Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 TSI 2024
Quelques facettes d'un aquarium
- 35 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en TSI1 : 11 questions sur 35, partie II
- Vérifié question par question
Ce sujet aborde de façon concrète et transverse trois problématiques fondamentales liées à l'exploitation d'un grand aquarium public : l'hydraulique de vidange et d'approvisionnement en eau de mer, le contrôle chimique de l'oxygénation par la méthode de Winkler, et enfin le bilan des déperditions thermiques à travers des parois multicouches.
D'un niveau très abordable et conforme au cœur du programme de TSI (et valorisant pour les filières PSI et PT), l'épreuve propose une alternance équilibrée entre applications directes de cours, lecture d'abaques (diagramme de Moody, diagrammes E-pH) et modélisation physique élémentaire. C'est un excellent sujet d'entraînement pour réviser la mécanique des fluides incompressibles avec pertes de charge ainsi que les transferts thermiques conducto-convecto-radiatifs.
En bref sur ce sujet
- Difficulté
- Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,15/20)
- Temps estimé
- ≈ 2 h 20 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Mécanique des fluides34 %
- Diffusion thermique et diffusion de particules31 %
- Oxydoréduction et électrochimie27 %
- Rayonnement thermique3 %
Part des questions du sujet.
- Incontournables
13 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Oui en TSI1 : 11 questions sur 35, partie II.
Où gagner des points
Rapides et accessibles (31) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.
Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.
Points à signaler : parties indépendantes, erreur d'énoncé
Parties indépendantes
Les trois parties (mécanique des fluides, chimie des solutions et thermique) sont totalement indépendantes et peuvent être abordées dans l'ordre de son choix.
Erreur d'énoncé
Comment utiliser ce corrigé
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Partie I : Vidange et approvisionnement en eau de mer d'un aquarium
I.A · Vidange d'un aquarium
Question 1
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : relation de bernoulli, équation de continuité, vidange d'un réservoir
On souhaite vidanger par gravité un aquarium cubique d'arête via une vanne située en dessous d'un aquarium. La section de la canalisation d'évacuation vaut . Estimer la durée nécessaire à la vidange totale de l'aquarium.
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Appliquer la formule de Torricelli pour la vitesse de sortie en fonction de la hauteur z(t), puis poser le bilan différentiel de masse pour intégrer le temps de vidange.
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- Modéliser l'écoulement comme parfait et incompressible en régime quasi-stationnaire, la section d'évacuation s étant très petite devant la section de l'aquarium S = a^2.
- Exprimer la vitesse d'éjection en sortie à l'aide de la relation de Bernoulli (formule de Torricelli).
- Établir l'équation différentielle sur la hauteur d'eau h(t) par conservation du volume, puis intégrer entre l'état initial (h=a) et l'état final (h=0).
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Formule de Torricelli v(z) = \sqrt{2gz} et conservation de la masse : intégration pour trouver \tau = \frac{S}{s}\sqrt{\frac{2a}{g}}.
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Soit un axe vertical ascendant (Oz) dont l'origine correspond au fond de l'aquarium, où se situe la vanne d'évacuation. On note h(t) la hauteur d'eau dans l'aquarium à l'instant t. À t = 0, h(0) = a = 1,0\text{ m}.
La section horizontale de l'aquarium est S = a^2 = 1,0\text{ m}^2, et la section de l'orifice est s = 10\text{ cm}^2 = 1,0 \times 10^{-3}\text{ m}^2. On a s \ll S, ce qui justifie l'approximation du régime quasi-stationnaire : la vitesse de la surface libre v_{\text{surf}} est négligeable devant la vitesse d'évacuation v_s.
En appliquant la relation de Bernoulli le long d'une ligne de courant entre un point de la surface libre (à la pression atmosphérique P_0) et un point situé juste à la sortie de la vanne (également à la pression P_0) :
En négligeant v_{\text{surf}}^2, on obtient la formule de Torricelli :
Par conservation du débit volumique pour un fluide incompressible :
Il vient l'équation différentielle à variables séparables :
En intégrant entre t = 0 (h = a) et t = \tau (h = 0) :
On en déduit l'expression de la durée de vidange totale \tau :
Application numérique :
- a = 1,0\text{ m}
- s = 1,0 \times 10^{-3}\text{ m}^2
- g = 9,8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}
Résultat
I.B · Pompage de l'eau de mer
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Notions : cavitation, pression de vapeur saturante, pompe
Aurait-il été possible de positionner la pompe au point pour effectuer le même acheminement ? Justifier.
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Comparer la hauteur géométrique d'aspiration nécessaire avec la pression de vapeur saturante ou la hauteur maximale théorique d'aspiration P_0/(\rho g) \approx 10\text{ m}.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le principe de fonctionnement d'une pompe située en surface ou en hauteur : elle fonctionne en aspiration en créant une dépression à son entrée.
- Évaluer la hauteur maximale théorique d'aspiration permise par la pression atmosphérique, sans même tenir compte de la pression de vapeur saturante de l'eau ni des pertes de charge.
- Comparer cette limite physique au dénivelé que la colonne d'eau devrait franchir.
Voir la réponse courteRéponse courte
Impossible au point le plus haut sans amorçage car la dépression à l'aspiration provoquerait la cavitation de l'eau.
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Si la pompe était située au point E d'altitude z_E = 25\text{ m}, l'ensemble de la colonne d'eau devrait être mis en mouvement par aspiration depuis la mer (z_O = 0) voire depuis le point de captage A (z_A = -50\text{ m}).
Pour qu'un liquide monte par aspiration, la pompe doit créer une dépression en amont. La pression minimale absolue ne pouvant être inférieure à la pression de vapeur saturante de l'eau (et strictement supérieure à 0\text{ Pa}), la hauteur maximale théorique d'aspiration h_{\max} sous la pression atmosphérique P_0 est donnée par la statique des fluides :
Avec P_0 = 1,0 \times 10^5\text{ Pa}, \rho = 1,0 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et g = 9,8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :
Or, le dénivelé minimal à franchir en aspiration entre la surface libre de la mer et le point E vaut :
(et atteint \Delta z_{AE} = z_E - z_A = 75\text{ m} depuis le point de captage).
La pression chuterait en dessous de la pression de vapeur saturante bien avant d'atteindre le point E, ce qui provoquerait la cavitation (formation de poches de vapeur) et le désamorçage immédiat de la pompe.
Résultat
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : débit volumique, vitesse d'écoulement
Calculer , la vitesse de l'eau dans les tuyaux.
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Utiliser la conservation du débit volumique Q_V = v \cdot \pi D^2 / 4.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la vitesse moyenne par la relation de débit volumique v = \frac{4 D_v}{\pi D^2}.
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L'eau étant un fluide incompressible en écoulement stationnaire dans une conduite de section droite constante S, le débit volumique Q_V est relié à la vitesse moyenne d'écoulement v par :
où D = D_a = D_r = 0,20\text{ m} est le diamètre commun aux conduites d'aspiration et de refoulement.
On en déduit l'expression de la vitesse de l'eau :
Application numérique avec Q_V = 40\text{ m}^3\cdot\text{h}^{-1} = \frac{40}{3600}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} \approx 1,11 \times 10^{-2}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} et D = 0,20\text{ m} :
Résultat
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : nombre de reynolds, régime d'écoulement
Calculer , le nombre de Reynolds associé à l'écoulement de l'eau dans les canalisations. En déduire la nature du régime d'écoulement.
Voir l'indiceIndice
Calculer le nombre de Reynolds Re = \rho v D / \eta et comparer la valeur obtenue au seuil critique usuel de transition laminaire-turbulent (Re \approx 2000).
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de Re = \frac{v D}{\nu} : valeur largement supérieure à 2000, écoulement turbulent.
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Par définition, le nombre de Reynolds caractérisant l'écoulement d'un fluide de masse volumique \rho et de viscosité dynamique \eta à la vitesse moyenne v dans une conduite cylindrique de diamètre D s'écrit :
En utilisant la valeur de v obtenue à la question Q3 (v = \frac{4 Q_V}{\pi D^2} \approx 0,354\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) ainsi que les données de l'énoncé :
- \rho = 1,0 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- D = 0,20\text{ m} ;
- \eta = 1,0 \times 10^{-3}\text{ Pa}\cdot\text{s}.
L'application numérique donne :
Dans une canalisation cylindrique, l'écoulement devient turbulent dès que le nombre de Reynolds dépasse la valeur critique Re_c \approx 2\,000 (comme l'indique également le diagramme de Moody fourni en figure 7).
Comme Re \gg 2\,000, le régime d'écoulement est turbulent.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Exploitation de document
Notions : perte de charge régulières, diagramme de moody
En expliquant la démarche, déduire à l'aide du diagramme de Moody (figure 7), le coefficient de pertes de charge régulières . On rappelle que la rugosité relative est définie par .
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Calculer la rugosité relative \varepsilon = k/D, repérer la courbe correspondante sur le diagramme de Moody et lire l'ordonnée \lambda pour la valeur de Re trouvée.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer la rugosité relative \varepsilon = \frac{k}{D} pour identifier la courbe adéquate sur l'axe vertical droit.
- Placer le nombre de Reynolds \mathrm{Re} sur l'axe logarithmique des abscisses.
- Lire à l'intersection de la verticale \mathrm{Re} et de la courbe \varepsilon le coefficient \lambda sur l'axe vertical gauche.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la rugosité relative puis lecture de \lambda sur le diagramme de Moody au nombre de Reynolds calculé.
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La rugosité relative de la canalisation vaut :
La démarche de lecture sur le diagramme de Moody (figure 7) est la suivante :
- Sur l'échelle de droite, on repère la courbe correspondant à la rugosité relative \varepsilon = 0,006.
- Sur l'axe des abscisses en échelle logarithmique, on se place à la valeur du nombre de Reynolds obtenue à la question Q4 : \mathrm{Re} \approx 7,1 \times 10^4, soit à une abscisse relative \log_{10}(7,1) \approx 0,85 entre 10^4 et 10^5.
- On remonte verticalement jusqu'à l'intersection avec la courbe \varepsilon = 0,006.
- On projette horizontalement ce point d'intersection vers l'axe des ordonnées à gauche afin d'y lire le coefficient \lambda.
On lit :
(une valeur comprise entre 0,032 et 0,035 est acceptable compte tenu de la précision de lecture).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Démarche expérimentale
Notions : perte de charge régulières, tube piézométrique
Proposer une expérience permettant de mettre en évidence le phénomène de pertes de charge régulières.
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Décrire un banc d'essai comprenant une conduite rectiligne horizontale de section constante équipée de deux prises de pression piézométriques distantes de L.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir un écoulement simple (tuyau rectiligne horizontal de section constante) afin d'éliminer les variations de pression d'origine gravitaire ou cinétique.
- Décrire le dispositif de mesure de la pression (tubes piézométriques ou manomètre différentiel) en deux points distants d'une longueur L.
- Expliquer l'observation attendue et l'exploitation permettant de caractériser les pertes de charge régulières (décroissance de la pression le long de l'écoulement, proportionnalité à la longueur L).
Voir la réponse courteRéponse courte
Mesure de la chute de pression le long d'une conduite rectiligne à l'aide de prises manométriques ou de tubes piézométriques.
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Pour mettre en évidence expérimentalement les pertes de charge régulières, on réalise le montage suivant :
1. Dispositif expérimental :
- Une conduite horizontale rectiligne de section constante S et de diamètre intérieur D, sans obstacle singulier (ni vanne, ni coude).
- Une alimentation en eau assurant un écoulement stationnaire à débit volumique Q_V contrôlé (réservoir à niveau constant ou pompe régulée).
- Deux prises de pression statique (tubes piézométriques verticaux ouverts à l'air libre) distantes d'une longueur L.
2. Mesures et observations :
- La conduite étant horizontale (z_1 = z_2) et de section constante, la conservation de la masse impose des vitesses moyennes identiques : v_1 = v_2 = Q_V / S.
- En l'absence de frottements (théorème de Bernoulli pour un fluide parfait), la pression statique serait identique en tout point : P_1 = P_2, et la hauteur de liquide dans les deux piézomètres serait égale (h_1 = h_2).
Expérimentalement, on constate que la colonne de liquide diminue dans le sens du courant : h_1 > h_2, traduisant une chute de pression :
\Delta P_{\text{mesurée}} = P_1 - P_2 = \rho g (h_1 - h_2) = \rho g \Delta h > 0
3. Mise en évidence de la nature régulière des pertes :
- En déplaçant la prise de pression aval le long de la conduite ou en insérant plusieurs piézomètres intermédiaires, on observe que la perte de pression \Delta P est strictement proportionnelle à la distance L entre les points de mesure : \Delta P \propto L.
- Cette proportionnalité prouve que la dissipation d'énergie mécanique se produit de manière continue et uniforme tout au long de la canalisation, ce qui caractérise précisément les pertes de charge régulières.
Question déjà tombée ailleurs
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : perte de charge régulières, formule de darcy-weisbach
Calculer les pertes de charge régulières dans le tuyau d'aspiration et dans le tuyau de refoulement .
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Appliquer la relation fournie reliant \Delta P_{\text{reg}} à \lambda, L, D, \rho et v pour chaque tronçon.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer \Delta P_{\text{reg}} en inversant la relation de Darcy-Weisbach fournie dans l'énoncé.
- Calculer numériquement \Delta P_{\text{reg},a} pour la conduite d'aspiration (L_a = 200\text{ m}) puis en déduire \Delta P_{\text{reg},r} pour la conduite de refoulement (L_r = 100\text{ m}), les deux conduites ayant le même diamètre et le même débit.
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Application de la relation de Darcy-Weisbach \Delta P_{\text{reg}} = \lambda \frac{L}{D} \frac{\rho v^2}{2} pour chaque tronçon.
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D'après la définition du coefficient de pertes de charge régulières donnée dans l'énoncé :
on en déduit l'expression des pertes de charge régulières :
Pour le tuyau d'aspiration de longueur L_a = 200\text{ m} et de diamètre D_a = 0,20\text{ m} :
Avec les valeurs numériques :
- \lambda \approx 0,033 (d'après la question Q5) ;
- L_a = 200\text{ m} et D_a = 0,20\text{ m} ;
- \rho = 1,0 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- v \approx 0,354\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (d'après la question Q3).
On obtient :
Pour le tuyau de refoulement, le diamètre, le fluide et la vitesse sont identiques (D_r = D_a = 0,20\text{ m}), seule la longueur diffère (L_r = 100\text{ m} = L_a / 2). Par conséquent :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : perte de charge singulières
Déterminer les expressions puis les valeurs des pertes de charge singulières dans le tuyau d'aspiration et dans le tuyau de refoulement .
Voir l'indiceIndice
Utiliser la formule liant les pertes singulières \Delta P_{\text{sing}} au coefficient \alpha et à l'énergie cinétique volumique \frac{1}{2}\rho v^2.
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Sommation des coefficients d'accidents K_i pour calculer \Delta P_{\text{sing}} = \sum K_i \frac{\rho v^2}{2}.
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D'après la définition du coefficient de pertes de charge singulières fournie par l'énoncé :
On en déduit l'expression générale des pertes de charge singulières :
Pour chacun des deux circuits, le diamètre et donc la vitesse v sont identiques.
Tuyau d'aspiration : L'expression des pertes de charge singulières est :
Avec \alpha_a = 1,0, \rho = 1,0 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et v \approx 0,354\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (d'après la question Q3) :
Tuyau de refoulement : L'expression des pertes de charge singulières est :
Avec \alpha_r = 2,0 :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
Notions : relation de bernoulli, fluide parfait
Rappeler les hypothèses nécessaires à l'application de la relation de Bernouilli.
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Énoncer les hypothèses classiques : écoulement permanent, fluide incompressible et homogène, fluide parfait ou pertes de charge nulles le long d'une ligne de courant.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écoulement stationnaire, fluide incompressible, homogène, non visqueux (parfait), le long d'une ligne de courant.
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La relation de Bernoulli (sous sa forme usuelle, sans échange de travail avec une machine ni dissipation) s'applique sous les hypothèses suivantes :
- Écoulement stationnaire (ou permanent) : les grandeurs eulériennes ne dépendent pas explicitement du temps ;
- Fluide incompressible et homogène : la masse volumique \rho est constante dans tout l'écoulement ;
- Fluide parfait : les effets visqueux sont négligés (pas de dissipation d'énergie mécanique en chaleur par frottement interne) ;
- Forces volumiques conservatives : dans un référentiel galiléen, la seule force de volume est la pesanteur uniforme (\vec{g} = -g\,\vec{u}_z) ;
- Le long d'une même ligne de courant (la constante de Bernoulli est identique sur tout le domaine si l'écoulement est de surcroît irrotationnel) ;
- Absence de machine hydraulique (pompe ou turbine) sur le tronçon considéré.
Dans ces conditions, la charge se conserve :
Résultat
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : relation de bernoulli, perte de charge
Déterminer l'expression de la différence de pression entre les points et .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de Bernoulli généralisé avec pertes de charge entre la surface libre de la mer O (où la vitesse est négligeable) et le point B.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier une ligne de courant reliant la surface libre de la mer au point O (z_O = 0, v_O \approx 0, P_O = P_0) à l'entrée de la pompe au point B (z_B = -47\text{ m}, v_B = v).
- Appliquer le théorème de Bernoulli généralisé prenant en compte les pertes de charge le long de cette ligne d'écoulement, en l'absence de machine hydraulique entre O et B.
- En déduire l'expression de la différence de pression \Delta P_a = P_B - P_O (ou P_O - P_B).
Voir la réponse courteRéponse courte
Théorème de Bernoulli généralisé entre la surface O et l'entrée de la pompe B incluant les pertes de charge.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On applique le théorème de Bernoulli généralisé avec pertes de charge à l'écoulement permanent et incompressible de l'eau entre un point O à la surface libre de la mer et le point B situé juste à l'entrée de la pompe.
Les caractéristiques du fluide aux deux points sont :
En O (surface libre de la mer, assimilée à un réservoir de très grande dimension) :
P(O) = P_0, \quad z_O = 0, \quad v_O \approx 0En B (dans la conduite d'aspiration, juste avant la pompe) :
P(B) = P_B, \quad z_B = -47\text{ m}, \quad v_B = v
Entre O et le point de captage A, le fluide est quasiment au repos au sein de la mer, et les frottements y sont négligeables. Les pertes de charge dans le circuit d'aspiration ont lieu dans la conduite entre A et B :
En l'absence de machine hydraulique entre O et B, le théorème de Bernoulli généralisé s'écrit :
Avec z_O = 0 et v_O = 0, la différence de pression \Delta P_a = P_B - P_O s'exprime par :
ou, formulée de façon équivalente pour l'écart positif P_O - P_B :
Résultat
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : relation de bernoulli, perte de charge
Déterminer l'expression de la différence de pression entre les points et .
Voir l'indiceIndice
Écrire le bilan de Bernoulli entre la sortie de pompe C et la surface libre de la citerne E en prenant en compte le dénivelé et les pertes de charge de refoulement.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le théorème de Bernoulli généralisé (prenant en compte les pertes de charge) entre la sortie de la pompe au point C et la surface libre de la citerne au point E.
- Identifier les grandeurs cinématiques et géométriques en C (v_C = v, z_C) et en E (v_E \approx 0, z_E, P_E = P_0).
- En déduire l'expression de la différence de pression demandée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bernoulli généralisé entre la sortie de pompe C et l'arrivée E incluant la dénivellation et les pertes de charge.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons une ligne de courant allant de la sortie de la pompe (point C) jusqu'à la surface libre de la citerne (point E).
Le fluide étant incompressible et l'écoulement permanent, le théorème de Bernoulli avec pertes de charge entre C et E s'écrit :
où \Delta P_{\text{pertes},r} = \Delta P_{\text{reg},r} + \Delta P_{\text{sing},r} représente la somme des pertes de charge régulières et singulières dans le circuit de refoulement.
Les conditions aux deux points sont les suivantes :
- au point C, dans la conduite de refoulement : v_C = v et l'altitude vaut z_C ;
- au point E, à la surface libre de la citerne de grande section devant celle du tuyau : v_E \approx 0, l'altitude vaut z_E et la pression est la pression atmosphérique P_E = P_0.
On en déduit l'expression de la différence de pression P_C - P_E :
Si l'on définit la variation de pression dans le sens de l'écoulement entre C et E par \Delta P_r = P_E - P_C (de façon analogue à \Delta P_a = P_B - P_O à la question Q10) :
soit encore :
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : relation de bernoulli, puissance d'une pompe
En déduire la puissance mécanique de la pompe nécessaire à ce captage d'eau de mer. Commenter la valeur obtenue.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la charge totale fournie par la pompe \Delta P_{\text{pompe}} = P_C - P_B à l'aide des questions précédentes, puis calculer P_m = Q_V \Delta P_{\text{pompe}}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le saut de pression \Delta P_{\text{pompe}} = P_C - P_B généré par la pompe à partir des résultats des questions Q10 et Q11, en notant que les surfaces libres sont toutes deux à la pression atmosphérique (P_O = P_E = P_0).
- Relier la puissance mécanique P_m fournie par la pompe au fluide au produit du débit volumique Q_V par ce surcroît de pression \Delta P_{\text{pompe}}.
- Effectuer l'application numérique et commenter la valeur obtenue (ordre de grandeur réaliste, prépondérance du terme gravitaire devant les pertes de charge).
Voir la réponse courteRéponse courte
Puissance utile P_m = D_v (P_C - P_B + \Delta e_c), comparaison à l'ordre de grandeur d'une pompe industrielle.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La pompe étant située entre les points B et C, elle fournit au fluide un surcroît de pression \Delta P_{\text{pompe}} = P_C - P_B.
Les surfaces libres en O et E sont à la même pression atmosphérique P_O = P_E = P_0. On peut donc décomposer cette différence selon :
D'après les questions Q10 et Q11 :
où \Delta P_{\text{pertes},a} = \Delta P_{\text{reg},a} + \Delta P_{\text{sing},a} et \Delta P_{\text{pertes},r} = \Delta P_{\text{reg},r} + \Delta P_{\text{sing},r}.
En effectuant la différence, les termes d'énergie cinétique se compensent (conduites de même diamètre) et comme z_B = z_C, il vient :
avec \Delta P_{\text{pertes,tot}} = \Delta P_{\text{reg},a} + \Delta P_{\text{sing},a} + \Delta P_{\text{reg},r} + \Delta P_{\text{sing},r}.
La puissance mécanique P_m cédée par la pompe au fluide s'écrit alors :
Application numérique :
Terme gravitaire :
\rho g z_E = 1,0 \times 10^3 \times 9,8 \times 25 = 2,45 \times 10^5\text{ Pa} = 2,45\text{ bar}Pertes de charge totales (d'après Q7 et Q8) :
\Delta P_{\text{pertes,tot}} \approx 2,1 \times 10^3 + 63 + 1,0 \times 10^3 + 126 \approx 3,3 \times 10^3\text{ Pa} = 0,033\text{ bar}Débit volumique :
Q_V = \frac{40}{3600}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} \approx 1,11 \times 10^{-2}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}
D'où :
Commentaire :
- La puissance mécanique nécessaire est modeste (environ 2,8\text{ kW}), ce qui correspond à une pompe industrielle de petite à moyenne taille, aisément alimentée par le réseau électrique usuel. En tenant compte d'un rendement global usuel de l'ordre de 70 à 80\,\%, la puissance électrique consommée sera de l'ordre de 3,5 à 4\text{ kW}.
- Le terme gravitaire \rho g z_E représente plus de 98\,\% de la puissance à fournir : les pertes de charge restent très faibles (moins de 2\,\%) en raison du grand diamètre des canalisations (D = 20\text{ cm}) qui maintient la vitesse d'écoulement à une valeur faible (v \approx 0,35\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}).
Résultat
Partie II : Contrôle de la qualité de l'eau de l'aquarium
II.A · Étude préliminaire de diagrammes E-pH superposés
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : couple oxydant-réducteur, oxydant, réducteur
Pour chacun des deux couples oxydant-réducteur de l'eau, préciser quelle espèce chimique est l'oxydant et laquelle est le réducteur.
Voir l'indiceIndice
Associer chaque couple à sa demi-équation redox : le réducteur cède des électrons et l'oxydant les capte.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour \text{O}_2/\text{H}_2\text{O} : \text{O}_2 est l'oxydant, \text{H}_2\text{O} le réducteur. Pour \text{H}^+/\text{H}_2 : \text{H}^+ est l'oxydant, \text{H}_2 le réducteur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'eau intervient dans deux couples d'oxydoréduction délimitant son domaine de stabilité thermodynamique :
À haut potentiel, le couple met en jeu le dioxygène gazeux et l'eau :
\mathrm{O_2(g)} + 4\,\mathrm{H^+(aq)} + 4\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{H_2O(\ell)}L'espèce qui capte les électrons est l'oxydant et celle qui les cède est le réducteur. On a ainsi :
\boxed{\text{Oxydant : } \mathrm{O_2(g)} \quad \text{et} \quad \text{Réducteur : } \mathrm{H_2O(\ell)}}À bas potentiel, le couple met en jeu les protons (ou l'eau en milieu basique) et le dihydrogène gazeux :
\begin{aligned} 2\,\mathrm{H^+(aq)} + 2\,\mathrm{e}^- &= \mathrm{H_2(g)} \\ \text{ou en milieu basique : } 2\,\mathrm{H_2O(\ell)} + 2\,\mathrm{e}^- &= \mathrm{H_2(g)} + 2\,\mathrm{HO^-(aq)} \end{aligned}Dans ce couple :
\boxed{\text{Oxydant : } \mathrm{H^+(aq)} \text{ (ou } \mathrm{H_2O(\ell)}\text{)} \quad \text{et} \quad \text{Réducteur : } \mathrm{H_2(g)}}
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Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : nombre d'oxydation
Déterminer le nombre d'oxydation de l'élément manganèse dans l'hydroxyde de manganèse (II) et de l'élément iode dans l'ion iodate .
Voir l'indiceIndice
Utiliser les nombres d'oxydation usuels de l'hydrogène (+\text{I}) et de l'oxygène (-\text{II}) pour déterminer celui du manganèse et de l'iode.
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Règles usuelles sur les nombres d'oxydation : +\text{II} pour le manganèse et +\text{V} pour l'iode.
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Rappelons les règles d'attribution des nombres d'oxydation usuels :
- pour l'élément oxygène, le nombre d'oxydation vaut \text{n.o.}(\text{O}) = -\text{II} (sauf dans le difluor et les peroxydes) ;
- pour l'élément hydrogène, le nombre d'oxydation vaut \text{n.o.}(\text{H}) = +\text{I} lorsqu'il est lié à des éléments plus électronégatifs.
1. Nombre d'oxydation du manganèse dans \text{Mn(OH)}_2\text{(s)} :
L'espèce \text{Mn(OH)}_2 étant neutre, la somme des nombres d'oxydation de tous les atomes constitutifs est nulle :
2. Nombre d'oxydation de l'iode dans l'ion iodate \text{IO}_3^-\text{(aq)} :
La somme des nombres d'oxydation est égale à la charge globale de l'ion, soit -1 :
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Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1
Notions : diagramme potentiel-ph, domaine de prédominance
Attribuer, en justifiant la réponse, les différents domaines du diagramme E-pH de l'élément manganèse, repérés par les lettres A, B, C, D et E (voir figure 2), aux différentes espèces considérées contenant l'élément manganèse.
Voir l'indiceIndice
Classer les espèces par nombre d'oxydation croissant verticalement, et distinguer les formes hydratées/acides des précipités d'hydroxydes horizontalement selon le pH.
Voir la stratégieStratégie
- Classer les espèces selon le nombre d'oxydation (n.o.) de l'élément manganèse : les formes les plus oxydées (n.o. le plus élevé) se situent aux potentiels les plus hauts (haut du diagramme).
- À nombre d'oxydation identique, distinguer les espèces selon le pH : l'espèce la plus acide (ou forme cationique libre) prédomine à pH faible (gauche), tandis que l'hydroxyde précipite à pH plus élevé par apport d'ions \mathrm{HO^-} (droite).
Voir la réponse courteRéponse courte
Classement vertical par nombre d'oxydation croissant et horizontal par basicité croissante pour identifier les espèces.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Déterminons le nombre d'oxydation de l'élément manganèse dans chacune des cinq espèces :
- \mathrm{Mn(s)} : \text{n.o.} = 0 ;
- \mathrm{Mn^{2+}(aq)} et \mathrm{Mn(OH)_2(s)} : \text{n.o.} = +\text{II} ;
- \mathrm{Mn^{3+}(aq)} et \mathrm{Mn(OH)_3(s)} : \text{n.o.} = +\text{III}.
1. Répartition selon l'axe des potentiels (axe vertical) :
- Le domaine le plus bas correspond au réducteur le plus fort, soit le degré d'oxydation 0 : le domaine E correspond donc à \mathrm{Mn(s)}.
- Les domaines intermédiaires C et D correspondent au degré d'oxydation +\text{II}.
- Les domaines situés aux potentiels les plus élevés A et B correspondent au degré d'oxydation +\text{III}.
2. Répartition selon l'axe de pH (axe horizontal) :
Au degré d'oxydation +III : la réaction de précipitation s'écrit
\mathrm{Mn^{3+}(aq)} + 3\,\mathrm{H_2O(\ell)} = \mathrm{Mn(OH)_3(s)} + 3\,\mathrm{H^+(aq)}La forme cationique \mathrm{Mn^{3+}(aq)} existe donc en milieu acide (bas pH, à gauche), tandis que l'hydroxyde \mathrm{Mn(OH)_3(s)} se forme à pH plus élevé (à droite). On en déduit :
- Domaine A : \mathrm{Mn^{3+}(aq)}
- Domaine B : \mathrm{Mn(OH)_3(s)}
Au degré d'oxydation +II : la réaction de précipitation s'écrit de même
\mathrm{Mn^{2+}(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(\ell)} = \mathrm{Mn(OH)_2(s)} + 2\,\mathrm{H^+(aq)}L'ion \mathrm{Mn^{2+}(aq)} est stable à bas pH (à gauche) et le précipité \mathrm{Mn(OH)_2(s)} à pH plus élevé (à droite). On en déduit :
- Domaine C : \mathrm{Mn^{2+}(aq)}
- Domaine D : \mathrm{Mn(OH)_2(s)}
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Question déjà tombée ailleurs
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1
Notions : diagramme potentiel-ph, stabilité thermodynamique
En utilisant les diagrammes E-pH de la figure 2, identifier quelles sont les espèces, contenant l'élément manganèse, stables dans l'eau en présence de dioxygène dissous.
Voir l'indiceIndice
Repérer la zone de superposition du domaine de prédominance/stabilité de l'espèce avec celui du dioxygène (au-dessus de la droite relative au couple de l'eau).
Voir la stratégieStratégie
- Deux espèces chimiques sont thermodynamiquement stables l'une en présence de l'autre si leurs domaines de stabilité (ou de prédominance/existence) possèdent une intersection non vide sur le diagramme E-\mathrm{pH}.
Le dioxygène dissous \mathrm{O_2} est la forme oxydée du couple \mathrm{O_2(g)}/\mathrm{H_2O} ; son domaine de stabilité correspond à la région située au-dessus de la droite frontière en pointillés supérieure :
E > E(\mathrm{O_2/H_2O})- On compare la position du domaine de chaque espèce du manganèse (attribués en Q15) par rapport à cette droite frontière.
Voir la réponse courteRéponse courte
Recherche des espèces de manganèse dont le domaine partage une frontière commune avec le domaine de stabilité du dioxygène.
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La frontière du couple \mathrm{O_2(g)}/\mathrm{H_2O} est tracée en pointillés rouges sur la figure 2 ; le domaine de stabilité du dioxygène dissous \mathrm{O_2} se situe au-dessus de cette droite.
Analysons chacune des espèces de l'élément manganèse :
- Mn(s) (domaine E) : situé très en dessous de la frontière \mathrm{O_2/H_2O} (E < -1{,}18\text{ V}), son domaine est disjoint de celui de \mathrm{O_2}. Le manganèse métallique est donc instable en présence de \mathrm{O_2} dissous (il est spontanément oxydé).
- \mathbf{Mn(OH)_2(s)} (domaine D) : situé intégralement sous la droite frontière \mathrm{O_2/H_2O}, son domaine est disjoint de celui de \mathrm{O_2}. L'hydroxyde de manganèse (II) n'est donc pas stable en présence de dioxygène dissous (il est oxydé par \mathrm{O_2}).
- \mathbf{Mn^{3+}(aq)} (domaine A) : situé pour \mathrm{pH} \lesssim 0{,}8 à des potentiels supérieurs à 1{,}51\text{ V}, il se trouve entièrement au-dessus de la frontière \mathrm{O_2/H_2O} (E^\circ = 1{,}23\text{ V}). Son domaine empiète sur celui de \mathrm{O_2} : \mathrm{Mn^{3+}(aq)} est donc stable en présence de dioxygène dissous.
- \mathbf{Mn(OH)_3(s)} (domaine B) : il s'étend vers les hauts potentiels sans limite supérieure sur le diagramme. De plus, pour \mathrm{pH} \gtrsim 3{,}5, sa frontière inférieure passe en dessous de la droite \mathrm{O_2/H_2O}. Son domaine de stabilité possède donc une vaste intersection avec celui de \mathrm{O_2} : \mathrm{Mn(OH)_3(s)} est stable en présence de dioxygène dissous.
- \mathbf{Mn^{2+}(aq)} (domaine C) : pour \mathrm{pH} \lesssim 3{,}5, la frontière supérieure du domaine de \mathrm{Mn^{2+}} (frontières A/C puis B/C) est située à un potentiel plus élevé que la droite \mathrm{O_2/H_2O}. Les domaines de \mathrm{Mn^{2+}} et de \mathrm{O_2} possèdent ainsi une zone commune à \mathrm{pH} < 3{,}5 : \mathrm{Mn^{2+}(aq)} est thermodynamiquement stable dans l'eau en présence de dioxygène dissous en milieu acide.
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Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2024 ?
Surtout 3 chapitres : Mécanique des fluides (34 % des questions, partie I), Diffusion thermique et diffusion de particules (31 %, partie III) et Oxydoréduction et électrochimie (27 %, partie II). Plus ponctuellement : Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation, Rayonnement thermique et Cinétique chimique.
Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2024 dès la première année (TSI1) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2024 ?
Environ 2 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2024 ?
Aucune question n'est vraiment difficile : toutes sont cotées 1 ou 2 sur 4 dans ce corrigé.
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2024 ?
Questions de cours : Q9 (relation de bernoulli), Q13 (couple oxydant-réducteur), Q14 (nombre d'oxydation), Q24 (loi de fourier), Q25 (diffusivité thermique) et Q29 (résistance thermique). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (relation de bernoulli), Q15 (diagramme potentiel-ph), Q21 (titrage indirect), Q26 (diffusivité thermique), Q27 (équation de la chaleur), Q30 (résistance thermique) et Q32 (résistance thermique).
Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2024 ?
Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2024 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le rapport indique que les trois parties ont été en moyenne réussies de manière équivalente par les candidats, avec des questions de début plutôt bien traitées et des difficultés croissantes ensuite. Moyenne : 9,15/20 (écart-type 4,1, 916 présents).
Que faire si l'on n'arrive pas à établir la relation de dosage en Q21 ?
Quelle espèce de manganèse(III) considérer pour le précipité en Q18 ?
L'hydroxyde de manganèse(III) \mathrm{Mn(OH)_3(s)}. Il convient de s'en tenir strictement aux espèces recensées dans le diagramme potentiel-pH fourni par le sujet, sans introduire d'autres oxydes comme \mathrm{MnO(OH)} ou \mathrm{MnO_2}.
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