WikiPrépaLivrets

Corrigé détaillé CCINP Physique MP 2022 (page 2/2 : Parties III et IV)

Rayonnement, réaction de rayonnement et décalage de Lamb

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Partie III : Étude de la résonance (Informatique Pour Tous)

Question 17

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : bande passante, tracé de courbe

On cherche à tracer la courbe de la fonction , définie en Q16, au voisinage de la résonance, de telle sorte qu’on puisse visualiser la largeur à mi-hauteur. On écrit en Python le programme suivant :

import matplotlib.pyplot as plt 
n = 10000 
a = 4*10**15-10**8 
b = 4*10**15+10**8 
omega_0 = 4*10**15 
tau = 6.3*10**(-24) 
X = [a + (b-a)*k/(n-1) for k in range(n)] # valeurs régulières 
Y = [1/(1+((omega_0**2-x**2)/(tau*omega_0**3))**2) for x in X] 
plt.plot(X,Y,'b-',linewidth=2) 
plt.xlim(a,b) 
plt.ylim(-1,2) 
plt.xlabel('x') 
plt.ylabel('y') 
plt.show()

a) Que représente la variable nommée " n " ? b) Sur quelle plage de valeurs de la fonction est-elle tracée si on utilise ce programme ? c) Peut-on visualiser la bande passante (telle que calculée à la Q16b) ? d) Que contient la variable nommée " X " ?

Voir l'indice

Repérer le pas d'échantillonnage, les bornes de l'intervalle [a,b] et la nature de la liste X représentant les abscisses discrétisées.

Voir la stratégie
  1. Identifier le rôle usuel des variables dans un script de tracé numérique (matplotlib) : taille de l'échantillonnage, bornes de l'intervalle.
  2. Comparer l'étendue [a, b] de l'axe des abscisses à la largeur à mi-hauteur \Delta\omega \approx 1{,}0 \cdot 10^8\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} obtenue en Q16b pour justifier la visibilité du pic de résonance.
  3. Décrire précisément la structure de données et la nature physique des éléments de la liste X.
Voir le corrigé complet

a) La variable n représente le nombre de points (ou pas d'échantillonnage) de la grille de discrétisation utilisés pour calculer et tracer la courbe.

b) La variable X prend ses valeurs pour k allant de 0 à n-1, soit de x=a à x=b. La fonction g(\omega) est donc tracée sur l'intervalle :

\boxed{[\omega_0 - 10^8 \,,\, \omega_0 + 10^8]\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} = [3{,}9999999 \cdot 10^{15} \,,\, 4{,}0000001 \cdot 10^{15}]\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}}

c) D'après la question Q16b, la largeur à mi-hauteur vaut :

\Delta\omega = \tau\omega_0^2 \approx 6{,}3\cdot 10^{-24} \times (4{,}0\cdot 10^{15})^2 \approx 1{,}0 \cdot 10^8\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

Les pulsations de coupure à mi-hauteur se situent donc en :

\omega \approx \omega_0 \pm \frac{\Delta\omega}{2} \approx \omega_0 \pm 0{,}5 \cdot 10^8\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

Ces deux pulsations sont bien contenues à l'intérieur de la plage d'abscisses choisie [a, b] = [\omega_0 - 10^8\,,\, \omega_0 + 10^8], de largeur b-a = 2\cdot 10^8\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \approx 2\Delta\omega. De plus, l'axe des ordonnées réglé par plt.ylim(-1, 2) englobe pleinement les valeurs g(\omega_0) = 1 et g = 0{,}5.

\boxed{\text{Oui, on peut parfaitement visualiser la résonance et la bande passante à mi-hauteur.}}

d) La variable X est une liste Python contenant n = 10\,000 flottants régulièrement espacés selon une progression arithmétique de premier terme a et de dernier terme b, correspondant aux pulsations discrétisées :

\boxed{\omega_k = a + k\,\frac{b-a}{n-1} \quad \text{pour } k \in \{0, \dots, n-1\}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 18

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : méthode de dichotomie, pulsation de coupure

On cherche également à déterminer les pulsations de coupure et . On les définit comme les deux seules valeurs qui annulent une fonction supposée continue .

On écrit en Python le programme suivant :

def dicho(f,a,b,epsilon = 10**(6)): 
    if f(a)*f(b)>0 : 
        return None 
    u = a 
    v = b 
    while abs(v-u) > 2*epsilon : 
        w = (u + v)/2 
        if f(u)*f(w) <= 0 : 
            v = w 
        else : 
            u = w 
    return (u + v)/2 

def h(x): 
    omega_0 = 4*10**15  
    tau = 6.3*10**(-24) 
    return (1/(1+((omega_0**2-x**2)/(tau*omega_0**3))**2)-1/2) 

omega_0 = 4*10**15 
m = 10**8 
min = dicho(h, omega_0 - m , omega_0) 
max = dicho(h, omega_0 , omega_0 + m)

a) Donner l’expression de la fonction . b) Quel est le rôle des deux lignes du programme écrites ci-dessous ?

if f(a)*f(b)>0 : 
    return None

c) L’exécution de ce programme conduit aux valeurs suivantes :

min = 3999999949218750 
max = 4000000050781250

Avec quelle précision cet algorithme dichotomique fournit-il ces résultats ? d) Calculer la bande passante avec ces résultats. En déduire le facteur de qualité.

Voir l'indice

Expliquer la condition de Bolzano (théorème des valeurs intermédiaires) au début de l'algorithme et relier la condition d'arrêt à l'incertitude absolue sur la racine.

Voir la stratégie
  1. Identifier la fonction mathématique codée dans le script Python en reliant la condition h(\omega) = 0 à la définition de la bande passante à mi-hauteur (g(\omega) = 1/2).
  2. Interpréter le test initial de la dichotomie en faisant référence au théorème des valeurs intermédiaires.
  3. Analyser le critère d'arrêt de la boucle while pour déterminer l'incertitude absolue maximale sur la racine.
  4. Calculer la différence exacte \Delta\omega = \omega_2 - \omega_1, puis en déduire le facteur de qualité Q = \omega_0 / \Delta\omega.
Voir le corrigé complet

a) D'après la définition de la fonction Python h(x), l'expression analytique de la fonction h(\omega) s'écrit :

\boxed{h(\omega) = \frac{1}{1+\left(\dfrac{\omega_0^2-\omega^2}{\tau\omega_0^3}\right)^2} - \frac{1}{2} = g(\omega) - \frac{1}{2}}

Les zéros de h(\omega) correspondent ainsi aux pulsations pour lesquelles le gain en puissance est divisé par deux : g(\omega) = 1/2, ce qui définit précisément les pulsations de coupure à mi-hauteur \omega_1 et \omega_2.

b) Les deux lignes :

if f(a)*f(b)>0 : 
    return None

vérifient si f(a) et f(b) sont de signes strictement identiques. D'après le théorème des valeurs intermédiaires (ou théorème de Bolzano), pour qu'une fonction continue change de signe et s'annule au moins une fois sur l'intervalle [a,b], il est nécessaire que f(a) \cdot f(b) \le 0. Si ce n'est pas le cas, l'algorithme ne peut garantir l'existence d'une racine et s'interrompt prématurément en renvoyant None.

c) La condition de continuation de la boucle est abs(v-u) > 2*epsilon. La boucle s'arrête dès que la largeur de l'intervalle vérifie :

|v - u| \le 2\varepsilon

L'algorithme renvoie le milieu w = \frac{u+v}{2} de ce dernier intervalle. La distance entre la racine exacte \omega_c et cette approximation est donc majorée par le demi-intervalle :

|\omega_c - w| \le \frac{|v-u|}{2} \le \varepsilon

L'argument optionnel n'étant pas spécifié lors des appels de dicho, la valeur par défaut est \varepsilon = 10^6. L'algorithme fournit donc ces résultats avec une précision de :

\boxed{\varepsilon = 10^6\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}}

d) Les pulsations de coupure basse et haute obtenues numériquement valent :

\begin{aligned} \omega_1 &= 3\,999\,999\,949\,218\,750\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \\ \omega_2 &= 4\,000\,000\,050\,781\,250\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

La largeur de la bande passante à mi-hauteur s'en déduit par soustraction directe :

\Delta\omega = \omega_2 - \omega_1 = 4\,000\,000\,050\,781\,250 - 3\,999\,999\,949\,218\,750 = 101\,562\,500\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

soit :

\boxed{\Delta\omega \approx 1{,}02 \cdot 10^8\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}}

Le facteur de qualité s'obtient alors par le rapport :

Q = \frac{\omega_0}{\Delta\omega} = \frac{4{,}0 \cdot 10^{15}}{101\,562\,500} \approx 3{,}94 \cdot 10^7

Avec deux chiffres significatifs cohérents avec la valeur fournie de \omega_0 :

\boxed{Q \approx 3{,}9 \cdot 10^7}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 19

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : méthode de newton, algorithme

On peut chercher les racines d’une fonction en utilisant la méthode de Newton. On écrit le programme Python suivant :

def g(x): 
    omega_0 = 4*10**15 
    tau = 6.3*10**(-24) 
    return (1/(1+((omega_0**2-x**2)/(tau*omega_0**3))**2)-1/2) 

def inconnue(x): 
    return expressionA 

def methode_newton(f, d, x, epsilon = 10**(6)) : # x : valeur de départ 
    dif = 2 * epsilon 
    while dif > epsilon : 
        x1 = x - f(x) / d(x) 
        dif = abs(x1 - x) 
        expressionB 
    return x 

omega_0 = 4*10**15 
m = 10**8 
min = methode_newton(g, inconnue, omega_0 - m) 
max = methode_newton(g, inconnue, omega_0 + m)

a) Dans la fonction nommée " méthode_newton() ", que représente le paramètre nommé " d " ? b) Remplacer " expressionA " par une instruction en Python. c) Remplacer " expressionB " par une instruction en Python.

Voir l'indice

Identifier le rôle de la dérivée dans la méthode de Newton-Raphson, définir d(x) par dérivation formelle ou numérique, puis actualiser la variable x dans la boucle.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'algorithme implémenté : la méthode de Newton-Raphson pour la recherche d'un zéro de f repose sur la suite récurrente x_{k+1} = x_k - \frac{f(x_k)}{f'(x_k)}.
  2. En déduire le rôle de la fonction passée en deuxième argument (d), puis expliciter le calcul de la dérivée de g dans expressionA (de façon analytique ou par taux d'accroissement).
  3. Compléter la mise à jour de l'itéré dans la boucle while pour expressionB.
Voir le corrigé complet

a) Rôle du paramètre d

La relation de récurrence de la méthode de Newton-Raphson s'écrit :

x_{k+1} = x_k - \frac{f(x_k)}{f'(x_k)}

Dans le corps de la fonction, l'instruction x1 = x - f(x) / d(x) montre que le paramètre d représente la fonction dérivée f' de la fonction f dont on cherche le zéro.

\boxed{\text{\texttt{d} représente la dérivée } f' \text{ de la fonction } f.}

b) Remplacement de expressionA

L'appel methode_newton(g, inconnue, ...) implique que la fonction inconnue(x) doit renvoyer la valeur de la dérivée g'(x).

En posant u(x) = \frac{\omega_0^2 - x^2}{\tau \omega_0^3}, la fonction g s'écrit g(x) = \frac{1}{1 + u(x)^2} - \frac{1}{2}. Sa dérivée exacte vaut :

g'(x) = -\frac{2 u(x) u'(x)}{\left(1 + u(x)^2\right)^2} = \frac{4 x (\omega_0^2 - x^2)}{(\tau \omega_0^3)^2 \left(1 + \left(\frac{\omega_0^2 - x^2}{\tau \omega_0^3}\right)^2\right)^2}

On peut donc remplacer expressionA par l'expression analytique de cette dérivée :

\boxed{\texttt{4*x*(omega\_0**2 - x**2) / ((tau*omega\_0**3)**2 * (1 + ((omega\_0**2 - x**2)/(tau*omega\_0**3))**2)**2)}}

Remarque : Une approximation numérique de la dérivée par différence finie centrée avec un pas h adapté à l'échelle du problème (par exemple h = 10^3\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}, tel que h \ll \Delta\omega \approx 10^8\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} tout en restant supérieur à la précision machine relative pour x \approx 4\cdot 10^{15}) est également envisageable :

\texttt{(g(x + 1e3) - g(x - 1e3)) / 2e3}

c) Remplacement de expressionB

Pour préparer l'itération suivante de la boucle conditionnelle while, il faut actualiser la variable x en lui affectant la nouvelle valeur calculée x1 :

\boxed{\texttt{x = x1}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Partie IV : Déplacement de Lamb des niveaux d’énergie de l‘électron dans l’atome d’Hydrogène

Question 20

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directe

Notions : onde plane progressive harmonique, densité d'énergie électromagnétique

Écrire les expressions des champs électrique et magnétique , associés à une onde plane progressive harmonique de pulsation , se propageant dans le vide dans la direction des croissants et dont le champ électrique est polarisé rectilignement selon . On notera l’amplitude du champ électrique et on exprimera en fonction de l’amplitude du champ magnétique . Quelles sont les densités d’énergie moyenne associée au champ , au champ et au champ électromagnétique ?

Voir l'indice

Écrire la forme générale d'une OPPH se propageant selon +x et appliquer la relation de Maxwell-Faraday pour obtenir \vec{B}, puis sommer les densités d'énergie.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'expression du champ électrique \vec{E} en tenant compte de la direction de propagation (+x), de la pulsation \omega et de la polarisation rectiligne selon \vec{e}_z.
  2. Déterminer le champ magnétique \vec{B} via la relation de structure d'une onde plane progressive harmonique dans le vide, et identifier son amplitude B_0.
  3. Calculer les densités volumiques d'énergie moyenne électrique \langle u_e \rangle, magnétique \langle u_m \rangle et totale \langle u_{em} \rangle en utilisant \varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1 et \langle \cos^2(\dots) \rangle = \frac{1}{2}.
Voir le corrigé complet

Une onde plane progressive harmonique de pulsation \omega se propageant dans le vide selon les x croissants est caractérisée par le vecteur d'onde \vec{k} = \frac{\omega}{c}\vec{e}_x. Le champ électrique étant polarisé rectilignement selon \vec{e}_z et d'amplitude E_0, il s'écrit (en choisissant l'origine des phases nulle à l'origine) :

\boxed{\vec{E}(x,t) = E_0 \cos\left(\omega\left(t - \frac{x}{c}\right)\right)\vec{e}_z}

D'après l'équation de Maxwell-Faraday (ou la relation de structure de l'onde plane dans le vide), le champ magnétique associé vérifie :

\vec{B}(x,t) = \frac{\vec{e}_x \wedge \vec{E}(x,t)}{c} = \frac{E_0}{c} \cos\left(\omega\left(t - \frac{x}{c}\right)\right) (\vec{e}_x \wedge \vec{e}_z)

Sachant que \vec{e}_x \wedge \vec{e}_z = -\vec{e}_y, on obtient :

\boxed{\vec{B}(x,t) = -\frac{E_0}{c} \cos\left(\omega\left(t - \frac{x}{c}\right)\right)\vec{e}_y}

L'amplitude du champ magnétique est donc :

\boxed{B_0 = \frac{E_0}{c}}

La densité volumique d'énergie électrique instantanée s'écrit u_e = \frac{1}{2}\varepsilon_0 E^2. Sa moyenne temporelle vaut :

\langle u_e \rangle = \frac{1}{2} \varepsilon_0 E_0^2 \left\langle \cos^2\left(\omega\left(t - \frac{x}{c}\right)\right) \right\rangle

Comme \langle \cos^2(\dots) \rangle = \frac{1}{2}, on a :

\boxed{\langle u_e \rangle = \frac{1}{4} \varepsilon_0 E_0^2}

De même, la densité volumique d'énergie magnétique instantanée est u_m = \frac{B^2}{2\mu_0}. Sa moyenne temporelle s'écrit :

\langle u_m \rangle = \frac{B_0^2}{4\mu_0} = \frac{E_0^2}{4\mu_0 c^2}

En utilisant la relation des données \varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1, soit \frac{1}{\mu_0 c^2} = \varepsilon_0, il vient :

\boxed{\langle u_m \rangle = \frac{1}{4} \varepsilon_0 E_0^2}

La densité volumique moyenne d'énergie électromagnétique totale est la somme des deux contributions :

\langle u_{em} \rangle = \langle u_e \rangle + \langle u_m \rangle = \frac{1}{4} \varepsilon_0 E_0^2 + \frac{1}{4} \varepsilon_0 E_0^2
\boxed{\langle u_{em} \rangle = \frac{1}{2} \varepsilon_0 E_0^2}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Question 21

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : quantification de l'énergie, énergie électromagnétique

L’énergie électromagnétique moyenne correspond à celle d’un oscillateur de pulsation . En déduire l’expression de dans la boîte en fonction de , et de .

Voir l'indice

Égaler l'énergie moyenne totale dans la boîte \langle u_{\text{em}} \rangle V à l'énergie quantique du mode \frac{1}{2}\hbar\omega.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie électromagnétique moyenne totale contenue dans la boîte de volume V à partir de la densité volumique moyenne obtenue à la question Q20.
  2. Égaler cette énergie à l'énergie quantique du fondamental d'un oscillateur harmonique de pulsation \omega, soit \frac{1}{2}\hbar\omega, pour en déduire l'amplitude \delta E.
Voir le corrigé complet

D'après la question Q20, la densité volumique moyenne d'énergie électromagnétique associée à une onde plane progressive harmonique d'amplitude de champ électrique \delta E vaut :

\langle u_{em} \rangle = \frac{1}{2} \varepsilon_0 (\delta E)^2

En supposant les champs confinés dans un volume V, l'énergie électromagnétique moyenne contenue dans ce volume est :

\langle \mathcal{E}_{em} \rangle = \langle u_{em} \rangle V = \frac{1}{2} \varepsilon_0 (\delta E)^2 V

L'énoncé précise que cette énergie moyenne correspond à celle de l'état fondamental d'un oscillateur harmonique quantique de pulsation \omega :

\langle \mathcal{E}_{em} \rangle = \frac{1}{2}\hbar\omega

En égalant les deux expressions :

\frac{1}{2} \varepsilon_0 (\delta E)^2 V = \frac{1}{2}\hbar\omega \implies (\delta E)^2 = \frac{\hbar\omega}{\varepsilon_0 V}

On en déduit l'amplitude \delta E des fluctuations du champ électrique :

\boxed{\delta E = \sqrt{\frac{\hbar\omega}{\varepsilon_0 V}}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 22

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : principe fondamental de la dynamique, énergie cinétique

Écrire le principe fondamental à un électron soumis uniquement au champ électrique. En déduire que, pour les fluctuations de la vitesse de celui-ci, on peut écrire l’amplitude de la vitesse . En déduire ce que vaut le déplacement moyen noté des niveaux d’énergie cinétique d’un électron en fonction de et de .

Voir l'indice

Utiliser la relation d'ordre de grandeur reliant amplitude de vitesse et de champ, puis calculer l'énergie cinétique moyenne \frac{1}{2}m_e \langle \delta v^2 \rangle.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'électron soumis uniquement au champ électrique fluctuant du vide.
  2. Utiliser la relation harmonique en ordre de grandeur prescrite par l'énoncé \left|\frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}t}\right| = \omega f pour relier l'amplitude de fluctuation de vitesse \delta v à l'amplitude du champ \delta E.
  3. Exprimer le déplacement en énergie cinétique \delta E_c à partir de \delta v et substituer l'expression de \delta E obtenue à la question précédente (Q21).
Voir le corrigé complet

On étudie l'électron, de masse m_e et de charge q = -e, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. Soumis uniquement à la force électrique \vec{F} = -e\vec{E}, le principe fondamental de la dynamique s'écrit :

m_e \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -e \vec{E}

En régime forcé à la pulsation \omega, en utilisant la relation en ordre de grandeur donnée par le texte \left|\frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}t}\right| = \omega |f| (ce qui correspond également au passage en régime sinusoïdal établi où la dérivation temporelle équivaut à une multiplication par i\omega), la relation entre les amplitudes s'écrit :

m_e \omega \,\delta v = e \,\delta E

On en déduit immédiatement l'amplitude des fluctuations de vitesse de l'électron :

\boxed{\delta v = \frac{e\,\delta E}{m_e \omega}}

L'énergie cinétique associée à ces fluctuations de vitesse s'écrit :

\delta E_c = \frac{1}{2} m_e (\delta v)^2 = \frac{1}{2} m_e \left(\frac{e\,\delta E}{m_e \omega}\right)^2 = \frac{e^2 (\delta E)^2}{2 m_e \omega^2}

D'après le résultat de la question Q21, l'amplitude du champ électrique fluctuant vérifie (\delta E)^2 = \frac{\hbar \omega}{\varepsilon_0 V}. En remplaçant cette expression dans celle de \delta E_c, on obtient :

\delta E_c = \frac{e^2}{2 m_e \omega^2} \frac{\hbar \omega}{\varepsilon_0 V}

D'où l'expression du déplacement d'énergie cinétique :

\boxed{\delta E_c = \frac{e^2 \hbar}{2 m_e \varepsilon_0 V \omega}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 23

Difficulté estimée 3 sur 4 : Exigeant

Notions : puissance rayonnée, force de réaction de rayonnement

L’accélération ainsi induite provoque une force de réaction de rayonnement égale à avec la constante . On admettra pour la suite l’égalité . Montrer que la puissance moyenne correspondante peut " équilibrer " sur une durée à comparer à défini par l’égalité ci-dessus.

Voir l'indice

Exprimer la puissance moyenne dissipée par Larmor à partir de \delta v et de \omega, puis comparer le rapport \delta E_c / P_{\text{ray}} au temps \tau_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'accélération moyenne quadratique \langle \vec{\gamma}^{\,2} \rangle en fonction de la vitesse moyenne quadratique \langle \vec{v}^{\,2} \rangle en régime harmonique de pulsation \omega.
  2. Relier la puissance moyenne de réaction de rayonnement |\langle P_{\text{ray}} \rangle| au déplacement moyen d'énergie cinétique \delta E_c.
  3. Déterminer la durée caractéristique \Delta t telle que |\langle P_{\text{ray}} \rangle|\,\Delta t = \delta E_c et la comparer au temps \tau_0.
Voir le corrigé complet

En régime forcé harmonique de pulsation \omega, la dérivation temporelle équivaut, en ordre de grandeur ou en valeur quadratique moyenne, à une multiplication par \omega :

\vec{\gamma}(t) = \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} \implies \langle \vec{\gamma}^{\,2} \rangle = \omega^2 \langle \vec{v}^{\,2} \rangle.

D'après les questions précédentes (Q7a et Q8b), la puissance moyenne dissipée par la force de réaction de rayonnement s'écrit :

|\langle P_{\text{ray}} \rangle| = P_L = K_e \langle \vec{\gamma}^{\,2} \rangle = K_e \omega^2 \langle \vec{v}^{\,2} \rangle.

Or, l'énergie cinétique moyenne associée aux fluctuations de vitesse est donnée par :

\delta E_c = \frac{1}{2} m_e \langle \vec{v}^{\,2} \rangle \iff m_e \langle \vec{v}^{\,2} \rangle = 2\,\delta E_c.

En utilisant la relation admise K_e = \frac{m_e}{\tau_0 \omega^2}, on obtient :

\begin{aligned} |\langle P_{\text{ray}} \rangle| &= \left(\frac{m_e}{\tau_0 \omega^2}\right) \omega^2 \langle \vec{v}^{\,2} \rangle \\ &= \frac{m_e \langle \vec{v}^{\,2} \rangle}{\tau_0} \\ &= \frac{2\,\delta E_c}{\tau_0}. \end{aligned}

L'énergie rayonnée par l'électron pendant une durée \Delta t compense (« équilibre ») la fluctuation d'énergie cinétique \delta E_c si :

|\langle P_{\text{ray}} \rangle|\, \Delta t = \delta E_c \iff \Delta t = \frac{\delta E_c}{|\langle P_{\text{ray}} \rangle|} = \frac{\tau_0}{2}.
\boxed{\Delta t = \frac{\tau_0}{2} \sim \tau_0}

La puissance de rayonnement équilibre donc bien la fluctuation d'énergie cinétique sur une durée du même ordre de grandeur que le temps caractéristique d'amortissement radiatif \tau_0.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 24

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : transition radiative, valeur moyenne

On introduira 2 fréquences de coupure et , telles que : , pour la transition entre 2 états d’énergie " interne " et de l’électron et à la limite relativiste. Donner l’expression finale de la fluctuation totale d’énergie , moyennée sur les fréquences de cette bande passante, en supposant que pour tout domaine entre et , s’écrit .

Voir l'indice

Intégrer \frac{1}{\omega} entre \omega_- et \omega_+ en remarquant la présence d'une intégrale logarithmique élémentaire.

Voir la stratégie
  1. Identifier les bornes de la bande passante : \omega_1 = \omega_- et \omega_2 = \omega_+.
  2. Injecter l'expression de la fluctuation d'énergie cinétique \delta E_c(\omega) établie à la question Q22 dans la relation intégrale fournie par l'énoncé.
  3. Effectuer l'intégration pour obtenir l'expression finale littérale.
Voir le corrigé complet

D'après la question Q22, le déplacement moyen d'énergie cinétique associé à un mode de pulsation \omega s'écrit :

\delta E_c(\omega) = \frac{e^2 \hbar}{2 m_e \varepsilon_0 V} \frac{1}{\omega}

En appliquant la formule de moyenne temporelle et fréquentielle donnée par l'énoncé sur l'intervalle [\omega_1, \omega_2] = [\omega_-, \omega_+], il vient :

\delta E_{c,\text{tot}} = \frac{1}{\omega_+ - \omega_-} \int_{\omega_-}^{\omega_+} \delta E_c(\omega) \,\mathrm{d}\omega = \frac{e^2 \hbar}{2 m_e \varepsilon_0 V (\omega_+ - \omega_-)} \int_{\omega_-}^{\omega_+} \frac{\mathrm{d}\omega}{\omega}

L'intégration de la fonction 1/\omega conduit immédiatement à un logarithme :

\int_{\omega_-}^{\omega_+} \frac{\mathrm{d}\omega}{\omega} = \ln\left(\frac{\omega_+}{\omega_-}\right)

On en déduit l'expression finale de la fluctuation totale d'énergie cinétique :

\boxed{\delta E_{c,\text{tot}} = \frac{e^2 \hbar}{2 m_e \varepsilon_0 V (\omega_+ - \omega_-)} \ln\left(\frac{\omega_+}{\omega_-}\right)}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 25

Difficulté estimée 3 sur 4 : Exigeant

Notions : décalage de lamb, ordre de grandeur

C’est cette fluctuation qui conduit au déplacement de type Lamb. a) Comparer la pulsation de coupure haute et la pulsation de coupure basse du niveau 2s en considérant que la transition d’énergie interne vaut . En déduire que la fluctuation totale d’énergie est sensiblement égale à . Le Rydberg énergétique et la constante de structure fine sont définis dans les données en début du sujet et leurs valeurs numériques sont indiquées. b) On prendra ici comme volume utile : avec le rayon de Bohr . Exprimer la fluctuation totale d’énergie sous la forme . En quelle unité peut-on exprimer la constante ? c) Commenter sachant que la valeur obtenue expérimentalement est d’environ 1 058 MHz pour le du niveau 2s de l’Hydrogène. Comment pourrait-on améliorer le modèle ?

Voir l'indice

Exprimer le rapport \omega_+/\omega_- à l'aide des constantes \alpha et R_Y, puis convertir la variation d'énergie en fréquence via \Delta \nu = \delta E / h.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \omega_+ et \omega_- en fonction des constantes données, en déduire le rapport \omega_+/\omega_-, puis simplifier l'expression issue de la question Q24 grâce à l'approximation \omega_+ \gg \omega_-.
  2. Exprimer \delta E_{c,\text{tot}} sous la forme h \times \nu, identifier la constante et son unité (fréquence en \text{Hz}), puis mener l'application numérique.
  3. Comparer la valeur calculée à la valeur expérimentale de 1\,058\text{ MHz} et proposer des pistes d'amélioration physiques (densité des modes du vide, traitement quantique de l'électron via sa fonction d'onde).
Voir le corrigé complet

a) Comparaison des pulsations de coupure et expression approchée

D'après l'énoncé (question Q24 et données) :

\hbar \omega_+ = m_e c^2 \quad \text{et} \quad \hbar \omega_- = 20 R_Y = 20 \left(\frac{1}{2} m_e c^2 \alpha^2\right) = 10\, m_e c^2 \alpha^2

On en déduit immédiatement le rapport des deux pulsations de coupure :

\frac{\omega_+}{\omega_-} = \frac{m_e c^2}{10\, m_e c^2 \alpha^2} = \frac{1}{10\alpha^2}

Avec \alpha = \frac{1}{137}, on a :

10\alpha^2 = \frac{10}{137^2} \approx 5{,}33 \cdot 10^{-4} \ll 1 \implies \frac{\omega_+}{\omega_-} \approx 1{,}88 \cdot 10^3 \gg 1

La pulsation haute est donc très supérieure à la pulsation basse : \omega_+ \gg \omega_-, ce qui permet l'approximation :

\omega_+ - \omega_- \approx \omega_+

En injectant ce résultat dans l'expression établie à la question Q24 :

\delta E_{c,\text{tot}} = \frac{e^2 \hbar}{2 m_e \varepsilon_0 V (\omega_+ - \omega_-)} \ln\left(\frac{\omega_+}{\omega_-}\right)

on obtient bien la forme approchée :

\boxed{\delta E_{c,\text{tot}} \approx \frac{e^2\hbar}{2m_e \varepsilon_0 V} \frac{1}{\omega_+} \ln\left(\frac{1}{10\alpha^2}\right)}

b) Écriture sous la forme \delta E_{c,\text{tot}} = h \times (\text{constante})

Comme \hbar \omega_+ = m_e c^2, on a \frac{1}{\omega_+} = \frac{\hbar}{m_e c^2}. Sachant par ailleurs que \hbar = \frac{h}{2\pi}, il vient :

\begin{aligned} \delta E_{c,\text{tot}} &= \frac{e^2 \hbar^2}{2 m_e^2 c^2 \varepsilon_0 V} \ln\left(\frac{1}{10\alpha^2}\right) \\ &= h \cdot \left[ \frac{e^2 h}{8\pi^2 m_e^2 c^2 \varepsilon_0 V} \ln\left(\frac{1}{10\alpha^2}\right) \right] \end{aligned}

Avec V = (4a_0)^3 = 64 a_0^3, la constante s'écrit :

\boxed{\text{constante} = \frac{e^2 h}{512 \pi^2 m_e^2 c^2 \varepsilon_0 a_0^3} \ln\left(\frac{1}{10\alpha^2}\right) = \frac{c \alpha^3}{64 a_0} \ln\left(\frac{1}{10\alpha^2}\right)}

Puisque \delta E_{c,\text{tot}} est une énergie (en \text{J}) et h est la constante de Planck (en \text{J}\cdot\text{s}), le rapport \frac{\delta E_{c,\text{tot}}}{h} a la dimension de l'inverse d'un temps [T]^{-1} :

\boxed{\text{La constante s'exprime en hertz (\text{Hz}) ou en }\text{s}^{-1}.}

Calcul numérique de cette constante :

  • \ln\left(\frac{1}{10\alpha^2}\right) = \ln(1876{,}9) \approx 7{,}537 ;
  • \frac{c \alpha^3}{64 a_0} = \frac{3{,}00 \cdot 10^8 \times (1/137)^3}{64 \times 5{,}29 \cdot 10^{-11}} \approx 3{,}446 \cdot 10^{10}\text{ s}^{-1}.

D'où :

\text{constante} \approx 3{,}45 \cdot 10^{10} \times 7{,}537 \approx 2{,}6 \cdot 10^{11}\text{ Hz} = 2{,}6 \cdot 10^5\text{ MHz}

c) Commentaire et amélioration du modèle

  • Commentaire : La valeur théorique issue de ce modèle semi-classique très simplifié (\approx 2{,}6 \cdot 10^5\text{ MHz}) est environ 250 fois plus grande que la valeur expérimentale de 1\,058\text{ MHz}. Néanmoins, elle fournit le bon ordre de grandeur d'un effet très faible par rapport aux transitions optiques usuelles (qui sont de l'ordre de 10^9\text{ MHz}), situant le décalage dans le domaine des radiofréquences / micro-ondes.
  • Améliorations à apporter :

    1. Prise en compte de la densité d'états : Remplacer la moyenne uniforme sur les pulsations par une intégration pondérée par la densité spectrale des modes électromagnétiques du vide dans une boîte, g(\omega)\,\mathrm{d}\omega = \frac{V\omega^2}{\pi^2 c^3}\,\mathrm{d}\omega.
    2. Description quantique de l'électron : Remplacer le confinement ad hoc dans un volume macroscopique V=(4a_0)^3 par la densité de probabilité de présence issue de la fonction d'onde stationnaire \Psi(\vec{r}) de l'électron (solution de l'équation de Dirac ou de Schrödinger), le décalage étant modulé par |\Psi(\vec{r}=\vec{0})|^2.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 26

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : orbitale atomique, raie de lyman

On rappelle (figure 2) que les probabilités de présence de l’électron au centre ne sont non nulles que pour les orbitales et nulles pour toutes les autres (qui ne sont pas à symétrie sphérique). Les caractéristiques du modèle de Bohr sont indiquées dans les données en début de sujet. a) En déduire que le déplacement de Lamb ne concerne donc que les niveaux . b) Le calcul complet de en unités donne la valeur 1 058 MHz. Comparer cette énergie avec celle de la transition désexcitatrice qui fait passer l’électron de 2p à 1s. c) L’électron 2s du modèle de Bohr est-il relativiste ? Pourquoi faudrait-il faire tout de même une correction relativiste ? d) La raie du spectre de Lyman correspond au retour d’un état à l’état fondamental. Quelle est la longueur d’onde et le domaine spectral du photon émis ?

Voir l'indice

Expliquer pourquoi l'intégrale de recouvrement avec le potentiel dépend de la valeur de la densité de probabilité au centre |\Psi(0)|^2.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la relation admise \delta E_{\text{totale}} = (\text{expression})\cdot |\Psi(r=0)|^2 et les propriétés de symétrie des fonctions d'onde à l'origine.
  2. Calculer l'énergie de la transition n=2 \to n=1 à l'aide des formules de Bohr fournies, puis la comparer au décalage de Lamb exprimé en fréquence ou en électron-volts.
  3. Calculer le rapport v/c à l'aide de la formule du modèle de Bohr pour juger du caractère relativiste, puis justifier la nécessité des corrections relativistes au vu de la précision spectroscopique.
  4. Déterminer la longueur d'onde de la raie Lyman-\alpha par la relation de Planck-Einstein et situer cette valeur dans le spectre électromagnétique.
Voir le corrigé complet

a) Niveaux concernés par le déplacement de Lamb

D'après le préambule de la question, la fluctuation totale d'énergie s'écrit sous la forme :

\delta E_{\text{totale}} = (\text{expression}) \cdot |\Psi(r=0)|^2

Or, comme le rappelle l'énoncé et la figure 2, la densité de probabilité de présence à l'origine |\Psi(r=0)|^2 n'est non nulle que pour les états de moment cinétique orbital nul (l = 0, soit les orbitales ns). Pour toutes les orbitales ayant l \ge 1 (np, nd, etc.), la fonction d'onde s'annule en r = 0, donc |\Psi(r=0)|^2 = 0.

Par conséquent, à cet ordre d'approximation :

\boxed{\text{Le déplacement de Lamb ne concerne que les niveaux } ns.}

b) Comparaison des énergies

L'énergie associée au déplacement de Lamb du niveau 2s vaut :

\delta E_{\text{Lamb}} = h \nu_{\text{Lamb}} \quad \text{avec} \quad \nu_{\text{Lamb}} = 1\,058\text{ MHz} = 1{,}058 \cdot 10^9\text{ Hz}

En électron-volts :

\delta E_{\text{Lamb}} = \frac{h \nu_{\text{Lamb}}}{e} = \frac{6{,}62 \cdot 10^{-34} \times 1{,}058 \cdot 10^9}{1{,}60 \cdot 10^{-19}} \approx 4{,}38 \cdot 10^{-6}\text{ eV}

D'après le modèle de Bohr, l'énergie des niveaux de l'atome d'hydrogène vaut \varepsilon_n = -\frac{R_Y}{n^2} avec R_Y = 13{,}6\text{ eV}. L'énergie de la transition désexcitatrice de 2p vers 1s (transition entre n=2 et n=1) est :

\Delta E_{2 \to 1} = \varepsilon_2 - \varepsilon_1 = R_Y \left(1 - \frac{1}{4}\right) = \frac{3}{4} R_Y = \frac{3}{4} \times 13{,}6 = 10{,}2\text{ eV}

La fréquence associée à cette transition est :

\nu_{2 \to 1} = \frac{\Delta E_{2 \to 1}}{h} = \frac{10{,}2 \times 1{,}60 \cdot 10^{-19}}{6{,}62 \cdot 10^{-34}} \approx 2{,}47 \cdot 10^{15}\text{ Hz} = 2{,}47 \cdot 10^9\text{ MHz}

Comparons ces deux grandeurs :

\frac{\delta E_{\text{Lamb}}}{\Delta E_{2 \to 1}} = \frac{\nu_{\text{Lamb}}}{\nu_{2 \to 1}} = \frac{1\,058}{2{,}47 \cdot 10^9} \approx 4{,}3 \cdot 10^{-7}
\boxed{\frac{\delta E_{\text{Lamb}}}{\Delta E_{2 \to 1}} \approx 4{,}3 \cdot 10^{-7}}

Le déplacement de Lamb représente une correction extrêmement faible (environ sept ordres de grandeur plus petite) par rapport à l'énergie de la transition 2p \to 1s.

c) Caractère relativiste de l'électron 2s

D'après les données de l'énoncé, la vitesse de l'électron sur une orbite de niveau n dans le modèle de Bohr est donnée par :

v = \alpha \frac{c}{n}

Pour le niveau n=2, avec \alpha = \frac{1}{137} :

\frac{v}{c} = \frac{\alpha}{2} = \frac{1}{274} \approx 3{,}6 \cdot 10^{-3} \ll 1

Puisque v \ll c, l'électron 2s est largement non relativiste du point de vue cinématique (le facteur de Lorentz vaut \gamma \approx 1 + \frac{1}{2}\left(\frac{v}{c}\right)^2 \approx 1 + 6{,}7 \cdot 10^{-6} \approx 1).

Cependant, il est indispensable de faire des corrections relativistes car :

  • L'énergie de structure fine (termes relativistes de Dirac : correction à l'énergie cinétique, couplage spin-orbite, terme de Darwin) fait intervenir des termes correctifs en \left(\frac{v}{c}\right)^2 \sim \alpha^2 \sim 5 \cdot 10^{-5}, correspondant à des écarts d'énergie de l'ordre de 10^{-4} à 10^{-5}\text{ eV} (levée de dégénérescence entre 2p_{1/2} et 2p_{3/2}) ;
  • Bien que faibles devant les énergies brutes de liaison (10\text{ eV}), ces écarts sont parfaitement résolus en spectroscopie et sont même supérieurs au déplacement de Lamb lui-même (\sim 4{,}4 \cdot 10^{-6}\text{ eV}). Pour interpréter les spectres fins, la prise en compte de la relativité via l'équation de Dirac est donc incontournable.

d) Raie \alpha de la série de Lyman

La raie \alpha de Lyman correspond à la désexcitation du niveau n=2 vers le niveau fondamental n=1. L'énergie du photon émis est :

\Delta E = h\nu = \frac{hc}{\lambda} = 10{,}2\text{ eV} = 10{,}2 \times 1{,}60 \cdot 10^{-19}\text{ J} = 1{,}632 \cdot 10^{-18}\text{ J}

On en déduit la longueur d'onde émise dans le vide :

\lambda = \frac{hc}{\Delta E} = \frac{6{,}62 \cdot 10^{-34} \times 3{,}00 \cdot 10^8}{1{,}632 \cdot 10^{-18}} \approx 1{,}22 \cdot 10^{-7}\text{ m} = 122\text{ nm}
\boxed{\lambda \approx 122\text{ nm} \quad \text{(domaine de l'ultraviolet, UV)}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 27

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : relation de planck-einstein, structure fine

À cause de l’interaction entre le spin de l’électron et le champ magnétique du proton (interaction spin-orbite) le niveau 2p est en fait constitué de deux états notés et dont la différence d’énergie vaut . Quelle est la longueur d’onde et le domaine du photon émis quand l’électron passe de l’état à l’état ? Quelle conséquence cet effet de structure fine aura-t-il sur la raie du spectre de Lyman ?

Voir l'indice

Utiliser la relation de Planck-Einstein \Delta E = hc/\lambda et conclure quant à la décomposition de la raie en un doublet.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la relation de Planck-Einstein \Delta = \frac{h c}{\lambda} pour déterminer la longueur d'onde du photon émis lors de la transition entre les deux sous-niveaux de structure fine.
  2. Comparer la longueur d'onde (ou la fréquence associée) au spectre électromagnétique fourni dans les données du sujet pour identifier le domaine spectral.
  3. Analyser les transitions radiatives possibles depuis l'état excité n=2 vers l'état fondamental n=1 pour déduire l'impact sur la raie Lyman-\alpha.
Voir le corrigé complet

1. Longueur d'onde et domaine spectral du photon émis :

La conservation de l'énergie lors de la désexcitation 2\text{p}_{3/2} \to 2\text{p}_{1/2} s'écrit, d'après la relation de Planck-Einstein :

\Delta = h \nu = \frac{h c}{\lambda} \implies \lambda = \frac{h c}{\Delta}

Numériquement, avec h = 6{,}62 \cdot 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s}, c = 3{,}00 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, \Delta = 4{,}5 \cdot 10^{-5}\text{ eV} et e = 1{,}60 \cdot 10^{-19}\text{ C} :

\begin{aligned} \Delta &= 4{,}5 \cdot 10^{-5} \times 1{,}60 \cdot 10^{-19} = 7{,}20 \cdot 10^{-24}\text{ J} \\ \lambda &= \frac{6{,}62 \cdot 10^{-34} \times 3{,}00 \cdot 10^8}{7{,}20 \cdot 10^{-24}} \approx 2{,}76 \cdot 10^{-2}\text{ m} \end{aligned}
\boxed{\lambda \approx 2{,}8\text{ cm}}

La fréquence correspondante vaut :

\nu = \frac{c}{\lambda} \approx \frac{3{,}00 \cdot 10^8}{2{,}76 \cdot 10^{-2}} \approx 1{,}09 \cdot 10^{10}\text{ Hz} \approx 10{,}9\text{ GHz}

D'après le spectre électromagnétique fourni en page 3 (fréquence comprise entre 10^9\text{ Hz} et 10^{12}\text{ Hz}), cette onde appartient au domaine des micro-ondes.

2. Conséquence sur la raie \alpha du spectre de Lyman :

L'état fondamental correspond à l'orbitale 1\text{s} (soit 1\text{s}_{1/2}). Du fait de la levée de dégénérescence par couplage spin-orbite, le niveau 2\text{p} est scindé en deux sous-niveaux d'énergies distinctes 2\text{p}_{1/2} et 2\text{p}_{3/2}.

La raie Lyman-\alpha donne donc lieu à deux transitions désexcitatrices permises :

2\text{p}_{3/2} \to 1\text{s}_{1/2} \quad \text{et} \quad 2\text{p}_{1/2} \to 1\text{s}_{1/2}

La raie Lyman-\alpha est donc dédoublée en un doublet composé de deux raies de longueurs d'onde extrêmement proches, séparées d'un très faible écart :

\Delta\lambda \approx \lambda_{\text{Ly}\alpha}^2 \frac{\Delta}{hc} \approx 5{,}4 \cdot 10^{-4}\text{ nm}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 28

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : niveau d'énergie, transition radiative

Sur la figure 3, le schéma des niveaux successifs d’énergie du modèle de Bohr est représenté sans que les échelles soient respectées par commodité de représentation. Après avoir recopié la figure 3 sur sa copie, le candidat devra remplacer chaque " ? " soit par un nom d’orbitale, soit par la longueur d’onde émise quand l’électron passe du niveau supérieur au niveau inférieur, soit par le nom du domaine de rayonnement associé.

Voir l'indice

Remplir les cases avec les notations spectroscopiques usuelles du modèle de Bohr, en calculant la transition n=2 \to n=1 à 10,2 eV dans le domaine UV.

Voir la stratégie
  1. Identifier les orbitales du niveau excité n = 2 dégénéré dans le modèle de Bohr.
  2. Rappeler la longueur d'onde et le domaine spectral de la transition de 10{,}2\text{ eV} (raie Lyman-\alpha étudiée à la question Q26d).
  3. Reproduire le schéma de la figure 3 en complétant les indications manquantes.
Voir le corrigé complet

Dans le modèle de Bohr (comme dans le modèle de Schrödinger non relativiste sans spin), l'énergie de l'atome d'hydrogène ne dépend que du nombre quantique principal n :

E_n = -\frac{R_Y}{n^2}
  • L'état fondamental (n = 1) correspond à l'orbitale 1s (l = 0).
  • Le premier niveau excité (n = 2), situé à \Delta E = E_2 - E_1 = 10{,}2\text{ eV} au-dessus du fondamental, regroupe les orbitales dégénérées pour lesquelles l \in \{0, 1\}, soit les orbitales 2s et 2p.
  • La transition radiative entre le niveau n = 2 et le niveau n = 1 correspond à la raie Lyman-\alpha étudiée à la question Q26d :

    \lambda = \frac{hc}{\Delta E} = \frac{6{,}62 \cdot 10^{-34} \times 3{,}00 \cdot 10^8}{10{,}2 \times 1{,}60 \cdot 10^{-19}} \approx 122\text{ nm}

    Cette longueur d'onde appartient au domaine de l'ultraviolet (UV).

On reproduit ainsi la figure 3 complétée :

Les trois éléments identifiés sont donc :

\boxed{\text{Orbitales : 2s, 2p} \qquad \lambda = 122\text{ nm} \qquad \text{Domaine : Ultraviolet (UV)}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 29

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : niveau d'énergie, décalage de lamb

Sur la figure 4, le schéma des niveaux successifs d’énergie, obtenus par l’équation de Dirac en tenant compte du décalage de Lamb et de la structure fine, est représenté sans que les échelles soient respectées par commodité de représentation. Après avoir recopié la figure 4 sur sa copie, le candidat devra remplacer chaque " ? " soit par un nom d’orbitale, soit par une longueur d’onde émise quand l’électron passe du niveau supérieur au niveau inférieur, soit par le nom du domaine de rayonnement associé.

Voir l'indice

Ordonner les sous-niveaux d'énergie en tenant compte de la levée de dégénérescence de Lamb : placer 2s_{1/2} légèrement au-dessus de 2p_{1/2}.

Voir la stratégie
  1. Identifier les niveaux d'énergie : selon l'équation de Dirac, les niveaux 2\mathrm{s}_{1/2} et 2\mathrm{p}_{1/2} sont dégénérés (même n=2 et même j=1/2). L'électrodynamique quantique (effet Lamb) lève cette dégénérescence en augmentant l'énergie des états \mathrm{s} (|\Psi(0)|^2 \neq 0). Le niveau 2\mathrm{s}_{1/2} est donc situé légèrement au-dessus du niveau 2\mathrm{p}_{1/2}.
  2. Compléter les caractéristiques de la transition 2\mathrm{p}_{3/2} \to 2\mathrm{p}_{1/2} : utiliser la différence d'énergie de structure fine \Delta = 4{,}5 \cdot 10^{-5}\text{ eV} et les résultats de la question Q27 pour déterminer \lambda et le domaine spectral.
  3. Compléter les caractéristiques du décalage de Lamb (2\mathrm{s}_{1/2} \to 2\mathrm{p}_{1/2}) : relier la fréquence expérimentale du Lamb-shift \nu = 1\,058\text{ MHz} à son énergie \delta E, sa longueur d'onde \lambda et son domaine spectral.
Voir le corrigé complet

1. Identification des orbitales :

  • En l'absence de fluctuations quantiques, l'équation de Dirac prédit que les états ayant mêmes nombres quantiques n et j ont la même énergie. Les états 2\mathrm{s}_{1/2} (l=0, j=1/2) et 2\mathrm{p}_{1/2} (l=1, j=1/2) sont donc initialement dégénérés.
  • L'interaction avec les fluctuations du vide (effet Lamb) augmente l'énergie des seuls états \mathrm{s} car la fonction d'onde à l'origine y est non nulle (\Psi_{2\mathrm{s}}(0) \neq 0, question Q26). Le niveau 2\mathrm{s}_{1/2} est ainsi surélevé par rapport au niveau 2\mathrm{p}_{1/2} :

    E(2\mathrm{p}_{1/2}) < E(2\mathrm{s}_{1/2}) < E(2\mathrm{p}_{3/2}).

    Par conséquent :

    • L'orbitale du niveau intermédiaire est l'orbitale 2\mathrm{s}_{1/2}.
    • L'orbitale du niveau inférieur est l'orbitale 2\mathrm{p}_{1/2}.

2. Transition de structure fine 2\mathrm{p}_{3/2} \to 2\mathrm{p}_{1/2} :

  • L'écart énergétique vaut \Delta = 4{,}5 \cdot 10^{-5}\text{ eV} = 4{,}5 \cdot 10^{-5} \times 1{,}60 \cdot 10^{-19}\text{ J} = 7{,}20 \cdot 10^{-24}\text{ J}.
  • La longueur d'onde émise (calculée en Q27) est :

    \lambda = \frac{hc}{\Delta} = \frac{6{,}62 \cdot 10^{-34} \times 3{,}00 \cdot 10^8}{7{,}20 \cdot 10^{-24}} \approx 2{,}76 \cdot 10^{-2}\text{ m} \approx \mathbf{2{,}8\text{ cm}}.
  • D'après le spectre fourni, à \nu \approx 10{,}9\text{ GHz}, le domaine associé est celui des micro-ondes.

3. Transition associée au déplacement de Lamb 2\mathrm{s}_{1/2} \to 2\mathrm{p}_{1/2} :

  • Énergie : la fréquence associée est \nu_{\text{Lamb}} = 1\,058\text{ MHz}, soit :

    \delta E = h \nu_{\text{Lamb}} = 6{,}62 \cdot 10^{-34} \times 1{,}058 \cdot 10^9\text{ J} = 7{,}00 \cdot 10^{-25}\text{ J} \approx \mathbf{4{,}38 \cdot 10^{-6}\text{ eV}}.
  • Longueur d'onde :

    \lambda = \frac{c}{\nu_{\text{Lamb}}} = \frac{3{,}00 \cdot 10^8}{1{,}058 \cdot 10^9} \approx \mathbf{0{,}284\text{ m} = 28{,}4\text{ cm}}.
  • Domaine : cette fréquence (\nu \approx 1\text{ GHz}, \lambda \approx 28\text{ cm}) se situe à la limite entre les ondes radio et les micro-ondes (ondes décimétriques).
\boxed{ \begin{aligned} \text{Niveau intermédiaire} &: \text{Orbitale } 2\mathrm{s}_{1/2} \\ \text{Niveau inférieur} &: \text{Orbitale } 2\mathrm{p}_{1/2} \\ \text{Transition } 2\mathrm{p}_{3/2} \to 2\mathrm{p}_{1/2} &: \lambda \approx 2{,}8\text{ cm} \quad (\text{Micro-ondes}) \\ \text{Transition } 2\mathrm{s}_{1/2} \to 2\mathrm{p}_{1/2} &: \delta E \approx 4{,}38 \cdot 10^{-6}\text{ eV},\ \lambda \approx 28{,}4\text{ cm} \quad (\text{Micro-ondes / Radio}) \end{aligned} }

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 30

Difficulté estimée 3 sur 4 : Exigeant

Notions : effet zeeman, niveau d'énergie

En figure 5, le schéma des niveaux successifs d’énergie, obtenus par l’équation de Dirac en tenant compte du décalage de Lamb et de la structure fine, est représenté (sans que les échelles soient respectées par commodité de représentation) en présence d’un champ magnétique qui engendre un effet Zeeman. Sur cette figure 5, on a représenté deux différences de niveau d’énergie entre deux flèches (en gros pointillés). Le candidat les exprimera en fonction du décalage Lamb noté , de la quantité et de l’énergie de structure fine notée .

Relecture : un point de ce corrigé reste à confirmer. Vérifiez le raisonnement avec votre cours. Pourquoi ?

Voir l'indice

Faire la différence algébrique des déplacements énergétiques en sommant le décalage de structure fine, le Lamb shift et les éclatements Zeeman associés.

Voir la stratégie
  1. Choisir une origine commune pour les énergies sans champ magnétique, par exemple l'état 2\mathrm{p}_{1/2}, et exprimer les énergies des trois états non perturbés en fonction de \Delta et \delta E_{\text{totale}}.
  2. Déterminer le déplacement énergétique de chaque sous-niveau induit par l'effet Zeeman en utilisant les séparations fournies dans l'énoncé.
  3. Identifier précisément les deux sous-niveaux reliés par chacune des deux flèches en gros pointillés de la figure 5 et en déduire la différence d'énergie correspondante.
Voir le corrigé complet

Prenons comme référence l'énergie du niveau 2\mathrm{p}_{1/2} sans champ magnétique, notée E_0. Les énergies des états sans champ s'écrivent :

  • E(2\mathrm{p}_{1/2}) = E_0 ;
  • E(2\mathrm{s}_{1/2}) = E_0 + \delta E_{\text{totale}} (décalage de Lamb vers le haut) ;
  • E(2\mathrm{p}_{3/2}) = E_0 + \Delta (écart de structure fine).

En présence du champ magnétique extérieur B_{\text{ext}}, l'effet Zeeman lève la dégénérescence des sous-niveaux :

  • L'état 2\mathrm{p}_{3/2} se sépare en 4 sous-niveaux équidistants d'intervalle \frac{4}{3}\mu_B B_{\text{ext}}, correspondant à m = 3/2, 1/2, -1/2, -3/2 :

    E(2\mathrm{p}_{3/2},\, m) = E_0 + \Delta + m \cdot \frac{4}{3}\mu_B B_{\text{ext}}.

    Le sous-niveau le plus bas (m = -3/2) a pour énergie :

    E(2\mathrm{p}_{3/2},\, m=-3/2) = E_0 + \Delta - 2\mu_B B_{\text{ext}}.
  • L'état 2\mathrm{s}_{1/2} se scinde en 2 sous-niveaux séparés de 2\mu_B B_{\text{ext}} (m = \pm 1/2) :

    E(2\mathrm{s}_{1/2},\, m = \pm 1/2) = E_0 + \delta E_{\text{totale}} \pm \mu_B B_{\text{ext}}.
  • L'état 2\mathrm{p}_{1/2} se scinde en 2 sous-niveaux séparés de \frac{1}{3}\mu_B B_{\text{ext}} (m = \pm 1/2) :

    E(2\mathrm{p}_{1/2},\, m = \pm 1/2) = E_0 \pm \frac{1}{6}\mu_B B_{\text{ext}}.

1. Première différence d'énergie (flèche de gauche) :

La première flèche en gros pointillés relie le sous-niveau le plus bas issu de 2\mathrm{p}_{3/2} (soit m = -3/2) au sous-niveau supérieur issu de 2\mathrm{s}_{1/2} (soit m = +1/2) :

\begin{aligned} \Delta E_1 &= E(2\mathrm{p}_{3/2},\, m=-3/2) - E(2\mathrm{s}_{1/2},\, m=+1/2) \\ &= \left(E_0 + \Delta - 2\mu_B B_{\text{ext}}\right) - \left(E_0 + \delta E_{\text{totale}} + \mu_B B_{\text{ext}}\right). \end{aligned}
\boxed{\Delta E_1 = \Delta - \delta E_{\text{totale}} - 3\mu_B B_{\text{ext}}}

2. Seconde différence d'énergie (flèche de droite) :

La seconde flèche en gros pointillés s'étend verticalement depuis le troisième trait du groupe inférieur, correspondant au sous-niveau abaissé de 2\mathrm{s}_{1/2} (m = -1/2), jusqu'au quatrième trait tout en bas, qui est le sous-niveau abaissé issu de 2\mathrm{p}_{1/2} (m = -1/2) :

\begin{aligned} \Delta E_2 &= E(2\mathrm{s}_{1/2},\, m=-1/2) - E(2\mathrm{p}_{1/2},\, m=-1/2) \\ &= \left(E_0 + \delta E_{\text{totale}} - \mu_B B_{\text{ext}}\right) - \left(E_0 - \frac{1}{6}\mu_B B_{\text{ext}}\right). \end{aligned}
\boxed{\Delta E_2 = \delta E_{\text{totale}} - \frac{5}{6}\mu_B B_{\text{ext}}}

Remarque : si l'on considérait alternativement une transition entre le sous-niveau relevé de 2\mathrm{s}_{1/2} (m = +1/2) et le sous-niveau abaissé de 2\mathrm{p}_{1/2} (m = -1/2), l'écart d'énergie s'écrirait \Delta E_2' = \delta E_{\text{totale}} + \frac{7}{6}\mu_B B_{\text{ext}}.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 31

Difficulté estimée 3 sur 4 : Exigeant

Notions : transition induite, effet zeeman

Le document en fin de sujet présente l’expérience historique de 1947. Pourquoi les expérimentateurs ont-ils utilisé un champ magnétique ? Pourquoi ont-ils introduit un champ électromagnétique micro-ondes ? Quels paramètres font-ils varier ? Pourquoi le détecteur mesure-t-il une intensité de courant ?

Voir l'indice

Analyser la différence de durée de vie entre l'état métastable 2s_{1/2} et les états 2p, et relier l'extraction d'électrons sur la cible au flux d'atomes métastables.

Voir la stratégie

Cette question est une étude de document s'appuyant sur le texte et le schéma fournis en page 14/14. On répond précisément et de façon ordonnée aux quatre interrogations soulevées par l'énoncé en reliant le principe expérimental aux notions physiques développées dans les parties précédentes (effet Zeeman, durée de vie, règles de sélection, émission électronique).

Voir le corrigé complet
  1. Utilisation d'un champ magnétique :

    • L'application du champ magnétique extérieur \vec{B}_{\text{ext}} lève la dégénérescence des niveaux 2\text{s}_{1/2}, 2\text{p}_{1/2} et 2\text{p}_{3/2} par effet Zeeman en séparant les sous-niveaux de différentes valeurs du nombre quantique magnétique m.
    • L'écart énergétique entre sous-niveaux dépend continûment de l'intensité B_{\text{ext}}. Il devient ainsi possible d'ajuster l'écart énergétique entre un sous-niveau de 2\text{s}_{1/2} et un sous-niveau de 2\text{p} pour le faire coïncider avec l'énergie des photons d'une source micro-ondes (dont la fréquence est souvent fixe), puis d'extrapoler les résonances à champ nul (B_{\text{ext}} \to 0) afin de déterminer avec une très haute précision le décalage de Lamb \delta E_{\text{totale}}.
  2. Introduction d'un champ électromagnétique micro-ondes :

    • L'écart énergétique du décalage de Lamb correspond à une fréquence \nu \approx 1\,058\text{ MHz} (\lambda \approx 28\text{ cm}) et celui de la structure fine à \Delta \approx 10{,}9\text{ GHz} (\lambda \approx 2{,}8\text{ cm}) : ces transitions se situent précisément dans le domaine des micro-ondes (ou radiofréquences).
    • Le champ micro-ondes permet d'induire par résonance des transitions dipolaires électriques permises (\Delta l = \pm 1) transférant les atomes de l'état métastable 2\text{s}_{1/2} vers les états 2\text{p}_{1/2} ou 2\text{p}_{3/2}.
  3. Paramètres que les expérimentateurs font varier :

    • Les expérimentateurs font varier soit l'intensité du champ magnétique extérieur B_{\text{ext}} (à fréquence micro-onde fixée, méthode privilégiée expérimentalement car la source micro-ondes fonctionne à fréquence de cavité résonnante stable), soit la fréquence \nu du champ électromagnétique radiofréquence à champ magnétique fixé.
  4. Origine de l'intensité de courant mesurée par le détecteur :

    • L'état 2\text{s}_{1/2} est métastable (sa désexcitation radiative vers l'état fondamental 1\text{s}_{1/2} est interdite par émission dipolaire électrique à un photon car \Delta l = 0, conférant une durée de vie de l'ordre de 0{,}1\text{ s}). Les atomes dans l'état 2\text{s}_{1/2} ont donc le temps d'atteindre la cible de tungstène.
    • Leur énergie interne d'excitation (10{,}2\text{ eV}) étant supérieure au travail d'extraction du tungstène (environ 4{,}5\text{ eV}), ils éjectent des électrons lors de leur collision avec la cible (effet Auger/émission secondaire).
    • Ces électrons émis sont collectés par une électrode, ce qui produit un courant électrique.
    • À la résonance, les atomes excités vers 2\text{p} se désexcitent en un temps extrêmement court (\tau \sim 10^{-9}\text{ s}) vers le fondamental 1\text{s}_{1/2} bien avant d'atteindre la cible : ils ne peuvent plus éjecter d'électrons, ce qui se traduit par un creux de courant détecté (baisse de l'ordre de 10^{-14}\text{ A}).
Signaler une erreurSommaire

Question 32

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : accélération centripète, énergie mécanique

On revient au modèle semi-classique du modèle de Bohr dans lequel l’électron décrit une orbite circulaire de rayon autour du noyau. On exprimera les réponses en fonction de et de . a) Que vaut l’accélération de l’électron ? b) Que vaut l’énergie potentielle ? Que vaut l’énergie cinétique ? Que vaut l’énergie ?

Voir l'indice

Appliquer le PFD en coordonnées polaires pour une orbite circulaire coulombienne et appliquer le théorème du viriel pour relier E_c, E_p et E.

Voir la stratégie
  1. On applique le principe fondamental de la dynamique à l'électron en orbite circulaire dans le référentiel lié au proton supposé fixe (considéré galiléen) pour déterminer son accélération centripète.
  2. On en déduit l'énergie cinétique, puis on calcule l'énergie potentielle coulombienne (en fixant l'origine des potentiels à l'infini) et l'énergie mécanique totale du système.
Voir le corrigé complet

a) Accélération de l'électron On se place dans le référentiel lié au proton, supposé fixe à l'origine O et galiléen. L'électron, de masse m_e et de charge -e, est en mouvement circulaire de rayon \rho sous l'action de la seule force coulombienne attractive exercée par le proton de charge +e :

\vec{F} = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 \rho^2} \vec{e}_\rho

où \vec{e}_\rho = \frac{\vec{r}}{\rho} est le vecteur unitaire radial dirigé du proton vers l'électron.

D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'électron :

m_e \vec{a} = \vec{F}

Il vient directement le vecteur accélération :

\boxed{\vec{a} = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e \rho^2}\,\vec{e}_\rho}

L'accélération est purement centripète, de norme :

\boxed{a = \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e \rho^2}}

b) Énergies potentielle, cinétique et mécanique totale

  • Énergie potentielle : La force électrostatique dérive de l'énergie potentielle E_p(\rho) telle que \vec{F} = -\vec{\nabla} E_p = -\frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}\rho} \vec{e}_\rho, soit :

    \frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}\rho} = \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 \rho^2}

    En choisissant l'origine de l'énergie potentielle à l'infini (E_p(\infty) = 0), on obtient :

    \boxed{E_p = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 \rho}}
  • Énergie cinétique : Pour un mouvement circulaire uniforme de rayon \rho et de vitesse v, l'accélération centripète vaut a = \frac{v^2}{\rho}. La relation fondamentale donne :

    m_e \frac{v^2}{\rho} = \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 \rho^2} \implies m_e v^2 = \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 \rho}

    L'énergie cinétique E_c = \frac{1}{2}m_e v^2 s'écrit donc :

    \boxed{E_c = \frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 \rho}}
  • Énergie totale : L'énergie mécanique totale est la somme de l'énergie cinétique et de l'énergie potentielle :

    \begin{aligned} E &= E_c + E_p \\ &= \frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 \rho} - \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 \rho} \end{aligned}

    D'où :

    \boxed{E = -\frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 \rho}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 33

Difficulté estimée 3 sur 4 : Exigeant

Notions : formule de larmor, équation différentielle

Un traitement semi-classique de l’atome d’hydrogène permet une approche énergétique de la modification du rayon en écrivant un bilan de la forme :

a) Interpréter ce bilan. b) En déduire l’équation différentielle à laquelle obéit . c) Établir le temps de retour pour un électron d’un état excité sur une orbite de rayon à un état moins excité sur une orbite de rayon . d) Application : évaluer le temps de désexcitation d’un niveau 2 au niveau 1. Comparer à la valeur indiquée dans le document.

Voir l'indice

Séparer les variables dans l'équation différentielle en \rho^2 \mathrm{d}\rho \propto \mathrm{d}t, puis intégrer entre les rayons des orbites n et n-1.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux membres du bilan en faisant le lien avec l'accélération \gamma et l'énergie mécanique E calculées en Q32, ainsi que la puissance de Larmor P_L. Signaler l'omission d'un carré dans le membre de gauche de l'énoncé par analyse dimensionnelle.
  2. Rectifier l'équation pour obtenir l'équation différentielle séparable régissant le rayon \rho(t).
  3. Intégrer l'équation entre les rayons des orbites n et n-1, puis évaluer numériquement le temps de transition \Delta t pour n=2 afin de le confronter au document.
Voir le corrigé complet

a) Interprétation du bilan

D'après la question Q32 :

  • l'énergie mécanique totale de l'électron sur une orbite circulaire de rayon \rho vaut E = -\dfrac{e^2}{8\pi\varepsilon_0\rho}, de sorte que le membre de droite s'écrit \dfrac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}t} ;
  • la norme de l'accélération centripète est \gamma = \dfrac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e \rho^2}. D'après la formule de Larmor (Q7), la puissance rayonnée s'écrit P_L = K_e \gamma^2 = K_e \left(\dfrac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e \rho^2}\right)^2.

Le bilan traduit donc la conservation de l'énergie (théorème de la puissance mécanique) appliquée à l'électron : la perte d'énergie mécanique de l'atome est intégralement rayonnée sous forme d'ondes électromagnétiques :

\frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}t} = - P_L

Remarque : Le membre de gauche imprimé dans l'énoncé omet l'exposant 2 sur la parenthèse ; l'analyse dimensionnelle et la formule de Larmor imposent d'écrire -K_e\left(\dfrac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e \rho^2}\right)^2.

b) Équation différentielle pour \rho(t)

En dérivant l'énergie mécanique par rapport au temps :

\frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(-\frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0\rho}\right) = \frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0\rho^2}\frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}t}

En égalant avec l'opposé de la puissance de Larmor :

\frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0\rho^2}\frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}t} = - K_e \left(\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e \rho^2}\right)^2 = -\frac{K_e e^4}{(4\pi\varepsilon_0)^2 m_e^2 \rho^4}

En simplifiant par \dfrac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 \rho^2}, on obtient l'équation différentielle :

\boxed{\rho^2 \frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}t} = -\frac{2 K_e e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e^2}}

En remplaçant K_e = \dfrac{e^2}{6\pi\varepsilon_0 c^3}, cette équation s'écrit également :

\rho^2 \frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}t} = -\frac{e^4}{12\pi^2 \varepsilon_0^2 m_e^2 c^3}

c) Temps de retour \Delta t

L'équation différentielle est à variables séparables :

\int_{\rho_n}^{\rho_{n-1}} \rho^2\,\mathrm{d}\rho = -\frac{2 K_e e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e^2} \int_0^{\Delta t}\mathrm{d}t

L'intégration donne :

\frac{\rho_{n-1}^3 - \rho_n^3}{3} = -\frac{2 K_e e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e^2}\Delta t \implies \Delta t = \frac{4\pi\varepsilon_0 m_e^2}{6 K_e e^2} \left(\rho_n^3 - \rho_{n-1}^3\right)

Avec \rho_n = n^2 a_0 et \rho_{n-1} = (n-1)^2 a_0, il vient \rho_n^3 - \rho_{n-1}^3 = a_0^3 \left(n^6 - (n-1)^6\right), d'où :

\boxed{\Delta t = \frac{2\pi\varepsilon_0 m_e^2 a_0^3}{3 K_e e^2}\left(n^6 - (n-1)^6\right) = \frac{4\pi^2\varepsilon_0^2 m_e^2 c^3 a_0^3}{e^4}\left(n^6 - (n-1)^6\right)}

d) Application numérique pour la transition du niveau 2 au niveau 1

Pour n = 2 :

n^6 - (n-1)^6 = 2^6 - 1^6 = 64 - 1 = 63

Le temps de désexcitation devient :

\Delta t = 21 \times \frac{4\pi\varepsilon_0 m_e^2 a_0^3}{2 K_e e^2}

Valeurs numériques :

\begin{aligned} 4\pi\varepsilon_0 &= 4\pi \times 8{,}85 \cdot 10^{-12} = 1{,}112 \cdot 10^{-10}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1} \\ m_e &= 9{,}10 \cdot 10^{-31}\text{ kg} \\ a_0 &= 5{,}29 \cdot 10^{-11}\text{ m} \implies a_0^3 = 1{,}480 \cdot 10^{-31}\text{ m}^3 \\ e &= 1{,}60 \cdot 10^{-19}\text{ C} \\ K_e &= 5{,}75 \cdot 10^{-54}\text{ kg}\cdot\text{s} \end{aligned}

On calcule :

\Delta t = 21 \times \frac{(1{,}112 \cdot 10^{-10}) \times (9{,}10 \cdot 10^{-31})^2 \times (1{,}480 \cdot 10^{-31})}{2 \times (5{,}75 \cdot 10^{-54}) \times (1{,}60 \cdot 10^{-19})^2} \approx 0{,}97 \cdot 10^{-9}\text{ s}
\boxed{\Delta t \approx 1{,}0 \cdot 10^{-9}\text{ s} = 1{,}0\text{ ns}}

Commentaire : Le document précise en page 14 que la durée de vie des états 2p_{1/2} et 2p_{3/2} est d'environ 10^{-9}\text{ s}. L'accord entre ce modèle semi-classique radiatif et la valeur expérimentale est excellent, ce qui valide la cohérence de l'approche énergétique de Bohr amortie par la réaction de rayonnement.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide. Toutes les questions du sujet sont ici, y compris celles des autres pages : votre sélection est gardée d'une page à l'autre.

Note estimée
–
0 question réussie sur 33
Position estimée
–
des copies sous cette note

Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 33 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,62 et d'écart-type 3,74 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

Signaler une erreur

Une étape vous semble fausse ou incomplète ? Dites-le nous en précisant le numéro de la question (par exemple Q17) : dans les commentaires ci-dessous ou sur le Discord de WikiPrépa. Chaque signalement est vérifié et la question corrigée si besoin. Une question est encore marquée « à relire ».

Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.