Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 TSI 2021 (page 3/3 : Partie III)
L'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan et la prospection gravimétrique
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- Faisable en TSI1 : 16 questions sur 47, partie III.B
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Partie III : Prospection pétrolière par gravimétrie
A · Estimation de l’anomalie gravitationnelle due à la présence de pétrole
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : loi de coulomb, gravitation
Rappeler les expressions de la force d'interaction électrostatique subie par une charge ponctuelle placée au point de la part d'une charge ponctuelle placée au point ainsi que de la force d'attraction gravitationnelle subie par une masse ponctuelle placée au point de la part d'une masse ponctuelle placée au point .
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Écrire la loi de Coulomb pour deux charges ponctuelles et la loi de gravitation universelle de Newton pour deux masses ponctuelles en précisant les vecteurs unitaires.
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Rappel des formules vectorielles des lois de Coulomb et de gravitation universelle de Newton.
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Soit \vec{u}_{B \to A} = \frac{\vec{BA}}{\|\vec{BA}\|} le vecteur unitaire orienté de la source B vers le point d'observation A, et notons r = AB = \|\vec{BA}\| la distance séparant les deux points.
Force d'interaction électrostatique (loi de Coulomb) :
La force exercée par la charge q_B sur la charge q_A s'écrit :
\boxed{\vec{F}_e = \frac{1}{4\pi\varepsilon_0} \frac{q_A q_B}{r^2} \, \vec{u}_{B \to A} = \frac{1}{4\pi\varepsilon_0} \frac{q_A q_B}{r^3} \, \vec{BA}}où \varepsilon_0 désigne la permittivité diélectrique du vide. Cette interaction est répulsive si les charges sont de même signe (q_A q_B > 0) et attractive si elles sont de signes opposés (q_A q_B < 0).
Force d'attraction gravitationnelle (loi de Newton) :
La force exercée par la masse m_B sur la masse m_A est toujours attractive, dirigée de A vers B (donc opposée à \vec{u}_{B \to A}) :
\boxed{\vec{F}_g = - G \frac{m_A m_B}{r^2} \, \vec{u}_{B \to A} = - G \frac{m_A m_B}{r^3} \, \vec{BA}}où G est la constante gravitationnelle universelle.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : théorème de gauss, champ gravitationnel
En déduire par des analogies à préciser comment on passe du théorème de Gauss pour le champ électrostatique au théorème de Gauss pour le champ gravitationnel.
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Établir la correspondance formelle entre \vec{E} et \vec{g}, q et m, ainsi qu'entre 1/\varepsilon_0 et -4\pi G.
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- Exprimer les champs vectoriels \vec{E} et \vec{g} créés par une source ponctuelle à partir des forces formulées en Q32.
- Identifier le dictionnaire d'analogie entre grandeurs électrostatiques et gravitationnelles.
- Appliquer cette substitution au théorème de Gauss de l'électrostatique pour retrouver le théorème de Gauss gravitationnel.
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Analogie formelle q/\varepsilon_0 \leftrightarrow -4\pi G m pour formuler le théorème de Gauss gravitationnel.
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D'après les lois d'interaction établies à la question Q32, le champ électrostatique \vec{E} créé en un point A par une charge ponctuelle q_B située en B et le champ gravitationnel \vec{g} créé par une masse ponctuelle m_B située en B s'écrivent :
La comparaison terme à terme de ces deux expressions conduit au dictionnaire d'analogie suivant :
- Champ : \vec{E} \longleftrightarrow \vec{g} ;
- Source ponctuelle (ou intérieure) : q \longleftrightarrow m (et Q_{\text{int}} \longleftrightarrow M_i) ;
- Facteur de couplage : \dfrac{1}{4\pi\varepsilon_0} \longleftrightarrow -G, ce qui équivaut à \dfrac{1}{\varepsilon_0} \longleftrightarrow -4\pi G.
Le théorème de Gauss pour le champ électrostatique à travers une surface fermée \Sigma orientée vers l'extérieur s'écrit :
En remplaçant \vec{E} par \vec{g}, Q_{\text{int}} par la masse intérieure M_i et \dfrac{1}{\varepsilon_0} par -4\pi G, on obtient le théorème de Gauss pour le champ gravitationnel :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 34
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : invariance, symétrie
Justifier le fait que le champ gravitationnel a pour forme .
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Exploiter les plans de symétrie matérielle et l'invariance de la plaque infinie par translation selon (Ox) et (Oy).
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Pour déterminer la direction et les variables d'espace dont dépend un champ vectoriel créé par une distribution de sources statiques :
- On étudie les invariances géométriques de la distribution par translation pour identifier les coordonnées dont le champ ne dépend pas.
- On identifie des plans de symétrie de la distribution passant par le point d'observation M afin d'en déduire la direction du champ gravitationnel (qui est un vecteur polaire).
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Invariances par translation planaire et symétries de réflexion imposant la direction et dépendance de \vec{g}_c.
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Soit un point de l'espace M repéré par ses coordonnées cartésiennes (x, y, z).
1. Étude des invariances : La distribution de masse est une couche plane homogène d'épaisseur H, d'extension infinie selon les axes (Ox) et (Oy). Elle est donc invariante par :
- translation de vecteur quelconque \delta x \, \vec{u}_x selon l'axe (Ox) ;
- translation de vecteur quelconque \delta y \, \vec{u}_y selon l'axe (Oy).
En vertu du principe de Curie, le champ gravitationnel créé possède les mêmes invariances que sa source. Les composantes de \vec{g}_c(M) ne dépendent donc ni de x ni de y, mais uniquement de la coordonnée z :
2. Étude des symétries : Considérons les deux plans passant par le point M(x, y, z) et perpendiculaires à la couche :
- le plan \Pi_1 = (M, \vec{u}_x, \vec{u}_z) ;
- le plan \Pi_2 = (M, \vec{u}_y, \vec{u}_z).
La distribution de masse étant invariante par translation dans le plan (Oxy), ces deux plans sont des plans de symétrie plane de la distribution de masse.
Le champ gravitationnel \vec{g}_c étant un champ vectoriel polaire (au même titre que le champ électrostatique \vec{E}), il appartient à tout plan de symétrie de sa distribution de source passant par le point considéré :
Le champ \vec{g}_c(M) est donc dirigé selon l'intersection de ces deux plans, c'est-à-dire la droite passant par M et de vecteur directeur \vec{u}_z.
En combinant l'étude des invariances et des symétries, on en déduit la forme recherchée :
Résultat
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : théorème de gauss, champ gravitationnel
Établir, en illustrant votre démonstration par une figure avec une légende explicite, que dans toute la partie située au-dessus de la couche plane.
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Appliquer le théorème de Gauss gravitationnel à un cylindre orthogonal à la couche plane, symétrique par rapport au plan médian z=0.
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- Choisir une surface de Gauss fermée \Sigma adaptée aux symétries du problème : un cylindre d'axe (Oz), de section droite S, s'étendant symétriquement entre les cotes -z et +z avec z > H/2.
- Exprimer le flux sortant du champ gravitationnel \vec{g}_c à travers \Sigma en exploitant la direction axiale de \vec{g}_c et l'antisymétrie par rapport au plan (Oxy).
- Évaluer la masse intérieure M_i enfermée dans le cylindre, puis appliquer le théorème de Gauss gravitationnel pour en déduire g_c(z).
Voir la réponse courteRéponse courte
Théorème de Gauss sur un cylindre traversant la couche pour prouver que g_c = -2\pi G \rho_c H.
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Considérons une surface de Gauss \Sigma constituée d'un cylindre fermé d'axe (Oz), de section droite d'aire S, délimité par :
- une base supérieure S_{\text{haut}} située à l'altitude z > H/2, de normale unitaire sortante \vec{n}_{\text{ext}} = +\vec{u}_z ;
- une base inférieure S_{\text{bas}} située à l'altitude -z < -H/2, de normale unitaire sortante \vec{n}_{\text{ext}} = -\vec{u}_z ;
- une surface latérale S_{\text{lat}} cylindrique de génératrices parallèles à (Oz), de normale unitaire sortante \vec{n}_{\text{ext}} \perp \vec{u}_z.
Le flux sortant du champ gravitationnel à travers \Sigma se décompose en :
D'après la question Q34 :
- sur la surface latérale, \vec{g}_c(z) \parallel \vec{u}_z \perp \vec{n}_{\text{lat}}, d'où \vec{g}_c \cdot \vec{n}_{\text{lat}} = 0 et le flux latéral est nul ;
- sur la base supérieure (z > H/2), \vec{g}_c(z) \cdot \vec{u}_z = g_c(z), donc le flux vaut g_c(z) S ;
- sur la base inférieure (-z < -H/2), \vec{g}_c(-z) \cdot (-\vec{u}_z) = -g_c(-z).
Par antisymétrie par rapport au plan (Oxy), g_c(-z) = -g_c(z), d'où :
Puisque z > H/2, le cylindre intercepte toute l'épaisseur H de la couche plane. La masse intérieure est donc :
En appliquant le théorème de Gauss gravitationnel (question Q33) :
On simplifie par 2S, ce qui donne la composante g_c :
Ce résultat est indépendant de l'altitude z dans toute la région z > H/2.
Résultat
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : champ gravitationnel
Exprimer l'anomalie gravitationnelle en fonction de , , et . Calculer . Donnée : .
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Remplacer la nappe de pétrole par une couche équivalente de sol diminuée d'un défaut de masse volumique (\rho_s - \rho_p) et appliquer le résultat de la question précédente.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser le principe de superposition en décomposant le sous-sol contenant la nappe en un sous-sol homogène de masse volumique \rho_s auquel se superpose une tranche d'épaisseur H de masse volumique effective \Delta \rho = \rho_p - \rho_s.
- Exprimer le champ gravitationnel additionnel à l'aide du résultat établi en Q35 pour identifier \Delta g.
- Réaliser l'application numérique avec les grandeurs données en fin d'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression et calcul de l'anomalie gravitationnelle \Delta g = 2\pi G(\rho_p - \rho_s)H.
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Par application du principe de superposition linéaire du champ gravitationnel, la configuration avec nappe de pétrole (figure 10 droite) est équivalente à la somme :
- du sol homogène non perturbé créant le champ -g\,\vec{u}_z ;
d'une tranche plane d'épaisseur H, infinie selon (Ox) et (Oy), de masse volumique apparente :
\rho_c = \rho_p - \rho_s.
D'après le résultat de la question Q35, cette couche crée en tout point situé au-dessus d'elle (z > H/2) un champ gravitationnel additionnel :
Le champ gravitationnel total mesuré par l'avion s'écrit donc :
Par identification avec l'expression donnée par l'énoncé, \vec{g}' = -(g - \Delta g)\,\vec{u}_z, on en déduit l'expression de l'anomalie gravitationnelle :
Application numérique : Avec les données de l'énoncé :
- G = 6{,}67 \times 10^{-11}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{s}^{-2},
- \rho_s = 2800\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3},
- \rho_p = 800\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} \implies \rho_s - \rho_p = 2000\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3},
- H = 200\text{ m}.
Résultat
B · Mesure des variations du champ de pesanteur par un pendule pesant
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Notions : énergie potentielle, pendule pesant
Déterminer l'énergie potentielle de pesanteur de la tige en fonction de , , , et .
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Projeter la position du centre d'inertie de la tige sur l'axe vertical (Oz) en tenant compte de l'angle d'inclinaison \alpha du plan d'oscillation.
Voir la stratégieStratégie
- Repérer la position du centre d'inertie G de la tige homogène et le plan de rotation perpendiculaire à l'axe \Delta.
- Exprimer l'altitude z_G(\theta) du centre d'inertie par projection du vecteur position sur l'axe vertical (Oz).
- En déduire l'énergie potentielle de pesanteur E_p(\theta) = m g z_G + \text{cste} en précisant la référence choisie.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'altitude du centre d'inertie pour exprimer l'énergie potentielle E_p(\theta).
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La tige étant homogène et de longueur 2\ell, son centre d'inertie G est situé en son milieu, soit à une distance OG = \ell du point d'attache O.
La liaison pivot d'axe \Delta contraint la tige à se déplacer dans un plan \mathcal{P} orthogonal à \Delta. Dans ce plan, le point G décrit un cercle de centre O et de rayon \ell.
Soit \vec{u}_z le vecteur unitaire vertical ascendant et \vec{u}_\Delta le vecteur unitaire le long de l'axe \Delta. D'après l'énoncé, l'axe \Delta est incliné d'un angle \alpha par rapport à la verticale, donc :
La composante du champ de pesanteur (ou de la verticale) dans le plan du mouvement \mathcal{P} correspond à la ligne de plus grande pente de ce plan, inclinée de \alpha par rapport au plan horizontal.
Décomposons le vecteur unitaire vertical \vec{u}_z dans une base adaptée au plan \mathcal{P} :
- une direction \vec{e}_1 orthogonale à \Delta, située dans le plan (Oyz), dirigée vers le bas le long de la ligne de plus grande pente : \vec{u}_z \cdot \vec{e}_1 = -\sin\alpha ;
- une direction \vec{e}_2 = \vec{u}_x horizontale, contenue dans le plan \mathcal{P} : \vec{u}_z \cdot \vec{e}_2 = 0.
Le centre d'inertie G a pour vecteur position dans le plan \mathcal{P} :
où \theta = 0 correspond à la position d'équilibre stable (altitude minimale de G).
L'altitude z_G de G (en prenant z_O = 0) s'écrit alors :
L'énergie potentielle de pesanteur de la tige s'en déduit à une constante additive près :
En choisissant conventionnellement l'origine des énergies potentielles à la position d'équilibre \theta = 0 (E_p(0) = 0) :
Résultat
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Notions : énergie mécanique, pendule pesant
En utilisant une méthode énergétique, montrer que vérifie l'équation différentielle
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Exprimer l'énergie mécanique totale de la tige en rotation autour de \Delta et dériver par rapport au temps en exploitant l'absence de frottement dissipatif.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie cinétique E_c de la tige en rotation autour de l'axe fixe \Delta, à l'aide de son moment d'inertie J.
- Écrire l'énergie mécanique E_m = E_c + E_p en reprenant l'énergie potentielle E_p obtenue à la question Q37.
- Justifier la conservation de l'énergie mécanique et dériver par rapport au temps pour en déduire l'équation différentielle du mouvement.
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Conservation de l'énergie mécanique avec J_\Delta = \frac{1}{3}m\ell^2 pour établir l'équation différentielle.
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Le référentiel d'étude lié au laboratoire est supposé galiléen. La tige, de masse m et de longueur 2\ell, effectue un mouvement de rotation pure autour de l'axe fixe \Delta avec la vitesse angulaire \dot{\theta}(t).
Son énergie cinétique s'écrit :
D'après le résultat de la question Q37, l'énergie potentielle de pesanteur s'exprime (à une constante additive près) par :
L'énergie mécanique totale de la tige est donc :
La liaison pivot d'axe \Delta en O étant parfaite et les frottements étant négligés, la puissance des forces de liaison est nulle. Le poids étant une force conservative, le système est conservatif :
En dérivant l'énergie mécanique par rapport au temps :
Cette égalité étant vérifiée à tout instant pour un mouvement quelconque (\dot{\theta}(t) non identiquement nulle), on simplifie par \frac{4}{3} m\ell^2 \dot{\theta}, ce qui conduit directement à :
Résultat
Question 39
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Notions : petite oscillation, pendule pesant
Exprimer la période des oscillations de tige en fonction de et de . Commenter le choix de .
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Linéariser l'équation différentielle pour \theta \ll 1, identifier la nouvelle pulsation propre et comparer la période T à la période T_0 obtenue pour \alpha = 90^\circ.
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Période des petites oscillations T = T_0/\sqrt{\sin\alpha} et intérêt d'un angle faible pour dilater T.
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Dans le cadre de l'approximation des petites oscillations (\theta \ll 1), on effectue le développement limité \sin\theta \approx \theta. L'équation différentielle établie à la question Q38 devient :
La période propre T des petites oscillations s'écrit alors :
Pour un axe de rotation horizontal, soit une oscillation de la tige dans un plan vertical (\alpha = 90^\circ et \sin\alpha = 1), la période vaut T_0 :
On en déduit l'expression de la période T en fonction de \alpha et de T_0 :
Commentaire sur le choix d'un angle \alpha faible :
- Lorsque l'angle \alpha est choisi faible (\alpha \to 0), \sin\alpha est petit devant 1, ce qui conduit à une période T nettement supérieure à T_0 (T \gg T_0).
Une période plus grande présente un double intérêt expérimental :
- elle permet de chronométrer les oscillations avec une incertitude relative plus faible, l'erreur absolue sur la mesure temporelle étant fixée par l'instrument ;
- elle amplifie la variation absolue de période \Delta T engendrée par une très faible anomalie \Delta g du champ gravitationnel, rendant celle-ci beaucoup plus facile à détecter.
Résultat
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Notions : petite oscillation
Exprimer en fonction de , et .
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Différencier l'expression de la période T(g) par rapport à la pesanteur g sous l'approximation des petits accroissements \Delta T \approx |\mathrm{d}T/\mathrm{d}g| \Delta g.
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- Exprimer la période T en fonction des grandeurs demandées (\ell, \alpha et g) à partir des résultats de la question Q39.
- Utiliser une différentiation logarithmique pour relier la variation relative \frac{\mathrm{d}T}{T} à la variation relative \frac{\mathrm{d}g}{g}.
- En déduire l'expression de la sensibilité S = \left|\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}g}\right| dans le cadre de l'approximation des petites variations (\Delta T \ll T, \Delta g \ll g).
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Dérivation de la période par rapport à g pour exprimer la sensibilité S = |\partial T/\partial g|.
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D'après la question Q39, la période des petites oscillations s'écrit :
Comme \Delta T \ll T et \Delta g \ll g, on peut assimiler le rapport des variations finies à la valeur absolue de la dérivée :
En prenant le logarithme népérien de l'expression de T :
Par différentiation par rapport à g, tous les autres paramètres étant maintenus constants :
On en déduit l'expression de la sensibilité :
En remplaçant T par son expression littérale :
Résultat
Question 41
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Notions : petite oscillation
De quel angle en degrés doit-on incliner l'axe de rotation si l'on souhaite que cela corresponde à une variation avec une tige de longueur égale à 1 m ? Commenter.
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Résoudre l'équation donnant \sin\alpha à partir de la sensibilité imposée S = \Delta T / \Delta g et calculer l'angle en degrés.
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- Exprimer \sin\alpha en inversant l'expression de la sensibilité S établie à la question précédente.
- Identifier la valeur du paramètre \ell en tenant compte de la définition de la longueur de la tige (2\ell = 1\text{ m}) et effectuer l'application numérique pour obtenir \alpha en radians puis en degrés.
- Commenter la faisabilité expérimentale en analysant la valeur de l'angle \alpha et la période d'oscillation T correspondante.
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Calcul de l'angle \alpha requis pour atteindre la variation temporelle \Delta T = 1\text{ ms}.
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D'après la question précédente, la sensibilité du gravimètre s'écrit :
En élevant au carré, on en déduit l'expression de \sin\alpha :
La tige a pour longueur totale L = 2\ell = 1\text{ m}, d'où la demi-longueur :
Avec les valeurs numériques fournies :
- \Delta g = 1 \times 10^{-4}\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
- \Delta T = 1\text{ ms} = 1 \times 10^{-3}\text{ s} ;
- g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
- \ell = 0{,}5\text{ m}.
Le rapport vaut \dfrac{\Delta g}{\Delta T} = 0{,}10\text{ s}^{-1}, ce qui donne :
L'angle étant très petit, on a \sin\alpha \approx \alpha (avec \alpha en radians) :
En convertissant en degrés (\alpha(^{\circ}) = \alpha(\text{rad}) \times \frac{180}{\pi}) :
Remarque : Si l'on interprétait la longueur de la tige comme étant \ell = 1\text{ m}, on obtiendrait \sin\alpha \approx 1{,}4 \times 10^{-4}, soit \alpha \approx 8{,}0 \times 10^{-3\circ}.
Commentaire :
- L'angle d'inclinaison requis est extrêmement faible : \alpha \approx 4 \times 10^{-3\circ} \approx 14'' d'arc. Un réglage d'une telle précision et sa stabilité mécanique vis-à-vis des vibrations parasites sont techniquement très difficiles à réaliser.
De plus, la période d'oscillation correspondante vaut :
T = 2g \frac{\Delta T}{\Delta g} = 2 \times 9{,}8 \times 10 \approx 196\text{ s} \approx 3{,}3\text{ minutes}Une mesure exigerait plusieurs périodes d'observation (soit plusieurs dizaines de minutes), ce qui rend le dispositif très sensible aux dérives thermiques et aux frottements (pourtant négligés ici).
- Ce dispositif rudimentaire n'est donc pas adapté pour mesurer de si faibles anomalies de pesanteur sur le terrain, ce qui justifie l'emploi de gravimètres interférométriques plus précis et plus rapides.
Résultat
C · Méthode interférométrique – Traitement du signal
Question 42
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I
Notions : interférence, cohérence
Rappeler les conditions pratiques à respecter pour pouvoir obtenir des interférences lumineuses à partir de deux faisceaux.
Voir l'indiceIndice
Rappeler les conditions d'interférences stables : ondes lumineuses cohérentes, même pulsation (ou monochromatiques) et polarisations compatibles.
Voir la stratégieStratégie
Pour obtenir des interférences lumineuses observables et stables, le terme d'interférence 2\sqrt{I_1 I_2}\cos(\Delta\varphi) de la formule de Fresnel doit :
- avoir une moyenne temporelle non nulle (ce qui exige la cohérence mutuelle) ;
- donner un contraste de modulation suffisant (visibilité des franges ou amplitude du signal détecté).
On décline ces exigences en conditions physiques et pratiques de mise en œuvre expérimentale.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rappel des conditions de cohérence mutuelle et de polarisation pour observer des interférences.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour pouvoir observer des interférences lumineuses stables et contrastées à partir de deux faisceaux, plusieurs conditions pratiques doivent être satisfaites :
- Cohérence mutuelle (source unique) : les deux ondes lumineuses doivent avoir une différence de phase constante au cours du temps à l'émission. En pratique, cela impose d'utiliser une même source primaire (ici un laser) dédoublée par division d'amplitude (à l'aide de lames séparatrices dans un interféromètre) ou par division du front d'onde.
Cohérence temporelle (différence de marche bornée) : la différence de marche \delta entre les deux faisceaux doit rester très inférieure à la longueur de cohérence \ell_c = c\tau_c de la source lumineuse :
|\delta| \ll \ell_cCette condition est d'autant plus facile à respecter que la source est quasi-monochromatique (un laser présente une longueur de cohérence pouvant aller de quelques centimètres à plusieurs mètres).
- Recouvrement spatial : les deux faisceaux doivent se superposer géométriquement sur la zone de détection (ici la photodiode).
- Polarisations non orthogonales : d'après les lois de Fresnel-Arago, deux ondes polarisées selon des directions orthogonales n'interfèrent pas. Les états de polarisation des deux faisceaux doivent donc avoir une composante commune (idéalement, des polarisations identiques).
- Intensités comparables : pour obtenir un contraste V = \frac{2\sqrt{I_1 I_2}}{I_1 + I_2} proche de 1, les intensités I_1 et I_2 des deux faisceaux doivent être du même ordre de grandeur.
Question 43
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : chute libre, cinématique
Exprimer la position du coin de cube à une date quelconque.
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Intégrer deux fois l'accélération constante \ddot{z}(t) = g avec les conditions initiales nulles en position et vitesse.
Voir la stratégieStratégie
- Isoler le coin de cube et préciser le référentiel d'étude ainsi que l'orientation de l'axe vertical (Oz).
- Appliquer la deuxième loi de Newton en tenant compte de l'absence de frottement dans l'enceinte sous vide (chute libre).
- Intégrer deux fois par rapport au temps en utilisant les conditions initiales spécifiées.
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Équation horaire z(t) = \frac{1}{2}gt^2 issue de la double intégration du PFD en chute libre.
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On étudie le coin de cube, assimilé à un point matériel de masse m, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. L'axe (Oz) est orienté selon la verticale descendante, avec pour vecteur unitaire \vec{u}_z.
L'objet étant lâché dans une enceinte sous vide, il est en chute libre et n'est soumis qu'à son propre poids :
D'après la deuxième loi de Newton :
Une première intégration avec la condition initiale d'une vitesse initiale nulle, \dot{z}(0) = 0, conduit à la vitesse instantanée :
Une seconde intégration avec la condition initiale d'une position de départ à l'origine, z(0) = 0, donne la loi horaire du mouvement :
Résultat
Question 44
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I
Notions : formule de fresnel, interférence
Expliquer qualitativement l'allure de la courbe expérimentale donnant l'intensité au cours du temps.
Voir l'indiceIndice
Relier la pulsation instantanée de l'intensité lumineuse à la vitesse de chute croissante du réflecteur : le signal oscille de plus en plus rapidement.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le déphasage \Delta\varphi(t) puis l'intensité I(t) à l'aide de la formule de Fresnel et de l'expression de z(t) obtenue à la question Q43.
- Justifier l'amplitude constante des oscillations (bornes minimale et maximale).
- Définir la fréquence instantanée des oscillations et interpréter son augmentation au cours du temps par l'accélération du coin de cube en chute libre.
Voir la réponse courteRéponse courte
Accélération de la chute augmentant la vitesse de défilement des franges et donc la fréquence observée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la formule de Fresnel avec deux faisceaux de même intensité I_1 = I_2 = I_0, l'intensité lumineuse résultante s'écrit :
En utilisant l'expression du déphasage fournie et la loi horaire de chute libre z(t) = \frac{1}{2}gt^2 (question Q43), on obtient :
La tension mesurée par la photodiode, proportionnelle à l'intensité lumineuse, présente les caractéristiques suivantes :
- Bornes et contraste : le terme en cosinus oscille entre -1 et +1. L'intensité oscille donc entre une valeur minimale I_{\min} = 0 et une valeur maximale I_{\max} = 4I_0. Le contraste est maximal (V = 1), ce qui correspond sur la figure 14 à une tension oscillant entre 0\text{ V} et 8\text{ V}.
Évolution temporelle et fréquence instantanée : la pulsation instantanée du signal est donnée par :
\omega_{\text{inst}}(t) = \frac{\mathrm{d}\Delta\varphi}{\mathrm{d}t} = \frac{4\pi}{\lambda_0}\dot{z}(t) = \frac{4\pi g}{\lambda_0}tsoit une fréquence instantanée :
f_{\text{inst}}(t) = \frac{\omega_{\text{inst}}(t)}{2\pi} = \frac{2g}{\lambda_0}t = \frac{2v(t)}{\lambda_0}La vitesse de chute v(t) = gt du catadioptre augmente linéairement avec le temps sous l'effet de la pesanteur. Par conséquent, la fréquence instantanée croît linéairement au cours du temps (et la pseudo-période diminue) : le défilement des franges d'interférence sur le détecteur est de plus en plus rapide, ce qui se traduit par des oscillations de plus en plus resserrées sur l'enregistrement.
Question déjà tombée ailleurs
Question 45
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I
Notions : ordre d'interférence, chute libre
De combien a varié l'ordre d'interférence entre le début et la fin de l'acquisition ? Justifier. En déduire la valeur de déduite de la courbe. Donnée : .
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Compter le nombre de battements ou franges brillantes sur l'intervalle de temps [0 ; 1\text{ ms}] pour en déduire l'ordre d'interférence \Delta p = \Delta \varphi / 2\pi.
Voir la stratégieStratégie
- Relier l'ordre d'interférence p(t) au déphasage \Delta\varphi(t) et à la position z(t) du coin de cube.
- Compter sur la figure 14 le nombre d'oscillations complètes (ou de maxima) entre t = 0 et la fin de l'enregistrement (t_f = 1{,}0\text{ ms}) pour déterminer la variation \Delta p.
- Exprimer g en fonction de \Delta p, \lambda_0 et t_f, puis réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Décompte des franges pour trouver \Delta p, reliant la chute libre à la détermination de g.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'ordre d'interférence est défini par :
À l'instant initial t = 0, on a z(0) = 0, donc p(0) = 0. Le signal est alors à un maximum d'intensité (U = 8\text{ V}, correspondant à \cos(\Delta\varphi) = 1).
Chaque passage successif par un maximum d'intensité correspond à une augmentation de l'ordre d'interférence d'une unité (\Delta p = 1). En comptant les maxima sur la figure 14 à partir de t = 0 exclu jusqu'à la fin de l'acquisition à t_f = 1{,}0\text{ ms} :
- le premier maximum se situe vers t \approx 0{,}25\text{ ms} ;
- on dénombre 15 maxima successifs sur la durée de l'enregistrement, le 15e pic se trouvant juste avant la fin de l'enregistrement (t \approx 0{,}99\text{ ms}) ;
- à t_f = 1{,}0\text{ ms}, le signal est au début de sa décroissance, ce qui correspond à une fraction de frange supplémentaire négligeable.
L'ordre d'interférence a donc varié de :
(ou plus finement \Delta p \approx 15{,}3 à 15{,}4 en estimant la position exacte de la fin du signal).
De la relation p(t_f) - p(0) = \Delta p = \dfrac{g t_f^2}{\lambda_0}, on déduit l'expression de l'accélération de la pesanteur :
Application numérique avec \lambda_0 = 638\text{ nm} = 638 \times 10^{-9}\text{ m}, t_f = 1{,}0\text{ ms} = 1{,}0 \times 10^{-3}\text{ s} et \Delta p = 15 :
En tenant compte de la fraction de frange à t = 1{,}0\text{ ms} (\Delta p \approx 15{,}36) :
Résultat
Question 46
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : chute libre, cinématique
Exprimer à nouveau avec ces nouvelles conditions initiales.
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Intégrer l'équation de la chute libre en tenant compte de la vitesse initiale non nulle v_0 et de la position d'origine z_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation horaire z(t) = \frac{1}{2}gt^2 + v_0 t + z_0 avec conditions initiales non nulles.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen, le coin de cube de masse m n'est soumis qu'à son poids (la chute ayant lieu sous vide) :
Par projection sur l'axe vertical descendant (Oz), l'équation différentielle régissant le mouvement s'écrit :
Une première intégration temporelle donne la vitesse verticale du coin de cube en tenant compte de la condition initiale \dot{z}(0) = v_0 :
Une seconde intégration avec la condition initiale z(0) = z_0 conduit immédiatement à l'expression de la position :
Résultat
Question 47
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I
Notions : ordre d'interférence, cinématique
En utilisant les expression de , et en fonction des données, établir que
Voir l'indiceIndice
Écrire le système de trois équations non linéaires en (z_0, v_0, g) liant les ordres d'interférence p_i aux dates t_i, puis éliminer z_0 et v_0 par combinaisons linéaires.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'ordre d'interférence p(t) à partir du déphasage \Delta\varphi(t) et de la position z(t) obtenue à la question Q46.
- Écrire p(t) pour les trois dates t_1, t_2 et t_3.
- Former les différences p_2 - p_1 et p_3 - p_1 afin d'éliminer la constante additive liée à z_0.
- Effectuer une combinaison linéaire de ces deux équations pour éliminer la vitesse initiale v_0 et isoler g.
Voir la réponse courteRéponse courte
Élimination de la vitesse et de la position initiales entre trois instants pour isoler l'accélération g.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'ordre d'interférence p(t) est défini par :
où p_0 est une constante de phase.
En utilisant l'expression de z(t) établie à la question Q46, z(t) = \frac{1}{2}gt^2 + v_0 t + z_0, l'ordre d'interférence s'écrit sous la forme d'un polynôme du second degré en t :
avec C = \frac{2z_0}{\lambda_0} + p_0.
Pour les trois instants de mesure t_1, t_2 et t_3, on a ainsi :
Soustrayons p_1 à p_2 et p_3 afin d'éliminer la constante inconnue C :
En divisant respectivement par (t_2 - t_1) et (t_3 - t_1), les taux de variation moyens s'écrivent :
Par soustraction membre à membre de ces deux relations, le terme contenant la vitesse initiale v_0 s'élimine :
En réduisant le membre de gauche au même dénominateur :
On en déduit l'expression demandée pour l'accélération de la pesanteur g :
Résultat
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.