Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie PSI 2022 (page 3/3 : Parties V et VI)
Développement durable
- 42 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en PCSI, MPSI et PTSI : 13 questions sur 42, partie I.1
- Vérifié question par question
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Partie V : Turbine à gaz
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1
Notions : enthalpie standard de réaction, pouvoir calorifique
Justifier, à l'aide des données thermodynamiques fournies en fin d'énoncé, que pour une même production d'énergie, la combustion du méthane libère moins de que celle du fuel.
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Calculer le ratio du nombre de moles de \mathrm{CO_2} libérées par unité d'énergie dégagée pour chacun des combustibles à partir des équations de combustion complète et des pouvoirs calorifiques.
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- Écrire les équations de combustion complète du méthane \mathrm{CH_4} et du fuel \mathrm{C_{16}H_{34}} pour relier la quantité de carburant consommé à la quantité de dioxyde de carbone \mathrm{CO_2} produite.
- Calculer la quantité de \mathrm{CO_2} émise par unité d'énergie libérée (ou l'énergie libérée par mole de \mathrm{CO_2} produite) pour chaque carburant à partir des pouvoirs calorifiques molaires fournis.
- Comparer les deux valeurs et conclure.
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Calcul du rapport entre la masse de \mathrm{CO_2} émise et l'énergie thermique dégagée par combustion à partir des grandeurs thermodynamiques tabulées.
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Les équations des réactions de combustion complète s'écrivent :
Pour le méthane :
\mathrm{CH_4(g)} + 2\,\mathrm{O_2(g)} \longrightarrow \mathrm{CO_2(g)} + 2\,\mathrm{H_2O(l)}La combustion d'une mole de \mathrm{CH_4} dégage une énergie Q_{\mathrm{CH_4}} = 803\text{ kJ} et produit 1\text{ mol} de \mathrm{CO_2}.
Pour le fuel :
\mathrm{C_{16}H_{34}(l)} + \frac{49}{2}\,\mathrm{O_2(g)} \longrightarrow 16\,\mathrm{CO_2(g)} + 17\,\mathrm{H_2O(l)}La combustion d'une mole de fuel dégage une énergie Q_{\mathrm{fuel}} = 7\,600\text{ kJ} et produit 16\text{ mol} de \mathrm{CO_2}.
Calculons l'énergie libérée par mole de \mathrm{CO_2} rejetée dans l'atmosphère, notée q_{\mathrm{CO_2}} :
Pour une même production d'énergie thermique E, la quantité de matière de \mathrm{CO_2} rejetée est :
Comme q_{\mathrm{CO_2}}(\text{méthane}) > q_{\mathrm{CO_2}}(\text{fuel}), on a :
Le fuel produit environ \frac{803}{475} \approx 1{,}7 fois plus de \mathrm{CO_2} que le méthane pour une même quantité d'énergie libérée. La combustion du méthane est donc plus avantageuse en termes d'émissions de gaz à effet de serre.
Résultat
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L'équation de combustion du fioul a posé problème et l'avancement a été confondu avec la quantité de CO2.
« l’écriture de la réaction de combustion du fuel a posé beaucoup de problèmes. »
« Des erreurs de justification dues à la confusion entre moles d’avancement et moles de CO2. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Exploitation de document
- Schéma ou tracé
Notions : diagramme des frigoristes, cycle thermodynamique
Reproduire sommairement sur votre copie l'allure du diagramme -h de l'eau fourni en fin de sujet, en veillant à retranscrire au mieux la courbe de saturation et y superposer l'allure du cycle étudié. Reproduire et compléter le tableau 1 sur votre copie.
| Point 1 | Point 2 | Point 3 | Point 4 | |||||
| État | Liquide | Vapeur sèche |
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Tableau 1 - Grandeurs thermodynamiques de l'eau dans le cycle de la figure 6
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Identifier les pressions de palier (1 bar et 10 bars) et les points caractéristiques : détente isentropique dans la turbine (verticale sur un diagramme T\text{-}s, courbe orientée vers la gauche sur \log(P)\text{-}h) et condensation isobare.
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Identifier les transformations du cycle de Hirn sur le diagramme \log(P)-h :
- 1 \to 2 : échauffement, vaporisation et surchauffe isobares à P_1 = 10\text{ bar} ;
- 2 \to 3 : détente adiabatique et réversible (donc isentropique) dans la turbine jusqu'à P_3 = 1\text{ bar} et x_v = 1 (courbe de rosée) ;
- 3 \to 4 : condensation totale isobare à P_3 = 1\text{ bar} jusqu'au liquide saturé (x_v = 0, courbe d'ébullition) ;
- 4 \to 1 : compression dans la pompe, supposée isenthalpique (h_1 = h_4).
Effectuer les lectures sur le diagramme \log(P)-h pour remplir le tableau :
- Le point 4 est sur la courbe d'ébullition à P = 1\text{ bar} ;
- Le point 1 se déduit par isenthalpie (h_1 = h_4) à P = 10\text{ bar} ;
- Le point 3 est sur la courbe de rosée à P = 1\text{ bar} ;
- Le point 2 est situé à l'intersection de l'isobare P = 10\text{ bar} et de l'isentrope passant par le point 3.
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Tracé du cycle sur le diagramme (\log P, h) de l'eau et report des valeurs d'enthalpies massiques lues aux quatre points clés.
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1. Allure du diagramme et tracé du cycle
2. Lecture graphique et remplissage du tableau 1
Point 4 (liquide saturé à P_4 = 1\text{ bar}, x_v = 0) : Le point se trouve sur la courbe d'ébullition à P = 1\text{ bar}. On y lit la température d'ébullition standard T_4 = 100^\circ\text{C} et l'enthalpie massique :
h_4 \approx 420\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}- Point 1 (liquide haute pression, P_1 = 10\text{ bar}) : L'évolution dans la pompe étant isenthalpique, on a h_1 = h_4 \approx 420\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et T_1 \approx 100^\circ\text{C} (le liquide est quasi incompressible).
Point 3 (vapeur saturante à P_3 = 1\text{ bar}, x_v = 1) : Le point se situe sur la courbe de rosée à P = 1\text{ bar}. La température de changement d'état sous 1 bar est T_3 = 100^\circ\text{C}. On lit l'enthalpie massique de la vapeur saturante :
h_3 \approx 2\,680\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}L'entropie massique correspondante est s_3 \approx 7{,}36\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}.
Point 2 (vapeur surchauffée, P_2 = 10\text{ bar}) : La détente dans la turbine étant adiabatique et réversible, elle est isentropique : s_2 = s_3 \approx 7{,}36\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}. En suivant l'isentrope passant par le point 3 jusqu'à l'isobare P = 10\text{ bar}, on lit :
h_2 \approx 3\,100\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \quad \text{et} \quad T_2 \approx 320^\circ\text{C}
Le tableau complété est le suivant :
| Point 1 | Point 2 | Point 3 | Point 4 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| T\text{ (°C)} | \approx 100 | \mathbf{320} | \mathbf{100} | 100 | ||||
| P\text{ (bar)} | 10 | 10 | 1 | 1 | ||||
| h\text{ (kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) | \mathbf{420} | \mathbf{3\,100} | \mathbf{2\,680} | \mathbf{420} | ||||
| État | Liquide | Vapeur sèche |
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Le positionnement du point 2 était difficile ; il fallait utiliser l'isentropie de la détente 2 vers 3.
« la position du point 2 a posé beaucoup de difficultés. Il fallait s’aider du caractère isentropique de la transformation 2→3. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : premier principe, rendement thermique
Exprimer en fonction des enthalpies massiques aux points 1, 2, 3 et 4 : - le travail utile massique de la turbine (). Ce travail est parfois dénommé travail indiqué massique ; - le transfert thermique massique () fourni par le générateur de vapeur ; - le transfert thermique massique () récupéré par le circuit secondaire associé au condenseur. Évaluer numériquement , et . Exprimer le rendement de l'installation en fonction des différentes enthalpies massiques.
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Appliquer le premier principe de la thermodynamique en système ouvert en régime stationnaire pour chaque composant traversé par l'unité de masse de fluide.
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- Appliquer le premier principe de la thermodynamique en régime permanent pour un écoulement monophasique stationnaire à chaque organe (turbine, générateur de vapeur, condenseur), en négligeant les variations d'énergie cinétique et potentielle selon les hypothèses de l'énoncé : \Delta h = w_u + q.
- Évaluer numériquement les grandeurs à partir des valeurs d'enthalpies massiques déterminées à la question précédente.
- Exprimer le rendement global \eta comme le rapport de l'énergie utile produite (travail net extrait au niveau de la turbine) sur l'énergie thermique fournie au générateur de vapeur.
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Application du premier principe industriel pour exprimer w_{iT}, q_{GV}, q_{Cond} en fonction des enthalpies massiques, puis calcul du rendement thermique global.
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Pour un système ouvert traversé par un fluide en régime stationnaire, en négligeant les variations d'énergies cinétique et potentielle macroscopiques, le premier principe s'écrit entre l'entrée e et la sortie s d'un organe :
où w_u est le travail utile massique et q le transfert thermique massique reçus par le fluide (convention récepteur).
1. Expressions en fonction des enthalpies massiques
Turbine (évolution 2 \to 3) : l'évolution est adiabatique (q = 0), d'où :
\boxed{w_{iT} = h_3 - h_2}En convention récepteur, w_{iT} < 0. Le travail massique récupéré par l'extérieur est |w_{iT}| = h_2 - h_3 > 0.
Générateur de vapeur (évolution 1 \to 2) : il n'y a pas de parties mobiles (w_u = 0), la chaleur fournie par le générateur au fluide vaut :
\boxed{q_{GV} = h_2 - h_1}Condenseur (évolution 3 \to 4) : sans transfert de travail utile (w_u = 0), le transfert thermique reçu par le fluide est q = h_4 - h_3 < 0. Le transfert thermique massique récupéré par le circuit secondaire est donc :
\boxed{q_{\text{Cond}} = h_3 - h_4}
2. Applications numériques D'après les valeurs obtenues à la question précédente :
- h_1 \approx 420\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
- h_2 \approx 3\,100\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
- h_3 \approx 2\,680\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
- h_4 \approx 420\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
On en déduit :
Remarque : La pompe étant isenthalpique (h_1 = h_4), on vérifie le bilan sur le cycle : |w_{iT}| + q_{\text{Cond}} = 420 + 2\,260 = 2\,680\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} = q_{GV}.
3. Rendement de l'installation Le travail net utile fourni à l'extérieur par cycle provient uniquement de la turbine car l'évolution dans la pompe est supposée isenthalpique (w_{\text{pompe}} \approx 0). Le rendement thermique de l'installation est donc :
Numériquement :
Résultat
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Prenez garde aux erreurs de signe et revoyez la définition du rendement de la machine thermique.
« quelques problèmes de signes dans cette question. Les élèves ont du mal à définir le rendement de la machine thermique. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 31
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : débit massique, bilan de puissance
Évaluer le débit massique en eau du circuit primaire, noté , pour une production d'électricité d'une puissance .
Voir l'indiceIndice
Relier la puissance électrique totale à la puissance mécanique massique fournie par la turbine via \mathcal{P}_{\text{élec}} = D_{m1} |w_{i\text{T}}|.
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- Relier la puissance électrique produite \mathcal{P}_{\text{élec}} au débit massique d'eau D_{m1} et au travail utile massique échangé dans la turbine |w_{i\text{T}}|, en tenant compte du rendement unitaire de l'alternateur et de l'absence de pertes mécaniques.
- Exprimer littéralement D_{m1}, puis réaliser l'application numérique avec les valeurs obtenues à la question précédente.
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Détermination du débit massique d'eau du circuit primaire par la relation de puissance D_{m1} = P_{\text{élec}} / |w_{iT}|.
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D'après les hypothèses de l'énoncé, les pertes mécaniques de la turbine sont négligées et le rendement de l'alternateur est de 100\,\%. La puissance électrique produite \mathcal{P}_{\text{élec}} est donc égale à la puissance mécanique fournie par le fluide à la turbine :
On en déduit l'expression du débit massique d'eau dans le circuit primaire :
Application numérique : Avec \mathcal{P}_{\text{élec}} \approx 250\text{ kW} = 250\times 10^3\text{ W} et |w_{i\text{T}}| \approx 420\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} = 420\times 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1} (d'après la question Q30) :
Soit, en unité horaire :
Résultat
Partie VI : Machine synchrone
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : conservation du flux magnétique, champ magnétique
La norme du champ magnétique est-elle uniforme dans le circuit magnétique ? Sinon, préciser les zones où le champ magnétique est le plus intense et est le moins intense.
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Relier l'espacement des lignes de champ magnétique à l'intensité de la norme du champ : les zones resserrées correspondent aux champs les plus intenses.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler le lien entre la norme du champ magnétique et la densité spatiale des lignes de champ (plus les lignes de champ sont resserrées, plus le champ est intense).
- Analyser la répartition des lignes de champ sur la figure 7 pour conclure sur la non-uniformité du champ.
- Identifier visuellement les régions de resserrement maximal (champ le plus intense) et les régions d'espacement maximal (champ le moins intense).
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Conservation du flux magnétique dans le circuit : le champ est plus intense dans les sections transverses de plus faible aire.
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La norme du champ magnétique \vec{B} en un point est proportionnelle à la densité locale des lignes de champ.
Sur la figure 7, les lignes de champ ne sont manifestement pas parallèles et équidistantes :
En observant la géométrie du spectre magnétique :
- Zone de champ le plus intense : les lignes de champ sont les plus denses (les plus resserrées) au niveau de la région centrale du rotor, le long de l'axe de symétrie défini par \vec{n}_1, ainsi que dans l'entrefer à la traversée selon cet axe horizontal (\theta = 0 et \theta = \pi).
- Zone de champ le moins intense : les lignes de champ sont les plus espacées à la périphérie extérieure de la culasse du stator ainsi qu'au voisinage du plan contenant les conducteurs aller-retour (\theta \approx \pm \pi/2), où les lignes de champ se séparent et contournent les encoches.
Résultat
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Pensez à répondre complètement en indiquant où le champ est le plus intense et le moins intense.
« Il fallait bien répondre à la question et préciser où le champ était le plus intense et le moins intense. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : théorème d'ampère, excitation magnétique
Pour la ligne de champ moyenne, on note et les normes du champ d'excitation magnétique dans l'air (entrefer) et dans le fer. Ces normes sont supposées uniformes le long de cette ligne de champ. Par application du théorème d'Ampère, relier , , , et .
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Choisir un contour fermé d'Ampère suivant la ligne de champ moyenne en comptant les deux traversées de l'entrefer d'épaisseur e et le parcours dans le circuit ferromagnétique.
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- Choisir un contour d'intégration fermé \Gamma épousant la ligne de champ moyenne, orienté dans le sens du champ.
- Identifier les domaines traversés : le matériau ferromagnétique (stator et rotor) et les deux traversées de l'entrefer.
- Appliquer le théorème d'Ampère sous sa forme locale intégrée pour le champ d'excitation magnétique \vec{H}.
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Application du théorème d'Ampère sur la ligne moyenne du circuit magnétique : 2 H_{\text{air}} e + H_{\text{fer}} L_{\text{fer}} = N i_1(t).
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Le théorème d'Ampère pour le champ d'excitation magnétique \vec{H} le long d'un contour fermé \Gamma s'écrit :
où I_{\text{enlacé}} est le courant total traversant une surface s'appuyant sur \Gamma.
On choisit pour contour \Gamma la ligne de champ moyenne représentée sur la figure 7 :
Ce contour enlace un seul des deux conducteurs de la spire (par exemple le conducteur supérieur ou inférieur), de sorte que le courant libre enlacé est :
I_{\text{enlacé}} = i_1(t)- Le contour est une ligne de champ, donc en tout point, le vecteur \vec{H} est colinéaire et de même sens que le vecteur déplacement élémentaire \mathrm{d}\vec{\ell}, d'où \vec{H}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = H\,\mathrm{d}\ell.
La ligne se referme en traversant :
- le fer (rotor et stator) sur une longueur totale L_{\text{fer}}, avec une norme uniforme H_{\text{fer}} ;
- l'entrefer à deux reprises (une fois pour aller du rotor vers le stator, une fois pour revenir du stator vers le rotor), sur une épaisseur e à chaque passage, avec une norme uniforme H_{\text{air}}.
La circulation de \vec{H} le long de cette ligne de champ moyenne vaut donc :
On en déduit la relation demandée :
Résultat
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N'oubliez pas que la ligne de champ traverse l'entrefer à deux reprises.
« les candidats ont parfois oublié que la ligne de champ passe deux fois dans l’entrefer. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : réluctance, entrefer
Déterminer l'expression de en fonction de , de et de .
Voir l'indiceIndice
Utiliser les relations constitutives B = \mu_0 H_{\text{air}} = \mu_0 \mu_r H_{\text{fer}} et l'hypothèse \mu_r e \gg L_{\text{fer}} pour négliger la réluctance du fer devant celle de l'entrefer.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les champs d'excitation magnétique H_{\text{air}} et H_{\text{fer}} en fonction de l'induction commune B à l'aide des relations constitutives des milieux.
- Réinjecter ces expressions dans le théorème d'Ampère établi à la question Q33.
- Utiliser la condition géométrique et magnétique \mu_r e \gg L_{\text{fer}} pour négliger la contribution du fer devant celle de l'entrefer.
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Avec l'approximation du fer doux infiniment perméable (H_{\text{fer}} \approx 0), la relation donne B = \mu_0 H_{\text{air}} \approx \frac{\mu_0 N i_1(t)}{2e}.
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Les relations constitutives dans l'air (assimilé au vide) et dans le fer (milieu magnétique linéaire homogène et isotrope de perméabilité relative \mu_r) s'écrivent :
En reportant ces relations dans le théorème d'Ampère obtenu à la question Q33 (2e H_{\text{air}} + L_{\text{fer}} H_{\text{fer}} = i_1(t)), on obtient :
D'après l'énoncé, la machine vérifie \mu_r e \gg L_{\text{fer}}, c'est-à-dire :
Le terme d'excitation dans le fer est donc négligeable devant celui dans l'entrefer :
On en déduit l'expression de la norme B :
Résultat
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Il ne faut pas omettre le double passage de la ligne de champ dans l'entrefer.
« les candidats ont parfois oublié que la ligne de champ passe deux fois dans l’entrefer. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Schéma ou tracé
Notions : entrefer, ligne de champ
Représenter graphiquement en fonction de , l'allure de pour et .
Voir l'indiceIndice
Constater que le champ traverse radialement l'entrefer dans un sens sous le conducteur aller et dans le sens opposé sous le conducteur retour, formant un créneau bivalué sur [-\pi,\pi].
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le sens de parcours des lignes de champ magnétique \vec{B} dans l'entrefer en fonction de l'angle \theta repéré par rapport à la normale \vec{n}_1.
- Projeter le champ sur le vecteur unitaire radial \vec{e}_r (orienté du rotor vers le stator) sachant que sa norme est uniforme et égale à B = \dfrac{\mu_0 \, i_1(t)}{2e}.
- Tracer la fonction B_{\text{spire}}(\theta, t) sous forme de créneau sur l'intervalle [-\pi, \pi].
Voir la réponse courteRéponse courte
Allure en créneaux alternés pour la composante radiale de \vec{B} dans l'entrefer en fonction de l'abscisse angulaire \theta.
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D'après la figure 7 de l'énoncé et la règle du tire-bouchon de Maxwell :
- Pour i_1(t) > 0, le courant sort du plan au conducteur supérieur (\theta = +\frac{\pi}{2}) et entre dans le plan au conducteur inférieur (\theta = -\frac{\pi}{2}).
- Les lignes de champ traversent donc le rotor de la gauche vers la droite le long de l'axe défini par \vec{n}_1.
Dans l'entrefer, pour \theta \in \left]-\frac{\pi}{2}, \frac{\pi}{2}\right[, le champ magnétique est dirigé du rotor vers le stator, c'est-à-dire dans le sens de \vec{e}_r :
\vec{B}_{\text{spire}}(\theta, t) = +B \, \vec{e}_r \implies B_{\text{spire}}(\theta, t) = +B = +\frac{\mu_0 \, i_1(t)}{2e}Pour les angles extérieurs, soit \theta \in \left[-\pi, -\frac{\pi}{2}\right[ \cup \left]\frac{\pi}{2}, \pi\right], les lignes de champ se referment en entrant du stator vers le rotor, soit en sens opposé à \vec{e}_r :
\vec{B}_{\text{spire}}(\theta, t) = -B \, \vec{e}_r \implies B_{\text{spire}}(\theta, t) = -B = -\frac{\mu_0 \, i_1(t)}{2e}
Le champ magnétique radial B_{\text{spire}}(\theta, t) présente donc une allure en créneau alternatif, symétrique, représentée ci-dessous.
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Évitez d'anticiper hâtivement un champ sinusoïdal, ce qui mène à de nombreux tracés erronés.
« les candidats ont parfois voulu arriver trop vite vers un champ magnétique sinusoïdal. On trouve beaucoup de schémas faux. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Schéma ou tracé
Notions : enroulement statorique, champ magnétique
Représenter graphiquement, en fonction de , l'allure de la fonction pour et . On prendra .
Voir l'indiceIndice
Superposer graphiquement par sommation algébrique les trois signaux en créneaux décalés d'un angle \alpha, conduisant à une onde en escalier à trois paliers.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la contribution de chaque spire au champ magnétique dans l'entrefer en utilisant le principe de superposition linéaire.
- Déterminer les positions angulaires des six faisceaux de conducteurs (trois conducteurs « aller » et trois conducteurs « retour ») pour en déduire les abscisses de discontinuité.
- Construire le profil de B_1(\theta,t) par paliers successifs sur l'intervalle [-\pi,\pi].
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de l'allure crénelée par superposition des distributions de champ magnétique créées par les spires décalées de l'enroulement statorique.
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Le stator comporte trois spires identiques décalées angulairement de \alpha \approx \frac{\pi}{6} et parcourues par le même courant i_1(t) > 0. D'après le principe de superposition, le champ magnétique total dans l'entrefer est la somme des champs créés par chacune des spires :
Chaque spire k \in \{-1, 0, 1\} présente :
- un conducteur « aller » (\odot) situé à la position angulaire \theta_a^{(k)} = \frac{\pi}{2} + k\alpha ;
- un conducteur « retour » (\otimes) diamétralement opposé situé à \theta_r^{(k)} = -\frac{\pi}{2} + k\alpha.
Pour \alpha = \frac{\pi}{6}, les conducteurs « aller » se situent aux cotes angulaires :
et les conducteurs « retour » aux cotes :
Chaque conducteur traversé dans le sens des \theta croissants fait varier la composante radiale du champ magnétique d'un saut de \pm 2B, avec B = \frac{\mu_0 i_1(t)}{2e} :
- +2B lors du franchissement d'un conducteur « retour » (\otimes) en -\frac{2\pi}{3}, -\frac{\pi}{2} et -\frac{\pi}{3} ;
- -2B lors du franchissement d'un conducteur « aller » (\odot) en \frac{\pi}{3}, \frac{\pi}{2} et \frac{2\pi}{3}.
La fonction B_1(\theta,t) est donc une fonction en escalier, paire en \theta, prenant les valeurs suivantes :
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne postulez pas prématurément un profil sinusoïdal pour le champ, source de schémas faux.
« les candidats ont parfois voulu arriver trop vite vers un champ magnétique sinusoïdal. On trouve beaucoup de schémas faux. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : théorème de leblanc, champ tournant
Déterminer l'expression du champ magnétique créé par le stator dans l'entrefer. On posera : . Justifier que ce champ magnétique est un champ tournant à la vitesse angulaire qu'on précisera.
Voir l'indiceIndice
Sommer les contributions radiales \vec{B}_s = \vec{B}_1 + \vec{B}_2 et transformer le produit trigonométrique à l'aide de l'identité \cos(a)\cos(b) + \sin(a)\sin(b) = \cos(a-b).
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe de superposition pour déterminer le champ magnétique total \vec{B}_s(\theta,t) = \vec{B}_1(\theta,t) + \vec{B}_2(\theta,t).
- Utiliser la formule trigonométrique d'addition pour simplifier la somme.
- Identifier la condition de propagation de la phase pour déterminer le vecteur rotation \vec{\omega} du champ tournant.
Voir la réponse courteRéponse courte
Superposition de deux champs pulsés orthogonaux dans l'espace et en quadrature de phase, formant un champ tournant à la vitesse \omega_s.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par le principe de superposition, le champ magnétique total créé par les deux enroulements statoriques dans l'entrefer s'écrit :
En remplaçant les intensités par leurs expressions i_1(t) = I_{\max}\cos(\omega_s t) et i_2(t) = I_{\max}\sin(\omega_s t), et en posant B_{s0} = K I_{\max} :
D'après la relation trigonométrique \cos(a-b) = \cos a\cos b + \sin a\sin b :
Pour un observateur situé à la position angulaire \theta(t) telle que la phase reste constante :
La distribution spatiale du champ magnétique conserve une forme constante et tourne autour de l'axe central avec une vitesse angulaire \dfrac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t} = \omega_s.
Il s'agit donc bien d'un champ tournant, de vecteur rotation :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : énergie magnétique, intégrale volumique
Exprimer l'énergie magnétique stockée dans l'entrefer à l'aide d'une intégrale qu'on ne demande pas d'intégrer et faisant intervenir et .
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Intégrer la densité d'énergie magnétique volumique w_m = \frac{\vec{B}^2}{2\mu_0} sur le volume cylindrique élémentaire de l'entrefer.
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- Exprimer le champ magnétique total \vec{B} dans l'entrefer par superposition des champs statorique et rotorique.
- Rappeler la densité volumique d'énergie magnétique dans le vide (ou l'air).
- Écrire l'énergie magnétique totale W_m sous forme d'intégrale sur le volume de l'entrefer, puis expliciter l'intégration angulaire en utilisant la finesse de l'entrefer.
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Écriture intégrale de l'énergie magnétique dans le volume de l'entrefer : W_m = \iiint \frac{(\vec{B}_s + \vec{B}_R)^2}{2\mu_0}\,\mathrm{d}\tau.
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Par le principe de superposition, le champ magnétique total dans l'entrefer est la somme des champs créés par le stator et par le rotor :
L'air de l'entrefer étant assimilé au vide de perméabilité magnétique \mu_0, la densité volumique d'énergie magnétique s'écrit :
L'énergie magnétique totale W_m emmagasinée dans l'entrefer s'obtient par intégration sur le volume de l'entrefer \mathcal{V}_{\text{entrefer}} :
Compte tenu de la géométrie cylindrique, en notant R_e le rayon moyen de l'entrefer, e son épaisseur (e \ll R_e) et L_e sa longueur axiale, l'élément de volume s'écrit \mathrm{d}\tau \approx R_e \, \mathrm{d}\theta \, \mathrm{d}r \, \mathrm{d}z. Le champ étant uniforme suivant l'épaisseur e et la direction axiale, l'intégrale se simplifie en :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 39
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : analyse dimensionnelle, géométrie d'entrefer
Préciser l'unité du produit et indiquer à quels paramètres du système correspondent chacun des deux termes : et .
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Analyser la dimension du terme volumique élémentaire de l'entrefer d\mathcal{V} \approx R_e \mathrm{d}\theta \cdot L_e \cdot e.
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- Identifier la dimension du produit R_e L_e e à partir de l'expression de l'énergie magnétique volumique intégrée sur l'entrefer.
- Associer chaque terme à la géométrie cylindrique de la machine synchrone.
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Le produit R_e L_e e est homogène à un volume en \mathrm{m}^3 ; R_e est le rayon du rotor et L_e sa longueur axiale.
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L'énergie magnétique est obtenue par intégration de la densité volumique d'énergie magnétique sur le volume de l'entrefer :
L'élément de volume en coordonnées cylindriques s'écrit \mathrm{d}\tau = r \, \mathrm{d}r \, \mathrm{d}\theta \, \mathrm{d}z. Pour un entrefer d'épaisseur e très faible devant le rayon, r \approx R_e, l'intégration sur l'épaisseur radiale donne \int \mathrm{d}r = e et sur la longueur axiale donne \int \mathrm{d}z = L_e.
Le volume total de l'entrefer vaut ainsi :
Le produit R_e L_e e est donc homogène à un volume. Son unité dans le Système International est :
Par identification avec la géométrie cylindrique de la machine :
- R_e est le rayon moyen de l'entrefer (ou rayon du rotor/stator) ;
- L_e est la longueur axiale (selon l'axe Oz) de l'entrefer (ou de la machine).
Résultat
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L'unité se déduisait de la question précédente ; évitez de confondre ces grandeurs avec résistance et inductance.
« en considérant la question précédente, on pouvait rapidement arriver à l’unité du produit demandée. »
« quelques grosses confusions avec les grandeurs électriques : résistance et inductance. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : couple électromagnétique, machine synchrone
Préciser l'expression de en fonction de , , , , , , , et de .
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Dériver l'expression approchée de W_m par rapport à \theta_R en appliquant la formule de Leibniz rappelée dans l'énoncé.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la dérivée partielle de l'énergie magnétique W_m par rapport à la coordonnée angulaire du rotor \theta_R, les amplitudes B_{s0} et B_{r0} étant indépendantes de \theta_R.
- Remplacer l'angle \theta_R(t) par son expression horaire \theta_R(t) = \Omega t + \theta_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Obtention du couple instantané par dérivation de l'énergie magnétique par rapport à la position angulaire du rotor : \Gamma_z = -\frac{\partial W_m}{\partial \theta_m}.
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L'énergie magnétique stockée dans l'entrefer est donnée par :
Le couple électromagnétique selon l'axe (Oz) s'obtient par dérivation partielle par rapport à \theta_R à courants constants :
Or :
En injectant la loi horaire de la position angulaire du rotor \theta_R(t) = \Omega t + \theta_0, il vient :
Résultat
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Il fallait dériver par rapport à la position angulaire du rotor et non par rapport au temps, sans modifier le signe moins.
« Attention, il s’agissait d’une dérivée par rapport à la position du rotor et non par rapport au temps. »
« Le signe « - » devant l’expression du couple a perturbé les candidats qui ont souvent voulu changer ce signe. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question 41
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : condition de synchronisme, couple moyen
On considère que est fixé par le réseau électrique extérieur. À quelle condition sur , le couple moyen est-il non nul ? Comment appelle-t-on cette condition ? Préciser, en fonction de , , , , , , et de , l'expression de ce couple moyen.
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Identifier le terme oscillant en (\omega_s - \Omega)t : la moyenne temporelle n'est non nulle que si la pulsation d'oscillation s'annule, ce qui définit la condition de synchronisme.
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- Partir de l'expression du couple instantané obtenue à la question précédente et analyser sa moyenne temporelle selon que la phase dépend ou non du temps.
- Identifier la condition assurant une phase constante, nommer ce régime de fonctionnement fondamental des machines synchrones, puis en déduire l'expression explicite du couple moyen.
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Condition de synchronisme \Omega = \omega_s garantissant un couple moyen non nul, exprimé en fonction du déphasage interne \theta_0.
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D'après la question Q40, le couple électromagnétique instantané s'exerçant sur le rotor s'écrit :
La valeur moyenne temporelle du couple est définie par :
- Si \Omega \neq \omega_s, \Gamma_z(t) est une grandeur sinusoïdale de pulsation non nulle |\omega_s - \Omega|. La moyenne temporelle d'un signal sinusoïdal de moyenne nulle étant nulle, on a \langle \Gamma_z \rangle = 0.
- Pour que le couple moyen soit non nul (en dehors du cas particulier où \theta_0 \equiv 0 \ [\pi]), il faut que l'argument du sinus soit indépendant du temps, ce qui impose :
Cette égalité est la condition de synchronisme.
Lorsque la condition de synchronisme \Omega = \omega_s est satisfaite, le couple instantané devient indépendant du temps :
Le couple moyen est alors égal à cette valeur constante :
Résultat
Question 42
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : machine synchrone, stabilité
On suppose que cette condition est respectée. À quelle condition sur a-t-on un fonctionnement alternateur ? Un fonctionnement moteur stable ?
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Étudier le signe du couple moyen selon \theta_0 : un fonctionnement moteur nécessite un couple positif s'opposant au couple résistant, et la stabilité mécanique impose une dérivée de rappel \frac{\partial \langle \Gamma_z \rangle}{\partial \theta_0} < 0.
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- Exprimer la puissance électromagnétique reçue par le rotor \mathcal{P}_{\text{em}} = \Gamma_z \Omega (avec \Omega = \omega_s > 0) pour distinguer les régimes moteur (\Gamma_z > 0) et alternateur (\Gamma_z < 0).
- Établir la condition de stabilité du fonctionnement moteur en écrivant l'équation du mouvement du rotor soumise à une perturbation angulaire autour de l'équilibre.
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Analyse du signe du couple moyen selon \theta_0 (moteur vs générateur) et étude de la stabilité autour du point de fonctionnement \frac{\mathrm{d}\Gamma}{\mathrm{d}\theta_0} < 0.
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D'après la question précédente, lorsque la condition de synchronisme \Omega = \omega_s est vérifiée, le couple électromagnétique exercé sur le rotor est constant et s'écrit :
La puissance électromagnétique échangée au niveau du rotor s'écrit \mathcal{P}_{\text{em}} = \Gamma_z \Omega (avec \Omega = \omega_s > 0).
1. Fonctionnement alternateur En régime alternateur (générateur), la machine reçoit de la puissance mécanique d'un moteur d'entraînement extérieur et fournit de la puissance électrique au réseau. Le couple électromagnétique exercé sur le rotor doit donc être résistant :
Sur l'intervalle [-\pi, \pi], la condition pour un fonctionnement alternateur est :
Le rotor est alors en avance angulaire sur le champ tournant statorique.
2. Fonctionnement moteur stable En régime moteur, le couple électromagnétique entraîne le rotor, donc \Gamma_z > 0, ce qui impose :
Pour analyser la stabilité, écrivons le théorème du moment cinétique appliqué au rotor en rotation autour de l'axe Oz :
où \Gamma_{\text{ext}} < 0 est le couple résistant exercé par la charge mécanique. À l'équilibre, \Gamma_z(\theta_0) = -\Gamma_{\text{ext}}.
Considérons une petite perturbation de la position angulaire autour de cet équilibre : \theta_0(t) = \theta_{0,\text{eq}} + \delta \theta_0(t). L'équation linéarisée de la perturbation s'écrit :
La stabilité impose l'existence d'un couple de rappel (pulsation d'oscillation réelle), soit :
En combinant cette condition de stabilité avec la condition de fonctionnement moteur (\sin(\theta_0) < 0), on en déduit :
Résultat
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Le signe moins du couple a déstabilisé les candidats, conduisant fréquemment à inverser les conditions recherchées.
« Le signe « - » devant l’expression du couple a perturbé les candidats qui ont souvent voulu changer ce signe. Les conditions demandées à la question 42 étaient alors souvent inversées. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
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