibilité du fluide et l'absence de viscosité, puis exprimer la conservation du débit volumique à travers deux sections droites.
Voir la réponse courteRéponse courte
Hypothèse d'écoulement unidimensionnel dans les canalisations et conservation du débit volumique pour relier v_{\mathrm{s}} et v_{\mathrm{t}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Uniformité de la vitesse sur une section droite
L'énoncé précise que l'on ne prend pas en compte la dissipation visqueuse : le fluide est ainsi modélisé comme un fluide parfait. En l'absence de viscosité, il n'y a pas de condition d'adhérence du fluide aux parois (pas de couche limite ni de gradient transversal de vitesse). Par conséquent, la vitesse de l'eau ne chute pas à zéro au voisinage des parois et peut être considérée comme uniforme sur toute la section droite de la canalisation ou de la cuve du spa (approximation de l'écoulement par tranches).
2. Relation entre v_{\mathrm{s}} et v_{\mathrm{t}}
L'écoulement étant supposé incompressible et à masse volumique \rho_{\mathrm{e}} constante, le débit volumique D_v se conserve le long du tube de courant formé par le spa et le tuyau d'évacuation :
où les sections droites respectives du spa et du tuyau sont :
On en déduit :
soit la relation :
Résultat
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Explicitez bien le lien entre l'absence de viscosité du fluide et l'uniformité du champ de vitesse sur une section droite.
« Le lien entre non-viscosité et uniformité du champ de vitesse sur une section n’est pas clair pour la plupart des candidats. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 18
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : relation de bernoulli, formule de torricelli
On se place en régime permanent, donc avec , exprimer la vitesse de l'eau dans le tuyau en fonction de et de .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de Bernoulli sur une ligne de courant reliant la surface libre de l'eau à la sortie du tuyau à l'air libre.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les hypothèses permettant d'appliquer le théorème de Bernoulli le long d'une ligne de courant.
- Relier un point de la surface libre du spa à un point situé à la sortie du tuyau d'arrosage.
- Exploiter la relation de continuité issue de la question précédente (d_{\mathrm{t}} \ll d_{\mathrm{int}}) pour simplifier le terme cinétique à la surface.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application de la relation de Bernoulli entre la surface libre et l'extrémité du tuyau de vidange pour retrouver la formule de Torricelli.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'écoulement est supposé :
- stationnaire (régime permanent avec h_{\mathrm{e}}(t) = h_{\mathrm{e},0} = \text{cte}) ;
- incompressible et homogène (masse volumique \rho_{\mathrm{e}} constante) ;
- parfait (dissipation visqueuse négligée) ;
- placé dans le champ de pesanteur uniforme \vec{g} = -g\,\widehat{u}_z.
Le théorème de Bernoulli s'applique donc le long d'une ligne de courant reliant un point \mathrm{A} de la surface libre du spa à un point \mathrm{B} situé à la section de sortie du tuyau d'arrosage :
En choisissant l'axe vertical (Oz) orienté vers le haut avec l'origine z = 0 au niveau de l'axe du tuyau horizontal posé au sol :
- à la surface libre (point \mathrm{A}) : z_{\mathrm{A}} = h_{\mathrm{e},0}, et la pression est égale à la pression atmosphérique : P_{\mathrm{A}} = P_0 ;
- au débouché du tuyau à l'air libre (point \mathrm{B}) : z_{\mathrm{B}} = 0, et le jet débouchant impose : P_{\mathrm{B}} = P_0.
D'après la question Q17, la conservation du débit volumique donne :
Comme le diamètre intérieur du tuyau est très petit devant celui du spa (d_{\mathrm{t}} \ll d_{\mathrm{int}}), on a :
On peut donc légitimement négliger le terme cinétique \frac{1}{2}\rho_{\mathrm{e}}v_{\mathrm{s}}^2 devant \frac{1}{2}\rho_{\mathrm{e}}v_{\mathrm{t}}^2.
La relation de Bernoulli se simplifie ainsi en :
d'où l'expression de la vitesse d'écoulement dans le tuyau (formule de Torricelli) :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Justifiez rigoureusement le calcul et précisez clairement sur un schéma la position des points le long de la ligne de courant.
« En revanche, certains candidats n’ont pas pris le temps de fournir toutes les justifications nécessaires (ils n’ont donc pas obtenu tous les points). Des schémas parfois ambigus quant à la position exacte des points considérés le long de la ligne de courant. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : vidange d'un réservoir, relation de bernoulli
Quelle équation différentielle est vérifiée par ?
En déduire la durée de la vidange du spa en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Exprimer la vitesse de descente du niveau d'eau -\mathrm{d}h_{\mathrm{e}}/\mathrm{d}t en fonction de la vitesse de vidange par conservation du débit, puis intégrer l'équation à variables séparables.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la vitesse de descente de la surface libre à partir de la hauteur d'eau h_{\mathrm{e}}(t), puis la relier à la vitesse d'éjection v_{\mathrm{t}}(t) par conservation du débit volumique (question Q17).
- Appliquer l'approximation des régimes quasi-permanents pour transposer la loi de Torricelli (question Q18) à chaque instant t.
- Séparer les variables et intégrer l'équation différentielle entre l'instant initial t=0 et l'instant de vidange complète t_{\mathrm{v}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan volumique instationnaire associé à la formule de Torricelli conduisant à l'équation différentielle en \sqrt{h_{\mathrm{e}}} et calcul du temps de vidange.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le cadre de l'approximation des régimes quasi-permanents (ARQP), la hauteur d'eau h_{\mathrm{e}}(t) varie suffisamment lentement pour que l'écoulement puisse être considéré à chaque instant comme le régime permanent associé à la hauteur instantanée.
D'après le résultat de la question Q18, la vitesse de l'eau dans le tuyau s'écrit donc à tout instant :
Par définition de la hauteur d'eau, la vitesse de descente de la surface libre dans le spa s'écrit :
En utilisant la relation de conservation du débit établie à la question Q17, v_{\mathrm{s}}(t) = \left(\frac{d_{\mathrm{t}}}{d_{\mathrm{int}}}\right)^2 v_{\mathrm{t}}(t), il vient :
L'équation différentielle vérifiée par h_{\mathrm{e}}(t) est ainsi :
Il s'agit d'une équation différentielle non linéaire à variables séparables. Pour h_{\mathrm{e}} > 0, séparons les variables :
À l'instant t = 0, la hauteur d'eau est h_{\mathrm{e}}(0). Le spa est totalement vidé à l'instant t_{\mathrm{v}} lorsque h_{\mathrm{e}}(t_{\mathrm{v}}) = 0. En intégrant entre ces deux instants :
On en déduit la durée de vidange :
Soit finalement :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Pensez à mentionner l'approximation des régimes quasi permanents et évitez les erreurs de calcul.
« Cependant, le régime quasi permanent est rarement évoqué, quelques erreurs de calcul sont commises. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : équation d'euler, bernoulli instationnaire
En intégrant l'équation d'Euler le long d'une ligne de courant, établir l'équation différentielle vérifiée par la vitesse de l'eau dans le tuyau. Cette équation ne dépend que des seuls paramètres , et .
Voir l'indiceIndice
Intégrer l'équation d'Euler instationnaire le long d'une ligne de courant entre la surface libre et l'extrémité du tuyau en remarquant que l'accélération locale est localisée pour l'essentiel dans le tuyau de longueur \ell.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir une ligne de courant joignant un point \mathrm{A} de la surface libre du spa à un point \mathrm{B} à la sortie du tuyau d'arrosage.
- Intégrer la forme de Lamb de l'équation d'Euler le long de cette ligne de courant en régime instationnaire.
- Évaluer chaque terme en exploitant l'incompressibilité, la condition aux limites de pression atmosphérique et l'approximation des grandes sections (d_{\mathrm{t}} \ll d_{\mathrm{int}}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de l'équation d'Euler instationnaire le long d'une ligne de courant entre la surface libre et la sortie du tuyau.
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L'équation d'Euler régissant l'écoulement d'un fluide parfait incompressible sous l'action de la pesanteur \vec{g} = -g \vec{e}_z s'écrit (d'après le formulaire) :
Considérons une ligne de courant reliant un point \mathrm{A} situé à la surface libre de l'eau (z_{\mathrm{A}} = h_{\mathrm{e}}(0)) à un point \mathrm{B} situé à la sortie du tuyau d'évacuation (z_{\mathrm{B}} = 0). Le long d'une ligne de courant, le déplacement élémentaire \mathrm{d}\vec{\ell} est colinéaire à la vitesse \vec{v}, de sorte que :
En intégrant l'équation d'Euler de \mathrm{A} à \mathrm{B} :
Examinons les différents termes :
Pression : les points \mathrm{A} et \mathrm{B} débouchent à l'air libre à la pression atmosphérique P_0, d'où :
P_{\mathrm{A}} = P_{\mathrm{B}} = P_0 \implies \left[ \frac{P}{\rho_{\mathrm{e}}} \right]_{\mathrm{A}}^{\mathrm{B}} = 0Énergie potentielle de pesanteur :
\left[ g z \right]_{\mathrm{A}}^{\mathrm{B}} = g(z_{\mathrm{B}} - z_{\mathrm{A}}) = -g h_{\mathrm{e}}(0)Énergie cinétique : en \mathrm{A}, la vitesse vaut v_{\mathrm{s}}. D'après la question 17, v_{\mathrm{s}} = (d_{\mathrm{t}}/d_{\mathrm{int}})^2 v_{\mathrm{t}}. Puisque d_{\mathrm{t}} \ll d_{\mathrm{int}}, on a v_{\mathrm{s}}^2 \ll v_{\mathrm{t}}^2, ce qui permet de négliger v_{\mathrm{A}}^2 devant v_{\mathrm{B}}^2 = v_{\mathrm{t}}^2 :
\left[ \frac{1}{2} v^2 \right]_{\mathrm{A}}^{\mathrm{B}} = \frac{1}{2} v_{\mathrm{t}}^2(t) - \frac{1}{2} v_{\mathrm{s}}^2(t) \approx \frac{1}{2} v_{\mathrm{t}}^2(t)Terme d'inertie instationnaire : on décompose l'intégrale entre la traversée du spa et celle du tuyau :
\int_{\mathrm{A}}^{\mathrm{B}} \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \int_{\mathrm{A}}^{\text{entrée}} \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} + \int_{\text{entrée}}^{\mathrm{B}} \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell}Dans le spa, la vitesse est de l'ordre de v_{\mathrm{s}}, donc \frac{\partial v}{\partial t} \sim \left(\frac{d_{\mathrm{t}}}{d_{\mathrm{int}}}\right)^2 \frac{\mathrm{d}v_{\mathrm{t}}}{\mathrm{d}t} \ll \frac{\mathrm{d}v_{\mathrm{t}}}{\mathrm{d}t}, rendant la première contribution négligeable. Dans le tuyau horizontal de longueur \ell et de section constante, par incompressibilité la vitesse est uniforme le long du tube : \vec{v}(x,t) = v_{\mathrm{t}}(t)\vec{u}_x. L'intégrale se réduit donc à :
\int_{\text{entrée}}^{\mathrm{B}} \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \int_0^\ell \frac{\mathrm{d}v_{\mathrm{t}}}{\mathrm{d}t}\,\mathrm{d}x = \ell \frac{\mathrm{d}v_{\mathrm{t}}}{\mathrm{d}t}
En rassemblant ces contributions, on obtient l'équation différentielle régissant v_{\mathrm{t}}(t) :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Veillez à bien assimiler la démarche d'intégration de l'équation d'Euler et détaillez toutes les justifications nécessaires.
« Une certaine incompréhension de la démarche à suivre. Quelques candidats ont obtenu l’équation différentielle demandée, les justifications demeurant insuffisantes. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 21
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : régime quasi stationnaire, bernoulli instationnaire
Résoudre l'équation précédente sous la forme où est une fonction trigonométrique hyperbolique et dans laquelle on exprimera d'une part en fonction de et et d'autre part en fonction de et .
Déterminer la durée caractéristique du régime transitoire.
Conclure sur l'approximation de régime quasi-permanent : comment faut-il choisir la longueur du tuyau ?
Voir l'indiceIndice
Effectuer le changement de variable u = v_{\mathrm{t}}/v_1 pour intégrer l'équation différentielle non linéaire à l'aide de la primitive donnée en formulaire.
Voir la stratégieStratégie
- Séparer les variables dans l'équation différentielle établie à la question Q20 et intégrer à l'aide de la formule fournie pour la primitive de (1-x^2)^{-1}.
- Identifier v_1 et le temps caractéristique \tau_{\mathrm{e}} à partir des conditions initiales (v_{\mathrm{t}}(0) = 0).
- Comparer \tau_{\mathrm{e}} à la durée totale de vidange t_{\mathrm{v}} déterminée à la question Q19 pour établir la condition de validité sur la longueur \ell.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration par séparation des variables en fonction tanh, durée du régime transitoire \tau_{\mathrm{e}} et condition sur la longueur \ell.
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D'après la question Q20, l'équation différentielle s'écrit :
Posons la vitesse asymptotique v_1 correspondant au régime permanent de la question Q18 :
L'équation devient alors :
Par séparation des variables, il vient :
En intégrant entre l'instant initial t=0 où l'eau est au repos (v_{\mathrm{t}}(0) = 0) et un instant t, et en utilisant la primitive donnée dans le formulaire \int \frac{\mathrm{d}x}{1-x^2} = \operatorname{artanh}(x) + \mathrm{cste} :
D'où l'expression de la vitesse sous la forme attendue :
avec :
La fonction f demandée est ainsi la tangente hyperbolique : f = \tanh.
La durée caractéristique du régime transitoire est le temps de mise en vitesse :
Comme \tanh(2) \approx 0{,}96, le régime permanent est établi au bout d'une durée de l'ordre de 2\tau_{\mathrm{e}} à 3\tau_{\mathrm{e}}.
Validité de l'approximation de régime quasi-permanent :
Pour que le régime quasi-permanent soit valide, la durée de la mise en vitesse doit être très petite devant la durée totale de vidange t_{\mathrm{v}} calculée à la question Q19 :
En remplaçant par les expressions obtenues :
Il faut donc choisir un tuyau de longueur \ell suffisamment petite devant cette longueur limite (qui vaut plusieurs centaines de mètres pour des diamètres usuels), afin que l'inertie de la colonne d'eau dans le tuyau ne ralentisse pas significativement l'ajustement instantané du débit.
Résultat
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
Notions : statique des fluides, gaz parfait
Dans tout ce qui précède, le spa est vidé sans sa couverture. En supposant celle-ci parfaitement étanche, est-il possible de vider le spa avec la couverture ? Conclure.
Voir l'indiceIndice
Analyser l'évolution de la pression dans la poche d'air au-dessus de l'eau en vase clos : l'abaissement du niveau d'eau crée une dépression qui s'oppose à la charge gravitaire.
Voir la stratégieStratégie
- Établir la condition hydrodynamique d'écoulement à l'aide de la relation de Bernoulli entre la surface libre de l'eau et la sortie du tuyau.
- Analyser l'évolution de la pression dans l'espace situé sous la couverture étanche au cours de l'évacuation de l'eau.
- Comparer l'ordre de grandeur de la charge motrice hydrostatique à la pression atmosphérique et en déduire l'impossibilité de vider le spa.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dépression créée sous la bâche étanche au cours de la vidange, conduisant à un équilibre hydrostatique bloquant l'écoulement.
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Soit P la pression de l'air enfermé sous la couverture, au contact de la surface libre de l'eau (z = h_{\mathrm{e}}), et P_0 la pression atmosphérique régnant à la sortie du tuyau d'évacuation (z = 0).
En appliquant le théorème de Bernoulli le long d'une ligne de courant entre la surface libre et la sortie du tuyau, et en négligeant la vitesse v_{\mathrm{s}} devant v_{\mathrm{t}} d'après la question Q17 (d_{\mathrm{t}} \ll d_{\mathrm{int}}) :
Pour que l'eau puisse s'écouler vers l'extérieur (v_{\mathrm{t}} > 0), il est impératif que :
Or, la surpression hydrostatique maximale disponible est extrêmement faible devant la pression atmosphérique :
Si la couverture est parfaitement étanche, l'air extérieur ne peut pas pénétrer pour compenser le volume d'eau évacué. Ainsi :
- Dès qu'un très faible volume d'eau s'évacue, l'air résiduel piégé sous la couverture subit une détente isotherme : son volume augmente et sa pression P diminue très vite.
- Dès que la dépression atteint la valeur critique P_0 - P = \rho_{\mathrm{e}} g h_{\mathrm{e}}, la charge motrice s'annule (v_{\mathrm{t}} = 0) et l'écoulement s'interrompt définitivement.
Conclusion : Comme pour une pipette jaugée ou un distributeur d'eau pour oiseaux, le blocage par dépression interdit la vidange. Il est donc indispensable d'ôter la couverture ou d'assurer une mise à l'air libre préalable pour vidanger le spa.
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2024 ?
Surtout 4 chapitres : Mécanique des fluides (30 % des questions, partie III), Premier et second principes de la thermodynamique (18 %), Diffusion thermique et diffusion de particules (16 %) et Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (14 %). Plus ponctuellement : Ondes électromagnétiques dans les milieux, Rayonnement thermique et Amplificateur linéaire intégré et oscillateurs électroniques.
Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2024 dès la première année (PCSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2024 ?
Environ 2 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 3 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2024 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2024 ?
Questions de cours : Q6 (électron élastiquement lié), Q9 (résistance thermique), Q14 (modèle de drude) et Q17 (conservation de la masse). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q4 (premier principe), Q10 (résistance thermique), Q13 (loi d'ohm locale), Q16 (comparateur), Q18 (relation de bernoulli) et Q19 (vidange d'un réservoir).
Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2024 ?
Quelle a été la moyenne au sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2024 ?
Moyenne : 11,1/20 (écart-type 4,04, 3 549 présents).
Pourquoi additionner les conductances thermiques plutôt que les résistances en Q10 ?
Parce que les parois latérales, le fond et la surface libre sont soumis au même écart de température entre l'eau et le milieu extérieur. Les flux thermiques s'ajoutent en parallèle : la conductance thermique équivalente est donc la somme des conductances de chaque paroi.
Peut-on appliquer directement le théorème de Bernoulli usuel en Q20 ?
Non : l'écoulement étant instationnaire, le terme d'accélération locale \partial\vec{v}/\partial t ne s'annule pas. Son intégration le long de la ligne de courant de longueur \ell, où la vitesse spatiale est uniforme, fait apparaître le terme d'inertie \ell\,\mathrm{d}v_{\mathrm{t}}/\mathrm{d}t demandé.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.