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Corrigé détaillé E3A Physique Chimie PSI 2024 (page 3/3 : Parties V et VI)

Escale à Fort Boyard

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Partie V : Explosion de la cartouche

Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : milieu ferromagnétique

Rappeler la définition d'un milieu ferromagnétique linéaire doux. Donner la relation entre les vecteurs et au sein d'un tel milieu.

Voir l'indice

Définir la linéarité, l'isotropie et l'absence de cycle d'hystérésis d'un matériau ferromagnétique doux, puis donner la relation constitutive avec la perméabilité relative \mu_{\mathrm{r}}.

Voir la réponse courte

Définition d'un milieu ferromagnétique doux (cycle d'hystérésis étroit, pertes faibles) et relation constitutive linéaire \vec{B} = \mu_0 \mu_{\mathrm{r}} \vec{H}.

Voir le corrigé complet

Un milieu ferromagnétique doux est un matériau magnétique caractérisé par un cycle d'hystérésis très étroit :

  • son champ coercitif H_{\mathrm{c}} et son aimantation rémanente sont très faibles, de sorte qu'il s'aimante et se désaimante aisément sans dissiper d'énergie significative par hystérésis ;
  • sa perméabilité magnétique relative est très élevée (\mu_{\mathrm{r}} \gg 1).

L'hypothèse de comportement linéaire consiste à négliger l'hystérésis et à supposer que le matériau ne s'approche pas de la saturation magnétique : la courbe de première aimantation est modélisée par une droite passant par l'origine.

Au sein d'un tel milieu (supposé de plus linéaire, homogène et isotrope), les vecteurs induction magnétique \vec{B} et excitation magnétique \vec{H} sont colinéaires et proportionnels :

\boxed{\vec{B} = \mu \vec{H} = \mu_0 \mu_{\mathrm{r}} \vec{H}}

où \mu_0 est la perméabilité magnétique du vide et \mu_{\mathrm{r}} la perméabilité magnétique relative du matériau (avec \mu_{\mathrm{r}} \gg 1).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Apprendre avec précision les définitions du cours sur les milieux ferromagnétiques.

« Certaines définitions (ferromagnétique doux/dur, aimantation, excitation, champ coercitif, champ rémanent) doivent être mieux apprises. »

Source : rapport du jury E3A 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : théorème d'ampère, circuit magnétique

En d'étaillant les étapes et hypothèses de votre raisonnement, montrer que le champ magnétique dans l'entrefer s'écrit :

Voir l'indice

Appliquer le théorème d'Ampère sur un contour moyen fermé en exploitant la continuité du flux magnétique à travers chaque section constante S.

Voir la stratégie
  1. Préciser les hypothèses usuelles sur le circuit magnétique (conservation du flux, absence de fuites et d'épanouissement).
  2. Appliquer le théorème d'Ampère à la circulation du champ d'excitation magnétique \vec{H} le long d'une ligne de champ moyenne enlaçant les N spires.
  3. Utiliser les relations constitutives entre \vec{B} et \vec{H} dans le fer et dans l'entrefer pour en déduire l'expression de B(x).
Voir la réponse courte

Théorème d'Ampère le long du contour moyen et conservation du flux magnétique pour exprimer B(x) dans l'entrefer.

Voir le corrigé complet

On formule les hypothèses classiques d'étude d'un circuit magnétique :

  • Absence de fuites magnétiques : les lignes de champ de \vec{B} sont entièrement canalisées à l'intérieur du matériau ferromagnétique et traversent les deux entrefers.
  • Absence d'épanouissement dans les entrefers : les entrefers sont d'épaisseur x faible devant les dimensions transverses de la section (\sqrt{S}), de sorte que la section du faisceau reste égale à S dans l'entrefer.
  • Uniformité : le champ \vec{B} est supposé uniforme sur toute section droite.

D'après l'équation de Maxwell-Thomson \mathrm{div}\,\vec{B} = 0, le flux du champ magnétique \Phi = \iint_S \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} se conserve le long du tube de flux. La section S étant constante, l'intensité du champ magnétique est identique dans le ferromagnétique et dans les entrefers :

B_{\text{ferro}} = B_{\text{entrefer}} = B(x)

D'après la question Q30, les lois de comportement des milieux s'écrivent :

  • dans le ferromagnétique doux : \vec{B} = \mu_0 \mu_{\mathrm{r}} \vec{H}_{\text{ferro}}, soit H_{\text{ferro}} = \dfrac{B(x)}{\mu_0 \mu_{\mathrm{r}}} ;
  • dans l'air constituant l'entrefer (\mu_{\mathrm{r,air}} \approx 1) : \vec{B} = \mu_0 \vec{H}_{\text{air}}, soit H_{\text{air}} = \dfrac{B(x)}{\mu_0}.

On applique le théorème d'Ampère au vecteur excitation magnétique \vec{H} sur un contour fermé \mathcal{C} suivant la ligne de champ moyenne du circuit, orientée dans le sens de \vec{B} :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{H} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = I_{\text{enlacé}} = N I

Le contour \mathcal{C} traverse une longueur \ell de matériau ferromagnétique et deux entrefers de longueur x chacun (voir figure 13). La circulation de \vec{H} se décompose donc selon :

\begin{aligned} \oint_{\mathcal{C}} \vec{H} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} &= H_{\text{ferro}} \ell + 2 H_{\text{air}} x \\ &= \frac{B(x)}{\mu_0 \mu_{\mathrm{r}}} \ell + 2 \frac{B(x)}{\mu_0} x \\ &= \frac{B(x)}{\mu_0 \mu_{\mathrm{r}}} \left( \ell + 2\mu_{\mathrm{r}} x \right) \end{aligned}

En égalant à N I, on obtient :

\frac{B(x)}{\mu_0 \mu_{\mathrm{r}}} \left( \ell + 2\mu_{\mathrm{r}} x \right) = N I

D'où l'expression recherchée :

\boxed{B(x) = \frac{\mu_0 \mu_{\mathrm{r}} N I}{\ell + 2 \mu_{\mathrm{r}} x}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne pas oublier les flèches vectorielles, appliquer correctement le théorème d'Ampère et utiliser la conservation du flux magnétique.

« On rappelle qu’il ne faut pas oublier les flèches sur les vecteurs. Certains candidats n’appliquent pas correctement le théorème d’Ampère et/ou ne pensent pas à exploiter la conservation du flux magnétique. »

Source : rapport du jury E3A 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral

Notions : énergie magnétique

Définir l'énergie magnétique du système noyau+entrefer comme la somme de deux intégrales volumiques exprimées en fonction de , puis la calculer en fonction des paramètres du problème.

Voir l'indice

Sommer les énergies volumiques w_{\mathrm{mag}} = B^2/(2\mu) intégrées sur le volume du noyau de longueur \ell et sur les deux entrefers d'épaisseur x.

Voir la réponse courte

Somme des densités d'énergie magnétique B^2/(2\mu) intégrées sur le noyau et les entrefers pour calculer \mathcal{E}_{\mathrm{mag}}(x).

Voir le corrigé complet

Dans un milieu magnétique linéaire isotrope de perméabilité magnétique \mu, la densité volumique d'énergie magnétique s'écrit :

w_{\mathrm{mag}} = \frac{1}{2} \vec{B} \cdot \vec{H} = \frac{B^2}{2\mu}

Le système {noyau+entrefer} est constitué :

  • du noyau ferromagnétique doux, de perméabilité \mu = \mu_0 \mu_{\mathrm{r}} et de volume \mathcal{V}_{\text{noyau}} = S \ell ;
  • de l'entrefer, constitué de deux lames d'air (assimilé au vide de perméabilité \mu_0) d'épaisseur x chacune, soit un volume total \mathcal{V}_{\text{entrefer}} = 2Sx.

L'énergie magnétique \mathcal{E}_{\mathrm{mag}}(x) est donc la somme de deux intégrales volumiques :

\mathcal{E}_{\mathrm{mag}}(x) = \iiint_{\text{noyau}} \frac{B(x)^2}{2\mu_0 \mu_{\mathrm{r}}} \, \mathrm{d}\tau + \iiint_{\text{entrefers}} \frac{B(x)^2}{2\mu_0} \, \mathrm{d}\tau

D'après les hypothèses de la question Q31, le champ magnétique B(x) est uniforme dans la section S et identique dans le noyau et dans les entrefers. Les intégrales volumiques se réduisent au produit de la densité d'énergie par le volume correspondant :

\begin{aligned} \mathcal{E}_{\mathrm{mag}}(x) &= \frac{B(x)^2}{2\mu_0 \mu_{\mathrm{r}}} (S \ell) + \frac{B(x)^2}{2\mu_0} (2Sx) \\ &= \frac{S B(x)^2}{2\mu_0 \mu_{\mathrm{r}}} \left( \ell + 2\mu_{\mathrm{r}} x \right) \end{aligned}

En injectant l'expression de B(x) = \dfrac{\mu_0 \mu_{\mathrm{r}} N I}{\ell + 2\mu_{\mathrm{r}} x} obtenue à la question Q31 :

\begin{aligned} \mathcal{E}_{\mathrm{mag}}(x) &= \frac{S}{2\mu_0 \mu_{\mathrm{r}}} \left( \frac{\mu_0 \mu_{\mathrm{r}} N I}{\ell + 2\mu_{\mathrm{r}} x} \right)^2 \left( \ell + 2\mu_{\mathrm{r}} x \right) \end{aligned}

ce qui se simplifie immédiatement en :

\boxed{\mathcal{E}_{\mathrm{mag}}(x) = \frac{\mu_0 \mu_{\mathrm{r}} N^2 I^2 S}{2(\ell + 2\mu_{\mathrm{r}} x)}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne pas oublier le carré sur le champ dans la densité d'énergie magnétique et ne pas intégrer par rapport à la coordonnée spatiale x.

« Il manque souvent le carré sur B dans l’expression des énergies volumiques. Une faute très répandue : les élèves intègrent une formule par rapport à x, ce qui n’a pas de sens ici. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : force électromagnétique

On rappelle que la partie mobile du noyau est soumise à la force :

Expliciter en fonction des paramètres du problème, puis commenter son sens.

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Dériver l'expression obtenue de \mathcal{E}_{\mathrm{mag}} par rapport à x à courant I maintenu constant et interpréter le signe de la force sur le sens de déplacement de l'équipage mobile.

Voir la réponse courte

Dérivation de l'énergie magnétique à courant constant : force attractive tendant à refermer l'entrefer (\vec{F} selon -\vec{u}_x).

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D'après le résultat de la question Q32, l'énergie magnétique du système s'écrit en fonction de l'intensité constante I :

\mathcal{E}_{\text{mag}}(x) = \frac{\mu_0 \mu_{\text{r}} N^2 I^2 S}{2(\ell + 2\mu_{\text{r}} x)}.

En dérivant cette expression par rapport à x à courant I fixé :

\begin{aligned} \left(\frac{\partial \mathcal{E}_{\text{mag}}}{\partial x}\right)_{I} &= \frac{\mu_0 \mu_{\text{r}} N^2 I^2 S}{2} \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}x}\left(\frac{1}{\ell + 2\mu_{\text{r}} x}\right) \\ &= \frac{\mu_0 \mu_{\text{r}} N^2 I^2 S}{2} \left(-\frac{2\mu_{\text{r}}}{(\ell + 2\mu_{\text{r}} x)^2}\right) \\ &= -\frac{\mu_0 \mu_{\text{r}}^2 N^2 I^2 S}{(\ell + 2\mu_{\text{r}} x)^2}. \end{aligned}

On en déduit l'expression de la force exercée sur la partie mobile :

\boxed{\vec{F} = -\frac{\mu_0 \mu_{\text{r}}^2 N^2 I^2 S}{(\ell + 2\mu_{\text{r}} x)^2}\,\vec{u}_x}

Commentaire sur le sens de la force : La force est portée par -\vec{u}_x, ce qui signifie qu'elle est dirigée vers la partie fixe (stator). Il s'agit d'une force attractive qui tend à diminuer la largeur x de l'entrefer pour fermer le circuit magnétique.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question peu réussie qui a suscité peu de commentaires pertinents.

« Peu de réussite et de commentaires pertinents. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Partie VI : Composition chimique du gong

Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : maille conventionnelle, réseau cfc

Représenter la maille conventionnelle, puis déterminer le nombre d'atomes de cuivre par maille. En adoptant le modèle des sphères dures indéformables, expliciter la relation entre le paramètre de maille et le rayon métallique .

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Dessiner un cube avec des atomes aux sommets et au centre de chaque face ; exprimer le contact le long de la diagonale d'une face.

Voir la réponse courte

Tracé de la maille CFC, calcul de la multiplicité Z = 4 et condition de contact le long de la diagonale des faces a\sqrt{2} = 4 R_{\mathrm{Cu}}.

Voir le corrigé complet

1. Représentation de la maille conventionnelle

Le cuivre cristallise dans le réseau cubique à faces centrées (CFC). Les atomes de cuivre occupent les 8 sommets du cube ainsi que les centres des 6 faces.

2. Nombre d'atomes de cuivre par maille

Chaque atome situé sur un sommet est partagé entre 8 mailles adjacentes, et chaque atome situé au centre d'une face est partagé entre 2 mailles :

\begin{aligned} N_{\mathrm{Cu}} &= 8 \times \frac{1}{8} + 6 \times \frac{1}{2} = 1 + 3 = 4 \end{aligned}
\boxed{N_{\mathrm{Cu}} = 4 \text{ atomes par maille}}

3. Relation entre le paramètre de maille a et le rayon métallique R_{\mathrm{Cu}}

Dans le modèle des sphères dures, la direction de plus grand contact (tangence) est la diagonale de chaque face carrée de côté a.

Sur une diagonale de face de longueur d = a\sqrt{2}, les atomes de sommet sont en contact avec l'atome situé au centre de la face :

\begin{aligned} a\sqrt{2} &= R_{\mathrm{Cu}} + 2R_{\mathrm{Cu}} + R_{\mathrm{Cu}} = 4 R_{\mathrm{Cu}} \end{aligned}

On en déduit l'expression du paramètre de maille a :

\boxed{a = \frac{4 R_{\mathrm{Cu}}}{\sqrt{2}} = 2\sqrt{2}\,R_{\mathrm{Cu}}}

Résultat

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : masse volumique

Exprimer la masse volumique du cuivre en fonction des données, puis calculer sa valeur.

Voir l'indice

Exprimer la masse volumique par \rho = N_{\mathrm{at}}\,M_{\mathrm{Cu}} / (\mathcal{N}_{\mathrm{A}}\,a^3) et injecter le lien entre a et R_{\mathrm{Cu}}.

Voir la réponse courte

Formule \rho = Z M_{\mathrm{Cu}} / (N_{\mathrm{A}} a^3) et application numérique.

Voir le corrigé complet

La masse volumique \rho du cuivre s'exprime comme le rapport de la masse contenue dans une maille conventionnelle sur le volume de celle-ci :

\rho = \frac{m_{\text{maille}}}{V_{\text{maille}}}

La maille contient N = 4 atomes de cuivre (question Q34), soit une masse :

m_{\text{maille}} = \frac{N M_{\mathrm{Cu}}}{\mathcal{N}_{\mathrm{A}}}

Le volume de la maille cubique de paramètre a = 2\sqrt{2}\,R_{\mathrm{Cu}} vaut :

V_{\text{maille}} = a^3 = \left(2\sqrt{2}\,R_{\mathrm{Cu}}\right)^3 = 16\sqrt{2}\,R_{\mathrm{Cu}}^3

On en déduit l'expression littérale de la masse volumique du cuivre :

\boxed{\rho = \frac{M_{\mathrm{Cu}}}{4\sqrt{2}\,\mathcal{N}_{\mathrm{A}}\,R_{\mathrm{Cu}}^3}}

Application numérique : Avec les données de l'énoncé :

  • M_{\mathrm{Cu}} = 63{,}5\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 63{,}5 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}
  • \mathcal{N}_{\mathrm{A}} = 6{,}02 \cdot 10^{23}\text{ mol}^{-1}
  • R_{\mathrm{Cu}} = 128\text{ pm} = 128 \cdot 10^{-12}\text{ m}
\begin{aligned} \rho &= \frac{63{,}5 \cdot 10^{-3}}{4\sqrt{2} \times 6{,}02 \cdot 10^{23} \times (128 \cdot 10^{-12})^3} \\ \rho &\approx 8{,}89 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} = 8{,}89\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3} \end{aligned}
\boxed{\rho = 8{,}89 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne pas confondre volume atomique et volume de la maille, et s'assurer de la cohérence du résultat numérique.

« Une confusion fréquente entre volume de l’atome et celui de la maille. La valeur numérique correcte n’est pas souvent obtenue. Là encore, une valeur aberrante devrait interpeler les candidats concernés. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : site interstitiel, site octaédrique

Repérer, puis dénombrer les sites octaédriques dans cette structure. Évaluer numériquement le rayon maximal d'un atome étranger pouvant occuper un tel site.

Voir l'indice

Localiser les sites au centre des arêtes et au centre du cube, puis calculer l'habitabilité par la condition de contact suivant une arête entre un atome de cuivre et le site.

Voir la stratégie
  1. Identifier les positions géométriques des sites octaédriques dans le réseau cubique à faces centrées (centre de la maille et milieux des arêtes).
  2. Compter leur multiplicité en tenant compte de la contribution des sites partagés entre plusieurs mailles adjacentes.
  3. Écrire la condition de contact sans déformation le long d'une arête pour relier R_{\mathrm{o}}, R_{\mathrm{Cu}} et le paramètre de maille a, puis effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courte

Dénombrement des sites octaédriques (centres des arêtes et centre du cube, soit 4 sites par maille) et condition d'habitabilité R_{\mathrm{o}} = (\sqrt{2}-1)R_{\mathrm{Cu}}.

Voir le corrigé complet

Dans une structure cubique à faces centrées (CFC), les sites octaédriques sont entourés de 6 atomes formant un octaèdre régulier. Ils sont situés :

  • au centre du cube (coordonnées réduites \left(\frac{1}{2}, \frac{1}{2}, \frac{1}{2}\right)), entouré par les 6 atomes situés au centre des faces ;
  • au milieu de chacune des 12 arêtes (coordonnées de type \left(\frac{1}{2}, 0, 0\right)), entouré par 2 atomes aux sommets de l'arête et 4 atomes aux centres des faces partageant cette arête.

Le dénombrement en propre pour une maille donne :

N_{\mathrm{o}} = 1 \times 1 + 12 \times \frac{1}{4} = 4 \text{ sites octaédriques par maille}

Un atome sphérique de rayon R_{\mathrm{o}} inséré dans un site octaédrique sans déformer le réseau hôte est au contact des atomes de cuivre voisins situés à une distance a/2. Le long d'une arête (ou d'une médiane joignant deux centres de faces opposées passant par le centre de la maille), la condition de tangence s'écrit :

2\left(R_{\mathrm{Cu}} + R_{\mathrm{o}}\right) = a

D'après la relation de contact établie à la question Q34, a = 2\sqrt{2}\,R_{\mathrm{Cu}}, d'où :

R_{\mathrm{Cu}} + R_{\mathrm{o}} = \sqrt{2}\,R_{\mathrm{Cu}} \iff R_{\mathrm{o}} = \left(\sqrt{2}-1\right)R_{\mathrm{Cu}}

Application numérique : avec R_{\mathrm{Cu}} = 128\text{ pm},

R_{\mathrm{o}} = \left(\sqrt{2}-1\right) \times 128 \approx 53{,}0\text{ pm}
\boxed{R_{\mathrm{o}} = \left(\sqrt{2}-1\right)R_{\mathrm{Cu}} \approx 53{,}0\text{ pm}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Dénombrer impose d'expliciter le décompte des sites octaédriques en tenant compte de leur multiplicité.

« Dénombrer » signifie expliquer comment on compte les sites octaédriques. Plusieurs candidats comptent 13 sites octaédriques alors qu’ils ont bien dénombré le nombre d’atomes de cuivre dans la maille. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Notions : alliage

Le bronze est-il un alliage d'insertion ou de substitution ? Justifier.

Voir l'indice

Comparer la taille du rayon de l'étain à celle des sites octaédriques et à celle du rayon atomique du cuivre.

Voir la réponse courte

Comparaison des rayons de l'étain et du site interstitiel : R_{\mathrm{Sn}} > R_{\mathrm{o}}, c'est donc un alliage de substitution.

Voir le corrigé complet

Pour déterminer la nature de l'alliage, on compare le rayon métallique de l'étain R_{\mathrm{Sn}} :

  • au rayon maximal des sites interstitiels octaédriques déterminé à la question Q36, R_{\mathrm{o}} \approx 53{,}0\text{ pm} :

    R_{\mathrm{Sn}} = 151\text{ pm} \gg R_{\mathrm{o}} \approx 53{,}0\text{ pm}

    L'atome d'étain est bien trop volumineux pour pouvoir s'insérer dans les interstices de la matrice de cuivre sans déstabiliser totalement l'édifice cristallin. L'insertion est donc exclue.

  • au rayon métallique du cuivre hôte, R_{\mathrm{Cu}} = 128\text{ pm} : les deux rayons sont comparables (écart relatif d'environ 18\,\%).

Les atomes d'étain se placent ainsi sur certains nœuds du réseau cubique à faces centrées en remplacement (substitution) d'atomes de cuivre.

\boxed{\text{Le bronze est un alliage de substitution.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une réponse argumentée était attendue par le jury.

« Une réponse argumentée était attendue. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Notions : nombre d'oxydation, diagramme potentiel-ph

Calculer le nombre d'oxydation de l'élément Sn dans les différentes espèces, puis attribuer à chacune d'elles son domaine d'existence ou de prédominance indiqué en chiffres romains dans le diagramme -pH.

Voir l'indice

Déterminer le nombre d'oxydation de l'étain dans chaque composé en attribuant le degré habituel à l'oxygène et à l'hydrogène, puis classer verticalement selon le degré et horizontalement selon le caractère acide/basique.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le nombre d'oxydation (n.o.) de l'étain dans chacune des six espèces en attribuant les nombres d'oxydation usuels \mathrm{n.o.(O) = -II} et \mathrm{n.o.(H) = +I}.
  2. Utiliser les règles de lecture d'un diagramme E-pH : les espèces de nombre d'oxydation plus élevé se trouvent à potentiel plus haut (haut du diagramme) ; à nombre d'oxydation fixé, les espèces les plus acides (moins oxygénées / plus protonées) prédominent à pH plus faible (gauche du diagramme).
  3. Préciser la nature du domaine : domaine d'existence pour les solides et domaine de prédominance pour les espèces dissoutes.
Voir la réponse courte

Détermination des degrés d'oxydation de l'étain (0, II, IV) et attribution des domaines selon le potentiel et le pH.

Voir le corrigé complet

1. Calcul des nombres d'oxydation de l'étain

Dans les composés considérés, l'oxygène est au nombre d'oxydation -\mathrm{II} et l'hydrogène au nombre d'oxydation +\mathrm{I}. La somme des nombres d'oxydation des éléments d'un édifice est égale à sa charge globale :

  • Dans \mathrm{Sn_{(s)}} (corps pur simple) :

    \mathrm{n.o.(Sn)} = 0
  • Dans \mathrm{Sn_{(aq)}^{2+}} (ion monoatomique) :

    \mathrm{n.o.(Sn)} = +\mathrm{II}
  • Dans \mathrm{HSnO_{2(aq)}^{-}} :

    \mathrm{n.o.(Sn)} + \mathrm{n.o.(H)} + 2\,\mathrm{n.o.(O)} = -1 \implies \mathrm{n.o.(Sn)} + 1 - 4 = -1 \implies \mathrm{n.o.(Sn)} = +\mathrm{II}
  • Dans \mathrm{Sn_{(aq)}^{4+}} (ion monoatomique) :

    \mathrm{n.o.(Sn)} = +\mathrm{IV}
  • Dans \mathrm{SnO_{2(s)}} :

    \mathrm{n.o.(Sn)} + 2\,\mathrm{n.o.(O)} = 0 \implies \mathrm{n.o.(Sn)} - 4 = 0 \implies \mathrm{n.o.(Sn)} = +\mathrm{IV}
  • Dans \mathrm{SnO_{3(aq)}^{2-}} :

    \mathrm{n.o.(Sn)} + 3\,\mathrm{n.o.(O)} = -2 \implies \mathrm{n.o.(Sn)} - 6 = -2 \implies \mathrm{n.o.(Sn)} = +\mathrm{IV}

2. Attribution des domaines dans le diagramme E-pH

  • Classement vertical (oxydoréduction) : le potentiel E croît avec le nombre d'oxydation. Le degré 0 se situe donc en bas, le degré +\mathrm{II} à un potentiel intermédiaire, et le degré +\mathrm{IV} en haut du diagramme.
  • Classement horizontal (acidobasique) : à degré d'oxydation fixé, le pH augmente lorsque l'espèce cède des protons ou fixe des ions hydroxyde (forme la plus basique à droite) :

    • Au degré +\mathrm{II} : \mathrm{Sn^{2+}} est la forme acide (à gauche) et \mathrm{HSnO_2^-} est la forme basique (à droite).
    • Au degré +\mathrm{IV} : l'acidité décroît selon la séquence \mathrm{Sn^{4+}} (très acide, à gauche) \to \mathrm{SnO_{2(s)}} (amphotère, domaine central étendu) \to \mathrm{SnO_3^{2-}} (très basique, à droite).

On en déduit l'attribution des domaines :

\boxed{ \begin{aligned} \text{Domaine I} &\;:\; \mathrm{Sn_{(aq)}^{4+}} \quad (\text{domaine de prédominance}) \\ \text{Domaine II} &\;:\; \mathrm{Sn_{(aq)}^{2+}} \quad (\text{domaine de prédominance}) \\ \text{Domaine III} &\;:\; \mathrm{SnO_{2(s)}} \quad (\text{domaine d'existence}) \\ \text{Domaine IV} &\;:\; \mathrm{Sn_{(s)}} \quad (\text{domaine d'existence}) \\ \text{Domaine V} &\;:\; \mathrm{HSnO_{2(aq)}^{-}} \quad (\text{domaine de prédominance}) \\ \text{Domaine VI} &\;:\; \mathrm{SnO_{3(aq)}^{2-}} \quad (\text{domaine de prédominance}) \end{aligned} }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'attribution des domaines de prédominance a été nettement moins bien réussie que le calcul des nombres d'oxydation.

« Assez bien pour les nombres d’oxydation, moins bien pour les domaines de prédominance. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Notions : diagramme potentiel-ph, formule de nernst

En utilisant le diagramme et la valeur de , estimer la valeur du potentiel standard du couple . Comparer à la valeur donnée en fin de partie.

Voir l'indice

Lire la valeur du potentiel sur la frontière horizontale séparant \mathrm{Sn}^{2+} et \mathrm{Sn}_{(s)} à \mathrm{pH} = 0, et corriger si nécessaire avec la formule de Nernst faisant intervenir c_{\mathrm{T}}.

Voir la stratégie
  1. Identifier sur le diagramme E\text{--}\mathrm{pH} la frontière séparant les domaines de \mathrm{Sn}^{2+}_{\mathrm{(aq)}} (domaine II) et de \mathrm{Sn}_{\mathrm{(s)}} (domaine IV), et lire le potentiel correspondant.
  2. Écrire la demi-équation redox associée au couple \mathrm{Sn}^{2+}_{\mathrm{(aq)}}/\mathrm{Sn}_{\mathrm{(s)}} et appliquer la formule de Nernst en tenant compte de la convention de tracé.
  3. En déduire la valeur du potentiel standard E^\circ(\mathrm{Sn}^{2+}/\mathrm{Sn}) et la confronter à la valeur tabulée de l'énoncé.
Voir la réponse courte

Lecture du potentiel à \mathrm{pH} = 0, application de la formule de Nernst E = E^\circ + 0{,}03 \log([\mathrm{Sn}^{2+}]/c^\circ) pour déduire E^\circ.

Voir le corrigé complet

Le couple d'oxydoréduction considéré met en jeu l'ion étain(II) et l'étain métallique :

\mathrm{Sn}^{2+}_{\mathrm{(aq)}} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Sn}_{\mathrm{(s)}}

La relation de Nernst donne, à 25\,{^\circ}\mathrm{C} :

E = E^\circ(\mathrm{Sn}^{2+}/\mathrm{Sn}) + \frac{0{,}059}{2} \log \left( \frac{[\mathrm{Sn}^{2+}]}{c^\circ} \right)

avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

La frontière séparant le domaine d'existence de \mathrm{Sn}_{\mathrm{(s)}} (domaine IV) et le domaine de prédominance de \mathrm{Sn}^{2+}_{\mathrm{(aq)}} (domaine II) est un segment horizontal, car aucun proton \mathrm{H}^+ n'intervient dans l'équilibre.

Sur cette ligne frontière, par convention de tracé pour une espèce dissoute unique en solution, la concentration vaut la concentration totale en espèces dissoutes :

[\mathrm{Sn}^{2+}] = c_{\mathrm{T}} = 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

On lit directement sur l'axe des ordonnées de la figure 15 la valeur du potentiel de cette frontière horizontale :

E_{\text{frontière}} = -0{,}23\text{ V}

On en déduit l'expression du potentiel standard :

E^\circ(\mathrm{Sn}^{2+}/\mathrm{Sn}) = E_{\text{frontière}} - \frac{0{,}059}{2}\log\left(\frac{c_{\mathrm{T}}}{c^\circ}\right)

Application numérique :

E^\circ(\mathrm{Sn}^{2+}/\mathrm{Sn}) = -0{,}23 - \frac{0{,}059}{2}\log(10^{-3}) = -0{,}23 + 3 \times 0{,}0295 = -0{,}23 + 0{,}0885 \approx -0{,}14\text{ V}
\boxed{E^\circ(\mathrm{Sn}^{2+}/\mathrm{Sn}) \approx -0{,}14\text{ V}}

Comparaison avec la valeur tabulée :
La table des données fournit E^\circ(\mathrm{Sn}^{2+}/\mathrm{Sn}) = -0{,}137\text{ V}. La valeur estimée à partir de la lecture graphique (-0{,}14\text{ V}) est en excellent accord avec la valeur de référence (écart relatif inférieur à 3\,\%, imputable à l'arrondi de lecture du diagramme à deux chiffres après la virgule).

Résultat

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Notions : domaine de stabilité, réaction d'oxydoréduction

Que peut-on dire des domaines de stabilité de et ? En déduire l'équation de la réaction qui va se produire si on introduit un morceau d'étain dans une solution aqueuse très acide et identifier le gaz qui s'en échappe.

Voir l'indice

Examiner la disjonction ou le chevauchement des domaines de prédominance/existence de \mathrm{Sn}_{(s)} et de l'eau en milieu très acide, puis écrire la réaction d'oxydoréduction thermodynamiquement favorisée.

Voir la réponse courte

Disjonction des domaines de \mathrm{Sn}_{(\mathrm{s})} et \mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} : réaction d'oxydation spontanée produisant du dihydrogène gazeux \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}.

Voir le corrigé complet

Le domaine de stabilité thermodynamique de l'eau liquide \mathrm{H_2O_{(\ell)}} correspond à la zone située entre les deux droites en pointillés (associées aux couples \mathrm{O_{2(g)}/H_2O_{(\ell)}} en haut et \mathrm{H^+_{(aq)}/H_{2(g)}} en bas).

Le domaine d'existence de l'étain solide \mathrm{Sn_{(s)}} (domaine IV) est intégralement situé en dessous de la frontière inférieure du domaine de l'eau. Par conséquent, les domaines de stabilité de \mathrm{Sn_{(s)}} et de \mathrm{H_2O_{(\ell)}} sont disjoints. L'étain solide est donc thermodynamiquement instable dans l'eau.

En solution aqueuse très acide (\mathrm{pH} < 1), le réducteur \mathrm{Sn_{(s)}} réagit spontanément avec l'oxydant \mathrm{H^+_{(aq)}} pour donner sa forme oxydée prédominante à ce \mathrm{pH}, à savoir l'ion étain(II) \mathrm{Sn^{2+}_{(aq)}} (domaine II). Les demi-équations d'oxydoréduction s'écrivent :

\begin{aligned} \mathrm{Sn_{(s)}} &\rightleftharpoons \mathrm{Sn^{2+}_{(aq)}} + 2\,\mathrm{e}^- \\ 2\,\mathrm{H^+_{(aq)}} + 2\,\mathrm{e}^- &\rightleftharpoons \mathrm{H_{2(g)}} \end{aligned}

L'équation de la réaction prépondérante s'en déduit :

\boxed{\mathrm{Sn_{(s)}} + 2\,\mathrm{H^+_{(aq)}} \longrightarrow \mathrm{Sn^{2+}_{(aq)}} + \mathrm{H_{2(g)}}}

Le gaz qui s'échappe de la solution est le dihydrogène \mathrm{H_{2(g)}}.

Résultat

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Question 41

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : gaz parfait, volume molaire

Exprimer le volume molaire d'un gaz supposé parfait en fonction de sa température et de sa pression . Calculer numériquement à et .

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Appliquer la loi des gaz parfaits PV_{\mathrm{m}} = RT en respectant les unités du système international (pression en Pa).

Voir la réponse courte

Calcul du volume molaire V_{\mathrm{m}} = RT/P à l'aide de l'équation d'état du gaz parfait.

Voir le corrigé complet

L'équation d'état du gaz parfait s'écrit :

P V = n R T

où n est la quantité de matière de gaz occupant le volume V. Le volume molaire V_{\mathrm{m}} = \dfrac{V}{n} s'exprime donc sous la forme :

\boxed{V_{\mathrm{m}} = \frac{R T}{P}}

Application numérique : Avec R = 8{,}314\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}, T = 293\text{ K} et P = 1{,}013\text{ bar} = 1{,}013 \cdot 10^5\text{ Pa} :

\begin{aligned} V_{\mathrm{m}} &= \frac{8{,}314 \times 293}{1{,}013 \cdot 10^5} \\ V_{\mathrm{m}} &\approx 2{,}40 \cdot 10^{-2}\text{ m}^3\cdot\text{mol}^{-1} = 24{,}0\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{V_{\mathrm{m}} = 2{,}40 \cdot 10^{-2}\text{ m}^3\cdot\text{mol}^{-1} = 24{,}0\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Être très vigilant sur le choix des unités lors de l'application de la loi des gaz parfaits.

« L’application de la formule du gaz parfait pose un problème de choix d’unité. Le calcul de la valeur du volume molaire avec les unités correspondantes n’a pas été réussi par de trop nombreux candidats. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Notions : stœchiométrie, pourcentage massique

En appliquant le protocole proposé, on mesure en fin d'expérience un volume de gaz dégagé . En d'étaillant votre raisonnement, déterminer la masse d'étain dans l'échantillon de bronze étudié, puis son pourcentage massique d'étain .

Voir l'indice

Déterminer la quantité de dihydrogène produit à partir de V_{\mathrm{f}} et V_{\mathrm{m}}, en déduire celle d'étain ayant réagi grâce aux coefficients stœchiométriques, puis calculer sa masse et son pourcentage massique.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'origine du gaz dégagé en exploitant la réactivité de l'étain (question Q40) et l'inertie du cuivre rappelée par l'énoncé.
  2. Vérifier que les ions \mathrm{H}^+ sont introduits en excès afin de s'assurer que la totalité de l'étain de l'échantillon a été consommée.
  3. Relier la quantité de matière d'étain à celle de dihydrogène produit grâce à la stœchiométrie de la réaction, puis en déduire la masse m_{\mathrm{Sn}} et le titre massique w_{\mathrm{Sn}}.
Voir la réponse courte

Bilan stœchiométrique n_{\mathrm{Sn}} = n_{\mathrm{H}_2} = V_{\mathrm{f}}/V_{\mathrm{m}}, calcul de m_{\mathrm{Sn}} = n_{\mathrm{Sn}} M_{\mathrm{Sn}} et du titre massique w_{\mathrm{Sn}} = m_{\mathrm{Sn}}/m_{\mathrm{tot}}.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, le cuivre solide ne réagit pas avec la solution acide. Seul l'étain réagit selon l'équation établie à la question Q40 :

\mathrm{Sn_{(s)}} + 2\,\mathrm{H^+_{(aq)}} \longrightarrow \mathrm{Sn^{2+}_{(aq)}} + \mathrm{H_{2(g)}}

Vérifions que les ions \mathrm{H}^+ sont en excès. La quantité initiale d'ions \mathrm{H}^+ apportée par la solution d'acide chlorhydrique est :

n_0(\mathrm{H}^+) = C \cdot V = 0{,}1\,\mathrm{mol\cdot L^{-1}} \times 0{,}5\,\mathrm{L} = 5{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ mol}

La quantité de dihydrogène dégagé vaut, en utilisant le volume molaire V_{\mathrm{m}} calculé à la question Q41 :

n(\mathrm{H}_2) = \frac{V_{\mathrm{f}}}{V_{\mathrm{m}}} = \frac{153 \cdot 10^{-3}\text{ L}}{24{,}05\,\mathrm{L\cdot mol^{-1}}} \approx 6{,}36 \cdot 10^{-3}\text{ mol}

La consommation d'ions \mathrm{H}^+ correspondante est 2 n(\mathrm{H}_2) \approx 1{,}27 \cdot 10^{-2}\text{ mol} < n_0(\mathrm{H}^+), ce qui confirme que l'étain est le réactif limitant et qu'il est entièrement consommé.

D'après les nombres stœchiométriques de la réaction :

n_{\mathrm{Sn}} = n(\mathrm{H}_2) = \frac{V_{\mathrm{f}}}{V_{\mathrm{m}}}

La masse d'étain contenue dans l'échantillon s'exprime donc par :

m_{\mathrm{Sn}} = n_{\mathrm{Sn}} M_{\mathrm{Sn}} = \frac{V_{\mathrm{f}}}{V_{\mathrm{m}}} M_{\mathrm{Sn}}

Application numérique avec M_{\mathrm{Sn}} = 118{,}7\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} :

m_{\mathrm{Sn}} = \frac{0{,}153}{24{,}05} \times 118{,}7 \approx 0{,}755\text{ g}
\boxed{m_{\mathrm{Sn}} = 0{,}755\text{ g}}

Le pourcentage massique d'étain dans l'échantillon de masse totale m = 3{,}00\text{ g} est :

w_{\mathrm{Sn}} = \frac{m_{\mathrm{Sn}}}{m}
w_{\mathrm{Sn}} = \frac{0{,}755\text{ g}}{3{,}00\text{ g}} \approx 0{,}252 = 25{,}2\%
\boxed{w_{\mathrm{Sn}} = 25{,}2\%}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question peu abordée par les candidats, mais assez bien réussie par ceux qui la traitent.

« Question assez bien réussie pour les candidats qui la traitent (ils sont peu nombreux). »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.