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CCINP Physique Chimie PSI 2024Sujet, corrigé et rapport du jury

Fort Boyard

Pas encore noté
Faisable en Sup

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 16 questions sur 40, partie III en entier. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 14 · PTSI 9 · MP2I 9 · TSI1 9 · BCPST1 6 questions.

Détail par partie

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Présentation du sujet

Accessible
Fort Boyard : flyboard, milieu marin, résolution de problème et machine asynchrone
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L'épreuve comporte quatre parties indépendantes autour de l'émission Fort Boyard. Elle traite des bilans macroscopiques sur un fluide en écoulement (flyboard), de la chimie du milieu marin (cristallographie, enthalpie de dissolution, corrosion), d'une résolution de problème de mécanique, puis de la conversion électromécanique avec la machine asynchrone.

  1. 1Partie I : Mégagafdeuxième annéeBilans de masse et de quantité de mouvement sur un système ouvert, théorème de Bernoulli, équilibre du flyboard et puissance de la pompe avec pertes de charge.
  2. 2Partie II : milieu marinpremière et deuxième annéeStructure cristalline du chlorure de sodium, mesure calorimétrique d'une enthalpie de dissolution, puis corrosion humide et anode sacrificielle.
  3. 3Partie III : le Conseilpremière annéeRésolution de problème non décomposée sur un empilement de pièces dans un verre flottant, reposant sur la mécanique de première année.
  4. 4Partie IV : l'épreuve de la casernedeuxième annéeChamp tournant créé par le stator, inductances mutuelles, courants induits dans le rotor et bilan de puissance de la machine asynchrone.

Accessible. Le jury juge le sujet d'une longueur raisonnable, permettant de traiter chaque partie, et indique qu'il a été mieux réussi que ceux des années précédentes, avec des notes globalement meilleures.

L'épreuve en chiffres

Moyenne 10,19 / 20 · écart-type 3,79 · 4 938 présents · où vous situez-vous ?
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Moyenne
10,19/ 20
Écart-type
3,79
Présents
4 938
Coefficient
9
Durée
4 h
moyenne 10,1905101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : document officiel du concours, épreuve du 22 avril 2024. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Ce qu'a observé le jury

6 erreurs relevées
Bilans sur un système à deux sorties · Forces de pression oubliées et unités confondues · Sites cristallographiques et volume mal interprétés
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Les candidats ont bien abordé ce sujet de longueur raisonnable et la qualité générale des copies est jugée globalement satisfaisante. Le jury insiste toutefois sur la nécessité d'étayer les réponses, de vérifier la cohérence des relations et de lire attentivement les consignes. La résolution de problème a été abordée par une grande majorité des candidats et bien réussie dans sa première partie.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Bilans sur un système à deux sortiesQ4, Q5, Q7

    La conservation du débit volumique est rarement redémontrée entièrement. La présence de deux tuyères et la projection de la vitesse de sortie entraînent des erreurs de facteur 2 ou de signe.

  2. 2
    Forces de pression oubliées et unités confonduesQ9, Q12, Q13

    Beaucoup oublient les forces de pression dans le principe fondamental de la dynamique. En Q13, puissance et pression, toutes deux notées P, sont confondues. En Q12, l'analyse dimensionnelle est mal maîtrisée.

    « les élèves ayant omis de prendre en compte les forces de pression sur le système »
  3. 3
    Sites cristallographiques et volume mal interprétésQ15, Q17, Q18

    Les sites tétraédriques et octaédriques sont confondus, ce qui fausse la condition de tangence. Le volume de la maille est parfois confondu avec le volume occupé par les atomes.

    « une confusion entre les sites tétraédriques et octaédriques »
  4. 4
    Bilan calorimétrique et loi de Van't HoffQ19, Q20, Q21

    Le jury conseille de définir le système, son état initial et son état final pour éviter les erreurs de signe, de masse ou de température. Peu de candidats pensent à la loi de Van't Hoff en Q21.

    « Beaucoup n’ ont pas justifié leurs résultats, ce qui n’est pas acceptable. »
  5. 5
    Porteurs de charge dans l'électrolyteQ22, Q23

    Dans la goutte d'eau, le courant n'est pas transporté par les électrons. En Q23, certains oublient que le dioxygène est un réactif.

    « Attention, ce ne sont pas les électrons qui assurent le rebouclage du courant dans la goutte ! »
  6. 6
    Machine asynchrone sans outil complexeQ34, Q36

    En Q36, souvent mal traitée, il fallait passer en notation complexe ou utiliser un diagramme de Fresnel. En Q34, la relation entre forces électromotrices, résistance et inductance a créé des confusions.

    « Les candidats n’ont pas pensé à passer en notation complexe ou à utiliser les diagrammes de Fresnel pour parvenir au résultat. »

Ce qui a été bien réussi

  • La majorité des candidats a vu que la deuxième loi de Newton ne s'applique pas à un système ouvert (Q1).
  • Les hypothèses du théorème de Bernoulli sont bien connues (Q6).
  • Les questions de cristallographie ont été plutôt bien traitées, et le terme « anode sacrificielle » est bien connu.
  • La première question de résolution de problème (Q25) a été bien traitée grâce à un bilan des forces sur le verre et les pièces.
  • Dans la partie IV, les questions Q27, Q29 à Q33, Q35 et Q38 ont reçu de nombreuses réponses correctes.

Conseils du jury

  • Lire rapidement tout l'énoncé au début, commencer par les parties les mieux maîtrisées et laisser de la place pour revenir sur les questions sautées.
  • Rédiger les réponses dans l'ordre de numérotation, avec une encre contrastée et sans correcteur.
  • Justifier chaque réponse : une simple affirmation ou un « donc » suivi d'un résultat non démontré n'est pas valorisé.
  • Définir clairement le système étudié avant tout bilan et vérifier la cohérence des résultats.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

Corrigé détaillé

40 questions
Indice, stratégie puis corrigé complet pour chaque question, avec les remarques du jury.
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40 questions corrigées une à une : un indice, puis la stratégie, puis le corrigé complet avec le résultat encadré et les remarques du jury. Chaque question est vérifiée avant publication.

  1. Q1Peut-on appliquer le principe fondamental de la dynamique (deuxième loi de Newton) au système candidat +…
  2. Q2Que signifie concrètement, pour les grandeurs,, et, le fait de se placer en régime stationnaire ?
  3. Q3Définir le système fermé correspondant au système ouvert en précisant sa composition à l'instant et à…
  4. Q4Rappeler la définition générale du débit volumique et justifier qu'il se conserve ici le long de…
  5. Q5Effectuer le bilan de quantité de mouvement en projection sur. En notant la force exercée par l'eau sur les…
  6. Q6Après avoir vérifié toutes les hypothèses nécessaires, appliquer le théorème de Bernoulli entre deux points…
  7. Q7Déduire des trois questions précédentes que: où est à expliciter en fonction de et de.
  8. Q8Donner l'expression de en fonction de. En déduire une expression simplifiée de.
Voir les 32 autres questions
  1. Q9Appliquer le PFD, toujours en projection sur, au système candidat + flyboard à vide (sans l'eau qu'il…
  2. Q10L'application numérique donne. En déduire les valeurs numériques de et de à près, avec et.
  3. Q11En prenant,, et en reprenant les valeurs de la Q10 pour et, déterminer par un calcul d'ordre de grandeur, la…
  4. Q12Par analyse dimensionnelle, établir les valeurs numériques de et de.
  5. Q13En admettant que la puissance fournie par la pompe est égale à la puissance des forces de pressions…
  6. Q14Combien y a-t-il d'ions sodium par maille ?
  7. Q15Préciser la position des centres des sites octaédriques. Combien y en a-t-il par maille ? Sont-ils tous…
  8. Q16Préciser si les ions sont tangents entre eux et si oui, préciser suivant quel alignement. Préciser si les…
  9. Q17Exprimer, en fonction de et de, la compacité du cristal de.
  10. Q18Exprimer la masse volumique du chlorure de sodium en fonction de et de ainsi que des masses molaires et…
  11. Q19Exprimer la capacité thermique du calorimètre équipé de ses accessoires (thermomètre + barreau aimanté) en…
  12. Q20Exprimer l'enthalpie massique de dissolution de dans l'eau, notée, en fonction de,,, et de.
  13. Q21Quel est l'effet d'une augmentation de température, à pression constante, sur la solubilité du chlorure de…
  14. Q22Quels sont les porteurs de charge qui assurent le rebouclage du courant électrique dans la goutte ? Pourquoi…
  15. Q23On considère le phénomène d'oxydation par une goutte d'eau d'un ensemble constitué d'une pièce de…
  16. Q24On note la masse de la pièce de zinc, la masse molaire du zinc, la constante de Faraday et le courant de…
  17. Q25Sachant que le Maître du temps joue en premier, qui remporte le duel ? S'agissant d'une question de type…
  18. Q26Exprimer, puis calculer la variation d'altitude du sommet de la pile de pièce par rapport à la surface de…
  19. Q27Préciser le nombre de spires de l'enroulement, décalées les unes par rapport aux autres, qui permettent de…
  20. Q28Déterminer l'expression du champ magnétique créé par l'ensemble des deux enroulements et du stator dans…
  21. Q29Que vaut l'inductance mutuelle entre les enroulements et du stator ? Que vaut la mutuelle entre les…
  22. Q30Exprimer l'inductance mutuelle entre les enroulements du stator et du rotor en fonction de et de, ainsi que…
  23. Q31Comment peut-on expliquer qu'un courant circule dans l'enroulement alors qu'il n'est relié à aucune…
  24. Q32On note respectivement et les flux créés dans l'enroulement du rotor par les enroulements et du stator…
  25. Q33En remarquant que et dépendent du temps, exprimer en fonction de,, et de la force électromotrice (fem)…
  26. Q34En déduire l'équation différentielle vérifiée par le courant en fonction de,,,, et de, et de leur dérivée…
  27. Q35On rappelle que. Exprimer en fonction de et de.
  28. Q36Exprimer en fonction de,,,, et de. Que peut-on dire de pour ? Justifier alors le qualificatif de machine…
  29. Q37Dans le référentiel fixe (lié au stator), à quelle vitesse angulaire tourne le champ créé par le rotor ?…
  30. Q38Dans une machine à courant continu, le champ statorique est stationnaire. Les champs statorique et rotorique…
  31. Q39Relier, et.
  32. Q40Que vaut au démarrage de la machine ? Le rendement de la machine est-il meilleur lorsque est proche de 0 ou…

Description

L'épreuve comporte quatre parties indépendantes autour de l'émission Fort Boyard. Elle traite des bilans macroscopiques sur un fluide en écoulement (flyboard), de la chimie du milieu marin (cristallographie, enthalpie de dissolution, corrosion), d'une résolution de problème de mécanique, puis de la conversion électromécanique avec la machine asynchrone.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE PSI

PHYSIQUE - CHIMIE

Durée : 4 heures

N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.

RAPPEL DES CONSIGNES

  • Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d'autres couleurs, excepté le vert, bleu clair ou turquoise, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas et la mise en évidence des résultats.
  • Ne pas utiliser de correcteur.
  • Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.

Les calculatrices sont interdites.

Le sujet est composé de quatre parties indépendantes.
Des données se trouvent en fin de sujet.

FORT BOYARD

Le fort Boyard est une ancienne fortification militaire située au large des côtes de La Rochelle entre l'île d'Aix et l'île d'Oléron. La construction s'achève en 1857 avec pour objectif initial de défendre la rade contre les anglais. Vite devenu inutile, il est transformé en prison avant d'être abandonné. En 1990, il retrouve une utilité grâce à l'émission Fort Boyard que l'on ne présente plus.
Ce sujet comprend quatre parties indépendantes, en lien avec l'émission Fort Boyard.

Partie I - Mégagaf

Dans cette épreuve, après une démonstration de Mégagaf (Vincent Lagaffe), un des candidats doit s'élever, à l'aide d'un flyboard, à environ cinq mètres de la surface de l'eau afin d'attraper la clé suspendue dans les airs (figure 1).
Figure 1 - Mégagaf et son flyboard

I. 1 - Présentation du système

Un flyboard est une plateforme sur laquelle les pieds d'un individu sont fixés et qui est composée:
  • d'un tuyau de section S_e amenant jusqu'au flyboard de l'eau pompée par un jetski situé plus loin à la surface de l'eau ;
  • de deux tuyères de section S_s évacuant l'eau à grande vitesse vers le bas dans l'air extérieur à la pression uniforme P_0 (indépendante de z ).
    Dans toute la suite, on adopte les notations et la géométrie simplifiée de la figure 2 sur laquelle le tuyau central, beaucoup plus long si on respecte l'échelle, a été tronqué par aspect pratique, mais il fait partie du système.
    On ne s'intéresse pas au système de pompage (jetski) et on suppose que l'eau est propulsée depuis la surface de l'eau ( z = 0 ) à la vitesse v_e→ et à la pression P_e.
    L'eau est considérée comme un fluide parfait homogène incompressible de masse volumique μ.
    On note :
  • M_(eau) la masse d'eau contenue dans le dispositif flyboard (ensemble des tuyaux) ;
  • M = M_c + M_(fly) la masse de l'ensemble {candidat + flyboard (sans l'eau qu'il contient)} ;
  • v_e = ‖v_e→‖ la vitesse de l'eau à l'entrée du flyboard ;
  • v_s = ‖v_s→‖ la vitesse de l'eau à la sortie du flyboard.
Figure 2 - Schématisation du flyboard

1.2 - Vitesse d'expulsion nécessaire à l'équilibre

Q1. Peut-on appliquer le principe fondamental de la dynamique (deuxième loi de Newton) au système {candidat + flyboard + eau qu'il contient} ? Justifier.
On désire effectuer un bilan de quantité de mouvement pour le système Σ^∗ = { eau contenue dans le flyboard}, grisé et délimité par les pointillés dans la figure 2. Pour ce faire, on se place en régime stationnaire et on suppose le candidat en équilibre à l'altitude H = 5 m.
Q2. Que signifie concrètement, pour les grandeurs v_e, v_s, S_e et S_s, le fait de se placer en régime stationnaire?
Q3. Définir le système fermé Σ correspondant au système ouvert Σ^∗ en précisant sa composition à l'instant t et à l'instant t + dt.
Q4. Rappeler la définition générale du débit volumique D_v et justifier qu'il se conserve ici le long de l'écoulement. En déduire deux expressions de D_v en fonction de v_e, v_s, S_e et de S_s.
Q5. Effectuer le bilan de quantité de mouvement en projection sur e_z→. En notant Fe_z→ la force exercée par l'eau sur les parois intérieures du flyboard, montrer que :
F = P_e S_e + 2P_0 S_s − M_(eau)g + μD_v^2 α
où α est une constante dont on déterminera l'expression en fonction de S_e et de S_s.
Q6. Après avoir vérifié toutes les hypothèses nécessaires, appliquer le théorème de Bernoulli entre deux points à préciser afin d'exprimer P_e en fonction de P_0, μ, g, H, D_v, S_e et de S_s.
Q7. Déduire des trois questions précédentes que :
F = P_0(2S_s + S_e) − M_(eau)g + μgHS_e + μD_v^2 β
où β est à expliciter en fonction de S_e et de S_s.
La masse d'eau contenue dans le flyboard se décompose en deux parties :
  • première partie : la masse d'eau contenue dans le tube d'alimentation de hauteur H et de section S_e;
  • deuxième partie: la masse d'eau contenue dans les tuyaux de la plateforme, à une distance h sous les pieds du candidat.
    Puisque l'on s'intéresse à un vol stationnaire à une altitude de cinq mètres, on a H≫h et on néglige donc la masse d'eau contenue dans cette deuxième partie.
Q8. Donner l'expression de M_(eau) en fonction de H. En déduire une expression simplifiée de F.
Q9. Appliquer le PFD, toujours en projection sur e_Z^(→−), au système {candidat + flyboard à vide (sans l'eau qu'il contient)} considéré comme étant à l'équilibre à l'altitude H dans le référentiel terrestre supposé galiléen. Montrer que le débit volumique D_(v, eq) permettant cet équilibre s'écrit :
D_(v, eq) = √((Mg)/(μβ))
Q10. L'application numérique donne D_(v, eq) = 6, 0 ⋅ 10^(− 2) m^3 ⋅ s^(− 1). En déduire les valeurs numériques de v_e et de v_s à 0, 1 m ⋅ s^(− 1) près, avec S_e = 80 cm^2 et S_s = 25 cm^2.

1.3 - Puissance de la pompe

L'eau de mer est poussée vers le flyboard à travers le tube d'alimentation par la pompe d'un jetski qui pompe de l'eau à la surface de la mer (pression P_0 ) et l'injecte à la base du tube, lui aussi à la surface de la mer, à la pression P_e > P_0.
On néglige les variations d'énergie cinétique, d'énergie interne, et d'énergie potentielle de pesanteur entre l'entrée et la sortie de la pompe.
On cherche à évaluer la puissance minimale de la pompe permettant la pratique du flyboard.

I.3.1 - Non prise en compte des pertes de charge dans le tuyau d'alimentation

Q11. En prenant g = 10 m ⋅ s^(− 2), H = 5, 0 m, μ = 1, 0 ⋅ 10^3 kg ⋅ m^(− 3) et en reprenant les valeurs de la Q10 pour S_e et S_s, déterminer par un calcul d'ordre de grandeur, la bonne valeur numérique pour ΔP = P_e − P_0 parmi :
ΔP = 0, 09 bar ΔP = 0, 9 bar ΔP = 9 bar.

I.3.2 - Prise en compte des pertes de charge dans le tuyau d'alimentation

Le tuyau d'amenée d'eau qui va du jetski au flyboard est cylindrique. On note ℓ sa longueur et d son diamètre. Pour éviter que le tuyau ne soit tendu et retienne le sportif et pour laisser du mou au conducteur du jetski, la longueur de ce tuyau est très supérieure à la hauteur maximale que peut atteindre le flyboarder. En pratique ℓ = 20 m et d = 10 cm.
L'eau, de viscosité dynamique η = 1, 0 ⋅ 10^(− 3)Pl, y circule avec le même débit volumique qu'à la Q10, D_v = 6, 0 ⋅ 10^(− 2) m^3 ⋅ s^(− 1). La rugosité absolue du tuyau, quant à elle, vaut ε = 0, 05 mm.
On admet que la viscosité de l'eau implique une perte de charge ΔP_c telle que la pression en entrée du tuyau est en fait P_e + ΔP_c > P_e avec :
ΔP_c = (μv_e^a ℓε^b)/(Kd^2) avec a, b ∈ ℚ et K un coefficient adimensionné.
Q12. Par analyse dimensionnelle, établir les valeurs numériques de a et de b.
Q13. En admettant que la puissance P_(pompe) fournie par la pompe est égale à la puissance des forces de pressions, exprimer P_(pompe) en fonction de la rehausse de pression totale qu'elle procure P_e + ΔP_c − P_0. On admet que l'application numérique donne P_(pompe) = 12 kW.
Commenter la faiblesse de la valeur obtenue sachant que la gamme de puissance recommandée pour le jetski pilotant le flyboard est de 75 kW − 125 kW.

Partie II - Milieu marin

Le principal sel neutre dissous dans l'eau de mer est le chlorure de sodium. Il s'agit d'un composé chimique ionique de formule NaCl . II est notamment un facteur aggravant de la corrosion qui touche toutes les infrastructures construites en bord de mer ou pire, en pleine mer, comme le fort Boyard.

II. 1 - Structure cristallographique du chlorure de sodium

Le chlorure de sodium NaCl est un cristal ionique dans lequel les ions Na^+forment un réseau de type cubique face centrée (cfc) de paramètre de maille a, représenté figure 3. Les ions Cl^−, quant à eux, se logent dans les sites octaédriques.
On note r le rayon d'un cation Na^+et R le rayon d'un anion Cl^−.
Figure 3 - Structure de type cubique face centrée
Q14. Combien y a-t-il d'ions sodium par maille?
Q15. Préciser la position des centres des sites octaédriques. Combien y en a-t-il par maille ? Sont-ils tous occupés par les atomes de chlore?
On donne r = 97pm, R = 181pm et a = 556pm. On admet que a√2 = 786pm et a√3 = 963pm.
Q16. Préciser si les ions Na^+sont tangents entre eux et si oui, préciser suivant quel alignement. Préciser si les ions Na^+et Cl^−sont tangents entre eux et si oui, préciser suivant quel alignement.
Q17. Exprimer, en fonction de r et de R, la compacité du cristal de NaCl .
Q18. Exprimer la masse volumique ρ_(NaCl) du chlorure de sodium en fonction de r et de R ainsi que des masses molaires M(Na) et M(CI). Indiquer ensuite la valeur numérique correcte parmi les valeurs suivantes :
ρ_(NaCl) = 2, 16 g ⋅ cm^(− 3); ρ_(NaCl) = 216 g ⋅ dm^(− 3); ρ_(NaCl) = 21, 6 kg ⋅ m^(− 3).

II. 2 - Enthalpie de dissolution du chlorure de sodium dans l'eau

Expérience 1

On place dans un calorimètre une masse m_1 = 300 g d'eau ainsi qu'un thermomètre et un barreau aimanté. L'ensemble est à température ambiante T_1 = 20^∘C. On ajoute rapidement une quantité m_2 = 200 g d'eau à T_2 = 60^∘C. À l'équilibre, on relève une température T_3 = 35^∘C.

Expérience 2

On introduit dans le même calorimètre, toujours équipé d'un thermomètre et d'un barreau aimanté, une masse m_3 = 500 g d'eau. Le tout est à température ambiante T_1 = 20^∘C.
Puis on introduit rapidement une masse m_4 = 50 g de chlorure de sodium initialement à la température ambiante T_1 = 20^∘C.
On mesure alors une baisse brutale de température ΔT = − 1, 5^∘C.
On note c_e la capacité calorifique massique de l'eau à pression constante, supposée indépendante de la température. De plus, la capacité calorifique d'une solution sera assimilée à celle de l'eau pure qu'elle contient.
Q19. Exprimer la capacité thermique C du calorimètre équipé de ses accessoires (thermomètre + barreau aimanté) en fonction de c_e, m_1, m_2, T_1, T_2 et de T_3.
Q20. Exprimer l'enthalpie massique de dissolution de NaCl dans l'eau, notée Δ_(diss)h, en fonction de c_e, C, m_3, m_4 et de ΔT.
Q21. Quel est l'effet d'une augmentation de température, à pression constante, sur la solubilité du chlorure de sodium dans l'eau pure? Justifier.

II. 3 - Phénomène de corrosion

Lorsqu'une goutte d'eau stagne à la surface d'un métal, noté M, on observe qu'un phénomène de corrosion se développe principalement au centre de la goutte (figure 4).
Figure 4 - Corrosion d'un métal par une goutte d'eau
Le métal est oxydé au centre en ions M^(n +). Les électrons libérés circulent dans le métal. Ils sont récupérés par le dioxygène, plus concentré en périphérie, qui se réduit.
Q22. Quels sont les porteurs de charge qui assurent le rebouclage du courant électrique dans la goutte ? Pourquoi le phénomène de corrosion est-il plus prononcé en milieu marin que dans les terres?
Q23. On considère le phénomène d'oxydation par une goutte d'eau d'un ensemble constitué d'une pièce de ferronnerie (assimilable à du fer) reliée électriquement à une autre pièce en zinc. Écrire l'équation chimique de la réaction d'oxydo-réduction qui a lieu. Comment se nomme ce type de protection?
Q24. On note m_(Zn) la masse de la pièce de zinc, M_(Zn) la masse molaire du zinc, F la constante de Faraday et I le courant de corrosion. Exprimer la durée de protection Δt de la pièce de ferronnerie en fonction de m_(zn), M_(zn), F et de I.

Partie III - Le Conseil

Après avoir récupéré suffisamment de clés, les candidats se rendent au Conseil pour y affronter les Maîtres du temps dans plusieurs duels afin de récupérer un maximum de temps dans la salle du trésor. L'un de ces duels est baptisé l'aquarium (figure 5).
Figure 5 - Duel de l'aquarium
Dans ce duel, le candidat et le Maître du temps ajoutent chacun à leur tour un boyard (une pièce) dans un verre, initialement vide, flottant dans un aquarium. Le premier à faire couler le verre a perdu.

On suppose que :

  • le bocal est suffisamment profond pour que le verre puisse couler intégralement ;
  • le verre reste au centre du bocal et ne touche jamais les bords ;
  • le verre, de masse M, est cylindrique de hauteur h et de base circulaire d'aire S;
  • le fond du verre reste toujours horizontal (il ne peut pas s'incliner comme sur la figure 5) ;
  • les pièces ont une masse m et sont toutes horizontales, empilées les unes sur les autres au fond du verre, bien alignées (pas comme sur la figure 5).
    Le système ainsi modélisé est représenté figure 6 (avec n = 3 pièces).

Données numériques :

  • masse du verre : M = 125 g;
  • surface de la base du verre : S = 2, 0 ⋅ 10^(− 3) m^2;
  • hauteur du verre : h = 10 cm;
  • masse d'une pièce : m = 10 g;
  • épaisseur d'une pièce : e = 2, 0 mm;
  • masse volumique de l'eau : μ = 1, 0 ⋅ 10^3 kg ⋅ m^(− 3).
Q25. Sachant que le Maître du temps joue en premier, qui remporte le duel ? S'agissant d'une question de type " résolution de problème ", un raisonnement détaillé et rigoureux est attendu. Tout élément de raisonnement correct, même partiel, sera récompensé.
Q26. Exprimer, puis calculer la variation d'altitude Δz du sommet de la pile de pièce par rapport à la surface de l'eau lors de l'ajout d'une pièce. Le sommet de la pile est-il monté ou descendu?
Figure 6 - Schéma du système avec 3 pièces

Partie IV - L'épreuve de la caserne

L'épreuve de la caserne (figure 7) utilise un tapis roulant motorisé par une machine asynchrone. Nous nous proposons ici d'en décrire le fonctionnement en régime permanent. Aucune connaissance préalable sur la machine asynchrone n'est requise.
Figure 7 - Épreuve de la caserne

IV. 1 - Présentation de la machine asynchrone

La machine asynchrone est constituée d'un rotor et d'un stator tous deux en fer feuilleté. Le rotor et le stator sont séparés par un entrefer de très faible largeur.
Dans la machine asynchrone diphasée, le stator est analogue au stator de la machine synchrone diphasée. Il se compose de deux enroulements décalés spatialement d'un angle de π/2 et alimenté par des courants sinusoïdaux en quadrature de phase. Ces enroulements seront identifiés, dans toute la suite du problème, par les dénominations S_1 et S_2.
Le rotor se compose également de deux enroulements, décalés spatialement d'un angle de π/2. Ils ne sont reliés à aucune alimentation mais refermés sur eux-mêmes et donc en court-circuit. Ces enroulements seront identifiés dans toute la suite du problème par les dénominations R_1 et R_2.
On définit la base ( e_x^(→−), e_y→, e_z→ ) liée au référentiel fixe, donc au stator. Le vecteur e_x^(→−) est normal à l'enroulement S_1. Le vecteur e_z→ coïncide avec l'axe longitudinal de la machine.

IV. 2 - Étude du stator

On s'intéresse d'abord au seul enroulement S_1 du stator.
On a représenté (figure 8) les lignes de champ magnétique créées par la spire centrale de l'enroulement S_1 du stator, de vecteur normal e_x^(→−), parcourue par un courant i_(S_1)(t). Cette spire centrale est représentée en coupe par son conducteur " aller ", orienté suivant le vecteur e_Z^(→−), et son conducteur " retour ", orienté suivant - e_Z^(→−).
Figure 8 - Champ magnétique créé par la spire centrale de l'enroulement S_1 du stator.
On définit la base ( e_r→, e_θ→, e_Z^(→−) ) des coordonnées cylindriques (figure 9 ), où e_Z^(→−) coïncide avec l'axe longitudinal de la machine. Un point M de l'entrefer est repéré par ses coordonnées ( r, θ, z ). On a ainsi OM^(→−) = re_r→.
Figure 9 - Repérage d'un point de l'entrefer
Dans un modèle simple, on considère que la norme du champ magnétique est uniforme dans l'entrefer.
On désigne par B⃗_(spire)(θ, t) = B_(spire)(θ, t)e_r→ le champ magnétique créé par cette spire centrale de l'enroulement S_1 en un point M(r, θ) de l'entrefer.
On donne figure 10 la représentation graphique de la fonction B_(spire)(θ, t) pour i_(s_1) > 0 et θ ∈ [ − π, π].
Figure 10 - Modélisation simplifiée du champ créé par une seule spire de S_1 dans l'entrefer
L'enroulement S_1 du stator, parcouru par le courant i_(S_1)(t), n'est pas constitué d'une seule spire mais de n spires décalées les unes par rapport aux autres. Le champ magnétique créé par l'ensemble des spires de l'enroulement S_1 du stator est noté B⃗_(S_1)(θ, t) = B_(S_1)(θ, t)e_r→.
On donne figure 11 la représentation de la fonction B_(S_1)(θ, t) pour i_(S_1) > 0 et pour θ ∈ [ − π, π].
Figure 11 - Modélisation simplifiée du champ créé par l'ensemble des spires de l'enroulement S_1 dans l'entrefer
Q27. Préciser le nombre n de spires de l'enroulement S_1, décalées les unes par rapport aux autres, qui permettent de créer le champ magnétique B⃗_(S_1)(θ, t) de la figure 11.
Dans la suite du problème, on admettra que les enroulements S_1 et S_2 du stator créent dans l'entrefer les champs magnétiques :
{B⃗_(S_1)(θ, t) = K_S i_(S_1)(t)cos(θ)e_r→; B⃗_(S_2)(θ, t) = K_S i_(S_2)(t)sin(θ)e_r→.
Par ailleurs, une alimentation électrique impose les courants :
{i_(S_1)(t) = I_(Smax)cos(ω_s t); i_(S_2)(t) = I_(Smax)sin(ω_s t)
Q28. Déterminer l'expression du champ magnétique B⃗_S créé par l'ensemble des deux enroulements S_1 et S_2 du stator dans l'entrefer. On posera B_(S0) = K_S I_(S max). Justifier que ce champ magnétique est un champ tournant dans le référentiel du stator à une vitesse angulaire ω que l'on précisera.
Le rotor est repéré par sa position angulaire θ_R. La position θ_R = 0 correspond à l'alignement des enroulements S_1 du stator et R_1 du rotor.
On définit la base (e_u^(→−), e_v→, e_z→) liée au référentiel tournant du rotor (figure 12). Le vecteur e_z→ coïncide avec l'axe longitudinal de la machine. L'enroulement R_1 est orienté par le vecteur normal e_u^(→−), l'enroulement R_2 est orienté par le vecteur normal e_v→. Par souci de clarté, seules les spires centrales des enroulements S_1 et R_1 sont représentées sur la figure 12.
Figure 12 - Repérage de la position θ_R du rotor
On note :
  • R_S et L_S la résistance et l'inductance propre de chaque enroulement du stator ;
  • R_R et L_R la résistance et l'inductance propre de chaque enroulement du rotor ;
  • M_(S_1 R_1) = M_(SR)cos(θ_R) (avec M_(SR) une constante) l'inductance mutuelle entre les enroulements S_1 du stator et R_1 du rotor ;
  • M_(S_2 R_1) = M_(SR)sin(θ_R) l'inductance mutuelle entre les enroulements S_2 du stator et R_1 du rotor.
Q29. Que vaut l'inductance mutuelle M_(S_1 S_2) entre les enroulements S_1 et S_2 du stator? Que vaut la mutuelle M_(R_1 R_2) entre les enroulements R_1 et R_2 du rotor?
Q30. Exprimer l'inductance mutuelle M_(S_1 R_2) entre les enroulements S_1 du stator et R_2 du rotor en fonction de M_(SR) et de θ_R, ainsi que la mutuelle M_(S_2 R_2) entre les enroulements S_2 du stator et R_2 du rotor.
On se propose d'écrire l'équation électrique qui définit le courant i_(R_1)(t) associé à l'enroulement R_1 du rotor.
Q31. Comment peut-on expliquer qu'un courant i_(R_1)(t) circule dans l'enroulement R_1 alors qu'il n'est relié à aucune alimentation?
Q32. On note respectivement φ_(S_1 R_1) et φ_(S_2 R_1) les flux créés dans l'enroulement R_1 du rotor par les enroulements S_1 et S_2 du stator. Exprimer le flux φ_(S_1 R_1) en fonction de M_(SR), θ_R et du courant i_(S_1)(t). De même, exprimer le flux φ_(S_2 R_1) en fonction de M_(SR), θ_R et du courant i_(S_2)(t).
On suppose que le rotor tourne à la vitesse angulaire constante Ω⃗ = Ωe_z→ avec 0 ≤ Ω ≤ ω_S. On suppose également qu'à t = 0, θ_R(0) = 0 de sorte que θ_R(t) = Ωt.
Q33. En remarquant que θ_R et i_(S_1) dépendent du temps, exprimer en fonction de M_(SR), i_(S_1), Ω et de t la force électromotrice (fem) e_(S_1 R_1) induite par S_1 dans R_1. Faire de même pour la fem e_(S_2 R_1) induite par S_2 dans R_1. On ne développera pas les expressions de i_(S_1)(t), i_(S_2)(t) et de leur dérivée dans cette réponse.
Q34. En déduire l'équation différentielle vérifiée par le courant i_(R_1)(t) en fonction de R_R, L_R, M_(SR), Ω, t et de i_(S_1)(t), i_(S_2)(t) et de leur dérivée. Cette équation différentielle peut être écrite sous la forme :
L_R(di_(R_1))/(dt) + R_R i_(R_1) = Asin(ωt).
Préciser les expressions de A et de ω en fonction de M_(SR), I_(Smax), ω_S et de Ω.
En régime permanent, le courant i_(R_1)(t) est sinusoïdal ; on note ω_R sa pulsation et I_(Rmax) son amplitude maximale.
Q35. On rappelle que ω_S > Ω. Exprimer ω_R en fonction de ω_S et de Ω.
Q36. Exprimer I_(Rmax) en fonction de R_R, L_R, M_(SR), I_(Smax), ω_S et de Ω.
Que peut-on dire de I_(Rmax) pour ω_S = Ω ?
Justifier alors le qualificatif de machine asynchrone.
On suppose que les courants i_(R_1)(t) et i_(R_2)(t) sont de la forme :
{i_(R_1)(t) = I_(Rmax)sin(ω_R t − φ); i_(R_2)(t) = − I_(Rmax)cos(ω_R t − φ) avec φ = arctan((L_R ω_R)/(R_R)).
Les enroulements R_1 et R_2 du rotor créent respectivement, dans l'entrefer, des champs exprimés dans le référentiel fixe (celui du stator) de la forme :
{B⃗_(R_1)(θ, t) = K_R i_(R_1)(t)cos(θ − θ_R)e_r→; B⃗_(R_2)(θ, t) = K_R i_(R_2)(t)sin(θ − θ_R)e_r→.
Q37. Dans le référentiel fixe (lié au stator), à quelle vitesse angulaire tourne le champ créé par le rotor? Commenter.
Q38. Dans une machine à courant continu, le champ statorique est stationnaire. Les champs statorique et rotorique sont-ils synchrones quelle que soit la vitesse de rotation du rotor ? Si oui, expliquer brièvement comment est assurée cette synchronisation.
Le couple délivré par la machine est de la forme Γ⃗ = Γ_z e_z→, avec:
Γ_z = (∂M_(S_1 R_1))/(∂θ_R)i_(S_1)i_(R_1) + (∂M_(S_1 R_2))/(∂θ_R)i_(S_1)i_(R_2) + (∂M_(S_2 R_1))/(∂θ_R)i_(S_2)i_(R_1) + (∂M_(S_2 R_2))/(∂θ_R)i_(S_2)i_(R_2)
Le calcul étant fastidieux, on admettra pour la suite que :
Γ_z = (M_(RS)^2 I_(Smax)^2 R_R(ω_S − Ω))/(R_R^2 + L_R^2(ω_S − Ω)^2)
On définit le glissement de la machine par :
g = (ω_S − Ω)/(ω_S) avec 0 ≤ g ≤ 1
La puissance électromagnétique moyenne transmise par le stator au rotor est donnée par :
P_S = Γ_z ω_S
Enfin, on note P_(JR) la puissance moyenne dissipée par effet Joule dans le rotor.
Q39. Relier P_S, P_(JR) et g.
Q40. Que vaut g au démarrage de la machine ? Le rendement de la machine est-il meilleur lorsque g est proche de 0 ou de 1 ? Justifier.

Données

Potentiels standards à 298 K

  • E^∘(O_2/H_2 O) = 1, 23 V
  • E^∘(H^+/H_2) = 0, 00 V
  • E^∘(Fe^(2 +)/Fe) = − 0, 44 V
  • E^∘(Zn^(2 +)/Zn) = − 0, 76 V

Masses molaires

  • M(Na) = 23 g ⋅ mol^(− 1)
  • M(Cl) = 35, 5 g ⋅ mol^(− 1)

Formules trigonométriques

  • cos(a + b) = cosacosb − sinasinb
  • cos(a − b) = cosacosb + sinasinb
  • sin(a + b) = sinacosb + sinbcosa
  • sin(a − b) = sinacosb − sinbcosa

Constantes fondamentales

  • N_A = 6, 02 ⋅ 10^(23) mol^(− 1)

FIN

Questions fréquentes

4 questions
Sur quels chapitres porte le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2024 ?
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Sur quels chapitres porte le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2024 ?

Il porte sur les bilans macroscopiques en mécanique des fluides, la cristallographie, la thermochimie, l'oxydo-réduction et la corrosion, la mécanique de première année et la machine asynchrone. Selon le rapport, la physique de deuxième année couvrait environ 65 % du barème.

Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées en CCINP Physique-Chimie PSI 2024 ?

Des erreurs de facteur 2 et de signe dans les bilans sur le flyboard, l'oubli des forces de pression, la confusion entre sites tétraédriques et octaédriques, l'idée que les électrons portent le courant dans l'électrolyte et des réponses non justifiées.

Le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2024 était-il plus facile que les années précédentes ?

Le jury indique qu'il a été mieux réussi que ceux des années précédentes et que les notes sont globalement meilleures. Il le juge d'une longueur raisonnable.

Comment aborder la résolution de problème du CCINP Physique-Chimie PSI 2024 ?

La partie III est une résolution de problème de mécanique de première année. Un bilan des forces sur le verre et les pièces permettait de conclure, et la plupart des candidats l'ont réussie.

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