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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 TSI 2021 (page 2/3 : Partie II)

L'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan et la prospection gravimétrique

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Partie II : Problèmes liés à l’enfouissement de la conduite

A · Protection contre la corrosion

Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : nombre d'oxydation

Déterminer le nombre d'oxydation du fer dans chacune de ces cinq espèces.

Voir l'indice

Appliquer les règles usuelles d'attribution des nombres d'oxydation pour l'oxygène (-\mathrm{II}) et l'hydrogène (+\mathrm{I}) dans les différents édifices neutres ou ioniques.

Voir la réponse courte

Détermination du nombre d'oxydation du fer dans chaque espèce chimique proposée.

Voir le corrigé complet

Rappelons les règles usuelles de détermination du nombre (ou degré) d'oxydation noté \text{n.o.} :

  • Pour un corps pur simple sous forme neutre, le nombre d'oxydation de chaque élément est nul :

    \boxed{\text{n.o.}(\mathrm{Fe}) = 0 \quad \text{dans } \mathrm{Fe(s)}}
  • Pour un ion monoatomique, le nombre d'oxydation est égal à la charge algébrique de l'ion :

    \boxed{\text{n.o.}(\mathrm{Fe}) = +\mathrm{II} \quad \text{dans } \mathrm{Fe^{2+}(aq)}}
    \boxed{\text{n.o.}(\mathrm{Fe}) = +\mathrm{III} \quad \text{dans } \mathrm{Fe^{3+}(aq)}}
  • Pour un composé neutre, la somme des nombres d'oxydation pondérés par la stœchiométrie est nulle. Dans les hydroxydes, l'oxygène est au degré d'oxydation -\mathrm{II} et l'hydrogène au degré d'oxydation +\mathrm{I}, conférant au groupement hydroxyde une charge globale -\mathrm{I} :

    • dans \mathrm{Fe(OH)_2(s)} :

      \text{n.o.}(\mathrm{Fe}) + 2 \times [\,\text{n.o.}(\mathrm{O}) + \text{n.o.}(\mathrm{H})\,] = 0 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Fe}) + 2 \times (-\mathrm{I}) = 0
      \boxed{\text{n.o.}(\mathrm{Fe}) = +\mathrm{II} \quad \text{dans } \mathrm{Fe(OH)_2(s)}}
    • dans \mathrm{Fe(OH)_3(s)} :

      \text{n.o.}(\mathrm{Fe}) + 3 \times [\,\text{n.o.}(\mathrm{O}) + \text{n.o.}(\mathrm{H})\,] = 0 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Fe}) + 3 \times (-\mathrm{I}) = 0
      \boxed{\text{n.o.}(\mathrm{Fe}) = +\mathrm{III} \quad \text{dans } \mathrm{Fe(OH)_3(s)}}

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, BCPST1

Notions : diagramme potentiel-ph

En précisant le raisonnement, affecter aux domaines notés A, B, C, D et E l'espèce chimique adéquate.

Voir l'indice

Classer les espèces verticalement par nombre d'oxydation croissant du fer et horizontalement selon leur caractère basique ou leur état d'hydratation/précipitation.

Voir la stratégie

Pour attribuer les différents domaines du diagramme potentiel-pH :

  1. On utilise l'axe vertical des potentiels : les espèces de nombre d'oxydation le plus élevé se situent en haut du diagramme, les espèces de nombre d'oxydation le plus faible se situent en bas.
  2. À nombre d'oxydation fixé, on utilise l'axe horizontal des pH : les espèces les plus acides (ions hydratés) prédominent à faible pH (à gauche), tandis que les espèces basiques formées par condensation avec \mathrm{HO^-} (hydroxydes solides) existent à pH plus élevé (à droite).
Voir la réponse courte

Attribution des domaines par degrés d'oxydation croissants et condensation en hydroxyde avec le pH.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question Q16, les cinq espèces se répartissent selon trois nombres d'oxydation :

  • \mathrm{n.o.} = +\mathrm{III} pour \mathrm{Fe^{3+}(aq)} et \mathrm{Fe(OH)_3(s)} ;
  • \mathrm{n.o.} = +\mathrm{II} pour \mathrm{Fe^{2+}(aq)} et \mathrm{Fe(OH)_2(s)} ;
  • \mathrm{n.o.} = 0 pour \mathrm{Fe(s)}.

1. Classement selon le potentiel (axe vertical) :

  • Le domaine situé tout en bas (potentiels les plus réducteurs, E < -0{,}4\text{ V}) correspond à l'unique espèce de nombre d'oxydation nul, le fer métallique :

    \text{Domaine E} \iff \mathrm{Fe(s)}
  • Les domaines intermédiaires correspondent au nombre d'oxydation +\mathrm{II} : domaines C et D.
  • Les domaines supérieurs correspondent au nombre d'oxydation +\mathrm{III} : domaines A et B.

2. Classement selon le pH (axe horizontal) : À nombre d'oxydation fixé, l'augmentation du pH favorise la formation du précipité d'hydroxyde selon l'équilibre de précipitation :

\mathrm{Fe}^{z+}(\mathrm{aq}) + z\,\mathrm{HO^-}(\mathrm{aq}) \rightleftharpoons \mathrm{Fe(OH)}_z(\mathrm{s})

Les ions aqueux sont donc stables en milieu acide (à gauche), tandis que les hydroxydes solides précipitent à des pH plus élevés (à droite) :

  • Pour le degré +\mathrm{III} :

    \begin{aligned} \text{Domaine A (milieu acide)} &\iff \mathrm{Fe^{3+}(aq)} \\ \text{Domaine B (milieu plus basique)} &\iff \mathrm{Fe(OH)_3(s)} \end{aligned}
  • Pour le degré +\mathrm{II} :

    \begin{aligned} \text{Domaine C (milieu acide à neutre)} &\iff \mathrm{Fe^{2+}(aq)} \\ \text{Domaine D (milieu basique)} &\iff \mathrm{Fe(OH)_2(s)} \end{aligned}

On en déduit l'attribution complète :

\boxed{ \text{A} : \mathrm{Fe^{3+}(aq)}, \quad \text{B} : \mathrm{Fe(OH)_3(s)}, \quad \text{C} : \mathrm{Fe^{2+}(aq)}, \quad \text{D} : \mathrm{Fe(OH)_2(s)}, \quad \text{E} : \mathrm{Fe(s)} }

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, BCPST1

Notions : diagramme potentiel-ph, corrosion

Le fer est-il thermodynamiquement stable dans l'eau ? Justifier.

Voir l'indice

Vérifier s'il existe une zone de recouvrement entre le domaine de prédominance de l'eau et celui de stabilité thermodynamique du fer métallique.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le critère thermodynamique de stabilité d'une espèce en présence d'eau à partir d'un diagramme potentiel-pH : il y a stabilité si les domaines de prédominance ou d'existence de l'espèce et de l'eau possèdent une intersection non vide.
  2. Comparer la position du domaine d'existence du fer métallique \mathrm{Fe(s)} (domaine E identifié en question Q17) par rapport au domaine de stabilité thermodynamique de l'eau (délimité par les deux droites en pointillés associées aux couples \mathrm{O_2(g)/H_2O} et \mathrm{H_2O/H_2(g)}).
Voir la réponse courte

Absence de domaine commun entre le fer et l'eau, montrant son oxydation thermodynamique spontanée.

Voir le corrigé complet

Sur le diagramme potentiel-pH (figure 4), le domaine de stabilité thermodynamique de l'eau est la zone comprise entre les deux droites en pointillés relatives aux couples \mathrm{O_2(g)/H_2O} et \mathrm{H_2O/H_2(g)}.

Le domaine E, qui correspond au domaine d'existence du fer métallique \mathrm{Fe(s)}, est situé entièrement en dessous de la frontière inférieure de stabilité de l'eau (couple \mathrm{H_2O/H_2(g)}).

Les domaines de stabilité du fer et de l'eau n'ont donc aucun recouvrement commun :

\mathcal{D}\big(\mathrm{Fe(s)}\big) \cap \mathcal{D}\big(\mathrm{H_2O}\big) = \emptyset
\boxed{\text{Le fer n'est pas thermodynamiquement stable dans l'eau.}}

Il s'oxyde spontanément en réduisant l'eau (avec dégagement de dihydrogène \mathrm{H_2(g)}), même en l'absence de dioxygène dissous.

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oxydoréduction

Écrire l'équation de la réaction d'oxydo-réduction modélisant la transformation chimique entre le fer et le dioxygène dissous dans l'eau, en milieu proche de la neutralité.

Voir l'indice

Identifier les espèces prédominantes aux potentiels considérés à \mathrm{pH} \approx 7, écrire les deux demi-équations redox associées puis combiner pour éliminer les électrons échangés.

Voir la stratégie
  1. Identifier à l'aide du diagramme E\text{--pH} (figure 4) l'espèce thermodynamiquement stable du fer au potentiel imposé par le dioxygène dissous à \mathrm{pH} \approx 7.
  2. Écrire les demi-équations d'oxydoréduction associées aux deux couples en milieu proche de la neutralité (en utilisant \mathrm{H_2O} et \mathrm{HO^-} plutôt que \mathrm{H^+}).
  3. Combiner ces demi-équations pour obtenir l'équation de la réaction globale de corrosion.
Voir la réponse courte

Équation bilan d'oxydation du fer par le dioxygène dissous en milieu aqueux neutre.

Voir le corrigé complet

À un \mathrm{pH} proche de la neutralité (\mathrm{pH} \approx 7), le potentiel standard apparent du couple \mathrm{O_2(aq)}/\mathrm{H_2O(l)} vaut :

E(\mathrm{O_2/H_2O}) \approx 1{,}23 - 0{,}06 \times 7 \approx 0{,}81\text{ V}.

À ce potentiel très élevé, l'espèce thermodynamiquement stable du fer est l'hydroxyde de fer(III) \mathrm{Fe(OH)_3(s)} (domaine B).

En milieu proche de la neutralité, les demi-équations électroniques s'écrivent avec l'eau et les ions hydroxyde \mathrm{HO^-} :

  • Réduction du dioxygène dissous :

    \mathrm{O_2(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(l)} + 4\,\mathrm{e^-} = 4\,\mathrm{HO^-(aq)}
  • Oxydation du fer métallique en hydroxyde de fer(III) :

    \mathrm{Fe(s)} + 3\,\mathrm{HO^-(aq)} = \mathrm{Fe(OH)_3(s)} + 3\,\mathrm{e^-}

En combinant ces deux demi-équations afin d'échanger 12\,\mathrm{e^-}, les ions \mathrm{HO^-} se simplifient, ce qui conduit à l'équation bilan globale de corrosion (formation de la rouille) :

\boxed{4\,\mathrm{Fe(s)} + 3\,\mathrm{O_2(aq)} + 6\,\mathrm{H_2O(l)} = 4\,\mathrm{Fe(OH)_3(s)}}

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : protection cathodique, corrosion

Justifier le fait que la conduite joue le rôle de cathode.

Voir l'indice

Rappeler le pôle du générateur auquel est reliée la cathode et la nature de la réaction électrochimique (oxydation ou réduction) qui s'y déroule.

Voir la stratégie
  1. Identifier le pôle du générateur auquel est connectée la conduite d'après le texte et la figure 5.
  2. En déduire le sens de circulation des électrons dans les conducteurs métalliques et la nature (oxydation ou réduction) de la réaction électrochimique qui a lieu à l'interface entre la conduite et l'électrolyte.
  3. Conclure en rappelant la définition d'une cathode.
Voir la réponse courte

La cathode étant le siège d'une réduction, la conduite en fer ne peut pas s'oxyder.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé et la figure 5, la conduite en acier est reliée à la borne négative (pôle -) de la source de courant continu.

Dans le circuit métallique extérieur reliant le générateur à la conduite :

  • le générateur débite des électrons depuis sa borne négative vers la structure métallique à protéger ;
  • à la surface de la conduite (interface métal/sol), ces électrons sont transférés aux espèces oxydantes présentes dans l'électrolyte (notamment le dioxygène dissous et l'eau), qui subissent ainsi une réaction de réduction.

Par définition, l'électrode où se produit une réduction est la cathode. La conduite joue donc bien le rôle de cathode.

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Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : protection cathodique, potentiel standard

Justifier ce choix.

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Comparer la valeur de -800\text{ mV} aux potentiels frontières du diagramme E\text{--}\mathrm{pH} pour situer l'état de l'acier dans le domaine d'immunité.

Voir la stratégie
  1. Repérer sur le diagramme potentiel-pH (figure 4) le domaine d'immunité du fer (domaine E, \mathrm{Fe(s)}).
  2. Comparer la valeur imposée E = -800\text{ mV} au potentiel de la frontière supérieure du domaine E pour les pH représentatifs des sols.
  3. Conclure sur l'état thermodynamique du fer et justifier l'intérêt d'une marge de sécurité modérée.
Voir la réponse courte

Justification du choix d'un métal au potentiel standard plus faible pour servir d'anode sacrificielle.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente (Q17), le domaine noté E correspond au fer métallique \mathrm{Fe(s)} : il s'agit du domaine d'immunité du fer.

Pour les pH usuels des sols naturels (compris typiquement entre 5 et 9), la frontière entre le domaine d'oxydation (C : \mathrm{Fe^{2+}}) et le domaine d'immunité (E : \mathrm{Fe}) est horizontale. Avec la convention de tracé C = 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, la formule de Nernst donne :

\begin{aligned} E(\mathrm{Fe^{2+}}/\mathrm{Fe}) &= E^\circ(\mathrm{Fe^{2+}}/\mathrm{Fe}) + \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{[\mathrm{Fe^{2+}}]}{c^\circ}\right) \\ &= -0{,}44 + 0{,}03 \log(10^{-6}) = -0{,}62\text{ V} = -620\text{ mV}. \end{aligned}

Cette valeur correspond bien au palier horizontal observé sur la figure 4 à E \approx -0{,}6\text{ V}.

En abaissant le potentiel de la conduite à E = -800\text{ mV} = -0{,}80\text{ V} :

  • le point de fonctionnement se situe nettement en dessous de la frontière d'oxydation : l'acier se trouve placé au sein de son domaine d'immunité, ce qui rend la réaction d'oxydation du fer (corrosion) thermodynamiquement impossible ;
  • l'écart d'environ 180\text{ mV} en dessous de la frontière constitue une marge de sécurité suffisante pour pallier d'éventuelles chutes ohmiques dans le sol ou de légères fluctuations locales d'acidité.

On veille toutefois à ne pas choisir un potentiel excessivement bas (fortement négatif) : cela favoriserait une réduction trop intense des molécules d'eau avec formation de dihydrogène gazeux \mathrm{H_2(g)}, entraînant une fragilisation de l'acier (« fragilisation par l'hydrogène ») et une surconsommation électrique inutile.

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation

Notions : demi-équation électronique, protection cathodique

Écrire les demi-équations électroniques ayant lieu à l'anode et à la cathode. En déduire l'équation de la rédaction modélisant la transformation chimique associée à la protection cathodique de la conduite.

Voir l'indice

Identifier le solvant oxydé à l'anode inattaquable et le comburant réduit à la cathode métallique pour établir l'équation de fonctionnement globale.

Voir la stratégie
  1. Identifier les espèces chimiques présentes au voisinage de chaque électrode (eau, dioxygène dissous, matériau inattaquable à l'anode, conduite en acier à la cathode).
  2. Écrire la réaction d'oxydation à l'anode et la réaction de réduction prépondérante à la cathode, compte tenu des potentiels d'oxydoréduction.
  3. Combiner les deux demi-équations pour obtenir l'équation de la réaction globale associée au fonctionnement du dispositif.
Voir la réponse courte

Demi-équations aux électrodes et équation de la réaction modélisant la protection cathodique.

Voir le corrigé complet

1. Demi-équation à l'anode (borne positive)

L'anode déversoir étant inattaquable, le matériau de l'électrode ne peut pas s'oxyder. L'espèce du milieu (sol/eau) susceptible d'être oxydée est l'eau, selon le couple \mathrm{O_2(g)/H_2O(l)} :

2\,\mathrm{H_2O(l)} = \mathrm{O_2(g)} + 4\,\mathrm{H^+(aq)} + 4\,\mathrm{e^-}

2. Demi-équation à la cathode (borne négative)

La conduite joue le rôle de cathode, siège d'une réduction. L'oxydant thermodynamiquement le plus fort présent dans le sol humide est le dioxygène dissous \mathrm{O_2(aq)}. Sa réduction à la surface de la conduite s'écrit, en milieu proche de la neutralité :

\mathrm{O_2(aq)} + 4\,\mathrm{H^+(aq)} + 4\,\mathrm{e^-} = 2\,\mathrm{H_2O(l)}

(ou sous forme basique : \mathrm{O_2(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(l)} + 4\,\mathrm{e^-} = 4\,\mathrm{HO^-(aq)}).

3. Équation de la réaction globale

En sommant les deux demi-équations électroniques, le bilan global de la transformation chimique s'écrit :

\boxed{\mathrm{O_2(aq, \, cathode)} \longrightarrow \mathrm{O_2(g, \, anode)}}

Le passage du courant consomme le dioxygène dissous au contact immédiat de la conduite (ce qui supprime l'agent oxydant responsable de la corrosion du fer) et déporte la production de dioxygène à l'anode déversoir, située à distance de l'ouvrage.

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : surface équipotentielle, ligne de champ

Que représentent les lignes dessinées en pointillés sur la figure 5 ?

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Associer ces tracés aux lignes de courant électrique (ou tubes de champ) circulant au sein du milieu électrolytique entre l'anode et la conduite.

Voir la réponse courte

Identification des lignes de champ électrique ou des surfaces équipotentielles régnant dans le sol.

Voir le corrigé complet

Sur la figure 5, les lignes en pointillés fléchées relient l'anode déversoir (borne positive du générateur) à la structure métallique à protéger (cathode, reliée à la borne négative) à travers le sol (qui joue le rôle d'électrolyte conducteur ionique).

Ces lignes orientées représentent les lignes de courant électrique (ou lignes de champ du vecteur densité volumique de courant \vec{\jmath}) circulant dans l'électrolyte.

En vertu de la loi d'Ohm locale dans l'électrolyte homogène de conductivité \gamma,

\vec{\jmath} = \gamma \vec{E},

elles représentent également les lignes de champ électrique \vec{E} dans le milieu conducteur, orientées selon les potentiels décroissants depuis l'anode vers la cathode.

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B · Risque sismique

Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : pfd, chaîne d'oscillateurs

En appliquant la seconde loi de Newton au tronçon numéro , établir l'équation

et donner l'expression de en fonction de et .

Voir l'indice

Projeter les forces de rappel élastiques exercées par les ressorts situés à gauche et à droite du tronçon n le long de l'axe (Ox).

Voir la stratégie
  1. Exprimer les abscisses réelles des tronçons n-1, n et n+1 sur l'axe (Ox) en fonction de l'abscisse d'équilibre et du déplacement x_n(t).
  2. Établir les forces de rappel élastique exercées par les deux ressorts adjacents sur le tronçon n.
  3. Appliquer la seconde loi de Newton en projection sur l'axe horizontal (Ox) et identifier la constante \Gamma.
Voir la réponse courte

Application du PFD au tronçon n soumis aux deux forces de rappel élastiques : \Gamma = K/m.

Voir le corrigé complet

On étudie le tronçon numéro n, assimilé à un point matériel de masse m, dans le référentiel d'étude supposé galiléen muni du repère d'axe horizontal (Ox) orienté par le vecteur unitaire \vec{u}_x.

À l'équilibre, l'abscisse du tronçon n est X_n^{\text{éq}} = n a. Lors du passage de l'onde, son abscisse devient :

X_n(t) = n a + x_n(t)

La dérivée seconde de sa position est simplement l'accélération du déplacement algébrique :

\frac{\mathrm{d}^2 X_n}{\mathrm{d}t^2} = \ddot{x}_n(t)

Le tronçon n est soumis aux actions mécaniques suivantes :

  • son poids et la réaction verticale du support, qui se compensent d'après l'énoncé ;
  • la force exercée par le ressort de droite (reliant le tronçon n au tronçon n+1) : la longueur de ce ressort est L_{n, n+1} = X_{n+1} - X_n = a + x_{n+1} - x_n. La force de rappel exercée sur le tronçon n s'écrit :

    \vec{F}_{\text{droite} \to n} = K (L_{n, n+1} - a)\,\vec{u}_x = K \bigl(x_{n+1}(t) - x_n(t)\bigr)\,\vec{u}_x
  • la force exercée par le ressort de gauche (reliant le tronçon n-1 au tronçon n) : la longueur de ce ressort est L_{n-1, n} = X_n - X_{n-1} = a + x_n - x_{n-1}. La force de rappel exercée sur le tronçon n s'écrit :

    \vec{F}_{\text{gauche} \to n} = -K (L_{n-1, n} - a)\,\vec{u}_x = K \bigl(x_{n-1}(t) - x_n(t)\bigr)\,\vec{u}_x

En appliquant la seconde loi de Newton au tronçon n et en projetant sur l'axe (Ox) :

\begin{aligned} m \ddot{x}_n(t) &= K \bigl(x_{n+1}(t) - x_n(t)\bigr) + K \bigl(x_{n-1}(t) - x_n(t)\bigr) \\ m \ddot{x}_n(t) &= K \bigl(x_{n+1}(t) + x_{n-1}(t) - 2x_n(t)\bigr) \end{aligned}

En divisant par la masse m, on obtient directement :

\ddot{x}_n(t) = \frac{K}{m}\bigl(x_{n+1}(t) + x_{n-1}(t) - 2x_n(t)\bigr)

Par identification avec l'équation (II.1), on en déduit l'expression de \Gamma :

\boxed{\Gamma = \frac{K}{m}}

Résultat

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : onde progressive, pulsation

Que représentent physiquement les constantes , et ?

Voir l'indice

Identifier l'amplitude maximale de vibration, la pulsation temporelle de l'oscillation et la pulsation spatiale (nombre d'onde).

Voir la réponse courte

Définition de l'amplitude X_0, de la pulsation temporelle \omega et de la pulsation spatiale k.

Voir le corrigé complet

Dans l'expression du déplacement du tronçon numéro n,

x_n(t) = X_0 \cos(\omega t - k n a),

la position d'équilibre du tronçon est z_n = n a. Cette onde se propage le long de la chaîne dans le sens des z croissants. Les trois constantes positives représentent :

  • X_0 est l'amplitude de l'onde (ou déplacement maximal d'un tronçon par rapport à sa position d'équilibre), exprimée en mètres (\text{m}).
  • \omega est la pulsation temporelle (ou pulsation angulaire de l'onde), exprimée en \text{rad}\cdot\text{s}^{-1}. Elle caractérise la périodicité temporelle du mouvement et est reliée à la période temporelle T et à la fréquence f par :

    T = \frac{2\pi}{\omega} \quad \text{et} \quad f = \frac{\omega}{2\pi}.
  • k est le nombre d'onde (ou pulsation spatiale), exprimé en \text{rad}\cdot\text{m}^{-1}. Il caractérise la périodicité spatiale de l'onde continue sous-jacente et est relié à la longueur d'onde \lambda par :

    \lambda = \frac{2\pi}{k}.
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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : relation de dispersion, chaîne d'oscillateurs

En utilisant la notation complexe, montrer que la relation entre et s'écrit

Voir l'indice

Injecter la forme complexe de x_n(t) dans l'équation différentielle, factoriser par l'exponentielle complexe et utiliser la formule d'Euler 2 - 2\cos(ka) = 4\sin^2(ka/2).

Voir la stratégie
  1. Associer à la solution réelle x_n(t) sa grandeur complexe associée \underline{x}_n(t).
  2. Exprimer \underline{\ddot{x}}_n(t), \underline{x}_{n+1}(t) et \underline{x}_{n-1}(t) en fonction de \underline{x}_n(t) pour injecter ces expressions dans l'équation du mouvement (II.1) établie en question Q24.
  3. Factoriser et utiliser les formules d'Euler et de duplication trigonométrique pour isoler \omega^2.
Voir la réponse courte

Injection de la solution progressive complexe et formules d'Euler pour obtenir la relation de dispersion.

Voir le corrigé complet

À la solution réelle x_n(t) = X_0 \cos(\omega t - kna), on associe la grandeur complexe :

\underline{x}_n(t) = X_0 \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - kna)}

En dérivant deux fois par rapport au temps, il vient :

\underline{\ddot{x}}_n(t) = -\omega^2 \underline{x}_n(t)

Les déplacements des tronçons voisins s'écrivent :

\begin{aligned} \underline{x}_{n+1}(t) &= X_0 \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - k(n+1)a)} = \underline{x}_n(t)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{j}ka} \\ \underline{x}_{n-1}(t) &= X_0 \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - k(n-1)a)} = \underline{x}_n(t)\,\mathrm{e}^{+\mathrm{j}ka} \end{aligned}

En injectant ces grandeurs complexes dans l'équation différentielle (II.1) :

-\omega^2 \underline{x}_n(t) = \Gamma \left(\mathrm{e}^{-\mathrm{j}ka} + \mathrm{e}^{\mathrm{j}ka} - 2\right) \underline{x}_n(t)

Pour une onde non nulle (\underline{x}_n(t) \neq 0), on simplifie par \underline{x}_n(t) :

-\omega^2 = \Gamma \left(2\cos(ka) - 2\right) = -2\Gamma\bigl(1 - \cos(ka)\bigr)

En utilisant l'identité trigonométrique 1 - \cos(ka) = 2\sin^2\left(\frac{ka}{2}\right), on obtient directement :

\boxed{\omega^2 = 4\Gamma \sin^2\left(\frac{ka}{2}\right)}

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : relation de dispersion, célérité

Montrer que la relation de dispersion se simplifie et en déduire que la célérité de l'onde s'écrit

Voir l'indice

Réaliser un développement limité au premier ordre de \sin(ka/2) pour ka \ll 1 afin d'obtenir la relation linéaire \omega = c k.

Voir la stratégie
  1. Effectuer un développement limité au premier ordre du terme en sinus pour ka \ll 1 dans la relation de dispersion établie à la question Q26.
  2. Identifier la relation de proportionnalité entre \omega et k, puis en déduire la célérité de phase c = \omega / k.
Voir la réponse courte

Approximation des grandes longueurs d'onde conduisant à la célérité constante c = a\sqrt{\Gamma}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q26, la pulsation \omega et le vecteur d'onde k sont reliés par :

\omega^2 = 4\Gamma \sin^2\left(\frac{ka}{2}\right)

Comme \omega et k sont choisis positifs, et en considérant ka/2 \in [0, \pi], on a :

\omega = 2\sqrt{\Gamma}\sin\left(\frac{ka}{2}\right)

Sous l'hypothèse des grandes longueurs d'onde devant le pas du réseau (ka \ll 1), la quantité ka/2 est petite devant 1. Au premier ordre de développement, on a :

\sin\left(\frac{ka}{2}\right) \underset{ka \to 0}{\sim} \frac{ka}{2}

La relation de dispersion se simplifie donc sous la forme linéaire :

\omega \approx 2\sqrt{\Gamma} \left(\frac{ka}{2}\right) = \sqrt{\Gamma}a \, k

La célérité c de l'onde (vitesse de phase) est définie par c = \dfrac{\omega}{k}, ce qui donne directement :

\boxed{c = \sqrt{\Gamma}a}

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : force conservative

En utilisant la loi de Hooke et les données du préambule, estimer la valeur numérique de la constante de raideur .

Voir l'indice

Assimiler un tronçon de conduite à une barre élastique de longueur L = 12\text{ m} et exprimer la section d'acier S en fonction de la masse m, de la masse volumique \rho_a et de L.

Voir la stratégie
  1. Identifier la relation entre la force de traction T et l'allongement \Delta L pour en déduire la raideur K en fonction du module d'Young E, de la section S du matériau et de la longueur L du tronçon.
  2. Exprimer la section d'acier S à partir de la masse m d'un tronçon et de la masse volumique \rho_a de l'acier.
  3. Effectuer l'application numérique à partir des données du préambule.
Voir la réponse courte

Estimation de la raideur équivalente K = ES/a par la loi de Hooke et calcul numérique.

Voir le corrigé complet

Un tronçon d'oléoduc de longueur au repos L = a = 12\text{ m} soumis à un effort de traction T s'allonge de \Delta L. D'après la loi de Hooke :

T = \frac{E S}{L} \Delta L

Par analogie avec la force de rappel d'un ressort élastique T = K \Delta L, on identifie la raideur équivalente du tronçon :

K = \frac{E S}{L}

Le volume d'acier constituant un tronçon est V_a = S L, de sorte que la masse m de ce tronçon s'écrit :

m = \rho_a S L \iff S = \frac{m}{\rho_a L}

D'après les données du préambule, N = 150\,000 sections de tube représentent une masse totale M_{\text{tot}} = 594\,000\text{ tonnes}. La masse d'un tronçon est donc :

m = \frac{M_{\text{tot}}}{N} = \frac{594\,000 \times 10^3}{150\,000} = 3{,}96 \times 10^3\text{ kg} \approx 4\text{ tonnes}

En injectant l'expression de S dans celle de K, il vient :

K = \frac{E m}{\rho_a L^2}

Application numérique : Avec E = 200\text{ GPa} = 2{,}00 \times 10^{11}\text{ Pa}, \rho_a = 8000\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, L = 12\text{ m} et m = 3{,}96 \times 10^3\text{ kg} :

\begin{aligned} K &= \frac{2{,}00 \times 10^{11} \times 3{,}96 \times 10^3}{8000 \times 12^2} \\ K &= \frac{7{,}92 \times 10^{14}}{1{,}152 \times 10^6} \approx 6{,}9 \times 10^8\text{ N}\cdot\text{m}^{-1} \end{aligned}

(ou K \approx 6{,}94 \times 10^8\text{ N}\cdot\text{m}^{-1} \approx 7 \times 10^8\text{ N}\cdot\text{m}^{-1} avec m = 4\text{ tonnes}).

\boxed{K \approx 7 \times 10^8\text{ N}\cdot\text{m}^{-1}}

Résultat

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : célérité

Calculer la valeur numérique de .

Voir l'indice

Calculer numériquement la célérité c = a\sqrt{K/m} avec les valeurs numériques de l'énoncé en veillant aux conversions d'unités (tonnes en kg).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la célérité c en utilisant la relation établie à la question Q27 et l'expression de \Gamma issue de la question Q24.
  2. Convertir la masse m dans les unités du système international (\mathrm{kg}) et effectuer l'application numérique avec les valeurs fixées par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de la célérité des ondes élastiques c = a\sqrt{K/m}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q27 et la question Q24, la célérité des ondes longitudinales dans la limite des grandes longueurs d'onde (ka \ll 1) s'écrit :

c = \sqrt{\Gamma}\,a = a\sqrt{\frac{K}{m}}

Les données fournies sont :

  • a = 12\text{ m} ;
  • K = 7 \times 10^8\text{ N}\cdot\text{m}^{-1} ;
  • m = 4\text{ tonnes} = 4 \times 10^3\text{ kg}.

L'application numérique donne :

\begin{aligned} c &= 12 \times \sqrt{\frac{7 \times 10^8}{4 \times 10^3}} \\ &= 12 \times \sqrt{1{,}75 \times 10^5} \\ &\approx 5{,}02 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

En ne retenant qu'un nombre raisonnable de chiffres significatifs compte tenu des données (K et m à un chiffre significatif) :

\boxed{c \approx 5{,}0 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 5{,}0\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : longueur d'onde, célérité

Déterminer par lecture graphique les valeurs de la vitesse de l'onde, de sa longueur d'onde et de la période des oscillations d'un tronçon.

Voir l'indice

Mesurer la vitesse de propagation du front d'onde entre deux instantanés de la figure 8, la distance spatiale crête-à-crête pour \lambda, et la pseudo-période temporelle sur la figure 9.

Voir la stratégie
  1. Célérité c : suivre la progression spatiale du front d'onde (ou du premier pic) entre les différents instants sur la figure 8, ou déterminer le temps d'arrivée de la perturbation au tronçon n°20 sur la figure 9.
  2. Longueur d'onde \lambda : mesurer l'écart entre les maxima des oscillations spatiales sur la figure 8 (en nombre de tronçons, puis multiplier par l'espacement a = 12\text{ m}).
  3. Période T : mesurer l'intervalle de temps séparant plusieurs maxima successifs du déplacement temporel du tronçon n°20 sur la figure 9.
Voir la réponse courte

Lecture graphique de la période temporelle et spatiale, puis déduction de la vitesse c = \lambda/T.

Voir le corrigé complet

1. Détermination de la célérité c de l'onde

Sur la figure 8, on peut repérer l'avancée du front d'onde (tronçon le plus avancé commençant à bouger) aux trois dates données :

  • à t_1 = 40\text{ ms}, le front atteint le tronçon n_1 \approx 17 ;
  • à t_2 = 80\text{ ms}, le front atteint le tronçon n_2 \approx 34 ;
  • à t_3 = 120\text{ ms}, le front atteint le tronçon n_3 \approx 51.

En un intervalle \Delta t = 40\text{ ms}, le front progresse de \Delta n \approx 17 tronçons, soit une distance parcourue :

\Delta x = \Delta n \cdot a \approx 17 \times 12\text{ m} = 204\text{ m}

On en déduit la vitesse de propagation de l'onde :

c = \frac{\Delta x}{\Delta t} = \frac{204}{40 \times 10^{-3}} \approx 5{,}1 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

On vérifie sur la figure 9 que le tronçon n°20 (situé à x = 20 a = 240\text{ m}) commence à bouger à t \approx 48\text{ ms}, ce qui conduit à c \approx \frac{240}{48 \times 10^{-3}} = 5{,}0 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

\boxed{c \approx 5{,}0 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 5{,}0\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}}

2. Détermination de la longueur d'onde \lambda

Sur le profil spatial à t = 120\text{ ms} (figure 8), les oscillations en arrière du front d'onde présentent des crêtes bien définies. En repérant les pics :

  • le premier pic est situé à n \approx 47 ;
  • le cinquième pic est situé à n \approx 23.

Sur 4 pseudo-périodes spatiales, l'écart est de \Delta n_{\text{tot}} \approx 47 - 23 = 24 tronçons, soit en moyenne \Delta n \approx 6 tronçons par période spatiale. Avec a = 12\text{ m} :

\lambda = \Delta n \cdot a \approx 6 \times 12\text{ m} \approx 72\text{ m}
\boxed{\lambda \approx 72\text{ m} \quad (\text{soit entre } 60\text{ m et } 80\text{ m})}

3. Détermination de la période T

Sur la figure 9 représentant le déplacement du tronçon n°20 en fonction du temps, on observe des oscillations dont les crêtes successives sont situées à :

t \approx 56\text{ ms}, \quad 70\text{ ms}, \quad 84\text{ ms}, \quad 98\text{ ms}, \quad 112\text{ ms}

Sur 4 périodes complètes, la durée écoulée est \Delta t = 112 - 56 = 56\text{ ms}, d'où :

T = \frac{56\text{ ms}}{4} \approx 14\text{ ms}
\boxed{T \approx 14\text{ ms}}

Résultat

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Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : onde progressive

Commenter ces résultats.

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Comparer la célérité mesurée graphiquement à la valeur théorique calculée à la question Q29 et vérifier la validité de l'hypothèse des milieux continus (ka \ll 1).

Voir la réponse courte

Confrontation entre la valeur théorique du modèle élastique et la mesure expérimentale.

Voir le corrigé complet

L'analyse des résultats obtenus à la question précédente appelle trois commentaires principaux :

  1. Accord entre théorie et simulation sur la célérité : La célérité déduite du déplacement du front de l'onde (c \approx 5{,}0 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) est en parfait accord avec la valeur théorique calculée à la question Q29 (c = \sqrt{\Gamma}a \approx 5{,}0 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}). On retrouve par ailleurs la vitesse de propagation des ondes acoustiques longitudinales dans une barre d'acier :

    c_{\text{acier}} = \sqrt{\frac{E}{\rho_a}} = \sqrt{\frac{200 \times 10^9}{8000}} = 5{,}0 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.
  2. Cohérence de la relation fondamentale de propagation : Le rapport de la longueur d'onde mesurée sur la période mesurée donne :

    \frac{\lambda}{T} \approx \frac{72}{14 \times 10^{-3}} \approx 5{,}1 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx c.

    Les mesures spatiales et temporelles effectuées sur les graphiques sont donc mutuellement très cohérentes.

  3. Manifestation de la dispersion du réseau : La longueur d'onde mesurée vaut \lambda \approx 6\,a, ce qui conduit à :

    ka = \frac{2\pi a}{\lambda} \approx \frac{\pi}{3} \approx 1{,}05.

    L'approximation des grandes longueurs d'onde (ka \ll 1) n'est donc pas vérifiée pour ces composantes oscillatoires. La chaîne discrète est alors dispersive : la vitesse de groupe s'écrit

    v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = \sqrt{\Gamma}a\cos\left(\frac{ka}{2}\right) = c\cos\left(\frac{ka}{2}\right) < c.

    Les composantes spectrales de plus haute fréquence se propagent ainsi plus lentement que le front raide (qui avance à la célérité maximale c), ce qui explique l'apparition et l'étalement du train d'oscillations en arrière du front sur la figure 8.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.