Corrigé détaillé CCINP Physique MP 2022
Rayonnement, réaction de rayonnement et décalage de Lamb
- 33 questions corrigées
- Difficulté estimée : classique (1,9 / 4)
- Faisable en Sup (Très partiellement en MPSI : 4 questions sur 33, partie III)
- Vérifié question par question
Ce sujet original et très formateur s'intéresse à l'électrodynamique classique et quantique à travers l'étude du rayonnement d'une charge accélérée, de la force d'auto-interaction (réaction de rayonnement d'Abraham-Lorentz) et de leur manifestation historique : le décalage de Lamb (Lamb shift) au sein de l'atome d'hydrogène.
Très progressif et fidèle à l'esprit du concours CCINP, il aborde successivement le calcul de la puissance rayonnée d'un dipôle oscillant en zone d'onde, l'oscillateur harmonique amorti par réaction radiative menant à une résonance de puissance, une analyse numérique sous Python (IPT) des pulsations de coupure, puis une approche semi-classique et quantique des fluctuations du vide électromagnétique. C'est un excellent sujet de révision transversale mêlant électromagnétisme, mécanique, analyse spectrale et physique quantique.
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Partie I : Rayonnement par un dipôle oscillant
Question 1
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeNotions : rayonnement dipolaire, approximation dipolaire
Préciser ce que signifie " très éloigné ".
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Comparer la distance r d'observation à la dimension du dipôle d ainsi qu'à la longueur d'onde émise \lambda = 2\pi c/\omega.
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Dans l'étude du rayonnement électromagnétique dipolaire, deux échelles de longueur interviennent pour qualifier la distance r = OM :
- La taille caractéristique de la source oscillante, ici l'amplitude d'oscillation d.
- La longueur d'onde \lambda = \frac{2\pi c}{\omega} de l'onde électromagnétique émise.
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L'expression « très éloigné » signifie que le point d'observation M vérifie deux conditions :
L'approximation dipolaire (source quasi-ponctuelle) :
r \gg dLa distance d'observation est très grande devant les dimensions de la source.
La zone de rayonnement (ou zone d'onde) :
r \gg \lambda = \frac{2\pi c}{\omega} \quad \left(\text{ou } r \gg \frac{c}{\omega}\right)La distance est très grande devant la longueur d'onde du rayonnement émis.
Dans le cadre de l'approximation dipolaire non relativiste, la source vérifie d \ll \lambda, de sorte que l'ensemble des conditions s'écrit :
Dans cette région, les composantes de champ décroissant en 1/r^2 (champ d'induction) et 1/r^3 (champ quasi-statique) sont négligeables devant la composante de rayonnement en 1/r.
Résultat
Question 2
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : symétrie du champ magnétique, rayonnement dipolaire
Justifier par des considérations de symétrie la direction du champ magnétique.
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Identifier les plans de symétrie et d'antisymétrie de la distribution de courant associée au dipôle oscillant orienté selon Oz.
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Pour déterminer la direction du champ magnétique \vec{B}(M) :
- On identifie un plan de symétrie ou d'antisymétrie des sources passant par le point de calcul M.
- On applique la règle de transformation du vecteur champ magnétique (vecteur axial / pseudovecteur) par cette symétrie.
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Le dipôle oscillant est constitué de charges et de courants localisés sur l'axe (Oz), le courant étant orienté selon \vec{e}_z.
Considérons le point d'observation M(r, \theta, \phi) et le plan méridien \Pi_s = (M, \vec{e}_r, \vec{e}_\theta) qui contient l'axe (Oz) :
- L'axe (Oz) est entièrement inclus dans \Pi_s ; la distribution de charges \rho et la densité volumique de courant \vec{\jmath} = j_z \vec{e}_z sont donc contenues dans ce plan.
- Par conséquent, la réflexion par rapport au plan \Pi_s conserve les positions et laisse le vecteur densité de courant invariant (\vec{\jmath} \parallel \Pi_s). Le plan \Pi_s est donc un plan de symétrie pour la distribution de courants.
Le champ magnétique \vec{B} est un champ pseudovectoriel (vecteur axial). En tout point d'un plan de symétrie des courants, le champ magnétique est orthogonal à ce plan :
Le vecteur unitaire de la base sphérique directement orthogonal au plan (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) est \vec{e}_\phi (en effet, \vec{e}_r \wedge \vec{e}_\theta = \vec{e}_\phi). On en déduit :
Le champ magnétique est donc purement orthoradial, dirigé selon \vec{e}_\phi.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : onde localement plane, rayonnement dipolaire
On donne l’expression du champ magnétique . Pourquoi dit-on que l’onde est localement plane ?
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Vérifier la relation de structure \vec{B} = \frac{\vec{e}_r \wedge \vec{E}}{c} caractéristique d'une onde sphérique assimilable localement à une OPPH à grande distance.
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Pour justifier le qualificatif d'onde « localement plane », il convient d'analyser :
- la géométrie des surfaces d'onde (surfaces équiphases) à grande distance ;
- la structure transverse des champs électromagnétiques et la relation locale liant \vec{E} et \vec{B}.
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On dit que l'onde émise est localement plane pour les raisons suivantes :
- Géométrie des surfaces d'onde :
La phase de l'onde s'écrit \psi(r, t) = \omega\left(t - \frac{r}{c}\right). Les surfaces d'onde (surfaces à phase instantanée constante) sont des sphères concentriques de rayon r, se propageant dans la direction radiale \vec{u} = \vec{e}_r à la vitesse c. Dans la zone de rayonnement (r \gg \lambda), sur une dimension spatiale caractéristique de l'ordre de quelques longueurs d'onde \lambda, ces fronts d'onde sphériques sont assimilables à des plans tangents normaux à la direction de propagation \vec{e}_r. De plus, l'amplitude en 1/r varie de façon négligeable à cette échelle spatiale. Structure des champs et transversalité :
Les champs électrique et magnétique vérifient :\vec{E} \cdot \vec{e}_r = 0 \quad \text{et} \quad \vec{B} \cdot \vec{e}_r = 0L'onde est donc transverse. Le trièdre (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_\phi) étant orthonormé direct, on a \vec{e}_r \wedge \vec{e}_\theta = \vec{e}_\phi.
Relation de structure entre \vec{E} et \vec{B} :
En utilisant la relation \varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1, le rapport des amplitudes vaut :\frac{\|\vec{E}\|}{\|\vec{B}\|} = \frac{\frac{e d \omega^2}{4\pi\varepsilon_0 c^2}\frac{\sin\theta}{r}}{\frac{\mu_0 e d \omega^2}{4\pi c}\frac{\sin\theta}{r}} = \frac{1}{\varepsilon_0 \mu_0 c} = cOn retrouve ainsi la relation fondamentale caractéristique d'une onde plane progressive dans le vide se propageant selon \vec{e}_r :
\boxed{\vec{B} = \frac{\vec{e}_r \wedge \vec{E}}{c}}
Résultat
Question 4
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : vecteur de poynting, rayonnement dipolaire
Écrire le vecteur de Poynting associé à l’onde.
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Appliquer la définition \vec{\Pi} = \frac{\vec{E} \wedge \vec{B}}{\mu_0} et utiliser la relation \varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1.
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- Rappeler la définition générale du vecteur de Poynting dans le vide.
- Exprimer le produit vectoriel \vec{E} \wedge \vec{B} dans la base sphérique (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_\phi) à l'aide des expressions fournies de \vec{E} et \vec{B}.
- Simplifier l'expression à l'aide de la relation \varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1.
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Par définition, le vecteur de Poynting associé au champ électromagnétique dans le vide s'écrit :
Avec \vec{E} = E_\theta \vec{e}_\theta et \vec{B} = B_\phi \vec{e}_\phi, compte tenu de la relation de base sphérique directe \vec{e}_\theta \wedge \vec{e}_\phi = \vec{e}_r, le vecteur de Poynting est purement radial :
En injectant les expressions des champs données dans l'énoncé :
il vient :
soit finalement :
Résultat
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La définition du vecteur de Poynting a fait l'objet de plusieurs erreurs.
« Quelques erreurs de définition du vecteur de Poynting. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question 5
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : flux du vecteur de poynting, puissance rayonnée
Calculer le flux de celui-ci à travers une sphère de centre et de rayon très grand.
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Intégrer le flux sur l'angle solide \mathrm{d}\Omega = \sin\theta\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\phi en exploitant l'intégrale de \sin^3\theta fournie dans les données.
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- Exprimer le vecteur surface élémentaire \mathrm{d}\vec{S} orienté vers l'extérieur sur une sphère de centre O et de rayon r.
- Écrire le produit scalaire \vec{\Pi} \cdot \mathrm{d}\vec{S} en utilisant l'expression du vecteur de Poynting obtenue à la question Q4.
- Intégrer sur les variables angulaires \theta \in [0, \pi] et \phi \in [0, 2\pi] en exploitant l'intégrale fournie dans les données.
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Soit \mathcal{S} la sphère de centre O et de rayon r (avec r \gg \lambda). L'élément de surface de cette sphère, orienté vers l'extérieur suivant la normale unitaire \vec{e}_r, s'écrit en coordonnées sphériques :
D'après le résultat de la question Q4, le vecteur de Poynting est purement radial :
Le flux instantané \Phi(t) de \vec{\Pi} sortant de la sphère \mathcal{S} s'exprime donc par :
L'intégration sur \phi donne immédiatement 2\pi. L'énoncé précise par ailleurs la valeur de l'intégrale angulaire :
Le facteur géométrique issu de l'intégration vaut donc :
En regroupant les termes, on obtient :
Résultat
Question 6
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeNotions : puissance rayonnée, moyenne temporelle
En déduire quelle est l’énergie moyenne temporelle rayonnée par l’électron.
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Calculer la valeur moyenne temporelle du flux instantané sur une période à l'aide de \langle \cos^2(\omega t) \rangle = 1/2.
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- Partir de l'expression du flux instantané \Phi(t) du vecteur de Poynting obtenue à la question précédente (qui représente la puissance instantanée rayonnée à travers la sphère).
- Prendre la moyenne temporelle en utilisant l'indication de l'énoncé \langle \cos^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{2} pour obtenir la puissance moyenne rayonnée (énergie moyenne rayonnée par unité de temps).
- Préciser, par rigueur dimensionnelle vis-à-vis du terme « énergie », l'énergie rayonnée sur une période T = \frac{2\pi}{\omega}.
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D'après le résultat de la question Q5, le flux instantané du vecteur de Poynting à travers la sphère de rayon r, correspondant à la puissance instantanée cédée par le dipôle au champ électromagnétique, s'écrit :
En prenant la moyenne temporelle sur une période et en utilisant la donnée \langle \cos^2 \rangle = \frac{1}{2}, la puissance moyenne rayonnée (c'est-à-dire l'énergie moyenne rayonnée par unité de temps) vaut :
Selon l'interprétation stricte du terme « énergie » :
Si l'énoncé entend par « énergie moyenne temporelle rayonnée » le débit moyen d'énergie (puissance moyenne rayonnée par l'électron, reprise sous cette appellation en Q7) :
\boxed{P_{\text{moy}} = \langle \Phi \rangle = \frac{e^2 d^2 \omega^4}{12 \pi \varepsilon_0 c^3}}Si l'énoncé demande l'énergie moyenne rayonnée par période T = \frac{2\pi}{\omega} :
\mathcal{E}_T = \langle \Phi \rangle \times T = \frac{e^2 d^2 \omega^4}{12 \pi \varepsilon_0 c^3} \times \frac{2\pi}{\omega}\boxed{\mathcal{E}_T = \frac{e^2 d^2 \omega^3}{6 \varepsilon_0 c^3}}
Résultat
Question 7
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : formule de larmor, analyse dimensionnelle
a) Montrer que la puissance moyenne, appelée puissance de Larmor , rayonnée par cet électron oscillant, peut s’écrire en appelant l’accélération de la particule chargée et mobile. b) Donner l’expression de la constante en fonction de , et de et indiquer sa dimension, puis son unité.
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Calculer l'accélération \vec{\gamma} = \ddot{z}(t)\vec{e}_z, déterminer \langle \vec{\gamma}^2 \rangle, identifier la constante K_e et en déduire sa dimension par analyse dimensionnelle.
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- Exprimer l'accélération \vec{\gamma}(t) de l'électron en dérivant deux fois son vecteur position \vec{OP}(t), puis calculer la moyenne temporelle \langle \vec{\gamma} \cdot \vec{\gamma} \rangle.
- Identifier la constante K_e en reliant cette moyenne temporelle à la puissance moyenne rayonnée P_L calculée à la question Q6.
- Déterminer la dimension et l'unité de K_e par analyse dimensionnelle à partir de la relation P_L = K_e \langle \vec{\gamma}^2 \rangle.
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a) Le mouvement de l'électron mobile le long de l'axe (Oz) est régi par :
Son accélération instantanée s'obtient par double dérivation par rapport au temps :
Le carré de la norme de l'accélération s'écrit alors :
En prenant la valeur moyenne temporelle sur une période, avec la donnée \langle \cos^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{2} :
D'après la question Q6, la puissance moyenne rayonnée par le dipôle est :
En faisant apparaître la quantité \langle \vec{\gamma} \cdot \vec{\gamma} \rangle :
On obtient bien la forme annoncée :
b) Par identification, l'expression de la constante K_e est :
D'après la relation P_L = K_e \langle \gamma^2 \rangle, la dimension de K_e vérifie :
Or, une puissance est le quotient d'une énergie par un temps : [P_L] = \mathrm{M} \cdot \mathrm{L}^2 \cdot \mathrm{T}^{-3}.
Une accélération a pour dimension [\gamma] = \mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-2}, d'où [\gamma]^2 = \mathrm{L}^2 \cdot \mathrm{T}^{-4}.
On en déduit :
La dimension de K_e est :
Dans le Système International d'unités, son unité est donc le :
Résultat
Partie II : Mise en évidence d’une résonance de puissance
Question 8
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : puissance d'une force, force de réaction de rayonnement
a) Donner la définition de la puissance instantanée associée à cette force. b) Calculer la valeur moyenne sur une période de cette puissance, pour le mouvement forcé d’un électron mobile placé au point tel que .
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Calculer le produit scalaire \vec{f}_{\text{ray}} \cdot \vec{v} et utiliser une intégration par parties temporelle ou les propriétés des moyennes de fonctions trigonométriques orthogonales.
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- Rappeler la définition générale de la puissance instantanée d'une force s'appliquant à un point matériel en mouvement.
- Dériver successivement le vecteur position \overrightarrow{OP}(t) pour obtenir la vitesse \vec{v}(t), l'accélération \vec{\gamma}(t) et la suraccélération \frac{\mathrm{d}\vec{\gamma}}{\mathrm{d}t}, puis former le produit scalaire \vec{f}_{\text{ray}}\cdot\vec{v}.
- Prendre la moyenne temporelle sur une période et relier le résultat à la puissance de Larmor P_L établie à la question Q7.
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a) Définition de la puissance instantanée
La puissance instantanée développée par la force de réaction de rayonnement \vec{f}_{\text{ray}} appliquée à l'électron animé d'une vitesse \vec{v}(t) = \frac{\mathrm{d}\overrightarrow{OP}}{\mathrm{d}t} dans le référentiel d'étude est donnée par le produit scalaire :
b) Valeur moyenne sur une période
Le mouvement forcé de l'électron le long de l'axe Oz est décrit par :
En dérivant successivement par rapport au temps :
La force de réaction de rayonnement s'écrit donc :
La puissance instantanée développée par cette force est alors :
Sachant que \langle \sin^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{2}, la valeur moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} vaut :
Résultat
Question 9
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : principe fondamental de la dynamique, amortissement radiatif
Écrire l’équation différentielle du mouvement de l’électron.
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Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'électron projeté sur l'axe Oz avec l'accélération \gamma = \ddot{z}.
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On étudie l'électron de masse m_e, assimilé à un point matériel P, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.
Le mouvement étant rectiligne le long de l'axe Oz, le vecteur position s'écrit :
Par dérivations temporelles successives :
L'électron est soumis à deux forces :
- la force de rappel élastique : \vec{f}_{\text{rappel}} = -m_e\omega_0^2 z(t)\,\vec{e}_z ;
- la force de réaction de rayonnement (force d'Abraham-Lorentz) : \vec{f}_{\text{ray}} = K_e\frac{\mathrm{d}\vec{\gamma}}{\mathrm{d}t} = K_e\dddot{z}(t)\,\vec{e}_z.
D'après le principe fondamental de la dynamique :
En projetant sur le vecteur unitaire \vec{e}_z, on obtient :
En divisant par m_e et en posant \tau = \frac{K_e}{m_e}, on aboutit à l'équation différentielle du mouvement :
Résultat
Question 10
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : équation caractéristique, amortissement faible
On cherche des solutions complexes sous la forme avec et complexe. Écrire l’équation liant et . On peut alors écrire avec .
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Injecter la forme proposée dans l'équation différentielle pour obtenir l'équation caractéristique polynomiale en \Omega.
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- Exprimer les dérivées temporelles successives d'une solution sous la forme \underline{z}(t) = \underline{z}_0 \mathrm{e}^{i\Omega t}.
- Injecter ces dérivées dans l'équation différentielle établie à la question précédente afin d'en déduire l'équation algébrique vérifiée par \Omega.
- Justifier rapidement la forme approchée donnée par l'énoncé par un calcul perturbatif au premier ordre en \tau.
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D'après la question Q9, l'équation différentielle du mouvement libre s'écrit :
avec \tau = \dfrac{K_e}{m_e}.
En cherchant une solution sous la forme complexe \underline{z}(t) = \underline{z}_0 \mathrm{e}^{i\Omega t}, les dérivées successives par rapport au temps sont :
En injectant ces expressions dans l'équation différentielle et en simplifiant par \underline{z}(t) \neq 0, on obtient la relation caractéristique liant \Omega, \omega_0 et \tau :
soit :
Remarque (justification de la solution approchée) :
En supposant la perturbation radiative très faible (\tau\omega_0 \ll 1), cherchons \Omega = \pm \omega_0 + i\delta avec |\delta| \ll \omega_0. Au premier ordre en \delta et en \tau :
L'équation caractéristique devient :
On retrouve bien la forme annoncée :
Résultat
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Des fautes de calcul ont été fréquemment commises.
« Des fautes de calcul assez souvent. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 11
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeNotions : temps caractéristique, durée de vie
Dans le cadre de cette approximation, on trouve . Que représente le temps ?
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Interpréter le terme imaginaire de la pulsation \Omega comme responsable d'un amortissement temporel en \exp(-t/\tau_0) de l'amplitude mécanique.
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La solution complexe du mouvement libre s'écrit sous la forme :
En injectant l'expression de \Omega = \pm \omega_0 + \frac{i}{2\tau_0} donnée par l'énoncé, on obtient :
En prenant la partie réelle, la position de l'électron est de la forme :
L'amplitude du mouvement s'amortit donc exponentiellement au cours du temps avec un temps caractéristique égal à 2\tau_0.
L'énergie mécanique totale de l'oscillateur harmonique est proportionnelle au carré de l'amplitude :
Ainsi :
On l'appelle également durée de vie radiative de l'oscillateur.
Résultat
Question 12
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeNotions : théorème de gauss, modèle de thomson
En utilisant le théorème de Gauss, qu’on énoncera, indiquer quel est le champ électrostatique auquel est soumis l’électron en ().
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Choisir une surface de Gauss sphérique de rayon r < a_0 centrée sur le noyau et déterminer la charge intérieure proportionnelle au volume.
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- Énoncer le théorème de Gauss sous sa forme intégrale générale.
- Déterminer les symétries et invariances de la distribution pour établir l'orientation et les dépendances du champ \vec{E}.
- Choisir une sphère de Gauss de rayon r = OP < a_0, évaluer le flux de \vec{E} ainsi que la charge intérieure Q_{\text{int}}, puis en déduire l'expression vectorielle du champ en P.
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1. Énoncé du théorème de Gauss :
Le flux du champ électrostatique \vec{E} à travers toute surface fermée \mathcal{S} orientée vers l'extérieur est égal au quotient de la charge électrique totale Q_{\text{int}} contenue à l'intérieur de cette surface par la permittivité diélectrique du vide \varepsilon_0 :
2. Symétries et forme du champ :
Le modèle de Thomson décrit le proton comme une boule sphérique de centre O, de rayon a_0, chargée uniformément de charge totale +e. Sa densité volumique de charge est :
- Tout plan contenant O et le point P est un plan de symétrie de la distribution de charge. Le champ électrostatique en P appartient à l'intersection de tous ces plans, il est donc radial : \vec{E}(P) = E(r)\,\vec{e}_r, où r = OP.
- La distribution est invariante par toute rotation autour du centre O, de sorte que l'amplitude E ne dépend que de la distance radiale r.
3. Calcul du champ électrostatique pour r = OP < a_0 :
On choisit pour surface de Gauss \mathcal{S} la sphère de centre O et de rayon r < a_0.
Le flux de \vec{E} à travers \mathcal{S} s'écrit :
\Phi = \oiint_{\mathcal{S}} E(r)\,\vec{e}_r \cdot \vec{e}_r\,\mathrm{d}S = E(r) \oiint_{\mathcal{S}} \mathrm{d}S = 4\pi r^2 E(r)La charge intérieure à la sphère de rayon r est :
Q_{\text{int}} = \rho \times \frac{4}{3}\pi r^3 = e \left(\frac{r}{a_0}\right)^3
D'après le théorème de Gauss :
En introduisant le vecteur position \overrightarrow{OP} = r\,\vec{e}_r, le champ électrostatique auquel est soumis l'électron en P est :
Résultat
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Le théorème de Gauss dans le cadre d'une symétrie sphérique a souvent été mal appliqué.
« Le théorème de Gauss à cette situation à symétrie sphérique est mal appliqué dans bon nombre de copies. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 13
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : pulsation propre, modèle de l'atome
a) En déduire ce que vaut la pulsation définie par . On l’exprimera en fonction de et de . b) Évaluer numériquement la longueur d’onde associée. Commenter.
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Identifier la raideur effective m_e \omega_0^2 à partir de la force électrostatique subie et en déduire la longueur d'onde \lambda_0 = 2\pi c/\omega_0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la force électrostatique subie par l'électron de charge q = -e plongé dans le champ créé par la distribution de Thomson obtenu à la question Q12, puis l'identifier à la force de rappel pour en déduire \omega_0.
- Relier la pulsation \omega_0 à la longueur d'onde associée dans le vide \lambda_0 = \frac{2\pi c}{\omega_0}, réaliser l'application numérique avec les constantes fournies, puis commenter le domaine spectral obtenu au regard du spectre atomique de l'hydrogène.
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a) Expression de la pulsation propre \omega_0
D'après le résultat de la question Q12, le champ électrostatique régnant à l'intérieur de la boule de Thomson (OP < a_0) est :
L'électron, de charge q = -e, subit la force de Coulomb :
Par identification avec la modélisation proposée \vec{f}_{\text{rappel}} = -m_e \omega_0^2 \overrightarrow{OP}, il vient :
soit finalement :
b) Évaluation numérique de la longueur d'onde et commentaire
La pulsation propre \omega_0 correspond à une onde électromagnétique de longueur d'onde dans le vide :
Calculons numériquement la pulsation \omega_0 à l'aide des données :
- e = 1{,}60 \cdot 10^{-19}\text{ C}
- \varepsilon_0 = 8{,}85 \cdot 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1}
- m_e = 9{,}10 \cdot 10^{-31}\text{ kg}
- a_0 = 5{,}29 \cdot 10^{-11}\text{ m}
On en déduit la longueur d'onde associée avec c = 3{,}00 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :
Commentaires :
- D'après le spectre électromagnétique fourni en tête de sujet, cette longueur d'onde se situe dans l'ultraviolet lointain (ou extrême UV).
- L'énergie photonique associée vaut \hbar\omega_0 = 1{,}05 \cdot 10^{-34} \times 4{,}12 \cdot 10^{16}\text{ J} \approx 4{,}3 \cdot 10^{-18}\text{ J} \approx 27\text{ eV} = 2 R_Y. Elle est du même ordre de grandeur que l'énergie d'ionisation de l'atome d'hydrogène (R_Y = 13{,}6\text{ eV}) et que les transitions électroniques de la série de Lyman (qui s'étendent de 10{,}2\text{ eV} à 13{,}6\text{ eV}, soit entre 91\text{ nm} et 122\text{ nm}). Le modèle classique de Thomson fournit ainsi un ordre de grandeur très satisfaisant des fréquences optiques caractéristiques de l'atome d'hydrogène.
Résultat
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Cette question a obtenu étonnamment peu de bonnes réponses.
« Peu de bonnes réponses étrangement ! »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 14
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : régime sinusoïdal forcé, notation complexe
a) Écrire l’équation du mouvement. b) En utilisant les notations complexes, déterminer la solution " forcée " de pulsation imposée par le champ extérieur. Écrire l’accélération de l’électron en fonction de et de .
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Écrire le principe fondamental en régime sinusoïdal forcé sous forme complexe, puis dériver deux fois par rapport au temps pour obtenir l'accélération complexe.
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- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'électron dans le référentiel d'étude en projetant sur l'axe Oz, en tenant compte des trois forces exercées : la force de rappel élastique, la réaction de rayonnement et la force électrique extérieure.
- Utiliser la représentation complexe en régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega pour déterminer la position complexe \underline{z}(t), puis en déduire l'accélération complexe \underline{\vec{\gamma}}(t) = \ddot{\underline{z}}(t)\vec{e}_z.
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a) Équation du mouvement
On étudie l'électron (charge q = -e, masse m_e) dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. Le mouvement s'effectue le long de l'axe Oz, repéré par \overrightarrow{OP}(t) = z(t)\vec{e}_z.
L'électron est soumis à trois forces :
- la force de rappel : \vec{f}_{\text{rappel}} = -m_e \omega_0^2 z(t)\vec{e}_z ;
- la force de réaction de rayonnement : \vec{f}_{\text{ray}} = K_e \frac{\mathrm{d}\vec{\gamma}}{\mathrm{d}t} = K_e \dddot{z}(t)\vec{e}_z ;
- la force électrostatique due au champ extérieur : \vec{f}_{\text{ext}} = q\vec{E}_{\text{ext}} = -e E_0 \cos(\omega t)\vec{e}_z.
Le principe fondamental de la dynamique s'écrit :
En projetant sur l'axe Oz et en introduisant le temps caractéristique \tau = \frac{K_e}{m_e}, on obtient :
soit, sous forme canonique :
b) Solution forcée et accélération complexe
On adopte la notation complexe en associant au champ électrique le signal \underline{E}_{\text{ext}}(t) = E_0 \mathrm{e}^{i\omega t}. En régime forcé, on cherche la position sous la forme \underline{z}(t) = \underline{Z}_0 \mathrm{e}^{i\omega t}.
Les dérivées temporelles s'écrivent :
En injectant ces relations dans l'équation différentielle :
d'où l'expression de la position complexe forcée :
La grandeur physique réelle s'en déduit par z(t) = \mathrm{Re}\big(\underline{z}(t)\big).
L'accélération complexe s'obtient directement par \underline{\vec{\gamma}}(t) = \ddot{\underline{z}}(t)\vec{e}_z = -\omega^2 \underline{z}(t)\vec{e}_z, ce qui donne :
Résultat
Question 15
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : résonance, diffusion rayleigh
a) En admettant que la formule de la puissance de Larmor peut être utilisée, établir la puissance rayonnée par l’électron. b) Que vaut la puissance notée pour ? Comment s’exprime la puissance pour et pour ? Que vaut-elle pour et pour tendant vers l’infini ?
Voir l'indiceIndice
Utiliser \langle \vec{\gamma}^2 \rangle = \frac{1}{2}|\underline{\gamma}|^2 et étudier les comportements asymptotiques aux basses et hautes pulsations.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance moyenne rayonnée P = K_e \langle \vec{\gamma}\cdot\vec{\gamma}\rangle à partir de l'accélération complexe \underline{\vec{\gamma}}(t) obtenue à la question Q14.
- Évaluer cette puissance à la résonance \omega = \omega_0 pour identifier P_0, puis étudier les comportements asymptotiques aux basses et hautes fréquences ainsi que les limites en 0 et en +\infty.
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a) Expression de la puissance moyenne rayonnée P
D'après la question Q14, l'accélération complexe de l'électron en régime forcé s'écrit :
L'accélération réelle \vec{\gamma}(t) = \operatorname{Re}(\underline{\vec{\gamma}}(t)) est sinusoïdale d'amplitude \gamma_0 = |\underline{\vec{\gamma}}|. La valeur moyenne temporelle du carré de l'accélération vaut donc :
En introduisant cette expression dans la formule de Larmor P_L = K_e \langle \vec{\gamma}\cdot\vec{\gamma} \rangle, avec \tau = \dfrac{K_e}{m_e}, on obtient la puissance rayonnée P :
b) Cas particuliers et comportements asymptotiques
Pour \omega = \omega_0 : le terme d'inertie et de rappel s'annule (\omega_0^2 - \omega_0^2 = 0) et il vient :
P_0 = P(\omega_0) = \frac{e^2 E_0^2 \tau}{2 m_e} \frac{\omega_0^4}{\tau^2 \omega_0^6}soit :
\boxed{P_0 = \frac{e^2 E_0^2}{2 m_e \tau \omega_0^2} = \frac{e^2 E_0^2}{2 K_e \omega_0^2}}Pour \omega \ll \omega_0 : le dénominateur est dominé par \omega_0^4 (car (\omega_0^2-\omega^2)^2 \approx \omega_0^4 et \tau^2\omega^6 \ll \omega_0^4). La puissance varie comme \omega^4 :
\boxed{P(\omega) \approx \frac{e^2 E_0^2 \tau}{2 m_e} \frac{\omega^4}{\omega_0^4} = P_0 \, (\tau \omega_0)^2 \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4}En particulier, pour \omega = 0 :
\boxed{P(0) = 0}Pour \omega \gg \omega_0 : dans le domaine non relativiste où l'approximation dipolaire reste valable, on a généralement \omega \tau \ll 1, de sorte que (\omega_0^2 - \omega^2)^2 \approx \omega^4 \gg \tau^2 \omega^6. La puissance devient indépendante de la pulsation :
\boxed{P(\omega) \approx \frac{K_e e^2 E_0^2}{2 m_e^2} = \frac{e^2 E_0^2 \tau}{2 m_e}}Pour \omega \to +\infty : formellement, le terme en \tau^2 \omega^6 l'emporte au dénominateur sur \omega^4, ce qui donne P(\omega) \sim \dfrac{e^2 E_0^2}{2 m_e \tau \omega^2}, d'où :
\boxed{\lim_{\omega \to +\infty} P(\omega) = 0}
Résultat
Question 16
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : bande passante, facteur de qualité
On peut montrer que cette fonction peut s’écrire au voisinage de sous la forme approchée . a) En admettant que les pulsations de coupure haute et basse sont suffisamment proches de pour que la forme approchée de convienne et que , en déduire la pulsation de résonance, la largeur à mi-hauteur et le facteur de qualité . b) L’application numérique de la formule obtenue en Q7b donne : que valent la largeur de bande passante et le facteur de qualité dans le domaine optique ?
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Identifier la largeur à mi-hauteur en résolvant g(\omega) = 1/2, poser \omega = \omega_0 \pm \frac{\Delta\omega}{2} puis calculer Q = \omega_0/\Delta\omega.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le maximum de g(\omega) pour déterminer la pulsation de résonance \omega_r.
- Exprimer la condition de coupure à mi-hauteur g(\omega_c) = \frac{1}{2} et utiliser l'approximation \omega_c \approx \omega_0 pour en déduire les pulsations de coupure, la largeur à mi-hauteur \Delta\omega ainsi que le facteur de qualité Q.
- Pour l'application numérique dans le domaine optique, estimer une pulsation typique (visible, \lambda_0 \sim 500\text{ nm}, soit \omega_0 \approx 4\cdot 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}, valeur reprise dans la partie III) et calculer \tau = K_e/m_e, puis \Delta\omega et Q.
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a) Pulsation de résonance, largeur à mi-hauteur et facteur de qualité
La fonction de profil de résonance s'écrit au voisinage de \omega_0 :
Pulsation de résonance \omega_r : Le dénominateur de g(\omega) est minimal (égal à 1) lorsque le terme au carré s'annule, c'est-à-dire pour :
\boxed{ \omega_r = \omega_0 }On a alors g(\omega_r) = 1, soit P(\omega_r) = P_0.
Largeur à mi-hauteur \Delta\omega : Les pulsations de coupure à mi-hauteur \omega_c vérifient la condition g(\omega_c) = \frac{1}{2}, soit :
\left(\frac{\omega_0^2-\omega_c^2}{\tau\omega_0^3}\right)^2 = 1 \iff \frac{\omega_0^2-\omega_c^2}{\tau\omega_0^3} = \pm 1Comme les pulsations de coupure sont très proches de \omega_0 (\omega_c \approx \omega_0), on peut factoriser :
\omega_0^2 - \omega_c^2 = (\omega_0 - \omega_c)(\omega_0 + \omega_c) \approx 2\omega_0 (\omega_0 - \omega_c)L'égalité devient :
\frac{2\omega_0(\omega_0 - \omega_c)}{\tau\omega_0^3} \approx \pm 1 \implies \omega_0 - \omega_c \approx \pm \frac{\tau\omega_0^2}{2}Les deux pulsations de coupure (basse et haute) sont donc :
\omega_1 \approx \omega_0 - \frac{\tau\omega_0^2}{2} \quad \text{et} \quad \omega_2 \approx \omega_0 + \frac{\tau\omega_0^2}{2}La largeur à mi-hauteur (bande passante à -3\text{ dB}) vaut :
\boxed{ \Delta\omega = \omega_2 - \omega_1 = \tau \omega_0^2 = \frac{1}{\tau_0} }Facteur de qualité Q : Par définition, pour une résonance aiguë :
\boxed{ Q = \frac{\omega_0}{\Delta\omega} = \frac{1}{\omega_0 \tau} = \omega_0 \tau_0 }L'hypothèse \omega_0\tau \ll 1 assure bien que Q \gg 1.
b) Application numérique dans le domaine optique
Le temps caractéristique associé à la réaction de rayonnement vaut :
Dans le domaine optique (domaine visible), pour une onde lumineuse de longueur d'onde typique \lambda_0 \approx 470\text{ nm} à 500\text{ nm}, la pulsation propre vaut typiquement :
(valeur reprise explicitement en Partie III). On en déduit :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
La détermination de la bande passante et du facteur de qualité a mis en difficulté certains candidats.
« La détermination classique de la bande passante et du facteur de qualité pose problème à certains candidats. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.