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CCINP Physique Chimie PSI 2022Sujet, corrigé et rapport du jury

Développement durable

Pas encore noté

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 9 questions sur 42, partie III en entier. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 11 · PTSI 3 · MP2I 4 · TSI1 4 · BCPST1 18 questions.

Détail par partie

Téléchargements

Présentation du sujet

Difficulté moyenne
Développement durable : traitement des effluents, décantation, ferme solaire, courants de Foucault, turbine à gaz et machine synchrone
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L'épreuve comporte six parties indépendantes autour du développement durable. Elle commence par de la chimie des solutions aqueuses (oxydoréduction, précipitation, courbes intensité-potentiel), puis étudie la décantation par diffusion et convection de particules. Suivent une résolution de problème sur une ferme solaire, un séparateur à courants de Foucault, une turbine à gaz et une machine synchrone.

  1. 1Partie I : traitement des effluents et récupération de métaux précieuxpremière et deuxième annéeDéchromatation, décyanuration avec diagrammes E-pH et récupération d'or par électrolyse avec montage à trois électrodes.
  2. 2Partie II : décantation dans le traitement des eauxdeuxième annéeVitesse limite de chute, flux convectif et diffusif de particules, comparaison de temps caractéristiques.
  3. 3Partie III : ferme solaireRésolution de problème comparant la puissance reçue du rayonnement à la consommation annuelle de foyers.
  4. 4Partie IV : séparateur à courants de Foucaultpremière et deuxième annéeConditions d'existence de l'induction, force de Laplace sur une particule conductrice et tri des particules.
  5. 5Partie V : turbine à gazpremière et deuxième annéeCombustion et émission de CO2, cycle sur le diagramme log(P)-h, rendement et débit massique.
  6. 6Partie VI : machine synchroneChamp dans l'entrefer, champ tournant, énergie magnétique, couple et conditions de fonctionnement en moteur ou en alternateur.

Difficulté moyenne. Selon le rapport, la moyenne nationale est un peu supérieure à 10/20 : les questions directes de cours sont généralement bien traitées, mais les questions plus ardues ont désarçonné beaucoup de candidats.

L'épreuve en chiffres

Moyenne 10,19 / 20 · écart-type 3,78 · 5 146 présents · où vous situez-vous ?
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Moyenne
10,19/ 20
Écart-type
3,78
Présents
5 146
Coefficient
9
Durée
4 h
moyenne 10,1905101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : document officiel du concours, épreuve du 9 mai 2022. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Ce qu'a observé le jury

6 erreurs relevées
Mauvais couples rédox · Montage à trois électrodes méconnu · Relations non homogènes
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Toutes les parties ont été abordées par l'ensemble des candidats, avec une réussite variable, et l'épreuve a été sélective. Le sujet comportait beaucoup de questions qualitatives où une simple affirmation sans argument n'est pas valorisée. Quelques excellents candidats ont traité presque tout le sujet avec une argumentation claire.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Mauvais couples rédoxQ5, Q6, Q9

    Beaucoup ne choisissent pas les bons couples ou n'utilisent pas le diagramme E-pH pour justifier la réaction. L'ion cyanure est mal connu.

  2. 2
    Montage à trois électrodes méconnuQ7, Q11

    Peu de candidats connaissent ce montage de travaux pratiques, et le branchement des appareils de mesure est souvent fantaisiste. Le lien entre intensité et vitesse de réaction reste flou.

    « peu de candidats connaissent le montage à 3 électrodes »
  3. 3
    Relations non homogènesQ18, Q22

    Dans la résolution de problème sur la ferme solaire, les candidats multiplient des grandeurs sans leur donner de sens, et confondent champ électrique et énergie électrique.

    « Les candidats multiplient les grandeurs sans donner du sens à leurs relations »
  4. 4
    Erreurs de signe dans les bilans de fluxQ17

    Une somme de vecteurs nulle n'implique pas que les vecteurs sont égaux, et une erreur de signe mène à une densité qui décroît avec la profondeur.

    « la somme de vecteurs nuls n’implique pas que les vecteurs sont égaux »
  5. 5
    Combustion et diagramme thermodynamiqueQ28, Q29, Q30

    L'équation de combustion du fuel pose problème, avec une confusion entre avancement et quantité de CO2. Le point 2 du cycle se place grâce au caractère isentropique de la transformation 2→3.

  6. 6
    Signe du couple modifiéQ40, Q41, Q42

    Il faut dériver par rapport à la position du rotor et non par rapport au temps. Beaucoup changent le signe « - » du couple, ce qui inverse les conditions de fonctionnement.

Ce qui a été bien réussi

  • La question 1 sur les nombres d'oxydation est abordée par presque tous et le plus souvent juste.
  • Les questions 12 et 14 sont bien réussies, hors erreurs d'unité ou oubli de la poussée d'Archimède.
  • La question de cours sur l'induction (Q23) donne de bonnes réponses, et la force de Laplace de Q24 est souvent trouvée.
  • Les questions 32, 37 et 38 sont bien traitées.

Conseils du jury

  • Lire tout l'énoncé en début d'épreuve, puis commencer par les parties où l'on se sent le plus à l'aise.
  • Laisser un espace blanc pour les questions sautées et rédiger les réponses dans l'ordre de numérotation.
  • Argumenter chaque réponse qualitative par des phrases et des relations homogènes.
  • Revoir les montages de travaux pratiques, notamment le montage à trois électrodes.
  • Soigner la présentation, sans correcteur et avec une encre contrastée, en raison de la numérisation des copies.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

Corrigé détaillé

42 questions
Indice, stratégie puis corrigé complet pour chaque question, avec les remarques du jury.
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42 questions corrigées une à une : un indice, puis la stratégie, puis le corrigé complet avec le résultat encadré et les remarques du jury. Chaque question est vérifiée avant publication.

  1. Q1Déterminer le nombre d'oxydation du chrome dans chacune des six espèces. Montrer que le couple forme un…
  2. Q2Quel est le pH de début de précipitation de l'hydroxyde de chrome III ? En déduire le produit de solubilité…
  3. Q3On considère la réaction chimique de constante d'équilibre: On rappelle que sur la frontière qui sépare deux…
  4. Q4Lors de la déchromatation, les ions sont réduits en milieu acide en ions par les ions qui s'oxydent en ions…
  5. Q5Justifier qualitativement à l'aide des diagrammes E-pH que cette réaction est quasi-totale.
  6. Q6Pourquoi est-il déconseillé d'utiliser de l'eau de javel en milieu trop acide. Ecrire l'équation chimique…
  7. Q7Faire le schéma du dispositif expérimental qui permet de relever la courbe intensité-potentiel du couple sur…
  8. Q8Quelle attention particulière faut-il prendre en termes d'impédance quant au choix du millivoltmètre ?
Voir les 34 autres questions
  1. Q9Préciser la demi-équation rédox qui se produit sur l'électrode de travail en mode cathodique lors de la…
  2. Q10On rappelle que par convention, le courant est compté positif de l'électrode de travail vers la solution…
  3. Q11Le couple sur électrode de platine correspond-il à un couple lent ou rapide ? D'un point de vue cinétique…
  4. Q12L'électrolyse d'un bain est effectuée pendant une durée, en maintenant le potentiel de la cathode à. On note…
  5. Q13Expliquer qualitativement l'impact de la surface de l'électrode de travail sur le coût énergétique lié à la…
  6. Q14À partir de l'équation différentielle du mouvement, issue de la seconde loi de Newton, établir, en fonction…
  7. Q15Cette chute des particules est à l'origine d'un courant convectif vertical des particules. On note:, le…
  8. Q16Rappeler la loi de Fick et préciser les unités des grandeurs qui interviennent. Justifier qualitativement…
  9. Q17En régime permanent, ces deux courants se compensent. En déduire, en fonction de, et de l'expression de la…
  10. Q18Par conservation du nombre de particules sur une tranche verticale du bassin, exprimer en fonction de,, et de.
  11. Q19Définir en fonction de, et de, un temps caractéristique de sédimentation, ainsi qu'un temps caractéristique…
  12. Q20Exprimer en fonction de, et de. À quelle condition portant sur et, la décantation statique permet-elle une…
  13. Q21Définir en fonction de et de, un temps de traversée du bassin. À quelle condition, portant sur et, la…
  14. Q22Évaluer le nombre de foyers que peut satisfaire cette ferme solaire sans aucun autre apport.
  15. Q23Rappeler dans quel(s) cadre(s) des phénomènes d'induction électromagnétique peuvent être observés.
  16. Q24Déterminer, en fonction de,,,,,, et de, la force de Laplace instantanée exercée sur la particule lorsqu'elle…
  17. Q25Les particules posées sur le tapis arrivent à l'entrée de la zone exposée au champ magnétique avec la…
  18. Q26Après avoir quitté le convoyeur, les particules sont recueillies dans des bacs situés en bas à droite du…
  19. Q27Décrire, sans calcul, le trajet des particules de type 2 après leur entrée dans la zone exposée au champ…
  20. Q28Justifier, à l'aide des données thermodynamiques fournies en fin d'énoncé, que pour une même production…
  21. Q29Reproduire sommairement sur votre copie l'allure du diagramme -h de l'eau fourni en fin de sujet, en…
  22. Q30Exprimer en fonction des enthalpies massiques aux points 1, 2, 3 et 4: - le travail utile massique de la…
  23. Q31Évaluer le débit massique en eau du circuit primaire, noté, pour une production d'électricité d'une puissance.
  24. Q32La norme du champ magnétique est-elle uniforme dans le circuit magnétique ? Sinon, préciser les zones où le…
  25. Q33Pour la ligne de champ moyenne, on note et les normes du champ d'excitation magnétique dans l'air (entrefer)…
  26. Q34Déterminer l'expression de en fonction de, de et de.
  27. Q35Représenter graphiquement en fonction de, l'allure de pour et.
  28. Q36Représenter graphiquement, en fonction de, l'allure de la fonction pour et. On prendra.
  29. Q37Déterminer l'expression du champ magnétique créé par le stator dans l'entrefer. On posera:. Justifier que ce…
  30. Q38Exprimer l'énergie magnétique stockée dans l'entrefer à l'aide d'une intégrale qu'on ne demande pas…
  31. Q39Préciser l'unité du produit et indiquer à quels paramètres du système correspondent chacun des deux termes…
  32. Q40Préciser l'expression de en fonction de,,,,,,, et de.
  33. Q41On considère que est fixé par le réseau électrique extérieur. À quelle condition sur, le couple moyen est-il…
  34. Q42On suppose que cette condition est respectée. À quelle condition sur a-t-on un fonctionnement alternateur ?…

Description

L'épreuve comporte six parties indépendantes autour du développement durable. Elle commence par de la chimie des solutions aqueuses (oxydoréduction, précipitation, courbes intensité-potentiel), puis étudie la décantation par diffusion et convection de particules. Suivent une résolution de problème sur une ferme solaire, un séparateur à courants de Foucault, une turbine à gaz et une machine synchrone.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE PSI

PHYSIQUE - CHIMIE

Durée : 4 heures

N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il a été amené à prendre.

RAPPEL DES CONSIGNES

  • Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d'autres couleurs, excepté le vert, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas et la mise en évidence des résultats.
  • Ne pas utiliser de correcteur.
  • Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.

Les calculatrices sont interdites.

Le sujet est composé de six parties indépendantes.
Des données et un document se trouvent en fin de sujet.

Développement durable

Partie I - Traitement des effluents et récupération de métaux précieux

Dans l'industrie du cuir, des sels de chrome sont ajoutés aux bains de tannage pour rendre le cuir imputrescible. Ces sels ne réagissent que partiellement avec les peaux, 40 à 50% du chrome n'est pas absorbé. Le chrome VI est classé cancérogène pour l'Homme (groupe 1 du CIRC, groupe 1A par l'Union Européenne et groupe A par l'US-EPA), mais uniquement lors d'une exposition par inhalation (US EPA, 1998).
Les effluents doivent être traités de façon à respecter les normes de rejets en vigueur avant d'être rejetés. On se propose ici d'étudier certains aspects chimiques liés au fonctionnement d'une station d'épuration.

1.1 - Déchromatation

La figure 1 correspond au diagramme E-pH du chrome, tracé pour une concentration totale en élément chrome dissous de 10^(− 1) mol ⋅ L^(− 1). Les espèces prises en compte sont Cr_2 O_7^(2 −), Cr^(2 +), Cr^(3 +), Cr(OH)_(3(s)), Cr_((s)) et CrO_4^(2 −).
Figure 1 - Diagramme E-pH du chrome
Q1. Déterminer le nombre d'oxydation du chrome dans chacune des six espèces.
Montrer que le couple Cr_2 O_7^(2 −)/CrO_4^(2 −) forme un couple acido-basique. Préciser lequel est l'acide et lequel est la base.
Reproduire sur votre copie l'allure du diagramme E -pH de la figure 1 en associant un domaine à chacune des six espèces.
Q2. Quel est le pH de début de précipitation de l'hydroxyde de chrome III ? En déduire le produit de solubilité de l'hydroxyde de chrome III, qui correspond à la constante d'équilibre K_s de la réaction :
Cr(OH)_(3(s)) = Cr^(3 +) + 3OH^−
Q3. On considère la réaction chimique de constante d'équilibre K_1 :
Cr_2 O_7^(2 −) + H_2 O = 2CrO_4^(2 −) + 2H^+
On rappelle que sur la frontière qui sépare deux espèces dissoutes, il y a autant d'élément chrome dans chacune de ces deux espèces.
Déterminer, à l'aide du diagramme E − pH du chrome, la valeur numérique pK_1 = − logK_1 de cette constante d'équilibre.
Q4. Lors de la déchromatation, les ions Cr_2 O_7^(2 −) sont réduits en milieu acide en ions Cr^(3 +) par les ions HSO_3^−qui s'oxydent en ions SO_4^(2 −). Écrire la réaction chimique qui correspond à la réduction d'une mole de Cr_2 O_7^(2 −). Déterminer la valeur numérique de la constante d'équilibre K_2 associée à cette réaction. Conclure.

1.2 - Décyanuration

Les ions cyanure CN^−, des eaux polluées, sont éliminés par oxydation, en milieu fortement basique, en ions CNO^−, à l'aide d'un excès d'eau de javel suivant la réaction :
CN^− + ClO^− = CNO^− + Cl^−
L'eau de javel sera assimilée ici à une solution équimolaire d'ions Cl^−et d'ions ClO^−. La figure 2 correspond au diagramme E -pH du chlore, tracé pour une concentration totale en élément chlore dissous de 10^(− 1) mol ⋅ L^(− 1).
Figure 2 - Diagramme E-pH du chlore
Q5. Justifier qualitativement à l'aide des diagrammes E − pH que cette réaction est quasitotale.
Le dichlore Cl_2 est un gaz très toxique, voire mortel.
Q6. Pourquoi est-il déconseillé d'utiliser de l'eau de javel en milieu trop acide. Ecrire l'équation chimique qui se produit lorsqu'on acidifie trop fortement une solution d'eau de javel.

1.3 - Récupération d'or résiduel

Suivant le domaine d'activité, les effluents traités peuvent contenir de l'or qu'il est économiquement intéressant de récupérer avant l'acheminement vers le décanteur.
Une électrolyse sélective permet de récupérer l'or solide Au_((s)), par réduction des ions aurocyanure Au(CN)_2^−. Le choix du potentiel de la cathode est déterminant et doit être optimisé.
On se propose d'abord de relever la courbe intensité-potentiel du couple Au(CN)_2/Au_((s)) sur électrode de platine. On réalise alors un montage qui contient un générateur de tension réglable e, un milliampèremètre (mA), un millivoltmètre (mV) et trois électrodes :
  • une électrode en platine couverte d'or, aussi dénommée électrode de travail (E.T.), qui travaille ici seulement sur sa branche cathodique. C'est cette électrode qui sera étudiée ;
  • une électrode en métal inerte appelée contre électrode (C.E.), qui assure la circulation du courant ;
  • une électrode de référence (E.réf.) de potentiel connu et qui doit être traversée par un courant négligeable.
Q7. Faire le schéma du dispositif expérimental qui permet de relever la courbe intensité-potentiel du couple Au(CN)_2^−/Au_((s)) sur électrode de platine.
Q8. Quelle attention particulière faut-il prendre en termes d'impédance quant au choix du millivoltmètre?
Q9. Préciser la demi-équation rédox qui se produit sur l'électrode de travail en mode cathodique lors de la réduction des ions aurocyanure Au(CN)_2^−.
Q10. On rappelle que par convention, le courant I est compté positif de l'électrode de travail vers la solution. Préciser, sur votre schéma du dispositif expérimental, comment circule conventionnellement le courant électrique I et préciser son signe.
La figure 3 représente une partie de la courbe intensité-potentiel du couple Au(CN)_2^−/Au_((s)) sur électrode de platine.
Figure 3 - Courbe intensité-potentiel du couple Au(CN)_2/Au_((s)) sur électrode de platine
Q11. Le couple Au(CN)_2^−/Au_((s)) sur électrode de platine correspond-il à un couple lent ou rapide ? D'un point de vue cinétique, est-il préférable de fortement baisser le potentiel de la cathode en dessous de − 0, 6 V ou non ? Éventuellement, quel est le risque d'imposer une valeur trop faible?
Q12. L'électrolyse d'un bain est effectuée pendant une durée Δt, en maintenant le potentiel de la cathode à − 1, 4 V. On note S la surface de l'électrode de travail et J la densité du courant qui la traverse. On considère le rendement faradique de 100%.
Préciser la valeur numérique de J exprimée en A ⋅ m^(− 2). Puis, exprimer en fonction de J, S, Δt, de la masse molaire M(Au_((s))) et de la constante F de Faraday, la masse d'or solide m(Au_((s))) récupérée.
Q13. Expliquer qualitativement l'impact de la surface S de l'électrode de travail sur le coût énergétique lié à la récupération d'une masse d'or donnée.

Partie II - Décantation dans le traitement des eaux

La clarification par décantation est une des étapes réalisées dans le traitement des eaux des stations d'épuration. Elle consiste à éliminer les particules polluantes en suspension dans l'eau polluée.
L'eau polluée, c'est-à-dire chargée en particules non désirées, circule en continu dans le bassin de décantation (figure 4), à faible vitesse horizontale u⃗. Les particules ont le temps de se déposer au fond du bassin et l'eau de sortie est ainsi clarifiée.
Figure 4 - Bassin de décantation
Le bassin de décantation est de longueur L_b et de profondeur d_b, sa largeur est indifférente. On note respectivement η et ρ_e la viscosité dynamique et la masse volumique de l'eau polluée. η et ρ_e sont supposées constantes.
On définit le repère ( O, e→_x, e→_y, e→_z ) lié au bassin. L'axe Oz est vertical descendant. Le niveau d'entrée de l'eau dans le bassin correspond à la cote z = 0.
On suppose que les particules polluantes sont sphériques, de rayon r, et qu'elles sont soumises à la force de frottement fluide: F⃗ = − 6πηr⃗v⃗, où v⃗ est la vitesse des particules.
On note ρ_0 la masse volumique des particules polluantes, supposée constante. On a : ρ_0 > ρ_e. On considère que l'eau arrive en amont du bassin avec une densité en particules polluantes notée N0.

II. 1 - Décantation statique

Dans un premier temps, l'eau ne circule pas horizontalement, u⃗ = 0→, et les particules polluantes qu'elle contient chutent verticalement.
Compte tenu des phénomènes de transport des particules polluantes dans le bassin, la densité en particules polluantes n'est pas uniforme sur la hauteur du bassin. Elle dépend de la profondeur z. Dans le bassin, on note n(z) la densité en particules polluantes à l'altitude z et n_0 la valeur associée à l'altitude z = 0, soit n_0 = n(z = 0).
Q14. À partir de l'équation différentielle du mouvement, issue de la seconde loi de Newton, établir, en fonction de ρ_0, ρ_e, r, η et de l'accélération g de la pesanteur, la vitesse limite v⃗_l = v_l e⃗_z atteinte par ces particules. Quel est le signe de v_1 ? Exprimer en fonction de ρ_0, r et de η, le temps caractéristique τ_c d'établissement de cette vitesse limite.
On supposera par la suite que la constante de temps τ_c est très faible devant le temps de sédimentation (i.e. le temps de chute dans le bassin) de sorte que le mouvement des particules est considéré comme uniforme à la vitesse v⃗_1.
Q15. Cette chute des particules est à l'origine d'un courant convectif vertical des particules. On note: j⃗ = j(z)e⃗_z, le vecteur densité de courant de particules associé. Préciser l'unité de j⃗. Puis exprimer le vecteur j⃗ en fonction de n(z) et de v⃗_l.
En plus du courant précédent, on observe l'existence d'un second courant qui résulte d'un phénomène de diffusion. On note D le coefficient de diffusivité des particules dans l'eau et j⃗_D = j_D(z)e⃗_z le vecteur densité de courant de particules associé à ce second courant.
Q16. Rappeler la loi de Fick et préciser les unités des grandeurs qui interviennent. Justifier qualitativement l'existence de ce courant de diffusion. Préciser s'il est ascendant ou descendant.
Q17. En régime permanent, ces deux courants se compensent. En déduire, en fonction de n_0, D et de v_l l'expression de la densité de particules n(z). Représenter graphiquement la fonction n(z) en fonction de z.
Q18. Par conservation du nombre de particules sur une tranche verticale du bassin, exprimer n_0 en fonction de NO, D, d_b et de v_l.
Q19. Définir en fonction de d_b, D et de v_l, un temps caractéristique τ_s de sédimentation, ainsi qu'un temps caractéristique τ_D de diffusion des particules sur la hauteur du bassin.
Q20. Exprimer n_0 en fonction de N0, τ_S et de τ_D. À quelle condition portant sur τ_S et τ_D, la décantation statique permet-elle une clarification de l'eau?

II. 2 - Clarification dynamique de l'eau polluée

Dans un second temps, l'eau polluée est mise en mouvement et s'écoule avec une vitesse horizontale constante u⃗. Un aspirateur situé au fond du bassin aspire maintenant les particules polluantes.
Un modèle simple considère que le mouvement des particules polluantes est la combinaison d'un mouvement horizontal de vitesse u⃗ dû à l'entraînement de l'eau et d'un mouvement vertical de chute à la vitesse constante v⃗_l déterminée précédemment dans l'étude de la décantation statique. L'eau sera clarifiée si les particules polluantes introduites à l'entrée du bassin ont le temps de tomber au fond avant que l'eau d'entraînement, injectée à l'entrée du bassin en x = 0, ne soit parvenue à l'autre extrémité de sortie du bassin, située en x = L_b.
Q21. Définir en fonction de L_b et de u, un temps de traversée τ_T du bassin. À quelle condition, portant sur τ_T et τ_S, la clarification dynamique est-elle efficace?

Partie III - Ferme solaire

Dans cette partie, il vous est demandé de faire preuve d'autonomie. Toute démarche même partielle de résolution sera prise en compte.
Les ondes lumineuses reçues au niveau du sol sont des ondes électromagnétiques dont l'amplitude maximale du champ électrique est E_0 = 600 V ⋅ m^(− 1). Cette valeur correspond aux conditions d'éclairement maximal (Soleil au zénith, ciel dégagé). Le Soleil n'est pas toujours proche du zénith et le ciel est parfois obstrué (nuages, pollution). Les panneaux de la ferme solaire de la photo 1 ont une surface totale S = 20 hectares. Ils reçoivent sur une année une énergie lumineuse correspondant à Δt = 1800 heures d'éclairement maximal.
Les cellules photovoltaïques ont un rendement énergétique de 20%.
En moyenne, l'énergie électrique consommée par foyer et par an est de l'ordre de W_(élec) = 5000kWh. D'un point de vue électromagnétique, l'air est assimilable au vide.
Photo 1 - Ferme solaire
Q22. Évaluer le nombre de foyers que peut satisfaire cette ferme solaire sans aucun autre apport.

Partie IV - Séparateur à courants de Foucault

Le séparateur à courants de Foucault (figure 5) est utilisé sur les chaînes de tri des déchets.
Ces déchets peuvent être classés en trois catégories :
  • type 1 : les métaux conducteurs électriques et peu aimantables (aluminium, cuivre, magnésium...);
  • type 2 : les métaux conducteurs électriques et aimantables (fer, nickel), qui, placés dans un champ magnétique, acquièrent un moment dipolaire magnétique qui les attire vers les zones de fort champ magnétique ;
  • type 3 : les déchets inertes, ni conducteurs électriques, ni aimantables (plastiques, cartons, céramiques...).
Les déchets sont d'abord broyés en fines particules. Celles-ci sont déposées sur un convoyeur assimilable à un tapis roulant, en translation à la vitesse horizontale V_0 e→_x. Dans le rotor du tapis roulant, situé à l'extrémité finale, est disposé un second rotor. Ce second rotor est aimanté au moyen d'une succession d'aimants dont les pôles Nord et Sud sont alternés. Il crée un champ magnétique B⃗(x, t) = B_0 cos(ωt − kx)e⃗_z dans la zone finale du tapis roulant. La pulsation ω est liée à la vitesse de rotation du rotor. La zone exposée à ce champ magnétique est de longueur a avec ω≫(V_0)/a.
Figure 5 - Séparateur à courants de Foucault
On s'intéresse tout d'abord aux déchets de type 1 et 3 .
Q23. Rappeler dans quel(s) cadre(s) des phénomènes d'induction électromagnétique peuvent être observés.
Pour une particule de déchet, on adopte le modèle suivant :
  • la particule possède une vitesse V⃗ = V(t)e⃗_x dans la zone exposée au champ magnétique B⃗;
  • les trois dimensions de cette particule sont petites devant 1/k. Son volume est noté τ;
  • les particules électriquement conductrices obéissent à la loi d'ohm locale avec une conductivité électrique γ constante. On pourra considérer que γ = 0 pour les particules inertes.
On admet, compte tenu du phénomène d'induction électromagnétique, que lorsque la particule se situe dans la zone exposée au champ magnétique B⃗, elle est le siège d'un champ électrique induit :
E⃗ = B_0(ω/k − V(t))cos(ωt − kx)e⃗_y.
Q24. Déterminer, en fonction de γ, B_0, ω, k, x, t, V(t) et de τ, la force de Laplace instantanée exercée sur la particule lorsqu'elle se trouve à une abscisse x dans la zone aimantée. Comment se simplifie cette expression dans le cas où : ω/k≫V(t).
En déduire l'expression de la force de Laplace, moyenne sur le temps, qui s'exerce sur la particule pendant sa traversée de la zone exposée au champ magnétique.
Q25. Les particules posées sur le tapis arrivent à l'entrée de la zone exposée au champ magnétique avec la vitesse V_0 e→_x. En assimilant, à chaque instant, la force de Laplace qui s'exerce sur une particule à la valeur moyenne précédemment trouvée, exprimer l'augmentation d'énergie cinétique ΔE_c d'une particule de déchet lors de la traversée de la zone exposée au champ magnétique. En déduire les vitesses V_1 et V_3 en sortie de la zone exposée au champ magnétique pour les particules de type 1 et de type 3.
Q26. Après avoir quitté le convoyeur, les particules sont recueillies dans des bacs situés en bas à droite du convoyeur. Expliquer qualitativement comment positionner ces bacs pour recueillir séparément les particules de type 1 et les particules de type 3. Votre argumentation pourra s'appuyer sur un schéma explicatif sans calcul.
Q27. Décrire, sans calcul, le trajet des particules de type 2 après leur entrée dans la zone exposée au champ magnétique. Où peut-on recueillir les particules de type 2 ?

Partie V - Turbine à gaz

Le biogaz provient principalement de la fermentation anaérobie, c'est-à-dire sans oxygène, des déchets de l'agriculture, de l'industrie alimentaire et des ordures ménagères. À l'état brut, sa teneur en méthane est un peu supérieure à 50%. Après une épuration poussée, il atteint le même niveau de qualité que le gaz naturel et porte alors le nom de bio-méthane (CH_4). Il peut être valorisé par la production d'énergie électrique. Il est considéré comme une énergie renouvelable à part entière depuis plus de dix ans et sa combustion libère moins de CO_2 que celle du fuel ( C_(16)H_(34) ).
Q28. Justifier, à l'aide des données thermodynamiques fournies en fin d'énoncé, que pour une même production d'énergie, la combustion du méthane libère moins de CO_2 que celle du fuel.

Étude d'une installation motrice avec turbine à gaz

On étudie ici une installation motrice dont le principe de fonctionnement est décrit sur la figure 6.
Figure 6 - Installation motrice
Elle fonctionne en régime permanent suivant un cycle de Hirn. Le fluide utilisé est de l'eau. La pompe alimente le générateur de vapeur en liquide haute pression (point 1), on a P_1 = 10 bars. Le liquide est porté à ébullition, puis totalement vaporisé, et enfin surchauffé de façon isobare par le brûleur au bio-méthane (point 2). La vapeur surchauffée se détend ensuite dans la turbine accouplée à un alternateur électrique (point 3). Au point 3, on a P_3 = 1 bar, la vapeur est sous forme de vapeur saturante de titre massique en vapeur x_v = 1. La vapeur humide basse pression est totalement condensée, puis le liquide (point 4) est réintroduit dans la pompe. Un circuit secondaire, associé au condenseur et relié à une tour de refroidissement ou autre, permet d'extraire l'énergie issue du condenseur par transfert thermique.
Hypothèses:
  • l'évolution dans la turbine est adiabatique et réversible ;
  • l'évolution dans la pompe est supposée isenthalpique ;
  • dans les bilans énergétiques, les variations d'énergie cinétique et potentielle du fluide seront négligées par rapport aux termes enthalpiques ;
  • on néglige les pertes mécaniques de la turbine et le rendement de l'alternateur est considéré égal à 100 % ;
  • l'état du fluide reste inchangé dans les canalisations de liaison entre les différents éléments.
Q29. Reproduire sommairement sur votre copie l'allure du diagramme log(P)-h de l'eau fourni en fin de sujet, en veillant à retranscrire au mieux la courbe de saturation et y superposer l'allure du cycle étudié. Reproduire et compléter le tableau 1 sur votre copie.
Point 1 Point 2 Point 3 Point 4
T(^∘C) ≈ 100 100
P(bar) 10 10 1 1
h(kJ ⋅ kg^(− 1))
État Liquide Vapeur sèche
Vapeur saturante
(x_v = 1)
Liquide saturé
(x_v = 0)
Tableau 1 - Grandeurs thermodynamiques de l'eau dans le cycle de la figure 6
Q30. Exprimer en fonction des enthalpies massiques aux points 1, 2, 3 et 4 :
  • le travail utile massique de la turbine (w_(iT)). Ce travail est parfois dénommé travail indiqué massique ;
  • le transfert thermique massique (qGv) fourni par le générateur de vapeur ;
  • le transfert thermique massique (qcond) récupéré par le circuit secondaire associé au condenseur.
    Évaluer numériquement w_(iT), q_(Gv) et q_(cond).
    Exprimer le rendement de l'installation en fonction des différentes enthalpies massiques.
    Q31. Évaluer le débit massique en eau du circuit primaire, noté D_(m1), pour une production d'électricité d'une puissance P_(élec) ≈ 250 kW.

Partie VI - Machine synchrone

La machine synchrone est constituée d'un rotor en fer massif et d'un stator en fer feuilleté. Le rotor et le stator sont séparés d'un entrefer de très faible largeur. Ce circuit magnétique amplifie et canalise le champ magnétique.
Dans la machine diphasée, le stator se compose de deux enroulements décalés spatialement d'un angle de π/2.
On s'intéresse ici à un seul des deux enroulements du stator.
On a représenté, sur la figure 7 , les lignes de champ magnétique B⃗ créé par une spire du stator, de vecteur normal n⃗_1, parcourue par un courant i_1(t). La spire est représentée en coupe par son conducteur " aller " et son conducteur " retour ".
Figure 7 - Champ magnétique créé par une spire d'un enroulement du stator
Q32. La norme du champ magnétique est-elle uniforme dans le circuit magnétique ? Sinon, préciser les zones où le champ magnétique est le plus intense et est le moins intense.
L'air est assimilé magnétiquement à du vide de perméabilité magnétique μ_0. Le fer est assimilé à un matériau magnétique linéaire homogène de permittivité magnétique relative μ_r. On désigne par e la largeur de l'entrefer et L_(fer) la longueur moyenne d'une ligne de champ dans le fer. Par construction de la machine, on a μ_r e≫L_(fer). La ligne de champ, de longueur L_(fer) dans le fer, est qualifiée de ligne de champ moyenne.
Q33. Pour la ligne de champ moyenne, on note H_(air) et H_(fer) les normes du champ d'excitation magnétique dans l'air (entrefer) et dans le fer. Ces normes sont supposées uniformes le long de cette ligne de champ. Par application du théorème d'Ampère, relier H_(air), H_(fer), e, L_(fer) et i_1(t).
Pour la ligne de champ moyenne, on note B_(air) et B_(fer) les normes du champ magnétique dans l'air (entrefer) et dans le fer. Par conservation du flux, on montre que B_(air) et B_(fer) sont très voisins. On assimile ces deux normes à une valeur commune notée B.
Q34. Déterminer l'expression de B en fonction de i_1(t), de e et de μ_0.
Par la suite, on considère que la norme du champ magnétique B est uniforme dans l'entrefer. On désigne par B⃗_(spire)(θ, t) = B_(spire)(θ, t)e⃗_r, le champ magnétique créé par cette spire en un point M de l'entrefer repéré (figure 8) par sa position θ.
Figure 8 - Repérage de l'entrefer
Q35. Représenter graphiquement en fonction de θ, l'allure de B_(spire)(θ, t) pour i_1(t) > 0 et θ ∈ [ − π, π].
L'enroulement considéré du stator, parcouru par le courant i_1(t), n'est pas constitué d'une seule spire mais de trois spires décalées les unes des autres d'un angle α, comme le montre la figure 9 . Ces trois spires sont représentées en coupe par trois conducteurs " aller " et trois conducteurs " retour ".
Figure 9 - Enroulement à trois spires décalées
On désigne par B⃗_1(θ, t) = B_1(θ, t)e⃗_r, le champ magnétique créé par l'enroulement du stator à trois spires décalées.
Q36. Représenter graphiquement, en fonction de θ, l'allure de la fonction B_1(θ, t) pour i_1(t) > 0 et θ ∈ [ − π, π]. On prendra α ≈ π/6.
Dans la suite, on admettra que cet enroulement du stator crée dans l'entrefer un champ magnétique B⃗_1(θ, t) = Ki_1(t)cos(θ)e→_r et que le second enroulement, parcouru par un courant i_2(t), crée dans l'entrefer un champ magnétique B→_2(θ, t) = Ki_2(t)sin(θ)e→_r.
Une alimentation électrique de pulsation ω_s impose des courants i_1(t) et i_2(t) de la forme :
{i_1(t) = I_(max)cos(ω_s t); i_2(t) = I_(max)sin(ω_s t).
Q37. Déterminer l'expression du champ magnétique B⃗_s créé par le stator dans l'entrefer. On posera : B_(s0) = KII_(max).
Justifier que ce champ magnétique B⃗_s est un champ tournant à la vitesse angulaire ω⃗ qu'on précisera.
Le rotor tourne à la vitesse angulaire Ω⃗ = Ωe→_z. Il possède une bobine comportant plusieurs spires bien réparties. Elle est alimentée par l'intermédiaire d'un contacteur tournant, relié à une source de courant continu I_R. II créé un champ en un point M repéré par l'angle θ dans l'entrefer :
B⃗_R(θ, t) = K_R I_R cos(θ_R(t) − θ)e⃗_r = B_(r0)cos(θ_R(t) − θ)e⃗_r
où θ_R(t) désigne la position du rotor. On a : θ_R(t) = Ωt + θ_0.
Q38. Exprimer l'énergie magnétique W_m stockée dans l'entrefer à l'aide d'une intégrale qu'on ne demande pas d'intégrer et faisant intervenir B⃗_s et B⃗_R.
On admettra, en ne conservant que les termes qui varient le plus lentement avec le temps, que :
W_m = (R_e L_e e)/(2μ_0)(πB_(s0)^2 + πB_(r0)^2 + 2πB_(r0)B_(s0)cos(ω_s t − θ_R(t)))
Q39. Préciser l'unité du produit R_e L_e e et indiquer à quels paramètres du système correspondent chacun des deux termes: R_e et L_e.
On note Γ⃗ = Γ_z(t)e⃗_z, le couple électromagnétique exercé sur le rotor. On rappelle que Γ_z(t) = (∂W_m)/(∂θ_R).
Q40. Préciser l'expression de Γ_z(t) en fonction de R_e, L_e, e, μ_0, B_(r0), B_(s0), Ω, ω_s et de θ_0.
La machine synchrone peut fonctionner en moteur ou en alternateur.
Q41. On considère que ω_s est fixé par le réseau électrique extérieur. À quelle condition sur Ω, le couple moyen est-il non nul ? Comment appelle-t-on cette condition ? Préciser, en fonction de R_e, L_e, e, μ_0, B_(r0), B_(s0), et de θ_0, l'expression de ce couple moyen.
Q42. On suppose que cette condition est respectée. À quelle condition sur θ_0 a-t-on un fonctionnement alternateur ? Un fonctionnement moteur stable ?
Document - Diagramme log(P)-h de l'eau

Données

Potentiels standard d'oxydoréduction à 298 K :
E^∘(Cr_2 O_7^(2 −)/Cr^(3 +)) = 1, 33 V
E^∘(SO_4^(2 −)/HSO_3^−) = 0, 17 V
E^∘(CNO^−/CN^−) = − 0, 13 V
E^∘(Au(CN)_2^−/Au_((s))) = − 0, 6 V
Pouvoir calorifique (énergie thermique libérée lors de la combustion d'une mole de carburant) :
méthane : 803 kJ ⋅ mol^(− 1)
fuel : 7600 kJ ⋅ mol^(− 1)
Unité de surface : 1 hectare = 10^4 m^2
Formules trigonométriques : cos(a + b) = cosacosb − sinasinb
Perméabilité magnétique de l'air assimilé au cos(a − b) = cosacosb + sinasinb vide : μ_0 = 4π ⋅ 10^(− 7)H ⋅ m^(− 1)

FIN

Questions fréquentes

4 questions
Sur quels chapitres porte le sujet CCINP physique-chimie PSI 2022 ?
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Sur quels chapitres porte le sujet CCINP physique-chimie PSI 2022 ?

Sur l'oxydoréduction et les courbes intensité-potentiel, la diffusion de particules, les ondes électromagnétiques, l'induction, la thermodynamique des machines et la conversion électromécanique avec la machine synchrone.

Quelle est la moyenne de l'épreuve de physique-chimie PSI au CCINP 2022 ?

Le rapport indique une moyenne nationale un peu supérieure à 10/20 et juge l'épreuve sélective. Il ne donne pas de valeur exacte.

Le sujet CCINP physique-chimie PSI 2022 est-il faisable en première année ?

En partie : selon le rapport, les questions de première année représentent 25 % du barème, contre 75 % pour la deuxième année. La décantation relève de la deuxième année.

Quelles erreurs le jury du CCINP physique-chimie PSI 2022 a-t-il relevées ?

De mauvais couples rédox, un montage à trois électrodes méconnu, des relations non homogènes dans la résolution de problème, des erreurs de signe dans les bilans et un signe de couple modifié pour la machine synchrone.

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