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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie PSI 2020

Machine à courant continu et Hacheur, Funiculaire, Chlore et eau de Javel

Le sujet en bref

Sujet moyen · Diffusion thermique et diffusion de particules, Ondes électromagnétiques dans les milieux, Oxydoréduction et électrochimie · 21 incontournables · 21 questions de première année
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Ce sujet très complet et accessible balaye une grande part des compétences clés du programme de physique-chimie de la filière PSI. Il associe l'électromagnétisme des milieux conducteurs (effet de peau), le génie électrique (machine à courant continu, hacheur abaisseur et sa commande MLI par amplificateurs opérationnels), les transferts thermiques (modélisation dynamique d'un composant et profil de température d'une ailette de radiateur) ainsi qu'une étude de cas mécanique sur un funiculaire urbain. L'épreuve s'achève par une partie chimie classique articulée autour des diagrammes potentiel–pH et du dosage indirect de l'eau de Javel.

C'est un excellent sujet de révision pour consolider les automatismes de modélisation physique, la lecture de schémas électroniques de commande et l'analyse de bilans énergétiques sans piège mathématique lourd.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 10/20)
Temps estimé
≈ 2 h 45 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

21 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

34 questions rapides et accessibles
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Rapides et accessibles (34) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Points à signaler : ambiguïté
  • Ambiguïté

    Q25 : La consigne omet la température du transistor T_t(t) dans la liste des grandeurs à relier. Le boîtier recevant de la chaleur issue du transistor via la conductance G_{tb}, la variable T_t(t) intervient obligatoirement dans le bilan thermique.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

42 questions
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Partie I : Conducteur ohmique

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : loi d'ohm locale, conductivité électrique

Rappeler la formulation locale de la loi d'Ohm en faisant intervenir d'abord le champ électrique puis le potentiel électrique . Donner un ordre de grandeur de la conductivité électrique du cuivre à température ambiante.

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Rappeler la relation fondamentale entre \vec{j} et \vec{E}, puis exprimer le champ électrique comme l'opposé du gradient du potentiel électrostatique V.

Voir la réponse courte

Énoncer \vec{\jmath} = \gamma\vec{E} = -\gamma\vec{\nabla} V et citer l'ordre de grandeur de la conductivité du cuivre \gamma \approx 6\cdot 10^7\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}.

Voir le corrigé complet

Dans un conducteur ohmique isotrope, la loi d'Ohm locale s'écrit en fonction du vecteur champ électrique \vec{E} :

\boxed{\vec{j} = \gamma \vec{E}}

En régime stationnaire, le champ électrique dérive d'un potentiel scalaire selon \vec{E} = -\vec{\nabla} V. La loi d'Ohm locale exprimée en fonction du potentiel électrique V devient donc :

\boxed{\vec{j} = -\gamma \vec{\nabla} V}

À température ambiante (T \approx 300\text{ K}), le cuivre est un excellent conducteur électrique ; sa conductivité électrique a pour ordre de grandeur :

\boxed{\gamma_{\text{Cu}} \approx 6 \times 10^{7}\text{ S}\cdot\text{m}^{-1} \quad (\text{ou }\Omega^{-1}\cdot\text{m}^{-1})}

Résultat

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L'ordre de grandeur de la conductivité électrique du cuivre doit être connu.

« l’ordre de grandeur de la conductivité électrique du cuivre manque souvent. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : loi de fourier, analogie

Proposer simplement une loi analogue appartenant à un autre domaine de la physique et préciser les unités de toutes les grandeurs qui interviennent.

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Citer la loi de Fourier pour le transport conductif de chaleur ou la loi de Fick pour la diffusion de matière, en précisant l'unité de chaque terme.

Voir la réponse courte

Analogie directe avec la loi de Fourier \vec{\jmath}_Q = -\lambda\vec{\nabla} T (ou loi de Fick) en précisant les unités de chaque grandeur.

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Une loi analogue dans le domaine de la thermique est la loi de Fourier, qui régit le transfert thermique par conduction :

\boxed{\vec{\jmath}_{\mathrm{th}} = -\lambda \, \vec{\operatorname{grad}}\, T}

Les grandeurs mises en jeu et leurs unités dans le Système International sont :

  • \vec{\jmath}_{\mathrm{th}} : vecteur densité de flux thermique (ou densité de courant thermique), exprimé en watt par mètre carré (\mathrm{W}\cdot\mathrm{m}^{-2}) ;
  • \lambda : conductivité thermique du milieu conducteur, exprimée en watt par mètre par kelvin (\mathrm{W}\cdot\mathrm{m}^{-1}\cdot\mathrm{K}^{-1}) ;
  • T : température, exprimée en kelvin (\mathrm{K}), dont le gradient \vec{\operatorname{grad}}\, T est en kelvin par mètre (\mathrm{K}\cdot\mathrm{m}^{-1}).

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : densité de courant, loi d'ohm

Donner, en fonction de , et des caractéristiques géométriques du conducteur, les expressions du courant électrique traversant ce conducteur et de la différence de potentiel aux bornes de ce conducteur.

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Intégrer le flux uniforme de la densité volumique de courant à travers la section S, puis intégrer le champ électrique scalaire constant sur la longueur h.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le courant I comme le flux du vecteur densité de courant volumique \vec{j} à travers une section droite du conducteur.
  2. Exprimer le champ électrique \vec{E} à partir de la loi d'Ohm locale, puis en déduire la différence de potentiel U par circulation du champ le long du cylindre en convention récepteur.
Voir la réponse courte

Calcul du flux I = j \pi R^2 et de la circulation U = E L = j L / \gamma.

Voir le corrigé complet

Le courant électrique I traversant une section droite S orientée selon \vec{e}_y correspond au flux de la densité de courant \vec{j} = j\,\vec{e}_y :

I = \iint_{S} \vec{j} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \iint_{S} j \, \mathrm{d}S

La densité de courant étant uniforme sur toute la section :

\boxed{I = j \, S}

D'après la loi d'Ohm locale rappelée en Q1, le champ électrique dans le conducteur s'écrit :

\vec{E} = \frac{\vec{j}}{\gamma} = \frac{j}{\gamma}\,\vec{e}_y

En adoptant la convention récepteur, la différence de potentiel U entre l'entrée (y = 0) et la sortie (y = h) du cylindre correspond à la circulation de \vec{E} :

U = V(0) - V(h) = \int_{y=0}^{h} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \int_{0}^{h} \frac{j}{\gamma} \, \mathrm{d}y

Le champ étant uniforme, on obtient :

\boxed{U = \frac{j\,h}{\gamma}}

Résultat

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Répondez directement à la question sans chercher à redémontrer inutilement la résistance électrique.

« correctement traitées même si certains candidats ont eu du mal à se détacher de la démonstration du cours et ont commencé par démontrer l’expression de la résistance électrique. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : résistance électrique, loi d'ohm

En déduire en fonction de et des caractéristiques géométriques, la résistance électrique de ce conducteur.

Voir l'indice

Former le rapport de la tension U sur le courant I pour retrouver l'expression classique de la résistance d'un cylindre homogène de géométrie simple.

Voir la réponse courte

Expression classique de la résistance d'un conducteur cylindrique : R_\Omega = U/I = L / (\gamma \pi R^2).

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Par définition macroscopique de la résistance électrique d'un dipôle ohmique en convention récepteur, la loi d'Ohm s'écrit :

U = R_\Omega I

En utilisant les expressions obtenues à la question précédente :

\begin{aligned} I &= j S \\ U &= \frac{j h}{\gamma} \end{aligned}

il vient immédiatement pour la résistance R_\Omega :

\begin{aligned} R_\Omega &= \frac{U}{I} = \frac{\dfrac{j h}{\gamma}}{j S} \end{aligned}

soit finalement :

\boxed{R_\Omega = \frac{h}{\gamma S}}

Résultat

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Déduisez l'expression demandée sans vous perdre dans des démonstrations de cours superflues.

« correctement traitées même si certains candidats ont eu du mal à se détacher de la démonstration du cours et ont commencé par démontrer l’expression de la résistance électrique. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours

Notions : équation de diffusion, équation de la chaleur

Comment nomme-t-on ce type d'équation ? Préciser l'unité de .

Voir l'indice

Reconnaître une équation de diffusion unidimensionnelle et déduire la dimension de la diffusivité D par cohérence dimensionnelle spatio-temporelle.

Voir la réponse courte

Identification d'une équation de diffusion unidimensionnelle, où le coefficient de diffusion D est homogène à des \text{m}^2\cdot\text{s}^{-1}.

Voir le corrigé complet

L'équation admise :

D \frac{\partial^2 \vec{j}(x, t)}{\partial x^2} = \frac{\partial \vec{j}(x, t)}{\partial t}

est une équation de diffusion (également appelée équation de la chaleur ou équation de Fick unidimensionnelle).

Pour déterminer l'unité de D, réalisons une analyse dimensionnelle :

[D]\,\frac{[j]}{L^2} = \frac{[j]}{T} \iff [D] = L^2\cdot T^{-1}

Dans le Système International d'unités (SI), l'unité de D est donc le :

\boxed{\text{m}^2\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas les équations de diffusion, de propagation et de conservation.

« le nom de l’équation a pu poser problème. Il y a souvent confusion entre les notions de diffusion et de propagation, voire parfois de conservation. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Notions : effet de peau, valeur efficace

Définir, à l'aide d'une intégrale double, l'expression de l'intensité instantanée du courant transporté par ce conducteur. On donne une primitive : de la fonction . En déduire l'expression de la valeur efficace de ce courant en fonction de , et .

Voir l'indice

Calculer le flux de \vec{j}(x,t) à travers la section infinie en x et d'épaisseur p en z à l'aide de la primitive fournie, puis extraire l'amplitude et la valeur efficace du signal sinusoïdal.

Voir la stratégie
  1. Identifier la section droite traversée par les lignes de courant afin d'exprimer le flux du vecteur densité volumique de courant sous forme d'intégrale double.
  2. Calculer cette intégrale à l'aide de la primitive fournie en prenant garde aux bornes d'intégration en x \in [0, +\infty[ et z \in [0, p].
  3. Identifier l'amplitude du courant sinusoïdal obtenu pour en déduire sa valeur efficace I_{\text{eff}} = I_{\max}/\sqrt{2}.
Voir la réponse courte

Intégration de la densité de courant sur la section semi-infinie et détermination de la valeur efficace I_{\text{eff}} = j_0 p \delta / 2.

Voir le corrigé complet

Le courant circule selon l'axe (Oy), puisque \vec{j}(x,t) = j(x,t)\,\vec{e}_y. La section droite \Sigma du conducteur est donc située dans le plan (xOz), définie par x \in [0, +\infty[ et z \in [0, p].

En orientant l'élément de surface selon \vec{e}_y, soit d\vec{S} = dx\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_y, l'intensité instantanée i(t) s'exprime comme le flux du vecteur densité volumique de courant à travers \Sigma :

i(t) = \iint_{\Sigma} \vec{j}(x,t) \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \int_{z=0}^p \mathrm{d}z \int_{x=0}^{+\infty} j(x,t)\,\mathrm{d}x

En remplaçant par l'expression de \vec{j}(x,t) :

\begin{aligned} i(t) &= p\,j_0 \int_{0}^{+\infty} e^{-x/\delta} \cos\left(\omega t - \frac{x}{\delta}\right) \mathrm{d}x \\ &= p\,j_0 \Big[ F(x) \Big]_0^{+\infty} \end{aligned}

D'après la primitive fournie par l'énoncé, comme \lim_{x \to +\infty} e^{-x/\delta} = 0, on a \lim_{x \to +\infty} F(x) = 0. Il vient alors :

\begin{aligned} i(t) &= p\,j_0 \left(0 - F(0)\right) \\ &= -p\,j_0 \left( -\frac{\delta}{\sqrt{2}} \cos\left(\omega t - \frac{\pi}{4}\right) \right) \\ &= \frac{p\,j_0\,\delta}{\sqrt{2}} \cos\left(\omega t - \frac{\pi}{4}\right) \end{aligned}

Le courant obtenu est sinusoïdal d'amplitude :

I_{\max} = \frac{p\,j_0\,\delta}{\sqrt{2}}

Pour un régime sinusoïdal, la valeur efficace est reliée à l'amplitude par I_{\text{eff}} = \frac{I_{\max}}{\sqrt{2}}, d'où :

\boxed{I_{\text{eff}} = \frac{p\,j_0\,\delta}{2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Menez le calcul intégral jusqu'au bout sans erreur en exploitant la primitive fournie.

« les correcteurs ont valorisé les candidats capables de mener le calcul complet sans erreur d’autant que la primitive était donnée par l’énoncé. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : effet de peau, effet joule

Rappeler l'expression de la puissance volumique instantanée dissipée par effet Joule dans un conducteur ohmique. L'intégration de cette grandeur sur le volume du conducteur, non demandée ici, permet de déterminer l'expression de la puissance moyenne dissipée par effet Joule dans ce conducteur : . Exprimer la résistance du conducteur en fonction de , , et et interpréter la dénomination « épaisseur de peau » associée à la grandeur .

Voir l'indice

Rappeler \mathcal{P}_v = \vec{j} \cdot \vec{E}, puis identifier la résistance à partir de P_{\text{Joule}} = R I_{\text{eff}}^2 pour justifier que le courant ne circule pratiquement que sur une épaisseur \delta sous la surface.

Voir la réponse courte

Rappel de \mathcal{P}_v = j^2/\gamma, identification R = h/(\gamma p \delta) et interprétation de \delta comme profondeur de pénétration des courants.

Voir le corrigé complet

La puissance volumique instantanée dissipée par effet Joule dans un conducteur ohmique s'écrit :

\mathcal{P}_{v,\text{Joule}} = \vec{\jmath} \cdot \vec{E} = \frac{\vec{\jmath}^{\,2}}{\gamma}

Par définition de la résistance équivalente R en régime sinusoïdal, la puissance moyenne dissipée par effet Joule est liée à la valeur efficace de l'intensité du courant par :

P_{\text{Joule}} = R\,I_{\text{eff}}^2

D'après la question Q6, l'intensité efficace vaut I_{\text{eff}} = \dfrac{p\,j_0\,\delta}{2}. Par conséquent :

\begin{aligned} R &= \frac{P_{\text{Joule}}}{I_{\text{eff}}^2} \\ &= \frac{\dfrac{j_0^2 p h \delta}{4\gamma}}{\left(\dfrac{p j_0 \delta}{2}\right)^2} = \frac{j_0^2 p h \delta}{4\gamma} \times \frac{4}{p^2 j_0^2 \delta^2} \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{R = \frac{h}{\gamma p \delta}}

En comparant cette expression à celle de la résistance d'un conducteur cylindrique de section uniforme S (Q4), R_\Omega = \dfrac{h}{\gamma S}, tout se passe comme si le courant ne circulait uniformément que dans une tranche superficielle de section efficace :

S_{\text{eff}} = p \times \delta

La grandeur \delta correspond donc à la profondeur effective de pénétration du courant le long de l'axe Ox sous l'effet du terme d'amortissement exponentiel \mathrm{e}^{-x/\delta}. Le courant reste confiné dans une fine couche en surface du conducteur, d'où la dénomination d'« épaisseur de peau ».

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question sélective ayant obtenu relativement peu de bonnes réponses.

« relativement peu de bonnes réponses. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : effet joule, conducteur parfait

Que peut-on dire de dans le cas d'une conductivité infinie ? D'une conductivité nulle ?

Voir l'indice

Analyser la limite de l'expression de la puissance Joule moyenne lorsque la conductivité tend vers l'infini (conducteur parfait) puis vers zéro, à courant efficace fixé.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance moyenne dissipée par effet Joule P_{\text{Joule}} en fonction de la valeur efficace imposée I_{\text{eff}} et des paramètres du problème, notamment la conductivité \gamma.
  2. Étudier les limites mathématiques et physiques lorsque \gamma \to +\infty puis lorsque \gamma \to 0.
Voir la réponse courte

Lorsque \gamma \to \infty, l'effet Joule tend vers zéro (conducteur parfait) ; de même si \gamma \to 0 faute de courant transporté.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats des questions Q6 et Q7, pour un courant de valeur efficace I_{\text{eff}} fixée, la puissance moyenne dissipée par effet Joule s'écrit :

P_{\text{Joule}} = R \, I_{\text{eff}}^2 = \frac{h}{\gamma p \delta} I_{\text{eff}}^2

En remplaçant l'épaisseur de peau par son expression \delta = \sqrt{\dfrac{2}{\mu_0 \gamma \omega}}, il vient :

P_{\text{Joule}} = \frac{h}{p} \sqrt{\frac{\mu_0 \omega}{2\gamma}} \, I_{\text{eff}}^2

1. Cas d'une conductivité infinie (\gamma \to +\infty) :

\lim_{\gamma \to +\infty} P_{\text{Joule}} = 0

Pour un conducteur parfait (\gamma \to +\infty), la résistance tend vers zéro et le champ électrique à l'intérieur du matériau s'annule : la puissance dissipée par effet Joule est nulle.

2. Cas d'une conductivité nulle (\gamma \to 0) :

\lim_{\gamma \to 0} P_{\text{Joule}} = +\infty

Un matériau de conductivité nulle est un isolant parfait. Pour y maintenir un courant d'intensité efficace I_{\text{eff}} non nulle, il faudrait appliquer un champ électrique infini (ou une tension infinie), ce qui conduirait à une puissance dissipée par effet Joule infinie. En pratique, aucun courant ne peut circuler.

\boxed{\text{Si } \gamma \to +\infty, \; P_{\text{Joule}} \to 0 \quad \text{et si } \gamma \to 0, \; P_{\text{Joule}} \to +\infty}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Appuyez-vous avec soin sur les données fournies dans le texte de l'énoncé.

« questions qualitatives s’appuyant sur des données d’énoncé. Seule la détermination de α a posé problème. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : effet de peau, résistance

Comparer à haute et à basse fréquences. La résistance du conducteur dépend de la fréquence suivant la loi : , où est une fréquence de référence quelconque. Déterminer la valeur de l'exposant .

Voir l'indice

Exprimer la dépendance de l'épaisseur de peau \delta vis-à-vis de la pulsation \omega = 2\pi f pour en déduire la loi de puissance reliant la résistance à la fréquence.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance moyenne dissipée par effet Joule P_{\text{Joule}} en fonction de la résistance R et de la fréquence f à valeur efficace I_{\text{eff}} fixée.
  2. En déduire l'évolution qualitative et la comparaison de P_{\text{Joule}} à basse et haute fréquences via l'épaisseur de peau \delta.
  3. Expliciter la dépendance en fréquence de R(f) pour identifier la valeur de l'exposant \alpha.
Voir la réponse courte

Comme \delta \propto f^{-1/2}, la résistance croît en f^{1/2} d'où \alpha = 1/2, augmentant significativement les pertes Joule en haute fréquence.

Voir le corrigé complet

À intensité efficace I_{\text{eff}} fixée, la puissance moyenne dissipée par effet Joule s'écrit :

P_{\text{Joule}} = R \, I_{\text{eff}}^2

D'après les résultats de la question Q7, la résistance s'exprime par :

R = \frac{h}{\gamma p \delta}

avec l'épaisseur de peau :

\delta = \sqrt{\frac{2}{\mu_0 \gamma \omega}} = \sqrt{\frac{1}{\pi \mu_0 \gamma f}}

On en déduit l'expression de la résistance et de la puissance dissipée en fonction de la fréquence f :

\begin{aligned} R(f) &= \frac{h}{p}\sqrt{\frac{\pi \mu_0}{\gamma}} \, \sqrt{f} \\ P_{\text{Joule}}(f) &= \frac{h}{p}\sqrt{\frac{\pi \mu_0}{\gamma}} \, I_{\text{eff}}^2 \, \sqrt{f} \end{aligned}

Comparaison à haute et basse fréquences :

  • À haute fréquence (f élevée), l'épaisseur de peau \delta est très faible. Le courant se concentre sur une bande superficielle très étroite, ce qui restreint la section utile de conduction : la résistance effective augmente et la puissance dissipée par effet Joule est donc plus élevée qu'à basse fréquence.
  • À basse fréquence (f faible), l'épaisseur de peau \delta est plus grande, le courant pénètre plus profondément dans l'épaisseur du matériau, la résistance apparente est plus faible et la puissance dissipée par effet Joule est plus faible.

Détermination de l'exposant \alpha :

Le rapport des résistances entre une fréquence quelconque f et une fréquence de référence f_0 s'écrit :

\frac{R(f)}{R(f_0)} = \frac{\sqrt{f}}{\sqrt{f_0}} = \left(\frac{f}{f_0}\right)^{1/2}

Par identification avec la relation proposée R(f) = R(f_0) \left(\frac{f}{f_0}\right)^\alpha, on obtient :

\boxed{\alpha = \frac{1}{2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La détermination du paramètre alpha a posé difficulté aux candidats.

« questions qualitatives s’appuyant sur des données d’énoncé. Seule la détermination de α a posé problème. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Partie II : Machine à Courant Continu (M.C.C.)

Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : machine à courant continu, induit

Quel couple de bornes A ou B correspond a priori aux enroulements de l'induit ? Aux enroulements de l'inducteur ?

Voir l'indice

Se référer aux indications du texte : l'inducteur est formé de très nombreuses spires de fil fin (forte résistance et inductance), alors que l'induit doit laisser passer un courant fort (faible résistance).

Voir la stratégie

Pour identifier les bornes de chaque enroulement, on s'appuie sur la description technologique de la machine fournie par le texte introductif et sur l'ordre de grandeur des grandeurs électriques (R et L).

Voir la réponse courte

L'induit présente la plus faible résistance pour limiter les pertes par effet Joule sous fort courant d'alimentation.

Voir le corrigé complet

D'après le texte introductif :

  • L'inducteur est constitué d'un grand nombre de spires N en série et fonctionne sous un courant d'excitation i_{\text{exc}} de faible intensité. L'inductance propre d'un bobinage étant proportionnelle au carré du nombre de spires (L \propto N^2) et la résistance augmentant avec la longueur totale de fil en série, l'inducteur présente une résistance R et une inductance L élevées.
  • L'induit (rotor) est constitué de spires montées en parallèle, destinées à être traversées par un courant d'induit I élevé. Pour limiter les pertes Joule dissipées (\mathcal{P}_{\text{Joule}} = R I^2) et maximiser le rendement, la résistance de l'induit doit être la plus faible possible. Son inductance est également nettement plus faible que celle de l'inducteur.

Les mesures du tableau 1 montrent que :

R_A \ll R_B \quad \text{et} \quad L_A \ll L_B

avec R_A \sim {5\,\mathrm{\Omega}}, L_A \sim {3\,\mathrm{mH}} et R_B \sim {100\,\mathrm{\Omega}}\text{ à }{900\,\mathrm{\Omega}}, L_B \sim {0{,}5\,\mathrm{H}}\text{ à }{0{,}8\,\mathrm{H}}.

On en déduit donc que :

\boxed{\text{Le couple A correspond à l'induit et le couple B correspond à l'inducteur.}}

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : effet de peau, loi de faraday, loi de lenz

Comment expliquez-vous que les résistances puissent augmenter avec la fréquence ? En électromagnétisme, rappeler l'équation locale de Maxwell-Faraday ainsi que la loi de Lenz. Comment expliquez-vous que les inductances puissent diminuer avec la fréquence ?

Voir l'indice

Relier la hausse de résistance à la restriction de section efficace imposée par l'effet de peau. Relier la baisse d'inductance à l'apparition de courants induits (courants de Foucault) s'opposant aux variations de flux magnétique.

Voir la réponse courte

L'effet de peau accroît la résistance ; les courants de Foucault induits (loi de Lenz) s'opposent aux variations de flux, réduisant l'inductance.

Voir le corrigé complet

1. Augmentation de la résistance avec la fréquence :

  • Effet de peau (établi en partie I) : lorsque la fréquence f augmente, la pulsation \omega augmente et l'épaisseur de peau \delta = \sqrt{2/(\mu_0 \gamma \omega)} diminue. Les courants sont refoulés vers la périphérie des conducteurs du bobinage. La section efficace de passage du courant diminue, ce qui augmente la résistance effective (R \propto 1/\delta \propto \sqrt{f}).
  • Pertes fer : les pertes par courants de Foucault et par hystérésis dans le circuit magnétique en fer augmentent avec la fréquence et sont modélisées par une résistance équivalente série croissante.

2. Équation de Maxwell-Faraday et loi de Lenz :

  • L'équation locale de Maxwell-Faraday relie la circulation du champ électrique à la variation temporelle du champ magnétique :

    \boxed{\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}}
  • Loi de Lenz : « Les phénomènes d'induction ont des effets qui s'opposent à la cause qui leur donne naissance. »

3. Diminution de l'inductance avec la fréquence :

  • D'après l'équation de Maxwell-Faraday, la variation temporelle du champ magnétique créé par le courant principal induit un champ électrique, lequel génère des courants induits (courants de Foucault) au sein du noyau magnétique et des conducteurs.
  • D'après la loi de Lenz, ces courants induits créent un champ magnétique induit qui s'oppose au champ magnétique inducteur (effet d'écran magnétique).
  • Le champ magnétique résultant et le flux magnétique total \Phi embrassé par l'enroulement pour un courant I donné diminuent donc lorsque la fréquence augmente. Puisque l'inductance propre est définie par L = \Phi / I, la valeur de L diminue lorsque la fréquence augmente.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Mobilisez les résultats de la première partie et ne confondez pas la loi de Lenz avec celle de Faraday.

« cette question a posé problème. Les candidats ont oublié les résultats de la première partie et surtout il y a une grosse confusion entre la loi de Lenz et la loi de Faraday. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : machine à courant continu, constante de temps

Justifier la nécessité de bloquer le rotor de la M.C.C.. Évaluer alors les valeurs de la résistance , de l'inductance et de la constante de temps électrique de l'association alimentation-M.C.C.. Ces valeurs sont-elles compatibles avec les relevés de la première expérience ?

Voir l'indice

Bloquer le rotor permet d'annuler la force contre-électromotrice induite de rotation. Identifier ensuite la résistance par la valeur asymptotique I_\infty = V_0/R et la constante de temps à 63% de la réponse indicielle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la loi des mailles de l'induit en tenant compte de la force contre-électromotrice (f.c.é.m.) pour justifier le blocage du rotor.
  2. Exploiter le régime permanent de la réponse indicielle pour déterminer la résistance R, puis la constante de temps \tau'_e par la méthode des 63\,\% ou de la tangente à l'origine, et en déduire l'inductance L.
  3. Comparer les grandeurs obtenues aux valeurs mesurées pour le couple A dans le tableau 1.
Voir la réponse courte

Le blocage du rotor annule la f.c.e.m. induite ; calcul de R, L et \tau'_e = L/R, confrontés aux données expérimentales.

Voir le corrigé complet

1. Nécessité de bloquer le rotor

L'équation électrique régissant l'induit d'une machine à courant continu s'écrit :

u(t) = R\,i(t) + L\,\frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}(t) + e(t)

où e(t) = k\,\Omega(t) est la f.c.é.m. induite par la rotation du rotor à la vitesse angulaire \Omega(t).

Si le rotor est libre de tourner, l'échelon de tension entraîne une mise en mouvement mécanique, ce qui fait apparaître e(t) \neq 0 et couple la dynamique électrique à la dynamique mécanique. En bloquant le rotor, on impose \Omega = 0, donc e(t) = 0 à tout instant. L'induit se comporte alors comme un simple dipôle passif (R, L) série, ce qui permet d'identifier directement ses paramètres électriques intrinsèques.

2. Évaluation des grandeurs R, \tau'_e et L

Pour un échelon de tension V_0 = 10\text{ V} appliqué à un dipôle (R, L) avec une condition initiale de courant nul, la réponse en courant s'écrit :

I_A(t) = I_{\max}\left(1 - \mathrm{e}^{-t/\tau'_e}\right) \quad \text{avec} \quad I_{\max} = \frac{V_0}{R} \quad \text{et} \quad \tau'_e = \frac{L}{R}
  • Résistance R : Sur la figure 4, l'asymptote en régime permanent donne :

    I_{\max} \approx 2{,}0\text{ A}

    On en déduit la résistance totale du circuit (alimentation, câbles et induit) :

    R = \frac{V_0}{I_{\max}} = \frac{10}{2{,}0} = 5{,}0\ \Omega
    \boxed{R \approx 5{,}0\ \Omega}
  • Constante de temps \tau'_e : À la date t = \tau'_e, le courant atteint 63\,\% de sa valeur finale :

    I_A(\tau'_e) = 0{,}63 \times 2{,}0\text{ A} \approx 1{,}26\text{ A}

    La lecture graphique sur la figure 4 pour I_A \approx 1{,}26\text{ A} (ou par l'intersection de la tangente à l'origine avec l'asymptote horizontale) donne :

    \boxed{\tau'_e \approx 0{,}7\text{ ms} = 7 \times 10^{-4}\text{ s}} \quad (\text{valeur comprise entre } 0{,}6\text{ ms et } 0{,}8\text{ ms})
  • Inductance L : On calcule ensuite l'inductance de l'enroulement :

    L = R\,\tau'_e = 5{,}0 \times 0{,}7 \times 10^{-3} = 3{,}5 \times 10^{-3}\text{ H}
    \boxed{L \approx 3{,}5\text{ mH}}

3. Compatibilité avec les relevés de la première expérience

D'après la question Q10, l'induit correspond au couple A, pour lequel les mesures à f = 120\text{ Hz} indiquent :

R_A = 4{,}61\ \Omega \quad \text{et} \quad L_A = 3{,}30\text{ mH}
  • La résistance R \approx 5{,}0\ \Omega est très proche de R_A = 4{,}61\ \Omega. L'écart résiduel d'environ 0{,}4\ \Omega s'explique naturellement par la résistance interne de l'alimentation, la résistance des fils de connexion et le contact balais-collecteur (l'énoncé précise bien qu'il s'agit de l'association « alimentation-M.C.C. »).
  • L'inductance L \approx 3{,}5\text{ mH} est en excellent accord avec L_A = 3{,}30\text{ mH}.

Les valeurs obtenues sont donc pleinement compatibles avec les relevés de la première expérience.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Comprenez la nécessité du blocage du rotor et posez rigoureusement l'équation électrique du système.

« cette question ouverte a été relativement bien traitée par ceux qui ont saisi la nécessité de bloquer le rotor. Les candidats posant avec rigueur l’équation électrique du système s’en sont mieux sortis. La détermination de L est plus délicate. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Partie III : Commande de la machine

Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : pont diviseur de tension

Un étudiant E1 propose d'intercaler, entre la source de tension continue et la M.C.C., un pont diviseur de tension résistif composé d'une résistance et d'une résistance variable (figure 5). Exprimer, en supposant l'impédance de la M.C.C. grande devant la résistance , la tension , aux bornes de la M.C.C., en fonction de , de et de .

Voir l'indice

Appliquer la formule classique d'un pont diviseur de tension non chargé constitué des deux résistances R_1 et R_2.

Voir la stratégie
  1. Modéliser la charge constituée par la machine à courant continu en parallèle avec la résistance R_2.
  2. Utiliser l'hypothèse d'une forte impédance de la M.C.C. devant R_2 pour négliger le courant dérivé dans le moteur et appliquer directement la relation du pont diviseur de tension.
Voir la réponse courte

Application directe du pont diviseur de tension à vide : V_{\text{M.C.C.}} = \frac{R_2}{R_1 + R_2} U_0.

Voir le corrigé complet

La machine à courant continu (M.C.C.) est connectée en parallèle avec le conducteur ohmique de résistance variable R_2. Notons Z_{\text{M.C.C.}} l'impédance équivalente de la machine.

L'impédance de l'association parallèle s'écrit :

Z_{\text{p}} = \frac{R_2 \, Z_{\text{M.C.C.}}}{R_2 + Z_{\text{M.C.C.}}}

Puisque l'impédance de la M.C.C. est supposée très grande devant R_2 (Z_{\text{M.C.C.}} \gg R_2), le courant appelé par la machine est négligeable devant celui qui traverse R_2. On a donc :

Z_{\text{p}} \approx R_2

Le circuit se réduit alors à un diviseur de tension résistif non chargé alimenté par la source idéale de tension continue U_0. La tension aux bornes de la M.C.C. est donc :

\boxed{V_{\text{M.C.C.}} = \frac{R_2}{R_1 + R_2} U_0}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : condensateur, diviseur de tension

Un étudiant E2 suggère au contraire d'utiliser un pont diviseur de tension capacitif, dont la capacité du condensateur 2 est réglable (figure 6). Exprimer, en supposant l'impédance de la M.C.C. grande devant celles des capacités, la tension , aux bornes de la M.C.C., en fonction de , de et de .

Voir l'indice

Déterminer la tension continue aux bornes du condensateur C_2 en considérant les impédances capacitives ou la conservation de la charge stockée en régime continu.

Voir la stratégie
  1. Considérer le diviseur capacitif à vide en négligeant le courant dérivé dans la machine à courant continu (l'impédance de la M.C.C. étant supposée très grande devant celle des condensateurs).
  2. Exprimer la tension V'_{\text{M.C.C.}} aux bornes de C_2 soit par la relation charge-tension des deux condensateurs en série, soit par la formule du pont diviseur d'impédances.
Voir la réponse courte

Diviseur capacitif fournissant V'_{\text{M.C.C.}} = \frac{C_1}{C_1 + C_2} U_0, mais bloquant tout courant continu en régime permanent.

Voir le corrigé complet

Puisque l'impédance de la M.C.C. est supposée très grande devant celle des capacités, la machine ne perturbe pas le circuit et l'on peut considérer le pont diviseur capacitif à vide.

Les condensateurs de capacités C_1 et C_2 sont alors montés en série et portent la même charge électrique q(t) :

q(t) = C_1\,u_1(t) = C_2\,V'_{\text{M.C.C.}}(t)

où u_1 est la tension aux bornes du condensateur de capacité C_1. La loi des mailles s'écrit :

U_0 = u_1 + V'_{\text{M.C.C.}} = q\left(\frac{1}{C_1} + \frac{1}{C_2}\right) = q\,\frac{C_1 + C_2}{C_1\,C_2}

En éliminant la charge q = C_2\,V'_{\text{M.C.C.}}, on obtient :

U_0 = V'_{\text{M.C.C.}}\,\frac{C_1 + C_2}{C_1}

soit :

\boxed{V'_{\text{M.C.C.}} = \frac{C_1}{C_1 + C_2}\,U_0}

Remarque : On retrouve ce résultat par la formule du pont diviseur de tension en utilisant les impédances complexes \underline{Z}_1 = \frac{1}{jC_1\omega} et \underline{Z}_2 = \frac{1}{jC_2\omega} :

V'_{\text{M.C.C.}} = \frac{\underline{Z}_2}{\underline{Z}_1 + \underline{Z}_2}\,U_0 = \frac{\frac{1}{jC_2\omega}}{\frac{1}{jC_1\omega} + \frac{1}{jC_2\omega}}\,U_0 = \frac{C_1}{C_1 + C_2}\,U_0

ce rapport étant strictement indépendant de la fréquence.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à ne pas confondre les capacités C1 et C2 dans vos expressions.

« il y a parfois confusion entre C1 et C2. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : hacheur, valeur moyenne

Un étudiant E3 suggère d'utiliser un amplificateur linéaire qui fonctionne en comparateur, de façon à délivrer sur une période de hachage (figure 7) une tension hachée d'amplitude pour et d'amplitude pour . Déterminer en fonction de et de , la valeur moyenne de la tension hachée .

Voir l'indice

Calculer la valeur moyenne temporelle sur la période T en intégrant séparément sur les intervalles [0, \alpha T] et [\alpha T, T].

Voir la stratégie

Pour calculer la valeur moyenne d'un signal périodique U_1(t) de période T, on applique la définition intégrale de la moyenne sur une période :

V_{\text{moy}} = \frac{1}{T} \int_0^T U_1(t) \, \mathrm{d}t

L'intégrale se découpe naturellement sur les deux intervalles où la tension prend des valeurs constantes.

Voir la réponse courte

Intégration temporelle d'un signal créneau symétrique : V_{\text{moy}} = (2\alpha - 1) V_{\text{sat}}.

Voir le corrigé complet

D'après la définition temporelle du signal U_1(t) sur une période :

\begin{aligned} V_{\text{moy}} &= \frac{1}{T} \left( \int_0^{\alpha T} (+V_{\text{sat}}) \, \mathrm{d}t + \int_{\alpha T}^T (-V_{\text{sat}}) \, \mathrm{d}t \right) \\ &= \frac{1}{T} \left( V_{\text{sat}} \cdot \alpha T - V_{\text{sat}} \cdot (T - \alpha T) \right) \\ &= V_{\text{sat}} \left( \alpha - (1 - \alpha) \right) \end{aligned}

D'où l'expression de la valeur moyenne :

\boxed{V_{\text{moy}} = (2\alpha - 1) V_{\text{sat}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez soin de vérifier systématiquement l'homogénéité de vos résultats.

« bien traitée dans l’ensemble. Quelques erreurs d’homogénéité. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : hacheur, rendement

Présenter les avantages et les inconvénients de ces trois propositions en une dizaine de lignes au maximum.

Voir l'indice

Discuter le rendement énergétique de chaque solution (dissipation Joule inévitable dans les résistors), la compatibilité avec un courant continu (blocage par les condensateurs) et la limitation en courant des ALI.

Voir la réponse courte

Analyse comparée : E1 dissipe fortement par effet Joule, E2 bloque le continu, E3 assure un bon rendement mais nécessite un filtrage.

Voir le corrigé complet
  • Étudiant E1 (pont diviseur résistif) :

    • Avantage : montage très simple, délivrant une tension continue sans perturbations électromagnétiques ni ondulation de courant.
    • Inconvénients : rendement énergétique déplorable en raison des pertes par effet Joule considérables dans les résistances lorsque l'induit appelle un courant I important ; tension V_{\mathrm{M.C.C.}} s'effondrant en charge car la condition Z_{\mathrm{M.C.C.}} \gg R_2 n'est plus respectée.
  • Étudiant E2 (pont diviseur capacitif) :

    • Avantage : pas de pertes Joule au repos dans des condensateurs idéaux.
    • Inconvénient rédhibitoire : les condensateurs se comportent comme des circuits ouverts en régime continu ; ils sont incapables de débiter le courant continu permanent requis pour le fonctionnement de la machine.
  • Étudiant E3 (ALI en comparateur) :

    • Avantages : réglage aisé de la tension moyenne par modulation du rapport cyclique \alpha, et possibilité de fonctionnement dans les deux sens de rotation (tension bipolaire).
    • Inconvénient : un ALI est un composant de commande/signal, limité en courant de sortie à quelques dizaines de milliampères ; il ne peut pas délivrer la puissance requise par un moteur électrique.
Voir ce qu'a relevé le jury

Proposez une analyse comparative concise et rigoureuse sans vous perdre dans de longs discours flous.

« c’est une question plus subtile qui n’est que rarement traitée de façon complète et juste. Il faut éviter les discours « fleuves » où tout et rien n’est dit correctement. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Notions : amplificateur linéaire intégré, contre-réaction

Préciser pour chacun des amplificateurs linéaires, s'il fonctionne, a priori, en régime linéaire ou saturé.

Voir l'indice

Analyser le bouclage de chaque montage : la contre-réaction sur l'entrée inverseuse assure un régime linéaire, tandis que la réaction sur l'entrée non inverseuse impose une saturation.

Voir la stratégie

Pour déterminer le régime de fonctionnement d'a priori d'un amplificateur linéaire (supposé parfait, de gain différentiel infini), on analyse les boucles de rétroaction entre la sortie et les entrées :

  1. Une boucle de rétroaction sur l'entrée inverseuse (-) sans réaction concurrente correspond à une contre-réaction stabilisatrice : le fonctionnement s'effectue a priori en régime linéaire.
  2. Une boucle de rétroaction sur l'entrée non-inverseuse (+) correspond à une réaction positive déstabilisatrice : le fonctionnement s'effectue a priori en régime saturé.
Voir la réponse courte

A.Li.1 boucle sur la borne inverseuse (régime linéaire), A.Li.2 boucle sur la borne non inverseuse (régime saturé).

Voir le corrigé complet
  • Pour l'amplificateur A.Li.1 :
    La sortie est rebouclée sur la borne inverseuse (-) via le condensateur C, tandis que la borne non-inverseuse (+) est reliée à la masse. Il s'agit d'une boucle de contre-réaction pure (rétroaction négative). L'amplificateur A.Li.1 fonctionne donc, a priori, en régime linéaire.
  • Pour l'amplificateur A.Li.2 :
    La sortie est reliée à la borne non-inverseuse (+) par la résistance R_5, et l'entrée inverseuse (-) est reliée à la masse. Il y a une boucle de réaction positive sans contre-réaction. Cette configuration déstabilise l'amplificateur et fait diverger la tension différentielle d'entrée vers les butées d'alimentation. L'amplificateur A.Li.2 fonctionne donc, a priori, en régime saturé (V_B = \pm V_{\text{sat}}).
\boxed{\text{A.Li.1 fonctionne en régime linéaire} \quad \text{et} \quad \text{A.Li.2 fonctionne en régime saturé.}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI

Notions : montage inverseur, fonction de transfert

Déterminer, en fonction de et , la fonction de transfert du montage lié à l'amplificateur linéaire A.Li.1. Quelle est la fonction réalisée par cette partie du montage ?

Voir l'indice

Écrire la relation courant-tension aux bornes du condensateur et de la résistance en utilisant la masse virtuelle (V^- = 0) pour reconnaître un montage intégrateur inverseur.

Voir la stratégie
  1. Exploiter le modèle de l'amplificateur linéaire idéal en régime linéaire (i^- = 0 et V^- = V^+).
  2. Appliquer la loi des nœuds en notation complexe à la borne inverseuse pour relier \underline{V_A} à \underline{V_B}.
  3. En déduire l'expression de la fonction de transfert et identifier la fonction de traitement du signal associée.
Voir la réponse courte

Montage intégrateur inverseur fournissant la fonction de transfert \underline{H}(j\omega) = -\frac{1}{j R_3 C \omega}.

Voir le corrigé complet

L'amplificateur linéaire A.Li.1 est supposé idéal, de sorte que le courant entrant sur sa borne inverseuse est nul (i^- = 0). De plus, la présence d'une boucle de rétroaction négative (via le condensateur C) assure un fonctionnement en régime linéaire (d'après la question Q17).

La tension différentielle d'entrée est donc nulle :

\varepsilon = V^+ - V^- = 0 \implies V^- = V^+ = 0 \quad \text{(masse virtuelle, car $V^+ = 0$)}

En régime sinusoïdal de pulsation \omega, l'impédance complexe du condensateur s'écrit \underline{Z}_C = \frac{1}{jC\omega}.

La loi des nœuds appliquée à la borne inverseuse s'écrit :

\frac{\underline{V_B} - \underline{V}^-}{R_3} + \frac{\underline{V_A} - \underline{V}^-}{\underline{Z}_C} = 0

En tenant compte de \underline{V}^- = 0 :

\frac{\underline{V_B}}{R_3} + jC\omega \underline{V_A} = 0 \iff jR_3 C \omega \, \underline{V_A} = - \underline{V_B}

On en déduit l'expression de la fonction de transfert :

\boxed{\underline{H}(j\omega) = \frac{\underline{V_A}}{\underline{V_B}} = -\frac{1}{j R_3 C \omega}}

Dans le domaine temporel, cette relation correspond à :

\frac{\mathrm{d}v_A}{\mathrm{d}t} = -\frac{1}{R_3 C} v_B(t) \iff v_A(t) = -\frac{1}{R_3 C} \int v_B(t)\,\mathrm{d}t + \text{cte}

Le montage lié à l'amplificateur A.Li.1 réalise donc la fonction d'intégrateur inverseur (ou intégrateur pur).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : comparateur à hystérésis

Quelle fonction réalise le montage lié à l'amplificateur linéaire A.Li.2. ?

Voir l'indice

Reconnaître un comparateur à hystérésis (trigger de Schmitt) non inverseur et déterminer les deux seuils de commutation en écrivant V^+ = 0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le potentiel de l'entrée non inverseuse V^+ en fonction de la tension d'entrée du bloc V_A et de la tension de sortie V_B.
  2. Identifier la condition de basculement (\varepsilon = V^+ - V^- = 0) pour déterminer les seuils et qualifier la fonction réalisée.
Voir la réponse courte

Identification du comparateur à hystérésis non inverseur (ou trigger de Schmitt).

Voir le corrigé complet

L'amplificateur linéaire A.Li.2 possède une rétroaction sur son entrée non inverseuse (+) et fonctionne en régime saturé (cf. question Q17), sa tension de sortie ne pouvant prendre que deux valeurs :

V_B = \pm V_{\text{sat}}

L'entrée inverseuse étant reliée à la masse, on a V^- = 0.

Le courant d'entrée i^+ étant nul, le théorème de Millman au nœud non inverseur donne :

V^+ = \frac{\dfrac{V_A}{R_4} + \dfrac{V_B}{R_5}}{\dfrac{1}{R_4} + \dfrac{1}{R_5}} = \frac{R_5 V_A + R_4 V_B}{R_4 + R_5}

La tension différentielle d'entrée est \varepsilon = V^+ - V^- = V^+. Le basculement de la sortie se produit pour \varepsilon = 0, soit V^+ = 0, ce qui conduit à :

V_A = -\frac{R_4}{R_5} V_B

On distingue deux seuils de basculement selon l'état de la sortie :

  • Si V_B = -V_{\text{sat}}, la sortie bascule vers +V_{\text{sat}} dès que V_A dépasse le seuil haut :

    V_{\text{seuil}}^{+} = +\frac{R_4}{R_5} V_{\text{sat}}
  • Si V_B = +V_{\text{sat}}, la sortie bascule vers -V_{\text{sat}} dès que V_A descend sous le seuil bas :

    V_{\text{seuil}}^{-} = -\frac{R_4}{R_5} V_{\text{sat}}

Le montage lié à l'amplificateur A.Li.2 réalise donc la fonction de comparateur à deux seuils (ou comparateur à hystérésis, ou trigger de Schmitt non inverseur), symétrique et centré sur zéro.

\boxed{\text{A.Li.2 réalise un comparateur à hystérésis (ou trigger de Schmitt non inverseur)}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Exploitez les déductions des questions précédentes sur le régime de fonctionnement de l'ALI.

« les candidats n’ont pas toujours tiré profit du fait, que l’énoncé mettait le doigt à la question Q17, que le deuxième ALI ne fonctionnait pas en régime linéaire. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : oscillateur de relaxation

On suppose que . En veillant à indiquer toutes les informations nécessaires, tracer sur un même graphe, l'allure des deux tensions et en fonction du temps. Comment sont modifiées ces tensions lorsqu'on augmente la résistance ?

Voir l'indice

Intégrer les pentes successives imposées par la sortie \pm V_{\text{sat}} pour tracer une onde triangulaire oscillant symétriquement entre les deux seuils de basculement du comparateur.

Voir la stratégie
  1. Identifier le régime de fonctionnement en couplage : l'intégrateur (A.Li.1) transforme les créneaux de V_B en rampes linéaires pour V_A, tandis que le comparateur à deux seuils (A.Li.2) fait commuter V_B lorsque V_A atteint ses valeurs de seuil.
  2. Déterminer les équations d'évolution de V_A(t) et la période du cycle en partant de la condition initiale V_A(0) = \frac{R_4}{R_5}V_{\text{sat}}.
  3. Tracer les deux signaux sur un même graphe en précisant les amplitudes, pentes et durées remarquables.
  4. Analyser l'influence de la résistance réglable R_3 sur l'amplitude et la fréquence des signaux.
Voir la réponse courte

Tracé couplé du signal triangulaire V_A et créneau V_B ; l'augmentation de R_3 allonge la constante d'intégration et abaisse la fréquence.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q18, le montage intégrateur impose :

\frac{\mathrm{d}V_A}{\mathrm{d}t} = -\frac{V_B(t)}{R_3 C}

Le comparateur à hystérésis non inverseur A.Li.2 possède pour seuils de basculement :

V_{\text{seuil}}^{+} = +\frac{R_4}{R_5}V_{\text{sat}} \quad \text{et} \quad V_{\text{seuil}}^{-} = -\frac{R_4}{R_5}V_{\text{sat}}

À t=0, la condition initiale est V_A(0) = V_{\text{seuil}}^{+} = \frac{R_4}{R_5}V_{\text{sat}}. À cette valeur haute de déclenchement, la sortie bascule à V_B = +V_{\text{sat}} :

  • Pour t \in [0\,;\, T/2], V_B(t) = +V_{\text{sat}}. La dérivée de V_A est constante et négative :

    \frac{\mathrm{d}V_A}{\mathrm{d}t} = -\frac{V_{\text{sat}}}{R_3 C}

    V_A(t) décroît linéairement depuis V_{\text{seuil}}^{+} jusqu'à V_{\text{seuil}}^{-} en une durée \frac{T}{2} vérifiant :

    \Delta V_A = V_{\text{seuil}}^{+} - V_{\text{seuil}}^{-} = 2\frac{R_4}{R_5}V_{\text{sat}} = \frac{V_{\text{sat}}}{R_3 C} \frac{T}{2} \implies \frac{T}{2} = 2 R_3 C \frac{R_4}{R_5}
  • À t = T/2, V_A atteint V_{\text{seuil}}^{-}, ce qui provoque le basculement de la sortie du comparateur à V_B = -V_{\text{sat}}.
  • Pour t \in [T/2\,;\, T], V_B(t) = -V_{\text{sat}}. La dérivée devient positive :

    \frac{\mathrm{d}V_A}{\mathrm{d}t} = +\frac{V_{\text{sat}}}{R_3 C}

    V_A(t) croît linéairement de V_{\text{seuil}}^{-} à V_{\text{seuil}}^{+}, atteint en une même durée \frac{T}{2}.

Le système oscille donc indéfiniment de façon périodique avec une période :

\boxed{T = 4 R_3 C \frac{R_4}{R_5}}

Effet d'une augmentation de la résistance R_3 :

  • Les niveaux de tension extrêmes \pm V_{\text{sat}} de V_B et \pm \frac{R_4}{R_5} V_{\text{sat}} de V_A ne dépendent pas de R_3 : les amplitudes restent inchangées.
  • La valeur absolue de la pente des rampes \left|\frac{\mathrm{d}V_A}{\mathrm{d}t}\right| = \frac{V_{\text{sat}}}{R_3 C} diminue, ce qui augmente la durée nécessaire pour parcourir l'écart de tension entre les seuils.
  • Par conséquent, la période T augmente (proportionnellement à R_3), ce qui correspond à une diminution de la fréquence d'oscillation f = \frac{1}{T}.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Mettez rigoureusement en équation le fonctionnement de l'oscillateur plutôt que de vous fier à vos souvenirs.

« Si l’analyse des parties du montage était juste, la mise en équation du fonctionnement de l’oscillateur était plus délicate. Les candidats se sont appuyés sur leur souvenir et par conséquent les questions Q21 et Q22 plus quantitatives ont été peu traitées même parmi les candidats possédant les bonnes expressions aux questions précédentes. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Notions : comparateur, modulation de largeur d'impulsion

On connecte le point A du circuit précédent (figure 10) au point C du circuit décrit sur la figure 11. Un potentiomètre relié à un ensemble de deux condensateurs et une source de tension constante , permettent d'imposer le potentiel de l'entrée non inverseuse de l'amplificateur linéaire A.Li.3. On a ainsi : . Sur quel intervalle varie la grandeur ? Dessiner l'allure de la tension dans les deux cas correspondant à et .

Voir l'indice

Identifier la plage de la fraction potentiométrique \beta \in [-1/2, 1/2] et comparer graphiquement l'onde triangulaire V_A(t) à la tension continue de référence \beta V_m.

Voir la stratégie
  1. Déterminer les potentiels extrêmes applicables sur l'entrée non inverseuse V^+ grâce au diviseur capacitif et au potentiomètre, afin d'en déduire le domaine de variation de \beta.
  2. Établir le fonctionnement de l'amplificateur A.Li.3 (comparateur simple) et exprimer sa sortie V_D(t) en comparant V^+ = \beta V_m à V^- = V_A(t).
  3. Calculer les dates de basculement sur une période T à partir de l'expression de la rampe V_A(t), puis tracer les chronogrammes demandés.
Voir la réponse courte

Comparaison du signal triangulaire à la tension continue de seuil pour générer un signal modulé en largeur d'impulsion (MLI).

Voir le corrigé complet

1. Intervalle de variation de \beta

La source de tension continue impose une tension V_m = 15\text{ V} aux bornes de deux condensateurs identiques C_0 montés en série. La prise de masse centrale impose un potentiel nul (0\text{ V}) au point milieu.

Par symétrie, les potentiels des deux rails d'alimentation du potentiomètre sont :

V_{\text{haut}} = +\frac{V_m}{2} = +7{,}5\text{ V} \quad \text{et} \quad V_{\text{bas}} = -\frac{V_m}{2} = -7{,}5\text{ V}

Le curseur du potentiomètre permet de sélectionner continûment tout potentiel compris entre ces deux bornes, soit :

V^+ \in \left[-\frac{V_m}{2},\, +\frac{V_m}{2}\right]

Comme V^+ = \beta V_m, on en déduit immédiatement :

\boxed{\beta \in \left[-\frac{1}{2},\, \frac{1}{2}\right]}

2. Fonctionnement de l'amplificateur A.Li.3

L'amplificateur A.Li.3 fonctionne en boucle ouverte (sans aucune rétroaction), donc en régime saturé. Les potentiels d'entrée sont :

  • sur l'entrée non inverseuse : V^+ = \beta V_m ;
  • sur l'entrée inverseuse : V^- = V_C = V_A(t).

La tension de sortie V_D(t) prend donc les valeurs :

V_D(t) = \begin{cases} +V_{\text{sat}} = +15\text{ V} & \text{si } V_A(t) < \beta V_m \\ -V_{\text{sat}} = -15\text{ V} & \text{si } V_A(t) > \beta V_m \end{cases}

3. Dates de basculement et allure de V_D(t)

Avec R_5 = 2R_4 et V_{\text{sat}} = V_m, la tension triangulaire V_A(t) oscille symétriquement entre -V_m/2 et +V_m/2 avec la période T = 4 R_3 C \frac{R_4}{R_5} = 2 R_3 C (résultat de la question Q20). D'après la condition initiale V_A(0) = +V_m/2 :

  • Pour t \in [0, T/2], V_A(t) décroît : V_A(t) = \dfrac{V_m}{2} - \dfrac{2V_m}{T} t.
  • Pour t \in [T/2, T], V_A(t) croît : V_A(t) = -\dfrac{V_m}{2} + \dfrac{2V_m}{T}\left(t - \frac{T}{2}\right).

Le franchissement du seuil V_A(t) = \beta V_m a lieu aux instants :

t_1 = \left(\frac{1}{4} - \frac{\beta}{2}\right)T \quad \text{et} \quad t_2 = T - t_1 = \left(\frac{3}{4} + \frac{\beta}{2}\right)T
  • Cas \beta = 1/3 :

    t_1 = \left(\frac{1}{4} - \frac{1}{6}\right)T = \frac{T}{12}, \qquad t_2 = \frac{11T}{12}

    V_D(t) = -V_{\text{sat}} pour t \in [0, T/12] \cup [11T/12, T] et V_D(t) = +V_{\text{sat}} pour t \in [T/12, 11T/12]. La durée à l'état haut vaut \frac{5}{6}T.

  • Cas \beta = -1/3 :

    t_1 = \left(\frac{1}{4} + \frac{1}{6}\right)T = \frac{5T}{12}, \qquad t_2 = \frac{7T}{12}

    V_D(t) = -V_{\text{sat}} pour t \in [0, 5T/12] \cup [7T/12, T] et V_D(t) = +V_{\text{sat}} pour t \in [5T/12, 7T/12]. La durée à l'état haut vaut \frac{1}{6}T.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : hacheur, rapport cyclique

La tension est utilisée pour commander le transistor du hacheur série qui alimente la M.C.C., on a ainsi : . Préciser les relations qui relient la fréquence de hachage et le rapport cyclique du hacheur aux différents éléments présents dans les circuits électroniques représentés sur les figures 10 et 11.

Voir l'indice

Relier la période de découpage à la constante de temps R_3 C, puis exprimer la durée pendant laquelle la rampe triangulaire reste inférieure au seuil pour en déduire le rapport cyclique \alpha'.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la fréquence de hachage f_h = 1/T_h à partir de la période de l'oscillateur triangulaire déterminée à la question Q20, en tenant compte de la condition R_5 = 2R_4.
  2. Identifier la condition de conduction du transistor (V_{\text{com}} = +V_{\text{sat}}) liée au comparateur A.Li.3.
  3. Calculer la durée t_{\mathrm{on}} pendant laquelle la tension triangulaire V_A(t) est inférieure au seuil \beta V_m, puis en déduire le rapport cyclique \alpha' = t_{\mathrm{on}}/T_h.
Voir la réponse courte

La fréquence de hachage f_h découle de l'oscillateur de relaxation et le rapport cyclique \alpha' dépend linéairement de \beta.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q20, la période du signal délivré par le montage astable (générateur de signaux triangulaires et rectangulaires) vaut :

T_h = 4 R_3 C \frac{R_4}{R_5}

L'énoncé stipulant que R_5 = 2R_4, la période de hachage se simplifie en :

T_h = 2 R_3 C

La fréquence de hachage f_h = \frac{1}{T_h} s'écrit donc :

\boxed{f_h = \frac{1}{2 R_3 C} = \frac{R_5}{4 R_3 R_4 C}}

Le transistor est passant lorsque la tension de commande est à l'état haut :

V_{\text{com}}(t) = V_D(t) = +V_{\text{sat}} \iff V_A(t) < V^+ = \beta V_m

avec V_m = V_{\text{sat}} = 15\text{ V}.

La tension V_A(t) oscille symétriquement entre -V_M et +V_M, où :

V_M = \frac{R_4}{R_5} V_{\text{sat}} = \frac{V_{\text{sat}}}{2}

Pendant la phase de croissance de V_A(t) (durée T_h/2), la pente vaut :

\frac{\mathrm{d}V_A}{\mathrm{d}t} = +\frac{V_{\text{sat}}}{R_3 C}

La durée \Delta t_1 pendant laquelle V_A(t) croît depuis la valeur minimale -V_M jusqu'au seuil \beta V_{\text{sat}} est :

\Delta t_1 = \frac{\beta V_{\text{sat}} - (-V_M)}{\frac{V_{\text{sat}}}{R_3 C}} = R_3 C \left(\beta + \frac{R_4}{R_5}\right) = R_3 C \left(\beta + \frac{1}{2}\right)

Par symétrie du signal triangulaire, la durée \Delta t_2 passée sous la valeur seuil \beta V_{\text{sat}} au cours de la demi-période de décroissance est identique (\Delta t_2 = \Delta t_1).

La durée totale de conduction du transistor sur une période est donc :

t_{\mathrm{on}} = 2 \Delta t_1 = 2 R_3 C \left(\beta + \frac{1}{2}\right)

On en déduit le rapport cyclique \alpha' = \frac{t_{\mathrm{on}}}{T_h} :

\alpha' = \frac{2 R_3 C \left(\beta + \frac{1}{2}\right)}{2 R_3 C}
\boxed{\alpha' = \beta + \frac{1}{2} = \frac{1}{2} + \beta \frac{R_5}{2 R_4}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne délaissez pas cette question quantitative qui découle directement des résultats précédents.

« Si l’analyse des parties du montage était juste, la mise en équation du fonctionnement de l’oscillateur était plus délicate. Les candidats se sont appuyés sur leur souvenir et par conséquent les questions Q21 et Q22 plus quantitatives ont été peu traitées même parmi les candidats possédant les bonnes expressions aux questions précédentes. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Partie IV : Aspects thermiques

Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Notions : résistance thermique, transfert thermique

Rappeler brièvement le lien qui existe entre une résistance thermique et une conductance thermique. Préciser l'unité d'une conductance thermique.

Voir l'indice

Rappeler que la conductance thermique est l'inverse de la résistance thermique et déduire son unité SI à partir de la loi d'Ohm thermique flux-température.

Voir la réponse courte

Relation G_{\text{th}} = 1/R_{\text{th}}, unité de la conductance thermique en watt par kelvin (\text{W}\cdot\text{K}^{-1}).

Voir le corrigé complet

Par analogie avec l'électrocinétique, pour deux milieux à des températures T_1 et T_2, le flux thermique \Phi transféré entre ces deux milieux sous l'effet de l'écart de température s'écrit :

\Phi = \frac{T_1 - T_2}{R_{\mathrm{th}}} = G_{\mathrm{th}} (T_1 - T_2)

La conductance thermique G_{\mathrm{th}} est donc l'inverse de la résistance thermique R_{\mathrm{th}} :

\boxed{G_{\mathrm{th}} = \frac{1}{R_{\mathrm{th}}}}

Le flux thermique \Phi s'exprimant en watts (\mathrm{W}) et l'écart de température en kelvins (\mathrm{K}), la résistance thermique s'exprime en \mathrm{K}\cdot\mathrm{W}^{-1}. Par conséquent, l'unité de la conductance thermique dans le Système international est le :

\boxed{\mathrm{W}\cdot\mathrm{K}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Distinguez clairement résistance thermique et électrique, ainsi que conductance et conductivité.

« quelques confusions entre résistances électrique et thermique et entre la conductance et la conductivité. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Notions : premier principe, bilan thermique

En faisant un bilan thermique sur le transistor, écrire l'équation différentielle reliant , , , et .

Voir l'indice

Appliquer le premier principe de la thermodynamique sous forme différentielle au transistor en tenant compte de la puissance dissipée et du transfert conductif vers le boîtier.

Voir la stratégie
  1. Définir le système thermodynamique (le transistor) de capacité thermique C_t et de température uniforme T_t(t).
  2. Exprimer les puissances thermiques échangées avec l'extérieur du système : la puissance générée par effet Joule P_s(t) et le flux thermique cédé au boîtier par conduction.
  3. Appliquer le premier principe de la thermodynamique sous forme différentielle.
Voir la réponse courte

Premier principe appliqué au transistor : C_t \frac{\mathrm{d}T_t}{\mathrm{d}t} = P_s(t) - G_{tb}(T_t - T_b).

Voir le corrigé complet

Considérons le transistor comme un système fermé indéformable, de capacité thermique C_t, à la température supposée uniforme T_t(t).

Entre les instants t et t + \mathrm{d}t, la variation d'énergie interne du transistor s'écrit :

\mathrm{d}U_t = C_t \, \mathrm{d}T_t = C_t \frac{\mathrm{d}T_t}{\mathrm{d}t} \, \mathrm{d}t

D'après le premier principe de la thermodynamique, cette variation provient des puissances thermiques échangées :

  • la puissance thermique produite au sein du transistor : \mathcal{P}_{\text{source}} = P_s(t) ;
  • le flux thermique transféré du transistor vers le boîtier à la température T_b(t) :

    \Phi_{t \to b}(t) = G_{tb} \bigl(T_t(t) - T_b(t)\bigr)

Le bilan thermique s'écrit donc :

\frac{\mathrm{d}U_t}{\mathrm{d}t} = P_s(t) - \Phi_{t \to b}(t)

Ce qui conduit directement à l'équation différentielle :

\boxed{C_t \frac{\mathrm{d}T_t}{\mathrm{d}t} + G_{tb}\bigl(T_t(t) - T_b(t)\bigr) = P_s(t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Soyez très vigilant sur les signes, l'homogénéité et la notation des grandeurs infinitésimales.

« de nombreuses erreurs de signe ou d’homogénéité dans cette question. Attention également à l’écriture des grandeurs infinitésimales. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Notions : premier principe, bilan thermique

En faisant un bilan thermique sur le boîtier, écrire l'équation différentielle reliant , , , et .

Voir l'indice

Appliquer le premier principe au boîtier en sommant les flux thermiques conductifs nets échangés avec le transistor et avec le milieu ambiant extérieur.

Voir la stratégie
  1. Définir le système fermé constitué par le boîtier, assimilé à un corps indéformable de capacité thermique C_b et de température spatiale uniforme T_b(t).
  2. Identifier les transferts thermiques conducto-convectifs avec les deux milieux en contact (le transistor à la température T_t(t) et l'extérieur à la température T_{\text{ext}}).
  3. Appliquer le premier principe de la thermodynamique sous forme de bilan de puissance pour obtenir l'équation différentielle.
Voir la réponse courte

Premier principe appliqué au boîtier : C_b \frac{\mathrm{d}T_b}{\mathrm{d}t} = G_{tb}(T_t - T_b) - G_{be}(T_b - T_{\text{ext}}).

Voir le corrigé complet

On choisit pour système le boîtier, de température T_b(t) et de capacité thermique C_b. Le boîtier étant assimilé à une phase condensée indéformable, la variation de son énergie interne pendant une durée \mathrm{d}t s'écrit :

\mathrm{d}U_b = C_b \, \mathrm{d}T_b

Pendant cette durée, le boîtier échange de l'énergie thermique par conduction et convection avec :

  • le transistor, recevant un flux thermique :

    \Phi_{t \to b} = G_{tb}\bigl(T_t(t) - T_b(t)\bigr)
  • le milieu extérieur, auquel il cède un flux thermique :

    \Phi_{b \to \text{ext}} = G_{be}\bigl(T_b(t) - T_{\text{ext}}\bigr)

Le premier principe de la thermodynamique appliqué au boîtier sous forme différentielle s'écrit :

\frac{\mathrm{d}U_b}{\mathrm{d}t} = \Phi_{t \to b} - \Phi_{b \to \text{ext}}

En remplaçant les flux par leurs expressions :

C_b \frac{\mathrm{d}T_b}{\mathrm{d}t} = G_{tb}\bigl(T_t(t) - T_b(t)\bigr) - G_{be}\bigl(T_b(t) - T_{\text{ext}}\bigr)

Soit sous forme ordonnée :

\boxed{C_b \frac{\mathrm{d}T_b}{\mathrm{d}t} + (G_{tb} + G_{be}) T_b(t) = G_{tb} T_t(t) + G_{be} T_{\text{ext}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Vérifiez les signes, l'homogénéité et l'écriture des termes infinitésimaux dans votre bilan.

« de nombreuses erreurs de signe ou d’homogénéité dans cette question. Attention également à l’écriture des grandeurs infinitésimales. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Notions : analogie thermique-électrique

Une analogie thermique-électrique permet de construire le schéma électrique équivalent suivant (figure 13). Remplacer les bulles , et par les éléments électrocinétiques adéquats. Préciser à quoi correspondent les potentiels , et .

Voir l'indice

Associer les potentiels aux températures respectives, les sources de courant aux flux de chaleur, les résistances électriques aux inverses des conductances thermiques et les condensateurs aux capacités thermiques.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le dictionnaire de l'analogie électrothermique en reliant les grandeurs thermiques aux grandeurs électriques correspondantes.
  2. Identifier les potentiels des nœuds V_1, V_2 et V_3 à partir des températures intervenant dans les bilans établis aux questions précédentes.
  3. Écrire la loi des nœuds en termes de potentiels et identifier les dipôles B_1, B_2 et B_3.
Voir la réponse courte

Identification du schéma équivalent : les bulles représentent des résistances ou capacités, les potentiels représentent les températures.

Voir le corrigé complet

L'analogie formelle entre transfert thermique et conduction électrique repose sur les correspondances suivantes :

Domaine thermique\longleftrightarrowDomaine électrique
Température T\longleftrightarrowPotentiel électrique V
Puissance thermique P (flux)\longleftrightarrowIntensité du courant I
Capacité thermique C\longleftrightarrowCapacité électrique C
Conductance thermique G\longleftrightarrowConductance électrique G = 1/R

1. Identification des potentiels :

  • Le nœud 1 reçoit la puissance dissipée P_s(t) et est relié à la capacité thermique du transistor C_t ; son potentiel correspond donc à la température du transistor :

    \boxed{V_1 \longleftrightarrow T_t(t)}
  • Le nœud 2 est le nœud intermédiaire représentant le boîtier ; son potentiel correspond donc à la température du boîtier :

    \boxed{V_2 \longleftrightarrow T_b(t)}
  • Le potentiel V_3, imposé par une source de tension continue par rapport à la masse, sert de référence thermique constante ; il correspond donc à la température extérieure :

    \boxed{V_3 \longleftrightarrow T_{\mathrm{ext}}}

2. Identification des dipôles :

  • D'après la question Q24, le bilan sur le transistor s'écrit :

    P_s(t) = C_t \frac{\mathrm{d}T_t}{\mathrm{d}t} + G_{tb}\bigl(T_t(t) - T_b(t)\bigr)

    En appliquant la loi des nœuds au potentiel V_1, le courant injecté P_s(t) se sépare entre la branche capacitive C_t \frac{\mathrm{d}(V_1-V_3)}{\mathrm{d}t} = C_t \frac{\mathrm{d}V_1}{\mathrm{d}t} (car V_3 est constant) et la branche reliant V_1 à V_2. Le courant traversant B_1 est donc de la forme G_{tb}(V_1 - V_2) = \frac{V_1 - V_2}{R_{tb}}.

    L'élément \text{B}_1 est donc un conducteur ohmique de résistance :

    \boxed{R_{tb} = \frac{1}{G_{tb}}}
  • D'après la question Q25, le bilan sur le boîtier s'écrit :

    G_{tb}\bigl(T_t(t) - T_b(t)\bigr) = C_b \frac{\mathrm{d}T_b}{\mathrm{d}t} + G_{be}\bigl(T_b(t) - T_{\mathrm{ext}}\bigr)

    La loi des nœuds au potentiel V_2 montre que le courant issu de B_1 se sépare entre deux branches en parallèle connectées à la ligne de potentiel V_3 :

    • une branche capacitive absorbant C_b \frac{\mathrm{d}(V_2-V_3)}{\mathrm{d}t} = C_b \frac{\mathrm{d}V_2}{\mathrm{d}t} ;
    • une branche résistive absorbant \frac{V_2 - V_3}{R_{be}} = G_{be}(V_2 - V_3).

    Les dipôles \text{B}_2 et \text{B}_3 jouent des rôles symétriques en parallèle : l'un est un condensateur de capacité \mathbf{C_b}, l'autre est un conducteur ohmique de résistance \mathbf{R_{be} = 1/G_{be}}.

En résumé :

\boxed{\text{B}_1 : \text{résistance } R_{tb} = \frac{1}{G_{tb}} \quad ; \quad \text{B}_2 : \text{condensateur de capacité } C_b \quad ; \quad \text{B}_3 : \text{résistance } R_{be} = \frac{1}{G_{be}} \quad (\text{ou inversement pour } \text{B}_2 \text{ et } \text{B}_3)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Contrôlez l'homogénéité des grandeurs associées aux différents éléments du schéma équivalent.

« l’analogie thermique – électrique est bien comprise. Il reste toutefois des problèmes d’homogénéité. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Notions : loi de newton, conducto-convectif

Quelle est l'unité de ? Pourquoi est-il nécessaire, pour notre étude, de décomposer le transfert thermique entre l'ailette et l'air ambiant en éléments infinitésimaux de longueur ?

Voir l'indice

Utiliser la loi phénoménologique de Newton pour trouver la dimension de h et justifier la décomposition en tranches infinitésimales par la variation continue de la température selon l'axe de l'ailette.

Voir la réponse courte

Unité de h en \text{W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1} ; découpage infinitésimal requis par la variation longitudinale continue de température T(x).

Voir le corrigé complet

D'après la loi phénoménologique de Newton pour les échanges convectifs fournie par l'énoncé, la puissance thermique élémentaire échangée s'écrit :

\mathrm{d}P = h\bigl(T(x) - T_a\bigr)\,\mathrm{d}S

En analysant les dimensions des grandeurs physiques mises en jeu :

  • la puissance thermique \mathrm{d}P s'exprime en watts (\mathrm{W}) ;
  • l'écart de température T(x) - T_a s'exprime en kelvins (\mathrm{K}) ;
  • la surface élémentaire \mathrm{d}S s'exprime en mètres carrés (\mathrm{m}^2).

On en déduit la dimension et l'unité SI du coefficient de transfert convectif h :

[h] = \frac{[\mathrm{d}P]}{[T]\,[\mathrm{d}S]}
\boxed{\text{L'unité de } h \text{ dans le Système International est le } \mathrm{W}\cdot\mathrm{m}^{-2}\cdot\mathrm{K}^{-1}}

Nécessité du découpage en tranches élémentaires \mathrm{d}x :

La conduction thermique suivant l'axe Ox combinée aux pertes convectives latérales induit une diminution de la température T(x) de l'ailette de la base (x = 0) vers l'extrémité (x = a).

La température de l'ailette n'étant pas uniforme le long de l'axe Ox, l'écart de température local T(x) - T_a, et par conséquent la densité surfacique de flux thermique cédée à l'air ambiant, varie continûment avec la coordonnée x. On ne peut donc pas évaluer directement le flux global par une expression globale du type h\,(T - T_a)\,S_{\text{tot}}.

Il est donc indispensable d'isoler une tranche élémentaire de longueur \mathrm{d}x, comprise entre x et x+\mathrm{d}x, suffisamment fine pour que sa température puisse être considérée comme spatialement uniforme et égale à T(x), afin d'établir un bilan d'énergie en régime stationnaire.

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : équation de la chaleur, ailette de refroidissement

Établir l'équation différentielle vérifiée par en faisant apparaître une longueur caractéristique qui s'exprime en fonction de , et . Calculer puis comparer les valeurs de et .

Voir l'indice

Établir le bilan d'énergie stationnaire sur une tranche d'ailette comprise entre x et x+dx en combinant la loi de Fourier et les pertes latérales vers l'air pour identifier la longueur caractéristique L.

Voir la stratégie
  1. Effectuer un bilan thermique en régime stationnaire sur une tranche d'ailette comprise entre les abscisses x et x+\mathrm{d}x.
  2. Exprimer le flux conductif par la loi de Fourier et la puissance échangée avec l'air ambiant par les deux faces principales en exploitant l'approximation b \gg e.
  3. Identifier la longueur caractéristique L, calculer sa valeur numérique et la comparer à a.
Voir la réponse courte

Bilan thermique stationnaire sur une tranche : \frac{\mathrm{d}^2T}{\mathrm{d}x^2} - \frac{T - T_a}{L^2} = 0 avec L = \sqrt{\lambda e / (2h)}.

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé constitué par la tranche d'ailette comprise entre x et x+\mathrm{d}x, de section droite transverse S = b\,e.

En régime stationnaire, l'énergie interne du système est constante, si bien que le bilan thermique s'écrit :

\Phi(x) - \Phi(x+\mathrm{d}x) - \mathrm{d}P = 0

où :

  • \Phi(x) = -\lambda S \dfrac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} = -\lambda b e \dfrac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} est le flux thermique conductif traversant la section S à l'abscisse x, d'après la loi de Fourier ;
  • \Phi(x+\mathrm{d}x) - \Phi(x) = \dfrac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}x} \mathrm{d}x = -\lambda b e \dfrac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2} \mathrm{d}x ;
  • \mathrm{d}P est la puissance thermique perdue par la surface latérale \mathrm{d}S de la tranche. Comme b \gg e, le périmètre de la section vaut \mathcal{P} = 2(b+e) \approx 2b, de sorte que l'aire latérale se résume à celle des faces supérieure et inférieure : \mathrm{d}S \approx 2b\,\mathrm{d}x. On a ainsi :

    \mathrm{d}P = h\bigl(T(x) - T_a\bigr)\,\mathrm{d}S = 2hb\bigl(T(x) - T_a\bigr)\,\mathrm{d}x

En injectant ces expressions dans le bilan thermique, on obtient :

\lambda b e \frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2}\mathrm{d}x - 2hb\bigl(T(x) - T_a\bigr)\mathrm{d}x = 0

En simplifiant par b\,\mathrm{d}x \neq 0 et en divisant par \lambda e :

\frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2} - \frac{2h}{\lambda e}\bigl(T(x) - T_a\bigr) = 0

En introduisant la longueur caractéristique L :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2} - \frac{T(x) - T_a}{L^2} = 0 \quad \text{avec} \quad L = \sqrt{\frac{\lambda e}{2h}}}

Application numérique :

L = \sqrt{\frac{16 \times 2 \times 10^{-3}}{2 \times 160}} = \sqrt{\frac{32 \times 10^{-3}}{320}} = \sqrt{10^{-4}} = 10^{-2}\text{ m} = \boxed{1{,}0\text{ cm}}

La longueur de l'ailette vaut a = 20\text{ cm}, d'où :

\boxed{a = 20\,L \gg L}

La longueur a de l'ailette est ainsi très grande devant la longueur caractéristique L.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Identifiez correctement l'expression de la surface d'échange latérale pour établir l'équation.

« de nombreuses erreurs provenant d’une mauvaise compréhension de la surface d’échange latérale. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : ailette de refroidissement, profil de température

Expliquer pourquoi on peut considérer comme infinie, puis déterminer le profil de température .

Voir l'indice

Comparer la longueur réelle a à la longueur caractéristique L pour justifier l'approximation semi-infinie et exclure la composante exponentielle croissante non physique.

Voir la stratégie
  1. Justifier l'approximation de l'ailette semi-infinie en comparant la longueur réelle a à la longueur caractéristique L établie à la question Q28.
  2. Résoudre l'équation différentielle linéaire du second ordre vérifiée par l'écart de température \theta(x) = T(x) - T_a.
  3. Déterminer les constantes d'intégration à l'aide de la condition de température bornée à l'infini et de la condition aux limites en x=0.
Voir la réponse courte

L'approximation a \gg L impose la solution bornée à l'infini : T(x) = T_a + (T_0 - T_a)e^{-x/L}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q28, la longueur de l'ailette a = 20\text{ cm} est très grande devant la longueur caractéristique de décroissance thermique L = 1{,}0\text{ cm} :

\frac{a}{L} = 20 \gg 1

Un écart de température s'atténuant exponentiellement selon le facteur \mathrm{e}^{-x/L}, à l'extrémité x = a, l'atténuation vaut \mathrm{e}^{-a/L} = \mathrm{e}^{-20} \approx 2 \times 10^{-9} \ll 1. La perturbation thermique est donc totalement amortie bien avant d'atteindre l'extrémité de l'ailette, dont la température y est quasiment égale à la température ambiante T_a. Les conditions aux limites effectives en x = a n'ont ainsi aucune influence sur le comportement thermique de l'ailette : on peut modéliser celle-ci par une ailette semi-infinie (a \to +\infty).

Posons l'écart de température \theta(x) = T(x) - T_a. D'après l'équation établie en Q28 :

\frac{\mathrm{d}^2\theta}{\mathrm{d}x^2} - \frac{1}{L^2}\theta(x) = 0

L'équation caractéristique associée r^2 - \frac{1}{L^2} = 0 admet pour racines r = \pm \frac{1}{L}, d'où la solution générale :

\theta(x) = A\,\mathrm{e}^{-x/L} + B\,\mathrm{e}^{x/L} \quad (A, B \in \mathbb{R})

Déterminons les constantes d'intégration :

  • Pour a \to +\infty, la température doit rester finie et tendre vers T_a (soit \lim_{x\to +\infty} \theta(x) = 0), ce qui impose :

    B = 0
  • En x = 0, la température imposée est T(0) = T_0, d'où \theta(0) = T_0 - T_a = A.

On en déduit l'expression du profil de température :

\boxed{T(x) = T_a + (T_0 - T_a)\,\mathrm{e}^{-x/L}}

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : ailette de refroidissement, flux thermique

Exprimer en fonction de , , , , et la puissance thermique totale évacuée par l'ailette. Peut-on réduire la longueur de l'ailette sans diminuer sensiblement son efficacité ? Si oui, proposer une nouvelle longueur notée . Commenter la forme des radiateurs apparaissant sur la figure 14.

Voir l'indice

Calculer le flux thermique entrant en x=0 via le gradient de température initial et déterminer la distance au-delà de laquelle l'écart de température avec l'air devient négligeable.

Voir la stratégie
  1. Calculer la puissance totale évacuée soit en intégrant les pertes conducto-convectives sur les deux faces de l'ailette, soit en déterminant le flux conductif entrant en x = 0.
  2. Analyser la décroissance spatiale de la température sur la longueur a = 20 L pour justifier le raccourcissement possible et proposer une longueur a' \sim 3 L à 5 L.
  3. Interpréter la géométrie à ailettes multiples des radiateurs industriels à partir de ces considérations.
Voir la réponse courte

Calcul du flux à l'origine \Phi = b(T_0-T_a)\sqrt{2h\lambda e} ; raccourcissement à a'\approx 3L et multiplication des ailettes.

Voir le corrigé complet

1. Puissance thermique totale évacuée par l'ailette :

En régime stationnaire, la conservation de l'énergie impose que la puissance totale dissipée vers l'air ambiant par les faces de l'ailette, P_{\text{tot}}, soit égale au flux thermique entrant par conduction à la base de l'ailette en x = 0.

La section droite de l'ailette vaut S = e \cdot b. D'après la loi de Fourier :

P_{\text{tot}} = \Phi_{\text{cond}}(0) = -\lambda S \left(\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}\right)_{x=0}

D'après l'expression du profil de température établie à la question Q29, T(x) = T_a + (T_0 - T_a)\,\mathrm{e}^{-x/L}, la dérivée spatiale en x = 0 vaut :

\left(\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x}\right)_{x=0} = -\frac{T_0 - T_a}{L}

En injectant l'expression de la longueur caractéristique L = \sqrt{\frac{\lambda e}{2h}} (établie à la question Q28) :

P_{\text{tot}} = \lambda e b \frac{T_0 - T_a}{L} = \lambda e b (T_0 - T_a) \sqrt{\frac{2h}{\lambda e}}
\boxed{P_{\text{tot}} = b \sqrt{2\lambda h e} \, (T_0 - T_a)}

Remarque : on retrouve de façon équivalente ce résultat en intégrant la puissance échangée sur toute la surface latérale utile \mathrm{d}S = 2b\,\mathrm{d}x :

P_{\text{tot}} = \int_0^{+\infty} 2hb(T(x) - T_a)\,\mathrm{d}x = 2hb(T_0 - T_a) \int_0^{+\infty} \mathrm{e}^{-x/L}\,\mathrm{d}x = 2hbL(T_0 - T_a) = b\sqrt{2\lambda h e}\,(T_0 - T_a)

2. Réduction de la longueur de l'ailette :

L'écart de température \Delta T(x) = T(x) - T_a décroît exponentiellement selon \mathrm{e}^{-x/L} :

  • pour x = 3L, \mathrm{e}^{-3} \approx 0{,}05 (l'écart de température n'est plus que de 5\,\% de l'écart initial) ;
  • pour x = 5L, \mathrm{e}^{-5} \approx 0{,}007 (moins de 1\,\%).

La portion de l'ailette au-delà de x \approx 3L à 5L se trouve donc pratiquement à la température ambiante T_a, si bien que les échanges thermiques y sont négligeables.

Comme actuellement a = 20\text{ cm} = 20 L, les trois quarts de l'ailette n'apportent aucun gain significatif en refroidissement, tout en augmentant la masse, le coût et l'encombrement.

On peut donc réduire la longueur de l'ailette sans perte sensible d'efficacité en choisissant une nouvelle longueur :

\boxed{a' \approx 3 L \text{ à } 5 L \approx 3 \text{ à } 5\text{ cm}}

3. Commentaire sur la forme des radiateurs (figure 14) :

Les radiateurs sont formés d'un grand nombre d'ailettes minces, courtes et parallèles (structure en peigne) :

  • une longueur modérée (a' \sim \text{quelques centimètres}) évite le gaspillage de matière en zone isotherme à T_a ;
  • la multiplication d'ailettes minces permet d'augmenter considérablement la surface totale d'échange conducto-convectif dans un volume extérieur restreint.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Poursuivez le calcul de la puissance évacuée dès lors que le profil thermique a été établi.

« la question a été peu traitée même par les candidats possédant la bonne expression de T(x). »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Partie V : Le funiculaire

Question 31

ExigeanteTemps estimé : ≈ 12 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résolution de problème
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : puissance mécanique, travail d'une force

Estimer, en prenant les initiatives qui s'imposent, la puissance électrique consommée lorsque la rame de montée est pleine et la rame de descente demi-pleine.

Voir l'indice

Calculer la puissance mécanique nette nécessaire pour élever la surcharge de passagers entre la rame montante et la rame descendante, puis y ajouter la puissance des pertes par frottement.

Voir la stratégie
  1. Interpréter la puissance de 4\text{ kW} mesurée lorsque les deux rames sont de même charge comme la puissance nécessaire pour vaincre les pertes par frottement.
  2. Déterminer le nombre de passagers dans une rame à partir du débit horaire et de la durée du trajet, puis en déduire la masse excédentaire à hisser.
  3. Calculer la puissance gravitationnelle moyenne associée à ce déséquilibre et l'ajouter à la puissance de pertes pour obtenir la puissance électrique totale.
Voir la réponse courte

Modélisation de la différence de masse \Delta m, calcul de la puissance mécanique gravitationnelle \Delta m g v \sin\alpha et prise en compte du rendement.

Voir le corrigé complet

1. Interprétation des pertes :
Lorsque les deux rames sont toutes les deux pleines ou toutes les deux vides, les travaux des forces de pesanteur se compensent exactement (\Delta M = 0). La puissance électrique consommée, identique dans les deux cas, correspond donc exclusivement aux pertes (frottements mécaniques des roues sur les rails, pertes poulie-câble et pertes du moteur) :

P_{\text{pertes}} = 4\text{ kW}

2. Initiatives de modélisation :

  • On estime la masse moyenne d'un passager à m_0 \approx 70\text{ kg}.
  • On prend l'accélération de la pesanteur g \approx 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} (ou 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}).
  • La durée d'un trajet à la vitesse d'exploitation v = 2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} sur la longueur développée L = 1\,000\text{ m} est :

    \Delta t = \frac{L}{v} = \frac{1\,000}{2} = 500\text{ s} \quad (\approx 8\text{ min } 20\text{ s})

    En négligeant dans un premier temps le temps d'arrêt en station devant la durée du trajet, la capacité d'une rame pleine assurant le débit D = 1\,500\text{ personnes}\cdot\text{h}^{-1} = \frac{1\,500}{3\,600}\text{ pers}\cdot\text{s}^{-1} = \frac{5}{12}\text{ pers}\cdot\text{s}^{-1} est :

    N = D\,\Delta t = \frac{5}{12} \times 500 \approx 208\text{ passagers}

3. Puissance gravitationnelle à fournir :
Lorsque la rame montante est pleine (N passagers) et la rame descendante demi-pleine (N/2 passagers), le déséquilibre correspond à un excédent de \Delta N = N/2 \approx 104 passagers à élever, soit une masse excédentaire :

\Delta M = \frac{N}{2}\,m_0 = \frac{1}{2}\,D\,\Delta t\,m_0

La pente moyenne de la voie est donnée par le dénivelé total H = 250\text{ m} sur la longueur L :

p_{\text{moy}} = \frac{H}{L} = \frac{250}{1\,000} = 0{,}25 = 25\,\%

La vitesse verticale ascensionnelle moyenne vaut ainsi :

v_z = v \frac{H}{L} = \frac{H}{\Delta t} = 0{,}5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

La puissance mécanique nécessaire pour vaincre ce déséquilibre gravitationnel s'écrit :

\begin{aligned} P_{\text{grav}} &= \Delta M \cdot g \cdot v_z = \left(\frac{1}{2}\,D\,\Delta t\,m_0\right) g \left(\frac{H}{\Delta t}\right) = \frac{1}{2}\,D\,m_0\,g\,H \end{aligned}

On constate remarquablement que la durée du trajet se simplifie. L'application numérique donne :

\begin{aligned} P_{\text{grav}} &= \frac{1}{2} \times \frac{1\,500}{3\,600} \times 70 \times 9{,}8 \times 250 \\ &= \frac{5}{24} \times 70 \times 9{,}8 \times 250 \approx 35{,}7\text{ kW} \approx 36\text{ kW} \end{aligned}

4. Puissance électrique totale consommée :
En supposant les pertes par frottement indépendantes de la charge (conformément à l'énoncé) :

P_{\text{élec}} = P_{\text{pertes}} + P_{\text{grav}} \approx 4\text{ kW} + 36\text{ kW} = 40\text{ kW}
\boxed{P_{\text{élec}} \approx 40\text{ kW}}

Remarque sur la puissance de crête : sur la portion où la pente est maximale (p_{\max} = 30\,\%), la vitesse verticale instantanée atteint v_{z,\max} = 2 \times 0{,}30 = 0{,}6\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, ce qui porte la puissance mécanique à P_{\text{grav},\max} \approx 43\text{ kW} et la puissance électrique de pointe à environ 47\text{ kW}.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Modélisez le problème proprement sans confondre force, énergie et puissance.

« si l’idée générale de la réponse a été trouvée par la plupart des candidats, la mise en pratique s’est révélée difficile. La question a mis en évidence une difficulté à modéliser proprement le problème. Il y a trop de confusions entre force, énergie et puissance. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : hacheur, réversibilité

Que pensez-vous de l'utilisation d'un hacheur série pour alimenter la M.C.C. du funiculaire ? Vous expliciterez en particulier le cas où la rame de descente est pleine et la rame de montée peu chargée et vous proposerez une ou des solution(s) pour récupérer l'énergie dans cette configuration.

Voir l'indice

Examiner le signe de la puissance électromécanique lorsque la rame descendante est plus lourde et expliquer pourquoi un hacheur série non réversible en courant interdit le freinage par récupération.

Voir la stratégie
  1. Analyser la réversibilité du hacheur série (nature unidirectionnelle en courant et en puissance).
  2. Décrire le bilan mécanique et le régime de fonctionnement de la machine à courant continu (M.C.C.) lorsque la rame descendante est plus lourde que la rame montante.
  3. En déduire l'inadéquation du hacheur série classique et proposer des structures de conversion électronique de puissance réversibles en courant permettant la récupération d'énergie vers le réseau ou un système de stockage.
Voir la réponse courte

Le hacheur série n'est pas réversible en courant ; la descente motrice impose un hacheur deux quadrants réversible pour récupérer l'énergie.

Voir le corrigé complet

1. Limites du hacheur série pour le funiculaire

  • Le hacheur série (figure 8) associe un interrupteur commandé unidirectionnel (transistor T) et une diode de roue libre D. La tension aux bornes de l'induit vérifie U_{\text{M.C.C.}}(t) \ge 0 et le courant d'induit ne peut être que positif : I(t) \ge 0.
  • Il s'agit d'un convertisseur unidirectionnel en courant, fonctionnant dans un unique quadrant du plan (U, I) : le quadrant moteur (P_{\text{élec}} = U \cdot I \ge 0). Le transfert de puissance ne peut s'effectuer que de la source d'alimentation vers la machine.

2. Cas où la rame descendante est pleine et la rame montante peu chargée

  • Lorsque la rame descendante est plus chargée que la rame montante, le poids total de la rame descendante l'emporte sur celui de la rame montante. La pesanteur fournit alors un travail moteur net sur le câble.
  • Si la puissance motrice due à la gravité excède les pertes mécaniques par frottement, le câble tend à accélérer le système au-delà de sa vitesse d'exploitation (v = 2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}).
  • Pour maintenir la vitesse constante, le moteur doit développer un couple de freinage résistant (C_{\text{em}} \cdot \Omega < 0).
  • Le sens de rotation restant inchangé, la f.e.m. induite garde son signe (E = K \Omega > 0). Puisque le couple électromagnétique s'exprime par C_{\text{em}} = K I, inverser le signe du couple impose d'inverser le sens du courant d'induit (I < 0).
  • La M.C.C. fonctionne alors en génératrice (P_{\text{em}} = E \cdot I < 0). Or, le hacheur série est incapable de conduire un courant négatif : il ne permet aucun freinage électrique ni récupération.

3. Solutions pour récupérer l'énergie

  • Convertisseur réversible en courant (hacheur deux quadrants réversible en courant) : remplacer le hacheur série par une cellule à deux bras de commutation transistor/diode antiparallèle en demi-pont (ou un pont en H quatre quadrants pour gérer en plus l'inversion du sens de marche). En mode freinage, ce montage fonctionne en hacheur survolteur (boost) et renvoie le courant généré vers la ligne continue d'alimentation.
  • Récupération et valorisation de l'énergie électrique :

    • Réinjection sur le réseau alternatif : si la source continue est issue du réseau électrique via un onduleur réversible (redresseur MLI réversible ou pont complet à thyristors en onduleur assisté), l'énergie de freinage est directement renvoyée au réseau général.
    • Stockage d'énergie embarqué ou au sol : installer un banc de supercondensateurs ou des batteries d'accumulateurs sur le bus continu pour emmagasiner l'énergie lors de la descente et la restituer lors d'une montée ultérieure.
Voir ce qu'a relevé le jury

Question difficile ayant donné lieu à peu de réponses correctes.

« question difficile qui a trouvé peu de bonnes réponses. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Partie VI : Chlore et eau de Javel

Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en BCPST1

Notions : configuration électronique, classification périodique

À quelle période et quelle colonne appartiennent les éléments et ? Préciser la configuration électronique du chlore dans son état fondamental.

Voir l'indice

Appliquer les règles de remplissage (Klechkowski) pour Z=11 et Z=17 afin de déterminer le numéro de période (nombre quantique n) et de colonne.

Voir la réponse courte

Positionnement dans le tableau périodique et écriture de la configuration fondamentale du chlore : 1s^2 2s^2 2p^6 3s^2 3p^5.

Voir le corrigé complet

Le numéro atomique Z correspond au nombre de protons du noyau, indiqué en indice dans la notation {}_{Z}^{A}\text{X}.

  1. Cas du sodium ({}_{11}^{23}\text{Na}, Z = 11) : D'après les règles de remplissage (principe de stabilité de Klechkowski), sa configuration électronique à l'état fondamental s'écrit :

    1s^2\, 2s^2\, 2p^6\, 3s^1 \quad \text{soit} \quad [\text{Ne}]\, 3s^1
    • Le nombre quantique principal maximal de la couche occupée est n = 3, donc le sodium appartient à la 3e période.
    • Il possède 1 électron de valence (sous-couche s), il appartient donc à la colonne 1.
  2. Cas du chlore ({}_{17}^{35,5}\text{Cl}, Z = 17) : Sa configuration électronique fondamentale est :

    \boxed{1s^2\, 2s^2\, 2p^6\, 3s^2\, 3p^5 \quad \text{ou} \quad [\text{Ne}]\, 3s^2\, 3p^5}
    • Le nombre quantique principal maximal est n = 3, donc le chlore appartient à la 3e période.
    • Il possède 7 électrons de valence (3s^2\, 3p^5) et appartient au bloc p, ce qui correspond à la colonne 17 (groupe des halogènes, ancienne notation VIIA : 10 + 7).

En résumé :

\boxed{\text{Na : } 3^{\text{e}} \text{ période, colonne 1} \qquad\text{et}\qquad \text{Cl : } 3^{\text{e}} \text{ période, colonne 17}}

Résultat

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Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en BCPST1

Notions : classification périodique, halogène

À quelle famille ou groupe appartient le sodium ? Le chlore ? Citer deux autres éléments appartenant à la même famille que le chlore.

Voir l'indice

Nommer les métaux alcalins pour le sodium et les halogènes pour le chlore, puis citer deux autres halogènes de la colonne 17.

Voir la réponse courte

Sodium : métal alcalin ; chlore : halogène. Exemples d'halogènes : fluor, brome, iode.

Voir le corrigé complet

D'après la position des éléments déterminée à la question précédente :

  • Le sodium, situé dans la première colonne (groupe 1) du tableau périodique, appartient à la famille des métaux alcalins (ou alcalins).
  • Le chlore, situé dans la dix-septième colonne (groupe 17), appartient à la famille des halogènes.

Deux autres éléments appartenant à la même famille que le chlore (famille des halogènes) sont par exemple :

\boxed{\text{Le fluor } (\mathrm{F}) \quad \text{et} \quad \text{le brome } (\mathrm{Br}) \quad (\text{ou l'iode } \mathrm{I})}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Maîtrisez les familles et groupes du tableau périodique pour éviter des réponses fantaisistes.

« de nombreuses réponses fantaisistes. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en MP2I

Notions : conductimétrie, mesure

De quoi dépend la conductivité électrique d'une solution ? Laquelle des deux cellules A ou B, photographiée (figure 18) est associée au conductimètre ? À quel type de mesure peut servir l'autre cellule ?

Voir l'indice

Rappeler la loi de Kohlrausch reliant la conductivité aux concentrations molaires ioniques, puis distinguer les électrodes platinées d'une cellule conductimétrique d'une électrode de verre de pH-métrie.

Voir la réponse courte

Expression de la conductivité selon Kohlrausch et identification de la cellule conductimétrique par rapport à l'électrode combinée de pH.

Voir le corrigé complet
  1. Dépendance de la conductivité électrique d'une solution :

    D'après la loi de Kohlrausch (valable en solution suffisamment diluée) :

    \sigma = \sum_{i} \lambda_i \, [X_i]

    La conductivité électrique \sigma dépend donc :

    • de la concentration de chaque ion présent en solution ;
    • de la nature des ions (caractérisée par leurs conductivités molaires ioniques \lambda_i, liées à la charge et à la taille/mobilité des ions hydratés) ;
    • de la température du milieu (une élévation de température abaisse la viscosité du solvant, augmentant la mobilité des ions et donc la conductivité) ;
    • de la nature du solvant (viscosité, permittivité diélectrique).
  2. Identification de la cellule de conductimétrie :

    Une cellule conductimétrique est constituée de deux électrodes métalliques planes et parallèles (plaques de platine platiné) d'aire S séparées d'une distance \ell. Sur la figure 18, cette géométrie d'électrodes planes internes est visible sur la cellule A.

    \boxed{\text{La cellule A est la cellule associée au conductimètre.}}
  3. Rôle de l'autre cellule :

    La cellule B se termine par un bulbe sphérique en verre mince sensible à l'activité des ions hydronium : il s'agit d'une électrode combinée de verre.

    \boxed{\text{La cellule B sert à des mesures de pH (pH-métrie).}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Sachez identifier et distinguer les cellules de conductimétrie et de pH-métrie vues en TP.

« les nombreuses confusions, entre pH-métrie et conductimétrie, auraient pu être évitées par une plus grande implication lors des séances de travaux pratiques de première année. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, TSI1

Notions : produit de solubilité, solubilité

Déterminer la solubilité du chlorure de sodium à température ambiante.

Voir l'indice

Lire la concentration de la solution diluée sur la courbe d'étalonnage pour la conductance mesurée, puis remonter à la solubilité de la solution saturée via le facteur de dilution.

Voir la stratégie
  1. Identifier que la solution obtenue après filtration est saturée en chlorure de sodium (présence de solide non dissous à l'équilibre), de sorte que sa concentration molaire vaut la solubilité s.
  2. Exploiter la courbe d'étalonnage pour déterminer la concentration molaire C_{\text{dil}} de la solution diluée au millième correspondant à la conductance mesurée G = 780\ \mu\text{S}.
  3. En déduire la solubilité s = 1000 \times C_{\text{dil}} et vérifier la cohérence physique du résultat.
Voir la réponse courte

Détermination de la solubilité à saturation repérée par la rupture de pente sur la courbe de conductimétrie.

Voir le corrigé complet

Puisqu'il reste du chlorure de sodium non dissous après agitation prolongée, la solution est saturée : sa concentration est égale à la solubilité s recherchée.

D'après la figure 17, les points expérimentaux sont alignés avec l'origine, ce qui confirme la loi de Kohlrausch à faible concentration :

G = k \cdot C

En utilisant le point remarquable (C = 6{,}0\ \text{mmol}\cdot\text{L}^{-1},\ G = 800\ \mu\text{S}), ou (C = 3{,}0\ \text{mmol}\cdot\text{L}^{-1},\ G = 400\ \mu\text{S}), on détermine la pente de la droite d'étalonnage :

k = \frac{800\ \mu\text{S}}{6{,}0\ \text{mmol}\cdot\text{L}^{-1}} = \frac{400}{3}\ \mu\text{S}\cdot\text{mmol}^{-1}\cdot\text{L} \approx 133\ \mu\text{S}\cdot\text{mmol}^{-1}\cdot\text{L}

Pour la solution diluée au millième, la conductance mesurée est G = 780\ \mu\text{S}. Par lecture graphique (ou par calcul direct de proportionnalité) :

C_{\text{dil}} = \frac{G}{k} = \frac{780 \times 3}{400} = 5{,}85\ \text{mmol}\cdot\text{L}^{-1}

La solution filtrée ayant été diluée au millième (F = 1000), la solubilité s du chlorure de sodium est :

s = 1000 \times C_{\text{dil}} = 1000 \times 5{,}85\times 10^{-3}\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}
\boxed{s \approx 5{,}9\ \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à prendre en compte le facteur de dilution au millième mentionné dans l'énoncé.

« certains candidats ont oublié la dilution au millième de la solution. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, BCPST1

Notions : nombre d'oxydation, diagramme potentiel-ph

Préciser le nombre d'oxydation du chlore dans chacune des espèces considérées. Associer à chacun des domaines (A, B, C, D) une espèce chimique du chlore.

Voir l'indice

Déterminer le nombre d'oxydation du chlore dans chaque espèce et utiliser la hiérarchie en potentiel (n.o. croissant vers le haut) et en pH (formes acides à gauche, basiques à droite) pour attribuer les domaines.

Voir la stratégie

Pour attribuer les domaines de prédominance d'un diagramme potentiel-pH :

  1. Calculer le nombre d'oxydation (n.o.) de l'élément étudié dans chaque espèce : le potentiel croît verticalement avec le nombre d'oxydation.
  2. Pour deux espèces de même nombre d'oxydation formant un couple acide-base, la forme acide prédomine à gauche (pH faible) et la forme basique à droite (pH élevé), séparées par une frontière verticale à \mathrm{pH} = \mathrm{p}K_a.
Voir la réponse courte

Attribution des degrés d'oxydation (-I, 0, +I) et identification des domaines du diagramme E\text{-pH} par étages d'oxydation et d'acidité.

Voir le corrigé complet

1. Nombres d'oxydation du chlore

En appliquant les règles usuelles (\text{n.o.}(\mathrm{H}) = +\mathrm{I} et \text{n.o.}(\mathrm{O}) = -\mathrm{II}) :

  • Dans l'ion chlorure \mathrm{Cl}^{-} :

    \text{n.o.}(\mathrm{Cl}) = -\mathrm{I}
  • Dans le dichlore aqueux \mathrm{Cl}_{2(\mathrm{aq})} (corps simple neutre) :

    \text{n.o.}(\mathrm{Cl}) = 0
  • Dans l'acide hypochloreux \mathrm{HClO} :

    \text{n.o.}(\mathrm{Cl}) + \text{n.o.}(\mathrm{H}) + \text{n.o.}(\mathrm{O}) = 0 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Cl}) + 1 - 2 = 0 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Cl}) = +\mathrm{I}
  • Dans l'ion hypochlorite \mathrm{ClO}^{-} :

    \text{n.o.}(\mathrm{Cl}) + \text{n.o.}(\mathrm{O}) = -1 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Cl}) - 2 = -1 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Cl}) = +\mathrm{I}

2. Attribution des domaines

  • Domaine C : situé aux potentiels les plus bas sur l'ensemble de la plage de pH, il correspond au nombre d'oxydation le plus bas (-\mathrm{I}). Il s'agit de l'ion chlorure \mathbf{Cl^{-}}.
  • Domaine B : situé à potentiel intermédiaire entre \mathrm{Cl}^{-} et \mathrm{HClO}, et restreint aux \mathrm{pH} très acides (\mathrm{pH} \lesssim 1{,}5), il correspond au nombre d'oxydation 0. Il s'agit du dichlore dissous \mathbf{Cl_{2(\mathrm{aq})}} (qui dismute à plus fort pH).
  • Domaines A et D : situés à haut potentiel, ils correspondent au nombre d'oxydation +\mathrm{I}. Ils sont séparés par une frontière verticale à \mathrm{pH} \approx 7{,}5, correspondant au \mathrm{p}K_a du couple acide-base \mathrm{HClO}/\mathrm{ClO}^{-} :

    • à gauche (\mathrm{pH} < 7{,}5), la forme acide prédomine : le domaine A correspond à \mathbf{HClO} ;
    • à droite (\mathrm{pH} > 7{,}5), la forme basique prédomine : le domaine D correspond à \mathbf{ClO^{-}}.
\boxed{\text{A : } \mathrm{HClO} \quad;\quad \text{B : } \mathrm{Cl}_{2(\mathrm{aq})} \quad;\quad \text{C : } \mathrm{Cl}^{-} \quad;\quad \text{D : } \mathrm{ClO}^{-}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas les domaines de prédominance de HClO et de ClO-.

« bien traitée hormis la confusion entre le domaine de prédominance de HClO et ClO- qui pose parfois problème. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : demi-équation électronique, dosage

Écrire l'équation bilan de la réaction chimique qui s'est produite lors de l'étape 2. Pourquoi faut-il mettre de l'iodure de potassium en excès ?

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Identifier sur le diagramme E\text{-pH} la réaction spontanée d'oxydoréduction entre l'hypochlorite et l'iodure en milieu basique, et justifier l'excès d'iodure pour assurer la solubilisation du diiode.

Voir la stratégie
  1. Identifier le milieu réactionnel à l'étape 2 : l'eau de Javel est une solution basique (\mathrm{pH} > 7{,}5), non encore acidifiée.
  2. Exploiter le diagramme E-\mathrm{pH} pour déterminer les espèces stables en milieu basique pour le chlore (\mathrm{ClO}^- et \mathrm{Cl}^-) et pour l'iode (\mathrm{IO}_3^- et \mathrm{I}^-), puis écrire les demi-équations d'oxydoréduction associées.
  3. Justifier la nécessité de l'excès d'ions \mathrm{I}^- tant du point de vue quantitatif (dosage indirect) que pratique (solubilisation du diiode sous forme \mathrm{I}_3^-).
Voir la réponse courte

Réaction \text{ClO}^- + 2\text{I}^- + 2\text{H}^+ \to \text{I}_2 + \text{Cl}^- + \text{H}_2\text{O} ; l'excès d'iodure garantit la transformation totale et solubilise \text{I}_2.

Voir le corrigé complet

1. Équation de la réaction à l'étape 2

L'eau de Javel est une solution basique. À l'étape 2, aucune acidification n'a encore eu lieu. D'après le diagramme E-\mathrm{pH} (question Q37) :

  • pour le chlore, en milieu basique, l'oxydant prédominant est l'ion hypochlorite \mathrm{ClO}^- (degré d'oxydation +\mathrm{I}), qui est réduit en ion chlorure \mathrm{Cl}^- (degré -\mathrm{I}) ;
  • pour l'iode, en milieu basique, le diiode \mathrm{I}_2 n'a pas de domaine de stabilité (il dismute) ; l'ion iodure \mathrm{I}^- (degré -\mathrm{I}) est oxydé en ion iodate \mathrm{IO}_3^- (degré +\mathrm{V}).

Les deux demi-équations électroniques s'écrivent :

\begin{aligned} \mathrm{ClO}^- + \mathrm{H}_2\mathrm{O} + 2\,\mathrm{e}^- &\rightleftharpoons \mathrm{Cl}^- + 2\,\mathrm{OH}^- \qquad (\times 3) \\ \mathrm{I}^- + 6\,\mathrm{OH}^- &\rightleftharpoons \mathrm{IO}_3^- + 3\,\mathrm{H}_2\mathrm{O} + 6\,\mathrm{e}^- \qquad (\times 1) \end{aligned}

En sommant et en simplifiant les molécules d'eau et les ions hydroxyde qui s'éliminent exactement, on obtient l'équation-bilan :

\boxed{3\,\mathrm{ClO}^- + \mathrm{I}^- \longrightarrow 3\,\mathrm{Cl}^- + \mathrm{IO}_3^-}

2. Rôle de l'iodure de potassium en excès

L'iodure de potassium est introduit en excès pour plusieurs raisons :

  • Aspect quantitatif : s'assurer que la totalité des ions hypochlorite \mathrm{ClO}^- du prélèvement réagissent (réactif limitant), condition indispensable pour un dosage indirect exact.
  • Réaction ultérieure : fournir les ions \mathrm{I}^- nécessaires à la réaction de médiamutation à l'étape 3 avec les ions \mathrm{IO}_3^- formés.
  • Solubilisation du diiode : maintenir le diiode \mathrm{I}_2 formé à l'étape 3 soluble en solution aqueuse sous forme d'ions triiodure selon l'équilibre de complexation :

    \mathrm{I}_2\text{(aq)} + \mathrm{I}^- \rightleftharpoons \mathrm{I}_3^-

    ce qui confère à la solution sa couleur jaune-brunâtre et évite les pertes par précipitation ou par volatilisation de \mathrm{I}_2.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Utilisez le diagramme E-pH pour trouver les bons couples et ne laissez aucun électron dans l'équation-bilan.

« la chimie des solutions est mal maitrisée par la plupart des candidats. L’utilisation des diagrammes E-pH en vue de prévoir les réactions prépondérantes n’est pas comprise. Les équations écrites ne font souvent pas intervenir les bons couples. On retrouve fréquemment des équations bilans avec des électrons échangés »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : médiamutation, dismutation

Écrire l'équation bilan de la réaction chimique qui s'est produite lors de l'étape 3. Quel nom porte cette équation d'oxydo-réduction ?

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Écrire la réaction de médiamutation entre les ions iodate et les ions iodure résiduels activée par l'apport d'ions oxonium en milieu acide.

Voir la stratégie
  1. Identifier les réactifs présents au début de l'étape 3 : les ions iodate \mathrm{IO}_3^- formés à l'étape 2 et les ions iodure \mathrm{I}^- introduits en excès.
  2. Écrire les demi-équations d'oxydoréduction associées aux couples de l'iode en milieu acide et en déduire l'équation-bilan.
  3. Nommer ce type de transformation en s'appuyant sur l'évolution des nombres d'oxydation de l'iode.
Voir la réponse courte

Écriture de la médiamutation entre ions hypochlorite et chlorure en milieu acide pour former du dichlore gazeux.

Voir le corrigé complet

À l'issue de l'étape 2 (d'après la question Q38), l'ensemble des ions hypochlorite a été réduit et a oxydé une partie des ions iodure en ions iodate \mathrm{IO}_3^-. La solution contient donc des ions iodate \mathrm{IO}_3^- et un reliquat important d'ions iodure \mathrm{I}^- (introduits en excès).

Lors de l'étape 3, l'acidification par l'acide chlorhydrique apporte des protons \mathrm{H}^+. D'après le diagramme E\text{--}\mathrm{pH} de l'iode (figure 19), à \mathrm{pH} < 6, les domaines de prédominance de \mathrm{IO}_3^- et de \mathrm{I}^- sont disjoints : ces deux espèces réagissent spontanément pour former du diiode \mathrm{I}_2.

Les demi-équations électroniques associées aux couples \mathrm{IO}_3^- / \mathrm{I}_2 et \mathrm{I}_2 / \mathrm{I}^- s'écrivent :

\begin{aligned} 2\,\mathrm{IO}_3^- + 12\,\mathrm{H}^+ + 10\,e^- &\rightleftharpoons \mathrm{I}_2 + 6\,\mathrm{H}_2\mathrm{O} \\ 2\,\mathrm{I}^- &\rightleftharpoons \mathrm{I}_2 + 2\,e^- \end{aligned}

En combinant ces deux demi-équations de façon à éliminer les électrons transférés, on obtient :

\boxed{\mathrm{IO}_3^- + 5\,\mathrm{I}^- + 6\,\mathrm{H}^+ \longrightarrow 3\,\mathrm{I}_2 + 3\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}}

Nom de la réaction : Au cours de cette réaction, l'élément iode passe :

  • du degré d'oxydation +\mathrm{V} (dans \mathrm{IO}_3^-) à 0 (dans \mathrm{I}_2) par réduction ;
  • du degré d'oxydation -\mathrm{I} (dans \mathrm{I}^-) à 0 (dans \mathrm{I}_2) par oxydation.

Cette réaction au cours de laquelle un même élément, initialement présent à deux degrés d'oxydation différents, conduit à une espèce d'étage d'oxydation intermédiaire est appelée une médiamutation (ou comproportionation).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 40

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : sécurité au laboratoire, médiamutation

Pourquoi ne fallait-il pas acidifier la solution avant l'ajout de l'iodure de potassium ?

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Expliquer qu'en acidifiant directement une eau de Javel contenant conjointement \mathrm{Cl}^- et \mathrm{ClO}^-, il se produirait un dégagement dangereux de dichlore gazeux toxique.

Voir la stratégie
  1. Identifier les espèces chimiques présentes dans la prise d'essai d'eau de Javel avant l'étape 2.
  2. Déterminer la réaction d'oxydoréduction thermodynamiquement favorisée entre ces espèces en milieu acide à l'aide du diagramme E\text{--}\mathrm{pH}.
  3. Conclure sur les conséquences à la fois expérimentales (sécurité au laboratoire) et analytiques (précision du dosage).
Voir la réponse courte

L'acidification préalable produirait un dégagement toxique de dichlore gazeux \text{Cl}_2 par médiamutation, faussant le dosage.

Voir le corrigé complet

L'eau de Javel contient simultanément des ions hypochlorite \mathrm{ClO}^- (au nombre d'oxydation +\mathrm{I}) et des ions chlorure \mathrm{Cl}^- (au nombre d'oxydation -\mathrm{I}) en proportions équimolaires.

Si l'on acidifiait la solution avant l'introduction des ions iodure \mathrm{I}^-, ces deux espèces réagiraient ensemble selon une réaction de médiamutation (ou comproportionation) :

\mathrm{ClO}^- + \mathrm{Cl}^- + 2\,\mathrm{H}^+ \rightleftharpoons \mathrm{Cl}_{2(\mathrm{g})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}

(ou sous forme acide : \mathrm{HClO} + \mathrm{Cl}^- + \mathrm{H}^+ \rightleftharpoons \mathrm{Cl}_{2(\mathrm{g})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}).

Cette réaction présente deux inconvénients majeurs :

  • Sur le plan de la sécurité : elle dégage du dichlore gazeux \mathrm{Cl}_2, gaz toxique, suffocant et dangereux pour les voies respiratoires (comme le rappelle explicitement l'énoncé).
  • Sur le plan analytique : l'échappement de dichlore gazeux hors du milieu réactionnel conduirait à une perte de matière en élément chlore, ce qui fausserait le dosage en sous-estimant la concentration C_0 en ions hypochlorite.

En ajoutant d'abord les ions iodure en excès en milieu basique (étape 2), les ions \mathrm{ClO}^- sont intégralement consommés pour former des ions iodate \mathrm{IO}_3^- non volatils, ce qui empêche totalement la formation de dichlore gazeux lors de l'acidification ultérieure (étape 3).

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Question 41

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : dosage

Écrire l'équation bilan de la réaction qui a lieu avec le thiosulfate de sodium.

Voir l'indice

Écrire la réaction d'oxydoréduction classique et quantitative entre le diiode et les ions thiosulfate produisant des ions iodure et tétrathionate.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux couples d'oxydoréduction mis en jeu lors du titrage : le diiode formé dans la solution (\mathrm{I}_2 / \mathrm{I}^-) et les ions thiosulfate de la solution titrante (\mathrm{S}_4\mathrm{O}_6^{2-} / \mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-}).
  2. Écrire les deux demi-équations électroniques associées, puis les combiner pour obtenir l'équation de la réaction de dosage.
Voir la réponse courte

Réaction de titrage du diiode par le thiosulfate : \text{I}_2 + 2\text{S}_2\text{O}_3^{2-} \to 2\text{I}^- + \text{S}_4\text{O}_6^{2-}.

Voir le corrigé complet

Le diiode \mathrm{I}_2 formé à l'issue de l'étape 3 est titré par les ions thiosulfate \mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-}.

Les demi-équations électroniques associées aux deux couples rédox s'écrivent :

\begin{aligned} \text{Réduction de l'oxydant } \mathrm{I}_2 : \quad & \mathrm{I}_2 + 2\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{I}^- \\ \text{Oxydation du réducteur } \mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-} : \quad & 2\,\mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-} = \mathrm{S}_4\mathrm{O}_6^{2-} + 2\,\mathrm{e}^- \end{aligned}

En sommant ces deux demi-équations, on obtient l'équation-bilan de la réaction de dosage :

\boxed{\mathrm{I}_2 + 2\,\mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-} \longrightarrow 2\,\mathrm{I}^- + \mathrm{S}_4\mathrm{O}_6^{2-}}

Résultat

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Question 42

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
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Notions : titrage, équivalence

Déterminer la concentration en fonction de , et .

Voir l'indice

Rassembler les relations stœchiométriques des étapes successives pour relier la quantité initiale d'hypochlorite au volume équivalent de thiosulfate, sans oublier le facteur de dilution initial.

Voir la stratégie
  1. Relier la quantité de matière d'ions hypochlorite n(\mathrm{ClO}^-) introduite dans la prise d'essai à la quantité de diiode n(\mathrm{I}_2) formée, à l'aide des bilans stœchiométriques des questions Q38 et Q39.
  2. Exprimer n(\mathrm{I}_2) à l'équivalence du titrage par le thiosulfate à partir de l'équation de la question Q41.
  3. En déduire la concentration de la solution diluée, puis remonter à la concentration commerciale C_0 en tenant compte du facteur de dilution.
Voir la réponse courte

Relation d'équivalence du dosage indirect fournissant la concentration : C_0 = C_1 V_{\text{éq}} / (2 V_{\text{init}}).

Voir le corrigé complet

Soit C_{\text{dil}} la concentration en ions hypochlorite \mathrm{ClO}^- dans la solution diluée prélevée à l'étape 1. La quantité de matière de \mathrm{ClO}^- présente dans la prise d'essai de volume V_{\text{init}} est :

n(\mathrm{ClO}^-) = C_{\text{dil}} \, V_{\text{init}}

D'après l'équation de l'étape 2 (établie à la question Q38) :

3\,\mathrm{ClO}^- + \mathrm{I}^- \longrightarrow 3\,\mathrm{Cl}^- + \mathrm{IO}_3^-

L'oxydant \mathrm{ClO}^- étant le réactif limitant (les ions iodure étant introduits en excès), la quantité d'ions iodate formée est :

n(\mathrm{IO}_3^-) = \frac{1}{3}\,n(\mathrm{ClO}^-)

Lors de l'étape 3 (établie à la question Q39), la médiamutation en milieu acide s'écrit :

\mathrm{IO}_3^- + 5\,\mathrm{I}^- + 6\,\mathrm{H}^+ \longrightarrow 3\,\mathrm{I}_2 + 3\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}

Chaque mole de \mathrm{IO}_3^- consommée produit 3 moles de diiode :

n(\mathrm{I}_2) = 3 \times n(\mathrm{IO}_3^-) = 3 \times \left(\frac{1}{3}\,n(\mathrm{ClO}^-)\right) = n(\mathrm{ClO}^-)

À l'équivalence du titrage du diiode par les ions thiosulfate (étape 5, question Q41) :

\mathrm{I}_2 + 2\,\mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-} \longrightarrow 2\,\mathrm{I}^- + \mathrm{S}_4\mathrm{O}_6^{2-}

les réactifs sont introduits dans les proportions stœchiométriques :

n(\mathrm{I}_2) = \frac{n(\mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-})_{\text{éq}}}{2} = \frac{C_1 \, V_{\text{éq}}}{2}

On en déduit l'égalité :

C_{\text{dil}} \, V_{\text{init}} = \frac{C_1 \, V_{\text{éq}}}{2} \implies C_{\text{dil}} = \frac{C_1 \, V_{\text{éq}}}{2 \, V_{\text{init}}}

Le produit commercial ayant été dilué d'un facteur 100 à l'étape 1, on a C_0 = 100 \, C_{\text{dil}}, d'où :

C_0 = 100 \times \frac{C_1 \, V_{\text{éq}}}{2 \, V_{\text{init}}}
\boxed{C_0 = 50 \, \frac{C_1 \, V_{\text{éq}}}{V_{\text{init}}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Maîtrisez les relations de dosage en solution aqueuse issues d'équations-bilans correctement établies.

« la chimie des solutions est mal maitrisée par la plupart des candidats. L’utilisation des diagrammes E-pH en vue de prévoir les réactions prépondérantes n’est pas comprise. Les équations écrites ne font souvent pas intervenir les bons couples. On retrouve fréquemment des équations bilans avec des électrons échangés »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2020 ?

Surtout 4 chapitres : Diffusion thermique et diffusion de particules (20 % des questions, partie IV), Ondes électromagnétiques dans les milieux (13 %, partie I), Oxydoréduction et électrochimie (13 %, partie VI) et Conversion de puissance (12 %, parties II et V). Plus ponctuellement : Amplificateur linéaire intégré et oscillateurs électroniques, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Circuits électriques et régimes transitoires, Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation, Atomistique, liaisons et cristallographie…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2020 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 13 questions sur 42 (31 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI : Q13 à Q15, Q17, Q18, Q31 et Q36 à Q42. Avec les autres programmes de première année : 15 en MP2I, 10 en TSI1 et 17 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2020 ?

Environ 2 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie III est la plus longue (environ 40 min).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2020 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q31 (puissance mécanique).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2020 ?

Questions de cours : Q1 (loi d'ohm locale), Q2 (loi de fourier), Q5 (équation de diffusion), Q7 (effet de peau), Q11 (effet de peau), Q17 (amplificateur linéaire intégré), Q19 (comparateur à hystérésis), Q23 (résistance thermique)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q3 (densité de courant), Q4 (résistance électrique), Q13 (pont diviseur de tension), Q15 (hacheur), Q18 (montage inverseur), Q20 (oscillateur de relaxation), Q24 (premier principe), Q25 (premier principe)….

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2020 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (34 sur 42), par exemple : Q1 à Q5, Q7 à Q11, Q13 à Q19, Q22 à Q27, Q29 et Q33 à Q42.

Le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2020 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury signale de nombreuses questions de cours ou d'application directe et note que la plupart des candidats ont abordé les six parties, tout en qualifiant l'épreuve de sélective. Moyenne : 10/20 (écart-type 3,46, 5 085 présents).

Quelle surface d'échange latéral retenir pour l'ailette en Q28 ?

Prendre \mathrm{d}S = 2 b \, \mathrm{d}x. L'épaisseur e étant négligeable devant la largeur b, l'échange conducto-convectif avec l'air ambiant s'effectue principalement par les deux faces opposées de l'ailette (face supérieure et face inférieure).

Pourquoi doit-on bloquer le rotor de la machine en Q12 ?

Pour annuler la force contre-électromotrice induite e = k \Omega. En immobilisant le rotor (\Omega = 0), on supprime le couplage électromécanique afin d'identifier directement la résistance R et l'inductance L du bobinage à partir de la réponse électrique transitoire.

Pourquoi n'acidifie-t-on pas l'eau de Javel avant l'étape 3 en Q40 ?

Pour éviter un dégagement toxique de dichlore gazeux. En milieu acide, les ions hypochlorite \mathrm{ClO}^- et chlorure \mathrm{Cl}^- coexistant dans l'eau de Javel réagissent par médiamutation en formant du \mathrm{Cl}_2 volatil, ce qui fausserait la quantité d'oxydant dosée.

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