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CCINP Physique MP 2022Sujet, corrigé et rapport du jury

Rayonnement, réaction de rayonnement et décalage de Lamb

2,0(1 vote)

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MPSI : 5 questions sur 33, partie III en entier. Autres questions faisables en MPSI

Autres premières années : BCPST1 3 questions.

Détail par partie
  • Partie I : Rayonnement par un dipôle oscillant0/72e année
  • Partie II : Mise en évidence d’une résonance de puissance0/92e année
  • Partie III : Étude de la résonance (Informatique Pour Tous)3/3Faisable
  • Partie IV : Déplacement de Lamb des niveaux d’énergie de l‘électron dans l’atome d’Hydrogène2/14En partie

Téléchargements

Présentation du sujet

Accessible
Rayonnement dipolaire, réaction de rayonnement et décalage de Lamb dans l'atome d'hydrogène
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Le sujet, en quatre parties indépendantes, part du rayonnement d'un dipôle oscillant et de la puissance de Larmor. Il modélise ensuite l'électron comme un oscillateur freiné par la réaction de rayonnement et met en évidence une résonance de puissance, étudiée aussi en Python. Il se termine par une approche semi-classique du décalage de Lamb des niveaux d'énergie de l'hydrogène, appuyée sur un document sur l'expérience de 1947.

  1. 1Partie I : rayonnement par un dipôle oscillantApproximation de la zone de rayonnement, symétries, vecteur de Poynting, puissance moyenne rayonnée et formule de Larmor.
  2. 2Partie II : mise en évidence d'une résonance de puissanceForce de réaction de rayonnement, équation du mouvement de l'électron, théorème de Gauss dans un modèle d'atome, puissance rayonnée en régime forcé, bande passante et facteur de qualité.
  3. 3Partie III : étude de la résonance (Informatique pour tous)Tracé de la courbe de résonance et recherche des pulsations de coupure, notamment par la méthode de Newton.
  4. 4Partie IV : déplacement de Lamb des niveaux d'énergie de l'hydrogèneFluctuations du champ électromagnétique, déplacement des niveaux ns, diagrammes d'énergie de Bohr et de Dirac, document historique et modèle de Bohr.

Accessible. Le rapport qualifie le sujet de relativement court, bien traité par un bon nombre de candidats, avec une première partie très proche du cours.

L'épreuve en chiffres

Moyenne 9,62 / 20 · écart-type 3,74 · 7 315 présents · où vous situez-vous ?
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Moyenne
9,62/ 20
Écart-type
3,74
Présents
7 315
Coefficient
7
Durée
4 h
moyenne 9,6205101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : document officiel du concours, épreuve du 11 mai 2022. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Ce qu'a observé le jury

5 erreurs relevées
Théorème de Gauss mal appliqué · Résultats inhomogènes · Confusion entre vecteur, composante et norme
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Le sujet, centré sur l'électromagnétisme avec de la mécanique, de l'informatique et de la physique quantique, a été bien traité par un bon nombre de candidats qui se sont laissés guider par l'énoncé. La partie I a été bien réussie, les parties II et IV moins. Le jury critique la forme de trop nombreuses copies et les résultats inhomogènes.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Théorème de Gauss mal appliquéQ12

    L'application du théorème de Gauss à la distribution à symétrie sphérique du modèle d'atome a échoué dans bon nombre de copies.

    « Le théorème de Gauss à cette situation à symétrie sphérique est mal appliqué dans bon nombre de copies. »
  2. 2
    Résultats inhomogènes

    Une erreur de dimension non détectée entraîne une cascade de points perdus. Il faut vérifier l'homogénéité avant de réutiliser un résultat.

    « Il faut impérativement vérifier ses résultats du point de vue dimensionnel avant de les ré-utiliser. »
  3. 3
    Confusion entre vecteur, composante et normeQ4

    Le jury relève des confusions entre un vecteur, l'une de ses composantes et sa norme, ainsi que des erreurs de définition du vecteur de Poynting.

    « Il y a confusion entre vecteur, composante de celui-ci ou norme de celui-ci. »
  4. 4
    Bande passante et facteur de qualitéQ16

    La détermination classique de la bande passante et du facteur de qualité d'une résonance pose problème à certains candidats.

  5. 5
    Questions faciles délaissées en physique quantiqueQ21, Q22, Q27 à Q30

    La partie IV, sans équation de Schrödinger, a dérouté. Des relations simples et des questions faciles sur les diagrammes d'énergie ont été peu réussies.

    « Ces questions faciles n’ont pas eu le succès escompté par les correcteurs. »

Ce qui a été bien réussi

  • La partie I, très proche du cours, est dans l'ensemble bien traitée.
  • L'équation différentielle du mouvement est en général exacte (Q9).
  • Les questions Python Q17 à Q19 sont justes quand elles sont traitées.
  • Les questions Q26 a) à d) sont bien vues dans l'ensemble.

Conseils du jury

  • Soigner la forme : écriture lisible, résultats mis en valeur, figures claires et annotées, questions numérotées comme dans l'énoncé.
  • Justifier les réponses, préciser les hypothèses et donner les unités des résultats numériques.
  • Vérifier l'homogénéité de chaque résultat avant de s'en servir.
  • Lire attentivement l'énoncé et se laisser guider par lui.
  • Revoir les propriétés du mouvement circulaire uniforme.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

Corrigé détaillé

33 questions
Indice, stratégie puis corrigé complet pour chaque question, avec les remarques du jury.
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33 questions corrigées une à une : un indice, puis la stratégie, puis le corrigé complet avec le résultat encadré et les remarques du jury. Chaque question est vérifiée avant publication.

  1. Q1Préciser ce que signifie " très éloigné ".
  2. Q2Justifier par des considérations de symétrie la direction du champ magnétique.
  3. Q3On donne l’expression du champ magnétique. Pourquoi dit-on que l’onde est localement plane ?
  4. Q4Écrire le vecteur de Poynting associé à l’onde.
  5. Q5Calculer le flux de celui-ci à travers une sphère de centre et de rayon très grand.
  6. Q6En déduire quelle est l’énergie moyenne temporelle rayonnée par l’électron.
  7. Q7a) Montrer que la puissance moyenne, appelée puissance de Larmor, rayonnée par cet électron oscillant, peut…
  8. Q8a) Donner la définition de la puissance instantanée associée à cette force. b) Calculer la valeur moyenne…
Voir les 25 autres questions
  1. Q9Écrire l’équation différentielle du mouvement de l’électron.
  2. Q10On cherche des solutions complexes sous la forme avec et complexe. Écrire l’équation liant et. On peut alors…
  3. Q11Dans le cadre de cette approximation, on trouve. Que représente le temps ?
  4. Q12En utilisant le théorème de Gauss, qu’on énoncera, indiquer quel est le champ électrostatique auquel est…
  5. Q13a) En déduire ce que vaut la pulsation définie par. On l’exprimera en fonction de et de. b) Évaluer…
  6. Q14a) Écrire l’équation du mouvement. b) En utilisant les notations complexes, déterminer la solution " forcée…
  7. Q15a) En admettant que la formule de la puissance de Larmor peut être utilisée, établir la puissance rayonnée…
  8. Q16On peut montrer que cette fonction peut s’écrire au voisinage de sous la forme approchée. a) En admettant…
  9. Q17On cherche à tracer la courbe de la fonction, définie en Q16, au voisinage de la résonance, de telle sorte…
  10. Q18On cherche également à déterminer les pulsations de coupure et. On les définit comme les deux seules valeurs…
  11. Q19On peut chercher les racines d’une fonction en utilisant la méthode de Newton. On écrit le programme Python…
  12. Q20Écrire les expressions des champs électrique et magnétique, associés à une onde plane progressive harmonique…
  13. Q21L’énergie électromagnétique moyenne correspond à celle d’un oscillateur de pulsation. En déduire…
  14. Q22Écrire le principe fondamental à un électron soumis uniquement au champ électrique. En déduire que, pour les…
  15. Q23L’accélération ainsi induite provoque une force de réaction de rayonnement égale à avec la constante. On…
  16. Q24On introduira 2 fréquences de coupure et, telles que:, pour la transition entre 2 états d’énergie " interne…
  17. Q25C’est cette fluctuation qui conduit au déplacement de type Lamb. a) Comparer la pulsation de coupure haute…
  18. Q26On rappelle (figure 2) que les probabilités de présence de l’électron au centre ne sont non nulles que pour…
  19. Q27À cause de l’interaction entre le spin de l’électron et le champ magnétique du proton (interaction…
  20. Q28Sur la figure 3, le schéma des niveaux successifs d’énergie du modèle de Bohr est représenté sans que les…
  21. Q29Sur la figure 4, le schéma des niveaux successifs d’énergie, obtenus par l’équation de Dirac en tenant…
  22. Q30En figure 5, le schéma des niveaux successifs d’énergie, obtenus par l’équation de Dirac en tenant compte du…
  23. Q31Le document en fin de sujet présente l’expérience historique de 1947. Pourquoi les expérimentateurs ont-ils…
  24. Q32On revient au modèle semi-classique du modèle de Bohr dans lequel l’électron décrit une orbite circulaire de…
  25. Q33Un traitement semi-classique de l’atome d’hydrogène permet une approche énergétique de la modification du…

Description

Le sujet, en quatre parties indépendantes, part du rayonnement d'un dipôle oscillant et de la puissance de Larmor. Il modélise ensuite l'électron comme un oscillateur freiné par la réaction de rayonnement et met en évidence une résonance de puissance, étudiée aussi en Python. Il se termine par une approche semi-classique du décalage de Lamb des niveaux d'énergie de l'hydrogène, appuyée sur un document sur l'expérience de 1947.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE MP

PHYSIQUE

Durée : 4 heures

N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.

RAPPEL DES CONSIGNES

  • Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d'autres couleurs, excepté le vert, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas et la mise en évidence des résultats.
  • Ne pas utiliser de correcteur.
  • Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.

Les calculatrices sont autorisées.

Le sujet est composé de quatre parties et d'un document en fin d'énoncé.
Les données nécessaires sont regroupées en début de sujet.

Rayonnement, réaction de rayonnement et décalage de Lamb

L'atome d'hydrogène est un des systèmes physiques les mieux connus en tenant compte des corrections relativistes et des corrections liées à la théorie quantique des champs. Le décryptage des propriétés d'émission ou d'absorption de l'atome d'hydrogène a constitué un examen de passage pour la théorie quantique. Dans ce sujet, nous en évoquerons une étape clé qui est le mythique décalage de Lamb.
Willis Eugene Lamb fut le découvreur, avec son étudiant Robert Retherford, du
Photographie extraite de Reflet de la physique, n^∘ 36, 2013
décalage de Lamb (ou Lamb-shift) en 1947.
Ce décalage est un exemple de l'impact des particules virtuelles en physique fondamentale. Il s'agit d'un très faible écart entre deux niveaux d'énergie de l'atome d'hydrogène qui trouve son origine dans l'interaction entre le seul électron de cet atome et les photons virtuels qui apparaissent et disparaissent en permanence dans le vide qui l'entoure. Ses travaux lui ont valu le prix Nobel en 1955. Le décalage de Lamb a depuis joué un rôle important, à travers la validation des fluctuations de l'énergie du vide, dans la découverte du rayonnement de S . Hawking émanant des trous noirs.
Le sujet, constitué de quatre parties, s'intéresse au rayonnement d'un électron, à la force dite réaction de rayonnement qui traduit l'interaction de la particule avec l'onde électromagnétique qu'il crée et à une de ses manifestations le "Lamb shift ". Certaines redites de l'énoncé sont délibérées pour rendre les parties indépendantes, tout en introduisant un lien logique entre elles.
La partie I sur le rayonnement du dipôle oscillant fait essentiellement appel à l'électromagnétisme.
La partie II sur la résonance de la puissance rayonnée fait essentiellement appel à la mécanique.
La partie III sur l'étude de la courbe de résonance fait appel au programme d'Informatique Pour Tous.
La partie IV sur le " Lamb-shift " fait essentiellement appel à la physique quantique.

Données

Constantes physiques

Constante de Planck : h = 6, 62 ⋅ 10^(− 34) J ⋅ s
Constante de Planck réduite : ℏ = h/(2π) = 1, 05 ⋅ 10^(− 34) J ⋅ s
Vitesse de la lumière dans le vide: c = 3, 00 ⋅ 10^8 m ⋅ s^(− 1)
Permittivité du vide : ε_0 = 8, 85 ⋅ 10^(− 12) F ⋅ m^(− 1)
Perméabilité du vide : μ_0 = 4π ⋅ 10^(− 7)H ⋅ m^(− 1)
Relation entre ces trois constantes : ε_0 μ_0 c^2 = 1
Charge élémentaire de l'électron : e = 1, 60 ⋅ 10^(− 19)C
Masse de l'électron : m_e = 9, 10 ⋅ 10^(− 31) kg
Énergie au repos de l'électron : m_e c^2 = 511keV
Rayon de Bohr : a_0 = 5, 29 ⋅ 10^(− 11) m
Constante de structure fine : α = (e^2)/(2ε_0 hc) = 1/(137)
Constante de Rydberg énergétique : R_Y = (m_e c^2 α^2)/2 = 13, 6eV
Valeur: ∫_0^π(sin(u))^3 du = 4/3
Notation: des crochets ⟩ indiquent les valeurs moyennes temporelles: par exemple, ⟨cos(ωt)⟩ = 0 et ⟨cos^2(ωt)⟩ = 1/2.

Informations

Nomenclature des premiers états d'énergie applicable à l'atome d'hydrogène dans l'ordre du remplissage selon la règle de Klechkowski: 1s, 2s, 2p, 3s, 3p, 4s, 3d, 4p.
La notation s correspond à la valeur I = 0, la notation p correspond à I = 1 et la notation d à I = 2. Dans le modèle semi-classique de Bohr, le rayon de l'orbite circulaire de l'électron autour du noyau d'un niveau ns vaut r_n = n^2 a_0, l'énergie vaut ε_n = − (13, 6)/(n^2)eV = − (R_Y)/(n^2) et sa vitesse vaut v = αc/n.

Spectre électromagnétique

Fréquence (Hz)



Longueur d'onde divisée par 3 (m)

Partie I - Rayonnement par un dipôle oscillant

On rappelle qu'un dipôle oscillant, constitué d'une charge fixe + e au point O et d'un électron mobile au point P animé d'un mouvement forcé sur Oz, tel que OP^(→−) = dcos(ωt)e_z→, est caractérisé par son vecteur moment dipolaire p(t)^(→−) = − eOP(t)^(→−).
Le champ électrique " lointain " créé par ce dipôle, en un point M " très éloigné " repéré en coordonnées sphériques ( r = OM, θ, φ ) (figure 1), est donné par:
E⃗ = (edω^2)/(4πε_0 c^2)(sin(θ))/rcos(ω(t − r/c))e_θ→.
Figure 1 - Coordonnées sphériques d'un point M
Q1. Préciser ce que signifie " très éloigné ".
Q2. Justifier par des considérations de symétrie la direction du champ magnétique.
Q3. On donne l'expression du champ magnétique B⃗ = (μ_0 edω^2)/(4πc)(sin(θ))/rcos(ω(t − r/c)e_φ^(→−)). Pourquoi dit-on que l'onde est localement plane?
Q4. Écrire le vecteur de Poynting Π⃗ associé à l'onde.
Q5. Calculer le flux de celui-ci à travers une sphère de centre O et de rayon r très grand.
Q6. En déduire quelle est l'énergie moyenne temporelle rayonnée par l'électron.
Q7. a) Montrer que la puissance moyenne, appelée puissance de Larmor P_L, rayonnée par cet électron oscillant, peut s'écrire P_L = K_e⟨γ⃗ ⋅ γ⃗⟩ en appelant γ⃗ l'accélération de la particule chargée et mobile.
b) Donner l'expression de la constante K_e en fonction de c, e et de ε_0 et indiquer sa dimension, puis son unité.

Partie II - Mise en évidence d'une résonance de puissance

L'interaction de l'électron, d'accélération γ⃗, avec le champ électromagnétique qu'il crée, peut être décrite par une force appliquée à la particule appelée réaction de rayonnement égale à f_(ray)^(→−) = K_e(dγ⃗)/(dt).
Q8. a) Donner la définition de la puissance instantanée P_(ray) associée à cette force.
b) Calculer la valeur moyenne sur une période de cette puissance, pour le mouvement forcé d'un électron mobile placé au point P tel que OP^(→−) = dcos(ωt)e_z→.
Dans un premier temps, on considère que l'électron de masse m_e est soumis à un ensemble de 2 forces : la force de réaction de rayonnement f_(ray)^(→−) = K_e(dγ⃗)/(dt) et une force de rappel de type élastique f_(rappel)^(→−) = − m_e ω_0^2 OP^(→−). Le mouvement de l'électron se fait uniquement le long de Oz(OP(t) = z(t)).
Q9. Écrire l'équation différentielle du mouvement z(t) de l'électron.
Q10. On cherche des solutions complexes sous la forme exp(iΩt) avec i^2 = − 1 et Ω complexe. Écrire l'équation liant Ω, ω_0 et τ = (K_e)/(m_e).
On peut alors écrire Ω = ± ω_0 + i1/(2τ_0) avec τ_0 ω_0≫1.
Q11. Dans le cadre de cette approximation, on trouve 1/(τ_0) = ω_0^2 τ = ω_0^2(K_e)/(m_e). Que représente le temps τ_0?
Pour évaluer la " pulsation " ω_0, on peut supposer que cette force " élastique " modélise l'interaction entre le proton et l'électron, par exemple dans un modèle de Thomson. Dans cette modélisation, on considère la charge du proton + e uniformément répartie dans une boule sphérique de rayon égal au rayon de Bohr a_0.
Q12. En utilisant le théorème de Gauss, qu'on énoncera, indiquer quel est le champ électrostatique auquel est soumis l'électron en P(OP < a_0).
Q13. a) En déduire ce que vaut la pulsation ω_0 définie par f_(rappel)^(→−) = − m_e ω_0^2 OP^(→−). On l'exprimera en fonction de e, m_e et de a_0.
b) Évaluer numériquement la longueur d'onde associée. Commenter.
Dans un second temps, on considère que l'électron de masse m_e est soumis à un ensemble de 3 forces: la force de réaction de rayonnement f_(ray)^(→−) = K_e(dγ⃗)/(dt), la force de rappel de type élastique
f_(rappel)^(→−) = − m_e ω_0^2 OP^(→−) et une force électrostatique supplémentaire créée par un champ extérieur oscillant uniforme E_(ext)^(→−) = E_0 cos(ωt)e_z→.
Le mouvement de l'électron se fait toujours uniquement sur Oz(OP = z(t)).
Q14. a) Écrire l'équation du mouvement.
b) En utilisant les notations complexes, déterminer la solution z(t) " forcée " de pulsation ω imposée par le champ extérieur. Écrire l'accélération γ(t)^(→−)_– de l'électron en fonction de ω, ω_0, e, m_e, τ et de E_0.
On rappelle que la partie réelle d'une grandeur complexe est la grandeur physique associée :
γ(t) = Re(γ(t)_–) et z(t) = Re(z(t)_–).
Q15. a) En admettant que la formule de la puissance de Larmor P_L = K_e⟨γ⃗ ⋅ γ⃗⟩ peut être utilisée, établir la puissance rayonnée P par l'électron.
b) Que vaut la puissance notée P_0 pour ω = ω_0 ? Comment s'exprime la puissance P(ω) pour ω≪ω_0 et pour ω≫ω_0 ? Que vaut-elle pour ω = 0 et pour ω tendant vers l'infini ?
On observe donc un phénomène de résonance de la puissance P en fonction de la fréquence. L'expression de la puissance P peut se mettre sous la forme P = P_0 g(ω).
Q16. On peut montrer que cette fonction g(ω) peut s'écrire au voisinage de ω = ω_0 sous la forme approchée g(ω) ≈ 1/(1 + ((ω_0^2 − ω^2)/(τω_0^3))^2).
a) En admettant que les pulsations de coupure haute et basse sont suffisamment proches de ω_0 pour que la forme approchée de g(ω) convienne et que ω_0 τ≪1, en déduire la pulsation de résonance, la largeur à mi-hauteur Δω et le facteur de qualité Q.
b) L'application numérique de la formule obtenue en Q7b donne K_e = 5, 75 ⋅ 10^(− 54)(SI) : que valent la largeur de bande passante Δω et le facteur de qualité Q dans le domaine optique?

Partie III - Étude de la résonance (Informatique Pour Tous)

Dans cette partie, on travaillera avec les valeurs de τ = 6, 3 ⋅ 10^(− 24) s et de ω_0 = 4, 0 ⋅ 10^(15)rd ⋅ s^(− 1).
Q17. On cherche à tracer la courbe de la fonction g(ω) ≈ 1/(1 + ((ω_0^2 − ω^2)/(τω_0^3))^2), définie en Q16, au voisinage de la résonance, de telle sorte qu'on puisse visualiser la largeur à mi-hauteur. On écrit en Python le programme suivant :
import matplotlib.pyplot as plt
n = 10000
a = 4*10**15-10**8
b = 4*10**15+10**8
omega_0 = 4*10**15
tau = 6.3*10**(-24)
X = [a + (b-a)*k/(n-1) for k in range(n)] # valeurs régulières
Y = [1/(1+((omega_0**2-x**2)/(tau*omega_0**3))**2) for x in X]
plt.plot(X,Y,'b-',linewidth=2)
plt.xlim(a,b)
plt.ylim(-1,2)
plt.xlabel('x')
plt.ylabel('y')
plt.show()
a) Que représente la variable nommée " n " ?
b) Sur quelle plage de valeurs de ω la fonction g(ω) est-elle tracée si on utilise ce programme?
c) Peut-on visualiser la bande passante (telle que calculée à la Q16b) ?
d) Que contient la variable nommée " X " ?
Q18. On cherche également à déterminer les pulsations de coupure ω_1 et ω_2. On les définit comme les deux seules valeurs qui annulent une fonction supposée continue h(ω).
On écrit en Python le programme suivant :
def dicho(f,a,b,epsilon = 10**(6)):
    if f(a)*f(b)>0 :
        return None
    u = a
    v = b
    while abs(v-u) > 2*epsilon :
        w = (u + v) /2
        if f(u)*f(w) <= 0 :
            v = w
        else :
            u = w
    return (u + v)/2
def h(x):
    omega_0 = 4*10**15
tau = 6.3*10**(-24)
return (1/(1+((omega_0**2-x**2)/(tau*omega_0**3))**2)-1/2)
omega_0 = 4*10**15
m = 10**8
min = dicho(h, omega_0 - m , omega_0)
max = dicho(h, omega_0 , omega_0 + m)
a) Donner l'expression de la fonction h(ω).
b) Quel est le rôle des deux lignes du programme écrites ci-dessous ?
if f(a)*f(b)>0 :
    return None
c) L'exécution de ce programme conduit aux valeurs suivantes :
min = 3999999949218750
max = 4000000050781250
Avec quelle précision cet algorithme dichotomique fournit-il ces résultats ?
d) Calculer la bande passante avec ces résultats. En déduire le facteur de qualité.
Q19. On peut chercher les racines d'une fonction en utilisant la méthode de Newton. On écrit le programme Python suivant :
def g(x):
    omega_0 = 4*10**15
    tau = 6.3*10**(-24)
    return (1/(1+((omega_0**2-x**2)/(tau*omega_0**3))**2)-1/2)
def inconnue(x):
    return expressionA
def methode_newton(f, d, x, epsilon = 10**(6)) : # x : valeur de départ
    dif = 2 * epsilon
    while dif > epsilon :
        x1 = x - f(x) / d(x)
        dif = abs(x1 - x)
        expressionB
    return x
omega_0 = 4*10**15
m = 10**8
min = methode_newton(g, inconnue, omega_0 - m)
max = methode_newton(g, inconnue, omega_0 + m)
a) Dans la fonction nommée " méthode_newton() ", que représente le paramètre nommé " d "?
b) Remplacer " expressionA " par une instruction en Python.
c) Remplacer " expressionB " par une instruction en Python.

Partie IV - Déplacement de Lamb des niveaux d'énergie de l'électron dans l'atome d'Hydrogène

Q20. Écrire les expressions des champs électrique E⃗ et magnétique B⃗, associés à une onde plane progressive harmonique de pulsation ω, se propageant dans le vide dans la direction des x croissants et dont le champ électrique est polarisé rectilignement selon e_z→. On notera E_0 l'amplitude du champ électrique E⃗ et on exprimera en fonction de E_0 l'amplitude du champ magnétique B⃗. Quelles sont les densités d'énergie moyenne associée au champ E⃗, au champ B⃗ et au champ électromagnétique?
On suppose que ces expressions sont valables dans la suite dans laquelle on effectue un calcul semi-classique : les fluctuations dites quantiques du vide sont décrites par des champs électriques (et magnétiques) oscillants à toutes les fréquences possibles. Le champ électrique fluctuant est à valeur moyenne temporelle nulle et sa valeur quadratique moyenne est finie.
De plus, l'hypothèse quantique implique que les oscillateurs de pulsation ω sont des oscillateurs harmoniques d'énergie ℏω/2. On suppose que les champs sont confinés dans un espace de volume V. On note δE l'amplitude d'une composante harmonique de pulsation ω créée par les fluctuations du champ électromagnétique.
Dans les questions suivantes de Q21 à Q23, on s'intéresse à une composante harmonique de pulsation ω et on suppose que toutes les grandeurs f qui dépendent du temps sont en régime forcé de même pulsation. On écrira donc la relation, valable en ordre de grandeur, |(df)/(dt)| = |ωf| et réciproquement.
Q21. L'énergie électromagnétique moyenne correspond à celle d'un oscillateur de pulsation ω. En déduire l'expression de δE dans la boîte en fonction de V, ℏω et de ε_0.
Q22. Écrire le principe fondamental à un électron soumis uniquement au champ électrique. En déduire que, pour les fluctuations de la vitesse de celui-ci, on peut écrire l'amplitude de la vitesse δv = (eδE)/(m_e ω). En déduire ce que vaut le déplacement moyen noté δE_c des niveaux d'énergie cinétique d'un électron en fonction de e, ℏ, ω, m_e, ε_0 et de V.
Q23. L'accélération γ⃗ ainsi induite provoque une force de réaction de rayonnement égale à f_(ray)^(→−) = K_e(dγ⃗)/(dt) avec la constante K_e = (e^2)/(6πε_0 c^3). On admettra pour la suite l'égalité (m_e)/(τ_0 ω^2) = K_e. Montrer que la puissance moyenne P_(ray) correspondante peut " équilibrer " δE_c sur une durée à comparer à τ_0 défini par l'égalité ci-dessus.
Q24. On introduira 2 fréquences de coupure ω_−et ω_+, telles que : ℏω_− = |E_n − E_q|, pour la transition entre 2 états d'énergie " interne " E_n et E_q de l'électron et ℏω_+ = m_e c^2 à la limite relativiste.
Donner l'expression finale de la fluctuation totale d'énergie δE_(c, tot), moyennée sur les fréquences de cette bande passante, en supposant que pour tout domaine entre ω_1 et ω_2,
δE_(c, tot) s'écrit ∫_(ω_1)^(ω_2)δE_c(ω)(dω)/(ω_2 − ω_1)
Q25. C'est cette fluctuation qui conduit au déplacement de type Lamb.
a) Comparer la pulsation de coupure haute ω_+et la pulsation de coupure basse ω_−du niveau 2s en considérant que la transition d'énergie interne vaut 20R_Y. En déduire que la fluctuation totale d'énergie δE_(c, tot) est sensiblement égale à (e^2 ℏ)/(2m_e ε_0 V)1/(ω_+)ln(1/(10α^2)).
Le Rydberg énergétique R_Y et la constante de structure fine α sont définis dans les données en début du sujet et leurs valeurs numériques sont indiquées.
b) On prendra ici comme volume utile: V = (4a_0)^3 avec le rayon de Bohr a_0. Exprimer la fluctuation totale d'énergie δE_(c, tot) sous la forme δE_(c, tot) = h (constante). En quelle unité peut-on exprimer la constante ?
c) Commenter sachant que la valeur obtenue expérimentalement est d'environ 1058 MHz pour le δE_(c, tot) du niveau 2s de l'Hydrogène. Comment pourrait-on améliorer le modèle ?
L'évaluation proposée ci-dessus est en fait beaucoup trop approximative. Si on utilise la théorie complète adéquate, on obtient bien 1058 MHz pour la fluctuation d'énergie du niveau 2 s . On se propose ici de se rapprocher de ce résultat théorique.
Il faut d'abord tenir compte de la densité des états dans le volume du cube des modes électromagnétiques du vide, dont nous n'avions pas tenu compte en Q24 et Q25. Pour ne pas faire du semi-classique, il faut utiliser la fonction d'onde stationnaire Ψ(r, θ, φ) de l'électron (solution de l'équation de Schrödinger). Le fait que l'énergie ne dépende que du nombre quantique principal n n'est pas remis en question dans les solutions de l'équation de Dirac qui remplace l'équation de Schrödinger en tenant compte du spin de l'électron et de la relativité restreinte. Donc, sans tenir compte de l'électrodynamique quantique, les niveaux 2s et 2p sont de même énergie, faute de fluctuations des champs. Inversement, tout se passe comme si les champs électromagnétiques aléatoires poussaient l'électron plus loin du proton en moyenne, ce qui augmente son énergie.
À l'issue de calculs très complexes, on peut établir que la fluctuation d'énergie totale vaut alors: δE_(totale) = ( expression ) ⋅ |Ψ(r = 0)|^2 dans laquelle la partie (expression) ne dépend que de constantes fondamentales de la physique e, c, h, m_e et ε_0.
Q26. On rappelle (figure 2 ) que les probabilités de présence de l'électron au centre ne sont non nulles que pour les orbitales ns et nulles pour toutes les autres (qui ne sont pas à symétrie sphérique). Les caractéristiques du modèle de Bohr sont indiquées dans les données en début de sujet.
a) En déduire que le déplacement de Lamb ne concerne donc que les niveaux ns.
b) Le calcul complet de (expression) ⋅ |Ψ_(2s)(r = 0)|^2 en unités h donne la valeur 1058 MHz . Comparer cette énergie avec celle de la transition désexcitatrice qui fait passer l'électron de 2p à 1s.
c) L'électron 2s du modèle de Bohr est-il relativiste ? Pourquoi faudrait-il faire tout de même une correction relativiste?
d) La raie α du spectre de Lyman correspond au retour d'un état n = 2 à l'état fondamental. Quelle est la longueur d'onde et le domaine spectral du photon émis ?
Figure 2 - Représentations |Ψ(r, θ, φ)|^2 de autour de r = 0 pour les 6 premières orbitales de l'électron dans l'atome d'hydrogène
Seuls les états s ont une probabilité non nulle d'être à l'origine.
Q27. À cause de l'interaction entre le spin de l'électron et le champ magnétique du proton (interaction spin-orbite) le niveau 2p est en fait constitué de deux états notés 2p_(1/2) et 2p_(3/2) dont la différence d'énergie vaut Δ = 4, 5 ⋅ 10^(− 5)eV.
Quelle est la longueur d'onde et le domaine du photon émis quand l'électron passe de l'état 2p_(3/2) à l'état 2p_(1/2) ?
Quelle conséquence cet effet de structure fine aura-t-il sur la raie α du spectre de Lyman?
En présence d'un champ magnétique B⃗_(ext) extérieur suffisamment intense, l'interaction entre le dipôle magnétique de l'atome d'hydrogène μ⃗ et le champ B⃗_(ext) modifie l'énergie de ± μB_(ext) suivant que le moment magnétique aligné sur les lignes de champ est de sens contraire ou de même sens que le champ magnétique.
En conséquence, en présence d'un champ magnétique, en notant μ_B le magnéton de Bohr :
  • le niveau 2s_(1/2) va donner deux niveaux séparés de 2μ_B B_(ext),
  • le niveau 2p_(1/2) va en fait donner 2 niveaux d'énergie séparés de 1/3μ_B B_(ext),
  • et le niveau 2p_(3/2) va donner 4 niveaux séparés de 4/3μ_B B_(ext). Cet effet s'appelle l'effet Zeeman.
Q28. Sur la figure 3, le schéma des niveaux successifs d'énergie du modèle de Bohr est représenté sans que les échelles soient respectées par commodité de représentation. Après avoir recopié la figure 3 sur sa copie, le candidat devra remplacer chaque " ? " soit par un nom d'orbitale, soit par la longueur d'onde émise quand l'électron passe du niveau supérieur au niveau inférieur, soit par le nom du domaine de rayonnement associé.
Figure 3 - Modèle de Bohr
Q29. Sur la figure 4, le schéma des niveaux successifs d'énergie, obtenus par l'équation de Dirac en tenant compte du décalage de Lamb et de la structure fine, est représenté sans que les échelles soient respectées par commodité de représentation. Après avoir recopié la figure 4 sur sa copie, le candidat devra remplacer chaque " ? " soit par un nom d'orbitale, soit par une longueur d'onde émise quand l'électron passe du niveau supérieur au niveau inférieur, soit par le nom du domaine de rayonnement associé.
Figure 4 - Niveaux n = 2 sans présence de champ magnétique
Q30. En figure 5, le schéma des niveaux successifs d'énergie, obtenus par l'équation de Dirac en tenant compte du décalage de Lamb et de la structure fine, est représenté (sans que les échelles soient respectées par commodité de représentation) en présence d'un champ magnétique B_(ext) qui engendre un effet Zeeman. Sur cette figure 5, on a représenté deux différences de niveau d'énergie entre deux flèches (en gros pointillés). Le candidat les exprimera en fonction du décalage Lamb noté δE_(totale), de la quantité μ_B B_(ext) et de l'énergie de structure fine notée Δ.
Figure 5 - Déplacements par champ magnétique
Q31. Le document en fin de sujet présente l'expérience historique de 1947.
Pourquoi les expérimentateurs ont-ils utilisé un champ magnétique ? Pourquoi ont-ils introduit un champ électromagnétique micro-ondes ? Quels paramètres font-ils varier ? Pourquoi le détecteur mesure-t-il une intensité de courant ?
Q32. On revient au modèle semi-classique du modèle de Bohr dans lequel l'électron décrit une orbite circulaire de rayon ρ autour du noyau. On exprimera les réponses en fonction de e, ρ, ε_0 et de m_e.
a) Que vaut l'accélération de l'électron?
b) Que vaut l'énergie potentielle? Que vaut l'énergie cinétique? Que vaut l'énergie?
Un traitement semi-classique de l'atome d'hydrogène permet une approche énergétique de la modification du rayon en écrivant un bilan de la forme :
− K_e((e^2)/(4πε_0 m_e)1/(ρ^2)) = d/(dt)((− e^2)/(8πε_0)1/ρ).
Q33. a) Interpréter ce bilan.
b) En déduire l'équation différentielle à laquelle obéit ρ(t).
c) Établir le temps de retour Δt pour un électron d'un état excité sur une orbite de rayon ρ_n = n^2 a_0 à un état moins excité sur une orbite de rayon ρ_(n − 1) = (n − 1)^2 a_0.
d) Application : évaluer le temps de désexcitation d'un niveau 2 au niveau 1. Comparer à la valeur indiquée dans le document.

Document - L'expérience de 1947

Faisceau d'électrons
→ Les atomes se désexcitent rapidement vers 1 s_(1/2) et ne peuvent pas éjecter d'électrons de tungstène.
Durée de vie de 2p_(1/2) et 2p_(3/2) ≈ 10^(− 9) s
  1. Schéma de l'expérience de Lamb et Retherford. Les atomes d'hydrogène, obtenus par dissociation thermique de H_2, sont préparés dans l'état 1 s_(1/2), puis excités dans l'état métastable 2 s_(1/2) par un faisceau d'électrons. L'application d'un champ magnétique lève la dégénérescence des niveaux par effet Zeeman, et un champ radiofréquence de fréquence adaptée induit des transitions à partir de l'état 2s_(1/2) vers les états 2p_(1/2) et 2p_(3/2). Après avoir traversé la région où règne le rayonnement électromagnétique, les atomes d'hydrogène métastables 2s_(1/2) entrent en collision avec une cible de tungstène. Des électrons de la cible sont éjectés et recueillis par un détecteur. Les atomes se trouvant dans les états 2p_(1/2) et 2p_(3/2) ayant une durée de vie très courte ( ∼ 10^(− 9) s ), se désexcitent très rapidement (avant d'atteindre la feuille de tungstène) vers l'état fondamental 1 s_(1/2) et ne peuvent pas éjecter des électrons de tungstène, d'où une baisse de courant dans le détecteur observée à la résonance quand on fait varier la fréquence ou le champ magnétique. La variation mesurée par Lamb et Retherford était de l'ordre de 10^(− 14) ampères!
Effet Zeeman (champ magnétique)
  1. C'est l'excitation de la transition entre sous-niveaux Zeeman de 2s_(1/2) et de ( 2p_(1/2), 2p_(3/2) ) qui a permis à Lamb et Retherford, grâce aux formules de l'effet Zeeman, d'accéder au décalage en énergie de 2s_(1/2) (on connaît exactement la position relative d'un sous-niveau Zeeman par rapport à son niveau « parent »).
Source : Reflets de la physique n^∘ 36, 2013

Questions fréquentes

4 questions
Sur quoi porte le sujet de physique CCINP MP 2022 ?
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Sur quoi porte le sujet de physique CCINP MP 2022 ?

Sur le rayonnement d'un dipôle oscillant, la réaction de rayonnement et la résonance de puissance d'un électron, puis le décalage de Lamb des niveaux d'énergie de l'hydrogène. Une partie est consacrée à Python.

Quelles erreurs le jury a-t-il relevées en physique CCINP MP 2022 ?

Des résultats inhomogènes, un théorème de Gauss mal appliqué, des confusions entre vecteur, composante et norme, et des échecs sur des questions faciles de la partie quantique.

Le sujet de physique CCINP MP 2022 est-il difficile ?

Le rapport le juge relativement court et bien traité par un bon nombre de candidats. La partie II, plus calculatoire, et la partie IV de physique quantique ont été moins réussies.

Faut-il connaître l'équation de Schrödinger pour la physique CCINP MP 2022 ?

Non : le rapport précise que la partie de physique quantique ne faisait pas appel à l'équation de Schrödinger, ce qui a pu dérouter certains candidats.

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