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Corrigé détaillé E3A Physique Chimie MPI 2023 (page 3/3 : Partie IV)

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Partie IV : Stocker l'énergie électrique

IV.1 · Etude cristallographique du nickel

Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : cohérence temporelle, interférence

Justifier que les deux rayons émergents sont associés à des ondes cohérentes et que dans ce cas .

Voir l'indice

Souligner que les deux rayons sont issus de la même onde incidente et diffusés élastiquement sans altération de leur fréquence.

Voir la réponse courte

Les ondes proviennent d'une même source monochromatique par diffusion élastique sans décalage en fréquence, assurant leur cohérence mutuelle.

Voir le corrigé complet

Les deux rayons émergents proviennent de la réflexion élastique (diffusion sans changement de fréquence) sur deux plans réticulaires successifs d'un même faisceau issu d'une unique source monochromatique de longueur d'onde \lambda.

  • Égalité des pulsations : La source étant monochromatique de longueur d'onde \lambda dans le vide (ou l'air), elle présente une pulsation unique :

    \omega = \frac{2\pi c}{\lambda}

    La diffusion par les atomes du réseau cristallin étant élastique, le rayonnement réémis conserve la même fréquence et la même pulsation, d'où :

    \boxed{\omega_1 = \omega_2 = \omega}
  • Cohérence des ondes : Deux ondes sont dites cohérentes si leur déphasage relatif \Delta\varphi(M) = \varphi_2(M) - \varphi_1(M) en un point M est constant au cours du temps, ce qui conditionne la visibilité d'une figure d'interférences stable. Puisque les deux rayons sont issus par division du front d'onde d'une même source primaire, tout saut ou fluctuation aléatoire de phase à la source est transmis à l'identique sur les deux trajets. Pourvu que la différence de marche \delta reste très inférieure à la longueur de cohérence temporelle de la source (\delta \ll \ell_c), ces fluctuations s'annulent dans la différence de phase, assurant la cohérence mutuelle des ondes émergentes.

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : différence de marche, loi de bragg

Évaluer la différence de marche entre les 2 rayons renvoyés dans la direction symétrique . Faire clairement apparaître sur un schéma reproduisant la figure 13. En déduire l'expression de en fonction de et de la longueur d'onde de la source incidente.

Voir l'indice

Construire la projection géométrique des rayons sur un schéma pour faire apparaître les deux segments de trajet supplémentaire de longueur a_c \sin\theta.

Voir la stratégie
  1. Choisir deux plans d'onde perpendiculaires aux rayons incident et réfléchi passant par le centre diffuseur supérieur A_1, et déterminer les pieds des perpendiculaires H_1 et H_2 sur le rayon inférieur.
  2. Exprimer les segments supplémentaires parcourus par le second rayon dans les triangles rectangles formés, pour en déduire la différence de marche géométrique \delta.
  3. Relier le déphasage \Delta\varphi(M) à la différence de marche \delta via la relation fondamentale \Delta\varphi = \frac{2\pi}{\lambda}\delta.
Voir la réponse courte

Tracé de la marche géométrique sur deux plans successifs : \delta = 2d\sin\theta et déphasage \Delta\varphi = 2\pi\delta/\lambda = 4\pi d\sin\theta/\lambda.

Voir le corrigé complet

Considérons deux plans réticulaires successifs distants de a_c. Le premier rayon se réfléchit sur un atome A_1 du plan supérieur, et le second rayon se réfléchit sur un atome A_2 situé directement sous A_1 dans le plan inférieur.

Traçons les surfaces d'onde passant par A_1 :

  • le front d'onde incident coupe le rayon 2 en H_1 tel que (A_1 H_1) soit perpendiculaire au rayon incident ;
  • le front d'onde réfléchi coupe le rayon 2 émergent en H_2 tel que (A_1 H_2) soit perpendiculaire au rayon réfléchi.

En amont de la surface d'onde (A_1 H_1) et en aval de la surface d'onde (A_1 H_2), les chemins optiques des deux rayons sont identiques. La différence de marche \delta entre le rayon 2 et le rayon 1 s'écrit donc :

\delta = (H_1 A_2) + (A_2 H_2)

Dans le triangle rectangle A_1 H_1 A_2, l'angle \widehat{H_1 A_1 A_2} vaut \theta (angles à côtés perpendiculaires : (A_1 A_2) est perpendiculaire au plan réticulaire et (A_1 H_1) est perpendiculaire au rayon incident). On a donc :

H_1 A_2 = A_1 A_2 \sin\theta = a_c \sin\theta

De même, par symétrie dans le triangle rectangle A_1 H_2 A_2 :

A_2 H_2 = a_c \sin\theta

La différence de marche géométrique entre les deux rayons renvoyés dans la direction \theta vaut ainsi :

\boxed{\delta = 2 a_c \sin\theta}

Le retard de phase de l'onde 2 par rapport à l'onde 1 en tout point M d'observation à l'infini dans la direction \theta est donné par :

\Delta\varphi(M) = \varphi_2(M) - \varphi_1(M) = \frac{2\pi}{\lambda}\delta

soit :

\boxed{\Delta\varphi(M) = \frac{4\pi a_c \sin\theta}{\lambda}}

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : formule de fresnel, interférence

Établir l'expression de l'intensité lumineuse résultant de l'interférence des deux rayons. On rappelle que l'intensité vaut 2 fois la moyenne temporelle de l'amplitude résultante en .

Voir l'indice

Calculer la moyenne temporelle de l'amplitude totale au carré pour deux ondes cohérentes de même pulsation et de déphasage constant.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe de superposition pour déterminer l'onde scalaire résultante s(t, M) = s_1(t, M) + s_2(t, M).
  2. Calculer la moyenne temporelle du carré de ce signal résultant en utilisant la définition donnée de l'intensité : I = 2\,\langle s^2(t, M) \rangle.
  3. Exprimer I(\theta) en remplaçant le déphasage \Delta\varphi par son expression établie en question Q38.
Voir la réponse courte

Formule de Fresnel à deux ondes d'amplitudes égales : I(\theta) = 2I_0(1+\cos\Delta\varphi) = 4I_0\cos^2\left(\frac{2\pi d\sin\theta}{\lambda}\right).

Voir le corrigé complet

D'après le principe de superposition, l'amplitude de l'onde scalaire résultante au point M s'écrit :

s(t, M) = s_1(t, M) + s_2(t, M) = s_0 \cos(\omega t - \varphi_1) + s_0 \cos(\omega t - \varphi_2)

En utilisant la formule trigonométrique \cos p + \cos q = 2 \cos\left(\frac{p-q}{2}\right) \cos\left(\frac{p+q}{2}\right), avec p = \omega t - \varphi_1 et q = \omega t - \varphi_2, il vient :

s(t, M) = 2 s_0 \cos\left(\frac{\varphi_2 - \varphi_1}{2}\right) \cos\left(\omega t - \frac{\varphi_1 + \varphi_2}{2}\right) = 2 s_0 \cos\left(\frac{\Delta\varphi}{2}\right) \cos\left(\omega t - \varphi_0\right)

où l'on a posé \varphi_0 = \frac{\varphi_1 + \varphi_2}{2} et \Delta\varphi = \varphi_2 - \varphi_1.

L'intensité lumineuse est définie par I = 2\,\langle s^2(t, M) \rangle (la moyenne temporelle d'un signal étant nulle, l'énoncé fait référence à la moyenne du carré du signal) :

s^2(t, M) = 4 s_0^2 \cos^2\left(\frac{\Delta\varphi}{2}\right) \cos^2(\omega t - \varphi_0)

Sachant que la moyenne temporelle d'un cosinus au carré sur une ou plusieurs périodes est \langle \cos^2(\omega t - \varphi_0) \rangle = \frac{1}{2}, on obtient :

\begin{aligned} I(\theta) &= 2 \times 4 s_0^2 \cos^2\left(\frac{\Delta\varphi}{2}\right) \times \frac{1}{2} \\ &= 4 s_0^2 \cos^2\left(\frac{\Delta\varphi}{2}\right) = 2 s_0^2 (1 + \cos\Delta\varphi) \end{aligned}

En posant I_0 = 2\langle s_1^2 \rangle = s_0^2 l'intensité associée à un rayon incident isolé, et en rappelant d'après la question Q38 que \Delta\varphi = \frac{4\pi a_c \sin\theta}{\lambda}, on déduit :

\boxed{I(\theta) = 4 I_0 \cos^2\left(\frac{2\pi a_c \sin\theta}{\lambda}\right) = 2 I_0 \left[1 + \cos\left(\frac{4\pi a_c \sin\theta}{\lambda}\right)\right]}

(avec I_0 = s_0^2).

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : loi de bragg, condition d'interférences constructives

En déduire les valeurs de l'angle pour lesquelles on observe une intensité maximale. Montrer que l'on peut déduire des mesures de la valeur du paramètre de maille .

Voir l'indice

Écrire la condition d'interférence constructive \Delta\varphi = 2p\pi et en déduire la formule de Bragg liant a_c, \theta et \lambda.

Voir la stratégie
  1. Exploiter l'expression de l'intensité obtenue à la question Q39 pour identifier la condition sur le déphasage \Delta\varphi (ou la différence de marche \delta) menant à des interférences purement constructives.
  2. En déduire les angles \theta_p réalisant cette condition (loi de Bragg) en tenant compte du domaine de définition du sinus.
  3. Exprimer littéralement le paramètre de maille a_c en fonction de \lambda, p et de l'angle mesuré \theta_p.
Voir la réponse courte

Maxima pour \Delta\varphi = 2p\pi, soit 2d\sin\theta = p\lambda (loi de Bragg) ; d fournit directement le paramètre de maille a_c.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question Q39, l'intensité s'écrit :

I(\theta) = 4 I_0 \cos^2\left(\frac{\pi \delta}{\lambda}\right) = 2 I_0 \left[1 + \cos\left(\frac{4\pi a_c \sin\theta}{\lambda}\right)\right]

L'intensité est maximale (I_{\max} = 4 I_0) lorsque le cosinus vaut 1, c'est-à-dire pour des interférences constructives :

\Delta\varphi = 2p\pi \iff \delta = p\lambda \quad \text{avec } p \in \mathbb{Z}

Comme \delta = 2 a_c \sin\theta (d'après la question Q38) et que l'angle d'incidence rasant \theta est compris dans l'intervalle ]0, \, \pi/2], l'ordre d'interférence p est un entier strictement positif (p \in \mathbb{N}^*).

On en déduit la loi de Bragg :

2 a_c \sin\theta = p \lambda \iff \sin\theta = \frac{p\lambda}{2a_c}

Les valeurs de l'angle \theta correspondant aux maxima d'intensité sont donc :

\boxed{\theta_p = \arcsin\left(\frac{p\lambda}{2a_c}\right) \quad \text{avec } p \in \mathbb{N}^* \text{ tel que } p \le \frac{2a_c}{\lambda}}

Détermination du paramètre de maille a_c :

La longueur d'onde \lambda de la source de rayons X étant connue, la mesure expérimentale de l'angle \theta_p associé au maximum d'ordre p (par exemple le premier pic pour p = 1) permet d'isoler directement a_c :

\boxed{a_c = \frac{p\lambda}{2\sin\theta_p}}

Si l'on dispose de la mesure de plusieurs angles \theta_p pour différents ordres p, on peut tracer \sin\theta_p en fonction de p. On obtient alors une droite passant par l'origine de pente \alpha = \frac{\lambda}{2a_c}, ce qui donne une détermination plus précise : a_c = \frac{\lambda}{2\alpha}.

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Schéma ou tracé
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : lentille convergente, plan focal

Proposer, en s'appuyant sur un schéma clair, un montage d'optique géométrique simple pour observer une figure d'interférences sur un écran. On précisera en particulier le type de lentille(s) éventuellement utilisée(s) et on justifiera les positions relatives de chaque élément.

Voir l'indice

Placer une lentille convergente après l'échantillon pour focaliser les rayons parallèles interférant à l'infini sur un écran situé dans son plan focal image.

Voir la stratégie

Pour observer une figure d'interférences issue de rayons interférant à l'infini dans le cadre de l'optique géométrique (conditions de Fraunhofer) :

  1. Il faut d'abord produire un faisceau incident constitué de rayons parallèles (onde plane) à partir d'une source quasi-ponctuelle : on utilise une lentille collimatrice convergente.
  2. Il faut ensuite faire converger les rayons émergents parallèles vers des points distincts d'un écran situé à distance finie : on utilise une seconde lentille convergente avec l'écran placé dans son plan focal image.
Voir la réponse courte

Montage goniométrique ou lentille convergente observant à l'infini : l'écran est placé dans le plan focal image de la lentille.

Voir le corrigé complet

Le montage optique adapté à l'observation d'interférences à distance finie pour des rayons interférant initialement à l'infini comprend les éléments suivants :

  • Une source lumineuse monochromatique ponctuelle (ou une fente source éclairée par une source spectrale).
  • Une première lentille convergente \mathcal{L}_1 de distance focale f'_1 (collimateur) : la source est placée en son foyer principal objet F_1. La lentille forme un faisceau de rayons parallèles (onde plane) qui éclaire le dispositif sous l'angle d'incidence \theta.
  • Le dispositif diffractant / réseau cristallin : il réfléchit et diffracte les faisceaux dans différentes directions sous forme d'ondes planes (rayons mutuellement parallèles pour chaque direction \theta).
  • Une seconde lentille convergente \mathcal{L}_2 de distance focale f'_2 (lentille de projection ou objectif) : elle collecte les rayons émergents parallèles inclinés de l'angle \theta.
  • Un écran d'observation (ou détecteur) : il est placé dans le plan focal image de la lentille \mathcal{L}_2, à une distance f'_2 derrière celle-ci.

Ainsi, tous les rayons émergeant avec une même inclinaison \theta se coupent en un point unique du plan focal image de \mathcal{L}_2, matérialisant sur l'écran les franges ou taches d'interférences avec un contraste optimal.

\boxed{\text{Lentilles convergentes : source en } F_1 \text{ de } \mathcal{L}_1 \text{ et écran dans le plan focal image de } \mathcal{L}_2 \text{ (distance } f'_2\text{)}}

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Question 42

Application directeTemps estimé : ≈ 1 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : goniomètre, mesure d'angle

Comment s'appelle l'appareil utilisé en travaux pratiques d'optique qui sert à mesurer des angles ?

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Nommer l'instrument d'optique muni d'un plateau tournant gradué destiné à repérer avec précision les directions angulaires de déviation.

Voir la réponse courte

L'instrument de travaux pratiques permettant de mesurer des déviations angulaires est le goniomètre (ou diffractomètre).

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L'appareil utilisé en travaux pratiques d'optique pour mesurer des angles (angles de déviation d'un prisme ou d'un réseau, directions de diffraction) est le goniomètre (souvent appelé spectrogoniomètre lorsqu'il est employé pour l'analyse spectrale).

\boxed{\text{Le goniomètre (ou spectrogoniomètre)}}

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : loi de bragg, paramètre de maille

Déduire des mesures optiques le paramètre de maille sachant qu'on observe un premier maximum de lumière pour . L'ordre de grandeur obtenu pour la valeur vous semble-t-il correct ? Justifier.

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Calculer a_c pour l'ordre p = 1 et comparer sa valeur aux distances interatomiques caractéristiques d'un cristal métallique (de l'ordre de quelques dixièmes de nanomètre).

Voir la réponse courte

Calcul d = \lambda/(2\sin\theta_1) \sim 0{,}35\text{ nm} ; valeur tout à fait cohérente avec l'ordre de grandeur subnanométrique d'une maille cristalline.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question Q40, la condition d'interférences constructives (loi de Bragg) s'écrit :

2 a_c \sin\theta_p = p \lambda \quad (p \in \mathbb{N}^*)

Le premier maximum de diffraction non nul correspond à l'ordre p = 1 sous l'angle \theta_1 = 14{,}0^\circ. On en déduit l'expression du paramètre de maille a_c :

a_c = \frac{\lambda}{2 \sin\theta_1}

Application numérique : Avec \lambda = 0{,}171\text{ nm} et \theta_1 = 14{,}0^\circ :

\begin{aligned} \sin(14{,}0^\circ) &\approx 0{,}2419 \\ a_c &= \frac{0{,}171 \cdot 10^{-9}}{2 \times \sin(14{,}0^\circ)} \approx 3{,}53 \cdot 10^{-10}\text{ m} = 0{,}353\text{ nm} \end{aligned}
\boxed{a_c = 0{,}353\text{ nm} = 353\text{ pm}}

Discussion de l'ordre de grandeur : Cet ordre de grandeur est tout à fait cohérent :

  • la taille typique d'un atome (rayon atomique) est de l'ordre de l'angström, soit r \sim 10^{-10}\text{ m} = 0{,}1\text{ nm} ;
  • les paramètres de maille des métaux usuels cristallisés sont ainsi typiquement compris entre 0{,}3\text{ nm} et 0{,}5\text{ nm}. La valeur trouvée pour le nickel (0{,}353\text{ nm}) correspond d'ailleurs très précisément à la valeur tabulée de sa maille cubique à faces centrées (a \approx 0{,}352\text{ nm}).

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IV.2 · Accumulateur cadmium-nickel

Question 44

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : demi-équation électronique, oxydant et réducteur

Écrire pour chaque élément, Ni et Cd, les demi-équations électroniques. Identifier les oxydants et les réducteurs.

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Écrire les demi-équations d'oxydoréduction avec échange de 2 électrons pour les couples \mathrm{Ni^{2+}/Ni} et \mathrm{Cd^{2+}/Cd}.

Voir la réponse courte

Écriture de \mathrm{Ni}^{2+} + 2e^- \rightleftharpoons \mathrm{Ni} et \mathrm{Cd}^{2+} + 2e^- \rightleftharpoons \mathrm{Cd} ; identification des oxydants et réducteurs.

Voir le corrigé complet

D'après les données fournies en fin d'énoncé, les couples d'oxydoréduction mis en jeu pour les deux éléments sont \mathrm{Ni}^{2+}/\mathrm{Ni} et \mathrm{Cd}^{2+}/\mathrm{Cd}.

  1. Pour l'élément nickel (\mathrm{Ni}) : La demi-équation électronique s'écrit :

    \boxed{\mathrm{Ni}^{2+}(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Ni}(\mathrm{s})}
    • L'oxydant est le cation nickel(II), \mathrm{Ni}^{2+}, qui est l'accepteur d'électrons ;
    • Le réducteur est le nickel métallique, \mathrm{Ni}, qui est le donneur d'électrons.
  2. Pour l'élément cadmium (\mathrm{Cd}) : La demi-équation électronique s'écrit :

    \boxed{\mathrm{Cd}^{2+}(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Cd}(\mathrm{s})}
    • L'oxydant est le cation cadmium(II), \mathrm{Cd}^{2+}, qui est l'accepteur d'électrons ;
    • Le réducteur est le cadmium métallique, \mathrm{Cd}, qui est le donneur d'électrons.

Résultat

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Question 45

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : potentiel standard, règle du gamma

Placer sur une échelle les potentiels standards de chaque couple et en déduire l'équation de la réaction d'oxydo-réduction thermodynamiquement favorisée.

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Classer les potentiels standard sur un axe orienté et appliquer la règle du gamma pour identifier la réaction spontanée.

Voir la réponse courte

E^\circ(\mathrm{Ni}^{2+}/\mathrm{Ni}) > E^\circ(\mathrm{Cd}^{2+}/\mathrm{Cd}) : la réaction spontanée favorisée est \mathrm{Ni}^{2+} + \mathrm{Cd} \to \mathrm{Ni} + \mathrm{Cd}^{2+}.

Voir le corrigé complet

D'après les données de l'énoncé, les potentiels standard redox associés aux deux couples considérés valent :

E_1^\circ(\mathrm{Ni}^{2+}/\mathrm{Ni}) = -0{,}24\text{ V} \quad \text{et} \quad E_2^\circ(\mathrm{Cd}^{2+}/\mathrm{Cd}) = -0{,}40\text{ V}

Plaçons ces couples sur une échelle orientée selon les potentiels standard croissants :

Puisque E_1^\circ > E_2^\circ, l'oxydant le plus fort (\mathrm{Ni}^{2+}) réagit thermodynamiquement de manière favorisée avec le réducteur le plus fort (\mathrm{Cd}) selon la règle du gamma (\gamma).

En combinant les deux demi-équations établies à la question précédente :

\begin{aligned} \mathrm{Ni}^{2+}(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{e}^- &\longrightarrow \mathrm{Ni}(\mathrm{s}) \\ \mathrm{Cd}(\mathrm{s}) &\longrightarrow \mathrm{Cd}^{2+}(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{e}^- \end{aligned}

on obtient l'équation de la réaction thermodynamiquement favorisée :

\boxed{\mathrm{Ni}^{2+}(\mathrm{aq}) + \mathrm{Cd}(\mathrm{s}) = \mathrm{Ni}(\mathrm{s}) + \mathrm{Cd}^{2+}(\mathrm{aq})}

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Question 46

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1

Notions : formule de nernst, tension à vide

Dans le cas de la pile Ni-Cd étudiée, calculer les potentiels d'électrode et , ainsi que la différence de potentiel mesurée par un volt-mètre idéal lorsque la pile ne débite pas. Préciser le pôle positif et le pôle négatif.

Voir l'indice

Appliquer la formule de Nernst à 25 ° C pour chaque couple afin d'obtenir E_1 et E_2, puis calculer la f.é.m. U = E_1 - E_2.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la relation de Nernst à 25\ ^\circ\text{C} pour déterminer les potentiels d'équilibre E_1 et E_2 de chaque demi-pile à partir des concentrations initiales.
  2. Comparer E_1 et E_2 pour identifier le pôle positif (potentiel le plus élevé) et le pôle négatif.
  3. En déduire la tension à vide U en tenant compte de la flèche de tension représentée sur la figure 14.
Voir la réponse courte

Formule de Nernst sur chaque demi-pile pour calculer E_1 et E_2 ; U = E_1 - E_2 > 0, l'électrode de nickel forme le pôle positif.

Voir le corrigé complet

À T = 25\ ^\circ\text{C} = 298\text{ K}, le terme pré-logarithmique de la formule de Nernst vaut :

\frac{R\,T\,\ln 10}{\mathcal{F}} = \frac{8{,}32 \times 298{,}15 \times \ln 10}{9{,}65 \cdot 10^4} \approx 0{,}059\text{ V}

1. Potentiels d'électrode : Pour les couples \mathrm{M}^{2+}/\mathrm{M}(\mathrm{s}) mettant en jeu n = 2 électrons, la relation de Nernst s'écrit :

E = E^\circ + \frac{0{,}059}{2}\log\left(\frac{[\mathrm{M}^{2+}]}{c^\circ}\right) \quad (\text{avec } c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1})
  • Pour la demi-pile au nickel (électrode 1) :

    \begin{aligned} E_1 &= E_1^\circ + \frac{0{,}059}{2}\log\left(\frac{c_1}{c^\circ}\right) \\ E_1 &= -0{,}24 + 0{,}0295 \log(5{,}0 \cdot 10^{-2}) \approx -0{,}24 - 0{,}038 = -0{,}278\text{ V} \end{aligned}
    \boxed{E_1 \approx -0{,}28\text{ V}}
  • Pour la demi-pile au cadmium (électrode 2) :

    \begin{aligned} E_2 &= E_2^\circ + \frac{0{,}059}{2}\log\left(\frac{c_2}{c^\circ}\right) \\ E_2 &= -0{,}40 + 0{,}0295 \log(1{,}0 \cdot 10^{-3}) = -0{,}40 - 0{,}0295 \times 3 = -0{,}4885\text{ V} \end{aligned}
    \boxed{E_2 \approx -0{,}49\text{ V}}

2. Pôles de la pile : Puisque E_1 > E_2 :

  • le pôle positif (+) est l'électrode de nickel (électrode 1) ;
  • le pôle négatif (-) est l'électrode de cadmium (électrode 2).

3. Différence de potentiel U : Sur le schéma de la figure 14, la flèche de tension U pointe vers l'électrode 1 (Ni) depuis l'électrode 2 (Cd). La tension mesurée par le voltmètre idéal en circuit ouvert (qui ne perturbe pas les potentiels d'équilibre) s'écrit donc :

\begin{aligned} U &= E_1 - E_2 \\ U &= -0{,}278 - (-0{,}489) = +0{,}211\text{ V} \end{aligned}
\boxed{U \approx 0{,}21\text{ V}}

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Question 47

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : fonctionnement d'une pile, sen du courant

Préciser, en justifiant, le sens de l'intensité du courant électrique.

Voir l'indice

Déterminer le sens du courant électrique dans le circuit extérieur du pôle positif vers le pôle négatif.

Voir la réponse courte

Dans le circuit extérieur, le courant conventionnel circule du pôle positif (cathode de nickel) vers le pôle négatif (anode de cadmium).

Voir le corrigé complet

La pile fonctionne en générateur spontané lorsqu'elle débite dans la résistance R :

  • D'après la question Q46, l'électrode de nickel constitue le pôle positif (\oplus) et l'électrode de cadmium le pôle négatif (\ominus).
  • Au pôle négatif (anode, électrode de cadmium), il y a oxydation du cadmium métallique selon :

    \mathrm{Cd}(\mathrm{s}) \longrightarrow \mathrm{Cd}^{2+}(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{e}^-

    Des électrons sont libérés et circulent dans le circuit extérieur depuis le cadmium vers le nickel.

  • Au pôle positif (cathode, électrode de nickel), il y a réduction des ions nickel(II) selon :

    \mathrm{Ni}^{2+}(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{Ni}(\mathrm{s})

Par convention, le sens du courant électrique i est opposé à celui du déplacement des porteurs de charge négatifs (les électrons). Ainsi :

\boxed{\text{À l'extérieur de la pile (dans la résistance } R\text{), le courant circule de l'électrode de Ni vers l'électrode de Cd.}}

À l'intérieur de la pile (dans les solutions et le pont salin), le passage du courant est assuré par les ions : le courant circule de l'électrode de cadmium vers l'électrode de nickel, ce qui correspond à la migration des cations vers la cathode (Ni) et des anions vers l'anode (Cd).

Résultat

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Question 48

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1

Notions : équilibre chimique, pile

Que valent les potentiels d'électrode quand la pile cesse de débiter ? Quelle est alors la composition de chaque bécher ?

Voir l'indice

À l'épuisement de la pile, la f.é.m. s'annule : les potentiels d'électrode s'égalisent lors de la disparition quasi-totale de l'ion limitant.

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition thermodynamique d'arrêt du débit de la pile (état d'équilibre électrochimique où la f.é.m. s'annule).
  2. Déterminer l'avancement maximal de la réaction globale en supposant les électrodes solides en excès, puis en déduire la composition de chaque bécher à l'équilibre.
  3. Calculer la valeur commune prise par les potentiels d'électrode à l'équilibre à l'aide de la formule de Nernst.
Voir la réponse courte

À l'arrêt, les potentiels d'électrode sont égaux (E_1 = E_2) ou le réactif limitant (ici les ions \mathrm{Ni}^{2+}) est totalement consommé.

Voir le corrigé complet

1. Égalité des potentiels d'électrode :

La pile cesse de débiter lorsqu'elle atteint son état d'équilibre chimique et électrochimique. La différence de potentiel entre les deux bornes s'annule alors :

U = E_1 - E_2 = 0 \iff E_1 = E_2 = E_{\text{eq}}

2. Composition de chaque bécher à l'état final :

L'équation de la réaction globale de décharge s'écrit :

\mathrm{Ni}^{2+}(\mathrm{aq}) + \mathrm{Cd}(\mathrm{s}) = \mathrm{Ni}(\mathrm{s}) + \mathrm{Cd}^{2+}(\mathrm{aq})

La constante thermodynamique d'équilibre associée à T = 298\text{ K} vaut :

K^\circ = 10^{\frac{2(E_1^\circ - E_2^\circ)}{0{,}059}} = 10^{\frac{2(-0{,}24 - (-0{,}40))}{0{,}059}} = 10^{\frac{0{,}32}{0{,}059}} \approx 2{,}6 \cdot 10^5 \gg 1

La réaction est donc quasi-totale.

Les quantités initiales d'ions en solution dans chaque bécher de volume V = 100\text{ mL} = 0{,}100\text{ L} sont :

\begin{aligned} n_0(\mathrm{Ni}^{2+}) &= c_1 V = 5{,}0 \cdot 10^{-2} \times 0{,}100 = 5{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ mol} \\ n_0(\mathrm{Cd}^{2+}) &= c_2 V = 1{,}0 \cdot 10^{-3} \times 0{,}100 = 1{,}0 \cdot 10^{-4}\text{ mol} \end{aligned}

Les électrodes métalliques étant supposées en large excès, le réactif limitant est l'ion nickel(II) \mathrm{Ni}^{2+}. L'avancement à l'équilibre est donc :

\xi_{\text{eq}} \approx \xi_{\max} = n_0(\mathrm{Ni}^{2+}) = 5{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ mol}

À l'arrêt du débit, la composition de chaque compartiment est la suivante :

  • Bécher 1 (demi-pile au nickel) :

    • Les ions \mathrm{Ni}^{2+} sont quasi intégralement consommés :

      n_{\text{eq}}(\mathrm{Ni}^{2+}) \approx 0\text{ mol}
    • L'électrode de nickel a vu sa quantité de matière augmenter de \Delta n(\mathrm{Ni}) = +\xi_{\max} = 5{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ mol}.
  • Bécher 2 (demi-pile au cadmium) :

    • Des ions cadmium(II) ont été produits :

      n_{\text{eq}}(\mathrm{Cd}^{2+}) = n_0(\mathrm{Cd}^{2+}) + \xi_{\max} = 1{,}0 \cdot 10^{-4} + 5{,}0 \cdot 10^{-3} = 5{,}1 \cdot 10^{-3}\text{ mol}

      soit une concentration finale :

      [\mathrm{Cd}^{2+}]_{\text{eq}} = \frac{n_{\text{eq}}(\mathrm{Cd}^{2+})}{V} = \frac{5{,}1 \cdot 10^{-3}}{0{,}100} = 5{,}1 \cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}
    • L'électrode de cadmium a vu sa quantité de matière diminuer de \Delta n(\mathrm{Cd}) = -\xi_{\max} = -5{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ mol}.

3. Valeur numérique des potentiels d'électrode :

En appliquant la formule de Nernst à la demi-pile au cadmium :

\begin{aligned} E_2 &= E_2^\circ + \frac{0{,}059}{2}\log\left(\frac{[\mathrm{Cd}^{2+}]_{\text{eq}}}{c^\circ}\right) \\ E_2 &= -0{,}40 + 0{,}0295 \log(5{,}1 \cdot 10^{-2}) \\ E_2 &= -0{,}40 - 0{,}038 = -0{,}438\text{ V} \approx -0{,}44\text{ V} \end{aligned}

On a donc à l'équilibre :

\boxed{E_1 = E_2 = -0{,}44\text{ V}}

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Question 49

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : capacité électrique, temps de fonctionnement

Évaluer la durée de fonctionnement de la pile.

Voir l'indice

Relier la charge totale débitée Q = i \Delta t à la quantité maximale d'électrons échangés par la relation de Faraday Q = n_e \mathcal{F}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la quantité d'électricité totale Q débitée par la pile à partir de la quantité de matière d'électrons échangés jusqu'à l'arrêt du fonctionnement (consommation du réactif limitant \mathrm{Ni}^{2+}, d'après la question Q48).
  2. Relier cette charge à l'intensité du courant i, supposée constante, pour en déduire la durée de fonctionnement \Delta t = Q/i.
Voir la réponse courte

Charge maximale Q = 2 n_{\text{lim}} \mathcal{F} = I \Delta t, d'où la durée de fonctionnement \Delta t = 2 n_{\text{lim}} \mathcal{F} / I.

Voir le corrigé complet

D'après l'étude menée à la question Q48, la réaction s'arrête lorsque la totalité des ions \mathrm{Ni}^{2+} initialement présents dans le bécher est consommée. L'avancement maximal de la réaction est donc :

\xi_{\max} = c_1 V = 5{,}0 \cdot 10^{-2} \times 0{,}100 = 5{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ mol}

D'après la demi-équation électronique du nickel (question Q44) :

\mathrm{Ni}^{2+}(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Ni}(\mathrm{s})

la réduction d'un mole de \mathrm{Ni}^{2+} met en jeu z = 2 moles d'électrons. La quantité totale d'électrons ayant circulé dans le circuit extérieur s'écrit donc :

n(\mathrm{e}^-) = 2\,\xi_{\max} = 2\,c_1 V

La charge électrique totale Q débitée s'exprime grâce à la constante de Faraday \mathcal{F} :

Q = n(\mathrm{e}^-)\,\mathcal{F} = 2\,c_1 V\,\mathcal{F}

L'intensité i étant maintenue constante au cours de la décharge, la durée de fonctionnement \Delta t de la pile est :

\Delta t = \frac{Q}{i} = \frac{2\,c_1 V\,\mathcal{F}}{i}

Application numérique : Avec c_1 = 5{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, V = 100\text{ mL} = 0{,}100\text{ L}, \mathcal{F} = 9{,}65 \cdot 10^4\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1} et i = 50\text{ mA} = 50 \cdot 10^{-3}\text{ A} :

\begin{aligned} Q &= 2 \times 5{,}0 \cdot 10^{-3} \times 9{,}65 \cdot 10^4 = 965\text{ C} \\ \Delta t &= \frac{965}{50 \cdot 10^{-3}} = 19\,300\text{ s} \end{aligned}

En convertissant en heures :

\Delta t = \frac{19\,300}{3\,600}\text{ h} \approx 5{,}36\text{ h} \approx 5\text{ h } 22\text{ min}
\boxed{\Delta t \approx 1{,}9 \cdot 10^4\text{ s} \approx 5{,}4\text{ h}}

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Question 50

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : ph, couple acide-base

Définir un milieu basique.

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Rappeler la définition d'un milieu basique en termes d'activité des ions hydroxyde prédominante devant les ions hydronium (\mathrm{pH} > 7 à 25 ° C).

Voir la réponse courte

À 25\,^\circ\mathrm{C}, un milieu aqueux basique vérifie \mathrm{pH} > 7, ce qui équivaut à [\mathrm{HO}^-] > [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+].

Voir le corrigé complet

En solution aqueuse, un milieu basique est une solution dans laquelle la concentration en ions hydroxyde \mathrm{HO^-} est strictement supérieure à celle en ions oxonium \mathrm{H_3O^+} :

[\mathrm{HO^-}] > [\mathrm{H_3O^+}]

À la température de travail fixée par l'énoncé (T = 25\,^\circ\mathrm{C}), le produit ionique de l'eau vaut K_\mathrm{e} = [\mathrm{H_3O^+}][\mathrm{HO^-}] = 1{,}0 \cdot 10^{-14}. Cette condition est donc équivalente à :

\boxed{\mathrm{pH} > \frac{1}{2}\mathrm{p}K_\mathrm{e} = 7{,}0}

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Question 51

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : nombre d'oxydation, réaction d'oxydoréduction

Déterminer les nombres d'oxydation des éléments Ni et Cd dans les espèces les contenant. En déduire les coefficients stœchiométriques pour ajuster l'équation de la réaction ci-dessus.

Voir l'indice

Déterminer le nombre d'oxydation du nickel dans \mathrm{Ni_2O_3} et \mathrm{Ni(OH)_2}, puis du cadmium dans \mathrm{Cd} et \mathrm{Cd(OH)_2} pour équilibrer le transfert électronique.

Voir la stratégie
  1. Déterminer les nombres d'oxydation (n.o.) des éléments en appliquant les règles usuelles : l'élément à l'état de corps simple a un n.o. nul, l'hydrogène a pour n.o. +\text{I} et l'oxygène -\text{II} dans ces composés neutres.
  2. Exploiter la conservation du nombre d'électrons échangés (la somme des variations des degrés d'oxydation pondérée par les coefficients stœchiométriques est nulle) pour relier les coefficients de \mathrm{Cd} et de \mathrm{Ni}, puis ajuster l'oxygène et l'hydrogène avec \mathrm{H}_2\mathrm{O}.
Voir la réponse courte

Calcul des étages d'oxydation de Ni et Cd dans les hydroxydes/oxydes et équilibrage de la réaction globale en milieu basique.

Voir le corrigé complet

1. Nombres d'oxydation des éléments Ni et Cd :

  • Pour le cadmium :

    • Dans \mathrm{Cd\,(s)} (corps simple métallique) :

      \text{n.o.}(\mathrm{Cd}) = 0
    • Dans \mathrm{Cd(OH)}_2\,\mathrm{(s)} (neutre, avec \text{n.o.}(\mathrm{O}) = -\text{II} et \text{n.o.}(\mathrm{H}) = +\text{I}, soit un groupe hydroxyde à -\text{I}) :

      \text{n.o.}(\mathrm{Cd}) + 2 \times (-\text{I}) = 0 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Cd}) = +\text{II}
  • Pour le nickel :

    • Dans \mathrm{Ni}_2\mathrm{O}_3\,\mathrm{(s)} (neutre, avec \text{n.o.}(\mathrm{O}) = -\text{II}) :

      2 \times \text{n.o.}(\mathrm{Ni}) + 3 \times (-\text{II}) = 0 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Ni}) = +\text{III}
    • Dans \mathrm{Ni(OH)}_2\,\mathrm{(s)} :

      \text{n.o.}(\mathrm{Ni}) + 2 \times (-\text{I}) = 0 \implies \text{n.o.}(\mathrm{Ni}) = +\text{II}

2. Ajustement de l'équation de la réaction :

  • Le cadmium subit une oxydation avec une variation de nombre d'oxydation de :

    \Delta(\text{n.o.})_{\mathrm{Cd}} = +\text{II} - 0 = +2 \quad (\text{perte de } 2\,\mathrm{e}^-)
  • Le nickel subit une réduction avec une variation de :

    \Delta(\text{n.o.})_{\mathrm{Ni}} = +\text{II} - (+\text{III}) = -1 \quad (\text{gain de } 1\,\mathrm{e}^-)

    Une mole d'oxyde de nickel \mathrm{Ni}_2\mathrm{O}_3 comprenant 2 atomes de nickel, sa réduction consomme 2 \times 1\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{e}^-.

Le transfert de deux électrons associe donc 1\text{ mol} de \mathrm{Ni}_2\mathrm{O}_3 pour 1\text{ mol} de \mathrm{Cd} :

\mathrm{Ni}_2\mathrm{O}_3\,\mathrm{(s)} + \mathrm{Cd\,(s)} + x\,\mathrm{H}_2\mathrm{O\,(l)} = 2\,\mathrm{Ni(OH)}_2\,\mathrm{(s)} + \mathrm{Cd(OH)}_2\,\mathrm{(s)}

Le bilan des atomes d'hydrogène à droite en compte 2 \times 2 + 2 = 6, ce qui impose x = 3. Ce coefficient assure également le bilan en oxygène (3 + 3 = 6 atomes à gauche, 4 + 2 = 6 à droite).

L'équation-bilan s'écrit donc :

\boxed{\mathrm{Ni}_2\mathrm{O}_3\,\mathrm{(s)} + \mathrm{Cd\,(s)} + 3\,\mathrm{H}_2\mathrm{O\,(l)} = 2\,\mathrm{Ni(OH)}_2\,\mathrm{(s)} + \mathrm{Cd(OH)}_2\,\mathrm{(s)}}

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